Scott Stevenson

Scott Stevenson

Scott est le directeur du Journal depuis 2024. Originaire du Canton de Hatley, il demeure sur sa ferme à Island Brook depuis 2012.
Érablière Tradition d'Antan, 11 décembre 2024 cmyk

Un marché de Noël de plus à l’aéroport

L’érablière Tradition d’Antan a eu trois générations pour vendre leurs produits au Marché de Noël de la Fondation Marc Rousseau : les enfants Alice et Hugo Laliberté, leur mère Émilie Gagné et sa mère Liette Poulin.

Trois marchés de Noël sont toujours à venir dans la région, samedi prochain à Bury, La Patrie et Weedon, et sept ont déjà eu lieu, avec moins d’achalandage cette année, selon une organisatrice à Dudswell, mais plus de ventes de cadeaux.

Dudswell

« On a eu quand-même un 200 personnes de moins », de dire la conseillère municipale de Dudswell, Domenica Guzzo, une des organisateurs de la Boîte à cadeaux, qui a eu lieu dans le secteur Bishopton, le samedi 30 novembre et dimanche 1er décembre derniers. « L’important c’est que les exposants m’ont dit qu’ils ont bien vendu ».

La Boîte à cadeaux de Dudswell existe maintenant depuis presque 30 ans. La « Boîte » qui l’abrite plus récemment est l’ancienne église Saint-Clément; auparavant l’évènement se tenait dans le Centre communautaire de Marbleton. Environ 35 bénévoles aident à réaliser le marché, incluant les conseillers Domenica Guzzo et Réjean Simard.

Cette année, les visiteurs étaient accueillis avec la chaleur d’un feu de joie dehors, du chocolat chaud et d’autres boissons, une équipe de la Caisse Desjardins qui offrait jeux et cadeaux, ainsi que les bénévoles de l’évènement qui eux aussi offraient la chance de gagner des prix. Dans le sous-sol, des activités divertissantes étaient animées par un ventriloque et une maquilleuse, entre autres.

East Angus

À East Angus, la fin de semaine précédente, le Marché de Noël de la Fondation Marc Rousseau a réussi à amasser près de 2000 $ au profit des gens en besoin dans la région, une mission à l’année longue pour l’organisme.

« La Fondation remercie la population du Haut-Saint-François et souhaite de joyeuses Fêtes », a dit le président Marc Rousseau en entrevue lors de son marché.

Il a remercié aussi ses bénévoles et organisatrices, incluant Thérèse Palardy et Denise Goulet, ainsi que le Ville de East Angus pour la location gratuite des locaux à la salle des Chevaliers de Colomb.

Les organisateurs étaient un peu moins contents, cependant, avec l’ajout d’un autre marché de Noël dans la région, mais organisé par la Ville de Sherbrooke et tenu à l’Aéroport, situé dans le territoire de Cookshire-Eaton. Ce marché a eu lieu en même temps que ceux de Marc Rousseau et de la Galerie d’art Cookshire-Eaton.

Saint-Isidore-de-Clifton

À Saint-Isidore-de-Clifton, une dizaine d’artisans offraient leurs produits l’avant-midi du 30 novembre, à l’école des Trois-Cantons.

L’auteur et raconteur Sylvain Dodier a captivé jeunes et moins jeunes au marché de Noël de Saint-Isidore-de-Clifton.

« Sylvain Dodier, un raconteur et auteur de livres d’enfants, a captivé l’attention des jeunes garçons et filles avec une de ses histoires », selon notre correspondant de Saint-Isidore, Corey Bellam. « Le père Noël est arrivé vers 11 h et était accueilli par une foule d’enfants excités.

« Chaque année, l’évènement a lieu pour lever des fonds pour des activités d’étudiants. Elle n’est peut-être pas une grande école, mais elle est une partie importante de la communauté », a ajouté M. Bellam.

Francais et anglais

The challenge of balancing French and English content

Earlier this fall, an English-speaking reader called me to ask about a popular series of reports our newspaper published in French about Route 112. Her understanding of French wasn’t good enough to catch the details.

Also this year, I was told by another reader that some of her English-speaking neighbours don’t read the Haut-Saint-François due to its low English content and their lack of comfort reading in French.

We’re disappointed, of course, but I get it. Despite my own high level of bilingualism, reading in French can be enough of an effort in some cases that I don’t want to pursue it. That depends highly on the quality of the written French, which is a message to all writers about how important it is to communicate well—clearly, concisely, and understandably—in whatever language.

The Haut-Saint-François was founded as a French-language newspaper but added some English over the years to also serve and be representative of the minority English-language population. The Upper Saint Francis region’s county municipality—the MRC, as it’s known in French—has a population of 23,000, with about 11% of citizens being English mother tongue. That makes our English-speaking community total about 2500 people.

Unlike the paid-subscription Sherbrooke Record, the Haut-Saint-François is delivered to every address in the 14 municipalities of the region, as well as Saint-Malo, which asked that we distribute to it as well.
The number of pages a newspaper publishes depends heavily on its income, which itself is determined largely by the amount of advertising space clients buy in the newspaper. The more advertisements we sell, the more pages we can publish; and the more pages we can publish, the more space we have for news stories and photos. Similarly, the more space we have for that editorial content, the more room we will have for content in English.

Unfortunately, newspapers have many, many more competitors for advertising space in today’s world, be they other traditional media such as radio and television or, more importantly now, new media such as the Internet, websites, email newsletters, social media and so many other digital sources. Given that lay of the land, we are limited in how much English content we can publish. We would like to publish more, and as our income grows, we will be able to do so.

Along the way, we hope you will continue to read our regular English stories with interest, in the columns and articles by Rachel Garber, John Mackley, Corey Bellam, myself, and others. When there are stories in French only that you would especially like to see in English, continue to let us know. We also encourage you to keep reading other traditional English-language media, such as the Record, the Townships Sun, and local community publications like Bury’s Image.

Postal strike

If the postal strike is still on when we publish this issue, and you happen to be reading it, we encourage you to get an extra copy and give it to a friend, neighbour, or local business. This is our largest and last edition of the year. Without Canada Post, its distribution will be difficult, but we really hope everyone gets a chance to read it and to support our advertisers.

Thank you for your own support and interest—and thank you to our advertising customers, municipalities, federal and provincial representatives, funders, community organizations, and contributors! It has been a pleasure serving and working with you in 2024. We wish you a very happy and restful holiday season, and we look forward to connecting with you again in our first issue of the new year, January 15, 2025.

Radio HSF

Radio HSF reçoit un coup de pouce de Radio Coaticook

Sylvain Madore de la Radio coopérative de Coaticook et Alain Coulombe de la Radio communautaire du Haut-Saint-François lors du transfert d’équipement à Coaticook, le 7 novembre dernier.

Un don important des voisins à Coaticook donne un souffle de plus à l’initiative d’Alain Coulombe de lancer une radio communautaire pour le Haut-Saint-François.

« Notre conseil d’administration n’a pas hésité une minute » à encourager un nouveau collègue dans la région, selon le directeur général, Sylvain Madore, de la Radio coopérative de Coaticook.

