600 personnes aux portes ouvertes de la Ferme Le Sabot d’Or

De gauche à droite : Jacques Dubois et Arianne Caron, propriétaires de la Ferme Boucherie Le Sabot d’Or et Chantal Jeanmonod, mère de Jacques.

La 21e édition de la journée Portes ouvertes Mangeons local se déroulait le 7 septembre dernier partout au Québec. Cet événement annuel est organisé par l’Union des producteurs agricoles (UPA). Parmi les 56 fermes qui y participaient, il y en avait quatre en Estrie. Dans le Haut-Saint-François, seule la Ferme Boucherie Le Sabot d’Or et son élevage de cerfs rouges accueillait les visiteurs. 

Photo : Fédération de l’UPA-Estrie

Arianne Caron et Jacques Dubois sont les fiers propriétaires du Sabot d’Or depuis 2022. Ils ont soumis leur candidature pour participer aux Portes ouvertes et ont été choisis. « C’est beaucoup de travail pour préparer cette journée. Mais c’est un plaisir de recevoir les gens ici », d’expliquer Arianne. 

« Les gens s’intéressent à notre ferme, mais aussi au milieu agricole en général. Ils avaient beaucoup de questions à nous poser. Beaucoup de gens étaient contents de voir des moutons, des chèvres, des cerfs ou des canards », de poursuivre Jacques. 

Des visiteurs lors de la journée Portes ouvertes qui admirent les chèvres. Photo : Carole Dessureault

« On a une belle affluence aujourd’hui », de dire Arianne, puisque 590 personnes se sont déplacées pour visiter leur ferme, voir leurs animaux et acheter leurs nombreux produits.  

De l’aide appréciée et nécessaire 

L’aide des bénévoles, pour la plupart des voisins, des amis ou des membres de leur famille, leur a donné un bon coup de pouce pour réaliser cette journée Portes ouvertes. 

Parmi eux, il y avait Chantal Jeanmonod, la mère de Jacques, qui passe quatre mois par année au Québec pour aider Arianne et Jacques à leur ferme. Le reste de l’année, elle retourne en Suisse où résident ses trois autres garçons et ses petits-enfants. 

Chantal connait bien le travail de la ferme, car elle est elle-même « fille, femme et maman d’agriculteurs. Deux de mes garçons ont repris une ferme en France. Avoir une ferme, c’est du travail 365 jours par année. »  

C’est difficile de prendre des vacances et d’être malade quand tu es agriculteur ou agricultrice. « Les animaux, il faut bien les nourrir et s’en occuper tous les jours », de dire Chantal. 

De gauche à droite : Jacques Dubois et Arianne Caron, propriétaires de la Ferme Boucherie Le Sabot d’Or et Chantal Jeanmonod, mère de Jacques. Photo fournie

Benoît était aussi à la Ferme Le Sabot d’Or en tant que bénévole. « Mon garçon est leur voisin. […] Aujourd’hui, je m’occupe du corral (parc à bestiaux). Jacques m’a fait une petite formation ce matin. Je connais ça un peu parce que j’ai grandi sur une ferme, mes parents en avaient une. »  

Son père est décédé et son frère aîné, qui a pris la relève, vieillit. Comme il se retrouve seul pour s’en occuper et « […] qu’il n’a pas de relève, il commence à se départir de ses terres. Ce matin, j’ai demandé à Jacques s’il aimait ça travailler sept jours par semaine. C’est un travail très accaparant être fermier », de conclure Benoît. 

Il quitte après un commentaire sur l’incendie à la Meunerie

Le conseiller # 3 de Cookshire-Eaton, Roger Thibault, a annoncé le 10 août qu’il ne se représentera pas aux élections du 2 novembre, après 12 ans en politique municipale. Ce retrait est survenu quelques jours après que M. Thibault ait émis des commentaires sur place alors que la Meunerie Sawyerville était la proie des flammes et que des citoyens témoins aient demandé sa démission lors de la séance du conseil municipal du 4 août.

C’est Karelle Bolduc qui a pris la parole devant le conseil municipal de Cookshire-Eaton au nom du groupe de citoyens. Elle est la fille d’Yves Bolduc, propriétaire de la Meunerie Sawyerville. Selon son récit, Roger Thibault « s’est publiquement réjoui de l’incendie » de la meunerie le 30 juillet dernier. Avant cet épisode, le conseiller se serait acharné sur l’entreprise « depuis plusieurs années » et « de manière constante », selon Mme Bolduc. C’est pour ces raisons que « le 4 août, j’ai pris parole pour dénoncer une situation inacceptable de la part de cet élu municipal. »

Dans son annonce de départ publiée sur Facebook, Roger Thibault indique que « si mes propos ont offensé certaines personnes, je m’en excuse. Cependant, je continue de croire que la Meunerie devrait être relocaliser [sic] si elle doit être rebâtie puisqu’elle n’a pas sa place en ville, un secteur de plus en plus familial. » M. Thibault termine en disant que « vu le climat toxique qui se trame au sein de l’Hôtel de Ville […] c’est un poids de plus dans la balance ». À la suite de son annonce, Roger Thibault est parti trois semaines en vacances. Il ne nous a pas été possible de le joindre.

Meunerie Sawyerville poursuit ses activités, malgré l’incendie

Source : Facebook/Karen Sheldon

Moins de 48 heures après l’incendie qui a ravagé ses installations de Cookshire-Eaton, la Meunerie Sawyerville honore ses engagements auprès des clients et conserve tous ses employés. « Comme c’est là, tout fonctionne », indique le vice-président de l’entreprise, Charles Bolduc, lorsque joint par téléphone.

« Là, je viens de finir de tout replacer mon volume actuel dans différentes meuneries pour que personne manque de rien puis être capable de continuer la livraison chez tout le monde », explique celui qui assure la relève de son père Yves Bolduc.

Les 25 employés de la meunerie sont à pied d’oeuvre. « J’ai réussi à placer tout le monde pour ne pas qu’il y ait de mise à pied. On a tout remis le système informatique le jour même en marche pour être capable de faire notre comptabilité. Le système de commandes est tout revenu en-dedans de 24 heures », poursuit M. Bolduc.

L’incendie

Le 30 juillet vers 16 h 15, un incendie s’est déclaré dans l’entretoit des installations de la rue de la Meunerie. L’origine demeure indéterminée, bien que les hypothèses favorisent un problème d’origine électrique ou la foudre s’étant produite quelques minutes auparavant ce jour-là.

Une quinzaine d’employés étaient sur place lorsque le brasier s’est rapidement propagé à la structure. Aucun n’a été blessé. Rapidement, des pompiers de Cookshire-Eaton, East Angus, Bury et Saint-Isidore-de-Clifton se sont relayés pour contrôler le brasier qui menaçait les demeures avoisinantes, qui n’auront au final pas subi de dommages.

