Nathalie Bresse prête pour le deuxième round

Nathalie Bresse lors de son passage aux bureaux du Journal en novembre dernier.

La candidate pour le Bloc Québécois dans ComptonStanstead, Nathalie Bresse, a procédé au lancement de sa campagne électorale le 28 mars dernier au pub L’Épervier de Coaticook.  

 « On a choisi Coaticook en sachant très bien que, lors de la dernière élection, ça avait voté libéral. C’était un peu pour dire : ‘Cette fois-ci, on est là’ », avance l’actuelle mairesse d’Ascot Corner.  

Celle-ci conjuguera ses fonctions de mairesse municipale à celles de candidate aux élections fédérales jusqu’au 28 avril. « Le 29 avril, je vais donner ma démission parce que je vais être élue à Ottawa! » 

Mme Bresse affirme être moins stressée dans le cadre de la présente campagne, comparativement à la première qu’elle avait vécue en 2021. À ce moment, « je savais pas trop dans quoi je m’embarquais. J’avais l’impression que je courais partout puis qu’il se faisait pas grand-chose. […] C’est beaucoup de préparatifs, la première semaine », confie-t-elle. 

Elle a déjà à son horaire de rencontrer les maires, préfets et industriels de la circonscription, sans oublier les aînés. « On gagne à me connaitre, donc il faut que j’aille me faire connaitre. C’est ça le but. » 

« Ce qui compte, ce n’est pas qui formera le prochain gouvernement. Ce qui compte, c’est que le Québec envoie le plus de députés du Bloc possible pour éviter que notre avenir serve de monnaie d’échange pour l’auto de l’Ontario ou le pétrole de l’Ouest », a-t-elle déclaré lors de son discours de lancement de campagne.  

Nathalie Bresse lors du lancement de sa campagne électorale au pub l’Épervier de Coaticook le 28 mars dernier. Crédit : Équipe de Nathalie Bresse

Celle qui a fermé son salon de coiffure l’automne dernier se sent prête à être au service des citoyens. « Je suis une fille d’ici. Mon expérience de mairesse me permet de connaître les enjeux du coin. Cela fait 20 ans que je suis au service de ma communauté. Ma profession de coiffeuse me permet de savoir écouter le monde. Croyez-moi, j’en ai écouté du monde dans mon salon. » 

Cette écoute devra savoir se conjuguer à une voix forte et unie afin de tenir tête à notre voisin du sud. « Si aujourd’hui on est aussi vulnérables face aux États-Unis, c’est parce que les gouvernements conservateurs et libéraux nous ont mis dans ce pétrin. Ce n’est pas un hasard si le président américain peut dicter ses conditions ici. » 

« Qui va parler pour le Québec? Qui va défendre nos intérêts face aux négociations commerciales à venir? Le Bloc Québécois », conclut Nathalie Bresse. 

Marie-Pier Dupuis, première directrice générale d’East Angus

Photo fournie

La nouvelle directrice générale de la Ville de East Angus, Marie-Pier Dupuis, entrera en fonction le 22 avril. Celle-ci succède au DG par intérim, Normand Graillon, qui aura été en poste pendant trois mois, le temps de trouver une successeure à David Fournier.  

Marie-Pier Dupuis avait été nommée à la direction générale de la Ville de Danville à la fin de l’automne 2021. Elle a annoncé son départ de cette ville le 25 mars, soit quelques heures avant l’annonce de sa nomination à East Angus.  

Les derniers mois ont été marqués par une valse au sein des directions générales des municipalités du Haut-Saint-François. Au niveau de la MRC, Dominic Provost a quitté son poste de directeur général pour aller occuper celui de Directeur vitalisation du territoire à Danville. 

Marie-Pier Dupuis fait partie de l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés du Québec. Son expérience sera mise à contribution pour remettre sur pied l’équipe de la Ville de East Angus, qui, sur une équipe d’une douzaine de personnes, avait connu « une démission et trois arrêts de travail » durant l’ère de David Fournier, comme nous le rapportions en octobre dernier.  

Pour la sélection de la nouvelle ressource au poste de DG, « on était un comité accompagné par les ressources humaines de Raymond Chabot Grant Thornton. Ils nous ont aidé à sélectionner les meilleurs », indique la mairesse Lyne Boulanger. « On a quand même eu 29 candidatures », poursuit-elle. « Malgré que la dernière année, ça a été plus terne pour nous, […] j’ai été vraiment contente de voir l’intérêt que les gens avaient pour East Angus. » 

La mairesse est ravie d’avoir une première femme qui occupera le siège de directrice générale. Elle-même avait été la première femme mairesse de la ville à son entrée en poste en 2017.   

« Les femmes, on se voit pas là. C’est comme une perception que c’est encore dur à percer parfois. […] On a notre place, c’est sûr. C’est une autre façon. C’est pas pareil qu’avec un homme. On arrive à d’autres résultats. » 

Marianne Dandurand, candidate libérale dans Compton‒Stanstead

De gauche à droite : Élisabeth Brière, députée de Sherbrooke; Marianne Dandurand, candidate libérale, et Marie-Claude Bibeau, députée de Compton‒Stanstead. Photo fournie par Équipe Dandurand

Marianne Dandurand a annoncé sa candidature pour le Parti libéral du Canada dans la circonscription de Compton‒Stanstead le 12 mars dernier, à la Microbrasserie Coaticook. Elle succède à Marie-Claude Bibeau, qui est députée de la circonscription depuis 2015 et qui se présentera à la mairie de Sherbrooke en novembre prochain.  

Originaire d’Orford, Marianne Dandurand a grandi sur la ferme laitière de son grand-père maternel. Du côté paternel, les Dandurand viennent de Richmond. 

Mme Dandurand a été journaliste à La Tribune de 2006 à 2010. Elle a ensuite œuvré en tourisme à l’ancien CLD de la MRC de Coaticook, maintenant connu sous le nom d’Entreprendre MRC Coaticook. 

C’est en 2021 qu’a commencé son incursion dans le monde politique en tant qu’attachée de presse de l’actuelle députée de Compton‒Stanstead, Marie-Claude Bibeau. 

« J’ai mordu là-dedans. Ç’a pris deux semaines. [Marie-Claude] a dit : ‘Marianne, je pense qu’on s’entend bien. Je t’amènerais avec moi à Ottawa.’ » Mme Dandurand est ensuite devenue directrice des communications et éventuellement cheffe de cabinet. Elle a aussi occupé cette fonction pour la députée de Sherbrooke, Élisabeth Brière. 

