Armoires de cuisine, Déc 2025

Des tarifs douaniers heureusement retardés

L’entreprise NAC a fini l’année 2025 sur un bon pied et attend avec impatience une entente commerciale avec les États-Unis. PHOTO : gracieuseté.

Les fabricants d’armoires de cuisine et de certains meubles rembourrés de la région ont pu pousser un soupir de soulagement alors que l’administration Trump annonçait le report de tarifs douaniers de 50 % à janvier 2027 au lieu de janvier 2026.


Bien que les tarifs douaniers de 25 % mis en place en octobre dernier demeurent, c’est un répit mérité, voire même salutaire, pour plusieurs entreprises. Chez North American Cabinets-NAC, installé à Cookshire depuis 2004, une vingtaine d’employés ont été mis à pied après l’annonce du mois d’octobre. L’entreprise, qui compte aujourd’hui quelque 130 employés, vit avec l’incertitude du marché. Cette imprévisibilité économique de nos voisins impose des démarches d’exportations et de consolidation de leur clientèle aux États-Unis. « Ces tarifs nous demandent d’être plus compétitifs sur le marché américain, qui représente la majeure partie de notre fabrication. Nous avons aussi approché une quarantaine de distributeurs au Canada en 2025, mais le volume est plus aux États-Unis et le but de notre entreprise est d’être rentable », explique Stéphane Fortier, président de NAC. Actuellement, NAC fait affaire avec 300 distributeurs américains qui appuient majoritairement l’entreprise. « Nous avons décidé d’absorber une partie du 25 % des tarifs douaniers et de donner l’autre à nos clients. Mais ces tarifs ont aussi fait augmenter les prix pour les fabricants américains, et c’est là que nous essayons de demeurer compétitifs », ajoute Monsieur Fortier. Il a l’impression que l’augmentation des tarifs douaniers n’a pas été imposée en raison de l’inflation que cela crée déjà aux États-Unis et que plusieurs acteurs du domaine ont fait pression sur l’administration Trump.

L’effet boule de neige de l’imposition de ces tarifs à d’autres pays, qui eux aussi vont se retrouver avec un surplus de production qu’ils vont chercher à exporter en dehors des États-Unis, ne touche toutefois pas NAC qui se spécialise dans une production d’armoires moyenne et haut de gamme.


Stéphane Fortier, tout comme bien d’autres personnes, attend toutefois avec impatience une entente commerciale entre le Canada et les États-Unis, en souhaitant qu’elle soit respectée. D’ici là, il va rencontrer ses clients américains dans les prochaines semaines, tout en gardant espoir pour l’année 2026.

Pour l’achat local durant ce temps des Fêtes

Le compte à rebours est commencé
Il vous reste des cadeaux à acheter ? Sans compter les aliments spécialisés, à vous procurer ? La température s’en est mêlée, et vous voilà contrarié ? Qu’à cela ne tienne, j’ai quelques idées à vous proposer.

L’économie circulaire
Vous en avez sans doute entendu parler ! Sans pour autant y adhérer ? Plusieurs marchés de Noël vous ont invités à les visiter et vous les avez ratés ?


Récemment adoptée dans votre belle MRC, je me suis fait un devoir de les encourager.
Mais il vous reste encore une chance de les retracer, car plusieurs artisans en ont confié à votre épicier ou à votre pharmacien du coin qui sauront vous faire économiser temps et argent. Ils sont peut-être à quelques pas de chez vous.


De ce fait, vous prenez un bon bol d’air frais et offrez aussi un cadeau à notre planète.
Et tant qu’à en mettre, parlons planète. Évitez la consommation de papier, soyez original ! Emballez vos présents dans un vieux foulard ou du papier journal (après l’avoir lu bien sûr). Votre Journal Le Haut-Saint-François participera ainsi à l’économie circulaire de notre région.

Une tendance « vintage »
Il s’agit simplement de donner une deuxième vie aux objets, au lieu de les jeter.


Je prêche pour ma paroisse en vous disant que la boutique Les trouvailles d’East Angus reçoit du mobilier, des accessoires de cuisine, des livres, des éléments de décorations et j’en passe et des meilleurs. Elle les revend ensuite à petits prix, faisant ainsi de nombreux heureux, puisque tant le donneur que l’acheteur y trouvent son compte. Et le beau de l’affaire, c’est que l’organisme remet ensuite les fonds afin que soit restaurer l’église Saint-Louis-de-France et de préserver la richesse architecturale, patrimoniale et artistique qui s’y trouvent.


De nombreuses municipalités du Haut-Saint-François proposent de tels endroits. Visitez-les ! Sachez aussi que le « vintage » est très tendance et que de nombreuses friperies et boutiques feront sans doute votre bonheur et celui des gens que vous voulez chérir, sans en avoir les moyens.

Les spectacles
Et que dire des spectacles que vous suggère notre belle MRC ? Vous pouvez aussi déborder et encourager les spectacles et produits de l’Estrie que vous suggèrent vos commerçants et épiciers.

Optez pour des commerçants québécois
Surtout, évitez d’encourager les gros du sud, qui risquent de nous assimiler.
Amazon a un compétiteur québécois, « Signé local », qui vous permet de magasiner dans le confort de votre foyer.

par Maryse Lemay

Une offre en attente pour les 11 comtés

Le conseil municipal de Cookshire-Eaton devait répondre à une offre d’achat sur la microbrasserie 11 comtés lundi soir lors de sa séance ordinaire du conseil. Cette réponse est maintenant suspendue en raison du report de la réunion.

« On a eu une offre d’achat sur la microbrasserie, mais [le conseil] n’en a pas discuté », de dire la mairesse, Daphné Raymond, après la réunion publique informelle lundi soir. « On va-tu faire une contre-offre ou pas ? On n’en a pas discuté. »

Deux groupes ?
« Puis, ça l’air qu’il y a une autre personne intéressée. C’est l’information que j’ai. [Le conseil] se rencontre lundi, on va surement en parler là », de dire la mairesse.
« Je trouve tellement que [le report de la séance] ralentit l’administration, ça ralentit tout », a-t-elle ajouté.

