40 de handicap pour Virage Santé mentale

Lyne Bernier, qui était derrière la Classique Gérard Putter Bernier, au tee de départ du dernier trou lors du tournoi le 21 septembre dernier.

Une cinquantaine de joueurs ont foulé les allées du Club de golf East Angus dans le cadre du 15e tournoi de l’organisme Virage Santé mentale. L’événement était sous la présidence de Serge Rosa et Sébastien Audet de Sauro Chrysler, anciennement Weedon Auto.

« Pour des nouveaux arrivés, ils s’impliquent vraiment beaucoup avec Virage Santé mentale. C’est de bons partenaires », se réjouit Pauline Beaudry, directrice générale de l’organisme. Sans le savoir, elle est allée cogner à la bonne porte lorsqu’est venu le temps de dénicher des porte-paroles pour endosser la cause de la santé mentale.

« J’ai un enfant autiste. Notre famille, on vient d’émigrer à Sherbrooke, ça fait un mois. Notre garçon s’en va au Touret », une école pour les élèves avec une déficience intellectuelle moyenne à profonde, explique le copropriétaire de Sauro Chrysler, Sébastien Audet. « Depuis six mois, mon cheminement puis ma vie familiale, tout a changé. Ça ne pouvait pas mieux fitter que ça. »

« Si je n’ai pas des commanditaires et des partenaires qui embarquent avec moi, ça vaut rien. C’est des gens comme eux, comme la Caisse Desjardins, qui s’investissent pour faire en sorte que ça puisse fonctionner. Ils aident à la santé mentale. On fait une bonne équipe », souligne Mme Beaudry.

De gauche à droite : Sébastien Audet, copropriétaire de Sauro Chrysler; Pauline Beaudry, directrice générale de Virage Santé mentale; François Jacques, député provincial de Mégantic; Matthieu Perron, éducateur à Virage; Lise Shank, présidente du CA de Virage; Serge Rosa, copropriétaire de Sauro Chrysler; Lynn Bissonnette, vice-présidente du CA de Virage; Martine Bujold, secrétaire du CA; et Simon-Gilles Talbot, trésorier.

Place à du nouveau

Les présidents d’honneur Rosa et Audet ont pris la relève de la famille Dumas, de Weedon Auto, qui s’est impliquée dès la première année du tournoi de golf de Virage Santé mentale.

Ce changement en a précédé un second. En avril dernier, Virage Santé mentale a quitté son local qu’elle occupait depuis 19 ans sur la rue Angus Nord pour se relocaliser dans l’ancien presbytère de l’avenue Saint-Jean, à East Angus. Bien que stressant sur le moment, ce renouveau augure bien pour le futur de l’organisme qui prépare les festivités entourant son 40e anniversaire en 2025.

« Il y a un problème quelque part, mais on travaille à le résoudre. » 

Le directeur général David Fournier et la mairesse Lyne Boulanger lors de la séance du conseil municipal de East Angus du 7 octobre.

Après un premier rapport ayant coûté 13 500 $, la Ville de East Angus mandate de nouveau la firme Raymond Chabot Grant Thornton pour mettre à jour ses pratiques en matière d’éthique et d’harcèlement psychologique « pour un montant minimum de 7875 $ ». 

À la suite d’une visite de l’Unité permanente anticorruption (UPAC) dans ses bureaux en février dernier, c’était au tour de la CNESST de passer par les bureaux de la Ville de East Angus le 5 septembre dernier.  

« On s’est fait dire par la CNESST que notre politique [en matière d’éthique et de harcèlement psychologique] était pas à jour. Il y avait des choses qu’il fallait améliorer. C’est là-dessus que Raymond Chabot Grant Thornton va nous faire des politiques à jour », a expliqué la mairesse Lyne Boulanger lors de la séance du conseil municipal du 7 octobre.  

Cette séance était d’ailleurs attendue de la part de la population. « D’habitude, on est 3-4 ici », s’est exprimé Roch Mailhot. « Là, la salle est pleine. Il y a plein de monde qui veulent savoir pourquoi on a passé aux nouvelles. » 

Des citoyens ont également déploré que, malgré une somme totale de plus de 20 000 $ payée par les deniers publics, ceux-ci n’ont pas accès aux conclusions du premier rapport de RCGT, alors que les membres du conseil ont pu en prendre connaissance le 2 octobre. 

La mairesse Lyne Boulanger dit souhaiter présenter le document aux employés de la Ville dans un premier temps. On se rappellera que sur une équipe permanente d’une douzaine d’employés, il y a eu une démission et trois arrêts de travail. De son côté, le directeur général David Fournier a été en arrêt de travail obligé pendant cinq mois.  

Pour ce qui est des conclusions du rapport émanant des plaintes d’harcèlement du printemps dernier, Mme Boulanger dit que « un jour, on les donnera. Quand ce sera le temps. Pour le moment, c’est pas le temps. […] C’est sûr qu’il va y avoir un compte-rendu qui va être fait. C’est sûr que la population l’attend. […] On met tous les efforts possibles pour rétablir le climat. » 

Le conseiller syndical pour les employés de la Ville de East Angus, Gaétan Desnoyers, discute avec la mairesse Lyne Boulanger.
insécurite alimentaire

Insécurité alimentaire en hausse

Nathalie Blais: Moisson Haut-Saint-François n’a jamais plus que 48 heures de denrées pour les besoins qui ne cessent d’accroître.

