Détour dans le centre-ville de Sawyerville

Texte et photos par John Mackley

Les lutins du Père Noël se sont rassemblés au centre-ville de Sawyerville le dimanche 4 janvier après-midi. Ils ont apporté des camions-bennes, des pelleteuses et du matériel de réparation routière afin de réparer une « vanne défectueuse sur une conduite d’eau principale », selon le chef d’équipe Lynn Labbé. « Le froid extrême et le passage incessant des poids lourds mettent à rude épreuve les canalisations et les installations de la conduite d’eau enterrées sous la chaussée ».
Une portion de chaussée de la taille de quatre camions-bennes a été enlevée et un trou d’un mètre de profondeur a été creusé pour effectuer la réparation.


Une déviation a été mise en place au coin du chemin Clifton (route 253) et du chemin Randboro (route 210), devant le magasin Dépanneur C.P.L. La circulation n’a pas été fortement perturbée car la déviation empruntait les rues du village. Les réparations devaient être terminées avant la tombée de la nuit.

Greffière et mairesse 8 déc, SS

Griefs à Cookshire-Eaton: Audience du tribunal reportée 

La séance ordinaire du conseil municipal du 8 décembre dernier. Photo : Scott Stevenson

Par Rachel Garber

De nouveaux développements dans l’affaire en cours concernant les griefs à la Ville de Cookshire-Eaton ont entraîné le report de l’audience prévue le 16 décembre devant le Tribunal administratif du travail, et la possibilité d’un règlement à l’amiable. 

En août dernier, une plainte a été déposée contre Jean-Charles Bellemare, jusqu’à récemment directeur général par intérim de Cookshire-Eaton, par l’employée Anick Fredette. 

Selon des documents obtenus par le journal Le Haut-Saint-François auprès du Tribunal, l’avocat de M. Bellemare, Me Olivier Séguin, a demandé le report de l’audience, ce que la Ville de Cookshire-Eaton et les plaignants ont accepté. 

Aucune nouvelle date n’a été fixée, mais le juge chargé de l’affaire a demandé à la Ville et aux plaignants de lui faire un retour au plus tard le 19 décembre « afin de l’informer des possibilités de règlement hors cour du litige ». 

Le 16 décembre, le Tribunal a également reçu un avis de Me Martin Brunet indiquant qu’il ne représenterait plus la Ville de Cookshire-Eaton dans cette affaire. 

11 comtés, SS

Microbrasserie les 11 comtés : Une contre-offre acceptée ; un deuxième groupe dans les coulisses

Une nouvelle entreprise à venir, en restauration, microbrasserie…? Photo: Scott Stevenson

Le conseil municipal de Cookshire-Eaton négocie actuellement la vente de la microbrasserie 11 comtés, selon la mairesse Daphné Raymond lors de la réunion publique du conseil du 8 décembre.


Un restaurateur de la région de Sherbrooke a fait l’offre pour la propriété située juste à l’ouest du centre-ville de Cookshire, sur la route 108. Le conseil municipal de Cookshire-Eaton a répondu par une contre-offre, et cette dernière a été acceptée, a indiqué Mme Raymond.


La Ville avait garanti l’hypothèque de l’ancienne entreprise, ce qui la rendait désormais responsable des paiements de dettes.


L’acheteur pourrait souhaiter à continuer de fabriquer de la bière en plus d’offrir des services de restauration.
« C’est une bonne nouvelle », de dire la mairesse. « On est content que ça reste ici, pour l’économie, les emplois. »


Les 11 comtés ont cessé leurs activités le mois dernier en raison d’une baisse pluriannuelle de ses ventes commerciales.

Deuxième groupe
Cependant, les responsables municipaux n’ont pas voulu discuter des détails de l’entente de vente, indiquant qu’il n’est peut-être pas final.


La mairesse a fait allusion à une seconde offre, et un membre d’une famille d’acériculteurs de Bury, Daniel Cosman, nous a confirmé qu’il aurait été intéressé.


« C’est le bâtiment parfait pour embouteiller le sirop d’érable », a-t-il déclaré par téléphone dimanche.
M. Cosman et sa partenaire Sarah Webb opèrent Cosman & Webb, une entreprise commercialisant du sirop d’érable fabriqué sur la ferme familiale à Bury. M. Cosman a également travaillé dans l’industrie viticole en Colombie-Britannique.


Dans l’ancienne propriété des 11 comtés, il voit diverses opportunités d’affaires adaptées à ses intérêts. « Ma vie tourne autour de la nourriture et de la fermentation », a-t-il ajouté.
« Je croise les doigts pour que l’[autre] entente tombe à l’eau. »

Marcel Charpentier le 8 décembre, SS

Applaudissements pour le conseil de Cookshire-Eaton

Marcel Charpentier : « Je vais être un joueur d’équipe ; j’ai fait part à Daphné que si vraiment elle ne peut pas travailler avec cet homme-là que j’adhérais avec son plan B, qu’on ira à la recherche d’un directeur général à l’externe. » Photo : Scott Stevenson.

La température extérieure était de moins 21 degrés et baissait à 19 h 15 le lundi 8 décembre, mais la salle du conseil municipal de Cookshire-Eaton était confortable, pas chaude, alors que 35 citoyens, 8 journalistes, 1 agent de sécurité, 1 technicien et 1 greffière sont entrés pour rejoindre la mairesse et cinq conseillers pour ce qui aurait pu être une nuit tendue et bouillonnante. Ce n’était pas le cas.
Une réunion d’une heure et 27 minutes a couvert plus de 50 points à l’ordre du jour et a répondu à de nombreuses questions et commentaires du public — en personne et de 160 citoyens en ligne — sans la colère latente des deux dernières réunions.


Cette fois, les applaudissements du public n’ont pas été adressés aux critiques des citoyens, mais plutôt au conseil municipal pour avoir travaillé ensemble et convenu d’une résolution difficile.
Le directeur général par intérim (DGI) a été congédié.


Une longue résolution proposée à cet effet a été lue deux fois. La conseillère Nancy Laliberté a proposé un amendement, mais la résolution a été adoptée par quatre voix contre un.
« Nous avons pris une entente. J’aurais préféré qu’on finisse l’entente avec le DGI », a commenté le conseiller Marcel Charpentier avant d’appuyer la résolution.


La greffière, Françoise Ruel, deviendra directrice générale adjointe pendant qu’une firme externe effectue une recherche pour les candidat(e)s à la direction générale à plus long terme.
La période de questions précédant la réunion n’a présenté qu’une seule question du public, tandis que celle qui a suivi a duré près d’une heure.


Au cours de la réunion, le conseil a rejeté une pétition en ligne de plus de 250 personnes demandant que des réunions publiques du conseil se tiennent à la Salle Guy-Veilleux pendant les six prochains mois.


La mairesse Raymond a déclaré que le conseil chercherait plutôt à une plus grande implication citoyenne par d’autres moyens, comme la diffusion des réunions publiques en ligne et les comités citoyens, qu’elle a qualifiés de « projet pilote ».

