Marché de Noël 1

Pour se plonger dans l’esprit des fêtes

Le temps des fêtes est à nos portes et avec lui, l’apparition de bon nombre de marchés de Noël. Organisés principalement par des bénévoles dévoués, ils permettent aux artisans-es locaux d’aller à la rencontre de la population et d’offrir du local durant ces festivités.

Et le Haut-Saint-François n’échappe pas à cette nouvelle tradition. Dès le mois de novembre, la plupart de ses villes et villages s’enjolivent de leurs plus belles décorations de Noël, les premiers flocons de neige font leur apparition, tout comme les marchés de Noël. Qu’ils soient au cœur du village, dans les écoles ou dans les fermes, tous ont le même but : découvrir et encourager les artisans-es locaux tout en rassemblant la communauté.

Aux Trois Cantons
Mis sur pieds en guise de campagne de financement dédiée aux activités et sorties éducatives pour les élèves, le Marché de Noël aux Trois Cantons (29 novembre prochain à l’École des Trois Cantons de Saint-Isidore-de-Clifton) en est à sa cinquième édition. Depuis le mois d’octobre, le personnel et les élèves, appuyés par plusieurs parents, préparent des décorations de Noël originales et uniques (napperons en tissu, pots Mason lumière, cartes de Noël, sacs cadeaux, etc.). Outre les retombées financières, c’est sans contredit une activité qui rassemble, les élèves se sentent impliqués eux aussi à travers tout le processus. « Nous aurons une heure du conte, la visite du Père Noël, du maquillage et pour la première fois, il y aura une section pour les mini-entrepreneurs en collaboration avec le CLD. Ce sont des jeunes du primaire et du secondaire qui viendront vendre leurs créations », précise Dany Marcotte, enseignant à l’école.

Au Fermier Festif
« L’édition du temps des Fêtes du Marché Fermier Festif, c’est l’édition qui invite à la lenteur dans cette période de frénésie. On se rassemble dans la grange aux hirondelles, dans nos manteaux d’hiver et nos grosses mitaines pour profiter de la belle saison hivernale », ajoute pour sa part Camille Côté, maraîchère au Domaine du Coq à l’âne de Bury. Là aussi, le tout s’organise plusieurs mois d’avance afin de rejoindre les producteurs-trices et artisans-es invités-es, et de publiciser l’événement.
L’entraide et le partage sont au cœur de ces événements. Par exemple, l’organisation de Noël au village à Bury, chapeautée par la municipalité, rassemble tous les organismes de son territoire depuis 2021. Considérée comme une tradition locale qui célèbre la créativité, la générosité et la chaleur humaine, La Boîte à cadeaux de la municipalité de Dudswell tenait quant à elle sa 29e édition les 22 et 23 novembre derniers, avec 26 artisans-es, producteurs-rices réunis et de nombreux bénévoles. Au programme de ces deux jours : coin lecture et lettres au Père Noël, maquillage, feu de joie, musique assurée (Batucadham et Dudilid’Ham, prestations rendues possibles grâce au soutien de la Caisse Desjardins du Haut-Saint-François) et bien plus. Cette année, plus de 750 visiteurs ont pu profiter de l’atmosphère dynamique et chaleureuse du marché. « C’est un marché d’acheteurs, et non pas de voyeurs ! », a pour sa part conclu le Père Vic.

Jusqu’à la mi-décembre, plusieurs municipalités de la MRC du Haut-Saint-François seront les hôtes de marchés de Noël. Nous vous invitons à consulter votre média régional ou la page Facebook de la MRC pour connaître les prochaines dates de ces événements festifs à ne pas manquer.

Note de la rédaction : L’auteure est impliquée dans la ferme du Domaine du Coq à l’âne, mentionnée ci-dessus, et est mère de Camille Côté.

OMH

Les Habitations du Haut-Saint-François ̶40 unités de logements abordables

Des logements abordables existants à East Angus. Crédit : GOOGLE MAP.

« Malgré les défis rencontrés, nous sommes heureux de confirmer que le projet avance et que trois municipalités y sont aujourd’hui engagées. L’arrivée de Scotstown [avec Cookshire-Eaton et Saint-Isidore-de-Clifton] dans l’initiative démontre bien la mobilisation du territoire pour répondre aux besoins en logement. » 

Ce sont les propos que Robert G. Roy a tenus dans un communiqué de presse datant du 17 novembre dernier. Il est le préfet de la municipalité régionale de comté (MRC) du Haut-Saint-François (HSF). Il est aussi un membre fondateur de l’organisme à but non lucratif (OBNL) Les Habitations du HSF. 
Cet OBNL coordonne la construction d’immeubles à logements destinés aux personnes et aux familles qui n’ont pas les moyens financiers d’assumer le coût d’un logement du marché locatif privé.  
Cookshire-Eaton prévoit de construire trois immeubles de huit logements pour un total de 24 logements. Saint-Isidore-de-Clifton et Scotstown vont offrir huit logements dans un seul immeuble, pour un total général de 40 nouvelles unités d’habitation abordables dans la région. C’est la version définitive du projet. 

Divers organismes de la région impliqués dans le dossier voulaient construire plus de bâtiments pour offrir plus de logements sociaux et abordables à la population du HSF. Mais « tout devient plus onéreux quand on dépasse les huit logements par bâtiment », d’expliquer M. Roy. 
C’est le 2 octobre dernier qu’il a appris que le gouvernement avait enfin accepté leur projet de cinq bâtiments à huit logements. « Selon le gouvernement, ça va coûter trop cher en coûts de construction et en frais d’ingénieur [des immeubles à neuf logements]. »  
Même si le projet est accepté par le gouvernement, il reste plusieurs étapes à franchir avant la réalisation de ce projet, dont celui du financement. Cette partie peut prendre du temps. M. Roy espère que la construction des bâtiments pourra commencer en 2026. 
Les municipalités impliquées dans la construction de ces logements sociaux et abordables, Cookshire-Eaton, Saint-Isidore-de-Clifton et Scotstown « cèdent des terrains pour ce projet-là. C’est une priorité [pour elles] que ça soit des gens de la place [qui occupent ces logements] » de dire le préfet du HSF. 

