dards

Fin de la saison 2024 du Club de dards

Le club de dards du Centre culturel de East Angus a célébré sa fin de saison le 31 mars dernier. Sur la photo : Première rangée : Sylvie Ménard, Françoise Fortier, Carole Leclerc, Claude Tardif, Gaétan Brochu. Deuxième rangée : Aline Roy, Gilles Robert, Lisette Poulin, Maurice Lavoie, Huguette Grégoire, Roch Poulin, Réjean Desruisseaux. Absents : Estelle Tardif, Luc Bruno, Carole Poulin, Rock Maillot et Maxime Robert.

Marie-Pier Dupuis, première directrice générale d’East Angus

Photo fournie

La nouvelle directrice générale de la Ville de East Angus, Marie-Pier Dupuis, entrera en fonction le 22 avril. Celle-ci succède au DG par intérim, Normand Graillon, qui aura été en poste pendant trois mois, le temps de trouver une successeure à David Fournier.  

Marie-Pier Dupuis avait été nommée à la direction générale de la Ville de Danville à la fin de l’automne 2021. Elle a annoncé son départ de cette ville le 25 mars, soit quelques heures avant l’annonce de sa nomination à East Angus.  

Les derniers mois ont été marqués par une valse au sein des directions générales des municipalités du Haut-Saint-François. Au niveau de la MRC, Dominic Provost a quitté son poste de directeur général pour aller occuper celui de Directeur vitalisation du territoire à Danville. 

Marie-Pier Dupuis fait partie de l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés du Québec. Son expérience sera mise à contribution pour remettre sur pied l’équipe de la Ville de East Angus, qui, sur une équipe d’une douzaine de personnes, avait connu « une démission et trois arrêts de travail » durant l’ère de David Fournier, comme nous le rapportions en octobre dernier.  

Pour la sélection de la nouvelle ressource au poste de DG, « on était un comité accompagné par les ressources humaines de Raymond Chabot Grant Thornton. Ils nous ont aidé à sélectionner les meilleurs », indique la mairesse Lyne Boulanger. « On a quand même eu 29 candidatures », poursuit-elle. « Malgré que la dernière année, ça a été plus terne pour nous, […] j’ai été vraiment contente de voir l’intérêt que les gens avaient pour East Angus. » 

La mairesse est ravie d’avoir une première femme qui occupera le siège de directrice générale. Elle-même avait été la première femme mairesse de la ville à son entrée en poste en 2017.   

« Les femmes, on se voit pas là. C’est comme une perception que c’est encore dur à percer parfois. […] On a notre place, c’est sûr. C’est une autre façon. C’est pas pareil qu’avec un homme. On arrive à d’autres résultats. » 

Sherbrooke accapare les ambulances d’East Angus

Les paramédics de l’Estrie ont manifesté devant les bureaux du CIUSSS de l’Estrie – CHUS ce lundi 10 mars.

Sherbrooke fait face à une pénurie d’ambulances et ce sont les municipalités environnantes qui en écopent. Fin février, les deux ambulances d’East Angus ont été réquisitionnées pour couvrir le territoire de Sherbrooke, laissant la ville sans couverture pendant trois journées d’affilée.  

« East Angus va faire l’appel, Valcourt va faire l’appel, mais dans leur secteur, il y a plus personne pendant 7-8 heures de temps » déplore Samuel Côté, président du Syndicat des paramédics de l’Estrie. « À tous les jours, il y a des zones différentes qui sont en relève », celles-ci pouvant être Windsor ou Coaticook. 

La situation est empirée par le fait que, une fois arrivées à l’urgence de l’Hôtel-Dieu ou de l’hôpital Fleurimont, « t’es souvent pris là pendant une couple d’heures avant de retourner dans ta zone », poursuit M. Côté. Le manque de ressources dans les hôpitaux entraine une surcharge lors de la réception et du traitement des patients transportés.  

Samuel Côté, président du Syndicat des paramédics de l’Estrie, lors de la manifestation du 10 mars devant les bureaux du CIUSSS de l’Estrie – CHUS.

Le blogue d’informations hospitalières La dernière ambulance recensait 16 ambulances en attente simultanément dans les urgences de Sherbrooke le 27 février dernier. « Chaque ambulance stationnée représente une autre équipe de paramédics indisponible pour répondre aux appels dans les rues », indiquait à ce moment Hal Newman, l’ancien paramédic derrière le blogue. « C’est pas tenable. » 

Le Syndicat des paramédics a fait une demande en octobre dernier pour obtenir deux ambulances supplémentaires pour Sherbrooke, ce qui porterait à onze le nombre d’ambulances en service. « Le ministère de la Santé continue d’analyser la demande », indique Samuel Côté. 

Pour ce qui est de la région, une analyse du CIUSSS de l’Estrie – CHUS stipule que « la desserte ambulancière du Haut-St-François répond aux normes du ministère de la Santé et des Services sociaux tout comme aux besoins du secteur. » Il n’y aurait donc pas d’ajout à court terme. 

Le HSF est desservi par trois casernes : Ambulance de l’Estrie à East Angus, Dessercom à La Patrie et Ambulance Weedon. 

La caserne de la rue Dumont, à East Angus, héberge normalement deux ambulances, lorsque celles-ci ne sont pas réquisitionnées par Sherbrooke.

Plus d’UPAC et bientôt un DG à East Angus 

L’Unité permanente anticorruption (UPAC) a clos l’enquête qu’elle avait initié à la Ville de East Angus en janvier 2024. 

On se rappellera que l’UPAC était débarquée à l’hôtel de ville le 14 février 2024 en compagnie d’agents de la Sureté du Québec. En entrevue avec Le Journal à ce moment, la mairesse de East Angus, Lyne Boulanger, disait qu’ «ils cherchaient des caméras et des micros ». 

