Auto-SylvioAutoExpert

Fermeture définitive du Garage Sylvio Auto Expert de Cookshire

Après 33 ans de fidèles services, le Garage Sylvio Auto Expert ferme définitivement ses portes le 28 mai prochain. L’heure d’une retraite bien méritée a sonné pour Sylvio Dussault et Lisette D. Dussault, qui opèrent le centre automobile spécialisé en mécanique générale du 555, rue Craig Nord depuis 1993. La fermeture de ce garage laissera un vide. Le centre automobile sera remplacé par un autre type de commerce.


Sylvio Dussault aura exercé le métier de mécanicien automobile durant 51 belles années. Son parcours d’entrepreneur restera marqué par la détermination à aller de l’avant et à satisfaire ses clients, malgré les embûches et les défis sur sa route.


Au total, il aura dû « acheter son garage trois fois ». D’abord lors de l’inauguration en 1993, sur un terrain vendu par l’oncle de Mme D. Dussault. Puis à la suite d’un terrible incendie qui décime le commerce en septembre 2001. « Vingt minutes et tout était parti, se remémore Mme D. Dussault. C’était une perte totale. » Et une dernière fois en 2010, lors d’une séparation d’actionnaires.


Pour Mme D. Dussault, les au revoir sont difficiles. Leur clientèle, souvent de longue date, est bien attristée de les voir partir. « Les clients, c’est comme notre deuxième famille, affirme cette dernière. Ils nous disent : “On est contents pour vous, mais on a tellement de peine !” »


Nous leur souhaitons une belle et bonne retraite. Merci pour ces nombreuses années de service !

La Salle Parsons Hall inaugurée à l’église Trinity

Une cérémonie touchante a eu lieu le 15 mai dernier en honneur de Donald et Gladys Parsons pour leurs 60 ans de service à l’église Trinity United de Cookshire. Le centre communautaire de l’église est maintenant baptisé la Salle Parsons Hall, à la grande surprise des Parsons. Une soixantaine de personnes étaient présentes.


« Vous êtes des filous ! » s’est exclamé M. Parsons après avoir entendu plusieurs hommages. « Mais c’est très, très gentil », a-t-il poursuivi, ému. « Nous sommes tous les deux très reconnaissants de tout le travail pour lequel nous avons eu de l’aide ici, et nous continuons d’en faire autant que nous pouvons. »
« Don voulait venir plus tôt cet après-midi parce qu’il y aurait peut-être quelque chose à faire », a ajouté Mme Parsons. Il ignorait la vraie raison de l’évènement, et Mme Parsons ne savait pas qu’elle aussi serait honorée.


L’animateur Bob Halsall a noté que les Parsons ont investi leur propre argent dans l’église lors d’une période difficile de son histoire.


« Il fut un temps où ce bâtiment était fermé », a dit la révérende Tami Spires, avant de bénir l’évènement et la salle. « Il fut un temps où il n’y avait pas de congrégation dans ce bâtiment. C’est dû aux efforts incessants de Don et Glad et d’autres que l’église est revenue ici. »


« Ne vous inquiétez-vous pas, cet espace est toujours votre espace », a ajouté Gilles Denis, qui représentait l’Espace culturel Cookshire-Eaton, qui a acquis le bâtiment l’année dernière. « Si vous avez besoin de cet espace, demandez à Bob, et on fera un horaire », a-t-il continué.


Des applaudissements chaleureux s’en sont ensuivis.

An emotional tribute to theParsons at Trinity

A moving—and surprising—ceremony was held on May 15 in honour of Don and Gladys Parsons for 60 years of service to the Trinity United Church in Cookshire. Its community centre is now named Salle Parsons Hall, with a special plaque presented—much to the Parsons’ surprise Friday afternoon as over 60 family members, friends, and supporters honoured them.


“You guys are sneaks!” Don said after all the unexpected tributes. “But it’s very, very nice,” he continued, with emotion. “We both really appreciate all the work we’ve had help with here, and we continue to do as much as we can.”


“Don wanted to come earlier this afternoon because there might be something he had to do,” Gladys added. He did not know the true purpose of the event, and Gladys didn’t know she would be honoured too.


Emcee Bob Halsall noted that the Parsons invested personal money in the church to help restore it at a crucial moment in its history.


“There was a time when this building was closed,” said the Reverend Tami Spires, before blessing the event and hall. “There was a time when there was no congregation in this building. It was because of the tireless efforts of Don and Glad and others that church came back here.”


“Don’t worry, the place is still your place,” said Gilles Denis, whose community group, Espace culturel Cookshire-Eaton acquired the building last year. “If you need the place, ask Bob, and we will make a [schedule],” he continued, in English.


Warm applause and appreciation followed.

Étoile verte pour Les Mal-Aimés : « C’est celle qu’on visait »

Daniel Charbonneau et Yannick Côté posent devant le restaurant construit à partir de bois local et équipé avec du matériel de récupération. PHOTO: Sophie Marais

Yannick Côté et Daniel Charbonneau, copropriétaires du restaurant Les Mal-Aimés de Cookshire-Eaton, sont enchantés par cette nouvelle reconnaissance décernée par le Guide Michelin un peu plus tôt ce mois-ci. Il faut dire que la pratique de ces deux hommes s’inscrit dans une conscience environnementale depuis de nombreuses années. Que ce soit à travers la cuisine de Daniel Charbonneau ou dans les champs de Yannick Côté, la démarche écoresponsable a toujours été présente. « Peu importe notre projet, c’est au cœur de notre façon de travailler. Avec l’Étoile verte, on reconnaît la valeur de ce qu’on fait depuis des années, individuellement puis ensemble depuis Les Mal-Aimés », explique Yannick Côté.

