Une exposition pas piquée des vers

Les amateurs d’uniformes militaires, de corps de police et d’armes à feu d’époque seront servis à souhait en visitant l’exposition présentée par Michel Morin, qui sera aménagée à l’intérieur du Centre communautaire de La Patrie, le 9 juin prochain.

L’exposition d’une vie, pour ainsi dire, se tiendra dans le cadre du Festi-Quad. Plus de 70 uniformes, dont une trentaine sur mannequins, seront en montre. Les visiteurs trouveront des uniformes d’armée de la Première et de la Deuxième Guerre mondiale que ce soit allemand, japonais et canadien. « J’ai une copie d’uniforme allemand de blindé de la Deuxième Guerre mondiale. J’ai un uniforme allemand de l’infanterie. J’ai différentes époques après la guerre jusqu’à aujourd’hui. » M. Morin présentera également des uniformes de la Sûreté du Québec, de la Gendarmerie Royale du Canada, de 1964 jusqu’à présent. Il n’y a pas que les uniformes, M. Morin y présente également les chapeaux et casques de militaires, de forces de l’ordre et d’apparat. « J’ai des chapeaux de la police d’Angleterre, de Montréal, de Québec. J’ai des chapeaux blancs de parade et de la police de Sherbrooke. »

Armes
M. Morin complète sa collection en présentant divers modèles d’armes à feu d’époque comme les fusils à mèche, fusils communément appelés à pin, des fusils au silex et des armes de la Première et Deuxième Guerre mondiale. M. Morin ajoute qu’il profitera de l’occasion pour donner de l’information sur le registre des armes à feu du Québec.

Goût
L’exposant mentionne avoir eu la piqûre des armes à feu dès son jeune âge. « Mon grand-père m’a donné un fusil de l’époque de Louis Riel, un Snydar. J’avais 15 ans; ça m’a donné le goût. Les uniformes, j’ai toujours aimé ça. Jeune, je m’habillais souvent avec des vestes d’armée de l’aviation. J’enlevais les étiquettes. » M. Morin n’en est pas à sa première exposition. Il participe régulièrement à d’autres en groupe. Il a même remporté un prix lors d’une exposition à Montréal, précise-t-il. L’exposant aime échanger avec les gens, parler d’histoire. Il mentionne que ce sont « les jeunes de 10 à 25 ans qui capote là-dessus, qui posent des questions. J’aime parler avec eux. » L’exposition est gratuite, « une cruche est installée à l’arrière et les gens donnent ce qu’ils veulent. »

Pièce de théâtre à la polyvalente

La troupe de théâtre du premier cycle de la polyvalente Louis-Saint-Laurent présentait la comédie Orphelins à temps partiel, de Luc Boulanger, au début du mois. Les onze comédiens de première et deuxième secondaire ont offert au total trois représentations : une pour les élèves de l’école du Parchemin d’East Angus, la seconde devant leurs camarades de classe de la Cité-école et la dernière devant famille et proches. Une cinquantaine de parents enthousiastes étaient présents lors de la dernière. La metteure en scène, Célia Gaudreau, est une ancienne étudiante de l’établissement scolaire et y avait déjà donné des ateliers d’humour. Elle était très fière du travail accompli par la troupe et du courage de certaines filles qui ont accepté de jouer des rôles masculins.

Michel Mpambara se confie sur sa bipolarité

Dans le cadre de la Semaine nationale de la santé mentale, l’organisme Virage Santé mentale avait invité l’humoriste Michel Mpambara, à livrer une conférence traitant de son diagnostic de bipolarité, au centre communautaire de Weedon. Une soixantaine de personnes ont assisté à l’événement et ont grandement apprécié la sincérité du témoignage.

Un détour inattendu
La soirée ne s’annonçait déjà pas ordinaire lorsque Pauline Beaudry, directrice générale de Virage Santé mentale, prit la parole à l’heure prévue de début de la conférence pour annoncer que M. Mpambara n’était toujours pas arrivé. Celui-ci, en provenance de Laval, avait pourtant bien entré l’adresse du centre communautaire, le 209, rue des Érables, dans son système de navigation GPS. Toutefois, il se trouve que l’invité de marque avait abouti devant une résidence située au 209, rue des Érables… à Sainte-Catherine-de-Hatley. Quelque 45 minutes plus tard, l’humoriste arrivait finalement à Weedon, prêt à livrer son témoignage. Les gens dans l’assistance avaient tous choisi d’attendre son arrivée.

Un gars qui arrive de loin
Michel Mpambara y est allé de son parcours de vie en remontant jusqu’à ses premiers souvenirs dans son Burundi natal. Il n’a pas fallu attendre longtemps avant les premières confidences personnelles, comme le père Mpambara est décédé alors que Michel n’était âgé que de trois ans et demi. Au cours de son enfance, l’acteur et humoriste perd aussi deux de ses frères dans un accident de voiture. Malgré ces moments plus sérieux dans le cadre de son témoignage, M. Mpambara entrecoupe son récit d’apartés et de parenthèses humoristiques qui viennent détendre l’atmosphère.

C’est lorsqu’il est âgé de 17 ans qu’il immigre au Québec en compagnie de sa famille. Quelques années après son arrivée, il commence à livrer des performances au Festival Juste pour rire. En 2004, il tient un rôle dans le film Comment conquérir l’Amérique en une nuit de Dany Laferrière. Malgré les astres qui semblent s’aligner pour le jeune Mpambara, qui a vécu son lot d’épreuves, une rupture amoureuse vient chambouler sa vie l’année suivante. L’humoriste se renferme sur lui-même et va même jusqu’à faire un faux appel à la bombe. Il se trouve à l’hôpital, où il reçoit un diagnostic de troubles bipolaires. « Le psychiatre m’a dit que j’étais bipolaire. J’avais compris populaire ! »

Depuis, M. Mpambara apprend à vivre avec ses fluctuations d’humeur. Un des moyens qu’il a trouvés est la pratique régulière du yoga. Depuis 2011, celui-ci est également porte-parole de la campagne Bell Cause pour la cause, aux côtés du musicien Stefie Shock et de l’athlète Clara Hugues. Il était bien heureux de pouvoir livrer cette conférence à Weedon, comme il venait de se séparer récemment de sa seconde conjointe et fiancée des six dernières années. « Ce soir, vous avez été le meilleur médicament qui soit. Merci ! », a-t-il conclu en s’adressant à la foule.