Pour Marianne Dandurand, la politique fédérale, « c’est pas vrai que c’est loin du monde. Ça peut pas être plus proche du monde que quand on est avec des agriculteurs sur le terrain. » 

Sa décision de se lancer en politique s’est confirmée avec l’élection de Donald Trump aux États-Unis. « Je me suis dit : ‘Il faut des gens à Ottawa qui connaissent notre monde, puis qui vont se battre pour les valeurs auxquelles on croit.’ Je pense que je peux être une de ces personnes-là. […] Il faut lutter contre les politiques déstabilisantes de Donald Trump, particulièrement en ce qui a trait à la gestion de l’offre. » 

« As a Townshipper, what I like is going in the Townships speaking French, having someone answering me in English : ‘It’s good!’ Very often, I switch to English and they talk to me in French. All of a sudden, we both speak our second language. This is the Townships and this is why I like the region so much. » 

Une courte campagne printanière 

Les élections étant annoncées pour être déclenchées ce dimanche, les partis fédéraux ne tarderont pas à dévoiler leur candidat pour la circonscription. Outre le Parti libéral, on sait que le Bloc Québécois sera représenté par l’actuelle mairesse d’Ascot Corner, Nathalie Bresse, qui a annoncé ses couleurs en novembre dernier.  

Celle-ci avait terminé seconde derrière Marie-Claude Bibeau lors des élections de 2021. Lors de cette campagne, Sylvain Dodier, de Saint-Isidore-de-Clifton, avait été le candidat du Parti Vert et Sylvain Longpré, un entrepreneur de Weedon, s’était présenté comme indépendant.  

CLSC de La Patrie : lettre du CIUSSS de l’Estrie

Citoyens et citoyennes de La Patrie et des environs,

Nous comprenons que l’annonce concernant la fin du bail du CLSC dans les locaux actuels ait pu générer des questions, des incompréhensions et des préoccupations au sein de la communauté. En aucun moment, il n’a été dit ou a été de notre intention de retirer la présence des services actuels de santé et de service sociaux de la municipalité de La Patrie. Contrairement à certains messages véhiculés au sein de la municipalité, nous tenons à vous réaffirmer que notre priorité a toujours été de maintenir les services de santé et les services sociaux dans votre municipalité.

Nous souhaitons souligner notre appréciation concernant l’offre des propriétaires des lieux actuels du CLSC qui permet aux équipes de rester dans les locaux actuels le temps de préparer le nouvel emplacement.

Cette entente facilitera la transition prochaine vers de nouveaux locaux à La Patrie. Soyez assurés que vous serez informés de la progression des démarches.

Karine Duchaineau
CIUSSS de l’Estrie – CHUS

Rémi Vachon succède à Dominic Provost à la tête de la MRC

À gauche, Dominic Provost; à droite, Rémi Vachon. Crédit photo : CLD du Haut-Saint-François 

Dominic Provost quitte ses fonctions de directeur général et greffier-trésorier de la MRC  et du CLD du Haut-Saint-François. Lui succède son directeur adjoint, Rémi Vachon, qui prendra le relais à partir du 22 mars.  

Dans son courriel de départ, Dominic Provost indique quitter « une équipe de travail hors pair » et que sa décision « constitue un deuil ». « La période des fêtes a été pour moi l’occasion de me demander ce que je voulais faire pour la fin de ma carrière. J’ai alors aperçu un poste offert de Directeur vitalisation du territoire et loisirs à la ville de Danville. […] Malgré les conditions qui sont nécessairement moins avantageuses, j’ai décidé de me choisir dans ce que je préfère et je crois que je vais bien performer. » 

M. Provost aura été à la direction du CLD pendant 27 ans et aura occupé le même poste du côté de la MRC durant 15 ans de manière simultanée.  

Originaire de la région, Rémi Vachon œuvre au développement économique au CLD du Haut-Saint-François depuis 2007. Il en est le directeur adjoint depuis 2022. Pour le préfet Robert G. Roy, M. Vachon constitue « le choix logique », d’autant plus que le conseil de la MRC privilégie « offrir des opportunités aux talents à l’interne ». 

À la suite de son entrée en poste le 22 mars, Rémi Vachon verra les 30 premiers jours de son mandat être sous l’évaluation d’une firme externe. S’il satisfait aux exigences, son poste sera alors confirmé. Avec ses « solides compétences en administration et une très bonne connaissance du monde municipal », le préfet Roy se dit convaincu que M. Vachon « saura diriger la MRC et le CLD avec rigueur et engagement ». 

Plus d’UPAC et bientôt un DG à East Angus 

L’Unité permanente anticorruption (UPAC) a clos l’enquête qu’elle avait initié à la Ville de East Angus en janvier 2024. 

On se rappellera que l’UPAC était débarquée à l’hôtel de ville le 14 février 2024 en compagnie d’agents de la Sureté du Québec. En entrevue avec Le Journal à ce moment, la mairesse de East Angus, Lyne Boulanger, disait qu’ «ils cherchaient des caméras et des micros ». 

Le communiqué de la Ville émis le 26 février dernier et indiquant la fin des procédures stipule finalement que la nature de la plainte initiale « n’a pas été divulguée ». « Les représentants de I’UPAC ne nous ont pas fourni d’explication quant aux raisons pour lesquelles le dossier est maintenant clos », poursuit ce même document. 

Le début de l’enquête de l’UPAC en 2024 coïncidait avec l’arrêt de travail de l’ancien directeur général, David Fournier, qui a duré cinq mois. Ce dernier avait aussi reçu la visite de l’UPAC à son domicile et s’était fait saisir du matériel informatique.  

À la suite du licenciement de M. Fournier le 20 janvier dernier, la Ville de East Angus a rapatrié son directeur retraité Normand Graillon. Celui-ci assure l’intérim le temps de trouver un successeur. L’affichage pour le poste de direction générale était en vigueur jusqu’au 28 février dernier. La Ville espère une entrée en fonction de la nouvelle ressource au courant du mois.  

David Fournier est le nouveau DG de Lingwick

Crédit photo : chaine YouTube de la Ville de East Angus 

Après quatre mois sans direction générale, le Canton de Lingwick a trouvé une ressource en la personne de David Fournier. Ce dernier a occupé le poste de directeur général à la Ville de East Angus pendant dix ans avant d’être congédié le 20 janvier dernier. Il entrera en fonction au retour de la relâche.  

