actualite

A 5th edition with strong roots

If a swallow does not the springtime make, the Seed Festival organized by the Sawyerville Community Garden has become an event that announces the arrival of warmer days. The fifth edition is planned for Saturday, February 17, from 9 a.m. to 4:30 p.m., at the Ramana Hotel.

Chantal Bolduc, president of the Sawyerville Community Garden, said, speaking in French, «more and more, the Seed Festival has a role to play. It’s a project that has a lot to say about eco-responsible gardens. This is a period of time to speak about durable development.»

At the Festival, it will be possible to obtain a variety of seeds from several different producers: Semences nourricières (Bishopton), Mycoflor (Coaticook), Terre promise (Ile Bizard) and Les Jardins de la Gaillarde (Sherbrooke).
«We want to furnish good seeds, organic and not genetically modified. Seeds that will be able to attain their full potential, produce good vegetables, and plants that will be able to reproduce year after year. Good plants begin with good seeds. And seeds from here are adapted to local conditions, too,» said Bolduc.

Seven Presentations
Besides buying seeds, the day will be punctuated by a half-dozen presentations. The first is about organic fertilizers, given by Renaud-Pierre Boucher of the Centre de formation professionnelle de Coaticook (CRIFA).

Next, herbal therapist Chantal Parent will speak about the intelligent pharmacy. «It’s the doorway to greater autonomy,» Parent said. «It means having essential plants and herbs within reach that are indispensable for the entire family… and which offer greater confidence in our capacity to care for ourselves naturally.»
The talk by Yvan Perreault will deal with forested farms and the permaculture. In particular, he will discuss vegetables, fruits, nuts and wild mushrooms that can be cultivated in natural spaces neglected by industrial agriculture. He will let participants taste samples of different nuts as well as a mushroom soup.
At noon, Daniel Labonté of the Jardins des Bocages in Sawyerville, will speak about the history, properties and varieties of garlic. Samuel Tanguay and Jason Lessard, of the Maraichers de l’or vert, will share information about bio-diversified and regenerative farms. Yannick Côté, aka the Jardinier déchainé or the Unleashed Farmer, will tell about his personal journey and his change of career before becoming the garden producer he is known as today.

Finally, Lyne Bellemare, of La Terre promise, is to close the day with her presentation about rare and forgotten legumes in Quebec. «Lentils, beans, chick peas, and peas are excellent for the health, but not largely present in our contemporary diets.» Bellemare will trace the evolution of our diet, starting with the beginnings of the colonization and the heritage of the First Nations.

The Sidelines
During the Seed Festival, the public is invited to make contact with the local producers who will be present, and reserve their produce for the upcoming season. Certain of these gardeners give an opportunity to join a system offering regular baskets of vegetables.

The Éco-Créations Shuffle will have a kiosk presenting their array of ecological products promoting a «zero waste» lifestyle with, for example, reusable airtight bags, teabags and even cleansing pads.

Jewellery with an agricultural flavour will also be available at Karine Waltz’s kiosk. Waltz uses ancestral and artisanal seeds to create unique pendants and pieces.
Aspiring farmers are also invited to bring seeds they have harvested and share them with others. At lunchtime, a variety of dishes cooked up by the Festival’s team of volunteers will be offered: soup, moussaka, tabbouleh, chili, etc. The entrance fee for the event is $5 per person.

BEBE DE L'ANNÉE

Le journal et ses partenaires font des heureux

Le couple Mathieu Skelling et Jessie Guillette d’East Angus est le grand gagnant du concours Bébé de l’année 2017 avec la présentation de leur fils William Skelling, né le 2 octobre dernier. Le tirage, au hasard, s’est effectué au bureau du journal. Les gagnants reçoivent des chèques cadeaux d’une valeur de 335 $. Le journal tient à remercier les généreux commanditaires Bébé Maude d’Ascot Corner, Dépanneur Voisin Ultramar Cookshire-Eaton, Resto bar Rive Sud à East Angus, la Pharmacie Brunet à Weedon, les Pharmacies Proxim à Cookshire-Eaton et East Angus, IGA Cookshire, Espace Beauté et La Porte des trésors, toutes deux à East Angus. Le journal remercie également les parents de leur participation, qui ont présenté pas moins de 38 bébés dans le cadre du concours. Les parents ayant pris part à la promotion peuvent se présenter chez Bébé Maude pour l’obtention d’un chèque cadeau de 10 $.

Réveillon à l’école Saint-Paul de Scotstown

C’est avec beaucoup de fierté que les 23 élèves de l’école primaire Saint-Paul de Scotstown ont reçu près de 100 invités lors de leur deuxième diner du réveillon.

Pour cette édition, un menu asiatique était offert aux convives. Les élèves de première à sixième année ont donc été mis à contribution les semaines précédant l’événement pour élaborer 600 rouleaux de printemps, 300 egg rolls, 630 raviolis de soupe won-ton et 100 biscuits chinois. « Le look final des biscuits chinois n’était pas à point, mais le gout était là ! », s’exclame Caterina Maillé, enseignante de 1re, 2e et 3e année. Celle-ci était accompagnée de Janie Larivière, qui s’occupe des niveaux 4, 5 et 6. « Nous, on était les deux professeures qui étaient là pour orchestrer. Mais tout le travail a été fait par les élèves », tenait à préciser Mme Maillé.

Les jeunes ont donc élaboré le menu, cuisiné, décoré la salle, reçu les invités, effectué le service, offert un spectacle et organisé une vente de produits artisanaux ainsi qu’une vente de livres usagés. Parmi les produits vendus, on retrouvait épices, tuques, foulards, cartes de Noël et bijoux. Le tout était complété par une séance de photos gratuite destinée aux familles présentes.

Le projet a pour but de développer plusieurs compétences chez les enfants, que ce soit leur autonomie, leur leadership, leur sens de l’organisation et leur créativité. « Par exemple, lorsqu’on avait une recette de 40 portions, les élèves faisaient les multiplications pour pouvoir servir tout le monde qui allait être présent », explique Caterina Maillé. Au total, 96 personnes étaient présentes lors de l’événement du 22 décembre. « On avait envoyé 110 invitations au total, parce que c’est la capacité maximale de la salle ! », conclut l’enseignante.

Deux rendez-vous inspirants dans le câdre des journées d’action contre la violence faite aux femmes

Deux activités empreintes d’émotion et d’espoir ont regroupé plusieurs participantes au Centre des Femmes du Haut-Saint-François, La Passerelle. Les rendez-vous se déroulaient dans le cadre de la campagne Journées d’action contre la violence faite aux femmes.

La première rencontre du 5 décembre dernier visait dans un premier temps à faire le lancement de la campagne #MoiAussi #MeeToo à l’image du Haut-Saint-François. Dans un second temps, la parole était donnée aux participantes pour s’exprimer et déconstruire les discours banalisant à l’endroit des femmes agressées ou victimes d’inconduites sexuelles. Face à l’expression véhiculée à l’effet que les femmes provoquent l’agression par leur habillement, les participantes rétorquent qu’avec un gilet à col roulé, les femmes se font agresser. On précise que le fait d’accepter une invitation ne donne pas le droit à l’autre d’agresser sexuellement. Les femmes ajoutent que selon les données du réseau des Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) précisent que les fausses accusations seraient de 2 % incluant tous les crimes confondus. Alors, il est faux de croire qu’un fort pourcentage de dénonciation des femmes est inventé. « Les gestes sont trop traumatisants et difficiles à vivre pour qu’ils soient inventés », d’ajouter Andrée, intervenante. Cette dernière mentionne que l’exercice s’est avéré fort intéressant et positif pour les participantes « puisqu’elles ont demandé d’avoir un suivi qu’on va faire après les Fêtes. »

Le lendemain 6 décembre avait lieu au même endroit la soirée commémorative et d’action contre la violence faite aux femmes en mémoire des 14 étudiantes victimes d’une tuerie à l’École polytechnique de Montréal, il y a maintenant 28 ans. Ces femmes ont été abattues pour la simple raison qu’elles aspiraient à des métiers traditionnellement masculins. Invitées à résumer en un mot ce que leur inspirait cet acte barbare, les participantes ont mentionné incompréhension, colère, peine, tristesse, espoir, impatience, indignation, solidarité et autres. Une discussion sur les gestes à poser pour éliminer la violence faite aux femmes s’en est suivie. La sensibilisation, l’éducation et l’implication des municipalités à s’engager contre la violence conjugale et sexuelle font partie des gestes retenus.