Séance extraordinaire I, SS

Problèmes de vote pour les résidents de Learned Plain

Bruno Veilleux demande d’intervenir à la séance extraordinaire du conseil le 26 novembre dernier à la salle Guy-Veilleux. Photo: Scott Stevenson

Peu après les élections municipales du 2 novembre, une quinzaine de citoyens de Cookshire-Eaton ont signé une plainte auprès d’Élections Québec concernant une irrégularité électorale qui a touché les résidents du chemin Learned Plain à Cookshire-Eaton, selon Bruno Veilleux.


Bruno Veilleux et Yves Veilleux étaient parmi plusieurs citoyens qui se sont plaints de cette irrégularité lors de trois récentes réunions du conseil municipal. Les électeurs ont déclaré qu’ils avaient été informés à la porte du bureau de vote, sans avertissement préalable, qu’ils devaient voter pour le conseiller du district 5 au lieu du district 6, pour lequel ils avaient toujours voté auparavant.
Exceptionnellement cette année, les citoyens n’ont pas reçu d’informations sur le vote avant les élections en raison de la grève de Postes Canada.

« Pour moi, c’était la journée de vote par anticipation », a déclaré Bruno Veilleux en entrevue téléphonique. « J’ai subi le déplacement des électeurs d’un district à un autre. Ce n’est pas tout le monde qui est allé voter, mais de ceux qui sont allés voter, tout le monde était en colère ».
Enfin, il a voté pour les postes de maire et de préfet, mais n’a pas pu voter pour un conseiller, car il ne connaissait pas les candidats du district 5.


Les deux citoyens ont qualifié la réponse du président des élections, alors directeur général par intérim, Jean-Charles Bellemare, d’ « irrespectueuse envers les électeurs ».
« Ce n’était pas une bonne expérience pour ces personnes-là », a déclaré Yves.


Lors d’une récente conférence de presse, M. Bellemare a expliqué la raison du changement de district. « C’était une question de proportionnalité entre districts. Il y avait certains districts qui ont eu beaucoup de nouvelles constructions, ce qui faisait que ça débalançait la proportionnalité. De mémoire, on parle en tout d’une quinzaine de portes. Je pense qu’on a exagéré l’ampleur. »


Bruno et Yves Veilleux se sont tous deux dits satisfaits des mesures prises par la nouvelle mairesse, mais aucune réponse n’a encore été reçue concernant la plainte déposée auprès d’Élections Québec.
Dans un courriel adressé au Journal, la porte-parole d’Élections Québec, Julie St-Arnaud-Drolet a expliqué : « La réception d’une plainte ne mène pas automatiquement à l’ouverture d’une enquête. Le directeur général des élections entreprend des enquêtes seulement lorsque des faits sérieux indiquent qu’une infraction prévue aux lois électorales québécoises pourrait avoir été commise ».

Démolition parc Birchton

Parc Birchton : Fin de la neuvième manche, bases pleines

Démontage des installations du parc. PHOTO : Annie Deblois

L’avenir du terrain de baseball et de l’aire de loisirs de Birchton est devenu plus prometteur la semaine dernière.


Une résolution a été adoptée à la séance du conseil du 8 décembre « pour annuler la modification du zonage du parc Birchton afin qu’il demeure un espace public », comme décrit par Françoise Ruel, greffière de la ville de Cookshire-Eaton, lors de la réunion.


« C’est quoi qui se passe vraiment? On met un timeout? », a demandé le résident de Birchton, Steven Marquis, lors de la période de questions.


« Oui. Il n’y a rien qui bouge là-dessous comme c’est là » a répondu la mairesse, Daphné Raymond.
Ce sujet avait déjà été abordé lors d’une réunion publique en octobre, avant les élections municipales, organisée par Lynn Rothney, Annie Deblois et une vingtaine d’autres résidents de Birchton. Ils avaient rencontré les candidats à la mairie de Cookshire-Eaton, Daphné Raymond et Marc Turcotte.
Interrogés sur leur position concernant la restauration et la préservation du parc pour le public, les deux candidats se sont montrés favorables, mais n’ont pris aucun engagement, ont indiqué M. Rothney et Mme Deblois.


Les derniers ont souligné que les décisions municipales prises ces dernières années menaçaient clairement son existence.


Au début des années 1970, ont-ils précisé, Birchton possédait un petit parc de village à l’emplacement actuel du garage de M. Rothney. Lorsque le ministère des Transports du Québec a transformé la route 27A en l’actuelle route 210, les équipes de travaux publics ont traversé le parc très apprécié, rendant les deux portions restantes inutilisables.


Afin que la communauté dispose d’un espace suffisant pour un parc municipal multifonctionnel, un couple du coin, Hazel et Arthur Rogers, a fait don de plusieurs hectares de leur terrain, situés à l’ouest de la nouvelle route.


Au début des années 1980, Yvan Roy et d’autres résidents de Birchton ont fondé un organisme sans but lucratif et ont recueilli des milliers de dollars auprès de particuliers. Des bénévoles ont aménagé une patinoire intérieure, un puits et une citerne souterraine pour la fabrication de la glace, un stationnement, une aire de pique-nique et, finalement, un terrain de baseball aux dimensions réglementaires des ligues majeures.


En 2008, expliquent M. Rothney et Mme Deblois, plusieurs résidents du quartier, dont Yvan Roy, ont appris que Cookshire-Eaton prévoyait, sans consultation publique, de démanteler les installations du parc et de lotir l’espace vert afin de vendre les parcelles et d’y construire des immeubles d’appartements.


« On agissait en catimini », a déclaré Mme Deblois.
Leurs demandes d’informations auprès de la municipalité étant restées vaines, le groupe a lancé une pétition en faveur du parc. Après plusieurs consultations, réunions publiques et séances du conseil municipal, le groupe de citoyens a obtenu gain de cause. Au cours des années suivantes, le seul espace vert communautaire et les seules installations récréatives de Birchton ont été préservés et entretenus.


En 2024, ils ont appris que des plans étaient à nouveau en cours pour démanteler les installations du parc, cette fois-ci pour subdiviser le terrain en lots résidentiels unifamiliaux. Mme Deblois a trouvé des propositions en ligne à cet effet, et au printemps et à l’été 2024, des employés municipaux ont commencé à retirer l’éclairage du terrain de baseball, les poteaux et l’infrastructure électrique de la patinoire. Ils ont ensuite démantelé la clôture du champ extérieur, déraciné tous les poteaux de clôture scellés dans le béton, démoli l’ancien bâtiment de la patinoire et recouvert le puits.


Aujourd’hui, Marcel Charpentier, conseiller municipal de Cookshire-Eaton pour le secteur de Birchton, s’est montré optimiste quant à l’avenir du parc.