Un public conquis
La directrice générale de Virage Santé mentale, Pauline Beaudry, s’est à son tour empressée de remercier le conférencier. « C’était un témoignage rempli d’humour, de simplicité et d’authenticité. Pour moi, c’est une grande richesse. »

L’an dernier, l’organisme avait reçu la visite d’Étienne Boulay, qui était revenu sur ses épisodes de dépression et de dépendance aux drogues et alcool. « On fait toujours venir quelqu’un de connu pour démystifier la maladie mentale », mentionne Mme Beaudry. « Notre mission à Virage, c’est de promouvoir, de prévenir, mais aussi de démystifier ces maladies. Pour ça, il y a rien de mieux que d’aller chercher quelqu’un de connu qui vient nous parler de son quotidien. »

Le lendemain, l’organisme présentait le témoignage de Patricia Blais à East Angus (voir autre texte), le but étant de compléter les activités avec le récit d’une personne vivant dans la région. « On essaye de faire d’une pierre, deux coups. Comme ça, on fait en même temps de la prévention », conclut Pauline Beaudry.

Patricia Blais travaille fort pour avoir une vie dite normale

En apparence, Patricia Blais est comme les autres. Cette jeune grand-maman d’une quarantaine d’années se bat quotidiennement avec sa maladie mentale pour avoir, comme les autres, une vie dite normale.

Aux prises avec de sérieux problèmes d’anxiété, elle a surmonté cet obstacle pour livrer, sous forme d’entrevue, un émouvant témoignage à l’occasion de la Semaine de la santé mentale.

Mme Blais est sur la bonne voie, mais rien n’est gagné. Son premier diagnostic de dépression est tombé à l’âge de 17 ans. Quelques années plus tard s’en sont suivi des dépressions à répétition, une tentative de suicide en 2006 et d’autres diagnostics pas plus rigolos. Parmi la kyrielle de diagnostics, on retrouve trouble d’anxiété généralisé, phobie sociale, trait de personnalité ambivalent, dépressions récurrentes, trouble panique, trouble obsessif compulsif. « J’ai travaillé sur plusieurs de ces diagnostics. Je travaille encore sur tout ça et quelques-uns de ces diagnostics ne me nuisent plus », mentionne Mme Blais.

Celle qui a grandi chez sa mamie et qui rendait visite à ses parents mentionne avoir vécu une enfance qu’elle estimait normale jusqu’au moment de se comparer avec ses amis. « Adolescente, j’ai vécu un traumatisme. Je ne veux pas en parler parce que je ressens encore de la colère, de la honte, de la culpabilité et du regret. J’arrive à le surmonter, je suis devant vous, je chemine. »

Mme Blais est partie vivre en logement, à l’âge de 18 ans, avec celui qui allait être le père de ses deux enfants. « Avec ma maladie mentale, je crois avoir causé de l’insécurité à mes deux filles. » Mme Blais s’est installée à Scotstown en 2011. Elle se trouve un travail chez Guitabec en plus d’être pompière volontaire. En 2013 survient le divorce, seule avec deux filles, les choses se mettent à déraper. « J’ai recommencé à être plus émotive, fatiguée, je recommençais à descendre la pente. Je suis retombée dans une dépression. Je suis revenue à East Angus et j’ai commencé à m’automutiler. J’ai commencé des troubles obsessifs. Ma fuite à moi c’est l’automutilation. J’appelle ça moi, changer le mal de place. Mes brûlures sur les cuisses ont été pour moi une façon pendant longtemps d’arrêter mes pensées. Lorsque j’ai une douleur physique, je focus sur la douleur et non sur le mental. Le fait de ne plus penser me fait un immense bien. Dernièrement, j’ai commencé à me gratter. Ce n’est pas quelque chose que j’ai choisi. »

Toutefois, Mme Blais est allée chercher de l’aide au fil des années. Psychiatre, psychologue, intervenante du CLSC et Virage Santé mentale ont contribué au cheminement de cette dernière. La conférencière mentionne éprouver une très faible estime d’elle-même, à un point qu’elle éprouvait un sentiment de honte à côtoyer les gens qu’elle aime, de crainte de ne pas être à la hauteur, de les décevoir. Il arrivait qu’elle fuyait les photos de famille, croyant ne pas être digne d’y figurer.

Même si ce n’est pas toujours facile d’accepter de l’aide, Mme Blais y arrive et constate les progrès. De Virage Santé mentale, elle mentionne « que c’est un endroit où on te tend la main, où on a droit à l’erreur et on ne te juge pas, en tout cas ça ne paraît pas », lance-t-elle en riant. Mme Blais y a même fait la rencontre de son nouveau copain de cœur parmi les usagers.

Elle avoue travailler fort, prendre sa médication et regarde l’avenir avec optimisme. « Dernièrement, j’ai fait quelque chose que je n’aurais pas cru possible. J’ai participé à un dîner spaghetti pour amasser des fonds pour un voyage scolaire et j’ai même parlé en avant pour des remerciements. J’ai été au Centre Bell voir un match de hockey avec mon chum. » Mme Blais a des plans d’avenir, ce qu’elle ne croyait pas possible. « Mes projets d’avenir, c’est d’être heureuse, avoir une vie simple, me bercer dehors dans le calme et avoir un travail à temps partiel. »

Droit de passage pour motoneiges

Le Club de Motoneiges Aigle Noir d’East Angus a fait deux heureux en remettant un chèque-cadeau d’une valeur de 1 000 $ à MM. Rock Lamontagne et Frank Bell. Cette marque d’appréciation vise à remercier les propriétaires de terrains qui accordent un ou plusieurs droits de passage aux motoneigistes des différents clubs de motoneiges au Québec. La remise du prix se fait par tirage au sort. La Fédération des clubs de motoneigistes du Québec (FCMQ) a remis, sous forme de tirage, près de 55 000 $. MM. Lamontagne et Bell se partagent le chèque-cadeau puisqu’ils sont copropriétaires du terrain sur lequel circulent les motoneiges en saison.

Les transports : au cœur de notre quotidien !

Déguster une papaye au déjeuner, vous prélasser sur une plage des Antilles, trimballer un sac à main italien, faire le plein d’essence, commander en ligne le cadeau d’un ami… voilà autant de gestes que vous ne pourriez poser sans l’industrie des transports !

En effet, celle-ci est au cœur de notre quotidien. Sans elle, notre alimentation, notre style vestimentaire, nos loisirs et même notre culture ne seraient pas les mêmes ! En permettant les déplacements d’individus et de marchandises à travers le monde, les transports routier, ferroviaire, maritime et aérien ont façonné et façonnent toujours notre société.

Un moteur économique
L’industrie est indispensable au développement économique mondial. En assurant la mobilité des produits, des services et de la main-d’œuvre, les transports ouvrent d’intéressantes perspectives économiques et contribuent à notre prospérité. Ils permettent d’accéder à des marchés locaux, nationaux et internationaux.
Par ailleurs, les infrastructures routières et le transport de passagers par voies aérienne, terrestre, maritime et ferroviaire sont essentiels au secteur touristique. Sans eux, toute l’industrie du voyage serait pour ainsi dire une utopie !

