Pancartes Saint-Isidore

Une nouvelle image pour Saint-Isidore-de-Clifton 

En plus des pancartes d’entrées, la municipalité a installé plusieurs autres pancartes arborant une image de marque forte et distinctive.

L’installation des nouvelles pancartes d’entrées vient compléter une longue démarche d’attractivité pour la municipalité de Saint-Isidore-de-Clifton.   

C’est en 2023, avec la collaboration de Visages Régionaux, que la municipalité débutait ce grand projet. L’année suivante, après plusieurs mois de travail avec un comité de pilotage et l’implication de plusieurs citoyens, elle dévoilait sa toute nouvelle marque territoriale et lançait une campagne de communication dont l’objectif était de raviver la fierté locale et d’attirer de nouveaux citoyens et entrepreneurs à venir s’établir dans la localité.  

« C’est avec une grande fierté que je souhaite remercier tous les acteurs impliqués dans le succès de cette démarche et l’appui financier considérable du Fonds Région et Ruralité, volet 2 et 4, provenant du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH) et coordonné par la MRC du Haut-Saint-François », a mentionné André Perron, maire de la municipalité de Saint-Isidore-de-Clifton.  

Les deux grandes pancartes se trouvent aux abords de la municipalité, sur la route 253, en direction de Cookshire-Eaton (secteur Sawyerville) et en direction de Saint-Malo. De plus petites pancartes sont aussi visibles sur les routes secondaires. D’autres ont également été produites pour identifier différents organismes et bâtiments municipaux. Des oriflammes arborant les nouvelles couleurs de la municipalité viendront quant à elles embellir le chemin Auckland dès le printemps 2026.  

Rappelons que la municipalité s’était déjà dotée d’un tout nouveau site web au printemps 2024, arborant cette nouvelle image. Le journal L’Envol a lui aussi subi une cure de rajeunissement, et la page Facebook de la municipalité se distingue dorénavant par ces couleurs qui rappellent l’agriculture et le bois, symboles forts de son territoire.  

Une année chargée attend encore la municipalité avec l’ouverture officielle du centre communautaire, la nouvelle surface multifonctionnelle et le projet de logements abordables et sociaux. 

Boites postaux II, Marbleton

Les entreprises locales et Le Journal rencontrent le ministre Lightbound

La politique « Acheter canadien » est arrivée dans la région de l’Estrie la semaine dernière, lorsqu’une quarantaine de propriétaires d’entreprises se sont réunis à Lennoxville pour une séance de 90 minutes avec Joël Lightbound, ministre de la Transformation gouvernementale, des Travaux publics et de l’Approvisionnement, et Marianne Dandurand, députée fédérale (Compton-Stanstead). 

Cette politique a été introduite dans le nouveau budget fédéral de 2025, a déclaré le ministre Lightbound, « et ses détails sont en cours de définition ». À cette fin, il a lancé une série de consultations auprès des petites et moyennes entreprises. 

La présidente Suzanne Jutras et le directeur Scott Stevenson de l’organisme sans but lucratif Le Journal régional Le-Haut-Saint-François ont rencontré séparément le ministre Lightbound, Mme Dandurand, et des membres de leurs équipes, et leur ont présenté un mémoire de cinq pages sur « l’avenir des journaux communautaires, du journalisme, de Postes Canada et des communications au Canada ». 

Mme Jutras et M. Stevenson ont abordé des sujets étroitement liés à l’initiative « Acheter canadien » : la communication du gouvernement avec le public, la viabilité et le rôle de Postes Canada dans la distribution des journaux, et la survie des journaux communautaires – sans lesquels le journalisme professionnel lui-même est menacé. 

Stevenson-Jutras-Lightbound-Dandurand, Equipe Dandurand
Stevenson-Jutras-Lightbound-Dandurand, Equipe Dandurand

« Les journaux communautaires à travers le Canada luttent pour leur survie, beaucoup d’entre eux faisant faillite, alors qu’ils constituent un moyen essentiel et efficace de communiquer avec et entre les Canadiens. Leurs perspectives économiques actuelles pourraient être considérablement améliorées grâce à une approche « Acheter canadien » du gouvernement du Canada et à un traitement préférentiel de la part de Postes Canada », ont-ils écrit. 

Mme Jutras et M. Stevenson ont proposé que les petites organisations telles que Le Journal soient reconnues comme des « communicateurs efficaces permettant au gouvernement du Canada d’atteindre les Canadiens, même dans les régions les plus isolées ». 

Ils ont souligné que les communications en ligne, trop souvent privilégiées par le gouvernement, sont moins susceptibles d’être basées au Canada ou de privilégier le contenu canadien, par rapport aux médias communautaires locaux. 

Dans un courriel, M. Stevenson a indiqué que le ministre Lightbound et Mme Dandurand avaient tous deux manifesté de l’intérêt pour le mémoire du Journal et « convenaient que les journaux sont essentiels aux communautés qu’ils desservent ». M. Stevenson s’est dit convaincu que leurs « idées contribueront à influencer les décisions futures et que nos associations de journaux (l’Association des médias écrits communautaires du Québec, Hebdos Québec, et l’Association des journaux communautaires du Québec) continueront de faire pression pour que ces changements se produisent ». 

Lors de la séance destinée aux chefs d’entreprise, des représentants de Services publics et Approvisionnement Canada ont également expliqué le fonctionnement des appels d’offres gouvernementaux. Le ministre Lightbound a déclaré : « Depuis les six mois que j’occupe ce poste, j’entends dire que, pour de nombreuses petites entreprises, répondre à des appels d’offres publics peut s’apparenter aux douze travaux d’Astérix. Nous voulons faciliter ce processus. » 

Mme Dandurand a souligné que le gouvernement canadien est le plus important acheteur au Canada et que, compte tenu de la perte de contrats américains en raison des tarifs douaniers, les entreprises locales pourraient tirer profit des contrats gouvernementaux. 

« Un contrat vaut mieux qu’une subvention », a fait remarquer le ministre Lightbound. 

Il a réitéré l’objectif du gouvernement, qui est que les investissements fédéraux servent de levier pour accroître les investissements dans le secteur privé. Le gouvernement vise également à étendre la politique « Acheter canadien » aux sociétés d’État et à encourager les provinces à s’approvisionner en matériaux canadiens, tels que l’acier et le bois d’œuvre. 

Dans son communiqué de presse, Mme Dandurand a indiqué vouloir s’assurer que les entreprises des Cantons-de-l’Est « puissent pleinement profiter » de cette nouvelle ère d’innovation et de collaboration. 

Eau potable à Cookshire : Les citoyens demandent des actions

L’état d’usure du système d’aqueduc de la ville de Cookshire-Eaton s’est invité dans la campagne électorale municipale. C’est que depuis cet été, la qualité de l’eau potable du secteur Cookshire s’est dégradée. Des photos de verre d’eau jaunâtre, parfois même orangée, ont circulé sur les réseaux sociaux et dans les médias, incitant les citoyens à en débattre sur la place publique.
L’administration municipale en poste n’a pas hésité à admettre que la situation est inacceptable. Elle a rappelé que cette couleur est causée par la rouille dans les tuyaux du système d’aqueduc. La solution : « Remplacer les 8 km de conduite du réseau concerné, qui sont en fin de vie utile. Or, les travaux coûteraient au minimum 32 000 000 $. C’est beaucoup trop pour une municipalité de notre envergure, sans aide financière des autres gouvernements », a précisé Mario Gendron, maire sortant de la municipalité.
Le 23 octobre dernier, le député caquiste de Mégantic, François Jacques, a répliqué en rappelant aux élus que c’est la municipalité qui demeure responsable de l’entretien de ses infrastructures. « J’ai rencontré le maire Gendron le 11 mars dernier et on a discuté de cet enjeu. Je lui ai mentionné de nous tenir au courant de tout problème et depuis, aucun suivi. Ce genre de problème n’arrive pas d’un jour à l’autre. M. Gendron est maire depuis 4 ans, il était élu depuis 2017, il a assurément été informé de la situation pour laquelle il devait poser une action », a-t-il ajouté.
Puis le 1er novembre, l’administration municipale a publié un texte intitulé « Mise au point – Réseau d’aqueduc du secteur Cookshire » où l’on y explique les trois enjeux avec lesquels l’administration a eu à négocier. Tout d’abord, un financement des infrastructures de plus en plus difficile, les différents programmes de subvention pour soutenir un aussi gros projet étant de moins en moins disponibles. Ensuite, le financement des municipalités (qui repose principalement sur la taxation des propriétés, la tarification des services offerts et les subventions) semble lui aussi compliqué : « Doit-on investir dans le développement des infrastructures pour générer plus de revenus, ou investir dans les infrastructures existantes pour assurer la pérennité des services ? » Et finalement, la planification des travaux. « Il est faux de croire qu’aucune planification dans les travaux d’entretien et de réparation des conduites d’aqueduc n’a été faite. Les membres du personnel et les élus de la municipalité connaissent l’état des infrastructures. Les réseaux ont été auscultés et une planification professionnelle a été rédigée par une firme d’ingénierie, » peut-on lire dans le document.
Au moment de mettre sous presse, le nouveau conseil municipal n’était pas encore en poste, mais c’est avec ce compliqué dossier qu’il devra débuter son mandat.

