32 logements adaptés à venir à Weedon

Eugène Gagné, maire de Weedon, et Anik Roy Trudel, présidente-directrice générale de Logement HAN. Photo fournie

La municipalité de Weedon accueillera quatre immeubles de huit logements adaptés aux personnes vivant avec un handicap physique ou intellectuel. C’est l’annonce qui a été faite lors de la soirée bénéfice du 18 juin au profit de l’organisme porteur du projet, Logement HAN, à Orford.

Les 32 logements sont rendus possible grâce à un don de terrain de la municipalité. Celui-ci se situe derrière la Coopérative d’habitation du Ruisseau sur la 5e Avenue. Une nouvelle rue mènera au projet et portera le nom Libérali, en l’honneur de Jean Libérali, derrière Confections Troy.

La présidente-directrice générale de Logement HAN, Anik Roy Trudel, parle d’un début des travaux « très prochainement ». « On lance officiellement la phase de pré-développement. »

Pour le maire de Weedon, Eugène Gagné, ce projet au « coeur de la municipalité permettra aux futurs locataires de participer et de s’impliquer dans la communauté ». Plus largement, la démarche « s’inscrit dans le processus de développement de la municipalité à donner plus d’accès au logement ».

« Des gens de coeur »

Le maire Gagné a travaillé pour Michel Lapierre, fondateur des Marchés Végétarien. Ce dernier s’est impliqué comme donateur dans une demi-douzaine de projets Logement HAN à Sherbrooke et Magog. C’est devant l’un de ces projets sur la rue Lavigerie à Sherbrooke que passait souvent le maire Gagné. « Je me disais : « Wow! C’est une affaire comme ça que, un jour, j’aimerais qu’on bâtisse à Weedon. » »

La Ville de East Angus compte 24 logements HAN depuis 2021 sur la rue Warner. Le complexe de trois immeubles porte le nom d’Habitations de L’Apothicaire, en référence au groupe de donateurs derrière les Proxim de Cookshire et East Angus. Le pharmacien-propriétaire Daniel Desruisseaux en est le porte-parole.

« J’ai une employée qui a un handicap physique. Son père est venu à la pharmacie. Il voulait me parler dans le bureau. […] C’était pour me remercier du fait que sa fille avait eu un des logements. » M. Desruisseaux dit de cette implication qu’elle est doublement bénéfique. « Ça fait du bien aux autres. Ça fait du bien à soi aussi. »

Parmi les différents entrepreneurs en construction qui s’impliquent dans les projets de Logement HAN, notons la présence de Flash Électrique, à Ascot Corner. L’acronyme HAN signifie Humain Adapté Novateur.

Des loyers subventionnés dans quatre villes du Haut

L’Office régional d’habitation (ORH) du Haut-Saint-François annonce que les citoyens ont désormais accès au Programme de subvention au loyer dans les villes de Weedon, East Angus, Dudswell et Scotstown. 

Les quatre municipalités ont libéré des sommes de leur budget 2025 permettant d’accorder ces subventions. « Certaines ont pu s’ajuster dans leur budget, d’autres non. Cela ne sera que partie remise pour 2026 », espère Nathalie Ramonda, la directrice générale d’ORH HSF. Son souhait serait que d’autres municipalités adhèrent au programme.  

Pour bénéficier du Programme de subvention au loyer, il faut être admissible à un HLM (habitation à loyer modique). Autant un locataire qu’un propriétaire peut présenter une demande. Pour connaitre votre admissibilité, il suffit de contacter l’ORH par téléphone (819-943-4281). 

Le formulaire de demande de logement à loyer modique est téléchargeable ici.

Une carrière qui provoque des secousses à Sawyerville

Crédit photo : Annik Lauzon

La Carrière FB débutera officiellement ses activités le 16 juin au bout du chemin Bédard dans le secteur de Sawyerville, à Cookshire-Eaton. Pour les propriétaires de l’entreprise, il s’agit de l’aboutissement de trois années de démarches. Pour certains résidents, il s’agit d’une surprise qui s’est présentée sous la forme de secousses de dynamitage ou de passages de camions.  

« On l’apprend tous par surprise par un post Facebook sur Spotted. Tout le monde est pris de court, tout le monde est mécontent de ça », explique le représentant de la demi-douzaine de citoyens opposés au projet, qui a préféré garder l’anonymat. 

De son côté, le couple d’entrepreneurs derrière Carrière FB dit qu’il n’a pas de relations publiques à faire, en plus de toutes les démarches légales et gouvernementales qu’il a dû compléter jusqu’à présent. « Ça changera rien pour nous autres. Ils comprennent pas qu’ils nous font juste de la pub gratuite. Le projet fermera pas, c’est impossible. J’ai déjà toutes mes autorisations », confie Dany Fauteux, propriétaire de la carrière. 

Dynamitage 

Le Journal a été interpellé par trois citoyens ayant ressenti des secousses importantes dans les semaines du 19 et 26 mai. Leur résidence se trouve à une distance d’un kilomètre de la carrière où se sont tenues des séances de dynamitage. L’une des résidentes a communiqué avec la Ville de Cookshire-Eaton parce qu’elle disait craindre pour « l’intégrité de la fondation, structure et matériaux de plusieurs bâtiments ».  

Carrière FB confirme avoir procédé à du dynamitage échelonné sur une période de trois semaines. Ayant maintenant tout le matériel et le tonnage nécessaires à exploiter à court-moyen terme, ce type de procédures n’est plus prévu à l’ordre du jour pour le moment. « Oui, on a fait faire du dynamitage. Mais pas n’importe comment. C’est une équipe spécialisée, accréditée, expérimentée, qui a réalisé un travail exemplaire. Tout a été encadré, sécurisé, surveillé. Rien n’a été fait à la légère », a indiqué Dany Fauteux dans une publication Facebook.  

Mise au courant 

Les citoyens opposés au projet se sont présentés à la séance du conseil municipal de Cookshire-Eaton le 2 juin. « On a eu un échange d’une quinzaine de minutes avec le maire puis la greffière. […] On a beaucoup mis de pression. […] On n’est vraiment pas satisfait de ce que la Ville nous a répondu », indique par téléphone le représentant du groupe.  

Le maire de Cookshire-Eaton, Mario Gendron, reconnait que « l’ouverture d’une carrière, ça plait pas à personne, mais ça suit les règles comme il faut. » Carrière FB a fait ses devoirs avec ses multiples demandes d’approbation, entre autres auprès de la CPTAQ (Commission de protection du territoire agricole du Québec). « Quand le règlement prévoit que tout est conforme, on n’a pas le choix de l’accepter. […] Même si on avait dit : « On n’est pas d’accord avec ça », la CPTAQ est par-dessus nous autres. » 

Camions et valeur des maisons 

Néanmoins, le maire reconnait que l’arrivée d’une carrière change le quotidien des citoyens. « Quand il y a une voie publique où il y a beaucoup de trafic lourd, c’est certain que ça fait diminuer la valeur des propriétés. » Il donne l’exemple du secteur Johnville où l’on retrouve sept gravières-sablières en activité. « Voilà quelques années, il y avait peut-être 25-50 camions qui passaient là, mais là, il y en a 200-300 » par jour. 