La veille, le 29 juillet, la Ville de Cookshire-Eaton venait d’émettre un avis de réduction de la consommation d’eau, à cause du peu de précipitations reçu les jours précédents. Cela a compliqué la tâche des pompiers, qui ont eu recours à des bassins, ou réservoirs, d’eau.

140 ans d’histoire

Le bâtiment de la Meunerie Sawyerville est perte totale. C’est en 1988 que l’entreprise familiale avait emménagé dans ses installations au coeur du village de Cookshire. Elle avait alors repris le site de la meunerie Chapdelaine Donat.

Comme son nom l’indique, la Meunerie Sawyerville était auparavant située dans le village du même nom. Comble de l’ironie, l’entreprise avait échappé à un premier incendie lorsque ses installations de Sawyerville s’étaient envolées en fumée, quelques mois après son déménagement à Cookshire.

La Meunerie Sawyerville fabrique de la moulée et des suppléments pour animaux depuis 1971. « On était proche de notre clientèle puis elle est bien compréhensive. Pour l’instant, ça fonctionne bien. On est chanceux d’avoir une bonne clientèle comme ça », conclut Charles Bolduc.

Cookshire-Eaton, « le royaume de la gravelle »

Chemin Jordan Hill, à Johnville. Crédit : Jean-Marc Brais

Le mois dernier, Carrière FB ouvrait ses portes dans le secteur Sawyerville, portant à onze le nombre de gravières établies à Cookshire-Eaton. Avec ces entreprises vient un important volume de camions. Bruit, vitesse, poussière, enjeux de sécurité, baisse de valeur des maisons… Ce sont là les principaux désagréments vécus depuis des années par les résidents du secteur de Johnville et depuis peu par ceux de Sawyerville. 

10 gravières-sablières à Johnville 

« Les activités qui ont présentement lieu dans la carrière du secteur Sawyerville ont un impact sur le voisinage et incommode plusieurs citoyens », reconnait la Ville de Cookshire-Eaton dans un mémo. À Johnville, deux radars s’apprêtent à être installés afin de recenser la vitesse de ces véhicules.  

« On a des plaintes vraiment dans ce coin-là au niveau de la vitesse. Ç’a pas de bon sens », admettait le maire Mario Gendron, lors de la séance du conseil municipal de juillet. Celui-ci espère, avec les données recueillies par ces radars, avoir des preuves solides à présenter à la Sûreté du Québec afin que celle-ci intervienne encore plus dans le secteur.  

1 carrière à Sawyerville 

Johnville peut voir passer jusqu’à 250 camions par jour. Une voie de contournement a été proposée à plusieurs reprises par la Ville au ministère des Transports. Celle-ci passerait par le chemin Orr, plutôt que par le coeur du village. La même chose est envisagée pour la Carrière FB sur le chemin Bédard. Quelques possibilités sont étudiées, dont un accès via la ferme Marc Bolduc, qui relie la route 253 sans un détour par le coeur de Sawyerville.  

La séance d’information prévue autour de ce projet a été reportée à quelques heures d’avis le 7 juillet dernier, puisque la Ville « n’a pu obtenir l’ensemble de l’information nécessaire afin d’informer adéquatement la population ». La rencontre faisait suite au mécontentement des résidents qui disent ne pas avoir été mis au courant des débuts d’activité de Carrière FB. « On va tenter de faire mieux que ce qu’on a fait jusqu’à date, de communiquer davantage », a assuré M. Gendron.  

Stop ou encore 

En réponse à une interrogation citoyenne lors de la séance du conseil, la greffière de Cookshire-Eaton, Françoise Ruel, a précisé que « le moratoire, c’était pas possible pour les gravières. C’est une procédure de modification complète du zonage dans l’ensemble du territoire qu’il faut faire. On est là-dessus. C’est sur la table d’urbanisme. » 

Aux yeux du conseiller Marcel Charpentier, la limite a été atteinte. « Je reste à Sawyerville. Ça ne me tentait pas de me taper 10 000 camions non plus. Le royaume de la gravelle, je pense qu’il y a d’autres places que Cookshire pour avoir de la gravelle. » 

L’écocentre de Cookshire-Eaton ouvre ses portes

De gauche à droite : Charles Gauthier, directeur des Travaux publics; Mario Gendron, maire de Cookshire-Eaton; Anick Fredette, technicienne en développement durable; et René Lavigne, directeur du Bureau de projets.

La Ville de Cookshire-Eaton a inauguré son écocentre municipal hier le 9 juillet, avant de recevoir les premières matières résiduelles et recyclables de la part des citoyens ce samedi 12. L’emplacement du site au 427 chemin Smith, dans le secteur Birchton, se voulait central pour un « accès rapide et simple ». 

« Au-delà de la création d’un site physique, notre objectif fondamental est clair : réduire la quantité de matières envoyées à l’enfouissement », indique Anick Fredette, technicienne en développement durable à Cookshire-Eaton. « Depuis 2019, ce sont 1500 tonnes de matières qui ont été détournées de l’enfouissement » grâce aux diverses initiatives entreprise par la Ville, poursuit Mme Fredette.  

L’écocentre accepte depuis la semaine dernière les résidus de construction, les appareils électroniques, les résidus domestiques dangereux (RDD) et plusieurs autres articles recyclables ou réutilisables. La liste complète des matières acceptée est disponible ici.  

Travail concerté sur le long terme 

« Ce projet, nous le portons depuis plusieurs années », confie le maire de Cookshire-Eaton, Mario Gendron. « C’est aussi un symbole de notre volonté de décentraliser les services pour qu’ils soient proches des milieux de vie, adaptés aux réalités rurales. » 

« C’est l’ajout d’un service essentiel attendu depuis longtemps par nos citoyens », d’enchérir René Lavigne, directeur du Bureau de projets. « Ce projet est le fruit d’un travail interservices remarquable, que ce soit le bureau de projets, les travaux publics… » Aucune aide externe n’a été nécessaire. « Ça a tout été réalisé en régie par nos équipes, incluant le pavage. » 

L’écocentre de Cookshire-Eaton est destiné aux résidents de la Ville, mais l’administration aimerait développer des ententes avec les municipalités avoisinantes. Il est ouvert les samedis de 8 h à midi jusqu’au 25 octobre.

De Vito et Cobalt aux Concerts Apéro

Malgré le temps incertain, le quatuor Flûte alors! a attiré une soixantaine de mélomanes le dimanche 29 juin au Parc des Braves. Crédit : Facebook/Espace culturel Cookshire-Eaton 

Les Concerts Apéro de l’Espace culturel Cookshire-Eaton ont entamé leur saison estivale de trois rendez-vous musicaux. Le premier, tenu le 29 juin, a réuni une soixantaine de personnes. Ceux de juillet et d’août continueront d’allier musique et plein air au Parc des Braves de Cookshire.  

