Scott Stevenson

Scott Stevenson

Scott est le directeur du Journal depuis 2024. Originaire du Canton de Hatley, il demeure sur sa ferme à Island Brook depuis 2012.

Bouquet de Femmes : tribute and music at Trinity Church 

The 162-year-old Trinity United Church in Cookshire came to life on March 8 as about 100 people gathered inside on a cold and blustery Saturday evening to celebrate music, community, women’s rights, and a hopeful new future for one of the region’s architectural jewels. 

The classical concert was organized under the theme of Bouquet de Femmes on International Women’s Day. It also coincided with the transfer of ownership of Trinity Church from the United Church of Canada to Espace Culturel Cookshire-Eaton, a non-profit group under the leadership of local businessman, Gilles Denis, a frequent buyer of heritage properties in Cookshire. 

His daughter, flutist Myriam Genest-Denis, emceed the event and welcomed the audience, with subsequent speeches by Cookshire-Eaton mayor Mario Gendron and La Passerelle women’s centre representative Marilyn Ouellet. 

Beyond the music devoted to women composers, the church’s amazing acoustics, and the awe-inspiring wood craftsmanship, the event’s highlight was perhaps the homage to community leader Chantal Ouellet. 

“Community activism and municipal politics became the foundations of her social militantism,” said Cookshire-Eaton resident Jean-Paul Gendron about Ouellet during his intermission tribute. “The library, cultural activities, the Cercle des fermières, the arboretum, promotion of Scotstown’s natural attributes, the environment… here was a political drive that led her to municipal council, first as a councillor from 1978 to 1982, then as mayor from 1986 to 1994. 

“And as a member of the MRC’s council of mayors, which at the time covered 24 municipalities, the femme de Scotstown was not the type to be intimidated by a boardroom of mayors… all men. From 1978 to 2012, she held seven municipal mandates! That’s called a career that’s as inspiring as it is exemplary in municipal politics!” 

Gendron went on to list the region’s 10 women mayors of the past 15 years or so, and noted that the Haut-Saint-François currently has 35 women municipal councillors out of a total of 84 elected officials. “That gives us optimism during these troubled times,” he said. “They deserve our full confidence.” 

Special recognition also went to the former custodians of Trinity Church in Myriam Genest-Denis’s introductory address. It was the event’s only words in English, spoken directly to the row of audience members who have cared for the church for so much of their lives.  

The Bouquet de Femmes concert was billed on its social media page as a one-hour event, from 7:30 to 8:30 p.m. With such a rich and important agenda, it in fact lasted until 10 p.m. That so many people came out for so long on a cold, wintry night just before losing an hour to the time change was a testament to the organizers, musicians, women being honoured, the church, and the program. 

AG d’Expo Cookshire : surplus de 10 %

Entre les grosses tempêtes de février, des membres et administrateurs de la Société agricole du comté de Compton (Expo Cookshire) se sont assemblés à la salle communautaire d’Island Brook pour revoir une année 2024 réussie et planifier l’expo de 2025, du 14 au 17 août.  

Le président Brandon Ward est réélu, ainsi que le trésorier Neil Burns et la secrétaire Manon Corbeil. Ils sont appuyés par le premier vice-président Shane Coates et le deuxième vice-président Troy Rothney, ainsi que Larry Everett et Dallas Campbell, sur le comité exécutif de l’Expo.  

Huit sièges du conseil d’administration étaient ouverts pour réélection. Six parmi eux ont été pourvus par acclamation et deux par élections avec deux candidats pour chacun, votés par une vingtaine de membres présents à l’assemblée générale annuelle de la Société.  

Dans le rapport du président, M. Ward a exprimé sa reconnaissance surtout aux bénévoles qui ont aidé à l’entrée de l’évènement et ailleurs, en disant qu’ils et elles étaient parmi les principales raisons que l’Expo n’a pas perdu d’argent en 2024.   

Le rapport du trésorier sur les états financiers soulignait un revenu total pour l’année de 315 000 $ et des dépenses de 283 000 $, pour un surplus de 32 000 $.  

« Nos dépenses sont relativement hautes par rapport à ce qu’on gagne, ce qui nous met à risque s’il y a une mauvaise année avec de la pluie », de dire M. Ward. « Cette année, qui sait, peut-être il neigera », a-t-il ajouté en amenant un premier élément de légèreté à l’assemblée.  

En fait, Cookshire, les Cantons-de-l’Est et le nord-est de l’Amérique du Nord ont eu de la neige à chaque mois de l’année 1816, maintenant appelé « l’année sans été », dû à la poussière dans l’atmosphère d’un volcan en Asie.  

Mais l’Expo Cookshire n’existait pas encore en cette année. Elle célébrera son 180e anniversaire cette année. L’an passé, une bonne température a aussi contribué aux bons résultats financiers de la Société, comparé à la pluie en 2023.  

Lors de l’assemblée en février, l’échange entre membres portait beaucoup sur un meilleur contrôle des dépenses, particulièrement celles qui augmentent pour la location du parc d’amusement. David Grey a recommandé une mise en commun avec les conseils d’autres expos dans la région pour renforcer le pouvoir de négociation de Cookshire. Quelqu’un d’autre dans la salle a suggéré l’idée de tarifs, sans appui formel de l’assemblée comparé à la proposition plus prometteuse de M. Grey.  

Ensuite, le nouveau conseil d’administration a tenu sa première réunion au bureau de l’Expo Cookshire le 17 mars dernier. 

Cookshire Fair : 10% surplus after a sunny year

Between February snowstorms, members and directors of the Compton County Agricultural Society (Cookshire Fair) gathered at the Island Brook town hall to review a successful 2024 and start planning this summer’s fair, just six months away, which will run from August 14 to 17.  

President Brandon Ward was re-elected, along with treasurer Neil Burns and secretary Manon Corbeil. They are joined by first vice-president Shane Coates and second vice-president Troy Rothney, as well as Larry Everett and Dallas Campbell, on the Fair executive committee.  

Eight seats on the board of directors were up for re-election. Six of those were filled by acclamation, and two required elections with two candidates for each, voted by the roughly 25 members attending the Society’s annual general meeting.  

In his president’s report, Ward was especially thankful to the crew of volunteers that helped at the gate and elsewhere last year, saying they were one of the main reasons the Fair did not lose money.  

The treasurer’s report of the financial statements showed total income for the year of $315,000 and total expenses of $283,000, for a $32,000 surplus.  

“Our expenses are relatively high compared to what we bring in, which puts us at risk if we have a bad year with rain,” Ward said. “This year, who knows, it could even snow,” he added, bringing the first touch of levity to the assembly.  

Cookshire, the Eastern Townships, and much of northeastern North America did, in fact, get snow every month of the year in 1816, known as the “year without a summer,” due to dust in the atmosphere from a massive volcano in Asia.   

The Cookshire Fair had not yet started then, though. It celebrates its 180th anniversary this year. Last year, good weather also contributed to the Society’s positive bottom line, compared to rain the previous year.  

At February’s assembly, much of the discussion among members focused on controlling expenses, particularly the rising cost of the midway rental. David Grey recommended cooperating with other fair boards in the Townships to strengthen Cookshire’s negotiating position. Someone else in the room wisecracked about trying tariffs, but the idea gained no traction, unlike Grey’s more promising proposal. 

The new board then held its first meeting at the fairgrounds office on March 17. 

Un projet de logements abordables en attente 

Un projet privé d’immeuble de neuf logements en cours de construction sur la rue des Pins à Cookshire-Eaton. Crédit : Jean-Marc Brais

Malgré une entrave après l’autre, le projet de logements abordables pour le Haut-Saint-François attend son moment de grâce pour construire cinq blocs de neuf à douze unités chacun. « C’est toujours une passe difficile pour les locataires  », de dire Marilyn Ouellet, une des meneuses du projet. 