Des millions d’emplois
Finalement, n’oublions pas que les transports en commun, le transport commercial de marchandises et le transport de passagers créent des millions d’emplois à travers le monde. Au Canada, en 2016, pas moins de 897 000 personnes, employés et travailleurs indépendants, œuvraient dans le secteur des transports et de l’entreposage. Une autre preuve de l’importance de cette industrie !

Le camionnage au Canada : un levier économique majeur !

Le transport de marchandises par camion est indispensable au maintien d’une bonne santé économique, et ce, partout sur la planète. Au cœur des relations internationales, l’industrie du camionnage est vitale, car elle permet les importations et les exportations. Ce sont aussi les transporteurs routiers qui assurent la liaison entre les régions, les provinces et les états d’un pays.

Seulement au Québec, 40 000 travailleurs œuvrent dans l’industrie du camionnage et plus de 500 entreprises sont membres de l’Association du camionnage du Québec (ACQ). Celles-ci ont un chiffre d’affaires annuel totalisant 2,5 G$ ! Par ailleurs, selon l’Alliance canadienne du camionnage, plus de 90 % des biens de consommation et des produits alimentaires au pays sont transportés par camion.

L’industrie du camionnage est donc un levier économique essentiel. Sans elle, votre vie ne serait pas la même. Pensez-y : qui permet aux résidents de grandes villes comme Montréal et Toronto de savourer le poisson pêché au beau milieu du Pacifique ? Qui approvisionne les stations d’essence de sorte qu’elles ne manquent jamais de carburant ? Les camionneurs, bien sûr !

Devenir camionneur
Vous aimez conduire pendant des heures ? Vous souhaitez contribuer à la santé économique de votre pays ? Alors, pourquoi ne pas devenir transporteur routier ? En plus d’exercer un métier qui vous procurerait liberté et autonomie, vous auriez l’occasion de découvrir de nouveaux coins de pays. Informez-vous quant aux exigences requises pour devenir camionneur !

L’école du Parchemin s’offre un concert à la hauteur du King

L’école du Parchemin a beau compter moins de 500 élèves, l’établissement primaire a tout de même réussi à attirer plus de 1000 personnes pour son concert de musique à l’aréna Robert-Fournier d’East Angus. Jusqu’à 75 élèves se sont retrouvés simultanément sur scène pour interpréter les plus grandes pièces d’Elvis Presley devant un parterre conquis et bondé.

« Le nouveau directeur m’avait dit : “Bon, on fait-tu un concert de musique cette année ?” C’est lui qui m’a sortie de ma grotte parce que ça faisait un bout qu’on n’en avait pas fait. “OK, on va l’essayer” », résume Isabelle Pomerleau, l’enseignante de musique et instigatrice du projet. Le concert de 90 minutes a repris une quinzaine de succès du King, comme Jailhouse Rock et Blue Suede Shoes, en plus d’intégrer des projections vidéos simultanées. Nul besoin de mentionner que les stationnements de l’aréna et de la polyvalente étaient remplis et que des lignées de voitures s’étiraient le long de la rue Kennedy et du chemin Martineau. À l’intérieur de la salle, les gradins étaient remplis de parents et de proches, en plus des rangées de chaises supplémentaires installées au centre de la patinoire, devant la scène aménagée.

Selon les pièces jouées, les groupes d’élèves s’alternaient au violon ou au clavier. Certains morceaux incluaient du violoncelle. Si l’école du Parchemin est aujourd’hui aussi bien équipée, c’est grâce au travail de la directrice musicale, Isabelle Pomerleau. « Il y a 11 ans, il n’y avait rien quand je suis arrivée. C’est moi qui ai bâti le projet musique : 60 pianos, 200 violons, 25 violoncelles, 56 guitares. » Depuis le temps, l’école a dépensé 40 000 $ en matériel musical. L’enseignante organise plusieurs activités pour amasser des fonds. Par exemple, aux deux ans, les élèves enregistrent des pièces de Noël qui sont mises sur CD et vendues. Il s’en vend environ 500 au coût de 10 $.
De plus, dans le cadre du concert, la direction du Parchemin procédait au tirage d’une grande loterie qui réunissait une dizaine de prix et tout autant de commanditaires. BMR G. Doyon, d’East Angus, offrait un barbecue d’une valeur de 500 $, alors que Passion Voyages Plus, à Weedon, créditait 2500 $ en frais de voyage. La directrice par intérim Sarah Drolet a mentionné que l’activité avait généré des bénéfices de l’ordre de 35 000 $, qui serviront à financer des sorties éducatives.

Plus largement, un tel concert « est vraiment un projet de communauté », selon la directrice. Elle donne l’exemple de l’équipe de concierges de l’école qui ont commencé la préparation de l’aréna deux jours avant l’événement, en pleine semaine régulière d’école. La chef d’orchestre Isabelle Pomerleau abonde dans le même sens : « Pour faire un concert comme ça, c’est un travail d’équipe immense. » Elle a d’ailleurs remercié et invité une quarantaine de collègues et de membres du personnel sur scène auprès d’elle une fois la prestation terminée. « Je suis pas mal fière de ma gang », résume-t-elle. Mme Drolet partage son avis : « On a eu une très belle soirée. »

Les jeunes musiciens ont commencé à pratiquer les pièces de la soirée au mois de février dernier. Les frères Xavier et Simon Campagna, en deuxième et quatrième année, étaient étonnamment juste « un peu nerveux » lorsqu’ils ont eu à monter sur scène. Les deux ont autant interprété des pièces au violon qu’au clavier. Ils ne connaissaient que très peu la musique d’Elvis avant d’en jouer l’œuvre.

Même son de cloche du côté de leur enseignante de musique. « Là, ça va très bien. Je n’étais pas nerveuse du tout pendant le spectacle. Le trac, ça faisait deux mois que je l’avais et aujourd’hui, il a lâché. » Il faut dire qu’Isabelle Pomerleau avait commencé l’arrangement et l’enregistrement des trames d’accompagnement depuis janvier dernier. Lors du concert, il pouvait y avoir jusqu’à quatre classes d’élèves simultanément sur scène. Comme les salles de cours à l’école du Parchemin ne permettaient pas d’accueillir tous ces élèves en même temps, le soir de la représentation était la première fois que tout le monde jouait ensemble.

Marche/Cours pour le Haut Coureurs et marcheurs amassent 2500 $

Plus de 300 marcheurs et coureurs ont foulé les rues de Weedon dans le cadre de la cinquième édition de Marche/Cours pour le Haut. L’avant-midi d’activités a permis d’amasser 2500 $, qui iront soutenir les familles de la région dans la pratique d’activités physiques, sportives et culturelles.

