La BMO fermera sa succursale de Cookshire

BMO Groupe financier (Banque de Montréal) a annoncé son intention de fermer sa succursale de Cookshire le 25 juillet 2025. À ce moment, les comptes des clients seront transférés à la succursale de la rue King Est, à Sherbrooke.

L’institution financière tiendra une séance d’information publique le mardi 4 février de 9 h 30 à 17 h 00 à même son établissement du 110, rue Principale Est à Cookshire. Les clients actuels ont été avisés de la fermeture par courrier.

Le maire de Cookshire-Eaton, Mario Gendron, se désole de la perte d’un service de proximité mais reconnait qu’« il n’y a pas grand-chose qu’on peut faire ». « Pour une entreprise, c’est différent. On peut faire une approche pour les aider le plus possible avec les pouvoirs qu’on a au niveau des crédits de taxes, des choses comme ça. […] Dans le cas d’une banque, ils ne nous demandent pas de crédit de taxes, ils ne nous demandent rien. »

« Avec les transactions en ligne, un moment donné, les services de proximité diminuent tout le temps », poursuit M. Gendron. En effet, les fermetures de banque sont monnaie courante dans la région. La Caisse Desjardins avait fermé son comptoir de La Patrie ainsi que son centre de service de Saint-Isidore-de-Clifton en mars 2024. En août 2023, c’est la Banque CIBC d’East Angus qui avait fermé ses portes et redirigé ses clients à Sherbrooke. Bury avait aussi perdu sa caisse en janvier 2021.

La succursale BMO de Cookshire a employé pendant une vingtaine d’années Lucie Chapdelaine-Talbot. Celle-ci se servait de son statut d’employée pour convaincre des victimes potentielles de lui confier leurs économies en leur faisant miroiter des taux d’intérêt préférentiels. Au total, Mme Chapdelaine-Talbot a fraudé 90 personnes pour une somme de 2,2 M$. Elle a déclaré faillite en 2018 et a été condamnée à six ans de prison en 2021.

Érablière Tradition d'Antan, 11 décembre 2024 cmyk

Un marché de Noël de plus à l’aéroport

L’érablière Tradition d’Antan a eu trois générations pour vendre leurs produits au Marché de Noël de la Fondation Marc Rousseau : les enfants Alice et Hugo Laliberté, leur mère Émilie Gagné et sa mère Liette Poulin.

Trois marchés de Noël sont toujours à venir dans la région, samedi prochain à Bury, La Patrie et Weedon, et sept ont déjà eu lieu, avec moins d’achalandage cette année, selon une organisatrice à Dudswell, mais plus de ventes de cadeaux.

Dudswell

« On a eu quand-même un 200 personnes de moins », de dire la conseillère municipale de Dudswell, Domenica Guzzo, une des organisateurs de la Boîte à cadeaux, qui a eu lieu dans le secteur Bishopton, le samedi 30 novembre et dimanche 1er décembre derniers. « L’important c’est que les exposants m’ont dit qu’ils ont bien vendu ».

La Boîte à cadeaux de Dudswell existe maintenant depuis presque 30 ans. La « Boîte » qui l’abrite plus récemment est l’ancienne église Saint-Clément; auparavant l’évènement se tenait dans le Centre communautaire de Marbleton. Environ 35 bénévoles aident à réaliser le marché, incluant les conseillers Domenica Guzzo et Réjean Simard.

Cette année, les visiteurs étaient accueillis avec la chaleur d’un feu de joie dehors, du chocolat chaud et d’autres boissons, une équipe de la Caisse Desjardins qui offrait jeux et cadeaux, ainsi que les bénévoles de l’évènement qui eux aussi offraient la chance de gagner des prix. Dans le sous-sol, des activités divertissantes étaient animées par un ventriloque et une maquilleuse, entre autres.

East Angus

À East Angus, la fin de semaine précédente, le Marché de Noël de la Fondation Marc Rousseau a réussi à amasser près de 2000 $ au profit des gens en besoin dans la région, une mission à l’année longue pour l’organisme.

« La Fondation remercie la population du Haut-Saint-François et souhaite de joyeuses Fêtes », a dit le président Marc Rousseau en entrevue lors de son marché.

Il a remercié aussi ses bénévoles et organisatrices, incluant Thérèse Palardy et Denise Goulet, ainsi que le Ville de East Angus pour la location gratuite des locaux à la salle des Chevaliers de Colomb.

Les organisateurs étaient un peu moins contents, cependant, avec l’ajout d’un autre marché de Noël dans la région, mais organisé par la Ville de Sherbrooke et tenu à l’Aéroport, situé dans le territoire de Cookshire-Eaton. Ce marché a eu lieu en même temps que ceux de Marc Rousseau et de la Galerie d’art Cookshire-Eaton.

Saint-Isidore-de-Clifton

À Saint-Isidore-de-Clifton, une dizaine d’artisans offraient leurs produits l’avant-midi du 30 novembre, à l’école des Trois-Cantons.

L’auteur et raconteur Sylvain Dodier a captivé jeunes et moins jeunes au marché de Noël de Saint-Isidore-de-Clifton.

« Sylvain Dodier, un raconteur et auteur de livres d’enfants, a captivé l’attention des jeunes garçons et filles avec une de ses histoires », selon notre correspondant de Saint-Isidore, Corey Bellam. « Le père Noël est arrivé vers 11 h et était accueilli par une foule d’enfants excités.

« Chaque année, l’évènement a lieu pour lever des fonds pour des activités d’étudiants. Elle n’est peut-être pas une grande école, mais elle est une partie importante de la communauté », a ajouté M. Bellam.

Alexandra Jacquet

Ode à nos entrepreneur(e)s locaux !

Alexandra Jacquet : Choisir l’achat local, c’est également favoriser nos emplois locaux.

À la Chambre de commerce du Haut-Saint-François, si l’on devait nommer une fierté sur le territoire, la réponse ne serait pas difficile à trouver : nos entrepreneur(e)s. Ces hommes et ces femmes qui ont choisi de se lancer dans l’aventure entrepreneuriale en démarrant leur propre entreprise ou en devenant la relève – voilà notre inspiration. Ces individus qui, jour après jour, contribuent à créer une économie créatrice de richesses pour nos municipalités et plus globalement, pour notre région.

Après cela, impossible de ne pas parler d’achat local ! Mis simplement, ce concept peut se définir par le fait de privilégier les produits conçus et fabriqués – ou encore plantés et cultivés – proche de chez nous. Et il en va de même pour les services. Plus simplement encore, c’est choisir de faire nos achats dans nos commerces de proximité avant de décider de chercher plus loin.

Choisir l’achat local, c’est avant tout poser un geste concret pour soutenir les entreprises de chez nous. En effet, l’argent qui est dépensé dans un commerce local – que ce soit chez Marie Gourmet à East Angus, au Marché de la ferme Patry à Weedon ou encore chez Les As du fumoir à Bury – a un impact plus grand au sein de notre communauté que s’il était dépensé dans une multinationale. D’ailleurs, selon la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante, pour chaque dollar dépensé dans un petit commerce, 0,66 $ reste dans l’économie locale – contre seulement 0,11 $ par dollar dépensé dans une multinationale.

Choisir l’achat local, c’est aussi démontrer sa confiance envers nos entrepreneur(e)s, leur équipe et leurs produits parce qu’ils sont des experts dans leur domaine. Au fil des visites et des échanges, c’est une relation qui se construit et qui fait en sorte, qu’en tant que client, il y a une fierté à faire affaire avec des entrepreneur(e)s passionné(e)s, mais aussi, à en parler dans notre entourage. D’ailleurs, à la Chambre de commerce du Haut-Saint-François, on est fier d’écœurer le monde à force de parler de nos entrepreneur(e)s et de leur entreprise.

Choisir l’achat local, c’est également favoriser nos emplois locaux. En effet, en soutenant les entreprises d’ici, le consommateur contribue à leur croissance qui, en retour, permet de maintenir et de créer des emplois pour la population locale. Que les entreprises aient un employé ou plusieurs centaines, c’est la vitalité économique de toute une communauté qui en est impactée.

À la Chambre de commerce du Haut-Saint-François, c’est une fierté de privilégier l’achat local et de le promouvoir, car le tissu entrepreneurial de notre région reflète parfaitement l’esprit de nos entrepreneur(e)s : audacieux, dynamique et fier. Alors, quelle que soit l’occasion, choisissez le local !

Savonnerie

Une nouvelle fleur dans l’offre d’East Angus

Sonya Ann Legault et sa famille viennent d’ouvrir leur savonnerie sur la rue Saint-Pierre à East Angus.

Une grande incarnation du potentiel pour une nouvelle économie locale, la petite boutique de la Savonnerie Saponaria a ouvert ses portes officiellement au public à East Angus, le 17 octobre dernier.

