La Fondation Laure-Gaudreault remet 2924 $

De gauche à droite : la responsable de la Fondation Laure-Gaudreault pour le HSF, Jacinthe Audet-Bolduc; Marie-Josée Pellerin, directrice générale des Étincelles de Bonheur du HSF; et Henriette Grondin, présidente de l’AREQ du HSF.

Le 18 juin dernier, Jacinthe Audet-Bolduc a remis des dons de la Fondation Laure-Gaudreault (FLG) à huit organismes communautaires du Haut-Saint-François (HSF). L’événement s’est déroulé au Resto bar Rive Sud, situé à East Angus. 

« Depuis environ 12 ans, c’est moi la responsable de la FLG pour le HSF », d’expliquer Mme Audet-Bolduc. Henriette Grondin, présidente de l’Association des retraités de l’éducation et des autres services publics du Québec (AREQ) du HSF l’accompagnait. C’est l’AREQ qui a créé la FLG en 1990. 

« Cette année, les enseignants retraités du HSF ont donné 2924 $ pour la FLG du HSF. De ce montant, il y a un don de 200 $ de la compagnie Graymont de Dudswell », de poursuivre Jacinthe Audet-Bolduc. « On a plus d’argent à donner, car deux enseignantes de l’AREQ du HSF sont malheureusement décédées. Leurs familles ont décidé de faire un don de 500 $ à la FLG du HSF. » 

Les huit organismes ayant bénéficié des dons de la Fondation sont : Les Étincelles de Bonheur, Moisson HSF, le Centre d’action bénévole (CAB), le Carrefour jeunesse-emploi, La Méridienne, Virage Santé mentale, Les Mains agiles et Les Amis de l’Oasis.  

La FLG a été créée en hommage à Laure Gaudreault, institutrice et fondatrice du premier syndicat enseignant au Québec. 

Transport HSF : des bris d’autobus pire que la dette 

La nouvelle directrice générale, Isabelle Labrecque, avec le président, Michel Champigny. 

Malgré une dette d’un demi-million de dollars, le conseil d’administration et les membres de Transport de personnes Haut-Saint-François ne s’inquiétaient pas pour l’avenir lors de leur assemblée générale annuelle en avril. La nouvelle directrice générale, Isabelle Labrecque, a par la suite précisé les garanties présumées pour la couverture de cette dette. 

« On ne fermera pas… On n’est pas en mauvaise posture », a-t-elle dit en entrevue plus récemment. Les sommes sont dues au gouvernement du Québec et à la MRC du Haut-Saint-François, sans intérêt. « Ils ne sont pas pressés. » 

« Il y a déjà une entente prise pour régler les problèmes financiers. Ce n’est pas insurmontable. Là, on est dans une meilleure position. »

Transparence et saine gestion

« Mais, ce qu’on a à faire, c’est d’être transparent et d’avoir une saine gestion financière et de matériel pour que l’organisme puisse se consolider. » 

Mme Labrecque est devenue directrice générale (DG) de Transport HSF aussi en avril, après avoir travaillé pour plusieurs autres organismes communautaires, surtout près de Montréal. Elle est revenue en Estrie il y a quelques années, à Fontainebleau. « Je cherchais une cause sociale qui impliquait d’aider les gens », a-t-elle dit. 

Améliorer la flotte 

Sa préoccupation principale comme DG est plutôt la flotte d’autobus et l’offre de service. « Ce qui est notre gros, gros, gros défi actuellement, c’est le bris des autobus, ce qui fait qu’on a des bris dans les services. Continuellement, on est obligé de déplacer des transports, d’annuler certains transports, parce qu’on a des autobus qui sont vieillissants. » 

« On est en attente d’une subvention qui viendra du fédéral, pour pouvoir acheter deux nouveaux autobus… Mais, là, ça presse. » 

Transport HSF dessert en partie une clientèle vulnérable, pour qui le transport est l’accès à des services sociaux essentiels. L’organisme est, entre autres, mandaté par la MRC d’offrir un transport adapté aux personnes vivant avec une mobilité réduite.  

Avec les problèmes dans la flotte, Mme Labrecque doit parfois organiser des solutions hors normes pour éviter que ces clients manquent de service. 

« Je salue la très grande flexibilité au niveau de nos chauffeurs. Notre équipe est extraordinaire. Ce qui est important, c’est de mettre à jour notre flotte d’autobus », a-t-elle renforcé. 

Une année mouvementée pour Moisson Haut-Saint-François

Cynthia Tellier Champagne, coordonnatrice de Moisson Haut-Saint-François, dans l’entrepôt de l’organisme. Crédit : Carole Dessureault 

L’assemblée générale annuelle de Moisson Haut-Saint-François s’est tenue le 18 juin dernier au Centre culturel de East Angus. Dans son mot de bienvenue, Alain Rondeau, le président du conseil d’administration (CA) de l’organisme, a admis que « cette année fut encore marquée par des changements au sein de l’organisme. »  

Entre autres, il y a eu la démission de trois membres du CA, qui s’explique selon lui « par un manque de disponibilité ou par une divergence de vision ». M. Rondeau a aussi annoncé officiellement le départ de Nathalie Blais, qui était la directrice générale de la banque alimentaire depuis deux ans.  

Il l’a chaleureusement remerciée pour son énergie, sa direction de maître et le support offert à l’équipe. « Ton départ laissera un grand espace dans l’organisation », a-t-il dit. Mme Blais s’est dit « fière du chemin parcouru avec l’équipe, les bénévoles, les partenaires et la communauté. C’est avec une grande émotion que je quitte cette organisation qui m’a profondément marquée. »   

Après avoir rencontré des candidats pour remplacer Mme Blais, c’est Cynthia Tellier Champagne qui a été choisie. « Comme je travaillais depuis deux ans à Moisson comme intervenante, je connaissais déjà le travail de la directrice et l’équipe. Je me sentais prête à relever le défi », de dire Mme Tellier Champagne. « Le CA m’a fait passer une entrevue et j’ai eu droit au même processus de sélection que les autres candidats, même s’il voyait mon potentiel. » Après une période de probation de quelques mois comme coordonnatrice, elle deviendra la nouvelle directrice générale de Moisson HSF.  