« La ville n’a rien entrepris pour le moment, ce qui signifie qu’elle a suspendu tous les travaux, et c’est une bonne chose », a-t-il déclaré. « Pour ma part, nous cherchons à faire quelque chose de différent, tout en conservant le parc. Des projets très intéressants pourraient voir le jour. Nous envisageons peut-être une piste cyclable reliant Sawyerville à Cookshire et éventuellement Birchton. Des projets qui n’impliquent aucun lotissement supplémentaire. L’objectif est de préserver le parc. »

Cookshire-Eaton: L’ancien directeur par intérim brise le silence avec sa version 

L’ancien directeur général par intérim, Jean-Charles Bellemare, a publiquement défendu sa réputation mercredi en rencontrant des journalistes lors d’une conférence de presse à Lennoxville.  

Lundi soir, le conseil municipal de Cookshire-Eaton l’a congédié, mais M. Bellemare n’avait toujours pas été officiellement informé de la décision mercredi matin. 

« J’ai appris hier matin en lisant La Tribune que j’avais été congédié », de dire M. Bellemare aux journalistes de La TribuneThe Record, et Le Haut-Saint-François qui assistaient à la conférence de presse. 

M. Bellemare a dit qu’il étudie « les recours possibles afin d’obtenir des réparations et de rétablir ma réputation. » 

« Pour le moment, mon avocat fait une demande d’intervention auprès du Tribunal administratif du travail dans le dossier d’une plainte qui a été déposée », a-t-il ajouté. 

M. Bellemare a fait le compte rendu de sa relation avec la municipalité et de certains problèmes internes dont il a hérité, d’abord comme consultant, agissant comme directeur général intérimaire, puis comme employé au même poste. 

« Je faisais le travail que trois personnes à temps plein faisaient auparavant », a déclaré M. Bellemare, en énumérant les postes de directeur général, de trésorier et de greffier, au moment de l’élection municipale du 2 novembre. 

« Peu avant le déclenchement des élections municipales, la greffière de la Ville, d’office présidente d’élection en vertu de la Loi sur les cités et villes, s’est absentée pour une durée indéterminée », selon le communiqué émis par M. Bellemare et sa relationniste, Anne Turcotte, mercredi. « Dans ce contexte, le Conseil a convenu d’un contrat de travail de six mois avec Monsieur Bellemare pour lui permettre d’exercer prioritairement la fonction de président d’élection et ainsi assurer la tenue de cet important exercice démocratique. Ce contrat […] devait se terminer en mars 2026 ». 

Le poste de directeur général de Cookshire-Eaton a fait l’objet de controverses et de conflits depuis la démission de l’ancien directeur général en mai.  

« La Ville de Cookshire-Eaton a d’abord retenu les services de Monsieur Bellemare à titre de consultant à temps partiel, le 23 juin dernier. Ce mandat faisait suite à une dissension au sein même du Conseil quant à la manière de pallier le départ du directeur général Martin Tremblay et pourvoir le poste laissé vacant depuis le mois de mai », selon le communiqué de M. Bellemare. 

« À la suite du départ du directeur général précédent […], quelques employés convoitaient sérieusement le poste », de dire M. Bellemare. Une recommandation du comité des Ressources humaines pour le combler à l’interne a ensuite été rejetée par le conseil municipal, qui a vu sa propre décision rejetée et a ensuite choisi d’engager une ressource à l’externe, M. Bellemare. 

Cette « saga », dans ses mots, s’est poursuivie jusqu’à maintenant. 

Lorsque la question de l’embauche permanente de Jean-Charles Bellemare comme directeur général a été soulevée début novembre, un groupe d’employés municipaux s’est impliqué. Ils ont soumis une lettre de deux pages au conseil exprimant leur souhait qu’il soit embauché à long terme. 

« Nous souhaitons exprimer, avec conviction et franchise, notre désir collectif de voir Jean-Charles poursuivre son mandat à la direction générale à long terme. Sa présence, sa vision et son leadership humain représentent à nos yeux la meilleure garantie d’une administration solide, cohérente et tournée vers l’avenir », selon la lettre signée par huit employés-cadres de la ville, soit Charles Gauthier, Étienne Gagnon-Desrosiers, Jessica Shank, Marie-Li Audet, Michael Gosselin, René Lavigne, Sacha Le Néa et Sylvain Dusseault. 

Selon M. Bellemare, sa suspension par la nouvelle mairesse deux semaines plus tard était pour « manquements essentiels à une saine collaboration avec la mairie », selon la mairesse.  

« Le tout, sans jamais m’avoir convoqué préalablement pour discuter de son insatisfaction et me permettre de m’ajuster à sa vision, comme tout employé est en droit de s’attendre de son employeur », selon le communiqué de M. Bellemare. 

« Dès le lendemain des élections et dans les jours qui ont suivi, je me suis entretenu à plusieurs occasions avec la nouvelle mairesse, Mme Daphné Raymond, pour favoriser son intégration », a-t-il dit en conférence de presse. « J’ai également fourni tous les outils de travail qu’il m’était humainement possible de lui remettre au premier jour de son mandat. » 

À la fin novembre, quatre conseillers ont questionné et critiqué publiquement la nouvelle mairesse concernant la suspension. Ils ont convoqué une réunion extraordinaire du conseil, la nomination du directeur général étant l’un des trois points à l’ordre du jour.  

En même temps, le 25 novembre, la Commission municipale du Québec (CMQ) a publié son « Rapport d’enquête », constatant un « climat organisationnel conflictuel et en détérioration constante » à l’Hôtel de Ville. 

« En mai 2025, le directeur général de la Ville démissionne en donnant un court préavis. Le Comité Ressources humaines […] propose que la trésorière assure l’intérim comme directrice générale, mais le conseil rejette […] cette proposition et décide que l’intérim soit plutôt effectué par la greffière. Le maire appose alors son veto. […] Un directeur général par intérim provenant de l’externe est nommé, mais seulement à temps partiel. Il ne parvient pas à freiner l’escalade des conflits entre les membres du personnel-cadre et les membres du conseil. Malgré sa nouvelle composition issue des élections, le conseil municipal voit ses tensions internes continuer de s’accentuer », selon le Rapport.  

« L’enquête révèle des failles importantes par leur cumul en matière de gestion des ressources humaines du personnel-cadre de la Ville dans les derniers mois. » 

M. Bellemare dit qu’il est d’accord avec les conclusions de la CMQ et que les problèmes précédaient son travail à Cookshire-Eaton. 

Le rapport CMQ est principalement critique envers le conseil municipal de Cookshire-Eaton et non envers le directeur général par intérim (DGI). Le rapport note que le DGI a été informé des conclusions du rapport et qu’ « il accueille favorablement les recommandations ». 

