Carnavals

Du plaisir en famille aux carnavals

Mathilde Coulombe-Tremblay, Lia Coulombe-Tremblay, Madeleine Coulombe-Tremblay et Zia Legros ont bien profité de la glissade sur tube au Carnaval d’hiver d’Ascot Corner le samedi 31 janvier dernier au parc Pomerleau. Photo : Carolyne Weldon

L’édition 2026 du Carnaval d’hiver d’Ascot Corner a rassemblé la fin de semaine du 31 janvier des résidents de tout âge autour d’une programmation alliant activités intérieures et sports d’hiver. Le samedi 31 janvier, de nombreuses familles ont bravé le vent et le froid pour prendre part à la journée familiale gratuite au parc Pomerleau. C’était l’occasion de se rencontrer entre voisins et de profiter des plaisirs de l’hiver, comme la glissade, le patin ou encore le vélo sur neige (« fat bike ») dans une ambiance festive avec musique, mascotte, cantine et feu de joie. Si les tout-petits ont particulièrement apprécié les jeux gonflables et le graffiti sur neige, tous ont pris grand plaisir à la descente en tube, sur la pente aménagée à cet effet derrière l’édifice Évariste Dubreuil (ancienne caisse populaire). La tire d’érable sur la neige, heureux présage du printemps à venir, a également connu un franc succès.

De gauche à droite : Nathalie Bresse, mairesse d’Ascot Corner ; Hélène Bédard, conseillère municipale responsable des loisirs ; Chantal Carrier, directrice des loisirs. Photo : Carolyne Weldon

CDC

À un pas de l’itinérance : Une réalité tout près de chez vous

Patricia Blais : «Je veux que les gens en position de pouvoir soient à l’écoute.» PHOTO : SCOTT STEVENSON

Plus de 44% des ménages dans le Haut-Saint-François sont constitués d’une seule personne ou d’une famille monoparentale, selon une étude publiée la semaine dernière. Autrement dit, près de la moitié de notre population est composée d’adultes vivant seuls.


L’étude démontre aussi que le coût médian d’une maison unifamiliale dans le Haut-Saint-François (HSF) a augmenté de 67% en cinq ans, soit une moyenne de plus de 13% par an. Cela signifie qu’une maison à 250 000 $ en 2021 coûte maintenant plus de 400 000 $.


Depuis avril dernier — en seulement 10 mois — le coût de l’épicerie a augmenté de 9% dans notre région, ce qui représente la plus forte hausse dans toute l’Estrie. Chez nous, il en coûte environ 1 468 $ par mois pour nourrir une famille typique, le panier d’épicerie le plus cher dans toute la grande région administrative (la moyenne pour l’Estrie est de 1 337 $ par mois).


Voilà seulement quelques-uns des facteurs de risque de l’itinérance pour notre population identifiés par l’étude.


De plus, nous sommes parmi les communautés les plus défavorisées de la région de l’Estrie économiquement.


L’étude révèle un problème caché et complexe en ce qui concerne l’itinérance, que l’on n’associe pas normalement à une région rurale comme la nôtre.

Étude de la CDC
« L’itinérance dans le HSF est largement sous-déclarée et invisible », déclare une étude publiée la semaine dernière par la Corporation de développement communautaire (CDC) du Haut-Saint-François, intitulée Recherche-action sur la situation de l’itinérance dans le Haut-Saint-François.


« Les épisodes de sommeil en lieu non sécuritaire, les ressources d’hébergement non utilisées et les situations de dépendance résidentielle dans des conditions non optimales démontrent une présence significative d’itinérance cachée ou de grande précarité résidentielle », selon le rapport.


« Les personnes en situation de précarité résidentielle sur le territoire du Haut-Saint-François ne correspondent pas aux stéréotypes associés à l’itinérance. Les données montrent une surreprésentation de personnes de 45 ans et plus, principalement locataires, souvent scolarisés, en emploi et à la retraite. Leurs difficultés découlent avant tout de pressions économiques, d’un marché locatif en crise et d’obstacles systémiques, plutôt que de problèmes individuels. »


La nature cachée de l’itinérance dans le Haut-Saint-François touche également ceux qui possèdent leur maison. « J’ai mangé grâce au frigo partage et des cannes de thon durant le dernier hiver », a déclaré une propriétaire à la CDC. « Je vais chercher des pommes tombées par terre des pommiers de mon voisin à la noirceur. Mais j’ai le sentiment de voler, » a-t-elle dit.


Les résidents subissant de telles pressions peuvent être à un pas de perdre leur maison, note la CDC.
L’étude a révélé que 10% des ménages déboursent plus de 30% de leur revenu pour leur logement, qu’ils louent ou possèdent. De même, 8,3% vivent dans des maisons ou appartements nécessitant des réparations majeures, comparativement à 5,6% pour l’ensemble de la région administrative de l’Estrie.

Le spectre de la sécurité
Il ne s’agit donc pas ici du portrait classique du « sans-abris » ou de la personne « sans domicile fixe ». On parle plutôt de personnes dont le niveau de sécurité de logement est loin d’être optimal. Ainsi, peut-être devrions-nous aborder l’itinérance non pas comme une dichotomie (ceux qui ont un toit vs ceux qui n’en ont pas) mais plutôt comme un spectre, mesurant le niveau de sécurité à l’habitation de chacun. Où que se trouvent nos résidents à travers notre région, de trop nombreuses personnes risquent de ne pas pouvoir bénéficier d’un toit sécuritaire et adéquat au-dessus de leur tête, ce qui les force souvent à se déplacer dans les rues de la ville pour espérer trouver les ressources dont ils ont besoin.


« Qui plus est, les personnes en situation d’itinérance ne se perçoivent pas toujours comme telles », selon le rapport de la CDC. « Pour certaines personnes, ne pas avoir son propre logement et vivre temporairement chez des ami.e.s de façon alternative n’est pas une situation d’itinérance. Le même constat peut se faire pour une personne habitant dans un abri de fortune, croyant qu’avoir un toit est suffisant pour ne pas “cadrer” dans cette catégorie. »


Combien d’entre nous dans le Haut-Saint-François connaissent des voisins ou d’autres personnes dans ces situations? Un membre de la communauté vivant à l’arrière d’un ancien bâtiment hérité. Quelqu’un d’autre dont la maison est relativement récente mais qui manque de services de base, d’eau ou d’électricité. Un vieux vivant dans un bâtiment rustique, que certains appelleraient une cabane, près du ruisseau sur un rang éloigné.


Ces situations ne sont généralement pas décrites comme de l’itinérance, mais ce n’est pas non plus une sécurité personnelle.

Les ménages solitaires
Pour près de la moitié des ménages composés d’un adulte vivant seul (31% d’une personne seule; 13,2% d’une famille monoparentale), la sécurité, l’aide et le bien-être souvent associé au partage d’un foyer sont absents. Un ménage solitaire est alors une autre mesure clé de la sécurité de logement, ou de son absence, si nous parlons d’un spectre.


