Scott Stevenson

Scott Stevenson

Scott est le directeur du Journal depuis 2024. Originaire du Canton de Hatley, il demeure sur sa ferme à Island Brook depuis 2012.
opinion

Pushed off the land. Maybe interest-rate reductions aren’t so great

While lower interest rates are certainly welcome to those of us with mortgages and loans, they might not be so great for some of our other longer term economic woes.

The price of land in the Townships is already high—often too high for farmers to afford it on their farm income. Will diminishing interest rates increase demand for property in the Townships and therefore prices? If land values further increase, will food and housing costs rise even more?

It was a neighbouring sugar producer who made that link between interest rates and land prices for me some months ago, noting that high interest rates might actually be a good thing to control our land values. I then learned at the Cookshire Fair that a couple of local farmers are indeed being pushed off their land by the high value of farmland.

For 15 years, the young couple invested in their herd and the farm they were renting, in the hopes of one day buying it. But when the owner died, the successors sold to the highest bidder. The young couple offered close to two million dollars, but the property sold for more than two million. Three lots were then divided, and the speculator who purchased it turned around and put them up for sale, including the house.

Not wanting more trouble than they’ve already had, the couple asked to remain anonymous. They admitted they weren’t sure how they would have made payments on their offer, considering the gap between the land value and what they earn on and off the farm.

Asked about the problem at a funding announcement in Saint-Isidore in August, federal Minister Marie-Claude Bibeau acknowledged the problem. “It’s true that land values have increased significantly in recent years,” she said. “It’s true that it’s a major challenge.”

In British Columbia, the government charges an additional tax on transfers of property by foreign entities, to try to cool down high real-estate values. Should we have the same, for non-occupant owners of property? She would go further and offer a lower interest rate to buyers who will occupy their property, be it farmland or otherwise?

In response to questions about land values and interest rates that I put to Ayer’s Cliff economist and Record columnist Dian Cohen, she wrote, “Around here (Hatley area), my farmer friends say that it’s very hard for a young farmer to buy a farm… If the farm is owned by a stranger, they will ask a higher price than they would if they were selling to a family member. Even if the buyer is a family member, the purchase is difficult because of the high price of farmland and interest rates.”

Brome Village farmer Meagan Patch wrote, “I’m told that land values locally are too high to be able to support agriculture; in general, I think this is true. Especially if you consider the level of debt many are operating under… The relationship between food prices and farm viability is worth researching. Technically speaking, I don’t think most farms are profitable. Many survive because of subsidy programs. Bottom line: corporations are making the money; farmers are burning out and getting out.”
Like farmland, housing prices have also grown out of reach, in turn causing high apartment rents. On our farms, the gap between incomes and costs are very difficult to bridge.
Something’s gotta give.

Nouveau Moisson HSF

Du nouveau dans l’équipe de Moisson Haut-Saint-François

Nathalie Blais et Cynthia Tellier Champagne: «Oser, agir. Être dans l’action.»

Pour la nouvelle directrice de Moisson Haut-Saint-François, Nathalie Blais, les femmes professionnelles, comme les femmes en affaires, devront « se débarrasser du syndrome de l’imposteur, de penser qu’on n’est pas assez bien.

« Il faut aller avec ses couleurs, croire en ce qu’on est, savoir s’entourer. Mon équipe c’est mon moteur. »

Mme Blais a pris la relève de la direction à la banque alimentaire régionale en septembre 2023, un poste plein de défis vu l’écart entre le besoin de la population et la quantité de denrées disponible. « On est toujours à 48 heures d’un bris d’offre », a-t-elle dit en parlant de la pénurie de nourriture que les usagers risquent de rencontrer lorsqu’ils arrivent en besoin.
« De semaine en semaine, on vit le stress. À chaque semaine. On se dit : “Est-ce qu’on va pouvoir livrer les boîtes à nos usagers ?” »

Elle parle aussi d’une précarité vécue par les femmes professionnelles et en affaires. Que ce soit à la recherche de revenus par les ventes pour les femmes en affaires ou la course pour du financement dans les organismes communautaires, le travail est souvent caractérisé par de l’instabilité et l’incertitude.

Mme Blais a néanmoins été attirée par son nouveau poste. « La mission m’a amené ici », a-t-elle dit en entrevue plus tôt en septembre. Cette mission de bienfaisance sociale est de « pourvoir aux besoins alimentaires de base des personnes et des familles à faible revenu ou vivant une situation économique difficile », selon le site Internet de Moisson Haut-Saint-François, qui détaille aussi un calendrier de livraisons de leurs produits.

De plus, l’organisme est « un milieu d’accueil, d’écoute et de référence auprès des personnes à faible revenu recourant aux services de l’organisme, qui favorise l’intégration sociale et la mise en mouvement de ces personnes par le biais de différents projets communautaires ».
Environ 450 personnes sont desservies par mois, ce qui représente 2 % de la population, selon Mme Blais. « C’est quand même beaucoup ».

Moisson Haut-Saint-François emploie trois personnes à temps plein, et Nathalie Blais gère aussi entre 5 et 35 bénévoles, dépendamment de l’occasion.

Sa collègue Cynthia Tellier Champagne l’a accompagnée pour l’entrevue et a aussi témoigné des défis d’être femmes en affaires ou femmes professionnelles. Elle travaille pour Moisson Haut-Saint-François depuis un an, comme intervenante. Elle était en affaires auparavant, avec son Studio d’art Shuffle, mais « avait le goût de revenir à la source d’aide. »

« J’avais envie d’être une alliée pour ces personnes », a-t-elle dit.
Elle encourage les femmes professionnelles et en affaires à « oser, agir. Être dans l’action, c’est vraiment des belles forces et c’est un gage de succès ».

« On fait une très belle équipe », ajoute Nathalie Blais, en référant au sport de l’aviron où toutes sont égales et doivent ramer ensemble.

L’équipe de Moisson Haut-Saint-François, ce sont « les femmes de ma vie » pour la directrice générale.

Gerald Goddard

Nécrologie : Gérald Goddard

13 juillet, 1933—22 juillet, 2024

Gérald Goddard est connu pour sa foi, sa générosité, sa bonne humeur, son travail ardu et son amour pour sa famille.

Celui qu’on appelait affectueusement « Gerry » est né à Thetford Mines, le fils de Frank Goddard et Rose McCutcheon, des Québécois francophones, selon le fils de Gérald, Stephen.

« Vers l’âge de 3 ans, il a déménagé avec eux à Island Brook. Sa première langue était le français, mais il est allé à l’école à Island Brook jusqu’à mi-année en quatrième, lorsqu’on l’a sorti de l’école pour travailler en appui à sa famille », a écrit Stephen dans son éloge prononcé à l’église Hope à Lennoxville en août.
« Il a travaillé sur des fermes locales et a commencé à bûcher à l’âge de 11 ans, quand il a réussi à rencontrer les exigences minimales de couper et corder cinq cordes de bois pour la pulpe pour garder son emploi avec l’équipe de bûcherons. Ça a été fait avec un galant d’or. »

« Il m’a laissé une éthique de travail fort et une attitude qu’il n’y a pas de tâche trop difficile à compléter. »

À l’âge de 18 ans, Monsieur Goddard et sa mère ont partagé le coût, à 2000 $ chacun, pour l’achat d’une ferme à Island Brook, où Gérald a ensuite vécu, s’est marié, opéré sa ferme et élevé sa famille pendant les 60 prochaines années.