Transport HSF - Autobus

Transport HSF demande au gouvernement d’agir 

Depuis plus de 30 ans, Transport HSF offre un service de transport collectif et adapté dans le Haut-Saint-François. Accessible, humain et enraciné dans la communauté, l’organisme dessert les citoyens de la MRC avec engagement et respect. Mais la lenteur quant à l’adoption du Programme d’aide au développement du transport collectif (PADTC) 2025-2027 par le gouvernement du Québec menace aujourd’hui la continuité de ses services, selon Isabelle Labrecque, directrice générale de Transport HSF. 

Sans l’adoption de ce programme, la planification, la stabilité et la pérennité des services de transport collectif sont compromises. Il règne donc une incertitude budgétaire préoccupante qui touche les organismes membres de l’Union des transports adaptés et collectifs du Québec (UTACQ), tout comme leurs partenaires municipaux. 

C’est pourquoi Transport HSF joint sa voix à celle de l’UTACQ pour demander une action immédiate du gouvernement du Québec afin d’éviter une rupture de service dans le transport collectif régional. « Le transport collectif est un levier essentiel du développement durable et de la vitalité économique et sociale des régions du Québec. L’incertitude entourant le cadre de financement et l’absence de versements prévus pour 2025 et 2026 compromettent la continuité même de ces services essentiels », a affirmé Simon Berthiaume, président de l’UTACQ. 

Et Transport HSF n’y échappe pas. « En plus d’attendre l’adoption du PADTC, nous sommes également en attente du décret gouvernemental autorisant le versement de la subvention nécessaire au remplacement de deux véhicules de notre flotte. Sans ce soutien, notre capacité à maintenir un service fiable et sécuritaire est menacée », a pour sa part souligné Mme Labrecque.  

Rappelons que ce service est essentiel, tant pour les personnes en situation de handicap que pour les étudiants et les travailleurs qui dépendent de l’organisme chaque jour pour leurs déplacements, que ce soit pour le travail, l’école, les soins ou la vie sociale. 

Les demandes de l’UTACQ, appuyées par Transport HSF, se résument donc ainsi : 

  • Adopter et diffuser sans délai le PADTC 2025-2027, afin de rétablir la prévisibilité nécessaire à la planification budgétaire ;  
  • Procéder à des versements anticipés de subventions pour 2025, représentant au minimum 75 % des montants alloués en 2024 ;  
  • Mettre en place un mécanisme de communication proactive avec les partenaires du milieu pour éviter que de telles situations se reproduisent.  

Chambre de commerce du HSF

L’audace entrepreneuriale soulignée par la Chambre de commerce 

La Chambre de commerce du Haut-Saint-François (CCHSF) tenait récemment la seconde édition de son Cocktail des nouveaux entrepreneurs, événement présenté par la Caisse Desjardins du Haut-Saint-François.  

« À travers cet événement de reconnaissance, la Chambre de commerce du Haut-Saint-François rend hommage à des entrepreneurs visionnaires qui ont osé transformer une idée en projet concret. Il s’agit également d’une occasion privilégiée pour ces nouveaux leaders d’affaires de tisser des liens avec notre communauté économique locale », a expliqué Alexandra Jacquet, directrice générale de la CCHSF.  

Cette année, la vitalité entrepreneuriale du territoire était portée par sept entrepreneurs de la MRC : Bruno Lavoie pour le Miel Les Butineuses de l’Estrie ; Julie Murray, David Murray et Ève Carrier pour Doma Santé ; et Vanessa Ainslie, Anthony Bergeron et Mathieu Lajoie pour Daigneault Irrigation.  

C’est aussi lors de cet événement que l’entreprise Coup de cœur 2025, un prix attribué à la suite d’un vote populaire ouvert à l’ensemble de la population du territoire, a pu être dévoilée. Doma Santé a su se démarquer, entre autres par son approche professionnelle et innovante. Et il va sans dire que sa mission première, offrir des soins infirmiers personnalisés, trouve un écho particulier auprès de la clientèle et de la population en général.  

« Nos entrepreneurs d’ici ont une histoire inspirante et nous sommes heureux de souligner leur avenir prospère. Nous félicitons encore une fois les lauréats ! » a conclu Daniel Lamoureux, directeur général de la Caisse Desjardins du Haut-Saint-François.  

Graphic Packaging

La fermeture de Graphic Packaging en janvier

Les moteurs grognaient, la vapeur dansait dans le vent, et on sentait le carton près de l’usine de Graphic Packaging à East Angus vendredi après-midi, mais la pluie tombait sur son avenir. L’annonce officielle de sa fermeture en janvier était faite dans les heures précédentes.
« Cette fermeture s’inscrit dans le cadre d’un plan annoncé en 2023 visant à regrouper la production de carton recyclé dans les installations les plus modernes et performantes de l’entreprise » selon le message d’un courriel communiqué au quotidien La Tribune et publié le 31 octobre 2025.
« L’équipe d’East Angus, composée d’environ 120 employés, a joué un rôle essentiel dans le succès de l’entreprise, et nous nous engageons à lui offrir notre soutien et une aide à la reclassification. »
L’annonce a attristé des leaders communautaires mais a aussi soulevé l’espoir d’un nouvel avenir pour East Angus, avec de nouveaux intérêts résidentiel et commercial envers cette ville à proximité de Sherbrooke.

Le rêve des 11 comtés tire à sa fin

Victime d’une chute dans la demande pour la bière de microbrasserie locale, l’entreprise Les 11 comtés de Cookshire est à la recherche d’un sauveteur depuis environ deux ans. Sa fermeture est maintenant imminente.

« C’est une grosse bâtisse, et on n’était pas capable de construire la force de vente nécessaire » selon le co-propriétaire Sébastien Authier en entrevue à la brasserie sur la route 108 de Cookshire-Eaton le vendredi 31 octobre dernier.