Quatre municipalités participeraient : Cookshire-Eaton, La Patrie, Saint-Isidore-de-Clifton et Weedon. À Cookshire-Eaton, deux blocs seraient construits : un à Cookshire et l’autre à Sawyerville. Les terrains avec aqueducs sont prêts, selon Mme Ouellet, et ils attendent un financement provincial.  

Initialement, un organisme à but non lucratif, les Habitations du Haut-Saint-François, a été créé pour gérer le projet, mais a finalement fait partie des entraves. L’Office régional d’habitation du Haut-Saint-François sera plutôt l’organisme acceptable pour la demande actuelle de financement.  

« Il y a beaucoup d’acteurs de la région qui travaillent sur ce dossier », selon Mme Ouellet. « C’est une belle mobilisation. » Parmi eux on compte les municipalités, la MRC, le député provincial François Jacques et son attaché Sylvain Mc Sween, le préfet de la MRC Robert Roy, l’Office régional d’habitation, le Centre des femmes La Passerelle, et les Habitations du Haut-Saint-François avec sa présidente Marilyn Ouellet. 

En janvier, une invitation à la population a été lancée pour ceux et celles qui veulent être sur la liste d’attente pour les logements abordables. Une vingtaine de personnes ont rempli le formulaire à date, selon Mme Ouellet. 

Elle travaille de longue haleine pour contrer la crise actuelle de logements, et se désespère parfois concernant l’écart entre les constructions en cours et les besoins de locataires.  

« Il y a beaucoup de constructions neuves », a-t-elle dit en entrevue la semaine dernière. « Ça donne l’impression qu’il y a beaucoup de logements. Mais des logements abordables, il y a très, très peu.  « Ces nouveaux appartements sont souvent vides. Ils sont trop chers. » La crise a l’effet que « les gens sont complètement perdus », selon Mme Ouellet. 

Elle espère avoir une réponse à la demande de financement du projet après le dépôt du prochain budget provincial cette semaine. 

Un hiver de veille et de gestion de la météo à Cookshire-Eaton

Photo : Bruno Bergeron

Alors que les neiges de la mi-février fondaient un mois plus tard, Cookshire a poussé un soupir de soulagement collectif lorsque la rivière Eaton a commencé à se retirer, comme si la Saint-Patrick et la chance des Irlandais ornaient la ville.  

Les pompiers étaient en veille de minuit à 8 h dimanche matin, le 16 mars, avant que ce répit météorologique ne se produise sur les vents néanmoins forts. La rivière n’est jamais sortie de son lit, bien qu’à un moment donné, elle ait été proche. 

Des inondations se sont produites ailleurs dans la région, par exemple à la rivière au Saumon à Weedon, mais sans incident majeur. 

Ce sont les vents hivernaux, plus que les chutes de neige et les inondations, qui ont marqué le calendrier 2025 à Cookshire-Eaton.  

« Tout le monde en avait par-dessus de la tête », a déclaré l’ancien directeur des travaux publics de la municipalité, aujourd’hui directeur du bureau de projets, René Lavigne. « Le pire a été dans la nuit de lundi à mardi [17-18 février] » en raison du vent. « Sur certains chemins, il y avait quatre pieds de neige de bord en bord. » 

Des sous-traitants privés ont dû être amenés avec des souffleuses à neige et des chargeuses pour aider à l’effort de déblaiement. 

Dans un cas, deux voitures ont été trouvées une à côté de l’autre et abandonnées, bloquant la route pour le déneigement. Les employés municipaux ont dû trouver les propriétaires et les faire venir déplacer leurs voitures afin que la route puisse être dégagée avant le trajet du matin. 

Cookshire-Eaton couvre le plus grand territoire dans la municipalité régionale de comté (MRC) du Haut-Saint-François. La municipalité a plus de 260 kilomètres de routes à déblayer et à déglacer en cas d’intempéries.  

M. Lavigne a dit que le plus grand défi est lorsque les tempêtes ou les pluies verglaçantes commencent vers 4 heures du matin, laissant à la municipalité à peine quelques heures pour rendre les routes passables pour les gens qui commencent leur journée ou pour l’accès par les véhicules d’urgence. 

Au cours des tempêtes consécutives de cet hiver à la mi-février, tous les employés du déneigement de la ville et ses 10 camions étaient en service sans interruption, avec environ 12 autres renforts ajoutés. 

Mais à 7 h le mardi 18 février, les routes étaient praticables, a déclaré M. Lavigne. « C’était une bonne, mais j’ai vu pire », a-t-il ajouté. 

Ni les tempêtes de neige ni les inondations imminentes n’ont brisé le budget de la municipalité, a déclaré le directeur général Martin Tremblay lors d’une entrevue la semaine dernière, au lendemain de la Saint-Patrick. « Jusqu’à présent, tout va bien. » À partir de ce moment-là, les prévisions semblaient bonnes, mais ces jours-ci, on ne sait jamais. Les vents, en particulier ceux qui soufflent du sud, semblent changer sur un coup de tête. 

M. Tremblay a déclaré que la municipalité était particulièrement reconnaissante envers ses employés après qu’ils avaient affronté les deux tempêtes hivernales. Des messages de remerciement ont été exprimés par la suite, en personne, sur les médias sociaux, et se poursuivront pendant les deux occasions annuelles de reconnaissance des employés de Cookshire-Eaton.  

Aussi, « on veut que la population constate que les gars pis les filles ont fait une bonne job. C’était du hors du commun, celle-là. » 

A winter on the watch and roads for Cookshire-Eaton

Photo : Bruno Bergeron

As the mid-February snowstorms melted one month later, Cookshire breathed a collective sigh of relief when the Eaton River started to recede, as if Saint Patrick and the luck of the Irish were gracing the town.  

Firefighters were on standby from midnight to 8 a.m. Sunday morning, March 16, before that bit of weather relief came in on the nonetheless heavy winds. The river never broke its bank, although at one point it was close. 

Flooding occurred elsewhere in the region, with the Salmon River crossing the road in Weedon, for example, but without significant incident. 

It was the winter winds, more than snowfall and flooding, that marked the 2025 calendar in Cookshire-Eaton.  

“Everyone was in over their heads,” said the municipality’s former public works manager, now special projects manager, René Lavigne. “The worst was in the night from Monday to Tuesday [February 17-18]” due to the wind. “On some roads, there was four feet of snow right across.” 

Private subcontractors had to be brought in with snowblowers and loaders to help with the clearing effort. 

In one case, two cars were stuck and abandoned side by side, blocking the road from snow removal. Municipal employees had to find the owners and have them come and move their cars so the road could be cleared before the morning commute. 

Cookshire-Eaton covers the largest territory within the regional county municipality (MRC) of the Upper Saint Francis region (MRC du Haut-Saint-François). The municipality has over 260 kilometres of roads to clear and de-ice in bad weather.  

Lavigne said the toughest challenge is when the storms or freezing rains start around 4 a.m., leaving the municipality just a couple of hours to make roads passable for people starting their day or for emergency vehicles to get access where needed. 

During this winter’s back-to-back storms in mid-February all town snow-clearing employees and its 10 trucks were on duty non-stop, with another 12 or so reinforcements added. 

But by 7 a.m., Tuesday, February 18, the roads were passable, Lavigne said. “It was a good one, but I’ve seen worse,” he added. 

Neither the snowstorms nor the near flooding broke the municipality’s budget, town manager Martin Tremblay said in an interview last week, a day after Saint Patrick’s. “So far, we’re okay.” The forecast from then on looked good, but these days one never knows. The winds, particularly those aggressive ones from the south, seem to change on a whim. 