Dans la cuisine
Les ingrédients qui se retrouvent dans les assiettes proviennent à 60 % de la ferme de Yannick Côté, le Jardinier déchaîné, et le reste essentiellement du Québec. Leur approche repose sur les standards de qualité et la philosophie du producteur-éleveur. Ils accordent une grande importance au lien qu’ils créent avec eux. « 98 % des produits viennent du Québec-Canada. Le 2 % restant, on va le chercher avec nos valeurs personnelles, minutieusement », ajoute le chef Daniel Charbonneau, précisant qu’il va « exploiter » le produit au maximum, le décliner sous plusieurs formes avant d’avoir envie de passer au suivant. Dès le mois de décembre, les deux comparses décident en partie ce qu’ils vont cultiver-commander-cuisiner pour la prochaine année. Le menu est quant à lui composé un mois à l’avance, mais peut changer si le produit n’est plus disponible. « On ne fait pas de compromis sur ça », affirment les deux partenaires d’affaires. Et pas de compromis non plus sur les vins et cidres qui s’accordent avec les services offerts. Là aussi les vins sont majoritairement québécois. Que ce soit dans l’assiette ou dans le verre, la curiosité, la découverte et l’éducation demeurent essentielles pour Daniel et Yannick.

Dans les champs
Les semences, achetées en décembre, sont cultivées dans les serres et dans les champs entourant le restaurant. Les herbes poussent dans les plates-bandes, même la forêt est mise à contribution par le biais de la cueillette sauvage. En ce qui concerne les protéines, des producteurs locaux sont sollicités pour de la pintade, du cerf, etc. « On passe nos commandes avec certains éleveurs à l’avance, ils savent ce qu’ils auront à produire pour la prochaine année, ça sécurise le producteur, précise le maraîcher. On est à l’écoute des producteurs, éleveurs. Par exemple, si un producteur a vendu beaucoup de gigots d’agneau, on va prendre les morceaux restants et cuisiner avec. On est à l’écoute de ce qui se passe chez eux. C’est aussi ça la reconnaissance de l’Étoile verte pour nous », ajoute le chef.

Dans l’avenir
C’est parce qu’ils avaient tous deux besoin d’un retour à l’essentiel, à une façon de faire et de vivre leur métier différemment qu’ils ont développé le projet des Mal-Aimés. Et même si ces reconnaissances leur apportent une grande satisfaction et une plus grande clientèle, ils ne souhaitent pas changer ce qu’ils ont construit au fil des ans. « On ne veut pas dénaturer le concept. On veut demeurer toujours les deux présents, à la table, disponibles pour le client. On n’a pas envie de changer ça, même avec un achalandage plus élevé », précise Yannick Côté. La petite équipe de sept à huit personnes accueille la clientèle, pas plus d’une vingtaine de personnes, du jeudi au samedi. « On essaye toujours de se dépasser dans nos menus. L’inspiration gastronomique vient de partout à travers le monde, avec nos produits québécois, locaux. On se souhaite un autre 10 ans, en contrôlant les étapes, la connaissance de nos produits, on a un beau terrain de jeu, on est sur notre sweet spot », déclare Yannick Côté.

– 1900 :Le Guide Michelin était un livret publicitaire de 400 pages, tiré à
35 000 exemplaires, offert gracieusement aux chauffeurs avec
l’achat de pneumatiques. On y trouve une liste de garagistes, de
médecins, des cartes routières, des plans de ville, des informations
touristiques et des conseils pratiques.
– 1920 : Le Guide Michelin devient payant. Les restaurants et les hôtels ap
paraissent, accompagnés d’un classement précis.
– 1926 : La première étoile de bonne table voit le jour.
– 1931 :La deuxième et la troisième étoiles apparaissent. Début du
classement historique.
– 1933 :La création du métier d’inspecteur. Les inspecteurs, salariés du
Groupe Michelin, sillonnent depuis les routes du monde entier à la
recherche des meilleures adresses.
Petit lexique Michelin
– 1 Étoile Michelin : Très bonne cuisine dans sa catégorie
– 2 Étoiles Michelin : Cuisine exceptionnelle qui vaut le détour
– 3 Étoiles Michelin : Expérience gastronomique d’exception
– L’Étoile verte : Introduite en 2020, elle reconnaît la conscience environ
nementale dans la cuisine, elle récompense la démarche écoresponsable.
– Le Bib Gourmand (du nom de Bibendum, la mascotte Michelin) : Bon rapport
qualité-prix, vraie reconnaissance de générosité et de savoir-faire accessible.
– La recommandation Michelin : Qualité de la cuisine, sans avoir reçu de prix.

PUBLIREPORTAGE | Jean Villeneuve, notre homme Bingo !

Un homme impliqué et qui vit sa vie pleinement tout en étant attentif aux autres, voilà une description authentique de monsieur Jean Villeneuve. Comme il le dit lui-même, il se pousse pour rendre les activités pleines de joie. Il est notre HOMME BINGO car il prête sa voix puissante au jeu pour s’assurer que tous entendent bien les chiffres gagnants. C’est aussi notre cueilleur! Oui oui, notre cueilleur de cannettes vides. Et gare à vous si vous essayez de mettre vos précieux contenants dans la récupération ou la poubelle car il sera là derrière vous pour vous rappeler que ce sont des fonds pour les loisirs! Et il est aussi notre ambassadeur. Les gens qui visitent notre résidence et qui le croisent sont assurés de savoir comment les gens sont heureux ici et à quel point ils mangent bien !


Monsieur Villeneuve dit avoir un seul regret et c’est de ne pas être venu au Manoir Eau Vive plus tôt. Il a aménagé ici le 1 décembre 2023, donc cela va bientôt 3 ans qu’il est un résident actif et participatif au Manoir de l’Eau Vive. Si vous venez nous visiter, vous le croiserez sûrement à la salle de billard avec son équipe de jeu ou peut-être même en train de faire rire tout le monde à la salle à manger avec sa dance unique ! Lorsque M. Villeneuve était plus jeune, il travaillait le métal. Il faisait la transformation, de la mine jusqu’au marché. À 79 ans, M. Villeneuve est en très bonne forme et toujours à l’affût. Il est toujours là pour aider les autres, peu importe le problème. Comme on dit, une chance qu’on la !


Et voici la réponse à la devinette du mois passé : Je suis grand quand je suis jeune et petit quand je suis vieux ! Une bougie !

Pour une visite personnalisée de la résidence : 819 875- 3923 poste 308.