Un texte de Marie-Claude Costisella

Au début août, toutes les MRC de l’Estrie ont été touchées au passage des restes de la tempête Debby, qui a fortement secoué le territoire. Au-delà des routes bloquées, des arbres tombés et des fils électriques abimés, la perte d’aliments constitue un imprévu important au budget de nombreux citoyens.

Les vents violents ont causé des pannes majeures et certains foyers ont été privés de courant pendant plus de 48 heures, assez longtemps pour subir des pertes de denrées réfrigérées ou congelées considérables. Il s’agit d’une charge financière additionnelle qui est difficile à absorber pour certains.

Des conséquences importantes

Les conséquences de ce genre d’événements sont ressenties dans les banques alimentaires de la région, qui observent une hausse des demandes chaque fois qu’un événement inattendu se produit, comme une tempête importante ou une grève prolongée, par exemple. Nathalie Blais, directrice de Moisson Haut-Saint-François, à East Angus, note une augmentation générale des besoins.

« Nous avons eu quelques cas de dépannage d’urgence après la tempête, mais pas autant que nous avions estimé. Il y a encore de la stigmatisation face à l’aide alimentaire, même si elle touche de plus en plus de gens. Certaines personnes hésitent à profiter de notre service de dépannage, pour toutes sortes de raisons. Oui, nos demandes sont en hausse, mais malheureusement, les dons sont à la baisse en ce moment », affirme Mme Blais.

Moisson Haut-Saint-François est en constante recherche de dons afin de maintenir l’inventaire dont il a besoin pour répondre à la demande. Le Programme de récupération des supermarchés, le PRS, vient en aide.

Chez Moisson Estrie, le directeur général, Christian Bibeau, explique pour sa part que dans le cadre du PRS, Moisson Estrie est responsable de la formation des partenaires et de la récupération des boites de dons auprès des épiciers participants. « En 2023, nous avons redistribué l’équivalent de 15 millions de dollars à 67 organismes de la région, et nous récupérons 96 % de toutes les denrées qui nous sont données », explique M. Bibeau. En général, Moisson Estrie délègue la récupération des dons aux organismes affiliés, qui se rendent directement chez les épiciers. « Mais c’est vraiment à la discrétion de chacun et nous respectons la volonté de chaque donateur », précise-t-il.

Du côté de Moisson Cookshire, non affilié à Moisson Estrie, la responsable Thérèse Soucy donne le même son de cloche. « Tous les jeudis, nous offrons une aide alimentaire à des gens dans le besoin. On voit de nouveaux visages de temps en temps, on sent que le besoin est là », affirme celle qui organise des levées de fonds encore aujourd’hui, à 83 ans. L’organisme, qui ouvre ses portes 4 jours par semaine, accepte également les dons et est toujours à la recherche de bénévoles.

Les épiciers sollicités aussi

Les épiciers interrogés affirment participer à l’effort pour regarnir les garde-manger. C’est le cas de Gilles Denis, le propriétaire de l’IGA Cookshire, qui affirme qu’il donne des produits non vendus à Moisson Cookshire.

Pour sa part, le propriétaire des IGA de Fleurimont et East Angus, William Couture, souligne que la demande actuelle est effectivement très forte, ce qu’il attribue principalement à la rentrée scolaire et à la reprise des activités des organismes communautaires.

« Je n’ai aucun doute que les organismes comme Moisson Estrie soient débordés par la demande. De notre côté, nous répondons plusieurs fois par semaine à des écoles, des organisateurs d’événements et des organismes communautaires, par exemple. La sollicitation est très forte », affirme l’homme d’affaires.

Par ailleurs, William Couture donne de 2 à 3 caisses d’aliments aux banques alimentaires par semaine. « Ce n’est pas facile, parfois on doit faire des choix déchirants, mais on donne autant que possible et sur une base régulière », ajoute-t-il, mentionnant que la politique à l’égard des dons relève de la bannière Sobeys.

Un autre acteur se joint à l’effort

Au moment où la demande alimentaire est à son apogée, en ce début d’année scolaire, la campagne annuelle de la SAQ au profit des banques alimentaires du Québec (BAQ) a été exceptionnellement prolongée. Sur une période de 11 jours, soit du 29 août au 8 septembre, pour chaque achat d’un produit du Québec, un repas a été remis au BAQ, le réseau des Banques alimentaires du Québec.
Du côté de BAQ, il est possible en tout temps de faire des dons, de façon personnelle ou par le biais d’une entreprise, sur le site web de l’organisme. Il y est mentionné que « si vous préférez que votre don serve spécialement à soulager la faim dans une région précise du Québec, il est suggéré de faire votre don directement à un des membres Moisson ou associés. »

Giratoire

Rond-point ou carrefour giratoire ?