Tremblay said the municipality was particularly grateful to its employees after they tackled the two winter storms. Messages of thanks were expressed in the aftermath, in person, on social media, and will continue during Cookshire-Eaton’s two days of employee recognition annually.  

“We wanted the population to know that our men and women did a good job. Because that was exceptional work.”

Pour survivre en forêt et sur la ferme

Pendant que nos érablières finissaient d’entailler à la mi-février, on parlait justement d’elles au forum régional sur le développement de notre zone agricole. Les fermes et entreprises forestières étaient les vedettes de ces discussions : on veut les voir réussir et se distinguer.

Elles essaient : exceptionnellement, comparé à d’autres régions, le Haut-Saint-François a vu son nombre d’entreprises agricoles augmenté dans les 20 dernières années. On est aussi reconnu pour la haute proportion de petites entreprises.

Mais petite entreprise égale petit revenu, surtout sur la ferme ou dans la forêt. La moitié des exploitations ici gagne moins de 50 000 $ par année. Aussi, « Le nombre d’entreprises en démarrage (déclarant des revenus de 5 000 $ et moins) a presque triplé depuis 2010 », selon la mise à jour 2024 du Plan de développement de la zone agricole du Haut-Saint-François.

Pour survivre, sans parler de réussir, il faut les aider à augmenter leurs revenus. Ces fermes qui ont des revenus moins de 50 000 $ doivent avoir une ou plusieurs personnes dans la famille, si elles sont chanceuses d’avoir une famille, qui gagnent aussi un revenu hors-ferme. Mais on est grand nombre dans la région à pouvoir témoigner qu’exploiter une ferme et poursuivre un revenu hors-ferme est très difficile.

Pour soutenir ces gens courageux et acharnés, les planificateurs au forum, les Mariane Paré, Robert Roy et autres, parlaient de collaboration, d’entraide, de mobilisation et de synergie entre les acteurs intéressés. Le ton était positif. La rencontre d’une journée au milieu de la semaine a attiré une grande participation, environ 80 personnes.

Mais on ne parlait pas juste de planification. Une rencontre de producteurs agricoles et forestiers, que ce soit formelle ou informelle, couvre toujours des sujets des plus intéressants, en allant de la météo aux morts. Sans le qualifié comme acharné (c’est juste normal), on parle du travail, de la fin de l’entaillage, des naissances au cheptel, de la coupe à la forêt, des voyages de bois; aussi des incidents et des accidents.

L’industrie de la forêt et la scierie se trouve parmi les cinq premières en termes de décès par accident au Québec, selon la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST); l’agriculture parmi les 10 premières.

Au forum à Bury, on parlait aussi de la perte d’un collègue récemment, qui n’est pas retourné vivant de sa sortie de coupe de bois. On sait tous comment ça peut arriver si facilement, comme le travail avec les grands animaux, surtout une vache avec son nouveau-né, peut aussi se retourner contre nous.
Dans mon cas, des arbres coupés qui bougent soudainement de façon horizontale m’ont souvent surpris, une fois avec un bon coup à la jambe qui a pris des semaines à guérir. On sait que chaque fois qu’on sort de la forêt sans accident, on est chanceux.

On met aussi la chance de notre bord par des formations : le cours de base sur l’abattage directionnel et de précision, par exemple, offert par le Syndicat des Producteurs forestiers du Sud du Québec, a énormément amélioré mon travail et ma sécurité, malgré plusieurs décennies d’expérience auparavant. Ça n’enlève pas la malchance, mais ça augmente beaucoup la chance.

Et ça parle justement des bénéfices de la collaboration : que les producteurs se sont réunis à l’intérieur d’un organisme, dans ce cas le Syndicat, pour améliorer leur sort, que ce soit par l’offre de formation, par la gestion de l’offre même ou par la planification. Comme lors d’un forum à Bury où on parle d’un meilleur avenir pour nos fermes et nos entreprises forestières.

Marché Patry

Bel et bien un marché de ferme chez nous!

Malgré ma grande proposition dans notre dernier numéro à l’effet que le Haut-Saint-François devrait avoir un marché de ferme permanent, ou plusieurs, comme celui au sud de Lennoxville, des gens dynamiques de chez nous essaient déjà… et réussissent déjà. Heureusement.

À la sortie de notre dernière parution, la réponse était rapide pour me corriger : Mireille Rodrigue en premier m’a appelé pour m’annoncer l’existence du Marché de la Ferme Patry à Weedon, sur la route 112, un peu plus loin que j’avais l’habitude à voyager lorsque j’amenais mes poules de chez moi à Newport à l’Abattoir boucherie Desmarais à Weedon.

Aussi, Mme Rodrigue avait elle-même lancé et opéré un marché de produits locaux à Dudswell, dans le secteur de Marbleton, de 2019 à 2023.

Elle offrait des produits de fermes de la région, et plus encore, incluant le vrac. Mais comme petite entreprise, son prix d’achat en gros était plus qu’un consommateur qui achète en détail chez un magasin d’immense surface (et d’immense stationnement) perdu dans un ancien champ à l’extérieur de Sherbrooke.

Sur ce point, notre économie locale et provinciale a désespérément besoin de changement : les petits acheteurs ne devront pas être écrasés par le pouvoir d’achat de gros éléphants américains.

Mme Rodrigue opérait lors de la pandémie quand il y avait un grand engouement pour l’achat local. Pour compenser le manque de mobilité de ses clients, elle faisait des livraisons, jusqu’à l’autre coin de la région, à La Patrie. Ce n’était pas assez pour réussir à la longue. « Ce n’était pas viable », a-t-elle dit.

Aujourd’hui, alors, elle aide Myrianne Lessard, la propriétaire du Marché de la Ferme Patry, lancé en 2022, avec ses associés dans la Ferme, Jean-Pierre Patry et Pierre-Marc Patry.

Ce Marché a l’avantage d’être directement sur la route 112, comparé à celui que Mme Rodrigue avait lancé. Selon elle et la propriétaire, Mme Lessard, cela amène aussi une clientèle de l’extérieur de la région, de Sherbrooke et même de Montréal.

Mme Lessard identifie quatre catégories de clients à son Marché : les gens locaux, les visiteurs en promenade, les touristes qui louent des chalets et logements à court terme dans la région et les propriétaires de chalets. Récemment, des gens de Montréal si satisfaits avec ses produits sont revenus une fois juste pour acheter une dizaine de lasagnes.

Le Marché de la Ferme Patry offre les produits de viande de sa propre ferme ainsi qu’une grande variété d’offres d’une quarantaine de producteurs d’ici et de plus loin, comme l’Outaouais. « C’est vraiment local et québécois », a-t-elle dit. Il y a du prêt-à-manger, une boulangerie, des idées cadeaux, des tisanes, un café avec une table pour s’asseoir et apprécier la place… « On vient ici aussi pour jaser », a ajouté Mme Lessard.

Et à date, c’est une réussite. « Ça va bien », a-t-elle dit. « Les gens répondent à la demande. » Pendant la période basse de l’hiver, ce sont « les gens d’ici » qui font vivre le Marché, et justement, lors de notre entrevue, plusieurs clients locaux sont venus faire leurs achats un samedi après-midi au début d’une autre tempête de neige.

Au-delà de l’achat local

La manifestation qui se fait présentement contre l’administration des États-Unis, par le mouvement de ne pas acheter des produits américains, est encore plus pertinente dans le Haut-Saint-François. Nous avons une haute concentration de petites entreprises agricoles. Nous sommes aussi une région de grandes productions forestières, qui dépend beaucoup des ventes aux États.

C’est alors l’heure de l’entraide, de la coopération, de l’appui local. C’est le temps de lire les étiquettes et d’acheter les aliments du Québec, du Canada avec les logos qui nous l’indiquent. Encore mieux, c’est le rappel d’acheter de vos voisins.

