Érablière Tradition d'Antan, 11 décembre 2024 cmyk

Un marché de Noël de plus à l’aéroport

L’érablière Tradition d’Antan a eu trois générations pour vendre leurs produits au Marché de Noël de la Fondation Marc Rousseau : les enfants Alice et Hugo Laliberté, leur mère Émilie Gagné et sa mère Liette Poulin.

Trois marchés de Noël sont toujours à venir dans la région, samedi prochain à Bury, La Patrie et Weedon, et sept ont déjà eu lieu, avec moins d’achalandage cette année, selon une organisatrice à Dudswell, mais plus de ventes de cadeaux.

Dudswell

« On a eu quand-même un 200 personnes de moins », de dire la conseillère municipale de Dudswell, Domenica Guzzo, une des organisateurs de la Boîte à cadeaux, qui a eu lieu dans le secteur Bishopton, le samedi 30 novembre et dimanche 1er décembre derniers. « L’important c’est que les exposants m’ont dit qu’ils ont bien vendu ».

La Boîte à cadeaux de Dudswell existe maintenant depuis presque 30 ans. La « Boîte » qui l’abrite plus récemment est l’ancienne église Saint-Clément; auparavant l’évènement se tenait dans le Centre communautaire de Marbleton. Environ 35 bénévoles aident à réaliser le marché, incluant les conseillers Domenica Guzzo et Réjean Simard.

Cette année, les visiteurs étaient accueillis avec la chaleur d’un feu de joie dehors, du chocolat chaud et d’autres boissons, une équipe de la Caisse Desjardins qui offrait jeux et cadeaux, ainsi que les bénévoles de l’évènement qui eux aussi offraient la chance de gagner des prix. Dans le sous-sol, des activités divertissantes étaient animées par un ventriloque et une maquilleuse, entre autres.

East Angus

À East Angus, la fin de semaine précédente, le Marché de Noël de la Fondation Marc Rousseau a réussi à amasser près de 2000 $ au profit des gens en besoin dans la région, une mission à l’année longue pour l’organisme.

« La Fondation remercie la population du Haut-Saint-François et souhaite de joyeuses Fêtes », a dit le président Marc Rousseau en entrevue lors de son marché.

Il a remercié aussi ses bénévoles et organisatrices, incluant Thérèse Palardy et Denise Goulet, ainsi que le Ville de East Angus pour la location gratuite des locaux à la salle des Chevaliers de Colomb.

Les organisateurs étaient un peu moins contents, cependant, avec l’ajout d’un autre marché de Noël dans la région, mais organisé par la Ville de Sherbrooke et tenu à l’Aéroport, situé dans le territoire de Cookshire-Eaton. Ce marché a eu lieu en même temps que ceux de Marc Rousseau et de la Galerie d’art Cookshire-Eaton.

Saint-Isidore-de-Clifton

À Saint-Isidore-de-Clifton, une dizaine d’artisans offraient leurs produits l’avant-midi du 30 novembre, à l’école des Trois-Cantons.

L’auteur et raconteur Sylvain Dodier a captivé jeunes et moins jeunes au marché de Noël de Saint-Isidore-de-Clifton.

« Sylvain Dodier, un raconteur et auteur de livres d’enfants, a captivé l’attention des jeunes garçons et filles avec une de ses histoires », selon notre correspondant de Saint-Isidore, Corey Bellam. « Le père Noël est arrivé vers 11 h et était accueilli par une foule d’enfants excités.

« Chaque année, l’évènement a lieu pour lever des fonds pour des activités d’étudiants. Elle n’est peut-être pas une grande école, mais elle est une partie importante de la communauté », a ajouté M. Bellam.

Équipe de sensibilisation 27 nov 2024

Violence entre partenaires intimes

L’équipe de sensibilisation à Cookshire le 27 novembre.

Environ 350 automobilistes ont été rencontrés dans le cadre de la campagne des 12 jours d’action contre les violences faites aux femmes, tenue du 25 novembre au 6 décembre 2024.

La campagne de sensibilisation et de prévention s’est tenue par les policiers de la Sûreté du Québec de la MRC du Haut-Saint-François en collaboration avec deux ressources d’aides locales, soit La Passerelle et La Méridienne, le 27 novembre dernier. Des dépliants regroupant diverses coordonnées d’organismes d’aide en matière de violence entre partenaires intimes (SOS Violence conjugale, La Méridienne, La Passerelle) ont été offerts aux automobilistes. 

Plusieurs ont félicité les intervenants présents car pour eux, il s’agissait d’un sujet d’actualité et important à traiter pour la société.  Quelques personnes ont pu verbaliser que cela allait être utile d’avoir ces coordonnées de ressources d’aide sous la main, car elles connaissaient des gens dans leur entourage qui vivaient dans un contexte de violence conjugale. 

Il y avait quatre policiers de la SQ de Cookshire qui y ont participé, dont le responsable de poste (Sgt Simon Champagne), ainsi que deux agentes qui agissent comme policières-relais avec les organismes d’aides identifiés et présents pour cette activité. Il y avait également deux intervenantes de l’organisme La Passerelle, ainsi que deux intervenantes de La Méridienne.

Cette activité s’est tenue dans la municipalité de Cookshire-Eaton aux intersections de la rue Principale (route 108) et de la rue Beaudoin (route 212).

Les policiers de la SQ désirent rappeler le numéro de téléphone de SOS Violence Conjugale qui est le 1 800 363-9010 (24h/7 jours), de même que leur site Internet, soit le sosviolenceconjugale.ca. Le numéro de téléphone de La Méridienne est le 1 888 699-3050 (24h/7jours), et celui de La Passerelle le 1 877 447-3423.

D’après un communiqué de la Sûreté du Québec

Radio HSF

Radio HSF reçoit un coup de pouce de Radio Coaticook

Sylvain Madore de la Radio coopérative de Coaticook et Alain Coulombe de la Radio communautaire du Haut-Saint-François lors du transfert d’équipement à Coaticook, le 7 novembre dernier.

Un don important des voisins à Coaticook donne un souffle de plus à l’initiative d’Alain Coulombe de lancer une radio communautaire pour le Haut-Saint-François.

« Notre conseil d’administration n’a pas hésité une minute » à encourager un nouveau collègue dans la région, selon le directeur général, Sylvain Madore, de la Radio coopérative de Coaticook.

Son organisme a donné, ou presque donné en novembre dernier, de l’équipement, comme des consoles, pour aider la Radio communautaire du Haut-Saint-François à démarrer. L’équipement usagé a une valeur d’environ 8000 $ à 10 000 $, selon M. Madore, ou plus de 40 000 $ à l’état neuf. M. Coulombe devait payer seulement 1500 $.

