Un gros lot de 5 M $ remporté au Proxim Cookshire

Denise Gauthier et Charles Bisaillon recevant leur chèque de la part de Loto-Québec le 17 mars dernier. Photo fournie

Denise Gauthier et Charles Bisaillon, un couple résidant dans le Haut-Saint-François, ont mis la main sur un gros lot du Lotto 6/49, soit 5 000 000 $, le 8 mars dernier.

Mme Gauthier a acheté le billet gagnant à la pharmacie Proxim de Cookshire-Eaton. Elle a fait valider son billet quelques jours plus tard au IGA de l’autre côté de la rue. Sur le coup, le commis à la caisse lui a dit : « Je ne peux pas vous remettre votre argent », vu l’importance de la somme.

C’est dans les allées de l’épicerie de Cookshire-Eaton que Mme Gauthier a appelé son conjoint pour lui annoncer qu’ils avaient gagné à la loterie. « Combien? 500 $? », lui a alors demandé M. Bisaillon.

Le couple dit qu’il a l’intention de profiter de ce gros lot pour s’adonner davantage à ses loisirs, tels que les balades en nature avec son chien. Ce gain a aussi des retombées pour le Proxim Cookshire, puisqu’il recevra une commission de 50 000 $, soit 1 % du montant.

Des gains qui en attirent d’autres

Deux employées de la pharmacie étaient d’ailleurs présentes à la cérémonie de remise de chèque de Loto-Québec, tenue à l’hôtel Delta de Sherbrooke le 17 mars. Le couple gagnant tenait absolument à ce que la commis-caissière qui leur avait vendu le billet chanceux, Geneviève Boisvert, et sa gérante, Sylvie Dodier, puissent partager leur bonheur.

Après avoir su que son billet était gagnant, le couple Gauthier-Bisaillon était repassé à la pharmacie pour annoncer la bonne nouvelle. Il avait même tenu à visionner les bandes des caméras de sécurité pour savoir qui avait effectué la transaction initiale.

C’était Geneviève Boisvert qui était à la caisse à ce moment. Lorsqu’elle a appris la nouvelle, elle se rappelle s’être mise à pleurer et avoir vécu beaucoup de fébrilité. « C’était le fun de vivre ça au moins une fois ici dans un village. Habituellement, c’est tout le temps à Montréal, en Ontario ou ces places-là qu’ils ont ça », indique-t-elle.

Lors du passage du Journal dans les locaux de la pharmacie le 18 mars, c’était l’affluence habituelle à la caisse. « On pensait ce matin que ça allait lever, mais c’est hyper tranquille », indique la gérante Sylvie Dodier. « On s’attend peut-être à ce qu’il y ait une plus grosse affluence un coup que ce soit un peu plus médiatisé.  

C’est ce qui était arrivé à l’été 2017 lorsque le Provigo de Lennoxville (maintenant devenu Maxi) avait vendu deux billets gagnants en l’espace de deux mois : 55 M $ en juin et 1 M $ en juillet. « Ça avait été la manne de gens pour acheter des billets », se remémore Sylvie Dodier. En entrevue à l’époque, le propriétaire du Provigo, Robert Lafond, disait que les ventes de loterie de l’établissement avaient « augmenté considérablement ».  

Gilles Denis acquires Trinity United church 

Another major turning point in our English-speaking community’s history is underway: the Trinity United Church building in Cookshire is sold. Local businessman and philanthropist, Gilles Denis, through his non-profit organization, Espace culturel Cookshire-Eaton, once again offered the best protection for the community’s architectural heritage, according to church custodians. 

Mr. Denis and family created Espace culturel in 2022, which is now finalizing the purchase with the United Church of Canada and local trustees Robert Halsall, Don Parsons, and Pauline Thorneloe. “We knew this was the best way to preserve the building,” said Mr. Halsall in an interview last week. 

“The people of Cookshire built it, and it’s their church,” said Don Parsons. “It’s our church to sell; it should be up to the people of Cookshire to decide.” The United Church of Canada has “okayed the sale,” according to Mr. Halsall. 

“We can still use it as a congregation,” said Mr. Parsons. “Gilles Denis is the one who offered that.” 

“It’s important to say that really we aren’t changing things”, Mr. Denis said, in terms of the week-to-week use of the church for services and for the Espace culturel concerts, the next of which is scheduled for March 8. 

Church services will continue as normal, for five years or more, under the purchase agreement. 

Mr. Denis and Trinity Church have been working together for over 25 years for the presentation of concerts and cultural activities, said Mr. Parsons. 

“They said the sound is unbelievable,” Mr. Halsall said. 

The sale had become necessary for the local community after it was forced to take out a $100,000 loan to pay for damages due to an oil spill prior to the Covid pandemic. “We only bring in about $5000 per year in donations,” Mr. Halsall said. 

Don Parsons and family had already saved the local church from bankruptcy in the 1960s, according to Mr. Halsall, paying required expenses out of pocket. 

Further renovations are now required—an interior stairway, outdoor work, and the steeple—which now become part of the new owner’s responsibilities. Not counting that work, it takes “quite a few thousand dollars a year to run [the church],” Mr. Halsall said. 

The Trinity Church building was constructed in 1863 in the Greek revival (neo-classical) style, as the Cookshire Wesleyan Methodist Church, and became part of the United Church of Canada in 1925, when various Protestant denominations across Canada merged. 

St. Peter’s as well 

Just down the street from Trinity United is another architectural and historic jewel, St. Peter’s Anglican church, also for sale and also of interest to Gilles Denis, to preserve it and make it available to the community.  

“We’re ready to make an offer,” Mr. Denis said in an earlier interview, adding that he wants to talk with the minister in charge to make it clear his interest is not to make money from the purchase. “I’m waiting for a response from the church community,” he said. 

Trinity

Gilles Denis achète l’église Trinity à Cookshire

« La qualité sonore est incroyable » à l’église bâtie en 1863 par Albert Hazeltine.