Son organisme a donné, ou presque donné en novembre dernier, de l’équipement, comme des consoles, pour aider la Radio communautaire du Haut-Saint-François à démarrer. L’équipement usagé a une valeur d’environ 8000 $ à 10 000 $, selon M. Madore, ou plus de 40 000 $ à l’état neuf. M. Coulombe devait payer seulement 1500 $.

Pour lui, qui est président de la Radio communautaire du Haut-Saint-François, l’achat aide à son organisme de planifier un démarrage plus tôt et de lancer une campagne de financement, prévue pour le début de 2025.

La Radio communautaire attend surtout une approbation du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), mais ce dernier a mis un moratoire sur toute nouvelle licence jusqu’à l’été 2025, sauf exception. Alain Coulombe espère faire partie de ces exceptions.

Avec une licence ou non, la Radio du HSF prévoit commencer à diffuser sur le Web d’ici le printemps prochain. Son plan est d’offrir cinq heures d’actualités par semaine en plus d’une programmation radio complète.

Cookshire municipal library may move to St. Peter’s church

The Upper Saint Francis region is on the cusp of a turning point in its history with the likely sale of the historic St. Peter’s Anglican Church in Cookshire, an architectural jewel built of stone in 1869. 

Local businessman and property developer, Gilles Denis, is currently discussing its purchase with the Anglican Diocese. “I’m waiting for a proposal for an offer to purchase… from the Anglican property manager,” he wrote to the Haut-Saint-François newspaper on December 4. 

“There are plans to sell it, I believe,” said Jim Sweeney, former registrar and property manager for the Diocese. “I haven’t had that confirmed. But people are working on the assumption that it will be sold.” 

The Haut-Saint-François Regional County Municipality (MRC) and Ville de Cookshire-Eaton were already preparing for the eventual sale of the heritage building in 2023 and 2024. The MRC helped a group of citizens make a request to the municipality of Cookshire-Eaton that it cite the property for its historical value, which the municipality did earlier this year. 

Municipal library 

It also wrote a letter of support to Gilles Denis, indicating the municipality’s interest in renting part of the building for the municipal library, to help Mr. Denis seek financing for the purchase, should it occur. 

According to the MRC’s heritage property advisor, Chloë Southam, the church building “can never be demolished,” and the municipal citation represents “a certification of the community’s intention to preserve the building in the long term.” 

The citation also helps the building’s owner apply for grants for restoration, but is not restrictive as in the case of a provincial classification, which the Eaton Corner Academy has received, according to Ms. Southam.  

Gilles Denis owns numerous buildings in Cookshire, including several that are historic. He purchased the St. Peter’s rectory several years ago and converted it into a cultural centre, now known as the Maison John-Henry-Pope. Since then, he also acquired Victoria Hall, still in Cookshire’s historic square on Main Street, and converted it into an art gallery and exhibition hall. Gilles Denis also owns the IGA grocery store in Cookshire. 

Gilles Denis intéressé à acheter l’église Saint-Peter de Cookshire 

La région du Haut-Saint-François vivra un point tournant de son histoire bientôt avec la mise en vente probable de l’église historique Saint-Peter de Cookshire, bâtie par la communauté anglicane en 1869. 

Gilles Denis est en discussion avec le Diocèse anglican pour faire une offre. « J’attends une proposition pour l’offre d’achat de Saint-Peter du responsable de la vente d’immeubles pour les anglicans », a-t-il communiqué au Journal le 4 décembre dernier. 

« Le plan est de vendre l’église, je crois », selon l’ancien registraire et gérant d’immeuble du Diocèse anglican, Jim Sweeney. « Je n’ai pas eu cette confirmation, mais les gens travaillent sous cette supposition qu’elle sera vendue. » 

Déjà, la MRC du Haut-Saint-François et la Ville de Cookshire-Eaton se préparaient en 2023 et 2024 à l’éventualité de la vente de ce bâtiment patrimonial. La MRC a aidé un groupe de citoyens à demander que la Ville cite le bâtiment pour son intérêt patrimonial, ce que la Ville a accepté et fait plus tôt cette année. 

En plus, la Ville a écrit une lettre d’appui à Gilles Denis, indiquant son intérêt à louer une partie du bâtiment pour la bibliothèque municipale, pour aider M. Denis avec son financement de l’achat, s’il y a lieu. 

Selon l’agente de développement en patrimoine immobilier de la MRC, Chloë Southam, l’église ne « pourrait jamais être démolie », et la citation municipale représente « une certification de la volonté de préserver l’immeuble dans le long terme. » 

La citation aiderait aussi l’obtention de subventions permettant la restauration du bâtiment, mais n’est pas restrictive comme une classification provinciale, comme a obtenu l’Académie d’Eaton Corner, selon Mme Southam.  

Gilles Denis est propriétaire de nombreux bâtiments à Cookshire, incluant plusieurs de nature patrimoniale. Il a acheté le presbytère de l’église Saint-Peter il y a plusieurs années et l’a converti en espace culturel maintenant nommé la Maison John-Henry-Pope. 

Depuis, M. Denis a acheté la Victoria Hall, toujours dans le quadrilatère historique de Cookshire, et l’a converti en galerie d’art et salle d’exposition. Gilles Denis est d’ailleurs propriétaire de l’épicerie IGA à Cookshire.  

Des messages directs aux « red flags » 

Une maison à la teinte du soleil doux. Une murale aux couleurs de l’espoir. Un anniversaire brillant malgré la saison sombre… La Passerelle a célébré 40 ans de service à la population le 7 novembre dernier, lors de l’ouverture officielle de sa petite maison jaune à Cookshire. 

Le Centre des femmes du Haut-Saint-François a évolué depuis ses premiers jours au nom de « La Passerelle Weedon Inc. » et au budget annuel de 7700 $. Comme la rénovation récente de ses locaux, l’organisme se renouvelle et continue d’innover. 

Sa responsable de l’accueil, de la formation et de l’intégration, Andrée Larrivée est avec l’organisme depuis son début. « Ça l’a contribué a forgé la personne que je suis aujourd’hui », a-t-elle dit à une quarantaine de personnes présentes pour la célébration, incluant une dizaine d’hommes. « Même s’il y a des moments plus difficiles; même si on entend et on constate, on est témoin de situations qui sont inacceptables, c’est quand même un privilège de pouvoir exercer ce travail-là à tous les jours. » 

La Passerelle a décidé à sa dernière assemblée générale annuelle de revoir le mot « femmes » dans son nom, pour être plus représentatif de la diversité de sa clientèle. « Le Centre accueille les femmes et les personnes de la pluralité de genre (excluant les hommes-cis), » selon son site internet. 

(« Cisgenre » ou « cis » veut dire avoir une identité du même genre assigné à la naissance, selon l’Office québécois de la langue française, comparé à « transgenre ».) 

Des actions contre la violence 

Pour les 12 jours d’action annuels qui précèdent l’anniversaire de la tuerie de la Polytechnique Montréal le 6 décembre 1989, La Passerelle publie des messages cette année sur sa page Facebook au thématique « Ne sois pas un red flag ». 

« Être un red flag, c’est une personne qui a des comportements irrespectueux à travers un continuum de violences » selon Marilyn Ouellet, responsable des communications à La Passerelle. « C’est une personne qui banalise certaines attitudes pouvant être ou devenir problématique, voire toxique. 

