Bénévole de longue date : Jean-Denis Roy s’implique pour sa communauté

Pour Jean-Denis Roy, s’impliquer bénévolement est sa façon de redonner à sa communauté.

À 77 ans, bien solide sur ses jambes, pratiquant la danse tous les samedis soir et la marche régulièrement, Jean-Denis Roy, de Weedon, demeure actif au sein de sa communauté. Bénévole de longue date, il continue à donner de son temps, partager son expertise au grand bénéfice de son milieu.

Visiblement plein d’énergie, il mentionne néanmoins que sa participation bénévole au sein du comité de la Coopérative Le Moulin des Cèdres phase II marquera son chant du cygne.

Le projet de construction d’un bâtiment contenant 26 unités de logement pour personnes de 75 ans et plus sans ou avec légère perte d’autonomie au coût de 3,9 M$ à Weedon est bien enclenché. La construction devrait s’amorcer l’été prochain pour accueillir, si tout va bien, les résidants à l’automne 2021. « Lucienne Gravel m’a recruté. Elle m’avait demandé de les aider à partir le projet pour trois à quatre mois étant donné que j’avais des connaissances en construction. Ben là, ça fait pas trois mois, ça fait trois ans, pis là j’ose pu me retirer, je suis trop embarqué dedans et j’aime ça », d’exprimer avec une passion évidente M. Roy. Il confesse avoir consacré plusieurs heures au projet notamment à préparer le cahier de charges. « J’ai même prévu des aménagements pour plus tard, comme un jeu de galet. »

Bien qu’il y ait consacré du temps, le cahier de charges a fait l’objet d’une révision et discussion en comité avant approbation, précise-t-il. « C’est plaisant à travailler sur le comité parce qu’on a toutes nos forces, c’est motivant. » Originaire du Témiscamingue, ce résidant de Weedon depuis 1966 est également vice-président d’Ambulance Weedon et Région.

Peut-être sans le vouloir, mais l’implication bénévole de M. Roy laissera une trace indélébile dans l’histoire de la petite communauté. Il a contribué à la création de plusieurs organismes, dont l’Association des plaisanciers de Weedon. « J’avais un chalet sur le bord de la rivière au Saumon. On était une quinzaine de personnes assises sur le trailer du ponton dans mon garage, pis c’est là que ça s’est parti. Nous autres, les plaisanciers, on voulait juste avoir du plaisir à se promener sur l’eau, mettre ça sécuritaire, avoir des balises, un débarcadère pis ces choses-là. »

L’intervenant a également joué un rôle avec d’autres citoyens à l’implantation du MADA (Municipalité amie des aînés). « J’ai été sur le comité pendant deux ans pis là c’est implanté. Un autre grand coup de barre qu’on a donné quand on a entré la Fadoq ici. » À l’époque, ce n’était pas évident puisqu’il existait l’Âge d’or, mais la Fadoq offrait plus de services, défendait les droits des aînés en plus de donner des spéciaux, d’expliquer M. Roy. Ce dernier a joué un rôle de directeur de l’organisme pendant 1 an et demi avant d’en assumer la présidence pendant quatre ans. « Au départ, la Fadoq de Weedon comptait 28 membres, puis on était 476 quand je suis parti à la fin de mon terme. Quand je suis parti, la Fadoq ne faisait pas juste des activités. J’ai monté un programme avec l’aide de Renée Paquette parce qu’elle était secrétaire et moi écrire, les papiers, je ne suis pas bien bon. On est allé chercher une subvention. J’ai eu 20 250 $ du programme Nouveaux Horizons. Ça nous a permis d’acheter des ordinateurs, une imprimante, projecteur, des tables, des chaises, pis j’ai négocié 5 000 $ pour de la formation. On a offert des cours de RCR et premiers soins, ça ne coûtait pas un sou. On a aussi organisé des voyages. » Bien qu’il ait quitté la direction de l’organisme, M. Roy s’occupe encore du traditionnel repas de cabane à sucre. « Il y a encore des gens qui viennent me voir pour acheter une carte de Fadoq », lance-t-il en riant. Ce bénévole s’est également impliqué au sein du comité de surveillance de la Caisse Desjardins de Weedon pendant huit ans.

Un des comités auxquels a participé M. Roy et qu’il considère particulièrement marquant pour lui et la communauté était celui des citoyens pour la survie du CLSC et du CHSLD de Weedon. Après quatre ans de lutte âprement disputés, le comité a réussi à conserver le CLSC et les lits de soins de longue durée au CHSLD, précise-t-il. Avec le recul, ce bénévole considère son implication comme nécessaire, mais éprouvante. Il mentionne que l’ambiance était différente des autres comités dans lesquels il s’impliquait. Pour celui de la survie « l’ambiance était différente, on se battait pour garder des choses, pas pour en avoir plus. Pour les autres comités, c’était pour bâtir, apporter de nouvelles choses, c’était plus positif. »

Pour M. Roy, s’impliquer bénévolement est sa façon de remercier la communauté. « J’ai du temps, la santé et c’est un retour d’ascenseur. Si je peux aider les autres, tant mieux. »

MURDER, THEY DINE

Mead Balwin (centre) in action during a Murder Mystery Dinner at the Piggery Theatre in 2018. Actors Diane Grenier and Tami Spires are on the left in the photo.

Mystery Night at the Museum. That’s the theme of the Eaton Corner Museum fundraiser on February 15. It’s coming up fast! The evening is a murder mystery dinner theatre show, crafted by Mead Baldwin and improvised by a team of local actors.

“Usually we have a play in February, but this year we thought we would try something different,” emailed Linda Hoy, member of the Museum’s board. The something different? A Mead Baldwin creation of a participatory murder mystery, where the guests try to solve the mystery.

“The scene is an Open House at the Eaton Corner Museum. where some antiques are on display and a few might be sold. During the three-course meal, the cast will mingle and chat with table guests. Your job is to learn as much as you can about the characters during the evening….just in case.”
Just in case, that is, one of them is a murderer, and another of them is the murdered!

Mead Baldwin has been creating murder mystery dinner theatre productions for more than 30 years, many as charitable fundraisers. “I’m a bit of a theatre geek,” he said.

When he was a minister in Ontario, attended his first dinner theatre. It inspired him to create his first murder mystery dinner as a fundraiser for the church in Fitzroy Harbour. “We had so much fun!” he said.

When he moved back to the Townships in 2009, he brought his passion along with him. He organized a variety of performances. “One of the best was for a refugee sponsorship group in Ayer’s Cliff, when Wade Lynch played the role of Queen Elizabeth at her 90th birthday party.” Another was at the Snowshoe Club, where the Liberal Party leadership race resulted in a few murders. He’s done weddings, funerals, and a spoof of the Dragon’s Den TV show.

What he’d like the Eaton Corner Museum audience to know is that “at some point in the evening, they have to try to solve the mystery. So it’s not a bad idea to come with a notebook and pens. But the most important thing is to have fun and enjoy yourself.”
How does a murder mystery dinner work? “He crafts the overall premise, then he comes up with characters,” Spires said. “He comes up with a background bio for each character. In the frame of the theatre, each character has two or three secrets, which they share with people who bought tickets, during the dinner.”

“Some of the secrets might be significant clues, and others might be red herrings. There’s so much murder mystery mayhem for the senses!”
Because the theatre is improvisational, it’s hard to know exactly what to expect. “Some of his creations have been serious; others have just been fun and campy. People will laugh; they will ooh and aah,” Spires said.

Mystery Night at the Museum is to have 12 actors, some local and some who have worked with Baldwin in previous productions. The actors are Mead Baldwin, Morgan Côté, Diane Grenier, Linda Hoy, John Mackley, Lynn Rothney, Ben Ryan, Tami Spires, Trudy Tincarre, and maybe more.

When? It’s Saturday, February 15, at 5:30 p.m. Where? At the Sawyerville Community Centre, 6 Church Street. What is it? It’s a full supper, complete with “an evening of murder, mayhem and mischief,” as the poster promises.
The persons responsible for the dinner are Serena Wintle and Violet Lister. It’s a sit-down meal, Wintle said, but the main course may be buffet-style. She promises a full three-course meal of homecooked food, starting with salad, and wrapping up with desserts and tea or coffee.

Tickets are $30/person. Reservations are available only until Sunday, February 9, and seating is limited, so if you want to attend, you need to call right now: Elaine, 819-563-8700. To facilitate planning the meal preparation, the Museum is asking registrants to pay in advance. You can send payment by February 9 to Elaine Lebourveau, 6 Carl Street, Sherbrooke, QC J1M 2C9. Or call her to make other payment arrangements.