La communauté d’expression anglaise vit un autre point tournant dans son histoire locale : l’église Trinity United à Cookshire sera vendue. L’homme d’affaires et philanthrope, Gilles Denis, par l’entremise de son organisme à but non lucratif, Espace culturel Cookshire-Eaton, offre encore le meilleur avenir au patrimoine architectural de la communauté, selon les doyens de l’église Trinity.

M. Denis et sa famille ont créé l’Espace culturel en 2022; l’organisme finalise actuellement l’achat avec l’Église unie du Canada et les fiduciaires locaux, Robert Halsall, Donald Parsons et Pauline Thorneloe.
« Nous savions que c’est la meilleure façon de préserver le bâtiment, » selon M. Halsall en entrevue la semaine passée.

« Les gens de Cookshire l’ont bâti, et c’est leur église, » de dire M. Parsons. « C’est notre église à vendre; c’est aux gens de Cookshire à décider. » L’Église unie du Canada a « approuvé la vente », selon M. Halsall.

« Nous pouvons toujours l’utiliser comme congrégation », a dit M. Parsons. « C’est Gilles Denis qui nous a fait cette offre. »

« C’est important de dire qu’on ne change pas vraiment les choses », selon M. Denis, au sujet des activités régulières de l’église, soit les services du dimanche et les concerts organisés par Espace culturel. Son prochain est cédulé le 8 mars.

Les services religieux poursuivront pour cinq ans ou plus, selon l’entente d’achat.
L’église Trinity travaille avec M. Denis depuis plus de 25 ans pour la prestation de concerts et d’activités culturelles, a dit M. Parsons.

« On nous dit que la qualité sonore est incroyable », mentionne M. Halsall.
La vente est devenue nécessaire pour la communauté locale après qu’elle devait emprunter 100 000 $ pour payer les dommages dus à une fuite de mazout avant la pandémie. « Nous gagnons seulement aux alentours de 5000 $ par année en dons », a dit M. Halsall.

Donald Parsons et sa famille avaient déjà sauvé l’église d’une faillite dans les années 1960, selon M. Halsall, pour payer des dépenses personnellement de sa poche.

Rénovations

D’autres rénovations sont maintenant nécessaires—un escalier intérieur, des travaux extérieurs et le clocher—qui deviennent maintenant la responsabilité du nouveau propriétaire. Sans les compter, ça prend « plusieurs milliers de dollars à chaque année pour opérer [l’église] », de dire M. Halsall.
L’église Trinity a été construite en 1863 dans le style Greek Revival (néoclassique), en tant que Cookshire Wesleyan Methodist Church, qui s’est jointe à l’Église unie du Canada lors de la fusion de plusieurs dénominations protestantes à travers le Canada, en 1925.

Et St. Peter’s ?

Un peu en bas, aussi sur la rue Principale Ouest de Cookshire, on retrouve un autre bijou architectural et historique, l’église anglicane St. Peter’s, qui est aussi à vendre et qui intéresse Gilles Denis. Il aimerait la préserver et la rendre accessible à la communauté.

« Nous sommes prêts à faire une offre », a dit M. Denis dans une entrevue en janvier. Il aimerait parler avec le révérend en charge pour clarifier que son intérêt n’est pas pour faire de l’argent. « J’attends une réponse de la communauté de l’église », a-t-il précisé.

Fermeture de la BMO : « On peut pas rien faire »

À la suite de l’annonce de sa fermeture le 25 juillet prochain, la BMO de Cookshire tenait une séance d’information le 4 février dernier. Nous sommes allés recueillir les réactions des clients de la succursale bancaire à ce moment. 

D’emblée, plusieurs clients ont mentionné leurs longues années de fidélité avec l’établissement de Cookshire-Eaton. C’est le cas de Bruno Veilleux et de René Carrier qui sont respectivement clients depuis 53 et 60 ans. Malgré tout, aucun des clients rencontrés ne songeait à arrêter de faire affaires avec la BMO. 

La majorité se fait lentement à l’idée de devoir faire la route vers Sherbrooke, là où leur compte sera transféré cet été. Plusieurs ont aussi déjà fait la transition vers les transactions en ligne. N’empêche que la nouvelle a surpris et déçu pas mal tout le monde. 

Les plus anciens nous ont rappelé qu’il s’agit de la seconde fermeture d’une succursale BMO, après celle de Sawyerville au tournant du millénaire. Cela est sans compter les autres institutions qui ont fermé leurs points de service dans la région, ces dernières années, telles que la Caisse Desjardins et la CIBC. 

Josiah Sawyer Memorial 2013

To join or not to join : U.S. & Canada; Sawyer’s head & body

This memorial stone was originally the base of the Josiah Sawyer statue.

I received a very astute question about my last Rachel Writes piece, « Josiah Sawyer’s Head. »
Henry Musty noted, « The speech referred to ‘the union of the flags and anticipated the time when the two great countries would in reality be one.’ Did you time this article just before Trump takes over? » he asked.


In fact, I penned that column in December, not so long after Trudeau visited Trump (November 30), sparking an avalanche of Trump’s « jokes » about annexing Canada. While reading the 1901 newspaper report about the unveiling of the Josiah Sawyer statue, I noted the litany of appeals by Josiah Sawyer’s American descendants for Canada and the United States to join forces. Yes, it reminded me of the current kerfuffle.


What goes around, comes around. Not just in 1901, but other times too. When I was a high school senior in Virginia, I heard Canada mentioned exactly once. One of the students asked, « When do you think Canada will join the United States? »


The teacher wisely countered, « What could possibly motivate them to do that? »
Not much. Worlddata.info offers dozens of reasons why Canadians would want to remain « friends with benefits, » rather than moving in with the U.S. Those are the words of Mark Carney on a recent appearance on The Daily Show with Jon Stewart.

I received another intriguing response from Sawyerville history connoisseur Daniel Bousquet, about the statue of Josiah Sawyer. On some points, he agrees with Sharon Moore and Jack Garneau: The statue is not a likeness of Josiah himself, and it was vandalized twice. But he has more to say.
« Actually, the statue was moved twice before it was vandalized, » he wrote. « When the William Sawyer house was sold, the new owners did not want the statue on their property, so it was moved to the Sawyer Brook Cemetery. » He sent me photos to prove it.