Le communiqué de la Ville émis le 26 février dernier et indiquant la fin des procédures stipule finalement que la nature de la plainte initiale « n’a pas été divulguée ». « Les représentants de I’UPAC ne nous ont pas fourni d’explication quant aux raisons pour lesquelles le dossier est maintenant clos », poursuit ce même document. 

Le début de l’enquête de l’UPAC en 2024 coïncidait avec l’arrêt de travail de l’ancien directeur général, David Fournier, qui a duré cinq mois. Ce dernier avait aussi reçu la visite de l’UPAC à son domicile et s’était fait saisir du matériel informatique.  

À la suite du licenciement de M. Fournier le 20 janvier dernier, la Ville de East Angus a rapatrié son directeur retraité Normand Graillon. Celui-ci assure l’intérim le temps de trouver un successeur. L’affichage pour le poste de direction générale était en vigueur jusqu’au 28 février dernier. La Ville espère une entrée en fonction de la nouvelle ressource au courant du mois.  

David Fournier est le nouveau DG de Lingwick

Crédit photo : chaine YouTube de la Ville de East Angus 

Après quatre mois sans direction générale, le Canton de Lingwick a trouvé une ressource en la personne de David Fournier. Ce dernier a occupé le poste de directeur général à la Ville de East Angus pendant dix ans avant d’être congédié le 20 janvier dernier. Il entrera en fonction au retour de la relâche.  

Questionné à savoir si les récents événements s’étant produits à East Angus avaient influencé son choix, le nouveau maire de Lingwick, Marcel Langlois, s’est contenté de répondre : « J’ai pris les informations que je devais prendre. Ça m’a satisfait. Nous [le conseil municipal] l’avons rencontré. Ça nous a satisfaits, alors nous avons décidé de l’embaucher. » 

La résolution pour l’embauche d’un directeur général et greffier-trésorier a été adoptée lors d’une assemblée extraordinaire tenue le 24 février. Le budget 2025 du Canton a aussi été adopté au cours de la même soirée.  

« Il y a encore du retard à rattraper puisqu’il y a eu un très, très grand roulement de personnel ici », admet le maire Langlois. « À la direction générale et à l’administration, ç’a été un roulement catastrophique. Évidemment, on a encore des retards à rattraper, mais on le fait petit à petit. » 

L’élection partielle du 23 février a élu Stéphanie Bureau au poste de conseillère # 5. Sa nomination clôt un épisode trouble pour le Canton de Lingwick, alors que le maire Robert Gladu et trois conseillers avaient quitté leurs fonctions en novembre dernier. Entretemps, le maire Langlois et deux conseillers ont été élus par acclamation en janvier

Agrandissement de l’école du Parchemin : 4 ans et 13 M $

L’école du Parchemin côté Collège d’East Angus a inauguré son agrandissement lors des Journées de la persévérance scolaire à la mi-février. La demande initiale du projet avait été placée en 2017-2018 avant d’être acceptée et annoncée en septembre 2020. 

Les nouvelles installations de l’école du Parchemin côté Collège comprennent huit salles de classe, une cuisine pédagogique et un ajout de ventilation. « On a une partie toute neuve, mais en même temps, on a aussi rénové l’ancienne partie », explique le directeur général du Centre de services scolaire des Hauts-Cantons (CSSHC), Martial Gaudreau. « Elle a plus de 70 ans cette école-là! » 

Martial Gaudreau, DG du CSSHC

Le gouvernement québécois a investi 8 M $ dans le projet et le CSSHC a injecté 5 M $ « pour rénover l’existant », comme le dit le DG Gaudreau. L’agrandissement a provoqué un mouvement d’élèves entre les deux pavillons de l’école du Parchemin. « On accueille les première et les deuxième année depuis cette année avec l’agrandissement. Avant, on accueillait les troisième à sixième année », explique Mélanie Boulay, intervenante et technicienne en éducation spécialisée (TES).  

Le pavillon côté Couvent accueille de son côté les classes de maternelle 4 et 5 ans de même que les classes d’adaptation scolaire et spécialisées. Côté Collège, « le fait d’avoir des installations comme ça nous permet de rêver grand », poursuit Mme Boulay. La cuisine pédagogique permet d’accueillir des organismes tels que les Cuisines collectives du HSF. Le Club des petits déjeuners « offre le déjeuner gratuitement à tous les élèves de l’école », relate la directrice des écoles du Parchemin, Vanessa Tardif. 

Le CSSHC a pris deux années pour planifier et concevoir les plans d’agrandissement et de rénovation. Il est l’un des rares centres de services scolaire à avoir son service de ressources matérielles. « On aime bien le faire nous-mêmes », relate Martial Gaudreau. « Il y a d’autres centres de services qui donnent ça à l’externe, mais ça donne ce que ça donne. Ici, on est plus personnalisé. » Cette manière de faire a permis aux enseignantes de personnaliser leur classe et de choisir du mobilier spécifique. 

L’agrandissement de l’école du Parchemin côté Collège est le deuxième de trois dans le Haut-Saint-François. Le premier fut celui de l’école Notre-Dame-du-Paradis de Dudswell au printemps 2023, d’une valeur de 8 M $. Le prochain sera celui de l’école Saint-Camille à Cookshire, dont les plans avaient été présentés au printemps 2022. L’école du Parchemin côté Collège compte 362 élèves et 116 membres du personnel.  

De retour à la direction générale d’East Angus après neuf ans

Normand Graillon au moment de son retour en poste. Crédit : Ville de East Angus.

Normand Graillon a été nommé au poste de directeur général par intérim de la Ville de East Angus le 27 janvier. Il assurera la transition entre l’ancien directeur David Fournier et la prochaine personne embauchée. 

« Il fallait l’élire assez vite parce qu’il fallait fonctionner », relate la mairesse Lyne Boulanger. Le processus s’est fait en à peine une semaine, après le licenciement de David Fournier le 20 janvier. Une réunion extraordinaire du conseil municipal a été tenue le 27 janvier. 