« Dans notre région, on a beaucoup de petits salariés. Si on veut maintenir nos petites épiceries, nos dépanneurs et nos usines, il faut bien que les personnes qui travaillent là se logent à quelque part. » 
Le prix de location d’un logement social et abordable peut varier, car il est fixé en fonction des revenus du ou des locataires. Les personnes intéressées à devenir locataires de ces logements peuvent communiquer avec les municipalités concernées afin d’être ajoutées à la liste d’intérêt. 

Lions de Cookshire

Le Club Lions de Cookshire-Eaton remet 500 $ pour des repas aux enfants issus de milieux moins favorisés

De gauche à droite : Norma Humphrey, directrice de l’école, Lion Lucie Foucault, Marie-Claude O’Reilly, parente-bénévole, et Lion Jean Tremblay.

Le matin du 15 novembre, Lion Lucie Foucault et Lion Jean Tremblay sont allés remettre un chèque au montant de 500 $ à mesdames Marie-Claude O’Reilly et Norma Humphrey respectivement parente bénévole et directrice du Sawyerville Elementary School. Cette modeste somme sera utilisée entre autres pour offrir des repas aux enfants issus de milieux moins favorisés.

opinion

Un message concernant les lettres, opinions, faits et erreurs

Vos lettres à la rédaction sont les bienvenues, pour exprimer vos opinions, faire des clarifications et partager des informations, notamment sur des questions locales.

Elles doivent être concises et respectueuses, et nous nous réservons le droit de les réviser.
Les opinions exprimées dans les pages du Haut-Saint-François ne sont pas nécessairement celles de l’organisation, de son conseil d’administration, de la direction ou du personnel. Une diversité d’opinions est importante pour nous et pour notre lectorat.

Avec les ressources limitées dont nous disposons en tant que journal communautaire, nous nous efforçons de couvrir tous les événements et de publier toutes les informations pertinentes pour notre région. Nous nous efforçons également de couvrir tous les faits pertinents pour les articles que nous publions. Nous en manquerons certains, cependant, et nous pourrions nous tromper sur d’autres. Nous regrettons ces erreurs et omissions et nous nous efforcerons de les corriger lorsque cela sera nécessaire.

Cela se fait plus facilement avec la version électronique de notre journal (journalhsf.com) et d’autres publications, alors veuillez vous y référer pour les informations les plus récentes et exactes, au besoin.

General Store Island Brook, JM

Newport buys the Crawford General Store

Old Crawford General Store in Island Brook, beside the Newport Town Hall.

Newport’s municipal council is proceeding with the purchase of the old Crawford General Store in Island Brook, with its six acres of land adjacent to Town Hall. At a special meeting on September 16, council members voted unanimously to make an offer to buy it for $160,000.

Keith Crawford lived in the house until his death in 2024. When the property came for sale, the real estate agent contacted the Municipality, which had the “right of first refusal.”
“The purchase is not yet completed because the liquidator of the estate is away in Florida until mid-November,” noted mayor Robert Asselin.

The need for more land was identified many years ago, said councillor Anne Marie Yeates-Dubeau. “Ever since Earl Crawford passed [in 1999], it’s always been a dream of different mayors and council members to have more land to expand the municipal lot.” The Crawford property has ample space for parking.

Both Yeates-Dubeau and mayor Asselin said the lack of municipal space forces people to park on the busy Route 212, or to cross the highway on foot. “It’s dangerous,” said Yeates-Dubeau. “I think this is a good purchase. It will be a lot safer for people who come to events and improve accessibility to the Town Hall.”

The Mayor said a public consultation about the general store property is planned for early 2026. The council will present three possible scenarios for the use of the new property and also invite ideas from citizens. “To buy was not my decision alone, it was the council that decided,” he commented. “That’s democracy.”

Several citizens were critical of the municipality’s purchase, due to the potential costs.
“The municipality has an unallocated surplus of $700,000,” mayor Asselin said. “Taxes will go up anyway, because everything costs more than it used to. But not because of this purchase.”
Councillor Jeffrey Bowker concurred. “I feel disappointed that there’s misinformation floating around out there. I think there are those who think this is going to be a huge drain on the finances of Newport. But I believe the way we are moving forward is in the best interests of the municipality.”

Mayor Robert Asselin_1_JM

La municipalité de Newport achète le magasin général Crawford

Le maire de Newport, Robert Asselin, près de la route 212, en face du parc municipal.

Le conseil municipal de Newport procède à l’achat de l’ancien magasin général Crawford à Island Brook, avec ses six acres de terrain adjacents à la mairie. Lors d’une réunion extraordinaire tenue le 16 septembre, les membres du conseil ont voté à l’unanimité en faveur d’une offre d’achat de 160 000 $.
Keith Crawford a habité la maison jusqu’à son décès en 2024. Lorsque la propriété a été mise en vente, l’agent immobilier a contacté la municipalité, qui disposait d’un « droit de préemption ».
« L’achat n’est pas encore finalisé, parce que le liquidateur de la succession est en Floride jusqu’à la mi-novembre », a fait remarquer le maire Robert Asselin.