En 1959, Gérald Goddard et Mary Cooper se sont mariés et ensuite ont élevé leurs cinq enfants : Daniel, Shirley, Stephen, Tim et Ruth.
Gérald a continué à bûcher le long de sa vie et a gagné une réputation localement pour aller au fond et être économique dans son travail. Il gardait sa forêt propre.

Il a aussi produit et vendu du sirop d’érable de sa ferme et cultivait des arbres de Noël, de l’avoine, du sarrasin, des pommes de terre et autres.

Monsieur Goddard est devenu un adepte passionné de la foi religieuse chrétienne après avoir été pris en main par le pasteur Hubert Lewis de l’ancienne église pentecôtiste d’Island Brook. Plus tard dans la vie, Monsieur Goddard a été reconnu pour son partage de sa foi, souvent plus généreusement que le temps le permettait. Son fils Stephen a dit que sa famille estime que Gérald aurait donné environ 1200 feuilles avec des citations bibliques aux invités et personnes qu’il a rencontrées sur son chemin.
« Plus tard dans la vie, il a fait l’éducation des adultes, en complétant l’équivalent de la 8e ou 10e année scolaire », a écrit Stephen dans son éloge.

« Il a été un homme de plein air ; il adorait chasser, pécher, l’orpaillage et la recherche du métal… J’ai appris mon amour du plein air de mon père », a écrit celui qui est aujourd’hui arboriste à Cookshire-Eaton.

Monsieur Goddard nous a aussi légué sa ferme, que cet auteur a achetée de lui et Madame Cooper en 2012. Ils ont préservé une maison de ferme historique, agrandi leur grange dans les années 1970, bâti une remise de bois (et tour de chasse) de trois étages et creusé à la main une cave à patates de cinq pieds de profond peu avant la vente de leur ferme.

Ce n’était pas la première fois que Gérald a creusé dans sa cave. Dans les années 1960, il a creusé la cave traditionnelle de pierre sèche en enlevant à la main, à la pelle et à la chaudière un autre trois pieds de terre et de gravelle, pour ensuite couler un plancher et sous-mur de ciment.

Il a très possiblement trouvé une signifiance religieuse ou au moins symbolique en créant cette fondation forte. C’est parmi les multiples valeurs et bénédictions qu’il a laissées aux générations futures, incluant ses 10 petits-enfants et deux arrière-petits-enfants.

Gerald Goddard

Obituary : Gerald Goddard

July 13, 1933—July 22, 2024

Gerald Goddard was known for his faith, generosity, good humour, hard work, and loving family.
“Gerry,” as some affectionately called him, was born in Thetford Mines, the son of Frank Goddard and Rose McCutcheon, French-speaking Quebecers, according to Gerald’s son, Stephen.

“Around age 3, he moved with them to Island Brook. His first language was French, but he went to school in English in Island Brook until halfway through Grade 4 when he was taken out of school to begin working to help support the family,” Stephen wrote in his eulogy, given at Hope Church in Lennoxville in August.

“He worked on local farms and started logging at age 11, meeting the minimum requirement to cut and pile to scale five cords of four-foot pulp to keep a job with a logging crew. This was done with a crosscut saw.

“He left me a very strong work ethic and attitude that no job was too difficult to complete.”
At age 18, Gerald and his mother split the cost—$2000 each—of buying a farm in Island Brook, where Gerald lived, married, farmed, and raised his family for the next 60 years.

In 1959, Gerald married Mary Cooper, and they had five children: Daniel, Shirley, Stephen, Tim, and Ruth. Gerald continued logging throughout his life, earning a reputation locally for being very thorough and thrifty in his work. His forest floors were left tidy.

He also made and sold maple syrup on his farm and grew Christmas trees, oats, buckwheat, potatoes, and more.

Gerald became a strong devotee of Christian religious faith after attending evangelical meetings in Island Brook, guided by Hubert Lewis, then pastor of the Island Brook Pentecostal Church. Later in life, Gerald was also renowned for sharing that faith, sometimes more generously than time allowed. Son Stephen said the family estimates Gerald gave out around 1200 sheets of paper with biblical verses to guests and people he met along his way.

“Much later in life, he went to Adult Education, completing the equivalent of Grade 8 or 10,” Stephen wrote in his eulogy.

“He was an outdoors man who loved hunting, fishing, gold-panning, and metal-detecting… I received a love of the outdoors from my Dad,” wrote Stephen, who is today an arborist based on the outskirts of Cookshire-Eaton.

Neuf zones neutres inaugurées

De gauche à droite : Marilyn Ouellet du Centre des femmes La Passerelle; Robert Roy, préfet de la MRC du Haut-Saint-François; Nathalie Bresse, mairesse d’Ascot Corner; Robert Gladu, maire de Lingwick; le sergent Simon Champagne et le lieutenant Simon Rouilllard, de la Sureté du Québec (SQ).

Neuf endroits filmés et éclairés, appelés « zones neutres », ont été inaugurés ce mardi lors du dévoilement d’une nouvelle de ces zones, à côté du bureau municipal de Lingwick. Une dernière dans le Haut-Saint-François reste à déployer à La Patrie.

Les zones neutres sont créées pour offrir des endroits plus sécuritaires pour la vente et l’échange de biens entre individus et pour le transfert d’enfants entre parents séparés.

L’inauguration s’est faite sous forme de conférence de presse, avec des prises de parole de la mairesse d’Ascot Corner, Nathalie Bresse, qui est présidente du comité de sécurité publique de la MRC du Haut-Saint-François, ainsi que du préfet de la MRC, Robert G. Roy, et de la responsable des communications du Centre des femmes La Passerelle, Marilyn Ouellet.

Simon Champagne, de la Sûreté du Québec, et Robert Théorêt, d’Échec au crime, étaient également présents, les deux organismes étant partenaires dans l’initiative. Échec au crime a contribué à hauteur de 2000 $ au projet, qui totalise un investissement de plus de 14 000 $ de la MRC.

« On veut de plus en plus que le monde nous appelle » pour dénoncer les actes de violence, dit le lieutenant Simon Rouillard de la SQ, ici avec son collègue, le sergent Simon Champagne.

D’autres actions

L’initiative a lieu dans le cadre d’une autre campagne contre la violence dans le Haut-Saint-François. Plus tôt ce mois, la CDC du Haut-Saint-François a dévoilé son Rapport de recherche et plan de mise en œuvre : Justice pour toutes, qui démontre un taux élevé de violence dans la région, surtout contre les femmes.