Le parc de l’aréna de Weedon servait de point de départ et d’arrivée pour les distances de 2, 5 et 10 km, en plus du 1 km des familles. Sur le site, on retrouvait des jeux gonflables, des cliniques de massothérapie et d’étirements ainsi qu’un vélo stationnaire actionnant un mélangeur pour smoothies. Le relais de 2 km des élus municipaux a réuni le préfet Robert Roy et les maires de Cookshire-Eaton, La Patrie, Westbury, East Angus, Scotstown, Weedon et Hampden, en plus de conseillers des autres localités.

Monique Richer et Marcel Bureau, de Weedon, en étaient à leur première participation au défi. Ils n’avaient auparavant pas entendu parler de l’activité et n’ont pas voulu la manquer alors qu’elle allait se tenir tout près de chez eux. « Je marche régulièrement », explique Mme Richer. « On joue aussi au golf, je fais du 24Fit et de la danse country. » Pour Mme Richer, il était important de participer à cette activité de financement, dont les retombées iront entre autres aux jeunes. Elle a pris part à l’épreuve du 10 km, alors que son conjoint a opté pour un 2 km de marche. Celui-ci sortait d’un trois mois de convalescence suite à un quadruple pontage. « Le docteur m’a dit que j’avais rajeuni de 20 ans avec ça ! »

Le conseiller d’Ascot Corner, René Rivard, a aussi pris part à l’épreuve du 2 km, encouragé par des membres de sa famille. Il se rappelait — non sans un pincement au cœur — ses jeunes années où il pouvait parcourir une vingtaine de kilomètres à la course en début de journée, avant d’enchainer avec une partie de tennis en après-midi.
Pour sa sixième édition, Marche/Cours pour le Haut se tiendra à Saint-Isidore-de-Clifton.

Idées-cadeaux pour gâter Papa selon sa personnalité

Vous manquez d’inspiration pour trouver un cadeau de fête des Pères original ? Puisque votre papa est certainement unique en son genre, pourquoi ne pas lui offrir un présent qui lui ressemble vraiment ? Pour vous aider, voici quelques idées qui conviennent à différents types de personnalités !

Le papa épicurien : votre père raffole des plaisirs de la table ? Bières artisanales, bons vins, fromages fins, assortiments de délices sucrés (chocolats raffinés, jujubes fruités, etc.), produits du terroir et autres cadeaux gourmands sauront assurément combler ses papilles !

Le papa bricoleur : si votre père adore tout ce qui a trait aux projets manuels, offrez-lui un nouvel outil ou un gadget spécial qui trouvera une place de choix dans son atelier. Une carte-cadeau de sa quincaillerie préférée est également une excellente idée !

Le papa sportif : vêtements de sport, montre intelligente, bouteille d’eau, carte-cadeau d’un magasin spécialisé, guide des plus beaux circuits de vélo ou des plus belles randonnées de la région… ce ne sont pas les options qui manquent pour plaire à votre athlète préféré !

Le papa techno : votre père est un «mordu» de technologie ? Entre un haut-parleur Bluetooth, un support pour tablette électronique, un drone récréatif ou un appareil photo dernier cri, par exemple, vous avez l’embarras du choix en matière d’accessoires high-tech !

Le papa intello : rien de tel qu’un jeu de société ou qu’un livre d’énigmes pour stimuler les neurones de votre «paternel». Vous pouvez également lui offrir une série documentaire ou un abonnement à un magazine scientifique pour étancher sa soif de connaissances !

Organisez une activité spéciale avec Papa !

Vous aimeriez célébrer la fête des Pères en grand en organisant une sortie inoubliable avec Papa ? Quelle excellente idée ! Qui plus est, nul besoin de vous casser la tête pour lui faire plaisir : vous n’avez qu’à prévoir une activité qu’il adore partager avec vous, et le tour est joué !

Si votre père est un grand sportif qui raffole du plein air, une randonnée en forêt, une excursion en canot ou une partie de pêche, par exemple, feront certainement son bonheur. Et pourquoi ne pas profiter du beau temps pour faire une balade en vélo, pour vous adonner à son sport favori (golf, soccer, volleyball, etc.) ou pour tester vos capacités dans un parc d’hébertisme ? Plaisir garanti !

Papa est plutôt du genre à apprécier la bonne «bouffe» et le bon vin ? Partagez avec lui un repas au restaurant qu’il a toujours rêvé d’essayer et il sera comblé ! Si vous souhaitez sortir un peu des sentiers battus, vous pouvez également participer à un atelier de dégustation (de chocolats, de fromages, de bières, etc.) ou encore suivre un cours de cuisine avec lui pour rendre l’expérience encore plus spéciale et créer des souvenirs impérissables !
Par ailleurs, si votre père est curieux de nature et qu’il préfère les sorties culturelles, une visite au musée ou dans une galerie d’art est tout indiquée pour passer un moment à la fois inspirant et amusant ! Papa est un cinéphile ou un mélomane assumé ? Dans ce cas, planifiez un après-midi au cinéma ou assistez à un concert en sa compagnie; il sera assurément conquis !

Des idées-cadeaux pour plaire à tous les papas

Vous voulez gâter votre incomparable papa pour la fête des Pères, mais vous manquez d’inspiration ? Bricoleur, cuisinier, cinéphile, jardinier, techno, sportif, aventurier, intello, mélomane, artiste, écolo, gourmand… peu importe ce qui le qualifie, vous trouverez de quoi le combler grâce à ces catégories de cadeaux qui en offrent pour tous les goûts !

• Les livres : romans policiers, guides de voyage, livres de recettes, recueils de mots croisés ou de sudoku, dictionnaires en tous genres, biographies… dans l’univers des livres, chacun y trouve son compte !
• Les billets : spectacles de danse, concerts rock ou baroques, foires et salons, pièces de théâtre, évènements sportifs ou caritatifs, vernissages, soirées d’humour… les possibilités ne manquent pas !
• Les plaisirs de la table : des assortiments de confitures aux échantillons de bières, en passant par les délices au chocolat, les bons vins, les fromages fins et les bonbons colorés, les cadeaux gourmands ont de quoi plaire aux papilles de tous les papas !
• Les forfaits : divertissement, voyage, détente, gastronomie, hébergement… dénichez LE forfait qui colle aux intérêts de votre papa chéri !
• Les abonnements : revues et journaux, centres sportifs, boîtes livrées à domicile chaque mois (produits pour les soins de la moustache ou kits pour découvrir la cuisine du monde, par exemple), transports en commun, chaînes spécialisées… optez pour l’utile ou l’agréable !
• Les accessoires : que ce soit pour l’auto, la cuisine ou la pratique d’un sport qu’il affectionne, par exemple, il existe une foule d’accessoires utiles ou inusités qui feront certainement plaisir à votre papa !
Enfin, en cas de doute, la carte-cadeau demeure une option intéressante; après tout, qui sait mieux que votre père ce qui ferait vraiment son bonheur ?