« J’abondais dans le même sens », a-t-il précisé en conférence. « En fait, les conclusions de qu’est-ce qui devait être fait à Cookshire-Eaton pour améliorer les processus, pour rendre les choses plus conformes, plus claires, et respecter les normes et les règles, j’arrivais aux mêmes conclusions que la Commission municipale. » 

M. Bellemare se dit « profondément bouleversé » par les déclarations publiques à son égard et « choqué qu’on commente mon dossier d’employé sur la place publique. » 

Il a néanmoins précisé « d’entrée de jeu qu’il accepte le compromis voté à la majorité des élus et respecte la décision prise démocratiquement » à la séance ordinaire du conseil lundi dernier. 

Applaudissements pour le conseil de Cookshire-Eaton

Marcel Charpentier : « Je vais être un joueur d’équipe ; j’ai fait part à Daphné que si vraiment elle ne peut pas travailler avec cet homme-là que j’adhérais avec son plan B, qu’on ira à la recherche d’un directeur général à l’externe. »

par Scott Stevenson

La température extérieure était de moins 21 degrés et baissait à 19 h 15 lundi, mais la salle du conseil municipal de Cookshire-Eaton était confortable, pas chaude, alors que 35 citoyens, 8 journalistes, 1 agent de sécurité, 1 technicien et 1 greffière sont entrés pour rejoindre la mairesse et cinq conseillers pour ce qui aurait pu être une nuit tendue et bouillonnante. Ce n’était pas le cas.

Une réunion d’une heure et 27 minutes a couvert plus de 50 points à l’ordre du jour et a répondu à de nombreuses questions et commentaires du public — en personne et de 160 citoyens en ligne — sans la colère latente des deux dernières réunions.

Cette fois, les applaudissements du public n’ont pas été adressés aux critiques des citoyens, mais plutôt au conseil municipal pour avoir travaillé ensemble et convenu d’une résolution difficile.

Le directeur général par intérim a été congédié.

12 jours d'action I, SS

Barrage à Cookshire pour les 12 jours d’action

Maya, de La Méridienne, et Marilou Quessy, de la Sûreté du Québec, ont aidé à lancer les 12 jours d’action à Cookshire mercredi dernier. Photo : Scott Stevenson

La Sûreté du Québec et La Méridienne ont lancé les 12 jours d’action contre les violences faites aux femmes avec un barrage mercredi dernier à l’intersection des routes 253 et 108 à Cookshire, maintenant un évènement annuel. Le but est de sensibiliser les citoyens.nes à la violence conjugale.
Les policiers et les bénévoles de La Méridienne, une maison d’hébergement pour femmes victimes et leurs enfants, ont offert des dépliants sur leurs services ainsi que ceux de la Maison Jaune du Haut-Saint-François et de SOS Violence Conjugale aux conducteurs et conductrices le matin, et en après-midi les bénévoles ont continué avec une table au IGA de Cookshire.

Les 12 jours d’action comprennent plusieurs activités à travers le Québec, chapeautées par neuf organismes, incluant la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes. Ce comité des 12 jours d’action a commencé ses activités en 2008.

Coop transfo Cookshire alimentaire, AJ

Le Centre de transformation agroalimentaire est à la recherche de membres-gestionnaires

Le 26 novembre dernier, une quinzaine de producteurs-rices, transformateurs-rices et autres intéressés ont pu en apprendre un peu plus sur le projet de centre de transformation agroalimentaire du Haut-Saint-François, situé à Cookshire-Eaton, lors d’une première séance d’information.

Pourquoi ?
Gilles Denis, promoteur du projet depuis plusieurs années, souhaite aider les producteurs-rices de la région à tirer leur épingle du jeu en transformant, valorisant et commercialisant leurs produits à l’année. En effet, alors que plusieurs peinent à se verser un salaire décent, ils mentionnent être aux prises avec des surplus de denrées. Monsieur Denis s’est alors dit que s’il pouvait offrir un lieu de transformation pour ces producteurs, cela leur permettrait de rentabiliser davantage leur production.

« Si les produits en surplus sont transformés, entreposés et vendus, les revenus générés pourraient se répartir sur une année complète », ajoute Daniel Bérubé, conseiller aux entreprises au CLD du Haut-Saint-François, qui travaille en étroite collaboration avec monsieur Denis sur ce projet. De plus, le promoteur aimerait que, par le biais de ce centre, le travail et les produits de producteurs-rices, transformateurs-rices de la région soient mis en valeur.

Sur le terrain
Un centre comme celui-ci répond à un besoin régional urgent d’infrastructures de transformation, confirmé par des lettres d’appui de plusieurs producteurs, de l’UPA du Haut-Saint-François et d’organisations régionales. Le lieu et le zonage sont déjà déterminés (12 000 pi², initiative de monsieur Denis) ; une subvention du MAPAQ de 300 000 $ est déjà approuvée (actuellement en mode prolongation) pour la construction et l’opération d’une cuisine C1 (permettant la commercialisation des aliments transformés) avec des équipements professionnels, des chambres froides et des espaces d’entreposage. Il ne manque que la mise sur pied de la coopérative de solidarité pour opérer le centre. Monsieur Bérubé se plaît à penser à la création d’une image de marque regroupant tous les producteurs-rices membres de la coopérative.

Il précise toutefois que, après consultation de plusieurs projets similaires au Québec, la viabilité-rentabilité d’un tel projet se fait sur du long terme et repose essentiellement sur l’implication des producteurs-rices et la gestion de la coopérative de solidarité.

La suite
La rencontre avait pour but d’informer les participants, de penser à la création d’un comité provisoire et de fonder une coopérative de solidarité qui opérerait le centre.
« Les gens sont partis en réflexion, une seconde rencontre est prévue, la date n’est pas encore déterminée. Le comité provisoire peut déjà compter sur les appuis du CLD du Haut-Saint-François, du MAPAQ et de la CDRQ. Tous sont prêts à travailler en collaboration sur le dossier. Le but de la création de ce centre est qu’il serve, et ce sera à la coopérative de solidarité de le faire vivre », précise Daniel Bérubé.

Peut-on espérer que ce centre soit fonctionnel pour recevoir les prochaines récoltes de l’automne 2026 ?

« Monsieur Denis va construire un centre pour qu’il serve et qu’il permette aux producteurs-rices de mieux vivre. La construction du centre pourra débuter lorsque la coopérative de solidarité sera prête, tout est interrelié. On a besoin de l’implication des producteurs-rices », conclut monsieur Bérubé.

Une offre en attente pour les 11 comtés

Le conseil municipal de Cookshire-Eaton devait répondre à une offre d’achat sur la microbrasserie 11 comtés lundi soir lors de sa séance ordinaire du conseil. Cette réponse est maintenant suspendue en raison du report de la réunion.

« On a eu une offre d’achat sur la microbrasserie, mais [le conseil] n’en a pas discuté », de dire la mairesse, Daphné Raymond, après la réunion publique informelle lundi soir. « On va-tu faire une contre-offre ou pas ? On n’en a pas discuté. »

Deux groupes ?
« Puis, ça l’air qu’il y a une autre personne intéressée. C’est l’information que j’ai. [Le conseil] se rencontre lundi, on va surement en parler là », de dire la mairesse.
« Je trouve tellement que [le report de la séance] ralentit l’administration, ça ralentit tout », a-t-elle ajouté.