Le dévoilement a été suivi par un atelier de travail pour les participants, qui ont priorisé 11 actions contre la violence, axées principalement sur le partage d’information et l’éducation. Parmi ces actions, on retrouve des campagnes de sensibilisation, la promotion d’outils existants, des ateliers, de la formation et même des napperons informatifs.

Les participants ont aussi voulu mettre en place un outil en ligne de covoiturage pour les femmes seules et sans voiture, financer le travail d’un intervenant pour venir « en aide et en soutien aux hommes violents dans le HSF », et améliorer les services d’aide aux victimes de violences qui ont sous leurs charges des animaux domestiques ou de ferme.

Selon le rapport de la CDC, « C’est maintenant à nous d’agir pour faire changer les comportements (et les statistiques) dans le Haut-Saint-François. »

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Le rejet local: l’UPA du HSF dit non aux cotisations

Des fermières et fermiers du Haut-Saint-François ont été les premiers dans la région le 18 septembre dernier à rejeter le plan de financement proposé par la confédération de l’Union des producteurs agricoles (UPA).

Le plan aurait augmenté la cotisation de chaque individu de 60 $ pour devenir un montant de 466 $ en 2025 ou le double, 932 $, pour une entité agricole. Les montants auraient augmenté encore plus d’ici 2029.

Chaque ferme enregistrée avec le ministère de l’Agriculture doit obligatoirement payer cette cotisation.

Le rejet local à Cookshire s’est fait par les membres, majoritairement des petites fermes, du Syndicat local de l’UPA du Haut-Saint-François lors de son assemblée générale annuelle (AGA).

« J’adhère avec le fait de diminuer ce montant-là, pour le principe du respect des petites fermes », a dit Marypascal Beauregard, propriétaire d’une ferme à Newport, lors de l’assemblée.

« Je préfère voter en bloc contre le plan de financement parce que ce qui manque, c’est qu’il n’y a pas de plan de redressement », a dit Dominique Gravel, propriétaire de la Ferme Évolution à Bury. « Je trouve que le raisonnement de dire que le coût de vie a augmenté par 20 % fait qu’on augmente par 20 % les intrants… nous, on n’a pas ce loisir-là. Toutes nos dépenses ont augmenté. On n’a pas été en mesure de refléter ça directement un pour un dans les prix de vente. »

Le directeur régional de l’UPA, Etienne Frémond, avait présenté le plan de financement proposé par la confédération, qui demande l’appui par résolution des syndicats locaux et ensuite la Fédération de l’UPA-Estrie lors de son AGA le 23 octobre prochain.

M. Frémond a cité des coupures faites dans le budget de la confédération et expliqué que l’augmentation visait à éviter une diminution d’autres services aux membres.

En entrevue téléphonique après l’AGA, le président de l’UPA du Haut-Saint-François, Bernard Lapointe, a dit : « Je me relie à l’opinion de mes membres. »

Depuis la réunion à Cookshire, l’UPA de Memphrémagog a aussi voté contre le plan de financement, Granit a proposé des modifications et Frontenac s’est abstenu, selon la conseillère aux communications de la Fédération de l’UPA-Estrie, Valéry Martin.

Transparence : L’auteur de cet article est membre de l’UPA du Haut-Saint-François et propriétaire d’une petite ferme à Newport, mais ne s’est pas exprimé ni voté lors de l’AGA.

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112

Quatre voies et des ronds-points envisagés sur la 112

D’ici 2027, on devrait commencer à voir la construction d’un rond-point à Ascot Corner et quatre voies jusqu’à Westbury, selon la mairesse de East Angus, Lyne Boulanger. À l’endroit de cette dernière municipalité, « ici, ça va être un autre projet », a-t-elle mentionné en entrevue le 30 août.

« Les plans sont sur la table. C’est un gros travail ». Madame Boulanger a expliqué que l’agrandissement de la route 112 se fera graduellement de Ascot Corner en allant vers East Angus. Le premier projet consiste en un rond-point à Ascot Corner ainsi que les quatre voies et un terre-plein, et sera mis en œuvre dans les prochaines années.

« Ça prend beaucoup de planification, mais je suis plus confiante maintenant que ça va se faire ».
L’article du Haut-Saint-François sur le développement résidentiel à East Angus, dans le numéro du 28 août, a sollicité plusieurs commentaires de lecteurs et lectrices sur la page Facebook du journal, incluant quelques craintes pour l’effet sur le trafic.

« Va falloir faire une amélioration de l’accès sur la 112 pour plus de sécurité », qu’un lecteur a commenté.
« C’est une promesse électorale et c’est en cheminement… un long processus ! », que la mairesse a répondu.

Pour la question de ronds-points à East Angus, « c’est envisagé, mais sur la table », ajoute-t-elle. Ils feront partie d’un projet suivant celui de Ascot Corner et la route 112 à Westbury.

Chemin Spring et la 610

La réouverture du chemin Spring à Ascot Corner devrait se faire cette semaine, selon un avis de la Municipalité.

Aussi, les travaux sur la route 112 autour du rond-point de l’autoroute 610 devraient déjà être terminés, selon les informations du ministère des Transports du Québec, au moment de mettre sous presse.

Lyne Boulanger

Lyne Boulanger annonce sa retraite

La mairesse sortante, Lyne Boulanger, devant la salle de conférence municipale « Le coude », nommée après le bar dans l’ancien Hôtel Aubin, remplacé aujourd’hui par l’Hôtel de Ville de East Angus.

La mairesse de East Angus, Lyne Boulanger, n’a pas l’intention de se présenter aux prochaines élections municipales, qui auront lieu à travers le Québec le 2 novembre de l’année prochaine.
« Je pars avec une satisfaction », a-t-elle déclaré en entrevue cet été, citant le vœu de prendre du temps pour elle et sa famille comme raison de sa décision.


Mme Boulanger a été élue conseillère municipale en 2001 et est devenue la première mairesse de la ville en 2016. Elle terminera alors en 2025 son deuxième mandat à la mairie d’East Angus.
La mairesse a exprimé sa fierté pour les réalisations accomplies sous son leadership, incluant une entente récente avec la municipalité de Westbury, la construction d’un nouveau garage municipal, la restauration de l’aréna et d’autres investissements qu’elle prévoit auront un bienfait durable pour la ville.

Elle a aussi considéré la dernière année « difficile » au sujet des conflits et plaintes au bureau municipal, incluant une enquête actuelle sur le climat de travail. Pour Mme Boulanger, « ça confirme » sa décision de ne pas se présenter comme candidate pour la mairie l’année prochaine.
Aujourd’hui, elle demeure active et disponible, selon ses réponses aux commentaires récents sur la page Facebook du journal Le Haut-Saint-François. « Je m’en fais un devoir », a affirmé Mme Boulanger en entrevue. « J’ai toujours donné plus que le 100 pour cent. C’est le temps pour les autres », a ajouté la mairesse.

Gilles Denis

L’avenir de l’économie locale a l’air de quoi ?