Nous encourageons nos épiceries d’acheter les produits de chez nous, ainsi que les quincailleries et magasins de matériaux de construction d’acheter les produits du Haut-Saint-François, du Québec et du reste du Canada.

Nous encourageons les consommateurs individuels aussi d’acheter de ces magasins de chez nous, les IGA, les marchés Bonichoix et Tradition, votre BMR, votre Rona, votre Matériaux Bouchard, la charcuterie à Scotstown, le fromage de Weedon entre autres. Vous pouvez aussi acheter directement du producteur, que ce soit le moulin à bois local ou le producteur agricole avec ses paniers de légumes, ses œufs, son fromage, son miel, ses viandes.

Dans la mission du Journal régional le Haut-Saint-François, qui est un organisme à but non lucratif appartenant à la communauté, nous avons l’objectif de dynamiser l’économie locale. Nous le faisons avec nos mots, l’espace dans le journal et sur notre site Internet, par nos choix de contenu. Nous présentons ici alors quelques idées dans ce sens.

Notre région pourrait bénéficier de plus d’endroits permanents qui rapprochent les consommateurs et producteurs locaux. Il y a déjà un bel exemple d’une telle réussite juste à l’extérieur du Haut-Saint-François. Il s’agit du Marché Beaulieu entre Lennoxville et Waterville, qui offre produits frais, transformés, de boulangerie, des cadeaux et un café.

Le Haut-Saint-François a besoin de semblable : un ou plusieurs marchés permanents pour nos produits surtout agricoles de la région, une mise en marché commune pour nos petits producteurs. L’entrée à la région sur la 108, comme Ascot Corner sur la 112, East Angus près de la 112 et Weedon seraient des endroits idéals.

Nous encourageons le milieu de travailler ensemble vers ce but. Nous encourageons les organismes de financement et de développement local de préparer le terrain et d’appuyer un tel projet, même d’aller chercher les bonnes personnes, pour provoquer l’initiative, que ce soit privé ou en coopérative. Je pense à la CDC, le CLD, la SADC, le Carrefour jeunesse-emploi, le MAPAQ et l’UPA, entre autres.

Le contexte de nos vies publique et privée a changé radicalement en quelques mois : les alliances internationales de sécurité ne sont plus; le président chez nos amis au sud aimerait nous annexer et il essayera de le faire en premier par des pressions économiques; ses alliés au pouvoir contrôlent les principaux moyens de communiquer aujourd’hui, les médias sociaux; son ami en Russie aimerait bien avoir du contrôle chez nous aussi. Nous serions forcés de nous adapter, de s’unir pour faire face à ces menaces, de trouver des moyens de contrer leurs tactiques.

Nos règlements provinciaux et nos barrières à l’échange interprovincial datent de l’ancienne ère où nous avions une sécurité internationale avec nos amis au sud. Aujourd’hui, nous serions forcés à revoir nos propres règlements—les lois de la construction, notre gestion de l’offre, les ordres professionnels, entre autres—dans cette adaptation à la nouvelle réalité. Je crois que c’est maintenant inévitable.

Vaut mieux de faire face, faire ce qu’on peut, au lieu de se laisser contrôler par des gouvernements et pouvoirs que nous n’avons pas choisis.

Puits

L’identification des puits honorée par l’UPA

Un projet d’identification de puits ruraux est né dans l’ancienne cuisine de Marie-Antoine Roy, sur la photo, et de sa conjointe Diane Duranleau dans le petit hameau de Maple Leaf à Newport.

Dans 100 ans, lors du 200e anniversaire de l’Union des producteurs agricoles (UPA) du Québec, on ouvrira un coffre pour trouver parmi les trésors un rappel d’un petit projet local qui est devenu d’envergure nationale, né dans une cuisine de Newport.

En juin 2001, le projet d’identification de puits proposé par le résidant Marc Vaillancourt a été lancé, avec son voisin, entre autres, l’agriculteur Marie-Antoine Roy, responsable d’un comité régional. Environ 150 puits ont été identifiés volontairement dans le projet pilote de Newport, où le premier comité s’est organisé dans la cuisine de M. Roy et sa conjointe Diane Duranleau.

« C’est devenu provincial après », de dire M. Roy lors d’une entrevue au même endroit en mi-janvier. « C’est un beau projet; j’ai eu du plaisir, avec les producteurs et les voisins ». Selon M. Roy, à cette époque, il y avait 42 producteurs dans son voisinage; aujourd’hui, il y en a deux.

Après le succès du projet au Québec, qui est encore aujourd’hui volontaire, il a fait son chemin ailleurs, en commençant par la région de Prescott-Russell, en Ontario.

L’identification de puits ruraux est importante pour la protection de l’eau potable près de champs cultivés. Un agriculteur ne doit pas travailler à l’intérieur d’un périmètre de 30 mètres d’un puits, pour éviter sa contamination. L’identification par les pancartes bleues qu’on voit ici et là à travers le Haut-Saint-François et ailleurs permet aux agriculteurs de mieux connaître l’existence et l’emplacement des puits, souvent sur des propriétés avoisinantes de leurs champs, mais parfois plus près de 30 mètres.

Le projet était le seul choisit pour représenter l’Estrie dans le coffre de l’UPA, qui sera fermé pour les prochains 100 ans. Cet honneur a été annoncé lors du congrès annuel de l’UPA en décembre dernier.
« Pour moi, c’est une très grande reconnaissance » selon M. Roy, citant encore le plaisir qu’il a eu à réaliser le projet ainsi que l’effet de rapprochement des voisinages.

relâche

Le Haut-Saint-François: un paradis de plein air et de relâche!

C’est difficile d’imaginer une meilleure place que le Haut-Saint-François pour passer la semaine de relâche. Difficile d’imaginer un meilleur hiver pour profiter encore plus.

Comme jeune, je passais mes journées d’hiver sur la patinoire. Quand j’étais à l’extérieur du village, soit on nettoyait la glace de l’étang pour continuer les matchs de hockey ou on glissait sur la côte dans le pâturage.

Ces années-là, je voulais inventer une côte pour la glissade où, rendu en bas, tu devais simplement pousser un bouton pour que la côte s’inverse et que tu descendes encore. Pas besoin de forcer pour monter la côte.

J’imagine que c’est plus facile d’inventer des jeux vidéo. Mais que ce soit dehors ou à l’intérieur, apprécier les activités libres entre amis ou en famille est toujours meilleur.

Et dans le Haut-Saint-François, le plein air règne. Voici plusieurs idées, parmi tant d’autres, pour occuper vos journées libres de relâche.

  • La Journée plein air du 1er mars à Bury (Journée Natalie Champigny)
  • Les sentiers de raquettes, de skis de fond et de marche, que ce soit au Parc des Deux Rivières, le Parc du Mont-Mégantic ou les multiples autres sentiers dans nos municipalités
  • Les patinoires extérieures
  • Les camps de jour (ex. Ascot Corner)
  • Les cabanes à sucre
  • Les visites de fermes
  • Les activités aux centres équestres
  • Les activités de la Relève du Haut-Saint-François
  • Les bibliothèques dans la plupart de nos municipalités
  • Le concert Bouquet de femmes à Cookshire (le 8 mars)
  • Le spectacle d’Émile Bilodeau à Weedon (le 8 mars)
  • Les soirées Disco patins à Weedon
  • La Tournée des anciens Canadiens de Montréal à East Angus (le 9 mars)

Profitez-en et prenez soin de vous!