Jack Garneau, SS

Jack Ray Garneau 27 juin 1936 – 28 octobre 2025

The honorary Colonel Jack Garneau, Sherbrooke Hussars.

Environ 230 personnes se sont rendues à l’église Trinity samedi après-midi à Cookshire pour rendre hommage à Jack Ray Garneau, décédé le 28 octobre des suites de complications liées à une infection incurable.

Bob Halsall a officié la célébration publique de la vie, et des éloges funèbres et hommages ont été prononcés par Charles Smith, Ernie Garbutt, Marcel Charpentier, Kevin McVetty, Bob Halsall, Don et Gladys Parsons, Pauline Thorneloe, ainsi que Michael et Suzanne Garneau.
« Aujourd’hui, nous remercions un conseiller, un modèle, un voisin, mais surtout un homme de cœur », de dire M. Charpentier, conseiller municipal de la Ville de Cookshire-Eaton. « Son engagement laisse une trace durable dans notre municipalité, et sa contribution continuera d’inspirer celles et ceux qui suivront. »

Twinkle in his eye and unforgettable laugh

“Jack had many, many interests,” said Pauline Thorneloe, as recounted by Bob Halsall during the celebration of life on Saturday. “Genealogy was one of his favourites. He loved to let you know how you fit in”—as he indeed did with this journalist on several occasions in my career.
And that is perhaps the prerogative of those who are so deeply rooted and fully involved in their communities.

Jack Garneau was a husband, father, grandfather, teacher, principal, municipal councillor, honorary colonel, active member of many community organizations, and storyteller. “These are just a tip of the iceberg,” wrote Thorneloe.

And behind those many tributes given at Trinity Church on Saturday was “that familiar twinkle in his eye and that unforgettable laugh,” as Kevin McVetty so aptly said of the community leader we lost this fall.

Lions de Cookshire

Le Club Lions de Cookshire-Eaton remet 500 $ pour des repas aux enfants issus de milieux moins favorisés

De gauche à droite : Norma Humphrey, directrice de l’école, Lion Lucie Foucault, Marie-Claude O’Reilly, parente-bénévole, et Lion Jean Tremblay.

Le matin du 15 novembre, Lion Lucie Foucault et Lion Jean Tremblay sont allés remettre un chèque au montant de 500 $ à mesdames Marie-Claude O’Reilly et Norma Humphrey respectivement parente bénévole et directrice du Sawyerville Elementary School. Cette modeste somme sera utilisée entre autres pour offrir des repas aux enfants issus de milieux moins favorisés.

Séance du conseil I, SS

La séance du conseil reportée à Cookshire-Eaton — avec 120 personnes présentes

De gauche à droite : la conseillère Nancy Laliberté, les conseillers Jean-Marc Dickenson et Marcel Charpentier, les conseillères Josée Pérusse et Jennifer McMullin, la mairesse Daphné Raymond, et la conseillère Annie Guillemette.

Le conseil municipal de la Ville de Cookshire-Eaton a reporté sa séance ordinaire du lundi dernier, officiellement parce que le lieu, normalement l’Hôtel de Ville, n’avait pas été changé par résolution.
Environ 120 membres du public se sont présentés à la Salle Guy-Veilleux, le nouveau lieu publié, pour y assister — et ont ensuite exprimé leur déception concernant le report, entre autres, lors d’une réunion informelle de plus d’une heure.

Le lendemain matin, le mardi 2 décembre, une pétition avait déjà commencé pour changer les futures séances du conseil à la Salle Guy-Veilleux, qui accommode environ 200 personnes, comparé à 20 personnes dans la salle de réunion de l’Hôtel de Ville.

Quatre conseillers qui avaient publiquement critiqué la nouvelle mairesse, Daphné Raymond, la semaine dernière, ont quitté la réunion lundi soir tout de suite après l’annonce du report.
Mme Raymond et deux conseillères, Annie Guillemette et Jennifer McMullin, sont restées sur place pour répondre aux questions du public.


L’ordre du jour de la séance reportée comprenait 53 points, incluant le « Rapport d’enquête de la Commission municipale du Québec », les « Ressources humaines à la direction générale et trésorerie intérimaire », la « Gestion des ressources humaines — Mandat », et « Cookshire-Eaton Innovation — Offre d’achat ».

Séance extraordinaire la semaine dernière
Une décision concernant le poste du directeur général par intérim avait déjà été reportée d’une séance extraordinaire du nouveau conseil municipal le mercredi 26 novembre dernier. Environ 150 citoyens et citoyennes se sont présentés, aussi à la Salle Guy-Veilleux, pour exprimer leurs déceptions, voire leur grande colère dans plusieurs cas, envers la direction générale de la Ville.

Le directeur général par intérim est actuellement en suspension par une décision de la nouvelle mairesse, Daphné Raymond.

Critiques publiques
Mme Raymond avait été critiquée dans les médias par les quatre conseillers plus tôt la semaine dernière, en partie pour ne pas avoir expliqué ses motifs pour la suspension.
En séance extraordinaire la semaine passée, les critiques allaient plutôt vers les quatre conseillers, Marcel Charpentier, Jean-Marc Dickenson, Nancy Laliberté et Josée Pérusse.

Là, c’est rendu dans ce mandat ici… une guerre personnelle que vous avez contre Mme Raymond parce qu’elle a dit les vraies choses à l’Hôtel de Ville, de qu’est-ce qui se passait. Elle a renseigné les citoyens, et vous ne vouliez pas ça. Vous vouliez… des choses en cachette à l’Hôtel de Ville. Puis, ce n’est pas comme ça que ça marche. Ce n’est pas pour ça qu’on vous a élus. Si vous voulez continuer à faire ça, ça ne fonctionnera jamais ! », de dire le citoyen Yves Veilleux, parmi plusieurs critiques du public.
Lors de cette séance, une demande d’accompagnement juridique par la Fédération québécoise des municipalités a été faite par le conseil pour répondre aux problèmes de gestion nommés, également la semaine dernière, par la Commission municipale du Québec.

Actes répréhensibles
Un « Rapport d’enquête » a été communiqué le mardi 25 novembre à la Ville par cette Commission concluant que « des actes répréhensibles ont été commis à l’égard de la Ville [de Cookshire-Eaton] » dans les derniers mois.

« [La Ville] fait face à une gestion déficiente de son personnel-cadre, notamment en raison de l’absence d’encadrement d’une employée-cadre en congé de maternité et de l’implication de celle-ci dans un processus contractuel où elle détenait des intérêts… Cette situation s’inscrit par ailleurs dans un climat organisationnel conflictuel et en détérioration constante », selon la Direction des enquêtes et des poursuites en intégrité municipale de la Commission municipale.