Gilles Denis

Le printemps dernier, je magasinais pour des graines de thym serpolet. J’ai fait trois serres locales, sans grand succès. J’étais surtout frappé par le fait qu’un commis dans une des serres m’a suggéré de magasiner en ligne au lieu d’acheter les graines offertes par son employeur.
Quelques semaines plus tard, j’apprends qu’on peut acheter des scies à chaînes en ligne, pas chères évidemment… même pas besoin de quitter la ferme.


« On voit les camions [de livraison] courailler les rues à journée longue maintenant. C’est impressionnant », a admis le propriétaire Gilles Denis, 77 ans, de l’épicerie IGA Cookshire.
Qu’est-ce qui arrivera alors de nos serres, nos magasins de fournitures agricoles, nos épiceries si notre argent va aux propriétaires d’immenses corporations à l’Ouest américain ? On peut penser aux anciennes quincailleries de villages, les magasins généraux, la plupart fermés maintenant depuis des décennies lors de la dernière vague de centralisation à la grande quête du meilleur prix.
À Island Brook récemment, une voisine m’a dit que c’était dommage qu’on n’ait plus de dépanneur, qu’on doit conduire jusqu’à Cookshire pour une pinte de lait.

Samuerl Carrier

Samuel Carrier


Samuel Carrier, 23 ans, le nouveau propriétaire de Carrier Sports à Cookshire, commerce qui vend justement des scies à chaînes maintenant depuis trois générations, sait bien qu’il ne peut pas faire concurrence en ligne au niveau des prix. « C’est très, très féroce. On n’a pas le choix. Il faut se tenir agressifs, les meilleurs prix que possible », a-t-il dit en entrevue la semaine dernière.
Mais, comme ses confrères et consœurs dans la ville de Cookshire et ailleurs, la stratégie de survie et de succès se trouve plutôt dans le service et la qualité de produits offerts.
« C’est vraiment le service », ajoute M. Carrier. « On est en train de subdiviser nos divisions, changer les staffs de place, tout vraiment corriger, essayer d’améliorer le tout, aider à avoir une meilleure expérience client ».


« C’est important pour le propriétaire de conseiller ses clients, d’être présent ».
Elle mise sur deux autres avantages d’achat local : l’offre de produits canadiens plutôt qu’américains ou autres, ainsi que des escomptes de fidélité sur l’achat de plusieurs marques de nourriture animale.
C’est semblable au IGA Cookshire. Gilles Denis mise sur la qualité, la transformation de ses produits et l’offre de produits locaux. Il a remarqué en conséquence une augmentation dans la fidélité de sa clientèle.
« Il faut que tu puisses offrir un produit de qualité », précise-t-il. « Une canne de soupe est pareille ici ou au Walmart. Mais une tomate fraîche, c’est différent. Ce qu’il faut, c’est la fraîcheur. On ne peut pas compétitionner avec Walmart ou Maxi. Ils ont beaucoup moins d’employés », et alors moins de frais généraux.

Melany Bouffard

Melany Bouffard


Le magasin a agrandi justement « pour donner un meilleur service à l’intérieur, pour les gens qui se déplacent pour venir ici ».
À l’autre bord de la rue Principale, Melany Bouffard a adopté la même approche à son animalerie Mély-Canin.
« J’essaie d’être au courant le plus possible de mes produits pour être capable de conseiller le client », cite-t-elle, aussi en entrevue. « Les petits commerces comme le mien vont peut-être réussir justement grâce à ça ».
Mme Bouffard a aussi apporté des changements à son entreprise : elle fait moins de toilettage depuis quelques années en faveur d’un meilleur service pour ses clients qui viennent en magasin pour leurs achats.


À son magasin, ce sont les employés, 86 en tout, qui rendent possible l’offre de qualité et de service, selon M. Denis. Et, si on paie plus cher que chez un magasin d’escompte de grande surface à l’autre bord de Sherbrooke, entouré d’immenses stationnements, ça aide à payer le salaire des employés des magasins comme IGA, des employés qui sont souvent nos voisins.
« C’est sûr que ce n’est pas évident », dit M. Carrier concernant la nouvelle économie non locale.
« Il y a aussi le devoir des citoyens de supporter les entreprises locales », ajoute M. Denis.
En contrepartie, les entreprises locales vous offrent les avantages qui ne se trouvent pas en ligne ou en magasin d’escompte. Il faut juste qu’on s’assure de cultiver cette relation d’échange avant de la perdre.

Scott Stevenson

Galerie d,ART

Un regard humain et coloré vers l’autre

Sylvie Cadorette : « C’est un projet de personnes immigrantes. Vous avez l’histoire de chaque personne. »

Dans la cave, le mur ouest de la salle Suzanne-Genest est de pierre imposante. Le mur est a une fenestration s’ouvrant sur la lumière du soleil levant et sur la place centrale de Cookshire. Entre les deux se trouve l’exposition courante de l’artiste peintre Sylvie Cadorette, Relations entre deux mondes.
Elle suit le trajet de gens issus de crises, d’obstacles et de tragédies à travers le monde— l’Italie, la Croatie, la Colombie, le Cameroun et le Rwanda—qui tentent de retrouver sécurité, liberté et confiance dans l’humain ici en Estrie, au Québec et ailleurs au Canada. Dans cette exploration et découverte de personnes uniques, Mme Cadorette trouve l’inspiration pour ses tableaux colorés et texturés. Elle raconte leurs histoires en mots et en coups de pinceau, les ajoutant ainsi à nos propres histoires familiales de migration vers une meilleure vie.

« En 1967, les religieuses [de la Croatie] proposent à Maria d’immigrer au Québec afin de travailler au Centre Notre-Dame de l’Enfant à Sherbrooke », écrit Mme Cadorette en lien avec son tableau sur Maria, qui est « heureuse de cette proposition puisque son premier élément d’attrait pour notre pays était son cousin qui lui disait que “au Canada, le sucre pousse dans les arbres” ».
On rencontre cinq autres personnes comme Maria, de différents âges, dont plusieurs demeurent en Estrie. L’exposition de Mme Cadorette, aujourd’hui résidente de Melbourne en Estrie, a été sélectionnée par un jury et présentée à l’Université Laval en 2023. Elle est maintenant en séjour à la Galerie d’art Cookshire-Eaton jusqu’au 6 octobre.

George Foster et Robert Péloquin

En haut, au rez-de-chaussée du Victoria Hall, dans la salle Louis-Pierre-Bougie, se trouvent les sculptures de George Foster de Way’s Mills et Robert Péloquin de Birchton, entourées de tableaux de la peintre Raymonde Godin.
L’art de M. Péloquin fait souvent le lien entre la ruralité et le monde des arts. Les dents rouillées d’une herse sont incorporées dans une de ses sculptures, par exemple. George Foster est reconnu pour ses petites versions en métal de la nature, souvent des insectes devenus de magnifiques sculptures.
Pour les œuvres aussi bien connues de M. Péloquin, il y a du nouveau. « Je travaille de plus en plus vers la couleur. Je pense aujourd’hui à la couleur », a-t-il dit en entrevue lors du vernissage de son exposition, Fusion Rurale.
Les œuvres du sculpteur sont souvent en vieux métal rouillé. « Pour moi [l’ajout de la peinture colorée] c’est très excitant. Ça aide aussi à préserver les œuvres dehors ».