D’autre part, les participantes ont formulé le souhait que la soirée de commémoration se déroule dans un endroit public l’an prochain, afin de sensibiliser davantage de gens à la cause. Mentionnons que les activités étaient organisées par le Centre des Femmes du Haut-Saint-François, La Passerelle, en collaboration avec La Méridienne, maison d’hébergement pour les femmes victimes de violence conjugale et leurs enfants.

The Dew Drop Inn remémoré

Environ 70 personnes s’étaient rassemblées le 9 décembre dernier à l’église anglicane St-Peter pour célébrer la légendaire auberge Dew Drop Inn de Cookshire, et participer au lancement du nouveau livre de M. Winston C. Fraser. Le livre s’intitule Dew Drop Inn : Lasting memories of a Cookshire landmark, (qui pourrait se traduire par : L’auberge la Goutte de rosée, Souvenirs impérissables d’une époque de Cookshire), et traite de sa tante Susie et de son oncle Ken Fraser, l’âme et le cœur de l’entreprise Dew Drop.

L’auberge logeait dans une petite maison jaune sur la rue Principale, juste de l’autre côté de la rue de l’église anglicane St-Peter, mais offrait aussi toute une panoplie de services. Débutant en 1930, Ken et Susie louaient des chambres pouvant aller jusqu’à 15 personnes à la fois, ont servi jusqu’à 50 repas par jour, et dirigeaient un magasin général. Susie était aussi coiffeuse, jardinière, experte en courtepointe et en travaux d’aiguille. Et Ken peignait des enseignes, était chauffeur de taxi, opérateur d’un poste d’essence et raconteur.

Tristement, le Dew Drop Inn a été démoli en 1994, et son emplacement est devenu un stationnement pour la pharmacie adjacente. Mais M. Fraser a merveilleusement ramené l’auberge à la vie dans son livre, à travers une myriade de souvenirs, photos, découpures de journaux, dessins, et très belles histoires. Conçu et produit par son frère, Jim Fraser, l’édition de 181 pages constitue une mine d’or de l’histoire de la famille Fraser, à partir du moment où les ancêtres écossais de Ken et les aïeux irlandais de Susie ont émigré dans les Cantons. Et cela recrée l’ambiance de Cookshire pour une bonne partie du 20e siècle, alors que le Dew Drop Inn agissait comme un aimant auprès de la population anglophone locale, et pour les voyageurs aussi.

Dans la salle bondée, l’ami d’enfance de Winston Fraser, Jim Robinson et Susan Fowler ont ravi l’audience avec leur guitare et leurs chansons. « L’amitié prévalait au Dew Drop Inn » est une phrase que l’on retrouve dans une des chansons qui furent composées spécialement pour l’occasion. La fille de M. Fraser, Elaine Fraser, a animé l’événement, et une pièce de théâtre improvisée a raconté l’idylle de Ken et Susie et les débuts du Dew Drop Inn, dus à l’aversion de Ken pour la vie fermière et pour une certaine vache têtue.

Ensuite, M. Winston s’est assis pour autographier des livres. Beaucoup de livres.
Il avait invité tous ceux qui lui avaient prêté assistance dans ses recherches pour le livre, et il a offert à chacun une copie gratuite. « J’ai apprécié l’implication et la participation des gens qui ont pris le temps de recueillir, de rassembler leurs souvenirs et de me les communiquer », disait-il, ajoutant que cela « rend hommage à l’amour et au respect qu’ils vouaient à Ken et Susie. »

Dew Drop Inn est le 4e livre de M. Winston C. Fraser, et il est disponible pour 15 $ à l’Association des Townshippers et au Musée Eaton Corner. Il offre un regard imprenable, personnel et humain sur l’histoire locale du temps, et occasionne quelques petits gloussements de rire affectueux. Vaut la peine d’être lu.

The Dew Drop Inn Remembered

Some 70 people gathered last December 9 at the St. Peter’s Anglican Church to celebrate Cookshire’s legendary Dew Drop Inn, and help launch a new book by Winston C. Fraser. The book is called Dew Drop Inn: Lasting memories of a Cookshire Landmark. It’s about his aunt Susie and Uncle Ken Fraser, the heart and soul of the Dew Drop enterprise.

The Inn was in a little yellow house on Main Street just across from St. Peter’s Anglican Church, but it offered a panoply of services. Starting in 1930, Ken and Susie rented rooms to as many as 15 people at a time, sometimes served 50 meals a day, and ran a general store. Susie was also a hairdresser, gardener, expert quilter and needle-worker. And Ken was a sign painter, taxi driver, gas station operator, and storyteller.

Sadly, the Dew Drop Inn was torn down in 1994, and its site became a parking lot for the adjacent pharmacy. But Winston Fraser has lovingly brought the Inn to life again in his book, through myriads of memories, photos, news clippings, drawings, and many a fine tale. Designed and produced by Winston’s brother, Jim Fraser, the 181-page paperback is a goldmine of Fraser family history, from the time that Ken’s Scottish ancestors and Susie’s Irish forebears immigrated to the Townships. And it recreates the ambiance of Cookshire for the better part of the 20th century, when the Dew Drop Inn was a magnet for the local English-speaking community and for travellers, too.

At the standing-room-only book launch, Winston’s boyhood friend Jim Robinson, with Susan Fowler, regaled the audience with guitar and songs. «Friendliness prevailed at the Dew Drop Inn,» was a line in a song specially composed for the occasion. Winston’s daughter, Elaine Fraser, emceed the event, and a hilarious «unrehearsed play» recounted Ken’s and Susie’s romance and the start-up of the Dew Drop Inn, beginning with Ken’s aversion to farming and a certain ornery cow.
Then Winston sat down to sign books. Many books.

He had invited everyone who assisted in his research for the book, and he gave them each a complimentary copy. «I appreciated the involvement and participation of folks who took the time to recollect, and assemble their thoughts and pass them on to me,» he said, adding that it «pays tribute to the respect and love that they had of Ken and Susie.»

Dew Drop Inn is Winston C. Fraser’s fourth book, and it is available for $15 at Townshippers’ Association and at the Eaton Corner Museum. It offers a personal, human take on local history, and offers many affectionate chuckles. Well worth the read.

Les membres de Virage Santé mentale démontrent leur savoir-faire

L’organisme Virage Santé mentale profitait récemment de la période des Fêtes pour tenir une journée portes ouvertes et offrir le fruit du travail de leurs membres dans le cadre d’un petit salon d’artisanat.

Plusieurs produits comme bijoux, nounous câlins, sacs magiques, serviettes à main, tuques, pantoufles, foulards, tabliers, picolos et différents articles pour bébé garnissaient les tables sans oublier les cartes de Noël. Certains produits offerts sont adaptés pour les occasions comme la Saint-Valentin, Halloween et autres. Les produits sont fabriqués dans le cadre des plateaux de travail, d’expliquer la directrice générale Pauline Beaudry. Line Gaudreau a fabriqué entre autres des cartes et bijoux tandis que Lynn Bissonnette offre des produits de couture et tricots. Patricia Blais perfectionne son art de la couture tandis que Carmen Maillé intervient au sein du groupe à titre de chef d’équipe. Chaque participant retire énormément de leur implication. « Pour moi, ça m’a apporté à avoir confiance en moi », d’exprimer Mme Gaudreau. Pour Mme Bissonnette, « ça nous valorise et ça stimule la créativité. » Mme Maillé, le fait d’être leader lui a apporté beaucoup « c’est un plus pour moi. » Mme Blais ajoute « j’aime travailler en groupe. Ça donne de la confiance en nous et l’estime à chacune. »

Mme Beaudry mentionne que les plateaux de travail ont pour effet d’apprendre à sortir de l’isolement. « Les gens ont du potentiel. » Les plateaux de travail, explique Mme Beaudry, visent la réinsertion sociale. Ainsi, l’organisme a plusieurs contrats avec divers restaurants sur le territoire comme Le Moulin, la Rôtisserie et même à Sherbrooke avec Pizzeria Demers, Freddy et autres. « Les monsieurs mettent les serviettes, sels, poivres et ustensiles dans les sacs qui sont fermés hermétiquement. On fait aussi du recyclage décoratif », précise Mme Beaudry. « Virage c’est une équipe, mais comme une famille avec de bons parents », d’exprimer Patricia Blais.