Il y avait aussi à l’ordre du jour l’élection des nouveaux administrateurs du CA. Alain Rondeau a décidé de quitter son poste de président. « Comme je siège déjà sur d’autres comités dans le HSF, je veux avoir un peu plus de temps pour moi. » Grâce à un engagement sans faille et beaucoup de travail, l’équipe de Moisson HSF a su faire face aux nombreux défis rencontrés en 2024-2025. Lors de l’AGA de Moisson HSF, 18 personnes étaient présentes, dont une journaliste. 

Un poète de la santé mentale et des sourires

David Goudreault photographié par Scott Stevenson 

Si la détresse persiste, insiste, s’incruste dans tes tripes,
Te pourrit la vie par en-dedans au point de crever à petit feu
Au point de mourir un petit peu à chaque jour
Appelle à l’aide!

David Goudreault

À mi-chemin de l’année de célébrations de son 40e anniversaire, le 9 de chaque mois, Virage Santé mentale a élu son conseil d’administration 2025-2026 la semaine dernière, un mois après la conférence bien appréciée du poète sherbrookois, David Goudreault, à Weedon, le 9 mai. 

« Êtes-vous en forme? » a-t-il demandé au public d’une soixantaine de personnes au sous-sol du Centre communautaire Thérèse Denis Lavertu. « Oui », que plusieurs ont répondu. « Êtes-vous en feu? » Des oui encore plus forts et enthousiastes. « Êtes-vous enceintes? » Quelques-unes ont mordu à l’hameçon, aux grands rires de tout le monde. 

La conférence de M. Goudreault portait sur la santé mentale. « J’ai travaillé dans la prévention du suicide pendant 10 ans et je peux vous garantir qu’on peut sauver des vies avec un sourire », a-t-il offert parmi plusieurs autres bijoux d’anecdotes et conseils d’un professionnel à la fois du travail social, de la plume et des prestations publiques. 

Il nous a aussi partagé sa recette pour le bien-être mental, « les principaux facteurs de protection pour prendre soin de soi » : le réseau social, comme les amis et la famille (et non pas les médias sociaux); les ressources professionnelles pour venir en aide, comme Virage Santé mentale; les ressources personnelles, comme la résilience; la spiritualité, que ce soit de la religion saine ou d’autres croyances; et la créativité, comme l’art, la musique et le théâtre. 

Un autre grand évènement du 40e anniversaire de Virage cette année était le match des anciens Canadiens le 9 mars dernier, une levée de fonds qui n’était pas à la hauteur des attentes de la directrice de Virage, Pauline Beaudry, comparé au même évènement il y a plus de dix ans. 

Virage Santé mentale a terminé son année fiscale le 31 mars dernier avec un surplus de 5500 $, pour des revenus de 430 000 $. L’année dernière, il a terminé avec un déficit de 21 000 $. Son actif net est de 1300 $. 

Les mandats de quatre membres du conseil se sont terminés cette année : Lynn Bissonnette, Richard Goulet, Danielle Jean, et Francine Lamontagne Chouinard. Ils ont été de nouveau proposés, avec une autre personne, résultant alors à une élection qui a fait revenir les quatre membres. 

Les autres membres du conseil sont Martine Bujold, secrétaire; Sébastien Fortin; Lise Shank, présidente; Simon-Gilles Talbot, trésorier; et Suzanne Tanguay. Mme Bissonnette est vice-présidente. 

Alain Choquette ravit la Fondation Pauline Beaudry

Le magicien Alain Choquette a invité la conseillère du Canton de Westbury, Mélanie Cyr, à prendre part à un numéro. Crédit : Jean-Marc Brais 

« On est chanceux de l’avoir. Alain est avec moi depuis le 30 septembre 2009. » C’est en ces mots que Pauline Beaudry, présidente de la fondation du même nom, a ouvert le souper-spectacle bénéfice du 5 juin au Centre communautaire Thérèse Denis Lavertu, à Weedon.  

Une cinquantaine de personnes étaient sur place, ce qui a permis à l’organisme d’amasser une somme de 3300 $. Le souper à cinq services était assuré par le Café L’orchidée de Cookshire-Eaton. La fondation étant entièrement portée par des bénévoles, ce sont les membres de son conseil d’administration qui se chargeaient du service aux tables.  

« Parce que je travaille à Virage santé mentale, les gens pensent que la fondation vient juste en aide aux gens en santé mentale », indique Mme Beaudry. Or, sa fondation « vient en aide à toute personne sur le territoire de la MRC du Haut-Saint-François. » 

Des pilotes font sourire les usagers du CRDITED

Jean-Pierre Paquette, un usager du CRDITED, pose fièrement aux côtés d’un biplace. Crédit : CIUSSS de l’Estrie–CHUS

L’association de pilotes Les Faucheurs de marguerite tenait ses troisièmes portes ouvertes destinées aux usagers du Centre de réadaptation en déficience intellectuelle et des troubles envahissants du développement (CRDITED) Estrie. Le regroupement a attendu la météo propice pour déployer son événement le 4 juin dernier sur le tarmac de l’aéroport de Sherbrooke, à Cookshire-Eaton.

« Même si les usagers ne volent pas dans les avions, ils trippent juste à être ici. C’est une sortie sociale pour eux. Ils n’en ont pas souvent », relate Ariane Dugal, la cheffe de service du CRDITED au CIUSSS de l’Estrie–CHUS. Bien que les avions soient restés au sol lors de la journée, il était possible d’y grimper le temps d’une photo. Les usagers plus téméraires ont pu bénéficier de tours de côte-à-côte dans les vastes champs de l’aéroport.  

En 2024, 85 usagers du CRDITED s’étaient prévalu de l’activité des Faucheurs de marguerite. Cette année, ils étaient le double; le bouche-à-oreille ayant eu le temps de faire son effet. L’association de pilotes vise encore le double de participants pour 2026, soit 400!