Bonjour Monsieur Stevenson,
Dans l’article du Journal régional Le Haut-Saint-François du 11 septembre dernier intitulé : Quatre voies et des ronds-points envisagés sur la 112, j’aimerais savoir si ce sont vraiment des ronds-points qui seront installés ou des carrefours giratoires ?

À la page 2 (suite de l’article), vous écrivez « Aussi les travaux sur la route 112 autour du rond-point de l’autoroute 610… ». N’est-ce pas plutôt un carrefour giratoire ?
Je vous remercie de bien vouloir éclairer ma lanterne !
Bonne journée.

Lucie Duquette,
Ascot Corner

Notre réponse
Merci pour votre question, Madame Duquette !
Selon nos recherches dans le Grand dictionnaire terminologique du Québec, publié par l’Office québécois de la langue française (OQLF) :

« Qu’on l’appelle carrefour giratoire, en circulation routière, ou rond-point, dans la langue courante, ce type de carrefour présente une configuration annulaire typique et il a pour fonction de rendre la circulation fluide ; mais, selon les pays, il y a parfois des distinctions quant au sens de la priorité des voitures qui s’y engagent ou y circulent. Une signalisation adéquate est nécessaire pour lever les ambiguïtés et réduire le risque d’accident. »

Le terme privilégié et recommandé par l’OQLF est « carrefour giratoire ».

Mais, notre lectrice assidue a approfondi ses propres recherches :
« Je vous invite à regarder ce reportage de Radio-Canada Sept-Îles où la distinction est très claire », a écrit Mme Duquette par la suite à notre première réponse à sa lettre. « https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/682505/carrefour-rond-point-sept-iles. La différence se fait selon la priorité. À ce que je comprends, dans le rond-point c’est l’usager qui s’engage qui a priorité. Dans le carrefour giratoire, c’est l’usager qui est déjà engagé qui a priorité».

« J’ai aussi trouvé ceci aujourd’hui sur le site de l’Association québécoise des transports (même si cela date de 2010), https://aqtr.com/association/actualites/synthese-memoire-decennie-giratoires-quebec-bilan-comportement-usagers»  « Le réseau routier québécois compte trois types d’aménagements circulaires : le carrefour giratoire, le rond-point et les autres aménagements circulaires. Considérés comme des synonymes par l’Office québécois de la langue française, le giratoire et le rond-point présentent peu de différences. Leurs dissemblances sont d’ordre technique : le rond-point est régi par la règle de priorité à droite et le giratoire par la règle de priorité à l’anneau. »

« Est-ce que cela vous éclaire autant que moi ? Je crois que je n’ai jamais eu affaire à un rond-point. Si c’est vraiment un rond-point qui sera sur la 112, les gens devront apprendre l’ordre de priorité. Tout comme moi. »

Lyne Boulanger

Un témoignage de courage et de persévérance

Chères entrepreneures et professionnelles,
Quelle belle fierté de voir que plusieurs femmes osent briser des barrières, vous surmontez des défis et créez des opportunités qui transforment le monde des affaires. Votre détermination, votre créativité et votre résilience sont des forces incroyables qui inspirent et ouvrent la voie à d’autres. N’oubliez jamais que chaque pas que vous faites est un pas vers un futur où les femmes occupent toute leur place dans le monde des affaires.


Continuez à croire en vous, à innover et à rêver grand. Les obstacles sont des opportunités déguisées et votre parcours est un témoignage de courage et de persévérance. Vous avez le pouvoir de changer les règles du jeu. Le monde a besoin de votre vision, de votre audace et de votre leadership.


Mon exemple, je veux vous le partager, en 2001 quand j’ai commencé comme élue municipale, je n’avais jamais pensé qu’un jour je deviendrais la première femme maire de East Angus et pourtant, depuis 2016 que je suis mairesse, je suis vraiment fière d’avoir osé ; on ne doit jamais douter de nous.
J’en profite pour vous encourager à vous engager aux prochaines élections municipales qui seront le 2 novembre 2025. Pour ma part, après 24 ans consacrés au monde municipal, je laisserai ma place à de nouvelles idées.


Ne vous sous-estimez jamais et ne craignez pas de briller. Vous êtes une source d’inspiration, et votre succès pave la voie pour toutes les femmes qui vous suivent. Ensemble, nous sommes plus fortes.

Lyne Boulanger
Mairesse de East Angus

Trois giratoires prévus aux chemins Paul, de l’Aéroport et des Pins 

On en connait un peu plus sur le projet de réaménagement de la route 112 entre Ascot Corner et East Angus. Outre l’élargissement à quatre voies avec séparation par terre-plein, trois carrefours giratoires doubles sont prévus le long du tronçon de 6 km. Ceux-ci sont envisagés aux intersections de la rue des Pins, du chemin Paul et du chemin de l’Aéroport.  