« Le plan d’affaires a été écrit en 2013-2014. Il était très bon pour cette époque-là, » a-t-il poursuivi. « On a ouvert en fin 2018 ; le canning line est commencé en janvier 2019, et dans un an une pandémie… Le modèle était bon, mais de revirer une titanique de même, c’était probablement au-delà de nos capacités… Ce qu’on n’a pas prévu c’est que la demande a crashé. »

Les propriétaires, M. Authier et son associée Emilie Fontaine, ont alors essayé de vendre depuis maintenant deux ans. Plusieurs possibilités d’acheteurs se sont présentées, et même encore depuis qu’ils ont publié un message en média social le 28 octobre dernier concernant la fin de l’entreprise.

« Merci à notre fidèle clientèle, famille et les ami.e.s pour le support inconditionnel des dernières années, » a écrit Mme Fontaine. « Nous vous en serons éternellement reconnaissants. »

Malgré quelques intérêts toujours exprimés envers le commerce, ainsi que l’intérêt des deux propriétaires à voir une pérennité pour leur entreprise ou au moins ses installations, aucune offre réaliste n’a été faite, et M. Authier annonce la « fermeture imminente », une question de « quelques semaines » au plus.

Un hôtel de 3 millions au Resto des Cantons à Weedon

De gauche à droite : Robert G. Roy, préfet HSF; Louis-Philip Charron, propriétaire Sherplex; Eugène Gagné, maire Weedon; Serge Roy, propriétaire Restaurant des Cantons et de l’hôtel à venir; Renée Montgrain, conseillère Weedon. Photo : Jean-Marc Brais

La construction d’un hôtel de 20 chambres a débuté le 1er octobre dernier sur le site du Restaurant des Cantons de Weedon. Le projet est évalué à 3 M $ et devrait être complété d’ici le début de la saison touristique en mai 2026.

Il s’agit d’un partenariat réalisé en compagnie de Sherplex, le promoteur derrière Destination W, situé à quelques coins de rue. L’hôtel constitue la phase 2 du développement. Le propriétaire de Sherplex, Louis-Philip Charron est également nouvellement copropriétaire du Home Hardware Weedon.

Le Restaurant des Cantons en profitera pour transformer sa terrasse avant en verrière quatre-saisons, ce qui ajoutera 35 places. L’hôtel inclura également un enclos sécurisé pour motocyclettes, motoneiges et VTT.

Weedon à vitesse grand V

« C’est un projet qui est dans les cartons depuis plusieurs années. On est content que les gens d’affaires voient le même potentiel qu’on a vu au niveau de la mairie et de l’équipe municipale », s’est réjoui le maire Eugène Gagné. Ne serait-ce que pour les artistes qui s’arrêtent au Centre culturel Doris-Lussier, c’est un bon avancement. « Ceux qui viennent faire des spectacles nous demandaient toujours : ‘Où est-ce qu’on peut coucher?’ »

« On a déjà eu des projets d’hôtel dans le passé. On avait tout fait les plans et devis. Mais Weedon a eu l’audace. C’est ça qui est important, les villes qui se mettent en mouvement », déclare de son côté le préfet Robert G. Roy.

Le propriétaire du restaurant et du futur hôtel, Serge Roy, citait une étude de 2024 sur l’offre d’hébergement dans la région. « De Thetford Mines à Sherbrooke, il y avait de la place pour autour de 100 places d’hébergement temporaires supplémentaires. […] C’est vraiment un besoin ici en région. […] Weedon connait aussi en essor assez incroyable depuis cinq ans. »

Début des travaux ce lundi au Sonic Weedon

De gauche à droite : Robert G. Roy, préfet du HSF; François Jacques, député de Mégantic; Eugène Gagné, maire de Weedon, suivis de Jérôme Tardif, André Normand et Gervais Laroche, de Vivaco Groupe coopératif. Photo : Jean-Marc Brais

Tel qu’annoncé dans nos pages en juillet dernier, la coop Vivaco construira un nouveau magasin BMR adjacent à sa station-service Sonic située sur la route 112 à Weedon. Évalué à plus de 2 M $, le projet regroupera sous un même toit un DEQ (dépanneur, essence, quincaillerie). La première phase des travaux débute ce lundi 6 octobre avec la refonte complète du système pétrolier.

« Ça va tout être démantelé. On réinstalle deux réservoirs : un de 50 000 L et un de 25 000 L. On refait aussi tout le tablier. Il va y avoir quatre distributrices » en remplacement des trois actuelles. Celles-ci seront dotées du paiement à la pompe, explique Jérôme Tardif, vice-président du secteur détail chez Vivaco.

Le maire de Weedon, Eugène Gagné, dit qu’il s’agit d’« un rêve qui se concrétise », après avoir pris connaissance des plans initiaux du projet en 2014. À l’époque, c’était la Coop des Cantons qui était porteuse du projet, avant sa fusion avec Vivaco en 2017-2018.

Les nouvelles pompes à essence pourront être utilisées à partir du 1er novembre. La deuxième phase des travaux concerne le bâtiment qui subira un agrandissement de 3000 pi2 pour accueillir la quincaillerie BMR, présentement située sur la 7e Avenue. Cette phase de travaux sera complétée quelque part au printemps ou à l’été 2026.

Deux femmes en or

Isabelle Blais et Marie-Andrée Glaude étaient réunies lors du 5 à 7 Portes ouvertes de Silex Industriel le 4 septembre dernier. Photo : Jean-Marc Brais

L’une est entrepreneure depuis 25 ans, l’autre l’est depuis tout récemment. À elles deux, elles représentent bien le savoir-faire et la passion des affaires qui animent le Haut-Saint-François.

Isabelle Blais – Silex Industriel et Pièces d’Autos Angus

Stéphane Defoy et Isabelle Blais, derrière Silex Industriel et Pièces d’Autos Angus. Photo : Jean-Marc Brais

Bien qu’elle soit mère et belle-mère sept fois, Isabelle Blais a eu son dernier bébé en avril 2024 : Silex Industriel. Sa naissance en avril 2024 coincidait avec le 40e anniversaire de l’enseigne bien connue de Pièces d’Auto Angus (maintenant Bumper to Bumper), à East Angus. Elle a pris la relève de l’entreprise fondée par son père au tournant des années 2000.