« Je pense que toutes les personnes violentes font des red flags, mais toutes les personnes qui font des red flags ne sont pas nécessairement dangereuses. On est dans une société qui banalise ces gestes-là, donc ils apprennent que ce n’est pas ‘grave’. » 

Elle dit que cette appellation de drapeau rouge en anglais « ne réfère pas à une liste en particulier, il y a tellement de comportements diversifiés. 

« De plus en plus de femmes vivent la violence conjugale » dans la région du Haut-Saint-François, mentionne Mme Ouellet en entrevue.  

Le Rapport de recherche et plan de mise en œuvre : Justice pour toutes, publié par la Corporation de développement communautaire du Haut-Saint-François plus tôt cette année, confirme sa déclaration. « Pour l’année 2022-2023, ce sont 57 agressions sexuelles rapportées à la police…, ce qui est 2,6 fois plus élevé que la moyenne canadienne. » 

Selon Mme Ouellet, un nouveau cycle de problèmes s’est installé cette année où les femmes en situation de violence conjugales se trouvent sans logement à cause d’un « monstre de bureaucratie » au Directeur de la protection de la jeunesse (DPJ) ainsi que la pénurie de logements dans la région et à l’extérieur. Le Centre des femmes a d’ailleurs présenté un film sur la crise du logement en novembre. 

Scotstown I, John Mackley

Young voices brighten Remembrance Day

The Bury ceremony on Saturday, November 9.

Cookshire Elementary School served as a nearly 50-member choir for Remembrance Day in Cookshire on Monday, November 11, becoming the highlight of an otherwise somber, grey, and rainy day.
Emcee Bob Halsall gave the students a special thank you as the sacrifices of veterans were remembered.

“You are our future,” he said in English to the students after their performance. “You are the ones that are showing us, the way you just sang. You are our future leaders. And we thank you for doing this! We’re really glad you participated with us.”

Their participation added to the 30 or so other people attending the Cookshire ceremony, including service men and women, members of the Legion and Army, Navy, Air Force Vets, minister of the Sawyerville Baptist Church, federal and provincial representatives, the mayor of Cookshire-Eaton, and others.

The Cookshire commemoration was held in French and English and followed six other Remembrance ceremonies in the Upper Saint Francis region. The final one in Island Brook later that afternoon completed the tour for vets, dignitaries, and organizers.

Saturday in Weedon, Scotstown, and Bury, and Sunday in East Angus, participants enjoyed rarer Remembrance sunshine. In Cookshire, the rain paused just long enough for activities to take place—and for the special light brought by youth to shine through.

Tourner une crise en opportunité

Le programme Ose le Haut, de la Municipalité régionale de comté du Haut-Saint-François, vise à attirer et accueillir des visiteurs et nouveaux résidents à la région.

J’irai contre le courant avec une vision différente ici. Souvent, une crise amène aussi de l’opportunité. Dans la région du Haut-Saint-François, à travers le Québec, et nationalement, on risque de vivre une crise économique après le changement de pouvoir chez nos voisins du Sud en janvier.

La nouvelle administration élue aux États-Unis ne s’est pas exprimée très favorable à recevoir nos produits, à échanger avec nous sous nos politiques actuelles ou à recevoir de nouveaux arrivants, que ce soit de chez nous ou ailleurs. Mais, notre économie dépend beaucoup de nos ventes aux Américains, d’où le risque d’une crise économique chez nous.

Selon les analystes, cette nouvelle administration mettra aussi de la pression contre notre système de gestion de l’offre, qui contrôle la quantité de biens ainsi que leurs prix, comme le lait, le sirop d’érable, la volaille et le bois, que nous produisons.

Déjà, notre économie et notre société subissent de pressions importantes : la hausse des prix, le manque de main-d’œuvre et les coûts grandissants de nos services publics, surtout en santé. Proportionnellement, de moins en moins de jeunes doivent épauler le fardeau de notre système de sécurité sociale, qui dessert une population vieillissante.

Nos fermes n’ont pas assez d’ouvriers, les hôpitaux manquent d’infirmiers et de médecins, et nous n’avons pas assez de travailleurs et d’entrepreneurs de la construction pour répondre à la demande criante pour bâtir et entretenir nos logements.

En même temps, sous la nouvelle administration américaine, on s’attend à voir la plus grande déportation d’immigrants dans son histoire. « Les États-Unis sont pour les Américains seulement » qu’une voix en faveur de cette nouvelle administration a dit après les élections.
Pourquoi qu’on ne fait pas le contraire au Canada ?

« Le Canada est accueillant! Le Québec est fort de son ouverture au monde. Ose le Haut ! 
« Mon pays, ce n’est pas juste pour moi. J’ai besoin de mes voisins – les vieux, les jeunes et les nouveaux. »

Non seulement notre économie pourrait éviter le pire d’une crise potentielle, elle pourrait au contraire vivre une nouvelle ère d’essor si on recevait plus de nouveaux résidents venus d’ailleurs. Ce serait plus de personnes à qui vendre nos œufs, notre viande, notre lait, notre sirop d’érable. Ce serait plus de personnes à remplir nos postes en agriculture, en administration, en santé et services sociaux. Ce serait plus de personnes à payer les impôts nécessaires pour financer nos programmes d’aide sociale – qui sont de plus en plus recherchés par notre propre population vieillissante. Ce serait aussi plus de personnes pour bâtir et maintenir nos maisons et appartements.

Malheureusement, le courant populaire voit l’immigration comme un fardeau au lieu d’un atout : comme si de nouveaux voisins occupent nos logements sans contribuer à leur construction; comme si de nouveaux résidents bénéficient de nos programmes sociaux sans y contribuer.

Mais en réalité, qui pensez-vous est plus apte à faire une contribution positive : celui qui est citoyen actuel depuis longtemps et qui reçoit les services de santé, l’assurance chômage quelques mois par année, ses routes déneigées et pavées, sa garderie subventionnée, et qui paie autant qu’il peut en dessous de la table…; ou celui qui arrive d’un pays duquel il préférait partir pour rebâtir une meilleure vie ?
Les différentes expériences vécues ailleurs peuvent amener une grande appréciation pour et un engagement dans nos systèmes et institutions, qui ont maintenant besoin de plus d’appuis.
Au Québec et ailleurs au Canada, nous fermons nos portes de plus en plus à l’immigration. Nous ne pensons pas être prêts, pas avoir assez d’espace, assez d’argent. Dans certains contextes, on peut comprendre. Surtout, c’est clair qu’il manque de logements.

Nous vivons aussi une vague de conservatisme qui aura l’effet de démanteler une partie du filet de sécurité sociale. Si on ajoute la pression qui arrivera de nos voisins du Sud contre notre système de gestion de l’offre, je crois qu’on peut s’attendre à une ère de dérèglementation.

Ce ne sera pas tout mauvais si ça nous permet de créer plus rapidement des logements, plus facilement engager de nouvelles infirmières et médecins, plus efficacement avoir de l’aide sur nos fermes.