Gertrude Champigny, centenaire et propriétaire

En arrivant chez Gertrude Champigny à Westbury, la maitresse de la maison nous accueille avec un grand sourire. Celle-ci se lève de sa chaise de cuisine pour s’emparer de sa marchette et inviter la visite à passer au salon, où elle s’installe au piano pour jouer quelques notes. À première vue, munie de son amplificateur auditif, Mme Champigny semble être une ainée comme les autres. Sauf que celle-ci est née le 28 janvier 1918 et vient d’avoir 100 ans.

Dès les premiers instants passés à ses côtés, un détail sur la dentition de Mme Champigny attire l’œil. Un petit diamant est collé sur l’une de ses incisives. « Oui, j’ai mis ça en faisant faire mon dentier. Ça faisait pas mal ! », s’esclaffe la centenaire à la mode. Chantal Bessette, une auxiliaire aux services de santé et sociaux qui rend visite à Mme Champigny deux fois par semaine, le confirme : « Elle est coquette. »

Ils étaient trois employés actuels et retraité du CLSC à rendre visite à Gertrude Champigny pour son anniversaire. La principale intéressée rayonnait de bonheur et répétera plusieurs fois en cours d’entrevue qu’elle n’en revient pas que ces gens avec qui elle a tissé des liens au fil des ans se sont présentés.

Mme Champigny aime être entourée et taquiner les gens. « J’aime ça rire puis avoir du fun. Ça m’en prend », confie-t-elle. D’ailleurs, celle-ci n’a aucun regret, sauf peut-être celui que les célébrations des fêtes 2017 se soient terminées un peu trop tôt à son gout. Pour l’occasion, la résidence Champigny était remplie des fils, neveux, nièces et petits-enfants. Au fil de la soirée, les gens ont dû quitter, ce qui a laissé la grand-mère sur son appétit. « J’ai passé des fêtes assez tranquilles. J’aurais aimé qu’on continue à swinguer ! »

Malgré son âge, Gertrude Champigny a gardé l’habitude des soirées de réjouissances d’antan. Elle est issue d’une famille où la musique et le chant étaient à l’honneur. Un de ses frères était violoniste, un autre, gigueux. Elle-même est joueuse de piano et chanteuse à l’occasion. « Là, je fais moins de musique parce que je suis malade. Si je peux revenir en santé, je vais recommencer à jouer. C’est ça qui me tient en vie, la musique, le chant. Y a pas d’autres choses qui m’intéressent. »

On pourrait tout de même ajouter à la liste l’amour des gens. Mariée à 18 ans, Gertrude Champigny aura un premier enfant à l’âge de 20 ans. S’en suivront trois autres, tous des garçons. Elle les élèvera seule après s’être séparée de son mari. Comme si cela n’était pas assez, un de ses frères perd sa conjointe des suites d’un cancer. Mme Champigny ira quotidiennement l’aider à prendre soin de ses sept enfants. « Je faisais les deux maisons. J’étais chez nous, je faisais mon ouvrage, après ça, j’allais aider mon frère à faire la sienne. »

Plus tard, Mme Champigny a eu un second conjoint, M. Philippe Robert, d’East Angus, avec qui elle demeurera pendant 43 ans, jusqu’à la mort de celui-ci. Malgré tout ce temps passé ensemble, la centenaire continue de présenter M. Robert comme étant son «ami», puisque les deux ne se seront jamais mariés. « Après ça [le décès de M. Robert], je me suis dit “Tiens-toi tranquille ! ” Le troisième aurait été de trop », confie la doyenne dans un éclat de rire.

À l’extérieur, une boite aux lettres indique le nom de Mme Champigny. Rares sont les centenaires qui vivent encore dans leur maison, plutôt qu’en résidence. « J’aime ça, la campagne. Je suis pas prête à être placée. Non, non, non. Pourquoi j’irais dans des maisons, puis aller pleurer ? Je suis pas pressée. Je suis bien avec mon garçon ici, donc j’y reste. Je veux mourir dans ma maison. »
En somme, la jeune centenaire est fière de son parcours. « J’ai eu une belle enfance et j’ai une belle vieillesse. On vieillit, le corps nous vieillit. Mais dans notre tête, on se sent jeunes. »

L’Internet haute vitesse pour 700 foyers

Le projet Résilience Lennoxville-Cookshire, de Transvision Cookshire, est l’un des sept projets à avoir été sélectionné en Estrie par le programme Québec branché. À terme, des investissements de 587 000 $ permettront à 700 foyers du Haut-Saint-François d’avoir accès à Internet haute vitesse.

L’annonce des projets retenus s’est faite en fin d’année 2017. Celle-ci était présentée par la ministre du Développement international et de la Francophonie, députée de Compton-Stanstead, Marie-Claude Bibeau, qui agissait au nom du ministre de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique, l’honorable Navdeep Bains.

Le programme Québec branché a pour objectif de fournir des services Internet haut débit aux régions et aux localités qui sont actuellement mal ou non desservies. Le financement des projets est fait à parts égales avec le programme fédéral Brancher pour innover. En tout, plus de 80 projets ont été sélectionnés dans 14 régions du Québec.

Dans la MRC, ce sont 587 000 $ qui seront investis dans le projet Résilience Lennoxville-Cookshire. Les collectivités visées sont celles de Johnville, Birchton et du chemin de Learned Plain, pour Cookshire-Eaton, ainsi que Westbury et le secteur Huntingville à Waterville. Les gouvernements du Québec et du Canada investiront chacun 262 800 $, alors que la différence de 61 400 $ sera à la charge de Transvision Cookshire.

« Cet investissement contribuera de façon concrète au développement économique de nos collectivités rurales en créant des emplois et de nouvelles occasions d’affaires. Pour nos agriculteurs, par exemple, un accès Internet haute vitesse ouvrira la voie à l’utilisation de nouvelles technologies de pointe qui ont le potentiel d’augmenter leurs rendements et de réduire leurs coûts de production », témoignait la députée-ministre Marie-Claude Bibeau.

Ghislain Bolduc, député de Mégantic, a également fait part de son enthousiasme : « C’est un grand jour pour le développement économique de notre région et un moment clé qui marque l’aboutissement de nombreux efforts collectifs, mais surtout l’avènement d’un service amélioré et attendu par des milliers de citoyens estriens. Ces investissements majeurs permettront de doter notre région et la circonscription de Mégantic d’un outil devenu indispensable et nécessaire. »
Transvision Cookshire vient de fêter ses 52 ans d’existence en décembre dernier. L’entreprise, maintenant établie à Sherbrooke, dessert 700 clients sur le territoire de Cookshire-Eaton. Le projet Résilience Lennoxville-Cookshire vise à pallier l’étendue géographique et la faible densité de population qui avaient été jusqu’à maintenant des obstacles à la mise sur pied des infrastructures nécessaires à l’Internet haute vitesse.

Nicolas Rouleau, copropriétaire de l’entreprise, n’a pas donné suite à nos demandes d’entrevue.

Ascot Corner

Des aînés bon pied bon œil

Depuis quelques années déjà, le Centre d’action bénévole du Haut-Saint-François offre gratuitement le Programme intégré d’équilibre dynamique (PIED). Cette fois, ce sont deux groupes respectivement d’Ascot Corner et de Bury qui ont bénéficié de l’initiative, visant notamment la prévention des chutes.

Le programme découle du ministère de la Santé et des Services sociaux depuis 2004. Il est offert aux personnes autonomes de plus de 65 ans, vivant à domicile pour les aider à y demeurer plus longtemps. Celles-ci sont préoccupées par les chutes qui peuvent arriver ou par la qualité de leur équilibre. Les séances de mise en forme s’étalent sur 12 semaines. Elles sont animées par une technicienne en réadaptation physique diplômée.

