Alphabetisation HSF

Journée de l’alphabétisation : Le CSEP sensibilise ses partenaires

Nous apercevons les participants à l’avant-midi de sensibilisation à l’analphabétisme.

Le Centre de services éducatifs populaires du Haut-Saint-François (CSEP) a profité de la récente Journée de l’alphabétisation pour tenir une activité de sensibilisation auprès de ses partenaires qui travaillent avec des gens analphabètes, mais sans nécessairement le savoir.

Divers intervenants du Carrefour jeunesse-emploi (CJE), de Moisson Haut-Saint-François, de la Corporation de développement communautaire (CDC) et des Cuisines collectives en savent un peu plus sur les subtilités des gens analphabètes fonctionnels qu’ils peuvent côtoyer.

L’équipe du CSEP avait préparé un menu d’activités afin de permettre aux participants de bien comprendre la réalité d’être analphabète fonctionnel. Jeu interactif sur l’analphabétisme, causerie autour d’un café, discussions avec des apprenants du CSEP, présentation vidéo de mini conférence du chercheur Daniel Baril sur l’analphabétisme et du psychologue Égide Royer sur le décrochage des jeunes garçons ces dernières années. À cela, s’ajoutait un petit exercice amusant de lecture rédigé par une personne analphabète fonctionnelle. Ce dernier exercice, précise Nawel Amokrane, directrice du CSEP, visait « à se mettre dans la peau d’un analphabète et décoder ce qu’il a écrit, comment lui va décoder ce que nous nous écrivons. Combien de temps prend-on pour lire et comprendre le texte. »
Témoignages
Deux personnes ayant fréquenté le CSEP ont bien voulu parler de leur expérience. Mélissa, domiciliée à East Angus et anglophone de naissance, est fière d’avoir complété son parcours au CSEP. Avouant être timide de nature, elle a apprécié l’accompagnement dans son cheminement pour l’amener à un autre niveau. Elle est déterminée à atteindre son objectif de compléter un diplôme d’études professionnelles (DEP) en coiffure et ouvrir son salon de coiffure. Pour sa part, Marie-Eve, domiciliée à Cookshire, a mis plusieurs années à compléter sa formation au CSEP, mais y est arrivée. Son objectif est également d’obtenir un DEP soit pour devenir éducatrice en milieu de garde ou agente administrative dans un CPE.
Satisfaite de l’initiative auprès des partenaires, Mme Amokrane ajoute qu’un webinaire est en préparation et visera également la sensibilisation et la communication. « Ça aussi reconnaître le non verbal, le verbal de ces personnes, c’est important. Ce n’est pas écrit sur leur front qu’ils sont analphabètes, mais de les reconnaître, c’est très important parce qu’on a constaté avec la pandémie qu’ils sont de plus en plus jeunes. » La directrice précise que 90 % des personnes fréquentant le CSEP sont âgées entre 20 et 30 ans. « C’est comme si le portrait a changé, ils ont décroché de l’école, sont allés travailler, après ils reviennent ne savent pas quoi faire, mais disent j’ai besoin d’un diplôme, les employeurs réclament un secondaire V. C’est le fléau qu’on est en train de voir », explique Mme Amokrane. Ces personnes sont vulnérables, ajoute-t-elle, et vivent parfois de l’itinérance sans le savoir. « Les jeunes vont dire ; je dors chez ma sœur, chez mon copain. »
Le CSEP offre toujours de la formation en présentiel. Afin de respecter les règles sanitaires, les groupes ont diminué de 10 à six personnes. Bien que la demande soit forte admet la directrice, « on essaie de répondre à tout le monde avec nos moyens. »

Porte ouverte La Passerelle du HSF

Portes ouvertes Les retrouvailles à La Passerelle : Belle participation

Nous apercevons Angélika, responsable de la mobilisation et vie associative transmettant des informations.

Plusieurs femmes du territoire ont répondu à l’invitation Portes ouvertes du Centre des femmes du Haut-Saint-François, La Passerelle, en effectuant une visite des lieux, rencontrer sur place les travailleuses et échanger dans une ambiance décontractée.

L’activité marquait la réouverture du Centre des femmes au grand public sans rendez-vous. Mentionnons que l’organisme offrait tout de même des services, mais l’accès au centre était limité en raison de la pandémie. Travailleuse à La Passerelle, Marilyn mentionne que l’activité Portes ouvertes se voulait une belle occasion d’échanger, de développer un sentiment d’appartenance et démystifier l’endroit dans une ambiance ludique et décontractée.

Les visiteuses, souriantes, ont eu l’occasion de découvrir la panoplie de services offerts tout en apprivoisant le Centre des femmes du Haut-Saint-François. Les participantes effectuaient un parcours de quatre tables où se trouvait une travailleuse qui expliquait la nature de son mandat et les services offerts.

Les visiteuses, explique Vee Langlois, travailleuse au centre, étaient informées sur le mode d’accueil, les types d’approches, la façon dont on peut utiliser le milieu de vie, les horaires, les types de formations que ce soit des travailleuses, les ateliers, la programmation et autres. Parmi les services offerts, on faisait part, au niveau individuel, de l’écoute, des rencontres personnalisées, de l’accompagnement juridique que ce soit pour déposer une plainte, pour remplir des documents, formulaires ou autres. On retrouve aussi des groupes de discussion et des ateliers. « On va aborder des problématiques qui peuvent paraître individuelle, mais là de les amener en groupe, ça les collectivise un peu plus, les expériences, voir qu’on n’est pas la seule à vivre ça », d’expliquer Vee Langlois. La Passerelle permet également de faire des actions collectives comme la vigile annuelle commémorative de l’attentat antiféministe de la polytechnique, les femmes et filles autochtones assassinées, disparues et autres. « On peut aussi faire de la mobilisation selon la volonté des membres », d’ajouter la travailleuse.
Outre la panoplie de services offerts, Marilyn ajoute que les utilisatrices peuvent compter sur l’accès à une tablette, à la bibliothèque contenant une foule d’ouvrages, à du matériel de base comme une trousse hygiénique ainsi qu’un service de laveuse sécheuse pour dépanner. Succinctement, le Centre des femmes du Haut-Saint-François, c’est : s’outiller, agir ensemble, prendre soin de soi et s’entraider. Les services sont offerts gratuitement. La Passerelle se veut un milieu inclusif ouvert aux femmes trans, aux femmes cis, aux personnes queer, non-binaire et les personnes en questionnement sur leur identité de genre. Les services peuvent être offerts en français, anglais, créole et espagnol. Marilyn rappelle qu’il n’est pas nécessaire de vivre une période difficile pour se présenter au centre. « On peut juste venir prendre un café et rencontrer d’autres personnes, discuter d’enjeux qui nous touchent. »

La Cantine d'Ascot Corner HSF

Maude Maher : La nouvelle génération de femmes d’affaires

Maude invite toute la population à commander des mets pour apporter ou savourer sur place sa bonne cuisine.

Dynamique, enthousiaste, débordante d’énergie et pleine d’idées, Maude Maher, propriétaire du restaurant La Cantine, à Ascot Corner, fait partie de la nouvelle génération de femmes d’affaires.

Âgée de 24 ans, la jeune femme a toujours su qu’elle voulait être en affaire et pas dans n’importe quoi, dans la restauration. Cette sphère d’activité, par les temps qui courent, n’est pas le secteur le plus facile et reposant. Pour Maude, cela importe peu, l’occasion s’est présentée et elle l’a saisie. « Au début, j’avais peur, je me disais, je vais m’occuper du restaurant et j’ai 23 ans (au moment de l’acquisition). Dans ma tête, c’était comme je connais rien. Mon père (Serge Maher) m’a aidée et fait comprendre que je l’avais déjà fait en travaillant dans d’autres restaurants. »

« Depuis que je suis jeune, je voulais avoir un restaurant, c’était mon rêve. » Maude s’y préparait puisqu’elle a complété une formation en cuisine. « J’ai travaillé dans de bons restaurants, mais cette idée là est toujours restée dans ma tête. » Sans oublier son rêve, la jeune femme a pris le temps de voyager à deux reprises, de par le monde et au pays. « Quand je suis revenue de voyage et j’ai vu que la cantine Les 2 frères était à vendre, bien là on dirait que ça été comme le déclic. C’est arrivé un peu par hasard. Je me suis dit que mon projet, que j’aimerais peut-être faire, peut se concrétiser. Dans mes plans, je voulais revenir à Ascot Corner, tout était parfait. »
Cette femme d’affaires avoue ne pas avoir suivi de formation spécifique pour gérer son entreprise, mais en revanche, elle profite des conseils de son père qui joue le rôle de mentor, précise-t-elle. « Moi, l’école, ça ne marche pas, je n’aime pas ça. J’ai commencé un cours gestion de commerce au Cégep, j’ai fait un mois. Mais je suis quelqu’un qui est bonne sur le terrain, j’apprends facilement. Je me suis dit si j’ai une entreprise, je vais
apprendre sur le tas parce que je sais que j’apprends mieux comme ça et c’est pas mal ça qu’on fait ici. »