Les travaux seraient réalisés sur plusieurs années, soit au plus tôt à partir de 2028 pour se terminer en 2032. Les premières interventions réalisées seraient la construction des carrefours giratoires doubles aux intersections des chemins Paul et de l’Aéroport, de même que le doublement de la route 112 entre ces deux intersections, indique l’avis de projet soumis par le MTMD. L’intervention suivante serait la construction du carrefour giratoire double à l’intersection de la rue des Pins. La dernière intervention serait le doublement de la route 112 entre la rue des Pins et le chemin Paul.  

Dangereux depuis plusieurs années 

Le projet vise à sécuriser le tronçon et à augmenter sa capacité routière. On se rappellera que la vitesse a été réduite de 90 à 70 km/h entre le chemin Talbot et la route 214, à la suite d’un accident mortel survenu près du chemin Paul en septembre 2019. Dans son rapport publié en août 2020, le coroner avait recommandé de sécuriser la route 112 à cet endroit. 

De 2015 à 2019, il s’est produit 45 accidents, dont 3 mortels, sur ce tronçon de route. Le débit moyen y est de 15 000 véhicules/jour, ce qui représente une augmentation de 85 % sur 25 ans. Après des rencontres avec les élus municipaux et des consultations publiques en 2023, le projet de réaménagement est à l’étape de l’étude d’impact sur l’environnement.  

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Fin de saison pour les Concerts de la gare

La 12e saison des Concerts de la gare d’East Angus s’est conclue le 22 août dernier avec une prestation du groupe rockabilly The Sloe Gin Fizz, d’Ascot Corner. Voyez notre entrevue avec Antoni Dumont, responsable, et Marc Reid, fondateur des Concerts de la gare.

Lyne Boulanger

Lyne Boulanger annonce sa retraite

La mairesse sortante, Lyne Boulanger, devant la salle de conférence municipale « Le coude », nommée après le bar dans l’ancien Hôtel Aubin, remplacé aujourd’hui par l’Hôtel de Ville de East Angus.

La mairesse de East Angus, Lyne Boulanger, n’a pas l’intention de se présenter aux prochaines élections municipales, qui auront lieu à travers le Québec le 2 novembre de l’année prochaine.
« Je pars avec une satisfaction », a-t-elle déclaré en entrevue cet été, citant le vœu de prendre du temps pour elle et sa famille comme raison de sa décision.


Mme Boulanger a été élue conseillère municipale en 2001 et est devenue la première mairesse de la ville en 2016. Elle terminera alors en 2025 son deuxième mandat à la mairie d’East Angus.
La mairesse a exprimé sa fierté pour les réalisations accomplies sous son leadership, incluant une entente récente avec la municipalité de Westbury, la construction d’un nouveau garage municipal, la restauration de l’aréna et d’autres investissements qu’elle prévoit auront un bienfait durable pour la ville.

Elle a aussi considéré la dernière année « difficile » au sujet des conflits et plaintes au bureau municipal, incluant une enquête actuelle sur le climat de travail. Pour Mme Boulanger, « ça confirme » sa décision de ne pas se présenter comme candidate pour la mairie l’année prochaine.
Aujourd’hui, elle demeure active et disponible, selon ses réponses aux commentaires récents sur la page Facebook du journal Le Haut-Saint-François. « Je m’en fais un devoir », a affirmé Mme Boulanger en entrevue. « J’ai toujours donné plus que le 100 pour cent. C’est le temps pour les autres », a ajouté la mairesse.

Gregoire Ferland

La sacrée belle vie en église

Grégoire Ferland ne chauffe pas sa grande salle d’exposition en hiver, et seulement au minimum l’atelier dans la cave dessous. Crédit : Scott Stevenson

Certaines et certains dans ce monde aiment les mal-aimés : les enfants troublés, les vieux oubliés, les consœurs agressées; aussi, les coins perdus du pays, les maisons abandonnées et même les églises déconsacrées. On en prend soin, on passe du temps avec, on s’y installe, on rénove et même on y habite.

C’est le cas de trois églises à East Angus seulement.

Grégoire Ferland demeure dans l’ancienne Église catholique, Françoise Éuzénat dans l’ancienne Église anglicane, et Maxime Robert et Renée-Claude Morin dans l’ancienne église unie. Trois églises habitées dans une petite ville – un avenir bien meilleur pour ces bâtiments historiques et architecturalement importants que de les démolir.

M. Ferland a remarqué ce privilège unique aux Cantons de l’Est d’avoir plusieurs églises dans un même village. « C’est l’influence de la région, avec les Anglais » a-t-il dit lors d’une visite à sa demeure mesurant 50 par 150 pieds.

L’église catholique originale de la ville date de 1895 et a été remplacée en 1920 par la construction de l’Église Saint-Louis-de-France qu’on connaît aujourd’hui. L’ancienne a été reculée d’une rue sur des billots roulants, à la force du cheval, selon M. Ferland.

Il l’occupe depuis 2006, après que le propriétaire précédent a fait toutes les grandes rénovations et réparations nécessaires pour la rendre habitable. « Je l’ai eu quasiment gratis, ça. La ville voulait la démolir. Elle l’a donné pour un dollar à un gars. Puis le gars y’a fait la grosse job… y’a travaillé lui, y’a lavé les plafonds ! Il y a lavé ça ! » M. Ferland m’a montré, en pointant vers l’immense plafond très haut lors de notre visite, il y a deux semaines.