Selon le ministère de la Santé et des Services sociaux, les chutes et leurs séquelles sont parmi les problèmes les plus graves et fréquents chez les aînés de plus de 65 ans. Les recensements annuels en dénombreraient quelque 13 300 qui ont entrainé une hospitalisation. Dans la moitié des cas, indique-t-on, ces personnes seraient tombées à la maison. Cet accident aurait pu être évité, ajoute-t-on.
Les activités PIED sont reconnues pour leur efficacité. Elles sont accessibles à un grand nombre d’aînés vivant à domicile. Elles se donnent en groupe, deux fois par semaine pendant 12 semaines. Le programme propose également des exercices faciles à faire à la maison et donne des capsules d’information sur les saines habitudes de vie, les comportements sécuritaires et la façon d’aménager son domicile pour prévenir les chutes. Les animateurs les considèrent comme plus intensives, mais elles restent à la portée de tous. Par ce programme, on vise à renforcer l’aplomb et le tonus musculaire des jambes. En profitant de ces entraînements, on en arrive à maintenir la densité osseuse aux poignets, aux hanches et à la colonne vertébrale.

Le CAB a offert le Programme PIED à deux groupes l’automne dernier. Chaque personne a reçu un certificat après 12 semaines d’exercice.

Mme hebert

Noëlla Hébert s’implique malgré deux AVC

Impliquée bénévolement dans son milieu, secteur Saint-Gérard, à Weedon, depuis une trentaine d’années, Noëlla Hébert, n’a pas l’intention de s’arrêter. Les deux AVC, qui l’ont frappée l’automne dernier, ont contraint tout au plus, à cette dame, de réduire le rythme sans plus.

« Je commence à m’en remettre. J’ai dû abandonner certaines activités », de mentionner Mme Hébert. Toutefois, ses collègues considèrent que cette dame est encore bien engagée dans sa communauté. Présidente de la bibliothèque du secteur Saint-Gérard et impliquée bénévolement dans ce service depuis une vingtaine d’années, il était naturel de tenir la rencontre sur les lieux de son passe-temps favori. De nature discrète et plutôt timide, Mme Hébert préfère œuvrer dans l’ombre et ne cherche surtout pas la visibilité. C’est donc avec l’aide d’une personne interposée que le journal a obtenu l’entrevue.

Même si elle est encore active dans diverses activités, pour Mme Hébert, il n’y a pas de doute que la bibliothèque occupe une grande place dans son cœur. « Quand la bibliothèque a ouvert, je me suis impliquée. Dans le temps, il y avait plus d’ouvrage, on faisait tout à la mitaine. Maintenant, c’est informatisé. » À titre de présidente, Mme Hébert supervise une équipe de sept bénévoles et s’assure avec les intervenantes que le service est de qualité. « J’ai toujours aimé lire, je venais aider. On a 700 livres et nous sommes membre du Réseau biblio de Sherbrooke. » La bibliothèque compte 55 membres réguliers en plus des gens de chalet, en saison estivale. Elle est ouverte tous les lundis de 18 h 30 à 19 h 30 et un lundi après-midi par mois de 15 h à 16 h. « Même si c’est pas une grosse bibliothèque, c’est important pour le monde. C’est comme un lieu de rencontre. Tout le monde se connaît, on échange », d’exprimer Mme Hébert.

Outre la bibliothèque, notre dynamique retraitée trouve le temps de s’impliquer dans d’autres organismes. Membre des Fermières depuis 30 ans et ex-présidente, Mme Hébert s’engage encore à aider aux repas, les décorations de salles lors d’activité et même à jouer au photographe. Comme si ce n’était pas suffisant, elle fait partie d’une équipe de femmes qui préparent les repas après les funérailles. Notre retraitée participe également une fois par mois au brunch de la fabrique.
Vous pensez que l’implication bénévole de cette femme s’arrête là.

Détrompez-vous, Mme Hébert s’implique au sein de l’organisme Les Rayons de Chaleur, membre du Centre d’action bénévole (CAB) du Haut-Saint-François. Il s’agit d’un regroupement de personnes du secteur Saint-Gérard qui vont œuvrer à briser l’isolement des personnes plus âgées, soit en faisant des appels téléphoniques, visites à domicile dont une particulièrement à Noël et des repas quatre fois par année pour les personnes de leur secteur.

Devant le commentaire, vous êtes encore pas mal impliquée, la principale intéressée mentionne humblement « j’en fais, mais pas mal moins. » Mme Hébert a dû abandonner deux activités en raison de ses AVC, soit le comité du Centre communautaire où elle était responsable depuis une douzaine d’années de la location de salle et responsable des pratiques de danse en ligne country pour la FADOQ locale pendant neuf ans. « J’aimais ça. Je faisais ça bénévolement pour l’Âge d’or », lance-t-elle.

Mme Hébert aime donner de son temps pour venir aider sous une forme ou une autre sa communauté. « Moi, j’aime ça. J’aime le monde, les personnes âgées, ça me donne de l’énergie. Tant que je vais être capable, je vais continuer s’ils veulent me garder encore. » Enthousiasme dans ses propos, Mme Hébert constate néanmoins que la relève se fait rare. « Les jeunes ne veulent pas embarquer là-dedans. La population vieillit. Des gens quittent pour se rapprocher des soins de santé. J’ai peur que des organismes tombent faute de bénévoles », confesse l’intervenante. Mais en attendant, elle se donne encore tant que l’énergie et la santé lui permettront.

Rachel Garber

DECLINE EFFECT

How we love to ridicule those who tweet a torrent of fake news to the world, all the while berating others who, they say, report untrue – read unfavourable – information about them. Fake news.

Well, welcome to the human condition. In the renowned halls of science, researchers have studied researchers and found a startling phenomenon that is disturbingly common: the decline effect. That’s when the therapeutic power of a medication is shown to have steadily weakened over the years since it was introduced.

Jonah Lehrer wrote about the decline effect in a bombshell article in The New Yorker in 2010. It’s not really that the medication becomes less effective, it’s that our perceptions have changed. Initial research may be biased by, for example, the need to find a favourable result that can be published or funded. Subsequent studies might reveal varying results, often less perfect than first believed.
What really declines over time is our illusion, he suggests. Like falling in love, and then out again. Like fads that come and go. Often it’s not that the object of our desires has morphed into something rather lackluster. Instead, it’s that we gradually begin to see more flaws in that great new hope. The decline effect is a pretty human phenomenon.

Or not. Some individuals cling, against all evidence, to their original belief. That’s human too.

Fake news refers to the idea of reporting something that is false. But there is violent disagreement about what is true or false. How difficult it is to know the truth, Lehrer observes. Just because an idea is true doesn’t mean it can be proved. Just because an idea can be proved doesn’t mean it’s true. In the end, we still have to choose what to believe.

And sometimes our beliefs are fake. We believe because we want to believe. Evidence be damned. The need to believe our way is the right way can be extremely powerful.

In the end, we come back to the truism that if something looks too good to be true, there’s a good chance it is not. At least, not completely so. Yet, amid all the dross, amid all the fake news and accusations of such, some things shine true. The human capacity for love lives on within each of us, despite all tweets to the contrary. Let’s celebrate it!

SETTLER STORY
Tickets are going fast for the Settler Story, the new theatrical production about Captain Josiah Sawyer and the other early settlers of the area. «Josiah Sawyer and associates» included 31 families whose names sound oddly familiar. Alger. Bayley. Cook. Heard. Heyes. Labaree. Sawyer. The spellings may differ from today’s local families, but DNA tests would ring true.

Two performances are at 2 and 7:30 p.m. on Saturday, February 17, and maybe a third one on Sunday, February 18. The Settler Story is a two-act play with 16 scenes, covering the period of 1792 to 1825, and it’s written, directed and produced by Kendra Parnell. It’s put on by a locally well known troupe of amateur actors – they do it for the love of it!

The intermission promises something special. It’s a PowerPoint presentation by Linda Hoy, responsible for communications for the Eaton Corner Museum, the beneficiary of this event. She will offer additional information about the 31 settler families and their descendants, including a map of the historical Eaton and Newport Townships where they settled.

The Settler Story is at the Sawyerville Community Centre, 6 Church Street, Sawyerville. Entrance is $10. To reserve tickets, contact Elaine Lebourveau at 819-563-8700 or elebourveau@videotron.ca. Seats are limited, so don’t wait.