As early as 1935, a newspaper clipping says that Sawyerville Women’s Institute members petitioned the town council to move the monument « now in the Sawyer Brook Cemetery » to a « more prominent place on the Town Hall lot. »


Alas, in 1940 the statue was still in the Sawyer Brook Cemetery, now quite neglected. Bousquet sent me a clipping of a 1940 letter to the editor of the Record, about « an eerie but commanding and spectacular lifesize monument high up on a wooded slope, » amidst a « terrific growth of bushes, briars, thistles and undergrowth » and among several gravestones.


Eventually, he told me, it was indeed moved to « the vacant lot where the Sawyerville post office now stands. There it was first vandalized by partyers from the Sawyerville Hotel. »
The stone that supported the statue still stands beside the Post Office, a monument in its own right, bearing the original inscription to Capt. Josiah Sawyer, « who settled on the present site. » Photos clearly show this inscription at the statue’s unveiling, across the river at the residence of William Sawyer, to the left of the United Church.


So … where exactly is the site where Josiah Sawyer settled? Likely not beside the post office.
And where is the statue’s body? Bousquet suggests it could be lying hidden in the bushes, snowbound. Come spring, I’ll be on the lookout for it!
Rachel Garber is editor of the Townships Sun magazine and writes from her home in the old hamlet of Maple Leaf, in Newport.

La BMO fermera sa succursale de Cookshire

BMO Groupe financier (Banque de Montréal) a annoncé son intention de fermer sa succursale de Cookshire le 25 juillet 2025. À ce moment, les comptes des clients seront transférés à la succursale de la rue King Est, à Sherbrooke.

L’institution financière tiendra une séance d’information publique le mardi 4 février de 9 h 30 à 17 h 00 à même son établissement du 110, rue Principale Est à Cookshire. Les clients actuels ont été avisés de la fermeture par courrier.

Le maire de Cookshire-Eaton, Mario Gendron, se désole de la perte d’un service de proximité mais reconnait qu’« il n’y a pas grand-chose qu’on peut faire ». « Pour une entreprise, c’est différent. On peut faire une approche pour les aider le plus possible avec les pouvoirs qu’on a au niveau des crédits de taxes, des choses comme ça. […] Dans le cas d’une banque, ils ne nous demandent pas de crédit de taxes, ils ne nous demandent rien. »

« Avec les transactions en ligne, un moment donné, les services de proximité diminuent tout le temps », poursuit M. Gendron. En effet, les fermetures de banque sont monnaie courante dans la région. La Caisse Desjardins avait fermé son comptoir de La Patrie ainsi que son centre de service de Saint-Isidore-de-Clifton en mars 2024. En août 2023, c’est la Banque CIBC d’East Angus qui avait fermé ses portes et redirigé ses clients à Sherbrooke. Bury avait aussi perdu sa caisse en janvier 2021.

La succursale BMO de Cookshire a employé pendant une vingtaine d’années Lucie Chapdelaine-Talbot. Celle-ci se servait de son statut d’employée pour convaincre des victimes potentielles de lui confier leurs économies en leur faisant miroiter des taux d’intérêt préférentiels. Au total, Mme Chapdelaine-Talbot a fraudé 90 personnes pour une somme de 2,2 M$. Elle a déclaré faillite en 2018 et a été condamnée à six ans de prison en 2021.

Endorphine sort un album en partie enregistré à Sawyerville

Le groupe sherbrookois Endorphine a fait paraître un minialbum de cinq chansons le 5 novembre dernier. Les Saisons sont éphémères relate les premières fois en amour, en cohabitation et lors d’un deuil.

Endorphine est un quintette composé de musiciens s’étant rencontrés à l’École de musique de l’Université de Sherbrooke en 2021. « Quand on s’est formé, c’était pour participer à un concours. Il me semble que c’était [le Festival international de la chanson de] Granby. On s’est pas du tout fait prendre, mais ç’a permis de créer le band », se remémore le chanteur-guitariste Alexandre Tardif.

Endorphine se dit influencé par Daniel Bélanger, Safia Nolin et Les Colocs. Ses paroles en français côtoient une instrumentation touffue. « Les paroles, c’est de quoi de très important dans l’ADN du groupe », indique Alexandre.

« On a une grosse couche de textures et de rythmes de guitare. En plus, en ajoutant les synthétiseurs, puis le violoncelle, ça vient danser entre les paroles d’Alex », renchérit le claviériste et violoncelliste Philippe Tanguay. Le reste de la formation est constitué de Maude Vézina à la guitare, Thaddy B. Lavoie à la basse et Zachary Loubert à la batterie.

Le groupe a eu la chance de faire la première partie de Safia Nolin lors de son passage à l’Université de Sherbrooke en novembre dernier. « Ça s’est passé beaucoup plus rapidement dans notre carrière que ce que j’aurais cru. C’est vraiment incroyable », confie le chanteur Alexandre Tardif.

Celui-ci vit à Sawyerville et a aménagé un studio dans son sous-sol. C’est cet endroit qu’il a baptisé Sawyerville Records. « Vu que c’est un projet 100% auto-financé, ça nous sauve énormément de temps de studio si je peux faire ça dans mon sous-sol », poursuit celui qui est directeur de l’information à CFAK, la radio de l’Université de Sherbrooke. Avec les avancées technologiques, un tel studio maison « sonne plus professionnel qu’il ne l’est réellement. »

Les enfants chantent pour les aînés


La chorale de l’école Saint-Camille de Cookshire s’est déplacée au Manoir de l’Eau Vive, juste avant le congé des fêtes, afin d’offrir une prestation aux résidents. D’une durée de dix minutes, le mini-concert comprenait des medleys de Noël de même que des chansons du registre populaire, telles que Le Petit Roi de Jean-Pierre Ferland et Frédéric de Claude Léveillée. La troupe est dirigée par l’enseignante Caroline Mayrand.