À l’opposé, Dany Fauteux de Carrière FB croit que la demande pour les habitations à Johnville demeure forte, malgré la présence des sept sites et du chemin de fer dans le secteur. D’ailleurs, il offre un produit distinct de ces entreprises établies depuis longtemps dans la région. Il produit du roc concassé, d’où l’obtention d’un permis d’exploitation pour carrière ou mine, plutôt qu’un permis de gravière-sablière. 

Matière première 

M. Fauteux et le maire Gendron s’entendent pour dire que les sites de Sherbrooke sont vides et que la demande s’amène à nos portes. « Il n’y a plus de gravier dans les environs de Sherbrooke. Toutes les gravières sont vides. Donc ici, c’est le coin où il y a le plus de possibilités pour du gravier », explique Mario Gendron.  

Le but de Dany Fauteux avec sa carrière « est d’atteindre 30 000 tonnes par année. Idéalement 40 000-45 000 tonnes d’ici trois ans. Si on vend 20 000 tonnes cette année, je vais être content. 20 000 tonnes, ça représente 40 trucks » par semaine. Le représentant du groupe citoyen avance plutôt avoir « vu environ 60 camions sortir avec du matériel pour réparer les routes de Cookshire-Eaton en deux jours » dans la semaine du 9 juin.

De son côté, la Ville de Cookshire-Eaton jongle avec l’idée d’imposer éventuellement un moratoire pour limiter le nombre de gravières sur son territoire. Début juillet, elle prévoit également une séance d’information portant sur la Carrière FB, lors de laquelle les propriétaires seront absents.  

Enerkem Westbury poursuit ses activités malgré la faillite

Enerkem s’est placé à l’abri de ses créanciers à la mi-mai. La directrice des communications de l’entreprise, Amélie Desrosiers, confirme que « nous poursuivons nos activités à notre centre d’innovation à Westbury ainsi qu’à notre bureau à Sherbrooke. » Un « plan clair de relance » a été proposé par les sociétés qui reprendront les rênes de l’entreprise. L’usine de Westbury a débuté ses activités en 2009 en produisant des gaz de synthèse. Elle a été modernisée pour produire du méthanol en 2011, puis de l’éthanol à partir de 2012.  

Les Mal-aimés recommandés par le Guide Michelin

À gauche, Daniel Charbonneau. À droite, Yannick Côté. Crédit : Les Mal-aimés

Le restaurant gastronomique Les Mal-aimés, situé à Cookshire-Eaton, fait partie des 76 établissements recommandés par l’emblématique guide culinaire Michelin au Québec. Une recommandation Michelin indique « une cuisine de qualité ».  

La majorité des restaurants nommés se retrouvent à Montréal et Québec. Ils ne sont que 19 en région. Près de chez nous, outre les Mal-aimés, on retrouve dans le lot Vin Polisson à Sherbrooke et le Manoir Hovey à North Hatley. 

L’établissement d’Eaton Corner consiste en une petite salle d’une vingtaine de places, bâtie à même la ferme du Jardinier déchainé. C’est de celle-ci que sont tirés une bonne partie des ingrédients utilisés en cuisine. « L’assiette des Mal-aimés, c’est 60% des produits de la ferme. C’est 98% de produits du Québec », indique l’administration. 

Le nom des « mal-aimés » fait d’ailleurs référence aux légumes indigènes souvent négligés en cuisine : navet, rutabaga, cardon, etc. L’établissement se décrit comme faisant de la « gastronomie rurale à la ferme ». 

L’entretien printanier : un essentiel pour la longévité de votre voiture

Crédit photo : Adobe Stock

Le secret bien gardé des passionnés de voitures antiques, c’est l’entretien de plusieurs éléments simples de votre voiture. Ces joyaux d’époque, qui traversent les décennies en beauté, doivent leur longévité à un entretien régulier et rigoureux. En prenant soin de votre voiture dès maintenant, vous investissez dans sa durée de vie et sa fiabilité.

Le printemps est le moment idéal pour offrir à votre voiture une cure de jouvence. Après des mois à affronter le sel, le sable, le froid mordant et les routes cahoteuses, votre véhicule mérite un peu d’attention.

Commencez par un bon lavage en profondeur, y compris le dessous de caisse, pour éliminer les résidus corrosifs accumulés durant l’hiver. Ensuite, inspectez vos pneus : la pression change avec la température, et le moment est venu de passer aux pneus d’été ou toutes saisons. Vérifiez aussi l’état des freins, des essuie-glaces, et n’oubliez pas de faire une vidange d’huile si elle tarde.
Un contrôle du système de climatisation est aussi recommandé avant les grandes chaleurs. Enfin, prenez un moment pour jeter un œil à la batterie, aux filtres, et aux niveaux de liquides (refroidissement, frein, transmission).

Alors, que vous rouliez en modèle récent ou que vous rêviez de conduire un jour une voiture d’époque, souvenez-vous : un bon entretien, c’est le début d’une longue histoire.

Texte généré par l’intelligence artificielle

Nouveau départ à la Vallée du Mont-Élan

Line Savard et sa fille Karina Ortega, copropriétaires de la Vallée du Mont-Élan depuis 2020.

Après une année de pause, la Vallée du Mont-Élan a rouvert ses portes le 17 avril dernier à Westbury.  Le sujet de l’incendie survenu sur le site le 11 avril 2024 et qui a coûté la vie à Jérémie Ortega demeure sensible. « Pendant la fermeture, on s’est fait offrir énormément d’aide. Il y a eu beaucoup de solidarité. Il y a eu des beaux mouvements d’entraide », se remémore la sœur du défunt, Karina Ortega. 

« On a fermé pendant un an, puis je dirais que notre mission s’est solidifiée. On a fait une restructuration », poursuit-elle. Auparavant associé au camping et au disque golf, la Vallée du Mont-Élan mise désormais sur sa mission de centre de villégiature, de ressourcement et de mieux-être. Un sanctuaire pour que « les gens qui viennent aient une belle cohabitation, une belle vibe, puis une belle cohérence », explique celle qui est copropriétaire avec sa mère depuis 2020. 

La pandémie comme déclic 

L’achat du site de Westbury concorde avec le début de la pandémie et une écœurantite de la ville. « Ça fait cinq ans qu’on reste ici, puis des fois, quand on va quelque part puis qu’on revient, on se dit : « C’est fou comment on se sent à la maison. Plus que n’importe où on a pu habiter » », poursuit celle qui est instructrice de yoga. 

La région leur rend bien, à elle et sa mère, cet attachement puisqu’une bonne partie de leur clientèle provient du Haut-Saint-François. « Il y a des voisins qui viennent dormir! Du monde de Cookshire! », s’enthousiasme Line Savard, la mère de Karina. « On a toutes sortes de gens qui viennent, [mais] une grande partie de notre clientèle, c’est des gens de Sherbrooke. » Le reste de la clientèle provient des grands centres, soit Montréal, Québec et Trois-Rivières. 

Cela n’est pas surprenant aux dires des deux femmes, puisque plusieurs citadins ont un ras-le-bol de la ville, qui s’est exacerbé depuis la pandémie. « C’est de plus en plus demandé et important pour les gens de se retrouver dans un domaine de nature qui n’est pas axé sur la consommation », explique Line Savard. Et par « nature », elle fait autant référence à la nature extérieure qu’à celle intérieure.  