Passionnée de la cuisine, Maude est bien consciente de la réalité du monde de la restauration. « C’est pas une qualité de vie exceptionnelle, des salaires assez bas, des heures de fou. Je fais des heures de fou ici, mais je vois que ça vaut plus la peine parce que c’est ma place. Si j’avais continué de faire ça ailleurs pour les autres, je n’aurais pas eu de vie de famille, de quoi de stable, j’aurais fait des horaires de soir, de fin de semaine tout le temps. Ça n’aurait pas été vraiment une récompense au bout. C’est une des raisons pourquoi je voulais être en affaires. » Ce domaine d’activité pour Maude « c’est bien plus valorisant. C’est tout mon menu, mes idées à moi, pis le monde aime ça. Ce qui me fait capoter, c’est de voir les gens qui aiment ma bouffe, c’est valorisant, ça donne juste le goût de continuer. » Pour l’instant, la propriétaire avoue ne pas avoir beaucoup de temps pour profiter de la vie. « C’est normal, on vient d’ouvrir un restaurant qui roule extrêmement bien. J’ai rarement travaillé dans des restaurants qui roulaient beaucoup comme ça. C’est comme un gros boum. Les gens aiment ça. Je suis confiante que ça va toujours rouler. On a quelque chose de tout de même classique, mais juste revisité. » Elle ajoute avoir un tempérament de leader. « Moi, j’ai toujours été quelqu’un qui aimait leader du monde, je ne suis pas une suiveuse. J’ai toujours été bonne pour parler, donner mes idées et que les gens me suivent dans mes idées. » La propriétaire mentionne ne pas avoir de difficulté à gérer le personnel. « Ce qui a été le plus difficile, c’est d’avoir de la crédibilité envers les personnes qui étaient plus vieilles que moi, mais ça va super bien. Je pense que j’ai une manière de faire qui est peut-être différente, je suis toujours un peu à déconner, mais en restant sérieuse, toujours gentiment. Je ne lève pas le ton. » Maude ajoute que ça fonctionne bien également avec ses fournisseurs. « Je ne sais pas, peut-être parce que je suis jeune, on dirait que je suis leur petite protégée, il n’y a pas de problème, je peux les appeler n’importe quand, ils peuvent me dépanner. »
Parmi ses tâches, Maude s’occupe du personnel, des commandes, des horaires, d’élaborer le menu, faire les recettes en passant par les commandes d’alcool. Elle avoue avoir des semaines bien remplies, mais trouve tout de même le temps de s’accorder deux journées de congé par semaine.
Projets
Pour elle, c’est clair dans sa tête qu’il n’est pas question de changer de domaine. « Moi, mon but, ça serait de délaisser tranquillement la cuisine pour être plus en avant, faire un peu de service, j’aime voir le monde et jaser. Pour le resto, je ne suis pas prête à dire que j’aimerais avoir des franchises, je ne suis pas là pantoute, j’ai quand même la broue dans le toupet. Je suis fonceuse, on ne peut pas dire jamais, mais moi, j’ai toujours voulu avoir un foodtruck et le règlement pour en avoir un, il fallait avoir un restaurant qui a pignon sur rue. Là, j’ai un restaurant, c’est possible, mais pas tout de suite. Mais, plus tard, avoir un foodtruck de la cantine, ça représenterait super bien. »

Ouvert depuis novembre 2020, La Cantine croît rapidement. Elle est passée de 4 à 13 employés en plus d’agrandir de superficie. Ouvert sept jours semaine de 11 h à 20 h, l’établissement peut accueillir 52 clients en temps dit normal. La jeune femme d’affaires est de son temps et mentionne être active sur les réseaux sociaux. « C’est pas juste un restaurant que le monde vient. Il y a eu un wave qui s’est créé sur les réseaux sociaux, les gens ils partagent, ils en parlent, c’est quelque chose. Il y a du monde qui vient de Rock Forest, de Magog, dîner la semaine. Ça, c’est ma fierté, je suis vraiment contente », d’exprimer les yeux pétillants Maude.

entrepreneure accomplie

Comment devenir une entrepreneure accomplie ?

Vous caressez le projet de devenir une femme d’affaires prospère et de diriger votre propre entreprise ? Voici quelques conseils qui feront de vous une entrepreneure épanouie !
Croyez en vous : votre confiance en vos capacités est essentielle pour que les autres puissent croire à leur tour en votre produit ou votre service, qu’il s’agisse de vos investisseurs ou de vos employés. Ceux-ci formeront alors avec vous une excellente équipe.
Ayez une mission : avoir un but, y tenir « mordicus » et en faire votre mission commerciale est un indice de votre future réussite. Sachez également ce qui vous différencie des autres professionnels et, surtout, soyez passionnée !
Préparez-vous mentalement : un bon état d’esprit vous permettra de faire face à de nombreuses épreuves. De même, acceptez les échecs qui parsèmeront vo­tre parcours, puisqu’ils feront partie de votre processus pour atteindre la réussite.
N’hésitez pas à foncer : arrêtez de douter ou de vous éterniser dans les préparatifs et démarrez votre entreprise, et ce, même si vous n’avez pas toutes les ressources en main. Vous obtiendrez les autres en cours de route. Profitez aussi de l’occasion pour parfaire vos connaissances grâce à des livres sur le sujet ou à des formations.
Gérez sainement votre temps : comme il n’est pas aisé de jongler avec vos multiples responsabilités professionnelles et familiales, osez déléguer certaines tâches. Ce n’est qu’en étant bien préparée sur ce plan et en sachant répartir le tout efficacement que vous y parviendrez.
Maintenant, à vous de jouer et de montrer au monde ce dont vous êtes capable !

Visite des églises HSF

Les Journées du patrimoine religieux à East Angus : L’église Saint-Louis-de-France suscite toujours un intérêt

Nous apercevons la jeune famille du couple d’East Angus Marie-Pierre Brassard et Raphaël Poulin ainsi qu’un couple de Sherbrooke.

Plusieurs visiteurs d’East Angus et de la grande région estrienne ont profité des Journées du patrimoine religieux pour découvrir les secrets de l’église Saint-Louis-de-France à East Angus.

Marie-Pierre Brassard et Raphaël Poulin sont de nouveaux arrivants d’à peine un an à East Angus. Diplômée d’un certificat en sciences des religions, Mme Brassard éprouvait une attirance naturelle envers ce lieu de culte. « On y pensait souvent, on passait devant l’église et on disait, ça l’air vraiment beau, faudrait qu’on aille la visiter et on n’avait jamais l’occasion. Quand on a vu les indications sur Facebook, on s’est dit on y va. »

Le couple avec leurs deux jeunes enfants a pris le temps cette fois. Ils se sont montrés impressionnés par leur visite. « On ne pensait pas avoir ce joyau dans notre village », d’exprimer M. Poulin. Les grands espaces à l’intérieur de l’église, le travail des boiseries, les vitraux, les statues et le style néogothique font partie des éléments forts que retient le couple. « C’est aussi intéressant d’avoir l’information de quelqu’un de l’intérieur. C’est vraiment pertinent au niveau historique de savoir. Ça valait la peine », d’ajouter Mme Brassard.

Un des guides, Fernand Roy, rappelait au cours de la visite d’une durée de 1 h à 1 h 30 l’histoire de la paroisse en passant par les missionnaires en 1884, la construction d’une petite chapelle, d’une église en 1895 jusqu’à la construction de l’église Saint-Louis-de-France entamée en 1920 et inaugurée en 1923. Toutefois, M. Roy ajoute que les travaux ont vraiment pris fin en 1927 et que selon l’architecte de l’époque, Louis Nolet, la facture globale s’élevait à 364 298 $. « Notre rôle, d’expliquer M. Roy, est de faire valoir les richesses qui se trouvent à l’intérieur. On essaie de valoriser même l’extérieur, comme la pierre de granit, la boiserie intérieure qui a été sculptée avec le style de fleuron qui représente la France. Notre église, c’est Saint-Louis-de-France, donc Saint-Louis est représenté un peu partout. On a aussi Saint-Patrick qui fait partie du décor parce qu’on a eu beaucoup d’Irlandais. » Parmi les nombreux attraits, les visiteurs ont eu droit de voir la crypte où reposent cinq prêtres et un organiste. Parmi les visiteurs, un couple de Sherbrooke se disait impressionné par la beauté et le souci du détail de l’église qu’il qualifiait supérieur à la cathédrale de Sherbrooke.

Pompiers de Cookshire-Eaton

Cookshire-Eaton rend hommage à ses pompiers

Nous retrouvons de gauche à droite le lieutenant Louis Laroche ainsi que les pompiers Michel Campagna et Luc Letendre. Dans le même ordre debout, on remarque Marie-Claude Bibeau, députée de Compton-Stanstead, André Ladouceur (pompier), Gilles L’Heureux (pompier), Éric Cloutier, directeur, Sylvain Dusseault, directeur adjoint, Sylvie Lapointe, mairesse de Cookshire-Eaton et Marcel Charpentier, chef de division.

La municipalité de Cookshire-Eaton a profité de la récente conférence de presse marquant l’inauguration du parc de l’étang Cloutier pour rendre hommage à ses pompiers du service de l’agglomération Cookshire-Eaton en remettant des certificats et médailles à ses pompiers comptant plus de 20 ans et 30 ans de service.