Le besoin de terrains supplémentaires a été identifié il y a de nombreuses années, a déclaré la conseillère Anne Marie Yeates-Dubeau. « Depuis le décès d’Earl Crawford [en 1999], les différents maires et membres du conseil municipal ont toujours rêvé de disposer de terrains supplémentaires pour agrandir le domaine municipal. » La propriété Crawford offre un vaste espace pour le stationnement.

Mme Yeates-Dubeau et M. Asselin ont tous deux fait remarquer que le manque d’espace municipal oblige les gens à se garer sur la route 212 très fréquentée ou à traverser la route à pied. « C’est dangereux », a déclaré Mme Yeates-Dubeau. « Je pense que c’est un bon achat. Cela sera beaucoup plus sûr pour les personnes qui viennent assister à des événements, et améliorera l’accessibilité à la mairie. »

Le maire a déclaré qu’une consultation publique sur la propriété du magasin général est prévue pour début 2026. Le conseil présentera trois scénarios possibles pour l’utilisation de la nouvelle propriété et invitera également les citoyens à faire part de leurs idées. « L’achat n’était pas ma décision seule, c’est le conseil qui a décidé », a-t-il commenté. « C’est ça, la démocratie. »
Plusieurs résidents de Newport avaient critiqué la décision pour le coût qu’elle peut engendrer.
La municipalité dispose d’un excédent non affecté de 700 000 dollars », selon le maire. « Les impôts augmenteront de toute façon, car tout coûte plus cher qu’auparavant. Mais ce n’est pas à cause de cet achat. »

Le conseiller Jeffrey Bowker a abondé dans ce sens. « Je suis déçu que des informations erronées circulent. Je pense que certains pensent que cela va grever considérablement les finances de Newport. Mais je crois que la voie que nous avons choisie est dans le meilleur intérêt de la municipalité. »

Moisson HSF

Du porte-à-porte pour les dons de Noël

La campagne d’aide intense des fêtes a commencé la semaine passée pour Moisson Haut-Saint-François avec la préparation de tourtières par une trentaine de bénévoles, incluant le député provincial, François Jacques, qui est partenaire officiel de la campagne de 2025.

Ce samedi 22 novembre, les résidents de 540 maisons à East Angus ont été demandés de contribuer des sacs de denrées et de les déposer devant leurs portes avant 8 h. L’objectif est de ramasser 3000 kg d’aliments pour les dons de Noël.

L’organisme participe également à deux guignolées, le 4 décembre à Weedon et le 6 décembre à East Angus. Des bénévoles sont encore recherchés.

La grande distribution annuelle de paniers de Noël aura lieu le 12 et 13 décembre, par livraison et au local de Moisson HSF à East Angus. Plus d’une centaine de bénévoles aidera, mais il manque toujours des livreurs.

Boite a cadeaux

La Boîte à cadeaux à Marbleton ce week-end

Cette année, le populaire marché de Noël de Dudswell, La boîte à cadeaux, retourne à Marbleton, ce samedi 22 novembre et ce dimanche 23 novembre, de 10 h à 16 h, au Centre communautaire (193, rue Principale Est).

« Cet événement est l’occasion de mettre en valeur notre créativité locale et de célébrer la vitalité de notre communauté. Tout le monde est invité à partager ce moment avec nous ! » de dire la mairesse de Dudswell, Mariane Paré, dans un communiqué.

Une vingtaine d’artisans et de producteurs seront réunis pour partager leurs trésors faits à la main et leurs délices d’ici. Un espace jeunesse inclura un coin lecture et lettres au Père Noël ainsi que du maquillage et des ballons artistiques.

À l’extérieur, les visiteurs pourront savourer un chocolat chaud ou un jus de pomme épicé à la Buvette des Mésanges et se réchauffer autour du feu de joie.

St-Peters Church & Rectory JM hi rez

La préservation de l’église St. Peter’s mise en doute

L’église Saint-Pierre est adjacente au stationnement de l’ancien presbytère, acheté auparavant par Gilles Denis, et qui abrite aujourd’hui l’office du tourisme et le bureau de M. François Jacques, député de Mégantic. Le terrain de l’église ne dispose pas de stationnement.

« Plusieurs offres et près de dix visites ont été reçues, » a déclaré l’agent immobilier Patrick De Carvalho par téléphone près de trois semaines après la mise en vente de l’église anglicane St. Peter’s, située au 45 rue Principale Ouest, à Cookshire, sur le site Realtor.ca. Le prix demandé est de 199 000 $. 

Le diocèse anglican de Québec, propriétaire du bien, avait refusé en août une offre de 50 000 $ de Gilles Denis, président de l’Espace culturel Cookshire-Eaton. 

Le représentant immobilier chargé de la vente, Anthony De Carvalho, a déclaré par courriel que l’offre de Denis « était malheureusement incomplète : elle n’était pas dûment signée et les conditions fixées étaient assez complexes et lui donnaient un avantage, ce qui rendait difficile son acceptation par le diocèse. De plus, le prix était assez bas compte tenu du patrimoine et du potentiel de la propriété ». 

Le Journal a laissé plusieurs messages téléphoniques et envoyé un courriel au Vénérable Dr Edward Simonton, vicaire général et archidiacre de Québec, mais n’a reçu aucune réponse. 

Lorsqu’on lui a demandé s’il ferait une nouvelle offre, Denis a répondu par courriel par un « OUI ! » catégorique. « Beaucoup de personnes m’ont demandé de continuer. » 

« Je n’ai AUCUN intérêt financier dans ce projet », a-t-il écrit. « C’est un projet communautaire, et oui, je veux y mettre du mien, mais il n’y a pas de revenus à obtenir, mais des dépenses. J’ai fait visiter le bâtiment et il y a des réparations importantes à faire. Mon offre était une offre à condition que la ville y fasse une bibliothèque, sinon je n’ai pas de projet. Cette église doit servir la communauté anglophone et francophone. » 

Son projet s’inscrirait dans le cadre du Cœur Villageois, a-t-il expliqué, aux côtés du presbytère anglican, de l’Église unie, qui deviendrait une salle de concert, et du Victoria Hall avec ses galeries d’art, tous bâtiments précédemment acquis par l’Espace culturel Cookshire-Eaton. 