COLOUR CAFÉ
The Colour Café in Cookshire has begun an afternoon session at 2 to 4 p.m., in addition to the evening session at 6 to 8 p.m. Both are on the second Wednesday of each month, at the Maison de la Culture John Henry Pope, 25 Principale W., Cookshire. The upcoming sessions are on February 14 and March 14. This fun, informal group for English-speaking adults offers a spot of socializing, relaxing, and colouring each month. No special talent is required. Free and open to all. Info: Michelle Lepitre at 819-566-5717 or ml@townshippers.org.

VIACTIVE EXERCISES
All four of the bilingual weekly groups for people aged 50-plus are on Wednesdays and are free of charge. Newcomers are welcome to begin anytime.

In Bury, Doris Eryou leads the group at 10 a.m. at the Armoury Community Centre, 563 Main St., Bury. Info: 819-238-8541.

In Cookshire, Serena Wintle and Lyne Maisonneuve welcome you from 10 to 11 a.m. at the Manoir de l’Eau vive, 210 Principale East. Info: 819-875-5210.
In Newport, Ruth Shipman and Christiane Côté invite you to the Viactive group at the Municipal Hall, 1452 Route 212, Island Brook, from 1:30 to 2:30 p.m. Info: 819-889-1340 or 819-560-8565.

And in Sawyerville, Denise Nault and Gérard Nault facilitate the group at the Sawyerville Community Centre, 6 Church Street, at 10 to 11 a.m. Info: 819-889-2630.

CHURCH SERVICES
Anglican. Sunday services are in Bury at 9:30 a.m., and in Cookshire, at 11 a.m. On February 11, the Cookshire service is in the lower level of the Trinity United Church, 190 Principale West, and on February 18, in the theatre in the Manoir d’eau vive, 210 Principale East. Info: 819-887-6802.
United. Sunday services are at 9:30 a.m. in Cookshire, and at 11 a.m. in Sawyerville. Info: 819-889-2838 (listen to message).
Baptist. In Sawyerville, the Sunday worship service is at 9 a.m. in French, and 11 a.m. in English. Sunday school is at 10 a.m. in English and French. Info: 819-239-8818.

Do you have news to share? Call 819-300-2374 or email ra.writes@gmail.com by February 12 for publication February 21 and by February 26 for March 7.

Un deuxième concours photos haut en couleur à la Cité-école Louis-Saint-Laurent

Le comité culturel de la Cité-école Louis-Saint-Laurent dévoilait récemment les gagnants de la deuxième édition du concours de photos étudiantes. Daphnée Dusseault a remporté les grands honneurs avec une photographie prise au Camping Prévert. Laurie Després, de Cookshire-Eaton, et Léonie Giroux-Lapointe, de Scotstown, complètent le top 3.

Après une première édition ayant pour thème l’automne, le comité organisateur a cette année imposé le critère de lieux et de paysages pour les clichés soumis. « Le but est de découvrir la région avec des photos prises ici. On ne voulait donc pas de portraits d’animaux ou de gens », explique l’enseignant Alexis Dalpé. Un premier tri était effectué par le comité de juges, formé de membres du personnel de l’école, incluant M. Dalpé, Isabelle Couture, directrice du développement à la SADC, et de Allison Patry Descoteaux, ministre de la culture dans le cadre du parlement étudiant. « Dès que c’était flou, on rejetait. On recherchait de la clarté », de compléter M. Dalpé.

Ce resserrement des critères d’admissibilité a mené à une plus grande qualité des soumissions. « Le nombre de photos soumises est passé de 70 l’an dernier à environ 25 cette année », relate Alexis Dalpé. Par contre, il y a eu deux fois plus de votes de la part des étudiants, passant de 120 en 2016 à 210.

Outre le vote des élèves qui déterminait les trois premières positions, Tourisme Haut-Saint-François a remis une mention coup de cœur à Camille Labranche de Saint-Isidore-de-Clifton. Cette collaboration du concours avec l’organisme date de la première édition. À ce moment, une douzaine de photographies avaient été utilisées pour illustrer la carte des attraits touristiques de la région. Les clichés tirés de la présente édition serviront à enjoliver le prochain guide du comité Tourisme HSF.

Parmi les 25 clichés soumis cette année, un premier tri a été effectué par le comité culturel. De cette présélection, dix œuvres ont été conservées et exposées dans la salle Jacqueline-Loiselle. C’est à cet endroit que les élèves de la polyvalente pouvaient admirer les photographies et voter pour leur coup de cœur. Cette façon de faire a porté ses fruits puisque la participation des étudiants au vote a quasiment doublé en un an.

Moisson HSF

Des locaux six fois plus grands pour Moisson Haut-Saint-François

Moisson Haut-Saint-François inaugurait récemment ses nouveaux locaux. Ceux-ci sont désormais situés au 53, rue Angus Sud, à East Angus, anciennement le CRDITED. Jusqu’à tout récemment, l’organisme occupait une superficie d’environ 500 pi2 au Centre culturel d’East Angus, après avoir démarré ses activités à l’église Saint-Camille, à Cookshire-Eaton. Les nouvelles installations totalisent 3000 pi2 et comprennent un entrepôt, une aire de cuisine et des bureaux administratifs. Trois d’entre eux sont d’ailleurs à louer. Les portes ouvertes étaient suivies d’un souper des bénévoles qui veillent à la bonne marche de l’organisme.

Comblez votre dulcinée avec une Saint-Valentin «faite à la main» !

Cette année, surprenez votre douce moitié en organisant une soirée de Saint-Valentin entièrement «faite à la main». Votre dévouement et votre créativité sauront assurément la charmer ! Mais d’abord, sachez que vous devrez investir du temps pour créer un effet «wow !». Mieux vaut donc vous y prendre à l’avance !

Une ambiance romantique
La réussite de votre soirée dépendra entre autres de l’ambiance. Commandez une bonne quantité de pétales de roses et de fleurs fraîches à votre fleuriste. Utilisez-les pour fabriquer un bouquet, une carte de vœux personnalisée ou encore des potpourris.

Vous avez des enfants ? Organisez une activité de bricolage pour qu’ils vous aident à décorer ! Au besoin, visitez des magasins spécialisés en projets créatifs pour vous inspirer.

Faites une sélection des plus belles chansons d’amour. Ajoutez-y des titres qui vous rappellent votre rencontre, vos voyages, votre mariage, etc. Cette sélection musicale personnalisée créera l’ambiance parfaite !

Un repas aux saveurs uniques
Concoctez un repas qui lui plaira : faites appel à votre fruitier, à votre boulanger, à votre boucher, à votre poissonnier, à votre fromager et à votre chocolatier pour obtenir les produits les plus frais et les plus délicieux !

Un cadeau sur mesure
Finalement, offrez-lui un cadeau que vous aurez fabriqué. Elle est friande de thé ? Personnalisez une tasse qu’elle pourra apporter au travail. Elle rêve de décorer le salon depuis des mois ? Surprenez-la en installant des tablettes sur lesquelles vous déposerez des photos de famille, par exemple.

Opération charme lancée par la MRC

C’est dans le but de sensibiliser les élus et démystifier l’appareil que représente la MRC que les intervenants ont invité maires et conseillers du Haut-Saint-François, à passer un après-midi porte ouverte et découvrir les services offerts.
Une dizaine d’ateliers regroupant principalement les services offerts par la MRC, mais également du CLD, étaient présentés dans le cadre d’un circuit informatif. Les membres du personnel étaient sur place pour expliquer et vulgariser la nature de leur travail. Une cinquantaine d’élus ont répondu à l’invitation auquel se sont greffés en fin de journée d’autres partenaires régionaux. La députée de Compton-Stanstead, Marie-Claude Bibeau, ministre du Développement international et de la Francophonie, ainsi que celui de Mégantic, Ghislain Bolduc, se sont joints au groupe dans le cadre d’un cocktail permettant le réseautage.

En guise d’introduction et s’adressant aux élus, le directeur général de la MRC et du CLD, Dominic Provost, s’est avéré clair dans ses propos « on veut augmenter et développer la confiance envers la MRC. On veut que vous rencontriez les gens qui travaillent. » Le préfet, Robert Roy, ajoute : « on veut que les élus voient dans quoi ils investissent. »

Les élus ont été regroupés en petite équipe de cinq. Leur première tâche était d’associer différents thèmes sous les responsabilités adéquates du genre mandat gouvernemental dévolu à la MRC, mise en commun avec la MRC et municipalités. Cet exercice terminé, chaque groupe se dirigeait vers un des dix ateliers pour en découvrir la nature et passait au suivant après dix minutes, de façon à obtenir une vision globale de la MRC et du CLD. Plusieurs champs d’expertise pouvaient être regroupés dans un atelier; parmi ceux-ci, on remarquait entre autres les loisirs, le transport HSF, la démarche globale et intégrée, environnement (programme de gestion des matières résiduelles), sécurité publique, comité incendie, aménagement des cours d’eau, plan d’action local pour l’économie et l’emploi (PALÉE) et services aux entreprises.