La mairesse, Sylvie Lapointe, accompagnée de la députée Marie-Claude Bibeau, et du préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert Roy, a remis des médailles du gouverneur général marquant les services distingués de 20 ans et 30 ans. Au-delà des médailles et certificats, Mme Lapointe a profité de l’occasion pour rendre hommage à l’ensemble des pompiers « qu’on estime et reconnaît leur travail, leur engagement envers les citoyens en cas d’incendie ou d’autres situations d’urgence. On peut-tu honorer leurs services au péril de leur vie dans chaque intervention et leur dépassement de soi à caractère exceptionnel. On peut-tu leur dire bravo pour votre contribution à devenir meilleur dans votre vouloir à faire ce métier si imprévisible et responsable. » Mme Lapointe ajoutait savoir de quoi elle parlait pour avoir été victime d’un incendie nécessitant l’intervention des pompiers.

Parmi les récipiendaires, neuf pompiers, Éric Cloutier, Yvon Laroche, André Ladouceur, Luc Letendre, Yvon Laroche, Louis Laroche, Michel Campagna, Bruno Rouleau et Stéphane Morissette ont obtenu la médaille de 20 ans de services distingués. Leurs confrères, Marcel Charpentier, Timothy Morrisson et Gilles L’Heureux ont obtenu la médaille de 20 ans et la barrette de 30 ans de services distingués.

Les intervenants ont profité de l’occasion pour remettre les diplômes aux 24 pompiers ayant complété avec succès une ou plusieurs formations. Le service d’incendie compte une conquantaine de pompiers.

Journée de l'Astronomie à Chartierville

Journée astronomie à Chartierville : Une 3e édition réussie

Nous apercevons l’astronome amateur, Raymond Fournier, donnant quelques informations sur le lancement de la fusée.

Près d’une cinquantaine de personnes, adultes et enfants se sont récemment donné rendez-vous sur le site de la côte magnétique à Chartierville, dans le cadre de la 3e édition de la Journée astronomie.
Diverses activités marquaient la journée. Les jeunes se sont amusés, au cours de l’après-midi, à peindre des masques tout en savourant des collations. Comme pour les éditions précédentes, le moment fort était sans contredit le lancement de fusées effectué par Raymond Fournier et son jeune assistant, Édouard Goyette. Ayant quitté Chartierville pour Longueuil, le dynamique astronome amateur ne pouvait manquer cette fête et c’est avec plaisir qu’il est revenu dans son ancien patelin. L’homme n’a pas changé et c’est avec sa fougue habituelle qu’il a su captiver l’attention des participants. Les amateurs d’astronomie ont également eu l’opportunité, en début de soirée, d’observer le ciel avec l’aide de télescopes. Bien entendu, M. Fournier y est allé de quelques explications, accompagnant les observateurs.

Claude Sévigny, conseiller municipal et un des organisateurs de l’événement, est satisfait de la participation dans ce contexte pandémique. « On a beaucoup de grands-parents qui apportent leurs petits-enfants ici, je trouve que ça fait un beau lien intergénérationnel », complète-t-il.

Communautés

Les aînés : des citoyens essentiels dans nos communautés !

Chaque année, la Journée internationale des aînés a lieu le 1er octobre. Celle-ci marque l’occasion de prendre un temps d’arrêt pour réfléchir à l’importante place qu’occupent nos aînés dans la société. Voici quelques exemples de leurs multiples contributions au quotidien :

Ils effectuent du bénévolat :
nombreux sont les aînés qui s’impliquent bénévolement au sein d’un organisme, et ce, plusieurs heures par semaine. Cela leur permet notamment de continuer à mettre leur savoir-faire au service de la communauté.
Ils agissent en tant que mentors : forts de leur expérience, les aînés sont bien positionnés pour accomplir un transfert de connaissances et de compétences auprès de jeunes ou de recrues au sein d’une entreprise.
Ils contribuent à l’économie : qu’il s’agisse de participer à des activités culturelles, comme les évènements sportifs ou les spectacles, de manger au restaurant ou de magasiner dans les commerces locaux, les aînés contribuent à faire rouler l’économie, même s’ils n’occupent pas d’emploi !
Ils s’impliquent dans les familles : la garde d’enfants, qu’elle soit occasionnelle ou régulière, est d’une grande aide pour les jeunes familles. En plus de rendre service à leurs proches, les aînés se transforment en modèles et participent à l’éducation des futures générations.
Aujourd’hui, pensez à remercier les aînés de votre entourage pour leur apport inestimable à la société !

Ainés

Troubles cognitifs : Les unités prothétiques : des lieux sécuritaires et adaptés

Le nombre d’aînés touchés par l’Alzheimer ou par une autre forme de démence ne fait malheureusement qu’augmenter d’an­­née en année. Au Québec, par exemple, le nombre d’individus atteints d’une telle ma­ladie pourrait s’élever à plus de 187 500 d’ici 2031. Les ré­si­dences dotées d’unités prothétiques sont toutes désignées pour loger ces person­nes nécessitant un environnement adapté.

Qu’est-ce que c’est ?
Une unité prothétique est un espace fermé et contrôlé pouvant accueillir un certain nom­bre de résidents présentant des troubles cognitifs. L’environnement est calme et aménagé pour que ceux qui y évoluent puissent s’y mouvoir librement et en toute sécurité. L’objectif de ces unités est de diminuer les contrariétés des aînés qui y habitent tout en maintenant leur autonomie fonctionnelle et psychosociale.

À qui cela s’adresse-t-il ?

Les unités prothétiques sont spécialement conçues pour les personnes souffrant d’Alzheimer ou d’une autre maladie semblable et qui présentent certains comportements, comme les hallucinations, l’errance, les changements d’humeur, la fugue et l’anxiété. Ces résidents conservent toutefois une assez bonne mobilité et sont donc en mesure de circuler seuls sans importants risques de chute.

L’un de vos proches est à la fois autonome et atteint de troubles cognitifs affectant son comportement ? Informez-vous sur la possibilité d’obtenir une place dans un établissement doté d’une unité prothétique !

Fatigue

6 conseils pour réduire la fatigue chez les aînés

Vous vous sentez de plus en plus fatigué à mesure que vous augmentez en âge ? Voici six conseils à mettre en pratique sans tarder pour rehausser votre vitalité !
Dormez suffisamment : que ce soit une nuit complète ou une plus courte accompagnée de siestes, un nombre adéquat d’heures de sommeil est le premier moyen de faire le plein d’énergie.
Mangez mieux : évitez de consommer des repas lourds et riches ou encore de sauter des repas et de peu vous alimenter. Préférez des mets légers entrecoupés de collations contenant des protéines et des glucides.
Songez aux suppléments alimentaires : si votre alimentation est parfois incomplète, votre fatigue peut être plus importante. Consultez votre médecin pour identifier vos besoins.
Bougez régulièrement : activez-vous modérément chaque jour selon vos capacités pour obtenir un regain d’énergie. Si vous faites beaucoup d’activités assises, pensez à prendre de petites pauses pour vous délier les muscles (marcher, danser, etc.).
Meublez vos journées : trouvez-vous de nouveaux passe-temps ou des projets qui vous garderont occupé et vous empêcheront d’éprouver de l’ennui.
Faites le plein de lumière : la luminothérapie, que ce soit grâce à la lumière du soleil ou à une lampe, vous permet de retrouver votre énergie et vous rend moins vulnérable à la fatigue.
Attention : si votre épuisement vous semble insurmontable, une visite chez votre médecin s’impose !

Amélie Lemay-Choquette

Théâtre des Petites Lanternes : Une artiste de la région fait son chemin

Amélie Lemay-Choquette, artiste de Cookshire-Eaton, voit son expertise reconnue dans la région de l’Estrie.

Amélie Lemay-Choquette, artiste de Cookshire-Eaton, fait son chemin dans le milieu à travers l’Estrie. Sélectionnée comme adjointe à la mise en scène pour le projet Quatre-Quarts du Théâtre des Petites Lanternes à Sherbrooke, l’artiste multidisciplinaire considère que c’est son expertise dans le projet Rurart qui l’a menée aussi loin.

Mis en place, il y a près de 10 ans, par la jeune femme, le projet Rurart lui a permis d’acquérir beaucoup d’expertise. C’est notamment pour cette raison que l’équipe du Théâtre des Petites Lanternes l’a contactée. Être membre de cette équipe est pour Mme Lemay-Choquette une expérience très enrichissante. Son rôle en tant qu’adjointe à la mise en scène consiste à diriger les artistes sur scène pour l’utiliser l’espace extérieur. « Dans le théâtre de paysage, l’environnement est un personnage en soi, alors on l’utilise autant dans la pièce que le comédien utilise ses lignes, son corps », exprime-t-elle. Bien qu’emballée par ce projet, le monde du théâtre est un nouveau défi pour l’artiste. « Le plus gros défi a été le peu de temps qu’on avait pour être le plus efficace possible. Comment transmettre la vision de la mise en scène en utilisant l’espace en peu de temps », ajoute-t-elle.
Son projet Rurart se poursuit pour une 10e année au printemps prochain. Avec la pandémie et la nouvelle vie de famille de Mme Lemay-Choquette, l’événement a dû être adapté. Outre le travail de mise en scène avec le Théâtre des Petites Lanternes, l’artiste a d’autres projets en tête. Le Conseil de la culture l’a approchée pour offrir un atelier. Elle doit donc créer un groupe multidisciplinaire d’échange et de travail collaboratif. « C’est prendre des groupes d’artistes et les guider dans le travail, ensemble et en lien avec l’environnement », explique-t-elle. Avec tous ces projets, la jeune femme se sent fière de constater que ses forces et son expérience sont maintenant reconnues.