Le virage de Pauline Beaudry

Seule, sans emploi et avec neuf enfants à la maison, en 1999, Pauline Beaudry apporte une cinquantaine de CV aux employeurs potentiels à Sherbrooke. Le dernier est à la Maison Saint-Georges, un centre de réadaptation en dépendances et santé mentale. Pauline n’a aucune formation dans le domaine, et elle n’aime pas ce qu’elle voit en rentrant. Elle décide en sortant de ne pas travailler là. 

Aucun employeur l’appelle, sauf… la Maison Saint-Georges, pour une entrevue. Elle n’a pas le choix, elle accepte de faire l’entrevue, toujours décidée, par contre, à ne pas travailler là. 

« Je pense que, de toute ma vie, c’est l’entrevue que je me suis sentie la plus minable. Dans ma tête, je ne veux pas être là. Je suis en face de lui, puis il me demande : “Connaissez-vous la santé mentale?” “Pas ben, ben.” Tout ce qu’il me posait comme question : “Pas vraiment. Pas ben, ben. Pis, pas vraiment…” Tu sais, la fille qui veut pas la job… » 

Écoutez un extrait de l’entrevue accordée par Pauline Beaudry

« Deux semaines après, il me rappelle. T’es pas sérieux! Mais, je n’ai toujours pas d’emploi. Il dit : “Mme Beaudry, on dirait que vous ne voulez pas la job”. » 

« J’ai dit : “Vous êtes tellement gentil et respectueux, je ne peux pas mentir. La santé mentale, je ne connais pas ça, puis je ne me sens pas à l’aise là-dedans. Mais j’ai besoin d’une job, vous comprenez le dilemme.” Le directeur rit et dit : “Mais j’aime tellement votre personnalité. Vous êtes vraiment attachante.” » 

Pendant l’entrevue, à l’extérieur du bureau, « il y a eu une crise entretemps; deux usagers. Écoute, ça gueulait l’autre bord ». Le directeur, Réjean Coates, dit: « Allez-y, Mme Beaudry, c’est un test. Allez-y! » pour régler le conflit. 

Évidemment, Pauline a réussi, a eu la job; et le reste, c’est de l’histoire… Une histoire avec un grand impact dans le Haut-Saint-François. 

« Réjean Coates voyait des choses en moi que je ne voyais pas. Ça fait que pour moi, la santé mentale, je ne me verrais pas ailleurs. 

« J’avais des tabous. J’ai réalisé que comme personne, moi-même, j’en avais des tabous par rapport à la santé mentale. Puis en plus, j’avais peur de ces gens-là. Puis, à travailler là, j’ai réalisé, mon Dieu, à quel point que, ce n’est pas croyable, sincèrement, je n’ai jamais vu des personnes avec autant de reconnaissance pour qu’est-ce qu’on fait pour eux. » 

« J’ai appris à connaître la santé mentale, premièrement, puis j’ai fait la part des choses entre l’être, la personne et la maladie de la personne. Et c’est là que j’ai réalisé que la personne n’est pas schizophrène, n’est pas bipolaire. Elle est, Pauline Beaudry, et j’ai la maladie…, mais je ne suis pas [la maladie]. » 

Une carrière dévouée 

Pauline a travaillé de 1999 à 2003 à la Maison Saint-Georges et a pris un deuxième emploi, comme intervenante, à Virage Santé mentale en 2001. Après deux ans avec deux emplois et neuf enfants à la maison, elle a été avertie par son médecin qu’elle devait arrêter de brûler la chandelle « aux trois bouts ». 

En 2006, elle a remplacé le directeur de Virage à l’époque, Raymond Beaunoyer, et elle célébrera ses 24 ans à Virage Santé mentale cette année, lors du 40e anniversaire de l’organisme. 

Pauline se dit fière de l’expertise qu’elle et Virage ont développé au fils des ans, dans le domaine du deuil en particulier, mais aussi en estime de soi, réinsertion sociale et entendeurs de voix. Virage était le premier organisme local dans le Haut-Saint-François à offrir des services régionaux, de dire Pauline. 

Elle est aussi contente de l’effet de leur travail sur la conscience publique. « Quand je suis arrivée ici, la santé mentale, c’était très, très, très tabou. Ça s’est amélioré », dit-elle. 

Toujours des tabous 

« Mais c’est quand même encore un tabou. Pas autant qu’avant, mais la santé mentale, on dirait que ça fait peur… surtout les problèmes plus sévères. Là, il y a beaucoup de préjugés. » 

Avec ses bureaux à Weedon et à East Angus, Virage Santé mentale a aussi beaucoup évolué. Pauline dit qu’en 2001, leur budget était d’environ 90 000$, venant seulement du Programme de soutien aux organismes communautaires du Gouvernement du Québec, mais aujourd’hui, il est aux alentours du triple de ce montant.  

En 2023-2024, Virage a servi 295 personnes différentes, avec 4995 présences à des activités et services, comparé à 50 ou 60 personnes en 2001. 

« On donne plus de services », dit-elle. La seule chose qui manque et qu’elle aimerait voir naître est un centre d’hébergement dans le Haut-Saint-François pour femmes en santé mentale. « Je l’ai toujours un peu en tête », dit-elle.  

Et sa retraite? 

Vous avez peut-être entendu Pauline parler de retraite. Elle dit que des fois, l’idée est pour plus tôt que tard, mais là, c’est pour « plus tard ». 

Ce que Réjean Coates a vu en 1999, Pauline Beaudry a commencé à comprendre d’elle-même rapidement dans son travail en santé mentale.  

« Quand j’ai quitté la Maison Saint-Georges, ce sont les gens que je côtoyais au quotidien qui me manquaient le plus. Dès la première année que j’ai travaillé à la Maison Saint-Georges, même pas un an après que j’ai commencé, je me disais en moi : “T’es donc ben nouille! Comment ça t’as eu peur de venir travailler icitte?” J’étais comme une autre personne dans mes pensées. » 

Maison abandonnée

Une lumière attendue sur l’itinérance rurale

La région ne manque pas d’endroits, parfois bien connus, parfois cachés, qui peuvent abriter des personnes vivant des problèmes de logements.

De toute évidence, la connaissance et le traitement de l’itinérance rurale est un quart de siècle en arrière, comparé à l’itinérance urbaine, mais avec l’aide des organismes du Haut-Saint-François (HSF), ce portrait est sur le point de changer.

 L’étude sur l’itinérance dans le Haut-Saint-François commence aujourd’hui » a déclaré la directrice générale de la Corporation de développement communautaire du HSF, Jinny Mailhot, lors d’une rencontre d’information et de planification avec ses membres, incluant le Centre des femmes La Passerelle, le Centre d’action bénévole, Moisson HSF, La Relève du HSF, le Journal HSF ainsi que plusieurs autres.

Malgré le manque de données, ces organismes observent de façon anecdotique une hausse importante dans le phénomène des personnes vivant sans abri ou sans ressources adéquates en matière de logement.

« Une personne habite sur son lot à bois, dans un bâtiment non habitable et sans électroménagers » selon les observations du personnel à Moisson HSF, publié dans un rapport préliminaire de la CDC, intitulé Situation de l’itinérance dans le Haut-Saint-François : Lecture de la situation selon les membres de la CDC HSF – Hiver 2025.

« Les chauffeurs vont parfois chercher des personnes qui vivent dans des abris, endroits placardés, des maisons qui ont l’air abandonnées, probablement sans eau » selon Transport de personnes HSF.
« Vous l’avez dit, [l’itinérance rurale] explose » de dire Jinny Mailhot à la rencontre, notant aussi qu’il n’y a pas encore les ressources pour traiter ce problème en milieu rural, comparé aux ressources qui existent en milieu urbain.