MEET-UP, 11th
The Cookshire-Eaton branch of the Association féminine d’éducation et d’action sociale (AFEAS) extends an open invitation to a Meet-Up on Tuesday, February 11, from 1 to 3 p.m. at their room in the Cookshire-Eaton Town Hall. Come meet people, chat, have a coffee, play games, knit or whatever. This monthly activity is free of charge; no reservations needed. Enter the Town Hall building via La Source Street. Info: Diane Mathieu, 819-875-3057 or dianepotvin@bell.net.

GRIFFITH & PALMER EXHIBIT
The Denis Palmer and Libbey Griffith art exhibition is on at the Cookshire-Eaton Art Gallery until February 23.

The oil paintings by Griffith and watercolours and prints by Palmer fill the space to overflowing, as did the generous crowd during the vernissage.

Griffith’s many portraits are intriguing and introspective,. Short quotations offer a verbal characterization of the model that complements the visual portrait. Likewise, many of Palmer’s works include written quotations that offer insight into the personalities of his subjects.

The exhibit is open Sundays from 10 a.m. to 4 p.m. The Cookshire-Eaton Art Gallery is at 25 Principale West, Cookshire-Eaton. Info: 819-578-4383, gillesdenis47@hotmail.com.

CHURCH SERVICES

Anglican. Sunday services are at 9:30 a.m. in Bury, and at a bit past 11 a.m. in Cookshire, in the Trinity United Church hall (side door). Info: 819-887-6802.

United. Sunday services are at 9:30 in Cookshire (side door) and at 11 a.m. in Sawyerville. Info: 819-889-2838 (listen to message).

Baptist. In Sawyerville, the Sunday worship service is at 9 a.m. in French, and 11 a.m. in English. Sunday school is at 10 a.m. in English and French. Info: 819-239-8818.

Do you have news to share? Call 819-300-2374 or email rawrites@yahoo.com by February 10 for publication February 19, or by February 24 for March 4.

Gestion agricole : 3 questions à vous poser pour mieux prospérer

La période hivernale est le moment idéal pour vous interroger sur la manière dont vous gérez votre entreprise agricole, mais aussi sur ce que vous pourriez faire de plus afin qu’elle prospère davantage. Voici trois questions qui vous aideront à vous préparer adéquatement pour les saisons à venir.

  1. Comment adapter votre entreprise au contexte des changements climatiques ?

    Élaborez un plan d’action concernant la ventilation de vos bâtiments d’élevage, la gestion de l’eau aux champs, l’entreposage et la conservation des différents légumes, etc. Voyez comment vous pouvez tenir compte des particularités du climat dans vos décisions d’affaires. Pour obtenir d’excellents conseils, visitez le agriclimat.ca.
  2. Comment mettre les nouvelles technologies à votre service ?
    Bien qu’elles vous promettent un intéressant gain de productivité, les nouvelles technologies peu­vent s’avérer très coûteuses et avoir un impact indésirable sur votre entreprise. Avant de faire l’acquisition d’une machine perfectionnée, d’un logiciel ou d’un système d’automatisation, par exemple, tâchez de déterminer l’étendue du gain que vous ferez. Prenez également soin de planifier la manière dont vous implanterez cet outil à votre routine agricole pour essuyer au maximum les pertes financières occasionnées par la transition.
  3. Comment améliorer vos méthodes de fonctionnement pour satisfaire vos consommateurs ?
    Les nouvelles technologies, y compris les médias sociaux et les objets connectés, mettent le consommateur à l’avant-plan de la chaîne bioalimentaire, faisant de lui un influenceur. Réfléchissez à votre marque et à son rôle, et questionnez-vous sur la façon dont vous donnez satisfaction aux consommateurs

Cité-école Louis-Saint-Laurent : 8 200 $ pour ses activités

La Caisse Desjardins du Haut-Saint-François, par l’entremise de son directeur général, Daniel Lamoureux, a remis un chèque de 8 200 $ à la Cité-école Louis-Saint-Laurent pour l’appuyer dans ses diverses activités scolaires. L’institution financière en est à sa troisième participation sous cette forme. Plutôt que de donner à la pièce, la caisse remet ce montant selon une entente intervenue entre les parties. « Cette formule a été adoptée il y a trois ans et répond à la mission de Desjardins d’aider la jeunesse du Haut-Saint-François. La polyvalente représente une bonne concentration d’élèves », de commenter M. Lamoureux. L’aide financière permet de soutenir l’ensemble des activités de la Cité-école que ce soit des projets d’éducation au sens large comme mettre sur pied un fonds pour initier des projets entrepreneuriaux ou l’achat d’équipement comme des vélos stationnaires. Nous retrouvons de gauche à droite Annie-Claude Turgeon, gestionnaire administrative, Daniel Lamoureux, directeur général de la Caisse Desjardins, Tommy Poulin, directeur de la Cité-école par intérim, et Vincent Héraud, responsable des sports et de la vie étudiante.

L’église St-Raphaël de Bury en fête : Une crèche vivante pour Noël

Des gens de partout en Estrie se sont déplacés la veille de Noël pour profiter du village de Bethléem et de la crèche vivante à l’église St-Raphaël de Bury.

Pour une deuxième année consécutive, l’église St-Raphaël de Bury célébrait la veille de Noël différemment en y intégrant une crèche vivante et diverses activités auxquelles participaient 450 personnes.



Les visiteurs provenant d’un peu partout en Estrie se sont présentés dès midi pour visiter le village de Bethléem et profiter des différentes activités organisées. Chaque visiteur devait d’abord s’enregistrer auprès des scribes pour le recensement et payer leur «taxe d’entrée». Des bénévoles costumés en Romain se chargeaient de les accueillir. Des tours de calèches, un exposant d’oiseaux exotiques et plusieurs animaux ont fait le bonheur des petits et des grands. « Il y avait tous les animaux de la crèche, les ânes, les moutons. On avait même un lama pour représenter le chameau des rois mages », explique Lee Ann Sévigny, une des organisatrices de l’événement. Chacun d’eux était pris en charge par un berger.

Un total de neuf exposants étaient présents. Principalement des entreprises alimentaires de la région, on y retrouvait entre autres la Fromagerie P’tit Plaisir, Les As du Fumoir, la Boulangerie des Pains et des Roses ainsi que des produits d’érable et de thés.

Les activités ont débuté à 12 h pour se poursuivre jusqu’à la messe de 19 h où le mouton, l’âne et le bœuf faisaient partie du cœur de l’église. Mme Sévigny et les deux autres organisateurs, Mysie Paul et Richard Roy, ont pu compter sur l’aide de 40 bénévoles. « C’est ben le fun ! De voir la complicité que les bénévoles avaient entre eux, c’était vraiment beau à voir », affirme Mme Sévigny.

Ça réveillonne fort à l’école Saint-Paul de Scotstown

Fort populaire, le réveillon de Noël organisé par les élèves de l’école Saint-Paul à Scotstown est en voie de s’inscrire parmi les traditions. Plus de 200 invités, « Les invités de cœur » regroupant parents, proches collaborateurs, équipe-école et bénévoles participaient à la rencontre qui se déroulait dans la pure tradition des réveillons.

« L’objectif est de recréer des moments précieux que des enfants n’ont pas la chance de vivre pour différentes raisons », d’exprimer Caterina Maillé, enseignante en 2e et 3e et responsable de l’activité avec Janie Larivière, enseignante de 5e et 6e année. La particularité de l’événement est que les 80 élèves participent à la préparation et la tenue du réveillon. Ce n’est pas un euphémisme de dire que tous ont mis la main à la pâte. « Tous les enfants ont cuisiné, même les maternelles », d’assurer Mme Maillé. Élia Gaudreau, 9 ans, en 3e année, en était à son troisième réveillon. « J’ai fait des cup cakes et mis des décorations. C’est vraiment le fun d’être à l’école et préparer le réveillon. » C’est avec une fierté évidente que Nicolas Talbot, 6e année, mentionne « c’est moi le plus vieux de l’école. J’ai placé des chaises, placé les tables, les nappes. J’ai fait un peu de nourriture. J’ai coupé des oignons, écaillé des œufs. Ça fait quatre ans que je prépare le réveillon. Ce que j’aime, c’est de voir tous les parents à quoi ils ressemblent et d’être avec des gens que j’aime, mes parents à l’école. »

À en juger par la participation des parents, nul doute que l’activité est fort appréciée. Valérie Prévost et Marc-André Martel, parents de trois enfants fréquentant l’école, en sont à leur 2e réveillon. « Pour nous, c’est important d’être présent pour les garçons. Les enfants en parlaient depuis plusieurs jours, ils avaient hâte. On aime le rapprochement de la petite communauté. Ça crée des liens serrés. » Pour Annie Duhaime, une maman dont ses trois enfants fréquentent également la petite école St-Paul, l’activité « c’est très apprécié. Les enfants sont fiers de nous recevoir. Il y a aussi beaucoup de photos publiées sur Facebook. Ça nous permet de voir ce que les enfants font. »

Mme Maillé insiste « ce sont les enfants qui ont tout fait. Nous, on orchestre, on prépare le matériel. » Les élèves se sont montrés de magnifiques hôtes, certains étaient à l’accueil pour diriger les invités dans l’une des deux salles aménagées pour la circonstance, d’autres servaient le repas. Juste avant l’arrivée des invités, les élèves regroupés dans une classe ont porté un toast à leur succès, du jus de pomme. « On porte un toast parce qu’on est fier de vous », de lancer Mme Gaudreau. Au cours du réveillon, les parents avaient le loisir de visiter l’école, se faire prendre en photo avec leurs enfants et autres activités.