Légumerie Dionne : la relève voit grand

Les quatre copropriétaires de La Légumerie Groupe Dionne. De gauche à droite : Marc-Olivier, Jean-Philippe, Charles et Catherine Dionne. PHOTO CAROLYNE WELDON.

par Carolyne Weldon, Initiative de journalisme local
La Légumerie Dionne regarde vers le futur et se donne les moyens de ses ambitions: une nouvelle usine de transformation de 32000 pi. carrés est en cours de construction et sera opérationnelle au début 2027.
L’entreprise du chemin Learned Plain, à Cookshire-Eaton, est en affaires depuis 1983. Elle se spécialise dans la transformation de légumes frais prêts à l’emploi qui «facilitent la vie» en cuisine.


La Légumerie Dionne dessert plusieurs centaines de clients à travers la province. Pour la plupart, ces derniers font partie du réseau que l’on appelle «HRI» qui rassemble l’hôtellerie, la restauration et les institutions, incluant écoles, garderies, hôpitaux et résidences pour aînés.

Annuellement, c’est 10 millions de livres de légumes frais (non congelés) que La Légumerie transforme et livre directement à ses clients, dont environ 8 millions de livres de pommes de terre, pelées, coupées en frites ou encore en « petites patates à déjeuner».


Si vous avez déjà mangé une bonne poutine dans le coin et pris note de la fraîcheur des frites, il y a de bonnes chances qu’elles venaient de La Légumerie Dionne.

Nouvelles installations
Au fil des ans, l’entreprise avait atteint sa capacité de production maximale. La nouvelle usine en construction lui permettra de doubler à la fois la superficie de sa salle de transformation et sa capacité de production. Elle mènera également à la création de 4 à 5 nouveaux emplois. (La Légumerie emploie actuellement 25 personnes.)


Une relève assurée
Si le fondateur de La Légumerie Dionne, René Dionne, est encore présent comme guide et mentor, il a désormais passé le flambeau de la gestion quotidienne à ses quatre enfants, Marc-Olivier, Catherine, Jean-Philippe et Charles. Cette relève rêvée se complète à merveille: les jeunes Dionne sont respectivement diplômés en électromécanique, génie alimentaire, génie industriel et mécanique industrielle.


«Depuis qu’on est tout-petits, on travaille ici, raconte Catherine, co-présidente et directrice des services administratifs. On n’a jamais connu ça, nous, des congés fériés, des congés de Noël. On venait travailler. Donc ça été naturel de reprendre l’entreprise.»


Elle se dit motivée par le beau défi que représente ce projet de nouvelle usine. «C’est un premier gros projet pour nous. On est une jeune relève, donc c’est des beaux défis. C’est bien stimulant.


Un père comblé
Pour le patriarche René Dionne, la construction de l’usine incarne la continuité des valeurs familiales, dont la valeur du travail, et la confiance en l’avenir. C’est «la concrétisation de tout ce chemin parcouru».


«C’est une grande source de fierté, partage-t-il. C’est ce que je visais. Ça nous donne de l’énergie. Ces jeunes-là ont baigné dans ça. Ils sont proches depuis toujours… depuis le camping en roulotte ! Ils ont tous commencé en bas de l’échelle. Et maintenant ils sont quatre entrepreneurs qui soutiennent quatre familles d’ici. On veut que ça perdure.»

Étoile DUO : Accompagner nos jeunes mères 

L’équipe de l’Étoile DUO (de gauche à droite), Crystel Labrie-Proulx, Erika Blouin, Catherine Meilleur, Amy Poirier, Karine Archambault, Léane Hébert, Léonie Bourque, Bruno Lachance et Rachel Miron. Apparaissent également les deux bénévoles canins de l’équipe, Albert et Gaïa. PHOTO : Bianka Gelé Dupuis.

« Être parent n’est pas facile », a commenté Rachel Miron, directrice générale de l’organisme à but non lucratif Étoile DUO. « En cette fête des Mères, je souhaite à toutes nos mamans de trouver de la douceur, d’avoir du temps pour elles-mêmes, et de pouvoir compter sur quelqu’un qui prenne soin d’elles et qui reconnaisse leurs efforts. »


Étoile DUO a son siège social au centre-ville de Cookshire, mais ses intervenantes sont présentes dans toute la MRC du Haut-Saint-François (HSF), offrant une assistance aux jeunes mères à domicile avant, pendant et après l’accouchement.


Avec une superficie de plus de 2 300 kilomètres carrés, notre MRC est la deuxième plus grande de la région de l’Estrie. Les infirmières, les intervenantes psychosociales et les chiens bénévoles de l’Étoile, Albert et Gaïa, se rendent partout où une mère et son bébé ont besoin d’eux. La Dre Marie-Ève Bélanger, du Groupe de médecine de famille (GMF) du HSF à Cookshire-Eaton, assure la supervision clinique des membres de l’équipe.


Mme Miron a indiqué que les services d’Étoile DUO sont très sollicités. Le Haut est une région « économiquement vulnérable », avec des taux d’alphabétisation et de revenus inférieurs à la moyenne. Cela signifie que les jeunes parents ne sont pas toujours en mesure de parcourir les distances nécessaires pour obtenir une aide médicale ou psychosociale.


« Parfois, il s’agit de choisir entre faire le plein d’essence et mettre du pain sur la table. »
Quelque 210 bébés naissent chaque année dans la MRC, a-t-elle déclaré. « Du 31 mars 2025 au 1er avril 2026, nous avons rencontré 85 familles, pour un total de 3 952 interventions, » a indiqué Mme Miron. « Aussi, 71 enfants entre 0-5 ans ont bénéficié de services infirmiers, soit à domicile ou au GMF. Nous avons effectué 40 suivis de grossesse et 684 suivis psychosociaux auprès d’un parent, soit à domicile ou au GMF. »


L’Étoile DUO est un organisme relativement récent, offrant ses services depuis 2023. L’équipe reçoit des demandes de ses partenaires, notamment le GMF du Haut-Saint-François à Cookshire-Eaton, Moisson du Haut-Saint-François et le CLSC. Le site Web etoileduo.ca répertorie plus de 20 services offerts gratuitement dans les domaines du développement de l’enfant, des soins infirmiers et du suivi psychologique.