Mme Raymond a déclaré qu’elle souhaitait que le conseil municipal examine le rapport et ses préoccupations avant de considérer l’embauche d’un directeur général en permanence.

Objectif atteint : 50 000$ plus tôt que prévu

Marie-Noëlle Choquette et Charles Hobson. Photo et texte : Scott Stevenson

Des notes joyeuses de flûte et de guitare retentissaient comme des étincelles dans un poêle à bois sur les murs résonnants de l’église Trinity de Cookshire samedi dernier pour un concert au profit des Étincelles de bonheur du Haut-Saint-François. Mais la joie a d’abord été suscitée par l’annonce de la directrice générale Marie-Josée Pellerin que l’objectif de collecte de fonds de 50 000 $ avait déjà été atteint.

« Ce soir est notre dernière activité pour notre levée de fonds. On s’est donné comme objectif d’atteindre 50 000 $ en trois ans, qui nous amenaient au printemps 2027… Donc en un an et demi, on a atteint et même dépassé notre objectif », a déclaré Mme Pellerin sous des acclamations et des applaudissements avant le début du concert par le Duo Beija-Flor du Québec.

La campagne de financement des Étincelles servira à la création d’une salle multisensorielle pour les clients handicapés de l’organisation située à East Angus. Ce type d’environnement peut aider à soit stimuler ou calmer les sens, selon les besoins de la personne.

Un reportage complet sera publié dans notre numéro imprimé du 4 décembre et en ligne par la suite.

Séance extraordinaire I, SS

Cookshire-Eaton : De fortes demandes contre la nomination du directeur général 

On aurait dit que la population de Cookshire-Eaton avait repris son Hôtel de ville hier soir.  

Environ 150 citoyens et citoyennes se sont présentés à une séance extraordinaire du nouveau conseil municipal pour exprimer leurs déceptions, voire grande colère dans plusieurs cas, envers la direction générale de la Ville. Son directeur par intérim, Jean-Charles Bellemare, est actuellement en suspension, par une décision de la nouvelle mairesse, Daphné Raymond. 

« Là, c’est rendu dans ce mandat ici… une guerre personnelle que vous avez contre Mme Raymond parce qu’elle a dit les vraies choses à l’Hôtel de ville, de qu’est-ce qui se passait. Elle a renseigné les citoyens, et vous ne vouliez pas ça. Vous vouliez… des choses en cachette à l’Hôtel de ville. Puis, ce n’est pas comme ça que ça marche. Ce n’est pas pour ça qu’on vous a élus. Si vous voulez continuer à faire ça, ça ne fonctionnera jamais ! », de dire un membre du public, parmi tant d’autres critiques du public. 

Plusieurs fois, les commentaires des citoyen.nes, en opposition à la nomination du directeur général et vers un changement du climat à l’Hôtel de ville, étaient suivis d’applaudissements forts de la salle. 

La séance a été convoquée en premier lieu le mardi 25 novembre par quatre des six conseillers pour 18 h 30 à l’Hôtel de ville. Ensuite, la mairesse a convoqué une autre séance extraordinaire juste avant, à 18 h 15, pour pouvoir exprimer sa position avant celle des quatre conseillers apparemment en opposition à elle. 

Tout s’est développé si rapidement dans l’organisation des séances que plusieurs personnes se trouvaient au mauvais endroit à la mauvaise heure.  

En fait, le lieu des séances a été modifié à la dernière minute pour accommoder tous les citoyens qui avaient exprimé leur intérêt à y assister. La Salle Guy-Veilleux à Cookshire a été remplie.  

La mairesse a invité le public à se présenter à 17 h 30 pour échanger avec les conseillers avant les séances. 

Ensuite, en séance officielle, le conseil s’était entendu pour intégrer les deux ordres du jour, pour y retrouver un total de 11 points. 

Mais c’était moins l’ordre du jour qui a mené la rencontre, que les interventions citoyennes. 

La mairesse a pris une approche aussi extraordinaire que la convocation des séances, en permettant des questions et commentaires tout au long de la réunion.  

Le public a eu la parole. Les conseillers devaient l’entendre. 

Quelques résolutions ont quand même été adoptées, incluant une demande d’accompagnement juridique par la Fédération québécoise des municipalités pour répondre aux problèmes de gestion nommés, également cette semaine, par la Commission municipale du Québec. 

Surtout, en réponse aux demandes de la salle, la décision concernant la « nomination d’un directeur général » a été reportée à la séance ordinaire du conseil municipal le lundi prochain 1e décembre à 19 h 30. 

Il a été convenu, avec le public présent, de tenir aussi cette prochaine séance à la Salle Guy-Veilleux. 

Voir aussi https://journalhsf.com/2025/11/26/cookshire-eaton-seance-et-circonstances-extraordinaires/

Suivez ce dossier en développement sur notre site Web à www.journalhsf.com et dans notre édition imprimée du 4 décembre. 

Sapins de Noel

Le sapin et la neige : pas toujours bien ensemble

Hugo et Alejandro, du Mexique, chargeaient un autre voyage de sapins des Plantations Downey Roberge le mardi dernier, dans la neige.

Ironiquement, la neige n’aide pas cette saison de récolte et de vente d’arbres de Noël, une grande industrie pour notre région, mais « ça va super bien » quand même, selon Félix Roberge, co-propriétaire des Plantations Downey Roberge à Cookshire-Eaton.

Surtout, l’industrie n’est pas affectée par les tarifs américains, étant protégée par l’Accord Canada—États-Unis—Mexique. Notre région poursuit ses ventes, alors, en partie vers nos voisins du sud.
Mais l’accumulation de neige exceptionnelle ce novembre rend le travail de récolte plus difficile, et plusieurs des travailleurs viennent d’autres pays où ils ne sont pas habitués aux conditions hivernales.
Ce n’est pas évident de trouver de la main-d’œuvre, selon M. Roberge, surtout avec la compétition du domaine de la construction et des employeurs comme les restaurants McDonalds, alors il apprécie la contribution des travailleurs étrangers. « On est chanceux de les avoir. On est très reconnaissant. »
Aussi, « ils sont fiers de leur travail. Leur salaire qu’ils font ici est important pour eux. Il leur permet de construire des maisons chez eux. »

Les Plantations Downey Roberge produisent des arbres de Noël dans la région depuis les années 1960, et cultivent aujourd’hui sur 500 acres seulement à Cookshire-Eaton. L’entreprise compte parmi de nombreux producteurs dans le Haut-Saint-François et ailleurs dans l’Estrie.


M. Roberge est aussi fier de la qualité de produit d’ici et de la réussite de son industrie locale face à la concurrence américaine en Caroline du Nord et au Michigan, entre autres.

« Encouragez les producteurs locaux » il s’exclame pour tous les producteurs agricoles et forestiers du Haut.