Le projet Je composte à l’école aussi à la Cookshire Elementary

À gauche, Bianca Boulet, conceptrice du projet Je composte… à l’école aussi!, avec les élèves de la classe de troisième année et leur enseignante, Jessica Stacey, à la Cookshire Elementary School. Crédit : Page Facebook Mouvement j’y participe – MRC HSF.

« C’est la classe de troisième année de l’école [que fréquentent mes enfants] qui a été sélectionnée pour le projet pilote Je composte… à l’école aussi!, qui est chapeauté par le Mouvement j’y participe!  Ma fille est dans cette classe, alors c’est comme avoir une espèce de patrouille verte à la maison », de dire Anick Fredette, agente aux travaux publics à Cookshire-Eaton et lauréate du prix Relève du Mérite municipal 2024. 

Comme l’explique Anick, « on travaille beaucoup avec les quatre écoles primaires sur notre territoire, en collaboration avec la MRC du HSF et le Mouvement j’y participe! » 

Si le projet pilote est concluant, « il va être utilisé dans toutes les écoles du HSF. Je vois l’influence [positive] que le Mouvement j’y participe! a sur mes enfants, à la maison », de conclure Anick. 

C’est Bianca Boulet, la responsable du Mouvement j’y participe!, technicienne en environnement et soutien technique à la MRC du HSF, qui a eu « cette idée de projet pilote, mais au départ c’était beaucoup plus petit. Finalement, plusieurs s’y intéressent et contribuent à faire grandir mon projet qui, je l’espère, aura encore plus d’impacts positifs que prévu. » 

« Je composte… à l’école aussi! a débuté le 7 octobre 2024 et se poursuivra toute l’année scolaire. Il inclut une sortie éducative chez Valoris et Biogénie, des mesures ajoutées dans toute l’école telles que l’ajout d’un bac à compostage à la cafétéria et la pose d’affiches pour rappeler aux élèves de mettre le papier à main dans le bac à compostage. À la fin du projet, on fera une capsule vidéo pour sensibiliser et pour motiver toutes les autres écoles du HSF et même celles de toute l’Estrie à faire de même », d’expliquer Bianca. 

Selon cette dernière, « la classe a accepté de participer au projet afin de démontrer que le compostage, ce n’est pas compliqué et que c’est aussi important [d’en faire] à l’école qu’à la maison. Trois fois par semaine, un élève est responsable de vider le bac, de peser la quantité amassée de matières organiques et de sortir le sac à l’extérieur. » 

« À la fin de l’année, les élèves pourront fièrement annoncer quelle quantité de matières organiques a été détournée du site d’enfouissement grâce à leurs efforts. Une belle expérience qui servira d’exemple à plusieurs autres classes et écoles, nous l’espérons », de dire Bianca. 

Une pesée et un chiffrier indiquant le poids total des matières organiques qui vont au compostage. Crédit : Page Facebook Mouvement j’y participe – MRC HSF

Le Mouvement j’y participe! est un projet conjoint entre les municipalités et la MRC du HSF. Il a été créé pour aider les citoyens, les industries, les commerces et les institutions du HSF à faire un meilleur tri à la source pour réduire la quantité de déchets destinés à l’enfouissement. 

Ça croque à Saint-Camille

Parmi les adultes à l’arrière, on retrouve de gauche à droite : Maxime Paradis, président du conseil d’établissement; Anahi Kerbaol, vice-présidente du conseil d’établissement; et Annie Lacroix, directrice de l’école Saint-Camille.

Le projet Croque Sain Camille a été inauguré à l’école Saint-Camille de Cookshire avant le congé des fêtes. Il consiste en une machine distributrice de collations santé, dont une bonne partie sont des légumes provenant de la ferme Les Hôtes Épinettes et des Jardins d’etc.

« On s’assure de n’avoir quasiment que des produits québécois. On vise à ce que ce soit, selon les saisons, autour de Cookshire », explique Anahi Kerbaol, maman d’élève et vice-présidente du conseil d’établissement de l’école primaire.

Ainsi, en début d’année scolaire, on retrouve concombres, carottes et tomates cerise en abondance. « On a des légumes, on a des fruits. […] Des fois, ça prend une petite barre tendre, qui est moins locale et santé, mais qui répond aux besoins. Vouloir apprendre le ventre vide, ça marche pas », insiste Maxime Paradis, papa d’élève et président du conseil d’établissement de Saint-Camille.

« On cherche toujours l’équilibre entre le nutritif et l’économique. Ce qui est rassasiant, ce qui est santé, puis ce qu’on peut se permettre d’offrir le plus longtemps durant l’année », poursuit-il. L’item le plus populaire parmi les élèves? Les bâtonnets de sésame!

Outre ces petites gâteries, les produits frais sont apprêtés et ajoutés à la distributrice en début de semaine. « Je suis responsable du Club des petits-déjeuners ici. Je viens voir à tous les jours ce qui se passe. Mes enfants m’en parlent aussi », indique M. Paradis.

Comme en témoigne l’implication du papa, le projet Croque Sain Camille est porté par des parents bénévoles et le personnel scolaire. Une subvention ainsi qu’un partenariat avec l’organisme Équiterre ont rendu possible l’achat de la machine réfrigérée de 800 lb.

Celle-ci a été modifiée pour accepter des jetons métalliques, plutôt que l’argent comptant. Ces jetons sont tenus en inventaire par les enseignantes dans chaque classe et l’élève peut s’en procurer au besoin.

Lors de son inauguration, le Croque Sain Camille proposait compotes de fruits, concombres frais, barres tendres, bâtonnets de sésame, fromage, pommes et yogourts à boire.

Pour créer l’image entourant le projet, un concours de dessins a été organisé. Sur la photo d’en-tête, on aperçoit une douzaine d’élèves qui ont vu leur œuvre transférée sur t-shirt. L’entreprise Lettrage Dionne, appartenant à un parent d’élève de l’école, s’est offerte pour la conception graphique des vêtements.

Anik Fredette

Anick Fredette nommée Relève 2024

Lauréats et lauréates du Mérite municipal 2024 : Anick Fredette, au centre de la 3e rangée.