Par Sophie Marais

Élections municipales: Un grand intérêt pour le vote par anticipation

L’équipe du bureau de scrutin d’Island Brook lors du vote par anticipation le 26 octobre dernier: Darquise Langevin et France Dumont, assise; Jocelyne Courtois, Josée Groulx, Lise Houle, et Carolyn Yeates, en arrière.

À Newport, on était une quarantaine à voter tôt, le dimanche 26 octobre dernier, sans ligne d’attente vers 18h le soir, mais à East Angus et ailleurs au Québec, les lignes d’attente étaient souvent de 60 à 90 minutes.

Le taux de participation au vote par anticipation était de 17% cette année à travers le Québec, comparé à 13% lors des dernières élections municipales en 2021.

Trente-six postes de préfecture, mairie, ou conseiller sont en élection ce dimanche 2 novembre pour la Municipalité régionale de comté (MRC) du Haut-Saint-François ainsi que ses 14 municipalités, plus la Municipalité de Saint-Malo, qui fait partie du territoire couvert par le Journal régional Le Haut-Saint-François.

Près de 70% des poste de conseillers à travers la région sont déjà élus sans opposition.

Le Haut-Saint-François publiera les résultats dès le lundi prochain sur sont site Internet et dans son édition papier le mercredi prochain.

Les maires derrière Robert G. Roy à la préfecture

Le conseil de MRC du 15 octobre était la dernière réunion de certains maires qui ont annoncé leur départ de la vie politique, dont Mario Gendron à Cookshire-Eaton, Lyne Boulanger à East Angus, Marcel Langlois à Lingwick et Gray Forster à Westbury. Photo : Jean-Marc Brais

Les maires du Haut-Saint-François ont témoigné leur appui à Robert G. Roy en vue des élections lors de la séance du conseil de la MRC du 15 octobre dernier. « On appuie Robert sans conditions. On sait qu’on veut continuer avec lui, puis qu’il est après amener la MRC ailleurs », a témoigné le maire de Weedon, Eugène Gagné.

Parmi les réalisations de Robert G. Roy, les maires citent l’administration du Centre local de développement (CLD) dans le contexte de guerre tarifaire avec les États-Unis. Valoris, qui est sous sa vice-présidence, a également renoué avec la rentabilité ces dernières années.

Celui qui est préfet depuis 2017 a toujours réussi à maintenir l’harmonie au sein de la MRC, malgré les dossiers difficiles, comme celui de la piscine à la Polyvalente, rappelle le groupe de maires. M. Roy s’est également impliqué sur le conseil d’administration de Transport HSF, après l’annonce des déboires de l’organisme.  

En entrevue, Robert G. Roy disait convoiter un dernier mandat en tant que préfet.

Élections municipales : entre continuité et sang neuf

De gauche à droite et de haut en bas : les candidats à la mairie Daphné Raymond et Marc Turcotte à Cookshire-Eaton; Guillaume Landry à East Angus; Jean-François Lapointe à la préfecture de la MRC; Mario Dolbec et Pierre Reid à Westbury. Photos fournies

À la suite de la fin du dépôt des candidatures le 3 octobre, six municipalités du Haut-Saint-François ont eu un maire élu sans opposition, soit Ascot Corner, Hampden, Lingwick, Newport, Saint-Isidore-de-Clifton et Weedon. Les huit autres municipalités de la MRC connaitront leur maire lors des élections du 2 novembre. Il en va de même pour le poste de préfet. Autrement, 57 postes de conseillers municipaux sur 84 ont été comblés par acclamation, soit 68 %.

Préfecture MRC

Au poste de préfet, Robert G. Roy a laissé savoir qu’il visait un dernier mandat. Jean-François Lapointe, résident d’East Angus, se présente contre lui.

Ascot Corner

Aucune élection à venir du côté d’Ascot Corner. Tout le monde a été élu par acclamation. Notons un retour de la mairesse Nathalie Bresse et de quatre conseillers municipaux : Sylvie Boucher, Stéphane Baillargeon, Lisa Cadorette et Hélène Bédard. Deux nouveaux conseillers font leur entrée, soit Stéphane Rioux et John St-Cyr.

Bury

Bury aura six postes en élections, soit celui de maire et de cinq conseillers. Seul le siège de conseiller # 4 occupé par Russell Perkins est resté identique, lui qui avait fait son entrée au conseil en août 2024 lors d’une élection partielle. Autrement, le maire sortant, Denis Savage, affrontera Yves Payette. Onze candidats ont soumis leur candidature pour les cinq postes de conseillers restants.

Chartierville

Deux sièges sont en élections : celui de maire et de conseiller # 1. Les cinq autres sièges de conseiller ont été comblés par acclamation par trois conseillers actuels (Jean Bellehumeur, Frédéric Landry, Claude Sévigny) et deux nouveaux (Pierre Boucard, Jean-François Lachance). Le maire sortant Denis Dion affrontera Daniel Lauzon. Au siège de conseiller # 1, Lise Bellehumeur, conseillère sortante au poste 6, se frottera à Daniel Bessette Leblanc.

Cookshire-Eaton

Cookshire-Eaton est la seule municipalité du Haut-Saint-François à voir tous ses sièges être en élections. À la mairie, la conseillère Daphné Raymond se présente aux côtés de Marc Turcotte, qui avait présenté sa candidature à la préfecture de la MRC en 2021. Ceux-ci tentent de succéder à Mario Gendron, qui a annoncé son départ. Parmi les conseillers, mentionnons la candidature de Sylvain Vallée dans le district 3, qui a fait parler de lui pour son affiliation au club de motards des Gitans de Sherbrooke, associés aux Hells Angels.

Dudswell

Dudswell aura deux sièges en élections, soit celui de maire et de conseiller # 2. Les cinq autres sièges de conseillers ont été comblés par acclamation par quatre nouveaux venus (Louise St-Cyr, Claude Lortie, Jean-Yves Blaquière, Chantal Fortier) et Matthew Dubé, qui était entré au siège 6 lors de l’élection partielle de septembre 2024. La mairesse sortante, Marianne Paré, affrontera Jean-Pierre Briand.

East Angus

East Angus aura deux sièges en élections, soit celui de maire et de conseillère # 3. À la tête de la Ville, Stephen (Steve) Gauley, maire d’East Angus pendant huit ans, affrontera Guillaume Landry, ancien conseiller au poste 2. Ceux-ci tentent de succéder à Lyne Boulanger, qui a annoncé son départ il y a un an. Trois nouveaux conseillers font leur entrée en poste, soit Sabrina Denault Lapointe, Mathieu Skelling et l’ancien directeur général de la Ville, Normand Graillon. Les conseillers Antoni Dumont et Nicole Bernier seront de retour à leur siège respectif. Deux femmes s’affrontent pour le poste de conseillère # 3, soit Demmi Dolbec et Esthelle Larouche.

Hampden

Le Canton de Hampden n’aura aucune élection le 2 novembre prochain. Bertrand Prévost est de retour au poste de maire. Quatre conseillers poursuivront leur implication, soit Lisa Irving, Monique Scholz, Chantal Langlois et Martin Turcotte. Deux nouvelles conseillères font leur entrée au sein du conseil municipal, soit Danielle Bourque et Mylène Guillette.

La Patrie

La Patrie aura six postes sur sept en élections. La mairie connaitra une lutte à trois, fait unique dans le Haut-Saint-François dans le cadre de ces élections municipales. La mairesse sortante Johanne Delage affrontera l’ancien conseiller Richard Blais de même que Lydia Laquerre. Le poste de conseiller # 1, occupé jusqu’à tout récemment par Richard Blais, a été comblé par acclamation par Luc Bibeau. Autrement, onze candidats se disputent les cinq sièges de conseillers restants.