Pour lui, qui est président de la Radio communautaire du Haut-Saint-François, l’achat aide à son organisme de planifier un démarrage plus tôt et de lancer une campagne de financement, prévue pour le début de 2025.

La Radio communautaire attend surtout une approbation du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), mais ce dernier a mis un moratoire sur toute nouvelle licence jusqu’à l’été 2025, sauf exception. Alain Coulombe espère faire partie de ces exceptions.

Avec une licence ou non, la Radio du HSF prévoit commencer à diffuser sur le Web d’ici le printemps prochain. Son plan est d’offrir cinq heures d’actualités par semaine en plus d’une programmation radio complète.

Des messages directs aux « red flags » 

Une maison à la teinte du soleil doux. Une murale aux couleurs de l’espoir. Un anniversaire brillant malgré la saison sombre… La Passerelle a célébré 40 ans de service à la population le 7 novembre dernier, lors de l’ouverture officielle de sa petite maison jaune à Cookshire. 

Le Centre des femmes du Haut-Saint-François a évolué depuis ses premiers jours au nom de « La Passerelle Weedon Inc. » et au budget annuel de 7700 $. Comme la rénovation récente de ses locaux, l’organisme se renouvelle et continue d’innover. 

Sa responsable de l’accueil, de la formation et de l’intégration, Andrée Larrivée est avec l’organisme depuis son début. « Ça l’a contribué a forgé la personne que je suis aujourd’hui », a-t-elle dit à une quarantaine de personnes présentes pour la célébration, incluant une dizaine d’hommes. « Même s’il y a des moments plus difficiles; même si on entend et on constate, on est témoin de situations qui sont inacceptables, c’est quand même un privilège de pouvoir exercer ce travail-là à tous les jours. » 

La Passerelle a décidé à sa dernière assemblée générale annuelle de revoir le mot « femmes » dans son nom, pour être plus représentatif de la diversité de sa clientèle. « Le Centre accueille les femmes et les personnes de la pluralité de genre (excluant les hommes-cis), » selon son site internet. 

(« Cisgenre » ou « cis » veut dire avoir une identité du même genre assigné à la naissance, selon l’Office québécois de la langue française, comparé à « transgenre ».) 

Des actions contre la violence 

Pour les 12 jours d’action annuels qui précèdent l’anniversaire de la tuerie de la Polytechnique Montréal le 6 décembre 1989, La Passerelle publie des messages cette année sur sa page Facebook au thématique « Ne sois pas un red flag ». 

« Être un red flag, c’est une personne qui a des comportements irrespectueux à travers un continuum de violences » selon Marilyn Ouellet, responsable des communications à La Passerelle. « C’est une personne qui banalise certaines attitudes pouvant être ou devenir problématique, voire toxique. 

« Je pense que toutes les personnes violentes font des red flags, mais toutes les personnes qui font des red flags ne sont pas nécessairement dangereuses. On est dans une société qui banalise ces gestes-là, donc ils apprennent que ce n’est pas ‘grave’. » 

Elle dit que cette appellation de drapeau rouge en anglais « ne réfère pas à une liste en particulier, il y a tellement de comportements diversifiés. 

« De plus en plus de femmes vivent la violence conjugale » dans la région du Haut-Saint-François, mentionne Mme Ouellet en entrevue.  

Le Rapport de recherche et plan de mise en œuvre : Justice pour toutes, publié par la Corporation de développement communautaire du Haut-Saint-François plus tôt cette année, confirme sa déclaration. « Pour l’année 2022-2023, ce sont 57 agressions sexuelles rapportées à la police…, ce qui est 2,6 fois plus élevé que la moyenne canadienne. » 

Selon Mme Ouellet, un nouveau cycle de problèmes s’est installé cette année où les femmes en situation de violence conjugales se trouvent sans logement à cause d’un « monstre de bureaucratie » au Directeur de la protection de la jeunesse (DPJ) ainsi que la pénurie de logements dans la région et à l’extérieur. Le Centre des femmes a d’ailleurs présenté un film sur la crise du logement en novembre. 

Les travailleurs étrangers temporaires préparent leur départ

Entre les jeux organisés, les remerciements et un spectacle de danse traditionnelle colombienne, une célébration des travailleurs étrangers temporaires à Cookshire en novembre a également permis d’informer les participants sur les étapes à remplir avant leur départ du Québec, comme la fermeture de leurs comptes bancaires.  

Une quarantaine de travailleurs s’est jointe à cette activité de reconnaissance, organisée par Actions interculturelles et placée sous le signe de la convivialité et du partage.  

Il est « important pour Actions interculturelles d’offrir un moment agréable aux travailleurs essentiels, qui contribuent à la prospérité des entreprises québécoises et du Québec », souligne Aura Maria Forero, coordonnatrice du projet.  

Valoriser les apports de la diversité culturelle en Estrie et ainsi favoriser l’insertion socioprofessionnelle des minorités culturelles de la région, voilà la mission de l’organisme. C’est à la Galerie d’art Cookshire-Eaton que l’organisme a décidé de tenir son évènement, le samedi 9 novembre, dans le but de célébrer les travailleurs étrangers temporaires présents sur le territoire du Haut-Saint-François et œuvrant dans le secteur agricole. 

Provenant des pays d’Amérique latine, ils sont nombreux à avoir mis leur vie entre parenthèse, le temps d’un permis de travail, pour travailler dans nos exploitations agricoles locales telles que nos sapinières. 

« Comme société, on est redevable aux étrangers qui viennent travailler sans répit pour nous permettre d’avoir un panier d’épicerie abordable et de qualité », rappelle Michaël, agent de projet chez Actions interculturelles. Et c’est d’ailleurs pour cette raison que l’organisme s’est engagé à célébrer, mais surtout, reconnaître le travail accompli depuis le début de l’année. 

Une entrevue radio qui rapporte 7500$ à Moisson HSF 

En octobre dernier, la directrice générale de Moisson Haut-Saint-François, Nathalie Blais, disait en entrevue au 107,7 que l’organisme était près d’une rupture de services et qu’il était sous-financé. Son cri du cœur a été entendu par l’humoriste Mathieu Gratton et la polyvalente Louis-Saint-Laurent, qui se sont dépêchés de lui venir en aide. 

L’humoriste a offert un spectacle qui s’est tenu le 15 novembre à East Angus et qui a rapporté 2500 $. De son côté, la polyvalente offrira 5000 $ sur deux ans « afin que Moisson Haut-Saint-François prépare des sacs de denrées spécifiquement destinés à des élèves. » 

Humour et chansons 

« Je suis pas riche dans la vie, mais je suis pas capable de dire non quand il y a une collecte de fonds », confie Mathieu Gratton. Au lieu d’un simple don, l’humoriste a voulu en faire plus en proposant un spectacle de 90 minutes. « Tout de suite, elle m’a dit oui. Elle a été super efficace, Nathalie », se remémore l’ex-Crampe en Masse.  