Si on peut facilement se retrouver en nature dans un parc de la Sépaq, ce qui distingue la Vallée du Mont-Élan, c’est la communauté qui entoure cette nature. S’il est facile pour quelqu’un de se rendre sur le site de Westbury pour se retrouver et se ressourcer, la disposition du site et la nouvelle grille d’activités rendent plus faciles le contact avec autrui. Comme le résume Line Savard, ici « on prend le temps de vivre ensemble. On prend le temps de se connaitre. On prend le temps de connecter. » 

La Vallée du Mont-Élan est un vaste site de 76 hectares où il est possible de séjourner en chalet ou en camping. Certes, il est possible d’y faire de la randonnée, mais le sanctuaire est l’un des rares endroits dans la région où il est possible de s’adonner à des séances de yoga, de méditation, à des activités de respiration ou à des retraites en silence. Le duo mère-fille composé de Line Savard et Karina Ortega se fera un plaisir de vous guider.  

Un développement de 400 lots à Lingwick

Crédit photo : Isabelle Perreault – Courtier immobilier

Le Domaine d’Ardintoul, aux abords du lac Moffatt sur la route 257, est sur le point d’être acheté par le promoteur de Québec, Dany Morency. Celui-ci aimerait y réaliser un développement domiciliaire de 400 terrains, ce qui doublerait la population du Canton de Lingwick.

Le projet « vise à protéger 85 % de la superficie » qui totalise 514 hectares avec 6 km en bordure du lac Moffatt. Cet engagement « fait plus que combler les attentes de la municipalité », selon le procès-verbal de la séance extraordinaire du 24 février du canton. On y indique « qu’il est dans l’intérêt de la municipalité qu’un tel développement se réalise ».

Le Domaine d’Ardintoul est le plus gros lot du Canton de Lingwick. Il est toujours affiché à un prix de 15 M $ sur le site de Centris. Le terrain comprend un manoir bicentenaire qui était la propriété d’O Capital Investissements verts, dont le président, Othman Benjelloun, est domicilié au Maroc.

Cookshire-Eaton accueillera une usine de ballons dirigeables


Le maire de Cookshire-Eaton, Mario Gendron, lors de la conférence de presse de cet avant-midi. À l’arrière-plan, on aperçoit le directeur général de Flying Whales, Vincent Guibout.

L’aéroport de Sherbrooke, situé à Cookshire-Eaton, accueillera le site d’assemblage et d’essais de dirigeables rigides de la société franco-canadienne Flying Whales. L’annonce a été faite cet avant-midi à l’Hôtel Delta Sherbrooke dans le cadre du Congrès annuel de l’Association québécoise du transport aérien.

L’implantation d’une ligne d’assemblage « produira plus de 300 emplois et plus de 3 milliards de chiffre d’affaires en exportation », explique Vincent Guibout, directeur général de Flying Whales. Le début de la construction de l’usine est prévu pour 2027 avec un lancement des opérations en 2029.

Le projet prendra 50 des 360 hectares de terrains disponibles aux alentours de l’aéroport. « Il n’y a à peu près aucun autre site au Québec qui est capable de l’accueillir. Pour nous, ça représente même pas 25 % des terrains disponibles », a détaillé David Rancourt, président de la Corporation de développement de l’aéroport de Sherbrooke.

Le maire de Cookshire-Eaton, Mario Gendron, se dit prêt « à recevoir un grand nombre [de] travailleurs avec la création de plusieurs logements qui sont déjà en chantier et en nombre croissant pour les prochaines années ».

La mairesse de Sherbrooke, Évelyne Beaudin, a rappelé que la Ville souhaite faire de son aéroport « un lieu de développement industriel et technologique ». Toutefois, elle admet que « il y a un besoin d’investissements en infrastructures sur ce site-là. […] Quand on est le premier projet industriel d’envergure à s’établir, les choses sont à développer. »

Localement, outre la Ville de Cookshire-Eaton, la MRC ainsi que le CLD du Haut-Saint-François ont pris part aux démarches d’implantation qui se sont entamées il y a trois ans.

À terme, le site de Flying Whales vise à produire à Cookshire-Eaton des cargos-dirigeables LCA60T servant à transporter des charges allant jusqu’à 60 tonnes. Ces dirigeables sont conçus à l’origine pour répondre aux besoins de l’exploitation du bois en zones difficiles d’accès.

Les Pattes d'or par Carole D.

Beaucoup d’animaux de compagnie mais peu de services offerts

Naomy Rondeau offre un service de toilettage à East Angus, avec l’aide à l’occasion de sa sœur.

« À ma connaissance, il n’y a aucun vétérinaire dans le Haut-Saint-François (HSF). Quand j’en ai besoin d’un, je dois amener mes animaux à Sherbrooke », de me dire Mélany Bouffard, qui fait l’élevage de chiens et de chats.

Elle est aussi la propriétaire de la « seule boutique spécialisée pour animaux domestiques dans le HSF ». Mély-Canin est située à Cookshire-Eaton et a ouvert ses portes en 2014.

Quant à Linda Beaunoyer, propriétaire de l’élevage du Chenil et Chatterie de la Grange Rouge situé à Cookshire-Eaton, elle me confirme « […] qu’il n’y a aucun vétérinaire dans la région. »
« Quand mes animaux ont besoin de se faire vacciner, je vais à Sherbrooke. Pour d’autres soins, je vais à Montréal ou à Saint-Hyacinthe. »

Les pensions

En ce qui concerne les pensions pour animaux de compagnie dans le HSF, « […] j’en ai connu, mais elles ont fermé. »

« J’offre des services de pension, mais seulement pendant les vacances de la construction et pour des personnes que je connais bien », de conclure Linda.

Karine Ménard, propriétaire de l’élevage Les trésors d’Athènes situé à Cookshire-Eaton, m’a dit que « […] comme il n’y a pas de vétérinaire dans le HSF, je vais à Melbourne pour mes chiens. C’est un vétérinaire spécialisé dans les élevages. C’est pour cette raison que je vais là. Lorsque je pars en vacances, je fais affaire avec la Grange Rouge pour prendre soin de mes chiens. J’ai aussi des employés qui peuvent le faire ».

Frédérique Descôteaux est une des trois propriétaires de l’élevage Les chiens du Ô Ranch, « […] un élevage spécialisé dans les chiots de petites races », situé à Ascot Corner.

« Comme nous avons beaucoup de chiens, une vétérinaire de Saint-Hyacinthe, ayant une spécialité en élevage, vient nous visiter une fois par mois ».

« C’est une cinquantaine de chiens dont nous devons nous occuper quotidiennement. Heureusement, nous avons nos conjoints et trois employés pour nous aider », de conclure Frédérique.

Jacques, un des 3 propriétaires Les chiens du Ô Ranch. Photo prise sur le site Web Les chiens du Ô Ranch
Jacques Descôteaux est l’un des trois propriétaires de l’élevage Les chiens du Ô Ranch à Ascot Corner.

Le toilettage

Naomy Rondeau, toiletteuse de formation, est propriétaire depuis le 1er juin 2024 du salon de toilettage Les Pattes D’Or à East Angus.

« Je suis très occupée parce qu’il n’y a pas beaucoup de services de toilettage offerts dans le HSF […] », m’explique-t-elle.