Normand Graillon a pris sa retraite à la direction de la Ville en 2016. « Il se met à jour parce qu’il y a bien des choses qui se sont passées depuis neuf ans », poursuit la mairesse Boulanger. Dans les circonstances, East Angus ne pouvait tomber mieux, selon elle. « Il est citoyen de East Angus, donc il connait bien la ville. Puis il a été DG un bon 16 ans. » 

Mme Boulanger dit vivre des semaines « très, très » occupées à l’hôtel de ville. « Une chose à la fois, on y va par priorité. » L’affichage pour le poste permanent de direction générale a été lancé la semaine dernière. « On espère avoir de bonnes candidatures pour remplacer M. Fournier, qui a fait un excellent travail », de dire la mairesse. 

La saga du DG d’East Angus aura causé bien des remous ces derniers mois. Mais il semble désormais s’agir d’une affaire classée pour Lyne Boulanger. « On est passé à autre chose. On avance. » 

Report du projet de piscine à la polyvalente

Esquisse du projet de piscine et de centre sportif qui serait situé entre la polyvalente Louis-Saint-Laurent et l’aréna Robert-Fournier. Crédit : Polyvalente LSL

La MRC du Haut-Saint-François retire sa participation de 2,5 M $ dans le projet de piscine et de complexe sportif à la polyvalente Louis-Saint-Laurent. La décision a été prise lors de la dernière assemblée ordinaire de 2024 de la MRC. 

Annoncé en grande pompe en juin 2022, le projet avait un cout initial de 8,5 M $. À l’heure actuelle, celui-ci en est rendu à un total de 14,5 M $. « S’il n’y avait pas eu la pandémie, la piscine serait déjà faite. […] Tout a augmenté! », se désole la mairesse de La Patrie, Johanne Delage. Celle-ci agissait à titre de présidente du comité autour du projet à la MRC.  

De son côté, le préfet Robert G. Roy admet que « le projet est hors de notre portée présentement. » Selon lui, « ce qui a donné le coup de massue aux maires, c’est la TECQ », qui a été « réduite considérablement dans les municipalités. » 

En 2019-2024, ce programme allouait un montant de base de 720 000 $ par municipalité plus 327 $ par citoyen. Pour 2024-2028, ces sommes sont de 500 000 $ par municipalité et 215 $ par citoyen. M. Roy a calculé que le manque à gagner est de 2,2 M $, soit approximativement le montant de la participation prévu initialement par la MRC au projet. 

Dans sa résolution, la MRC encourage le porteur du projet, le Centre de services scolaire des Hauts-Cantons (CSSHC), « dans ses démarches de financement du projet de piscine intérieure auprès d’autres organisations ».  

En entrevue avec La Tribune, le directeur général du CSSHC, Martial Gaudreau, dit continuer à espérer, bien qu’il ne s’agisse plus d’un projet réalisable à court terme. Le Centre de services avait fait paraître un communiqué le printemps dernier dans lequel M. Gaudreau se disait prêt et confiant face au projet. Le communiqué n’est aujourd’hui plus trouvable dans les archives du CSSHC. 

Place au 42e Tournoi de hockey Atome Pee-Wee 

Une partie du comité organisateur de l’Association du hockey mineur du HSF. La présidente du tournoi Atome Pee-Wee, Marie-Ève Bibeau, se trouve au centre. Crédit : Jean-Marc Brais 

Le 42e Tournoi provincial Atome Pee-Wee du Haut-Saint-François se tiendra du 5 au 16 février à l’aréna Robert-Fournier. L’événement organisé par l’Association du hockey mineur du HSF regroupera plus de 700 joueurs âgés entre 9 et 13 ans.  

« On a 36 équipes cette année. On en a la moitié locale, l’autre moitié extérieure. […] Il y a en de Québec, il y en a de Montréal. On a une équipe qui vient de Petite-Nation à quatre heures de route » en Outaouais, indique la nouvelle présidente du tournoi, Marie-Ève Bibeau.  

« Les tournois, c’est comme un gros bas de laine de l’association. On ramasse de l’argent pour l’association avec les profits qu’on fait », poursuit-elle. Outre les couts d’inscription des équipes participantes, les commanditaires jouent un rôle primordial. « Sans les contributions reçues de nos généreux commanditaires, il nous serait impossible d’offrir une telle célébration », indique par écrit l’AHMHSF. 

Le coup d’envoi du tournoi sera donné le 7 février à 18 h 30 lors du match officiel d’ouverture en compagnie de la mascotte maison Sharky.  

East Angus congédie David Fournier et ferme une journée

David Fournier, alors directeur général, et Lyne Boulanger, mairesse, lors de la séance du conseil municipal d’East Angus le 7 octobre 2024. 

La Ville de East Angus a annoncé le congédiement de son directeur général David Fournier, le lundi 20 janvier. Cette annonce est survenue la même journée où le syndicat des employés a annoncé vouloir placer la Ville sous tutelle. 

La déclaration de la Fédération indépendante des syndicats autonomes (FISA) découlait de la confirmation par la CNESST que deux employés d’East Angus ont subi « des lésions professionnelles reliées au harcèlement psychologique du DG ». 

Par voie de communiqué, la mairesse d’East Angus, Lyne Boulanger, a indiqué que « la décision de rompre le lien d’emploi de M. David Fournier […] s’avérait souhaitable dans le meilleur intérêt de toutes les parties impliquées » et que « nous n’avons pas l’intention de discuter plus amplement des motifs qui la soutiennent ». 

Le mardi 21 janvier, la Ville de East Angus a annoncé sur Facebook « la fermeture exceptionnelle des bureaux de l’Hôtel de Ville et de la cour municipale le jeudi 23 janvier ».  