« Ça nous donne un grand bonheur rien que de voir la réaction de ces gens-là », explique Claude Cyr, vice-président des Faucheurs. « On est tous des bénévoles. On est tous des pilotes d’avion, puis on a tous des machines. On s’est dit : « Pourquoi pas partager notre passion? » »

Tout aussi passionné, le président de l’association provinciale Aviateurs Québec, Michel Chartier, s’était déplacé à Cookshire-Eaton pour l’occasion. « Aujourd’hui, ce qui est le fun, c’est de voir les sourires. » Au-delà de cette initiation au monde de l’aviation, M. Chartier constate que « l’aviation générale, c’est la base de toute aviation. Je regarde un gars comme [l’astronaute] Chris Hadfield. Il a commencé son cours à St-Hubert sur un petit deux-places. […] La qualité de pilotes qu’on forme au Canada et au Québec, ç’a une réputation mondiale. »

Après une pause de sept ans, les Faucheurs de marguerite seront de retour avec un événement grand public le 16 août prochain. Par le passé, ces rassemblements ont réuni jusqu’à 300 avions et 5000 personnes sur le site de l’aéroport.

Le 25e et dernier tournoi de golf des Chevaliers à East Angus

Photo de 2017 montrant, de gauche à droite :  Daniel Lamoureux, directeur général de la Caisse Desjardins HSF et président d’honneur du tournoi; Jacques Laplante et Marc Rousseau, coorganisateurs du tournoi de golf des Chevaliers de Colomb d’East Angus. Crédit : Archives / Pierre Hébert 

L’édition 2025 sera le 25e et ultime tournoi de golf des Chevaliers de Colomb d’East Angus. Le manque de relève explique la fin de l’événement annuel. 

« Moi puis Marc [Rousseau], on s’était mis comme objectif 25. Après ça, on ferme les livres », explique Jacques Laplante, coorganisateur du tournoi. Il ne reste plus que les deux hommes à s’investir dans la tenue de l’événement. « Les Chevaliers, ça vieillit. On est pas mal moins qu’on était avant. » 

M. Laplante se rappelle les bonnes années, comme en 2018 lorsque le tournoi avait compté 160 joueurs. Pour 2025, on vise la moitié, soit 80 participants, avec une soixantaine d’inscriptions jusqu’à présent.  

L’édition de cette année sera « pour remercier le monde », poursuit celui qui agit à titre de secrétaire-trésorier pour le conseil angussien des Chevaliers de Colomb. L’accès au tournoi est offert au prix de 100 $ et inclut déjeuner, souper, golf et voiturette. En plus, « on devrait avoir 10 à 12 prix de présence. Quelque chose de beau. » 

Formule en déclin 

Une baisse de participation est observée dans les tournois de golf du Haut-Saint-François. Chez Virage Santé mentale, une cinquantaine de joueurs ont pris part aux éditions 2023 et 2024. La prochaine est prévue le 9 septembre sous la présidence d’honneur de Gilles Doyon, de BMR.  

Le vendredi 6 juin, la Chambre de commerce du HSF tiendra une toute première édition nocturne de son tournoi de golf annuel, avec balles phosphorescentes. Sa directrice générale, Alexandra Jacquet, observe que « sur le territoire, on a peut-être de moins en moins de gens qui jouent au golf. » Une quarantaine de places sont toujours disponibles pour ce tournoi. « On essaie la formule, mais pour l’année prochaine, on reviendra à une formule traditionnelle », prévoit Mme Jacquet. 

Seule la Journée Natalie Champigny semble tirer son épingle du jeu. Son tournoi prévu le 15 août au Club Venise de Magog compte déjà 33 quatuors sur une possibilité de 36, à un coût de 160 $ par personne. Son organisateur, Michel Champigny, se montre satisfait de la situation.  

Le 25e tournoi de golf annuel des Chevaliers de Colomb d’East Angus se tiendra le samedi 21 juin. Il est possible de s’inscrire auprès de Jacques Laplante au 819-832-2892 ou au laplantej@sympatico.ca.  

C’est le Grand McDon!

De gauche à droite : Jackob Ménard du Service des loisirs de la Ville de East Angus, Joyce Buensuceso et Alexandre Tremblay de McDonald’s et Michel Champigny de la Journée Natalie Champigny. 

Le Grand McDon d’aujourd’hui, 8 mai, au bénéfice de la Journée Natalie Champigny, a commencé tôt, dès 6 h, au McDonald’s d’East Angus, selon Michel Champigny. Tout achat contribue à soutenir l’avenir des enfants du Haut-Saint-François, ce qui est la mission de la Journée et ses quatre activités annuelles. 

De grands honneurs attribués à Ascot Corner

Suzanne Hardy est Bénévole de l’année.

Environ 110 personnes se sont réunies le samedi 26 avril dernier pour la soirée annuelle de reconnaissance des bénévoles d’Ascot Corner, avec une dizaine de prix décernés, de la musique par le groupe Soul Station et un buffet par le Café l’Orchidée de Cookshire.

Suzanne Hardy a été reconnue Bénévole de l’année par la Ville d’Ascot Corner pour son implication depuis les années 1980 au sein de plusieurs organismes, incluant l’AFÉAS et le journal Aux Quatre Coins.

« Mais c’est au sein de la Corporation des loisirs d’Ascot Corner qu’elle a laissé son empreinte la plus marquante. Depuis 30 ans, elle s’y investit avec constance, occupant divers postes », selon la présentation officielle faite lors de la soirée.

L’évènement a aussi inclus le dévoilement du citoyen d’honneur, décerné à Claude Goulet à titre posthume.

« Claude est malheureusement décédé prématurément à l’âge de 52 ans… Son implication bénévole dans la municipalité remonte au milieu des années 1970 et prend de multiples formes. Bien que tardive, cette nomination … est fidèle au devoir de mémoire. »

L’appui mutuel entre le journal communautaire d’Ascot Corner et le Journal régional Le Haut-Saint-François était aussi en évidence avec la présentation par son directeur, Scott Stevenson, du prix du Bénévole du journal Aux Quatre Coins à John St-Cyr.