Cadeaux d’enfants pour pères aimants

La fête des Pères approche et, pour l’occasion, vos enfants souhaitent offrir un petit quelque chose de spécial à papa pour lui montrer à quel point ils l’aiment ? Voici quelques idées de cadeaux remplis d’amour qui lui feront certainement chaud au cœur !

Un bricolage : carte de souhaits, porte-crayons, tasse personnalisée, porte-clés, peinture, dessin, cadre en macaronis, sculpture en pâte à modeler… les possibilités sont infinies lorsqu’il s’agit de confectionner un beau présent « fait à la main » pour papa. Chose certaine, celui-ci ne pourra qu’être très fier de ses artistes en herbe !
Des photos : laissez vos enfants sélectionner leurs photos préférées d’eux-mêmes en compagnie de leur père, de leur naissance jusqu’à aujourd’hui. Par la suite, créez avec eux un album-souvenir annoté qui fera à coup sûr sourire papa et qui lui rappellera de beaux moments en famille.

Un poème : aidez vos enfants à composer quelques rimes rendant hommage à Papa. Ils pourront lui réciter leur poème le jour de la fête des Pères et lui offrir une version écrite, que vous aurez fait encadrer, préférablement !, qu’il pourra afficher dans son bureau ou dans son atelier, par exemple.

Une vidéo : créez une vidéo dans laquelle vos enfants expriment à tour de rôle ce qu’ils pensent de leur papa. Suggérez-leur de lui dire pour quelles raisons ils l’apprécient autant ou qu’elle est l’activité qu’ils aiment le plus faire avec lui, par exemple. Cette petite vidéo enchantera assurément papa, qui prendra plaisir à la regarder encore et encore !

Rachel Garber

ART IN JUNE

From Saint-Isidore to Eaton Corner!

June 1st: AUCKLAND EXHIBIT
Expo 2018 at the Atelier Auckland opens Friday, June 1st, showing the works of four artists: Greg Ferland, Robert Peloquin, Sylvain Dodier and Luc Pallegoix.
Painter and sculptor Greg Ferland divides his time between East Angus and Montreal. Working for more than 30 years, his work has been exhibited in both North and South America.
Born in Winnipeg, Robert Péloquin now lives in Cookshire-Eaton, where he pursues his sculptural work in glass and other materials. He co-founded Surface Design, specializing in contemporary furniture and accessories using glass, granite, and medal.
Sylvain Dodier is a poet and multidiciplinary artist who describes himself as a “cultural polyglot.” He and Luc Pallegoix are the proprietors of the Centre of Art and Nature at the Atelier Auckland.
Pallegoix came to Quebec from France in 2002 with a background in contemporary dance, and his work spans illustrations for youth and photographic works such as the “Queer Deer” suite.
The vernissage is from 5 to 9 p.m., and the Atelier Auckland is located at 15 Principale Street, Saint-Isidore d’Auckland. Info: https://atelierauckland.com/expo2018/
Also opening on June 1st is the terrace of the Atelier Auckland. A place to relax and exchange with others, it’s a French garden surrounded by the art gallery, fields and forest trails, and it’s open all summer on Fridays, 5 – 9:30 p.m., Saturdays, 1 – 9:30 p.m., and Sundays 1 – 5 p.m. Info: https://atelierauckland.com/la-terrasse/

June 7: CARD PARTY
A 500 Card Party is at the Bulwer Community Center, 254 Jordan Hill Road., on Thursday, June 7, at 1:30 p.m. Admission is $6 for cards, lunch, and prizes.

June 8: TOWNSHIPPERS’ AWARDS
Bestowed at the Johnville Community Centre on Friday, June 8, will be the 2018 Outstanding Townshippers Awards, the Young Townships Leader Award, and the Excel in the Estrie Essay
Challenge awards.
The Essay Challenge was put on by Townshippers’ Association’s Make Way for YOUth project, and its winners this year are Junia Goddard and Sunny Skelling Brooks, students at the Alexander Galt Regional High School. Junia hopes to be a journalist and Sunny, an emergency room or neonatal care nurse.
The Outstanding Townshippers and the Young Townships Leaders have not yet been announced. The awards will be presented during Townshippers’ Association’s 39th AGM at 5:30 to 7 p.m. The Centre is located at 62 Jordan Hill, Johnville. The event is open to the public.

June 8-9: FOREST FARMING
The Sawyerville Community Garden offers a workshop by Yvan Perreault on Friday, June 8, and Saturday, June 9, visiting four local farms to discovery edible wild plants, mushrooms and nuts. The cost is $40 for one day, or $25 for a half-day. Info: Chantal Bolduc, 819-889-3196 or chantalbolduc99@bell.net.

June 9: STAMMTISCH PARTY
Stammtisch is a friendly get-together hosted bilingually around a dinner table at the Atelier Auckland, 15 Principale, Saint-Isidore-de-Clifton. This month it is on Saturday, June 9, starting at 6:30 p.m. Reservations required. Info: https://atelierauckland.com/stammtisch-du-9-juin/

June 10: BISHOPTON CONCERT
Under the direction of Shanti Legault, the Chorale Dud’ili’d’Ham of Dudswell is to sing at the Bishopton United Church, 54 Main, Bishopton, on Sunday, June 10, at 2 p.m. The doors will open at 1:45 p.m. The event is a joint “roof-raiser” for the church and fundraiser for the choir. A light lunch will be served. Tickets: $10/adults; free/age 15 or younger. Info: Wendy, 819-884-5417.

June 10: HOME PLACE
Chez Nous / Home Place is the theme of an art exhibit by Linda Hoy, Stuart Main, and Denis Palmer this summer at the Foss House of the Eaton Corner Museum, 374 Route 253 in Eaton Corner.
Linda Hoy, photographer, hails from Huntingville and Sand Hill. She focuses on nature and people at sporting events, community events and weddings. This is her first exhibit.
Stuart Main, oil painter, was born in East Angus. He worked for 30 years as an illustrator in Montreal with his work appearing in the Reader’s Digest, the Gazette and other publications. He began painting landscapes in oil in 1975 and is inspired by spring and fall colours and by Quebec’s rural architecture.
Randboro resident and watercolourist Denis Palmer has been drawing and painting the people and events of his community since he arrived here in 1979. He has taught art for many years and has a degree in architecture from McGill University. He authored Homage to a Rural Life/Hommage à la vie rurale.
The vernissage is on Sunday, June 10, from 11 a.m. to 4 p.m. The exhibit can be viewed during the Museum’s opening hours, Saturday, June 2, to Sunday, August 5. The Museum’s opening hours are 11 a.m. to 4 p.m. Saturdays and Sundays only in June, and Wednesday to Sunday in July and August. Info: 819-875-5256, info@eatoncorner.ca.