« Je n’ai pas d’employé. Heureusement, ma sœur me donne un coup de main à l’occasion, surtout avec les animaux récalcitrants. »

« Je sais qu’il y a une pension pour animaux domestiques, O’Poil D’Argent, à Dudswell. » « Comme j’ai des chats et un chien, j’aimerais qu’on ait des vétérinaires, plus de pensions pour les animaux de compagnie et de parcs à chiens dans le HSF », me dit Naomy en guise de conclusion. Depuis 2016, Pascale Desruisseaux est la propriétaire du seul centre éducatif canin du HSF, Pass-Poil, situé à East Angus.

« J’ai été toiletteuse pendant 18 ans. Après avoir suivi différents cours et formations, je suis maintenant éducatrice canine et coach en comportement animal. »

« J’offre des formations sur mesure pour les maitres et les chiens. Elles sont adaptées au stade de développement du chien. Je donne des cours privés d’obéissance, de leadership, de freestyle. Je fais aussi de la compétition avec mon chien » de m’expliquer Pascale.

« Je travaille avec une compagnie qui offre des chiens d’assistance accompagnateurs pour personnes autistes ou des personnes qui ont des problèmes d’anxiété. Je fais aussi de la zoothérapie avec mon chien pour les personnes âgées dans les centres d’hébergement de soins longue durée (CHSLD) de Weedon et de East Angus », dit Pascale en terminant.

Si vous connaissez d’autres services offerts pour les propriétaires des animaux de compagnie, n’hésitez pas à nous en faire part, en téléphonant à notre journal ou en écrivant à l’adresse courriel publicite@journalhsf.com.

Doma Santé

Une petite entreprise de Cookshire devient provinciale

David Murray, Julie Murray et Ève Carrier ont lancé Doma Santé officiellement en mars, à partir de leur siège social dans une résidence à Cookshire.

Une petite entreprise de Cookshire est en voie de devenir une force provinciale alors que la demande publique pour les services infirmiers tourne en partie vers le privé. La compagnie Doma Santé de Julie Murray et ses associés, Ève Carrier et David Murray, a été lancée le 5 mars dernier.

Mme Murray a travaillé pendant 12 ans comme infirmière pour les soins à domicile offerts par les CLSC, 8 ans à Cookshire et 4 ans à Baie-Comeau. En septembre dernier, elle s’est lancée à son compte, avec une petite clinique à la maison et une longue liste de services mobiles offerts en premier lieu dans la région.

Mais depuis les derniers mois, ses services payants sont offerts à travers le Québec, surtout d’ici à Montréal et au nord. Huit employés s’ajoutent aux trois propriétaires. Cinq de ses employés sont d’ici, selon Mme Murray en entrevue lors de son lancement officiel à sa maison.

De pareils services sont rares, mais en grande demande dû aux pénuries dans le public. « On veut enlever la pression sur le système de santé » de dire Mme Murray.

Ses services incluent, entre autres, la prise de sang, des soins infirmiers généraux, en entreprise, en pharmacie et en résidences privées pour personnes âgées, offerts selon un horaire flexible à domicile ou en entreprise. Elle se spécialise aussi dans les soins podologiques.

« On peut se déplacer à 6 h du matin, ou on peut aller en entreprise. Notre objectif est pour que ce soit accessible. »

Au départ, beaucoup de sa clientèle se trouve dans le Haut-Saint-François et à Sherbrooke. C’est depuis décembre qu’elle a ouvert la porte sur le marché de la région de Montréal. Un employé est attitré à chaque région.

Ce développement est basé sur un plan d’affaires préparé par Mme Murray et son équipe depuis 2021. Son nom de marque « Mille fleurs par jour » est devenu « Doma Santé » avec le lancement en mars.
Mme Murray était aussi fière de dire que sa compagnie fait appel aux services d’une autre compagnie locale qui rayonne plus large, Omnimed de Cookshire.

Chantal Fortin II

Garder au moins 30 % de production chez nous

Chantal Fortin au travail dans la manufacture des Confections Troy à Weedon lors de ses Portes ouvertes le 27 mars dernier.

Tout comme la pandémie, la guerre tarifaire avec les États-Unis semble bénéficier aux Confections Troy de Weedon. Mais contrairement à la fin de l’engouement après la pandémie, une hausse de production devrait être durable cette fois, selon les propriétaires, Marc Beaudoin et Alain Bergeron.

Les deux ont accueilli environ 75 visiteurs lors des portes ouvertes du 80e anniversaire de la compagnie en mars. Le public a pu voir les deux planchers et une vingtaine d’employés en plein travail. C’était aussi l’occasion de jaser avec les dirigeants, M. Beaudoin à la compagnie de confection de vêtements depuis 1983 mais comme co-propriétaire depuis 1994, et M. Bergeron depuis 2011.

Malgré les hauts et les bas de l’industrie des textiles et des vêtements au Québec à travers les décennies, aujourd’hui, « les clients cherchent de plus en plus au Canada », selon M. Beaudoin. « Il y a plus d’intérêt pour l’instant, mais est-ce que ça va durer ? »

Lors de la crise de la pandémie, il y avait beaucoup de contrats offerts à Troy, comme pour les habits protecteurs des infirmières et des blouses à coutures scellées pour les premiers répondants, mais cette demande « a tombé sec » lorsque les clients ont pu retourner vers l’Asie pour une main-d’œuvre « à coût beaucoup, beaucoup plus bas que nous autres », de dire M. Beaudoin.

Auparavant, les Confections Troy fournissaient des pantalons pour de gros clients gouvernementaux, comme la Sûreté du Québec, la GRC, Postes Canada et plusieurs corps policiers de la province. Maintenant, « nous n’avons plus de contrats par les gouvernements. Tout est en importation. »

« On est encore là, mais pour combien d’années ? » se demande M. Bergeron. Les deux propriétaires notent aussi une perte d’expertise au Québec par ce transfert de contrats ailleurs. « Si la demande augmentait beaucoup, l’expertise n’est plus là », selon M. Bergeron.

Les deux hommes d’affaires ont pris du temps lors de leurs portes ouvertes le 27 mars dernier pour une courte entrevue dans leurs bureaux aménagés dans un coin de la manufacture, construite dans les années 1940 par les propriétaires de l’époque, Jean Libérali et Joseph Bordoff. Ces bureaux, occupés principalement par le directeur général, Marc Beaudoin, et l’adjointe administrative, Guylaine Bolduc, prennent un tout petit espace du bâtiment, comparé aux ateliers.

En faisant un peu de tout, les propriétaires retiennent cette expertise qui était tout un coup nécessaire lors de la pandémie et encore maintenant avec le Canada en guerre d’échange.

Parmi cette expertise, les Confections Troy ont investi dans une machine de plus de 150 000 $ pour aider à répondre à la demande durant la pandémie. Elle attache les poches aux pantalons à un rythme de 45 secondes comparé aux 2 minutes par une couturière. Mais depuis, la machine est peu utilisée due à la baisse post-Covid de la demande.

Aujourd’hui, en guerre tarifaire, on parle de diversifier notre propre économie, mais MM. Beaudoin et Bergeron espèrent que la volonté ne sera pas juste passagère. « On devrait au moins garder 30 % de capacité au Québec », mentionne M. Beaudoin.

Sur le même sujet : Les 80 ans de Confections Troy

Quel avenir pour Guitabec à La Patrie?

La version originale de cet article, publiée le 31 mars, parlait de la fermeture prochaine des deux usines de Guitabec de La Patrie. Lisez la lettre du directeur à ce sujet.