Surtout, si nous pouvons nous sentir plus ouverts à recevoir de nouveaux arrivants et citoyens – avec une campagne de préparation à tous les niveaux – peut-être notre avenir économique et social pourrait être plus prometteur.

La voix des jeunes illumine le Jour du Souvenir

Les élèves de la Cookshire Elementary School à la cérémonie de Cookshire, le 11 novembre.

La chorale d’une cinquantaine d’élèves de la Cookshire Elementary School a fait le moment fort de la commémoration du jour du Souvenir à Cookshire le lundi 11 novembre, autrement gris et pluvieux.
Le maître des cérémonies, Bob Halsall, a pris l’occasion pour un remerciement spécial aux jeunes lors du rappel aux sacrifices des anciens et anciennes combattant(e)s.

« Vous êtes notre avenir », a-t-il dit en anglais aux jeunes après leur prestation. « Vous êtes ceux qui nous démontrent la voie, dans la façon dont vous venez de chanter. Vous êtes nos prochains dirigeants. Et nous vous remercions d’avoir [chanté] ! Nous sommes très heureux que vous ayez participé avec nous. »

À cette participation s’ajoutait une trentaine d’autres personnes à la cérémonie de Cookshire, incluant militaires, membres de la Légion et de la Army, Navy, Air Force Vets, ministre de l’Église baptiste de Sawyerville, députés provincial et fédéral et le maire de Cookshire-Eaton.

La commémoration à Cookshire, menée en français et en anglais, suivait six autres dans la région du Haut-Saint-François, et celle d’Island Brook terminait la tournée des vétérans, organisateurs et dignitaires le lundi après-midi.

Samedi à Weedon, Scotstown et Bury, et dimanche à East Angus, les célébrants ont profité d’un temps ensoleillé. À Cookshire, la pluie a pris une pause parfaite pour les activités et pour la lumière spéciale amenée par les jeunes.

Carrefour jeunesse-emploi HSF celebrates 25 years

The CJE’s team. From left to right : Sylvain Lessard, Maxime Mainville, Diane Groleau, Nicolas Coutu, Audrey Vallée, Ginette Jolin, Stéphanie Dubreuil, Judith Olson and Isabelle Poulin-Rioux.

Around 1999, Randi Heatherington of East Angus was asked by Michel Beauchamp, then director of New Horizons Adult Education Centre in Sherbrooke, to help start a program for youth in the Upper Saint Francis region. Last month, some 25 years later, Heatherington and other founding members, along with staff, board members, and friends, highlighted the Carrefour jeunesse-emploi’s quarter century of successes. 

The 25th anniversary celebration was held on October 17 at the Café Laurier in East Angus, just across the Saint Francis from the Carrefour jeunesse-emploi (CJE) du Haut-Saint-François’s offices.  

Five short videos were presented, featuring key figures in the organization’s history, including Kasey Statton, Dominic Provost, Mathieu Drouin, Olivier Jean, and Mégane Beaudoin. Some of the videos are now published on the organization’s Facebook page

A community crosses boundaries to help youth 

Intervention coordinator Judith Olson was especially moved to point out a letter published in the Haut-Saint-François last year and co-authored by Kasey Statton, one of the CJE’s former youth clients. 

“Whether due to isolation, lack of self-confidence, or difficulty managing our emotions, we as men get stuck when it’s time to ask for help,” Statton wrote in his July 2023 letter “What is a man today?” in French. “Despite our different paths in life and our young age, we all have one thing in common, that of silence. We are now more aware of the problem, and now it’s our turn to speak.” 

Speak, he did, and ask for help, he also did, turning his story into one of the many CJE successes celebrated last month. 

Executive director Sylvain Lessard was also featured in the videos and was among the founding group 25 years ago. He spoke of his pride in those successes and in the continuing offer of services to the community in both French and English. 

Le Carrefour jeunesse-emploi célèbre ses 25 ans 

L’équipe du CJE. De gauche à droite : Sylvain Lessard, Nicolas Coutu, Isabelle Poulin-Rioux, Judith Olson, Ginette Jolin, Audrey Vallée, Diane Groleau, Maxime Mainville et Stéphanie Dubreuil.  

En 1999, Randi Heatherington d’East Angus s’est fait demander par Michel Beauchamp, alors directeur du New Horizons Adult Education Centre de Sherbrooke, d’aider à démarrer un programme pour les jeunes du Haut-Saint-François. Le mois dernier, 25 ans plus tard, Heatherington et des membres fondateurs, du personnel, du conseil d’administration et d’amis ont souligné les 25 années de succès du Carrefour jeunesse-emploi (CJE).  

La célébration s’est tenue le 17 octobre au Café Laurier d’East Angus, situé de l’autre côté de la rivière Saint-François des bureaux du CJE. Cinq courtes vidéos ont été présentées, mettant en vedette des personnages clés de l’histoire de l’organisme : Kasey Statton, Dominic Provost, Mathieu Drouin, Olivier Jean et Mégane Beaudoin. Trois de ces vidéos sont désormais accessibles sur la page Facebook de l’organisme

Quand la communauté se mobilise pour aider la jeunesse  

La coordonnatrice aux services d’intervention Judith Olson a rappelé avec émotion une lettre publiée dans nos pages l’année dernière et coécrite par Kasey Statton, un ancien bénéficiaire du CJE. « Que ce soit dû à l’isolement, au manque de confiance en soi ou à la difficulté de gérer ses émotions, nous, les hommes, avons un blocage quand vient le temps d’aller chercher de l’aide. Malgré nos différents trajets de vie et notre jeune âge, nous avons tous un point en commun, celui du silence. Nous sommes maintenant plus conscients du problème et c’est désormais à notre tour de prendre la parole. » 

Depuis, il a pris parole et a demandé de l’aide, faisant de son parcours une des nombreuses réussites que le CJE célébrait le mois dernier. Le directeur général Sylvain Lessard était aussi mis de l’avant dans l’une des vidéos en tant que membre fondateur il y a 25 ans. Il a témoigné de sa fierté envers ces histoires à succès et de l’offre de services en français et en anglais au profit de la communauté.  

Newport

La recherche de directeur général continue à Newport

Les municipalités de Dudswell et de Lingwick ont dernièrement nominé de nouvelles directrices générales, Audrey Mongeau à Dudswell et Holly Dobb à Lingwick, lors d’une période de pénurie et roulement difficile dans les municipalités du Québec.

À la Municipalité de Newport, le poste est toujours ouvert après le départ de Hélène Dumais en octobre. En réponse à sa recherche de candidats, la municipalité avait six soumissions en fin d’octobre et se préparait pour passer des entrevues, selon la mairesse suppléante Anne Marie Dubeau.

« Nous ne sommes pas les seules à chercher », a-t-elle dit. « C’est un poste très difficile à remplir. Il y a beaucoup de pression. Les gouvernements nous transfèrent beaucoup de responsabilités ».
L’ancienne directrice générale, Lise Houle, est revenue en poste entretemps pour aider Newport pendant sa recherche.

À Dudswell

Avant de rejoindre la Municipalité de Dudswell, Audrey Mongeau a exercé en pratique privée en tant qu’avocate dans un cabinet de Sherbrooke. Elle est aussi activement impliquée dans sa communauté, en partie comme vice-présidente de la Cuisine collective le blé d’Or, où elle s’investit particulièrement dans la gouvernance de l’organisme.