« Nous avons fait nos preuves », a-t-il écrit. « Nous investissons de 150 000 $ à 200 000 $ par an dans le Cœur Villageois. Je ne vois pas pourquoi les propriétaires de St. Peter’s douteraient de nous. » 

Il a fait remarquer que si quelqu’un lui avait envoyé une offre non signée, il lui aurait simplement demandé de la signer. 

Le courriel d’Anthony De Carvalho indiquait que le prix est le critère principal. « Bien que nous reconnaissions que la propriété nécessite d’importants travaux de restauration, nous avons l’obligation fiduciaire d’en obtenir une juste valeur marchande pour notre client, le diocèse anglican de Québec. Le produit de cette vente est essentiel, car il sera directement réinvesti dans l’entretien nécessaire de plusieurs autres églises du diocèse. » 

Démolition? 

« Bien que le diocèse anglican de Québec soit certainement attristé de voir ce magnifique bâtiment patrimonial démoli et qu’il aimerait beaucoup le voir préservé, l’utilisation finale de la propriété par tout futur acquéreur est généralement laissée à sa discrétion », a-t-il écrit. « Nous nous efforçons d’obtenir une offre équitable et respectueuse pour la propriété, quelle que soit l’utilisation à long terme envisagée par l’acheteur. » 

Selon l’agente de développement en patrimoine immobilier de la MRC, Chloë Southam, l’église ne « pourrait jamais être démolie », et la citation municipale représente « une certification de la volonté de préserver l’immeuble dans le long terme. » 

La citation aiderait aussi l’obtention de subventions permettant la restauration du bâtiment, mais n’est pas restrictive comme une classification provinciale, comme a obtenu l’Académie d’Eaton Corner, selon Mme Southam.  

En raison de son emplacement au centre-ville et de son statut historique, « la valeur foncière de l’église seule, si l’on ne considérait que la valeur du terrain, est supérieure au prix demandé pour l’église », a déclaré Patrick De Carvalho. 

L’intérêt de la communauté semble élevé. Un article paru dans le dernier numéro du Journal sur la situation a été publié le 31 octobre sur la page Facebook du Journal en français et sur la page Facebook « Souvenirs et photos des Cantons-de-l’Est » en anglais. Au cours des dix jours suivants, les deux publications ont reçu 109 emojis et 48 commentaires, presque tous en soutien à Denis, et ont été partagées 34 fois. 

Grange, Habitation

Un inventaire du patrimoine immobilier au printemps 2026

Le patrimoine bâti agricole est en train de s’effacer lentement du paysage rural québécois. Alors que dans d’autres pays les gouvernements et organismes s’affairent à protéger tant les paysages culturels patrimoniaux que le patrimoine bâti, le Québec semble seulement s’intéresser à cet enjeu.
C’est en 2021 que la modification de la Loi sur le patrimoine culturel demande aux MRC de produire ou de mettre à jour un inventaire des bâtiments construits avant 1940 se trouvant sur leur territoire. Cette même année, un paysage de Rivière-Ouelle, dans le comté de Kamouraska, était désigné comme le premier paysage culturel patrimonial au Québec, en vertu de cette même loi. « Légalement parlant, ça protège le paysage ici. On ne peut pas le transformer à outrance, on ne peut pas construire des blocs à condos aux abords de la route et du fleuve. Dorénavant, on veut protéger, préserver la beauté de notre paysage », avait déclaré la députée de Côte-du-Sud de l’époque, Marie-Ève Proulx.
Si un paysage peut être classé comme patrimoine culturel (donc ne pouvant être altéré), on peut se demander pourquoi les bâtiments agricoles qui habitent nos paysages ruraux continuent de dépérir sans que personne ne s’en préoccupe.
De nouvelles constructions, adaptées aux pratiques agricoles actuelles, voient le jour et menacent les bâtiments traditionnels. Mais bien plus que de simples granges, silos ou « sheds », ces bâtiments sont des témoins de l’évolution de l’occupation du territoire rural d’hier à aujourd’hui.
Plusieurs MRC, soucieuses de préserver cette richesse patrimoniale, ont décidé de s’attaquer au problème en cataloguant et documentant ce type de bâtiments. La Loi sur le patrimoine culturel du Québec s’applique pour quelques-uns d’entre eux (méthode d’évaluation de l’intérêt patrimonial comportant 19 critères d’évaluation et deux critères de pérennité), évitant ainsi leur démolition. La MRC du Haut Saint-François adoptera d’ailleurs son inventaire du patrimoine immobilier le 1er avril 2026. Il permettra de déterminer quels bâtiments doivent respecter les règlements municipaux sur la démolition, l’occupation et l’entretien.
« Quelques municipalités de notre MRC avaient déjà effectué des inventaires dans le passé, mais ce sont des inventaires qui visent un secteur spécifique de la municipalité, tel que le cœur villageois et concerne strictement le patrimoine résidentiel et non le patrimoine agricole. Il est en effet assez récent que les MRC s’intéressent au patrimoine agricole de leurs régions », a expliqué Chloé Southam, agente de développement en patrimoine immobilier à la MRC du Haut-Saint-François. Elle ajoute que : « Depuis avril 2023, chaque municipalité de la MRC du Haut-Saint-François est dotée d’un règlement de démolition permettant à la municipalité locale d’encadrer le processus d’autorisation des demandes de démolition, entre autres par la prise en compte de critères d’évaluation relatifs à la valeur patrimoniale des bâtiments et d’y inclure des dispositions particulières applicables aux immeubles patrimoniaux. »
Pourtant, en sillonnant les routes de la MRC, les bâtiments agricoles en piètre état sont nombreux, certains étant simplement abandonnés. « L’inventaire du patrimoine immobilier, le règlement de démolition et le règlement d’occupation et d’entretien sont les trois moyens qui sont un ensemble d’outils qui permettront aux municipalités de prendre des actions concrètes afin de contribuer à la préservation et la mise en valeur de notre patrimoine immobilier », conclut l’agence de la MRC. Souhaitons qu’ils permettent de contrôler les situations de vétusté ou de délabrement des bâtiments et, dans le cas des immeubles patrimoniaux, de veiller à la préservation de leur valeur patrimoniale.
L’automne tire à sa fin, la beauté des paysages de la MRC du Haut-Saint-François est à son comble. Souhaitons que la grande majorité de ces magnifiques bâtiments agricoles, qui y sont nichés depuis des centaines d’années pour plusieurs, puissent témoigner encore longtemps de la richesse du patrimoine naturel et bâti de la MRC.