Silex Industriel découle du fait qu’une bonne partie de la clientèle de Pièces d’Autos Angus était issue du domaine industriel. C’est sur le tout indiqué boulevard Industriel de Sherbrooke que la nouvelle entreprise s’est installée.

Isabelle demeure réaliste en avançant que l’entreprise « est le résultat d’une belle synergie, d’un mélange de talents et de sueur de dessous de bras! » Aux yeux de son conjoint et partenaire d’affaires, Stéphane Defoy, Isabelle « conjugue avec brio le rôle de femme d’affaires accomplie, de mère attentionnée et de pilier incontournable au sein de l’entreprise. »

Marie-Andrée Glaude – Marie Gourmet

Marie-Andrée Glaude a fait le saut à son compte en 2023. L’année suivante, elle remportait le prix Création d’entreprise à la finale locale du Défi OSEntreprendre. Avant de démarrer son service de traiteur et de prêt-à-manger, Marie-Andrée avait touché à la gestion immobilière en compagnie de son mari Daniel Dolbec. Ils ont eu jusqu’à une centaine de portes dans la région de Sherbrooke.

Mais pour celle qui a une formation de pâtissière et qui a été pendant dix ans à l’emploi d’un traiteur à Sherbrooke, l’attrait pour la cuisine n’était jamais loin. Le couple a débuté ses activités dans un garage de la rue Dufresne, à East Angus, avant d’ouvrir boutique sur la rue St-Jacques. Cette aventure aura duré 18 mois, soit jusqu’au 20 juin dernier, moment où Marie-Andrée s’est lancée dans l’aventure d’un camion de cuisine de rue (foodtruck). L’inauguration d’un futur local sera annoncée éventuellement.

Fait intéressant : tout comme Isabelle Blais, Marie-Andrée Glaude est mère et belle-mère de sept enfants.

Un couvent converti en résidence pour travailleurs mexicains

Construit en 1930, l’immeuble qui était connu jusqu’à tout récemment en tant que comptoir familial du Centre de loisirs de Bury a été converti en résidence pour travailleurs étrangers au cours des derniers mois. Cet automne, lors de la haute saison de récolte du sapin, ce sera une trentaine de Mexicains qui séjourneront dans la bâtisse du 529, rue Main.  

Il faut dire que le bâtiment a connu plusieurs vies. Il a tout d’abord été une école de deux classes. Lorsque la petite école est fermée au profit de la toute nouvelle polyvalente Louis-Saint-Laurent inaugurée en 1972, elle est reprise et habitée par les Sœurs de la charité. C’est lors de leur installation que le groupe de religieuses fonde le Centre de loisirs de Bury. À la suite de leur départ en 2011, c’est l’organisme dirigé par Adrien Girard qui reprend les rênes. Il vend finalement la bâtisse aux Plantations Nicholas, qui produisent des sapins de Noël.  

L’entreprise est officiellement établie à Adstock (Saint-Méthode), mais a un centre de distribution bien visible depuis la route 108, à hauteur de Bury. Elle gère déjà une dizaine de résidences pour travailleurs étrangers dans les Appalaches afin d’héberger plus de 200 Mexicains. Plantations Nicholas a l’obligation de fournir le logement lorsqu’elle fait entrer de la main-d’œuvre au pays. Elle dispense également uniformes, équipement et nourriture. L’entreprise prévoit récolter 400 000 arbres de Noël en 2025.  

Photo : Municipalité de Bury

Destination W : «ça va être un exemple à suivre au Québec»

De gauche à droite : Maxime D’Amour de Be Tiny, Madeleine Dulac de Juste Milieu et Cindy Brisson de Destination W. Photo : Carole Dessureault

Destination W, Be Tiny et Juste Milieu, trois compagnies québécoises, s’unissent pour réaliser le quartier de minimaisons de la phase 1 du projet Destination W. Le promoteur fournit les terrains, Be Tiny construit les minimaisons et Juste Milieu en fait le design.

Le projet Destination W est situé dans un beau boisé, sur un chemin en bordure de la 8e avenue à Weedon. « Ici, le projet se fait dans le village. Les services sont proches », de dire Maxime D’Amour, le propriétaire de Be Tiny.

Madeleine Dulac, designer et fondatrice de Juste Milieu, est une spécialiste dans la conception d’espaces minimalistes, tels que les minimaisons. Elle habite dans un minibus dont elle a fait elle-même l’aménagement. Selon elle, « la demande est énorme pour les minimaisons. Il y a des gens qui ne viennent même pas [de la région] et qui déménagent ici pour les minimaisons. »

« [Pour ce projet], on utilise surtout des matériaux durables et locaux, à faible COV [composés organiques volatils]. Je fais beaucoup de design solaire passif. On essaie de chauffer les minimaisons le plus naturellement possible avec le sud. […] On essaie de tenir compte aussi de l’orientation du soleil », de conclure Madeleine.

La Wee 820, un des modèles de minimaison disponible dans le cadre du projet Destination W. Photo fournie

Une alternative au marché

Avec l’augmentation de la demande de maisons individuelles et la hausse de leur prix, les minimaisons semblent être une alternative intéressante pour beaucoup de personnes désireuses d’accéder à la propriété.