Lingwick

Caroline Poirier, de la Ferme Croque-Saisons, a été élue par acclamation au poste de mairesse. Elle succède à Marcel Langlois, qui avait pris le relais par intérim lors de l’élection partielle de janvier dernier. Le reste du conseil municipal demeure le même que celui des derniers mois, avec cinq conseillers réélus par acclamation. Le siège de conseiller # 5 est le seul en élection dans le canton, avec Martin Jolicoeur qui présente sa candidature contre Stéphanie Bureau, entrée en poste lors de la partielle de janvier dernier.

Newport

Le maire Robert Asselin a été réélu par acclamation. Trois conseillers qui se sont représentés ont aussi été élus sans opposition, soit Allan Stanley, Anne Marie Yeates-Dubeau et Timothy Morrison. Les trois sièges restants sont tous disputés par de nouveaux candidats.

Saint-Isidore-de-Clifton

Le maire André Perron a été réélu sans opposition. Cinq postes de conseillers demeurent les mêmes, sauf le siège 2 où s’affrontent Gabrielle Letarte-Dupré et Didier Marchione, après le départ d’Yves Bond.

Scotstown

Deux femmes s’affrontent pour le poste de mairesse, soit Sylvie Dubé et Sonia Cloutier. Mme Dubé avait assuré l’intérim de la mairie en 2020-2021, à la suite du décès du maire Iain MacAulay. Mme Cloutier a été élue conseillère # 6 lors d’une élection partielle en mars 2024. Elles tentent de succéder à Marc-Olivier Désilets, qui se retire après un mandat. Cinq sièges de conseillers ont été comblés par acclamation. Le siège 3 verra s’affronter la conseillère sortante Nadine Pesant et Christophe Morassut.

Weedon

Le maire Eugène Gagné a été réélu sans opposition. Quatre conseillers sont de retour dans leurs fonctions, soit Olivier Paiement, Daniel Groleau, Renée Montgrain et Denis Groleau. Les seules élections à Weedon concerneront les sièges de conseillers 1 et 2.

Westbury

La seule élection du Canton de Westbury concerne le poste de maire, pour lequel s’affrontent les conseillers Mario Dolbec et Pierre Reid. Ils souhaitent succéder à Gray Forster qui se retire, après avoir siégé depuis 2009. Les six postes de conseillers ont tous été comblés par acclamation. On y retrouve trois anciens (Mélanie Cyr, Claudia Gilbert, et Rock Lamontagne). Parmi les nouveaux, mentionnons l’arrivée de Cédrick Ménard, qui n’a pas eu accès à de l’eau pendant un an, avant que la situation ne soit résorbée.

Cédrick Ménard-1

Après un an sans eau, la famille Ménard sera finalement raccordée

Cédrick Ménard pose devant son système de réservoirs d’eau à pompe externe lui ayant permis de s’approvisionner en eau depuis plus d’un an. Photo : Jean-Marc Brais

La Ville d’East Angus a autorisé le branchement d’une résidence du Canton de Westbury à son réseau d’aqueduc. Cela signifie un retour à la normale pour la famille de Cédrick Ménard, qui n’a pas accès à l’eau depuis l’été 2024. Parallèlement, la Ville d’East Angus a fait part de son intention d’annexer les rues Angus Nord, Martineau et de la Tuilerie, qui font présentement partie du territoire de Westbury et sur lesquelles East Angus fournit l’eau à certaines résidences. 

Historique 

C’est en 2022 que Cédrick Ménard s’est construit une maison sur la rue Angus Nord, dans le Canton de Westbury. À ce moment, il fait creuser un puits profond de 457 pieds qui le fournira en eau pendant deux ans. Puis, « du jour au lendemain, on est revenu des commissions. Mon gars embarque dans la douche : une minute de douche, puis plus rien », se remémore Cédrick Ménard. 

C’est à ce moment que débute son parcours du combattant. Nous sommes à l’été 2024 et la maisonnée de la rue Angus Nord s’approvisionne chez un voisin via un boyau d’arrosage pour ce qu’elle croit être une situation temporaire. Le forage d’un second puits de 500 pieds ne permet pas d’atteindre une veine d’eau suffisante. Les premiers gels arrivent à l’automne 2024 et la solution temporaire du boyau d’arrosage atteint ses limites.  

Cédrick Ménard se procure des réservoirs GRV à bétail qu’il remplit à l’immeuble qu’il possède à East Angus. Pendant ce temps, il entame des démarches auprès du Canton de Westbury et de la Ville d’East Angus, qui a une conduite d’eau qui passe de l’autre côté de la rue, la station de traitement étant située à 100 mètres de là. Aucun des deux ne peut l’aider. 

En mai dernier, la Ville d’East Angus avait même adopté une résolution qui confirmait « qu’elle n’autorisera plus le branchement d’immeubles situés hors de son territoire », chose qu’elle a faite par le passé.  

Eau stagnantes et rebrassage 

La famille Ménard se débrouille donc pendant des mois à l’aide d’un système élaboré de six réservoirs, quatre demeurant dans le garage et deux autres servant au transport et au remplissage. « C’est tout branché en série avec la pompe externe, ce qui fait qu’on peut avoir de la pression puis prendre des douches », explique Cédrick Ménard. Pour la nourriture et l’hydratation, il préfère ne pas prendre de chance et acheter de l’eau embouteillée. Son système de réservoirs confère une autonomie de 5 à 6 jours à la famille de quatre. 

Après un an, son dossier débloque, chose qu’il attribue aux changements d’administration qu’ont connu East Angus et Westbury. Marie-Pier Dupuis est la nouvelle directrice générale d’East Angus depuis le 22 avril. À Westbury, Annik Desrosiers l’est depuis le retour des vacances estivales. Peu importe la raison exacte, son calvaire tire à sa fin. « Le plus gros, c’est que je le sais que je vais l’avoir. La résolution a été faite. Ça, c’est déjà très bon. Mais quand, comment et tout ça, j’ai pas vraiment plus de détails encore », partage Cédrick Ménard. 

« Depuis qu’on n’a plus d’eau, il y a pas personne qui a pris de bain chez nous. C’est des douches rapides. Quand on aura l’eau, je peux te dire qu’on bon bain aux chandelles avec ma blonde, c’est sûr qu’il va y en avoir un! » 

Photo : Jean-Marc Brais

Hampden inaugure un parc et une caserne pour ses 150 ans

De gauche à droite : quatre pompiers volontaires de la Régie incendie des sommets; Martin Turcotte, maire suppléant et délégué aux incendies; ainsi que Bertrand Prévost, maire de Hampden. Photo : Carole Dessureault

Le samedi 6 septembre dernier, une Fête des loisirs était organisée pour souligner le 150e anniversaire de Hampden. C’est la collaboration entre le canton et Loisirs Hampden-Scotstown qui a rendu possible la tenue de cet évènement. Les célébrations avaient pour but d’inaugurer le nouveau parc municipal et la nouvelle caserne incendie.

Comme Hampden est devenue une municipalité en 1874, on peut dire qu’elle célèbre plutôt en 2025 son 151e anniversaire. La municipalité a préféré retarder d’un an les célébrations de ses 150 ans afin que la construction de la nouvelle caserne incendie et l’aménagement du parc municipal soient terminés.

Le tout nouveau parc municipal de Hampden, situé tout près de la nouvelle caserne incendie et du pavillon Emmanuel Prévost. Photo : Carole Dessureault

En ce qui concerne le financement des deux projets, « il a fallu faire jouer tout un éventail de subventions dédiées au développement de la collectivité », de dire le maire de Hampden, Bertrand Provost, dans son allocution.

Bertrand Prévost, maire du Canton de Hampden. Photo : Carole Dessureault

« On n’a pas taxé nos citoyens », d’expliquer Manon Roy, qui travaille à Hampden depuis 10 ans en tant que directrice générale et greffière-trésorière. Sa principale tâche est de trouver des subventions pour financer les projets à Hampden. « Toute l’équipe a formé un comité spécialement pour les 150 ans. »

Bertrand Prévost connait bien sa municipalité et sa population. « On a un territoire qui couvre 111 km2. […] On a 204 citoyens pour être plus précis. C’est un milieu exclusivement rural. […] Pour une petite municipalité, on a notre propre voirie et notre propre service incendie. C’est plutôt rare », dit-il fièrement.