Questionné à savoir si les récents événements s’étant produits à East Angus avaient influencé son choix, le nouveau maire de Lingwick, Marcel Langlois, s’est contenté de répondre : « J’ai pris les informations que je devais prendre. Ça m’a satisfait. Nous [le conseil municipal] l’avons rencontré. Ça nous a satisfaits, alors nous avons décidé de l’embaucher. » 

La résolution pour l’embauche d’un directeur général et greffier-trésorier a été adoptée lors d’une assemblée extraordinaire tenue le 24 février. Le budget 2025 du Canton a aussi été adopté au cours de la même soirée.  

« Il y a encore du retard à rattraper puisqu’il y a eu un très, très grand roulement de personnel ici », admet le maire Langlois. « À la direction générale et à l’administration, ç’a été un roulement catastrophique. Évidemment, on a encore des retards à rattraper, mais on le fait petit à petit. » 

L’élection partielle du 23 février a élu Stéphanie Bureau au poste de conseillère # 5. Sa nomination clôt un épisode trouble pour le Canton de Lingwick, alors que le maire Robert Gladu et trois conseillers avaient quitté leurs fonctions en novembre dernier. Entretemps, le maire Langlois et deux conseillers ont été élus par acclamation en janvier

Dominic Provost quitte la direction de la MRC et du CLD

Dominic Provost quittera ses fonctions de directeur général et greffier-trésorier de la MRC et du CLD du Haut-Saint-François le 21 mars prochain. Il deviendra alors directeur de la vitalisation du territoire et des loisirs à la Ville de Danville.

M. Provost aura été à la direction du CLD pendant 27 ans et aura occupé le même poste du côté de la MRC durant 15 ans de manière simultanée. Il indique par courriel quitter « une équipe de travail hors pair » et que sa décision « constitue un deuil ».

« La période des fêtes a été pour moi l’occasion de me demander ce que je voulais faire pour la fin de ma carrière », confie Dominic Provost dans son message de démission, dont Le Journal obtenu copie. « J’ai alors aperçu un poste […] à la ville de Danville. […] Malgré les conditions qui sont nécessairement moins avantageuses, j’ai décidé de me choisir dans ce que je préfère et je crois que je vais bien performer. »

Plus de détails suivront dans notre édition papier du 12 mars.

Saint-Isidore-de-Clifton souhaite toujours quitter la MRC

Même si elle ne travaille pas activement sur le dossier, la municipalité de Saint-Isidore-de-Clifton entretient toujours le souhait de quitter la MRC du Haut-Saint-François pour rejoindre celle de Coaticook.  

« On en entend parler régulièrement », affirme le maire André Perron. « C’est une demande citoyenne aussi. Les citoyens disent qu’ils ont beaucoup plus d’affinités avec Coaticook. Si tu prends des gens de Cookshire, lorsqu’ils disent qu’ils vont en ville, c’est Sherbrooke. Nous autres, quand on dit qu’on va en ville, c’est Coaticook. »  

Saint-Isidore-de-Clifton collabore beaucoup avec sa voisine immédiate, la municipalité de Saint-Malo. Elles partagent un service incendie commun. « On a des ententes d’incendie aussi avec Compton pour le secteur Martinville [et] Coaticook pour le secteur Sainte-Edwidge », rappelle le maire Perron.  

Des activités de loisir, telles que le prochain camp de relâche, sont faites en partenariat avec Saint-Malo. « Avec les années, il s’est développé autant d’affinités dans le Haut-Saint-François que dans Coaticook », reconnait M. Perron. 

D’autres priorités 

En juillet 2022, Saint-Isidore-de-Clifton avait présenté une demande d’étude d’impact auprès de la MRC du Haut-Saint-François pour quitter le territoire. Celle-ci avait été rejetée par l’ensemble des maires de la MRC, sauf celui de Cookshire-Eaton. André Perron avait alors porté le dossier au ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH). 

Depuis ce temps, « on n’a pas retravaillé ce dossier-là », admet M. Perron. « On n’a pas poursuivi les démarches parce que, au conseil municipal, on a jugé qu’on avait d’autres intérêts plus pertinents. » 

Ces autres dossiers incluent entre autres le futur centre communautaire, la coop de solidarité et l’ancienne Caisse Desjardins. La construction du centre communautaire devrait débuter en mars pour se terminer à la fin de l’automne. La coopérative de solidarité tenait la première assemblée générale de sa nouvelle mouture à la mi-février. Le retour de postes de pompes à essence en début d’année était une bonne nouvelle pour la municipalité.  

La bâtisse de l’ancienne Caisse Desjardins a été acquise par la municipalité l’automne dernier. « Le rez-de-chaussée sera dédié au bureau municipal et le sous-sol servira à des fins communautaires », telles que la friperie et une possible relocalisation de la bibliothèque, qui est présentement à l’école des Trois-Cantons, indique le maire André Perron. 

La directrice générale et greffière-trésorière, Sarah Lévesque, et le maire de Saint-Isidore-de-Clifton, André Perron à l’automne 2024.

Passeront, passeront pas, les VTT sur les chemins de Dudswell? 

Passage pour véhicules tout-terrain sur la rue Craig Sud, à Cookshire-Eaton.

La municipalité de Dudswell étudie la possibilité d’autoriser le passage de VTT sur les chemins Hooker, Macaulay et Main. Celle-ci a reçu les arguments des opposants et des adhérents au projet lors d’une séance tenue à huis clos le 11 février dernier. Elle rendra sa décision au courant du mois de mars.  

Dix années se sont écoulées depuis la dernière permission accordée aux VTT de circuler sur les routes de Dudswell. Celle-ci avait été révoquée le 4 juin 2018. En juillet dernier, la Sûreté du Québec avait averti le Club quad du Haut-Saint-François et ses membres face à la recrudescence des passages illégaux sur les routes. 

Quelques semaines plus tard, la municipalité de Dudswell rouvrait le droit de passage de certains chemins, dont Macaulay. « Un soir, je me rends compte que l’enseigne au bout du rang disait que les VTT avaient le droit de passer. C’est comme ça qu’on l’a su. […] Jamais ils n’ont consulté les citoyens. […] Tout a été fait pour pas qu’on puisse réagir », se désole Pierre Loubier, résident de chemin Macaulay depuis 20 ans.  