Innovation technologique Ecofixe à Ascot Corner : Une aide provinciale de 210 485 $

Étaient présents à la rencontre, de gauche à droite, François Poulin, ingénieur et responsable du projet, Robert Roy, préfet, François Jacques, député de Mégantic, Nathalie Bresse, mairesse d’Ascot Corner, Jonathan Piché, directeur général, et Jean-Pierre Beaudoin, conseiller municipal.

Le gouvernement du Québec accorde une somme de 210 485 $ à la municipalité d’Ascot Corner afin de lui permettre de tester l’innovation technologique Ecofixe dans ses installations de traitement d’eaux usées. Le député de Mégantic, François Jacques, en a fait l’annonce au nom du ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC), Benoit Charette.

Ce projet fait partie des huit sélectionnés dans le cadre de Climat municipalités – Phase 2, qui soutient le passage à l’action des organismes municipaux dans la lutte contre les changements climatiques. Ce programme attribue un montant de 40 millions de dollars pour des projets qui permettent d’éprouver diverses techniques telles que des innovations technologiques et des démarches d’innovations sociales dans un but de démontrer et développer de nouvelles connaissances.

En instaurant ce projet pilote, M. Jacques affirme qu’un des buts est d’inspirer d’autres municipalités à faire de même. « 1 $ d’investi en prévention nous évite de consacrer au moins 6 $ à la réparation des dommages », explique-t-il.

Nathalie Bresse, mairesse d’Ascot Corner, semblait très enthousiaste face à ce projet. « Nous devons maintenant augmenter notre capacité de traitement, car nous avons presque atteint la capacité maximale de traitement de nos installations », explique-t-elle. Plusieurs études ont été effectuées afin de déterminer la meilleure solution qui serait à la fois économique et environnementale pour augmenter la capacité de traitement des eaux usées.

La période d’essai s’étalera sur 12 mois et demandera un investissement de plus de 800 000 $. Même si le gouvernement provincial finance plus de 210 000 $ et que le fédéral en donne 350 000 $, la municipalité devra débourser près de 300 000 $, ce qui amène l’inquiétude de certains résidents. Jacques Gourde, citoyen présent à la rencontre, s’inquiétait du fait que c’est un investissement pour tester une nouvelle technologie et que rien ne garantit sa réussite malgré les montants déboursés par la communauté. Il cherchait à savoir si le gouvernement était prêt à continuer d’appuyer financièrement la municipalité advenant d’autres frais à engendrer pour la mise en fonction. Le député Jacques et Mme Bresse affirmaient n’avoir aucune inquiétude. Ce à quoi François Poulin, ingénieur et responsable du projet, expliquait que « la technologie Ecofixe, le processus de traitement, ce n’est pas nouveau. Ils n’utilisent pas un processus nouveau dont on ne sait pas si ça va fonctionner ou pas. Le processus, c’est qu’on met quelque chose dans l’eau, les bactéries viennent se fixer dessus, se développent et se concentrent. Ça, ça existe depuis que le monde est monde, le concentré de bactéries. Qu’est-ce qui est innovant chez Ecofixe ? C’est la façon qu’ils le font. » Au lieu de créer de nouveaux bassins, comme c’est fait habituellement, ils font le procédé directement dans l’étang aéré. M. Poulin ajoute que dans ce système, rien n’est mécanique, donc le risque de bris est minime.

La seule raison pour laquelle c’est présenté comme un projet pilote, c’est pour respecter les normes environnementales. Les responsables affirment que ce type de technologie est déjà utilisé et a fait ses preuves à travers le monde. « On est innovateur en tant que municipalité parce que les municipalités n’ont pas les mêmes normes qu’une entreprise privée », explique Mme Bresse.

Ecofixe est une entreprise lavalloise spécialisée dans l’assainissement des eaux usées par traitement biologique, sans produit chimique et écoénergétique. Leur objectif est d’augmenter la capacité des installations des clients tout en maximisant l’utilisation de matériaux verts. Ce système permettra également de réduire les coûts d’énergie liés au traitement des eaux qui représente également une part importante des émissions de gaz à effet de serre (GES). lls estiment que cette innovation va permettre de réduire le taux de GES produit.

Pour la mairesse, il n’y a aucun doute, c’est « un projet qui aura un impact positif sur la municipalité, autant sur le plan social, économique et environnemental. »

actualite

Budgets municipaux : Alourdissement du fardeau fiscal

Partout dans le Haut-Saint-François, c’est le même constat : l’augmentation est présente. Le plan de redressement de Valoris, les services de police et d’incendie et les frais pour la voirie ne sont que quelques exemples des secteurs qui font grimper la facture des citoyens.

Ascot Corner
À Ascot Corner, la taxe foncière est ajustée de 0,83 $/100 à 0,85 $. Pour les citoyens qui profitent de tous les services de la ville, le taux peut atteindre 3,47 % d’augmentation. Concernant les matières résiduelles, la hausse prévue est de 19,44 % passant de 180 $/unité à 215 $. Le budget total monte donc de 162 431 $ atteignant 4 134 085 $ pour 2020.

Bury
Les citoyens de la municipalité de Bury auront eux aussi une hausse de taxes liée au plan de Valoris. Le montant qui était de 156 $ en 2019 monte à 235 $ pour 2020, soit une augmentation de 50,64 %. La dépense totale pour l’hygiène du milieu grimpe donc de 29,1 %. Toutefois, les dépenses pour l’aménagement, l’urbanisme et développement diminuent de 19,5 %. Le budget total a augmenté de 3,2 % passant de 2 066 573 $ à 2 131 804 $.

Dudswell
L’objectif de Dudswell pour la présentation du budget 2020 était d’augmenter la transparence dans les différents secteurs de la municipalité. Les salaires et dépenses ont été soigneusement distribués selon les départements pour être mieux représentés. C’est pourquoi certains tels que la voirie, la protection de l’environnement et les parcs et terrains de jeux ont une hausse marquée. La taxe globale s’élève de 3,25 %, passant de 0,87 $/100 en 2019 à 0,8977 $ en 2020. Le plan de Valoris a un impact sur les collectes de matières résiduelles faisant monter le prix à 240,24 $ par unité en 2020, comparé à 221,25 $ en 2019. Au niveau du budget, ce secteur grimpe de 178 % passant de 99 411,46 $ à 276 410 $. Ce montant s’explique par les différents projets mis en place pour sensibiliser et éduquer la population quant à la réduction des matières résiduelles. Pour la nouvelle année, la municipalité prévoit plusieurs projets en immobilisation afin de mettre à jour les infrastructures.

Hampden
Pour Hampden, un nouveau rôle d’évaluation municipal s’est effectué. Il est passé de 27 759 500 $ en 2019 à 28 068 400 $ en 2020. Le taux de taxe a fait un bond de 7,9 % passant de 1,01 $/100 à 1,09 $.

Lingwick
À Lingwick, l’alourdissement global pour les citoyens sera de 6,17 %. Les collectes de matières résiduelles font un bond de 20 %, soit 175 $ par unité en 2019 pour atteindre 210 $ en 2020. Le budget augmente donc de 167 608 $, totalisant 1 352 957 $ en 2020.

Saint-Isidore-de-Clifton
Pour Saint-Isidore-de-Clifton, la taxe foncière diminue, passant de 0,895 $/100 en 2019 à 0,87 $ en 2020. Le tarif aqueduc a quant à lui subi une hausse de 76 % grimpant à 1,04 $ du mètre cube en prévision de la mise en route de la nouvelle usine de traitement de l’eau potable afin de réduire le taux d’arsenic. Au niveau des matières résiduelles, les citoyens verront une augmentation due à Valoris, mais également au fait que la municipalité a décidé d’octroyer les collectes à forfait. Pour la cueillette des ordures, le tarif fait un bond de 21,87 % passant de 160 $/unité à 195 $. Le recyclage, pour sa part, grimpe à 81 $/unité et la ville ajoute le compost qui sera à 69 $/unité. Le budget total pour 2020 sera donc de 1 849 245 $.