Robert

Robert Péloquin : « Il n’y a pas d’inspiration spécifique. C’est le lien entre l’industrie et le résidu de métal. »
Raymonde Godin


« En collaboration avec la Galerie Eric Devlin, l’exposition des œuvres de l’artiste Raymonde Godin met de l’avant l’espace. D’ailleurs, durant sa grande période de gloire des années 1980-90, le tableau était l’espace d’une écriture, le tableau était signe », selon le site Internet de la Galerie.
Ces expositions courantes de la Galerie d’art Cookshire-Eaton se poursuivent jusqu’au 6 octobre.

Gregoire Ferland

La sacrée belle vie en église

Grégoire Ferland ne chauffe pas sa grande salle d’exposition en hiver, et seulement au minimum l’atelier dans la cave dessous. Crédit : Scott Stevenson

Certaines et certains dans ce monde aiment les mal-aimés : les enfants troublés, les vieux oubliés, les consœurs agressées; aussi, les coins perdus du pays, les maisons abandonnées et même les églises déconsacrées. On en prend soin, on passe du temps avec, on s’y installe, on rénove et même on y habite.

C’est le cas de trois églises à East Angus seulement.

Grégoire Ferland demeure dans l’ancienne Église catholique, Françoise Éuzénat dans l’ancienne Église anglicane, et Maxime Robert et Renée-Claude Morin dans l’ancienne église unie. Trois églises habitées dans une petite ville – un avenir bien meilleur pour ces bâtiments historiques et architecturalement importants que de les démolir.

M. Ferland a remarqué ce privilège unique aux Cantons de l’Est d’avoir plusieurs églises dans un même village. « C’est l’influence de la région, avec les Anglais » a-t-il dit lors d’une visite à sa demeure mesurant 50 par 150 pieds.

L’église catholique originale de la ville date de 1895 et a été remplacée en 1920 par la construction de l’Église Saint-Louis-de-France qu’on connaît aujourd’hui. L’ancienne a été reculée d’une rue sur des billots roulants, à la force du cheval, selon M. Ferland.

Il l’occupe depuis 2006, après que le propriétaire précédent a fait toutes les grandes rénovations et réparations nécessaires pour la rendre habitable. « Je l’ai eu quasiment gratis, ça. La ville voulait la démolir. Elle l’a donné pour un dollar à un gars. Puis le gars y’a fait la grosse job… y’a travaillé lui, y’a lavé les plafonds ! Il y a lavé ça ! » M. Ferland m’a montré, en pointant vers l’immense plafond très haut lors de notre visite, il y a deux semaines.

Dans la grande salle de l’église, M. Ferland a créé une salle d’exposition, dans l’immense cave, son atelier, et au fond de la grande salle un loft pour ses enfants et invités. « C’est ma maison, mon atelier puis ma salle d’exposition. Fait que, moi je sors pas d’ici. J’ai tout, tout, tout dans ma cabane. »

L’ancienne église unie

Pour Maxime Robert, dans l’ancienne église unie à l’autre bord de la rivière Saint-François et le grand barrage à East Angus, il y a « presque un mouvement » au Québec d’habiter les anciennes églises. Mais, « il faut avoir de l’audace », dit celui qui a travaillé avec les bâtiments patrimoniaux depuis des années. Il a défait la dernière d’Island Brook il y a quelques années, pour la revendre en espérant qu’elle serait préservée ailleurs, mais sans succès.

« Les causes perdues, là, dans notre vie, les mal-aimés, on dirait qu’on est attiré par ça. On les aime. [Cette église], on l’aime parce que c’était perdu », a raconté M. Robert. À part leur travail constant sur leur demeure, M. Robert travaille pour ce journal, Le Haut-Saint-François, et sa conjointe, Renée-Claude Morin, travaille avec les enfants ayant des besoins particuliers au Centre de services scolaire des Hauts-Cantons.

Emmanuel Church

Renée-Claude Morin et Maxime Robert avaient développé un système de capture d’air chaud du haut de leur grande salle, mais après l’essai, ils n’aimaient pas son apparence.

De son église, « c’est le côté sacré que j’aime », ajoute M. Robert lors de notre visite. Leur décor fait justement un mélange de maison et église, avec beaucoup d’artéfacts religieux.
L’acquisition de cette l’église n’était pas simple. Le comité local de l’Église unie, mené par Roger Heatherington, ne voulait pas laisser leur précieux lieu à n’importe qui. M. Robert et Mme Morin devaient faire leurs preuves pendant neuf mois de négociation. Parmi les demandes, c’était que le couple repeint le bâtiment autre que son blanc d’origine, pour faire une séparation psychologique avec le passé.
Alors, aimées et mal-aimées sont ces anciennes églises. Chacune porte les histoires personnelles d’innombrables fidèles du passé. Les comités chargés à en déconsacrer doivent être déchirés d’esprit avec leurs tâches, en comprenant que leur église n’est plus recherchée et centrale comme avant, mais aussi qu’elle est toujours importante et aimée par certaines et certains… comme les fidèles Mesdames Morin et Éuzénat et Messieurs Robert et Ferland d’East Angus, dans cette nouvelle ère moderne.

Les agressions sexuelles en hausse

En 2022-2023, il y avait plus du double du nombre d’agressions sexuelles rapportées à la police dans notre région qu’en 2020-2021, selon une étude dévoilée le 4 septembre par la CDC du Haut-Saint-François, à East Angus.

Ce nombre augmente de façon presque constante depuis six ans. En 2022-2023, ces agressions dans le Haut-Saint-François étaient 2,6 fois plus élevées que la moyenne canadienne. Au Québec, 90 % des victimes sont des femmes et 97 % des agressions sexuelles sont commises par les hommes.

Le Rapport de recherche et plan de mise en œuvre : Justice pour toutes a été publié par la CDC tout récemment et dévoilé lors d’une présentation et d’une idéation collective. Une trentaine d’invité.e.s étaient présentes, pour la grande majorité des femmes et représentantes d’organismes concernés.

« Il est impératif que le milieu communautaire et ses partenaires institutionnels répertorient les besoins des personnes victimes d’infractions criminelles en lien avec des violences basées sur le genre, l’âge et les handicaps, afin de mettre en place des actions concertées qui y répondent adéquatement », selon le rapport.

Elle a démontré que la plupart des femmes (70 %) ne pensait pas avoir été victimes d’un acte criminel, mais qu’en réalité, 61 % a vécu au moins un des actes énumérés dans la liste du sondage. Pour les hommes, tous les répondants disaient ne pas avoir été des victimes, mais 50 % avaient vécu au moins un acte criminel.

« C’est [ce] qui parle le plus… le fait de pas reconnaître quand quelque chose se passe », a dit Rébecca Janson, agente de développement de la CDC dans sa présentation des faits saillants à East Angus ce mercredi.