« Nous sommes une petite équipe, a déclaré Mme Miron, pour un territoire aussi vaste. »
Un autre défi, a-t-elle expliqué, est que l’Étoile DUO est financé par le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS), mais que ce soutien n’est pas garanti d’une année à l’autre. « On n’a pas de bailleur de fonds. Nous sommes très reconnaissants envers le MSSS, mais si un jour ce soutien venait à cesser, nous devrions fermer nos portes. »


« L’une des choses que nous aimerions vraiment mettre en place, c’est une clinique mobile, dans une mini-fourgonnette avec une infirmière et un autre intervenant. Si seulement nous avions le soutien financier nécessaire », a-t-elle conclu.

Sortie cabane à sucre pour 45 travailleurs étrangers

Le samedi 11 avril dernier, 45 travailleurs agricoles temporaires ont participé à une activité cabane à sucre au Chalet des Érables, à Cookshire-Eaton. Provenant majoritairement de municipalités environnantes, comme Coaticook, Compton ou West Brome, les participants ont eu le plaisir de s’initier à cette tradition québécoise printanière et d’en goûter les délices.


Le propriétaire Edgard Gonzalez, lui-même originaire du Nicaragua, a généreusement expliqué le processus de fabrication du sirop d’érable en faisant visiter son érablière et ses installations.
L’activité était organisée par l’organisme Solidarité ethnique régionale de la Yamaska (SERY), basé à Granby, dont la mission est d’appuyer les travailleurs étrangers temporaires et de faciliter leur intégration.

Un nouveau conseil, nouvelle présidente au Journal

Une vingtaine de membres du Journal régional du Haut-Saint-François a assisté à son assemblée annuelle générale (AGA) à Lingwick le 15 avril dernier pour procéder à l’élection de son nouveau conseil d’administration, faire le bilan de l’année 2025 et discuter des orientations et prévisions pour l’année à venir.


Un nouveau comité exécutif a été élu, avec Pauline Beaudry à la présidence, Suzanne Jutras à la vice-présidence, Nathalie Hivert à la trésorerie et Alexandra Jacquet au secrétariat.


Les autres membres du conseil d’administration sont Esthelle Larouche d’East Angus et Francine Rouleau de Newport.


Entre autres, les membres présents à l’AGA ont adopté le rapport d’activités de cet organisme à but non lucratif dont tous les résidents du Haut-Saint-François et de Saint-Malo sont membres.


Dans son rapport, le directeur général (qui, comme employé, n’est pas membre du conseil d’administration) a mentionné que, « Les eaux dans lesquelles navigue la presse écrite locale n’ont pas cessé leurs turbulences en 2025, mais l’orientation du Journal Le Haut-Saint-François a été bien fixée par le conseil d’administration et l’effectif […] Les objectifs principaux étaient d’augmenter l’intérêt et la participation au Journal et d’augmenter les revenus.»


Un résumé des activités de 2025 a ensuite été présenté.

Des contenus pertinents
Malgré les défis, incluant plusieurs semaines de grève chez Postes Canada, nous avons publié et fidèlement distribué 24 numéros du journal en 2025 — pour un total de 468 pages.

Deux nouveaux cahiers spéciaux
Après avoir sauté une année pour le Cahier d’automne, nous avons repris la production de cahiers spéciaux en 2025 avec un cahier spécial pour l’Expo de Cookshire et un autre pour le projet Ose le Haut.

Distribution lors des grèves
L’année a été particulièrement turbulente au niveau de la distribution du journal, qui est normalement livré à 12 467 adresses par Postes Canada. Ses facteurs étaient en grève pour la publication de cinq de nos numéros. La grande équipe du Journal, incluant employés, bénévoles et sous-traitants, a assuré le relais, en distribuant des exemplaires à une soixantaine de points de dépôt à travers nos 15 municipalités durant cette période.

Défense de nos droits
L’enjeu de la distribution a affecté les journaux à travers le Canada et a suscité l’intérêt d’autres médias, qui ont mis en lumière le Journal du Haut-Saint-François à trois reprises en 2025, surtout sur les ondes de TVA Sherbrooke.


Nous avons aussi demandé l’aide de notre nouvelle députée fédérale, Marianne Dandurand, qui nous a rencontrés en début d’année et nous a ensuite invités à une rencontre privée avec le ministre de la Transformation du gouvernement, des Travaux publics et de l’Approvisionnement, Joël Lightbound.
En 2024, nous avons reçu une mise en demeure de l’ancienne directrice générale, Stéphanie Paquet, et, en 2025, nous avons été convoqués à la Cour du Québec, division des petites créances, à ce sujet. La juge a rejeté complètement les réclamations de Mme Paquet et l’a condamnée à payer nos frais de Cour.

Participation professionnelle
En 2025, nous sommes devenus membres d’Hebdos Québec, adhésion qui s’ajoute à notre participation de longue date à l’Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ). Nous avons également contribué au montage de deux numéros du journal de nos collègues à Disraeli, Le Cantonnier.

Sources de financement
En plus de notre financement gouvernemental de base par l’entremise du Programme d’aide aux médias communautaires du Québec (PAMECQ) du ministère de la Culture et des Communications, nous avons soumis trois demandes de subvention en 2025. Nos projets proposés pour les ventes régionales (Patrimoine canadien) et pour la formation de la jeunesse (ministère de la Culture et des Communications du Québec) n’ont pas été retenus, mais une demande d’aide générale de Patrimoine canadien a donné lieu à un financement de 9700 $. Le PAMECQ nous finance toujours au montant annuel d’environ 45 000 $.


La vente de publicité dans notre journal imprimé demeure de loin notre financement le plus important, et représente 80 % de nos revenus.

Organisation de l’effectif
L’un des changements les plus importants vécus par le Journal en 2025 était la retraite de notre ancienne adjointe administrative, Francine Prévost, après 28 ans en poste. Elle a beaucoup aidé l’intégration de notre nouvelle employée clé, Marie-Anne Bélisle.


L’année a commencé avec l’ajout de Bianka Gelé Dupuis à notre équipe de vente, qui est devenue directrice des ventes et maintenant directrice adjointe.


Grâce à une subvention de l’Initiative de journalisme local de la Presse canadienne, nous avons pu ajouter une nouvelle journaliste à l’équipe, Carolyne Weldon.


Notre infatigable infographiste Maxime Robert, en poste depuis presque 15 ans, est maintenant le doyen de l’équipe.