Comme l’a déclaré Patricia Blais, résidente d’Ascot Corner, lors d’une entrevue après la présentation de l’étude de la CDC la semaine dernière, « Personne n’est à l’abri », un sentiment partagé en privé par d’autres, qui se sont eux-mêmes sentis proches de l’itinérance.


Mme Blais, qui est bénévole à La Relève, a applaudi les organismes communautaires de la région. « J’adore le Haut-Saint-François », a -t-elle dit, en ajoutant qu’elle risque actuellement de perdre son appartement à cause d’un imminent changement de propriétaire. Le coût du loyer et son besoin d’un chien de soutien la mettent à haut risque.


Elle a aussi noté que les personnes souffrant d’anxiété, de pensées dépressives ou d’autres problèmes de santé peuvent courir d’encore plus grand risques.


Dans le cas de Mme Blais, elle a ajouté que son intervenante lui avait assuré « qu’il y aura des solutions. » Mais voilà que le budget de son intervenante vient d’être coupé (voir l’article à la page 2 et les commentaires à la page 4). « Elle m’a aidée, » a dit Mme Blais. « Moi et les autres [dans le besoin], qui va les aider maintenant ? C’est inquiétant. Je veux que les gens en position de pouvoir soient à l’écoute. »

Dans le silence
Mais la nature cachée des problèmes ruraux liés à la sécurité de logement, comme le souligne le rapport de la CDC, peut rendre l’écoute difficile pour ceux qui ne sont pas en contact direct avec ces enjeux.


Les problèmes sont aussi masqués par la beauté même de notre région. Nous l’aimons pour ses paysages, sa nature généreuse, sa tranquillité. Dans une grande partie de la région, les maisons voisines, les entreprises et les bureaux des gouvernement se font loin. La paix et le calme font que les problèmes ne se font pas entendre si facilement. Vous et votre partenaire construisez, achetez, louez ou héritez de la maison de vos rêves sur un petit chemin tranquille. Tout va bien… jusqu’à ce que le rêve s’effondre. Il peut s’agir d’un divorce ou d’un décès, d’une perte d’emploi. Peut-être que l’alcool est en jeu, peut-être des abus ou de la violence. Le tissu social est plus distendu aujourd’hui, tout comme le système de soutien social. C’est plus difficile de se retrouver entre amis, entre proches, même entre voisins. L’anxiété, la dépendance, la solitude ou l’insécurité financière peuvent s’aggraver à mesure qu’un cercle vicieux s’installe. Ensuite, la maison est en mauvais état, le loyer est inabordable, et l’itinérance menace comme des nuages sombres à l’horizon.
La maison n’est plus un foyer. L’abri n’est plus adéquat.

Vers un plan d’action
La semaine dernière, le CDC a réuni une quarantaine de représentants d’organismes communautaires, de municipalités et de la MRC du Haut-Saint-François pour réfléchir à la manière d’aider les personnes à risque et dans le besoin. Ils ont concentré leurs efforts sur trois priorités identifiées par la CDC dans son rapport : « Connaître et reconnaître la situation ici; Habitations indignes; et Territoire non sécuritaire. »


Parmi toutes les idées discutées, les participants ont chacun évalué leurs préférences à la fin de la réunion de quatre heures. Parmi les actions les mieux notées figuraient :
« Maintenir le travail de proximité pour soutenir les gens dans la réalité »;
« Large campagne médiatique »;
« Exiger dans les nouveaux développements un minimum de pourcentage de logements abordables »;
« Travailler sur les critères d’accès au Programme de supplément au loyer (PSL) »;
« Faire connaître les programmes (de rénovation) à la population »; et
« Développer des logements d’urgence ».
La CDC préparera un plan d’action pour la région d’ici la fin mars.

Ce texte est partiellement traduit à l’aide de l’outil automatisé de Microsoft.

Réponses publiées en ligne à notre article « La MRC perd son unique travailleuse de proximité »

Mélanie Harpin
Je suis donc bien triste de lire ça ! On ne peut pas perdre Camille Accompagnement-Outreach Hsf ! Cette personne est bien trop importante dans la MRC ! Je suis toute déstabilisée ce matin.

Cuisines Collectives du HSF
Comme organisme en sécurité alimentaire dans le HSF, nous tenons à exprimer tout notre soutien à La Relève. Le travail de proximité est essentiel en milieu rural : c’est souvent la première (et parfois la seule) porte d’accès aux services pour les personnes les plus vulnérables. Perdre cette intervenante, c’est fragiliser tout le filet social du territoire.

Patricia Blais
Je souhaite qu’il soit possible que cette décision ne soit pas définitive. Camille et son poste apportent énormément d’apaisement, d’aide et même d’espoir aux gens qui ne savent pas ou plus vers qui ou quoi se tourner. Un grand plus aussi de Camille et son travail, c’est d’aider les gens à sortir de l’isolement.

Camille Accompagnement-Outreach Hsf
Merci pour tous les bons mots. J’ai la communauté du HSF à cœur depuis le tout début, autant anglaise que française, et la situation me brise le cœur.
Sachez que ma directrice Sabrina Denault Lapointe travaille d’arrache-pied depuis des mois pour trouver une solution, et on a tellement espoir que ça change.
Que ce soit moi ou une autre personne au poste, le travail de proximité 0-100 ans bilingue est un poste clé qui aide tellement de gens à découvrir et rejoindre les ressources de notre beau et vaste territoire. Je souhaite de tout cœur qu’une solution nous soit offerte.
onsieur François Jacques, député de Mégantic à l’Assemblée nationale, on vous interpelle pour obtenir de l’aide.
On s’est rencontré à plusieurs reprises au fil des ans dans des événements municipaux, vous savez comment nous tenons mordicus à notre mission. Chaque personne, chaque famille du territoire méritent une aide et un accompagnement digne, respectueux de son rythme, et sans jugement.
C’est ce qui est offert avec le travail de proximité bilingue. Les postes de proximité qui sont coupés dans plusieurs régions du Québec créeront un vide trop difficile à remplir, et laisseront trop de familles en situation d’isolement.

Soixante ans d’amour de l’Afeas

par Diane Mathieu
Cette année, l’Afeas (Association féministe d’éducation et d’action sociale) fête son 60e anniversaire de fondation. À cette occasion, les Afeas de Sawyerville et de Cookshire tiennent à souligner l’implication de deux membres de la première heure. Il s’agit de Mme Rose-Hélène Lessard de Sawyerville et Mme Jeannine Bolduc de Cookshire.


Lors du brunch de la Saint-Valentin qui aura lieu le dimanche 15 février à la salle Guy-Veilleux, nous en profiterons pour souligner l’implication et les actions de ces deux dames pour la défense des droits des femmes pendant toutes ces années.

robert roy

Coupure de poste à La Relève : la MRC n’y est pour rien

Robert G. Roy. Photo : Carolyne Weldon.