Dans la grande salle de l’église, M. Ferland a créé une salle d’exposition, dans l’immense cave, son atelier, et au fond de la grande salle un loft pour ses enfants et invités. « C’est ma maison, mon atelier puis ma salle d’exposition. Fait que, moi je sors pas d’ici. J’ai tout, tout, tout dans ma cabane. »

L’ancienne église unie

Pour Maxime Robert, dans l’ancienne église unie à l’autre bord de la rivière Saint-François et le grand barrage à East Angus, il y a « presque un mouvement » au Québec d’habiter les anciennes églises. Mais, « il faut avoir de l’audace », dit celui qui a travaillé avec les bâtiments patrimoniaux depuis des années. Il a défait la dernière d’Island Brook il y a quelques années, pour la revendre en espérant qu’elle serait préservée ailleurs, mais sans succès.

« Les causes perdues, là, dans notre vie, les mal-aimés, on dirait qu’on est attiré par ça. On les aime. [Cette église], on l’aime parce que c’était perdu », a raconté M. Robert. À part leur travail constant sur leur demeure, M. Robert travaille pour ce journal, Le Haut-Saint-François, et sa conjointe, Renée-Claude Morin, travaille avec les enfants ayant des besoins particuliers au Centre de services scolaire des Hauts-Cantons.

Emmanuel Church

Renée-Claude Morin et Maxime Robert avaient développé un système de capture d’air chaud du haut de leur grande salle, mais après l’essai, ils n’aimaient pas son apparence.

De son église, « c’est le côté sacré que j’aime », ajoute M. Robert lors de notre visite. Leur décor fait justement un mélange de maison et église, avec beaucoup d’artéfacts religieux.
L’acquisition de cette l’église n’était pas simple. Le comité local de l’Église unie, mené par Roger Heatherington, ne voulait pas laisser leur précieux lieu à n’importe qui. M. Robert et Mme Morin devaient faire leurs preuves pendant neuf mois de négociation. Parmi les demandes, c’était que le couple repeint le bâtiment autre que son blanc d’origine, pour faire une séparation psychologique avec le passé.
Alors, aimées et mal-aimées sont ces anciennes églises. Chacune porte les histoires personnelles d’innombrables fidèles du passé. Les comités chargés à en déconsacrer doivent être déchirés d’esprit avec leurs tâches, en comprenant que leur église n’est plus recherchée et centrale comme avant, mais aussi qu’elle est toujours importante et aimée par certaines et certains… comme les fidèles Mesdames Morin et Éuzénat et Messieurs Robert et Ferland d’East Angus, dans cette nouvelle ère moderne.

Un Mondial de soccer qui ouvre la voie aux autres

Le deuxième Mondial de soccer du Haut-Saint-François a réuni 75 joueurs et joueuses ainsi qu’une centaine de spectateurs au parc de l’aréna Robert-Fournier le 17 août dernier.

Compétition entre événements

L’événement sportif était une initiative de la CDC du Haut-Saint-François et de plusieurs partenaires dans le cadre d’un projet nommé RurALTÉRITÉ. La fin de ce projet impliquait de tenir l’événement avant le 31 août, alors que l’édition 2023 du Mondial s’était tenue le 9 septembre.

Une telle date, suivant la rentrée scolaire, avait l’avantage d’avoir moins de compétition inter-événements. Alors que, cette année, durant la fin de semaine du 17-18 août, plusieurs événements d’envergure se sont tenus simultanément.

Il y avait tout d’abord la Coupe nationale de soccer Sports Experts de Trois-Rivières, qui réunissait 8000 joueurs junior et sénior. Ensuite, localement, on peut penser à l’Expo Cookshire et au Festival des Traditions du monde de Sherbrooke. Malgré cette compétition inter-événements, la CDC se dit satisfaite de la participation au Mondial.

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Crédit photo : Martin Mailhot – CDC HSF

« L’idée serait d’institutionaliser l’événement de telle sorte qu’on va pouvoir continuer à l’organiser à chaque année », partage Edwin Moreno, agent de développement à la CDC du Haut-Saint-François.

Celui-ci espère voir renouvelée l’entente du projet RurALTÉRITÉ pour une période de trois ans. Cette aide permettrait de continuer à offrir une activité sportive et interculturelle de manière gratuite à la population du Haut-Saint-François.

De plus en plus populaire

La tenue des deux premiers Mondiaux de soccer dans la MRC du Haut-Saint-François arrive à point nommé, alors qu’un engouement pour le ballon rond se fait sentir de plus en plus.

On n’a qu’à penser au passage de Lionel Messi et de l’Inter Miami CF en mai dernier à Montréal pour saisir l’ampleur que prend le sport au détriment du hockey dans le cœur des jeunes générations.