« Grâce à lui, le journal Aux Quatre Coins poursuit sa mission. À chaque parution, il nous offre la rubrique « Le coin de John », qui nous fait rire et réfléchir toujours avec humour et humanité. Sa passion et son amour pour sa communauté inspirent tous ceux qui l’entourent », selon la présentation de la Ville.

La Patrie lorgne l’ancienne Caisse Desjardins pour son CLSC

Son emplacement actuel n’étant plus aux normes, le CLSC de La Patrie envisage de déménager ses services dans l’ancienne Caisse Desjardins, fermée il y a un an. C’est la Municipalité qui se porterait acquéreur de l’immeuble et qui louerait l’espace au CIUSSS de l’Estrie–CHUS.  

Annoncé à la va-vite en novembre dernier, le déménagement du CLSC devait initialement se faire avant le 31 mai 2025, le bail des installations de la rue Dumoulin étant venu à échéance. Or, depuis ce temps, les Immeubles MN, propriétaires des lieux, ont extensionné gratuitement le bail jusqu’en 2026. 

L’ancienne Caisse Desjardins de La Patrie est affichée au prix de 350 000 $ sur le site de Proprio Direct. Une récente contre-offre de Desjardins laisserait l’immeuble à la Municipalité de La Patrie pour une somme de 225 000 $. Vu que « c’est un projet qui va bénéficier à la population, ils ont laissé 125 000 $ sur la table », explique le directeur général de la municipalité, Antoine Prévost. 

Un aperçu de l’intérieur des anciens locaux de la Caisse Desjardins de La Patrie fermée en 2024. Crédit : Proprio Direct

Toutefois, le bâtiment datant de 1964 affiche plusieurs réparations. En mars, le conseil municipal avait mandaté la firme Inspectech de Sherbrooke pour inspecter l’ancienne institution financière. « Dans les travaux immédiats, c’est la membrane au toit, ajouter de l’aération dans l’entretoit », du drainage vu les infiltrations d’eau et des fenêtres à remplacer, a expliqué M. Prévost lors d’une séance extraordinaire tenue le 29 avril. 

Outre ces travaux estimés à 28 000 $, il resterait également des analyses d’amiante et de moisissure dans les murs. Le directeur des travaux publics de La Patrie, Mathieu Carrier, s’est montré réaliste. « Il reste bien des travaux à faire, on va se le dire. Il y a beaucoup plus de travaux que le drainage et l’amiante. L’entretoit, on n’a même pas été capable d’aller dedans. On sait même pas s’il y a des infiltrations d’eau.» 

La séance extraordinaire du 29 avril visait donc à autoriser « un budget pour qu’on fouille plus loin », comme l’a présenté le DG Prévost. « On a un délai d’acceptation qui est au 30 de mai […] pour faire nos vérifications puis voir comment on peut ajuster le prix sur l’offre d’achat qui a été faite », conclut ce dernier. 

L’enseigne indiquant le chemin vers l’actuel CLSC de la rue Dumoulin à La Patrie. Crédit : Jean-Marc Brais

Lions

Don du Club Lions de Cookshire-Eaton

Le Club Lions de Cookshire-Eaton a fait don d’un module de jeu à Brealyn Cork, 3 ans, qui est en rémission d’un cancer. On l’aperçoit assise dans la glissade. Elle est la fille d’Amber Mackey et Kyle Cork.

Ouverture du Café collectif au cœur d’East Angus

Il s’est à peine écoulé trois mois entre la fermeture du Café Laurier et l’ouverture du Café collectif du Haut-Saint-François dans les locaux du 75 Angus Nord à East Angus. L’organisme derrière l’initiative, les Cuisines collectives du HSF, a dû mettre les bouchées doubles pour arriver à ses fins.  

La directrice générale des Cuisines, Julie Jeanson, ne s’en cache pas. « Il y a eu des journées où j’ai voulu tout abandonner. […] Ça n’a pas été tous les jours très facile. Je me suis aventurée dans quelque chose que je connaissais peut-être un peu moins. » 

Julie Jeanson, directrice générale des Cuisines collectives du Haut-Saint-François

N’empêche que le résultat est là. Le Café collectif du HSF a ouvert ses portes le 31 mars dernier. La ville d’East Angus retrouve donc un lieu de rassemblement qui fut prisé pendant près de trois ans. « Les citoyens, ils s’ennuyaient beaucoup. Ils aimaient beaucoup le Café Laurier. C’était une place pour briser l’isolement », confie Mme Jeanson.  

Vocation sociale 

L’inauguration officielle ayant été faite le 10 avril, la prochaine étape pour les Cuisines collectives sera de mettre sur pied un plateau de travail dans le café. « On va embarquer dans la recherche de subventions pour le financement du plateau », indique la directrice générale. 

Ce plateau servira à « développer des compétences » et faire « intégrer le marché du travail » à des personnes marginalisées. Le but est qu’il soit fonctionnel dès le mois de septembre. 

Toujours dans le but de venir en aide aux gens dans le besoin, le Café collectif dispose déjà d’une section bien garnie de cafés et de collations prépayés. Ce concept de cafés en attente – ou cafés au suivant – permet à ceux qui le désirent de se prévaloir gratuitement d’un produit payé à l’avance par un client anonyme. 

Le tableau qui recense les cafés en attente

Cette mesure concorde avec la vocation communautaire du café et des Cuisines collectives. « On n’est pas là pour faire de l’argent. Tant qu’on couvre nos frais… », rappelle Julie Jeanson. 

Le Café collectif du Haut-Saint-François a bénéficié de l’aide du CLD et de la CDC. Son nom a été suggéré par le conseiller à la Ville de East Angus, Guillaume Landry.  