Par Sophie Marais

Maxime Robert et Pierre Couture

Les bureaux de poste du Haut-Saint-François non visés

Les bureaux de poste du Haut-Saint-François ne devraient pas être visés par des fermetures dans le plan de redressement de Postes Canada, selon la députée fédérale Marianne Dandurand, en discussion avec le Journal Le Haut-Saint-François en octobre.
Le gouvernement du Canada a dernièrement levé un moratoire contre les fermetures de bureaux de poste ruraux, en place depuis les années 1990. Ce moratoire était le résultat de manifestations à travers le pays contre les fermetures, un mouvement commencé au Québec par l’organisme Dignité Rurale Canada.
Aujourd’hui, les fermetures viseront les bureaux de poste plutôt de banlieue, selon Mme Dandurand.

Voiture remplie
La voiture du directeur du Journal bien remplie.


Grève
Immédiatement suivant la levée du moratoire, le syndicat des travailleurs de Postes Canada a renouvelé son action de grève et de moyens de pression, ce qui a empêché la livraison régulière du Journal Le Haut-Saint-François.
Distribué à toutes les adresses de 15 municipalités de la région, le journal est un courrier classé « Médiaposte sans adresse » par Postes Canada, au même niveau des publicités et circulaires. Les derniers moyens de pression du syndicat empêchent la livraison de ce type de courrier au Québec, laissant plusieurs journaux, dont Le Haut-Saint-François ainsi que Le Cantonnier de Disraeli, à leurs propres moyens de distribution.
Nous avons demandé une exception à la classification du Journal au moins pour le dernier numéro, à cause de l’importance des informations électorales avant le vote municipal du 2 novembre.
Lors d’un reportage sur le sujet à TVA Nouvelles de Sherbrooke, Mme Dandurand a exprimé son appui pour cette demande d’exception de la part du Journal.
Ni Postes Canada ni le syndicat n’ont accepté notre demande.
Ils nous ont permis d’aller récupérer nos 12 500 exemplaires au centre de tri de Postes Canada à Sherbrooke, une tâche accomplie grâce en partie du temps et du camion du secrétaire-trésorier du Journal, Pierre Couture, d’East Angus.
La distribution s’est ensuite faite avec la grande aide de plusieurs bénévoles et collaborateurs dans nos communautés, comme lors de la grève à Noël passé.
Au Cantonnier de Disraeli, la présidente du journal communautaire mensuel, Sylvie Veilleux, devait aller au centre de tri de Québec pour récupérer ses journaux, aussi remplis d’informations électorales.

Jour du Souvenir : Horaire des cérémonies

Le Jour du Souvenir est commémoré à plusieurs endroits dans le Haut-Saint-François : à Bury, Scotstown et Weedon le 8 novembre; à East Angus le 9 novembre; et à Sawyerville, Saint-Isidore-de-Clifton, Cookshire et Island Brook le 11 novembre. Voici les détails :

Samedi le 8 novembre

Weedon
13 h 30 au cénotaphe
Scotstown
11 h au cénotaphe
Bury
13 h 30 au cénotaphe
Dimanche le 9 novembre
East Angus
11 h 30 au cénotaphe

Mardi le 11 novembre

Sawyerville
11 h au cénotaphe
Saint-Isidore-de-Clifton
11 h 30 au cénotaphe
Cookshire
13 h au cénotaphe
Island Brook
14 h au cénotaphe

Concert des ainés

Concert au Manoir de L’Eau de Vive

Le 1er octobre est la Journée internationale des aînés. C’est l’occasion pour tous les Canadiens de célébrer les aînés partout au pays. Mais comment faire ?
Le Manoir de L’Eau de Vive est une résidence de personnes retraitées autonomes et semi-autonomes située à Cookshire. Lorsque la Table de concertation des personnes aînées du Haut-Saint-François a proposé un événement musical pour célébrer l’occasion, la Résidence a été au rendez-vous !
Suite à une assemblée des membres de la Table, une cinquantaine de résidents ont été divertis par quatre musiciens, dont deux résidents, Mme Janis Ward Graham et M. Donald Pellerin. Mme Graham a joué des airs populaires sur un piano électrique, tandis que M. Pellerin a joué une variété de numéros passionnants sur un piano à queue qu’il avait offert à la résidence. Étaient également présents un duo piano/guitare, dont Mme Thérèse Ménard. La résidence a fourni une collation.
Le public a été attentif et enthousiaste devant ce concert de 90 minutes. Les artistes étaient ravis d’avoir eu l’opportunité de faire ce qu’ils aiment : rendre les autres heureux avec la musique !