« Quand j’ai gagné, ça m’a pris un bon 30 secondes avant de le réaliser. Les autres personnes qui ont été nominées, c’était de belles candidatures aussi. Même si c’est moi qui ai gagné le prix, c’était un travail d’équipe », de dire Anick Fredette.

Le 21 novembre dernier, à l’Assemblée nationale du Québec, l’agente aux travaux publics de la Ville de Cookshire-Eaton a gagné le prix dans la catégorie Relève municipale, municipalité de 24 999 habitants et moins. La cérémonie était organisée par le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation du Québec (MAMH).

Ce sont ses nombreux projets en environnement qui ont permis à madame Fredette de gagner ce prestigieux prix. « Par exemple, en 2021 [la mise] sur pied [d’un] projet pilote de collecte de plastiques agricoles, une première dans la région », de dire le MAMH dans un communiqué.

« Ma vision dans mes projets, c’est comment ils peuvent avoir un impact pour ma communauté, mais aussi pour la MRC du HSF. Qu’est-ce qu’on peut faire à Cookshire-Eaton qui peut influencer les autres municipalités voisines à faire des choses pour l’environnement ? Ç’a été ça pour les plastiques agricoles » d’expliquer Anick.

« Elle a également introduit la collecte intelligente des matières résiduelles, encourageant une gestion responsable. Sous son leadership, l’enfouissement a diminué de 30 % depuis 2019 », souligne le MAMH. Pour favoriser un meilleur tri à la source des déchets par les citoyens, on fait l’installation de puces électroniques aux bacs de matières résiduelles, permettant aux camions de collecte de quantifier leur fréquence d’utilisation.

Le maire de Cookshire-Eaton, Mario Gendron, est « bien content que Anick ait gagné. J’étais content pour la ville aussi, parce que quand on gagne un prix au provincial, il y a un rayonnement pour la ville. J’aimerais que ça donne des idées aux autres employés municipaux qu’ils peuvent se démarquer en faisant leur travail, qu’ils peuvent se dépasser et qu’ils peuvent en être récompensés. »

« Je suis vraiment content pour Anick et pour tout ce que ce prix va amener pour le futur », de dire Martin Tremblay, le directeur général. « Elle a mis tellement d’effort dans son travail. Je ne suis pas vraiment surpris, car ses projets étaient innovants, structurés. Dans notre ville, on a mis en place une structure qui permet l’innovation. Anick inspire les autres employés. Le succès de Anick prouve que notre mode de gestion fonctionne. Tout le monde y gagne, les employés, la ville et les citoyens. »

Sacha Le Néa, la coordonnatrice en loisirs, communications et vie culturelle à Cookshire-Eaton s’est dite « fière de Anick. Cette récompense, c’est une belle reconnaissance de son travail. C’est beau de voir qu’on évolue dans un milieu où est accueilli, qui nous amène plus loin. Ce prix ouvre de belles perspectives pour tout ce qu’on peut créer. »

Mario Gendron avait déjà reconnu l’implication et les compétences de Anick Fredette en environnement. « Je suis la seule employée municipale à siéger sur le comité Environnement de la Municipalité régionale de comté (MRC) du Haut-Saint-François (HSF) parce [que la ville] a décidé de mettre une ressource en charge de ce dossier-là », a-t-elle dit fièrement.

Même avec toutes ses réalisations, Anick reste terre à terre : « Je n’ai pas de formation en environnement. J’apprends sur le tas, je fais des recherches. J’ai à cœur ma municipalité, ma ville. Je n’ai jamais recommandé un projet au conseil s’il n’y avait pas de retombées directes pour les citoyens. »

Anick a beaucoup d’autres projets : « Pour 2025, on a un projet en collaboration avec la MRC du HSF. On va avoir un écocentre permanent à Cookshire-Eaton. Il va être situé au garage municipal. C’est un des projets en cours, mais on a aussi d’autres projets qui vont suivre ».

Le concours du Mérite municipal comprend cinq catégories, dont celle de la Relève municipale. Pour chaque catégorie, un prix est remis à une municipalité de 24 999 habitants ou moins et un autre, à une municipalité de 25 000 habitants et plus.

Gilles Denis intéressé à acheter l’église Saint-Peter de Cookshire 

La région du Haut-Saint-François vivra un point tournant de son histoire bientôt avec la mise en vente probable de l’église historique Saint-Peter de Cookshire, bâtie par la communauté anglicane en 1869. 

Gilles Denis est en discussion avec le Diocèse anglican pour faire une offre. « J’attends une proposition pour l’offre d’achat de Saint-Peter du responsable de la vente d’immeubles pour les anglicans », a-t-il communiqué au Journal le 4 décembre dernier. 

« Le plan est de vendre l’église, je crois », selon l’ancien registraire et gérant d’immeuble du Diocèse anglican, Jim Sweeney. « Je n’ai pas eu cette confirmation, mais les gens travaillent sous cette supposition qu’elle sera vendue. » 

Déjà, la MRC du Haut-Saint-François et la Ville de Cookshire-Eaton se préparaient en 2023 et 2024 à l’éventualité de la vente de ce bâtiment patrimonial. La MRC a aidé un groupe de citoyens à demander que la Ville cite le bâtiment pour son intérêt patrimonial, ce que la Ville a accepté et fait plus tôt cette année. 

En plus, la Ville a écrit une lettre d’appui à Gilles Denis, indiquant son intérêt à louer une partie du bâtiment pour la bibliothèque municipale, pour aider M. Denis avec son financement de l’achat, s’il y a lieu. 

Selon l’agente de développement en patrimoine immobilier de la MRC, Chloë Southam, l’église ne « pourrait jamais être démolie », et la citation municipale représente « une certification de la volonté de préserver l’immeuble dans le long terme. » 

La citation aiderait aussi l’obtention de subventions permettant la restauration du bâtiment, mais n’est pas restrictive comme une classification provinciale, comme a obtenu l’Académie d’Eaton Corner, selon Mme Southam.  

Gilles Denis est propriétaire de nombreux bâtiments à Cookshire, incluant plusieurs de nature patrimoniale. Il a acheté le presbytère de l’église Saint-Peter il y a plusieurs années et l’a converti en espace culturel maintenant nommé la Maison John-Henry-Pope. 