Rachel

BOOK OF HOPE

After 21 months, we are still swept up in a COVID-19 pandemic caused by a knobbly virus called SARS-CoV-2. SARS, for severe acute respiratory syndrome. COVID-19, for coronavirus disease of 2019. We’re no longer saying “It’s going to be ok,” because we don’t really know.
Yet we hope, as an anthology of hope and resilience tells us. The book has just been launched, a collection of more than 160 short stories, memoirs, haiku, poetry, photos, drawings and paintings by 110 different contributors, in English. Submissions came from both adults and children, from both new and established writers, from within the Eastern Townships and from around the world.

The 303-page book, entitled Hope and Resilience in the Time of COVID, is edited by Rebecca Welton, with the support of an editorial board of Eastern Townships writers.
The initiative is part of the Write Here Write Now project offering writing workshops in the Eastern Townships, mostly by Zoom. It was originally funded by Canadian Heritage, and is now sponsored by Bishop’s University Lifelong Learning Academy (BULLA).
“Capturing emotional turmoil through poignant, humorous, and hopeful pieces, the works in this anthology offer us a glimpse into the fortitude and resilience of the contributors,” wrote Welton. “No matter who we are, or how the pandemic has affected us, this book is a remarkable example of the unequivocal power of art to bring us together.”
I’d love to know how many Haut-Saint-Françiscans will be published in the anthology, but I’m not sure yet. I do know Maple Leaf is well represented. John Mackley has a long story in in the book. It’s equal parts distant history, recent history, and future fiction. Three short pieces of mine also appear in it.
The launch is past, but the book’s publication is to be celebrated again on Sunday, October 3, at 3 to 5 p.m. Five contributors will speak and read from their work, including Gillian Eastley, Lynette Enevoldsen, RA Garber, Corey Toohey, and Alexandra Welton. The event is hosted by Brome Lake Books, 45 Lakeside Road, Knowlton. It will also be live-streamed on Zoom. To zoom with us, contact bulla@ubishops.ca to obtain the link.
The Hope and Resilience book contains many images in colour, explained Welton, so the paperback version is not cheap, at $27. It will be available in Townships bookstores, such as Black Cat Books in Lennoxville and Brome Lake Books in Knowlton, and via Amazon. The ebook will be available for $4.99. For more information, email bulla@ubishops.ca.
Profits will help support the free workshops offered by Write Here Write Now, and a percentage will go to COVID-related charities, according to Welton.

LIVING WITH ADDICTION
Supporting Your Loved One Living with Addiction is the topic of a free virtual workshop offered in English by Mental Health Estrie. The speaker is Anthony Berger, Clinical Supervisor at Dunham House, a residential treatment centre in Dunham, Quebec, for individuals suffering from mental health and concurrent disorders, including addictions.
The workshop is on Wednesday, October 6, at 2 to 3:15 p.m., and is open to all. For information or to register, visit Mental Health Estrie’s Facebook or Instagram pages, email outreach@mentalhealthestrie.com, or call 819-565-2388.
GET A PLASTIC PASSPORT
Here’s how to obtain a wallet-sized, plasticized vaccination passport for just $1. Diane Grenier is offering this service at the East Angus office of the Centre d’action bénévole du Haut-Saint-François. Call Diane at 819-560-8540 (press 9 for English). If there’s no answer, leave a message and Diane will return your call to get the information needed (full name, date of birth, medicare number, mother’s maiden name, date of first vaccine, and whether the vaccination was Pfizer, Moderna, or Astra-Zenica.)
Diane is the CAB’s English-speaking volunteer coordinator, and her office is located at 288 Maple Street, East Angus.
SEE LE HAUT LANDSCAPES
A new exhibition at the Cookshire-Eaton Art Gallery features landscape paintings inspired by the Haut-Saint-François, aka the Forgotten Townships. Le Haut en tableaux (The Haut in Paintings) displays the works of three artists – Ginette Djinn Bertrand, Diane Dugal, and John Ward – each with a very distinct artistic voice. The show is on Sundays only, from 12 to 4 p.m., until November 7, at Victoria Hall, 125 Principale West, Cookshire.
Ginette Djinn Bertrand of Scotstown is a multidisciplinary artist and musician. Her undulating forms and dreamlike landscapes sing in gentle colours; landscape as music. Her varied works can be seen on her Facebook page and that of her Galerie-atelier de Djinn, 44 Albert Street, Scotstown.
Diane Dugal of the Sherbrooke area has been painting for some time, but she completed a certificate in visual arts at the Université de Sherbrooke in 2020. She works in acrylics and other media, and plays with texture and colour in a space between abstraction and realism. It’s landscape as meditation. Examples of her work are on her Facebook page, dianedugalartistepeintre.
Since the 1980s, John Ward of Lingwick has been painting in oils, watercolours, ink, and mixed-media. He has focused on a variety of subjects, primarily expressionistic. It’s landscape as emotion. Some of his work can be seen at graphalba.com/jward/.
CHURCHES
Baptist. In-person Sunday services are with Covid-19 protocols in place (distancing; masks can be removed when sitting down; wear masks when singing, etc.). The service is in French at 9 a.m., and in English at 11 a.m. Persons with flu symptoms are asked not to attend services. The pastor’s message is also available on YouTube: For the link, contact Pastor Michel Houle at 819-239-8818.
Anglican. Bishop Bruce Myers continues to offer Home Prayers at 4 p.m., Sundays, on Facebook, and at quebec.anglican.ca (Worship Videos). Info: 819-887-6802, or quebec.anglican.ca.
United. Sunday services: For information about services in October, please contact: 819-452-3685; spiresta@hotmail.com; or United Eaton Valley Pastoral Charge (Facebook).
Do you have news to share? Call 819-300-2374 or email rawrites@gmail.com by October 4 for publication in October 13, or by October 18 for October 27.

Santé mentale

Santé mentale : L’importance de recharger ses batteries et de consulter

La pandémie de la COVID-19 a considérablement affecté (et continue d’ébranler) la santé mentale de bon nombre d’individus de tous âges et de tous milieux, et ce, au Québec comme ailleurs. Aînés, professionnels de la santé, parents, enseignants, adolescents, ouvriers… personne n’est à l’abri !
Du 3 au 9 octobre 2021 se déroule la Semaine de sensibilisation aux maladies mentales. Dans le cadre de cet évènement, le Réseau Avant de Craquer tient une campagne de sensibilisation rappelant à tous l’importance de prendre soin de sa santé psychologique.

Comment recharger ses batteries ?
Prendre soin de sa santé physique, c’est bien manger, dormir suffisamment, cesser de fumer (ou ne jamais commencer), etc. Or, pour garder le moral et protéger sa santé mentale, plusieurs stratégies sont recommandées, par exemple :
•Prendre quelques semaines ou jours de vacances (idéalement dans la nature) lors desquels vous pouvez véritablement «décrocher»;
• Cultiver votre vie sociale en faisant des activités agréables en groupe ou avec des amis;
• Pratiquer des loisirs (écriture, peinture, musique, etc.) qui vous permettent de concentrer votre attention sur autre chose que vos soucis.

Quand doit-on consulter ?
N’attendez pas d’être au bout du rouleau pour consulter un professionnel de la santé mentale. Vous devriez notamment prendre un rendez-vous si vous ressentez des symptômes reliés à vos émotions et à vos pensées :
• Perte d’appétit;
• Difficulté à vous concentrer;
• Sentiment d’être inutile;
• Sensibilité excessive aux critiques;
• Battements cardiaques rapides;
• Maux de dos;
• Céphalées;
• Irritabilité;
• Nuits difficiles (insomnie, réveils fréquents, etc.);
• Consommation abusive (ex. : alcool, médicaments, caféine).
Pour en savoir plus sur la campagne 2021 du Réseau Avant de Craquer et pour obtenir des outils pour vous ou l’un de vos proches, visitez le avantdecraquer.com.