À La Patrie, plusieurs sources s’entendent pour dire que Guitabec, derrière les Guitares Godin, fermerait son établissement de la rue Principale Sud (route 257). La direction, dont le siège social est situé à Baie-d’Urfé sur l’île de Montréal, répond toutefois que non.

Pendant une semaine, le Journal a tenté de joindre la direction de Guitabec, en vain. Ensuite, le 1er avril, à la suite de la parution d’un article sur notre site Internet, Daniel Roy, le directeur financier de l’entreprise, a acheminé un mémo aux employés de La Patrie. Dans celui-ci, il stipule qu’ « il n’est aucunement question que votre usine cesse ses opérations » et que « nous prévoyons amener de nouvelles étapes de production à votre usine ».

Mauvais présage ?

En 2020, Guitabec a fermé son usine de Berlin au New Hampshire qui s’occupait de l’assemblage. Au Registraire des entreprises du Québec, Guitabec ne recense que trois établissements, soit l’usine de la route 212 (« en haut du village ») de La Patrie ainsi que celles de Richmond et Princeville. Nulle mention de l’établissement sur la route 257 « en bas du village ».

En réponse à notre article initial, deux employés de l’usine de la route 212 ont écrit que c’est « l’usine en bas qui ferme » et qu’elle « déménagera éventuellement ses activités ».

Les mises à pied se sont aussi accumulées au fil des années. « L’inspectrice [en bâtiment] qu’on est en train de former, elle était chez Guitabec », indique la mairesse de La Patrie, Johanne Delage. « Ils ont fait des mises à pied l’été dernier. »

Sans être au courant de la gestion interne des usines, Mme Delage dit avoir observé une baisse marquée du nombre de véhicules dans les stationnements. « Il n’y a pas foule avec les autos qui sont là. Il y a des autos, mais c’est pas à pleine capacité. » 

C’est ce que nous avons pu constater lors de notre passage le jeudi 27 mars en après-midi. Une dizaine de voitures étaient garées aux abords de l’usine d’en haut (route 212) et seulement trois l’étaient à l’usine d’en bas (route 257).

Voisine de cette usine depuis 55 ans, Louise Verret y a travaillé et a été la conjointe de Claude Boucher, fils de Normand Boucher à qui l’on doit la ligne de guitares Norman, aujourd’hui produites par Guitabec. À ses yeux, « les deux shops sont fermées ».

L’usine de Guitares Norman sur la rue Principale Sud (route 257) avant son incendie en septembre 1980. Crédit : Famille Boucher

« Ça fait plusieurs fois qu’ils avertissent que c’est fini. Avant les fêtes, c’était vraiment fini. Finalement, après les fêtes, il en est rentré 10-12 en haut. » Lors des belles années, « ici en bas, ils étaient 85-100, puis en haut, ils étaient 200 [employés] ».

Louise Verret est voisine depuis 55 ans de l’usine Guitabec de la rue Principale Sud (route 257). Elle s’apprête elle aussi à tourner une page d’histoire puisqu’elle a récemment mis sa maison en vente. Crédit : Jean-Marc Brais

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C’est cette période de l’histoire que continue de mettre de l’avant les guitares Seagull, l’une des cinq marques de Guitabec. Sur son site internet, on lit que « La Patrie compte une population d’environ 475 habitants dont environ la moitié fabrique des guitares avec une fierté peu commune ». Ces données sont obsolètes puisque la population de la municipalité est aujourd’hui évaluée à 815 personnes, mais démontrent tout de même l’importance qu’ont eu les usines à une certaine époque.  

Des publications datées du 7 et du 13 mars sur la page Facebook de Seagull parlent de guitares « fabriquées à la main dans le village de La Patrie, un lieu où la tradition artisanale s’épanouit. Avec ses 800 habitants, ce village incarne l’âme de nos instruments. […] Chaque guitare raconte l’histoire d’un village et d’une passion pour la musique. » 

Un employé du siège social de Guitabec qui a demandé l’anonymat reconnait que le contexte politique actuel favorise les guitares québécoises. « Nos guitares sont en demande, surtout en ce moment. Les détaillants et les clients recherchent plus que jamais des produits fabriqués au Canada. »

Malgré ce contexte à première vue favorable, une visite sur la section Carrières du site Internet de Guitares Godin n’affiche qu’une seule offre d’emploi pour ses quatre lieux de travail, en comptant le siège social de Baie-d’Urfé : accordeur de guitares à l’usine de Richmond. 

En entrevue avec Radio-Canada Estrie pour démentir les rumeurs de fermeture d’usines, le directeur financier de Guitabec, Daniel Roy, disait « attendre le retour au pays d’un membre de la haute direction pour connaître concrètement les plans d’avenir de l’entreprise. » Le membre en question est Simon Godin, directeur général et fils du fondateur Robert Godin, qui est en Europe jusqu’à la fin de cette semaine.

Pénurie de main-d’œuvre et fermeture : la dure réalité des garages

De gauche à droite : André Martin, Claire Comeau et Samuel Veilleux.

« Des nouveaux garages qui ouvrent dans la région, je n’en connais pas vraiment. Mais des garages qui ferment, oui, surtout depuis trois ans. C’est surtout le manque de personnel qui cause ça », de dire Claire Comeau.   

 Claire et son mari, André Martin, sont propriétaires de Service de pneus Comeau à East Angus depuis 2002. Cette entreprise a été créée en 1979 par le père de Claire, Roger Comeau.   

« On a beaucoup de difficulté à trouver de nouveaux employés et encore plus des mécaniciens. Si tu n’as pas de main-d’œuvre, c’est difficile de vendre ton entreprise. »   

C’est ce qui arrive à d’autres garages, d’expliquer André. Ils finissent par vendre un bâtiment seulement, et la région perd l’entreprise.  

Selon lui, cette pénurie de main-d’œuvre dans les garages pourrait s’expliquer par le fait que le travail « […] de poseur des pneus et de mécanicien, c’est plus exigeant physiquement que d’autres emplois qui le sont moins, ce qui les rend moins attractifs pour les jeunes. »  

Comme Claire et André n’ont pas d’enfants pour prendre la relève de l’entreprise familiale, il y a un peu plus d’un an, ils ont engagé Samuel Veilleux, qui a 15 ans d’expérience dans le domaine.   

« On a créé le poste de directeur adjoint juste pour lui. Quand on n’est pas là, c’est lui qui s’occupe du service à la clientèle, de la gestion des employés et de l’entreprise. Quand l’heure de la retraite arrivera pour nous, il sera prêt à prendre la relève », de dire Claire.   

Clovis Desrochers : pénurie de mécaniciens 

 « J’ai acheté mon garage le 16 mars 2020, juste quelques jours avant que le début de la pandémie de Covid-19 au Québec », de se rappeler Clovis Desrochers, 31 ans, mécanicien de formation avec 12 ans d’expérience.  

Clovis Desrochers et Matthys Goyette-Marchand

Il est bien conscient des nombreuses difficultés rencontrées dans son domaine. La fermeture d’autres garages laisse leur clientèle à la recherche de nouveaux. 