Plus de 65 personnes participaient au cocktail, visiblement au grand plaisir du préfet. Misant sur la fierté, ce dernier mentionnait : « j’ai hâte d’entendre dire je fais partie du Haut-Saint-François. Pour moi, c’est important. » M. Roy parle des améliorations apportées au bon fonctionnement de la MRC. « Je sais, ce n’est pas parfait, mais je peux vous assurer qu’on va s’améliorer. » D’ailleurs, c’est avec fierté que le préfet a mis à l’avant-plan le travail du personnel de la MRC et du CLD, sans oublier la participation des élus.

Réactions
Pierre Reid, nouveau conseiller à la municipalité de Westbury, qualifie l’exercice de « très intéressant. Ça permit de démystifier la MRC et surtout de savoir où va notre argent des contribuables. Ils ont été très respectueux envers les nouveaux élus. C’est plus gros que je pensais et les gens sont dynamiques. Comme conseiller, je vais m’assurer que l’argent qu’on envoie à la MRC va continuer à être bien géré. » Sébastien Alix, également nouveau conseiller à Lingwick, qualifie l’expérience de « très intéressante. J’ai bien aimé le petit marathon. Ça nous donne des outils. J’ai été frappé par l’étendue et la diversité entre les postes. C’est surprenant de voir autant de législatifs que du pratique terre-à-terre. Ils sont ouverts au dialogue et je les voie comme des collaborateurs. » Marjolaine Larocque et Isabelle Bibeau, deux nouvelles conseillères à Dudswell, sont satisfaites de ce qu’elles ont vu. « On a affaire à des gens professionnels et compétents », d’exprimer Mme Bibeau. Sa collègue ajoute avoir été impressionnée par « l’étendue des dossiers. » « Je ne pensais pas qu’il y avait autant d’employés », d’ajouter Mme Bibeau. Elle admet qu’elle n’avait pas vraiment d’idée du fonctionnement de la MRC. « Je ne savais pas de quoi il en retournait. » Pour sa part, Mme Larocque mentionne « je vais les appeler plus souvent. » Au terme de la soirée, le préfet était convaincu que l’exercice avait atteint l’objectif de créer un rapprochement.

Transfert de 60 élèves de Bury vers Scotstown

L’école du Parchemin, à East Angus, étant au maximum de sa capacité, la Commission scolaire des Hauts-Cantons (CSHC) projette de déplacer une soixantaine d’élèves vivant à Bury vers l’école Saint-Paul de Scotstown, dès le mois de septembre prochain. Les parents de ces enfants lancent un cri du cœur afin qu’une autre solution soit trouvée d’ici là.

Les parents de Bury ont été informés du projet de relocalisation une première fois en mai 2017. L’école primaire du Parchemin accueillait alors 468 élèves pour l’année scolaire 2016-2017. Elle prévoyait atteindre le nombre de 525 d’ici 2021. Déjà, plusieurs modifications d’organisation avaient été apportées à l’établissement. Dans un résumé de rencontre de parents, la direction de l’école mentionnait « le retrait des locaux des spécialistes, qui se déplacent maintenant dans les classes des titulaires, le jumelage de groupes d’éducation physique et l’utilisation de la salle des dineurs pour certains cours d’éducation physique. » De son côté, l’école Saint-Paul à Scotstown n’a que 23 élèves pour une capacité d’environ 100.
Lors d’une deuxième rencontre s’étant tenue en novembre 2017, la CSHC informe les parents que plusieurs scénarios ont été étudiés, mais que le seul retenu demeure le transfert des élèves de Bury. Pour ce faire, les critères d’inscription à l’école du Parchemin devront être revus en modifiant ses bassins ou territoires d’appartenance.

C’est à ce moment que des parents d’élèves ont décidé de se mobiliser et d’entamer des démarches pour éviter le transfert. On retrouve parmi eux Annie Duhaime et Lisa Yargeau-Dubé. La première a deux enfants présentement en 1re et 3e année, alors que son troisième commencera l’école en septembre prochain. Du côté de Mme Yargeau-Dubé, celle-ci a un enfant en 1re année et un second qui sera à la maternelle lors de la prochaine rentrée scolaire. Dans leur secteur de la rue Stokes, ce sont une quinzaine d’enfants qui sont concernés par la possibilité de transfert.

Les conséquences d’un transfert
« On est justement établis en région parce que c’est moins dispendieux pour une famille nombreuse comme la nôtre. Et là, on veut nous éloigner encore plus », déplore Mme Duhaime, mère de quatre enfants. « La majorité des parents de Bury travaillent à East Angus ou Sherbrooke. L’école du Parchemin, pour nous, est située du “bon bord” de la ville. En devant aller à Scotstown, on s’enfonce vers la campagne. »

Mme Duhaime croit que le transfert d’élèves pourrait affecter le développement de la municipalité de Bury. « Ce transfert va vraisemblablement aider à dévitaliser notre municipalité. Dèjà, des familles se questionnent sur la pertinence de rester à Bury ou sont déçus de venir tout juste de s’y établlir. »

Le directeur général de la CSHC, Martial Gaudreau, reconnait l’inconvénient que poserait un transfert pour les parents travaillant en sens opposé. « La commission scolaire est déjà en train de regarder des solutions exploratoires, comme un service de garde satellite à Bury. » Dans ce scénario, les élèves iraient à l’école à Scotstown et se rendraient à Bury en autobus en dehors avant et après les cours.

Hormis l’aspect pratique que l’école du Parchemin se trouve sur le chemin du travail pour certains, M. Gaudreau considère qu’il n’y aurait pas de réelle différence pour les élèves. « On a calculé qu’un enfant de Bury parcourait 16 km pour aller à l’école à East Angus, tandis qu’il en mettrait 20 pour se rendre à Scotstown. Le temps de trajet en autobus reste similaire dans les deux cas. »

Là-dessus, Annie Duhaime est d’un autre avis. Le tronçon de la route 214 pour se rendre à Scotstown est quant à elle bien plus dangereux que le chemin utilisé par les autobus scolaires pour relier Bury à East Angus. Depuis que son premier enfant a commencé à fréquenter l’école du Parchemin, Lisa Yargeau-Dubé dit avoir assisté à cinq remorquages d’autobus scolaires en l’espace d’un an et demi. Elle anticipe déjà les problèmes si ses enfants ont à faire le chemin vers l’est.

Autres solutions envisagées
Face au problème de surpopulation de l’école du Parchemin, la CSHC autant que les parents ont considéré différentes options. Martin Gaudreau, DG de la CSHC, confirme que cinq scénarios ont été étudiés par le conseil des commissaires. Deux d’entre eux étaient l’utilisation de l’école anglophone Pope Memorial de Bury, sous la juridiction d’Eastern Townships School Board, et l’agrandissement de l’école du Parchemin. Or, « dans un contexte de surplus de clientèle, le ministère de l’Éducation accorde des subventions pour construire ou agrandir seulement si la commission scolaire n’est pas en mesure de relocaliser les élèves dans une école des environs », informait la CSHC dans une lettre adressée aux parents.

Lisa Yargeau-Dubé déplore l’argument financier, alors que le projet de loi 166 ferait baisser le niveau de taxes scolaires. « On nous dit qu’on ne peut pas dépenser, mais on s’apprête à baisser les taxes. » Celle-ci dit préférer continuer à payer son niveau de taxes actuel pour maintenir et améliorer ses services.

Depuis le début de leurs démarches, Mmes Yargeau-Dubé et Duhaime ont obtenu l’appui du conseil d’établissement de l’école du Parchemin, des municipalités de Bury et d’East Angus, de même que celui du député de Mégantic, Ghislain Bolduc.