Questionné la semaine dernière au sujet de la coupure de poste de la travailleuse de proximité rattachée à La Relève, à Cookshire, le préfet de la MRC du Haut-St-François, Robert G. Roy, a été formel: la décision ne découle ni de lui personnellement, ni de la MRC.


« Avant, c’était la MRC qui gérait ce fond-là de lutte à la pauvreté, et toutes les fois où on prenait une décision, ça faisait ce que ça fait présentement. On était beaucoup critiqués. Donc on a dit, on va le transférer à Solidarité Haut-Saint-François », a expliqué M. Roy.

La décision de ne pas financer le poste de Mme Camille Marquis a donc été rendue par un sous-comité à huis-clos dont il ne fait pas partie, composé de membres de Solidarité HSF. « Le comité a donc dû juger que pour x raisons, ils leurs manquaient des données » pour financer la ressource, a spéculé M. Roy, en précisant que tous les projets soumis pour financement sont analysés à l’aide de grilles d’évaluation.


« Je trouve ça triste que le gouvernement mette des choses en place et que ça ne soit pas du financement à long terme », a ajouté le préfet, se disant lui-même « déchiré » par la décision. Réfléchissant à voix haute, Mr. Roy s’est demandé si la ressource ne pourrait pas éventuellement être rattachée au CIUSSS, ou financée au niveau régional, par la Table des Maires de l’Estrie. « C’est un travail qui est essentiel », a admis le préfet.

La MRC perd son unique travailleuse de proximité « 0-100 ans »

La travailleuse de proximité Camille Marquis (à gauche), et la directrice de La Relève, Sabrina Denault Lapointe (à droite.) Photo: Carolyne Weldon .

La seule travailleuse de proximité de la MRC du Haut Saint-François desservant une clientèle de tout âge doit perdre son poste et cesser ses fonctions fin mars 2026, faute de financement.


Rattaché à La Relève, à Cookshire, ce poste d’accompagnement de milieu est une passerelle qui fait le lien entre les personnes en situation de vulnérabilité et les services offerts au sein de la MRC. Il s’agira d’une première interruption de service pour ce poste depuis sa création, en 2014.

L’ombre de cette coupure planait sur l’organisme depuis l’automne dernier. La dernière possibilité de financement, au niveau de la MRC via le comité Solidarité HSF, s’est finalement soldée par un refus avant le congé des Fêtes.


Selon la directrice de La Relève, Sabrina Denault Lapointe, il est désolant que la MRC n’ait pas jugé bon de maintenir cette ressource pour l’année financière à venir. Elle s’explique mal ce qui a pu causer ce refus, alors que la demande est bel et bien présente et que selon elle la personne en poste, Camille Marquis, est devenue très connue, efficace et appréciée dans la région au fil des ans.


« C’est une grosse perte », dit-elle. « Les impacts c’est que les gens les plus vulnérables, les plus éloignés des services, vont devoir trouver les ressources par eux-mêmes. C’est une porte qui se ferme. »


Le travail de proximité est un mode d’intervention qui rejoint les gens directement dans leur milieu de vie. C’est un peu l’équivalent du travail de rue, mais en contexte rural, explique la directrice. « Au lieu d’aller vers les gens dans des parcs comme en ville, ici ça se fait autrement, par le biais des réseaux sociaux, d’affiches, d’activités ou du bouche-à-oreille », dit Mme Denault Lapointe.


En poste depuis six ans, Camille Marquis connait les ressources de la MRC sur le bout des doigts. Qu’il s’agisse d’enjeux liés à la pauvreté, à la précarité alimentaire, à l’itinérance ou de défis à remplir un formulaire, son rôle est d’accompagner, d’orienter et de référer les gens vers les bons services. Les solutions mises de l’avant visent la mobilisation et la mise en mouvement, c’est-à-dire le renforcement de la capacité d’agir de chacun.


Combien de temps l’interruption du service durera-t-elle? « Un an, deux ans? Un mois? Impossible à dire pour le moment, mais nous redoutons beaucoup de devoir interrompre le service », affirme Mme Denault Lapointe.


La directrice de La Relève souhaite qu’un financement récurrent puisse être trouvé pour pérenniser la ressource sur le territoire. « Une personne pour toute la MRC, c’est un minimum », dit-elle.

St Peter's, Décembre 2024

L’église St Peter’s : Plusieurs appels et une offre, mais l’avenir reste incertain

L’avenir de l’église St Peter’s à Cookshire-Eaton reste incertain, selon Anthony De Carvalho, agent immobilier. Il cite notamment les exigences de la ville en matière de stationnement comme un obstacle.
« Nous recevons au moins un appel tous les deux jours », a-t-il déclaré par téléphone. Une offre a été reçue, mais « le prix était tel que nous n’étions pas disposés à l’accepter ».


Aussi, « il n’avait pas de projet en tête, contrairement à M. Denis. »
Pour sa part, Gilles Denis a indiqué par courriel que la Ville de Cookshire-Eaton n’avait pas manifesté d’intérêt pour son projet de création d’une bibliothèque et qu’il avait donc informé les agents immobiliers qu’il ne ferait pas de nouvelle offre.


« Toutefois, j’ai repris contact avec le milieu pour identifier un projet qui pourrait se faire à St Peter’s, car je crois à sa conservation. »


M. De Carvalho a déclaré que la Ville de Cookshire-Eaton exige un stationnement hors rue réservé pour le bâtiment, mais que St Peter’s ne disposait pas d’un terrain suffisamment grand pour cela.
M. Denis a dit qu’il n’avait aucun problème avec l’exigence de stationnement, car il est propriétaire de l’ancien presbytère voisin et pourrait utiliser son terrain.


L’Église anglicane « a le cœur brisé de devoir vendre le bâtiment », a déclaré M. Carvalho, mais elle a besoin du produit de la vente pour aider à réparer d’autres églises. Le prix demandé de 200 000 $ « n’est qu’une goutte d’eau » par rapport aux besoins de toutes les autres églises.


Lorsqu’on lui a demandé si son agence avait fait une offre pour St Peter’s, il a répondu : « Absolument pas. Nous n’avons jamais fait d’offre pour aucun des édifices religieux que nous avons vendus. L’Église anglicane est l’un de nos plus importants clients ; nous avons vendu plusieurs de ses bâtiments. Nous ne nous mettrions jamais dans une situation de conflit d’intérêts. »


« Nous sommes ouverts à toute collaboration avec quiconque qui a un projet en tête », a-t-il ajouté. « Dans un monde idéal, ce serait quelque chose qui servirait la communauté. »

St Peter's, Décembre 2024

St. Peter’s Church : Many inquiries, but future still uncertain

The future of St. Peter’s Church in Cookshire-Eaton is still uncertain, according to Anthony De Carvalho, real estate agent. He cited the City’s parking requirements as an important drawback.
«We must get at least a call every second day,» he said in a phone conversation. One offer was received, but «the price was something that we were not willing to accept.»