Scott Stevenson

Une nouvelle cidrerie inaugure sa terrasse estivale à Cookshire-Eaton

Pier-Luc McClure et Viviane Bergeron. Photo : Carolyne Weldon.

par Carolyne Weldon, Initiative de journalisme local
La Cidrerie Pomme Sauvage ouvrira prochainement ses portes à Cookshire-Eaton et offrira ses cidres sur une terrasse festive en pleine nature tous les samedis de l’été.


C’est lorsqu’ils ont acquis et commencé à découvrir leur propriété du chemin Hodgman, près de Birchton, que les propriétaires Pier-Luc McClure et Viviane Bergeron ont réalisé que leur prochaine aventure rimerait avec le cidre de pommes sauvages.


Leur terre comptait des centaines et des centaines de pommiers sauvages, qui produisaient dans l’abandon le plus complet une abondance de pommes de toutes les couleurs et grosseurs; une ressource précieuse et idéale pour la production de cet élixir.


Auparavant propriétaire d’une entreprise de construction dans la région de Drummondville, le couple se dit amoureux du cidre « depuis toujours ».


« Moi plus jeune, je ne buvais pas de bière, je ne buvais pas de vin; je buvais du cidre, explique Mme Bergeron. Donc ça tombait exactement dans notre dada. »


Le couple s’est donc formé, équipé et a commencé à expérimenter directement sur place, en agrandissant et convertissant le garage en salle de production moderne.


Mme Bergeron a étudié l’agriculture biologique à Victoriaville. Elle dit vouloir « prendre ce que la nature nous offre et le partager », en toute simplicité. Dans cette optique, les pommiers sauvages de leur friche ne sont pas taillés. Ils ne reçoivent aucun engrais ni pesticides. Une seule amélioration est admise : l’aménagement du sol pour pouvoir tondre, au moins deux fois l’an, le nerprun cathartique qui monte en flèche au pied des pommiers et menace de les étouffer.


Le couple récolte maintenant une multitude de types de pommes aux profils aromatiques uniques pour élaborer leurs breuvages. « Il y a des pommes douces et sucrées, des pommes acidulées et des pommes plus tanniques, illustre M. McClure. La beauté de la pomme sauvage c’est le tannin », affirme ce dernier.


Cette année marque leur première année de production commerciale et coïncide avec l’ouverture de leur terrasse estivale du 327, chemin Hodgman, le weekend des 16 et 17 mai prochains, de 11h à 17h.
Le couple a désormais près d’une quinzaine de produits à faire découvrir au public, allant des « cidres plus secs, de soif, aux cidres plus gastronomiques, qui ont une belle longueur en bouche, pour accompagner le repas », ajoute M. McClure. « Le cidre ce n’est pas qu’une seule chose et ça peut se boire à toutes sortes de moments », précise-t-il.


Les visiteurs pourront notamment découvrir sur place leur gamme de cidres en cannette, à plus faible teneur en alcool (2.9-4%), ce qui est « très en demande actuellement », selon les propriétaires. Ce cidre plus désaltérant est offert en version nature mais aussi agrémenté de différents aromates locaux comme la cerise à grappes, la fleur d’achillée, le champignon chaga ou encore la racine de chicorée torréfiée. Des cidres en bouteille, plus près du taux « normal » en alcool du cidre, soit autour de 7%, seront également disponibles. Une boutique sur place permettra de faire des provisions et de rapporter du cidre à la maison.


Des jeux d’habileté (jeu de poches, golf miniature), une fermette (lapins, poussins) et un circuit de marche en forêt de 5 km seront également au menu.


« L’objectif c’est d’offrir une expérience champêtre, dit Mme Bergeron. Ça fait du sens pour nous d’inciter les gens à être en contact avec la nature. »

SANTÉ | CLSC de Cookshire : Équipe Santé mentale et dépendance

De gauche à droite: Guillaume Blais, psychologue; Mélissa Audet, infirmière clinicienne; Sandra Quirion, travailleuse sociale; Mélanie Legault, spécialiste en activité clinique et assistante à la coordination professionnelle; Émilie Chiasson Desloges. infirmière clinicienne; Alexandra Sivret, chef de service; Patricia Henri, psychoéducatrice; Sabrina Houde, travailleuse sociale et Caroline Ruel agente de relation humaine.

Dans le cadre de la Semaine de la santé mentale, du 4 au 10 mai, l’équipe de santé mentale et dépendance du CLSC de Cookshire souhaite rappeler que la santé mentale fait partie intégrante de la santé globale. Comme la santé physique, elle peut fluctuer au cours de la vie et nécessite parfois du soutien.


Vivre un enjeu de santé mentale est une réalité humaine influencée par plusieurs facteurs, dont le stress, les expériences de vie, le travail, la biologie et l’environnement. Parler de sa santé mentale contribue à briser l’isolement et à favoriser le rétablissement.


La mission de l’équipe est d’offrir des services de première ligne accessibles, continus et adaptés afin de prévenir, dépister, évaluer et traiter les problématiques de santé mentale et de dépendance, tout en soutenant les personnes, leurs proches et la communauté.


Des services de soutien psychosocial sont offerts à la population selon la nature des besoins :

  • 811, option 2;
  • CLSC de Cookshire : 819 821‑4000, option 0 ;
  • Votre médecin de famille ou le Guichet d’accès pour la clientèle orpheline (GACO);
  • Pour les proches : Espace Allié au 819 563-1363.
    L’équipe propose quelques activités de sensibilisation ouvertes à la population au cours de la semaine de la santé mentale du 4 au 10 mai. Vous pourrez notamment découvrir :
  • Jeu Jenga géant dans la salle d’attente du CLSC de Cookshire ;
  • Jeu Jenga géant au Café collectif, le 7 mai à compter de 13 h, en présence d’infirmières en santé mentale pour discuter. Des petites douceurs et du café seront offerte gratuitement ;
  • Collectif d’idées
    « Mes petits bonheurs » installés dans les CLSC du Haut-St-François et au Centre de santé de Cookshire, invitant les citoyens à partager des idées simples pour prendre soin de leur santé mentale.