La Savonnerie a pignon sur la rue Saint-Pierre pour son atelier et son magasin, en face d’un petit carré urbain avec d’autres commerces alléchants autour, comme le Square Victoria et Marie Gourmet.

Un piano se trouve au centre de toute cette offre, dehors sous le toit d’un gazébo, au milieu du modeste, mais invitant carré de verdure—une inspiration à venir jouer, participer, célébrer, apprécier.

C’est une ambiance accueillante qui n’a sûrement pas passée inaperçue par la fondatrice de la Savonnerie, Sonya Ann Legault. Elle et son conjoint, Mario Gélinas, ont choisi de déménager leur petite entreprise de Gatineau à son tout nouveau siège social à notre propre East Angus.

« On voulait faire partie d’une petite communauté », a dit Mme Legault en entrevue lors de son ouverture officielle. « La communauté est très accueillante. C’est vraiment une belle ville », selon M. Gélinas.

La beauté de la région aussi a fait attraction aux deux, mais leur fille, Alexandra Legault, et son conjoint, Marc-André Fontaine, demeuraient déjà à Sherbrooke. Les quatre membres de la famille travaillent pour la Savonnerie, du moins à temps partiel.

Le vente de leurs produits—savons, bombes de bains, bougies et autres produits connexes—se fait surtout en ligne, mais le succès de l’entreprise et la reconnaissance envers leur nouveau milieu ont amené les propriétaires à ouvrir aussi la boutique locale.

Son lieu sert non seulement à la présentation de leurs produits, mais aussi comme atelier pour la fabrication de leurs savons.

Le démarrage de l’entreprise il y a 12 ans s’est fait par une participation aux marchés agricoles, aux expositions en sous-sol d’églises et par la bouche à oreille. Les ventes se font beaucoup aux individus, mais aussi à plusieurs distributeurs, « beaucoup en Outaouais, mais on commence à développer plus aux Cantons-de-l’Est », de mentionner Mme Legault.

Si la Saponaria ajoute une nouvelle offre et façon de faire à l’économie locale, ses fidèles et voisins apprécient aussi les belles odeurs qu’une savonnerie amène au local.

Bora Boréal souligne son 1er anniversaire à Bury 

Bora Boréal a célébré le premier anniversaire de son site de Bury en accueillant une conférence sur le tourisme durable et en inaugurant une première exposition d’art.  

La conférence était une présentation des SADC+CAE du Haut-Saint-François, du Val-Saint-François, des Sources et de la région de Mégantic. Elle avait pour objectif d’inviter les acteurs de l’industrie touristique de la région à poser des actions concrètes en développement durable.  

L’eau étant au cœur du projet de Bora Boréal, l’entreprise a mis en place trois axes de valorisation, dont l’un est de sensibiliser par l’art. C’est ainsi que Josiane Lanthier est devenue la première artiste-peintre invitée par Bora Boréal. Celle-ci a créé une série d’œuvres sur mesure qui sont désormais présentées au pavillon L’Espace Temps ainsi que dans les chalets flottants du lac Batley.  

« Je suis honorée de voir mes œuvres exposées dans un lieu aussi inspirant. C’est une opportunité unique d’enrichir l’expérience des visiteurs par l’art et de les sensibiliser à l’importance de l’eau », déclare Josiane Lanthier. Photo fournie

Bora Boréal offre de l’hébergement en nature par le biais de ses chalets flottants dans la région de Québec depuis 2020 à Bury depuis 2023. Le site de l’entreprise sur le chemin Batley est érigé sur une ancienne terre agricole de 2 M pi2 qui était non exploitée.  

Emballages Façoteck reçoit une aide de 1,6 M$

De gauche à droite : François Jacques, député provincial de Mégantic; Marc-Olivier Désilets, directeur général de Façoteck; Sylvain Désilets, vice-président; et Marie-Claude Bibeau, députée fédérale de Compton-Stanstead.

Afin d’améliorer leur productivité, les Emballages Façoteck ont reçu des aides financières totalisant 1 675 200 $. L’entreprise de Scotstown utilisera cette enveloppe pour acquérir une machine d’encapsulage automatisée, un détecteur de métaux et des aspirateurs commerciaux.

L’aide financière provient des gouvernements du Québec et du Canada de même que d’Investissement Québec. « Emballages Façotek se démarque par son esprit d’innovation », a déclaré la PDG d’Investissement Québec, Bicha Ngo. Ces projets de modernisation permettront à l’entreprise de conserver « son statut de leader en Amérique du Nord », a-t-elle indiqué.

Exportant les trois quarts de sa production au marché international, elle est « reconnue par de grandes bannières pharmaceutiques », stipule de son côté le député provincial de Mégantic.

L’entreprise originale, Léo Désilets maitre herboriste, a été fondée en 1973. L’entreprise Emballages Façoteck en est issue depuis 2010.

Crédit : Développement économique Canada

Le Cuisinier déchaîné change de main

Julie Myre-Bisaillon et Yannick Côté qui étaient, jusqu’à tout récemment, copropriétaires du restaurant Le Cuisinier déchaîné.

Après sept saisons bien remplies, Yannick Côté et Julie Myre-Bisaillon cèdent le restaurant Le Cuisinier déchaîné à un nouveau propriétaire. Le couple délaisse l’établissement situé sur le site de la Brasserie 11 comtés pour se concentrer sur leur restaurant gastronomique Les Mal-aimés, également situé à Cookshire-Eaton.

« On vieillit. Avec Les Mal-aimés qui prend son envol, on avait envie de ralentir. Ça fait quand même deux ans qu’on réfléchit à passer le flambeau », confie Julie Myre-Bisaillon. Yannick Côté concède que deux restaurants, « ça aurait été un petit peu trop. »

« Au début, c’était supposé être 60 repas par jour. Puis on a fait du 200-250 », indique Julie. « C’est devenu plus gros qu’on pensait que ça allait être. » Pour elle et son conjoint, la restauration demeure un à-côté de leur emploi respectif. Julie est professeure-chercheuse à l’Université de Sherbrooke et Yannick s’occupe de la ferme Le Jardinier déchaîné.

C’est cette ferme, située dans le secteur d’Eaton Corner, qui est à la base des deux projets du Cuisinier déchaîné et des Mal-aimés. Pour le premier, « l’idée, c’était d’écouler les numéros 2, les légumes plus moches », qui ne se vendraient pas dans les paniers de légumes ou au supermarché, indique le maraîcher.

Une étoile Michelin au cœur de la Réserve de ciel étoilé

Dans le cas du second restaurant, le concept a été poussé plus loin. Le terme « mal-aimés » fait référence à tous ces légumes indigènes souvent négligés en cuisine : le navet, le rutabaga, le cardon. Ceux-ci sont apprêtés et intégrés de manière inédite dans les plats signés Yannick Côté et Daniel Charbonneau, anciennement de L’Empreinte.

Daniel Charbonneau et Yannick Côté, copropriétaire des Mal-aimés. Photo fournie.  

« Il y a beaucoup de gens qui recherchent cette expérience-là » d’un menu gastronomique de 7 à 10 services, confie Yannick. « Les concepts de tables à la ferme, il y en a quelques-uns au Québec et on est tous très en vue », renchérit Julie.

À un point tel que Les Mal-aimés sont pressentis pour recevoir parmi les premières étoiles du Guide Michelin qui seront éventuellement attribuées au Québec. L’établissement de Cookshire-Eaton a été cité par les critiques culinaires Allison Van Rassel et Tommy Dion, alias Le Cuisinomane, comme récipiendaire potentiel.

La saison du Cuisinier déchaîné prenait fin le 29 septembre, alors qu’il reste encore quelques semaines pour profiter des Mal-aimés. Le nouveau propriétaire du Cuisinier déchaîné souhaitait faire l’annonce de son acquisition à un moment ultérieur.

Renouvellement entre Desjardins et la Fondation Christian Vachon

Crédit photo : Maggy Chicoine

En réponse aux besoins élevés des jeunes de la région, la Caisse Desjardins du Haut-Saint-François participe de nouveau à un financement important pour la Fondation Christian Vachon. Les huit Caisses Desjardins de l’Estrie ont annoncé en septembre une contribution de 300 000 $ sur trois ans à la Fondation, dont 10 000 $ à 20 000 $ de la Caisse d’East Angus et de Cookshire-Eaton.

Pour Daniel Lamoureux, directeur général pour le Haut-Saint-François, les Caisses « sont fières de contribuer à leur façon à la solution » car « les besoins pour les jeunes de notre région sont criants ».
M. Lamoureux a précisé que la Caisse du Haut-Saint-François « travaille sur deux volets » avec la Fondation Christian Vachon en accordant « environ 3000 $ annuellement pour les besoins [locaux] », en plus de supporter activement la Journée Natalie Champigny, qui fait partie de la Fondation.