La mairesse de Dudswell, Mariane Paré, admet que les VTT sont un « sujet difficile » et « particulièrement chaud ». Elle affirme que la municipalité en est à « refaire le portrait des chemins ». Selon elle, certains résidents locaux sont désavantagés en termes d’accès au sentier provincial qui passe par le secteur Bishopton. Le problème résiderait surtout en une minorité de conducteurs délinquants qui font du bruit et dépassent les limites de vitesse, selon ses dires. 

Le Club quad du Haut-Saint-François pense pouvoir remédier à la situation avec son projet-pilote présenté à la municipalité. Celui-ci est avant tout destiné aux résidents des secteurs concernés. « C’est pas pour que tout le monde vienne se promener. C’est seulement pour que les résidents d’East Angus et de Weedon aient accès à venir chercher le sentier fédéré », explique un membre de la direction du Club qui a préféré taire son nom.  

« Le but, c’est pas de diffuser l’information. C’est pas de faire passer le message pour que les gens de l’extérieur viennent. C’est pour que nos citoyens à nous puissent avoir accès au sentier fédéré », poursuit cette personne.  

Pour le résident du chemin Macaulay Pierre Loubier, le Club quad HSF a tout avantage à ne pas faire de vagues d’ici la décision. « [Il] s’arrange pour garder ça très bas pour pas que les citoyens se plaignent trop pour ensuite pouvoir faire ce qu’ils veulent. » 

Au moment d’aller sous presse, M. Loubier nous indiquait que l’accès au chemin Macaulay était de nouveau interdit de passage pour les VTT. La municipalité de Dudswell rendra sa décision au cours du prochain mois.  

De retour à la direction générale d’East Angus après neuf ans

Normand Graillon au moment de son retour en poste. Crédit : Ville de East Angus.

Normand Graillon a été nommé au poste de directeur général par intérim de la Ville de East Angus le 27 janvier. Il assurera la transition entre l’ancien directeur David Fournier et la prochaine personne embauchée. 

« Il fallait l’élire assez vite parce qu’il fallait fonctionner », relate la mairesse Lyne Boulanger. Le processus s’est fait en à peine une semaine, après le licenciement de David Fournier le 20 janvier. Une réunion extraordinaire du conseil municipal a été tenue le 27 janvier. 

Normand Graillon a pris sa retraite à la direction de la Ville en 2016. « Il se met à jour parce qu’il y a bien des choses qui se sont passées depuis neuf ans », poursuit la mairesse Boulanger. Dans les circonstances, East Angus ne pouvait tomber mieux, selon elle. « Il est citoyen de East Angus, donc il connait bien la ville. Puis il a été DG un bon 16 ans. » 

Mme Boulanger dit vivre des semaines « très, très » occupées à l’hôtel de ville. « Une chose à la fois, on y va par priorité. » L’affichage pour le poste permanent de direction générale a été lancé la semaine dernière. « On espère avoir de bonnes candidatures pour remplacer M. Fournier, qui a fait un excellent travail », de dire la mairesse. 

La saga du DG d’East Angus aura causé bien des remous ces derniers mois. Mais il semble désormais s’agir d’une affaire classée pour Lyne Boulanger. « On est passé à autre chose. On avance. » 

Qui part? Qui reste?

De gauche à droite : Nathalie Bresse, Ascot Corner; Marc-Olivier Désilets, Scotstown; Johanne Delage, La Patrie; Denis Dion, Chartierville; Mariane Paré, Dudswell; Eugène Gagné, Weedon. Crédit : MRC du Haut-Saint-François 

Seulement « 44 % des élu.e.s municipaux pensent solliciter un autre mandat aux prochaines élections municipales en 2025 ». C’est ce qui ressort d’un sondage de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) publié le printemps dernier. Qu’en est-il dans le Haut-Saint-François? 

Les départs 

Cinq des 14 municipalités de la MRC changeront assurément de maire aux élections municipales du 2 novembre prochain. Il s’agit d’East Angus, Ascot Corner, Dudswell, Lingwick et Scotstown.  

À East Angus, Lyne Boulanger a annoncé sa retraite l’été dernier. À Ascot Corner, Nathalie Bresse tentera sa chance aux élections fédérales. Aussitôt arrivé en poste, le nouveau maire de Lingwick, Marcel Langlois, a confirmé être là temporairement et vouloir céder sa place dans huit mois.  

À Dudswell, la mairesse Mariane Paré prendra sa retraite de la vie politique, après avoir également pris sa retraite professionnelle le 31 janvier dernier. Celle-ci a passé 26 années à la Fédération de l’UPA-Estrie, dont une partie comme conseillère à la vie syndicale pour les Producteurs de lait de l’Estrie. 

À Scotstown, Marc-Olivier Désilets avait été élu par acclamation en 2021. Il succédait à Sylvie Dubé, qui avait pris le relais de la mairie pendant une année après le décès soudain d’Iain MacAulay en octobre 2020. En tant que directeur général de Façoteck et père de famille, M. Désilets dit manquer de temps. 

Les indécis 

Le poste de préfet de la MRC est soumis au suffrage universel. La réflexion de Robert G. Roy n’est pas encore complétée. « Je veux attendre encore un peu. J’ai pas peur de le dire. Un élu, c’est de l’ouvrage. Si quelqu’un vient là en pensant s’amuser, qu’il change de track. » 

À Cookshire-Eaton, Mario Gendron est en réflexion. Même chose pour Denis Savage à Bury. « C’est mon premier mandat et j’ai aimé l’expérience », indique ce dernier, même s’il avoue que « la première année, tu pédales pas mal! » 

La continuité 

On devrait demeurer en terrain connu à Hampden, La Patrie, Newport, St-Isidore, Chartierville et Weedon. 

« Il n’y avait plus de femmes si je m’en allais », s’exclame la mairesse de La Patrie, Johanne Delage. « Je trouve que là, ça va super bien. Il y a des choses vraiment, vraiment intéressantes qui s’en viennent. Je travaille très fort là-dessus. Je vais en faire un dernier [mandat], puis après ça, c’est fini. » 

Il pourrait aussi s’agir du dernier mandat de Denis Dion à Chartierville. « Je suis rentré comme conseiller en 2012. […] Début 2016, j’ai été maire. » Après 14 années d’implication, « je pense que je vais avoir fait ma part! » 

« C’est clair que je vais être sur la liste pour le prochain quatre ans », affirme le maire de Weedon, Eugène Gagné. « On se développe comme on s’est jamais développé. J’ai plein de projets qui sont en cours. C’est clair que je veux être là pour les réaliser. » 

Seul le maire du Canton de Westbury, Gray Forster, n’a pas donné suite à nos questions.  