Scotstown
Pour un citoyen qui possède tous les services municipaux à Scotstown, l’augmentation pour la taxe de service peut grimper jusqu’à 6 %. Les collectes d’ordures à elles seules haussent de 37,65 %, soit 170 $/unité en 2019 pour 234 $ en 2020. À ce sujet, la ville continue sa sensibilisation auprès de la population pour réduire les quantités de déchets. Elle envisage même d’y intégrer le bac de compostage au cours de l’année pour diminuer le tonnage enfoui. Au niveau de la taxe foncière, les résidents auront une augmentation de 2 % passant de 1,2570 $/100 à 1,2821 $. Le budget total a quant à lui grimpé de 5,31 % atteignant 921 843 $.

Weedon
La municipalité de Weedon a eu un nouveau rôle d’évaluation foncière en 2019 faisant hausser la valeur imposable à 296 862 300 $ pour 2020, soit une hausse de 7,6 %. Pour compenser, le taux de taxe est passé de 0,986 $/100 à 0,945 $. Les revenus de la taxe foncière s’inscrivent tout de même à la hausse de 3,12 %. Au niveau des matières résiduelles, les résidents permanents, devront pour 2020, débourser 243,27 $/unité pour les ordures, 64,43 $/unité pour le recyclage et 24,25 $/unité pour le compost. Le budget de la municipalité augmente de 1,5 % passant de 5 554 774 $ en 2019 à 5 659 033 $ pour 2020.

Westbury
Les citoyens de Westbury auront une augmentation globale de 1,5 % portant le taux à 0,67 $/100. Pour les collectes de matières résiduelles, une hausse de 15,55 % sera effectuée soit un montant de 260 $/unité. Afin de respecter la nouvelle politique de gestion des matières résiduelles mise en place par le gouvernement qui veut bannir les matières organiques des sites d’enfouissement pour 2020, la municipalité va implanter le bac de compostage. Un montant de 30 $ sera facturé à chaque résidence pour le nouveau bac brun. Le budget total sera de 1 286 076 $.

Sentier de ski de fond à Johnville : C’est parti !

Nous apercevons de gauche à droite deux bénévoles, Maurice Gendron et Réjean Pelletier.

Avec la convention d’utilisation du terrain de Construction DJL Inc., la municipalité de Cookshire-Eaton est en mesure de boucler la boucle du sentier de ski de fond de 12 kilomètres, dans le secteur de Johnville. D’ailleurs, les adeptes de ce sport de plein air ont déjà eu l’occasion de parcourir le tracé.

Grâce aux autorisations de la firme Sintra, DJL et de Nature Cantons-de-l’Est, gestionnaire du PEJ, les bénévoles sont en mesure de compléter la signalisation dans le sentier. Le parcours débute à la salle communautaire de Johnville en passant par la gravière de la compagnie Sintra et permet d’arriver au premier lac du Parc écoforestier de Johnville (PEJ) pour effectuer une boucle à travers les sentiers déjà aménagés.

Investissement
Mario Gendron, conseiller responsable du dossier, mentionne que la municipalité a investi près de 7 000 $ dans le projet, dont 4 000 $ pour l’acquisition de la motoneige et 2 250 $ pour la dameuse à neige. L’entretien de la machinerie et le bon fonctionnement du sentier reposent déjà sur l’engagement de plusieurs bénévoles, explique-t-il. Plusieurs partenaires et commanditaires permettent d’offrir ce nouveau volet sportif. L’accès au sentier est gratuit. Toutefois, une boîte permettant de recueillir des dons est installée et laissée à la discrétion des utilisateurs.

Il y a déjà eu des sentiers de ski de fond par le passé, mentionne M. Gendron, mais faute d’argent et de personnel, ça été abandonné. Par la reprise de cette activité, la municipalité désire ajouter un volet sportif hivernal à son offre touristique. Elle souhaite également promouvoir le sport dans son milieu de vie et offrir un élément attractif pour les jeunes familles.

Le suicide n’est pas une option: trouvons des solutions !

Du 2 au 8 février 2020 se tient la Semaine nationale de prévention du suicide. Pour l’occasion, l’Association québécoise de prévention du suicide (AQPS) rappelle à la population que parler ouvertement de cette problématique permet de sauver des vies. Ainsi, plusieurs activités de sensibilisation sont organisées aux quatre coins de la province pour que tous se souviennent que non, le suicide n’est pas une option.
Au cours des 10 dernières années, plus de 13 000 Québécois se sont suicidés dans toutes les régions, ce qui correspond à une moyenne de 3 décès par jour. Pour contrer ce phénomène qui plonge des dizaines de milliers d’individus dans un deuil douloureux, il importe de mettre en œuvre des actions concertées afin que ceux qui souffrent puissent avoir accès à des ressources efficaces.

Apportez votre contribution
Si la cause du suicide vous tient à cœur, sachez que vous pouvez concrètement l’appuyer de plusieurs façons:
Partagez les publications de la campagne de sensibilisation sur les réseaux sociaux (utilisez le mot-clic #ParlerDuSuicide) ;
Offrez des épingles «T’es important-e pour moi» aux membres de votre entourage ;
Participez à un évènement de sensibilisation dans votre région (ou organisez vous-même une activité) ;
Signez la Déclaration pour la prévention du suicide (et incitez vos contacts à le faire) ;
Inscrivez-vous à la formation «Agir en sentinelle pour la prévention du suicide» de l’AQPS.

Vous pensez mettre fin à vos jours ? Communiquez sans tarder avec la Ligne québécoise de prévention du suicide au 1 866 APPELLE (277-3553).

Vous soupçonnez qu’un membre de votre entourage songe à s’enlever la vie ? Pour savoir comment aborder le sujet avec lui, visitez le commentparlerdusuicide.com.

Tournoi provincial de hockey Atome/Pee-Wee : Un événement couru des équipes

La 39e édition du tournoi provincial de hockey Atome/Pee-Wee qui se déroulera du 3 au 16 février à l’aréna Robert-Fournier, à East Angus, n’a plus besoin de présentation. La bonne réputation et le degré d’excellence qu’ont forgés les milliers de bénévoles à travers les années font de l’événement une activité courue des nombreuses équipes. À preuve, on affichait complet plus de quatre semaines avant la tenue du tournoi.
Selon Jessika Boislard, présidente de l’événement, c’est la première fois que l’enregistrement des équipes est complété aussi rapidement. Elle attribue ce succès à la qualité du tournoi sous tous ses aspects.

Encore cette année, plus de 600 joueurs se livreront une lutte amicale au sein des 48 équipes provenant d’un peu partout au Québec. Les formations se répartissent en parts égales dans les catégories Novice A, B, C et Pee-Wee A, B, C. Tout comme l’année dernière, quatre matchs seront disputés à l’aréna de Weedon lors du premier samedi d’activités concernant l’Atome.

Match d’ouverture
Le match d’ouverture officiel du tournoi se fera le vendredi 7 février vers 19 h 45 et mettra aux prises les Sharks Pee-Wee A contre les Appalaches de Thetford Mines. On procédera à la présentation protocolaire de l’événement, mise au jeu officielle en présence du président d’honneur Richard Ravary. Les joueurs des Sharks seront présentés individuellement et seront accompagnés d’un joueur Novice pour l’occasion. Le duo de chansonniers Chris é Pas fera les frais de la musique au cours de la soirée. Précédent les cérémonies, les amateurs de hockey auront la chance de voir une autre formation locale soit les Sharks Atome A qui disputeront la victoire aux dépens des Tigres de Victoriaville. Le lendemain, samedi, sera la journée familiale de 13 h à 16 h. Les enfants auront droit à du maquillage, en plus de participer à la fabrication de cannes bruyantes ainsi qu’une chasse au trésor.

Comme chaque année, les honneurs habituels dévolus aux deux joueurs de chaque match seront soulignés en leur remettant une mini banderole du tournoi. Quant aux joueurs des formations finalistes, ils auront également droit à leur mini banderole en plus de la grande banderole de finalistes remise à leur formation.

Nouveauté
Une nouveauté cette année s’inscrit au niveau du coût d’entrée. Aucun frais ne sera exigé pour les personnes de moins de 18 ans. Seulement les adultes devront débourser 7 $. Satisfaite de la participation des équipes, Mme Boislard entrevoit un beau succès. Le comité organisateur composé de 12 personnes travaille à la préparation du tournoi depuis août, explique-t-elle. L’implication bénévole des parents contribue également à faire de l’événement un succès. La présidente du tournoi rappelle que les profits amassés servent entre autres à défrayer les heures de glace, l’achat de matériel et d’équipement lorsque nécessaire.

Une activité qui rapproche

Des membres de la Fédération culturelle de l’Estrie ont récemment fait un arrêt à East Angus dans le cadre du projet «Espace de la diversité».

L’objectif, d’expliquer Boubacar Cissé, directeur général de l’organisme, est de favoriser un lien propice aux échanges interculturels pour découvrir de nouvelles richesses dans l’interaction entre le patrimoine identitaire estrien et l’apport de la collectivité immigrante.