« Depuis près de dix ans, les Concerts Apéro permettent une rencontre entre les musiciens et le public hors des salles traditionnelles », explique Myriam Genest-Denis, directrice artistique de l’Espace Culturel Cookshire-Eaton. « Et ce qui est touchant, c’est que le public répond présent, toujours un peu plus nombreux chaque année. » 

Le dimanche 27 juillet, le quintette de cuivres De Vito entraînera le public dans un répertoire classique et contemporain. Le dimanche 17 août, ce sera au tour du quatuor à cordes Cobalt de présenter son premier album Reflets du temps. La prestation du quatuor Flûte alors! le 29 juin a permis d’entendre des arrangements jazz et de bossa nova.  

Les Concerts Apéro sont des rendez-vous musicaux familiaux. Après les représentations, le public est invité à visiter les expositions d’art visuel en cours au Victoria Hall, situé juste à côté du Parc.  

Une carrière qui provoque des secousses à Sawyerville

Crédit photo : Annik Lauzon

La Carrière FB débutera officiellement ses activités le 16 juin au bout du chemin Bédard dans le secteur de Sawyerville, à Cookshire-Eaton. Pour les propriétaires de l’entreprise, il s’agit de l’aboutissement de trois années de démarches. Pour certains résidents, il s’agit d’une surprise qui s’est présentée sous la forme de secousses de dynamitage ou de passages de camions.  

« On l’apprend tous par surprise par un post Facebook sur Spotted. Tout le monde est pris de court, tout le monde est mécontent de ça », explique le représentant de la demi-douzaine de citoyens opposés au projet, qui a préféré garder l’anonymat. 

De son côté, le couple d’entrepreneurs derrière Carrière FB dit qu’il n’a pas de relations publiques à faire, en plus de toutes les démarches légales et gouvernementales qu’il a dû compléter jusqu’à présent. « Ça changera rien pour nous autres. Ils comprennent pas qu’ils nous font juste de la pub gratuite. Le projet fermera pas, c’est impossible. J’ai déjà toutes mes autorisations », confie Dany Fauteux, propriétaire de la carrière. 

Dynamitage 

Le Journal a été interpellé par trois citoyens ayant ressenti des secousses importantes dans les semaines du 19 et 26 mai. Leur résidence se trouve à une distance d’un kilomètre de la carrière où se sont tenues des séances de dynamitage. L’une des résidentes a communiqué avec la Ville de Cookshire-Eaton parce qu’elle disait craindre pour « l’intégrité de la fondation, structure et matériaux de plusieurs bâtiments ».  

Carrière FB confirme avoir procédé à du dynamitage échelonné sur une période de trois semaines. Ayant maintenant tout le matériel et le tonnage nécessaires à exploiter à court-moyen terme, ce type de procédures n’est plus prévu à l’ordre du jour pour le moment. « Oui, on a fait faire du dynamitage. Mais pas n’importe comment. C’est une équipe spécialisée, accréditée, expérimentée, qui a réalisé un travail exemplaire. Tout a été encadré, sécurisé, surveillé. Rien n’a été fait à la légère », a indiqué Dany Fauteux dans une publication Facebook.  

Mise au courant 

Les citoyens opposés au projet se sont présentés à la séance du conseil municipal de Cookshire-Eaton le 2 juin. « On a eu un échange d’une quinzaine de minutes avec le maire puis la greffière. […] On a beaucoup mis de pression. […] On n’est vraiment pas satisfait de ce que la Ville nous a répondu », indique par téléphone le représentant du groupe.  

Le maire de Cookshire-Eaton, Mario Gendron, reconnait que « l’ouverture d’une carrière, ça plait pas à personne, mais ça suit les règles comme il faut. » Carrière FB a fait ses devoirs avec ses multiples demandes d’approbation, entre autres auprès de la CPTAQ (Commission de protection du territoire agricole du Québec). « Quand le règlement prévoit que tout est conforme, on n’a pas le choix de l’accepter. […] Même si on avait dit : « On n’est pas d’accord avec ça », la CPTAQ est par-dessus nous autres. » 

Camions et valeur des maisons 

Néanmoins, le maire reconnait que l’arrivée d’une carrière change le quotidien des citoyens. « Quand il y a une voie publique où il y a beaucoup de trafic lourd, c’est certain que ça fait diminuer la valeur des propriétés. » Il donne l’exemple du secteur Johnville où l’on retrouve sept gravières-sablières en activité. « Voilà quelques années, il y avait peut-être 25-50 camions qui passaient là, mais là, il y en a 200-300 » par jour. 

À l’opposé, Dany Fauteux de Carrière FB croit que la demande pour les habitations à Johnville demeure forte, malgré la présence des sept sites et du chemin de fer dans le secteur. D’ailleurs, il offre un produit distinct de ces entreprises établies depuis longtemps dans la région. Il produit du roc concassé, d’où l’obtention d’un permis d’exploitation pour carrière ou mine, plutôt qu’un permis de gravière-sablière. 

Matière première 

M. Fauteux et le maire Gendron s’entendent pour dire que les sites de Sherbrooke sont vides et que la demande s’amène à nos portes. « Il n’y a plus de gravier dans les environs de Sherbrooke. Toutes les gravières sont vides. Donc ici, c’est le coin où il y a le plus de possibilités pour du gravier », explique Mario Gendron.  

Le but de Dany Fauteux avec sa carrière « est d’atteindre 30 000 tonnes par année. Idéalement 40 000-45 000 tonnes d’ici trois ans. Si on vend 20 000 tonnes cette année, je vais être content. 20 000 tonnes, ça représente 40 trucks » par semaine. Le représentant du groupe citoyen avance plutôt avoir « vu environ 60 camions sortir avec du matériel pour réparer les routes de Cookshire-Eaton en deux jours » dans la semaine du 9 juin.

De son côté, la Ville de Cookshire-Eaton jongle avec l’idée d’imposer éventuellement un moratoire pour limiter le nombre de gravières sur son territoire. Début juillet, elle prévoit également une séance d’information portant sur la Carrière FB, lors de laquelle les propriétaires seront absents.  

Les Mal-aimés recommandés par le Guide Michelin

À gauche, Daniel Charbonneau. À droite, Yannick Côté. Crédit : Les Mal-aimés

Le restaurant gastronomique Les Mal-aimés, situé à Cookshire-Eaton, fait partie des 76 établissements recommandés par l’emblématique guide culinaire Michelin au Québec. Une recommandation Michelin indique « une cuisine de qualité ».  