Mme Mongeau remplace Solange Masson, qui a pris un poste d’agente de développement à la Corporation du développement communautaire du Haut-Saint-François, basée à East Angus.

Journal papier

Des amis du journalisme indépendant

On me dit, parmi de beaux compliments sur le journal ces jours-ci, qu’il est pourtant mince.
Je suis d’accord.

Ce qu’il faut savoir, c’est que le nombre de pages d’un quotidien, hebdomadaire ou autre journal est généralement dicté par la quantité de publicité. Au Haut-Saint-François, on essaie de jouer aux alentours de 50 pour cent de publicité pour 50 pour cent de contenu journalistique.
Cela vise la rentabilité.

Mais pour notre organisme à but non lucratif qui publie le journal, la rentabilité n’est pas question de profits, plutôt de payer toutes les dépenses reliées à la publication et distribution gratuite d’un journal de qualité. Le plus de contenu journalistique que nous publions, meilleure sera notre qualité.

Avec l’explosion des sources d’information aujourd’hui—et l’implosion de la société, bien prévue en 1964 par le prof torontois Marshall McLuhan—il est maintenant plus difficile de publier un journal qui réussit à payer toutes ses dépenses. L’intérêt et surtout les sources de revenus ont aussi explosé; les petits morceaux qui en résultent doivent être partagés par beaucoup de bouches affamées.
Pourtant, un journal communautaire est une source d’information toujours centrale, fiable et essentielle à la société.

En reconnaissance de ce fait, les gouvernements viennent en aide. Le Haut-Saint-François, comme tant d’autres journaux de nos jours, reçoit des subventions du ministère de la Culture et des Communications du Québec et parfois fédérales de Patrimoine canadien, et bénéficie d’ententes d’appui avec les municipalités de notre région. Les gouvernements nous aident alors à imprimer et distribuer gratuitement autant de copies, 12 129, et de maintenir environ 50 pour cent de l’espace du journal pour le contenu journalistique, parfois plus.

À ma surprise récemment, deux associations professionnelles et communautaires ont lancé une campagne de pression pour avoir un appui plus large du gouvernement provincial. L’objectif en soi n’est pas mauvais, mais le ton de la campagne n’a pas fait de partisans à la table de notre conseil d’administration.

En fait, nous sommes reconnaissants de l’aide que nous recevons en soutien financier. Avons-nous besoin de plus? Oui! Mais nous ne le considérons pas un droit ou une obligation de la part du gouvernement.
Nous reconnaissons et nous vivons le besoin pour cette aide lors de ce passage difficile pour le journalisme fiable dans notre société actuelle; nous acceptons l’aide, mais nous cherchons aussi d’autres façons durables et autonomes pour nous assurer de notre qualité et pérennité.

Ce ne serait pas vrai de dire que nous ne sommes pas une source indépendante de l’information journalistique parce que nous recevons des subventions. Tout comme ce n’est pas vrai de dire la même chose de Radio-Canada parce qu’elle est financée par le gouvernement fédéral. Un média entièrement financé par le secteur privé a autant de vulnérabilités à son indépendance qu’un média financé par le public.

Nous avons tous des liens aux autres, que ce soit comme individus ou comme entreprises médiatiques. L’indépendance est protégée surtout par le professionnalisme des personnes qui travaillent pour l’entreprise, par une diversité des sources de revenus ainsi que par des politiques et façons de faire de l’organisme.

Dans ce sens, votre journal communautaire, Le Haut-Saint-François, lance fièrement un nouveau programme, les Amis du Journal, justement pour diversifier nos sources de revenus, améliorer notre service à la communauté et resserrer les liens entre vous et nous.

C’est une occasion de démontrer de la conviction envers l’économie locale, le journal communautaire et le journalisme indépendant. Et c’est une occasion de bénéficier de toute la visibilité et la qualité des communications que votre journal communautaire peut offrir—aux individus, organismes et entreprises.
Informez-vous! Nous espérons vous compter parmi nos Ami.es.

Savonnerie

Une nouvelle fleur dans l’offre d’East Angus

Sonya Ann Legault et sa famille viennent d’ouvrir leur savonnerie sur la rue Saint-Pierre à East Angus.

Une grande incarnation du potentiel pour une nouvelle économie locale, la petite boutique de la Savonnerie Saponaria a ouvert ses portes officiellement au public à East Angus, le 17 octobre dernier.

La Savonnerie a pignon sur la rue Saint-Pierre pour son atelier et son magasin, en face d’un petit carré urbain avec d’autres commerces alléchants autour, comme le Square Victoria et Marie Gourmet.

Un piano se trouve au centre de toute cette offre, dehors sous le toit d’un gazébo, au milieu du modeste, mais invitant carré de verdure—une inspiration à venir jouer, participer, célébrer, apprécier.

C’est une ambiance accueillante qui n’a sûrement pas passée inaperçue par la fondatrice de la Savonnerie, Sonya Ann Legault. Elle et son conjoint, Mario Gélinas, ont choisi de déménager leur petite entreprise de Gatineau à son tout nouveau siège social à notre propre East Angus.

« On voulait faire partie d’une petite communauté », a dit Mme Legault en entrevue lors de son ouverture officielle. « La communauté est très accueillante. C’est vraiment une belle ville », selon M. Gélinas.

La beauté de la région aussi a fait attraction aux deux, mais leur fille, Alexandra Legault, et son conjoint, Marc-André Fontaine, demeuraient déjà à Sherbrooke. Les quatre membres de la famille travaillent pour la Savonnerie, du moins à temps partiel.

Le vente de leurs produits—savons, bombes de bains, bougies et autres produits connexes—se fait surtout en ligne, mais le succès de l’entreprise et la reconnaissance envers leur nouveau milieu ont amené les propriétaires à ouvrir aussi la boutique locale.

Son lieu sert non seulement à la présentation de leurs produits, mais aussi comme atelier pour la fabrication de leurs savons.

Le démarrage de l’entreprise il y a 12 ans s’est fait par une participation aux marchés agricoles, aux expositions en sous-sol d’églises et par la bouche à oreille. Les ventes se font beaucoup aux individus, mais aussi à plusieurs distributeurs, « beaucoup en Outaouais, mais on commence à développer plus aux Cantons-de-l’Est », de mentionner Mme Legault.

Si la Saponaria ajoute une nouvelle offre et façon de faire à l’économie locale, ses fidèles et voisins apprécient aussi les belles odeurs qu’une savonnerie amène au local.

School board acclamations

Martinville resident Mary-Ellen Kirby returns as our region’s commissioner at the Eastern Townships School Board (ETSB), following school board elections held in the English-language system this fall. All candidates for the ETSB were acclaimed, meaning only one person was interested in running for each seat.

Community representation by election is a carefully guarded right that English-language school boards are managing to protect through major recent changes by the Quebec government. French-language schools, on the other hand, are now managed by “service centres” rather than publicly elected school boards.

Boutique Rousseau

Un nouveau local pour la Boutique Rousseau

Gilles Doyon et Marc Rousseau au nouveau local de la Boutique de bienfaisance.