Le Centre d’action bénévole du Haut-Saint-François a mené le projet Milieux Sécures en 2023, dont la recherche a été effectuée par la CDC, avec un financement de 40 000 $ par la fondation Mirella et Lino Saputo.

Letter from the Fair – and a quiet road east

The roar of the truck and tractor engines in Cookshire could be heard east of Island Brook. Then, when their multi-ton pulls paused, the thumping of the bass music also filled the night air, Thursday through Sunday this beautiful mid-August.

Someone on a local social media site asked, “Just a little question, do you get many raves around here? Is there a special occasion happening this weekend?” (That’s the thing about Facebook and the others: if you spend all your time on it, you might actually not know what’s going on.)

The Cookshire Fair is close to if not the largest event on the annual calendar of our Upper Saint-Francis region. It started in 1845. And this year’s happy and indeed special occasion ended on Sunday, August 18, “with a bang and a whisper,” as Alberta singer-songwriter Corb Lund wrote in his poignant song “The Rodeo’s Over.”

Whispering in the ears of their horses were the women and men whose relationships with their animals are so close you could see that at times they are one. Dressed to the nines, draught horses, sometimes four abreast, trotted their proud partners – also all dickied up – before the grandstand for show upon show during four days of the fair. In the light-horse arena, the whispers could sometimes be heard as spectators were briefly hushed in awe and anticipation – then, the beauty of the quiet, intense performance occasionally so great that we would erupt in cheers and clapping.

And the bangs, oh, the bangs and the roars! Country line dancers had their music cranked to the max as they shuffled and spun under the Winslow Dancers’ tent, the largest I’ve seen at the Cookshire Fair. Their finale in front of the grandstand Sunday, moving to the groove around the horse droppings from the parade just moments earlier, featured a one-man flip as they all danced their reach for the stars.

I watched all of this mostly as sideline observer, the local newspaper reporter taking in the sights, the smells, the sounds… and the great lunches put on by the Quebec Farmers Association, Bulwer Branch. I tried an awkward dance lesson, chatted with a few truck and tractor pullers, filmed as horses and cattle sidled right over to me at the fence, curious about my camera or perhaps the way I was jaw-struck at their presentation and husbandry. But after a few truck and tractor pulls, I would retire to my quiet road in Newport. There, hearing the engines still roar, I could swear I also got a whiff of diesel, as if it too had drifted ten crow miles, beckoning me back to the fairgrounds and fun.

“So take from the lessons and be glad for the memories,” Lund also wrote. The Cookshire Fair was a success by our modern standards, at certain times filling the parking fields and the grandstand, when just down the road some folks had no inkling a fair was even going on. But as the years go by, the numbers of farmers and animals dwindle. The lineups for the rides aren’t as long. The grandstand often has too many empty benches.

The contrast between the quiet morning farm-animal shows and the evening orgy of diesel engines couldn’t be greater—kind of like the difference between reading a newspaper and scrolling through social media feed.

Each has their place now, inevitably. There is a time to nurture and cultivate. And there is a time to dance, roar, and celebrate. Balancing opposite ends and bringing together vast differences is no small feat.
Kudos to the folks at the Cookshire Fair this year for pulling that off, with flare!

repas école

Un coup de pouce de plus pour les repas-école

Lors d’une conférence de presse récente, la députée Marie-Claude Bibeau a laissé glisser une invitation aux demandes de financement pour des programmes de repas-école dans la région.


« Il va y avoir un nouvel appel aux propositions dans quelques mois et qui va être aligné un peu plus particulièrement avec le programme alimentaire dans les écoles », a mentionné Mme Bibeau lors de sa visite à la Coopérative les Jardins de Victoria à Saint-Isidore-de-Clifton le 9 août. À cette occasion, elle soulignait un financement de 114 000 $ à l’organisme Terre libre du Fonds fédéral des infrastructures alimentaires locales.

Toutes les écoles du secteur du Haut-Saint-François du Centre de services scolaire des Hauts-Cantons offrent les petits déjeuners aux élèves, excepté l’école Saint-Paul de Scotstown et Notre-Dame-du-Sacré-Cœur de Weedon, selon la conseillère en communication du Centre de services scolaire, Marie-Claude David. « C’est davantage une initiative de l’école ».


Selon le Club des petits déjeuners, basé à Boucherville, « au Québec seulement, plus de 180 000 enfants n’ont toujours pas accès à des programmes de petits déjeuners de qualité ». Le Club a lancé sa campagne de financement le 20 août, et a cité le nouveau Programme national d’alimentation scolaire du gouvernement du Canada comme une de ses sources d’aide.

« Au Québec, le Club aide actuellement plus de 87 000 enfants chaque matin dans plus de 500 programmes scolaires et communautaires », selon son communiqué de presse émis la semaine passée. 

La rentrée

La région compte plus d’élèves au secondaire

Comme la Ville de East Angus elle-même, la polyvalente Louis-Saint-Laurent voit augmenter son nombre d’adeptes, et ce depuis six ans maintenant. À la rentrée 2023-2024, l’école secondaire comptait 696 élèves; cette année, elle avait déjà 736 inscriptions à la mi-août.

« Un nouveau groupe est formé en première secondaire pour un total de 7 groupes », selon la conseillère en communication pour le Centre de services scolaire des Hauts-Cantons, Marie-Claude David. « On comptait 5 ou 6 groupes les années précédentes ».

Elle nomme le programme en santé globale de l’école parmi ses forces d’attraction. Les 700 quelques élèves ont fait leur rentrée lundi dernier. « Au niveau pédagogique, cette année, l’équipe de la polyvalente va se concentrer sur les compétences en littératie. Et ce dans l’ensemble des matières », ajoute Mme David. Le Centre de services scolaire des Hauts-Cantons compte 38 établissements scolaires, dont 11 avec au moins un point de service dans la MRC du Haut-Saint-François.

Pénurie d’enseignants

Comme beaucoup d’institutions actuellement, le Centre des Hauts-Cantons est à la recherche de personnel, incluant 5 enseignant-e-s et une vingtaine d’éducateur-trices en milieu scolaire. Le seul changement dans la direction des écoles dans le Haut Saint-François est Mme Caroline Roy qui occupe dorénavant le poste de directrice de l’école primaire Notre-Dame-du-Sacré-Cœur à Weedon.

Secteur anglophone

À la Commission scolaire Eastern Townships, les trois écoles primaires du Haut-Saint-François—Cookshire Elementary, Pope Memorial à Bury et Sawyerville Elementary—ainsi que l’École secondaire Alexander Galt, reprennent leurs classes ce jeudi 29 août.

Soyez prudents et patients avec les autobus et leurs passagers précieux !

St-Isidore

Terre libre de Saint-Isidore reçoit 114 000 $ de financement

Des membres de la famille Pouliot et de Terre libre en présence des élus municipal et fédéral : de g. à d., Germaine Pouliot, Émile Pouliot, le maire André Perron, la députée Marie-Claude Bibeau, Claire-Marie Laplante, Marc-Sylvain Pouliot, Patrick Brodeur et Diane Pouliot.