La majorité des restaurants nommés se retrouvent à Montréal et Québec. Ils ne sont que 19 en région. Près de chez nous, outre les Mal-aimés, on retrouve dans le lot Vin Polisson à Sherbrooke et le Manoir Hovey à North Hatley. 

L’établissement d’Eaton Corner consiste en une petite salle d’une vingtaine de places, bâtie à même la ferme du Jardinier déchainé. C’est de celle-ci que sont tirés une bonne partie des ingrédients utilisés en cuisine. « L’assiette des Mal-aimés, c’est 60% des produits de la ferme. C’est 98% de produits du Québec », indique l’administration. 

Le nom des « mal-aimés » fait d’ailleurs référence aux légumes indigènes souvent négligés en cuisine : navet, rutabaga, cardon, etc. L’établissement se décrit comme faisant de la « gastronomie rurale à la ferme ». 

Un centre de jour en soins palliatifs inauguré à Cookshire

De gauche à droite : Rachel Beaulieu, préposée aux bénéficiaires; Marie-Claude Bilodeau, coordonnatrice L’Arbre de la vie; Brigitte Lacroix, coordonnatrice-adjointe; Johanne Delage, mairesse La Patrie; Dominique Bilodeau, DG Maison La Cinquième Saison; André Perron, maire Saint-Isidore-de-Clifton; et Raymond Grégoire, directeur bureau Député François Jacques. Crédit : Jean-Marc Brais

La Maison La Cinquième Saison, de Lac-Mégantic, a inauguré un centre de jour en soins palliatifs dans les locaux du Manoir de l’eau vive, à Cookshire-Eaton, le 14 mai. Le centre L’Arbre de la vie offre gratuitement ses services aux gens atteints d’une maladie incurable et à leurs proches aidants. 

Pour débuter, les journées d’ouverture du centre se limiteront aux mercredis. La liste des services offerts inclut : discussions en groupe, suivis de gestion des symptômes physiques par une infirmière auxiliaire, soins de bien-être et conférences sur des thèmes qui aident à préparer la fin de vie, tels que la fermeture de ses comptes de réseaux sociaux.  

Le centre L’Arbre de la vie se trouve au tout début du continuum de l’offre de service de la Maison La Cinquième Saison, qui est une maison de soins palliatifs à laquelle le ministère de la Santé et des Services Sociaux a donné le mandat de prendre soin des gens des MRC du Granit et du Haut-Saint-François.  

La directrice générale de la Maison, Dominique Bilodeau, se dit très heureuse de se rapprocher des gens du Haut-Saint-François. « L’idée d’ouvrir un point de service supplémentaire est venue avec la préoccupation de pouvoir répondre à la réalité des gens malades sans qu’ils aient à faire de longues distances pour venir assister aux journées du Centre de jour offertes dans le Granit », indique-t-elle. 

Dominique Bilodeau, directrice générale de la Maison La Cinquième Saison. Crédit : Jean-Marc Brais

Lisa Poirier, la directrice générale du Manoir de l’eau vive, se rappelle que « quand j’ai eu l’appel pour ce projet-là, […] c’était un véritable cadeau pour nous, […] pour nos résidents, mais aussi pour toute la communauté de notre région. » Elle a spécifié que la résidence pour personnes âgées de Cookshire a ouvert ses portes la même année que la Maison La Cinquième Saison en 2013. 

Lisa Poirier, directrice générale du Manoir de l’eau vive. Crédit : Jean-Marc Brais

La construction du CPE de Johnville va bon train

De gauche à droite : Isabelle Côté, adjointe administrative du CPE; Vicky Champagne, directrice générale; et Renée Tremblay, architecte. Crédit : Jean-Marc Brais

Les travaux de construction du futur CPE Il était une fois à Johnville ont débuté à la mi-avril. Ils devraient s’étirer jusqu’au 19 novembre pour une utilisation des nouveaux locaux début 2026. 

« Idéalement, ce serait bien de déménager dans le temps des fêtes pour pouvoir rentrer dans la nouvelle bâtisse avec la nouvelle année », explique la directrice générale du CPE, Vicky Champagne.  

La construction est assurée par l’entrepreneur de Coaticook Tijaro. Celui-ci est aussi derrière le récent agrandissement de l’école du Parchemin côté Collège à East Angus.  

La future installation totalisera 6000 pi2 et comportera six locaux multiâges, une pouponnière triple et une salle multifonctionnelle s’apparentant à un mini gymnase.  

Bien que le CPE bénéficie de 63 places subventionnées, le gouvernement ne s’implique que très peu dans les installations extérieures des centres de la petite enfance. « Le financement du ministère est pas très élevé pour l’achat de jeux éducatifs pour la cour extérieure », reconnait Mme Champagne.  

« Depuis qu’on est ouvert ici, chaque fois qu’on a fait des campagnes de financement, c’est dans ce but-là. » La prochaine se tiendra le 16 mai sous une formule de danse country au centre communautaire de Johnville. 

La construction de la rue qui permettra de relier le CPE au chemin Gendron est prévue pour l’automne. D’ici là, la future bâtisse est accessible via le stationnement de l’ancienne église convertie en installation temporaire d’Il était une fois. 

Le nerprun dans la mire d’une expertise de Cookshire-Eaton

Le Groupement forestier des Cantons tente l’arrachage de nerprun sur un site à Cookshire-Eaton.

Alors qu’un arbuste envahissant, le nerprun bourdaine, progresse dans le Haut-Saint-François, la région bénéficie d’une expertise de plus en plus avancée. Des sites d’études à Ascot Corner et Cookshire offriront des résultats cet été et un nouveau projet tente de cartographier la présence du nerprun en Estrie par image satellite et drone combinée à l’intelligence artificielle.

L’ingénieure forestière Marie-Josée Martel est possiblement la spécialiste dans le domaine. Avec l’Agence de mise en valeur de la forêt privée de l’Estrie, basée à Cookshire, elle a publié en 2021 le Guide de gestion du nerprun bourdaine pour les propriétaires forestiers.

« Le nerprun est une véritable menace pour la forêt. Les propriétaires forestiers, en tant que gestionnaires de leurs boisés, ont un rôle important à jouer pour contrer l’envahissement », selon le Guide. Le nerprun peut changer une forêt de façon extrême. Il se propage si intensément que les autres espèces n’ont pas la chance de se regénérer dans un écosystème normalement riche et diversifié.

Le nerprun bourdaine aurait été introduit en Amérique du Nord à des fins ornementales à la fin du 19e siècle. Selon l’herbier Louis-Marie de l’Université Laval, la première occurrence du nerprun bourdaine connue et recensée en Estrie date de 1963 à Sherbrooke, selon le Guide. Aujourd’hui, il envahit plusieurs forêts dans la région de Sherbrooke, et dans le Haut-Saint-François à Ascot Corner, Bury, Cookshire-Eaton et East Angus particulièrement, selon Mme Martel.