Un projet à venir ce printemps : le Bureau vert
Le Bureau vert, dont l’inauguration est prévue ce printemps, est un espace extérieur aménagé au CLSC de Cookshire pour les rencontres psychosociales, la détente et la mobilisation communautaire. Cet espace comprendra des jardins surélevés ainsi qu’une table de pique‑nique, favorisant un environnement accueillant, apaisant et propice aux échanges. Le projet mise sur le contact avec la nature comme source de bien‑être, de prévention et de soutien au rétablissement, en permettant d’intégrer la famille et les proches dans une démarche globale et bienveillante.


Nous sommes privilégiés de pouvoir compter sur le soutien de la Direction des programmes santé mentale et dépendance du CIUSSS de l’Estrie – CHUS, ainsi que sur l’appui financier de la Fondation des CLSC et CHSLD du Haut-Saint‑François. Leur contribution a permis d’innover et de mettre en place ce projet porteur pour la communauté. Nous souhaitons leur exprimer nos plus sincères remerciements pour leur engagement et leur confiance.


Ensemble, contribuons à une communauté plus ouverte, solidaire et bienveillante à l’égard de la santé mentale.

L’ Équipe Santé mentale et dépendance du CLSC de Cookshire.

PUBLIREPORTAGE | Exposition d’œuvre : Mosaïque en verre coupé !

Le 8 avril dernier, nous avons eu le plaisir de voir le résultat du travail créatif de certains de nos résidents. Grâce à la généreuse initiative de Chantal Guertin, artiste bénévole, qui est venue partager sa passion de création de mosaïque en verre coupé, nos résidents ont pu découvrir un nouvel art.
Une série d’ateliers a été préparé et animé par madame Guertin avec le soutien de notre coordonnatrice des loisirs, Mélissa Maurice Côté. Grâce à l’accompagnement de l’artiste, nos résidents ont eu l’opportunité de développer leur créativité en créant de belles pièces. Variétés de couleurs, de formes et de coupes de verre, l’exposition a permis de constater le travail appliqué et engagé des participants.


La fierté pouvait se voir dans les yeux de nos artistes en herbe lorsqu’ils constataient l’émerveillement des visiteurs qui découvraient les magnifiques pièces confectionnées par leurs pairs ! Certains les ont faits pour les offrir en cadeaux et d’autres pour mettre de la brillance dans leur décor !

Merci Madame Guertin pour votre disponibilité et votre engagement ! C’est un beau cadeau que vous nous avez offert à tous ! Merci d’avoir mis de la couleur et de la lumière dans notre beau milieu de vie !
Et si le Manoir de l’Eau Vive était le milieu que vous recherchiez pour votre prochaine étape de vie ? N’hésitez pas à communiquer avec nous et à venir faire une visite sans aucune obligation, juste pour vivre un moment qui, nous l’espérons, saura vous charmer !


Vous pouvez me joindre au 819 875-3923 poste 308. Je serai enchantée de vous faire faire le tour du proprio. Lisa Poirier, directrice générale.

Et pour terminer, une petite devinette pour vous :
Je suis grand quand je suis jeune et petit quand je suis vieux. Qui suis-je ?
Réponse lors de notre prochain publireportage!

Parc

Nouveau terrain de « pickleball » au parc de la Station à Sawyerville

par Carolyne Weldon, Initiative de journalisme local
Avis aux adeptes : un terrain de tennis léger, mieux connu sous l’appellation de « pickleball », sera prochainement installé de manière permanente au Parc de la Station de Sawyerville, à proximité de la patinoire extérieure.


L’été dernier, la FADOQ de Sawyerville avait fait don d’un filet temporaire, qui avait alors été installé à même la patinoire pour la saison estivale. Cette année, c’est un terrain permanent qui sera inauguré.
D’après Michael Gosselin, directeur des Services techniques à la municipalité de Cookshire-Eaton, le terrain en question devrait être prêt pour l’ouverture des parcs, qui a habituellement lieu début mai, selon la météo.

« Les travaux d’asphaltage et d’installation de la clôture se sont terminés en décembre dernier. La commande pour les poteaux, les filets et le marquage a été passée et devrait arriver en avril », indique-t-il. Il ajoute que ces installations de « pickleball » seront permanentes et s’accompagneront d’éclairage adapté pour les joutes en soirée.


Hybride du tennis, du badminton et du ping-pong, le « pickleball » connait un fort engouement en Amérique du Nord. Il se joue à l’aide de raquettes de ping-pong grand format, d’une balle de plastique creuse trouée et d’un filet installé à moins d’un mètre du sol (86.36 cm ou 36 pouces, aux extrémités) sur un terrain de 80 m2, soit quatre fois moindre qu’un terrain de tennis.

Benevoles

Lise Ménard : « Il faut que t’aimes partager »

La bénévole Guylaine Martel avec Lise Ménard qui s’occupe du Comptoir familial depuis 20 ans. PHOTO: SCOTT STEVENSON

À l’âge de 75 ans, Lise Ménard est devenue la coordonnatrice bénévole du Comptoir familial de l’église Saint-Camille-de-Lellis de Cookshire. Vingt ans plus tard, à 95 ans, Mme Ménard s’occupe toujours du Comptoir. Elle y travaille sept jours par semaine.


« Je suis tellement attachée à ça » , m’a-t-elle confié lors d’une entrevue au Comptoir le 25 mars dernier. « Je sais que ça aide gros au monde. »


Le Comptoir est ouvert seulement deux jours par semaine, le mardi et le mercredi (de 8 h 30 à 15 h), mais « Il y a tout le temps de quoi à faire » , a-t-elle dit.


Même pendant la Covid, Mme Ménard faisait le ménage dans l’église bénévolement. « Ils ne pouvaient pas m’arrêter. »


Son approche va bien avec sa philosophie de vie : « Il faut apprendre à être heureux où on est. »
« Bénévole, c’est un grand mot, et ça demande énormément de toi-même » , a indiqué Mme Ménard. « Il faut que t’aimes partager, il faut que t’aimes aider les gens. Il faut pas que tu sois gêné, ah mon dieu qu’il y a gros des choses dans ça […] On peut aider par dix mille manières. »


Lise Ménard est originaire de Rock Island, dans les Cantons de l’Est, mais est déménagé à Cookshire avec ses parents à l’âge de 15 ans. Après avoir géré le Café Royal, ses parents ont éventuellement quitté la ville. « Mais, moi, j’ai resté à Cookshire, puis là j’ai commencé à m’impliquer dans toutes sortes d’affaires. »

Serge Camiré est l’expert du recyclage au Comptoir : deux tonnes par mois. PHOTO: SCOTT STEVENSON

Serge Camiré est l’expert du recyclage au Comptoir : deux tonnes par mois. PHOTO: SCOTT STEVENSON


Elle a travaillé pendant deux ans à la compagnie qui se nommait dans le temps « General
Plastic », s’est ensuite mariée et a eu quatre enfants. Aujourd’hui, l’un de ces enfants demeure encore à Cookshire, et les autres à La Tuque, North Hatley et Saint-Hyacinthe.
Mme Ménard conduit toujours et se décrit comme « pas encore trop dangereuse ».