Rapidement du côté de Moisson HSF, on a appelé à la Ville de East Angus pour réserver le centre culturel et on a fait circuler une affiche pour mousser l’événement. La directrice n’avait jamais rien vu de tel. « J’en ai fait de l’événementiel. [Mathieu] est le seul artiste que j’ai rencontré qui a pas pris de cachet. Les autres prennent toujours un cachet même si c’est pour une soirée bénéfice. »  

Pour Mathieu Gratton, l’important n’était pas le cachet, mais bien le niveau de motivation de Nathalie Blais et de son équipe. « Je trouvais que c’était vraiment motivant de le faire avec elle. Parce que des fois, tu dis oui à quelque chose, puis ils vendent pas de billets, ils font pas d’efforts. Elle a vraiment travaillé fort avec sa gang, puis ça, je l’apprécie. » 

La soirée d’humour et de chansons du 15 novembre a réuni une soixantaine de spectateurs. Parmi eux, on retrouvait des usagers de Moisson HSF qui ont pu assister à l’événement grâce à la générosité de donateurs qui avaient payé leur billet. 

Déjeuners et collations 

Mathieu Gratton n’est pas le seul à avoir répondu à l’appel de Nathalie Blais. La gestionnaire administrative de la polyvalente Louis-Saint-Laurent, Annie-Claude Turgeon, s’est elle aussi sentie interpellée. 

« Pour moi, c’était comme un cri du cœur. La polyvalente disposait d’une somme indépendante de celle fournie par le ministère de l’Éducation du Québec pour soutenir les familles dans le besoin ou à faible revenu », relate Mme Turgeon. 

Une entente a donc été conclue afin que Moisson HSF prépare des sacs d’aliments pour déjeuners et collations spécifiquement destinés à des élèves issus de familles prestataires des boites alimentaires de l’organisme.  

Ces sacs sont accompagnés d’un mot d’encouragement signés par l’équipe de l’école. Une première distribution s’est tenue le 7 novembre et d’autres suivront jusqu’à la fin de l’année scolaire. Quatorze élèves de la polyvalente en bénéficient.  

Sur les sacs de denrées destinés aux élèves, on retrouve la note « N’oublie pas qu’un bon déjeuner te donne de l’énergie pour réussir chaque jour. Reste motivé, tu as tout pour y arriver. » Crédit : Centre de services scolaire des Hauts-Cantons

La directrice de Moisson HSF est reconnaissante des retombées de son entrevue radio à la veille du temps des fêtes. « On va avoir des cadeaux comme ça quand on entend parler de nous », admet Nathalie Blais. « Quand j’ai fait les entrevues à la radio, j’ai eu des gens qui sont venus nous porter des denrées et qui venaient de Sherbrooke. L’année passée, il y a une entreprise sur la Côte-Nord qui nous a envoyé un chèque parce qu’ils ont entendu parler de nous. » 

Le CLSC de La Patrie déménage, mais on ne sait pas où

Il reste moins de six mois aux installations du CLSC de la rue Dumoulin à La Patrie. D’ici la fin mai 2025, le centre de services devra se reloger dans un endroit inconnu dans la municipalité. L’annonce de ce déménagement via les réseaux sociaux le 13 novembre dernier a grandement fait réagir la population.  

Après 40 années installé dans une ancienne résidence, le CLSC change de lieu à cause d’une hausse de loyer et des exigences élevées du Ministère de la Santé et des Services sociaux. « Les couts ont doublé », explique Karine Duchaineau, directrice générale adjointe des programmes sociaux au CIUSSS de l’Estrie – CHUS. 

Les propriétaires des locaux actuels du CLSC, Mario Audet et Nicole Labrecque, ont acquis l’immeuble il y a bientôt 20 ans. « Entre 2005 et aujourd’hui, le pied carré a triplé », indique M. Audet. Cet écart reste supérieur au tarif qu’il a proposé au Ministère lors du renouvellement. « J’ai été au minimum. […] On l’a même pas doublé. » 

Le dernier bail signé entre les deux parties date de 2011 et était fixé pour une durée de dix ans. Le futur bail de 2025 comporte 40 pages d’exigences du Ministère. Il aurait fallu que de nombreuses améliorations soient faites à l’ancienne résidence de la rue Dumoulin. En ce sens, la situation du CLSC de La Patrie demeure unique. 

« C’est quand même rare qu’il y ait des services qui soient pas dans un immeuble », reconnaît la directrice générale adjointe au CIUSSS. « En 2011, c’était correct. Aujourd’hui, c’est différentes circonstances. C’est vrai qu’il y a une évolution des exigences du Ministère. C’est pas nous, le Ministère, mais on applique ce cadre-là ce qui fait en sorte que c’est de plus en plus exigeant. » 

Chaise musicale et sauce piquante 

Le CIUSSS de l’Estrie – CHUS a pris la décision de déplacer le CLSC de La Patrie le 22 octobre, après des négociations entamées en février dernier. Il devra avoir quitté ses locaux actuels le 31 mai 2025.  

« L’échéancier, c’est un défi », admet le directeur général de La Patrie, Antoine Prévost. « Malheureusement, on connaît pas encore l’emplacement aujourd’hui, mais on travaille là-dessus. » 

Divers locaux ont été envisagés dans la municipalité ces dernières semaines. « Ce qui est le plus probable à date dans la première visite, c’est le centre communautaire », poursuit M. Prévost.  

Or, de nombreux organismes sont déjà installés dans ce centre. Ainsi, l’aménagement du CLSC « va causer un mouvement des organismes communautaires » selon M. Prévost, une possibilité qui n’a guère réjoui les citoyens présents à la séance d’information du 25 novembre. 

Outre ces possibles évictions et le trop court délai, les gens ont aussi critiqué la façon dont a été annoncé le projet. « Au lieu qu’on apprenne ça sur les réseaux sociaux, je pense qu’il aurait été plus sage d’en parler avec les citoyens. Ça aurait peut-être enlevé un certain doute, certaines idées préconçues », s’est exprimé un membre de l’assistance le 25 novembre. 

La mairesse Johanne Delage a reconnu que « les médias sociaux ont été inondés » de fausses informations. Certains y ont vu un prétexte à fermer le point de service de La Patrie, chose qu’a démentie à plusieurs reprises Karine Duchaineau du CIUSSS de l’Estrie – CHUS au cours de la séance d’information. « Les services vont rester à La Patrie. » 

De même, « on ne prévoit pas de diminution de services » autres que dans les périodes de vacances d’été du personnel, comme ce fut le cas ces deux dernières années. Si l’objectif de la séance d’information était de rassurer les citoyens, force est d’admettre que plusieurs sont restés avec de nombreuses questions.  