Also, «the person did not have a project in mind, so it wasn’t like Mr. Denis.»
For his part, Gilles Denis emailed that the City of Cookshire-Eaton had not shown interest in his project to create a library, and he had therefore told the realtors that he would not make a new offer.

«However, I’ve been in contact with the community to identify a project that could be carried out in St. Peter’s, because I believe in its preservation.»
De Carvalho said the Ville de Cookshire-Eaton requires off-street dedicated parking for the building, but St. Peter’s does not possess enough land for this.
Denis said he had no problem with the parking requirement, because he owns the previous Presbytery next door, and could use its land.


The Anglican Church «is heartbroken to have to sell the building,» said Carvalho, but needs the sale proceeds to help repair other churches that need significant work. The asking price of $200,000 «is still a drop in the bucket» for the needs of all the other churches.


Asked whether his agency had bid on St. Peter’s, he said «Absolutely not. On all the church buildings we’ve handled, we’ve never made an offer on any of them. The Anglican Church is one of our biggest clients, we’ve sold quite a few buildings for them. We would never put ourselves in a conflict of interest.»


“We’re open to working with anyone who has a project in mind,» he said. «In an ideal world, it would be something that would serve the community.”

Conflit de voisinage ? La médiation citoyenne, un service gratuit

Texte fourni par Équijustice Estrie
Entre voisins, toutes sortes de situations peuvent devenir conflictuelles. Pensons notamment aux limites de propriété, haies, clôtures, mais aussi à la neige, à l’écoulement d’eau, au bruit, aux animaux, aux arbres…
Équijustice Estrie offre dans la MRC du Haut-Saint-François un service de médiation citoyenne gratuit, volontaire, confidentiel et accessible à tous. Nos médiateurs citoyens peuvent vous accompagner dans toutes sortes de situations, notamment :

  • conflits de voisinage de tous types ;
  • situations locataire-propriétaire ; 
  • relations interpersonnelles et intrafamiliales (*sauf pour les situations de séparation impliquant une séparation de biens ou la garde d’enfants) ;
  • entre des citoyens et des organismes publics ou privés ;
  • entre des consommateurs et des commerçants ; 
  • en milieu de travail, scolaire, sportif, en établissement de santé ;  
  • en contexte de proche aidance ; 
  • toutee autre situation de conflit.
    L’accompagnement commence par une rencontre individuelle avec deux médiateurs, dans un endroit neutre, sur le territoire de votre MRC. À travers leur écoute et leurs questions, ils vous aident à voir plus clair dans votre situation. On peut poursuivre par une invitation à la deuxième personne, qui, si elle accepte, recevra le même accompagnement individuel. Lorsque les attentes des personnes le permettent, il peut y avoir une rencontre de médiation, dont les modalités sont à construire ensemble ; la médiation citoyenne est un service sur mesure. 

  • L’objectif de la médiation citoyenne est de favoriser l’accès et l’implication des personnes dans les activités de justice, en marge des tribunaux, de promouvoir la communication et le vivre ensemble, de mettre en place des espaces d’échanges sécuritaires entre les personnes et de les outiller pour faire face à des situations conflictuelles.

  • Vous n’êtes pas certain que la médiation citoyenne soit le bon service pour vous ? Appelez-nous. Nos médiateurs prendront le temps de vous écouter, de déterminer si et comment ils peuvent vous accompagner en médiation citoyenne et, au besoin, vous orienter vers d’autres ressources.
    Laissez un message au 819-791-7397, option  6 et un médiateur vous rappellera dans les 48 h. 
    Le service de médiation citoyenne dans le Haut-Saint-François est rendu possible en partie grâce au soutien du Fonds d’Études Notariales de la Chambre des notaires.
cheque du foyer st-paul

Une tendance de fermeture et don : 200 000 $, « de loin le plus gros don »

Donateurs comme bénéficiaires ont ressenti la joie le 22 décembre lorsque le Foyer St-Paul de Bury, représenté ici par Austin Bailey, entre autres, a fait un don important à la Fondation des CLSC et CHSLD, avec Gilles Denis recevant le chèque symbolique en son nom.

Plus de 50 ans de thés de Noël et de petits-déjeuners crêpes ont en partie fait du Foyer St-Paul de Bury l’endroit convoité qu’il était. Une communauté dévouée a maintenu le Foyer grâce à l’argent et aux personnes nécessaires pour fournir des soins de qualité. Elle a fermé en 2021, non pas par manque d’argent ou d’engagement communautaire, mais plutôt par manque de personnel qualifié.
La communauté lui a donné, et elle a rendu à la communauté. Aujourd’hui, quatre ans après la clôture, elle redonne à nouveau.


Juste avant Noël, les membres restants du conseil du Foyer St-Paul — Austin Bailey, Randi Heatherington, Laurie Nadeau et Thérèse Thibodeau — ont remis un chèque de 200 000 $ à la Fondation des CLSC et CHSLD du Haut-Saint-François lors d’une cérémonie à East Angus.
Grâce à toutes les collectes de fonds communautaires de l’histoire du Foyer, ainsi qu’à d’importants dons passés d’organisations comme la Sherbrooke Hospital Foundation et la succession de Dorothy et Howard Kennedy, la maison de retraite avait accumulé des investissements de plus de 2 millions de dollars.


Maintenant que le Foyer est fermé, l’argent est consacré à d’importantes causes similaires dans la région, telles que la Fondation Maison La Cinquième Saison, la Maison Aube Lumière, la Fondation Dixville, Grace Village et la Wales Home.


« L’argent a été récolté ici ; l’argent reste ici », a déclaré Randi Heatherington lors de la présentation à East Angus.


Autrefois une institution reconnue de la communauté anglophone, le Foyer St-Paul veille également à ce que ses dons contribuent à la santé et aux soins aux ainés en français et en anglais. La moitié de son don à la Fondation des CLSC et CHSLD est « destinée à soutenir des activités qui doivent inclure et être accessibles aux ainés de langue anglaise dans les sites d’East Angus et de Weedon », selon une liste de bénéficiaires du Foyer. Les 100 000 $ restants serviront à acheter du matériel pour les résidences ou pour la communauté en prêt.


L’argent ne sert pas à remplacer les financements gouvernementaux existants, a déclaré Gilles Denis, porte-parole de la Fondation des CLSC et CHSLD.


« C’est de loin le plus gros don que nous ayons jamais reçu », a déclaré Claude Charbonneau, membre du conseil d’administration de la Fondation.


Gilles Denis et beaucoup d’autres ont exprimé leur gratitude pour ce don lors de leurs discours prononcés à la cérémonie officielle. M. Denis était particulièrement reconnaissant d’un don d’une organisation à but non lucratif à une autre. « Merci pour le modèle, » a-t-il dit.