Maxime D’Amour explique que les minimaisons suscitent l’intérêt d’une large frange de la population. « Pour 250 000$, vous pouvez acheter une minimaison clés en main et un terrain. Il n’y a plus de maisons neuves que vous achetez à ce prix-là aujourd’hui. »

Il poursuit en disant que « Destination W a deux types de terrains: des terrains pour des maisons « régulières » et des plus petits pour construire des minimaisons. […] Ce projet, ça va être un exemple à suivre [au Québec]. »

Après l’achat du terrain, l’acheteur a deux ans pour faire construire sa minimaison. Depuis le début du printemps, sept terrains ont été vendus et treize sont encore disponibles. Selon Maxime, « d’ici un an, les terrains qui restent à vendre devraient être vendus. »

ProColor Cookshire change de main

Simon Nadeau et Valérie Véronneau, nouveaux copropriétaires de ProColor Cookshire en compagnie de Francis Boulanger, absent sur la photo. Photo : Jean-Marc Brais

Le carrossier ProColor Cookshire a changé d’administration au courant de l’été. Après 10 années en poste, Claude Thibodeau et Maryse L’Heureux ont cédé leur place à une nouvelle équipe de propriétaires composée de Valérie Véronneau, Simon Nadeau et Francis Boulanger.

2015-2025

Claude Thibodeau a commencé ses activités dans un garage attenant à sa maison, sur une route peu passante. L’achalandage variait grandement au fil des saisons. À un certain moment, il s’est senti prêt à « avoir une bannière ». C’est en 2015 qu’il s’est installé sur la route 108, à l’entrée du village de Cookshire. Il a alors repris la bâtisse de Jean-Guy Prévost, de Location Prévost. Anciennement, le site a été un atelier de carrosserie de l’ancien concessionnaire de voitures GM, qui logeait sur la rue Principale Est, là où se trouve présentement Location Cookshire.

Claude Thibodeau a entamé la réflexion de prendre sa retraite il y a plus d’un an. Il aurait aimé transférer son entreprise à un employé, mais n’a pas été en mesure de trouver une relève. Il a fait part de son intention de laisser sa place à la bannière ProColor, qui fait partie du réseau Fix Auto. C’est là qu’entre en jeu Valérie Véronneau, qui possède trois succursales à Sherbrooke et Coaticook.

Claude Thibodeau et Maryse L’Heureux, propriétaires de ProColor Cookshire de 2015 à 2025. Photo : Jean-Marc Brais

2025 à…

Mme Véronneau voit des similitudes entre les territoires de Cookshire-Eaton et de Coaticook. Elle aimerait ainsi amener sa nouvelle succursale de Cookshire à 13 employés, comme c’est le cas pour son atelier situé près de la frontière états-unienne. « Je pense que ça peut facilement se rendre là rapidement », indique-t-elle.

L’avantage aussi de posséder plus d’une succursale est de pouvoir répartir l’ouvrage. Ainsi, si son garage de Sherbrooke Est a un surcroit de travail, celui-ci peut être déplacé vers un atelier qui a plus de disponibilités, comme à Cookshire.

À part agrandir l’équipe, Mme Véronneau et ses partenaire Simon Nadeau et Francis Boulanger souhaitent élargir l’offre de services offerts, de même que de modifier l’apparence de la bâtisse du 325, rue Pope. N’empêche qu’elle ne souhaite pas dénaturer le travail qui a été fait jusqu’à présent. « J’ai un grand respect pour ce que Claude et Maryse ont fait. C’est un bel emplacement. On veut juste faire un petit plus-plus avec nos couleurs à nous », précise Mme Véronneau.

Francis Boulanger, natif d’East Angus, et sa conjointe Valérie Véronneau. Photo fournie

Même son de cloche du côté de Simon Nadeau, qui a entamé la transition à raison de deux jours par semaine au courant du mois de juillet. « C’est une petite place. Tout le monde se parle, tout le monde se connait. Ils venaient pas chez ProColor, ils venaient chez Claude. »

Pour ceux et celles qui n’auraient pas encore eu la chance de dire au revoir aux Thibodeau-L’Heureux, Maryse a officiellement délaissé ses tâches de bureau, tandis qu’il sera possible de croiser Claude pour encore quelques semaines dans l’atelier.

Centre Agricole Expert ouvrira en mars sur la 108

Frédérick Ward et son fils Edouard étaient à l’Expo Cookshire le 15 août dernier en compagnie de leurs tracteurs verts Deutz-Fahr. Photo : Jean-Marc Brais

Les travaux de construction du futur Centre Agricole Expert sont entamés depuis le début du mois d’août sur la route 108, près de l’intersection de la 257, à Gould. L’inauguration des nouveaux locaux devrait se faire en mars 2026 dans un espace trois fois plus grand que l’actuel garage situé quelques kilomètres à l’ouest sur le chemin North Hill.

« Il n’y a pas une semaine où il y a pas quelqu’un qui dit : ‘On savait même pas qu’il y avait un garage de tracteurs!’ », relate Frédérick Ward, copropriétaire et président du Centre Agricole Expert. « On savait qu’il fallait faire le move. C’est juste que ça a pris du temps. »

Ça aura pris sept ans entre le moment où les pancartes annonçant le futur centre agricole furent installées et le début des travaux. Pour expliquer ce délai, M. Ward indique qu’il y a tout d’abord eu la COVID. Les montants des soumissions initiales ont grandement fluctué. « Tous les prix avaient explosé », se remémore-t-il. Ensuite, il y a eu le changement de vocation du lot. Le terrain aux abords de la route 108 étant zonés blanc, « on n’avait pas le droit d’avoir de vente de véhicules à moteur. Il a fallu faire changer le zonage. C’est pour ça que ç’a été long. »

Ces obstacles étant maintenant chose du passé, la construction avance à bon pas. La fin des travaux est prévue d’ici la fin de l’année, avec un transfert de l’entreprise durant les premiers mois de l’année 2026. Ce moment concordera avec le 20e anniversaire de fondation du Centre Agricole Expert.