Selon M. Prévost, la collaboration avec d’autres municipalités, comme La Patrie et Scotstown, est essentielle à la survie des petites municipalités comme la sienne : « Maintenant, si on veut s’en sortir, il faut s’unir et collaborer. »  

Parmi les nombreuses activités au programme, il y avait un kiosque de costumes d’antan. Robert G. Roy, le préfet de la MRC du Haut-Saint-François s’y trouvait. « Ils y vont étape par étape, selon leurs moyens. […] C’est vraiment beau », a-t-il dit, impressionné par le nouveau parc municipal, mais aussi par la vue qu’on y a sur les montagnes.

De gauche à droite : Jacqueline Kavunzu, coordonnatrice d’Ose le Haut; Johanne Delage, mairesse de La Patrie; et Robert G. Roy, préfet MRC HSF. Photo : Carole Dessureault

Robert Roy vise un dernier mandat comme préfet

Robert Roy lors de l’inauguration de la piste de vélo de montagne Zone Nature à Dudswell le 11 juin dernier. Photo : Jean-Marc Brais

Robert Roy souhaite se faire réélire à la préfecture de la MRC du Haut-Saint-François. Celui qui occupe ce poste depuis 2017, après avoir été maire et conseiller à East Angus depuis 2001, affirme carburer aux projets et souhaiter compléter les dossiers qui sont ouverts. 

«Il y a toujours une discussion au sommet avec mon épouse. Elle m’a dit “Si tu y vas et que tu passes, c’est le dernier mandat.”» Robert Roy est plus motivé que jamais à poursuivre le travail entamé. «Ce sont les citoyens qui vont décider, mais j’ai encore la flamme.»

«Depuis 2021, c’est plus de 60 projets qu’on a travaillés dans le Haut-Saint-François qui ont généré des investissements de plus de 20 millions. C’est près de 360 emplois sauvegardés et créés, 400 dossiers d’aide technique pour les gens en entreprise et en démarrage… C’est ça qui me fait carburer!»

Développement

Robert Roy croit que le paysage économique est en train de changer dans sa MRC. «Avec ce qu’on sait qui s’en vient, on constate que le Haut-Saint-François a vécu un tournant. Il y a beaucoup d’entreprises qui flairent la région et c’est formidable.»

«Même si on a un gros secteur forestier, on va être capables de diversifier nos activités. Avec le Centre local de développement, ça fonctionne vraiment bien.» Parmi les bons coups de cette organisation, il souligne le programme Ambassadeur RH, qui met à la disposition des municipalités et des petites entreprises des spécialistes en ressources humaines. 

Photo : Frédéric Côté/La Tribune

Robert Roy croit que sa MRC a tout le potentiel pour poursuivre le développement. «Depuis 2028, on a 6,3 % d’augmentation de population. On est à 23 946 personnes. En 2018, on était autour de 22 500. J’aimerais bien atteindre le 25 000 et je sais qu’on est capables, même s’il y a de gros défis.»

«Je veux continuer de vendre ma MRC. Le nom du Haut-Saint-François tourne ailleurs. On s’est relevés dans le passé quand il y a eu la crise du bois sans aide gouvernementale. On peut dire qu’on peut être fiers de nous. Je veux travailler sur l’attractivité, la rétention, que les gens soient bien ici. Et l’augmentation de population, ça veut tout dire. Je veux continuer ça avec l’équipe. Et je mentionne l’équipe, parce que c’est vraiment en équipe que c’est possible.»

Défis

Le préfet reconnaît que les défis sont nombreux, et c’est précisément ce qui le motive à poursuivre. «On a le sujet du logement social et abordable. On travaille encore là-dessus, il y a un projet de 45 logements qui est toujours en cours.»

Cette année, le transport en commun a connu des difficultés dans la MRC. Robert Roy affirme: «Le transport adapté, je veux le remettre sur la track. Je ne veux pas partir avec un dossier qui ne va pas bien.»

Robert Roy croit également qu’il faut trouver d’autres sources de revenus pour les municipalités. Il cite en exemple une redevance qu’il a négociée auprès du gouvernement.

«Avec la FQM, on avait demandé qu’un pourcentage de la TVQ soit transféré aux petites municipalités selon trois critères. On a demandé que ce soit pondéré en fonction de la population, de l’éloignement des grands centres et de l’indice de dévitalisation.»

Désormais, il souhaite trouver de nouvelles opportunités. «Au-delà des éoliennes, il y a peut-être autre chose, et avant d’aller là, on va faire des consultations.»

Selon lui, la possibilité de construire en terrain agricole devra être négociée. «Dans notre milieu, on a des articles 59, qui donnent le droit de construire en milieu agricole. Il y a les îlots déstructurés et des articles 59 grande superficie. Pour ceux-là, il faut un minimum de 10 hectares pour pouvoir construire. Ça, c’est triste, parce que si le terrain fait 9,5 hectares, tu ne peux rien faire, même si le terrain est sur le roc, pas cultivable. Et là tu prives les villes de revenus de taxes. Je m’apprête à passer une résolution pour demander à la Commission de protection du territoire agricole et au gouvernement de nous laisser le droit de bâtir sur ces terrains-là.»

En milieu urbain, il s’engage à négocier pour les municipalités. «Le gouvernement veut qu’on densifie. C’est bien beau, mais il faut qu’il suive. Par exemple, à Ascot Corner, ils sont accotés à cause de la capacité de traitement des eaux. Ça va freiner le développement. J’ai commencé à en parler avec la Fédération québécoise des municipalités.»

Entre le schéma d’aménagement à faire, la couverture du service incendie et les changements climatiques, Robert Roy sait qu’il aura du pain sur la planche.

«La carte des zones inondables va sortir en 2026. Après les inondations de 2017, ils ont peinturé plus large. J’appréhende un peu, parce que ça peut avoir un impact à certains endroits sur la valeur des maisons et les assurances.»

«Mon seul engagement électoral, c’est d’être là à 100 %. Je ne ferai pas de promesses, je n’ai pas tout le contrôle. Je veux représenter les villes pour aller chercher le maximum.»

Cookshire-Eaton : Mario Gendron cèdera sa place à la mairie

Photo : Ariane Aubert Bonn/La Tribune

Le maire de Cookshire-Eaton, Mario Gendron, ne fera pas partie de la course aux élections de novembre. Ce dernier termine son mandat avec un mélange de fierté et de frustrations par rapport à son passage en politique municipale. 

Au moment de se faire élire en 2021, Mario Gendron voyait grand pour sa municipalité. Et son bilan, bien garni, en témoigne. 

Parmi les réalisations dont il est le plus fier, Mario Gendron compte la réorganisation de la structure organisationnelle et administrative de sa municipalité et l’implantation d’un bureau de projet. «Il nous arrivait de rencontrer des entrepreneurs dans une boîte de pick-up. Maintenant on a un espace dédié où il est possible de faire des présentations.»

Mario Gendron est également satisfait d’avoir mis sur pied un fonds de développement alimenté par la vente de terrains municipaux. «Ce sont des revenus de plus pour nous. On a amassé près d’un million de dollars», dit-il. 

Pendant son unique mandat, il souligne également la mise aux normes du centre communautaire et la construction d’une nouvelle caserne à Sawyerville ainsi que la réfection du barrage dans cet arrondissement. 

Mario Gendron signe entre autres la présence de patinoires en béton dans chaque arrondissement, une amélioration de la fiabilité du réseau d’Hydro-Québec, l’amélioration du réseau d’aqueduc à Cookshire et la conversion de l’éclairage de rue vers Dell sur tout le territoire de sa municipalité. 

Le maire est fier d’avoir fait l’acquisition d’une église à Johnville pour accueillir un CPE temporaire ainsi qu’une aire de repos. Le bâtiment deviendra un centre culturel et logera la bibliothèque après le départ de l’institution préscolaire. 

Un CPE en construction n’aura pas accès au service d’aqueduc à cause de délais gouvernementaux, déplore le maire. Même problème concernant un projet de 90 logements, juste à côté, qui est arrêté faute d’alimentation en eau.