La FISA a dressé la liste des événements s’étant produits durant le passage de David Fournier à l’Hôtel de Ville d’East Angus : enquête de l’UPAC, incivilités à l’interne et dans certains espaces publics, réclamations à la CNESST et départs d’employés syndiqués et de cadres. 

M. Fournier avait été embauché à la direction générale d’East Angus en 2015 par le maire d’alors, Robert G. Roy. 

Les secrets de la formation professionnelle

Le 3 décembre 2024, les élèves de deuxième secondaire de la Polyvalente Louis-Saint-Laurent sont allés au Centre de formation professionnelle Le Granit pour participer au Défi des recrues. Sur la photo : Guillaume Couture, Daphnée Bisson, Haily Goulet et Sarah Desrochers

Par Rose Lespérance, élève de cinquième secondaire

ll n’y a pas qu’un seul chemin pour avoir une profession intéressante. Voilà le message que le Défi des recrues, une compétition régionale ayant pour but de faire découvrir la formation professionnelle, cherche à transmettre aux adolescents du Québec.

Au début du mois de décembre a eu lieu la seconde édition du défi dans cinq centres de formation professionnelle (CFP) de la région. Ce sont les CFP de Sherbrooke, Lennoxville, Windsor, Lac-Mégantic et Coaticook qui ont accueilli nos travailleurs en herbe. L’évènement s’est déroulé sur trois jours durant lesquels 2977 élèves de deuxième secondaire, de quinze écoles différentes, se sont affrontés pour gagner la compétition.

Les participants des différentes écoles étaient séparés en plusieurs petites équipes qui ont dû s’affronter dans une ribambelle de défis en lien avec les diplômes d’études professionnelles (DEP) offerts. Deux éléments étaient notés pour l’octroi de points: la performance (l’équipe qui gagne le défi) et la participation/l’esprit d’équipe (le groupe avec le plus de panache!). Les encouragements, les cris d’équipe ainsi que l’entraide étaient de mise pour gagner ces précieux points cumulés pour leur école respective.

Les élèves de Louis-Saint-Laurent ont défié les élèves de Montignac de Lac-Mégantic lors de la première journée d’activité. Chaque équipe a concouru dans cinq des treize ateliers animés par des élèves à la formation professionnelle.

Plusieurs activités ont été particulièrement appréciées par les élèves, certains ont même pu découvrir des talents inusités. Par exemple, le défi en lien avec la formation de préposé aux bénéficiaires s’est rapidement transformé en « lancer du pantin » pour avoir un meilleur temps. Aussi, une jeune fille, dont les parents exploitent une érablière, a pu utiliser ses talents cachés en production acéricole. Des poursuites policières ont également eu lieu à la formation de transport par camion ainsi que des sauvetages épiques en RCR (réanimation cardiorespiratoire).

Les grands gagnants du Défi des recrues sont les écoles secondaires de Bromptonville et de Windsor qui ont reçu respectivement les prix de participation et de performance. Le conseil des élèves de ces deux écoles a reçu une bourse de 500 $.

Les Chevaliers à la cuisine, Nov 2024

Une année d’activités spéciales pour Virage Santé mentale

François Cloutier et Eugène Gagné étaient parmi plusieurs bénévoles qui sont venus en aide lors d’un souper spaghetti à Weedon, le 22 novembre dernier, au bénéfice de la Fondation Pauline Beaudry. Un total de 1490 $ a été amassé et a servi à offrir des bons d’épicerie pour le temps des fêtes à des personnes dans le besoin.


Pauline Beaudry est directrice générale de Virage Santé mentale, qui célèbre ses 40 ans en 2025, avec une longue liste d’activités spéciales, qui ont été lancées jeudi dernier, le 9 janvier, lors d’un 5 à 7 au Centre culturel d’East Angus.


Le dimanche 9 février sera une fête familiale au Centre communautaire de Weedon, avec le Clown Chantois. Et le dimanche 9 mars sera une partie de hockey des Anciens Canadiens de Montréal, qui n’auront aucune chance contre nos légendes locales.

La liste complète des activités se trouve sur le site internet de Virage Santé mentale. Il y a une activité par mois pour l’année, toujours le 9e jour du mois. Une réservation est requise pour chaque évènement, même quand l’activité est offerte gratuitement.


L’anniversaire exact est le 9 décembre 2025, alors la directrice générale Pauline Beaudry a eu l’idée d’organiser une activité par mois au 9e jour; « le C.A. a bien aimé l’idée », de dire Mme Beaudry.

Promutuel Assurance distribue 100 000 $ dans la région

De gauche à droite : Ginette Bélanger, personne-ressource à la Fondation des CHSLD et CLSC; Gilles Denis, administrateur CA Fondation; Heïdi Paquette, vice-présidente CA Promutuel; Valérie Bergeron, directrice des opérations Promutuel; ainsi que Lisette Prévost et Michel Croteau, membres de la Fondation.

La Fondation des CHSLD et CLSC du HSF ainsi que le Centre d’action bénévole du HSF figurent parmi la quinzaine d’organismes bénéficiaires de la ristourne de 2 000 000 $ de Promutuel Assurance Centre-Sud. Les deux organisations ont reçu 50 000 $ chacune.

C’est à la suite « d’une année exceptionnelle » que le conseil d’administration de Promutuel Assurance Centre-Sud a voté en faveur d’une ristourne communautaire de 2 000 000 $. Il a été décidé que cette somme servira « à soutenir des initiatives en santé et en sécurité alimentaire sur le territoire de la mutuelle », qui s’étend de Lac-Mégantic à Drummondville avec un siège social à Sherbrooke.

« J’étais contente cette année de mettre un doigt sur le Haut-Saint-François », confie Heïdi Paquette, vice-présidente du conseil d’administration de Promutuel Centre-Sud et notaire à East Angus. « Je trouvais important qu’on pense aux petites fondations. »

Bien que petite, la Fondation des CHSLD et CLSC du HSF supporte les services des quatre CLSC et des deux CHSLD de la MRC. L’aide financière servira à faire l’acquisition « d’appareils médicaux, d’équipement spécialisé et/ou de projets spécifiques ».