Un marché inexploité

En 2006, « il y avait un manque de mécaniciens mobiles sur le chemin », se remémore Frédérick Ward. Les concessionnaires de tracteurs envoyaient leurs représentants avec le strict minimum d’outils sur la route. Si la machinerie avait un bris majeur, on la remorquait jusqu’au garage. C’est un inconvénient auquel a voulu remédier M. Ward. « Quand je suis parti à mon compte, j’avais une remorque en arrière du camion, puis j’avais tout : presse, soudeuse… Je faisais des grosses jobs sur le chemin. »

C’est en 2009 que Frédérick a débuté la vente de tracteurs neufs de marque Deutz-Fahr. N’empêche que « notre force, c’est la vente de pièces de toutes marques puis les réparations de toutes marques. Ça, tu verras jamais ça dans un concessionnaire agricole. Ils vont se concentrer sur leur propre marque. Ici dans la région, c’est un gros manque », fait remarquer M. Ward.

Vingt ans plus tard, il continue d’être près de sa clientèle. « La majorité du temps, c’est moi qui fais les calls de service sur le chemin. » Frédérick Ward est fier d’avoir bâti une entreprise familiale au sein de laquelle sa conjointe Nadia Vigneault et leurs deux fils s’impliquent. Le plus vieux, Edouard, vient d’ailleurs d’acquérir des parts. « Dans l’agriculture, je trouve que c’est plus important d’avoir le contact » de personne à personne, indique le père de famille.

Pour le Canton de Lingwick, il indique qu’il s’agit d’un « beau projet ». « Ça va amener des emplois de plus. En superficie, on triple par rapport au garage qu’on a présentement. »

Le Général Chanot succédera à la Ruée vers Gould

Karine Turcot et Alain Bastien, les propriétaires de l’ancien magasin général de Gould depuis maintenant un an. (Photo : Jean-Marc Brais)

Les automobilistes de la route 108 près de l’intersection 257 auront remarqué des changements à l’ancien magasin général qui a abrité La Ruée vers Gould ces 30 dernières années. Depuis maintenant un an, Karine Turcot et son conjoint Alain Bastien sont propriétaires de l’immeuble historique et projettent d’en faire un café-bistro d’inspiration victorienne, Le Général Chanot. 

Elle est artiste visuelle, lui, musicien. Ensemble, ils souhaitent transformer l’immeuble érigé en 1850 par James Ross et Marianne Browne « en un espace vivant, culturel et rassembleur ». « Nous comptons, pour débuter, servir viennoiseries, gâteaux, cafés et repas légers. Par la suite : gelato, bières, vins. » À terme, une épicerie fine de même qu’une salle de spectacles intimiste seront inaugurés.  

Vocation initiale 

« On aurait pu acheter ce bâtiment-là et le tourner en habitations, comme on le voit un peu partout. […] Ça aurait été plus simple pour nous de faire ça, honnêtement. Mais on a décidé de maintenir le côté service à la population », indique Karine Turcot, en faisant référence à la vocation première de magasin général des lieux. L’immeuble fête d’ailleurs ses 175 ans d’existence en 2025. 

Étant donné son âge avancé, l’ancien magasin général de Gould a besoin d’une nouvelle toiture. L’aménagement d’une salle frigorifiée pour l’été et d’une fournaise au bois pour l’hiver figurent également dans les plans. « Le monde aujourd’hui a de plus en plus besoin de beauté, de connaissances, de curiosité, d’ouverture et d’émerveillement. Je crois que ce bâtiment-là s’y prête totalement », confie Mme Turcot. 

Date à déterminer 

Et pourquoi le nom de Général Chanot? «  »Général » vient du fait que le bâtiment était à l’origine un magasin général. « Chanot » est le nom d’une famille de luthiers qui a vécu en France et en Angleterre pendant l’époque victorienne (l’époque où le bâtiment a été construit) », précise Karine Turcot. 

Le Général Chanot en est à terminer sa campagne de sociofinancement sur la plateforme La Ruche ce dimanche 10 août. Pour le moment, aucune date d’ouverture officielle n’a encore été annoncée.

Une transaction record pour le Domaine du lac Moffatt à Lingwick

Photo : Domaine du lac Moffatt

L’offre d’achat du Domaine du lac Moffatt dans le Canton de Lingwick a été acceptée à la fin juillet. Le site constitue « la plus grande propriété résidentielle unifamiliale jamais vendue au Québec », selon sa courtière immobilière Isabelle Perreault. Le promoteur du projet, Dany Morency, effectue des visites de terrains jusqu’à la mi-septembre. Un nombre de 189 d’entre eux ont déjà été réservés sur un total de 427. 

M. Morency se donne un horizon de cinq ans pour mener à bien les trois phases prévues du Domaine du lac Moffatt. Celui-ci a d’ailleurs mis en ligne ces dernières semaines le site Internet du projet, un groupe Facebook ainsi que des capsules vidéo expliquant les règlements de la future communauté. Il entrevoit un modèle de copropriété pour les résidents du Domaine. Ceux-ci pourront s’impliquer au sein d’un comité de gestion, qui régira les infrastructures communes. 

Enfin un accès au lac

Les installations du Domaine du lac Moffatt prévoient une clinique médicale, une garderie et une fermette. Des sentiers, une patinoire, trois parcs et des embarcations nautiques non-motorisées seront mises à la disposition des résidents du site. Certaines seront même accessibles à la population du Canton de Lingwick.  

C’était là une des inquiétudes qui émanait de la séance d’information du 28 mai dernier autour du projet : qu’en serait-il pour les citoyens de Lingwick? « Depuis la colonisation, cet endroit prisé des lords anglais n’a quasiment plus été accessible à la majorité des citoyens du canton », se désole Monique Théôret, dans la plus récente édition du journal Le Reflet.  

Une soixantaine de personnes avaient assisté à la séance d’information du 28 mai. Le maire Marcel Langlois avait alors bien fait comprendre que la municipalité ne voyait pas ce projet comme une menace, mais comme une opportunité. Le Domaine du lac Moffatt pourrait être « salvateur pour notre village, surtout considérant la malheureuse tendance observée au Québec et ailleurs : l’exode des villages », indique Danielle Leclerc. 

Le logo fait un rappel du manoir bicentenaire de 15 chambres qui est encore, pour le moment, la seule habitation du Domaine. 