Des gens de la communauté colombienne et latino-américaine ont débarqué sur le terrain du bureau de poste à East Angus, le soir des spectacles de la gare, pour découvrir un tant soit peu la culture des gens d’ici et échanger. Pour faciliter la chose, les visiteurs ont partagé un souper africain et colombien. Ils ont également présenté une troupe de danse regroupant de jeunes garçons et filles qui ont exécuté des danses folkloriques hautes en couleur de leur pays. Les migrants, d’expliquer M. Cissé, font la tournée des diverses MRC de l’Estrie afin d’échanger, découvrir, voir les opportunités d’emploi et même éventuellement venir s’établir dans le milieu autre que Sherbrooke. Sur la photo, nous apercevons de jeunes danseurs exécutant une danse folklorique de leur pays.

Bureau de la SAAQ à Cookshire-Eaton : La municipalité prend en charge le service

Depuis le 1er janvier, c’est la ville de Cookshire-Eaton qui assure le service de la SAAQ à la succursale Desjardins de l’endroit.

C’est dans le but d’éviter la fermeture du service, voire même son transfert à Sherbrooke, que la municipalité de Cookshire-Eaton prend à sa charge le bureau de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) pour trois ans.

Les élus ont approuvé, lors de la dernière séance du conseil municipal, les termes de l’entente avec la SAAQ ainsi que le bail de location des espaces avec la Caisse Desjardins du Haut-Saint-François pour occuper le même endroit à l’intérieur de la succursale de Cookshire-Eaton.

La municipalité et la SAAQ avaient entrepris des discussions au cours de la dernière année. « On ne voulait pas que ça s’en aille de Cookshire. Nous, on voulait maintenir le service pour les gens. Pis ce n’est pas juste pour les gens de Cookshire, c’est pour les gens de Saint-Isidore et ceux aux alentours qui étaient habitués de venir à Cookshire. » La municipalité est donc gestionnaire du service depuis le 1er janvier 2020. Mme Lapointe assure qu’il n’y aura aucun changement dans la façon de fonctionner que ce soit au niveau des heures d’ouverture ou du personnel. « C’est le même endroit et le même personnel. Il n’y a aucun changement », rassure-t-elle. La mairesse n’a pas voulu dévoiler les termes de location de l’espace, mais assure qu’il s’agit d’une entente avantageuse. Elle ajoute que la municipalité n’investira pas d’argent dans le service, qu’il s’autofinancera.

Rappelons que la direction de la Caisse des Hauts-Boisés, à l’époque, avait fait part de son intention de ne pas renouveler l’entente avec la SAAQ. Elle avait noté une diminution des revenus attribuable au fait qu’il soit maintenant possible de renouveler son permis en ligne. Mme Lapointe dit être consciente de cette réalité. Pour l’instant, « c’est un contrat de trois ans et on verra après trois ans. Si cela avait été pour 10 ans, on aurait dit non. On s’est dit : on a un service à maintenir pour les citoyens. »

Pénurie de main-d’œuvre : Il existe des façons de contrer ce phénomène

Nous apercevons Jessica Mackey, coordonnatrice du CAMO Haut-Saint-François, et Bernard Ricard, directeur adjoint au CLD et membre du CAMO.

La rétention de personnel, la modernisation de l’entreprise et le recrutement de la main-d’œuvre dite éloignée du marché du travail sont trois pistes de solutions sur lesquelles travaille le Comité d’adaptation de la main-d’œuvre (CAMO) du Haut-Saint-François pour venir en aide aux entreprises.

Le CAMO est un collectif d’organismes visant à sensibiliser les entreprises aux solutions de main-d’œuvre, les soutenir dans les défis, sous différentes formes. « On peut offrir des initiatives qui peuvent se passer là, offrir de la visibilité, de la sensibilisation. On a déjà des organisations sur le territoire qui font des actions. C’est de les faire connaître davantage ou de diriger les entreprises vers ces organisations. C’est un travail de cohésion et de mettre de l’avant certains outils », d’expliquer Jessica Mackey, coordonnatrice de la ressource. Le CAMO Haut-Saint-François regroupe la SADC, le CLD, le CJE, Services Québec, la commission scolaire, la Chambre de commerce du Haut-Saint-François, Intro-travail ainsi qu’un représentant d’entreprise.

Main-d’œuvre
Il n’existe pas de recette miracle pour stabiliser et attirer la main-d’œuvre, mais bien une foule de choses imbriquée ensemble permettent de créer des conditions gagnantes. Trois blocs sont priorisés pour y arriver soit la rétention, la modernisation d’entreprise et la recherche de main-d’œuvre dite éloignée, mais pas nécessairement en terme de distance.
Mme Mackey mentionne que la rétention de main-d’œuvre peut se faire à travers une foule d’actions comme les conditions de travail, l’environnement, le climat, les relations interpersonnelles au sein de l’entreprise. La flexibilité de l’horaire de travail, offrir des services comme le transport, les valeurs environnementales de l’entreprise, le développement professionnel, les chances d’avancement et même l’image que projette l’entreprise sont d’autres aspects qui seront pris en compte par les travailleurs. Selon l’intervenante du CAMO, les statistiques démontrent qu’un employé sur deux est prêt à changer d’emploi pour améliorer sa qualité de vie. Cela démontre l’importance de bien connaître les valeurs de la nouvelle génération d’employés, explique-t-elle.

La modernisation des équipements, la technologie numérique, l’automatisation de l’entreprise pour faire plus avec moins d’employés est également une façon de contrer la pénurie de main-d’œuvre. Pour les travailleurs, avoir un emploi plus intéressant, travailler avec des équipements à la fine pointe de la technologie peut s’avérer stimulant. La gestion du changement et la modernisation des pratiques demeurent importantes et peuvent s’avérer un aspect attractif, précise Jessica Mackey. Les entreprises ne sont pas livrées à elle-même dans ce processus, il existe des programmes d’aide financière que ce soit pour la gestion des ressources humaines, pour l’innovation et autre. Investissement Québec et Défi innovation, qui est supporté notamment par la SADC et le CLD, peuvent apporter leur concours.

Le troisième bloc, la clientèle dite éloignée concerne entre autres, les femmes au foyer, des travailleurs expérimentés à la retraite ou sur le point de l’être, des personnes avec un handicap physique ou intellectuel et bien entendu l’immigration. Pour attirer tout ce beau monde, il importe pour les employeurs d’être imaginatif dans leur façon de faire. Une flexibilité au niveau de l’horaire de travail permettrait d’attirer des personnes qui auraient d’autres engagements personnels. Créer un poste partagé par deux personnes permettrait de conserver du personnel qui lorgnerait vers une retraite. L’aménagement du lieu de travail afin de permettre une personne en fauteuil roulant de s’intégrer sans compter l’appel à divers organismes pour recruter du personnel étranger sont des façons de faire. Mme Mackey fait une mise en garde, il ne suffit pas de faire des ajustements physiques ou d’horaire, l’accueil et l’encadrement jouent un rôle important dans l’attraction et la rétention de la main-d’œuvre. Encore là, précise-t-elle, il existe des programmes d’aide que ce soit pour l’aménagement d’espace pour des personnes handicapées, voire même jusqu’à défrayer une partie du salaire. Il est possible d’obtenir de l’aide financière pour établir un diagnostic de l’entreprise et mettre en place de nouvelles pratiques de gestion.

Activité
Dans le souci de sensibiliser les entreprises, le CAMO offrira un lunch en ligne «lunch’n learn» le 20 février prochain. Il s’agit d’une formation abordant les neuf tendances de recrutement. Le contenu s’adresse au personnel des ressources humaines. Les personnes intéressées pourront suivre la formation en ligne directement de leur entreprise sur l’heure du dîner. Cette façon de faire évite aux entreprises de libérer du personnel et des déplacements. Les entreprises intéressées doivent s’inscrire auprès du CAMO à l’adresse courriel suivante camo.hsf@gmail.com.

Recrutement et rétention de la main-d’œuvre : Confections Troy fait preuve d’imagination

Confections Troy fait preuve d’imagination et d’ouverture pour s’ajuster aux besoins de ses travailleurs.

L’entreprise Confections Troy à Weedon, œuvrant dans le domaine de la confection de pantalons d’uniformes, réussit le tour de force à recruter et conserver sa main-d’œuvre. La tâche n’est pas évidente admet le copropriétaire, Marc Beaudoin, mais règle générale, une fois arrivé, le personnel demeure en poste.