CLD HSF

CLD du Haut-Saint-François : Embauche de trois nouvelles ressources

Le Centre local de développement (CLD) du Haut-Saint-François augmente ses effectifs de trois nouvelles ressources humaines qui œuvreront dans trois secteurs spécifiques, le développement industriel, la transformation numérique et l’accompagnement en gestion de ressources humaines.
L’ajout de personnel est possible grâce au financement d’Accès entreprise Québec. Chantal Ramsay veillera à recruter et répondre aux demandes de promoteurs à la recherche de locaux commerciaux ou industriels. Ayant œuvré à la Banque de développement du Canada (BDC) et la Corporation de développement économique communautaire de Sherbrooke (CDEC), ses compétences en gestion et en service aux entreprises, son bilinguisme et son habileté à créer et fidéliser des liens d’affaires et partenariats seront certainement un atout, mentionne-t-on dans un communiqué de presse.
Pierre-Alexandre Pelletier appuiera les entreprises dans leur transformation numérique. Son expertise, il sera en mesure d’aborder différents aspects que ce soit les systèmes de gestion pour la comptabilité, la gestion des ressources humaines (dont les horaires), la chaîne d’approvisionnement/de production, ou encore pour l’optimisation de routes de transport, la robotisation, le marketing (sites web, vente en ligne, rétention de clientèle), l’analyse et la recherche de solutions numériques.
Caroline Dufour, pour sa part, accompagnera les entreprises qui souhaitent faire de leurs ressources humaines un investissement stratégique rentable. Avec le projet CapitalRHsf, les entrepreneurs du territoire profiteront d’un suivi personnalisé afin de développer leurs compétences et assurer la continuité de leur développement. Mentionnons que Daniel Bérubé, Rémi Vachon, conseillers aux entreprises, Ana Oliveira, coordonnatrice en économie circulaire et Bernard Ricard, directeur adjoint, complètent l’équipe du service aux entreprises du CLD. Outre cette équipe multidisciplinaire au service du développement entrepreneurial, l’organisme comprend également une équipe dédiée au développement de projets collectifs, culturels et agroforestiers.

Sylvain Dodier du parti vert

Sylvain Dodier prône le bien-être humain par la gestion de la crise

La gestion de la crise climatique demeure la priorité pour Sylvain Dodier.

À l’approche des élections, Sylvain Dodier, candidat du Parti vert du Canada (PVC) dans Compton-Stanstead, le répète, la gestion de la crise climatique demeure sa priorité parce que selon lui, le bien-être humain passe par là. Alors que sa campagne est principalement virtuelle, M. Dodier prévoit quelques sorties en présentiel d’ici le 20 septembre.
Engagements territoriaux
M. Dodier prévoit d’abord représenter avec disponibilité et loyauté les citoyens de sa circonscription. Il tient également à défendre avec vigueur et ténacité les dossiers qui y sont rattachés. « Dans toute l’optique de la transparence qui fait tant défaut dans la politique aujourd’hui, je veux créer un site Internet de député qui favorise la transparence d’action. On va y retrouver mon agenda public, les comptes et dépenses », exprime-t-il.
Pour lui, il est également important d’organiser des assemblées publiques mensuelles pour mettre en place des consultations directes avec les citoyens et les élus municipaux. Il souhaite également créer un comité intergénérationnel représentatif des diversités du territoire et mettre en place, en partenariat avec le milieu, des bourses d’études pour les 16 ans et plus qui osent dépasser les barrières de genre, de rôle et de milieu pour se lancer un défi qui va dépasser les cadres. Un des engagements qui lui tient particulièrement à cœur est de transformer le bureau du député en un point unique d’accueil et de services. « Ça mettrait en œuvre, avec la collaboration des organismes et toutes les institutions de notre territoire, l’espèce de réseautage au quotidien qui est nécessaire pour prendre soin de la population », mentionne-t-il. Ainsi, en un seul lieu, les citoyens pourraient retrouver toute l’information concernant les services disponibles sur le territoire. Soutenir activement la structuration de l’économie verte et locale sur le territoire en favorisant l’achat de proximité de qualité, les jardins communautaires, les marchés publics, les services et les commerces de proximité font également partie de sa mission.
Communiquer plus aisément
Alors que le service d’Internet haute vitesse demeure une demande prioritaire chez les citoyens du Haut-Saint-François, le candidat du PVC affirme que son parti entend investir 400 M$ annuellement pour établir une stratégie universelle de services à large bande. « C’est la voie de communication la plus fréquentée au Canada. 80 % de la population l’utilise chaque jour que ce soit au travail ou à la maison. La crise climatique actuelle exige elle aussi, si nous voulons réellement prendre soin de la population, un investissement massif et rapide dans ce secteur d’activité », explique-t-il par voie de communiqué. La stratégie des Verts permettrait en quatre ou cinq ans d’atteindre toute la population canadienne et de créer des milliers d’emplois dans une économie plus verte. Selon lui, plusieurs secteurs de la circonscription de Compton-Stanstead sont mal desservis par l’Internet haute vitesse et il s’agit d’un dossier prioritaire à défendre à Ottawa.
Achat de médicaments et brevets
Alors que la crise sanitaire démontre l’importance d’une organisation efficace pour effectuer l’achat groupé de médicaments, le PVC propose la création d’un organisme pancanadien chargé de l’achat en gros des médicaments et de la réduction de la période de protection des brevets. Cela permettrait la fabrication de médicaments génériques beaucoup plus rapidement, estime le candidat. « Alors que nous sommes à l’ère des conséquences associées aux changements climatiques, de nouveaux impératifs se font sentir en matière de santé publique. La chaleur excessive, la piètre qualité de l’air, la contamination des eaux ainsi que l’incidence sur la santé mentale de catastrophes naturelles, de phénomènes météorologiques extrêmes et le déplacement des populations représentent des enjeux émergents importants », explique-t-il. Ainsi, le Parti vert du Canada réorienterait le mandat de Santé Canada pour englober la santé mentale, les problèmes de toxicomanie, la promotion de la santé et la prévention contre les maladies ainsi que les risques que posent les changements climatiques à la santé de la population canadienne.
Capsules vidéo informatives
Afin de présenter ses valeurs, le candidat présente de courtes capsules vidéo abordant différentes thématiques, notamment sur les gaz à effet de serre. « Depuis le premier rapport du GIEC (Groupe d’expert intergouvernemental sur l’évolution du climat), en 1990, les Libéraux et les Conservateurs se sont succédé à Ottawa, mais le Canada, depuis ce temps-là, a augmenté de 21 % des gaz à effet de serre. Le Canada n’a jamais atteint ses cibles de réduction et depuis six ans, ça ne fait qu’augmenter », exprime-t-il. Ces capsules ont jusqu’à maintenant une bonne réponse du public, estime-t-il. Selon lui, il est important qu’un politicien explique les problématiques, les comprenne et qu’il puisse bien informer les citoyens. C’est ce qu’il compte faire à travers ses capsules et ses publications.

Nathalie Bresse

Nathalie Bresse confiante d’avoir sa place à Ottawa

Nathalie Bresse est confiante d’avoir sa place à Ottawa.

Nathalie Bresse, candidate au Bloc Québécois, est sûre d’avoir sa place à Ottawa. Alors que les élections approchent, la mairesse d’Ascot Corner affirme que sa campagne se déroule comme prévu, malgré le peu de temps qu’elle a eu pour s’y préparer.
Combler les voix manquantes
Lors des dernières élections fédérales en 2019, le candidat du Bloc Québécois pour Compton-Stanstead, David Benoit, est arrivé deuxième avec seulement 3160 voix de différence avec Marie-Claude Bibeau, députée sortante de la circonscription. Cette différence de voix, Mme Bresse prévoit la combler. « Il faut aller voir les gens, il faut expliquer notre programme aux gens et avec la plateforme que M. Blanchet propose, je pense qu’on peut vraiment aller chercher ces voix-là », mentionne-t-elle. La candidate a confiance en son parti et en ses chances de représenter son comté. Elle veut être à l’écoute des besoins de Compton-Stanstead afin d’aller influencer et convaincre les dirigeants à Ottawa.
Priorités communes avec les citoyens
En participant aux marchés publics de la région et en allant à la rencontre des citoyens lors des différentes activités publiques, elle dit remarquer que les priorités de la population de la circonscription de Compton-Stanstead sont l’environnement, la gestion de l’offre et l’accessibilité aux travailleurs étrangers. Selon elle, les aînés ressentent aussi beaucoup d’injustice, notamment concernant l’aide financière fournie lors de la pandémie. Ces rencontres, précise-t-elle, lui confirment donc que les points importants qui lui tiennent à cœur sont les mêmes que ceux des citoyens.
Ayant conscience que le Bloc Québécois n’obtiendra pas la majorité au Canada, Mme Bresse croit fermement que ça s’annonce pour être un gouvernement minoritaire, que ce soit du Parti libéral du Canada ou du Parti conservateur du Canada. Toutefois, elle demeure sûre que son parti sera majoritaire au Québec. « Avec un Bloc fort à Ottawa, on va pouvoir faire passer et bouger beaucoup de choses », exprime-t-elle.
L’environnement au cœur du débat
Tel que confirmé par ses rencontres avec les citoyens, l’environnement est au cœur des préoccupations de la population. Selon la candidate, tant les libéraux que les conservateurs contribuent lourdement à l’industrie du pétrole. « On ne peut pas être pour l’environnement et voter pour subventionner massivement l’industrie du pétrole. C’est contradictoire ! », lance Mme Bresse. Selon elle, les 10 milliards de dollars qui subventionnent le pétrole devraient être utilisés pour faire un virage et investir dans l’énergie renouvelable. Bien que certaines provinces dans l’ouest du Canada puissent être craintives face à ce virage, la candidate estime que la province du Québec est précurseur dans cette initiative. Selon elle, certaines villes dans la province, telles que Val-des-Sources (anciennement appelée Asbestos) et Thetford Mines démontrent la possibilité d’un virage vert à grande échelle. « C’était des villes qui existaient grâce à l’industrie de l’amiante. Aujourd’hui, ça n’existe plus. Est-ce que ces villes-là sont fermées ? Non. Est-ce qu’elles ont eu des moments difficiles ? Oui. Est-ce qu’aujourd’hui ça va bien ? Très bien ! Donc pour les provinces dont l’industrie du pétrole est leur gros revenu, je pense qu’effectivement, il faut les aider à faire un virage vert », explique Mme Bresse. Au Québec, malgré la fermeture de plusieurs mines d’amiante, la province ne s’est pas effondrée. « Nous les Québécois, on est vraiment rendu à un virage vert, mais les libéraux et les conservateurs, c’est autre chose », estime-t-elle.
La candidate estime que le Québec est avant-gardiste sur bien des sujets touchant l’environnement. « On a juste à regarder quand il y a eu le glyphosate. L’Ouest canadien voulait l’augmentation du pourcentage de glyphosate et ici le Québec, nos agriculteurs disaient non », explique-t-elle, ajoutant que les propriétaires de terres agricoles ne veulent pas enlever ce produit complètement, mais ne souhaitent pas l’augmenter non plus. « Nos producteurs ici au Québec sont déjà prêts à vivre avec ce qu’on a présentement comme règles pour le glyphosate, mais pas l’Ouest canadien », précise Mme Bresse. Selon elle, cet exemple et bien d’autres démontrent que les Québécois sont prêts et sont déjà engagés dans le virage vert. En ayant un gouvernement minoritaire, elle croit que le Bloc Québécois va pouvoir pousser à ce que le Canada devienne un peu plus vert et non juste le Québec.
L’emploi
L’intégration des travailleurs étrangers temporaires en agriculture et dans tous les commerces est également un sujet qui préoccupe autant les citoyens que la candidate. « Tous les gens d’affaires ont besoin de travailleurs, je pense qu’il va falloir travailler très fort sur ce point-là », explique Nathalie Bresse.