Malgré leur crainte que la décision finale ne soit jouée d’avance, les deux mères continuent leurs démarches. Il est possible de signer la pétition qu’elles ont créée aux bureaux municipaux de Bury et d’East Angus, de même qu’au magasin général de Bury et Dépanneur East Angus.

La décision finale se prendra le 30 janvier lors du conseil des commissaires de la CSHC.

Déplacement d’élèves de l’école de la Source-Vive

C’est ce mardi que le conseil des commissaires de la Commission scolaire régionale de Sherbrooke (CSRS) devait trancher quant au déplacement temporaire d’un an, d’une cinquantaine d’élèves de l’école primaire de la Source-Vive à Ascot Corner vers l’école Notre-Dame-des-Champs de Stoke. Malheureusement, le journal était déjà imprimé au moment de la prise de décision.

Rappelons que le comité de révision du territoire devait déposer une recommandation sur laquelle les commissaires doivent trancher. La problématique découle de l’augmentation des inscriptions d’élèves pour la rentrée scolaire dès septembre prochain et des années à venir. Présentement, l’école de la Source-Vive compte 302 inscriptions. Ce nombre pourrait grimper à 320 l’an prochain et poursuivre sa croissance au cours des années à venir. Une demande d’agrandissement prioritaire de cet établissement scolaire a été déposée par la CSRS auprès du ministère de l’Éducation. Dans l’hypothèse d’une réponse positive souhaitée vers juin 2017, l’agrandissement pourrait s’échelonner sur une période d’un an, d’où le déplacement temporaire, explique-t-on du côté de la CSRS.

L’ensemble des parents, enseignants et équipes-écoles ainsi que le conseil municipal d’Ascot Corner ont signifié leur opposition au déplacement d’élèves lors d’une soirée d’information organisée par la CSRS, à l’école de la Source-Vive. Mme Fanny Brunelle, membre du conseil d’établissement, a présenté un sondage réalisé auprès du service de garde, des enseignants et des parents démontrant une forte majorité en faveur du statu quo. Même la direction d’école croit qu’il est possible de s’ajuster en conséquence. Mme Brunelle a présenté lors de l’assemblée publique à laquelle participaient plus de 70 personnes, parents et membres du personnel de l’école, un plan d’aménagement des espaces permettant d’accueillir tous les élèves. Mentionnons que sept des 16 commissaires de la CSRS étaient présents lors de la soirée d’information. Les parents se sont également exprimés lors de la rencontre, mentionnant les inconvénients encourus pour le déplacement d’une seule année. Au terme de la soirée, M. Simon Filteau, président du comité de révision du territoire, mentionnait « je peux vous l’assurer, le projet n’est pas canné. »

Le comité avec Mme Brunelle à sa tête est revenu à la charge lors de la réunion du conseil des commissaires le 16 janvier. Elle a déposé auprès du comité de révision du territoire ainsi qu’à tous les commissaires un récent sondage réalisé auprès des parents, les 11 et 12 janvier derniers, ainsi que toute la documentation démontrant le bien-fondé de maintenir le statu quo. Mme Brunelle mentionne que ce sondage a été réalisé auprès de 203 familles. De ce nombre, 115 ont répondu et 107 se disaient en faveur du statu quo et huit en faveur d’un transfert.

Mairesse
Au terme de la rencontre à laquelle plusieurs parents se sont exprimés, la mairesse d’Ascot Corner, Nathalie Bresse, semblait confiante quant à la prise de décision à venir. « Je suis très satisfaite de la réunion, il reste aux commissaires de comprendre le message. À la municipalité, on trouvait un manque de conviction de l’école, mais je suis agréablement surprise. Le conseil d’établissement, les enseignants, le personnel de soutien et la direction de l’école ont pris ça en main. » Mme Bresse réitérait sa confiance. « À un moment donné, il faut que tu écoutes la population. Je suis confiante, c’est quand même des gens sensés. » Rappelons que le député de Mégantic, Ghislain Bolduc, s’est déjà engagé à faire pression auprès du ministre de l’Éducation pour que l’agrandissement de l’école primaire de la Source-Vive soit retenu.

actualite

Budgets municipaux 2018 – Deuxième partie

Étant donné les élections municipales de novembre 2017, les administrations locales ont jusqu’au 31 janvier pour déposer leurs prévisions budgétaires. Un article paru dans notre dernière édition faisait état des budgets ayant été adoptés en décembre 2017 par huit localités du Haut-Saint-François. Voici les municipalités restantes.

Bury
La municipalité de Bury a adopté un budget équilibré de 1 986 731 $, en augmentation de 3 % par rapport à 2017. Le taux de la taxe foncière demeure à 0,5465 $ par 100 $ d’évaluation. Si on ajoute à ce taux les taxes de la MRC et de la SQ, on passe de 0,7038 $ en 2017 à 0,7072 $ par 100 $. Toujours au chapitre des taxes citoyennes, on note l’ajout de deux nouveaux règlements d’emprunt, par rapport à 2017, pour une niveleuse et une chargeuse. La cueillette des ordures et des matières recyclables demeurent à un tarif de 148,75 $ par résidence. Les réseaux d’aqueduc et d’égouts connaissent une légère hausse, respectivement de 2,25 $ pour s’élever à 192,25 $ et 4,75 $ atteignant un total de 144,75 $ pour l’égout.
Les sommes de taxation municipale représentent 66 % des revenus de la municipalité. Du côté des dépenses, le transport représente la plus grande partie de celles-ci (28 %), l’administration générale (25 %) et la sécurité publique (12 %). L’administration est le seul département pour lequel les dépenses se sont maintenues, avec seulement 20 $ de différence entre 2017 (495 858 $) et 2018 (495 878 $). À moyen terme, la municipalité prévoit un montant de 650 000 $ pour la construction d’une caserne de pompiers en 2019. Finalement, l’achat de 222 compteurs d’eau au coût de 350 $ l’unité (pour un total de 77 000 $) se fera également au courant de 2018.

Dudswell
La municipalité de Dudswell a approuvé un budget de l’ordre de 2 830 757,02 $, une hausse de 8 % par rapport à 2017. Celle-ci est justifiée en partie par l’augmentation des frais de cueillette des déchets. Les trois services d’ordures, récupération et de compostage font un bond de 81 % en passant de 112,18 $ par unité en 2017 à 202,97 $ cette année. Autrement, le taux de taxation demeure inchangé à 0,847846 $ du 100 $. Ce taux comprend les taxes foncières générales, le financement des barrages et la taxe de la Sûreté du Québec. Les postes de dépenses les plus importants restent encore cette année le transport (25 %), l’administration générale (24 %) et les loisirs et culture (16 %), qui passent cette année de la 5e à la 3e place. La reprise des activités culturelles et touristiques explique cette hausse.

Le vent de renouveau qui a soufflé sur la mairie et les conseillers a amené nombre de projets municipaux. Parmi le lot, on retrouve l’amélioration du centre communautaire et bâtiments de loisir, l’ouverture d’une rue dans le secteur Bishopton, l’implantation du compostage et le resurfaçage de plusieurs rues. À ce sujet, une consultation publique est prévue dans les prochains mois afin de déterminer les priorités et ainsi élaborer un programme triennal.

Canton de Hampden
Le Canton de Hampden adoptait son budget le 22 janvier, soit après la date de tombée du journal.

La Patrie
Les prévisions budgétaires de La Patrie pour l’année 2018 sont de 1 176 248 $, soit une variation d’à peine +0,2 % par rapport à 2017. Le taux de taxes en vigueur sera de 0,6972 $ par 100 $ d’évaluation, soit une légère baisse de 0,0052 $ avec l’année précédente. Ce taux comprend la taxe générale foncière et celle de la Société québécoise d’assainissement des eaux (SQAE). Les taxes d’aqueduc et d’eaux usées sont en hausse, respectivement à 401 $ (+25 $) et 139 $ (+15 $). La collecte résiduelle connait une hausse de 30 $ (à 131 $), tandis que celle sélective baisse de 5 $ (à 66 $). Les postes de dépenses les plus importants demeurent le transport (36 %), l’hygiène du milieu (22 %) et l’administration générale (19 %). Le programme triennal d’immobilisations comprend des sommes de 30 000 $ pour l’achat de compteurs d’eau cette année. La rénovation de la salle municipale engrangera des dépenses de 150 000 $ répartis sur deux ans (2018-2019). En 2019, l’installation de jeux d’eau coûtera 30 000 $, tandis qu’un montant de 150 000 $ est prévu pour la réfection de la route 257 nord en 2020.