En crise de logement et manque de locaux, la créativité et la générosité règnent. En juillet dernier, la Fondation Marc Rousseau cherchait un nouveau local pour sa boutique. Un appel général lancé au public a trouvé un bon samaritain en juste deux jours. Trois mois plus tard, un espace d’entreposage a été converti en local commercial, et le 10 octobre dernier, la Fondation a ouvert officiellement sa boutique. 

Une pluie froide et un vent du nord ont pourtant annoncé un évènement d’ouverture possiblement sombre. Un chapiteau prêté par la Ville de East Angus abritait quelques fidèles qui se réchauffaient autour de deux feux à propane. Guy Rousseau préparait des hot dogs sur le barbecue. Marc Rousseau lui-même m’a accueilli. Personne ne parlait beaucoup.

À l’intérieur, quelques autres visiteurs circulaient et surveillaient les produits offerts, de bonnes idées cadeaux. On admirait le talent de l’artiste Thérèse Palardy en exposition sur les murs. Plusieurs ont fait des premiers achats de produits ici et là.

Avec l’arrivée du propriétaire du bâtiment, Gilles Doyon, M. Rousseau a rassemblé les participants à l’intérieur pour parler du projet. En cercle autour de Marc, le froid et la pluie laissés dehors, le groupe est devenu plus animé, plus heureux, avec des blagues, des félicitations, des questions, des commentaires.  

M. Rousseau a présenté une bouteille de champagne en remerciements à Gilles Doyon, propriétaire du Centre de Rénovation BMR à East Angus, et un bouquet de fleurs à sa conjointe, Tina Houde. M. Doyon permet à la Boutique d’utiliser son nouveau local gratuitement. Son inspiration ?
« Marc, c’est le bénévole du village », m’a répondu M. Doyon.  

Justement, M. Rousseau a créé sa Fondation en 2019 pour aider les gens de la région dans les plus grands besoins. Les argents ramassés par la vente de produits à la Boutique contribuent au financement de la Fondation, comme c’est le cas à la cantine de l’aréna. 

En plus de ses multiples produits et idées cadeaux, la Boutique offrira un service d’emballage de cadeaux pour Noël, toujours par des bénévoles. En plus, la Fondation organise un Marché de Noël le 23 et 24 novembre à la salle des Chevaliers de Colomb d’East Angus.

L’effort est collectif. Nicole Rousseau, vice-présidente de la Fondation, a mentionné l’aide importante de la Ville de East Angus dans leurs projets de bienfaisance. Le conjoint de Mme Rousseau, Éric Loubier de Transport Réal Loubier et Fils, de Lingwick, a donné 10 000 $ pour l’achat d’un mini-van à la Fondation qui aidera avec le transport des biens. 

D’autres membres du conseil d’administration de la Fondation démontraient leur appui aussi : Josée Bourassa, secrétaire, Stéphanie Hudon, trésorière, et Guy et Luc Rousseau, tous les deux administrateurs.

Sur un ton plus personnel, Marc Rousseau a mentionné qu’il demeure à East Angus depuis 40 ans, et que même s’il est très attaché à la ville, la Fondation aide les gens partout dans la région. Aussi, que tout le monde est capable d’accomplir des gestes comme le sien.

« En même temps, je voulais démontrer que même si on n’est pas instruit, moi j’ai vécu ça, je n’ai pas fait des études, on est capable de faire quelque chose dans la vie », a ajouté Marc Rousseau. « Je veux que le monde comprenne que les étudiants dans les écoles en cheminement particulier, dans les classes spéciales, sont tous aussi capables de faire quelque chose. »

Là, la chaleur humaine avait été très bien senti à l’ouverture du local de la Boutique. 
Les demandes d’aide de la Fondation peuvent se faire par l’entremise du CLSC, de la Relève du Haut-Saint-François ou d’un formulaire en ligne sur la page Facebook de la Fondation.

Coucher de soleil

Des trompe-l’œil partout

Un coucher de soleil exagéré par l’appareil cellulaire.

Vous avez peut-être déjà remarqué maintenant que vos photos cellulaires du beau coucher de soleil ou des aurores boréales sont plus belles que vous avez vu à l’œil, en réalité. Justement, les nouveaux appareils semblent augmenter et exagérer la réalité. Les nouvelles technologies nous trompent.

Ça fait penser aux conversations dans les médias sociaux, surtout aux différences d’opinion. Nos différences sont exagérées par les algorithmes ainsi que par la simple vitesse de communication, entre autres, des nouvelles technologies. Tout d’un coup, l’ami avec qui on pouvait trouver un terrain commun dans le passé a maintenant des croyances, nourries par les médias sociaux, qui sont exagérées, et nous ne sommes plus capable de s’entendre.

Dans une campagne pour la Semaine nationale des journaux plus tôt ce mois, les Médias d’Info Canada ont invité le public à un « retour à la réalité, en rendant hommage aux personnes qui produisent de vraies nouvelles…, c’est-à-dire un contenu qui fait l’objet de recherches et de vérifications avant d’être publié », selon un communiqué publié sur le site communitywire.ca le 7 octobre dernier.

En fait, la différence entre un journal communautaire et un média social est comme celle entre un producteur de pomme du Haut-Saint-François et un méga verger californien ou chinois. À qui faites-vous le plus confiance ? Pourquoi ?

Mais peut-être le méga verger californien achète des pommes produites dans le Haut-Saint-François et nous les revend. Est-ce si mauvais ? La différence est surtout dans le traitement des pommes, le traitement des informations. Est-ce qu’on veut un monde où le dialogue public et le partage des informations se passent par une méga entreprise privée dans un pays lointain ? Est-ce qu’on veut le type de dialogue présent dans les médias sociaux aujourd’hui ? Avec une exagération de la réalité ?
Quand votre journal communautaire choisit mal le titre d’un article, n’est pas assez équilibré dans son traitement d’un débat, ou critique d’une façon injuste, vous prenez le téléphone et vous appelez la journaliste ou le directeur. Bonne chance à le faire avec votre média social !

Une campagne semblable aura lieu à travers le Québec le 3 novembre prochain sous le titre « Je dépense local ». L’idée est d’arrêter le saignement de notre économie par les campagnes styles « Black Friday » et l’achat à ces occasions de produits de mégas entreprises d’ailleurs.

Vous avez peut-être déjà remarqué maintenant que le prix n’est pas un idéal en soi dans la vie. Un bas prix vient avec d’autres coûts, comme la qualité, mais aussi, de nos jours, comme la pérennité d’entreprises locales. Il n’y a plus de magasin général à Island Brook où acheter une pinte de lait ou du pain parce que nous avons préféré les acheter à plus bas prix en ville. Il n’y aura plus d’IGA à Cookshire ou East Angus à l’avenir si on préfère toujours acheter à plus bas prix à Sherbrooke ou de compagnies lointaines qui livrent le lendemain.

Il n’y aura non plus de journaux communautaires si on préfère défiler d’une distraction à une autre en ligne, d’une petite bouchée éphémère d’information à une autre. Vous lirez dans ces pages que le journal communautaire de Dudswell, Le Papotin, célèbre ses 40 ans. Encouragez vos voisins, vos jeunes à continuer de le fidéliser. Si non, on risque de perdre ses institutions vitales à la santé de nos communautés et de nos relations humaines.