116 000 $ pour les aînés de la région

La députée fédérale de Compton – Stanstead, Marie-Claude Bibeau, pose en compagnie d’une partie des membres des 17 organismes de la circonscription qui ont reçu un total de 292 595 $ dans le cadre du Programme Nouveaux Horizons pour les Aînés (PNHA). Photo fournie

Cinq organismes du Haut-Saint-François se partagent une somme de 116 847 $ du programme Nouveaux Horizons pour les Aînés (PNHA) pour la prochaine année. La députée de Compton – Stanstead, Marie-Claude Bibeau, en a fait l’annonce le mois dernier chez Loisirs Acti-Famille de Sherbrooke.  

Loisirs Hampden-Scotstown 

Le Canton de Hampden et la Ville de Scotstown se partagent une enveloppe de 23 750 $. « On a divisé notre subvention en quatre catégories : de l’artisanat, du bricolage, les nouvelles technologies et la nutrition », explique Jasmine Marcotte, agente aux loisirs pour les deux municipalités.  

Dans le cadre du volet Nouvelles technologies, cinq tablettes-liseuses seront mises à la disposition des citoyens à la bibliothèque municipale de Scotstown.  

Centre d’action bénévole (CAB) 

Le CAB du Haut-Saint-François bénéficie d’une enveloppe de 22 507 $ pour le projet Mon histoire a des racines que je partage. Selon sa directrice générale, France Lebrun, « les personnes aînées sont les bâtisseurs de nos communautés. […] Le projet vise à faire prendre conscience aux personnes aînées de leur apport inestimable au monde d’aujourd’hui. » 

« Plusieurs rencontres auront lieu dans quatre différentes municipalités de notre MRC […] Chacune des rencontres d’environ 90 minutes aura un objectif précis » :  faire l’inventaire des moments forts d’une vie, mettre cet héritage en mots et en images et exposer ces réalisations. 

Municipalité d’Ascot Corner 

La Municipalité d’Ascot Corner a inauguré le parcours actif Richard-Lareau en octobre dernier. « C’est un programme qui est en plusieurs étapes […] qui a déjà été subventionné » par les volets précédents du PNHA en 2023 et 2024, explique Christophe Duret, agent aux communications de la municipalité.  

La bonification de 25 000 $ de cette année permet l’ajout d’un huitième secteur au projet, soit celui du Parc Goddard dans le secteur du chemin Galipeau. « Nos ainés sont vraiment plus intégrés à la communauté depuis qu’on a mis en place ces initiatives-là. […] On l’a créé initialement pour les ainés, mais on a tout un volet intergénérationnel », indique M. Duret 

Les Parcs Pomerleau et Dubreuil font partie des sept différents secteurs du parcours actif Richard-Lareau, à Ascot Corner. En octobre dernier, des employés de la municipalité avaient procédé au coulage de dalles de béton dans le cadre du projet. Photo fournie

Autres projets 

Le Club d’âge d’or de Sawyerville bénéficie d’une somme de 24 994 $ afin de moderniser sa cuisine et devenir « plus accueillant et sécuritaire pour les aînés ». La Municipalité de La Patrie a reçu 20 596 $ de son côté pour le « développement d’activités par et pour les aînés ». 

Le Club Quad remet 2607 $ à la Fondation Rock-Guertin

Le Club Quad Sherbrooke-Ascot Corner a tenu son party hot dog annuel le 25 janvier dernier. Tous les profits allaient à la Fondation Rock-Guertin de Sherbrooke. Cet organisme distribue de la nourriture aux personnes dans le besoin. Il fournit 17 écoles primaires, 35 organismes, 5240 familles et 50 000 repas dans les écoles via des petites boites à lunch de La Grande Table.

Nous sommes très heureux de remettre à Mme Solange Rodrigue, présidente de la Fondation, un montant de 2607,84 $. Au même moment, nous avons pu voir tous les bénévoles de la Fondation remettre des boites du printemps aux familles dans le besoin.

Je voudrais remercier tous nos bénévoles et tous les participants qui nous ont encouragé et qui ont rendu cette journée mémorable.

Merci à nos généreux commanditaires : Aéroport de Sherbrooke, Carrier sport Cookshire, IGA East Angus, Boulangerie Georges, Maison Nokomis, La récolte, L’Ami Denis, Asselin Dion remorquage, Clark et fils, DG Mécanique, Pro mécanique Sherbrooke, Meunier poêles et foyers, Dépanneur du coin du 4 de Stoke, Estrie Marine VTT, Performance NC, Huppé réfrigération et Resto bar Rive Sud.

Maurice Breton
Président du Club Quad Sherbrooke Ascot Corner inc

Un projet de logements abordables en attente 

Un projet privé d’immeuble de neuf logements en cours de construction sur la rue des Pins à Cookshire-Eaton. Crédit : Jean-Marc Brais

Malgré une entrave après l’autre, le projet de logements abordables pour le Haut-Saint-François attend son moment de grâce pour construire cinq blocs de neuf à douze unités chacun. « C’est toujours une passe difficile pour les locataires  », de dire Marilyn Ouellet, une des meneuses du projet. 

Quatre municipalités participeraient : Cookshire-Eaton, La Patrie, Saint-Isidore-de-Clifton et Weedon. À Cookshire-Eaton, deux blocs seraient construits : un à Cookshire et l’autre à Sawyerville. Les terrains avec aqueducs sont prêts, selon Mme Ouellet, et ils attendent un financement provincial.  

Initialement, un organisme à but non lucratif, les Habitations du Haut-Saint-François, a été créé pour gérer le projet, mais a finalement fait partie des entraves. L’Office régional d’habitation du Haut-Saint-François sera plutôt l’organisme acceptable pour la demande actuelle de financement.  

« Il y a beaucoup d’acteurs de la région qui travaillent sur ce dossier », selon Mme Ouellet. « C’est une belle mobilisation. » Parmi eux on compte les municipalités, la MRC, le député provincial François Jacques et son attaché Sylvain Mc Sween, le préfet de la MRC Robert Roy, l’Office régional d’habitation, le Centre des femmes La Passerelle, et les Habitations du Haut-Saint-François avec sa présidente Marilyn Ouellet. 