Par Kenneth Cameron, Président
Table de concertation des personnes aînées du Haut-Saint-François

Les Étincelles se rapprochent de leur salle multisensorielle

De gauche à droite : Marie-Josée Pellerin, Esthelle Larouche, Pierrette Leroux, Serge Monty, Hélène Lepitre, Michel Guillette et Rebecca Hayes. Photo : FADOQ East Angus

Le 8 octobre dernier, le Club de la Fédération de l’Âge d’Or du Québec (FADOQ) de East Angus a remis un don de 400 $ aux Étincelles de Bonheur du Haut-Saint-François dans les locaux de l’organisme, situé à East Angus.

« C’est Marcel Bolduc qui a pensé à organiser un tournoi de baseball-poche. Comme on a fait des bénéfices avec le tournoi, on voulait les donner à quelqu’un. Marcel et Serge Monty ont proposé les Étincelles de Bonheur », de dire Michel Guillette, président de la FADOQ-East Angus.

Les Étincelles de Bonheur du HSF est un organisme à but non lucratif qui a pour mission de soutenir les personnes handicapées et de favoriser leur intégration dans la société.

« C’est un beau cadeau. […] Nous sommes présentement en levée de fonds pour créer une salle multisensorielle pour nos personnes handicapées », d’expliquer Marie-Josée Pellerin, la directrice générale des Étincelles de Bonheur.

La levée de fonds, qui a commencé à l’été 2024, va si bien que la construction de la salle multisensorielle pourra commencer prochainement. « On n’a pas encore atteint notre objectif de 50 000$, mais on a dépassé les 40 000$. L’argent qui manque, c’est pour le matériel qu’on va mettre dans la salle ».

Comme ce sera la première salle multisensorielle dans le HSF, « dans un deuxième temps, on aimerait l’ouvrir à la population, comme aux personnes souffrant d’Alzheimer ou aux enfants qui ont un TDAH », de conclure Marie-Josée Pellerin.

Première campagne avec porte-parole pour La Méridienne

À gauche, une partie de l’équipe de La Méridienne : Frédérique, intervenante; Anne-Josée, directrice-adjointe et Carolyne Boutin, directrice. À droite, la porte-parole Schelby Jean-Baptiste. Photos : Carole Dessureault et Juliette-Clémentine Aubin

La maison d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale et leurs enfants La Méridienne a lancé sa première campagne de financement et présenté sa nouvelle porte-parole, Schelby Jean-Baptiste. L’événement s’est tenu à la Corporation de développement communautaire (CDC) du Haut-Saint-François à East Angus le 1er octobre dernier.

Le but de cette campagne de financement est d’assurer la continuité des services déjà offerts par La Méridienne et d’augmenter sa capacité d’accueil, car les demandes d’aide explosent. On veut aussi financer la construction et l’aménagement d’une maison de deuxième étape. Cette maison vise à favoriser l’autonomie et la réintégration sociale des femmes victimes de violence et de leurs enfants, après leur séjour dans la maison d’hébergement La Méridienne.

« Avec cette maison, on va pouvoir offrir douze logements sécuritaires et indépendants aux femmes victimes de violence et à leurs enfants », expliquer Carolyne Boutin, directrice de La Méridienne. « Il va falloir embaucher aussi. On a déjà deux intervenantes qui sont engagées, mais il va falloir les former en violence conjugale avant qu’on puisse les envoyer à la maison de la deuxième étape. Il va falloir embaucher au minimum quatre autres intervenantes, c’est certain. »

Pendant la conférence de presse, Carolyne a fait la présentation des activités liées à la campagne de financement. « La première activité qu’on fait, c’est une loterie. Le lancement se fait le 7 octobre. Au mois de novembre, on organise une soirée casino et au printemps 2026, il va y avoir une soirée country. »

« Fière d’être la porte-parole de cette mission que vous avez et de marcher à vos côtés dans cette démarche qui me touche profondément », de dire Schelby Jean-Baptiste, la toute nouvelle porte-parole de La Méridienne dans une publication sur la page Instagram de La Méridienne. Schelby Jean-Baptiste est une comédienne qui a incarné le rôle de Louise dans la série Je voudrais qu’on m’efface. Elle a aussi été l’animatrice de la série documentaire Pourquoi tu restes.

Le 3e colloque sur la diversité sexuelle poursuit le travail

Une des conférences s’étant tenue durant le troisième colloque sur la diversité sexuelle. Photo : Jean-Marc Brais

Le troisième colloque sur la diversité sexuelle et la pluralité de genre en milieu rural s’est tenu le 10 septembre dernier au Manège militaire de Bury. L’événement a réuni une soixantaine de participantes et était chapeauté par le Groupe régional d’intervention sociale (GRIS) Estrie.  

Les deux précédentes éditions s’étaient tenues en 2016 et 2021 et avaient été organisées par la CDC HSF. « Cette année, c’est le GRIS Estrie qui chapeaute l’événement. […] La CDC a quand même eu un rôle important dans l’organisation de l’événement », explique Samuell Beaudoin, directeur général du GRIS. 

Samuell est résident du Haut-Saint-François. Que ce soit ici ou dans le reste de la province, « il y a quand même une grosse augmentation de tout ce qui est discrimination et propos haineux ». L’organisme qu’il dirige et qui est établi à Sherbrooke a reçu ses premières menaces transphobes cette année.  

Néanmoins, le milieu communautaire est très mobilisé dans le Haut. Plusieurs organismes d’ici ont rapidement répondu présents lors de la planification du colloque. Ainsi, on retrouvait des intervenantes de la Méridienne, de la Relève, de la Maison jaune (ancien Centre des femmes La Passerelle) et de Multus (ancienne Animation Jeunesse).  