L’organisme Terre libre, membre de la Coopérative les Jardins de Victoria à Saint-Isidore-de-Clifton, a reçu ce mois-ci une importante aide financière du gouvernement fédéral dans la poursuite de leur sauvegarde des terres agricoles et de l’ancienne ferme Bégin-Pouliot.

Le financement de 113 941 $ du Fonds des infrastructures alimentaires locales, annoncé par la députée Marie-Claude Bibeau, aux Jardins de Victoria sur le rang 9 au début août, permet dans l’immédiat la production d’aliments pour Moisson Haut-Saint-François.

Déjà, plus de 300 livres de concombres et d’autres légumes avaient été livrés à la banque alimentaire à East Angus lors de la conférence de presse. Environ 450 plants de tomates, 100 plants de tomates cerises et 100 plants de poivrons poussaient à bon rythme dans la serre de 3000 pieds carrés, financé par le Fonds fédéral.

Le financement contribue aussi aux investissements dans une chambre froide, un puits artésien, un tracteur et ses attaches et l’agrandissement des parcelles de terre en production. Terre libre loue ses terres de la Coopérative les Jardins de Victoria, elle-même l’évolution de la ferme originale sur le 9e rang, défrichée par Victoria Bégin et Louis Pouliot à partir de 1910.

« Les descendants de Victoria et Louis se sont succédé pour cultiver et entretenir la terre familiale. Ce sont trois générations qui ont vécu de la terre et qui lui ont donné différentes vocations » selon le site Internet des Jardins de Victoria.

Mais vivre de la terre sur une petite ferme familiale n’est plus ce qu’il était. « On était tanné de perdre de l’argent », dit le descendant Marc-Sylvain Pouliot en entrevue lors de l’annonce du financement le 9 août. Marc-Sylvain et sa famille opéraient un jardin maraîcher avant de créer la Coopérative en 2011.

« Tout le noyau familial a embarqué dans ce projet », a dit Diane Pouliot, soeur de Marc-Sylvain. Justement, plusieurs membres louent maintenant des parcelles de terre de la Coopérative. « Mais il y a de l’ouverture pour de nouveaux membres… et pour beaucoup de projets. »

Terre libre est aussi membre de la Coopérative. L’organisme à but non lucratif a été créé en 2007 pour « préserver la terre pour les générations futures », de dire Mme Pouliot en entrevue; et « à la suite du constat de la dégradation du domaine agricole au Québec et de la nécessité de rapprocher les gens de la nature et de l’abondance qu’elle nous offre » selon le site Internet de Terre libre.

L’organisme se définit comme un projet de Fiducie d’utilité sociale agricole (FUSA) « visant à faciliter l’accès à la terre pour des projets d’agriculture à l’échelle humaine ». Au terme des démarches, la ferme originale de 200 acres de Victoria et Louis appartiendra alors à une fiducie établie par Terre libre en collaboration avec l’organisme québécois Protec-Terre.

« En établissant une FUSA, la propriété de la terre n’est plus détenue par une personne, mais par une entité à but non lucratif qui doit apporter des avantages à la communauté. Les FUSA contribuent à prévenir la spéculation foncière en garantissant que les terres demeurent réservées à l’agriculture, en préservant les écosystèmes et en générant des bénéfices à long terme pour la société » selon le site Internet de Protec-Terre.

Plusieurs petites fermes du Haut-Saint-François cherchent leurs propres solutions pour la viabilité et la pérennité. Aux Jardins de Victoria et Terre libre, les démarches, complexes qu’elles soient, portent fruit.

Opinion du lecteur

L’ultime rencontre… qui fait du bien

Quand j’ai acheté ma ferme à Newport en 2012, les premiers à venir m’accueillir étaient mes voisins directs à l’est, Nelson et Mimi… et leurs animaux. Le couple, deux chiens, un chat et une chèvre sont tous venus à pied le long du chemin pour me souhaiter le bienvenu. Mes autres voisins n’ont pas tardé à les suivre.


C’était bien parce que la vie dans les rangs peut être solitaire.
Les voisins, ainsi que nos animaux, nous font compagnie lorsque voulu. Dans les rangs plus tranquilles comme le mien, lorsqu’on se sent seul, on peut aller travailler près du chemin jusqu’à temps qu’un voisin passe. Souvent, ça nous amène à des beaux bonjours et des partages non seulement plaisants, mais même réconfortants.

Aujourd’hui, malheureusement, la vie agricole et forestière est justement plus solitaire. Nous avons développé de plus en plus de technologies et d’équipements pour remplacer les humains, et le travail se fait souvent seul. Ce n’est pas toujours bon pour le moral.
D’où l’importance des groupes, des rencontres, des rassemblements; ils sont nourrissants… même pour ceux qui inclinent vers l’introverti.
Les foires agricoles sont l’issue de cette compréhension parmi les familles agricoles, même avant l’isolement technologique intense des dernières décennies. L’Expo de Cookshire nous rassemble à chaque été depuis 1845.


La foire agricole est semblable aux encans qui sont, selon le berger anglais James Rebanks dans son livre The Shepherd’s Life de 2015, « dans plusieurs façons le centre de notre mode de vie, la place où on se réunit pour faire le commerce, mais aussi pour socialiser ».
La Cookshire Fair 2024 ouvre ses portes jeudi et se termine dimanche. Venez jaser avec vos voisins un peu, voir les jeunes et moins jeunes s’amuser, les animaux, les musiciens, les danseurs. C’est bon pour le moral.


Scott Stevenson

Chat in Newport

A rare chance to chat

What a relief! Haying season has been so much better this year. Several good-weather stretches (albeit very hot at times) interspersed with decent rainfalls, have allowed the region’s farmers to bring in good crops, rarely under the threat of rain.


But good crops mean hard summer work and few minutes to spare. These Island Brook farmers enjoyed a moment to chat, at least, on New Mexico Road a couple of weeks ago.
May they enjoy longer chats, undisturbed by passing cars, at the Cookshire Fair this week!

St-Isidore de Clifton

Plusieurs projets majeurs en jeu, incluant la patinoire à Saint-Isidore-de-Clifton

De gauche à droite, André Perron, maire; Sarah Lévesque, directrice générale, et Isabelle Bibeau, agente des communications.

On dirait que le fait de se trouver à côté d’une patinoire fait bouger l’équipe municipale au plus haut niveau. À la Municipalité de Saint-Isidore-de-Clifton, ce sont des joueurs comme les meilleurs d’une ligue nationale. Ça bouge et ça compte.

Et ils en veulent ! La patinoire même fait partie des buts comptés dans cette phase de vie d’une toute petite (710 habitants) municipalité de notre région. Elle recevra une nouvelle surface avec des tuiles pour le dek hockey, qui « vient à la mode » selon le maire André Perron, en entrevue avec deux membres de son équipe, Sarah Lévesque, directrice générale, et Isabelle Bibeau, agente de communication.

Cette rénovation de 350 000 $ permettra à la patinoire « d’être utilisée toute l’année », ajoute Mme Bibeau. Elle suivra un plus grand jeu d’équipe, celui de la construction d’un centre communautaire qui remplacera l’actuelle salle des loisirs.