Le partenariat permettra à la Fondation de fournir du matériel scolaire, des vêtements, des repas ainsi que des activités sportives et culturelles à des jeunes issus de milieux vulnérables. Le but est de contribuer directement à leur bien-être et à leur réussite éducative.

Le don des Caisses de l’Estrie permettra à la Fondation de « donner la chance aux enfants de partir avec des chances égales », selon M. Lamoureux. « La Caisse du Haut-Saint-François est donc là pour de bon » avec la Fondation Christian Vachon. 

Cela fait maintenant 17 ans que la Fondation poursuit sa mission de soutien à la réussite éducative des jeunes moins favorisés par la vie, offrant de l’aide financière à 252 écoles réparties dans 11 centres de services scolaire du territoire de l’Estrie, de la Montérégie et aussi de Montréal. Jusqu’à ce jour, plus de 5 millions de dollars ont permis à la Fondation Christian Vachon d’aider directement ces familles vulnérables.   

Cette collaboration entre les Caisses Desjardins et la Fondation Christian Vachon ne date pas d’hier. En effet, c’est en 2006 que leur collaboration a commencé lorsque la Caisse Desjardins de Memphrémagog a soutenu financièrement la Fondation pour des activités parascolaires, dont le crosscountry pour des élèves du primaire. En 2019, le partenariat entre la Fondation et Desjardins s’est développé davantage lorsque les huit Caisses de l’Estrie se sont unies pour offrir un plus grand soutien financier, qui reste à ce jour le seul partenariat géré par toutes les Caisses de la région. 

Sur la photo d’en-tête, on retrouve de gauche à droite : Alexandre Bujold, DG Caisse Desjardins des Verts-Sommets de l’Estrie; Marco Boucher, DG Caisse Desjardins des Deux-Rivières de Sherbrooke; Dominic Gagnon, Caisse Desjardins du Val-Saint-François; Christian Vachon, Fondateur de la Fondation Christian Vachon; Daniel Lamoureux, DG Caisse Desjardins du Haut-Saint-François; Patrick Gravel, ancien DG Caisse du Lac-Memphrémagog; Martin Ratté, DG Caisse Desjardins du Nord de Sherbrooke; Isabelle Garceau, DG Caisse Desjardins des Sources.

Nouveau Moisson HSF

Du nouveau dans l’équipe de Moisson Haut-Saint-François

Nathalie Blais et Cynthia Tellier Champagne: «Oser, agir. Être dans l’action.»

Pour la nouvelle directrice de Moisson Haut-Saint-François, Nathalie Blais, les femmes professionnelles, comme les femmes en affaires, devront « se débarrasser du syndrome de l’imposteur, de penser qu’on n’est pas assez bien.

« Il faut aller avec ses couleurs, croire en ce qu’on est, savoir s’entourer. Mon équipe c’est mon moteur. »

Mme Blais a pris la relève de la direction à la banque alimentaire régionale en septembre 2023, un poste plein de défis vu l’écart entre le besoin de la population et la quantité de denrées disponible. « On est toujours à 48 heures d’un bris d’offre », a-t-elle dit en parlant de la pénurie de nourriture que les usagers risquent de rencontrer lorsqu’ils arrivent en besoin.
« De semaine en semaine, on vit le stress. À chaque semaine. On se dit : “Est-ce qu’on va pouvoir livrer les boîtes à nos usagers ?” »

Elle parle aussi d’une précarité vécue par les femmes professionnelles et en affaires. Que ce soit à la recherche de revenus par les ventes pour les femmes en affaires ou la course pour du financement dans les organismes communautaires, le travail est souvent caractérisé par de l’instabilité et l’incertitude.

Mme Blais a néanmoins été attirée par son nouveau poste. « La mission m’a amené ici », a-t-elle dit en entrevue plus tôt en septembre. Cette mission de bienfaisance sociale est de « pourvoir aux besoins alimentaires de base des personnes et des familles à faible revenu ou vivant une situation économique difficile », selon le site Internet de Moisson Haut-Saint-François, qui détaille aussi un calendrier de livraisons de leurs produits.

De plus, l’organisme est « un milieu d’accueil, d’écoute et de référence auprès des personnes à faible revenu recourant aux services de l’organisme, qui favorise l’intégration sociale et la mise en mouvement de ces personnes par le biais de différents projets communautaires ».
Environ 450 personnes sont desservies par mois, ce qui représente 2 % de la population, selon Mme Blais. « C’est quand même beaucoup ».

Moisson Haut-Saint-François emploie trois personnes à temps plein, et Nathalie Blais gère aussi entre 5 et 35 bénévoles, dépendamment de l’occasion.

Sa collègue Cynthia Tellier Champagne l’a accompagnée pour l’entrevue et a aussi témoigné des défis d’être femmes en affaires ou femmes professionnelles. Elle travaille pour Moisson Haut-Saint-François depuis un an, comme intervenante. Elle était en affaires auparavant, avec son Studio d’art Shuffle, mais « avait le goût de revenir à la source d’aide. »

« J’avais envie d’être une alliée pour ces personnes », a-t-elle dit.
Elle encourage les femmes professionnelles et en affaires à « oser, agir. Être dans l’action, c’est vraiment des belles forces et c’est un gage de succès ».

« On fait une très belle équipe », ajoute Nathalie Blais, en référant au sport de l’aviron où toutes sont égales et doivent ramer ensemble.

L’équipe de Moisson Haut-Saint-François, ce sont « les femmes de ma vie » pour la directrice générale.

Gilles Denis

L’avenir de l’économie locale a l’air de quoi ?

Gilles Denis

Le printemps dernier, je magasinais pour des graines de thym serpolet. J’ai fait trois serres locales, sans grand succès. J’étais surtout frappé par le fait qu’un commis dans une des serres m’a suggéré de magasiner en ligne au lieu d’acheter les graines offertes par son employeur.
Quelques semaines plus tard, j’apprends qu’on peut acheter des scies à chaînes en ligne, pas chères évidemment… même pas besoin de quitter la ferme.


« On voit les camions [de livraison] courailler les rues à journée longue maintenant. C’est impressionnant », a admis le propriétaire Gilles Denis, 77 ans, de l’épicerie IGA Cookshire.
Qu’est-ce qui arrivera alors de nos serres, nos magasins de fournitures agricoles, nos épiceries si notre argent va aux propriétaires d’immenses corporations à l’Ouest américain ? On peut penser aux anciennes quincailleries de villages, les magasins généraux, la plupart fermés maintenant depuis des décennies lors de la dernière vague de centralisation à la grande quête du meilleur prix.
À Island Brook récemment, une voisine m’a dit que c’était dommage qu’on n’ait plus de dépanneur, qu’on doit conduire jusqu’à Cookshire pour une pinte de lait.

Samuerl Carrier

Samuel Carrier


Samuel Carrier, 23 ans, le nouveau propriétaire de Carrier Sports à Cookshire, commerce qui vend justement des scies à chaînes maintenant depuis trois générations, sait bien qu’il ne peut pas faire concurrence en ligne au niveau des prix. « C’est très, très féroce. On n’a pas le choix. Il faut se tenir agressifs, les meilleurs prix que possible », a-t-il dit en entrevue la semaine dernière.
Mais, comme ses confrères et consœurs dans la ville de Cookshire et ailleurs, la stratégie de survie et de succès se trouve plutôt dans le service et la qualité de produits offerts.
« C’est vraiment le service », ajoute M. Carrier. « On est en train de subdiviser nos divisions, changer les staffs de place, tout vraiment corriger, essayer d’améliorer le tout, aider à avoir une meilleure expérience client ».


« C’est important pour le propriétaire de conseiller ses clients, d’être présent ».
Elle mise sur deux autres avantages d’achat local : l’offre de produits canadiens plutôt qu’américains ou autres, ainsi que des escomptes de fidélité sur l’achat de plusieurs marques de nourriture animale.
C’est semblable au IGA Cookshire. Gilles Denis mise sur la qualité, la transformation de ses produits et l’offre de produits locaux. Il a remarqué en conséquence une augmentation dans la fidélité de sa clientèle.
« Il faut que tu puisses offrir un produit de qualité », précise-t-il. « Une canne de soupe est pareille ici ou au Walmart. Mais une tomate fraîche, c’est différent. Ce qu’il faut, c’est la fraîcheur. On ne peut pas compétitionner avec Walmart ou Maxi. Ils ont beaucoup moins d’employés », et alors moins de frais généraux.