Ses collègues à la CDC des Sources observent et travaillent contre le phénomène aussi. « On émet l’hypothèse que l’itinérance rurale doit être adressée de manière différente de l’itinérance urbaine » ont-ils écrit dans leur document sur les états généraux sur l’itinérance en novembre dernier. Les « particularités des milieux ruraux » incluent « moins de ressources dédiées ou spécialisées; … l’accès aux services de base est de facto éloigné; … l’isolement dans les communautés rurales peut maintenir des situations invisibles; [et] le milieu rural est tissé serré. Tout le monde se connait. Il y a des avantages (solidarité) et des inconvénients (stigmatisation). »

L’agente de développement de la CDC du Haut-Saint-François, Solange Masson, effectuera un sondage auprès de notre population dans les prochains mois afin de combler le manque de données exactes sur le phénomène.

Gilles Denis acquires Trinity United church 

Another major turning point in our English-speaking community’s history is underway: the Trinity United Church building in Cookshire is sold. Local businessman and philanthropist, Gilles Denis, through his non-profit organization, Espace culturel Cookshire-Eaton, once again offered the best protection for the community’s architectural heritage, according to church custodians. 

Mr. Denis and family created Espace culturel in 2022, which is now finalizing the purchase with the United Church of Canada and local trustees Robert Halsall, Don Parsons, and Pauline Thorneloe. “We knew this was the best way to preserve the building,” said Mr. Halsall in an interview last week. 

“The people of Cookshire built it, and it’s their church,” said Don Parsons. “It’s our church to sell; it should be up to the people of Cookshire to decide.” The United Church of Canada has “okayed the sale,” according to Mr. Halsall. 

“We can still use it as a congregation,” said Mr. Parsons. “Gilles Denis is the one who offered that.” 

“It’s important to say that really we aren’t changing things”, Mr. Denis said, in terms of the week-to-week use of the church for services and for the Espace culturel concerts, the next of which is scheduled for March 8. 

Church services will continue as normal, for five years or more, under the purchase agreement. 

Mr. Denis and Trinity Church have been working together for over 25 years for the presentation of concerts and cultural activities, said Mr. Parsons. 

“They said the sound is unbelievable,” Mr. Halsall said. 

The sale had become necessary for the local community after it was forced to take out a $100,000 loan to pay for damages due to an oil spill prior to the Covid pandemic. “We only bring in about $5000 per year in donations,” Mr. Halsall said. 

Don Parsons and family had already saved the local church from bankruptcy in the 1960s, according to Mr. Halsall, paying required expenses out of pocket. 

Further renovations are now required—an interior stairway, outdoor work, and the steeple—which now become part of the new owner’s responsibilities. Not counting that work, it takes “quite a few thousand dollars a year to run [the church],” Mr. Halsall said. 

The Trinity Church building was constructed in 1863 in the Greek revival (neo-classical) style, as the Cookshire Wesleyan Methodist Church, and became part of the United Church of Canada in 1925, when various Protestant denominations across Canada merged. 

St. Peter’s as well 

Just down the street from Trinity United is another architectural and historic jewel, St. Peter’s Anglican church, also for sale and also of interest to Gilles Denis, to preserve it and make it available to the community.  

“We’re ready to make an offer,” Mr. Denis said in an earlier interview, adding that he wants to talk with the minister in charge to make it clear his interest is not to make money from the purchase. “I’m waiting for a response from the church community,” he said. 

Comment ne pas dire adieu aux rêves

On demeure dans un paradis, mais la vie dans le Haut-Saint-François peut aussi être précaire.

Notre collaborateur, John Mackley, explique bien son propre exemple dans sa contribution à ce numéro.
Son vécu est dramatique et illustre comment la sécurité personnelle peut être perdue. Nous lui avons demandé alors d’écrire plusieurs autres articles sur les multiples éléments de son expérience. Nous avons aussi demandé des contributions parallèles de femmes ayant passé à travers des vécus aussi graves.

En publiant ces histoires, nous espérons mettre la lumière sur des phénomènes domestiques qui ne sont pas rares. L’étude de la Corporation de développement communautaire du Haut-Saint-François en 2024, Justice pour toutes, révèle que notre région avait un taux d’agressions sexuelles 2,6 fois plus haut que la moyenne canadienne en 2022-2023.

En devenant conscient de ces problèmes, et les vécus réels, nous espérons qu’ensemble, on trouvera les meilleures solutions, qu’on apprenne à les éviter, et qu’on appuie celles et ceux qui se trouvent dans ces situations à en sortir, encore mieux si c’est avec l’aide de l’entourage et de la communauté.

Mais l’éloignement de l’entourage est justement un ingrédient clé dans le poison qui peut en résulter. Dans le Haut-Saint-François, on est souvent plus loin, on s’éloigne, on peut même facilement s’isoler.
C’est justement l’attraction romantique d’une belle région de plein air, de campagne, de forêt et de nature sauvage. Aujourd’hui, tout le monde « rêve la nuit d’avoir [s]on petit lopin de terre », comme Mes Aïeux nous chante depuis 20 ans.

Dans le Haut-Saint-François, beaucoup parmi nous ont réalisé ce rêve, un bel accomplissement en soi.
Mais tout rêve, comme tout paradis, peut avoir son cauchemar. « You call someplace paradise / Kiss it goodbye », selon la chanson des Eagles en 1976. « The gist of the song was that when we find something good, we destroy it by our presence », a dit l’auteur Don Henley, dans une entrevue avec la revue Rolling Stone.

Parfois, on pourrait dire la même chose non seulement de l’environnement, mais aussi de couples et de familles.

On achète notre petit lopin de terre dans le magnifique Haut-Saint-François. On s’éloigne. On met tout notre argent dans la construction du beau chalet, dans la rénovation de la vieille maison ou dans le projet agricole. On devient plus autosuffisant, ce qui nous éloigne encore. Avec l’éloignement vient l’isolement. Avec l’isolement et les nouveaux stress financiers viennent les conflits. Avec les conflits mal gérés viennent la toxicité, l’abus, peut-être les agressions, la violence.

Tout d’un coup, le rêve est devenu cauchemar. On ne l’a pas vu venir. Il faut comprendre ce phénomène important pour nos proches qui se trouvent dans ces situations : dans la phase de rêver, tout est beau… la personne, la maison, le p’tit lopin de terre. Dans la phase de défis, de stress, de conflits, on ne sait jamais, et c’est difficile à prévoir.

Le Haut-Saint-François demeure ce qu’on fait avec. Espérons qu’on le traite toujours comme un paradis, et qu’on traite ceux qu’on aime toujours comme les trésors qu’elles et qu’ils sont… le couple, les enfants et la famille comme les rêves qu’ils devraient être.
Espérons que notre série d’articles aidera.

Trinity

Gilles Denis achète l’église Trinity à Cookshire

« La qualité sonore est incroyable » à l’église bâtie en 1863 par Albert Hazeltine.

La communauté d’expression anglaise vit un autre point tournant dans son histoire locale : l’église Trinity United à Cookshire sera vendue. L’homme d’affaires et philanthrope, Gilles Denis, par l’entremise de son organisme à but non lucratif, Espace culturel Cookshire-Eaton, offre encore le meilleur avenir au patrimoine architectural de la communauté, selon les doyens de l’église Trinity.

M. Denis et sa famille ont créé l’Espace culturel en 2022; l’organisme finalise actuellement l’achat avec l’Église unie du Canada et les fiduciaires locaux, Robert Halsall, Donald Parsons et Pauline Thorneloe.
« Nous savions que c’est la meilleure façon de préserver le bâtiment, » selon M. Halsall en entrevue la semaine passée.

« Les gens de Cookshire l’ont bâti, et c’est leur église, » de dire M. Parsons. « C’est notre église à vendre; c’est aux gens de Cookshire à décider. » L’Église unie du Canada a « approuvé la vente », selon M. Halsall.