La gestionnaire du CHSLD de East Angus, Annie Dupuis, s’est dit émue de cette somme supplémentaire. On est « un grand RLS [Réseau local de services] en superficie, mais il n’y a pas tant de population. La Fondation travaille fort pour avoir des sous. C’est un gros montant pour le Haut-Saint-François. »

Parmi les organismes ayant reçu l’aide financière de Promutuel Assurance Centre-Sud cette année, on retrouve de gros joueurs tels que les fondations du CHUS et Rock-Guertin ou, encore, Moisson Estrie.

La directrice des opérations chez Promutuel Assurance Centre-Sud, Valérie Bergeron, rappelle qu’en tant que mutuelle, « notre but, ce n’est pas, à la fin de l’année, de faire de gros profits pour en donner à nos actionnaires. »

L’équipe du Centre d’action bénévole du HSF entoure les représentantes du Promutuel Assurance Centre-Sud, Heïdi Paquette et Valérie Bergeron. Crédit : Promutuel Assurance Centre-Sud

Une entrevue radio qui rapporte 7500$ à Moisson HSF 

En octobre dernier, la directrice générale de Moisson Haut-Saint-François, Nathalie Blais, disait en entrevue au 107,7 que l’organisme était près d’une rupture de services et qu’il était sous-financé. Son cri du cœur a été entendu par l’humoriste Mathieu Gratton et la polyvalente Louis-Saint-Laurent, qui se sont dépêchés de lui venir en aide. 

L’humoriste a offert un spectacle qui s’est tenu le 15 novembre à East Angus et qui a rapporté 2500 $. De son côté, la polyvalente offrira 5000 $ sur deux ans « afin que Moisson Haut-Saint-François prépare des sacs de denrées spécifiquement destinés à des élèves. » 

Humour et chansons 

« Je suis pas riche dans la vie, mais je suis pas capable de dire non quand il y a une collecte de fonds », confie Mathieu Gratton. Au lieu d’un simple don, l’humoriste a voulu en faire plus en proposant un spectacle de 90 minutes. « Tout de suite, elle m’a dit oui. Elle a été super efficace, Nathalie », se remémore l’ex-Crampe en Masse.  

Rapidement du côté de Moisson HSF, on a appelé à la Ville de East Angus pour réserver le centre culturel et on a fait circuler une affiche pour mousser l’événement. La directrice n’avait jamais rien vu de tel. « J’en ai fait de l’événementiel. [Mathieu] est le seul artiste que j’ai rencontré qui a pas pris de cachet. Les autres prennent toujours un cachet même si c’est pour une soirée bénéfice. »  

Pour Mathieu Gratton, l’important n’était pas le cachet, mais bien le niveau de motivation de Nathalie Blais et de son équipe. « Je trouvais que c’était vraiment motivant de le faire avec elle. Parce que des fois, tu dis oui à quelque chose, puis ils vendent pas de billets, ils font pas d’efforts. Elle a vraiment travaillé fort avec sa gang, puis ça, je l’apprécie. » 

La soirée d’humour et de chansons du 15 novembre a réuni une soixantaine de spectateurs. Parmi eux, on retrouvait des usagers de Moisson HSF qui ont pu assister à l’événement grâce à la générosité de donateurs qui avaient payé leur billet. 

Déjeuners et collations 

Mathieu Gratton n’est pas le seul à avoir répondu à l’appel de Nathalie Blais. La gestionnaire administrative de la polyvalente Louis-Saint-Laurent, Annie-Claude Turgeon, s’est elle aussi sentie interpellée. 

« Pour moi, c’était comme un cri du cœur. La polyvalente disposait d’une somme indépendante de celle fournie par le ministère de l’Éducation du Québec pour soutenir les familles dans le besoin ou à faible revenu », relate Mme Turgeon. 

Une entente a donc été conclue afin que Moisson HSF prépare des sacs d’aliments pour déjeuners et collations spécifiquement destinés à des élèves issus de familles prestataires des boites alimentaires de l’organisme.  

Ces sacs sont accompagnés d’un mot d’encouragement signés par l’équipe de l’école. Une première distribution s’est tenue le 7 novembre et d’autres suivront jusqu’à la fin de l’année scolaire. Quatorze élèves de la polyvalente en bénéficient.  

Sur les sacs de denrées destinés aux élèves, on retrouve la note « N’oublie pas qu’un bon déjeuner te donne de l’énergie pour réussir chaque jour. Reste motivé, tu as tout pour y arriver. » Crédit : Centre de services scolaire des Hauts-Cantons

La directrice de Moisson HSF est reconnaissante des retombées de son entrevue radio à la veille du temps des fêtes. « On va avoir des cadeaux comme ça quand on entend parler de nous », admet Nathalie Blais. « Quand j’ai fait les entrevues à la radio, j’ai eu des gens qui sont venus nous porter des denrées et qui venaient de Sherbrooke. L’année passée, il y a une entreprise sur la Côte-Nord qui nous a envoyé un chèque parce qu’ils ont entendu parler de nous. » 

Un salon pour choisir sa future profession

La deuxième édition du Salon Cité-DES-Écoles s’est tenu le 19 novembre à la polyvalente Louis-Saint-Laurent. L’événement a réuni une cinquantaine d’exposants et 400 étudiants ayant à choisir entre une formation et une profession d’ici les prochains mois.   

« Tous les programmes qui peuvent nous intéresser viennent à la même place », explique Maïka Baillargeon, première ministre du Parlement étudiant. « Ça donne une opportunité de connaitre plusieurs programmes sans nécessairement devoir se déplacer. » 

Parmi les exposants, on retrouvait des centres de formations professionnelle, collégiale et universitaire. Étaient aussi présents les Forces armées canadiennes, l’Ordre des ingénieurs et celui des comptables agréés. Le nombre de ces kiosques d’information était plus grand qu’en 2023. 