« L’objectif dans les prochaines années, ce serait d’utiliser le projet-pilote du Haut-Saint-François […] et d’aller le reproduire dans les autres MRC », espère Samuell Beaudoin.  

Johanne Delage : mairesse et proche aidante

Johanne Delage en février dernier lors d’une conférence à la polyvalente Louis-Saint-Laurent. Photo : Jean-Marc Brais

Outre son rôle de mairesse de La Patrie, Johanne Delage porte plusieurs chapeaux. Elle est entre autres présidente du comité MADA (Municipalités amies des aînés) et Famille pour la MRC du Haut-Saint-François. Sa conviction profonde? Qu’il faut recréer des liens entre les gens. 

Mme Delage vient d’une famille nombreuse. Chaque année, ils sont près de 88 à se retrouver. « Pour moi, tout part de la famille. C’est la racine, c’est la relève. On ne peut pas mettre la famille de côté », dit-elle avec assurance. 

On ne s’étonnera donc pas d’apprendre que la mairesse est la proche aidante d’une tante âgée. « Souvent, c’est la méconnaissance des ressources… ou la honte de demander de l’aide. Les gens craignent d’être jugés, parfois même parce qu’ils ne veulent pas admettre que leur proche perd ses facultés. Mais il faut apprendre à tendre la main, à aller chercher du répit. » 

« Aujourd’hui, les gens se sentent plus seuls que jamais », insiste Mme Delage. « On a besoin de se rassembler, du plus petit au plus vieux, de prendre soin les uns des autres. » Cette conviction trouve un écho dans la démarche MADA-Famille, qui prend la forme d’un projet qui unit les municipalités du Haut-Saint-François. « Ce qui est beau, c’est qu’on apprend à travailler ensemble », explique Mme Delage. « En regroupant nos forces, on peut offrir davantage aux citoyens que si chacun restait isolé. » 

Photo : Patrice Amyot

À La Patrie, cette philosophie se reflète concrètement dans la programmation du 150e anniversaire. Le 27 septembre, un spectacle de magie avec le célèbre Alain Choquette accueillera gratuitement les enfants de 13 ans et moins. Et le 4 octobre, tout près de la Journée internationale des aînés, Patrick Normand et sa conjointe viendront offrir un concert exclusif. Penser aux enfants comme aux aînés, c’est construire un territoire plus uni, selon Johanne Delage. « C’est ça, MADA-Famille : réapprendre à vivre ensemble. » 

Le Centre de loisirs de Bury ferme et remet 202 000 $

Moisson Haut-Saint-François s’est vu remettre une somme de 50 000 $ de la part du Centre de loisirs de Bury. De gauche à droite : Cynthia Tellier-Champagne, coordonnatrice Moisson; Adrien Girard, président Loisirs Bury; Florence Fréchette, trésorière; Roger Bernier, administrateur. Photo : Jean-Marc Brais 

Le Centre de loisirs de Bury entamera prochainement son processus de dissolution, après 52 années d’existence. Après s’être départi de son bâtiment du 529, rue Main, l’organisme a remis 202 000 $ à 11 organisations locales. 

« Nous sommes fiers de pouvoir soutenir ces 11 organisations […] pour les jeunes, les personnes âgées et les personnes plus vulnérables du territoire de Bury et du Haut-Saint-François et ainsi perpétuer la mission que s’étaient donnée les religieuses de Bury », a indiqué Adrien Girard, président du Centre de loisirs de Bury. On se rappellera que le centre a été habité par les Sœurs de la Charité de 1973 à 2011, date à laquelle elles ont quitté la bâtisse du 529, rue Main. 

Sur les 11 organismes, quatre sont situés à Bury, soit le Centre culturel Uni (20 000 $), la Société d’histoire et du patrimoine (17 000 $), le Centre communautaire Brookbury (12 000 $) et l’Association athlétique de Bury (10 000 $). Sept autres organisations du Haut se partagent des sommes allant de 5000 à 50 000 $.  

Adrien Girard soutient que c’est le manque de relève qui aura eu raison du Centre de loisirs de Bury, lui qui s’implique avec sa conjointe Diane Girard depuis les débuts de l’organisme. Au fil des années, leurs filles se sont aussi impliquées dans les activités offertes gratuitement aux jeunes de Bury. 

Le tournoi de golf Natalie Champigny récolte 35 000 $

Une partie de l’équipe de bénévoles ayant permis la tenue du tournoi de golf le 15 aout dernier. Michel Champigny est deuxième à partir de la droite et Christian Vachon, quatrième. Photo : Martin St-Laurent

Le tournoi de golf de La Journée Natalie Champigny a amassé 35 000 $ le 15 août dernier, au Club de golf Venise de Magog. L’événement a réuni 144 joueurs, avec une forte proportion en provenance du Haut-Saint-François. Aux yeux du coorganisateur Michel Champigny, « c’est un succès sur toute la ligne ». 

« Juste de la région du Haut-Saint-François, il devait y avoir 15 entreprises et commerçants qui étaient présents », relate M. Champigny. Étaient également présents le député de Mégantic, François Jacques; le préfet du HSF, Robert G. Roy; et les maires de Cookshire-Eaton et East Angus.  

Il s’agissait de la première édition du tournoi à se tenir au club Venise de Magog, depuis la réduction du nombre de trous au Club de golf East Angus. Lorsqu’il se tenait localement, le tournoi était organisé par le Pub Central. Michel Champigny est reconnaissant de ces origines. « Si on réussit à avoir du succès, c’est grâce à Marc Dion et au Pub Central. » La première édition qui devait se tenir à Magog en 2024 avait été annulée à cause de la météo.  