« Nous pouvons toujours l’utiliser comme congrégation », a dit M. Parsons. « C’est Gilles Denis qui nous a fait cette offre. »

« C’est important de dire qu’on ne change pas vraiment les choses », selon M. Denis, au sujet des activités régulières de l’église, soit les services du dimanche et les concerts organisés par Espace culturel. Son prochain est cédulé le 8 mars.

Les services religieux poursuivront pour cinq ans ou plus, selon l’entente d’achat.
L’église Trinity travaille avec M. Denis depuis plus de 25 ans pour la prestation de concerts et d’activités culturelles, a dit M. Parsons.

« On nous dit que la qualité sonore est incroyable », mentionne M. Halsall.
La vente est devenue nécessaire pour la communauté locale après qu’elle devait emprunter 100 000 $ pour payer les dommages dus à une fuite de mazout avant la pandémie. « Nous gagnons seulement aux alentours de 5000 $ par année en dons », a dit M. Halsall.

Donald Parsons et sa famille avaient déjà sauvé l’église d’une faillite dans les années 1960, selon M. Halsall, pour payer des dépenses personnellement de sa poche.

Rénovations

D’autres rénovations sont maintenant nécessaires—un escalier intérieur, des travaux extérieurs et le clocher—qui deviennent maintenant la responsabilité du nouveau propriétaire. Sans les compter, ça prend « plusieurs milliers de dollars à chaque année pour opérer [l’église] », de dire M. Halsall.
L’église Trinity a été construite en 1863 dans le style Greek Revival (néoclassique), en tant que Cookshire Wesleyan Methodist Church, qui s’est jointe à l’Église unie du Canada lors de la fusion de plusieurs dénominations protestantes à travers le Canada, en 1925.

Et St. Peter’s ?

Un peu en bas, aussi sur la rue Principale Ouest de Cookshire, on retrouve un autre bijou architectural et historique, l’église anglicane St. Peter’s, qui est aussi à vendre et qui intéresse Gilles Denis. Il aimerait la préserver et la rendre accessible à la communauté.

« Nous sommes prêts à faire une offre », a dit M. Denis dans une entrevue en janvier. Il aimerait parler avec le révérend en charge pour clarifier que son intérêt n’est pas pour faire de l’argent. « J’attends une réponse de la communauté de l’église », a-t-il précisé.

Polyvalente

La Journée internationale du Haut-Saint-François

Maxime Mainville (en arrière) du Carrefour jeunesse-emploi a accompagné l’élève Rejäik Mohamed Amine pour identifier les municipalités du Haut-Saint-François.

Environ 120 élèves de la polyvalente Louis-Saint-Laurent à East Angus ont participé à la Journée internationale du Haut-Saint-François le 21 janvier dernier, pour les encourager à devenir de meilleurs citoyens, selon les organisateurs.

Neuf organismes communautaires ont participé à l’évènement, qui se déroulait à l’école pendant l’heure du midi, avec plusieurs activités qui informaient les élèves sur la région. Le Carrefour jeunesse-emploi avait une grande carte de la région et les élèves devaient identifier l’emplacement de chaque municipalité qui fait partie de la MRC du Haut-Saint-François.

Martin Monette de la CDC a aidé les jeunes à faire le rallye dans les corridors de la polyvalente.

À l’étage, la Corporation de développement communautaire du HSF guidait un rallye à pied pour faire vivre les murales le long des corridors, chacun portant le nom d’une municipalité. La murale du corridor de Cookshire-Eaton met en valeur l’Expo de Cookshire et le Journal régional du Haut-Saint-François, entre autres.

L’organisation de la Journée s’est faite par le Comité Cité école, formé depuis plus de 15 ans pour augmenter le sentiment d’appartenance des élèves envers la région et pour favoriser leur engagement communautaire, selon Renée-Claude Leroux, qui se dit la seule organisatrice communautaire dans les écoles du Québec.

Elle se souvient quand un élève lui a dit : « Mais je viens d’un trou. » Elle se dévoue à changer de telles perspectives.

Le Parlement au secondaire est aussi organisé par le Comité Cité école, et un programme de bourses est appuyé financièrement par les municipalités et la Caisse Desjardins. « On veut que les élèves reviennent y vivre après leurs études », de dire Mme Leroux.

Biathlon

Des athlètes de l’Estrie et l’Outaouais se démarquent

François Harvey et Zakary Prévost, tous deux du Haut-Saint-François, se sont distingués à la compétition de biathlon à La Patrie le 11 et 12 janvier, alors que leurs pairs de l’équipe de l’Estrie ont rendu compétition forte à l’équipe de Chelsea de l’Outaouais.

Huit équipes ont participé à l’évènement, venues des coins aussi loin que le nord-ouest de l’Ontario et le Vermont, à travers cette frontière de plus en plus difficile à franchir.

Plus de 75 médailles ont été remises aux compétiteurs pour leurs performances aux premiers rangs, incluant une dizaine d’athlètes de chacune des équipes de Chelsea et de l’Estrie, les deux équipes qui ont le plus dominé les podiums.

Mais c’est la joie de vivre et d’y participer qui régnait au site de biathlon, caché entre La Patrie et Chartierville, dans des conditions d’hiver parfaites. Plusieurs skieurs continuaient à patiner le long des sentiers bien après les compétitions; les jeunes glissaient à droite, à gauche et partout dans leurs immenses tubes; la salle à manger bouillonnait d’athlètes et leurs membres de famille à l’heure du dîner; d’autres appréciaient le feu de joie ensemble dehors en cercle avec leurs chocolats chauds; et, même notre ancien collègue, Jean-Claude Vézina, était déguisé en père Noël, pour circuler dans la foule et offrir des cadeaux en remerciements aux bénévoles.

Ensuite, le tout s’est répété en fin de semaine dernière, le 25 et 26 janvier, après que ce journal soit sous presse. Lisez notre numéro du 12 février pour les résultats et notre reportage!

Entretien des chemins, Scott

Ralentissez avant la courbe

Entretien du 5e Rang près du chemin Aukland.

Nous prenons nos chemins à cœur dans le Haut-Saint-François.


Avec raison : il faut les aimer pour vivre dans une région parfois isolée, dans des paysages de fermes et de forêts plutôt que de villages et voisins. Il faut souvent conduire une quinzaine de minutes pour acheter une pinte de lait, sans parler du trajet au boulot pour ceux qui ne passent pas une bonne partie de leur journée sur un tracteur.


Le sujet de nos chemins et de la conduite a attiré de loin le plus de lecteurs à notre journal sur internet ces derniers mois. Notre couverture des ronds-points et des changements à venir sur la route 112 en septembre a eu environ 7500 consultations, un accident de moto en août 4700 consultations et un accident de voiture à Saint-Matthias en novembre 6600 lecteurs.


Lors d’une rencontre avec l’équipe du journal cet automne, le député François Jacques était capable, sans hésitation, de nous dire que 17 000 véhicules passent par la 112 dans notre région par jour.
Sur les autres chemins du Haut-Saint-François, on n’est peut-être pas aussi nombreux, mais le trafic a augmenté de façon très remarquable dans les dernières années, surtout pendant les heures de pointe.
On utilise beaucoup nos chemins, on les connaît bien et on a un grand intérêt concernant leur état. D’ailleurs, j’ai presque organisé une célébration nationale quand la route 257 a été recouverte entre La Patrie et Scotstown, il y a quelques années. Maintenant, je ferai peut-être la même quand le chemin Mitchell juste à l’est de Huntingville sera refait, ainsi que certains bouts de la 212 entre Cookshire et Island Brook.