St-Peters Church & Rectory JM hi rez

La préservation de l’église St. Peter’s mise en doute

L’église Saint-Pierre est adjacente au stationnement de l’ancien presbytère, acheté auparavant par Gilles Denis, et qui abrite aujourd’hui l’office du tourisme et le bureau de M. François Jacques, député de Mégantic. Le terrain de l’église ne dispose pas de stationnement.

« Plusieurs offres et près de dix visites ont été reçues, » a déclaré l’agent immobilier Patrick De Carvalho par téléphone près de trois semaines après la mise en vente de l’église anglicane St. Peter’s, située au 45 rue Principale Ouest, à Cookshire, sur le site Realtor.ca. Le prix demandé est de 199 000 $. 

Le diocèse anglican de Québec, propriétaire du bien, avait refusé en août une offre de 50 000 $ de Gilles Denis, président de l’Espace culturel Cookshire-Eaton. 

Le représentant immobilier chargé de la vente, Anthony De Carvalho, a déclaré par courriel que l’offre de Denis « était malheureusement incomplète : elle n’était pas dûment signée et les conditions fixées étaient assez complexes et lui donnaient un avantage, ce qui rendait difficile son acceptation par le diocèse. De plus, le prix était assez bas compte tenu du patrimoine et du potentiel de la propriété ». 

Le Journal a laissé plusieurs messages téléphoniques et envoyé un courriel au Vénérable Dr Edward Simonton, vicaire général et archidiacre de Québec, mais n’a reçu aucune réponse. 

Lorsqu’on lui a demandé s’il ferait une nouvelle offre, Denis a répondu par courriel par un « OUI ! » catégorique. « Beaucoup de personnes m’ont demandé de continuer. » 

« Je n’ai AUCUN intérêt financier dans ce projet », a-t-il écrit. « C’est un projet communautaire, et oui, je veux y mettre du mien, mais il n’y a pas de revenus à obtenir, mais des dépenses. J’ai fait visiter le bâtiment et il y a des réparations importantes à faire. Mon offre était une offre à condition que la ville y fasse une bibliothèque, sinon je n’ai pas de projet. Cette église doit servir la communauté anglophone et francophone. » 

Son projet s’inscrirait dans le cadre du Cœur Villageois, a-t-il expliqué, aux côtés du presbytère anglican, de l’Église unie, qui deviendrait une salle de concert, et du Victoria Hall avec ses galeries d’art, tous bâtiments précédemment acquis par l’Espace culturel Cookshire-Eaton. 

« Nous avons fait nos preuves », a-t-il écrit. « Nous investissons de 150 000 $ à 200 000 $ par an dans le Cœur Villageois. Je ne vois pas pourquoi les propriétaires de St. Peter’s douteraient de nous. » 

Il a fait remarquer que si quelqu’un lui avait envoyé une offre non signée, il lui aurait simplement demandé de la signer. 

Le courriel d’Anthony De Carvalho indiquait que le prix est le critère principal. « Bien que nous reconnaissions que la propriété nécessite d’importants travaux de restauration, nous avons l’obligation fiduciaire d’en obtenir une juste valeur marchande pour notre client, le diocèse anglican de Québec. Le produit de cette vente est essentiel, car il sera directement réinvesti dans l’entretien nécessaire de plusieurs autres églises du diocèse. » 

Démolition? 

« Bien que le diocèse anglican de Québec soit certainement attristé de voir ce magnifique bâtiment patrimonial démoli et qu’il aimerait beaucoup le voir préservé, l’utilisation finale de la propriété par tout futur acquéreur est généralement laissée à sa discrétion », a-t-il écrit. « Nous nous efforçons d’obtenir une offre équitable et respectueuse pour la propriété, quelle que soit l’utilisation à long terme envisagée par l’acheteur. » 

Selon l’agente de développement en patrimoine immobilier de la MRC, Chloë Southam, l’église ne « pourrait jamais être démolie », et la citation municipale représente « une certification de la volonté de préserver l’immeuble dans le long terme. » 

La citation aiderait aussi l’obtention de subventions permettant la restauration du bâtiment, mais n’est pas restrictive comme une classification provinciale, comme a obtenu l’Académie d’Eaton Corner, selon Mme Southam.  

En raison de son emplacement au centre-ville et de son statut historique, « la valeur foncière de l’église seule, si l’on ne considérait que la valeur du terrain, est supérieure au prix demandé pour l’église », a déclaré Patrick De Carvalho. 

L’intérêt de la communauté semble élevé. Un article paru dans le dernier numéro du Journal sur la situation a été publié le 31 octobre sur la page Facebook du Journal en français et sur la page Facebook « Souvenirs et photos des Cantons-de-l’Est » en anglais. Au cours des dix jours suivants, les deux publications ont reçu 109 emojis et 48 commentaires, presque tous en soutien à Denis, et ont été partagées 34 fois. 

Eau potable à Cookshire : Les citoyens demandent des actions

L’état d’usure du système d’aqueduc de la ville de Cookshire-Eaton s’est invité dans la campagne électorale municipale. C’est que depuis cet été, la qualité de l’eau potable du secteur Cookshire s’est dégradée. Des photos de verre d’eau jaunâtre, parfois même orangée, ont circulé sur les réseaux sociaux et dans les médias, incitant les citoyens à en débattre sur la place publique.
L’administration municipale en poste n’a pas hésité à admettre que la situation est inacceptable. Elle a rappelé que cette couleur est causée par la rouille dans les tuyaux du système d’aqueduc. La solution : « Remplacer les 8 km de conduite du réseau concerné, qui sont en fin de vie utile. Or, les travaux coûteraient au minimum 32 000 000 $. C’est beaucoup trop pour une municipalité de notre envergure, sans aide financière des autres gouvernements », a précisé Mario Gendron, maire sortant de la municipalité.
Le 23 octobre dernier, le député caquiste de Mégantic, François Jacques, a répliqué en rappelant aux élus que c’est la municipalité qui demeure responsable de l’entretien de ses infrastructures. « J’ai rencontré le maire Gendron le 11 mars dernier et on a discuté de cet enjeu. Je lui ai mentionné de nous tenir au courant de tout problème et depuis, aucun suivi. Ce genre de problème n’arrive pas d’un jour à l’autre. M. Gendron est maire depuis 4 ans, il était élu depuis 2017, il a assurément été informé de la situation pour laquelle il devait poser une action », a-t-il ajouté.
Puis le 1er novembre, l’administration municipale a publié un texte intitulé « Mise au point – Réseau d’aqueduc du secteur Cookshire » où l’on y explique les trois enjeux avec lesquels l’administration a eu à négocier. Tout d’abord, un financement des infrastructures de plus en plus difficile, les différents programmes de subvention pour soutenir un aussi gros projet étant de moins en moins disponibles. Ensuite, le financement des municipalités (qui repose principalement sur la taxation des propriétés, la tarification des services offerts et les subventions) semble lui aussi compliqué : « Doit-on investir dans le développement des infrastructures pour générer plus de revenus, ou investir dans les infrastructures existantes pour assurer la pérennité des services ? » Et finalement, la planification des travaux. « Il est faux de croire qu’aucune planification dans les travaux d’entretien et de réparation des conduites d’aqueduc n’a été faite. Les membres du personnel et les élus de la municipalité connaissent l’état des infrastructures. Les réseaux ont été auscultés et une planification professionnelle a été rédigée par une firme d’ingénierie, » peut-on lire dans le document.
Au moment de mettre sous presse, le nouveau conseil municipal n’était pas encore en poste, mais c’est avec ce compliqué dossier qu’il devra débuter son mandat.