Depuis, M. Denis a acheté la Victoria Hall, toujours dans le quadrilatère historique de Cookshire, et l’a converti en galerie d’art et salle d’exposition. Gilles Denis est d’ailleurs propriétaire de l’épicerie IGA à Cookshire.  

Radar I

« Cheap » les nouveaux radars ?

Pas de « merci » ici, en rentrant à Cookshire par la 253.

Comme une circulation fluide, la séance du conseil municipal de Cookshire-Eaton s’est déroulée rapidement et sans détour le 4 novembre dernier à l’Hôtel de Ville. Cependant, pendant la période de questions réservée au public, on a parlé de radars et d’entretien des chemins, sans accrochages importants. 

Le citoyen Rémi Boisvert a voulu émettre des commentaires sur les nouveaux radars dits « pédagogiques », achetés par la Ville et subventionnés à 80 % par le programme d’aide financière du Fonds de la sécurité routière (PAFFSR). En parlant d’un radar installé à l’entrée de la ville, M. Boisvert a dit avec un sourire « celui qu’on a là, je trouve qu’il est cheap pas mal. » 

De nombreux rires se sont fait entendre dans la salle, surtout lorsque Monsieur Boisvert a poursuivi en disant que « concernant les [nouveaux] radars, je trouve que ce n’est pas fameux. Les radars du ministère [des Transports] donnent ta vitesse, puis ils clignotent [quand tu vas trop vite]. Moi, je vais souvent dans le bout de Mégantic, [quand tu respectes la vitesse], il y a [des radars] qui disent merci avec un bonhomme sourire ! »  

Le directeur général, Martin Tremblay, a répondu « vous avez raison [M. Boisvert], certains radars sont moins visuels que d’autres qu’on peut voir. Comme il y en a plusieurs [dans la ville], on pourrait le changer de place. » 

M. Tremblay a aussi répondu aux questions de M. Boisvert concernant les travaux de fauchage et de débroussaillage en bordure des chemins municipaux, auxquels la ville a alloué la somme de 37 000 $ cette année. Selon Rémi Boisvert, « il y a quelques années, ils passaient deux fois. Puis après ça, ils allaient plus loin. »  

M. Tremblay a confirmé que « effectivement on dirait qu’ils ne vont pas aussi loin qu’avant, vous avez raison. Ce n’est pas fait comme avant, puis il va falloir réévaluer la façon de faire. On regarde l’année prochaine pour en faire davantage. » 

Rémi Boisvert n’y est pas allé par quatre chemins. Même si ces propos étaient parfois teintés d’humour, ils tenaient la route et ont amusé plusieurs personnes dans la salle. 

Il y avait à cette séance du conseil de Ville de Cookshire-Eaton le maire, tous les conseillers, le directeur général, la greffière adjointe, deux journalistes et trois personnes du public. 

La voix des jeunes illumine le Jour du Souvenir

Les élèves de la Cookshire Elementary School à la cérémonie de Cookshire, le 11 novembre.

La chorale d’une cinquantaine d’élèves de la Cookshire Elementary School a fait le moment fort de la commémoration du jour du Souvenir à Cookshire le lundi 11 novembre, autrement gris et pluvieux.
Le maître des cérémonies, Bob Halsall, a pris l’occasion pour un remerciement spécial aux jeunes lors du rappel aux sacrifices des anciens et anciennes combattant(e)s.

« Vous êtes notre avenir », a-t-il dit en anglais aux jeunes après leur prestation. « Vous êtes ceux qui nous démontrent la voie, dans la façon dont vous venez de chanter. Vous êtes nos prochains dirigeants. Et nous vous remercions d’avoir [chanté] ! Nous sommes très heureux que vous ayez participé avec nous. »

À cette participation s’ajoutait une trentaine d’autres personnes à la cérémonie de Cookshire, incluant militaires, membres de la Légion et de la Army, Navy, Air Force Vets, ministre de l’Église baptiste de Sawyerville, députés provincial et fédéral et le maire de Cookshire-Eaton.

La commémoration à Cookshire, menée en français et en anglais, suivait six autres dans la région du Haut-Saint-François, et celle d’Island Brook terminait la tournée des vétérans, organisateurs et dignitaires le lundi après-midi.

Samedi à Weedon, Scotstown et Bury, et dimanche à East Angus, les célébrants ont profité d’un temps ensoleillé. À Cookshire, la pluie a pris une pause parfaite pour les activités et pour la lumière spéciale amenée par les jeunes.

Anick Fredette, finaliste au prix Relève du Mérite municipal 2024  

Photo fournie

Quand Anick Fredette, agente aux travaux publics à la ville de Cookshire-Eaton depuis 2019, a su qu’elle était parmi les cinq finalistes au Prix du Mérite municipal 2024, dans la catégorie Relève municipale, elle a « pleuré de joie. J’étais tellement contente. Pour moi, c’est comme une victoire pour tout le travail que j’ai fait ces dernières années. »   

Elle était « aussi contente pour la ville de Cookshire-Eaton. On est quand même une petite ville et on est capable d’avoir des aussi gros projets que les grandes villes, mais souvent avec beaucoup moins de ressources, moins de budgets. [Ce prix], ça met vraiment en valeur la municipalité aussi. »   

Le concours du Mérite municipal 2024 est organisé par le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH) et s’adresse aux petites municipalités de 24 999 habitants ou moins. Il comprend cinq catégories, dont celui de la Relève municipale, prix qui est « une occasion de souligner l’apport des personnes âgées de moins de 35 ans, à l’emploi d’une municipalité et de reconnaître ces jeunes de la relève qui œuvrent pour le milieu municipal ». Les différents prix du Mérite municipal sont décernés tous les deux ans.  

Depuis 2011, Anick travaille pour la ville. « J’ai occupé différents postes. J’ai soumis des idées qui ont été retenues. Ici, on ne se sent pas comme un numéro, on sent qu’on a notre place. On a chacun notre rôle à jouer et on travaille en équipe. »   

Depuis 2019, Anick occupe le poste d’agente aux travaux publics. Elle a créé de nombreux projets en environnement, ce qui lui a valu que l’on retienne sa candidature comme finaliste au Prix Relève municipale. « On est la municipalité [du Haut-Saint-François] qui enfouit le moins de déchets », de dire fièrement Anick.  