Comme propriétaire forestier, j’en ai aussi identifié à Newport, près de Island Brook. L’arbuste se propage largement par sa grande quantité de fruits, transportés principalement par les oiseaux, mais aussi par la machinerie.

L’Agence de la forêt privée et ses partenaires cherchent des solutions pour contrôler l’envahissement. Plusieurs projets ont été initiés au cours des 15 dernières années. Depuis 2021, ils essaient une double coupe en hauteur de l’arbuste sous couvert forestier; les résultats de cette étude sont attendus cet été.

Aussi, le Groupement forestier des Cantons, de Cookshire et Coaticook, essaie l’arrachage par pelle-peigne mécanique sur des sites dédiés au reboisement. Le nerprun bourdaine se regénère plus rapidement par sa souche coupée près du sol que par la propagation de ses graines, alors une coupe traditionnelle est déconseillée.

Cookshire-Eaton accueillera une usine de ballons dirigeables


Le maire de Cookshire-Eaton, Mario Gendron, lors de la conférence de presse de cet avant-midi. À l’arrière-plan, on aperçoit le directeur général de Flying Whales, Vincent Guibout.

L’aéroport de Sherbrooke, situé à Cookshire-Eaton, accueillera le site d’assemblage et d’essais de dirigeables rigides de la société franco-canadienne Flying Whales. L’annonce a été faite cet avant-midi à l’Hôtel Delta Sherbrooke dans le cadre du Congrès annuel de l’Association québécoise du transport aérien.

L’implantation d’une ligne d’assemblage « produira plus de 300 emplois et plus de 3 milliards de chiffre d’affaires en exportation », explique Vincent Guibout, directeur général de Flying Whales. Le début de la construction de l’usine est prévu pour 2027 avec un lancement des opérations en 2029.

Le projet prendra 50 des 360 hectares de terrains disponibles aux alentours de l’aéroport. « Il n’y a à peu près aucun autre site au Québec qui est capable de l’accueillir. Pour nous, ça représente même pas 25 % des terrains disponibles », a détaillé David Rancourt, président de la Corporation de développement de l’aéroport de Sherbrooke.

Le maire de Cookshire-Eaton, Mario Gendron, se dit prêt « à recevoir un grand nombre [de] travailleurs avec la création de plusieurs logements qui sont déjà en chantier et en nombre croissant pour les prochaines années ».

La mairesse de Sherbrooke, Évelyne Beaudin, a rappelé que la Ville souhaite faire de son aéroport « un lieu de développement industriel et technologique ». Toutefois, elle admet que « il y a un besoin d’investissements en infrastructures sur ce site-là. […] Quand on est le premier projet industriel d’envergure à s’établir, les choses sont à développer. »

Localement, outre la Ville de Cookshire-Eaton, la MRC ainsi que le CLD du Haut-Saint-François ont pris part aux démarches d’implantation qui se sont entamées il y a trois ans.

À terme, le site de Flying Whales vise à produire à Cookshire-Eaton des cargos-dirigeables LCA60T servant à transporter des charges allant jusqu’à 60 tonnes. Ces dirigeables sont conçus à l’origine pour répondre aux besoins de l’exploitation du bois en zones difficiles d’accès.

parc_des_braves_cookshire-eaton_coeur_villageois

Un plan d’ensemble à Cookshire-Eaton pour ses parcs et espaces verts

Après avoir sondé ses citoyens et organismes l’hiver dernier, la Ville de Cookshire-Eaton prévoit adopter un premier plan directeur pour ses parcs et espaces verts ce printemps.

Il sera axé sur l’accessibilité aux familles, la préservation de la nature, le développement durable et les activités physiques, entre autres, selon les demandes faites lors de la consultation publique. Environ 200 résidants ont répondu au sondage de la municipalité, en plus des rencontres avec les organismes locaux. Le sondage a été effectué aux mois de février et mars, en ligne et aux points stratégiques pour ceux moins aptes à utiliser l’Internet.

On prévoit l’adoption du plan par le conseil municipal à sa réunion du mois de juin, selon la responsable des communications de la Ville, Sacha Le Néa. Il sera ensuite présenté aux citoyens.

Cookshire-Eaton compte trois parcs principaux sur son territoire : le Parc Castonguay près de la Salle Guy-Veilleux à Cookshire, ainsi que les parcs de Johnville et Sawyerville. Elle a aussi trois plus petits parcs, dits « de voisinage » : le Parc des Trois Mousquetaires, le Parc du Boisé et le Parc de Birchton. Les espaces verts reconnus sont l’Étang Cloutier, le Parc du Barrage de Sawyerville, la piste cyclable entre Sawyerville et Saint-Isidore-de-Clifton et le Parc des Braves, entre autres.

Une équipe des Travaux publics sera dédiée au développement de ces parcs cet été alors que la municipalité commence l’application de son plan directeur en phases pendant une période de cinq ans.
Cookshire-Eaton a le plus grand territoire de la MRC du Haut-Saint-François, avec 298 kilomètres carrés, comparé à sa voisine, Newport, avec 270 kilomètres carrés.

Lions

Don du Club Lions de Cookshire-Eaton

Le Club Lions de Cookshire-Eaton a fait don d’un module de jeu à Brealyn Cork, 3 ans, qui est en rémission d’un cancer. On l’aperçoit assise dans la glissade. Elle est la fille d’Amber Mackey et Kyle Cork.

Doma Santé

Une petite entreprise de Cookshire devient provinciale

David Murray, Julie Murray et Ève Carrier ont lancé Doma Santé officiellement en mars, à partir de leur siège social dans une résidence à Cookshire.

Une petite entreprise de Cookshire est en voie de devenir une force provinciale alors que la demande publique pour les services infirmiers tourne en partie vers le privé. La compagnie Doma Santé de Julie Murray et ses associés, Ève Carrier et David Murray, a été lancée le 5 mars dernier.

Mme Murray a travaillé pendant 12 ans comme infirmière pour les soins à domicile offerts par les CLSC, 8 ans à Cookshire et 4 ans à Baie-Comeau. En septembre dernier, elle s’est lancée à son compte, avec une petite clinique à la maison et une longue liste de services mobiles offerts en premier lieu dans la région.

Mais depuis les derniers mois, ses services payants sont offerts à travers le Québec, surtout d’ici à Montréal et au nord. Huit employés s’ajoutent aux trois propriétaires. Cinq de ses employés sont d’ici, selon Mme Murray en entrevue lors de son lancement officiel à sa maison.