Melany Bouffard

Melany Bouffard


Le magasin a agrandi justement « pour donner un meilleur service à l’intérieur, pour les gens qui se déplacent pour venir ici ».
À l’autre bord de la rue Principale, Melany Bouffard a adopté la même approche à son animalerie Mély-Canin.
« J’essaie d’être au courant le plus possible de mes produits pour être capable de conseiller le client », cite-t-elle, aussi en entrevue. « Les petits commerces comme le mien vont peut-être réussir justement grâce à ça ».
Mme Bouffard a aussi apporté des changements à son entreprise : elle fait moins de toilettage depuis quelques années en faveur d’un meilleur service pour ses clients qui viennent en magasin pour leurs achats.


À son magasin, ce sont les employés, 86 en tout, qui rendent possible l’offre de qualité et de service, selon M. Denis. Et, si on paie plus cher que chez un magasin d’escompte de grande surface à l’autre bord de Sherbrooke, entouré d’immenses stationnements, ça aide à payer le salaire des employés des magasins comme IGA, des employés qui sont souvent nos voisins.
« C’est sûr que ce n’est pas évident », dit M. Carrier concernant la nouvelle économie non locale.
« Il y a aussi le devoir des citoyens de supporter les entreprises locales », ajoute M. Denis.
En contrepartie, les entreprises locales vous offrent les avantages qui ne se trouvent pas en ligne ou en magasin d’escompte. Il faut juste qu’on s’assure de cultiver cette relation d’échange avant de la perdre.

Scott Stevenson

Assez d’eau pour accueillir 80 logements à Ascot Corner?

Le citoyen Jacques Gourde a fait valoir son point de vue lors de l’assemblée publique de consultation.

Une trentaine de citoyens ont témoigné de leur opposition à un projet de dix immeubles locatifs dans le secteur du chemin Galipeau, à Ascot Corner, lundi soir. Leur crainte? Que l’arrivée potentielle de 145 nouveaux résidents mette en péril leur accès à la nappe phréatique.

« Chacun des bâtiments va être alimenté par un puits artésien », explique Jean-Philippe Robidoux, urbaniste et représentant d’Innoplex Immobilier, derrière le projet. Or, des résidents actuels du secteur font déjà part de difficulté d’approvisionnement.

« J’ai déjà eu à faire recreuser mon puits, puis à faire fracturer en plein hiver. J’aimerais vraiment pas que ça me réarrive », a témoigné une résidente de la rue Georges, laquelle serait prolongée dans le cadre du projet. « On pense tous que ça va avoir un impact négatif sur nos vies », s’est exclamé un autre.

À l’étape du changement de zonage

La consultation tenue lundi à l’hôtel de ville d’Ascot Corner constitue une première étape dans le cadre du PPCMOI (Projet particulier de construction, de modification ou d’occupation d’un immeuble). Le promoteur Innoplex devra entre autres réaliser une étude hydrogéologique avant de pouvoir aller de l’avant.

Une telle étude doit être remise à la municipalité « pour déterminer la capacité du secteur à fournir les immeubles projetés sans affecter le milieu actuellement bâti. »

« On a l’obligation en tant que municipalité de fournir en eau », explique la mairesse Nathalie Bresse. S’il y en n’a pas assez, « est-ce qu’on est prêt à payer pour ça? Pas vraiment. » Elle confie qu’un projet d’aqueduc est envisagé dans le secteur de la rue Georges.

Les citoyens directement touchés par le projet auront la possibilité de faire valoir leur opinion lors d’un éventuel référendum. De son côté, Innoplex Immobilier devra réaliser l’étude hydrogéologique. Le promoteur dit qu’il vérifiera également le niveau de contamination des sols, après que plusieurs citoyens eurent fait part que l’endroit était un ancien dépotoir à ciel ouvert.

Outre ce projet de 80 logements locatifs, la municipalité d’Ascot Corner compte prolonger les rues Darche et Dubé au centre du village, en plus d’y implanter les réseaux d’aqueduc et d’égout.

On aperçoit, en couleurs, les terrains que souhaite vendre et développer la municipalité d’Ascot Corner, au coeur du village. Photo tirée du site web de la municipalité
CantineAscotCorner

La Cantine à Ascot Corner : Elle se donne des airs de grand restaurant!

Maude Maher et son père Serge, pris en photo devant le mur de La Cantine qui porte leur raison sociale, leur fierté !

On n’a plus les cantines qu’on avait ! C’est plutôt un restaurant digne de ce nom qu’on trouve à La Cantine à Ascot Corner, elle n’a de cantine que le nom. La clientèle très large qui la fréquente pourrait en témoigner facilement, car ce sont plusieurs fidèles habitués qui y reviennent constamment…
« Nous n’avions qu’un seul handicap, c’était notre stationnement trop petit… ! Mais nous venons de le régler par des travaux d’agrandissement, compte tenu que nous sommes situés le long de la route principale, la très passante 112. Nous voulions que ce problème appartienne au passé pour la Fête de la Saint-Jean. C’est chose faite ! », indique la jeune Maude Maher, la vraie propriétaire de La Cantine, même si elle semble avoir l’âge d’une adolescente.
« Je m’occupe des recettes, des horaires d’employés, des commandes, des menus, etc. J’ai 27 ans, avec 10 ans d’expérience en restauration, j’ai travaillé au restaurant Auguste, à Sherbrooke, j’ai monté rapidement dans l’échelle des responsabilités, j’ai un diplôme en cuisine du Centre de formation professionnelle 24-Juin », indique-t-elle avec fierté.
« C’est son restaurant ! », rétorque son père Serge, en riant. « Elle est l’associée principale. Moi, c’est l’administration dont je m’occupe, je suis l’homme à tout faire, celui qui a les idées, qui soumet les projets, mais surtout, je m’amuse ! » La conjointe de Serge, Marie-Ève Patry, aide aussi comme serveuse à La Cantine.
Ils ont acheté le commerce il y a quatre ans, en août 2020. « À cause de la pandémie, nous avons dû ouvrir en formule take-out seulement. Mais la réponse a été excellente, le potentiel énorme s’est révélé immédiatement, assez que nous avons amorcé tout de suite un projet d’agrandissement, dès le mois de mai 2021. Nous avons doublé la superficie du restaurant. Nous avons ouvert à moitié, puis nous avons refermé en décembre et réouvert en février suivant. Ce fut rock’n roll comme période ! Nous nous sommes rodés progressivement par la suite », décrit Serge Maher.
Ils ont effectué des rénovations il y a deux ans. Ils vont souligner le quatrième anniversaire en novembre 2024, avec un restaurant qui fonctionne déjà à plein régime. Le succès ? Ils le doivent à leurs recettes maison, l’énergie qu’ils développent avec l’équipe de leurs employés et le soutien de la communauté.
Le restaurant existe depuis 1950, mais celui-ci n’a jamais porté le nom La Cantine. Ce sont eux qui ont officialisé ce nom. Leur notoriété, ils l’ont gagnée un peu par la bande, à la suite d’une émission de télévision, puis du Mitsou Magazine et d’un blogueur Poutine Spot, qui les a classés de cette dénomination, qui leur a donné beaucoup de visibilité. Sans oublier la publicité sur Facebook, et celle du bouche-à-oreille, l’ancienne formule qui a très bien fonctionné pour eux. Le commentaire « Ils font la meilleure poutine au Québec », ils l’ont entendu plusieurs fois… !
« Nous avons des plats qui nous caractérisent, notre Poutine forestière, puis notre Smoke Meat déli, et l’Incrédible… nos sauces maison, à pizza, pâte à pizza, nos desserts… Que dire à propos de la Pizza Freak, une belle pizza signature, tout à fait différente ? », décrit Maude.
Ils cuisent maison toutes leurs viandes, bœuf braisé, porc effiloché, poulet, smoked meat, bacon, etc., ce qui fait une grande part de leur succès. Avec 60 places seulement, 21 employés qui forment une très bonne équipe, ils se permettent même d’offrir la possibilité d’y tenir un party de Noël, dont certains clients ont déjà réservé pour celui de 2024 ! Car ils ont même un permis d’alcool.
« On rassemble les gangs… et même si la place n’est pas grande, le party lève ! », décrit Serge, tout sourire, en guise de conclusion.

CaisseDesjardinsHSF

« La Caisse Desjardins sera toujours présente pour la population »

Daniel Lamoureux, directeur général de la Caisse Desjardins du Haut-Saint-François

C’est le directeur général, Daniel Lamoureux, de la Caisse Desjardins du Haut-Saint-François (HSF) qui s’exprime ainsi, voulant dédramatiser la tendance erronée voulant que le Mouvement Desjardins abandonne sa clientèle âgée en fermant des centres de service dans les municipalités moins populeuses, de même qu’en faisant disparaître en parallèle des guichets automatiques.

La Caisse Desjardins du HSF a certes annoncé de petits changements concernant un point de service seulement, dans la région, soit celui de La Patrie. « Le guichet automatique de La Patrie demeurera opérationnel, ce n’est que le service au comptoir qui sera fermé », explique M. Lamoureux.