La Fondation des CLSC et CHSLD du Haut-Saint-François œuvre à améliorer la qualité de vie des clients du secteur de la santé dans la région en aidant à l’achat d’équipements et en réalisant des projets spécifiques de bien-être. Elle soutient les foyers de soins de longue durée à East Angus et Weedon, ainsi que d’autres services de santé.


Ce don s’inscrit dans la tradition des institutions historiquement anglophones, telles que le Sherbrooke Hospital, de fermer et de transférer les fonds collectés au fil de leur histoire à des institutions au service de la communauté élargie, y compris des fondations de santé telles que la Fondation du Haut-Saint-François.

cheque du foyer st-paul

St. Paul’s Rest Home of Bury : Donation of $200,000,“biggest ever”

Donateurs comme bénéficiaires ont ressenti la joie le 22 décembre lorsque le Foyer St-Paul de Bury, représenté ici par Austin Bailey, entre autres, a fait un don important à la Fondation des CLSC et CHSLD, avec Gilles Denis recevant le chèque symbolique en son nom. Photo: Scott Stevenson.

Over 50 years’ worth of Christmas teas and pancake breakfasts in part made Saint Paul’s Rest Home in Bury the coveted place that it was. A devoted community kept it going with the money and the people to provide quality care. It closed in 2021, not for lack of money and community commitment, but rather for lack of qualified staff.


The community gave to it, and it gave back to the community. Now, four years after closing, it is giving back again.

Just before Christmas, Saint Paul’s remaining board members—Austin Bailey, Randi Heatherington, Laurie Nadeau, and Thérèse Thibodeau—presented a $200,000 cheque to the Fondation des CLSC et CHSLD du Haut-Saint-François at a ceremony in East Angus.


Thanks to all the community fundraisers in Saint Paul’s history, as well as significant past donations from organizations like the Sherbrooke Hospital Foundation and the estate of Dorothy and Howard Kennedy, the Rest Home had accumulated investments of over $2 million.


Now that the Home is closed, the money is being given to important similar causes in the region, such as the Fondation Maison La Cinquième Saison, the Maison Aube Lumière, the Dixville Foundation, Grace Village, and the Wales Home.


“The money was raised here; the money stays here,” said Randi Heatherington at the East Angus presentation.


Once very much an institution of the English-speaking community, Saint-Paul’s is also ensuring its donations help provide health and seniors’ care in both French and English. Half of its donation to the Fondation des CLSC et CHSLD is “to support activities that must include and be accessible to English-speaking seniors at both the East Angus and Weedon locations,” according to a Saint Paul’s list of recipients. The other $100,000 will be used to purchase equipment for the residences or for loans to the community.


The money is not to replace existing government funding, said Gilles Denis, spokesman for the Fondation des CLSC et CHSLD.


“That’s by far the biggest donation we ever had,” said Claude Charbonneau, member of the board of directors of the Fondation.


Gilles Denis and many others expressed their gratitude for the donation in speeches made at the official presentation. Mr. Denis was particularly appreciative of a donation from one non-profit organization to another. “Thank you for the precedent,” he said.


The Fondation des CLSC et CHSLD du Haut-Saint-François works to improve the quality of life of health-care clients in the region by helping purchase equipment and carry out specific well-being projects. It supports long-term care homes in East Angus and Weedon, as well as other health-care services.


The donation carries on a trend of historically English-speaking institutions, such as the Sherbrooke Hospital, closing and passing the monies raised throughout their history to institutions serving the larger community, including health-care foundations such as the Fondation Haut-Saint-François.

Séance extraordinaire I, SS

Pas de chance pour la pétition pour la Salle Guy-Veilleux

La scéance extraordinaire du 26 novembre dernier.

Une pétition avec plus de 250 signatures en ligne n’a pas atteint son objectif auprès du conseil municipal de Cookshire-Eaton la semaine dernière. Ses réunions publiques ne seront pas transférées à la Salle Guy-Veilleux.


« La salle actuelle où se tiennent les rencontres du conseil municipal de Cookshire-Eaton est trop petite, ne pouvant accueillir que 20 à 30 personnes », selon la pétition, publiée sur le site change.org. « Dans une municipalité dynamique et engagée comme la nôtre, il est essentiel que chaque citoyen ait l’opportunité d’assister à ces réunions et de participer activement aux décisions qui façonnent notre communauté. »


La pétition est née en raison de l’insatisfaction des citoyens lorsque la réunion ordinaire du conseil du 1er décembre a été annulée à la dernière minute, alors même que 120 citoyens étaient présents. La réunion avait été prévue à la Salle Guy-Veilleux en raison de l’intérêt public majeur pour y participer.
Cette réunion a été reprogrammée au 8 décembre, mais à l’Hôtel de Ville où la capacité est bien moindre. Le gardien de sécurité responsable de la capacité ce soir-là a déclaré que sa limite était de 60 personnes dans la salle. Au total, environ 55 personnes étaient présentes dans la salle, dont la mairesse, les conseillers, le personnel et les journalistes.


Cent-soixante autres ont assisté à la réunion en ligne. Le personnel municipal de Cookshire-Eaton avait organisé des correspondances à distance pour les citoyens à domicile ou présents à la Salle Guy-Veilleux en cas de surcapacité à l’Hôtel de Ville.
Avec des températures inférieures à -20, cependant, se connecter à distance depuis la maison avait manifestement un large attrait.


Cette option faisait partie de ce que la mairesse Daphné Raymond a décrit comme la réponse du conseil à la pétition, un projet pilote visant à encourager l’implication citoyenne. Elle a ajouté que des comités citoyens seraient également formés.
« Ce qu’on fait là, c’est un projet pilote, la diffusion, et on va avoir des comités citoyens après les Fêtes. Je veux avoir des séances citoyennes au moins une fois par mois », de dire la mairesse. « Les gens veulent être écoutés. Le conseil l’a compris. »


« En demandant aux élus municipaux de voter en faveur de la résolution pour déplacer les six prochaines rencontres à la salle Guy-Veilleux, nous permettons à un plus grand nombre d’habitants d’être présents et de s’impliquer », selon la pétition. « La salle Guy-Veilleux offre une capacité d’accueil bien plus vaste, répondant ainsi aux besoins de nos citoyens qui souhaitent être acteurs et non spectateurs passifs de leur environnement. »


Le sujet était le dernier à l’ordre du jour du conseil municipal lundi. Cela n’a mené à aucune décision par résolution.

CDC-Continuum-HSF

L’accès au logement et la sécurité alimentaire ciblés

C’est lors du forum annuel organisé par Continuum Haut-Saint-François (HSF) que ces partenaires clés issus des milieux communautaire, politique, scolaire et de la santé, se sont à nouveau engagés à renforcer l’inclusion sociale et économique dans la région.