June 13: COLOUR CAFÉ
On Wednesday, June 13, from 2 to 4 p.m. a Colour Café will be at the John-Henry-Pope Cultural Centre, 25 Principale West, Cookshire.

FROZEN MEALS
Bi-weekly frozen meals-on-wheels will continue throughout the summer. To order, contact Diane Grenier at 819-238-8541 or coordo@cabhsf.org during the opening hours of the Centre d’action bénévole du Haut-Saint-François: Monday to Thursday, 9 a.m. to noon or 1 to 4 p.m., or Friday, 9 to 11:30 a.m.

CHURCH SERVICES
United. Sunday services are at the Cookshire United Church at 9:30 a.m. and the Sawyerville United at 11 a.m. Info: 819-889-2838 (listen to message).
Baptist. In Sawyerville, the Sunday worship service is at 9 a.m. in French, and 11 a.m. in English. Sunday school is at 10 a.m. in English and French. Info: 819-239-8818.
Anglican. On June 3, Sunday services are at 9:30 a.m. in Bury, and at 11 a.m. in Cookshire in the theatre of the Manoir de l’eau vive, 210 Principale East. On June 10, the service is at 10:30 a.m. at the St. Peter’s Church, 45 Principale West. Info: 819-887-6802.
Do you have news to share? Call 819-300-2374 or email ra.writes@gmail.com by June 4 for publication June 13 and by June 25 for July 4.

Inondations à Weedon

La municipalité de Weedon a connu ce printemps ses pires inondations depuis plus d’une trentaine d’années. Près de deux semaines se sont écoulées entre l’émission du premier avis préventif et le moment où les derniers résidents évacués ont pu regagner leur domicile. Les riverains les plus durement touchés furent ceux vivant le long de la rivière Saint-François et du lac Louise.

Le 25 avril, la municipalité diffuse un communiqué préventif en vue des précipitations annoncées et de la fonte des neiges. Le premier ordre d’évacuation est lancé le dimanche 29 avril. Après une accalmie pendant la semaine, une tempête de vent et de pluie dans la nuit du vendredi 4 mai force Weedon à émettre un second avis d’évacuation. Cinq cents habitations riveraines le recevront sous forme papier. Le maire Richard Tanguay parle de crues records jamais vues depuis 30 ans.

Roger Weber, qui habite l’extrémité sud du lac Louise, a vu « l’eau monter de 10 pieds comparativement à où elle est d’habitude. » C’est également l’avis d’Honoré Béland qui habite les abords du lac depuis plusieurs décennies. Lorsqu’il aperçut que la route menant au pont de la rivière Saint-François avait une voie submergée et que la circulation s’y faisait en alternance, il comprit que l’inondation en cours serait d’envergure. La dernière fois qu’il avait vécu une telle chose était lors de l’inondation monstre de 1974. Son frère Jean-Marc, qui habite le chemin Fontaine, a même été contraint de venir passer deux nuits chez lui; la demeure d’Honoré ayant tout de même été épargnée.

Les pannes électriques se mettent de la partie
C’est ce que Marie-Claude Cloutier, secrétaire de direction à la municipalité de Weedon, confirme : la majorité des sinistrés a trouvé refuge chez des proches. La Croix-Rouge avait déployé un centre d’hébergement à même l’hôtel de ville, qui n’aura finalement été utilisé que par une trentaine de personnes. Pour ajouter à la difficulté, la tempête du 4 au 5 mai a provoqué quelques pannes électriques en région. Celle à Weedon a duré une quinzaine d’heures.

« Dans les secteurs riverains qui ont été inondés, il y a un gros arbre qui est tombé sur des fils, en raison du vent. La même nuit, autour de 3 h du matin, on a eu un poteau qui a cassé en plein cœur du village. Donc là, on se retrouvait avec tous nos commerces principaux – la seule épicerie, le seul dépanneur, la pharmacie, le guichet automatique, le CLSC, l’hôtel de ville – tout ça sans électricité », relate Mme Cloutier. Un nombre important de riverains ayant recours à un puits dont l’eau venait d’être contaminée par l’inondation ne pouvaient donc plus s’approvisionner auprès de ces commerces.

Au plus fort de la crue, Weedon recevait l’appui de la Sécurité publique, du Centre d’expertise hydrique du Québec, d’Environnement Canada et de la Sûreté du Québec. Malgré les efforts déployés, certains citoyens se sont sentis pris au dépourvu lors de la crise. C’est le cas de Sylvain Bouchard.
« À la municipalité, ils nous avaient donné le numéro d’urgence, mais personne répondait. Après coup, on nous a dit que c’était parce qu’ils avaient manqué d’électricité. Ils ont pas vraiment donné de support. Tout le monde pouvait rentrer et sortir n’importe quand de la zone évacuée. Il y avait zéro sécurité. » M. Bouchard a vu sa résidence secondaire du chemin Fontaine inondée lorsque sa pompe à puisard (sump pump) ne put démarrer à cause du manque d’électricité. « Ça fait deux jours qu’on a démonté tout l’intérieur : murs, plancher, meubles. J’avais refait tout le sous-sol l’an passé. Au moins, les assurances vont aider, comme c’est un chalet qui avait jamais été inondé. »

L’après-coup
Quelques jours après les événements, Marie-Claude Cloutier dit que l’équipe municipale « continue de mettre en place des mesures pour venir en aide aux citoyens. » Parmi elles, nous retrouvons l’installation de quatre conteneurs dispersés sur le territoire touché pour récolter les débris des résidences. La municipalité a également tenu une séance d’information (voir autre texte) visant à donner les chiffres finaux des inondations et entamer les demandes de réclamations.

La secrétaire de direction en profite pour « féliciter toute la gang de bénévoles, citoyens, employés, conseillers et la Croix-Rouge. J’ai eu une équipe extraordinaire qui a été là jour, soir, nuit. On a fait les trois shifts possibles dans une journée. Pour une première expérience de coordination de mesures d’urgence, c’était vraiment une équipe du tonnerre. »

Inondations à Weedon

Moins d’une semaine après avoir subi ses pires inondations depuis les 30 dernières années, la municipalité de Weedon recevait la visite d’une douzaine de représentants du ministère de la Sécurité publique. Un bureau d’aide temporaire destiné aux sinistrés a été aménagé dans la journée du vendredi 11 mai au Centre culturel, alors que, la veille, se tenait une séance d’information sur le programme d’aide financière du ministère. Plus d’une centaine de personnes ont assisté à cette rencontre.