Pour le locateur actuel du CLSC, Mario Audet, « la sauce va commencer à être piquante tout à l’heure ». « J’ai pas le sentiment qu’au bout de la ligne, je vais avoir gagné quelque chose. Juste des pertes de santé et de temps. » 

Début des 12 jours d’action contre les violences faites aux femmes

La Méridienne a lancé sa campagne de sensibilisation à la violence faites aux femmes en tenant un kiosque d’information à la Polyvalente Louis-Saint-Laurent ce lundi midi. Cette campagne s’échelonnera jusqu’au 6 décembre et se déplacera dans divers endroits de la MRC.

« Aujourd’hui, pour sensibiliser les gens puis faire connaitre les violences qui sont faites aux femmes et aux filles, on fait un petit jeu », explique Sandra, intervenante jeunesse à La Méridienne, aux élèves qui s’agglutinent autour d’elle.

En répondant au jeu-questionnaire, les participants se méritent un signet, une chaine porte-clés ou des bonbons. Certains reviennent à plus d’une reprise pour avoir la chance de se mériter une seconde sucette.

Les questions portent sur les partenaires contrôlants, la cyberviolence et l’équité salariale. « J’ai trouvé qu’il y avait vraiment des connaissances chez les étudiants concernant la violence. Je pense qu’ils écoutent bien quand on va présenter nos services, puis parler de ça en classe », reconnait Coralie, intervenante aux femmes à La Méridienne. « Mais il y a énormément de progrès à faire encore. »

Sandra, intervenante jeunesse à la maison d’aide et d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale La Méridienne.

Les intervenantes de la maison d’aide et d’hébergement La Méridienne sillonneront le Haut-Saint-François dans les prochains jours en trainant avec elles leurs brochures d’information. Elles s’arrêteront dans les dépanneurs, les épiceries et même les barrages policiers!

« Ça fait quinze ans qu’on fait cette campagne-là », dit Sandra. Celle-ci débute le 25 novembre, Journée internationale contre les violences envers les femmes décrétée par l’ONU, et se termine le 6 décembre, journée du ruban blanc qui commémore la tuerie à Polytechnique Montréal en 1989.

Voici une liste des actions qui se tiendront dans le Haut-Saint-François :

  • Mardi 26 nov de 15:00 à 17:30 au Sonic Place 112
  • Jeudi 28 nov de 9:00 à 15:00 au IGA East Angus
  • Jeudi 28 nov de 13:00 à 15:00 au Comptoir familial de Weedon
  • Vendredi 29 nov de 8:00 à 9:30 au Café Laurier
  • Vendredi 29 nov de 10:00 à 15:00 au IGA Cookshire
  • Mardi 3 déc de 8:00 à 10:00 au dépanneur d’Ascot Corner
  • Mercredi 4 déc de 10:30 à 11:30 au CHSLD East Angus
  • Vendredi 6 déc de 13:00 à 16:00 au Marché Tradition de Weedon

Deux organismes du HSF s’illustrent au Mérite de l’entrepreneuriat

De gauche à droite : Charles Talon, directeur d’Animation Jeunesse HSF; Mélissa Lessard, présidente du CA de l’organisme; et Rémi Verreault, directeur d’Animation Centre-Ville Sherbrooke, qui présentait le prix Gouvernance et communauté. Crédit : Pôle d’entrepreneuriat collectif de l’Estrie

Deux organismes de la région se sont mérités l’un des neuf prix remis dans le cadre du gala du Mérite de l’entrepreneuriat collectif estrien, le 13 novembre dernier. Il s’agit d’Animation Jeunesse Haut-Saint-François et de Mini Compostelle Mégantic. 

Animation Jeunesse HSF est derrière les maisons des jeunes de Dudswell, Scotstown et Weedon, en plus de s’impliquer au labyrinthe d’Halloween de Weedon. L’organisme a remporté le prix Gouvernance et communauté, qui récompense « une entreprise […] ancrée dans son milieu par la nature de ses rapports et partenariats avec la communauté ». 

Cette année, la neuvième édition du labyrinthe d’Halloween de Weedon a réuni plus de 1000 participants. « C’était une réussite extraordinaire parce qu’on a fait participer les jeunes. C’est vraiment une démonstration de cette communauté de laquelle on fait partie », a témoigné le directeur d’Animation Jeunesse, Charles Talon, au moment de recevoir son prix.  

L’organisme aura 35 ans en 2025. « Animation Jeunesse est vraiment à un tournant important de son histoire, puis j’en suis vraiment fier », a dit en guise de conclusion M. Talon. 

Mini Compostelle Mégantic 

Chantal Ladouceur, directrice et cofondatrice de Mini Compostelle Mégantic est entourée, à droite, de Daniel Montpetit, président et cofondateur de l’organisme et, à gauche, de François Fouquet, de la Coopérative funéraire de l’Estrie, qui présentait le prix Développement. Crédit : Pôle d’entrepreneuriat collectif de l’Estrie

De son côté, Mini Compostelle Mégantic s’est vu attribué le prix Développement – petite entreprise pour ses projets significatifs. Pour la cinquième année consécutive, l’organisme est classé comme parcours le plus populaire parmi les 21 chemins de longue randonnée au Québec. 

Le tracé de Mini Compostelle sillonne les territoires des MRC du Haut-Saint-François et du Granit. Dans le Haut, les municipalités de Scotstown, Hampden, Chartierville et La Patrie bénéficient des retombées de l’attrait touristique. 

Chantal Ladouceur est la directrice et cofondatrice de Mini Compostelle. Pour elle, le trophée représente « bien plus qu’une victoire personnelle; c’est un rappel que chaque étape franchie et chaque défi relevé nous rapprochent de nos rêves. » 

À ses côtés, le président et cofondateur de l’organisme, Daniel Montpetit a le sens du devoir accompli. Celui-ci se retirera du projet, après dix années de « bénévolat dévoué ». 

Il s’agissait du premier gala du Mérite de l’entrepreneuriat collectif estrien, après avoir été connu pendant 20 ans sous l’appellation de Mérite coopératif de l’Estrie. L’événement était coorganisé par le Pôle d’entrepreneuriat collectif de l’Estrie et la Coopérative de Développement régional du Québec (CDRQ).  

Trente-cinq finalistes étaient en lice pour remporter l’une des neuf distinctions de la soirée. Le gala s’est tenu au Théâtre Granada de Sherbrooke devant 230 convives. La deuxième édition du Mérite reviendra dans deux ans, en 2026.  

Conférence fin de vie

Un grand intérêt pour les services de fin de vie

De nombreuses personnes ont assisté à la conférence organisée par la Table de concertation des personnes ainées du Haut-Saint-François, qui a eu lieu à la polyvalente Louis-Saint-Laurent.