De pareils services sont rares, mais en grande demande dû aux pénuries dans le public. « On veut enlever la pression sur le système de santé » de dire Mme Murray.

Ses services incluent, entre autres, la prise de sang, des soins infirmiers généraux, en entreprise, en pharmacie et en résidences privées pour personnes âgées, offerts selon un horaire flexible à domicile ou en entreprise. Elle se spécialise aussi dans les soins podologiques.

« On peut se déplacer à 6 h du matin, ou on peut aller en entreprise. Notre objectif est pour que ce soit accessible. »

Au départ, beaucoup de sa clientèle se trouve dans le Haut-Saint-François et à Sherbrooke. C’est depuis décembre qu’elle a ouvert la porte sur le marché de la région de Montréal. Un employé est attitré à chaque région.

Ce développement est basé sur un plan d’affaires préparé par Mme Murray et son équipe depuis 2021. Son nom de marque « Mille fleurs par jour » est devenu « Doma Santé » avec le lancement en mars.
Mme Murray était aussi fière de dire que sa compagnie fait appel aux services d’une autre compagnie locale qui rayonne plus large, Omnimed de Cookshire.

Eaton Corner Museum

Bénévoles recherchés pour les événements et l’entretien

L’ancienne église congrégationaliste.

La jambe de William Stone a dû être amputée. C’était l’évaluation du bon docteur Edward Dagge Worthington à Eaton Corner le 10 mars 1847. Le pauvre William, cordonnier, s’était cassé la cheville d’une manière malheureusement sévère. Le docteur Worthington devait amputer. Mais le médecin avait un moyen d’atténuer la douleur. On l’appelait éther sulfurique. William ne sentira rien pendant l’opération.

C’était la première fois au Canada qu’une intervention chirurgicale majeure était pratiquée sous anesthésie générale. Cette procédure avait été essayée pour la toute première fois à peine cinq mois plus tôt par un dentiste de Boston, William T.G. Morton.

Établi dans les années 1790, Eaton Corner a été l’un des premiers villages de la région colonisés par les Européens, suivant de près Sawyerville et le tout premier établissement de Pleasant Hill.

Au cours des décennies suivantes, Eaton Corner était plus grand que Sherbrooke, alors connu sous le nom de Hyatt’s Mills. Tout cela a changé lorsque le chemin de fer a été construit à travers Cookshire au lieu d’Eaton.

Ce ne sont là que quelques-unes des nombreuses anecdotes historiques fascinantes que l’on peut apprendre lors d’une visite au Musée Eaton Corner.

Aujourd’hui, Eaton Corner est une collection de certaines des plus anciennes maisons de la région, datant du début des années 1800. Le musée est situé dans l’ancienne église congrégationaliste ainsi que l’historique Eaton Academy, à l’intersection du chemin Laberee et des routes 253 et 210.
L’église est un beau bâtiment en déclin blanc d’un côté de la route, et l’Académie tout aussi attrayante est de l’autre bord.

Le président du Musée, Marc Nault, et la secrétaire, Sharon Moore, ont déclaré que le conseil d’administration est toujours à la recherche de nouvelles idées de projets et d’activités afin d’attirer la participation et l’intérêt du public pour la riche histoire des régions de Cookshire-Eaton et de Newport. Dans le passé, le Musée organisait une « journée à l’ancienne » au cours de laquelle des bénévoles s’habillaient en costumes d’époque et faisaient des démonstrations de techniques de menuiserie et de construction du 19e siècle. Les membres du conseil d’administration du musée sont particulièrement à la recherche de personnes ayant des compétences historiques à démontrer.

Les bénévoles Denis Palmer et Royce Rand se concentrent sur le maintien des bâtiments. Lorsqu’il s’agit de bâtiments centenaires, c’est une occupation à temps plein, en particulier pour les bénévoles qui ont d’autres demandes de temps, a déclaré M. Palmer. La peinture est à l’ordre du jour cette année.
Une exposition permanente du musée est divisée en sections pour raconter l’histoire de la région, en commençant par la présence autochtone abénaquise ainsi que les premiers colons européens, les progrès du transport, du commerce, de l’industrialisation et plus.

Des plans sont en cours d’élaboration pour une éventuelle série d’ateliers le dimanche après-midi cet été, y compris des événements Music on the Lawn avec des musiciens locaux. M. Rothney a également déclaré que le Musée travaille avec l’Expo Cookshire pour mettre en place une exposition d’équipements agricoles anciens sur le terrain de l’exposition.

L’assemblée générale annuelle du Musée est prévue pour le samedi 24 mai à 13 h 30 ; les membres et le public sont invités. Le conseil d’administration actuel compte sept membres. « Nous sommes activement à la recherche de bénévoles », a déclaré M. Nault. « Venez s’il vous plaît ! »

Traduction automatisée, ensuite révisée à l’interne

François Jacques, député

8 M $ pour le réseau routier de la région

D’après un communiqué émis par le bureau du député François Jacques.

Le député de Mégantic, François Jacques, a annoncé le 25 mars dernier des investissements de 7 978 561$ pour les routes de la circonscription. Ce montant vise à assister les municipalités de La Patrie, Bury, Cookshire-Eaton, Weedon, Lac-Drolet et Stratford dans l’amélioration ou le maintien des chemins locaux et municipaux.

Ces sommes proviennent du programme d’aide à la voirie locale (PAVL). Pour l’année financière 2025-2026, plus de 384,2 M$ seront investis dans le cadre d’une version bonifiée du PAVL, de manière à préserver l’efficacité et la sécurité des transports au Québec.

Pour l’année 2024-2025, ce sont actuellement près de 1 047 bénéficiaires qui ont reçu un financement dans le cadre du PAVL, pour une somme totale de 369 M.

« Dans un vaste et beau territoire comme le nôtre, la mobilité est extrêmement importante. Grâce à une enveloppe de plus de 384 M$ cette année, nous contribuons à offrir aux Québécois des infrastructures de qualité et sécuritaires, qui répondent à leurs besoins » de dire la vice-première ministre et ministre des Transports et de la Mobilité durable, Geneviève Guilbault.

« Plus que jamais, nous sommes à l’écoute des besoins des municipalités et de leurs résidents dans Mégantic pour l’optimisation de leurs infrastructures routières, essentielles aux déplacements. Je remercie ma collègue et salue l’excellente collaboration des autorités locales, qui partagent notre volonté de garantir un réseau routier sûr et efficace », selon M. Jacques, qui est aussi président du caucus du gouvernement.

Bouquet de femmes : hommage et musique à l’église Trinity  

L’église unie Trinity de Cookshire, construit en 1863, a pris vie le 8 mars dernier alors qu’une centaine d’adeptes se sont rassemblés à son intérieur chaleureux un samedi soir froid et venteux pour célébrer la musique, la communauté, les droits des femmes et un avenir plein d’espoir pour un des bijoux architecturaux de la région. 