L’un des plus importants employeurs à Weedon depuis maintenant 75 ans compte une quarantaine d’employés et fonctionne à plein régime. « Pour bien faire, j’en prendrais encore trois ou quatre », de lancer M. Beaudoin. D’ailleurs, l’entreprise est en recrutement à cet effet. « Les choses qu’on a faites pour recruter de la main-d’œuvre remontent à quelques années. » Avec modestie, M. Beaudoin ajoute « il y a peut-être des choses qu’on a faites inconsciemment, mais que ça a mené dans ce but là. » À titre d’exemple, il fait référence à un renouvellement de convention collective, faisant en sorte que l’employé défraie 30 % du coût de l’assurance collective. « Si tu compares ça à plein d’autres endroits, il y a des cas qui payent comme 50 % et jusqu’à 75 % de la facture. À 30 %, si tu compares ça avec la RAMQ, ça leur revient meilleur marché et ils ont une assurance collective, les dents, les lunettes, les médicaments. Il y en a plusieurs qui disent : on vient travailler parce que c’est quelque chose qui est intéressant pour nous autres. »

Le copropriétaire admet qu’au niveau salarial « on n’a pas bien, bien de jeu là-dedans parce que la compétition se tient pas mal dans ces games de salaire là. » Par contre, l’entreprise se montre ouverte aux besoins de ses travailleurs et tente dans la mesure du possible d’ajuster les horaires en conséquence. Ainsi donc, une mère de famille monoparentale pouvait commencer sa journée de travail à 8 h le matin, lui permettant de préparer les enfants pour l’école ou la garderie plutôt que débuter à 7 h 20. Un travailleur désireux de prendre sa retraite peut réduire ses heures de travail à trois jours semaine. Trois à quatre employés se prévalent actuellement de cet avantage. M. Beaudoin estime qu’il recevra plus de demandes dans ce sens au cours des trois prochaines années. « Mais si on est capable de s’arranger et planifier en conséquence, il n’y aura pas de problème. On est tout le temps ouvert. La personne vient nous rencontrer, on regarde, on est-tu capable de planifier telle ou telle chose. On est capable de discuter. »

Modernisation
Confections Troy a investi plus de 300 000 $ au cours de la dernière année et demie pour faire l’acquisition de nouvelles machineries plus robotisées « pour justement attirer les plus jeunes. Ils sont plus à l’ère des pitons et ces choses-là. » L’entreprise offre de la formation à l’interne de façon à développer les compétences du personnel. « Avant, un employé pouvait avoir un poste de travail et il ne bougeait pas de là. Aujourd’hui, la grosse majorité est capable de faire trois à quatre jobs différentes. Ils peuvent être une semaine sur la même job ou changer trois fois dans la même journée. »

Recrutement
L’entreprise fait du recrutement via sa page Facebook, mais les employés sont également mis à contribution. Les travailleurs qui effectuent du référencement et permettent l’embauche d’un employé reçoivent un montant de 25 $. Lorsque la personne embauchée complète sa période de probation, celui qui a effectué le référencement reçoit un second montant de 100 $. Les travailleurs chez Confections Troy comptent une moyenne d’âge de 46 ans. M. Beaudoin souligne qu’une dizaine de jeunes ont joint les rangs du personnel au cours des deux dernières années contribuant à abaisser cette moyenne. Le copropriétaire s’estime quand même chanceux de pouvoir compter sur du personnel dévoué et efficace. « Ce n’est pas facile de recruter, mais on réussit à tirer notre épingle du jeu. On aurait encore trois à quatre postes faciles à combler, mais on est stable. » L’entreprise fait la confection de pantalons pour des uniformes scolaires, les corps de polices, de pompiers, la sécurité nationale et autres.

De l’Abitibi à l’Estrie : Usinage Marcotte s’installe à East Angus

Usinage Marcotte installe sa nouvelle usine dans le parc industriel d’East Angus.

En emménageant dans le parc industriel d’East Angus, Usinage Marcotte désirait augmenter sa productivité et recruter plus d’employés. Originaire de l’Abitibi-Témiscamingue, l’entreprise devait trouver des alternatives pour contrer la problématique de la pénurie de main-d’œuvre.
« Ici, c’est difficile, mais dans notre région, c’est encore plus difficile. C’est éloigné et les mines engagent tout le monde. Au niveau salaire, on n’était plus concurrentiel », explique Ghislain Fournier, copropriétaire.

De l’Abitibi à East Angus
Se spécialisant dans la manufacture de foreuse à diamant, l’entreprise fabrique également diverses pièces pour les mines, telles que des structures d’acier, des convoyeurs et des ponts roulants. Ce sont ces produits qui sont faits à l’usine d’East Angus. Les propriétaires louaient un bâtiment à Westbury depuis 2017, mais celui-ci ne correspondait plus à leurs besoins. « On avait besoin d’une shop avec beaucoup de capacité de levage », affirme M. Fournier qui explique que l’endroit était plus adapté pour y faire de la mécanique que de l’usinage de grandes pièces. « C’est la même grandeur, mais c’est plus adéquat à nos attentes et nos besoins. »

Quitter l’Abitibi pour venir s’installer en Estrie c’est beaucoup de route, mais l’entrepreneur connaissait déjà la région, « on avait un petit coin de chasse ici, on avait un chalet. J’y venais souvent l’été, j’aimais bien le coin. » Actionnaire depuis 2002 et chargé de projet, M. Fournier ajoute que la décision d’installer l’usine de Westbury à East Angus est également due au fait que ses employés proviennent des environs. Il mentionnait la difficulté de garder une bonne main-d’œuvre, alors il ne voulait pas risquer de la perdre.

Un brin d’histoire
Fondée en 1992 à Barraute en Abitibi, par Hugues Marcotte, l’entreprise offrait un service d’usinage, de soudage et de fabrication aux secteurs de la foresterie, l’exploitation minière et agricole. Dans les années qui ont suivi, elle a commencé à offrir des pièces et équipements sur mesure pour l’industrie du forage au diamant. C’est maintenant cinq bâtiments qui lui sont dédiés totalisant un espace d’un peu plus de 40 000 pieds carrés.
Exportant partout à travers le monde, M. Fournier explique qu’il est tout de même important de garder une usine à Val d’Or puisque les industries minières priorisent leur commerce avec des entreprises locales. « Il faut avoir un pied à terre pour faire affaire avec eux », affirme-t-il.

Les avantages de s’installer à East Angus

Le fait de s’installer en Estrie permet à l’employeur d’augmenter sa productivité. « Là-bas, on ne pouvait même pas penser à ouvrir un autre quart. On a 40 000 pieds carrés à Val d’Or, mais on ne pouvait pas faire un quart de nuit, on n’avait pas assez de personnel pour le faire », exprime le gestionnaire. « En augmentant le volume, on serait capable d’avoir deux quarts ici. »

Si les matériaux peuvent être aussi bien livrés en Abitibi qu’en Estrie, les frais de livraison ne sont toutefois pas les mêmes. « Ça part de Montréal et ça s’en va. Nous, on appelle ça la taxe du parc. Donc, le coût de notre matériel est payé pour l’emmener là-bas. Ça vient que ça s’équivaut pour le matériel. Notre avantage est d’avoir de la main-d’œuvre à un coût un peu moins élevé qu’en région (Val d’Or) », affirme-t-il.

Au total, Usinage Marcotte compte près d’une soixantaine d’employés dont 12 travaillent présentement à East Angus. L’entrepreneur prévoit hausser ce nombre à 20 pour les quarts de jour. Toutefois, si le volume augmente, il pourrait envisager d’ouvrir un quart de nuit.

Outre la création d’emplois, l’installation de l’usine à East Angus a permis de concrétiser le projet du parc industriel dans lequel la ville veut y installer son garage municipal. Lyne Boulanger, mairesse de East angus, se dit très fière de l’implantation d’Usinage Marcotte dans le parc industriel. « Cette entreprise permettra de poursuivre le développement industriel de notre région et de consolider des emplois dans le Haut-Saint-François, nous en sommes bien heureux. »

L’industrie minière en chiffre
Selon l’Institut de la statistique du Québec, un total de 361 établissements ont été recensés dans la province en 2019. L’industrie minière comprend plus de 40 000 emplois directs, indirects et induits et rapporte 962 millions de dollars au gouvernement du Québec en terme d’impôts et de taxes.

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Encan au profit de la clinique : Les artistes donateurs

Lors de la soirée-bénéfice au château Pope en décembre dernier, plusieurs artistes de la région ont généreusement donné des œuvres pour l’encan au profit de la clinique. Dans l’article publié récemment sur l’événement, étaient mentionné les dons d’André Philibert et d’Yvan Lapointe de A & M International. Outre ces deux donateurs, les visiteurs ont pu miser sur une des œuvres d’Amélie Lemay-Choquette, deux de Luc Pallegoix et une de Louis-Pierre Bougie offerte par la famille Genest-Denis. Rappelons que cet encan a permis d’amasser 2590 $.

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Accord pour l’alimentation d’eau potable à Johnville : Cookshire-Eaton va de l’avant

Le projet de captage d’eau au Parc écoforestier de Johnville (PEJ) par la ville de Cookshire-Eaton ira de l’avant dès le printemps prochain et permettra la réalisation d’un important développement d’une quarantaine de maisons pour la phase I.