La séance d’information débutait par l’intervention de Dre Isabelle Samson qui donnait quelques conseils sanitaires de base pour les sinistrés, suite à leur retour à la maison. La grande majorité de l’assistance a recours à un puits pour s’approvisionner en eau et celui-ci est automatiquement considéré comme contaminé lors d’une inondation. Dre Samson donnait les procédures afin d’en faire la désinfection et les tests de contrôle subséquents. La professionnelle de la santé concluait avec quelques astuces supplémentaires afin de diminuer les risques de gastro-entérite, comme une recrudescence des cas est souvent observée dans les communautés touchées par une inondation.

David Charest, du ministère de la Sécurité publique, enchainait ensuite avec les détails du programme général d’aide financière en cas de sinistre. Les compagnies d’assurances ont commencé en mars 2017 à couvrir les cas d’inondations. Pour la grande majorité des particuliers, l’aide gouvernementale demeure la seule forme de compensation possible. Toutefois, celle-ci ne s’applique qu’aux résidences principales, laissant de côté les nombreux chalets riverains qu’on retrouve dans la vaste zone sinistrée.

Sophie Pitre et Normand Turgeon, un couple en provenance de Chambly, en Montérégie, avaient de nouveau fait la route jusqu’à Weedon afin de voir ce qu’il était possible de faire pour leur résidence secondaire. « On paie des taxes qui sont grassement élevées, puis on n’a droit à rien. Je suis un peu enragée », déplore Mme Pitre. Celle-ci ne comprend pas que les 3500 $ de taxes municipales et scolaires qu’elle doit payer dans la région soient aussi élevées que celles de sa résidence de Chambly, mais ne lui donnent droit à rien. Mme Pitre se consolait en repensant à ses voisins qui sont venus prêter main-forte au couple lorsque celui-ci est arrivé à leur résidence secondaire au moment de l’inondation.

Suite à la rencontre, quelques citoyens sur la centaine présente ont pris rendez-vous avec un représentant du ministère de la Sécurité publique, en vue de la journée du lendemain pendant laquelle serait faite l’ouverture des dossiers de demandes de réclamation.

Le Jardin Communautaire de Sawyerville lance sa saison

Le beau temps est de retour et, avec lui, s’amorce la saison d’activités du Jardin Communautaire de Sawyerville. Les marchés publics battront leur plein sur le site dès le mois de juillet, alors que plusieurs ateliers de formation y seront offerts en juin. L’inauguration de la saison se fera vers la fin du mois à l’ombre d’un futur chapiteau.

Chantal Bolduc, l’une des coordonnatrices, confirme que les jardiniers sont prêts et même fébriles à ce temps de l’année. La presque totalité des 26 planches, ou ilots de jardinage, disponibles, est réservée. Sur place, la grande nouveauté cette année sera un abri permanent venant couvrir les producteurs du marché public. Celui-ci aura plusieurs usages : « Ça peut servir comme aire de repos, pour les ateliers, pour les repas. Ce sera un plus pour tout le monde », s’enthousiasme Mme Bolduc. Auparavant, l’équipe devait monter des tentes tous les matins de marché pour les défaire la journée terminée. La nouvelle structure fixe ne couvrira toutefois pas la totalité du Marché villageois, comme ses dimensions seront de 32 par 12 pieds.

Ateliers et formations
Les premiers ateliers du Jardin Communautaire seront ceux d’Yvan Perreault, les 8 et 9 juin. Celui qui se décrit comme un « créateur de fermes forestières et de forêts nourricières » guidera des excursions de découverte des champignons et noix sauvages poussant sur les fermes de la région. Le vendredi 8, ce sont les terres du Jardinier déchainé et des Maraichers de l’or vert qui seront visitées, à Cookshire-Eaton. Le lendemain, rendez-vous aux fermes Randboro et Korzina. Chantal Bolduc termine en disant que M. Perreault « fait le plan de tout terrain en mosaïque de permaculture multistrate. »

Le samedi 16 juin en avant-midi, l’herboriste-thérapeute Chantal Parent montrera aux intéressés les secrets de l’aménagement d’une plate-bande de plantes médicinales avec leur identification et caractéristiques. Le jour suivant, ce sera au tour de Charles Bureau de démystifier la culture de champignons dans le potager, en caissons ou en plein boisé.

Marché villageois
La saison des marchés publics en plein cœur du jardin communautaire s’échelonnera du 7 juillet au 22 septembre cette année, les samedis avant-midi. Outre la nouveauté de l’abri, les gens sur place ont accès au four à pain qui leur permet de cuire un diner. D’ailleurs, l’instrument traditionnel sera mis en valeur lors de deux formations sur le pain au levain, prodiguée par Thérèse Ménard lors du marché. Les dates exactes restent à être déterminées en fonction de la température extérieure.

La saison se terminera le 22 septembre avec la Fête des récoltes. Les 20 et 21, Stefan Sobkoviak offrira des ateliers sur la permaculture.

Quelques kiosques sont encore disponibles au marché public pour les producteurs intéressés à y vendre leurs produits. Pour toute information, veuillez contacter Chantal Bolduc au 819 889-3196, par courriel au chantalbolduc99@bell.net ou par l’entremise de la page Facebook du Jardin Communautaire de Sawyerville.

Sawyerville Community Garden

Fair weather is back, and with it, the Sawyerville Community Garden springs into action. The public market will be in full swing at the garden beginning in July, and several training workshops will be offered in June. The inauguration of the new season will take place near the end of the month under a new canopy.

Chantal Bolduc, one of the Garden’s coordinators, confirmed that the gardeners are ready, and even spring feverish. Almost all of the available 26 garden plots are reserved. At the Garden site, the big news this year will be a permanent shelter for the participants in the public market. The structure will have a number of uses: «It can be used as a rest area, for workshops, or for community meals. It will be a plus for everyone,» Bolduc said enthusiastically. Up until now, the team had to put up tents on market mornings, and take them down at the end of the day. The new permanent shelter will not cover the whole Village Market, however; its dimensions will be 32 by 12 feet.

Workshops and training
The first of the Community Garden’s workshops will be one by Yvan Perreault on June 8 and 9. Perreault describes himself as a «creator of forest farms and food-producing forests.» He will lead discovery excursions looking for mushrooms and wild nuts growing on farms in the area. On Friday the 8th, Perreault will visit the land of the Jardinier déchainé and the Maraichers de l’or vert in Cookshire-Eaton. The day after, the excersions will be at the Randboro and Korzina farms. Chantal Bolduc concluded by saying that Perreault could «design any kind of land in a multi-layered permacultural mosaic.»