Près de 175 personnes ont assisté à la rencontre sur les soins palliatifs et de fin de vie organisée par la Table de concertation des personnes ainées du Haut-Saint-François le 6 novembre dernier.

L’assistance était nombreuse à l’auditorium de la polyvalente Louis-Saint-Laurent d’East Angus pour la présentation de Dre Ève-Reine Gagné et d’Anne-Marie Moore, infirmière au CLSC de Cookshire.  Ce fut l’occasion d’en apprendre davantage sur les services offerts : soins palliatifs dans les situations de maladie grave incurable et soins de fin de vie pour accompagner les personnes en phase terminale.

Il a également été question de l’aide médicale à mourir. Un diagnostic de maladie incurable n’est pas une fin en soi, mais le début d’une autre étape, celle d’une prise en charge de la personne, et par la même occasion, de ses proches aidants visant à améliorer leur qualité de vie.

Par Francine Rouleau

La voix des jeunes illumine le Jour du Souvenir

Les élèves de la Cookshire Elementary School à la cérémonie de Cookshire, le 11 novembre.

La chorale d’une cinquantaine d’élèves de la Cookshire Elementary School a fait le moment fort de la commémoration du jour du Souvenir à Cookshire le lundi 11 novembre, autrement gris et pluvieux.
Le maître des cérémonies, Bob Halsall, a pris l’occasion pour un remerciement spécial aux jeunes lors du rappel aux sacrifices des anciens et anciennes combattant(e)s.

« Vous êtes notre avenir », a-t-il dit en anglais aux jeunes après leur prestation. « Vous êtes ceux qui nous démontrent la voie, dans la façon dont vous venez de chanter. Vous êtes nos prochains dirigeants. Et nous vous remercions d’avoir [chanté] ! Nous sommes très heureux que vous ayez participé avec nous. »

À cette participation s’ajoutait une trentaine d’autres personnes à la cérémonie de Cookshire, incluant militaires, membres de la Légion et de la Army, Navy, Air Force Vets, ministre de l’Église baptiste de Sawyerville, députés provincial et fédéral et le maire de Cookshire-Eaton.

La commémoration à Cookshire, menée en français et en anglais, suivait six autres dans la région du Haut-Saint-François, et celle d’Island Brook terminait la tournée des vétérans, organisateurs et dignitaires le lundi après-midi.

Samedi à Weedon, Scotstown et Bury, et dimanche à East Angus, les célébrants ont profité d’un temps ensoleillé. À Cookshire, la pluie a pris une pause parfaite pour les activités et pour la lumière spéciale amenée par les jeunes.

MagicFlame

Un spectacle de lumière magique à la boutique Wicca Kichou

Abygaële-Anna divertit les visiteurs d’Halloween.

Une visite à la boutique Wicca Kichou à Cookshire-Eaton était une bonne façon de célébrer l’Halloween.

Abygaële-Anna Courtemanche et son compagnon Pixel ont accueilli les jeunes visiteurs avec un spectacle de lumière mystique et magique devant la boutique lors d’une veille de la Toussaint inhabituellement douce pour la saison. De nombreux petits groupes de fantômes costumés, de gobelins, de monstres divers et de personnages de bandes dessinées ont erré dans les rues du centre-ville, s’arrêtant pour regarder avec étonnement Abygaële-Anna dans sa robe bleu ciel avec ses cheveux blancs flottants ; elle transformait la flamme d’une bougie en une brillante conflagration en parsemant une poudre jaune « magique » sur la petite flamme de la bougie nichée dans son chaudron enchanté.

Mme Courtemanche a dit que la poudre magique était récoltée à la main dans la forêt à partir des parties florales du lycopodium, une sorte de lycopode, qui ressemble à de la mousse.

Abygaële-Anna Courtemanche, propriétaire de Wicca Kichou, serre son chien Pixel dans ses bras.

L’espace chaleureux de la boutique est rempli, du sol au plafond, d’une abondante variété d’accessoires ésotériques éclectiques et de produits artisanaux allant des herbes, des thés et d’épices d’origine locale, aux cristaux multicolores et aux bijoux. On y trouve des savons faits à la main, des vêtements tricotés et d’autres articles, tels que des théières, des cafetières, des lampes, des œuvres d’art décoratives pour fenêtres, des tentures murales, des peintures, des statuettes et des figurines sculptées à la main, et même un jeu d’échecs sculpté à la main.

Abygaële-Anna est une auteure publiée. Son livre Kiyanchou est disponible dans sa boutique et sur Amazon. « Kiyanchou est une enfant qui a été choisie par un grand démon pour sa force de caractère, mais aussi pour sa capacité d’adaptation. Il lui confère un don qu’il perd dans une improbable situation », peut-on lire dans la description de ce roman.

La meilleure édition du souper-soirée country à date 

Crédit photo : Renée-Claude Leroux

La deuxième édition du souper-soirée country de la Fondation Louis-Saint-Laurent aura permis d’amasser 19 053 $ en octobre dernier à la polyvalente d’East Angus. De cette somme, 5000 $ proviennent du député provincial de Mégantic, François Jacques.  

« Ça fait partie des meilleures activités de financement, du moins depuis que je suis en poste », confie la présidente de la Fondation, Renée-Claude Leroux. « Ça fait deux belles années de financement qu’on fait de gros montants. » 

Après dix années d’Oktoberfest, la formule a été revisitée l’an dernier. « Le but de ça, c’est de ramasser des fonds pour la Fondation, peu importe le nom que ça porte », résume le président d’honneur 2024, Marc Reid. 

L’ancien élève de la polyvalente, Marc Reid, a assuré l’animation de la soirée en tant que président d’honneur de l’événement.

En passant d’une formule de célébration de la bière à une country depuis le retour de la pandémie, le succès va en augmentant. « On est 170 personnes pour le souper. Après ça, les danseurs de Winslow arrivent. Ils vont être 300 », poursuit l’ancien élève de la polyvalente Louis-Saint-Laurent. Le but qu’il s’était donné cette année était de rajeunir les donateurs participants.  

Bon an, mal an, la Fondation Louis-Saint-Laurent redistribue une dizaine de milliers de dollars. Avant la pandémie, lorsque les activités de financement étaient en-deçà des objectifs fixés, « on [vivait] avec ce qu’on avait ramassé d’avant, quand on en a de besoin », explique la présidente Leroux. 

La Fondation Louis-Saint-Laurent existe depuis 1995. En tant qu’organisme de bienfaisance, elle aide financièrement les étudiants dans le besoin avec l’achat de matériel scolaire, l’accès à des activités culturelles et parascolaires, des bourses et de l’aide alimentaire.  

170 personnes ont assisté au souper en première partie de soirée, avant que le nombre de convives ne double lors de la seconde.