Difficultés

Or, l’élu quitte avec l’impression qu’il est de plus en plus difficile pour les municipalités de tirer leur épingle du jeu, quand il s’agit d’obtenir de l’aide de Québec et Ottawa. «Ma plus grande déception, c’est le gouvernement.» L’élu reproche à son palier supérieur la lourdeur administrative associée à tous les projets soumis, ainsi que de nombreuses incohérences entre l’aide obtenue et les objectifs de développement. «On nous demande de faire des logements abordables, mais le gouvernement ne soutient pas la cadence pour le développement des infrastructures. […] On a un projet qui traîne depuis trois ans à cause du processus d’autorisation gouvernemental, pourtant notre municipalité offre des terrains gratuits avec les services.»

«Dans le secteur de Johnville, on a fait un partenariat avec les universités de Sherbrooke et Bishop’s afin de réhabiliter une prise d’eau au parc écoforestier pouvant alimenter le secteur.» Le maire reproche au gouvernement d’avoir forcé un retour du projet sur la table à dessin ayant allongé le processus, tout juste avant l’arrêt du programme PRIMEAU, destiné à financer des infrastructures municipales d’approvisionnement en eau. «On a un CPE qui va ouvrir dans deux mois et il n’y a pas d’eau pour l’alimenter. On a un projet de 90 logements dans le secteur Johnville qui est arrêté parce qu’il n’y a pas les infrastructures nécessaires.»

Photo : Ariane Aubert Bonn/La Tribune

Mario Gendron croit que la pandémie, la crise du logement, l’inflation, les changements climatiques et la pénurie de main-d’œuvre ont fait changer radicalement la charge des élus. 

Ce dernier point a également affecté Cookshire-Eaton au cours des derniers mois, avec le départ du directeur général, du directeur des travaux publics, un congé à la trésorerie et de nombreux mouvements de personnel au sein des cols-bleus. «C’est difficile de recruter. Pour la direction générale, on va devoir refaire un affichage après les élections, parce qu’on n’a pas trouvé.»

Le maire croit aussi que les élus devraient bénéficier de davantage de formations à leur entrée en fonction, vu la nature de plus en plus complexe de leurs responsabilités.

La suite

Mario Gendron souhaite prendre sa retraite avec son épouse. Mais quitter la politique ne signifie pas s’éloigner de sa communauté. Il compte s’impliquer comme bénévole pour la transformation de l’église en centre culturel et bibliothèque à Johnville, son secteur de résidence.

Il souhaite voir ses successeurs convaincre le gouvernement de diminuer la lourdeur administrative au sein des ministères et soutenir davantage financièrement les villes et municipalités. Il espère également la poursuite du travail accompli tout en établissant de meilleurs canaux de communication avec la population. 

Il qualifie son expérience de maire d’«enrichissante et inoubliable» et souhaite que les citoyens s’intéressent aux élections municipales pour que leurs idées fassent partie intégrante du développement. 

Photo : Ariane Aubert Bonn/La Tribune

Place à la critique saine dans le nouveau paysage qui se dessine

Un nouveau paysage municipal se dessinera dans le Haut-Saint-François cet automne. La date limite pour faire partie du plan est le 3 octobre prochain. Ensuite, une participation de tous et de toutes est très souhaitée. 

Tous les commentaires que j’ai entendus dans les derniers mois au sujet des élections municipales de novembre se rapportent à ce souhait qu’il y ait une bonne participation municipale, qu’il y ait plusieurs candidates et candidats qui se présentent pour les postes de conseiller municipal ou de maire ou mairesse.  

Le pire qu’on peut avoir, c’est un seul candidat qui se présente, et qu’il ou elle démontre ensuite son grand manque de bon sens. Sans course électorale dans ce cas, on ne verra pas la vraie personne et ses idées jusqu’à temps qu’elle ou il soit en poste et que les crises commencent à émerger. 

Nous le savons. Nous l’avons vécu dans le Haut-Saint-François dans les dernières années. 

Aussi, dans ce sens, laissons-nous la place à la critique et à l’opposition.  

Une vie sociale et politique saine passe par une diversité de voix et une ouverture à des points de vue différents et même opposés.  

On ne veut pas être dirigé par une petite clique d’amis. Ni personne qui manque sérieusement de savoir-faire. 

Tout comme plus de sièges sur un conseil d’administration est meilleur que moins, ce qui était le message de ma dernière lettre dans cet espace, les questionnements, critiques et voix opposés sont aussi importants pour une direction et une gestion saines de tout organisme, que ce soit communautaire, municipal, ou autre.  

On aura pensé que, avec tout le dialogue public difficile d’aujourd’hui — les attaques sur les médias sociaux, dans les bureaux municipaux, aux séances publiques de conseil municipal, même aux abords de quelques maisons —, il faille freiner plutôt qu’encourager la critique et l’opposition. Mais les insultes et les abus sont autre chose. Ils n’ont pas leur place dans le dialogue public. Tout comme ils n’ont pas leur place dans les relations humaines de tous genres. 

Je parle plutôt des questions difficiles, mais respectueuses, posées aux représentants et dirigeants : Pourquoi mes taxes municipales ont-elles augmentées? Pourquoi est-ce qu’on dépense plus ici ou là? Pourquoi la municipalité ne protège pas mieux les citoyens dans une telle situation? Pourquoi est-ce qu’il n’y a pas de développement commercial ici ou de loisirs? Pourquoi est-ce qu’on n’a pas été consulté avant telle décision? Pourquoi la municipalité ne nous communique pas plus ou mieux? 

Il est non seulement du rôle et de la responsabilité des citoyens et des conseillers municipaux de poser de telles questions et de s’opposer, s’il le faut, mais c’est aussi le rôle et la responsabilité des élus d’avoir une écoute et une ouverture à ces questionnements et différences d’opinion. 

Votre journaliste et votre journal local jouent aussi ces deux rôles, d’écoute et de critique. Lisons nos pages et notre site Internet (journalhsf.com) dans les semaines à venir pour être bien informés de ce nouveau paysage municipal qui se dessine autour de nous maintenant. 

Il quitte après un commentaire sur l’incendie à la Meunerie

Le conseiller # 3 de Cookshire-Eaton, Roger Thibault, a annoncé le 10 août qu’il ne se représentera pas aux élections du 2 novembre, après 12 ans en politique municipale. Ce retrait est survenu quelques jours après que M. Thibault ait émis des commentaires sur place alors que la Meunerie Sawyerville était la proie des flammes et que des citoyens témoins aient demandé sa démission lors de la séance du conseil municipal du 4 août.

C’est Karelle Bolduc qui a pris la parole devant le conseil municipal de Cookshire-Eaton au nom du groupe de citoyens. Elle est la fille d’Yves Bolduc, propriétaire de la Meunerie Sawyerville. Selon son récit, Roger Thibault « s’est publiquement réjoui de l’incendie » de la meunerie le 30 juillet dernier. Avant cet épisode, le conseiller se serait acharné sur l’entreprise « depuis plusieurs années » et « de manière constante », selon Mme Bolduc. C’est pour ces raisons que « le 4 août, j’ai pris parole pour dénoncer une situation inacceptable de la part de cet élu municipal. »

Dans son annonce de départ publiée sur Facebook, Roger Thibault indique que « si mes propos ont offensé certaines personnes, je m’en excuse. Cependant, je continue de croire que la Meunerie devrait être relocaliser [sic] si elle doit être rebâtie puisqu’elle n’a pas sa place en ville, un secteur de plus en plus familial. » M. Thibault termine en disant que « vu le climat toxique qui se trame au sein de l’Hôtel de Ville […] c’est un poids de plus dans la balance ». À la suite de son annonce, Roger Thibault est parti trois semaines en vacances. Il ne nous a pas été possible de le joindre.

Bilan des députés Jacques et Dandurand

De gauche à droite : François Jacques, député de Mégantic; Mark Carney, premier ministre du Canada; et Marianne Dandurand, députée de Compton–Stanstead. Crédit : Martin Houde et Équipe Marianne Dandurand

Les deux députés provincial et fédéral du Haut-Saint-François ont profité de la fin de leur session parlementaire respective pour dresser leur bilan des derniers mois.  

François Jacques, député provincial de Mégantic 

François Jacques se dit « très fier des investissements, des projets et des résultats que nous pouvons observer sur le terrain ».  