Doubler la population

Avec une moyenne de 2,5 personnes par lot, le promoteur Dany Morency prévoit une population de 1000 personnes vivant au Domaine. Sur les 1350 acres du site, le tiers sera préservé sous forme de parc naturel et 80 % du couvert végétal sera conservé sur les terrains résidentiels. Sur les 427 lots disponibles, 203 sont destinés à des résidences, 83 à des jumelés et 141 à de la location à court terme de type Airbnb.  

Le Domaine du lac Moffatt était affiché le printemps dernier sous le nom du Domaine d’Ardintoul sur le site de Centris pour 15 M$. L’évaluation foncière 2025-2027 de la MRC évalue le site à 8 M$. La transaction qui a eu lieu en juillet « s’inscrit parmi les quatre transactions résidentielles les plus chères jamais enregistrées dans la province », indique la courtière Isabelle Perreault. « Il s’agit également de la transaction la plus importante de l’année en cours, ainsi que d’un record absolu pour la région de l’Estrie. » 

Meunerie Sawyerville poursuit ses activités, malgré l’incendie

Source : Facebook/Karen Sheldon

Moins de 48 heures après l’incendie qui a ravagé ses installations de Cookshire-Eaton, la Meunerie Sawyerville honore ses engagements auprès des clients et conserve tous ses employés. « Comme c’est là, tout fonctionne », indique le vice-président de l’entreprise, Charles Bolduc, lorsque joint par téléphone.

« Là, je viens de finir de tout replacer mon volume actuel dans différentes meuneries pour que personne manque de rien puis être capable de continuer la livraison chez tout le monde », explique celui qui assure la relève de son père Yves Bolduc.

Les 25 employés de la meunerie sont à pied d’oeuvre. « J’ai réussi à placer tout le monde pour ne pas qu’il y ait de mise à pied. On a tout remis le système informatique le jour même en marche pour être capable de faire notre comptabilité. Le système de commandes est tout revenu en-dedans de 24 heures », poursuit M. Bolduc.

L’incendie

Le 30 juillet vers 16 h 15, un incendie s’est déclaré dans l’entretoit des installations de la rue de la Meunerie. L’origine demeure indéterminée, bien que les hypothèses favorisent un problème d’origine électrique ou la foudre s’étant produite quelques minutes auparavant ce jour-là.

Une quinzaine d’employés étaient sur place lorsque le brasier s’est rapidement propagé à la structure. Aucun n’a été blessé. Rapidement, des pompiers de Cookshire-Eaton, East Angus, Bury et Saint-Isidore-de-Clifton se sont relayés pour contrôler le brasier qui menaçait les demeures avoisinantes, qui n’auront au final pas subi de dommages.

La veille, le 29 juillet, la Ville de Cookshire-Eaton venait d’émettre un avis de réduction de la consommation d’eau, à cause du peu de précipitations reçu les jours précédents. Cela a compliqué la tâche des pompiers, qui ont eu recours à des bassins, ou réservoirs, d’eau.

140 ans d’histoire

Le bâtiment de la Meunerie Sawyerville est perte totale. C’est en 1988 que l’entreprise familiale avait emménagé dans ses installations au coeur du village de Cookshire. Elle avait alors repris le site de la meunerie Chapdelaine Donat.

Comme son nom l’indique, la Meunerie Sawyerville était auparavant située dans le village du même nom. Comble de l’ironie, l’entreprise avait échappé à un premier incendie lorsque ses installations de Sawyerville s’étaient envolées en fumée, quelques mois après son déménagement à Cookshire.

La Meunerie Sawyerville fabrique de la moulée et des suppléments pour animaux depuis 1971. « On était proche de notre clientèle puis elle est bien compréhensive. Pour l’instant, ça fonctionne bien. On est chanceux d’avoir une bonne clientèle comme ça », conclut Charles Bolduc.

Cookshire-Eaton, « le royaume de la gravelle »

Chemin Jordan Hill, à Johnville. Crédit : Jean-Marc Brais

Le mois dernier, Carrière FB ouvrait ses portes dans le secteur Sawyerville, portant à onze le nombre de gravières établies à Cookshire-Eaton. Avec ces entreprises vient un important volume de camions. Bruit, vitesse, poussière, enjeux de sécurité, baisse de valeur des maisons… Ce sont là les principaux désagréments vécus depuis des années par les résidents du secteur de Johnville et depuis peu par ceux de Sawyerville. 

10 gravières-sablières à Johnville 

« Les activités qui ont présentement lieu dans la carrière du secteur Sawyerville ont un impact sur le voisinage et incommode plusieurs citoyens », reconnait la Ville de Cookshire-Eaton dans un mémo. À Johnville, deux radars s’apprêtent à être installés afin de recenser la vitesse de ces véhicules.  

« On a des plaintes vraiment dans ce coin-là au niveau de la vitesse. Ç’a pas de bon sens », admettait le maire Mario Gendron, lors de la séance du conseil municipal de juillet. Celui-ci espère, avec les données recueillies par ces radars, avoir des preuves solides à présenter à la Sûreté du Québec afin que celle-ci intervienne encore plus dans le secteur.  

1 carrière à Sawyerville 

Johnville peut voir passer jusqu’à 250 camions par jour. Une voie de contournement a été proposée à plusieurs reprises par la Ville au ministère des Transports. Celle-ci passerait par le chemin Orr, plutôt que par le coeur du village. La même chose est envisagée pour la Carrière FB sur le chemin Bédard. Quelques possibilités sont étudiées, dont un accès via la ferme Marc Bolduc, qui relie la route 253 sans un détour par le coeur de Sawyerville.  

La séance d’information prévue autour de ce projet a été reportée à quelques heures d’avis le 7 juillet dernier, puisque la Ville « n’a pu obtenir l’ensemble de l’information nécessaire afin d’informer adéquatement la population ». La rencontre faisait suite au mécontentement des résidents qui disent ne pas avoir été mis au courant des débuts d’activité de Carrière FB. « On va tenter de faire mieux que ce qu’on a fait jusqu’à date, de communiquer davantage », a assuré M. Gendron.  