Quand Mathieu Gratton offre ses services à Moisson

À gauche : Nathalie Blais, directrice générale de Moisson Haut-Saint-François. À droite : Cynthia Tellier-Champagne, intervenante. 

L’humoriste Mathieu Gratton a offert ses services à Moisson Haut-Saint-François après avoir entendu la directrice générale Nathalie Blais en entrevue. C’est ce vendredi que le nouveau résident de Scotstown présentera un spectacle bénéfice taillé sur mesure à la réalité des besoins alimentaires de la région. 

« J’ai jamais fait de shows à East Angus en 30 ans de carrière. Il va y avoir des petites jokes sur les commerçants », confiait l’humoriste à l’émission Que l’Estrie se lève du 107,7.  

« Je fais pas souvent des shows solo. Je me suis dit : ‘C’est une belle occasion d’offrir un show gratuit.’ Je suis pas payé », soulignait-il. « C’est tellement généreux de sa part », confie de son côté Nathalie Blais en entrevue au journal. 

Celle qui est directrice générale de Moisson Haut-Saint-François depuis un peu plus d’un an n’a jamais rien vu de tel. « J’en ai fait de l’événementiel. C’est le seul artiste que j’ai rencontré qui a pas pris de cachet. Les autres prennent toujours un cachet même si c’est pour une soirée bénéfice. » 

Une offre qu’on ne peut pas refuser 

« On va avoir des cadeaux comme ça quand on entend parler de nous », poursuit Mme Blais. « Quand j’ai fait les entrevues à la radio, j’ai eu des gens qui sont venus nous porter des denrées et qui venaient de Sherbrooke. L’année passée, il y a une entreprise sur la Côte-Nord qui nous a envoyé un chèque parce qu’ils ont entendu parler de nous. » 

C’est ce qui s’est produit avec Mathieu Gratton. Nathalie Blais était en entrevue au 107,7 pour témoigner des difficultés des petites banques alimentaires comme Moisson HSF lorsqu’il l’a entendue. « J’ai dit : ‘Let’s go!’ J’ai appelé Nathalie Blais. J’ai dit : ‘J’ai pas le temps de vendre des billets moi-même, mais je t’offre le show gratuitement.’ » 

Devant une telle offre, la directrice de Moisson a « tout de suite appelé à la ville [de East Angus] pour le Centre culturel. […] La Ville est très aidante pour les organismes communautaires. On a une belle collaboration de leur part. » 

C’est ce vendredi 15 novembre que se tiendra le spectacle bénéfice de Mathieu Gratton au profit de Moisson Haut-Saint-François au Centre culturel de East Angus. Des reçus de charité sont disponibles pour l’achat de billets. Ainsi, « chaque dollar payé sur le billet s’en va pour des denrées », rappelle Mathieu Gratton. 

Le Carrefour jeunesse-emploi célèbre ses 25 ans 

L’équipe du CJE. De gauche à droite : Sylvain Lessard, Nicolas Coutu, Isabelle Poulin-Rioux, Judith Olson, Ginette Jolin, Audrey Vallée, Diane Groleau, Maxime Mainville et Stéphanie Dubreuil.  

En 1999, Randi Heatherington d’East Angus s’est fait demander par Michel Beauchamp, alors directeur du New Horizons Adult Education Centre de Sherbrooke, d’aider à démarrer un programme pour les jeunes du Haut-Saint-François. Le mois dernier, 25 ans plus tard, Heatherington et des membres fondateurs, du personnel, du conseil d’administration et d’amis ont souligné les 25 années de succès du Carrefour jeunesse-emploi (CJE).  

La célébration s’est tenue le 17 octobre au Café Laurier d’East Angus, situé de l’autre côté de la rivière Saint-François des bureaux du CJE. Cinq courtes vidéos ont été présentées, mettant en vedette des personnages clés de l’histoire de l’organisme : Kasey Statton, Dominic Provost, Mathieu Drouin, Olivier Jean et Mégane Beaudoin. Trois de ces vidéos sont désormais accessibles sur la page Facebook de l’organisme

Quand la communauté se mobilise pour aider la jeunesse  

La coordonnatrice aux services d’intervention Judith Olson a rappelé avec émotion une lettre publiée dans nos pages l’année dernière et coécrite par Kasey Statton, un ancien bénéficiaire du CJE. « Que ce soit dû à l’isolement, au manque de confiance en soi ou à la difficulté de gérer ses émotions, nous, les hommes, avons un blocage quand vient le temps d’aller chercher de l’aide. Malgré nos différents trajets de vie et notre jeune âge, nous avons tous un point en commun, celui du silence. Nous sommes maintenant plus conscients du problème et c’est désormais à notre tour de prendre la parole. » 

Depuis, il a pris parole et a demandé de l’aide, faisant de son parcours une des nombreuses réussites que le CJE célébrait le mois dernier. Le directeur général Sylvain Lessard était aussi mis de l’avant dans l’une des vidéos en tant que membre fondateur il y a 25 ans. Il a témoigné de sa fierté envers ces histoires à succès et de l’offre de services en français et en anglais au profit de la communauté.  

Dudswell

Un accueil spécial pour les nouveaux Dudswellois

Les participants ont eu l’occasion de visiter le Marché public, d’échanger avec les producteurs locaux et de découvrir les multiples attraits de Dudswell.

La Municipalité de Dudswell a célébré ses nouveaux citoyens lors d’un accueil spécial et visite du Marché public en septembre, au Jardin patrimonial dans le secteur Bishopton. Ces nouveaux résidents sont arrivés depuis janvier 2023.

Les participants ont aussi eu l’occasion d’échanger avec les producteurs locaux et de découvrir les multiples attraits de Dudswell. Dès leur arrivée, chaque famille s’est vu remettre un sac réutilisable à l’effigie de la Municipalité, symbole de l’engagement de Dudswell en faveur de la durabilité. Ce sac contenait de nombreuses ressources utiles, incluant le guide du nouveau citoyen ainsi qu’un sac réfrigérant aux couleurs d’Ose le Haut.

L’événement, animé par la conseillère municipale, Marjolaine Larocque, a été rythmé par plusieurs moments dont l’allocution de la maire, Mariane Paré, la dégustation d’un punch rafraîchissant, une activité brise-glace permettant de faciliter les échanges entre résidents, ainsi qu’une épluchette de blé d’Inde.

L’ensemble des conseillers municipaux étaient présents pour échanger et répondre aux questions des citoyens. De plus, Jacqueline Kavunzu, coordonnatrice de la campagne Ose le Haut, a accueilli les nouveaux résidents et discuté des opportunités d’employabilité pour les jeunes. Du maïs soufflé a également été servi, ajoutant une touche festive à cette belle rencontre.