Le volet Commerces de proximité du Fonds régions et ruralité a permis d’octroyer un peu plus de 665 000 $ à cinq commerces de la circonscription. Une somme de 150 000 $ a été allouée à la Coop de solidarité de Saint-Isidore-de-Clifton pour l’installation de nouveaux réservoirs d’essence, inaugurés le 20 mai dernier. À Weedon, 150 000 $ seront investis pour la consolidation du Centre de rénovation BMR, de la station-service et du dépanneur Sonic en un même endroit sur la route 112. 

En éducation, l’agrandissement de l’École du Parchemin côté Collège, à East Angus, a bénéficié d’une contribution d’un peu plus de 8 M $. Sa réalisation vient répondre à une croissance importante de la population dans ce secteur.  

« Le sentiment de pouvoir faire une différence dans la communauté me motive à être votre député depuis plus de six ans. Encore une fois, nous pouvons être fiers des nombreuses réalisations aux quatre coins de la circonscription. » 

Marianne Dandurand, députée fédérale de Compton–Stanstead  

Il s’agit du premier bilan de session de Marianne Dandurand à la suite de son élection le 28 avril dernier. Dès son arrivée à la Chambre des communes, elle a été nommée membre du Comité permanent de l’agriculture et de l’agroalimentaire. Elle a également été choisie par ses pairs pour présider le Caucus rural du Parti libéral du Canada, où elle sera la porte-parole des régions au cœur des décisions gouvernementales. 

« Je veux être une voix forte pour Compton–Stanstead à Ottawa. Même si mon arrivée à la Chambre des communes est récente en tant que députée, j’ai déjà commencé à faire avancer les priorités de la région, et je suis heureuse de revenir passer l’été à la maison pour aller encore plus loin. » 

Trois DG municipaux quittent leurs fonctions

De gauche à droite : Martin Tremblay, ex-DG de Cookshire-Eaton; Antoine Prévost, DG de La Patrie; et Jean-Charles Bellemare, DG par intérim du Canton de Westbury. Crédits photo : Jean-Marc Brais

Trois directeurs généraux de municipalités du Haut-Saint-François ont récemment quitté leur poste ou sont sur le point de le faire. Cette nouvelle vague de départs s’ajoutent aux cinq autres qu’a connu la région ces derniers mois à East Angus, Lingwick, Dudswell, Newport, ainsi qu’à même la MRC. On peut ainsi dire que la moitié des municipalités du Haut ont changé de direction générale depuis 2024. 

Martin Tremblay – Cookshire-Eaton 

Martin Tremblay était en voie de compléter sa quinzième année en tant que directeur général de la Ville de Cookshire-Eaton. Il a débuté le 26 mai un nouvel emploi en tant que directeur général de la MRC du Val-Saint-François, à Richmond. C’est un retour aux sources puisqu’il avait débuté son expérience dans le monde municipal en tant que directeur des travaux publics de la Ville de Windsor en 2005. 

Au niveau d’une MRC, « c’est des dossiers différents. C’était le bon moment pour faire le switch », estime M. Tremblay. Que ce soit au niveau régional ou municipal, « la tâche est toujours plus ardue. Il y a toujours des exigences qui se rajoutent » de la part du gouvernement.  

Martin Tremblay dit quitter une équipe de « gens qualifiés et compétents », autant du côté de l’administration que des opérations sur le terrain. « Je suis content parce qu’il y a très peu de taux de roulement, malgré la pénurie de main-d’œuvre. […] On peut se diviser la tâche entre les différentes spécialités. Mais il y a de plus petites villes où c’est un DG avec une adjointe. Quand ça s’alourdit, le défi est encore plus colossal. » 

Antoine Prévost – La Patrie 

Antoine Prévost admet que « le contexte municipal, c’est un contexte qui n’est pas facile ». Celui-ci avait l’enjeu supplémentaire d’être directeur général dans sa ville de résidence. « Des DG qui durent dans le temps, en grande majorité, c’est pas des DG qui habitent la municipalité. » 

M. Prévost quittera ses fonctions le 6 juin. Il avait débuté dans les bureaux de La Patrie en octobre 2023, après avoir perdu son emploi de gestionnaire de maintenance lors de la fermeture de l’usine Masonite de Lac-Mégantic. Il songeait alors à se lancer à son compte, mais avait vite été approché par la municipalité.  

« J’ai pas un autre emploi de trouvé. Je retournerais à mes occupations précédentes, mais à titre de travailleur autonome. […] C’est des options que je suis en train de regarder présentement. Je suis en réflexion là-dessus. » 

Il indique ne pas avoir de raison précise quant à sa démission. « C’est un amalgame de plein de choses. Mais surtout, je dirais que c’est l’envie d’essayer de quoi de nouveau. […] Est-ce que je pars en mauvais termes? Non, vraiment pas. Mais des fois, tu te rends compte que ton bonheur est ailleurs. » 

Jean-Charles Bellemare – Westbury

Jean-Charles Bellemare a été embauché en tant que directeur général et greffier-trésorier par intérim du Canton de Westbury en janvier 2024. Il succédait alors à Nathalie Audet, qui avait quitté après un automne 2023 houleux dans le canton.  

Le contrat à durée déterminée de M. Bellemare vient à échéance le 25 juin. Le bureau municipal a annoncé qu’il sera fermé lors de la semaine du 23 au 27 juin.  

Pendant son passage de 18 mois, M. Bellemare a « noté des lacunes en greffe, notamment l’absence de classement de fichiers et la non-conformité de certains règlements. […] Il y a plusieurs changements réglementaires qui auraient dû être faits qu’on va devoir entreprendre au courant de l’été pour pouvoir partir sur de bonnes bases. » 

Pour ce faire, une banque de 200 heures à un tarif de 20 000 $ a été adopté par le conseil municipal en avril dernier auprès de M. Bellemare et de sa firme en redressement et restructuration.  

Nouvelle élection fédérale, nouvelle députée libérale

Marianne Dandurand a été élue députée de Compton-Stanstead le 28 avril, reprenant le flambeau de son ancienne patronne au sein du Parti libéral, Marie-Claude Bibeau, qui était en place depuis 2015. La mairesse d’Ascot Corner, Nathalie Bresse, qui a fait campagne pour le Bloc québécois, a terminé en seconde position pour la deuxième élection d’affilée.

« Starting tomorrow, I’ll be your voice in Ottawa », a scandé la nouvelle députée à la trentaine de supporteurs réunie au Golden Lion Pub de Lennoxville. Celle-ci a pris la parole vers 22 h 15, bien que des médias, tels que TVA, ait annoncé sa victoire quelques minutes seulement après la fermeture des bureaux de vote à 21 h 30.

Mme Dandurand ne s’attendait pas à une victoire aussi rapide. « C’est une belle reconnaissance de la part des gens. Je suis très reconnaissante. » Elle a devancé son adversaire bloquiste avec plus de 12 000 votes.

Cette dernière vivait sa soirée électorale dans une autre brasserie à quelques kilomètres de là, le Siboire Dépôt, en compagnie de son collègue Pierre-Étienne Rouillard, candidat pour la circonscription de Sherbrooke. L’ambiance était plus calme dans la salle regroupant une cinquantaine de personnes.

La candidate du Bloc québécois, Nathalie Bresse, suivait la soirée électorale du 28 avril en compagnie de proches, dont ses deux filles, et de membres de son équipe de campagne.

« Ç’a été une campagne complètement différente de 2021. Les deux premières semaines, tu nageais dans la mer avec la vague de face de Trump. […] Tout ça fait que c’était quand même pas facile », admet la mairesse d’Ascot Corner.

Pour ajouter à la difficulté, Mme Bresse dit avoir senti une incompréhension du rôle du Bloc québécois à Ottawa, destiné à rester dans l’opposition. « Ça va être de faire de l’éducation auprès des gens. Que les gens comprennent c’est quoi le Parlement. […] Ils ont l’impression parfois que le parti qui est au pouvoir, c’est lui qui décide le plus. Mais non, ça se décide en Chambre en comités. »

Au Québec, le Bloc a perdu une dizaine de députés, alors qu’à l’échelle du pays, le Parti conservateur en a gagné 25 depuis la dernière élection de 2021. Le parti mené par Pierre Poilievre a gardé son emprise sur les circonscriptions voisines de Mégantic–L’Érable–Lotbinière et de Richmond–Arthabaska. La vague bleue n’a toutefois pas atteint Compton–Stanstead avec le candidat Jacques Painchaud qui termine en troisième position avec 21 % des votes.

De manière combinée, le NPD, le Parti vert et le Parti populaire ont récolté moins de 7 % des suffrages de la circonscription.