Cet intérêt risque d’être accentué avec la tenue de la Coupe du monde de football 2026, événement qui sera organisé conjointement par le Canada, les États-Unis et le Mexique.

« En 2026, on va avoir deux Mondiaux de soccer : celui de la FIFA et celui dans le Haut-Saint-François », entrevoit déjà Edwin Moreno. D’ici là, il aimerait lancer une invitation au CF Montréal afin qu’un ou des joueurs de l’équipe soient présents lors de l’édition 2025 de notre Mondial local

EastAngus

Un milieu dynamique et familial qui s’agrandit très vite !

La mairesse Lyne Boulanger pose devant un décor qu’elle connaît bien, dans quelques développements domiciliaires de sa ville, où bourdonne actuellement une grande activité de constructions variées.

À la date du 15 juillet, l’année 2024 a vu se créer 404 nouvelles unités de logement sur le petit territoire urbain d’East Angus, aussi extraordinaire que cela puisse paraître !

« C’est notre défi le plus important, à East Angus, soit de répondre à l’arrivée de nouvelles familles, en nombre considérable et très rapidement en plus ! », lance tout de go la mairesse Lyne Boulanger. « Cela seulement depuis le 1er janvier, et l’année n’est pas finie ! Une clientèle qui vient d’un peu partout. Au point où on ne se reconnaît plus, à East Angus, nous disent nos citoyens ! Le développement s’effectue à une vitesse grand V », indique-t-elle, tout à fait réaliste.

« East Angus est un milieu dynamique et familial. C’est la ville de centralité du Haut-Saint-François (HSF), avec seulement 8 km2 de périmètre urbain et une population de près de 4000 personnes, une ville de services. Nous avons ici les écoles primaires du Parchemin, couvent et collège, la polyvalente Louis-Saint-Laurent et l’aréna Robert-Fournier. La densité de notre population, c’est 490 habitants par km2, sans aucune terre agricole. Je fais partie du caucus des villes de centralité, East Angus étant membre de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) », ajoute Mme Boulanger.

Avec cette réalité du boum immobilier, les besoins grandissent à East Angus. « Des projets d’agrandissement sont apparus un peu partout, comme pour nos écoles et la polyvalente, entre autres, c’est important, c’est majeur », admet-elle.

Le directeur général David Fournier, principal responsable des développements domiciliaires à l’administration municipale, qui ont poussé comme des champignons, en établit lui-même la nomenclature, si on peut dire.

« Le Domaine Haute-Rive, œuvre de différents promoteurs, ouvert en 2023, a nécessité l’ajout d’un kilomètre de nouvelles rues, pour 330 unités ! Tous les terrains se sont vendus en un temps record. La construction immobilière se poursuit », se réjouit M. Fournier.

« Dans le secteur de la rue des Pins, le développement continue avec deux nouveaux blocs de 32 logements chacun, à brève échéance. Cela ajoutera 64 unités en réponse à la crise du logement. Par ailleurs, dans le secteur de la rue Gauley, c’est en développement avec deux nouveaux 13 logements en 2024, où il y a un potentiel total de 150 unités, près de la route 112. Il n’y a plus de terrains pour la construction de maisons unifamiliales, à East Angus. C’est un dilemme que nous sommes en train d’étudier et qui constitue un grand questionnement. D’autres développements domiciliaires sont en cours de préparation », ajoute M. Fournier, qui ne pouvait donner plus d’informations à leur sujet, au risque de compromettre ces projets.

« D’ici 2025, on s’attend à ce que 600 nouvelles unités de logement s’ajoutent encore, pour en arriver au total de 1000 unités, avec les 404 déjà comptabilisées », exprime le DG.

David

À East Angus : Le retour du directeur général David Fournier

David Fournier, directeur général de la ville de East Angus.

La mairesse de la Ville de East Angus, Lyne Boulanger, s’est dite heureuse du retour du directeur général, David Fournier, en sa présence lorsque rencontrés en mi-juillet, au moment que ce journal allait sous presse.

Au même moment, le Syndicat des employés municipaux d’East Angus a diffusé un communiqué de presse dénonçant le retour. « Nos membres travaillant à l’Hôtel de Ville sont sidérés par cette décision et s’imaginent mal l’ambiance qui régnera dans les prochaines semaines », selon Gaétan Desnoyers, conseiller syndical à la Fédération indépendante des syndicats autonomes, cité dans le communiqué.

M. Fournier revient d’un arrêt de travail obligé. En entrevue, il admet avoir vécu une période difficile, qui a duré grosso modo cinq mois. Il raconte que l’Unité permanente anticorruption (UPAC) est intervenue chez lui, et les agents ont saisi du matériel informatique, incluant téléphone, ordinateur et tablette.

Pour la mairesse Boulanger, son retour est important. « Nous avons besoin de lui. Le climat de travail peut toujours s’améliorer. On y travaille avec l’ensemble du groupe des employés, le Syndicat et notre comité de relations de travail. »

Avec l’aide du journaliste Ronald Martel

Lyne Boulanger de East Angus

Le mystère perdure à East Angus : le DG en « congé autorisé »

Plusieurs personnes se demandent ce qui se passe à East Angus pour que le directeur général de la ville, David Fournier, soit « en congé autorisé, pour une durée indéterminée », ce qui a été confirmé en ces termes par la mairesse Lyne Boulanger, lors d’une entrevue téléphonique qu’elle a consentie au journaliste de votre journal.