Cet événement a contribué à renforcer les liens au sein de la communauté, permettant aux nouveaux résidents de s’intégrer pleinement et de se sentir chez eux à Dudswell. La Municipalité a exprimé ses sincères remerciements à toutes les personnes ayant pris part à cette rencontre et à ceux et celles qui ont contribué à son organisation.

Selon un communiqué de la Municipalité de Dudswell

De belles découvertes à la Marche aux flambeaux

Crédit photo : AlexCyan

Le 5 octobre dernier, la troisième édition de la marche aux flambeaux à Dudswell a accueilli de nombreux visiteurs particulièrement impressionnés par la beauté de notre région. Parmi eux se trouvaient une trentaine de nouveaux arrivants habitant à Sherbrooke.

Le service de loisirs de la MRC du Haut-Saint-François avec son organisme Ose le Haut! et le projet citoyen Gens de plein air interculturel de l’Estrie se sont unis pour permettre à ces nouveaux Québécois d’adoption de découvrir la région tout en faisant une activité de loisir et de plein air.  

Pour Jacqueline Kavunzu, coordonnatrice de la campagne Ose le Haut! « cette activité permet à ces nouveaux arrivants, mais aussi à de nouveaux résidents de découvrir la région et ses habitants. On joint l’utile à l’agréable ». 


Cette année, les sentiers du Ruisseau et du Ravage de la Forêt habitée de Dudswell étaient décorés, éclairés et animés pour l’occasion. Tout au long de chacun des sentiers, on offrait une diversité d’activités plus intéressantes les unes que les autres. Par exemple, il y avait un kiosque de la Réserve internationale de ciel étoilé du Mont-Mégantic. On nous y informait sur la pollution lumineuse et les stratégies pour la réduire. L’atelier de peinture corporelle fluo a été particulièrement populaire auprès de tous les marcheurs présents, les grands comme les petits.   

Du café, du chocolat chaud, de la barbe à papa et des saucisses étaient offerts gratuitement aux randonneurs. Pour se réchauffer, on avait accès à des feux de camp. On pouvait aussi chanter et danser sur la musique offerte par Véro et Pium, un duo musical, car même si la soirée était étoilée et magique, elle était plutôt fraîche. 

La marche aux flambeaux est organisée chaque année par la MRC du Haut-Saint-François. Cette activité nocturne permet non seulement la découverte de nouveaux lieux de randonnée de notre belle région, mais aussi d’y faire la rencontre de personnes attachantes et inspirantes.

Alexandra Jacquet

Ode à nos entrepreneur(e)s locaux !

Alexandra Jacquet : Choisir l’achat local, c’est également favoriser nos emplois locaux.

À la Chambre de commerce du Haut-Saint-François, si l’on devait nommer une fierté sur le territoire, la réponse ne serait pas difficile à trouver : nos entrepreneur(e)s. Ces hommes et ces femmes qui ont choisi de se lancer dans l’aventure entrepreneuriale en démarrant leur propre entreprise ou en devenant la relève – voilà notre inspiration. Ces individus qui, jour après jour, contribuent à créer une économie créatrice de richesses pour nos municipalités et plus globalement, pour notre région.

Après cela, impossible de ne pas parler d’achat local ! Mis simplement, ce concept peut se définir par le fait de privilégier les produits conçus et fabriqués – ou encore plantés et cultivés – proche de chez nous. Et il en va de même pour les services. Plus simplement encore, c’est choisir de faire nos achats dans nos commerces de proximité avant de décider de chercher plus loin.

Choisir l’achat local, c’est avant tout poser un geste concret pour soutenir les entreprises de chez nous. En effet, l’argent qui est dépensé dans un commerce local – que ce soit chez Marie Gourmet à East Angus, au Marché de la ferme Patry à Weedon ou encore chez Les As du fumoir à Bury – a un impact plus grand au sein de notre communauté que s’il était dépensé dans une multinationale. D’ailleurs, selon la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante, pour chaque dollar dépensé dans un petit commerce, 0,66 $ reste dans l’économie locale – contre seulement 0,11 $ par dollar dépensé dans une multinationale.

Choisir l’achat local, c’est aussi démontrer sa confiance envers nos entrepreneur(e)s, leur équipe et leurs produits parce qu’ils sont des experts dans leur domaine. Au fil des visites et des échanges, c’est une relation qui se construit et qui fait en sorte, qu’en tant que client, il y a une fierté à faire affaire avec des entrepreneur(e)s passionné(e)s, mais aussi, à en parler dans notre entourage. D’ailleurs, à la Chambre de commerce du Haut-Saint-François, on est fier d’écœurer le monde à force de parler de nos entrepreneur(e)s et de leur entreprise.

Choisir l’achat local, c’est également favoriser nos emplois locaux. En effet, en soutenant les entreprises d’ici, le consommateur contribue à leur croissance qui, en retour, permet de maintenir et de créer des emplois pour la population locale. Que les entreprises aient un employé ou plusieurs centaines, c’est la vitalité économique de toute une communauté qui en est impactée.

À la Chambre de commerce du Haut-Saint-François, c’est une fierté de privilégier l’achat local et de le promouvoir, car le tissu entrepreneurial de notre région reflète parfaitement l’esprit de nos entrepreneur(e)s : audacieux, dynamique et fier. Alors, quelle que soit l’occasion, choisissez le local !

Les Lions de Cookshire-Eaton contribuent aux camions de Moisson Estrie

Cinq Clubs Lions de l’Estrie ont fourni à Moisson Estrie 125 000 $ pour procéder à l’achat de deux camions de livraison. Ces nouveaux véhicules intègrent une flotte de cinq servant au transport des denrées d’aide alimentaire. 

« Dans les dernières années, les besoins en insécurité alimentaire, ça a explosé. C’est vraiment très présent. On ne s’attend pas à ce que ça change dans les prochaines années », constate Christian Bibeau, directeur général Moisson Estrie.  

C’est pour cette raison que « il faut se préparer. L’acquisition des camions, elle est en perspective de ce qui s’en vient pour être prêt à répondre aux besoins des gens », poursuit M. Bibeau. 

insécurite alimentaire

Sur le même sujet : Insécurité alimentaire en hausse

Outre des camions de livraison, Moisson Estrie a investi plus de 500 000 $ afin d’améliorer ses infrastructures et d’assurer son rôle de principale banque alimentaire de la région.  

Ces investissements sont notamment rendus possibles grâce à la contribution de la Fondation des Clubs Lions International et des clubs locaux de Cookshire-Eaton, Sherbrooke, Compton, Eastman et Coaticook.  

Le rajeunissement d’une partie de la flotte de camions de Moisson Estrie était rendu nécessaire dans le contexte actuel d’augmentation des livraisons destinées aux organismes communautaires de la région.  