Mais, selon mon expérience, nos chemins du Haut-Saint-François sont généralement bien entretenus. Je demeure dans un cul-de-sac à Newport avec seulement cinq autres résidences à temps plein, mais notre chemin de terre est presque religieusement déneigé, gratté et/ou sablé à 4 h 30 chaque matin, au moins. Lors de mon tour de la région pour la distribution du journal pendant la grève, j’étais toujours accueilli par des chemins bien entretenus, que ce soit la 253 vers Saint-Malo, la 210 et sa « côte à Chabot » à Chartierville ou la 214 entre Scotstown et Bury.


Ironiquement, après avoir commencé à écrire cette lettre, j’ai fait une sortie, ou demi-sortie, de route de la 212 avant Noël. C’était la journée où la pluie devenait de plus en plus en neige, surtout en montant de Sherbrooke à mon chez moi à Island Brook. J’ai commis l’erreur que mon père m’avait enseigné à ne pas faire, il y a déjà 42 ans.


Je calcule que dans toutes ces années de conduite, je dois avoir couvert au moins 1,26 millions de kilomètres, et le pire que j’ai vécu est deux demi-sorties de route; aucune réclamation d’assurance à part de la grêle à Mont St-Hilaire il y a 20 ans et un chevreuil qui a rentré dans ma voiture, aussi avant Noël, au lieu de l’inverse.


Les quelques fois que j’ai perdu le contrôle étaient presque toujours pour la même raison : j’ai ralenti dans la courbe au lieu d’avant. Ce que mon père essayait de m’apprendre, et que le prof de moto a aussi fait plus tard, c’est que le véhicule veut aller tout droit dans une courbe. En freinant ou même simplement en laissant aller l’accélérateur, le véhicule suit moins bien la direction à gauche ou à droite qu’on essaie d’appliquer, surtout en freinant activement.


Dans mon cas en décembre, entre Cookshire et Island Brook, en relâchant la pédale en pleine courbe, mes roues arrière cherchaient à aller tout droit, par en avant… et j’ai perdu le contrôle. La petite Yaris a patiné à droite, ensuite à gauche, peut-être même en pleine pirouette, et finalement on s’est trouvé avec les roues arrière dans le petit fossé et celles d’avant toujours sur l’accotement.


Ça démontre comment on peut toujours apprendre, même après beaucoup d’années et de kilomètres de conduite et même sur des chemins bien entretenus.


(N’est-ce pas aussi symbolique pour la vie, ça, ralentir avant, plutôt que dans la courbe ?)

Merci à tout ce monde qui s’occupe de nos chemins dans le Haut-Saint-François, et bonne année à vous tous et toutes, lecteurs et annonceurs! C’est un grand plaisir et privilège pour nous au journal de vous servir, avec nos informations, notre contenu et l’espace qu’on vous fournit pour vos messages publicitaires.

Les Chevaliers à la cuisine, Nov 2024

Une année d’activités spéciales pour Virage Santé mentale

François Cloutier et Eugène Gagné étaient parmi plusieurs bénévoles qui sont venus en aide lors d’un souper spaghetti à Weedon, le 22 novembre dernier, au bénéfice de la Fondation Pauline Beaudry. Un total de 1490 $ a été amassé et a servi à offrir des bons d’épicerie pour le temps des fêtes à des personnes dans le besoin.


Pauline Beaudry est directrice générale de Virage Santé mentale, qui célèbre ses 40 ans en 2025, avec une longue liste d’activités spéciales, qui ont été lancées jeudi dernier, le 9 janvier, lors d’un 5 à 7 au Centre culturel d’East Angus.


Le dimanche 9 février sera une fête familiale au Centre communautaire de Weedon, avec le Clown Chantois. Et le dimanche 9 mars sera une partie de hockey des Anciens Canadiens de Montréal, qui n’auront aucune chance contre nos légendes locales.

La liste complète des activités se trouve sur le site internet de Virage Santé mentale. Il y a une activité par mois pour l’année, toujours le 9e jour du mois. Une réservation est requise pour chaque évènement, même quand l’activité est offerte gratuitement.


L’anniversaire exact est le 9 décembre 2025, alors la directrice générale Pauline Beaudry a eu l’idée d’organiser une activité par mois au 9e jour; « le C.A. a bien aimé l’idée », de dire Mme Beaudry.

Dudswell

Démissions, roulement, embauches

La mairesse de Dudswell, Mariane Paré, avec sa nouvelle directrice générale, Audrey Mongeau.

L’année 2024 a été marquée d’un roulement majeur dans les municipalités, principalement les directions générales. Lingwick et Newport en ont passé plusieurs, Dudswell en a une nouvelle, et celle d’East Angus a été en arrêt de travail pendant cinq mois.

Les circonstances sont variées, mais dans quelques municipalités, on parlait de climat toxique, pour des raisons souvent complexes.

Déjà, le rôle de directeur général, surtout municipal, n’est pas évident, en partie à cause du fait d’avoir un nouvel employeur aux quatre ans, lors de l’élection de nouveaux membres du conseil et de maire ou mairesse. Les connaissances requises sont nombreuses. Parfois, les dossiers sont conflictuels et le ton du dialogue public se détériore.

On voit souvent de nos jours, surtout dans les bureaux municipaux, des affiches à l’effet que la violence verbale n’est pas tolérée, que ce soit envers les élu.e.s ou les employé.e.s.

Un projet à Sherbrooke vise à trouver des solutions aux incivilités. « Depuis 2021, environ 800 élus municipaux ont remis leur démission », selon la mairesse de Sherbrooke, Évelyne Beaudin, dans un communiqué de presse. « Dans un récent sondage commandé par l’UMQ (Union des municipalités du Québec), on apprenait qu’une grande partie des élus ont subi de la violence verbale ainsi que de l’intimidation ou des menaces. L’heure est grave pour notre démocratie locale. »

Dudswell

« On connaît à l’heure actuelle un temps où tout le monde a un niveau d’intolérance plus élevé qu’avant la pandémie » selon la mairesse de Dudswell, Mariane Paré, en présentant sa nouvelle directrice, Audrey Mongeau, au journal Le Haut-Saint-François en novembre dernier.

Mme Mongeau avait été avertie par son équipe en rentrant en poste en octobre. « C’est un sujet qu’on m’a parlé par l’équipe, en me disant que c’est arrivé des citoyens agressifs qui ont monté dans les bureaux en haut », a-t-elle mentionné.

Mme Mongeau a pourtant été attirée à son nouveau poste en partie par « la diversité des tâches. J’avais besoin d’un emploi qui me permettait d’avoir des tâches plus dynamiques, de travailler sur plusieurs projets en même temps. »

Elle a été référée à la municipalité par une firme de recherche en ressources humaines. Mme Mongeau travaillait auparavant comme avocate et demeure à Sherbrooke. Dudswell lui permet de faire son rôle en partie en télétravail.

« J’ose espérer que la vision qu’on a est attirante pour le personnel », de dire Mme Paré. « On a travaillé les critères de salaires, le télétravail, les congés. »

Newport

À Newport, la nouvelle directrice générale, France Dumont, est rentrée en poste à la mi-novembre, après le départ de deux autres directrices plus tôt cette année. Mme Dumont travaillait auparavant à la Ville de Cookshire-Eaton et demeure à Notre-Dame-des-Bois.

Avec une dizaine d’années d’expérience de travail pour des municipalités, selon elle, « depuis la pandémie, le milieu municipal est devenu très difficile » à cause des incivilités.

Mais quand elle a vu l’offre d’emploi, elle a dit que sa réaction était « Ah, Newport ! » avec un grand plaisir.

Malgré le roulement vécu par plusieurs de ces municipalités, d’autres dans la région profitent d’une continuité et d’une longévité enviables dans leur leadership.

©2026 Journal Le Haut-Saint-François