En janvier, une invitation à la population a été lancée pour ceux et celles qui veulent être sur la liste d’attente pour les logements abordables. Une vingtaine de personnes ont rempli le formulaire à date, selon Mme Ouellet. 

Elle travaille de longue haleine pour contrer la crise actuelle de logements, et se désespère parfois concernant l’écart entre les constructions en cours et les besoins de locataires.  

« Il y a beaucoup de constructions neuves », a-t-elle dit en entrevue la semaine dernière. « Ça donne l’impression qu’il y a beaucoup de logements. Mais des logements abordables, il y a très, très peu.  « Ces nouveaux appartements sont souvent vides. Ils sont trop chers. » La crise a l’effet que « les gens sont complètement perdus », selon Mme Ouellet. 

Elle espère avoir une réponse à la demande de financement du projet après le dépôt du prochain budget provincial cette semaine. 

Le virage de Pauline Beaudry

Seule, sans emploi et avec neuf enfants à la maison, en 1999, Pauline Beaudry apporte une cinquantaine de CV aux employeurs potentiels à Sherbrooke. Le dernier est à la Maison Saint-Georges, un centre de réadaptation en dépendances et santé mentale. Pauline n’a aucune formation dans le domaine, et elle n’aime pas ce qu’elle voit en rentrant. Elle décide en sortant de ne pas travailler là. 

Aucun employeur l’appelle, sauf… la Maison Saint-Georges, pour une entrevue. Elle n’a pas le choix, elle accepte de faire l’entrevue, toujours décidée, par contre, à ne pas travailler là. 

« Je pense que, de toute ma vie, c’est l’entrevue que je me suis sentie la plus minable. Dans ma tête, je ne veux pas être là. Je suis en face de lui, puis il me demande : “Connaissez-vous la santé mentale?” “Pas ben, ben.” Tout ce qu’il me posait comme question : “Pas vraiment. Pas ben, ben. Pis, pas vraiment…” Tu sais, la fille qui veut pas la job… » 

Écoutez un extrait de l’entrevue accordée par Pauline Beaudry

« Deux semaines après, il me rappelle. T’es pas sérieux! Mais, je n’ai toujours pas d’emploi. Il dit : “Mme Beaudry, on dirait que vous ne voulez pas la job”. » 

« J’ai dit : “Vous êtes tellement gentil et respectueux, je ne peux pas mentir. La santé mentale, je ne connais pas ça, puis je ne me sens pas à l’aise là-dedans. Mais j’ai besoin d’une job, vous comprenez le dilemme.” Le directeur rit et dit : “Mais j’aime tellement votre personnalité. Vous êtes vraiment attachante.” » 

Pendant l’entrevue, à l’extérieur du bureau, « il y a eu une crise entretemps; deux usagers. Écoute, ça gueulait l’autre bord ». Le directeur, Réjean Coates, dit: « Allez-y, Mme Beaudry, c’est un test. Allez-y! » pour régler le conflit. 

Évidemment, Pauline a réussi, a eu la job; et le reste, c’est de l’histoire… Une histoire avec un grand impact dans le Haut-Saint-François. 

« Réjean Coates voyait des choses en moi que je ne voyais pas. Ça fait que pour moi, la santé mentale, je ne me verrais pas ailleurs. 

« J’avais des tabous. J’ai réalisé que comme personne, moi-même, j’en avais des tabous par rapport à la santé mentale. Puis en plus, j’avais peur de ces gens-là. Puis, à travailler là, j’ai réalisé, mon Dieu, à quel point que, ce n’est pas croyable, sincèrement, je n’ai jamais vu des personnes avec autant de reconnaissance pour qu’est-ce qu’on fait pour eux. » 

« J’ai appris à connaître la santé mentale, premièrement, puis j’ai fait la part des choses entre l’être, la personne et la maladie de la personne. Et c’est là que j’ai réalisé que la personne n’est pas schizophrène, n’est pas bipolaire. Elle est, Pauline Beaudry, et j’ai la maladie…, mais je ne suis pas [la maladie]. » 

Une carrière dévouée 

Pauline a travaillé de 1999 à 2003 à la Maison Saint-Georges et a pris un deuxième emploi, comme intervenante, à Virage Santé mentale en 2001. Après deux ans avec deux emplois et neuf enfants à la maison, elle a été avertie par son médecin qu’elle devait arrêter de brûler la chandelle « aux trois bouts ». 

En 2006, elle a remplacé le directeur de Virage à l’époque, Raymond Beaunoyer, et elle célébrera ses 24 ans à Virage Santé mentale cette année, lors du 40e anniversaire de l’organisme. 

Pauline se dit fière de l’expertise qu’elle et Virage ont développé au fils des ans, dans le domaine du deuil en particulier, mais aussi en estime de soi, réinsertion sociale et entendeurs de voix. Virage était le premier organisme local dans le Haut-Saint-François à offrir des services régionaux, de dire Pauline. 

Elle est aussi contente de l’effet de leur travail sur la conscience publique. « Quand je suis arrivée ici, la santé mentale, c’était très, très, très tabou. Ça s’est amélioré », dit-elle. 

Toujours des tabous 

« Mais c’est quand même encore un tabou. Pas autant qu’avant, mais la santé mentale, on dirait que ça fait peur… surtout les problèmes plus sévères. Là, il y a beaucoup de préjugés. » 

Avec ses bureaux à Weedon et à East Angus, Virage Santé mentale a aussi beaucoup évolué. Pauline dit qu’en 2001, leur budget était d’environ 90 000$, venant seulement du Programme de soutien aux organismes communautaires du Gouvernement du Québec, mais aujourd’hui, il est aux alentours du triple de ce montant.  

En 2023-2024, Virage a servi 295 personnes différentes, avec 4995 présences à des activités et services, comparé à 50 ou 60 personnes en 2001. 

« On donne plus de services », dit-elle. La seule chose qui manque et qu’elle aimerait voir naître est un centre d’hébergement dans le Haut-Saint-François pour femmes en santé mentale. « Je l’ai toujours un peu en tête », dit-elle.  