Préapprouvé pour un projet de 4 $ millions et subventionné à 83 %, la municipalité espère voir la construction du bâtiment de 972 mètres carrés débutée au mois d’octobre. La date de tombée pour les appels d’offres est le 27 août. L’ouverture est prévue pour juillet 2025.

Et ça inclura une salle des patineurs. Pour les joueurs et joueuses du hockey, deck hockey et autres à Saint-Isidore, rien de moins que le meilleur. Une nouvelle belle ère des Canadiens à venir !
Mais on n’arrête pas là.

Une démarche d’achat de l’ancienne caisse, fermée depuis mars dernier, à côté de l’Hôtel de Ville, est bien partie. La municipalité l’utilisera pour agrandir son espace de bureau sur le rez-de-chaussée et pour un plus grand espace communautaire au sous-sol… pour la friperie, la bibliothèque et autres.

Entretemps—c’est l’été—ça roule aussi. Une piste cyclable entre le terrain municipal Camping Vert de Saint-Isidore et le Jardin Communautaire de Sawyerville, 11 kilomètres de long, est 90 % complétée, avec le dernier 10 % à finir en poussière de roche dans les prochains mois.

Est-ce que tout ce développement attirera du nouveau monde à la municipalité ? C’est l’espoir de cette équipe. Déjà la population est légèrement à la hausse depuis quelques années, selon M. Perron. « Il y a quelques constructions, quelques maisons. C’est bon pour notre école, c’est bon pour nos commerces. Et il y a de la place pour de nouvelles constructions, dans le périmètre urbain. Les prix sont très raisonnables. »

Une équipe qui vise les buts veut se présenter professionnellement aussi. Depuis février dernier, la municipalité s’est dotée d’une nouvelle image de marque, incluant logo, site Internet, banques de photos, nouvelles pancartes et plus… un bel exemple, même une inspiration, pour toute équipe qui veut viser haut. Le maire André Perron l’a dit : « Ça bouge chez nous ! »

Canton de Newport

Two years to find a contractor : Town Hall renovation preserves beauty of the past

Renewal—with respect for the past—is an important theme in the life of Newport today, one of the smallest municipalities in the Haut Saint-François region.


Small demographically, but in terms of territory Newport is as large as Cookshire-Eaton, with 270 square kilometres, which is the equivalent of about 675 one-hundred-acre farms.
Some of that renewal is demographic, mayor Robert Asselin and municipal councillor Anne-Marie Dubeau told us in July. The municipality is not seeing much in the way of development—most of the land is protected against it under green zoning—but some older residents have sold and moved to town, and younger families bought from them.

“It’s nice to see the young families,” Dubeau said, while also expressing her appreciation of the community’s history and older residents. “People here have a lot of stories to tell,” she said.
Many of those stories echo in the walls of Town Hall and its community centre upstairs, a large old wood-panelled room whose 2023 renovation hardly shows.
That renewal involved replacing the room’s stage with kitchen and storage space to better serve the community’s needs. But the mayor and council wanted to preserve the building’s heritage while doing so.


It took two years before they found the right contractor, who would carefully remove the aged diagonal tongue-and-groove panelling from behind the stage to move it forward as finishing on the new wall separating the kitchen and storage from the large, cathedral-ceiling main hall. The renovation cost $70,000 and took over a month.

Now, across Route 212, the municipality’s public park is going through its own renewal, with new playground facilities, a walking trail, and a soccer pitch all in the works. “I would like to see more families here,” said Mayor Asselin.


He and councillor Dubeau would also like to see more gatherings of community members, in places like the park, the community hall, and other community centres in St. Mathias and on the Lawrence Road.

“It’s part of my vision to have more community gatherings,” Asselin said.

Canton de Newport

Une ère de renouvellement avec une longue histoire bien préservée

La conseillère municipale Anne-Marie Dubeau avec le maire Robert Asselin, devant la rénovation récente de la salle communautaire de l’Hôtel de Ville, qui a remplacé l’estrade avec une cuisine et de l’espace d’entreposage.

Un lieu de patrimoine, paysages et paix, la municipalité de Newport offre peu de chances de développement… mais plusieurs en tant que partages entre ses quatre coins et avec ses voisins.
« Il y a très peu de commerces ici », le maire Robert Asselin dit en entrevue avec sa collègue, la conseillère municipale Anne-Marie Dubeau. Outre qu’une offre minimale en restauration, une entreprise d’entretien d’équipements agricoles et plusieurs fermes, l’industrie principale est la forêt.
« Nous, qu’est-ce qu’on a à offrir aux autres municipalités c’est nos 740 habitants, pour les autres commerces dans la région. C’est notre contribution à l’économie locale ».


Avec un territoire zoné largement vert, c’est-à-dire agricole et alors non développable, la population de Newport « ne bouge pas depuis une quinzaine d’années » selon M. Asselin. Par contre, il y a un peu de roulement, avec de nouvelles familles qui ont récemment acheté des propriétés d’habitants plus âgés qui ont déménagé vers les centres urbains.
« C’est beau à voir, des jeunes familles », intervient Mme Dubeau. Les deux expriment le désir de recevoir d’autres nouveaux résidants.


« S’il y avait un peu de flexibilité [dans les règlements de zonage], on pourrait attirer une trentaine de familles », dit M. Asselin. Un des problèmes, selon lui, est la situation de propriétaires non résidants qui ont droit à construire sur leurs terres à Newport, mais ne le font pas, préférant les utiliser pour la chasse et d’autres activités récréatives.
« Les gens viennent ici pour la paix », selon M. Asselin.


Les activités sociales et les installations publiques sont alors minimes, mais l’équipe municipale y travaille. M. Asselin et Mme Dubeau ont exprimé leur fierté envers plusieurs de ces activités — le Thé de Noël et la Partie de sucre, par exemple — ainsi que des installations comme les centres communautaires dans trois des quatre communautés de la municipalité : au chemin Lawrence, à Island Brook et à Saint-Mathias-de-Bonneterre.


Et le parc à Island Brook : un sentier et un terrain de soccer seront ajoutés bientôt ! « C’est utilisé beaucoup le parc », dit Mme Dubeau. Il offre actuellement un terrain de jeux d’enfants, un abri et des tables de pique-nique, ainsi qu’une toilette… aussi populaire parmi les motocyclistes et autres qui passent par la municipalité sur la pittoresque route 212.


Le centre communautaire de Island Brook, qui est aussi l’Hôtel de Ville, fait partie du patrimoine important du milieu, Newport étant fondé comme canton en 1801. Une rénovation récente du centre a été faite soigneusement pour préserver le vieux bois de finition des murs.


M. Asselin et Mme Dubeau ont aussi exprimé leur fierté pour le contexte linguistique de la municipalité. « Nous sommes une des deux municipalités dans la région qui ont gardé le statut bilingue. C’est une marque de respect », dit le maire. « Ça, c’est une affaire très, très importante pour moi », ajoute Mme Dubeau.

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