Voici quelques exemples de ses réalisations en environnement : l’implantation de patrouilles vertes ; la collecte des plastiques agricoles ; l’installation de bacs à trois voies dans les parcs et les édifices municipaux ; la création d’écocentres mobiles. Tous ces projets ont pour but d’encourager le recyclage et le compostage pour ainsi faire diminuer la quantité de déchets envoyés aux sites d’enfouissement.  

Pour le maire, Mario Gendron, Anick « est un exemple pour le reste de l’équipe. On est fier d’elle. Elle participe beaucoup à améliorer son poste. La nouvelle génération, c’est ça, on doit lui donner de l’autonomie.  À Cookshire-Eaton, on laisse de la place à la créativité, à l’innovation. C’est comme ça qu’on encourage la relève. On avait plein de besoins criants à combler en environnement, alors on a laissé Anick aller là-dedans. On privilégie une gestion où chacun peut développer son domaine. »   

Pour Martin Tremblay, directeur de la ville, « ce que Anick a fait, c’est intéressant parce que ça a influencé d’autres employés à partager leurs idées, à créer des projets. C’est un atout ces gens-là qui mettent de l’avant des projets. Des fois, on a l’impression qu’il ne se passe pas grand-chose au municipal, mais ce n’est pas le cas. C’est un bel exemple ce qu’a réalisé Anick. »  

Le public peut voter jusqu’au 18 novembre pour le prix Coup de cœur du Mérite municipal 2024. Si vous désirez voter pour Anick Fredette, vous pouvez le faire en allant sur le site de Consultation Québec, Mérite municipal 2024, Vote Coup de cœur du public. 

Le résultat du vote pour le Coup de cœur du public ainsi que le nom des lauréats de chacune des cinq catégories du Mérite municipal auront lieu lors d’une cérémonie à Québec, le 21 novembre prochain à l’Assemblée nationale. Anick Fredette sera accompagnée de son conjoint et de Mario Gendron, le maire de Cookshire-Eaton.  

Un camion percute une remorque de foin sur la 108 [ENG/FR]

English will follow. Photo by Corey Bellam.

Une camionnette a percuté un tracteur transportant du foin près de l’intersection de la route 108 et du chemin Leblanc, à Cookshire-Eaton, le mardi 5 novembre vers 15:15. La collision a fait s’éparpiller plusieurs balles de foin sur la chaussée, ce qui a amené la fermeture d’une voie de la route 108 pendant une demi-heure.

Le conducteur de la camionnette a subi des blessures mineures et a été transporté en centre hospitalier. De son côté, le conducteur du tracteur n’a pas été blessé, mais s’est vu remettre un constat d’infraction, comme ses droits d’immatriculation n’avaient pas été payés et qu’il n’avait pas le droit de circuler.

D’après les informations de Corey Bellam

Crédit photo : Corey Bellam

Tractor vs Hay wagon !! Wagon wins !!

By Corey Bellam

Around 3:25 pm November 5th, a call came into the Cookshire-Eaton Fire Service reporting a crash on route108 East. Station #1 Cookshire was quick to the scene where they found a pickup had very firmly hit the back of a tractor-drawn wagon loaded with big square silage bales going eastbound. The pickup driver was suffering minor injuries but mostly shaken from the impact. The driver of the tractor was uninjured in the crash. Hay bales were scattered everywhere.  The driver of the pickup was taken to hospital to be checked for hidden injuries. Route108 East at that point was down to one lane for approximately a half hour while crews worked . 

L’Église essénienne paie ses taxes et évite la vente

Crédit photo : Google Maps/Lucie Dévotion 

L’Église essénienne chrétienne de Cookshire-Eaton s’est acquittée des 184 000 $ de taxes municipales et scolaires qu’elle devait, lui évitant ainsi de voir son domaine du chemin Brochu être mis en vente pour défaut de paiement.

Par courriel, le président de l’Église essénienne chrétienne du Québec, Florent Cecchella, reconnait que « l’ancienne administration était en litige avec la municipalité depuis des années », mais que « nous n’avons rien à voir avec [elle] ».

Questionné à savoir pourquoi l’organisation religieuse avait mis plus de deux ans pour payer ses taxes, M. Cecchella répond que « les choses prennent du temps, encore plus quand on nous met des bâtons dans les roues. »

13 ans de différends

Bien que l’Église essénienne dise faire preuve de renouveau, son dossier auprès de la Commission de protection du territoire agricole (CPTAQ) est ouvert depuis 2011.

Pour le maire de Cookshire-Eaton, Mario Gendron, l’important, « c’est le respect des règlements ». « Nous, on se dit : ‘Les taxes sont payées. On peut ramasser les ordures.’ Mais encore là, ils respectent pas le jugement de la cour s’ils pratiquent encore le culte. »

Au printemps 2021, l’Église avait abandonné l’appel qu’elle faisait d’un jugement de la Cour supérieure lui interdisant toute activité de culte sur le lot zoné agricole. Le maire Gendron en était à prendre connaissance d’un nouveau rapport de la CPTAQ à propos du domaine de 100 hectares au moment de mettre sous presse.

Les Lions de Cookshire-Eaton contribuent aux camions de Moisson Estrie

Cinq Clubs Lions de l’Estrie ont fourni à Moisson Estrie 125 000 $ pour procéder à l’achat de deux camions de livraison. Ces nouveaux véhicules intègrent une flotte de cinq servant au transport des denrées d’aide alimentaire. 

« Dans les dernières années, les besoins en insécurité alimentaire, ça a explosé. C’est vraiment très présent. On ne s’attend pas à ce que ça change dans les prochaines années », constate Christian Bibeau, directeur général Moisson Estrie.  