Finie la tutelle, Lingwick de nouveau opérationnelle

Le conseil municipal du Canton de Lingwick depuis le 24 janvier. De gauche à droite : Sylvio Bourque, Elizabeth Bernatchez, Guy Lapointe, Catherine Bouffard, Marcel Langlois et Suzanne Jutras.

L’administration provisoire du Canton de Lingwick par la Commission municipale du Québec (CMQ) aura duré deux mois. Trois citoyens ont été élus par acclamation le 24 janvier, dont le nouveau maire Marcel Langlois. Catherine Bouffard et Sylvio Bourque ont respectivement remportés les postes de conseiller.ère # 6 et # 3.  

Depuis le départ de Robert Gladu et de trois conseillers le 11 novembre dernier, il manquait un.e élu.e au Canton de Lingwick pour avoir quorum et pouvoir continuer à fonctionner. C’est à ce moment que la CMQ avait pris le relais de l’administration. Ces événements avaient interrompu le processus de dépôt du budget de la municipalité, qui devra rattraper le retard dans certains dossiers. 

« Je suis contente. Au moins, on va pouvoir recommencer à avoir des réunions régulières. Ça va être plus facile de garder le fil », a partagé la conseillère # 4, Suzanne Jutras. 

C’est ce qu’indiquait également le nouveau maire Marcel Langlois qui compte reprendre le cours normal du conseil avec la séance prévue le 3 février. Celui-ci a déjà complété un mandat à la mairie de 2013 à 2017.  

Pour la nouvelle conseillère au poste 6, Catherine Bouffard, « c’est notre façon de contribuer au rétablissement de Lingwick. On a tous notre municipalité à cœur, puis il y a de la job à faire. » 

Même son de cloche du côté de son collègue nouvellement élu au poste 3, Sylvio Bourque : « j’ai confiance qu’on ait un bon conseil ». 

Les trois nouveaux élus ont été assermentés dès la fin du dévoilement des mises en candidature le vendredi 24 janvier. Stéphanie Bureau et Réjean Cloutier sont candidats pour le poste de conseiller.ère # 5, dont l’élection est prévue le 23 février. 

Le Canton de Lingwick est toujours à la recherche d’une direction générale. Le mandat de trouver une ressource est entre les mains de la Fédération québécoise des municipalités.  

Le maire Marcel Langlois reçoit les félicitations d’une résidente du Canton de Lingwick à la suite de son élection par acclamation.

East Angus congédie David Fournier et ferme une journée

David Fournier, alors directeur général, et Lyne Boulanger, mairesse, lors de la séance du conseil municipal d’East Angus le 7 octobre 2024. 

La Ville de East Angus a annoncé le congédiement de son directeur général David Fournier, le lundi 20 janvier. Cette annonce est survenue la même journée où le syndicat des employés a annoncé vouloir placer la Ville sous tutelle. 

La déclaration de la Fédération indépendante des syndicats autonomes (FISA) découlait de la confirmation par la CNESST que deux employés d’East Angus ont subi « des lésions professionnelles reliées au harcèlement psychologique du DG ». 

Par voie de communiqué, la mairesse d’East Angus, Lyne Boulanger, a indiqué que « la décision de rompre le lien d’emploi de M. David Fournier […] s’avérait souhaitable dans le meilleur intérêt de toutes les parties impliquées » et que « nous n’avons pas l’intention de discuter plus amplement des motifs qui la soutiennent ». 

Le mardi 21 janvier, la Ville de East Angus a annoncé sur Facebook « la fermeture exceptionnelle des bureaux de l’Hôtel de Ville et de la cour municipale le jeudi 23 janvier ».  

La FISA a dressé la liste des événements s’étant produits durant le passage de David Fournier à l’Hôtel de Ville d’East Angus : enquête de l’UPAC, incivilités à l’interne et dans certains espaces publics, réclamations à la CNESST et départs d’employés syndiqués et de cadres. 

M. Fournier avait été embauché à la direction générale d’East Angus en 2015 par le maire d’alors, Robert G. Roy. 

Dudswell

Démissions, roulement, embauches

La mairesse de Dudswell, Mariane Paré, avec sa nouvelle directrice générale, Audrey Mongeau.

L’année 2024 a été marquée d’un roulement majeur dans les municipalités, principalement les directions générales. Lingwick et Newport en ont passé plusieurs, Dudswell en a une nouvelle, et celle d’East Angus a été en arrêt de travail pendant cinq mois.

Les circonstances sont variées, mais dans quelques municipalités, on parlait de climat toxique, pour des raisons souvent complexes.

Déjà, le rôle de directeur général, surtout municipal, n’est pas évident, en partie à cause du fait d’avoir un nouvel employeur aux quatre ans, lors de l’élection de nouveaux membres du conseil et de maire ou mairesse. Les connaissances requises sont nombreuses. Parfois, les dossiers sont conflictuels et le ton du dialogue public se détériore.

On voit souvent de nos jours, surtout dans les bureaux municipaux, des affiches à l’effet que la violence verbale n’est pas tolérée, que ce soit envers les élu.e.s ou les employé.e.s.

Un projet à Sherbrooke vise à trouver des solutions aux incivilités. « Depuis 2021, environ 800 élus municipaux ont remis leur démission », selon la mairesse de Sherbrooke, Évelyne Beaudin, dans un communiqué de presse. « Dans un récent sondage commandé par l’UMQ (Union des municipalités du Québec), on apprenait qu’une grande partie des élus ont subi de la violence verbale ainsi que de l’intimidation ou des menaces. L’heure est grave pour notre démocratie locale. »

Dudswell

« On connaît à l’heure actuelle un temps où tout le monde a un niveau d’intolérance plus élevé qu’avant la pandémie » selon la mairesse de Dudswell, Mariane Paré, en présentant sa nouvelle directrice, Audrey Mongeau, au journal Le Haut-Saint-François en novembre dernier.

Mme Mongeau avait été avertie par son équipe en rentrant en poste en octobre. « C’est un sujet qu’on m’a parlé par l’équipe, en me disant que c’est arrivé des citoyens agressifs qui ont monté dans les bureaux en haut », a-t-elle mentionné.