« L’an dernier, ça a bien fonctionné. Les élèves participaient grandement. Les exposants étaient super contents de les recevoir et d’être présents », indique la conseillère d’orientation de la polyvalente, Émélie Côté. Le salon avait été pertinent et « c’est pour ça qu’il a encore lieu cette année », poursuit-elle. 

La première ministre du Parlement étudiant, Maïka Baillargeon, pose en compagnie de la conseillère d’orientation de la Cité-école, Émélie Côté.

Pour cette seconde édition, des établissements de l’extérieur de l’Estrie s’étaient déplacés jusqu’à East Angus. Parmi eux, on comptait le Cégep Beauce-Appalaches, à Saint-Georges, et le Collège LaSalle de Montréal.  

D’autres avaient choisi la technologie pour attirer l’œil des jeunes visiteurs. C’est le cas du Centre de formation professionnelle de Coaticook – CRIFA qui tenait une station de réalité virtuelle. Dans celle-ci, l’utilisateur pouvait monter et démonter les pièces d’un moteur, comme peuvent le faire les étudiants bien réels du programme de mécanique automobile.  

« Pour le moment, je l’utilise surtout pour la promo. C’est un support visuel pour les jeunes », explique Benjamin, enseignant au CRIFA. Mais éventuellement, « si on décide de s’équiper », cette technologie pourrait faire son chemin jusque dans les salles de classe.  

Le Centre de formation professionnelle de Coaticook – CRIFA proposait une station de réalité virtuelle aux potentiels étudiants du programme de mécanique automobile.

De son côté, le Carrefour jeunesse-emploi du Haut-Saint-François sensibilisait les jeunes à la conciliation études-travail. Depuis le 1er juin 2023, la loi québécoise limite l’horaire de travail à 17 h hebdomadaires pour les jeunes de 14 à 16 ans.  

Qu’il choisisse d’intégrer tout de suite le marché du travail ou de poursuivre ses études, l’important pour un jeune est d’au moins obtenir son diplôme d’études secondaires (DES), selon Isabelle Poulin-Rioux, conseillère en emploi au CJE. « Automatiquement, [ça] peut te permettre d’avoir 20 000 $ de plus par année », lorsqu’on compare aux personnes sans reconnaissance d’études. 

Celle-ci reconnait que, dans le Haut-Saint-François, « il faut travailler sur la diplomation et la certification. » 

Conférence fin de vie

Un grand intérêt pour les services de fin de vie

De nombreuses personnes ont assisté à la conférence organisée par la Table de concertation des personnes ainées du Haut-Saint-François, qui a eu lieu à la polyvalente Louis-Saint-Laurent.

Près de 175 personnes ont assisté à la rencontre sur les soins palliatifs et de fin de vie organisée par la Table de concertation des personnes ainées du Haut-Saint-François le 6 novembre dernier.

L’assistance était nombreuse à l’auditorium de la polyvalente Louis-Saint-Laurent d’East Angus pour la présentation de Dre Ève-Reine Gagné et d’Anne-Marie Moore, infirmière au CLSC de Cookshire.  Ce fut l’occasion d’en apprendre davantage sur les services offerts : soins palliatifs dans les situations de maladie grave incurable et soins de fin de vie pour accompagner les personnes en phase terminale.

Il a également été question de l’aide médicale à mourir. Un diagnostic de maladie incurable n’est pas une fin en soi, mais le début d’une autre étape, celle d’une prise en charge de la personne, et par la même occasion, de ses proches aidants visant à améliorer leur qualité de vie.

Par Francine Rouleau

Quand Mathieu Gratton offre ses services à Moisson

À gauche : Nathalie Blais, directrice générale de Moisson Haut-Saint-François. À droite : Cynthia Tellier-Champagne, intervenante. 

L’humoriste Mathieu Gratton a offert ses services à Moisson Haut-Saint-François après avoir entendu la directrice générale Nathalie Blais en entrevue. C’est ce vendredi que le nouveau résident de Scotstown présentera un spectacle bénéfice taillé sur mesure à la réalité des besoins alimentaires de la région. 

« J’ai jamais fait de shows à East Angus en 30 ans de carrière. Il va y avoir des petites jokes sur les commerçants », confiait l’humoriste à l’émission Que l’Estrie se lève du 107,7.  

« Je fais pas souvent des shows solo. Je me suis dit : ‘C’est une belle occasion d’offrir un show gratuit.’ Je suis pas payé », soulignait-il. « C’est tellement généreux de sa part », confie de son côté Nathalie Blais en entrevue au journal. 

Celle qui est directrice générale de Moisson Haut-Saint-François depuis un peu plus d’un an n’a jamais rien vu de tel. « J’en ai fait de l’événementiel. C’est le seul artiste que j’ai rencontré qui a pas pris de cachet. Les autres prennent toujours un cachet même si c’est pour une soirée bénéfice. » 

Une offre qu’on ne peut pas refuser 

« On va avoir des cadeaux comme ça quand on entend parler de nous », poursuit Mme Blais. « Quand j’ai fait les entrevues à la radio, j’ai eu des gens qui sont venus nous porter des denrées et qui venaient de Sherbrooke. L’année passée, il y a une entreprise sur la Côte-Nord qui nous a envoyé un chèque parce qu’ils ont entendu parler de nous. » 

C’est ce qui s’est produit avec Mathieu Gratton. Nathalie Blais était en entrevue au 107,7 pour témoigner des difficultés des petites banques alimentaires comme Moisson HSF lorsqu’il l’a entendue. « J’ai dit : ‘Let’s go!’ J’ai appelé Nathalie Blais. J’ai dit : ‘J’ai pas le temps de vendre des billets moi-même, mais je t’offre le show gratuitement.’ » 

Devant une telle offre, la directrice de Moisson a « tout de suite appelé à la ville [de East Angus] pour le Centre culturel. […] La Ville est très aidante pour les organismes communautaires. On a une belle collaboration de leur part. » 

C’est ce vendredi 15 novembre que se tiendra le spectacle bénéfice de Mathieu Gratton au profit de Moisson Haut-Saint-François au Centre culturel de East Angus. Des reçus de charité sont disponibles pour l’achat de billets. Ainsi, « chaque dollar payé sur le billet s’en va pour des denrées », rappelle Mathieu Gratton. 