C’est pour cette raison que « il faut se préparer. L’acquisition des camions, elle est en perspective de ce qui s’en vient pour être prêt à répondre aux besoins des gens », poursuit M. Bibeau. 

insécurite alimentaire

Sur le même sujet : Insécurité alimentaire en hausse

Outre des camions de livraison, Moisson Estrie a investi plus de 500 000 $ afin d’améliorer ses infrastructures et d’assurer son rôle de principale banque alimentaire de la région.  

Ces investissements sont notamment rendus possibles grâce à la contribution de la Fondation des Clubs Lions International et des clubs locaux de Cookshire-Eaton, Sherbrooke, Compton, Eastman et Coaticook.  

Le rajeunissement d’une partie de la flotte de camions de Moisson Estrie était rendu nécessaire dans le contexte actuel d’augmentation des livraisons destinées aux organismes communautaires de la région.  

Depuis le 1er avril dernier, une hausse de 24 % des dépannages alimentaires a été observée. Celle-ci s’ajoute aux hausses consécutives des dernières années. 

RURART se met à table pour la seconde fois 

Plus de 170 personnes ont foulé le domaine de la ferme La Généreuse à Cookshire-Eaton dans le cadre de l’événement À table de RURART. Tenue à la fin du mois de septembre, cette seconde édition explorait la notion de territorialité.  

La journée s’est ouverte avec la table ronde de deux heures qui donne son nom à l’événement. Une grande tablée qui rassemblait formateurs et participants dans le but de faciliter un cheminement collectif.  

« On se met à table pour discuter puis échanger. Tout le monde est égal », rappelle Amélie Lemay-Choquette, instigatrice et directrice artistique de RURART. Le but est de pousser la réflexion. « On invite des gens puis on amène un sujet qu’on trouve important d’adresser, d’avoir des opinions différentes. » Dans ce cas-ci, il s’agissait de repenser les façons d’entrer en relation avec les territoires. 

L’installation art-nature de l’artiste Karine Gaulin portait sur le potentiel d’émerveillent du monde de l’enfance.

La programmation d’après-midi comportait des interventions artistiques qui avaient pour but de porter l’attention sur l’interrelation entre les règnes végétal, animal et minéral. Par exemple, le porteur de savoirs Michel Durand Nolett guidait une marche d’identification en forêt qui permettait d’en apprendre plus sur l’utilisation des plantes dans la culture w8banaki. 

L’ArtLab de la Galerie Foreman de l’Université Bishop’s proposait de son côté une ruche d’art autour du processus de fabrication du papier à partir de gazon. À travers la vidéo, l’artiste Jessica Slipp proposait de changer de perspective pour se mettre dans la peau d’une roche. 

En 2022, la première édition d’À table avait été courue. Elle concordait avec le dixième anniversaire de RURART. Les deux événements ont eu pour commissaire Noémie Fortin, originaire de Lac-Mégantic.  

Le gazon est une fibre inhabituelle, mais une matière abondante, pour la fabrication de papier. Crédit : Foreman // Laboratoire communautaire d’art

La Frasier, Thornton & cie de Cookshire

Un texte du Musée d’histoire de Sherbrooke
En collaboration avec Sherbrooke.info

Au tournant du XXe siècle, de nombreuses préparations médicinales aux prétentions plus ou moins éprouvées inondent le marché. Ce « préventif » salutaire contre les insectes volants est proposé par la Frasier, Thornton et Cie, une industrie spécialisée dans les préparations pharmaceutiques établie à Cookshire depuis 1904 et jusqu’au milieu des années 1960.

Collection Freeman Clowery, Mhist.
Freeman Clowery,Fonds Fil National Ltée, Mhist.

La collection Freeman Clowery du Musée d’histoire de Sherbrooke comprend une très grande variété de documents, en particulier relatifs aux commerces et sociétés de Sherbrooke et des Cantons-de-l’Est. Les chercheurs y retrouveront de la papeterie à en-tête de diverses compagnies ou organismes, étiquettes d’expédition, cartons d’invitation, publicités, etc. La collection documente bien certaines activités d’organismes ayant peu de publicité, tels Y.M.C.A. ou loges maçonniques.

Enfants

Un premier Festival de la biodiversité

L’université Bishop’s offrait des ateliers de découverte durant le Festival.

Plus de 400 personnes sont passées par le Parc écoforestier de Johnville dans le cadre du premier Festival de la biodiversité estrienne. L’événement proposait parmi ses activités des ateliers de découverte faunique et floristique.

« Au départ, on voulait célébrer le 35e » de Nature Cantons-de-l’Est, explique son directeur Stéphane Tanguay. « Finalement, on a décidé de juste célébrer la biodiversité puis les gens avec qui on travaille. »

L’organisme a débuté ses activités en 1989 sous l’appellation de Corporation de conservation du boisé de Johnville. « Ça fait une trentaine d’années que je suis dans ce monde-là et ça jamais été aussi propice à faire de la conservation qu’en ce moment », s’enthousiasme M. Tanguay. « Il y a une conscience environnementale qui est en hausse. »

Employée
Marie-Hélène Caron est technicienne en biologie pour Nature Cantons-de-l’Est.

À preuve, le Parc écoforestier a accueilli 35 000 visiteurs en 2023. Parmi eux, on retrouve beaucoup d’habitués. « Peut-être que le festival va amener des gens qui n’étaient jamais venus au parc », poursuit le biologiste de formation.

Pavillon à venir

Le Parc écoforestier est toutefois un secret de moins en moins bien gardé. Ces vingt dernières années, il est devenu un endroit prisé avec une affluence plus importante que jamais. Les installations rudimentaires accessibles aux visiteurs sont limitées et ne suffisent plus à la demande. C’est pour cette raison que la construction d’un pavillon d’accueil, alimenté en eau et en électricité, a été proposée.
Une campagne de financement avec un objectif de 500 000 $ est d’ailleurs organisée par l’Université de Sherbrooke dans ce but. Le cout total du projet devrait s’élever autour de 2 M$.

On est sur « des terrains qui sont prêtés par les universités de Sherbrooke et Bishop’s, mais qui sont gérés par Nature Cantons-de-l’Est », rappelle Stéphane Tanguay.

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