Le concert classique était organisé sous la thématique Bouquet de femmes lors de la Journée internationale des droits des femmes. C’était aussi l’occasion du transfert de propriété de l’église Trinity de l’Église unie du Canada à Espace Culturel Cookshire-Eaton, un organisme à but non lucratif sous le leadership de l’homme d’affaires Gilles Denis, un acheteur régulier de bâtiments patrimoniaux à Cookshire. 

Sa fille, la flûtiste Myriam Genest-Denis, a animé l’évènement et a accueilli le public, avec des discours aussi par le maire de Cookshire-Eaton, Mario Gendron, ainsi que la représentante du Centre des femmes La Passerelle, Marilyn Ouellet. 

Au-delà de la musique dévouée aux compositrices, l’acoustique magnifique de l’église et l’artisanat inspirant du bois intérieur, le moment marquant de la soirée était peut-être l’hommage au grand personnage de Chantal Ouellet.  

« L’activisme communautaire et la politique municipale deviennent les points d’appui de son militantisme social », de dire le résident de Cookshire-Eaton, Jean-Paul Gendron, au sujet de Mme Ouellet dans son hommage lors de l’entracte. « Bibliothèque, activités culturelles, Cercle des fermières, arborétum, mise en valeur des attributs naturels de Scotstown, environnement… voilà un argumentaire politique qui la mène au conseil municipal, d’abord comme conseillère de 1978 à 1982, puis comme mairesse de 1986 à 1994. 

« Et comme membre du conseil des maires de la MRC, alors comptant 24 municipalités, la femme de Scotstown n’est guère du genre à se laisser intimider par une tablée de maires… masculins. De 1978 à 2012, elle aura cumulé sept mandats municipaux! Ça s’appelle une carrière aussi inspirante qu’exemplaire en politique municipale! » 

M. Gendron a ensuite nommé les 10 mairesses de la région de la dernière quinzaine d’années et a mentionné que le Haut-Saint-François a actuellement 35 conseillères municipales sur un total de 84 élus. « Voilà qui consolide notre optimisme en ces temps à la fois troubles, mais aussi porteurs de nouvelles approches pour le vivre-ensemble. Elles méritent notre pleine confiance. »  

Une reconnaissance spéciale a été aussi exprimée envers les anciens gardiens de l’église Trinity lors de la présentation de la soirée par Myriam Genest-Denis. C’étaient les seuls mots de l’évènement en anglais, parlés directement aux personnes dans l’assistance qui ont passé autant de temps de leurs vies à prendre soin de l’église. 

Le concert Bouquet de Femmes s’annonçait sur sa page de média social comme un évènement d’une heure, de 19 h 30 à 20 h30. Mais avec un ordre du jour si riche et important, il a duré jusqu’à 22 h. Qu’autant de personnes soient sorties pour le concert lors d’une nuit froide et hivernale, juste avant de perdre une heure lors du changement d’heure, était aussi un hommage aux organisateurs, les musiciens, les femmes honorées, l’église et le programme. 

AG d’Expo Cookshire : surplus de 10 %

Entre les grosses tempêtes de février, des membres et administrateurs de la Société agricole du comté de Compton (Expo Cookshire) se sont assemblés à la salle communautaire d’Island Brook pour revoir une année 2024 réussie et planifier l’expo de 2025, du 14 au 17 août.  

Le président Brandon Ward est réélu, ainsi que le trésorier Neil Burns et la secrétaire Manon Corbeil. Ils sont appuyés par le premier vice-président Shane Coates et le deuxième vice-président Troy Rothney, ainsi que Larry Everett et Dallas Campbell, sur le comité exécutif de l’Expo.  

Huit sièges du conseil d’administration étaient ouverts pour réélection. Six parmi eux ont été pourvus par acclamation et deux par élections avec deux candidats pour chacun, votés par une vingtaine de membres présents à l’assemblée générale annuelle de la Société.  

Dans le rapport du président, M. Ward a exprimé sa reconnaissance surtout aux bénévoles qui ont aidé à l’entrée de l’évènement et ailleurs, en disant qu’ils et elles étaient parmi les principales raisons que l’Expo n’a pas perdu d’argent en 2024.   

Le rapport du trésorier sur les états financiers soulignait un revenu total pour l’année de 315 000 $ et des dépenses de 283 000 $, pour un surplus de 32 000 $.  

« Nos dépenses sont relativement hautes par rapport à ce qu’on gagne, ce qui nous met à risque s’il y a une mauvaise année avec de la pluie », de dire M. Ward. « Cette année, qui sait, peut-être il neigera », a-t-il ajouté en amenant un premier élément de légèreté à l’assemblée.  

En fait, Cookshire, les Cantons-de-l’Est et le nord-est de l’Amérique du Nord ont eu de la neige à chaque mois de l’année 1816, maintenant appelé « l’année sans été », dû à la poussière dans l’atmosphère d’un volcan en Asie.  

Mais l’Expo Cookshire n’existait pas encore en cette année. Elle célébrera son 180e anniversaire cette année. L’an passé, une bonne température a aussi contribué aux bons résultats financiers de la Société, comparé à la pluie en 2023.  

Lors de l’assemblée en février, l’échange entre membres portait beaucoup sur un meilleur contrôle des dépenses, particulièrement celles qui augmentent pour la location du parc d’amusement. David Grey a recommandé une mise en commun avec les conseils d’autres expos dans la région pour renforcer le pouvoir de négociation de Cookshire. Quelqu’un d’autre dans la salle a suggéré l’idée de tarifs, sans appui formel de l’assemblée comparé à la proposition plus prometteuse de M. Grey.  

Ensuite, le nouveau conseil d’administration a tenu sa première réunion au bureau de l’Expo Cookshire le 17 mars dernier. 

Début imminent de la construction du CPE de Johnville

De gauche à droite : Vicky Champagne, directrice générale du CPE Il était une fois; Isabelle Côté, adjointe administrative; et Mario Gendron, maire de Cookshire-Eaton.

2025 sera la bonne. Après plusieurs reports, c’est cette année que débutera la construction de l’installation permanente du CPE Il était une fois à Johnville. 

La première pelletée de terre sera donnée quelque part à la mi-avril, un coup que la température le permettra. « Ce printemps, c’est sûr que ça commence à se bâtir », confirme Vicky Champagne, directrice générale du CPE. 

Celle-ci tient à le confirmer puisqu’elle entend souvent les gens dire : « On va le croire quand on va le voir ». Après tout, « ça fait depuis 2020 qu’on dit qu’il va y avoir un CPE ici », admet-elle en faisant référence aux nombreux délais. 