Elle rappelle également son engagement et celui de son parti face à l’assurance-emploi. « Moi ce qui me tient à cœur, c’est l’assurance-emploi pour les maladies graves. Par exemple, une personne avec le cancer qui a 15 semaines de congé maladie, je pense que ça prend beaucoup plus que ça avec la réhabilitation et tout. Nous, ce qu’on propose, c’est 50 semaines. »

Marie-Claude Bibeau

Marie-Claude Bibeau estime être la mieux placée pour répondre aux besoins du milieu

La candidate libérale, Marie-Claude Bibeau, estime être la mieux placée pour répondre aux besoins de la population.

La candidate du Parti libéral dans Compton-Stanstead, Marie-Claude Bibeau, insiste sur l’importance pour les électeurs du comté et de l’ensemble de l’Estrie à voter en faveur des candidats de sa formation politique pour qu’ils puissent influencer le gouvernement en faveur des régions.

Son influence, comme membre du gouvernement et ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire avec ses collègues régionaux, a permis, estime-t-elle, d’orienter les décisions gouvernementales en faveur des régions.

Dans le Haut-Saint-François, précise-t-elle, au cours des 12 derniers mois, ce n’est pas moins de 4,8 M$ qui ont été investis dans divers projets que ce soit par le Fonds d’urgence alimentaire, Nouveaux Horizons, le logement rapide et autres. Mme Bibeau laisse entendre que son travail et celui des députés régionaux ont permis, entre autres, d’orienter des programmes de développement économique adaptés aux régions. Elle cite la TECQ qui est devenue le Fonds pour le développement des collectivités du Canada, autrefois accessible seulement aux municipalités et maintenant rendue plus flexible permettant d’inclure notamment des projets comme la caserne de pompiers Sawyerville à Cookshire-Eaton. Elle ajoute que le nouveau Fonds canadien de revitalisation des communautés, le Programme pour les bâtiments communautaires verts et inclusifs et le Fonds pour le transport actif ont été conçus pour être accessibles aussi aux organisations sans but lucratif. La candidate enchaîne en soutenant que le Fonds canadien de revitalisation des communautés (500 M$ sur 2 ans ADR) pourrait bénéficier au parc écoforestier de Johnville pour son pavillon d’accueil. « Quant au Fonds pour le transport actif (400 M$ sur 5 ans), il pourrait bien faire de la piste cyclable entre Saint-Isidore-de-Clifton et Cookshire-Eaton une réalité. Ça, c’est un bel exemple de l’influence des députés des régions du Québec au gouvernement qui sont capables de faire en sorte qu’on influence. Ça, c’est concret, c’est de l’administration de programme. Ma force, c’est d’avoir travaillé avec des gens de chez nous et avoir pu faire en sorte d’influencer des programmes, d’informer rapidement les leaders de notre communauté pour aller chercher le maximum. »
Agriculture
Au chapitre de l’agriculture, les producteurs souhaitant que le programme d’aide à l’isolement des travailleurs étrangers soit reconduit, voire bonifié, devront en faire leur deuil. Mme Bibeau rappelle que cette mesure correspondait à un programme d’urgence et non de compensation et ne sera donc pas reconduite. « Notre engagement, je pense, encore plus important pour les producteurs, c’est de simplifier le programme. Enlever de la lourdeur administrative, reconnaître les employeurs de confiance, donner plus de mobilité à la main-d’œuvre à l’intérieur du secteur agricole. »
Main-d’œuvre
La plateforme du Parti libéral prévoit une foule de mesure pour stimuler la pénurie de main-d’œuvre. Que ce soit par le biais de travailleurs étrangers, d’incitatifs fiscaux pour les aînés leur permettant de travailler à temps partiel, des programmes de formations, de développement des compétences, la réorientation, le programme pour des travailleurs vivant avec un handicap, de crédit d’impôt pour le transport, pour aider la mobilité de la main-d’œuvre. « Ce n’est pas une baguette magique pour tout solutionner, mais c’est quelque chose de concret qui va arriver rapidement. Ce sont des mesures à assez court terme. »
Femmes
La candidate se dit bien consciente de la détérioration des conditions de vie des femmes en général et dans le Haut-Saint-François. « On a ouvert des programmes pour venir en aide aux organisations, entre autres aux refuges, ouvert un programme qui permet à des organisations communautaires, régionales, de proposer des initiatives pour soutenir les femmes, pour lutter contre la violence, faire de l’éducation populaire. » Mme Bibeau mentionne qu’un projet pour venir en aide aux femmes dans le Haut-Saint-François est sur la table et faisait l’objet d’une analyse juste avant le déclenchement de la présente campagne électorale.
Logement social et communautaire
La rareté de logements se fait sentir dans le Haut-Saint-François comme ailleurs. Mme Bibeau rappelle à cet effet la stratégie du logement de sa formation politique tout en soulignant l’entente signée avec le gouvernement du Québec. « On a lancé dernièrement l’initiative de la création de logements rapide. » Du même souffle, elle rappelle l’aide fédérale de 1,2 M$ pour le projet de Coopérative d’habitation du Ruisseau Weedon.
Cours d’eau
La réglementation sur la navigation et la protection des plans d’eau tiennent particulièrement à cœur la députée sortante. D’ailleurs, les cinq candidats libéraux des Cantons-de-l’Est doivent rendre public leur engagement à offrir aux municipalités et aux MRC des moyens simples et efficaces pour gérer et réglementer la navigation de plaisance sur leurs lacs et leurs rivières afin qu’elles favorisent le libre accès tout en assurant la sécurité des plaisanciers et la protection de l’environnement.

Pierre Tremblay du parti conservateur du Canada

Pierre Tremblay s’engage à obtenir le maximum pour Compton-Stanstead

Le candidat conservateur, Pierre Tremblay, souhaite tirer le maximum du gouvernement qui sera élu au bénéfice de la population du comté.

À près d’une semaine de la tenue du scrutin générale, le candidat conservateur dans Compton-Stanstead, Pierre Tremblay, dit sentir une vague de mécontentement contre le chef du Parti libéral et premier ministre du Canada, Justin Trudeau. M. Tremblay entend bien capitaliser sur cette perception et sillonne le comté en clamant bien haut qu’il n’est pas un homme de promesses non tenues, mais d’action. « Ce que je sens sur le terrain, c’est un mécontentement généralisé contre M. Trudeau, ça, c’est évident.