« Comme tous ceux du coin débordent déjà, le mien y compris, et qu’il y a une pénurie de mécaniciens, je ne pense pas pouvoir fournir. On va donc faire ce qu’on peut. »  

Lui aussi trouve qu’être mécanicien « […] c’est dur physiquement. On adopte parfois des postures qui sont dures pour le dos, pour les articulations. »    

« Ça fait partie des raisons qui, selon moi, expliquent que ce métier attire moins les jeunes et qu’on a de plus en plus de difficultés à se trouver des employés. »  

« Moi, ça m’a pris quatre ans avant d’en trouver un qui me convient. Mais si je veux le garder, je dois le payer très bien et je dois l’augmenter régulièrement. Je parle aussi beaucoup avec lui. »    

« Maintenant, il y a plus d’employeurs que d’employés intéressés à travailler dans les garages. Pour trouver quelqu’un, j’ai dû aussi modifier l’horaire de travail. Ça faisait partie des conditions d’embauche. »  

« Si je perds cet employé, je ne pense pas que je vais le remplacer. Ma plus grande peur, c’est d’embaucher quelqu’un d’incompétent, parce que c’est ma réputation qui est en jeu. »  

Roger Gourde : Manque de relève 

Roger Gourde travaille depuis 45 ans dans le débosselage, la peinture et la mécanique automobile. « Mais ça fait 26 ans que je travaille dans mon garage qui est sur ma propriété située sur le chemin Galipeau à Ascot Corner. »     

« Le manque de relève est la principale raison qui fait que je vais fermer mon garage, même si je n’ai pas encore de date officielle de fermeture. »     

« Je ne reçois plus de clients, mais comme j’ai un permis de vendeur automobile, j’achète des véhicules accidentés, je les répare et je les revends. »     

« Comme je n’ai pas d’employés, c’est presque impossible de trouver un acheteur qui va investir son argent pour acheter un garage situé sur un chemin de campagne. »    

« L’avenir pour les petits garages en région n’est pas drôle. Avant, il y avait six garages à Ascot Corner, mais je crois que je suis le dernier qui reste. À qui je vais référer les clients, je ne sais pas. »  

Confections Troy fête ses 80 ans à Weedon

Par Monique Gaudreau
En collaboration avec Doris Beauregard, Marc Beaudoin, Lisa Libérali et François Domingue (petit-fils de Jean Libérali) 

Que de similitudes entre les quelques propriétaires qui se sont succédés! Oui, de ces bâtisseurs, de ces hommes tenaces, courageux, visionnaires, gardant toujours en tête la volonté de faire avancer les choses.  

C’est ainsi qu’en février 1945 la compagnie Troy enregistrée débute ses opérations à Weedon, pour la fabrication de vêtements masculins. Messieurs Jean Libérali et Joseph Bordoff en sont les propriétaires. Bien sûr que notre maire de l’époque, J.A. Goulet, est optimiste face à l’avenir de cette manufacture et déclare que c’est un bel actif pour nous. 

L’usine est donc installée à l’étage supérieur de l’Hôtel de ville de Weedon. Roger Bourgault et J.A. Goulet (père de Jean-Claude) ont été les promoteurs de cet établissement. Les conseillers municipaux du village et du canton ainsi que toute la population Weedonnaise ont participé à son installation. 

Malheureusement, le 2 novembre 1945 la manufacture n’est plus qu’un amas de cendres. Mais dès mardi le 6, au cours d’une grande assemblée, tenue sous la présidence des deux maires dont, M. Goulet et Donat Fontaine, maire de la campagne, il est décidé de reconstruire l’édifice, au même endroit mais avec des plus grandes proportions. Au lieu de l’ancien immeuble de 70 x 40 pieds, la municipalité va bâtir un édifice à l’épreuve du feu, toujours sur deux étages mais 90 x 50 pieds. 

Pour débuter, on compte une vingtaine d’employés, et très rapidement nous pouvons voir l’intérêt grandissant pour les travailleurs car, seulement quelques mois plus tard, nous en comptons déjà une quarantaine. 

Et la vie continue, d’ailleurs moi-même de 1956 à 1963, en tant que préposée à la paye, et je peux vous dire avec certitude que la manufacture comptait 150 employés. Tout le monde travaille à l’année et cinq jours par semaine. 

En 1992, comme marque d’appréciation, le président de la Chambre de Commerce de l’époque, Jean-Pierre Patry, remettait, le 22 mai, le certificat de l’Entreprise de l’Année à Confections Troy Ltée.  

Depuis 10 ans, grâce aux investissements de plus de 35 000 $, ils peuvent demeurer compétitifs. Les salaires versés au montant de 1 200 000 $ par année gardent l’économie de notre milieu en roulement. 

Messieurs Libérali et Bordoff y ont œuvré jusqu’en 1982. Après le décès de M. Bordoff, M. Libérali s’est exprimé ainsi : « Après avoir consacré 37 ans de ma vie à mettre sur pieds cette industrie, j’ai atteint mon but. Aujourd’hui, j’ai l’assurance que la Troy survivra grâce à nos successeurs, des hommes compétents dans le vêtement. » 

Eh oui, il avait bien raison. Son usine est toujours en place, avec une vocation un peu différente car, entre nous, avec le temps… la mode a un peu changé. Qu’en dites-vous? 

Troy

À lire également : Les 75 ans de Confections Troy

Début imminent de la construction du CPE de Johnville

De gauche à droite : Vicky Champagne, directrice générale du CPE Il était une fois; Isabelle Côté, adjointe administrative; et Mario Gendron, maire de Cookshire-Eaton.

2025 sera la bonne. Après plusieurs reports, c’est cette année que débutera la construction de l’installation permanente du CPE Il était une fois à Johnville. 

La première pelletée de terre sera donnée quelque part à la mi-avril, un coup que la température le permettra. « Ce printemps, c’est sûr que ça commence à se bâtir », confirme Vicky Champagne, directrice générale du CPE. 

Celle-ci tient à le confirmer puisqu’elle entend souvent les gens dire : « On va le croire quand on va le voir ». Après tout, « ça fait depuis 2020 qu’on dit qu’il va y avoir un CPE ici », admet-elle en faisant référence aux nombreux délais. 

Ce qui était supposé être une installation temporaire à l’église Notre-Dame-de-la-Paix s’est transformé en une occupation de trois ans. Au moment de l’octroi des 63 places subventionnées par le gouvernement québécois en 2020, la condition était une mise en service dans un délai de deux ans. 

C’est ce qu’a réussi à faire le centre de la petite enfance en ouvrant ses portes le 4 juillet 2022 après une mise à niveau éclair de l’ancienne église. Un premier échéancier pour une construction permanente en août 2023 est tombé à l’eau. Devant les divers retards, rendu « en 2024, je savais plus quoi dire », admet le maire de Cookshire-Eaton, Mario Gendron, lorsque pressé de questions de la part des citoyens. 

Là, c’est vrai 

Or, le CPE vient de franchir des étapes importantes en ce début d’année. En février, il tombait en appel d’offres. Le 12 mars, il a ouvert les soumissions, qui ont été au nombre de trois. Le projet a pour condition une fin de la construction avant février 2026. 

« On a reçu des soumissionnaires. On était vraiment contentes parce qu’il aurait pu n’y avoir pas du tout de compagnies qui veulent soumissionner sur notre projet », confie Vicky Champagne.  

Le centre en est à l’évaluation de la conformité des soumissions, avant de soumettre le tout à l’approbation du ministère. 

Partie d’un plus grand développement 

La nouvelle installation du CPE Il était une fois s’inscrit dans un plan de développement de ce quadrilatère. Une rue sera aménagée depuis le chemin Gendron pour rejoindre l’arrière du terrain actuel de l’église, sur lequel sera érigé le futur CPE. 