Mais elle a déménagé plus près de son bénévolat : sur la rue Bibeau, qui est juste en face du Comptoir, au Manoir de l’Eau Vive, dans un appartement à quelques pas (peut-être une quinzaine) de son travail. Elle aide avec certains projets au Manoir aussi, comme les décorations de Noël.
Lise Ménard compte sur une équipe de plusieurs autres bénévoles, comme Guylaine Martel et Serge Camiré qui se taquinaient avec Lise lors de notre entretien. Sylvie Richard et Michel Boucher complètent l’équipe, selon Mme Ménard.


Non seulement le Comptoir aide ceux et celles qui sont à la recherche de vêtements, meubles, décorations, literie et autres items à bas prix, mais il joue aussi un rôle de recyclage pour la communauté en général. Quatre cents poches par mois sont envoyées à une compagnie qui recycle les vêtements, ce qui équivaut à deux tonnes et demie qui sont détournées du site d’enfouissement grâce au travail des bénévoles du Comptoir

AFEAS 1

60 ans de l’AFEAS : deux pionnières d’ici au cœur des célébrations

De gauche à droite : Diane Mathieu, présidente de l’AFEAS Cookshire; Jeannine Bolduc, Rose-Hélène Lessard et Christiane Lessard, présidente de l’AFEAS Sawyerville. Photo : Carolyne Weldon

par Carolyne Weldon, Initiative de journalisme local
Deux pionnières et anciennes présidentes de l’AFEAS, Mesdames Jeannine Bolduc et Rose-Hélène Lessard, ont été honorées ce printemps dans le cadre du 60e anniversaire de cette association.
Le Journal s’est récemment entretenu avec ces deux bénévoles d’exception dans les locaux de l’AFEAS de Cookshire en compagnie de Diane Mathieu, présidente de l’AFEAS Cookshire et Christiane Lessard, fille de Mme Lessard et actuelle présidente de l’AFEAS Sawyerville.


Jeannine Bolduc cumule plus de six décennies de bénévolat. Elle s’est jointe à l’AFEAS en 1966, l’année de sa fondation, et y « a occupé tous les postes qu’il y avait », se souvient-elle. « On apprend beaucoup dans les cercles. C’est grâce à l’AFEAS que les femmes ont avancé et sont rendues où elles sont maintenant – jusque dans le gouvernement », dit-elle.


Sa consœur de Sawyerville, Rose-Hélène Lessard, abonde dans le même sens : l’Association a selon elle ouvert bien des portes. « La liberté de la femme, c’est ça qu’on voulait, affirme-t-elle. Que ce que la femme dit puisse être entendu. »


Membre de l’AFEAS de Saint-Isidore depuis le début des années 1970, elle a activement relancé l’AFEAS Sawyerville qui battait de l’aile et menaçait de fermer à son arrivée dans le village, en 1989. « J’ai dit, il n’en est pas question, se remémore-t-elle. J’arrive pas ici pour que ça ferme. Donc on a fait des appels et on a reparti l’AFEAS. »


Symbole de la vision et de la persévérance de ces deux membres de la première heure, ces deux chapitres de Cookshire et Sawyerville sont toujours en activité, alors que tous les autres de la région, dont Dudswell, East Angus, Ascot Corner, Lennoxville et Coaticook ont désormais mis la clé sous la porte.


Comme le rappelle Diane Mathieu, la majorité des femmes étaient des femmes au foyer à l’époque. Les rencontres mensuelles de l’AFEAS leur offraient une « sortie de femmes » sans maris ni enfants où elles pouvaient s’exprimer librement. « Ça leur faisait un lieu de rencontre et d’échange. Ça brisait l’isolement. »


Autres temps, autre mœurs, Mme Mathieu avoue avoir du mal à recruter de nouveaux membres. « Les jeunes femmes n’ont pas le temps, dit-elle. Donc il reste nous-autres pour monter la garde… tant qu’on va pouvoir ! »


Pour Christiane Lessard, qui a été très impliquée ces dernières années dans la reconnaissance du travail invisible, l’essentiel est de redonner à la communauté. « La mission c’est l’égalité, dans tous les aspects de la vie », indique-t-elle. « Plus ça change plus c’est pareil. Il va toujours y avoir des choses à revendiquer pour les femmes. On n’a jamais fini. »

PÂQUES | David Coquart et Catastruffe un an plus tard

David Coquart dans son atelier à Waterville. Photo : Scott Stevenson

Les truffes de Pâques seront peut-être un futur produit vedette du chocolatier de Cookshire, David Coquart, mais à l’heure actuelle ses produits artisanaux font surtout fureurs auprès d’un restaurateur de cabane à sucre.


M. Coquart a lancé sa petite entreprise, Catastruffe, il y a un peu plus d’un an, lors du Marché de Noël de Cookshire. « C’était un franc succès », m-a-t-il confié récemment lors d’une entrevue à sa cuisine commerciale louée à Waterville. « J’ai envie que ça devienne le moyen qui me permet de subsister. »
Avant de se lancer dans son projet, M. Coquart ne se voyait pas chocolatier de profession. Il aimait simplement cuisiner. Il travaillait auparavant à temps plein dans une ferme maraîchère et offrait des cours de musique à la petite école Bishop Note, maintenant à Cookshire, menée principalement par sa conjointe, Anne-Claire Yvert. M. Coquart est aussi compositeur.


Il produisait annuellement des truffes pour ses proches aux temps des Fêtes, qui étaient si appréciées que quelqu’un lui a suggéré d’en produire commercialement. Il n’a aucune formation professionnelle spécialisée dans la cuisine, mais en suivrait peut-être à l’avenir.