Rappelons que le Continuum HSF réunit des organismes engagés à créer des changements sociaux durables dans la communauté du Haut-Saint-François. En plus de soutenir et d’outiller les organisations pour favoriser une meilleure orientation et un accompagnement adapté aux personnes en situation de vulnérabilité, le forum qu’il organise est une véritable activité de métaconcertation et de réseautage. Il permet aux différents organismes et tables régionales de se connaître, de se reconnaître afin de maximiser les interventions envers les clientèles desservies.

Priorisation des enjeux
Les personnes mobilisées ont ciblé deux enjeux majeurs : l’accès au logement et la sécurité alimentaire. Rappelons que la population du Haut-Saint-François (plus de 23 000 personnes) représente 5 % de la population de l’Estrie, qu’elle s’étale sur un large territoire et que l’augmentation du coût de la vie dans la MRC, où le prix du panier d’épicerie moyen atteint 1 468 $ par mois (le plus dispendieux en Estrie) s’ajoute à la pénurie de logements.


Le Comité Logement du Haut-Saint-François, concertation locale pionnière, se mobilise pour répondre à cette crise tout en s’assurant que le Haut-Saint-François soit un milieu de vie digne et sécuritaire. Pour y parvenir, il a mis en place un plan d’action avec deux priorités : L’appui et le soutien des promoteurs de logements sociaux et l’influence du prochain schéma de développement territorial en s’appuyant sur la vision stratégique de la MRC.


« D’autres actions ont été réalisées aussi pour renforcer la capacité d’agir des membres du comité et pour informer les locataires de leurs droits et responsabilités », a précisé Dhiaeddine Ouaja, agent de développement à la Corporation de développement communautaire (CDC) du Haut-Saint-François.

Conférence
La Dre Mélissa Généreux a profité du forum pour présenter les enjeux et défis liés à la polarisation et au bien-être collectif à l’ère du changement. Elle a expliqué comment la crise économique, les changements climatiques, la solitude et la désinformation ébranlent notre épanouissement personnel et collectif. La polarisation sociale c’est une division sociale, une fragmentation croissante de la société en différents groupes. Souvent, elle se manifeste par la représentation négative, simpliste et déshumanisante des autres groupes dans la société. Face à cette polarisation croissante, les solutions discutées ont pu mettre en lumière l’importance de créer des espaces de discussions sécuritaires favorisant la mixité, l’ouverture et l’empathie.

La suite…
« Le succès de cette mobilisation témoigne de la détermination de la communauté du HSF à agir efficacement face à la crise du logement, à la sécurité alimentaire et aux enjeux de mobilité, qui sont des freins majeurs à l’inclusion. Les outils concrets et les pistes de solutions que nous avons élaborés lors de cette journée permettront aux personnes intervenantes de mieux soutenir chaque citoyenne et citoyen », a pour sa part déclaré Frédéryk Johnson, organisatrice communautaire au CIUSSS de l’Estrie – CHUS.


« Quarante logements abordables de plus sur le territoire et un accès à une plus grande sécurité alimentaire pour les résidents de la MRC », a pour sa part souhaité Martin Monette, coordonnateur des projets collectifs à la CDC, pour la prochaine année.


Afin d’obtenir plus d’informations sur le portrait socioéconomique de la MRC du Haut-Saint-François, nous vous invitons à consulter le lien suivant: https://www.santeestrie.qc.ca/clients/SanteEstrie/Publications/Sante-publique/Portrait-population/faits_saillants_2025/8_RLS_HSF_MaJ2025.pdf

Virage 50,000$, SS

Virage Santé mentale : Du travail acharné récompensé de 50 000$ plus 40 000$

Heïdi Paquette, notaire et administratrice chez Promutuel, s’est jointe aux représentants de Virage Santé mentale : Danielle Jean, Lynn Bissonnette, Richard Goulet, Chantal Shank, Matthieu Perron, Sébastien Fortin, Pauline Beaudry, Francis Manseau et Valérie Perron. Photo : Scott Stevenson

Le projet ambitieux du 40e anniversaire de Virage Santé mentale a été récompensé ce mois-ci par un cadeau spécial de Promutuel Assurance Centre-Sud. La directrice générale de Virage, Pauline Beaudry, a été surprise par un appel téléphonique de la coopérative d’assurance l’informant d’un don de 50 000 $, remis par la notaire d’East Angus, Heïdi Paquette, jeudi dernier.


« Cette année notre cheval de bataille c’est la santé mentale, donc de venir aider les organismes en santé mentale pour qu’ils supportent les gens », de dire Mme Paquette lors de la présentation aux bureaux de Virage Santé mentale. Mme Paquette est membre du conseil d’administration de Promutuel.
Elle a précisé que le surplus de la coopérative était de l’ordre d’un million de dollars cette année, que la coopérative donne à des organismes communautaires dans le centre et le sud du Québec.


Virage Santé mentale aide les personnes confrontées à des défis de santé mentale dans la région du Haut-Saint-François. Pauline Beaudry est directrice générale depuis 20 ans (et est également vice-présidente du Journal Le Haut-Saint-François).


Le cadeau de Promutuel était une « belle surprise », a-t-elle dit. « On est vraiment très reconnaissant de ce montant-là, vraiment. » Mme Beaudry a poursuivi en racontant à Mme Paquette, à l’équipe de Virage et aux membres de son conseil d’administration comment elle a été si surprise d’avoir reçu l’appel de Promutuel qu’elle a presque crié au téléphone.


« Je suis très contente de pouvoir venir vous le donner », a ajouté Mme Paquette. « Je connais Pauline depuis pas mal d’années ».


La remise a eu lieu moins de deux jours après que Mme Beaudry et Virage Santé mentale aient reçu un autre don surprise. Lors du dernier événement du 40e anniversaire de l’organisation, au Centre culturel Doris-Lussier à Weedon, mardi dernier le 9 décembre, le président honoraire de la campagne, Gilles Doyon, a promis un don de 4000 $ par année pour les dix prochaines années.


Propriétaire de plusieurs magasins BMR, dont celui à East Angus, M. Doyon est revenu spontanément sur scène devant une foule de 150 personnes pour faire l’annonce surprise à Mme Beaudry.


Chaque neuvième du mois depuis un an, Virage Santé mentale organise des événements anniversaires, que Mme Beaudry a dit être beaucoup de travail.

Démolition parc Birchton

Parc Birchton : Fin de la neuvième manche, bases pleines

Démontage des installations du parc. PHOTO : Annie Deblois

L’avenir du terrain de baseball et de l’aire de loisirs de Birchton est devenu plus prometteur la semaine dernière.


Une résolution a été adoptée à la séance du conseil du 8 décembre « pour annuler la modification du zonage du parc Birchton afin qu’il demeure un espace public », comme décrit par Françoise Ruel, greffière de la ville de Cookshire-Eaton, lors de la réunion.


« C’est quoi qui se passe vraiment? On met un timeout? », a demandé le résident de Birchton, Steven Marquis, lors de la période de questions.