Le Journal régional Le Haut-Saint-François a été créé en 1986 en partie pour « favoriser… un dynamisme » au plan de l’économie et la société de la région. Nous continuerons à le faire, avec une fiabilité et crédibilité sans pareil—en produisant « un contenu qui fait l’objet de recherches et de vérifications avant d’être publié ».

Suivez-nous de près dans les prochains mois pour voir à quel point un journal communautaire peut aider à renforcer, au lieu de distancier, les liens entre nous.

Jean-Paul Gendron

La Régie dit oui au projet du Syndicat

« On est tous des passionnés », selon Jean-Paul Gendron.

Après deux tentatives par le Syndicat des Producteurs forestiers du Sud du Québec, la Régie des marchés agricoles et alimentaires a approuvé le 9 septembre dernier son projet de mise en marché collective du bois de sciage.

« La décision rendue par la Régie vient récompenser plus de sept ans de mobilisation et d’efforts des producteurs forestiers du Sud du Québec », a dit André Roy, président du Syndicat et militant pour le projet depuis son début. « Cette victoire leur permet maintenant d’espérer des conditions de mise en marché dignes de ce nom, et aussi, leur juste part des profits générés par la filière. »

Le règlement adopté par la Régie permettra une mise en marché collective pour la vente des billots de sapin et d’épinette. Le but est d’avoir le même prix de vente dans toute la région pour égaliser le marché entre les gros producteurs comme Domtar et les petits producteurs, souvent des propriétaires individuels de forêt privée.

Cette gestion de l’offre serait alors semblable à la mise en marché collective du sirop d’érable, gérée par les Producteurs et productrices acéricoles du Québec, ou du lait, gérée par les Producteurs de lait du Québec.

Mais l’initiative du Syndicat du bois n’a pas fait unanimité depuis son début, avec une contestation de la part du Conseil de l’industrie forestière du Québec, qui représente les intérêts des entreprises de sciage, les acheteurs de bois, ainsi que de la part de certains gros producteurs.

Aussi, selon Jean-Paul Gendron, président de l’Agence de mise en valeur de la forêt privée de l’Estrie, certains groupements forestiers ont aussi exprimé leur désaccord avec le projet de mise en marché collective. Les groupements forestiers autour du Québec offrent des services clés en main pour la coupe et production du bois des propriétaires de forêt privée.

« Ils sont liés au Conseil contre le projet du Syndicat », selon M. Gendron. « Mais historiquement les groupements étaient des partenaires du Syndicat. »

Selon le communiqué émis par le Syndicat au début octobre, la Régie a fixé le 1er mars 2025 pour l’entrée en vigueur des modifications au régime forestier dans le Sud du Québec. Le Syndicat et le Conseil doivent s’entendre sur une convention de mise en marché, incluant les catégories de produit, les prix associés, le mécanisme d’ajustement de ceux-ci, et les modalités liées au mesurage.

Le Conseil « conteste une décision similaire rendue cet été par la Régie en faveur d’un Syndicat d’une autre région devant la Cour supérieure du Québec » selon le communiqué.

En entrevue, M. Gendron a reconnu la complexité du sujet, les différents organismes impliqués avec des territoires qui chevauchent, la difficulté pour le public à suivre et les obstacles à une entente entre tous les acteurs.

Nos écoles ont besoin d’une matière essentielle de plus

Le préfet Robert G. Roy lors de l’inauguration des neuf zones neutres à Lingwick en septembre.

Par un geste extraordinaire, la Nouvelle-Écosse a déclaré en septembre dernier que sa province est dans une épidémie de violence domestique, avec plus que 30 pour cent de femmes et 22,5 pour cent d’hommes déclarant avoir vécu de la violence dans leurs couples. Chez nous, dans le Haut-Saint-François, une étude récente suggère des vécus semblables.

Dans notre région, il y a 2,6 fois d’agressions sexuelles de plus que la moyenne canadienne, par exemple, souvent par un partenaire ou ex-partenaire.

Que nous soyons dans une épidémie ici ou non, le problème est répandu, et on connaît tous quelqu’un qui est affecté. Dans ma vingtaine, mon père m’a partagé comment des prédécesseurs hommes de notre famille étaient violents, des anciens citoyens du Haut-Saint-François. Depuis, j’ai rencontré beaucoup de femmes qui avaient été victimes de violence conjugale; aussi des hommes victimes d’abus verbal, de harcèlement et autres par leurs partenaires, ex-partenaires ou mères.

Des organismes et intervenants concernés se sont rencontrés en septembre pour étudier les statistiques dans le Haut-Saint-François et prioriser les actions, publiés dans un rapport de recherche, Justices pour toutes, par la Corporation de développement communautaire du Haut-Saint-François.

Ces dernières actions portent toutes sur une amélioration du problème dans le court et moyen terme, ce qui est nécessaire. En parallèle, la MRC de notre région a contribué à la création des zones d’échanges sécurisées, entre autres pour le transfert d’enfants en garde partagée.

« J’ai de la misère à concevoir dans ma tête que cela arrive », a dit le préfet de la MRC, Robert G. Roy, à Lingwick, en septembre dernier lors du dévoilement des neuf zones. « Mon rêve, c’est qu’il n’y a plus de violence, que ce soit verbal, parce que le verbal fait aussi mal que les coups. »

Mais pour qu’il n’y ait plus de violence, il faut non seulement sensibiliser les adultes, mais aussi éduquer les jeunes. La violence, comme tant d’autres comportements et aspects de la vie, s’apprend et se perpétue en cycle. Un garçon apprend à frapper à un jeune âge, comme il n’apprend pas à contrôler ses émotions jeune si ses parents ne le font pas. Une fille apprend à blesser avec ses paroles à un jeune âge, comme elle n’apprend pas à contrôler ses émotions si ses parents ne le font pas.

Nos garderies aident à apprendre de bons comportements et le respect des limites personnelles à l’âge préscolaire. Mais qu’est-ce qui est enseigné dans nos écoles ? On apprend un peu ici et là, peut-être aux sports, peut-être dans la discipline en classe, peut-être en parlant brièvement de sexualité dans une classe de science.

Est-ce assez ? Les langues et les chiffres sont des matières de base à l’école, avec raison. Mais les relations humaines ne sont-elles pas aussi fondamentales ?

S’il y a tant de violence dans les familles, ça veut dire que les enfants n’apprendront pas des relations saines à la maison.

Il est alors devenu essentiel de continuer une éducation sur les relations humaines à travers les années d’école, du primaire au secondaire et même après. On commence avec les bases à la garderie, mais ça prend des années de plus pour éduquer et pratiquer tant d’autres éléments de la matière, telles les communications respectueuses et non violentes, la gestion saine de nos émotions, la santé mentale comme la santé physique, l’évolution des phases d’un couple amoureux, les enjeux d’une séparation, comment vivre et gérer les conflits…

Ce sont tant d’éléments de la vie qu’on se laisse présentement naviguer comme des conducteurs sans phares dans la nuit. Et pourtant, ils sont essentiels pour bien vivre comme individu, en relation et en société—pour bien naviguer chacun de nos chemins sans accident grave.