« On va avoir des branchements temporaires [en eau] qui vont être assumés par la municipalité, ce qui va nous permettre d’ouvrir avant même que la rue existe. Les gens vont continuer à passer par ici, l’église, parce qu’on est le terrain juste en arrière », explique Mme Champagne. 

Le CPE et les nouveaux développements de Johnville seront alimentés par une nouvelle conduite d’eau d’un kilomètre qui prendra sa source au Parc écoforestier. Cet aqueduc se rattachera à un nouveau centre de traitement d’eau pour le secteur qui sera situé sur le chemin Gendron. 

325 portes à venir à Cookshire-Eaton

Le maire de Cookshire-Eaton, Mario Gendron, pose devant le futur développement commercial du secteur Johnville au coin du chemin Gendron et de la route 251. 

Les secteurs Johnville et Cookshire de Cookshire-Eaton s’apprêtent à voir s’implanter de nombreux projets domiciliaires dans les prochains mois. Certains de ces chantiers sont déjà entamés.  

C’est le cas du secteur de la rue du Boisé, derrière le CLSC. Un total de 175 portes verra le jour à cet endroit. Deux immeubles de 12 et 9 logements sont en cours de construction au coin des rues des Pins et du Boisé. La Ville de Cookshire-Eaton en est à élaborer le plan des infrastructures pour la vingtaine d’immeubles qui s’en vient à cet endroit. Dans le lot, on comptera neuf logements abordables supportés par la Ville.  

Neuf autres logements abordables sont à venir tout près de la caserne de pompiers de Sawyerville. Ceux-ci sont subventionnés à 90 % par un programme de la Société d’habitation du Québec. 

Johnville 

L’autre secteur qui verra son visage changer est Johnville, avec deux quartiers en développement totalisant 140 portes. Les abords du CPE accueilleront 44 jumelés s’étendant de part et d’autre de la nouvelle rue qui rejoindra le futur CPE depuis le chemin Gendron. Cette rue débouchera sur la cour de l’école Notre-Dame-de-la-Paix, qui y érigera un nouveau débarcadère. 

L’intersection du chemin Gendron et de la 251 accueillera de nouveaux commerces avec un immeuble commercial au rez-de-chaussée et de 16 logements aux étages supérieurs. 

Finalement, le chemin Maheu sera prolongé pour rejoindre l’arrière du centre communautaire de Johnville. On y retrouvera 47 jumelés (ou maisons de ville) et 6 immeubles de six logements, pour un total de 83 portes. 

Ces deux futurs quartiers à Johnville seront alimentés par un nouvel aqueduc d’un kilomètre qui prendra sa source au Parc écoforestier. Le secteur est en forte demande selon le maire de Cookshire-Eaton, Mario Gendron. « Les gens se disent : ‘L’autoroute est proche, garderie, école primaire…’ Le monde appelle chaque semaine. ‘C’est quand? C’est quand?’ » 

Développer, malgré les délais 

On savait que les villes entourant Sherbrooke connaissaient une hausse de leur population depuis la pandémie et la flambée des prix des maisons. Or, cette demande a atteint un nouveau sommet depuis le dépôt du moratoire de développement sur le tiers du territoire de Sherbrooke le 4 février dernier.  

« Ce moratoire de deux ans nous aide », reconnait le maire Gendron. « Quand ça bloque à une place, les contracteurs doivent aller ailleurs. […] « Je dis : ‘Merci Évelyne [Beaudin] puis les gens de Sherbrooke!’ Dans le fond, ça amène les contracteurs ici. » 

Mario Gendron avait présenté sa candidature à la mairie de Cookshire-Eaton en 2021 afin de faire du développement. « J’avais fait ma campagne là-dessus. En date d’aujourd’hui, je suis content de tout ce qu’on a mis en place. » 

En entrant en poste, « la première chose que j’ai faite à la Ville, c’est une restructuration interne de nos ressources. On a mis en place un bureau de projets », soit un lieu où les promoteurs peuvent rencontrer l’administration municipale, indique le maire Gendron.  

« L’ancien conseil, on n’était pas équipé pantoute. J’étais là comme conseiller. Je regardais comment c’était la Ville; c’était épouvantable. C’est pour ça qu’il ne s’est pas fait de projets », poursuit-il. 

Que ce soit dans le dossier du CPE de Johnville ou des différents projets de développement domiciliaire, Cookshire-Eaton a connu d’importants délais. Ceux-ci sont occasionnés par la lourdeur administrative du gouvernement du Québec, ce que déplore le maire Gendron. « Les différents ministères travaillent en silo et non pas en parallèle pour venir en aide aux municipalités. » 

Les projets énumérés dans cet article verront le jour d’ici 2026 ou 2027. « Mais j’aurais aimé ça qu’à l’intérieur de mon mandat, j’aie la finalité de ça », confie M. Gendron. « La machine gouvernementale occasionne des délais déraisonnables, puis c’est pour ça qu’on en est là aujourd’hui. S’il y a une chose dans mon mandat qui m’a vraiment dérangé, c’est ça. Pour tout le reste, j’aime ma job comme maire. » 

Un gros lot de 5 M $ remporté au Proxim Cookshire

Denise Gauthier et Charles Bisaillon recevant leur chèque de la part de Loto-Québec le 17 mars dernier. Photo fournie

Denise Gauthier et Charles Bisaillon, un couple résidant dans le Haut-Saint-François, ont mis la main sur un gros lot du Lotto 6/49, soit 5 000 000 $, le 8 mars dernier.

Mme Gauthier a acheté le billet gagnant à la pharmacie Proxim de Cookshire-Eaton. Elle a fait valider son billet quelques jours plus tard au IGA de l’autre côté de la rue. Sur le coup, le commis à la caisse lui a dit : « Je ne peux pas vous remettre votre argent », vu l’importance de la somme.

C’est dans les allées de l’épicerie de Cookshire-Eaton que Mme Gauthier a appelé son conjoint pour lui annoncer qu’ils avaient gagné à la loterie. « Combien? 500 $? », lui a alors demandé M. Bisaillon.

Le couple dit qu’il a l’intention de profiter de ce gros lot pour s’adonner davantage à ses loisirs, tels que les balades en nature avec son chien. Ce gain a aussi des retombées pour le Proxim Cookshire, puisqu’il recevra une commission de 50 000 $, soit 1 % du montant.

Des gains qui en attirent d’autres

Deux employées de la pharmacie étaient d’ailleurs présentes à la cérémonie de remise de chèque de Loto-Québec, tenue à l’hôtel Delta de Sherbrooke le 17 mars. Le couple gagnant tenait absolument à ce que la commis-caissière qui leur avait vendu le billet chanceux, Geneviève Boisvert, et sa gérante, Sylvie Dodier, puissent partager leur bonheur.

Après avoir su que son billet était gagnant, le couple Gauthier-Bisaillon était repassé à la pharmacie pour annoncer la bonne nouvelle. Il avait même tenu à visionner les bandes des caméras de sécurité pour savoir qui avait effectué la transaction initiale.

C’était Geneviève Boisvert qui était à la caisse à ce moment. Lorsqu’elle a appris la nouvelle, elle se rappelle s’être mise à pleurer et avoir vécu beaucoup de fébrilité. « C’était le fun de vivre ça au moins une fois ici dans un village. Habituellement, c’est tout le temps à Montréal, en Ontario ou ces places-là qu’ils ont ça », indique-t-elle.