« Oui. Il n’y a rien qui bouge là-dessous comme c’est là » a répondu la mairesse, Daphné Raymond.
Ce sujet avait déjà été abordé lors d’une réunion publique en octobre, avant les élections municipales, organisée par Lynn Rothney, Annie Deblois et une vingtaine d’autres résidents de Birchton. Ils avaient rencontré les candidats à la mairie de Cookshire-Eaton, Daphné Raymond et Marc Turcotte.
Interrogés sur leur position concernant la restauration et la préservation du parc pour le public, les deux candidats se sont montrés favorables, mais n’ont pris aucun engagement, ont indiqué M. Rothney et Mme Deblois.


Les derniers ont souligné que les décisions municipales prises ces dernières années menaçaient clairement son existence.


Au début des années 1970, ont-ils précisé, Birchton possédait un petit parc de village à l’emplacement actuel du garage de M. Rothney. Lorsque le ministère des Transports du Québec a transformé la route 27A en l’actuelle route 210, les équipes de travaux publics ont traversé le parc très apprécié, rendant les deux portions restantes inutilisables.


Afin que la communauté dispose d’un espace suffisant pour un parc municipal multifonctionnel, un couple du coin, Hazel et Arthur Rogers, a fait don de plusieurs hectares de leur terrain, situés à l’ouest de la nouvelle route.


Au début des années 1980, Yvan Roy et d’autres résidents de Birchton ont fondé un organisme sans but lucratif et ont recueilli des milliers de dollars auprès de particuliers. Des bénévoles ont aménagé une patinoire intérieure, un puits et une citerne souterraine pour la fabrication de la glace, un stationnement, une aire de pique-nique et, finalement, un terrain de baseball aux dimensions réglementaires des ligues majeures.


En 2008, expliquent M. Rothney et Mme Deblois, plusieurs résidents du quartier, dont Yvan Roy, ont appris que Cookshire-Eaton prévoyait, sans consultation publique, de démanteler les installations du parc et de lotir l’espace vert afin de vendre les parcelles et d’y construire des immeubles d’appartements.


« On agissait en catimini », a déclaré Mme Deblois.
Leurs demandes d’informations auprès de la municipalité étant restées vaines, le groupe a lancé une pétition en faveur du parc. Après plusieurs consultations, réunions publiques et séances du conseil municipal, le groupe de citoyens a obtenu gain de cause. Au cours des années suivantes, le seul espace vert communautaire et les seules installations récréatives de Birchton ont été préservés et entretenus.


En 2024, ils ont appris que des plans étaient à nouveau en cours pour démanteler les installations du parc, cette fois-ci pour subdiviser le terrain en lots résidentiels unifamiliaux. Mme Deblois a trouvé des propositions en ligne à cet effet, et au printemps et à l’été 2024, des employés municipaux ont commencé à retirer l’éclairage du terrain de baseball, les poteaux et l’infrastructure électrique de la patinoire. Ils ont ensuite démantelé la clôture du champ extérieur, déraciné tous les poteaux de clôture scellés dans le béton, démoli l’ancien bâtiment de la patinoire et recouvert le puits.


Aujourd’hui, Marcel Charpentier, conseiller municipal de Cookshire-Eaton pour le secteur de Birchton, s’est montré optimiste quant à l’avenir du parc.


« La ville n’a rien entrepris pour le moment, ce qui signifie qu’elle a suspendu tous les travaux, et c’est une bonne chose », a-t-il déclaré. « Pour ma part, nous cherchons à faire quelque chose de différent, tout en conservant le parc. Des projets très intéressants pourraient voir le jour. Nous envisageons peut-être une piste cyclable reliant Sawyerville à Cookshire et éventuellement Birchton. Des projets qui n’impliquent aucun lotissement supplémentaire. L’objectif est de préserver le parc. »

Père Noël, par Bianka GD

Le Père Noël à East Angus

Jules et Céleste Dupuis Laurin en compagnie du Père Noël à la Gare de East Angus.
PHOTO : BIANKA GELÉ DUPUIS.

Delage famille 2025-12-06 JMackley

Danika Delage, 15 ans de La Patrie, lance son premier roman

Aux côtés de l’auteure Danika Delage lors du lancement de son livre à La Patrie (de gauche à droite) : son grand-père Rejean Delage, son père Éric Delage, l’auteure, sa mère Amélie Verret, son jeune frère Yanik Delage et sa grand-mère par alliance Nicole Gagné. PHOTO : John Mackley

The War of Flames : Ce sera nous ou eux… est le titre d’un roman de 445 pages récemment publié par Danika Delage et lancé le 6 décembre à la bibliothèque municipale de La Patrie. Quelque 35 personnes ont assisté à cet événement festif, et la jeune auteure était entourée de sa famille et de ses amis. Ses parents sont originaires de La Patrie, mais vivent maintenant à Saint-Amable, et elle est étudiante au secondaire à Boucherville.


Les dragons jouent un rôle important et fougueux dans l’histoire, qui met également en scène des personnages inspirés de ses amis et des membres de sa famille, notamment son petit frère. Mais il s’agit clairement d’une œuvre de fiction et de fantasy, une « romantasy », comme la décrit Danika, destinée aux lecteurs âgés de 15 ans et plus.


 Je sais que les dragons n’existent pas, mais s’ils existaient, ce serait mon animal préféré », plaisante-t-elle.


Bien que le livre soit écrit en français, le titre est en anglais « pour des raisons esthétiques », a-t-elle déclaré, soulignant que d’autres auteurs écrivant en français utilisent parfois des titres anglais. Elle est bien placée pour le savoir, car elle est une lectrice avide, ayant l’habitude de lire un livre par jour, en français mais aussi en anglais.


Danika a écrit ce livre en trois mois, y compris la révision et la relecture par sa mère et son enseignante, « Mme Annie-Pierre ». Cet exploit est d’autant plus impressionnant que l’histoire est bien construite, avec des dialogues habiles et des descriptions vivantes.


« Je n’ai pas du tout utiliser l’IA dans mon projet, puisque je trouve que ça n’aurait pas fait de moi une vraie autrice, » a-t-elle écrit dans un courriel. La couverture du livre représente un dragon s’élevant vers le ciel, d’après une esquisse qu’elle a elle-même réalisée.


« J’ai écrit ce livre avec un plan précis en tête, soigneusement réfléchi et calculé. Mais au fil du temps, j’ai laissé l’histoire me porter, mes mains écrire une aventure au sens parfois étrange, mais qui reflète en partie ma vie, » a-t-elle écrit dans sa page de remerciements.


Mais ce n’est pas tout. Elle a déjà écrit un deuxième tome de sa nouvelle série « The Blood Series », et a bien avancé dans la rédaction du troisième. Son premier livre est auto-édité et disponible sur Amazon.ca.