On the morning of Saturday, June 16, herbal therapist Chantal Parent will show interested persons the secrets of creating a bed of medicinal plants, with their identification and characteristics. The next day, it will be the turn of Charles Bureau to demystify the cultivation of mushrooms in a garden, in boxes or in the forest.

Village Market
The public market in the Community Garden will be open July 7 to September 22 this year, on Saturday mornings. Besides the new shelter, visitors will have access to the outdoor bread oven, where they can bake a lunch. The traditional oven will also be used during two training sessions on how to bake sourdough bread, provided by Thérèse Ménard during the market hours. The exact dates are to be determined, depending on the weather.

The season is to end on September 22, with a Harvest Festival. On September 20 and 21, Stefan Sobkoviak is to offer workshops on permaculture.

A few kiosks are still available for producers interested in selling their products at the public market. For information, contact Chantal Bolduc at 819-889-3196, by email at chantalbolduc99@bell.net, or via the Facebook page of the Jardin Communautaire de Sawyerville.

La coop d’habitation de Weedon dépose sa phase 2

Le comité de la coopérative Le Moulin des cèdres à Weedon déposera d’ici un mois la phase 2 de son projet auprès de la Société d’habitation du Québec. Si la demande est acceptée et que le nombre de logements alloués est suffisant, la construction de la nouvelle résidence débuterait à l’été 2019.
La phase 1 a été construite il y a déjà 25 ans en plein cœur de la municipalité. « Il y a des gens qui sont rentrés là à 55 ans et la moyenne d’âge est rendue autour de 80 », explique Éric Decubber. « Ils ne veulent pas partir, mais la raison qui les pousse à le faire, c’est qu’il n’y a pas de service de cafétéria. »

La phase 2 de la coopérative serait donc réservée aux gens de 75 ans et plus avec ou sans légère perte d’autonomie. La construction comprendrait des services de sécurité et de cafétéria. Entre 20 et 24 logements sont prévus. « Ça prend un minimum de 20 unités pour être rentable avec une cafétéria », indique le porte-parole de la coop. Étant un projet subventionné, la phase 2 doit voir son nombre d’unités être approuvé au préalable par la Société d’habitation du Québec. Le comité de travail s’apprête à déposer la demande allant dans ce sens d’ici la fin du printemps. Une fois que la décision sera rendue, Le Moulin des cèdres tiendra une assemblée publique avant de passer à la prochaine étape. Si tout est positif et concluant, la construction de l’immeuble abritant des 3 ½, 4 ½ et studios débuterait dès l’été 2019, pour une occupation en 2020.

Depuis la soirée d’information tenue en février dernier, plus de 80 personnes ont signalé leur intérêt par écrit à habiter le futur complexe. Celles-ci étaient originaires de Lingwick, Ham-Sud, Dudswell et Stratford. Avec le projet, la coopérative cherche à créer une continuité avec la phase déjà en place. « Architecturalement, on va essayer de créer un concept qui va être homogène », précise M. Decubber. On vise à faire de la 5e Avenue un milieu de vie paisible pour les retraités.

Face à l’engouement vis-à-vis du projet, une troisième phase est même envisagée. « Il y a une demande pour avoir quelque chose qui serait un peu plus luxueux, style condo ou loft. Mais présentement, on se concentre sur la phase 2. » Toujours selon M. Decubber, la présente phase vise à desservir une clientèle d’ainés bénéficiant de revenus modestes. Il s’agit d’un besoin non comblé en région, ce qui force certains à quitter pour les zones urbaines avoisinantes de Lac-Mégantic, East Angus ou Sherbrooke.

Le projet de quartier durable prend son envol

Annoncé l’année dernière, le projet de quartier durable à l’intérieur duquel on devait retrouver des maisons 100 % à l’énergie solaire et des résidences écoresponsables devrait devenir réalité cette année. Le maire de Weedon, Richard Tanguay, précise que des discussions avec le ministère des Transports concernant notamment des sorties de rues ont fait en sorte de retarder le projet de pratiquement un an.

« On a une entente avec le ministère des Transports pour le quartier durable. Il a fallu faire des modifications à nos plans et devis, concernant nos sorties de rues, faire des études de transports, ça nous a retardés de presque un an. Maintenant, on a une entente. On a commencé à faire du débroussaillage, le bois est coupé, le tirage des chemins est fait, les cadastres sont faits, les divisions de terrains sont faites; tout est prêt, on s’en va en appel d’offres. Là, c’est parti. On devrait voir apparaître une ou deux maisons modèles d’ici l’automne », précise-t-il.

Projet
Rappelons que le projet de quartier durable se divise en deux parties soit une pour des maisons solaires et l’autre pour des résidences écoresponsables. Les terrains s’y rattachant seront plus grands, soit de deux à trois acres, afin de permettre l’autosuffisance. Les propriétaires pourront posséder quelques poules, lapins et petits animaux ainsi qu’un champ. Un espace pour des jardins communautaires est prévu ainsi qu’une zone expérimentale agricole. Cet espace limité sera consacré notamment à des projets expérimentaux d’ordre écologique. On prévoit préserver un boisé à l’intérieur du parc et éventuellement aménager une piste cyclable donnant accès à divers endroits du village. Le projet global prévoit plus d’une trentaine de lots. Évidemment, la réalisation s’étalera sur plusieurs années.

Daniel Le Pape, nouveau D.G. à Weedon

La municipalité de Weedon a procédé à l’embauche d’un directeur général, Daniel Le Pape. En poste depuis quelques semaines, la nouvelle ressource présente une feuille de route bien remplie. Il a occupé divers postes de gestion comme directeur général de la MRC de Portneuf, directeur d’arrondissement à Rivières-des-Prairies et Pointe-aux-Trembles, à la ville de Montréal, en plus d’avoir occupé le poste de directeur général de Neuville dans la région de Québec. Urbaniste de formation, membre de l’Ordre des urbanistes du Québec, détenteur d’une maîtrise en aménagement du territoire et développement régional et d’un MBA en gestion, le directeur général croit être en mesure de donner un coup de main significatif. Il est d’avis que le projet de MYM Nutraceuticals entraînera une nouvelle génération d’entreprises et d’industries. « Ça fait beaucoup de projets, ça a suscité mon intérêt. » Se définissant comme un rassembleur, M. Le Pape croit être en mesure de mobiliser les gens dans un projet commun. « Ça prend un leader capable de lancer les projets les plus prioritaires qui auront une valeur ajoutée pour la municipalité et les citoyens. » M. Le Pape mentionne que ce choix se fera avec le conseil. « Il faut prioriser, car on ne sera pas capable de tout faire. » Le directeur général a signé une entente de 5 ans. « C’est une période raisonnable pour réaliser les projets prioritaires », de conclure M. Le Pape.

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