Lors du passage du Journal dans les locaux de la pharmacie le 18 mars, c’était l’affluence habituelle à la caisse. « On pensait ce matin que ça allait lever, mais c’est hyper tranquille », indique la gérante Sylvie Dodier. « On s’attend peut-être à ce qu’il y ait une plus grosse affluence un coup que ce soit un peu plus médiatisé.  

C’est ce qui était arrivé à l’été 2017 lorsque le Provigo de Lennoxville (maintenant devenu Maxi) avait vendu deux billets gagnants en l’espace de deux mois : 55 M $ en juin et 1 M $ en juillet. « Ça avait été la manne de gens pour acheter des billets », se remémore Sylvie Dodier. En entrevue à l’époque, le propriétaire du Provigo, Robert Lafond, disait que les ventes de loterie de l’établissement avaient « augmenté considérablement ».  

Marché Patry

Bel et bien un marché de ferme chez nous!

Malgré ma grande proposition dans notre dernier numéro à l’effet que le Haut-Saint-François devrait avoir un marché de ferme permanent, ou plusieurs, comme celui au sud de Lennoxville, des gens dynamiques de chez nous essaient déjà… et réussissent déjà. Heureusement.

À la sortie de notre dernière parution, la réponse était rapide pour me corriger : Mireille Rodrigue en premier m’a appelé pour m’annoncer l’existence du Marché de la Ferme Patry à Weedon, sur la route 112, un peu plus loin que j’avais l’habitude à voyager lorsque j’amenais mes poules de chez moi à Newport à l’Abattoir boucherie Desmarais à Weedon.

Aussi, Mme Rodrigue avait elle-même lancé et opéré un marché de produits locaux à Dudswell, dans le secteur de Marbleton, de 2019 à 2023.

Elle offrait des produits de fermes de la région, et plus encore, incluant le vrac. Mais comme petite entreprise, son prix d’achat en gros était plus qu’un consommateur qui achète en détail chez un magasin d’immense surface (et d’immense stationnement) perdu dans un ancien champ à l’extérieur de Sherbrooke.

Sur ce point, notre économie locale et provinciale a désespérément besoin de changement : les petits acheteurs ne devront pas être écrasés par le pouvoir d’achat de gros éléphants américains.

Mme Rodrigue opérait lors de la pandémie quand il y avait un grand engouement pour l’achat local. Pour compenser le manque de mobilité de ses clients, elle faisait des livraisons, jusqu’à l’autre coin de la région, à La Patrie. Ce n’était pas assez pour réussir à la longue. « Ce n’était pas viable », a-t-elle dit.

Aujourd’hui, alors, elle aide Myrianne Lessard, la propriétaire du Marché de la Ferme Patry, lancé en 2022, avec ses associés dans la Ferme, Jean-Pierre Patry et Pierre-Marc Patry.

Ce Marché a l’avantage d’être directement sur la route 112, comparé à celui que Mme Rodrigue avait lancé. Selon elle et la propriétaire, Mme Lessard, cela amène aussi une clientèle de l’extérieur de la région, de Sherbrooke et même de Montréal.

Mme Lessard identifie quatre catégories de clients à son Marché : les gens locaux, les visiteurs en promenade, les touristes qui louent des chalets et logements à court terme dans la région et les propriétaires de chalets. Récemment, des gens de Montréal si satisfaits avec ses produits sont revenus une fois juste pour acheter une dizaine de lasagnes.

Le Marché de la Ferme Patry offre les produits de viande de sa propre ferme ainsi qu’une grande variété d’offres d’une quarantaine de producteurs d’ici et de plus loin, comme l’Outaouais. « C’est vraiment local et québécois », a-t-elle dit. Il y a du prêt-à-manger, une boulangerie, des idées cadeaux, des tisanes, un café avec une table pour s’asseoir et apprécier la place… « On vient ici aussi pour jaser », a ajouté Mme Lessard.

Et à date, c’est une réussite. « Ça va bien », a-t-elle dit. « Les gens répondent à la demande. » Pendant la période basse de l’hiver, ce sont « les gens d’ici » qui font vivre le Marché, et justement, lors de notre entrevue, plusieurs clients locaux sont venus faire leurs achats un samedi après-midi au début d’une autre tempête de neige.

Caisses Estrie

Des résultats records chez Desjardins

De gauche à droite : Sabrina Gauthier, conseillère de la Caisse des Deux-Rivières de Sherbrooke, Stéphanie Poulin, conseillère de la Caisse de Lac-Mégantic-Le-Granit, Maggy Chicoine, conseillère de la Caisse du Haut-Saint-François, Caroline Massicotte, adjointe à la Caisse des Sources, Francis Demers, directeur philanthropique Centraide Estrie, Camille Huneault, conseillère de la Caisse du Nord de Sherbrooke, Stéphanie Bélanger, directrice de Desjardins Entreprises-Estrie, Katy Lessard, conseillère à la Caisse du Lac-Memphrémagog et Denita Basis, technicienne de Desjardins Entreprises-Estrie.

Desjardins a dévoilé en décembre dernier un résultat record de 10,2 M$ amassés lors de sa campagne d’entraide 2024.

Cette campagne en milieu de travail vise à soutenir Centraide/United Way ainsi que la Fondation Desjardins, et a permis d’amasser 6,7 M$ auprès des employé(e)s, gestionnaires, membres de conseil d’administration et du personnel retraité de Desjardins. Afin d’appuyer cet élan de générosité, le Mouvement Desjardins a ajouté une contribution corporative de 3,5 M$.

Ainsi, 3,8 M$ seront versés à la Fondation Desjardins pour appuyer des initiatives en faveur de la persévérance scolaire partout où Desjardins est présent. De plus, 6,1 M$ viendront en aide aux collectivités par le biais de Centraide/United Way. Plus précisément, pour la région de l’Estrie, un montant de 172 566 $ sera remis à Centraide Estrie.

D’après un communiqué de Maggy Chicoine de la Caisse du Haut-Saint-François

Fermeture de la BMO : « On peut pas rien faire »

À la suite de l’annonce de sa fermeture le 25 juillet prochain, la BMO de Cookshire tenait une séance d’information le 4 février dernier. Nous sommes allés recueillir les réactions des clients de la succursale bancaire à ce moment. 

D’emblée, plusieurs clients ont mentionné leurs longues années de fidélité avec l’établissement de Cookshire-Eaton. C’est le cas de Bruno Veilleux et de René Carrier qui sont respectivement clients depuis 53 et 60 ans. Malgré tout, aucun des clients rencontrés ne songeait à arrêter de faire affaires avec la BMO. 

La majorité se fait lentement à l’idée de devoir faire la route vers Sherbrooke, là où leur compte sera transféré cet été. Plusieurs ont aussi déjà fait la transition vers les transactions en ligne. N’empêche que la nouvelle a surpris et déçu pas mal tout le monde. 

Les plus anciens nous ont rappelé qu’il s’agit de la seconde fermeture d’une succursale BMO, après celle de Sawyerville au tournant du millénaire. Cela est sans compter les autres institutions qui ont fermé leurs points de service dans la région, ces dernières années, telles que la Caisse Desjardins et la CIBC. 

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