Maintenant, « j’ai la chance de me consacrer pleinement à [Catastruffe] à mon rythme. » Et il estime avoir parcouru « un quart du chemin » vers l’objectif de faire de son entreprise sa principale source de revenus.


« C’est fort possible », m-a-t-il dit.
Pour la deuxième année de suite, M. Coquart vient de compléter une commande en gros pour une cabane à sucre en Montérégie qui ajoute sa propre touche à ses boîtes de truffes. Le client commande 300 boîtes, ou 1500 truffes, faites avec le sirop d’érable de l’acériculteur.


« Ça me prend une bonne semaine entière » pour les préparer, selon M. Coquart.
L’autre clientèle importante de Catastruffe est les marchés artisanaux et fermiers. M. Coquart est présent à une cinquantaine d’entre eux à l’année longue, incluant les marchés d’été de Dudswell, La Patrie, Sawyerville, et du Domaine du Coq à l’âne à Bury. Ses produits sont aussi disponibles au magasin IGA à Cookshire (dans le frigo bio), à la micro-épicerie Flavo à Ascot Corner et au Marché de solidarité, à Sherbrooke.


Son atelier à Waterville est arrivé pour lui comme « un cadeau de la vie » dû au loyer abordable et sa conformité aux normes du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec. L’un de leurs inspecteurs est d’ailleurs venu vérifier la cuisine lors d’une journée de production de M. Coquart, chose qui l’inquiétait, mais aucun changement a été recommandé. La production et la cuisine de Catastruffe est considéré « le plus faible risque », m-a-t-il dit tout habillé des vêtements et filets nécessaires lors de notre entrevue.


Le prochain marché public de Catastruffe sera celui de Pâques à la Cathédrale Saint-
Michel de Sherbrooke les 28 et 29 mars prochain.

PUBLIREPORTAGE | Madame Carette

Vivre ses passions en vivant dans une résidence pour personnes aînées (RPA), c’est possible ? Certainement ! Ici au Manoir de l’eau vive, nous encourageons nos résidents.es à poursuivre les activités qu’ils aiment, en autant que nos installations le permettent. Mme Ruth Carette en est un bon exemple. Pour agrémenter ses journées, elle pratique l’observation des oiseaux. Elle a installé une grosse mangeoire dont elle s’occupe assidûment et avec soins. De plus en plus d’espèces d’oiseaux viennent la visiter ; des Tourterelles triste, des Jay bleus, des Cardinaux, des Mésanges, des Chardonnerets, des Pics Bois, des Bruants, des Juncos, une Sitelle et de temps en temps, des Gros Becs Errants (magnifiques oiseaux) viennent lui faire une visite surprise. Ceci ensoleille ses journées et celles des autres résidents.es. Nos employés.es en bénéficient aussi lors de leur pause. « Je me trouve très chanceuse de pouvoir vivre cette passion dans ma résidence. » nous confie madame Carette.
Le Manoir de l’Eau Vive, là où il fait bon VIVRE !


Nous sommes disponibles sur rendez-vous pour vous accueillir et vous offrir une visite guidée personnalisée. N’hésitez pas à nous contacter : 819 875 3923 poste 308. Vous pouvez également visiter notre site web pour en savoir un peu plus sur notre milieu de vie : https://www.residencecookshire-eaton.com

Nous avons présentement un 4 1/ 2 et un 3 ½ de disponibles

Route 108

EN BREF | Réductions de la limite de vitesse sur la route 108 à Eaton Corner

Jugé dangereux, la zone du carrefour entre le chemin Hodgman et la route 108 à la sortie de Birchton pourrait voir sa limite de vitesse réduite si le gouvernement du Québec accepte la demande que Cookshire-Eaton s’apprête à lui soumettre.


Lors de sa réunion ordinaire du 2 mars, le conseil municipal a adopté une résolution visant à réduire la vitesse à 70 km/h sur la route 108 aux abords de Hodgman. La même demande est formulée pour la route 108 entre le terrain de l’Expo de Cookshire et la limite de la ville proprement dite.

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EN BREF | Une séance du conseil municipal à la vitesse grand V à Cookshire-Eaton

Près de 40 points à l’ordre du jour ont été traités en 12 minutes lors de la séance ordinaire du conseil municipal de Cookshire-Eaton le 2 mars dernier. Seuls une dizaine de citoyens étaient sur place, contre plus d’une centaine lors des séances postélectorales de fin 2025.


Aucune question n’a été posée par le public avant le début de la réunion, mais le conseil a passé environ 20 minutes à répondre aux questions des participants présents et en ligne lors de la deuxième période de questions publiques en fin de séance.

EN BREF | Des puces électroniques dans les bacs à compost à Cookshire-Eaton

Denis Boisvert, résident d’Eaton Corner, a appris lors de la séance ordinaire du conseil municipal du 2 mars que des puces électroniques peuvent déjà recueillir des données dans ses bacs roulants situés en bordure de route.


Il a déclaré qu’il conservait son compost chez lui et qu’il ne souhaitait pas être facturé pour un service dont il n’avait pas besoin. Il a également mis en garde contre l’installation de puces électroniques dans les bacs municipaux, mais le personnel municipal lui a répondu que Cookshire-Eaton pouvait déjà compter le nombre de levées des bacs roulants grâce à des puces électroniques.

À partir de 2027, les citoyens seront facturés en fin d’année en fonction du nombre de levées dépassant le quota annuel de 12.

EN BREF | Des caméras seront installées dans les conduites d’eau à Cookshire

Les préoccupations entourant la qualité de l’eau potable à Cookshire ont été soulevées lors de la période de questions publiques à la séance du conseil municipal du 2 mars. « On paie des taxes pour l’eau, pour l’aqueduc ; sera-t-elle buvable un jour ? », a demandé Sébastien Fortin.
« On travaille là-dessus », a répondu la mairesse Daphné Raymond.


« L’eau est potable », a déclaré le directeur général par intérim, Jessy Létourneau.
Il a ajouté qu’après le dégel, des caméras seront envoyées dans les aqueducs municipaux pour identifier les problèmes. Ceux-ci seront ensuite signalés au gouvernement provincial, qui offre un soutien financier pour les réparations.

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