Et sa retraite? 

Vous avez peut-être entendu Pauline parler de retraite. Elle dit que des fois, l’idée est pour plus tôt que tard, mais là, c’est pour « plus tard ». 

Ce que Réjean Coates a vu en 1999, Pauline Beaudry a commencé à comprendre d’elle-même rapidement dans son travail en santé mentale.  

« Quand j’ai quitté la Maison Saint-Georges, ce sont les gens que je côtoyais au quotidien qui me manquaient le plus. Dès la première année que j’ai travaillé à la Maison Saint-Georges, même pas un an après que j’ai commencé, je me disais en moi : “T’es donc ben nouille! Comment ça t’as eu peur de venir travailler icitte?” J’étais comme une autre personne dans mes pensées. » 

Maison abandonnée

Une lumière attendue sur l’itinérance rurale

La région ne manque pas d’endroits, parfois bien connus, parfois cachés, qui peuvent abriter des personnes vivant des problèmes de logements.

De toute évidence, la connaissance et le traitement de l’itinérance rurale est un quart de siècle en arrière, comparé à l’itinérance urbaine, mais avec l’aide des organismes du Haut-Saint-François (HSF), ce portrait est sur le point de changer.

 L’étude sur l’itinérance dans le Haut-Saint-François commence aujourd’hui » a déclaré la directrice générale de la Corporation de développement communautaire du HSF, Jinny Mailhot, lors d’une rencontre d’information et de planification avec ses membres, incluant le Centre des femmes La Passerelle, le Centre d’action bénévole, Moisson HSF, La Relève du HSF, le Journal HSF ainsi que plusieurs autres.

Malgré le manque de données, ces organismes observent de façon anecdotique une hausse importante dans le phénomène des personnes vivant sans abri ou sans ressources adéquates en matière de logement.

« Une personne habite sur son lot à bois, dans un bâtiment non habitable et sans électroménagers » selon les observations du personnel à Moisson HSF, publié dans un rapport préliminaire de la CDC, intitulé Situation de l’itinérance dans le Haut-Saint-François : Lecture de la situation selon les membres de la CDC HSF – Hiver 2025.

« Les chauffeurs vont parfois chercher des personnes qui vivent dans des abris, endroits placardés, des maisons qui ont l’air abandonnées, probablement sans eau » selon Transport de personnes HSF.
« Vous l’avez dit, [l’itinérance rurale] explose » de dire Jinny Mailhot à la rencontre, notant aussi qu’il n’y a pas encore les ressources pour traiter ce problème en milieu rural, comparé aux ressources qui existent en milieu urbain.

Ses collègues à la CDC des Sources observent et travaillent contre le phénomène aussi. « On émet l’hypothèse que l’itinérance rurale doit être adressée de manière différente de l’itinérance urbaine » ont-ils écrit dans leur document sur les états généraux sur l’itinérance en novembre dernier. Les « particularités des milieux ruraux » incluent « moins de ressources dédiées ou spécialisées; … l’accès aux services de base est de facto éloigné; … l’isolement dans les communautés rurales peut maintenir des situations invisibles; [et] le milieu rural est tissé serré. Tout le monde se connait. Il y a des avantages (solidarité) et des inconvénients (stigmatisation). »

L’agente de développement de la CDC du Haut-Saint-François, Solange Masson, effectuera un sondage auprès de notre population dans les prochains mois afin de combler le manque de données exactes sur le phénomène.

John Mackley

N’importe qui est à risque

Tout le monde n’a pas eu de la chance toute sa vie. J’ai déjà été sans-abri.
La vie de chacun est unique, et je n’ai jamais eu l’impression que la mienne était forcément inhabituelle. Vivre et travailler sur la terre à Bury pendant 36 ans m’a permis d’avoir un emploi à plein temps et un toit au-dessus de ma tête, à tout le moins. Ma femme, pendant toutes ces années, a insisté pour garder le contrôle des finances familiales ainsi que pour déterminer strictement le cours de notre vie quotidienne, de notre travail et de nos obligations.

Elle n’a jamais été en parfaite santé. Toute notre vie de couple, elle a compté sur moi pour s’occuper des jardins, des animaux de la ferme et du bois. C’était un choix de vie.
Après un diagnostic de cancer en phase terminale à la fin de sa soixantaine, un tourbillon de tests, d’opérations, de médecins, d’infirmières, d’hôpitaux, de soignants et de travailleurs sociaux a complètement et irréversiblement transformé notre existence. Sans famille immédiate, nous avons eu la chance d’avoir des voisins attentionnés, des amis et un système de soins médicaux relativement efficace pour nous aider à traverser les pires périodes difficiles.

Ce n’est qu’à la fin de son calvaire que l’équipe médicale a été alertée d’un problème psychologique déjà diagnostiqué, même si j’en subissais les conséquences depuis des décennies. Pour faire court, ses capacités physiques et mentales se détériorant rapidement, elle en est venue à la conclusion que je n’étais plus digne ou ne méritait plus «sa» terre, sa maison ou des décennies de richesse accumulée. Elle a décidé de tout donner à des inconnus alors qu’elle était encore considérée, légalement, comme «saine d’esprit».

Quel est l’intérêt de partager publiquement de telles informations personnelles ?
Sans avertissement, malgré toutes ces années de travail acharné et de soins dévoués, on m’a informé que je n’étais plus le bienvenu dans ma maison où j’ai vécu pendant 36 ans et que je serais arrêté et accusé d’une infraction criminelle si je tentais de mettre le pied sur la propriété sans sa permission expresse.

En un clin d’œil, je me suis retrouvé «à la rue», seul, sans-abri et démuni, ne possédant rien d’autre que les vêtements que je portais.
J’ai découvert, en peu de temps, que je n’étais pas le seul. Le chemin vers l’itinérance peut être long et lent, ou court et soudain. Les circonstances particulières peuvent varier, mais le résultat final est à peu près le même.