Saint-Isidore-de-Clifton
Le conseil municipal de Saint-Isidore-de-Clifton a approuvé ses prévisions budgétaires de 1 548 350 $ pour 2018. Le rôle triennal entré en vigueur le 1er janvier 2017 atteint 100 588 400 $ dans sa deuxième année. Le taux de la taxe foncière est établi à 0,895 $ par 100 $ d’évaluation. Le tarif de l’enlèvement des ordures est fixé à 145 $ par unité de logement et celui de la cueillette des matières récupérables à 75 $ par unité. Le tarif d’aqueduc s’élève à 0,59 $ du mètre cube tandis que celui pour l’égout est fixé à 2,70 $ du mètre cube. Les postes de dépenses les plus importants sont le transport (32 %), l’administration générale (16 %) et les règlements d’emprunts (15 %).

Westbury
Le budget de Westbury sera adopté le 29 janvier.

L’Église essénienne chrétienne fera appel

L’Église essénienne chrétienne contestera en Cour supérieure le jugement du Tribunal administratif du Québec (TAC) pour éviter de démolir ou déménager les bâtiments érigés sans permis, sur une partie de son terrain à Cookshire-Eaton.
Voilà ce qu’a laissé entendre le porte-parole de l’Église essénienne du Québec, Pierre-Simon Cleary, lors d’une entrevue accordée au bureau du journal Le Haut-Saint-François.

Mentionnons que le TAQ a confirmé, la semaine dernière, l’ordonnance rendue le 8 septembre 2016 par la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) en vertu de l’article 14 de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles (LPTAA). La décision du TAQ stipule de remettre le lot 4 486 644 du cadastre du Québec dans son état antérieur dans un délai de 60 jours, et démolir ou déménager tous les bâtiments résidentiels et accessoires, roulottes, maisons mobiles, atelier d’ébénisterie, démanteler toutes les installations et bâtiments voués au culte (monument en l’honneur de l’archange Gabriel et statues, marches et escaliers), démanteler ou retirer du lot la tour de télécommunications.

Une vingtaine de bâtiments seraient sous le coup de cette ordonnance. Une soixantaine de prêtres et leur famille vivent sur le lot qu’ils considèrent comme leur monastère. Dans la décision, il est mentionné qu’à défaut d’obtempérer, la Commission s’adressera à la Cour supérieure, conformément aux articles 85 et suivants de la Loi, pour assurer la sanction de la présente ordonnance.

Esséniens
M. Cleary mentionne ne pas être surpris de la décision du TAQ tout en admettant que les membres étaient déçus, mais pas en colère. « Notre avocat, Me Cabana, nous avait préparés à cette situation-là. Il nous avait dit que c’est possible qu’on aille en appel. Il y a eu un conseil d’administration de l’église mère au niveau international, une rencontre d’urgence et ils ont dit : on va en appel de la décision au niveau de la Cour supérieure », d’exprimer le porte-parole de l’église pour le Québec. Ce dernier mentionne que certains arguments présentés dans le document ne sont pas tous réfutés. « Les propos tenus par le Tribunal administratif du Québec, c’est qu’il n’a pas les pouvoirs de renverser cette décision-là. Le seul pouvoir qu’il détient, c’est de dire : écoutez, la décision qui a été prise est bonne ou mauvaise au point de vue légal. Eux, ils disent que la décision prise par la CPTAQ au niveau légal est correcte et donc pour entendre des arguments qui seraient plus en profondeur, c’est la cour supérieure qui va vraiment pouvoir entendre ces arguments-là. Nous, l’objectif, c’est de régler cette situation-là le plus rapidement possible pour pouvoir entreprendre le développement de l’église ici au Québec », d’ajouter M. Cleary.

Pas pour l’instant, mais à plus long terme, les membres de l’église situés à Cookshire-Eaton aimeraient entreprendre une discussion avec la Ville pour « qu’elle comprenne c’est quoi notre projet et comprenne c’est quoi nos objectifs. Parce qu’on comprend que la Ville est dans une situation ou elle doit faire respecter les lois municipales et notre projet au niveau des lois municipales, on comprend que c’est particulier, c’est un projet qui est difficile à comprendre, c’est un projet qui nécessite même de nouvelles approches par rapport à la façon dont les lois ont été écrites ici », de compléter M. Cleary.

Ville
La mairesse de Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe, est satisfaite de la décision du TAQ. « On est contents pour la ville et pour les agriculteurs. » Avouant ne pas avoir pris connaissance de la décision au moment de l’entrevue, Mme Lapointe mentionnait « ça me semble être basé sur l’équité. » D’autre part, quant à une rencontre éventuelle avec les représentants de l’Église essénienne chrétienne, Mme Lapointe mentionne ne pas avoir d’objection, mais concernant le présent dossier « c’est la CPTAQ qui a ça entre ses mains. »

Les citoyens de Cookshire-Eaton se relèvent de l’innondation

La mairesse de Cookshire-Eaton faisait récemment un retour sur les conséquences de l’inondation éclair causée par la rivière Eaton lors d’une entrevue radio. Celle-ci a parlé de « grosses pertes », principalement des électroménagers tels que frigo et congélateur, pour certains résidents de la rue Eaton.

François L’Heureux a eu une accumulation d’eau de 1,5 m dans son sous-sol en l’espace de 10 minutes, le vendredi 12 janvier. La voiture de sa conjointe avait étouffé sur le coup.

Aline Shank a eu de l’eau qui est montée jusqu’au niveau de son garage. Sa maison n’ayant pas de sous-sol, les dommages sont limités dans son cas. « J’ai un panneau de laine isolante de 10 pieds qui est tombé d’en dessous de la maison. Je vais devoir faire vérifier ça. »

Danny Yergeau a eu une infiltration d’eau dans son sous-sol. La pièce n’étant pas complètement aménagée, il s’en tire avec un chauffe-eau à changer et beaucoup de ménage. « Samedi matin, on a vu les voisins sortir tous leurs meubles du sous-sol. Ils ont tout jeté », confiait-il récemment en entrevue. Le sinistré considère que la Ville aurait dû en faire plus pour prévenir l’embâcle à l’origine de l’inondation.

Là-dessus, Martin Tremblay, directeur général de Cookshire-Eaton, est d’un autre avis. Une équipe de la Ville surveillait la rivière Eaton depuis la veille, le jeudi 11 janvier. D’habitude, le niveau de la rivière montera graduellement, laissant le temps d’évacuer. Avec les grands froids qu’il y avait eu quelques jours auparavant, le sol était gelé en bloc. Lors de la hausse subite des températures du 12 janvier, l’eau de fonte a ruisselé vers la rivière au lieu d’être absorbée par le sol, comme c’est le cas au printemps.

La rivière Eaton étant à ce moment gorgée de blocs de glace et de débris, un embâcle s’est formé en aval au pont du chemin du Bassin. « D’habitude, on avertit les gens lorsque l’eau s’approche à 1 pied du pont. Mais là, 20 minutes avant, l’eau était encore à 6 pieds du pont. C’est ce qu’on appelle un flash flood », précise M. Tremblay. « La pelle mécanique était en route pour venir défaire l’embâcle, mais la pression de l’eau l’a défaite naturellement. On ne pouvait pas prévoir une situation comme celle-là. On a eu 20 minutes pour réagir. C’était du jamais-vu. »

Le vendredi 12 janvier, la Ville de Cookshire-Eaton a lancé un ordre d’évacuation vers 15 h pour une trentaine de résidences, visant ainsi 70 citoyens dans le secteur des rues Eaton et Bellevue. La majorité de ceux-ci se sont rendus chez des proches. La dizaine restante a trouvé refuge à l’hôtel de ville. Deux familles ont eu recours aux services de la Croix-Rouge. On ne dénombre aucun blessé. Vers 16 h, l’embâcle s’est défait naturellement. Les résidents ont pu regagner leur domicile en soirée.

Moins d’une semaine plus tard, les citoyens de Cookshire-Eaton touchés par l’inondation deviennent admissibles au Programme général d’aide financière lors de sinistres réels ou imminents de la Sécurité publique du Québec. Ceux-ci auront jusqu’au 15 avril pour réclamer.

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