« Ce n’est pas toujours un enjeu de rentabilité, mais plutôt que le nombre de transactions au comptoir a diminué de 50 pour cent, de 2015 à 2019, et d’un autre 50 pour cent de 2020 à 2023. Faites le compte : il ne reste qu’environ 25 pour cent de transactions… On retire le service de caissier, mais Desjardins demeure présent à La Patrie. Dans notre réflexion, il y a là un enjeu de distance, où La Patrie se trouve éloignée, en périphérie. Nous avons voulu continuer à rendre service aux gens de l’endroit », insiste-t-il.
« En 2023, dans le HSF, nous avons investi plus de 180 000 $ pour soutenir des organisations et des projets locaux. On y sera à La Patrie aussi, dans le futur, pour répondre aux besoins qui y seront exprimés », a-t-il confié, avec de la détermination dans la voix.

« Il faut savoir que plus de 50 pour cent des gens âgés de plus de 65 ans ont recours aux services en ligne. Et il y a aussi des gens de 30 ans qui voulaient continuer à utiliser les services des caissiers. Plusieurs personnes ne savent pas que la technologie des guichets automatiques est apparue il y a 40 ans, vers 1980. Pour l’âge de AccèsD, c’est 15 ou 20 ans déjà. Le conseil d’administration de Desjardins a la responsabilité de s’assurer de l’adéquation entre l’offre de service et la demande de services. L’industrie des institutions financières, incluant les caisses et les banques, change. De nos jours, 96 pour cent des transactions s’effectuent à l’extérieur des centres de service. La Patrie ne fait pas exception », relate M. Lamoureux.

« Après la pandémie, nous nous attendions à une remontée du nombre de transactions aux services des caissiers. Mais ce fut une très petite remontée qui ne justifie pas le maintien de ce genre de service. Mais quand même, l’accès à l’argent liquide est encore utilisé à La Patrie. Desjardins ferme son service au comptoir, mais on n’abandonne personne. À ce jour, nous avons contacté près de 200 utilisateurs du centre de service de La Patrie. Nous leur assurons un accompagnement personnalisé, par des solutions numériques et des services téléphoniques pour toutes leurs transactions. Les membres avec des enjeux importants, qui n’ont pas de moyen de transport, comme exemple, on va même jusqu’à transporter les gens. Sur les 200 contactés, il y avait des gens déçus, mais ils comprennent. Nous n’avons pas noté de situations très problématiques. Pour la très grande majorité, c’est un changement d’habitudes plutôt qu’une contrainte », indique-t-il.

« Dans le HSF, aucun guichet automatique n’est retiré. La région conserve ses six guichets et ses trois centres de services, Cookshire-Eaton, East Angus et Weedon. Desjardins est encore l’institution financière la plus présente dans la région », ajoute-t-il.

Le directeur général affirme avoir constaté, lors des appels faits à la clientèle, que les gens pensent qu’ils avaient à ouvrir de nouveaux comptes, ce qui n’est pas le cas. « Les comptes existants fonctionnent encore sur toutes les plates-formes. Je suis fier de la gestion saine et prudente de la coopérative Desjardins, dans le contexte moderne. Et ceci étant dit sans que nous soyons contents des fermetures de centres de service et des disparitions des guichets économiques que nous avons obligatoirement effectuées ailleurs… Le fondateur Alphonse Desjardins, je crois, serait fier de son bébé. C’était un progressiste qui a lui aussi fermé des caisses populaires, dans son temps, qui fonctionnaient moins bien », a conclu Daniel Lamoureux.

UsinageRM

Usinage RM (1982) inc., à East Angus : Les deux fils de Richard Matteau officialisent la relève de leur père, avec la complicité de Philippe Laroche comme co-actionnaire

Les trois actionnaires actuels d’Usinage RM (1982) inc., de gauche à droite, les deux frères Louis et Charles Matteau et un employé de longue date de l’entreprise, Philippe Laroche. La force de chacun permet une répartition des tâches très avantageuse pour l’entreprise fondée en 1982 par Richard Matteau et Carole Tardif, parents de Louis et Charles.

Les deux frères Louis et Charles, les fils du fondateur Richard Matteau de l’entreprise Usinage RM (1982) inc., ont officialisé en 2023 la relève de leur père, avec la complicité d’un employé de longue date, Philippe Laroche, qui s’est joint à eux aussi comme associé.
Ils l’ont fait par l’acquisition de la totalité des actions de la compagnie, une manière en même temps de célébrer le 40e anniversaire de leur entreprise.
Après avoir travaillé quelques années comme machiniste chez Usinage Nado, puis à l’Atelier BG et chez Cascades East Angus, Richard Matteau a fondé son entreprise à Ascot Corner en 1982, avec son épouse Carole Tardif, la mère des deux jeunes Louis et Charles, qui est devenue aussi une alliée précieuse dans les tâches de comptabilité et de l’administration en général. L’entreprise occupait alors un petit local de 20 pi. x 20 pi. où le fondateur opérait avec deux tours, une fraiseuse et quelques autres équipements plus rudimentaires.
Il a ensuite déménagé Usinage RM à East Angus, en 1985, après y avoir bâti son usine de 40 pi. x 40 pi. En 1991, un agrandissement de 20 pi. x 60 pi. est construit, ce qui permet d’ajouter encore plus d’équipement.
En 1996, un deuxième agrandissement, celui-ci de 20 pi. x 40 pi., permet d’ajouter des machines à contrôles numériques (CNC) pour la production de pièces plus complexes et plus variées, de même que la possibilité de les produire en quantités moyennes, en continu, selon les besoins des clients.
En constante croissance, d’autres équipements s’avèrent nécessaires, dont un premier tour à contrôle numérique, en 1997. Un troisième agrandissement est complété en 1998, pour incorporer des espaces de bureaux, un vestiaire et une cafétéria, pour le bien-être des employés.
En 2000, un autre agrandissement de 24 pi. x 60 pi. est réalisé pour abriter le département de l’expédition, faisant alors passer l’usine à près de 6000 pieds carrés, plus facilement opérationnelle que lors des 1600 pi. ca. du début, il va sans dire !
Louis, Charles et Philippe se sont joints à Richard et Carole en 2009 comme actionnaires dans la compagnie. Commence alors un long processus de relève, qui a vu son aboutissement après une transition où le fondateur voulait prendre son temps pour une retraite bien méritée, qui a finalement été officialisée en mai 2023.
Car depuis ses débuts, l’entreprise s’était petit à petit imposée, se taillant une place de choix dans le domaine assez vaste de l’usinage, dans la région du Haut-Saint-François (HSF), s’ouvrant aussi au vaste marché de tout le Québec et d’une partie de l’Ontario. Elle se spécialise dans la conception et la fabrication de pièces usinées pour l’industrie et de pièces de maintenance.
« C’est tellement vaste, l’usinage, nous œuvrons dans à peu près tous les domaines, autant pour les pièces agricoles, d’équipements pharmaceutiques, pour des véhicules variés facilitant le travail dans les aéroports, par exemple, le secteur des pâtes et papiers, l’emballage, plusieurs volets qui mettent à profit nos équipements, d’aucuns issus de l’évolution de la haute technologie », énumère Philippe Laroche, ajoutant son grain de sel à la conversation, teinté de ses compétences. « Sans oublier aussi l’usinage conventionnel, en réparation ou de maintenance, pour des pièces unitaires, dans autant les petits et les grands formats », témoigne-t-il.
« Depuis 2019, nous avons donné un grand coup par un investissement majeur de plus d’un million de dollars, où nous avons acheté de nouvelles machines CNC plus performantes, incluant des logiciels optimisés, beaucoup de nouvel outillage et même une formation pour certains employés. Nous avons aussi procédé à des travaux de rafraîchissement des bureaux et de la cafétéria et, plus tard en 2021, nous avons acquis un nouveau centre d’usinage neuf », raconte Louis Matteau avec une pointe de fierté dans le regard.
« L’amélioration de nos procédés, une meilleure formation de nos employés et des changements à nos méthodes de travail ont permis un rehaussement de productivité de notre entreprise », ajoute-t-il.
« L’évolution constante et couronnée de succès de notre entreprise n’aurait pas été possible sans les efforts et les sacrifices de notre président-fondateur, notre père Richard Matteau, et de notre mère Carole, avec la collaboration, la persévérance et le dévouement de tous nos fidèles employés, depuis le début ! », ajoute pour sa part Charles Matteau, avec une reconnaissance visiblement bien sincère.
« Notre principale force, c’est notre capacité de générer des solutions pour régler les problèmes que nous apportent nos clients, qui nous poussent à faire face à des défis qui nous stimulent, à concevoir, fabriquer et nous renouveler constamment, à travailler sur des composantes industrielles, des mises en plan et des réalisations toujours avantageuses pour notre vaste clientèle », conclut Louis Matteau, avec un sourire.
Usinage RM a pu bénéficier de l’aide du Centre local de développement (CLD) du HSF, et a obtenu un financement d’Investissement Québec et du CLD, au fil de son histoire, ajoutant ainsi à sa capacité de production et à sa compétitivité. Membre de la Chambre de commerce du HSF, l’entreprise en retire des avantages qui contribuent à ses succès et à son avancement. De plus, le soutien d’Emploi-Québec pour la formation de ses employés s’est avéré très précieux pour Usinage RM, qui a le vent dans les voiles !