Récemment, le dossier de l’aéroport régional de Sherbrooke a refait surface, M. Tremblay se réjouit du plan annoncé par son chef, Erin O’Toole, pour développer et moderniser les infrastructures régionales au Québec. « Notre chef a annoncé qu’il avait une enveloppe de prête pour les aéroports régionaux, il veut assurément les garder en vie. Moi, je ne ferai pas de promesses de ce côté-là. Mme Bibeau a fait ses deux dernières campagnes là-dessus et n’a pas livré rien. Alors moi, je m’engage à faire, c’est de garder ce dossier ouvert. » M. Tremblay prône un changement de stratégie. « Je crois qu’il a été principalement chapeauté par la Ville de Sherbrooke, mais je crois que pour arriver à avoir quelque chose d’intéressant de ce côté-là avec l’aéroport, il faudrait travailler beaucoup plus avec les MRC environnantes. Je ne pense pas que c’est juste une question pour Sherbrooke, mais bien pour l’ensemble de la région. »
Logement
Quant au manque de logements à coût abordable, le candidat rappelle que l’approche stratégique à ce sujet appartient au parti. « Je tiens à souligner que notre chef va agir pour le Québec, pour le Canada. Moi je vais agir pour les gens d’ici. Donc, j’ai l’intention de m’asseoir avec chacune des MRC, voir à quels endroits seront les points stratégiques. C’est une analyse que je vais faire avec chacune des MRC. Il faut trouver les bons endroits où les mettre les logements. Si quelqu’un a décidé de vivre dans une municipalité et de gagner sa vie, élever sa famille, il a le droit de pouvoir profiter de sa retraite et des meilleurs soins possible à cet endroit. Faut être sensible à ça et faire attention à eux. »
Femmes
Les conditions des femmes se sont détériorées au cours de la pandémie et les agressions s’inscrivent malheureusement à la hausse. M. Tremblay dit être sensible à cette problématique. « Je suis très sensible, c’est quelque chose de totalement inacceptable, évidemment, ils (organismes) vont pouvoir compter sur mon appui. » Le candidat, qui est également conseiller municipal à la Ville de Sherbrooke, mentionne qu’il avait annoncé remettre une partie de son salaire, le temps de la campagne, à un organisme œuvrant auprès des femmes. L’organisme n’était pas encore choisi au moment d’écrire ces lignes. M. Tremblay profite de l’occasion pour encourager les femmes à tenter d’obtenir de l’aide.
Agriculture
Le candidat reconnaît que la main-d’œuvre étrangère peut faire partie de la solution pour venir en aide aux producteurs agricoles. Il rappelle que son chef s’est engagé envers le Québec. « On va laisser au gouvernement du Québec le choix du nombre de travailleurs immigrants dont il aura besoin. Moi, de mon côté, dans mon futur bureau de circonscription, les gens qui seront à mon bureau seront mandatés pour aider ces gens-là à pouvoir compléter leur demande de subvention etc… Une chose qui est certaine, c’est que ces gens-là auront un support de la part des gens qui vont travailler dans mon bureau de circonscription. Tout ce qui sera mis en place comme programme, nous, on va les accompagner là-dedans. On fera en sorte que ce ne soit pas la lourdeur de tout ce qui est bureaucratique qui pourrait les empêcher d’obtenir de l’aide. »

D’autre part, le candidat mentionne avoir remarqué que plusieurs entreprises étaient en détresse faute de main-d’œuvre. Il souligne que le contexte est inespéré pour les étudiants soucieux de prendre de l’expérience. Quant aux différentes mesures d’aide financière accordée par le gouvernement « je trouve inacceptable que des gens au Québec perçoivent plus d’argent en ne travaillant pas et que des personnes âgées retraitées qui ont travaillé à la sueur de leur front toute leur vie et ne reçoivent même pas le montant que ces jeunes-là reçoivent, c’est vraiment désappointant. » Le candidat est d’avis que des incitatifs pour stimuler les gens à aller travailler serait une meilleure approche qu’un chèque.
À l’instar du Québec, le Haut-Saint-François est frappé par le manque de places en garderie. Le candidat Tremblay en est bien conscient et rappelle que son chef a pris l’engagement de s’asseoir avec les représentants du Québec pour une négociation dans les 100 premiers jours de son élection. « Est-ce que les gens veulent une promesse de 6 G$ de M. Trudeau qui la plupart du temps ne tient pas ses promsesses ? Moi j’aime mieux avoir quelqu’un qui est transparent, qui est honnête, qui dit attendons, assoyons-nous, trouvons la meilleure méthode, la meilleure façon d’améliorer la situation. Est-ce que c’est tout le temps envoyer des milliards que ça règle les problèmes ? Non, ça ne règle pas les problèmes. C’est quand chacun des députés dans sa région fait son travail, rapporte ses besoins, c’est comme ça qu’on est en mesure de bien répartir l’argent. »

L’application du passeport vaccinal : Pas simple pour certains restaurateurs du HSF

L’application du passeport vaccinal dans les restaurants du Haut-Saint-François ne semble pas faire l’affaire de quelques restaurateurs. Si certains s’en accommodent, d’autres y voient un frein à leur entreprise et sont carrément mécontents.

Au deuxième jour de l’application, le journal a effectué quelques appels dans divers restaurants du territoire pour vérifier ce que cette nouvelle mesure représentait pour les restaurateurs. Au Resto-Bar La Patrie, on se conformait à la règle en demandant aux clients le passeport vaccinal avec pièce d’identité, mais sans pouvoir vérifier. « Mais c’est compliqué, surtout quand tu n’as rien de fourni par le gouvernement. On demande le code QR avec une preuve d’identité et par la suite, il va falloir se doter d’une machine quelconque ou d’un cellulaire, un téléphone intelligent pour être capable de scanner les codes QR. » Interrogée à savoir quelle est la réaction de la clientèle, Mme Hébert rétorque « je vais être franche avec vous, vous pouvez écrire mot pour mot ce que je vais vous dire, de la grosse mar… On voit vraiment une différence d’achalandage. Ça a réduit de 50 %. » Mme Hébert disait ignorer la raison. Par contre, heureusement pour le restaurant, la formule pour emporter était populaire.
À Cookshire-Eaton, le propriétaire du restaurant l’Orchidée, Mario Ladouceur, laissait entendre qu’il allait probablement fermer la salle à manger au public et laisser le service à emporter. « D’après moi, après les deux semaines, on va tout fermer ça en take out. On ne pourra pas mettre quelqu’un à la porte steday. Il va nous sacrer des amendes. Je ne sais pas ce qu’ils vont faire. » M. Ladouceur croit que plusieurs restaurants se tourneront vers la formule à emporter. « S’il (gouvernement) nous oblige et on a des sanctions, c’est sûr je revire en take out et je vais continuer à faire des buffets, c’est comme un take out », de compléter le restaurateur. Au moment d’écrire ces lignes, M. Ladouceur précisait demander le passeport, mais sans l’exiger.

À East Angus, la propriétaire du Resto bar Rive Sud, Chantale Duhaime, n’apprécie guère la situation. Au lendemain de l’application de la mesure, elle avouait avoir perdu la moitié de ses déjeuners ainsi que dîners. « C’est de la grosse mar… Le gouvernement qui m’oblige à le demander et me paye pas pour le faire, ça m’insulte carrément, c’est illogique. On est des tout petits patelins, tu ne peux pas refuser du monde. » Mme Duhaime mentionne néanmoins demander le passeport vaccinal avec carte d’identité pour les clients qu’elle dit connaître moins. « Les autres, je bâdre moins parce que je n’arriverais pas à la fin du mois. » Mme Duhaime ajoute qu’il est difficile de respecter la mesure lorsqu’il y a affluence et que le personnel est limité. Elle estime ne pas être en mesure de mettre une personne additionnelle pour s’occuper spécifiquement de cet aspect et par conséquent augmenter ses pertes financières. « Ça ne va pas bien pantoute, je ne suis pas très fière de mon gouvernement », complète la restauratrice.
Pour Maude Maher, propriétaire du restaurant La Cantine, à Ascot Corner, tout va bien. « Moi je trouve que ça va très bien. Les gens participent mieux que lors de la première vague. Le passeport vaccinal, je vous dirais que presque tout le monde l’a à date. Pour ceux qui ne l’ont pas, on tolère parce qu’on est dans la période d’adaptation, on les avise que la prochaine fois il faudra avoir le passeport. » Mme Maher explique avoir installé une affiche dans la porte rappelant aux gens « avez-vous votre passeport vaccinal ? » « Les gens sont déjà prêts en entrant, ce n’est pas bien long. D’autres ont leur preuve papier, mais pas leur code QR, on leur dit que c’est important d’avoir leur preuve vaccinale. Pour le code QR, on est compréhensif, mais après le 15 septembre, on n’acceptera plus personne qui n’aura pas la preuve vaccinale », de mentionner Mme Maher.

La propriétaire ajoute que la situation est beaucoup moins tendue que lors de la première vague lorsqu’il fallait tenir un registre et demander les cartes d’identité et permis de conduire. « On a vu des gens pas mal fâchés lors de la première vague, mais là avec le code QR, il n’y en a pas eu encore. » Quant à l’application pour vérifier le passeport vaccinal, Mme Maher soutient que c’était relativement simple. « C’est pas compliqué, on a downloadé une application sur Apple Store VaxciCode Verif, ça pris 30 secondes. Les serveuses l’ont toutes sur leur téléphone, quand elles travaillent elles utilisent leur mobile et scannent les gens. » Côté achalandage, Mme Maher mentionne ne pas avoir remarqué de diminution significative, sinon très peu qu’elle attribue au début de la rentrée scolaire.
Au Restaurant des Cantons à Weedon, tout semble bien aller. « Ça va tranquillement. On en est encore à aider les gens pour leur passeport, mais la plupart des gens ça coopère très bien », d’exprimer Johanne Lisée, copropriétaire. « La majorité de nos clients réguliers sont doublement vaccinés, pour l’instant, on n’a pas refusé grand monde. C’est arrivé, mais ce n’était pas des gens locaux, c’était des gens qui passaient. » Bien qu’il y ait toujours quelques récalcitrants, la grande majorité de la clientèle arrive et ils ont déjà leur preuve vaccinale en main, d’exprimer Mme Lisée. « Les gens qui sont habitués d’aller au restaurant, ils arrivent et ont déjà leur code-barres prêt à être scanné. »

La copropriétaire donne même un coup de main aux personnes âgées. « Nous, on a une grosse clientèle de personnes âgées régulières dans le village. Depuis la semaine passée, on les aide pour mettre soit ça sur leur téléphone, donner le numéro de téléphone pour les applications. Moi, j’avais déjà l’application vérifiée sur mon téléphone, les gens venaient voir si tout était correct pour ne pas avoir de mauvaises surprises. » Mme Lisée mentionne même avoir installé les applications sur certains cellulaires. « Ce sont nos clients réguliers, ils font partie de la famille, ça fait qu’on les aide. » Quant à l’application de vérification du passeport vaccinal, tout semble bien aller, chaque serveuse dispose de l’application sur son cellulaire. Toutefois, les propriétaires songent à faire l’acquisition d’une tablette qui sera installée à l’entrée et les clients pourront scanner leur passeport vaccinal directement sur place. Côté achalandage, Mme Lisée dit ne pas avoir remarqué de diminution marquée si ce n’est qu’une baisse normale en cette période de l’année.