Ce qui était supposé être une installation temporaire à l’église Notre-Dame-de-la-Paix s’est transformé en une occupation de trois ans. Au moment de l’octroi des 63 places subventionnées par le gouvernement québécois en 2020, la condition était une mise en service dans un délai de deux ans. 

C’est ce qu’a réussi à faire le centre de la petite enfance en ouvrant ses portes le 4 juillet 2022 après une mise à niveau éclair de l’ancienne église. Un premier échéancier pour une construction permanente en août 2023 est tombé à l’eau. Devant les divers retards, rendu « en 2024, je savais plus quoi dire », admet le maire de Cookshire-Eaton, Mario Gendron, lorsque pressé de questions de la part des citoyens. 

Là, c’est vrai 

Or, le CPE vient de franchir des étapes importantes en ce début d’année. En février, il tombait en appel d’offres. Le 12 mars, il a ouvert les soumissions, qui ont été au nombre de trois. Le projet a pour condition une fin de la construction avant février 2026. 

« On a reçu des soumissionnaires. On était vraiment contentes parce qu’il aurait pu n’y avoir pas du tout de compagnies qui veulent soumissionner sur notre projet », confie Vicky Champagne.  

Le centre en est à l’évaluation de la conformité des soumissions, avant de soumettre le tout à l’approbation du ministère. 

Partie d’un plus grand développement 

La nouvelle installation du CPE Il était une fois s’inscrit dans un plan de développement de ce quadrilatère. Une rue sera aménagée depuis le chemin Gendron pour rejoindre l’arrière du terrain actuel de l’église, sur lequel sera érigé le futur CPE. 

« On va avoir des branchements temporaires [en eau] qui vont être assumés par la municipalité, ce qui va nous permettre d’ouvrir avant même que la rue existe. Les gens vont continuer à passer par ici, l’église, parce qu’on est le terrain juste en arrière », explique Mme Champagne. 

Le CPE et les nouveaux développements de Johnville seront alimentés par une nouvelle conduite d’eau d’un kilomètre qui prendra sa source au Parc écoforestier. Cet aqueduc se rattachera à un nouveau centre de traitement d’eau pour le secteur qui sera situé sur le chemin Gendron. 

325 portes à venir à Cookshire-Eaton

Le maire de Cookshire-Eaton, Mario Gendron, pose devant le futur développement commercial du secteur Johnville au coin du chemin Gendron et de la route 251. 

Les secteurs Johnville et Cookshire de Cookshire-Eaton s’apprêtent à voir s’implanter de nombreux projets domiciliaires dans les prochains mois. Certains de ces chantiers sont déjà entamés.  

C’est le cas du secteur de la rue du Boisé, derrière le CLSC. Un total de 175 portes verra le jour à cet endroit. Deux immeubles de 12 et 9 logements sont en cours de construction au coin des rues des Pins et du Boisé. La Ville de Cookshire-Eaton en est à élaborer le plan des infrastructures pour la vingtaine d’immeubles qui s’en vient à cet endroit. Dans le lot, on comptera neuf logements abordables supportés par la Ville.  

Neuf autres logements abordables sont à venir tout près de la caserne de pompiers de Sawyerville. Ceux-ci sont subventionnés à 90 % par un programme de la Société d’habitation du Québec. 

Johnville 

L’autre secteur qui verra son visage changer est Johnville, avec deux quartiers en développement totalisant 140 portes. Les abords du CPE accueilleront 44 jumelés s’étendant de part et d’autre de la nouvelle rue qui rejoindra le futur CPE depuis le chemin Gendron. Cette rue débouchera sur la cour de l’école Notre-Dame-de-la-Paix, qui y érigera un nouveau débarcadère. 

L’intersection du chemin Gendron et de la 251 accueillera de nouveaux commerces avec un immeuble commercial au rez-de-chaussée et de 16 logements aux étages supérieurs. 

Finalement, le chemin Maheu sera prolongé pour rejoindre l’arrière du centre communautaire de Johnville. On y retrouvera 47 jumelés (ou maisons de ville) et 6 immeubles de six logements, pour un total de 83 portes. 

Ces deux futurs quartiers à Johnville seront alimentés par un nouvel aqueduc d’un kilomètre qui prendra sa source au Parc écoforestier. Le secteur est en forte demande selon le maire de Cookshire-Eaton, Mario Gendron. « Les gens se disent : ‘L’autoroute est proche, garderie, école primaire…’ Le monde appelle chaque semaine. ‘C’est quand? C’est quand?’ » 

Développer, malgré les délais 

On savait que les villes entourant Sherbrooke connaissaient une hausse de leur population depuis la pandémie et la flambée des prix des maisons. Or, cette demande a atteint un nouveau sommet depuis le dépôt du moratoire de développement sur le tiers du territoire de Sherbrooke le 4 février dernier.  

« Ce moratoire de deux ans nous aide », reconnait le maire Gendron. « Quand ça bloque à une place, les contracteurs doivent aller ailleurs. […] « Je dis : ‘Merci Évelyne [Beaudin] puis les gens de Sherbrooke!’ Dans le fond, ça amène les contracteurs ici. » 

Mario Gendron avait présenté sa candidature à la mairie de Cookshire-Eaton en 2021 afin de faire du développement. « J’avais fait ma campagne là-dessus. En date d’aujourd’hui, je suis content de tout ce qu’on a mis en place. » 

En entrant en poste, « la première chose que j’ai faite à la Ville, c’est une restructuration interne de nos ressources. On a mis en place un bureau de projets », soit un lieu où les promoteurs peuvent rencontrer l’administration municipale, indique le maire Gendron.  

« L’ancien conseil, on n’était pas équipé pantoute. J’étais là comme conseiller. Je regardais comment c’était la Ville; c’était épouvantable. C’est pour ça qu’il ne s’est pas fait de projets », poursuit-il. 

Que ce soit dans le dossier du CPE de Johnville ou des différents projets de développement domiciliaire, Cookshire-Eaton a connu d’importants délais. Ceux-ci sont occasionnés par la lourdeur administrative du gouvernement du Québec, ce que déplore le maire Gendron. « Les différents ministères travaillent en silo et non pas en parallèle pour venir en aide aux municipalités. » 

Les projets énumérés dans cet article verront le jour d’ici 2026 ou 2027. « Mais j’aurais aimé ça qu’à l’intérieur de mon mandat, j’aie la finalité de ça », confie M. Gendron. « La machine gouvernementale occasionne des délais déraisonnables, puis c’est pour ça qu’on en est là aujourd’hui. S’il y a une chose dans mon mandat qui m’a vraiment dérangé, c’est ça. Pour tout le reste, j’aime ma job comme maire. » 

©2026 Journal Le Haut-Saint-François