Valoris

Chez Valoris, à Bury, avec un financement enfin annoncé : On va de l’avant avec l’étude de faisabilité du parc éco-industriel

Louis Longchamps, directeur développement durable et relations externes, et Céline Martel, coordonnatrice aux communications chez Valoris, ont expliqué les détails du projet de parc éco-industriel qui est relancé par l’annonce du financement de son étude de faisabilité.

Un ancien projet de parc éco-industriel a refait surface dernièrement, alors qu’a été annoncé l’investissement nécessaire à la réalisation de son étude de faisabilité. Ce projet était relié, en pratique, à la naissance de Valoris en 2010, puisque des terrains appartenant à Domtar, sur lesquels s’est installée l’entreprise, étaient déjà ciblés pour un éventuel parc de ce genre.
« On y prévoyait déjà la construction de condos industriels afin d’accommoder certains promoteurs pouvant souhaiter s’installer à proximité et profiter de certaines matières issues du recyclage ou de la valorisation, pour servir de matières premières à d’autres productions », évoque Louis Longchamps, directeur développement durable et relations externes, chez Valoris.
« Il y a même une entreprise, dans le passé, qui visait à revaloriser les couches de bébé, dans le Haut-Saint-François (HSF). Mais c’était plus difficile qu’elle l’avait prévu et aussi moins rentable qu’espéré. Ça prenait plus d’eau que la quantité imaginée… Alors l’entreprise n’a pas fait long feu et a fermé ses portes ! », raconte-t-il.
« Aujourd’hui cependant, le projet du parc éco-industriel a évolué avec les années, le contexte a changé… Nous avons des demandes d’entreprises qui souhaiteraient s’installer près de nous pour se servir soit du compost de qualité ou des matières résiduelles qui résultent de nos opérations », révèle M. Longchamps.
« Nous avons déjà deux lignes de tri opérationnelles dans notre centre de tri des matières que nous recevons, soit une ligne de résidus de construction et une autre pour les déchets de matière organique résidentielle, industrielle, commerciale et institutionnelle, ce qu’on appelle les ICI. La qualité du résidu de cette deuxième ligne n’est pas reconnue par le gouvernement, parce qu’il reste d’infimes traces de plastique et de verre, qui le qualifient automatiquement de compost contaminé. Mais c’est une qualité très comparable à celle du compost qui émane du traitement du bac brun », explique Louis Longchamps.
Les utilisations potentielles de ce compost intéressent quand même plusieurs compagnies qui en cherchent les débouchés possibles, ce qui les inciterait grandement à s’installer dans le parc éco-industriel projeté. Le site de Valoris à Bury cherche à recevoir le maximum de matières résiduelles, pour en enfouir au final que le très strict minimum, après en avoir revalorisé le maximum, une mission primordiale de l’entreprise.
« La création de Valoris était une bonne idée, provenant de la bonne volonté, mais sans tous les moyens nécessaires au point de départ. En 2006, il y avait eu la Loi du développement durable, avec des changements importants quant à la valorisation des matières résiduelles. Sherbrooke et la MRC du HSF, les deux proprios de Valoris, ont le cœur à la bonne place. Mais ils ont des visions un peu différentes, ce qui amène des heurts parfois. Ici, on veut le moins possible de matières vouées à l’enfouissement. Par contre au Québec, 80 pour cent des déchets sont gérés par le privé. Valoris est perçu comme un genre de mouton noir versus Waste Management, par exemple, Matrec et Enviro Connexions, les trois grosses entreprises qui ne sont là que pour l’enfouissement ! Ainsi, 6 millions de tonnes de matières sont enfouies chaque année au Québec, alors que nous, chez Valoris, n’en enfouissons que 50 000 tonnes ! Au début des années 1980, il y avait 1000 sites d’enfouissement au Québec. Aujourd’hui, il n’en reste que 39. L’idée du parc éco-industriel avait été mise en veilleuse », indique-t-il.
« Le recyclage des matières résiduelles donne lieu à de grands rêveurs, en ce qui a trait à l’utilisation des matières qui résultent de nos opérations. Nous avons grand besoin d’approfondir la capacité de réception du territoire, avant de dire oui à ces nouvelles entreprises qui veulent s’installer dans ce parc éco-industriel. D’où le bien-fondé de l’étude de faisabilité qui est préalable », assure M. Longchamps.
« Elle va nous aider à déterminer la capacité portante du fond de terrain, versus les nombreux milieux humides, la capacité en fourniture de grande quantité d’eau, la capacité électrique pour les équipements pouvant être nécessaires pour ces nouvelles compagnies, les terrains disponibles dans l’entourage pour une expansion éventuelle, etc. », résume le directeur. « Chose certaine, c’est louable de vouloir développer l’industrie chez nous. »
Pour terminer, il donne l’exemple des petits pots de plastique qui servent comme contenants des prescriptions de pilules dans les pharmacies, consommés en nombre infini.
 « Ils sont actuellement envoyés ailleurs pour leur recyclage. Nous n’aurions qu’à ajouter un pour cent d’une autre résine, que peut fournir le Brésil, pour nous permettre de les recycler ici, au Québec, une matière première infinie, ce qui serait très intéressant. Il y a toute une industrie secondaire à créer. Et il y a des joueurs comme Enerkem, par exemple, sur le plan chimique, qui pourraient probablement y participer. Voilà la nouvelle qui est prometteuse ! Nous sommes dans la mouvance de poser les bonnes questions », conclut-il.
Au sujet du financement de l’étude de faisabilité du projet, est prévue une contribution de 169 427 $ du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH), via son programme Fonds région ruralité (FRR), volet 3 Signature innovation, et une aide de 33 886 $ de la MRC du HSF, incluant surtout des services sous forme d’aides techniques, donc pas nécessairement des espèces sonnantes.

Tourisme HSF - Banque de photos

La SADC a aidé 7 petites entreprises touristiques du HSF grâce au PAPETR

Clémence Fuzeau et Louis-Pascal Viau ont créé un lieu chaleureux et accueillant permettant de vivre une expérience unique, en pleine nature.