Le Carrefour jeunesse-emploi célèbre ses 25 ans 

L’équipe du CJE. De gauche à droite : Sylvain Lessard, Nicolas Coutu, Isabelle Poulin-Rioux, Judith Olson, Ginette Jolin, Audrey Vallée, Diane Groleau, Maxime Mainville et Stéphanie Dubreuil.  

En 1999, Randi Heatherington d’East Angus s’est fait demander par Michel Beauchamp, alors directeur du New Horizons Adult Education Centre de Sherbrooke, d’aider à démarrer un programme pour les jeunes du Haut-Saint-François. Le mois dernier, 25 ans plus tard, Heatherington et des membres fondateurs, du personnel, du conseil d’administration et d’amis ont souligné les 25 années de succès du Carrefour jeunesse-emploi (CJE).  

La célébration s’est tenue le 17 octobre au Café Laurier d’East Angus, situé de l’autre côté de la rivière Saint-François des bureaux du CJE. Cinq courtes vidéos ont été présentées, mettant en vedette des personnages clés de l’histoire de l’organisme : Kasey Statton, Dominic Provost, Mathieu Drouin, Olivier Jean et Mégane Beaudoin. Trois de ces vidéos sont désormais accessibles sur la page Facebook de l’organisme

Quand la communauté se mobilise pour aider la jeunesse  

La coordonnatrice aux services d’intervention Judith Olson a rappelé avec émotion une lettre publiée dans nos pages l’année dernière et coécrite par Kasey Statton, un ancien bénéficiaire du CJE. « Que ce soit dû à l’isolement, au manque de confiance en soi ou à la difficulté de gérer ses émotions, nous, les hommes, avons un blocage quand vient le temps d’aller chercher de l’aide. Malgré nos différents trajets de vie et notre jeune âge, nous avons tous un point en commun, celui du silence. Nous sommes maintenant plus conscients du problème et c’est désormais à notre tour de prendre la parole. » 

Depuis, il a pris parole et a demandé de l’aide, faisant de son parcours une des nombreuses réussites que le CJE célébrait le mois dernier. Le directeur général Sylvain Lessard était aussi mis de l’avant dans l’une des vidéos en tant que membre fondateur il y a 25 ans. Il a témoigné de sa fierté envers ces histoires à succès et de l’offre de services en français et en anglais au profit de la communauté.  

Les employés prennent connaissance du rapport

C’est le 17 octobre dernier que les employés de la Ville de East Angus ont reçus les constats de la firme chargée d’effectuer une enquête sur le climat de travail à l’Hôtel de Ville. Selon le syndicat qui représente ces employés, « le rapport est accablant ». Ce rapport fait suite « aux plaintes de harcèlement, d’incivilité et de mauvaise gestion du directeur général de la Ville », David Fournier, rappelle le représentant syndical, Gaétan Desnoyers.

La mairesse de East Angus, Lyne Boulanger, avait dans un premier temps affirmé son intention de ne pas rendre public le rapport de la firme Raymond Chabot Grant Thornton (RCGT). Elle était revenue sur sa décision lors de la séance du conseil municipal du 7 octobre. Elle s’était alors engagée à partager les conclusions du rapport avec les employés concernés, chose qui a été faite le 17 octobre.

Selon le syndicat des employés, le document parlerait de « climat de travail malsain » et de méthodes de gestion « dépassées ». On y affirme aussi qu’il existe deux clans au sein du conseil municipal. Sur ce dernier point, la mairesse Boulanger concède que « oui, je vois qu’il y a deux clans. Je trouve ça dommage. […] Les décisions qu’on prend, il faut pas oublier qu’il faut toujours les prendre pour le meilleur de la Ville. […] J’espère juste que, un jour, l’ambiance va revenir. »

Concernant les méthodes de gestion dépassées, Mme Boulanger affirme que « on va s’ajuster. Ce sont toutes des choses qui arrivent et qui sont nouvelles. Oui, ils disent qu’on n’est peut-être plus à jour. Je suis pas une fille qui aime dramatiser les choses. J’aime simplifier les choses. C’est sûr qu’on va s’ajuster. On va avoir de l’aide. J’espère juste que les belles journées sont à venir. »

En attendant, une ressource humaine de RCGT était de passage à l’Hôtel de Ville le 29 octobre, afin d’aider à « mettre des choses en place », selon Lyne Boulanger. Le 13 novembre, ce sera au tour de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) d’y remettre les pieds. La Commission avait demandé une mise à jour de la politique en matière d’éthique et de harcèlement psychologique de la Ville, à la suite d’une première visite le 5 septembre dernier.

Savonnerie

Une nouvelle fleur dans l’offre d’East Angus

Sonya Ann Legault et sa famille viennent d’ouvrir leur savonnerie sur la rue Saint-Pierre à East Angus.

Une grande incarnation du potentiel pour une nouvelle économie locale, la petite boutique de la Savonnerie Saponaria a ouvert ses portes officiellement au public à East Angus, le 17 octobre dernier.

La Savonnerie a pignon sur la rue Saint-Pierre pour son atelier et son magasin, en face d’un petit carré urbain avec d’autres commerces alléchants autour, comme le Square Victoria et Marie Gourmet.