Lorsque Mme la mairesse a su que des rumeurs circulent au sujet de ce congé autorisé, son com-mentaire s’est limité à affirmer : « Les rumeurs se gèrent à l’interne, au département des ressources humaines. C’est confidentiel. On s’occupe de ça. M. Fournier est un homme qui travaille beaucoup, il est en congé pour se reposer. On ne débattra pas de ça… On va gérer les rumeurs une après l’autre. Ce n’est pas un dossier [ouvert]. On ne fera pas de commentaires ».

Mme Boulanger ne voulait visiblement pas s’attarder sur le sujet. Questionnée sur la présence de l’UPAC à East Angus durant une des semaines dernières, elle a émis un bref commentaire.

« L’UPAC a débarqué à East Angus le 14 février dernier, à la suite d’une plainte qui avait été reçue. Ce n’est pas le cas à East Angus qu’il y a quoi que ce soit en cause avec de la corruption. Ils cherchaient des caméras et des micros. Il n’y a qu’une seule caméra qui était fonctionnelle, parce qu’il y avait eu une demande des travaux publics en ce sens. Cette caméra ne visait qu’à voir la situation de nos routes, s’il y avait de la neige sur la surface de la route, en temps réel. Peut-être que cette camé-ra avait créé un inconfort pour quelqu’un, mais cela n’était pas relié à la situation à propos du direc-teur général », a simplement admis Mme Boulanger.

Graphic

East Angus : l’avenir de Graphic Packaging incertain

L’avenir de Graphic Packaging International à East Angus est incertain, mais les travailleurs sont confiants de passer au travers.

Un gros nuage noir rempli d’incertitude plane au-dessus de l’usine Graphic Packaging International à East Angus. Des représentants du siège social, situé à Atlanta aux États-Unis, sont venus rencontrer les travailleurs, la semaine dernière, pour leur annoncer que la survie de l’usine serait assurée pour les trois prochaines années, mais qu’ils ne pouvaient s’engager davantage pour son avenir.

Katherine Lemire, directrice des ressources humaines à l’usine d’East Angus, confirme la nouvelle sans pour autant donner beaucoup d’information. Elle mentionne que Graphic Packaging International est en voie de construire une méga-usine au coût de 1 G$ à Waco au Texas, États-Unis et que la mise en production est prévue pour le début de 2026, dans trois ans. Quatre usines dont trois aux États-Unis et une au Québec, celle d’East Angus, sont touchées par cette initiative. « Graphic va soutenir les différentes usines en place pour faire la transition en lien avec cette nouvelle machine-là. L’objectif est d’améliorer la capacité de l’entreprise à répondre à la demande croissante de l’emballage recyclé sur le marché. Nous, c’est ce qu’on fait ici », d’expliquer Mme Lemire.

Jean St-François, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs des pâtes et cartons d’East Angus (STPCEA-CSN), explique que la haute direction a procédé de la sorte pour donner l’heure juste sur un projet de construction d’une méga-usine qui devrait être fonctionnelle dans trois ans. Ce futur plan d’exploitation aurait une capacité de production équivalente à l’ensemble des quatre usines réunies, d’où l’incertitude quant à l’avenir de ces dernières. Celle d’East Angus produit 110 000 tonnes de carton annuellement. M. St-François mentionne que les dirigeants auraient laissé entendre que le marché était en constante évolution et qu’ils n’étaient pas en mesure de s’engager pour l’avenir.

Dans un souci de maintenir la capacité de production des usines concernées et éviter l’exode de certains travailleurs, la multinationale offre aux employés une prime incitative à demeurer en poste de 1 500 $ par mois pour les 36 mois à venir. Le montant sera remis au terme de cette période représentant 54 000 $. Cette somme sera versée aux employés, peu importe l’avenir de l’usine, de préciser le président du syndicat.

En raison de la croissance du marché, M. St-François mentionne que les représentants n’étaient pas en mesure de préciser l’avenir des quatre usines à savoir, si elles poursuivront toutes leurs opérations régulières ou si certaines seront fermées. « C’est comme un sursis, ils disent : on a besoin de vous autres trois ans et après peut-être, on va avoir encore besoin de vous autres, mais peut-être que non aussi. Chaque usine a ses forces et ses faiblesses, chaque usine a des capacités de production différentes qui va jouer beaucoup dans la balance. »

Confiant

Admettant que la situation est préoccupante, M. St-François demeure optimiste quant à l’avenir de l’usine. « En 2019, la même situation s’est produite. Il y avait quatre usines en danger, excepté que deux ou trois mois après l’annonce, Graphic East Angus a été retiré du peloton qui était en danger. Ils ont dit : Graphic East Angus, il n’y en a plus de problèmes, vous n’êtes plus en danger, vous allez rester ouvert. C’était la même situation, c’était le même trois ans. À l’époque, Graphic construisait la même usine, mais au Michigan, avec trois ans de construction. Ils avaient mis trois usines en danger et une a fermé sur les trois. »