La Société d’aide au développement de la collectivité (SADC) du Haut-Saint-François (HSF) a apporté cet été un soutien d’envergure à sept entreprises touristiques du territoire, grâce au Projet d’aide aux petites entreprises touristiques rurales (PAPETR), un programme provenant de Développement économique Canada pour les régions du Québec.
L’aide attribuée aux sept petites entreprises du HSF a totalisé 225 000 $, répartie entre Le Fer à Cheval, le Square Victoria, La Cabane chez Arthur, la Ferme au Pré bleu, le camping de la Rivière Étoilée, le Jardinier déchaîné et la Brasserie rurale 11 comtés.
Le Fer à Cheval, situé dans le rang Cohoes, à La Patrie, c’est le rêve d’un couple, Clémence Fuzeau et Louis-Pascal Viau, ce dernier, L-P pour les intimes, mais surtout pour sa conjointe !
Ancien militaire, électricien, infirmier, éducateur animalier, agent de bord chez Air Canada, producteur de spectacles, chuchoteur à l’oreille des chevaux, et encore plus. Louis-Pascal, chez qui a germé l’idée de ce rêve, est décrit comme l’homme aux mille et une expériences par sa complice Clémence ! Cette dernière l’a accompagné, aidé, supporté et motivé dans la réalisation de son rêve. Ils ont acheté le ranch qui est devenu leur vie.
«Au point de départ en 2020, L-P rêvait de créer un endroit en pleine nature pour que les ex-militaires, qui revenaient de leur mission avec un choc post-traumatique, puissent se ressourcer, un problème bien connu après les atrocités qu’ils vivent à l’étranger. Ce ranch de villégiature voulait aussi être un lieu chaleureux et accueillant pour les personnes ayant un trouble du spectre de l’autisme (TSA), les gens ayant subi de l’abus ou de l’intimidation. Mais après la pandémie, on s’est aperçu que la clientèle pouvait facilement s’étendre à tout le monde, qui avait plus que jamais besoin de reconnexion avec la nature, décrit avec émotion Clémence Fuzeau, une Française arrivée d’abord à Montréal, en 2007.
Ils se sont connus par l’intermédiaire d’amis communs. « Ils m’avaient orientée vers La Patrie, je me demandais bien ce que j’allais y faire. Mais dès mes premiers pas à cet endroit, je suis tombée en amour avec la terre. Et en plus, je me suis dit, il est pas mal cute le cowboy ! » Et Clémence admet que l’histoire a très bien tourné par la suite…
L’aide du PAPETR a permis au ranch Le Fer à Cheval de consolider les services à la clientèle, car un chalet a été construit cet été pour avoir la capacité de prolonger la durée des séjours, en plus des trois chambres de gîte du passant existantes au ranch. « Nous voulions permettre aux clients de vivre l’expérience de notre ranch à leur rythme », insiste-t-elle.
« C’est un projet d’autoconstruction. L-P a tout fait lui-même, avec un peu d’aide de la communauté. Il a imaginé, créé et conçu le chalet, comme le ranch. C’est un chalet rustchic, rustique et chic, avec toilettes compostables, construit avec du bois local, très proche du ranch, scié sur place, plané, du billot au chalet donc ! », admet Clémence, qui s’amuse à créer de nouveaux mots, à l’occasion.
« L-P a aussi construit deux terrasses, dont une très grande, promise à plusieurs projets, les plus environnementales possibles. Aussi avec l’aide appréciable du PAPETR. Nous avons également profité de beaucoup de coopération avec les voisins, on a fait du troc, même avec notre fumier qui a pris le chemin de leurs jardins », souligne Clémence.
Ils ont deux chevaux hollandais, de la race des Frisons, parce que provenant de la région de la Frise, qui servent à se faire aimer par la clientèle. Ce sont deux juments, Colette et Fiohna, qui vivent très libres, sans entraves, sur le terrain du ranch. « C’est la philosophie pour tous nos animaux, qui ne sont jamais des prisonniers, qui déambulent à leur guise. Comme notre chien Chase aussi, un border collie qui aide beaucoup par ses qualités de berger, et nos quatre poules. Nos chevaux sont très calmes, une race reconnue pour la posture altière du cheval, appréciée par la royauté. La magie se laisse faire par elle-même avec la clientèle. Car l’évolution sur la ligne du temps diffère pour chacun de façon naturelle… c’est enligné avec nos valeurs », assure-t-elle.
Les chevaux Colette et Fiohna ont créé le nouveau slogan du ranch : Ici, on murmure à l’oreille des chevaux. Il faut voir la bonne volonté de ces chevaux et leur docilité, quand Louis-Pascal de sa voix autoritaire leur commande de rentrer dans le vaste enclos, où se trouve leur petit pavillon servant d’abri, elles partent toutes deux à bride abattue, remarquables et joyeuses dans leur allure !
Le chalet qu’ils ont construit cet été est presque prêt, et sera disponible pour la location vers le début du mois de novembre prochain. Ils offrent des forfaits solos, duo et famille, et même pour des groupes : www.leferacheval.ca

Graphic

East Angus : l’avenir de Graphic Packaging incertain

L’avenir de Graphic Packaging International à East Angus est incertain, mais les travailleurs sont confiants de passer au travers.

Un gros nuage noir rempli d’incertitude plane au-dessus de l’usine Graphic Packaging International à East Angus. Des représentants du siège social, situé à Atlanta aux États-Unis, sont venus rencontrer les travailleurs, la semaine dernière, pour leur annoncer que la survie de l’usine serait assurée pour les trois prochaines années, mais qu’ils ne pouvaient s’engager davantage pour son avenir.

Katherine Lemire, directrice des ressources humaines à l’usine d’East Angus, confirme la nouvelle sans pour autant donner beaucoup d’information. Elle mentionne que Graphic Packaging International est en voie de construire une méga-usine au coût de 1 G$ à Waco au Texas, États-Unis et que la mise en production est prévue pour le début de 2026, dans trois ans. Quatre usines dont trois aux États-Unis et une au Québec, celle d’East Angus, sont touchées par cette initiative. « Graphic va soutenir les différentes usines en place pour faire la transition en lien avec cette nouvelle machine-là. L’objectif est d’améliorer la capacité de l’entreprise à répondre à la demande croissante de l’emballage recyclé sur le marché. Nous, c’est ce qu’on fait ici », d’expliquer Mme Lemire.

Jean St-François, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs des pâtes et cartons d’East Angus (STPCEA-CSN), explique que la haute direction a procédé de la sorte pour donner l’heure juste sur un projet de construction d’une méga-usine qui devrait être fonctionnelle dans trois ans. Ce futur plan d’exploitation aurait une capacité de production équivalente à l’ensemble des quatre usines réunies, d’où l’incertitude quant à l’avenir de ces dernières. Celle d’East Angus produit 110 000 tonnes de carton annuellement. M. St-François mentionne que les dirigeants auraient laissé entendre que le marché était en constante évolution et qu’ils n’étaient pas en mesure de s’engager pour l’avenir.

Dans un souci de maintenir la capacité de production des usines concernées et éviter l’exode de certains travailleurs, la multinationale offre aux employés une prime incitative à demeurer en poste de 1 500 $ par mois pour les 36 mois à venir. Le montant sera remis au terme de cette période représentant 54 000 $. Cette somme sera versée aux employés, peu importe l’avenir de l’usine, de préciser le président du syndicat.

En raison de la croissance du marché, M. St-François mentionne que les représentants n’étaient pas en mesure de préciser l’avenir des quatre usines à savoir, si elles poursuivront toutes leurs opérations régulières ou si certaines seront fermées. « C’est comme un sursis, ils disent : on a besoin de vous autres trois ans et après peut-être, on va avoir encore besoin de vous autres, mais peut-être que non aussi. Chaque usine a ses forces et ses faiblesses, chaque usine a des capacités de production différentes qui va jouer beaucoup dans la balance. »

Confiant

Admettant que la situation est préoccupante, M. St-François demeure optimiste quant à l’avenir de l’usine. « En 2019, la même situation s’est produite. Il y avait quatre usines en danger, excepté que deux ou trois mois après l’annonce, Graphic East Angus a été retiré du peloton qui était en danger. Ils ont dit : Graphic East Angus, il n’y en a plus de problèmes, vous n’êtes plus en danger, vous allez rester ouvert. C’était la même situation, c’était le même trois ans. À l’époque, Graphic construisait la même usine, mais au Michigan, avec trois ans de construction. Ils avaient mis trois usines en danger et une a fermé sur les trois. »

Cette fois-ci, M. St-François ne cache pas qu’il existe une incertitude au sein des travailleurs et que certains expriment une frustration, mais que l’ensemble est confiant et « déterminé à se retrousser les manches pour garder l’usine ouverte. Nous, on pense que l’usine a de bonnes chances de passer au travers à cause de la qualité du carton que l’on fait et la diversité du carton qu’on peut faire. Les grosses usines qu’ils construisent sont capables de faire un seul ou quelques grades de carton. Ici, on est capable de faire des petites commandes et on peut changer de grade de carton dans l’espace d’une demi-journée et répondre à des besoins spécifiques très rapidement, c’est ça notre force. » M. St-François ajoute que le positionnement géographique de l’usine constitue également un atout pour desservir le Québec, l’Ontario et la Nouvelle-Angleterre.

Le président du syndicat indique qu’un sondage est mené auprès des travailleurs afin de vérifier leur volonté à demeurer en poste ou de quitter. L’exercice vise à dresser un portrait d’ensemble et de voir ce qui serait possible de faire pour maintenir les effectifs. On compte 88 travailleurs syndiqués. Au total, un peu plus d’une centaine de personnes œuvrent à l’usine d’East Angus. M. St-François ajoute : la direction a procédé à trois embauches alors que les nouveaux venus connaissent la situation. Ce dernier précise que le syndicat maintient une bonne relation avec la direction et tous deux travaillent dans le même sens.

Des représentants de la Ville de East Angus, dont la mairesse, Lyne Boulanger, en tête, ont rencontré la direction de Graphic Packaging au lendemain matin de l’annonce aux travailleurs. Sans dévoiler la teneur des discussions, Mme Boulanger s’est dite rassurée et confiante, « je reste très positive », commente-t-elle.

CIBC

Fermeture de la succursale CIBC à East Angus

C’est officiel, la succursale de la Banque CIBC d’East Angus, située au 30 rue Angus Nord, fermera ses portes le 10 août prochain, à 15 h. Dès sa fermeture, le centre bancaire de la municipalité du Haut-Saint-François sera regroupé avec la succursale du Carrefour de l’Estrie, à Sherbrooke.