Par Sophie Marais

Concert des ainés

Concert au Manoir de L’Eau de Vive

Le 1er octobre est la Journée internationale des aînés. C’est l’occasion pour tous les Canadiens de célébrer les aînés partout au pays. Mais comment faire ?
Le Manoir de L’Eau de Vive est une résidence de personnes retraitées autonomes et semi-autonomes située à Cookshire. Lorsque la Table de concertation des personnes aînées du Haut-Saint-François a proposé un événement musical pour célébrer l’occasion, la Résidence a été au rendez-vous !
Suite à une assemblée des membres de la Table, une cinquantaine de résidents ont été divertis par quatre musiciens, dont deux résidents, Mme Janis Ward Graham et M. Donald Pellerin. Mme Graham a joué des airs populaires sur un piano électrique, tandis que M. Pellerin a joué une variété de numéros passionnants sur un piano à queue qu’il avait offert à la résidence. Étaient également présents un duo piano/guitare, dont Mme Thérèse Ménard. La résidence a fourni une collation.
Le public a été attentif et enthousiaste devant ce concert de 90 minutes. Les artistes étaient ravis d’avoir eu l’opportunité de faire ce qu’ils aiment : rendre les autres heureux avec la musique !

Par Kenneth Cameron, Président
Table de concertation des personnes aînées du Haut-Saint-François

Cookshire-Eaton : Mario Gendron cèdera sa place à la mairie

Photo : Ariane Aubert Bonn/La Tribune

Le maire de Cookshire-Eaton, Mario Gendron, ne fera pas partie de la course aux élections de novembre. Ce dernier termine son mandat avec un mélange de fierté et de frustrations par rapport à son passage en politique municipale. 

Au moment de se faire élire en 2021, Mario Gendron voyait grand pour sa municipalité. Et son bilan, bien garni, en témoigne. 

Parmi les réalisations dont il est le plus fier, Mario Gendron compte la réorganisation de la structure organisationnelle et administrative de sa municipalité et l’implantation d’un bureau de projet. «Il nous arrivait de rencontrer des entrepreneurs dans une boîte de pick-up. Maintenant on a un espace dédié où il est possible de faire des présentations.»

Mario Gendron est également satisfait d’avoir mis sur pied un fonds de développement alimenté par la vente de terrains municipaux. «Ce sont des revenus de plus pour nous. On a amassé près d’un million de dollars», dit-il. 

Pendant son unique mandat, il souligne également la mise aux normes du centre communautaire et la construction d’une nouvelle caserne à Sawyerville ainsi que la réfection du barrage dans cet arrondissement. 

Mario Gendron signe entre autres la présence de patinoires en béton dans chaque arrondissement, une amélioration de la fiabilité du réseau d’Hydro-Québec, l’amélioration du réseau d’aqueduc à Cookshire et la conversion de l’éclairage de rue vers Dell sur tout le territoire de sa municipalité. 

Le maire est fier d’avoir fait l’acquisition d’une église à Johnville pour accueillir un CPE temporaire ainsi qu’une aire de repos. Le bâtiment deviendra un centre culturel et logera la bibliothèque après le départ de l’institution préscolaire. 

Un CPE en construction n’aura pas accès au service d’aqueduc à cause de délais gouvernementaux, déplore le maire. Même problème concernant un projet de 90 logements, juste à côté, qui est arrêté faute d’alimentation en eau.

Difficultés

Or, l’élu quitte avec l’impression qu’il est de plus en plus difficile pour les municipalités de tirer leur épingle du jeu, quand il s’agit d’obtenir de l’aide de Québec et Ottawa. «Ma plus grande déception, c’est le gouvernement.» L’élu reproche à son palier supérieur la lourdeur administrative associée à tous les projets soumis, ainsi que de nombreuses incohérences entre l’aide obtenue et les objectifs de développement. «On nous demande de faire des logements abordables, mais le gouvernement ne soutient pas la cadence pour le développement des infrastructures. […] On a un projet qui traîne depuis trois ans à cause du processus d’autorisation gouvernemental, pourtant notre municipalité offre des terrains gratuits avec les services.»

«Dans le secteur de Johnville, on a fait un partenariat avec les universités de Sherbrooke et Bishop’s afin de réhabiliter une prise d’eau au parc écoforestier pouvant alimenter le secteur.» Le maire reproche au gouvernement d’avoir forcé un retour du projet sur la table à dessin ayant allongé le processus, tout juste avant l’arrêt du programme PRIMEAU, destiné à financer des infrastructures municipales d’approvisionnement en eau. «On a un CPE qui va ouvrir dans deux mois et il n’y a pas d’eau pour l’alimenter. On a un projet de 90 logements dans le secteur Johnville qui est arrêté parce qu’il n’y a pas les infrastructures nécessaires.»

Photo : Ariane Aubert Bonn/La Tribune

Mario Gendron croit que la pandémie, la crise du logement, l’inflation, les changements climatiques et la pénurie de main-d’œuvre ont fait changer radicalement la charge des élus. 

Ce dernier point a également affecté Cookshire-Eaton au cours des derniers mois, avec le départ du directeur général, du directeur des travaux publics, un congé à la trésorerie et de nombreux mouvements de personnel au sein des cols-bleus. «C’est difficile de recruter. Pour la direction générale, on va devoir refaire un affichage après les élections, parce qu’on n’a pas trouvé.»

Le maire croit aussi que les élus devraient bénéficier de davantage de formations à leur entrée en fonction, vu la nature de plus en plus complexe de leurs responsabilités.

La suite

Mario Gendron souhaite prendre sa retraite avec son épouse. Mais quitter la politique ne signifie pas s’éloigner de sa communauté. Il compte s’impliquer comme bénévole pour la transformation de l’église en centre culturel et bibliothèque à Johnville, son secteur de résidence.

Il souhaite voir ses successeurs convaincre le gouvernement de diminuer la lourdeur administrative au sein des ministères et soutenir davantage financièrement les villes et municipalités. Il espère également la poursuite du travail accompli tout en établissant de meilleurs canaux de communication avec la population. 

Il qualifie son expérience de maire d’«enrichissante et inoubliable» et souhaite que les citoyens s’intéressent aux élections municipales pour que leurs idées fassent partie intégrante du développement. 

Photo : Ariane Aubert Bonn/La Tribune
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