Rappelons que le passeport vaccinal sera exigé notamment dans les restaurants, les bars, les centres d’entraînement, les festivals, les salles de spectacles, les salles où se produisent des événements sportifs, les casinos, les cinémas, les sports d’équipe et certaines activités parascolaires.

Martial Gaudreau

Pénurie de main-d’œuvre au CSSHC : Plus d’une trentaine de postes à combler

Martial Gaudreau, directeur du Centre de services scolaire des Hauts-Cantons (CSSHC), est confiant quant à la réussite éducative des jeunes.

Le Centre de services scolaire des Hauts-Cantons (CSSHC) fait face à une pénurie de main-d’œuvre. Alors que plus d’une trentaine de postes sont à combler, le directeur général, Martial Gaudreau, croit que plusieurs facteurs sont à la base de cette problématique, tels qu’une diminution de population active et la pandémie. Malgré ce contexte, M. Gaudreau se montre rassurant quant à la réussite éducative des élèves.
Quelques semaines après la rentrée scolaire, 25 postes de soutien et près d’une dizaine de postes d’enseignant étaient à combler. Selon M. Gaudreau, la cause de ce manque serait multifactorielle. D’abord, une diminution de la population active affecterait davantage le besoin de main-d’œuvre. Depuis quelques années, dans toutes les sphères de la société, le nombre de jeunes est inférieur au nombre de personnes âgées, explique-t-il. De plus, avec la pandémie, plusieurs personnes manquent à l’appel. Elles craignent le virus, alors que d’autres trouvent que les mesures sont trop contraignantes, ajoute le directeur.

Le manque de personnel dans les établissements scolaires risque d’affecter la réussite éducative des jeunes. « C’est sûr qu’ils n’ont pas la personne qualifiée pour commencer l’année. Parfois, on substitue avec quelqu’un dont ce n’est pas son domaine. Par exemple, un prof de français qui a des habiletés en musique et qui va aller enseigner la musique », mentionne M. Gaudreau. En premier lieu, le CSSHC s’assure de combler les postes de titulaires de classe avant de fournir du soutien. Le directeur affirme toutefois qu’en termes de qualité de services, pour les jeunes, le manque de personnel demeure plutôt transparent. « Tous les jeunes qui ont des besoins qui nécessitent du soutien, tous ces jeunes-là sont desservis », explique-t-il.
D’ici à ce que tous les postes soient pourvus, le CSSHC a mis en place des mesures assurant la réussite éducative. M. Gaudreau affirme que le CSS utilise toutes les ressources en place pour répondre aux besoins de base des élèves. Chaque année, le personnel scolaire a droit à diverses formations continues. Celles-ci seront temporairement limitées afin d’avoir un maximum d’employés sur place. De plus, le nombre de retraits préventifs liés au COVID-19 sera réduit grâce aux mesures mises en place. Le centre de services scolaire a procédé à l’achat de cloisons pour assurer la sécurité supplémentaire et ainsi garantir la distanciation avec les élèves. Ces mesures permettront de maintenir les employés sur place le plus longtemps possible tout en leur garantissant une sécurité. Malgré toutes ces mesures, une crainte demeure. « Si jamais on avait un haut taux d’absentéisme pour toutes sortes de raisons, les listes sont vides », exprime le directeur. C’est pourquoi il invite les personnes retraitées, désirant travailler quelques heures par semaine, à postuler. Un partenariat avec l’Université de Sherbrooke a également été mis en place afin d’offrir des stages pour assurer le développement des compétences des étudiants. M. Gaudreau croit que cette association permettra d’atténuer la pénurie de main-d’œuvre.

Pour inciter les gens à postuler pour le CSSHC, le directeur explique que diverses mesures sont mises en place pour faciliter l’intégration des nouveaux employés par le mentorat. « On est un centre de services à grandeur humaine, donc on est un peu moins nombreux que d’autres centres de services, mais on prend soin de notre monde. Le monde se connaît, donc ça crée une ambiance de travail qui est agréable », ajoute-t-il. De son côté, le gouvernement du Québec a beaucoup investi au cours des dernières années, dont 11 M$ cette année pour soutenir la réussite des jeunes. Une grande partie servira à des programmes de tutorat, de soutien et d’embauche de personnel, ajoute M. Gaudreau.

Cette situation n’est pas nouvelle, selon le directeur, mais elle s’est accrue cette année. Avant la pandémie, le CSSHC était déjà en déficit, notamment dans le secteur du Granit. Toutefois, au cours de la dernière année, la situation s’est amplifiée dans la MRC de Coaticook et du Haut-Saint-François. « Une fois la pandémie passée, que les gens auront repris une vie normale, je pense que ça va être un peu plus stabilisé », explique-t-il. Malgré tout, le directeur estime que la rentrée scolaire s’est très bien déroulée et les jeunes semblent heureux de se retrouver.

Candidates bloquistes

Recherche d’un transporteur pour l’aéroport de Sherbrooke : Les candidates bloquistes souhaitent s’impliquer

La candidate du Bloc Québécois pour la circonscription de Compton-Stanstead, Nathalie Bresse, appuie les élus locaux dans leurs démarches afin de trouver un transporteur pour des liaisons à travers la province, le Canada et même les États-Unis. Participant à conférence de presse se déroulant à l’aéroport de Sherbrooke, Mme Bresse et sa collègue candidate dans Sherbrooke, Ensaf Haidar, estiment qu’il est important que cet aéroport soit desservi par des vols commerciaux.

Alors que Sherbrooke est la sixième ville d’importance au Québec, la candidate Bresse croit qu’il est nécessaire que l’aéroport de Sherbrooke soit désigné et puisse permettre des vols commerciaux. De son côté, le gouvernement canadien ne rejette pas l’idée, mais souhaite le faire sous forme de recouvrement, c’est-à-dire que des frais de plusieurs centaines de milliers de dollars devront être payés annuellement. Présentement, le Canada compte 89 aéroports désignés dont 85 sont sans recouvrement. « Pourquoi l’aéroport de Sherbrooke doit payer quand tous les autres petits aéroports du Canada n’ont pas à payer ces frais-là », se questionne Mme Bresse. Celle-ci considère que l’aéroport de Sherbrooke est une infrastructure importante pour la région. Se situant à quelques minutes du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS), du parc industriel de Sherbrooke et de l’Université de Sherbrooke, l’aéroport bénéficierait de ce service, estime-t-elle. De plus, en offrant cette possibilité aux citoyens, cela engendrerait moins de trafic en direction de Montréal et faciliterait les déplacements des Estriens, ajoute Mme Bresse.
La candidate et les membres de son parti considèrent qu’il est important d’amener ce dossier à Ottawa et de se faire entendre pour faire cesser l’injustice.
Réaction
Marie-Claude Bibeau, députée sortante et candidate dans Compton-Stanstead, rejette la responsabilité au gouvernement conservateur de Stephen Harper. « Les conservateurs nous ont privés de l’aéroport. » Elle mentionne que la municipalité de Sherbrooke avait, à l’époque, une entente signée avec une compagnie « et les Conservateurs ne nous ont pas permis. Il y avait un paragraphe qui était conditionnel à l’obtention des services de sécurité aéroportuaire et nous les ont refusés. C’est à cause de ça que je me suis présentée. Maintenant, les mécanismes ont changé, ce qui est en place permet à l’aéroport de Sherbrooke de signer une entente avec une compagnie aérienne. Les conditions sont différentes, mais c’est possible. Tous les travaux préliminaires sont faits. Toutes les analyses, les études préliminaires sont faites pour aller plus loin, pour que la corporation de l’aéroport aille plus loin avec l’agence de sécurité. Il faut qu’il y ait un contrat de signé avec une compagnie aérienne et ça, ce n’est pas le fédéral qui signe des ententes entre une région ou autres. Ce qu’il faut, c’est une entente signée entre la Ville de Sherbrooke et une compagnie aérienne. C’est ça la prochaine étape », de compléter Mme Bibeau.

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