Un piano se trouve au centre de toute cette offre, dehors sous le toit d’un gazébo, au milieu du modeste, mais invitant carré de verdure—une inspiration à venir jouer, participer, célébrer, apprécier.

C’est une ambiance accueillante qui n’a sûrement pas passée inaperçue par la fondatrice de la Savonnerie, Sonya Ann Legault. Elle et son conjoint, Mario Gélinas, ont choisi de déménager leur petite entreprise de Gatineau à son tout nouveau siège social à notre propre East Angus.

« On voulait faire partie d’une petite communauté », a dit Mme Legault en entrevue lors de son ouverture officielle. « La communauté est très accueillante. C’est vraiment une belle ville », selon M. Gélinas.

La beauté de la région aussi a fait attraction aux deux, mais leur fille, Alexandra Legault, et son conjoint, Marc-André Fontaine, demeuraient déjà à Sherbrooke. Les quatre membres de la famille travaillent pour la Savonnerie, du moins à temps partiel.

Le vente de leurs produits—savons, bombes de bains, bougies et autres produits connexes—se fait surtout en ligne, mais le succès de l’entreprise et la reconnaissance envers leur nouveau milieu ont amené les propriétaires à ouvrir aussi la boutique locale.

Son lieu sert non seulement à la présentation de leurs produits, mais aussi comme atelier pour la fabrication de leurs savons.

Le démarrage de l’entreprise il y a 12 ans s’est fait par une participation aux marchés agricoles, aux expositions en sous-sol d’églises et par la bouche à oreille. Les ventes se font beaucoup aux individus, mais aussi à plusieurs distributeurs, « beaucoup en Outaouais, mais on commence à développer plus aux Cantons-de-l’Est », de mentionner Mme Legault.

Si la Saponaria ajoute une nouvelle offre et façon de faire à l’économie locale, ses fidèles et voisins apprécient aussi les belles odeurs qu’une savonnerie amène au local.

Boutique Rousseau

Un nouveau local pour la Boutique Rousseau

Gilles Doyon et Marc Rousseau au nouveau local de la Boutique de bienfaisance.

En crise de logement et manque de locaux, la créativité et la générosité règnent. En juillet dernier, la Fondation Marc Rousseau cherchait un nouveau local pour sa boutique. Un appel général lancé au public a trouvé un bon samaritain en juste deux jours. Trois mois plus tard, un espace d’entreposage a été converti en local commercial, et le 10 octobre dernier, la Fondation a ouvert officiellement sa boutique. 

Une pluie froide et un vent du nord ont pourtant annoncé un évènement d’ouverture possiblement sombre. Un chapiteau prêté par la Ville de East Angus abritait quelques fidèles qui se réchauffaient autour de deux feux à propane. Guy Rousseau préparait des hot dogs sur le barbecue. Marc Rousseau lui-même m’a accueilli. Personne ne parlait beaucoup.

À l’intérieur, quelques autres visiteurs circulaient et surveillaient les produits offerts, de bonnes idées cadeaux. On admirait le talent de l’artiste Thérèse Palardy en exposition sur les murs. Plusieurs ont fait des premiers achats de produits ici et là.

Avec l’arrivée du propriétaire du bâtiment, Gilles Doyon, M. Rousseau a rassemblé les participants à l’intérieur pour parler du projet. En cercle autour de Marc, le froid et la pluie laissés dehors, le groupe est devenu plus animé, plus heureux, avec des blagues, des félicitations, des questions, des commentaires.  

M. Rousseau a présenté une bouteille de champagne en remerciements à Gilles Doyon, propriétaire du Centre de Rénovation BMR à East Angus, et un bouquet de fleurs à sa conjointe, Tina Houde. M. Doyon permet à la Boutique d’utiliser son nouveau local gratuitement. Son inspiration ?
« Marc, c’est le bénévole du village », m’a répondu M. Doyon.  

Justement, M. Rousseau a créé sa Fondation en 2019 pour aider les gens de la région dans les plus grands besoins. Les argents ramassés par la vente de produits à la Boutique contribuent au financement de la Fondation, comme c’est le cas à la cantine de l’aréna. 

En plus de ses multiples produits et idées cadeaux, la Boutique offrira un service d’emballage de cadeaux pour Noël, toujours par des bénévoles. En plus, la Fondation organise un Marché de Noël le 23 et 24 novembre à la salle des Chevaliers de Colomb d’East Angus.

L’effort est collectif. Nicole Rousseau, vice-présidente de la Fondation, a mentionné l’aide importante de la Ville de East Angus dans leurs projets de bienfaisance. Le conjoint de Mme Rousseau, Éric Loubier de Transport Réal Loubier et Fils, de Lingwick, a donné 10 000 $ pour l’achat d’un mini-van à la Fondation qui aidera avec le transport des biens. 

D’autres membres du conseil d’administration de la Fondation démontraient leur appui aussi : Josée Bourassa, secrétaire, Stéphanie Hudon, trésorière, et Guy et Luc Rousseau, tous les deux administrateurs.

Sur un ton plus personnel, Marc Rousseau a mentionné qu’il demeure à East Angus depuis 40 ans, et que même s’il est très attaché à la ville, la Fondation aide les gens partout dans la région. Aussi, que tout le monde est capable d’accomplir des gestes comme le sien.

« En même temps, je voulais démontrer que même si on n’est pas instruit, moi j’ai vécu ça, je n’ai pas fait des études, on est capable de faire quelque chose dans la vie », a ajouté Marc Rousseau. « Je veux que le monde comprenne que les étudiants dans les écoles en cheminement particulier, dans les classes spéciales, sont tous aussi capables de faire quelque chose. »

Là, la chaleur humaine avait été très bien senti à l’ouverture du local de la Boutique. 
Les demandes d’aide de la Fondation peuvent se faire par l’entremise du CLSC, de la Relève du Haut-Saint-François ou d’un formulaire en ligne sur la page Facebook de la Fondation.

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