Mme Mongeau a pourtant été attirée à son nouveau poste en partie par « la diversité des tâches. J’avais besoin d’un emploi qui me permettait d’avoir des tâches plus dynamiques, de travailler sur plusieurs projets en même temps. »

Elle a été référée à la municipalité par une firme de recherche en ressources humaines. Mme Mongeau travaillait auparavant comme avocate et demeure à Sherbrooke. Dudswell lui permet de faire son rôle en partie en télétravail.

« J’ose espérer que la vision qu’on a est attirante pour le personnel », de dire Mme Paré. « On a travaillé les critères de salaires, le télétravail, les congés. »

Newport

À Newport, la nouvelle directrice générale, France Dumont, est rentrée en poste à la mi-novembre, après le départ de deux autres directrices plus tôt cette année. Mme Dumont travaillait auparavant à la Ville de Cookshire-Eaton et demeure à Notre-Dame-des-Bois.

Avec une dizaine d’années d’expérience de travail pour des municipalités, selon elle, « depuis la pandémie, le milieu municipal est devenu très difficile » à cause des incivilités.

Mais quand elle a vu l’offre d’emploi, elle a dit que sa réaction était « Ah, Newport ! » avec un grand plaisir.

Malgré le roulement vécu par plusieurs de ces municipalités, d’autres dans la région profitent d’une continuité et d’une longévité enviables dans leur leadership.

Anik Fredette

Anick Fredette nommée Relève 2024

Lauréats et lauréates du Mérite municipal 2024 : Anick Fredette, au centre de la 3e rangée.

« Quand j’ai gagné, ça m’a pris un bon 30 secondes avant de le réaliser. Les autres personnes qui ont été nominées, c’était de belles candidatures aussi. Même si c’est moi qui ai gagné le prix, c’était un travail d’équipe », de dire Anick Fredette.

Le 21 novembre dernier, à l’Assemblée nationale du Québec, l’agente aux travaux publics de la Ville de Cookshire-Eaton a gagné le prix dans la catégorie Relève municipale, municipalité de 24 999 habitants et moins. La cérémonie était organisée par le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation du Québec (MAMH).

Ce sont ses nombreux projets en environnement qui ont permis à madame Fredette de gagner ce prestigieux prix. « Par exemple, en 2021 [la mise] sur pied [d’un] projet pilote de collecte de plastiques agricoles, une première dans la région », de dire le MAMH dans un communiqué.

« Ma vision dans mes projets, c’est comment ils peuvent avoir un impact pour ma communauté, mais aussi pour la MRC du HSF. Qu’est-ce qu’on peut faire à Cookshire-Eaton qui peut influencer les autres municipalités voisines à faire des choses pour l’environnement ? Ç’a été ça pour les plastiques agricoles » d’expliquer Anick.

« Elle a également introduit la collecte intelligente des matières résiduelles, encourageant une gestion responsable. Sous son leadership, l’enfouissement a diminué de 30 % depuis 2019 », souligne le MAMH. Pour favoriser un meilleur tri à la source des déchets par les citoyens, on fait l’installation de puces électroniques aux bacs de matières résiduelles, permettant aux camions de collecte de quantifier leur fréquence d’utilisation.

Le maire de Cookshire-Eaton, Mario Gendron, est « bien content que Anick ait gagné. J’étais content pour la ville aussi, parce que quand on gagne un prix au provincial, il y a un rayonnement pour la ville. J’aimerais que ça donne des idées aux autres employés municipaux qu’ils peuvent se démarquer en faisant leur travail, qu’ils peuvent se dépasser et qu’ils peuvent en être récompensés. »

« Je suis vraiment content pour Anick et pour tout ce que ce prix va amener pour le futur », de dire Martin Tremblay, le directeur général. « Elle a mis tellement d’effort dans son travail. Je ne suis pas vraiment surpris, car ses projets étaient innovants, structurés. Dans notre ville, on a mis en place une structure qui permet l’innovation. Anick inspire les autres employés. Le succès de Anick prouve que notre mode de gestion fonctionne. Tout le monde y gagne, les employés, la ville et les citoyens. »

Sacha Le Néa, la coordonnatrice en loisirs, communications et vie culturelle à Cookshire-Eaton s’est dite « fière de Anick. Cette récompense, c’est une belle reconnaissance de son travail. C’est beau de voir qu’on évolue dans un milieu où est accueilli, qui nous amène plus loin. Ce prix ouvre de belles perspectives pour tout ce qu’on peut créer. »

Mario Gendron avait déjà reconnu l’implication et les compétences de Anick Fredette en environnement. « Je suis la seule employée municipale à siéger sur le comité Environnement de la Municipalité régionale de comté (MRC) du Haut-Saint-François (HSF) parce [que la ville] a décidé de mettre une ressource en charge de ce dossier-là », a-t-elle dit fièrement.

Même avec toutes ses réalisations, Anick reste terre à terre : « Je n’ai pas de formation en environnement. J’apprends sur le tas, je fais des recherches. J’ai à cœur ma municipalité, ma ville. Je n’ai jamais recommandé un projet au conseil s’il n’y avait pas de retombées directes pour les citoyens. »

Anick a beaucoup d’autres projets : « Pour 2025, on a un projet en collaboration avec la MRC du HSF. On va avoir un écocentre permanent à Cookshire-Eaton. Il va être situé au garage municipal. C’est un des projets en cours, mais on a aussi d’autres projets qui vont suivre ».

Le concours du Mérite municipal comprend cinq catégories, dont celle de la Relève municipale. Pour chaque catégorie, un prix est remis à une municipalité de 24 999 habitants ou moins et un autre, à une municipalité de 25 000 habitants et plus.

Radar I

« Cheap » les nouveaux radars ?

Pas de « merci » ici, en rentrant à Cookshire par la 253.

Comme une circulation fluide, la séance du conseil municipal de Cookshire-Eaton s’est déroulée rapidement et sans détour le 4 novembre dernier à l’Hôtel de Ville. Cependant, pendant la période de questions réservée au public, on a parlé de radars et d’entretien des chemins, sans accrochages importants. 