Depuis le 1er avril dernier, une hausse de 24 % des dépannages alimentaires a été observée. Celle-ci s’ajoute aux hausses consécutives des dernières années. 

Le Papotin s’associe au Babillard Dudswell pour son 40e

Le journal Le Papotin de Dudswell soulignait récemment ses 40 ans d’existence lors d’un cocktail dinatoire tenu au centre communautaire de Marbleton. Pour assurer sa pérennité et sa présence en ligne, le journal papier s’associe avec le groupe Facebook Babillard Dudswell.

Le Papotin a été fondé par quatre femmes : Claire Manseau, Nicole Grenier, Cécile Perreault et Céline Breton. À ses débuts, l’impression était faite dans les bureaux de Graymont. Depuis 1984, il s’est publié 300 parutions du Papotin. Celles-ci ont été épluchées une par une par Mireille Rodrigue et Jasmine Marcotte en vue des célébrations du 40e.

Les deux bénévoles ont ainsi déterré la nomination de la résidente de Bishopton, Sylvie Fontaine, en tant que première pompière volontaire au Québec en février 1991. L’année suivante, on apprenait que les frais interurbains étaient abolis pour les appels entre Dudswell et Sherbrooke.

Dominic Provost, président du journal Le Papotin, s’est adressé à l’assistance lors du cocktail dinatoire.

Dudswell virtuel

Le Papotin « est l’ADN de la municipalité puisqu’il est là depuis tellement longtemps », considère la mairesse Mariane Paré. « C’est quand même une fierté de voir qu’on puisse maintenir un journal dans le contexte actuel. »

N’empêche que le contexte « est difficile pour les journaux papier », concède le président du Papotin, Dominic Provost. « On tient absolument à garder le papier le plus longtemps possible », mais l’équipe derrière le journal se rendait bien compte qu’elle devait assurer une plus grande présence en ligne.

C’est là qu’entre en jeu le babillard virtuel local. « On aurait pu créer notre propre plateforme numérique, mais à Dudswell, il y a un élément extraordinaire, une force vive qui s’appelle Babillard Dudswell », poursuit celui qui est aussi directeur général de la MRC et du CLD du HSF.  

C’est ainsi que prochainement, les textes du Papotin se retrouveront publiés sur le groupe Facebook du Babillard. Les administratrices du groupe, Jasmine Marcotte et Julie Gosselin, se disent déjà grandement sollicitées par la gestion bénévole de cette communauté virtuelle de 6000 membres. Alors pourquoi s’adjoindre une charge supplémentaire ? « Pour que Le Papotin puisse célébrer un 60e dans 20 ans », espère Mme Marcotte.

Le Papotin
Une cinquantaine de citoyens de Dudswell, de lecteurs, de collaborateurs anciens et actuels étaient réunis pour souligner les 40 ans du Papotin.

Boutique Rousseau

Un nouveau local pour la Boutique Rousseau

Gilles Doyon et Marc Rousseau au nouveau local de la Boutique de bienfaisance.

En crise de logement et manque de locaux, la créativité et la générosité règnent. En juillet dernier, la Fondation Marc Rousseau cherchait un nouveau local pour sa boutique. Un appel général lancé au public a trouvé un bon samaritain en juste deux jours. Trois mois plus tard, un espace d’entreposage a été converti en local commercial, et le 10 octobre dernier, la Fondation a ouvert officiellement sa boutique. 

Une pluie froide et un vent du nord ont pourtant annoncé un évènement d’ouverture possiblement sombre. Un chapiteau prêté par la Ville de East Angus abritait quelques fidèles qui se réchauffaient autour de deux feux à propane. Guy Rousseau préparait des hot dogs sur le barbecue. Marc Rousseau lui-même m’a accueilli. Personne ne parlait beaucoup.

À l’intérieur, quelques autres visiteurs circulaient et surveillaient les produits offerts, de bonnes idées cadeaux. On admirait le talent de l’artiste Thérèse Palardy en exposition sur les murs. Plusieurs ont fait des premiers achats de produits ici et là.

Avec l’arrivée du propriétaire du bâtiment, Gilles Doyon, M. Rousseau a rassemblé les participants à l’intérieur pour parler du projet. En cercle autour de Marc, le froid et la pluie laissés dehors, le groupe est devenu plus animé, plus heureux, avec des blagues, des félicitations, des questions, des commentaires.  

M. Rousseau a présenté une bouteille de champagne en remerciements à Gilles Doyon, propriétaire du Centre de Rénovation BMR à East Angus, et un bouquet de fleurs à sa conjointe, Tina Houde. M. Doyon permet à la Boutique d’utiliser son nouveau local gratuitement. Son inspiration ?
« Marc, c’est le bénévole du village », m’a répondu M. Doyon.  

Justement, M. Rousseau a créé sa Fondation en 2019 pour aider les gens de la région dans les plus grands besoins. Les argents ramassés par la vente de produits à la Boutique contribuent au financement de la Fondation, comme c’est le cas à la cantine de l’aréna. 

En plus de ses multiples produits et idées cadeaux, la Boutique offrira un service d’emballage de cadeaux pour Noël, toujours par des bénévoles. En plus, la Fondation organise un Marché de Noël le 23 et 24 novembre à la salle des Chevaliers de Colomb d’East Angus.

L’effort est collectif. Nicole Rousseau, vice-présidente de la Fondation, a mentionné l’aide importante de la Ville de East Angus dans leurs projets de bienfaisance. Le conjoint de Mme Rousseau, Éric Loubier de Transport Réal Loubier et Fils, de Lingwick, a donné 10 000 $ pour l’achat d’un mini-van à la Fondation qui aidera avec le transport des biens. 

D’autres membres du conseil d’administration de la Fondation démontraient leur appui aussi : Josée Bourassa, secrétaire, Stéphanie Hudon, trésorière, et Guy et Luc Rousseau, tous les deux administrateurs.

Sur un ton plus personnel, Marc Rousseau a mentionné qu’il demeure à East Angus depuis 40 ans, et que même s’il est très attaché à la ville, la Fondation aide les gens partout dans la région. Aussi, que tout le monde est capable d’accomplir des gestes comme le sien.

« En même temps, je voulais démontrer que même si on n’est pas instruit, moi j’ai vécu ça, je n’ai pas fait des études, on est capable de faire quelque chose dans la vie », a ajouté Marc Rousseau. « Je veux que le monde comprenne que les étudiants dans les écoles en cheminement particulier, dans les classes spéciales, sont tous aussi capables de faire quelque chose. »

Là, la chaleur humaine avait été très bien senti à l’ouverture du local de la Boutique. 
Les demandes d’aide de la Fondation peuvent se faire par l’entremise du CLSC, de la Relève du Haut-Saint-François ou d’un formulaire en ligne sur la page Facebook de la Fondation.

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