Une résolution de la Ville de Sherbrooke cédant tous les droits de propriété qu’elle pourrait détenir sur des prises d’eau sur une partie du lot 28A dans le PJE permet d’aller de l’avant. Cookshire-Eaton avait déjà convenu d’une entente avec les propriétaires soit l’Université Bishop’s de Lennoxville et celle de Sherbrooke ainsi que Nature Cantons-de-l’Est, gestionnaire du PEJ.
La municipalité a déjà fait appel à un hydrogéologue ayant effectué une étude vérifiant la quantité, le débit et la qualité de l’eau. « La qualité est bonne, il y a de l’eau suffisamment et le fait de puiser l’eau dans le Parc écoforestier ne crée pas de problème non plus pour les tourbières. Il y a de l’eau en masse là-dedans pour conserver le parc et desservir les lots qu’on a à faire », d’exprimer le directeur général de la municipalité, Martin Tremblay, lors d’une récente entrevue.

Le coût des travaux pour amener l’eau est évalué à près de 400 000 $. Il est fort possible que la municipalité obtienne une aide financière couvrant la totalité des travaux par le biais du retour sur la taxe d’assise, d’exprimer M. Tremblay. Du montant prévu, 160 000 $ seraient consacrés pour le barrage et le reste sera affecté à l’aménagement de l’ancienne station et la conduite qui s’étalerait sur une distance de 1 km. Cette solution permettra d’atteindre le développement domiciliaire des secteurs de l’ancien et du nouveau Centre communautaire. Au total, on parle d’un projet résidentiel pouvant atteindre une centaine de lots. La mairesse de Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe, est évidemment heureuse de ce dénouement.


Une résolution de la Ville de Sherbrooke cédant tous les droits de propriété qu’elle pourrait détenir sur des prises d’eau sur une partie du lot 28A dans le PJE permet d’aller de l’avant. Cookshire-Eaton avait déjà convenu d’une entente avec les propriétaires soit l’Université Bishop’s de Lennoxville et celle de Sherbrooke ainsi que Nature Cantons-de-l’Est, gestionnaire du PEJ.
La municipalité a déjà fait appel à un hydrogéologue ayant effectué une étude vérifiant la quantité, le débit et la qualité de l’eau. « La qualité est bonne, il y a de l’eau suffisamment et le fait de puiser l’eau dans le Parc écoforestier ne crée pas de problème non plus pour les tourbières. Il y a de l’eau en masse là-dedans pour conserver le parc et desservir les lots qu’on a à faire », d’exprimer le directeur général de la municipalité, Martin Tremblay, lors d’une récente entrevue.
Le coût des travaux pour amener l’eau est évalué à près de 400 000 $. Il est fort possible que la municipalité obtienne une aide financière couvrant la totalité des travaux par le biais du retour sur la taxe d’assise, d’exprimer M. Tremblay. Du montant prévu, 160 000 $ seraient consacrés pour le barrage et le reste sera affecté à l’aménagement de l’ancienne station et la conduite qui s’étalerait sur une distance de 1 km. Cette solution permettra d’atteindre le développement domiciliaire des secteurs de l’ancien et du nouveau Centre communautaire. Au total, on parle d’un projet résidentiel pouvant atteindre une centaine de lots. La mairesse de Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe, est évidemment heureuse de ce dénouement.

Spectacle de Noël et un 5 à 7 pour la clinique de la mini-urgence

Stéphanie Blais-Boilard, médecin copropriétaire de la clinique, a pris la parole pour remercier les différents commanditaires et donateurs.

Le Centre de santé Cookshire a accueilli pas moins de 106 personnes lors de sa soirée-bénéfice qui s’est récemment déroulée à même ses locaux au Château Pope. Outre le coquetel dînatoire, les convives ont pu visiter les lieux, échanger avec les professionnels et participer à un encan dont les profits sont remis au projet de mini-urgence. Le tout s’est terminé à l’église Trinity United où trois artistes ont offert un spectacle de musique classique.
Stéphanie Blais-Boilard, médecin copropriétaire de la clinique, a profité de l’événement pour remercier les différents commanditaires et donateurs. Elle a également tenu à mentionner le mérite de tous ses employés et collègues.

Plusieurs mairesses et maires ont participé à la soirée. Robert Roy, préfet de la MRC du Haut-Saint-François, et Marie-Claude Bibeau, députée de Compton-Stanstead, étaient également présents. Cette dernière en a profité pour s’adresser à la foule, « c’est vraiment un coup de coeur pour moi ce soir, c’est une découverte incroyable avec Stéphanie et avec Xavier (Blais-Boilard, propriétaire d’Omnimed) aussi. Ça prouve encore à quel point la communauté est dynamique, c’est vraiment fantastique. »

Défis relevés
Mme Blais-Boilard était fière d’annoncer que le centre de santé a non seulement atteint les objectifs fixés par le gouvernement, mais il l’a dépassé. Un total de 92 % de la population du Haut-Saint-François peut maintenant affirmer avoir un médecin de famille, la cible du ministère était de 85 %. Dans la dernière année, c’est 1273 nouveaux patients qui ont été inscrits. Considérant ceux des médecins retraités, ce chiffre monte à près de 2000 avec un taux d’assiduité de 90,7 %. « Depuis le 1er juillet officiellement, on offre une plage par jour pour des patients qui n’ont pas de médecin et qui résident dans le Haut-Saint-François. Donc, il y a 62 patients orphelins qui ont été vus depuis le mois de juillet. Jusqu’à maintenant, très peu de patients ont été refusés », affirme fièrement Dre Blais-Boilard. Grâce aux commanditaires et aux dons, les quatre salles sont maintenant bien aménagées. « Cette année, on a acheté un électrocardiogramme pour faire des ECG, un cautérisateur, le nécessaire à cryochirurgie, deux appareils de prises de pression artérielle et une formation RCR pour tout le personnel de la clinique. » Elle affirme également qu’en 2019, c’est 6023 patients qui ont été vus dont 2500 d’entre eux ont rencontré leur propre médecin la journée même.

« Si la tendance se maintient, je pourrais déclarer que la levée de fond de la mini-urgence est terminée », lance fièrement la copropriétaire.

De nouveaux projets
Cette campagne de financement étant terminée, une nouvelle cause va voir le jour prochainement. « Plusieurs écoles du territoire sont identifiées avec des indices de défavorisation élevée. C’est la proportion de familles dont la mère n’a pas de diplôme, certificat ou grade et dont les parents ne sont pas à l’emploi ou sous le seuil de faible revenu », explique Mme Blais-Boilard.

L’objectif serait donc d’offrir des services adaptés à la clientèle 0-5 ans pour leur permettre de commencer la maternelle en même temps que les autres. « La meilleure manière de changer ça, selon nous, est de s’assurer que la prochaine génération soit mieux outillée pour l’apprentissage », ajoute-t-elle. Les partenaires de ce projet mené par Dre Marie-Ève Bélanger seront le CIUSSS, Sophie Houle, physiothérapeute pédiatrique pour Physio Atlas, et Anne-Sara Mercier, ergothérapeute chez Ergo 2000.

« Le projet vise à aller dépister, à aller cibler les problématiques le plus tôt possible pour leur donner le plus de chance possible d’arriver en même temps que les autres sur la ligne de départ. Souvent, on sous-estime ces premières étapes-là de la vie », explique Mme Houle. Elle ajoute qu’en équipe, ils vont faire des ateliers pour dépister les différentes problématiques pour ensuite faire des suivis auprès des médecins traitants. Par la suite, d’autres rencontres seront offertes pour donner des trucs aux parents en fonctions des besoins des enfants et donner des services individualisés à ceux qui en ont le plus besoin. « On s’unit pour aider les enfants du Haut-Saint-François », termine-t-elle.

Encan
Grâce aux dons de plusieurs artistes de la région, les organisateurs ont pu faire une vente aux enchères au profit de la clinique. La soirée animée en partie par Sylvain Dodier, artiste originaire de Saint-Isidore-de-Clifton, le public s’est montré généreux. Entre autres, avec l’œuvre d’André Philibert, de Chartierville, dont la mise de départ était à 100 $ et qui a finalement été acquis pour la somme de 700 $. Yvan Lapointe de A & M International est également arrivé avec une surprise, offrant un bâton de hockey de Guy Lafleur, d’une édition limitée. La pièce s’est vendue à 200 $ et M. Lapointe a offert de doubler le montant. L’encan aura apporté 2590 $ pour la clinique, portant le montant total de dons pour l’événement à 14 695 $.

Les artistes Myriam Genest-Denis, flûtiste, Julien LeBlanc, pianiste, et Catherine St-Arnaud, soprano, ont offert une performance qui n’a laissé personne indifférent.