Le citoyen Rémi Boisvert a voulu émettre des commentaires sur les nouveaux radars dits « pédagogiques », achetés par la Ville et subventionnés à 80 % par le programme d’aide financière du Fonds de la sécurité routière (PAFFSR). En parlant d’un radar installé à l’entrée de la ville, M. Boisvert a dit avec un sourire « celui qu’on a là, je trouve qu’il est cheap pas mal. » 

De nombreux rires se sont fait entendre dans la salle, surtout lorsque Monsieur Boisvert a poursuivi en disant que « concernant les [nouveaux] radars, je trouve que ce n’est pas fameux. Les radars du ministère [des Transports] donnent ta vitesse, puis ils clignotent [quand tu vas trop vite]. Moi, je vais souvent dans le bout de Mégantic, [quand tu respectes la vitesse], il y a [des radars] qui disent merci avec un bonhomme sourire ! »  

Le directeur général, Martin Tremblay, a répondu « vous avez raison [M. Boisvert], certains radars sont moins visuels que d’autres qu’on peut voir. Comme il y en a plusieurs [dans la ville], on pourrait le changer de place. » 

M. Tremblay a aussi répondu aux questions de M. Boisvert concernant les travaux de fauchage et de débroussaillage en bordure des chemins municipaux, auxquels la ville a alloué la somme de 37 000 $ cette année. Selon Rémi Boisvert, « il y a quelques années, ils passaient deux fois. Puis après ça, ils allaient plus loin. »  

M. Tremblay a confirmé que « effectivement on dirait qu’ils ne vont pas aussi loin qu’avant, vous avez raison. Ce n’est pas fait comme avant, puis il va falloir réévaluer la façon de faire. On regarde l’année prochaine pour en faire davantage. » 

Rémi Boisvert n’y est pas allé par quatre chemins. Même si ces propos étaient parfois teintés d’humour, ils tenaient la route et ont amusé plusieurs personnes dans la salle. 

Il y avait à cette séance du conseil de Ville de Cookshire-Eaton le maire, tous les conseillers, le directeur général, la greffière adjointe, deux journalistes et trois personnes du public. 

Anick Fredette, finaliste au prix Relève du Mérite municipal 2024  

Photo fournie

Quand Anick Fredette, agente aux travaux publics à la ville de Cookshire-Eaton depuis 2019, a su qu’elle était parmi les cinq finalistes au Prix du Mérite municipal 2024, dans la catégorie Relève municipale, elle a « pleuré de joie. J’étais tellement contente. Pour moi, c’est comme une victoire pour tout le travail que j’ai fait ces dernières années. »   

Elle était « aussi contente pour la ville de Cookshire-Eaton. On est quand même une petite ville et on est capable d’avoir des aussi gros projets que les grandes villes, mais souvent avec beaucoup moins de ressources, moins de budgets. [Ce prix], ça met vraiment en valeur la municipalité aussi. »   

Le concours du Mérite municipal 2024 est organisé par le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH) et s’adresse aux petites municipalités de 24 999 habitants ou moins. Il comprend cinq catégories, dont celui de la Relève municipale, prix qui est « une occasion de souligner l’apport des personnes âgées de moins de 35 ans, à l’emploi d’une municipalité et de reconnaître ces jeunes de la relève qui œuvrent pour le milieu municipal ». Les différents prix du Mérite municipal sont décernés tous les deux ans.  

Depuis 2011, Anick travaille pour la ville. « J’ai occupé différents postes. J’ai soumis des idées qui ont été retenues. Ici, on ne se sent pas comme un numéro, on sent qu’on a notre place. On a chacun notre rôle à jouer et on travaille en équipe. »   

Depuis 2019, Anick occupe le poste d’agente aux travaux publics. Elle a créé de nombreux projets en environnement, ce qui lui a valu que l’on retienne sa candidature comme finaliste au Prix Relève municipale. « On est la municipalité [du Haut-Saint-François] qui enfouit le moins de déchets », de dire fièrement Anick.  

Voici quelques exemples de ses réalisations en environnement : l’implantation de patrouilles vertes ; la collecte des plastiques agricoles ; l’installation de bacs à trois voies dans les parcs et les édifices municipaux ; la création d’écocentres mobiles. Tous ces projets ont pour but d’encourager le recyclage et le compostage pour ainsi faire diminuer la quantité de déchets envoyés aux sites d’enfouissement.  

Pour le maire, Mario Gendron, Anick « est un exemple pour le reste de l’équipe. On est fier d’elle. Elle participe beaucoup à améliorer son poste. La nouvelle génération, c’est ça, on doit lui donner de l’autonomie.  À Cookshire-Eaton, on laisse de la place à la créativité, à l’innovation. C’est comme ça qu’on encourage la relève. On avait plein de besoins criants à combler en environnement, alors on a laissé Anick aller là-dedans. On privilégie une gestion où chacun peut développer son domaine. »   

Pour Martin Tremblay, directeur de la ville, « ce que Anick a fait, c’est intéressant parce que ça a influencé d’autres employés à partager leurs idées, à créer des projets. C’est un atout ces gens-là qui mettent de l’avant des projets. Des fois, on a l’impression qu’il ne se passe pas grand-chose au municipal, mais ce n’est pas le cas. C’est un bel exemple ce qu’a réalisé Anick. »  

Le public peut voter jusqu’au 18 novembre pour le prix Coup de cœur du Mérite municipal 2024. Si vous désirez voter pour Anick Fredette, vous pouvez le faire en allant sur le site de Consultation Québec, Mérite municipal 2024, Vote Coup de cœur du public. 

Le résultat du vote pour le Coup de cœur du public ainsi que le nom des lauréats de chacune des cinq catégories du Mérite municipal auront lieu lors d’une cérémonie à Québec, le 21 novembre prochain à l’Assemblée nationale. Anick Fredette sera accompagnée de son conjoint et de Mario Gendron, le maire de Cookshire-Eaton.  

Le maire et trois conseillers démissionnent à Lingwick

Une semaine après une séance de conseil municipal où 70 citoyens lui ont demandé sa démission, le maire Robert Gladu claque la porte du Canton de Lingwick. Trois conseillers lui emboitent le pas, soit Gaétan Roy, Martin Loubier et Sylvain Hamel.

Les membres restants du conseil – Guy Lapointe, Suzanne Jutras et Elizabeth Bernatchez – sont en attente des directives de la Commission municipale du Québec afin poursuivre la gestion de la municipalité.

Il s’agit d’un revirement de situation face à la position qu’avait prise Robert Gladu le 5 novembre dernier, alors qu’il martelait sa ferme intention de rester en poste. C’est ce lundi 11 novembre en après-midi que sa décision a finalement été rendue.