David Fournier, nouveau gestionnaire à la polyvalente de Coaticook

Crédit : Canton de Lingwick – Manon Rousso

En poste depuis le 10 mars dernier à la direction générale du Canton de Lingwick, David Fournier quittera ses fonctions le 9 mai. Il deviendra gestionnaire administratif à la polyvalente La Frontalière de Coaticook à partir du 12 mai. 

M. Fournier avait antérieurement entamé des démarches de processus d’embauche auprès du Centre de services scolaire des Hauts-Cantons avant que celles-ci n’aboutissent. « J’apprécie beaucoup le travail que j’ai ici à Lingwick, mais, des fois, il y a des opportunités à côté desquelles on peut pas passer », explique-t-il.  

Celui-ci avoue que « c’est pas une décision facile. Je sais qu’ils ont besoin d’un petit coup de pouce. » Le canton avait effectivement connu des mois mouvementés avec le départ de l’ancien maire Robert Gladu et de trois conseillers en novembre dernier. S’en était suivi une administration provisoire par la Commission municipale du Québec. Depuis, David Fournier considère que « l’ambiance est super bonne avec les citoyens ». Les changements des derniers mois ont amené « une autre dynamique ».  

C’est aussi ce que se souhaite M. Fournier dans sa vie professionnelle. « Ça va faire du bien de changer de décor un peu. […] Il y a de beaux défis qui vont être différents dans le monde scolaire. » 

Comme le Canton de Lingwick, M. Fournier a vécu une année éprouvante, qui a culminé avec son licenciement d’East Angus le 20 janvier dernier. « J’ai fait mon travail. Est-ce que j’ai fait des erreurs? Oui possiblement, comme n’importe qui peut en faire. Est-ce que ç’a été trop loin? Moi, je pense que j’ai pu su quand m’en aller. […] Peut-être que [j’aurais dû] m’en aller après 6-7 ans. Peut-être que j’aurais dû dire : ‘Regarde, j’ai fait ce que j’avais à faire. Je vais passer à autre chose.’ » 

« J’ai quand même eu trois articles me concernant sur le site de la Fédération indépendante des syndicats autonomes. C’est assez clair que le syndicat voulait ma peau. […] Les gens savent pas tout l’impact que ç’a eu. Quand tu arrives en entrevue, il faut que tu pédales. Tu te dis : ‘C’est-tu mon procès aujourd’hui ou c’est une entrevue?’ » 

N’empêche que les 14 années d’expérience de David Fournier en tant que directeur des loisirs et directeur général de la Ville de East Angus valent leur pesant d’or dans le monde municipal. Le maire du Canton de Lingwick, Marcel Langlois, n’a que de bons mots à son égard. « L’arrivée de M. Fournier nous a permis de stabiliser les choses et de remettre la partie administrative sur les rails. […] On est bien triste parce que ça allait tellement bien entre nous et en termes de fonctionnement. M. Fournier est un as au travail. Il est d’une délicatesse incroyable. » 

Le nouveau gestionnaire de la Frontalière se dit confiant de réussir à s’intégrer dans ses nouvelles fonctions « aussi bien que j’ai pu le faire en 2011 quand je suis arrivé à East Angus. » 

Retour sur le débat électoral fédéral

De gauche à droite : Jacques Painchaud, Marianne Dandurand, Sébastien Tremblay, Paul Lehmann et Nathalie Bresse.

Les électeurs et électrices du Haut-Saint-François ont pu rencontrer cinq candidats aux élections fédérales lors du débat organisé par la Chambre de commerce et la CDC du Haut-Saint-François, le 15 avril dernier. Seule la candidate du NPD, Valérie Laliberté, manquait à l’appel lors de la rencontre. 

La directrice générale de la Chambre de commerce, Alexandra Jacquet, a indiqué avoir contacté le NPD à deux reprises afin qu’il relaie l’invitation au débat à sa candidate dans Compton–Stanstead. Autrement, les cinq autres partis fédéraux furent représentés à la salle des Chevaliers de Colomb d’East Angus : Nathalie Bresse pour le Bloc Québécois, Marianne Dandurand pour le Parti libéral, Paul Lehmann pour le Parti populaire, Jacques Painchaud pour le Parti conservateur et Sébastien Tremblay pour le Parti vert. 

Le débat du Haut-Saint-François faisait suite à un premier débat tenu le 7 avril à Coaticook, lors duquel il manquait Mme Laliberté du NPD et Paul Lehmann du PPC. Dans les deux cas, on ne rapporte aucun débordement. Les candidats ont, plus souvent qu’autrement, profité de leur période de questions pour détailler encore plus leur programme de parti plutôt que de confronter leurs opposants. 

Favorite dans les sondages et candidate pour le parti au pouvoir, Marianne Dandurand a été la cible des quelques critiques de la soirée. Nathalie Bresse du Bloc l’a talonnée sur plusieurs sujets, notamment les PFAS (polluants éternels), la gestion de l’offre et la taxe carbone. 

Une cinquantaine de personnes ont assisté au débat tenu à la salle des Chevaliers de Colomb d’East Angus.

Enjeux nationaux et locaux 

Outre l’environnement, les sujets de l’immigration, des relations avec les États-Unis et du cout de la vie ont été abordés. Seule la question de la crise du logement et du logement social a donné lieu à des réponses locales. 

Marianne Dandurand du Parti libéral a mentionné qu’« on a déjà des projets qui sortent de terre dans le coin, par exemple la Coopérative du Ruisseau à Weedon. Quand je me promène sur le terrain, j’entends parler de beaucoup de projets qui vont bientôt voir le jour dans le Haut-Saint-François. »  

Face aux promesses d’investissement en logement des libéraux, Nathalie Bresse du Bloc a rappelé de ne pas oublier les infrastructures. « Les infrastructures des systèmes d’eau et d’égout ne fournissent pas, autant pour les municipalités du Haut-Saint-François que dans Sherbrooke. […] On a des terrains, on veut que les gens viennent construire chez nous. Mais le problème, c’est que les réseaux d’aqueduc et d’égout, ils ne sont plus capables », déplore l’actuelle mairesse d’Ascot Corner. 

Les candidats au poste de député de Compton–Stanstead ont échangé cordialement après la fin du débat.

Jacques Painchaud du Parti conservateur et Sébastien Tremblay du Parti vert ont fait bonne figure à plus d’une reprise en détaillant leur programme de parti et en partageant leurs convictions. Leur carrière respective a teinté leur façon de voir le monde; le premier ayant été policier pendant 35 ans, le second étant enseignant à l’école secondaire de la Ruche à Magog. 

Au Québec depuis 30 ans, Paul Lehmann du PPC était limité dans ses réponses en français, sa langue secondaire. Il a cité à deux reprises I have a dream de Martin Luther King et a référé au site Internet du PPC pour les détails de programme. Il a opté pour l’anglais, sa langue maternelle, lors des dernières questions de la soirée. 

Il est possible de revisionner le débat du 15 avril sur la page Facebook de la CDC du Haut-Saint-François :

Les Élu.e.s en action pour faire accéder les femmes à la politique

Debout de gauche à droite : Suzanne Jutras (Lingwick), Méliane Lefebvre (MRC), Elizabeth Bernatchez (Lingwick), Catherine Bouffard (Lingwick), Johanne Delage (La Patrie), Esthelle Larouche (PEPINES), Stéphanie Bureau (Lingwick), Monique Scholz (Hampden), Renée Montgrain (Weedon) et Hélène Côté (La Patrie). À l’avant : Lysandre Bonin et Jacinthe Laforte, co-animatrice. Crédit : PEPINES 

« La table ronde du projet Les Élu.e.s en action de la MRC du Haut-Saint-François a eu lieu le 3 avril dernier, à la salle du conseil de la MRC à Cookshire-Eaton », de dire Lysandre Bonin. Madame Bonin est chargée de projet pour l’organisme Promotion des Estriennes pour initier une nouvelle équité sociale (PEPINES). Elle s’occupe du projet Les Élu.e.s en action. 