Danika envisage-t-elle une carrière d’écrivaine ? Pas vraiment. Elle songe plutôt à devenir psychologue légiste.


Une chose est sûre : son intelligence et son imagination, tant à l’écrit qu’à l’oral, laissent présager un avenir très prometteur pour Danika Delage.

Fondation 5e Saison, photo2

Une soirée festive exceptionnelle : un montant record amassé

Un montant record de 105 255 $ a été récolté par la Fondation Maison La Cinquième Saison lors de sa soirée festive annuelle cet automne – « Une réussite remarquable qui témoigne de la solidarité de la communauté et de l’importance accordée à la mission d’accompagnement » selon le communiqué émis par la directrice générale, Misty Lee Grondin.

Les artistes invités, Dominic Paquet et Silvi Tourigny, ont souligné le professionnalisme de l’organisation en déclarant : 

« Wow ! C’est une organisation rodée au quart de tour ! » Leur présence a contribué à faire de cet événement un moment mémorable, empreint d’humour, de générosité et d’humanité. 
La Fondation a aussi exprimé sa gratitude à ses commanditaires
majeurs, Promutuel Assurance Centre-Sud et Desjardins Caisses du Haut Saint-François et Lac-Mégantic le Granit, ainsi qu’aux commanditaires de la MRC du Haut-Saint-François et de la MRC du Granit.

« Leur engagement fait une réelle différence dans la qualité de l’accompagnement offert aux personnes en fin de vie et à leurs proches », selon Mme Grondin. 

Concert Étincelles, SS

Objectif atteint pour Les Étincelles de bonheur : 50 000 $ plus tôt que prévu

Marie-Noëlle Choquette et Charles Hobson. Photo : Scott Stevenson

Des notes joyeuses de flûte et de guitare retentissaient comme des étincelles dans un poêle à bois sur les murs résonnants de l’église Trinity de Cookshire samedi dernier pour un concert au profit des Étincelles de bonheur du Haut-Saint-François. Mais la joie a d’abord été suscitée par l’annonce de la directrice générale Marie-Josée Pellerin que l’objectif de collecte de fonds de 50 000 $ avait déjà été atteint.

« Ce soir est notre dernière activité pour notre levée de fonds. On s’est donné comme objectif d’atteindre 50 000 $ en trois ans, qui nous amenaient au printemps 2027… Donc en un an et demi, on a atteint et même dépassé notre objectif », a déclaré Mme Pellerin sous des acclamations et des applaudissements avant le début du concert par le Duo Beija-Flor du Québec.

La campagne de financement des Étincelles servira à la création d’une salle multisensorielle pour les clients handicapés de l’organisation située à East Angus. Ce type d’environnement peut aider à soit stimuler ou calmer les sens, selon les besoins de la personne.

Environ 80 personnes ont assisté au concert, permettant aux Étincelles d’ajouter un total de 6200$ à son projet de salle spéciale, avec les commandites et ventes de billet.

Don des Lions
Aussi, la Fondation des Clubs Lions du Québec a remis 5 000 $ aux Étincelles pour ce même projet de salle multisensorielle. Ce don a été demandé par le Club Lions Cookshire-Eaton et le Club Lions East Angus.

À ce jour, les Clubs Lions ont remis un total de 22 210 $ pour la salle multisensorielle. Les représentants des Lions se disent « vraiment fiers et heureux pour les personnes qui vont bénéficier des nouvelles installations ».

12 jours d'action I, SS

Barrage à Cookshire pour les 12 jours d’action

Maya, de La Méridienne, et Marilou Quessy, de la Sûreté du Québec, ont aidé à lancer les 12 jours d’action à Cookshire mercredi dernier. Photo : Scott Stevenson

La Sûreté du Québec et La Méridienne ont lancé les 12 jours d’action contre les violences faites aux femmes avec un barrage mercredi dernier à l’intersection des routes 253 et 108 à Cookshire, maintenant un évènement annuel. Le but est de sensibiliser les citoyens.nes à la violence conjugale.
Les policiers et les bénévoles de La Méridienne, une maison d’hébergement pour femmes victimes et leurs enfants, ont offert des dépliants sur leurs services ainsi que ceux de la Maison Jaune du Haut-Saint-François et de SOS Violence Conjugale aux conducteurs et conductrices le matin, et en après-midi les bénévoles ont continué avec une table au IGA de Cookshire.

Les 12 jours d’action comprennent plusieurs activités à travers le Québec, chapeautées par neuf organismes, incluant la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes. Ce comité des 12 jours d’action a commencé ses activités en 2008.

Guignolée 2024 Weedon

La Guignolée des médias à Weedon : Objectif de 5000 $

Des bénévoles qui ont fièrement participé à la Guignolée des médias le 5 décembre 2024, durant laquelle un montant de 4868 $ a été recueilli. Photo fournie. 

La Guignolée des médias du Haut-Saint-François (HSF) aura lieu le jeudi 4 décembre de 7 h 30 jusqu’à 13 h 30. Le point de la collecte de rue sera à Weedon, sur la route 257 près de la route 112.
Durant la période des Fêtes, la demande en denrées augmente. La Guignolée des médias du HSF, avec sa collecte d’argent et de denrées, soutient divers organismes de la région qui répondent aux besoins alimentaires des personnes en situation d’insécurité alimentaire. 

« La Guignolée est faite par le Centre d’action bénévole en collaboration avec Moisson HSF et les Chevaliers de Colomb de Weedon. Avec nos partenaires, ça fait plusieurs années qu’on participe à la Guignolée des médias », de dire France Lebrun, la directrice générale du Centre d’action bénévole (CAB) du HSF.  

C’est le CAB du HSF qui fait l’organisation de la Guignolée des médias de la région. Il fait les demandes requises pour être légal avec les permis. Les pompiers sont présents pour assurer la sécurité de tous, tout comme la police. Mme Lebrun a souligné que « même si la police a des effectifs réduits, elle vient faire un tour régulièrement pour nous saluer. On apprécie sa présence. »  
La Guignolée des médias, ce sont aussi de nombreux bénévoles qui donnent de leur temps pour rendre possible la tenue de cet événement.  

« C’est quatre équipes de six personnes qui vont se relayer toutes les 90 minutes pour collecter de l’argent et des denrées qui seront remis à 100 % à Moisson HSF. Les gens donnent beaucoup plus d’argent que de denrées. On met les denrées de côté, et Moisson HSF vient les récupérer à la fin de la Guignolée. »   

En 2024, la Guignolée des médias a amassé 326 451, 21 $ lors de la collecte de rues à travers l’Estrie et le Centre-du-Québec. On souhaite surpasser ce montant cette année.   Quand j’ai demandé à France Lebrun son objectif pour la collecte de rues de cette année pour le HSF, elle m’a répondu que « si on peut amasser 5000 $, ça serait un objectif comparable à celui de l’année passée. » 

©2026 Journal Le Haut-Saint-François