Lors de la séance du 5 novembre, le conseiller Martin Loubier avait, de son côté, fait part de son ras-le-bol à la fin de la réunion qui avait duré plus de deux heures. « J’en ai plein mes bottes. Avec des soirées comme à soir, ça passe moins bien. Je suis pas obligé, mais si vous voulez avoir des démissions, continuez de même, puis vous allez avoir des postes en masse. »

Ces quatre départs en bloc font suite aux cinq démissions de conseillers et aux trois de direction générale depuis le début de l’administration Gladu en 2021.

Nathalie Bresse sera candidate pour le Bloc Québécois 

La mairesse d’Ascot Corner est la candidate à l’investiture de Compton-Stanstead pour le Bloc Québécois en vue des prochaines élections fédérales. Il s’agira de sa deuxième tentative de remporter le siège de députée de circonscription.  

Lors de sa première tentative en 2021, Nathalie Bresse était arrivée seconde derrière l’actuelle députée Marie-Claude Bibeau. Cette dernière a annoncé il y a un mois qu’elle ne se représentera pas aux prochaines élections fédérales et tentera sa chance à la mairie de Sherbrooke.  

En septembre 2021, Mme Bresse avait récolté 31% des votes avec 17 681 électeurs en sa faveur. Malgré ce résultat honorable, la candidate dit avoir fait preuve de naïveté. « En 2021, j’avais été un petit peu parachutée là. Je suis arrivée puis l’élection a commencé pas très longtemps après. Ç’a été assez rush », se remémore Nathalie Bresse.  

« À ce moment-là, je savais pas dans quoi je m’embarquais. Là, je le sais plus. Et en plus, j’ai une plus grande équipe pour m’aider. » Cette équipe qui aura grandi en trois ans reflète le niveau d’implication de Mme Bresse au sein du Bloc. « Depuis fin 2021, je suis secrétaire sur le comité exécutif du Bureau national » du parti, indique-t-elle. 

Une retraite occupée 

Que ce soit au Bloc Québécois ou à la mairie d’Ascot Corner, ces multiples responsabilités ont amené Nathalie Bresse à faire des choix. Elle vient d’officiellement prendre sa retraite de la coiffure, après y avoir consacré 35 années. « J’ai fermé mon salon le 11 octobre ».  

En n’ayant plus le salon de coiffure Cocorico à gérer, « je me consacre à la municipalité à 100% pour finaliser mes dossiers » avant de commencer à se préparer aux élections. Celles-ci doivent avoir lieu au plus tard le 20 octobre 2025, mais pourraient être déclenchées entretemps, avec l’insatisfaction montante envers le gouvernement minoritaire de Justin Trudeau. 

De son côté, le Bloc Québécois jouit d’un regain d’intérêt. Une élection partielle dans LaSalle–Émard–Verdun le 16 septembre dernier a porté au pouvoir le bloquiste Louis-Philippe Sauvé dans ce qui était considéré jusqu’alors un château fort libéral.  

Le vent est favorable selon Nathalie Bresse. « Si on regarde les sondages, oui il y a de bonnes chances. Les astres sont bien alignés. Mais je pense qu’il reste du travail sur le terrain. C’est pas gagné d’avance. C’est loin d’être dans la poche. » 

Le maire Gladu s’accroche au pouvoir à Lingwick 

Cinq démissions de conseillers municipaux et trois au poste de direction générale. Le Canton de Lingwick fait face à un haut roulement de son personnel depuis le début du mandat du maire Robert Gladu en 2021. Ce lundi 4 novembre, 70 citoyens s’étaient déplacés à la séance du conseil municipal pour réclamer son départ, que le principal intéressé a balayé du revers de la main. 

Dès l’ouverture de la séance, six citoyens ont pris la parole à tour de rôle pour exposer les dossiers jugés problématiques : le climat de travail, les finances, le pont couvert. L’ancien conseiller Jonatan Audet a déploré l’état des routes, sur lesquelles des travaux étaient envisagés. Or, lors de la dernière séance du conseil, « on a compris que les travaux prévus n’ont pas pu être faits parce qu’on a oublié la TECQ. 750 000 $! C’est plus que la moitié du budget total de la municipalité! », s’est-il indigné. 

Durant son mandat, l’ancienne mairesse Céline Gagné dit qu’elle surveillait de près les finances du canton. Elle avait l’habitude d’en faire un résumé qu’elle partageait avec la population dans le journal communautaire Le Reflet. Lorsqu’elle a voulu prendre connaissance du rapport financier consolidé 2023 de la municipalité, le maire Gladu lui a fait parvenir un lien web imprimé de 75 caractères non-cliquable. Malgré cette embûche, son analyse de la situation financière de Lingwick lui fait dire que « ça n’a plus de sens. Ça ne peut pas continuer à augmenter, les frais. » 

Caroline Poirier de la Ferme Croque-Saisons a résumé la position de l’assemblée en interpellant directement Robert Gladu. « Ça pourrait pas être pire. Votre passage à la mairie est cataclysmique. La tâche sera colossale pour relever la situation financière, humaine, communautaire. […] On ne peut pas se permettre une année de plus. » 

70 personnes se sont présentées à la salle du conseil municipal de Lingwick pour demander la démission du maire Gladu.

Des méthodes différentes 

Robert Gladu disait s’attendre qu’en passant d’une grande ville à « un petit village, ça pouvait amener des situations pas mal différentes. […] De me faire dire que le climat est toxique icitte, non. » 

Le maire de Lingwick s’est alors lancé dans un monologue de 30 minutes dans lequel il a accusé un ancien conseiller d’avoir « des intérêts pécuniers dans des terrains » et insinué qu’un citoyen pourrait avoir des ennuis s’il était amené devant la Commission municipale du Québec. Chacune de ces accusations était accompagnée des huées de l’assistance.  

Après que Robert Gladu ait confirmé ne pas avoir l’intention de démissionner, la conseillère Elizabeth Bernatchez a proposé une résolution visant à limiter les interactions entre le maire et la future directrice générale « à une rencontre quotidienne de 15 minutes » et d’interdire celles avec les autres employés municipaux.  

Des policiers ont été présents lors de deux séances du conseil municipal de Lingwick cette année, dont celle extraordinaire du 13 mai qui avait été ajournée devant le refus du maire Gladu de fournir les grandes lignes d’une nouvelle politique d’aide financière et de soutien aux organismes à but non lucratif du territoire.  

Avant son arrivée à Lingwick, Robert Gladu a été conseiller municipal à Longueuil de 2001 à 2013. 

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