Spectacle de Noël
Une fois la soirée VIP terminée, tous étaient invités à se rendre à l’église Trinity United afin d’assister au spectacle de musique classique de Noël. C’est devant une salle remplie que Myriam Genest-Denis, flûte traversière, Julien LeBlanc, pianiste, et Catherine St-Arnaud, soprano, ont offert une performance qui a impressionné le public. Ce concert se donne depuis plusieurs années, mais au cours des quatre dernières, les profits vont au Centre de santé Cookshire. « C’est le fun de faire un concert ici, les gens viennent et aiment ça. Ça permet de ramasser des sous pour une bonne cause », explique Mme Genest-Denis, originaire de Cookshire-Eaton. Pour M. LeBlanc, un habitué des concerts à l’église, jouer pour une bonne cause lui fait toujours plaisir. Mme St-Arnaud, quant à elle, en était à sa première dans le Haut-Saint-François et assure que si l’invitation se représente, elle accepte avec plaisir, « ici, c’est un public qui est super attentif, les gens sont heureux de venir. »

MYM Nutraceuticals Inc. se départit de deux bâtiments à Weedon

Est-ce un signe avant-coureur quant à l’avenir du projet de MYM Nutraceuticals Inc. de construction de serres de cannabis à des fins médicales dans le rang 2 à Weedon ? Quoi qu’il en soit, l’entreprise tente de se départir des deux bâtiments qu’elle avait acquis au printemps 2018 et situés au 514 et 527 rue Saint-Janvier, à Weedon. Depuis décembre, deux affiches de courtiers immobiliers sont apparues sur les édifices.

Rejoint au téléphone en décembre dernier, le maire de Weedon, Richard Tanguay, mentionnait ne pas être au fait des plans de l’entreprise. « C’est sûr, ça fait pas mon affaire, mais en même temps, c’est une entreprise privée. Tant qu’ils n’ont pas de nouvelle de Santé Canada, ils rationalisent les dépenses », donnait-il en explication. Se montrant optimiste, le maire disait toujours croire en l’avenir du projet et n’avoir aucune information laissant prouver le contraire. « Il n’y a rien qui indique que MYM se retire à 100 %. Moi, je ne comprends pas pourquoi Santé Canada ne donne pas de nouvelle soit positive ou négative. Moi, ça me dépasse totalement. »

Le maire soutient que « les ententes avec MYM ont toujours été respectées, ils sont en règle. » Dans l’hypothèse où elle déciderait d’abandonner le projet de serres, cela n’entraînera pas d’impact financier pour la municipalité, assure Richard Tanguay. « On n’a pas investi d’argent là-dedans, on n’est pas cogestionnaire de quelque chose. » Il soutient que deux dossiers ont été envisagés en fonction de MYM. « On a parlé de l’asphaltage du rang 2, mais sans engager d’argent. On attendait de voir avant. » L’autre dossier, ajoute-t-il, est une étude spatiale avec la collaboration d’étudiants de l’Université Concordia. Ce projet a été modifié et va servir pour la municipalité à plus petite échelle, précise le maire, en soulignant que la municipalité a injecté 2 000 $ pour l’étude.

Pour le reste, M. Tanguay mentionne que la municipalité poursuit ses démarches pour mettre de l’avant un projet, amorcé bien avant l’annonce de MYM, et concernant la recherche et développement du chanvre industriel à Weedon.

Le journal a tenté de joindre MYM Nutraceuticals pour obtenir des commentaires, mais était toujours en attente de réponse au moment d’écrire ces lignes. Rappelons que les travaux de construction des serres sont arrêtés depuis plusieurs mois et rien ne laisse présager une reprise à court terme. MYM Nutraceuticals Inc. avait annoncé en juin 2017 un projet de construction de 15 serres qui devait totaliser 1 500 000 pi2 et la construction d’un bâtiment multifonctionnel qui devait comprendre notamment des laboratoires de recherche, un centre de formation, un restaurant, une clinique, un hôtel et un musée de cannabis médical à Weedon. Le projet devait nécessiter un investissement de 233 M$ créant 400 emplois directs.

Hausse salée du fardeau fiscal moyen de 6,6 % à Cookshire-Eaton

Les élus de Cookshire-Eaton ont adopté à l’unanimité les prévisions budgétaires pour 2020.

Après avoir annoncé en séance publique de décembre un alourdissement du fardeau fiscal moyen de 8,9 %, et à laquelle aucun citoyen n’était présent, les élus de Cookshire-Eaton se sont ravisés deux jours plus tard pour corriger le tir en adoptant des dispositions au budget faisant en sorte de réduire la pression fiscale à une hausse moyenne de 6,6 % pour 2020.

La mairesse de Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe et le directeur général, Martin Tremblay, admettent qu’il s’agit d’une majoration importante, mais en attribuent la raison principalement à deux facteurs soit le nouveau rôle d’évaluation foncière en hausse de 4,1 % et Valoris. Initialement, il était prévu une taxe spéciale de 132 $ par porte découlant de l’augmentation de la facture de Valoris, ce qui faisait bondir la hausse moyenne à 8,9 %. Cette méthode faisait en sorte que certains contribuables auraient été affectés plus que d’autres, d’expliquer Mme Lapointe. Après mûre réflexion, les élus ont appuyé le scénario du directeur général, Martin Tremblay, et de la mairesse, Sylvie Lapointe, d’incorporer cette taxe spéciale de 132 $ comprise dans les frais ordures et de la fondre à l’intérieur du taux de la taxe foncière. Cette façon de faire n’est pas unique puisque la Ville de Sherbrooke le fait déjà et d’autres municipalités aussi, d’expliquer Mme Lapointe. L’application de cette mesure a pour effet de réduire de 2,3 % la hausse moyenne à 6,6 %.

M. Tremblay souligne, sous le regard approbateur de la mairesse Lapointe, que « c’était plus équitable de ramener ça en milin. Dans le fond, on la répartit (taxe spéciale) sur la taxe foncière. C’est plus équitable et ça régularisait les augmentations. » « On avait tellement dans la tête la taxe spéciale qu’on a oublié de voir l’autre alternative. On voulait que les citoyens voient la taxe spéciale. On l’a incluse dans la taxe foncière et on va l’expliquer », d’ajouter Mme Lapointe.

Budget
Les élus ont donc adopté un budget à la hausse de 1,1 M$ passant de 8 929 301 $ en 2019 à 10 042 401 $ pour 2020. Plusieurs éléments expliquent cette forte majoration précise, Mme Lapointe. Outre l’effet du nouveau rôle d’évaluation foncière et Valoris, on retrouve une augmentation significative de la facture de la Sûreté du Québec de 5,5 % représentant 78 000 $ additionnels et 3,9 % pour la quote-part de la MRC représentant 16 285 $. À tout cela s’ajoute la taxe d’aqueduc et égout, ajustée au coût réel passant respectivement de 354 $ à 409 $ et de 190 $ à 217 $. Mentionnons toutefois que la taxe d’agglomération diminue de 0,1626 à 0,1554 du 100 $ d’évaluation. Il est également prévu au budget l’implantation des bacs bruns au printemps prochain. Un montant de 200 000 $ y est consacré soit 160 000 $ pour l’implantation et 40 000 $ pour le fonctionnement. Le directeur général mentionne que dans la préparation du budget, les élus ont tenu compte du nouveau rôle d’évaluation a la hausse de 4,1 % et ont réduit la taxe foncière d’autant qui passait de 0,8115 $ à 0,7790 $ du 100 $ d’évaluation. Cependant, en y incorporant la facture ordures, elle grimpe à 0,9060 $. Quant au règlement concernant la taxe foncière, il sera adopté lors de la séance régulière du conseil municipal de février.

Immobilisation
Malgré tout ça, explique Mme Lapointe, la municipalité doit continuer d’avancer et des projets sont prévus pour la prochaine année comme la station d’épuration à Johnville au coût de 2 M$ dont la moitié est subventionnée. Les travaux concernant la prise d’eau du parc écoforestier prévus pour 350 000 $ sont subventionnés à cent pour cent par la taxe d’accise. Une halte routière à Johnville, le parc du barrage à Sawyerville, la construction d’un petit bâtiment sur l’ancien site du chalet de la Fadoq au secteur Cookshire dans le cadre du projet intergénérationnel évalué à 195 000 $ dont 115 000 $ sont subventionnés figurent entre autres sur la liste des choses à faire au cours des prochains mois. Conformément à la loi, la municipalité a déposé un plan triennal d’immobilisation de 6,7 M$ dont les réalisations sont conditionnelles au financement.

Compte tenu des circonstances, Mme Lapointe se dit satisfaite du budget tout en précisant que plusieurs éléments sont hors de contrôle des élus. « On a tous travaillé fort. J’espère que les gens vont comprendre, on va leur expliquer. »

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