Claude Couture, client de la Banque CIBC d’East Angus depuis 1964, se dit choqué de cette annonce affichée dans la porte de l’institution bancaire. « J’ai 88 ans et descendre à Sherbrooke, traverser l’entièreté de la ville, pour faire mes petites affaires, ça ne m’intéresse pas, surtout en hiver. C’est réellement une perte pour la ville d’East Angus et pour les gens du 3e âge, c’est vraiment une mauvaise nouvelle. »

Cette fermeture enlève aussi la possibilité aux citoyens de choisir avec quelle institution bancaire ils ont envie de faire affaire. Il ne restera plus que la Caisse Desjardins du Haut-Saint-François dans la municipalité. « Présentement, les choix qui me sont imposés sont soit de descendre à Sherbrooke, soit de faire affaire avec une autre institution bancaire. Je trouve ça déplorable », d’exprimer M. Couture.

Du côté de la Banque CIBC, Josh Burleton, consultant sénior des affaires publiques, mentionne par voie de communiqué qu’à l’heure actuelle, les clients de l’institution bancaire effectuent plus de 90 % de leurs opérations via les services bancaires en ligne, mobiles ou téléphoniques. De plus, il soutient que le centre bancaire d’East Angus connaît des volumes d’affaires inférieurs aux objectifs. Il assure toutefois que l’équipe en place aidera les usagers à en apprendre davantage sur les options pratiques concernant la façon d’opérer leurs opérations bancaires courantes.

Pour Lyne Boulanger, mairesse de la municipalité, cette décision de fermer l’établissement est inadmissible. « On a adressé une lettre au président de la CIBC. On a démontré que de nouvelles entreprises s’installent, qu’il y a une hausse de population. Il n’y a pas de raison que l’on perde ce service et son accessibilité. » Cette succursale de la Banque CIBC était la seule restante dans le Haut-Saint-François. Mme Boulanger souligne que ce n’est pas normal que la dernière institution bancaire CIBC ferme ses portes alors que dans une MRC voisine et ayant sensiblement les mêmes rapports démographiques conserve leurs deux succursales. « Dans le Val-Saint-François, ils ont une succursale à Richmond et une à Windsor. Pourquoi est-ce que dans l’entièreté du HSF, nous ne pourrions pas avoir ce service ? Cette institution bancaire est un monument dans la ville. Ça fait plus de 100 ans que la banque est à East Angus. Il y a des citoyens qui ont toujours fait affaire avec eux, et qui veulent continuer d’opérer de la même façon », conclut-elle.

Au moment d’écrire ces lignes, la municipalité n’avait reçu aucun retour de l’institution bancaire.

Chandelles

Atelier de chandelles avec la ferme agrotouristique Deça Deci

Dans le cadre des Journées de la culture, Saint-Isidore-de-Clifton proposait plusieurs activités, dont un atelier de création de chandelles à base de cire d’abeille. Sylvain Denoual, de la ferme Deça Deci, proposait de créer deux chandelles en expliquant les bienfaits de la cire d’abeille versus celle avec de la paraffine.

Weedon conseil municipal

Destination W : Des citoyens s’inquiètent et veulent en savoir plus

Le conseil municipal de Weedon répondant aux questions des citoyens.

Près d’une trentaine de personnes se sont présentées à l’Hôtel de Ville de Weedon plus tôt ce mois-ci pour assister à l’assemblée municipale. Cette soirée était le moment pour eux de poser leurs questions concernant le projet de VR Destination W.

Le maire de Weedon, Eugène Gagné, ainsi que son équipe, a tenu à rectifier certaines informations concernant le projet qui soulève de l’inquiétude parmi les citoyens de la municipalité et de la MRC. « On vous a entendus. On a vu tous les commentaires, on va départager le vrai du faux, on va essayer de ne pas en faire un débat », s’est exprimé M. Gagné dès le début de la séance.

Pour ce dernier, la municipalité a joué son rôle comme elle le devait et en suivant les lois concernant l’attribution de permis à la lettre. « C’est un projet sur un terrain privé. Ce n’est pas un terrain municipal. Le promoteur a eu l’autorisation de la Commission sur la protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ). Certains vont dire que c’est une zone inondable, mais en fait, ce n’est pas la superficie totale du lot qui est classifiée inondable. Le terrain fait 56 hectares et les autorisations qu’a reçues le promoteur ne concernent que 15 hectares, qui ne sont pas en zone inondable. »

Eugène Gagné, siégeant lui-même sur le comité des milieux humides à la MRC, déplore que le Haut-Saint-François ait été peinturé très largement en milieu humide, ce qui empêcherait quasiment tout développement. La réalisation de ce projet permettra, entre autres, selon M. Gagné, de financer certaines opérations pour combattre les algues exotiques envahissantes qui se retrouvent dans le lac Louise et la rivière Saint-François. De plus, cela pourrait aussi aider à protéger le lac contre le myriophylle à épis, une plante aquatique envahissante. « On est très préoccupés par l’environnement de ce lac et de cette rivière. Je ne pense pas qu’on va laisser un promoteur tout détruire. Mais les citoyens de Weedon doivent prendre conscience d’une chose ; il y en a certains que ça dérange, mais on a besoin qu’il arrive de nouveaux citoyens. On doit protéger le lac, et ça va coûter près de deux millions. »

Le projet Destination W a déjà fait réagir et le gouvernement aurait reçu quelques plaintes. Selon M. Gagné, la balle est dans le camp du gouvernement et selon lui, ils feront les vérifications nécessaires selon la loi en vigueur.

Des interrogations citoyennes ont permis d’éclaircir certains points. Questionné par Mme Andrée Larrivée à savoir comment la municipalité allait s’assurer qu’il n’y aurait pas de marina de construite, le maire s’est dit confiant qu’il ne pourrait y en avoir. « Il n’y en aura pas de marina, c’est impossible. Sur les 56 hectares, il y en a 42 où il ne se passera rien. […] Le terme marina a été mal utilisé ou mal interprété […]. On parle plutôt de quelques quais avec des Paddle Board en location, des kayaks, des pédalos et trois ou quatre pontons en location. On est dans la zone inondable, on ne peut pas aménager de marina comme celle de Disraeli, par exemple. »

Le maire de Weedon invite les citoyens de la municipalité à s’investir davantage en temps auprès du comité des milieux humides de la MRC, et de cette façon, prendre une part active dans les décisions et les projets à venir et de mieux protéger ces joyaux de notre région.

Enerkem

Enerkem remporte le défi Visez Haut ! pour son carburant d’aviation durable

L’usine d’Enerkem de Westbury

L’entreprise Enerkem a remporté le défi Visez haut ! organisé par Ressources naturelles Canada en partenariat avec CRB Innovations (CRB), en produisant du carburant d’aviation durable (SAF) à partir du carbone contenu dans la biomasse forestière.

Quatre finalistes étaient en lice et c’est la compagnie estrienne qui a été sélectionnée, par un panel d’experts indépendants internationaux en aviation. Pour son premier prix, Enerkem se mérite une subvention de 5 M$ pour poursuivre la commercialisation de son carburant innovant.

C’est au Centre d’innovation d’Enerkem à Westbury, qu’a été menée la majorité des recherches ayant abouti à la production du carburant d’aviation durable. La déconstruction et le fractionnement de la biomasse en intermédiaires valorisables ont été réalisés par CRB.

« Je suis extrêmement fier de la reconnaissance que nous offre cette victoire au défi Visez haut ! » s’est exprimé Dominique Boies, chef de la direction et chef de la direction financière d’Enerkem.

M. Boies poursuit : « Pour réduire l’empreinte carbone de l’aviation commerciale, nous avons proposé avec notre partenaire CRB, une approche réaliste, fondée sur des technologies reconnues et utilisant de manière durable des ressources forestières abondantes chez nous. C’est ce qui a fait la force de notre solution et c’est ce que le jury du concours a confirmé. »

« Les recherches que nous avons menées nous ont permis d’exploiter une autre source de biocarburant, la biomasse forestière. Celle-ci a souvent été qualifiée d’avantage ‘vert’ canadien. Son coût est abordable et elle a été utilisée chez nous depuis des générations dans des applications diversifiées », a précisé Esteban Chornet, cofondateur d’Enerkem et de CRB.

Le secteur de l’aviation représente à lui seul 3 % des émissions totales de GES à l’échelle mondiale et son empreinte carbone paraît difficile à réduire.

« Le carbone de la biomasse forestière provient du CO2 atmosphérique capturé et converti en molécules constitutives par photosynthèse. C’est ainsi que nous sommes parvenus à produire du carburant d’aviation durable (SAF) permettant de réduire les GES du transport aérien de 93 % », conclut M. Chornet.

En partenariat avec Shell, Enerkem travaille déjà à un autre projet pour produire, à partir de déchets urbains triés, des biocarburants pour l’aviation à Rotterdam, aux Pays-Bas, par une voie quelque peu différente de celle basée sur la biomasse forestière. Les démarches pour l’homologation du carburant d’aviation produit à partir de biomasse forestière sont déjà en cours auprès des instances canadiennes, américaines et européennes.

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