« Pour s’assurer d’aller à la rencontre des mairesses et des conseillères municipales de chaque MRC de l’Estrie, on a organisé une table ronde par MRC. Une dizaine de femmes ont participé à celle du HSF. Mais quand on a constaté que des femmes qui travaillaient au municipal étaient intéressées éventuellement à présenter leurs candidatures comme mairesse ou conseillère, on les a invitées à participer à la rencontre. » 

C’est le cas de Méliane Lefebvre, qui est agente administrative à la MRC du HSF. En tant que résidente de la MRC du Granit, elle songe à présenter sa candidature auprès de sa municipalité aux prochaines élections à l’automne. « Le premier objectif du projet Les Élu.e.s en action est d’améliorer les conditions et le climat de travail dans les municipalités de l’Estrie », rappelle Mme Bonin. 

« C’est lors des tables rondes que les élues municipales et les non élues pouvaient discuter et échanger sur diverses thématiques liées au travail. Pendant leurs échanges, elles pouvaient noter les problèmes qu’elles rencontraient dans leur travail et des solutions sur des nappes de papier pour garder des traces de leurs échanges. Pour favoriser les discussions et rendre les échanges plus dynamiques lors des tables rondes, on demandait aux participantes de créer des équipes de trois et de discuter pendant 15 minutes. »  

« Pour permettre au plus grand nombre possible d’Estriennes élues ou non élues de participer à ce projet, le 22 avril, nous avons organisé deux tables rondes à distance sur Zoom. Le second objectif du projet est de faire progresser l’accès, la participation et l’épanouissement des femmes dans les conseils municipaux de l’Estrie. Pour y parvenir, on aimerait créer une forme de mentorat entre les élues et des anciennes et anciens élus municipaux. Des personnes ressources à qui parler du travail, de ses réussites ou de ses échecs », de conclure Lysandre Bonin. 

Tables rondes du projet Les Élu.e.s en action. Photo fournie
Francois Jacques

Cinq entreprises bénéficieront de 665 000 $

D’après un communiqué émis par le bureau du député François Jacques

Cinq projets de commerces locaux seront soutenus dans la circonscription de Mégantic pour un total de 665 123 $, a annoncé le député François Jacques le 31 mars dernier dans un communiqué.

L’annonce découle du premier appel de projets qui s’est tenu dans le cadre du volet Commerces de proximité du Fonds régions et ruralité. Dévoilé en septembre dernier, ce programme est doté d’une enveloppe de 50 millions de dollars sur 5 ans.

Les projets soutenus dans le Haut-Saint-François sont :

La Coop de Solidarité de St-Isidore-de-Clifton reçoit 150 000$ pour l’installation de nouveaux réservoirs à essence répondant aux nouvelles normes environnementales. Vivaco groupe coopératif de Weedon reçoit aussi 150 000 $, pour la consolidation d’un centre de rénovation BMR et d’une station-service dépanneur Sonic en un dépanneur-essence-quincaillerie. Trois autres commerces de Mégantic, d’Audet, de Piopolis et de Saint-Romain, reçoivent chacun des montants aussi variant de 100 000$ à 150 000$.

« On sait à quel point l’accès à des commerces de proximité est important pour la vitalité et l’attractivité de nos régions », selon la ministre des Affaires municipales, Andrée Laforest.

« Je suis très fier de cet investissement pour les commerces de proximité dans Mégantic. Nous avons travaillé fort avec le milieu et cette annonce est une excellente nouvelle. Je félicite donc tous les partenaires qui se sont investis dans la réalisation des projets…et qui ont eu à cœur le bien-être de leur communauté », de dire François Jacques.

Un deuxième appel de projets pour le volet Commerces de proximité du FRR est en cours et se termine le 2 mai prochain. Il s’adresse aux entreprises à but lucratif ou sans but lucratif, incluant les entreprises privées et d’économie sociale.

François Jacques, député

8 M $ pour le réseau routier de la région

D’après un communiqué émis par le bureau du député François Jacques.

Le député de Mégantic, François Jacques, a annoncé le 25 mars dernier des investissements de 7 978 561$ pour les routes de la circonscription. Ce montant vise à assister les municipalités de La Patrie, Bury, Cookshire-Eaton, Weedon, Lac-Drolet et Stratford dans l’amélioration ou le maintien des chemins locaux et municipaux.

Ces sommes proviennent du programme d’aide à la voirie locale (PAVL). Pour l’année financière 2025-2026, plus de 384,2 M$ seront investis dans le cadre d’une version bonifiée du PAVL, de manière à préserver l’efficacité et la sécurité des transports au Québec.

Pour l’année 2024-2025, ce sont actuellement près de 1 047 bénéficiaires qui ont reçu un financement dans le cadre du PAVL, pour une somme totale de 369 M.

« Dans un vaste et beau territoire comme le nôtre, la mobilité est extrêmement importante. Grâce à une enveloppe de plus de 384 M$ cette année, nous contribuons à offrir aux Québécois des infrastructures de qualité et sécuritaires, qui répondent à leurs besoins » de dire la vice-première ministre et ministre des Transports et de la Mobilité durable, Geneviève Guilbault.

« Plus que jamais, nous sommes à l’écoute des besoins des municipalités et de leurs résidents dans Mégantic pour l’optimisation de leurs infrastructures routières, essentielles aux déplacements. Je remercie ma collègue et salue l’excellente collaboration des autorités locales, qui partagent notre volonté de garantir un réseau routier sûr et efficace », selon M. Jacques, qui est aussi président du caucus du gouvernement.

Élections fédérales : les candidat.e.s connu.e.s jusqu’à présent

En ordre alphabétique de gauche à droite et de haut en bas : Bresse, Nathalie pour le Bloc Québécois; Dandurand, Marianne pour le Parti libéral; Lehmann, Paul pour le Parti Populaire; et Painchaud, Jacques pour le Parti conservateur.  

Six candidats représenteront les partis officiels dans la circonscription de Compton–Stanstead lors des élections fédérales du 28 avril. Il s’agit de Nathalie Bresse (Bloc Québécois), Marianne Dandurand (Parti libéral), Paul Lehmann (Parti populaire), Jacques Painchaud (Parti conservateur) et Sébastien Tremblay (Parti vert). 

Au moment d’écrire ces lignes, seul le Nouveau Parti démocratique (NPD) n’était pas encore représenté dans la région. Les mises en candidature se terminant le 9 avril, « nous sommes encore en train de nommer tou·tes nos candidat·es », indiquait le 2 avril par courriel Eric Nguyen du NPD. « Sachez que nous aurons un·e candidat·e dans chacune des 343 circonscriptions! » 

Bloc Québécois et Parti libéral 

Marianne Dandurand a lancé sa campagne pour le Parti libéral le 10 mars dernier à la Microbrasserie Coaticook. Nathalie Bresse a procédé le 28 mars au bar L’Épervier de Coaticook.

Paul Lehmann, Parti populaire 

Né en Colombie-Britannique, Paul Lehmann s’est installé à Lennoxville en 1995 pour étudier à l’Université Bishop’s. Il a depuis vécu à Sainte-Catherine-de-Hatley et Waterville.  

Sa description sur le site du Parti populaire du Canada (PPC) indique qu’il a cofondé en 2011 « une entreprise de logistique à Montréal, qui emploie aujourd’hui plus de 40 personnes ». Il dit en avoir « assez des excès du gouvernement et des promesses creuses ». Il promeut « la liberté d’expression contre la censure » et la « réduction de l’immigration de masse ». Enfin, il rejette les politiques de diversité, équité et inclusion (DEI) de même que « les idéologies woke au profit de l’unité et du bon sens ». 

Jacques Painchaud, Parti conservateur 

Jacques Painchaud est titulaire d’une maitrise en Droit social et du travail et d’un diplôme d’études supérieures spécialisées (DESS) en journalisme. Il a pris sa retraite en début d’année après 35 années de service à la Sûreté du Québec. Dans le cadre de ses fonctions, il s’est impliqué dans l’Association des policiers provinciaux du Québec en tant que vice-président du comité Discipline et déontologie pendant 22 ans. 

Selon lui, Compton – Stanstead « fait face à des défis uniques en tant que région – rurale du Québec ». M. Painchaud s’engage à mettre l’accent « sur le développement économique rural, la protection des industries locales comme l’agriculture sous gestion de l’offre et la création d’emplois ». Il promet de « restaurer la promesse du Canada d’abord et rendre la vie plus abordable pour les résidents » de la circonscription. 

Sébastien Tremblay, Parti vert 

« La photo ainsi que les informations de Sébastien Tremblay devraient être publiées sur notre site Web prochainement », indiquait le 2 avril par courriel l’attaché de presse du Parti vert du Canada. 

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