Cette fois-ci, M. St-François ne cache pas qu’il existe une incertitude au sein des travailleurs et que certains expriment une frustration, mais que l’ensemble est confiant et « déterminé à se retrousser les manches pour garder l’usine ouverte. Nous, on pense que l’usine a de bonnes chances de passer au travers à cause de la qualité du carton que l’on fait et la diversité du carton qu’on peut faire. Les grosses usines qu’ils construisent sont capables de faire un seul ou quelques grades de carton. Ici, on est capable de faire des petites commandes et on peut changer de grade de carton dans l’espace d’une demi-journée et répondre à des besoins spécifiques très rapidement, c’est ça notre force. » M. St-François ajoute que le positionnement géographique de l’usine constitue également un atout pour desservir le Québec, l’Ontario et la Nouvelle-Angleterre.

Le président du syndicat indique qu’un sondage est mené auprès des travailleurs afin de vérifier leur volonté à demeurer en poste ou de quitter. L’exercice vise à dresser un portrait d’ensemble et de voir ce qui serait possible de faire pour maintenir les effectifs. On compte 88 travailleurs syndiqués. Au total, un peu plus d’une centaine de personnes œuvrent à l’usine d’East Angus. M. St-François ajoute : la direction a procédé à trois embauches alors que les nouveaux venus connaissent la situation. Ce dernier précise que le syndicat maintient une bonne relation avec la direction et tous deux travaillent dans le même sens.

Des représentants de la Ville de East Angus, dont la mairesse, Lyne Boulanger, en tête, ont rencontré la direction de Graphic Packaging au lendemain matin de l’annonce aux travailleurs. Sans dévoiler la teneur des discussions, Mme Boulanger s’est dite rassurée et confiante, « je reste très positive », commente-t-elle.

CIBC

Fermeture de la succursale CIBC à East Angus

C’est officiel, la succursale de la Banque CIBC d’East Angus, située au 30 rue Angus Nord, fermera ses portes le 10 août prochain, à 15 h. Dès sa fermeture, le centre bancaire de la municipalité du Haut-Saint-François sera regroupé avec la succursale du Carrefour de l’Estrie, à Sherbrooke.

Claude Couture, client de la Banque CIBC d’East Angus depuis 1964, se dit choqué de cette annonce affichée dans la porte de l’institution bancaire. « J’ai 88 ans et descendre à Sherbrooke, traverser l’entièreté de la ville, pour faire mes petites affaires, ça ne m’intéresse pas, surtout en hiver. C’est réellement une perte pour la ville d’East Angus et pour les gens du 3e âge, c’est vraiment une mauvaise nouvelle. »

Cette fermeture enlève aussi la possibilité aux citoyens de choisir avec quelle institution bancaire ils ont envie de faire affaire. Il ne restera plus que la Caisse Desjardins du Haut-Saint-François dans la municipalité. « Présentement, les choix qui me sont imposés sont soit de descendre à Sherbrooke, soit de faire affaire avec une autre institution bancaire. Je trouve ça déplorable », d’exprimer M. Couture.

Du côté de la Banque CIBC, Josh Burleton, consultant sénior des affaires publiques, mentionne par voie de communiqué qu’à l’heure actuelle, les clients de l’institution bancaire effectuent plus de 90 % de leurs opérations via les services bancaires en ligne, mobiles ou téléphoniques. De plus, il soutient que le centre bancaire d’East Angus connaît des volumes d’affaires inférieurs aux objectifs. Il assure toutefois que l’équipe en place aidera les usagers à en apprendre davantage sur les options pratiques concernant la façon d’opérer leurs opérations bancaires courantes.

Pour Lyne Boulanger, mairesse de la municipalité, cette décision de fermer l’établissement est inadmissible. « On a adressé une lettre au président de la CIBC. On a démontré que de nouvelles entreprises s’installent, qu’il y a une hausse de population. Il n’y a pas de raison que l’on perde ce service et son accessibilité. » Cette succursale de la Banque CIBC était la seule restante dans le Haut-Saint-François. Mme Boulanger souligne que ce n’est pas normal que la dernière institution bancaire CIBC ferme ses portes alors que dans une MRC voisine et ayant sensiblement les mêmes rapports démographiques conserve leurs deux succursales. « Dans le Val-Saint-François, ils ont une succursale à Richmond et une à Windsor. Pourquoi est-ce que dans l’entièreté du HSF, nous ne pourrions pas avoir ce service ? Cette institution bancaire est un monument dans la ville. Ça fait plus de 100 ans que la banque est à East Angus. Il y a des citoyens qui ont toujours fait affaire avec eux, et qui veulent continuer d’opérer de la même façon », conclut-elle.

Au moment d’écrire ces lignes, la municipalité n’avait reçu aucun retour de l’institution bancaire.

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