Un événement couru 

Parmi les moments forts de la journée, soulignons l’encan silencieux et les enchères. Richard Boisvert a offert au tournoi un chandail autographié de l’hockeyeur sherbrookois, David Perron, qui a trouvé preneur pour 6000 $. Un autre don, cette fois-ci un vélo électrique, s’est envolé pour 5000 $. Ces sommes sont venues s’ajouter aux couts d’inscription du tournoi, de même qu’à l’implication du partenaire majeur de la journée, la Caisse Desjardins du Haut-Saint-François.  

« On voit qu’il y a un engouement très fort pour le futur. L’image de la Journée Natalie Champigny se véhicule extrêmement bien », se réjouit Michel Champigny qui bénéficiait de l’aide de son fils Shawn dans l’organisation du tournoi. Le succès est à ce point au rendez-vous que le duo père-fils songe à utiliser le deuxième 18 trous du Venise lors des prochaines éditions. Cela viendrait doubler la capacité d’accueil de l’événement.  

Michel Champigny et son fils Shawn, coorganisateurs du tournoi. Photo : Martin St-Laurent

Pour une bonne cause 

Ultimement, « la plus grande fierté qu’on peut avoir, c’est de voir les gens maintenir la volonté de Natalie d’aider les jeunes », relativise Michel Champigny, frère de l’enseignante décédée en 2010 d’un cancer du poumon. Son legs est encore très vivant localement. « C’est une fierté pour nous autres de dire que la volonté de Natalie reste vivante dans le Haut-Saint-François. » 

Le tournoi de golf de La Journée Natalie Champigny est le troisième événement d’une série de quatre, tenu annuellement par l’organisme. Durant la relâche en mars, il tient sa Journée plein air à Bury. En mai, c’est le tour du Grand McDon. Puis le 27 septembre prochain, ce sera le Relais de course au lac Memphrémagog. Ces activités sont tenues en collaboration avec la Fondation Christian Vachon. Depuis 2011, elles ont permis d’amasser 550 000 $ pour les enfants de la MRC du Haut-Saint-François. Pour ce qui est du tournoi de golf, la date de l’édition 2026 a été arrêtée pour le 7 août prochain.  

Quatre générations à la cantine [FR/ENG]

La famille de Theda Lowry compte quatre générations : Nora and Raya Gerard, Jody Robinson, Christine Robinson, Garth Lowry et Alexandria Lowry. Photo : Scott Stevenson

Ce n’est pas seulement que la bonne bouffe qui nous attire à la cantine de la Quebec Farmers’ Association de Bulwer à l’Expo Cookshire à chaque année, c’est les gens qui nous l’offrent. 

La famille de bénévoles de Janice Lowry compte trois générations; celle de Theda Lowry quatre générations. 

La fille de Theda, Christine Robinson, 66 ans, raconte qu’elle travaille à la cantine depuis aussi longtemps qu’elle se rappelle. La cantine est une institution de l’Expo depuis probablement 70 ans ou plus. Elle est exploitée pour amasser des fonds communautaires. 

En entrevue, Mme Robinson dit que la cantine réussit bien financièrement avec son offre de cheeseburgers et autres pour le dîner, de déjeuners, de boissons, et du très populaire shortcake aux fraises avec la crème glacée Coaticook.  

Les fonds amassés bénéficient à plusieurs besoins et organismes dans la communauté agricole, incluant des bourses pour les élèves qui étudient l’agriculture dans les cégeps et universités de la région et ailleurs. 

« C’est de l’argent qu’on remet dans la communauté agricole », dit Mme Robinson. 


Good eats, great families, a grand tradition 

Three generations of the Lowry-Hartwell-Aubin family at the Cookshire Fair’s Bulwer QFA canteen: Janice Lowry, Caitlin Aubin, Adam Hartwell, and Abigail Hartwell. Photo : Scott Stevenson

It’s not just the burgers that make a visit so appealing to the canteen of the Bulwer Quebec Farmers’ Association at the Cookshire Fair. It’s the people serving them.  

Janice Lowry’s family of volunteers spans three generations, and Theda Lowry’s four. 

Theda’s daughter, Christine Robinson, 66, said she’s been helping at the booth for as long as she can remember. That would make the fundraiser canteen an institution of the Fair with likely a 70-year history or more. 

Robinson said the booth does well financially, with its offering of not only cheeseburgers and other lunch items, but also breakfast, drinks, and its popular strawberry shortcake with Coaticook ice cream. 

Funds raised go toward various organizations and needs in the farming community, including bursaries for students in Agriculture programs at many local and other cegeps and universities.  

“It’s money that we put back into the agricultural community,” Robison said. 

Noces de jasmin et duo de centenaires à Weedon

De gauche à droite : Juliette Groleau, 103 ans; Eugène Gagné, maire de Weedon; Monique Boucher, 101 ans; Marcel Léger et Patricia Nadeau.

Les résidents du CHSLD de Weedon étaient réunis pour une occasion spéciale le 27 juin dernier. On célébrait conjointement les anniversaires de deux centenaires ainsi que la 66e année de mariage d’un couple. 

Juliette Groleau est née le 7 juin 1922 tandis que Monique Boucher est née le 7 juillet 1924. Elles ont respectivement 103 et 101 ans. Comme elles s’adonnent encore régulièrement à la lecture, elles ont lu à haute voix la lettre qui leur avait été acheminée par le roi Charles III pour souligner leur anniversaire.  

De leur côté, Patricia Nadeau et Marcel Léger célébreront leurs noces de jasmin le 5 septembre prochain. Ils ont uni leur destinée à East Angus en 1959. Ils ont reçu des cadeaux de la part du député provincial de Mégantic, François Jacques, ainsi que du maire de Weedon, Eugène Gagné. 

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