Stop ou encore 

En réponse à une interrogation citoyenne lors de la séance du conseil, la greffière de Cookshire-Eaton, Françoise Ruel, a précisé que « le moratoire, c’était pas possible pour les gravières. C’est une procédure de modification complète du zonage dans l’ensemble du territoire qu’il faut faire. On est là-dessus. C’est sur la table d’urbanisme. » 

Aux yeux du conseiller Marcel Charpentier, la limite a été atteinte. « Je reste à Sawyerville. Ça ne me tentait pas de me taper 10 000 camions non plus. Le royaume de la gravelle, je pense qu’il y a d’autres places que Cookshire pour avoir de la gravelle. » 

Le BMR de Weedon déménagera sur la 112

Image modélisée des futures installations fournie par VIVACO groupe coopératif

VIVACO groupe coopératif annonce la construction d’un nouveau magasin BMR, adjacent à la station-service Sonic sur la route 112 à Weedon. Le projet, qui sera réalisé au cours de la prochaine année, regroupera sous un même toit un DEQ (Dépanneur-Essence-Quincaillerie).

La municipalité de Weedon a confirmé la vente d’une partie du terrain voisin à la succursale Sonic, actuellement occupé par le complexe municipal des Travaux publics et du Service des incendies, afin de permettre la réalisation de ce projet de plus de 2 millions de dollars.

VIVACO détient à la fois la station-service actuelle de la route 112 et le centre de rénovation BMR sur la 7e Avenue. Ce dernier étant désuet, un nouveau bâtiment était devenu nécessaire. Le site de la 7e Avenue sera mis en vente après l’ouverture du nouveau DEQ quelque part en 2026.

La bâtisse de la route 112 subira un agrandissement de 3 000 pi2 pour faire place à la quincaillerie. Une réfection majeure de la façade sera effectuée. Une refonte complète du système pétrolier est prévue avec l’ajout de pompes supplémentaires et d’un nouveau réservoir souterrain. Un nouveau stationnement pour la clientèle, ainsi qu’une cour pour les matériaux et produits agricoles seront également mis en place.

En prévision de ces travaux, la municipalité de Weedon avait procédé ce printemps au déménagement du cénotaphe des anciens combattants situé à côté de la station-service. Le monument est maintenant accessible au centre communautaire Thérèse Denis Lavertu.

Transport HSF - Autobus

Le transport collectif en péril dans le Haut

Transport de personnes HSF s’unit à la MRC du Haut-Saint-François pour interpeller le gouvernement face aux « délais administratifs interminables » qui mettent en péril les transports adapté et collectif. Additionnés à la flotte vieillissante des véhicules qui tombent souvent en panne, ces délais compromettent la continuité du service au point où « la situation est critique », selon l’organisme de transport et la MRC. 

Financement bloqué 

Transport HSF a déposé un projet qui prévoit l’achat de trois minibus au gaz propane. Malgré la réception d’une lettre d’entente de principe en octobre 2024, le projet est paralysé. On attend « l’attribution d’une subvention accordée par le fédéral et qui doit être traitée au provincial », déplore par courriel la directrice générale de Transport HSF, Isabelle Labrecque.  

« Nous avons besoin de ces véhicules maintenant, pas dans six mois », indique de son côté le préfet de la MRC, Robert G. Roy, qui est aussi administrateur de Transport HSF.  

Véhicules au bout du rouleau 

Le temps presse pour l’organisme qui ne fonctionne qu’avec quatre véhicules qui lui appartiennent, alors que trois autobus sont sous contrat. Le cout de location de ces véhicules monte à plusieurs milliers de dollars par mois.  

Pendant ce temps, Transport HSF fait face à des bris mécaniques constants : remplacement complet de moteur et de transmission, accident qui rend un véhicule hors service pendant deux mois… Tout ça alors que les autobus commandés restent en attente. « Nous avons […] suivi toutes les étapes. Ce sont maintenant les usagers qui paient le prix de cette lenteur », souligne Isabelle Labrecque, qui est entrée en poste au mois d’avril.  

Transport HSF et la MRC demandent au ministère des Transports et de la Mobilité durable que leur projet soit considéré comme prioritaire.  

Une saison estivale prometteuse, selon Tourisme HSF

La shed panoramique en cours d’élaboration à Chartierville. Crédit : Facebook/Circuit des sheds panoramiques

Tourisme Haut-Saint-François a lancé sa saison estivale le 18 juin dernier au Centre culturel Doris-Lussier de Weedon. À l’occasion de ce lancement, l’édition 2025 du Guide découverte a été dévoilée.  

La région s’apprête à accueillir un nombre important de visiteurs, « alors que les intentions de voyage des Québécois pour découvrir leur propre province sont à la hausse », déclare Isabelle Couture, directrice du développement local à la SADC du Haut-Saint-François.  

Parmi les nouveautés de 2025, notons l’arrivée prochaine de deux nouvelles sheds panoramiques, les dixième et onzième du circuit. Elles seront situées à Chartierville et Scotstown. 

La Ville de Scotstown n’est pas en reste puisqu’elle verra également apparaitre une projection Murmures dans le parc Walter-Mackenzie. Avec La Patrie, elle est l’une des deux municipalités chanceuses qui héritent des fameuses projections architecturales qui font déjà grand bruit depuis 2021 à Cookshire-Eaton.  

Les amateurs de vélo de montagne ont récemment vu un deuxième circuit de sentiers s’ajouter à leur feuille de route. Un an après Vélos Eldorado à Chartierville, c’était récemment au tour de Zone Nature d’être inaugurée à Dudswell.  

Établi dans cette municipalité, le Pavillon des mésanges affiche complet pour les prochains mois. L’établissement est opéré par Claudia Racine, qui a pris la parole du lancement de saison de Tourisme HSF. Le guide 2025 des attraits et établissements de l’organisme est disponible en ligne. Celui-ci a également été distribué dans les bureaux touristiques, dépanneurs, restaurants et commerces du territoire.  

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