J’ai reçu des directives d’un travailleur social pour le seul refuge pour hommes de Sherbrooke. J’ai rapidement appris la routine de faire la queue pour avoir la chance potentielle, mais non garantie, de me procurer un lit de camp temporaire dans un couloir ouvert partagé pour me reposer, voire dormir, pour la nuit… mais seulement jusqu’à 7 heures du matin, heure à laquelle tout le monde serait à nouveau jeté à la rue pour se débrouiller seul.

Mon expérience personnelle s’est terminée rapidement et a pris fin grâce à la générosité d’amis et de voisins compatissants (ils savent qui ils sont et que je leur en suis éternellement reconnaissant).
Beaucoup de gens n’ont pas cette chance. Il est devenu assez courant, chaque année, à l’approche des fêtes de fin d’année, de voir et d’entendre de plus en plus de publicités d’intérêt public et d’appels passionnés aux dons de nourriture, de vêtements et d’argent pour aider les organismes de services locaux et régionaux dans leurs efforts pour aider les personnes dans le besoin.
En réalité, ils ont besoin de notre appui à l’année longue.

Crédit Jacinthe Audet-Bolduc

De la jeune visite au CHSLD de Weedon

Les résident.e.s du CHSLD de Weedon ont reçu de la belle visite pour Noël. Pendant trois journées consécutives, les grand.e.s de l’école Notre-Dame-du-Sacré-Cœur, les deux groupes de maternelle de même que les enfants du CPE Poil de peluche (notre photo) se sont alternés pour remettre des cartes de souhaits et chanter des comptines. « Les tout-petits de la garderie sont devenus des mini pères Noël » en distribuant des cadeaux aux résident.e.s, explique Jacinthe Audet-Bolduc. « C’était tellement mignon! » Celle qui est présidente du comité des résident.e.s du CHSLD était ravie. « Ç’a vraiment été une activité chaleureuse. Les adultes, on était aussi contents que les personnes âgées. »

Les Chevaliers à la cuisine, Nov 2024

Une année d’activités spéciales pour Virage Santé mentale

François Cloutier et Eugène Gagné étaient parmi plusieurs bénévoles qui sont venus en aide lors d’un souper spaghetti à Weedon, le 22 novembre dernier, au bénéfice de la Fondation Pauline Beaudry. Un total de 1490 $ a été amassé et a servi à offrir des bons d’épicerie pour le temps des fêtes à des personnes dans le besoin.


Pauline Beaudry est directrice générale de Virage Santé mentale, qui célèbre ses 40 ans en 2025, avec une longue liste d’activités spéciales, qui ont été lancées jeudi dernier, le 9 janvier, lors d’un 5 à 7 au Centre culturel d’East Angus.


Le dimanche 9 février sera une fête familiale au Centre communautaire de Weedon, avec le Clown Chantois. Et le dimanche 9 mars sera une partie de hockey des Anciens Canadiens de Montréal, qui n’auront aucune chance contre nos légendes locales.

La liste complète des activités se trouve sur le site internet de Virage Santé mentale. Il y a une activité par mois pour l’année, toujours le 9e jour du mois. Une réservation est requise pour chaque évènement, même quand l’activité est offerte gratuitement.


L’anniversaire exact est le 9 décembre 2025, alors la directrice générale Pauline Beaudry a eu l’idée d’organiser une activité par mois au 9e jour; « le C.A. a bien aimé l’idée », de dire Mme Beaudry.

Promutuel Assurance distribue 100 000 $ dans la région

De gauche à droite : Ginette Bélanger, personne-ressource à la Fondation des CHSLD et CLSC; Gilles Denis, administrateur CA Fondation; Heïdi Paquette, vice-présidente CA Promutuel; Valérie Bergeron, directrice des opérations Promutuel; ainsi que Lisette Prévost et Michel Croteau, membres de la Fondation.

La Fondation des CHSLD et CLSC du HSF ainsi que le Centre d’action bénévole du HSF figurent parmi la quinzaine d’organismes bénéficiaires de la ristourne de 2 000 000 $ de Promutuel Assurance Centre-Sud. Les deux organisations ont reçu 50 000 $ chacune.

C’est à la suite « d’une année exceptionnelle » que le conseil d’administration de Promutuel Assurance Centre-Sud a voté en faveur d’une ristourne communautaire de 2 000 000 $. Il a été décidé que cette somme servira « à soutenir des initiatives en santé et en sécurité alimentaire sur le territoire de la mutuelle », qui s’étend de Lac-Mégantic à Drummondville avec un siège social à Sherbrooke.

« J’étais contente cette année de mettre un doigt sur le Haut-Saint-François », confie Heïdi Paquette, vice-présidente du conseil d’administration de Promutuel Centre-Sud et notaire à East Angus. « Je trouvais important qu’on pense aux petites fondations. »

Bien que petite, la Fondation des CHSLD et CLSC du HSF supporte les services des quatre CLSC et des deux CHSLD de la MRC. L’aide financière servira à faire l’acquisition « d’appareils médicaux, d’équipement spécialisé et/ou de projets spécifiques ».

La gestionnaire du CHSLD de East Angus, Annie Dupuis, s’est dit émue de cette somme supplémentaire. On est « un grand RLS [Réseau local de services] en superficie, mais il n’y a pas tant de population. La Fondation travaille fort pour avoir des sous. C’est un gros montant pour le Haut-Saint-François. »

Parmi les organismes ayant reçu l’aide financière de Promutuel Assurance Centre-Sud cette année, on retrouve de gros joueurs tels que les fondations du CHUS et Rock-Guertin ou, encore, Moisson Estrie.

La directrice des opérations chez Promutuel Assurance Centre-Sud, Valérie Bergeron, rappelle qu’en tant que mutuelle, « notre but, ce n’est pas, à la fin de l’année, de faire de gros profits pour en donner à nos actionnaires. »

L’équipe du Centre d’action bénévole du HSF entoure les représentantes du Promutuel Assurance Centre-Sud, Heïdi Paquette et Valérie Bergeron. Crédit : Promutuel Assurance Centre-Sud

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