Sols

Un été pour nourrir humains, bêtes et sols

En descendant : Géneviève Régimbald, Marie-Antoine Roy et Chloé Boucher-Ravenhorst démontrant une belle santé de sol.

Il y a de la joie sur beaucoup de fermes cette année, non seulement pour la bonté d’un été idéal pour la culture, mais aussi pour la santé de certains sols bien nourris. « Cette année, c’est une année de pas vu » selon l’agriculteur Marie-Antoine Roy, 71 ans, lors d’un atelier sur les sols organisé par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec. (MAPAQ) à la Bergerie du Maple Leaf, situé près de Sawyerville, le 13 septembre dernier. « Ça a été exceptionnel. On a fait des foins de la première coupe du 29 de mai au 4 juin », a-t-il dit à une quinzaine de personnes venues présenter et apprendre sur la productivité de nos terres.

M. Roy venait de sortir quelques minutes auparavant d’un trou d’environ cinq pieds de profond au bord d’un de ses 1000 acres de champs. En présence de deux expertes du MAPAQ, il me montrait la qualité développée depuis quelques décennies de son sol, nommé scientifiquement un loam Greensboro par Chloé Boucher-Ravenhorst, qui se trouvait avec M. Roy et moi dans le trou, et Géneviève Régimbald, qui nous surveillait par en haut.

Pour ceux qui sont intéressés à creuser encore plus loin, une recherche Google sur le « Greensboro loam » vous amène en premier lieu à une étude intéressante du Département de l’Agriculture fédéral de novembre 1942 sur les sols des Cantons de l’Est, publiée par le Service canadien d’information sur les sols.

« Garde, ça, ça vaut de l’or », a exclamé M. Roy lorsque Mme Boucher-Ravenhorst a exposé une petite bête à environ 18 pouces de profond, au bord du trou. « Parce que, un ver de terre, c’est eux autres qui creusent », a ajouté M. Roy.

« Ça vaut de l’or parce qu’après c’est une autoroute pour les racines, pour l’eau qui descend… », a ajouté Mme Boucher-Ravenhorst.

« Il peut aller jusqu’à trois mètres dans le sol », selon Mme Régimbald.
Mais le premier point exprimé par les experts sur la qualité des sols était concernant les racines. « Il faut avoir des racines vivantes le plus longtemps que possibles dans le sol », a expliqué Mme Boucher-Ravenhorst.

M. Roy n’a alors pas labouré le champ qu’on étudiait depuis 15 ans. Il travaille plutôt une surface de quatre pouces et nourrit son sol avec des cultures pérennes comme la luzerne et l’alpiste roseau.
« Quand je suis arrivé ici, c’était une terre de pauvre. Personne ne voulait s’y installer », a dit M. Roy. Maintenant, « on a une très belle qualité de sol parce qu’on l’a travaillé. On l’a nourri.
« Papa a toujours dit; “ce que tu prends du sol, il faut redonner” ».

Valoris

Portes ouvertes chez Valoris

« Si les déchets étaient gérés publiquement partout au Québec, la discussion serait extrêmement différente » selon Louis Longchamps de Valoris, ici avec sa collègue Céline Martel avant leurs Portes ouvertes du 22 septembre.

Pour démystifier la gestion des déchets, sujet souvent très chaud pour des raisons non seulement chimiques, mais aussi économiques et environnementales, Valoris vient de clôturer ses Portes ouvertes annuelles pour la quatrième fois. Encore, le public s’intéresse.

« Les gens [ont pu voir] qu’est-ce qui arrive une fois que leurs déchets ont quitté la maison et s’en viennent ici », a décrit Louis Longchamps, directeur de développement durable et des relations externes et responsable de l’accès à l’information chez Valoris, qui est une régie intermunicipale de la ville de Sherbrooke et la municipalité régionale de comté (MRC) du Haut-Saint-François.

Valoris a entamé son évènement des portes ouvertes après des critiques de la communauté du fait que l’organisme ne communiquait pas assez avec le public. « On se l’a s’est fait dire par la communauté » lors des audiences publiques sur l’agrandissement du site d’enfouissement en février 2019, a dit M. Longchamps lors d’une entrevue le 5 septembre avec ce journal et sa collègue Céline Martel, coordonnatrice aux communications chez Valoris.

L’intérêt pour les Portes ouvertes de Valoris augmente d’année en année. En 2022, 75 personnes ont assisté; 130 en 2023; et au moment où ce journal allait sous presse, l’intérêt était encore fort pour l’évènement de cette année, qui a eu lieu dimanche passé, le 22 septembre.

L’activité est ouverte au grand public, mais les gens de Bury et de Westbury, de tout près du site d’enfouissement géré par Valoris, sont invités à un déjeuner avant l’évènement. Les participants cette année ont aussi eu la chance de quitter avec un échantillon de miel extrait de ruches sur place par la compagnie Miel l’été doré de Woburn.

« On prend ce moment privilégié là avec eux pour prendre de leurs nouvelles et pour faire le suivi sur différents dossiers qui peuvent les préoccuper », a expliqué M. Longchamps.

« Les gens avec qui on a discuté sont très, très heureux d’avoir cette invitation », a ajouté Mme Martel.
Elle et Olivier Sylvestre de Biogénie, une compagnie privée avoisinante et mandatée par Valoris de traiter les matières compostables, sont allés porte à porte pour inviter les résidents autour du site de venir au déjeuner gratuit.

« Même s’il y en a qui parfois peuvent arriver et avoir des choses qui eux considèrent plus rough à dire, moi, ça ne me dérange pas; on travaille sur le site tous les jours, fait qu’il y a des désagréments qu’eux peuvent dire qu’ils ont vécus, alors on les comprend parce qu’on sait que c’est vrai. C’est un endroit libre pour s’exprimer », a dit M. Longchamps.

Il a offert cette même ouverture envers les journalistes aussi.
« Moi, je suis public. Donc je n’ai rien à cacher. Je vous rends l’information disponible. Puis si je ne peux pas la rendre disponible, je vais expliquer pourquoi je ne peux pas la rendre disponible. En fait, les seuls documents, les choses qui sont plus problématiques sont en lien avec le fait que Valoris est une entreprise, une régie publique, mais qui œuvre dans un milieu privé. Fait que, les petits joueurs comme nous autres là-dedans, on vient comme déranger. Puis ça joue dur… C’est très, très dur. On est dans deux poids, deux mesures. Moi, je pense que si les déchets étaient gérés publiquement partout au Québec, la discussion serait extrêmement différente », de dire Louis Longchamps.

Coût des déchets

Les résidents du Haut-Saint-François vivent aussi parfois les désagréments financiers reliés à leurs comptes de taxes municipales. M. Longchamps a clarifié que Valoris ne détermine pas le coût des déchets chargé par chaque municipalité; la régie intermunicipale est responsable pour la gestion des déchets et non le collecte qui fait aussi partie de la facture municipale.


« Le budget de Valoris [dans les coûts municipaux] pendant les trois dernières années n’a pas augmenté. On est resté exactement pareil », a dit M. Longchamps.

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