350 000 $ pour rendre le plein air plus agréable

Les sentiers et sites plein air du parc régional du Marécage-des-Scots, du parc du belvédère du Canton de Lingwick, du parc écoforestier de Johnville et des Sentiers frontaliers recevront une aide financière globale de 350 000 $ pour rendre ces endroits achalandés, plus sécuritaires, plus fonctionnels et plus agréables à circuler.

C’est dans le décor bucolique du parc du belvédère du Canton de Lingwick que le député de Mégantic, François Jacques, en a fait l’annonce au nom de la ministre de l’Éducation et ministre responsable de la Condition féminine, Isabelle Charest. Le montant alloué provient du Programme de soutien à la mise à niveau et à l’amélioration des sentiers et des sites de pratique d’activités de plein air (PSSPA).

M. Jacques rappelle que son « gouvernement s’est donné l’importante mission de promouvoir la pratique des activités physiques et des sports plein air auprès de l’ensemble de la population. » Il profite de l’occasion pour inviter les jeunes et moins jeunes à bouger, à découvrir et redécouvrir les merveilleux sites de plein air que l’on retrouve un peu partout dans le comté. « Pour encourager la population de notre région à sortir dehors et pratiquer des sports, il faut lui faciliter l’accès aux activités et infrastructures. » Le PSSPA est une façon d’y parvenir, indique le député de Mégantic.

Projets
Parmi les projets qui bénéficieront de cette aide, nous retrouvons le parc régional du Marécage-des-Scots, situé à proximité du parc national du Mont-Mégantic et qui traverse les municipalités de Hampden et Scotstown. L’aide financière de 88 169 $ permettra notamment le resurfaçage de la piste cyclable. Heureux de l’annonce, le préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert Roy, soutient que l’initiative permettra de rendre la surface plus sécuritaire tout en facilitant l’accessibilité aux personnes à mobilité réduite en plus de renforcer la vocation familiale du parc. Le préfet ajoute que d’autres projets sont en préparation comme le développement d’activités hivernales, la prolongation de la piste jusqu’à Lingwick, le projet de seuil permettant des activités nautiques et la mise en valeur de l’écosystème. Il rappelle que « la MRC fait un devoir d’offrir à sa population des espaces plein air gratuits afin de promouvoir les saines habitudes de vie et la santé par les activités plein air. »

Du côté du Canton de Lingwick, le coup de pouce de 52 565 $ permettra la mise à niveau et l’amélioration du parc du belvédère afin de sécuriser le promontoire, retirer le vieux fer du sol, améliorer le sentier rustique. On prévoit également améliorer la signalisation, préparer le terrain pour accueillir une shed à vocation touristique, installer une toilette sèche, bancs et autres. « C’est un magnifique site qu’on veut mettre en valeur, qui va servir à notre population, qui va être utilisé grandement à l’année; c’est ce qu’on souhaite, mais aussi accessible aux tourismes », d’exprimer la mairesse, Céline Gagné.

De son côté, Nature Cantons-de-l’Est disposera d’une aide de 68 598 $ pour la réfection du trottoir de bois du sentier de la tourbière à Johnville dans la municipalité de Cookshire-Eaton. M. Stéphane Tanguay, directeur de l’organisme, se réjouit du programme, « c’est très très rare qu’on a du financement pour pouvoir réfectionner l’existant. Souvent les bailleurs de fonds veulent qu’on crée du nouveau et c’est pas nécessairement du développement durable de créer du nouveau. Faut retravailler et maintenir ce qu’on a déjà en place, donc on apprécie vraiment beaucoup ce genre de travail quand il passe. » Ce montant, précise-t-il, s’ajoute aux sommes déjà consenties par la MRC du Haut-Saint-François qui a donné 20 000 $, la municipalité de Cookshire-Eaton qui va investir 20 000 $ ainsi que l’Université Bishop’s et celle de Sherbrooke qui mettront conjointement 30 000 $ pour un projet global de 140 000 $. D’autres étapes suivront éventuellement, ajoute M. Tanguay, comme l’ouverture d’un poste d’accueil à l’entrée du parc. Il mentionne que l’organisme souhaiterait aménager ses bureaux à l’intérieur du parc et des salles de classe pour les deux universités.

Pour sa part, l’organisation Sentiers frontaliers bénéficiera de 142 239 $ sur un projet global de 180 000 $, permettant la réfection des sentiers et des infrastructures de randonnée dans le secteur du mont Gosford. Six des douze chantiers prévus seront de la mise à niveau et réfection de sentiers selon les normes actuelles. Les six autres sentiers permettront la construction de toilettes sèches, la mise à niveau de la cartographie, la correction de la toiture d’un abri trois places, l’amélioration de la signalisation et autres éléments qui viendront bonifier l’expérience des randonneurs. Monique Scholz, responsable des relations publiques, se réjouit de l’aide apportée à l’organisme qui existe depuis 1995 et qui offre un sentier de 135 kilomètres principalement en forêt publique à travers quatre municipalités, dont Chartierville, La Patrie, Notre-Dame-des-Bois et Woburn. Le projet, précise-t-elle, touche le territoire du mont Gosford qui a connu un achalandage de 5 867 personnes l’an dernier, sans compter les enfants et groupes. Mme Scholz rappelle que la réalisation du projet est également rendue possible grâce à l’engagement financier de deux partenaires, Gestion Gosford et l’Association Louise Gosford.

Enfin, M. Jacques mentionne que 73 projets seront réalisés dans l’ensemble du Québec auquel le gouvernement contribue pour une aide globale de 6 M$.

ACTU-Diversité sexuelle

La CDC propose deux sondages et un télescope

La Corporation de développement communautaire (CDC) du Haut-Saint-François invite l’ensemble de la population à prendre part à un sondage portant sur la communauté LGBTQ2+. Deux versions distinctes du sondage sont accessibles, la première pour les membres de la communauté LGBTQ2+, la seconde pour les travailleuses et travailleurs du Haut-Saint-François. Un télescope sera tiré au hasard parmi les participants.

Des enjeux abordés par le passé
L’actuel projet Fierté, inclusion et reconnaissance s’inscrit dans les initiatives sur la diversité sexuelle et de genre menées par la CDC depuis 2016. Celles-ci avaient débuté cet automne-là avec un premier colloque rural portant sur le sujet. S’en étaient suivis la production d’un recueil de témoignages et d’un documentaire.

La directrice générale, Jinny Mailhot, est fière de rappeler que la CDC est la seule du réseau à traiter de tels enjeux ; les organismes qui le font étant généralement des entités d’envergure provinciale dotées de moyens financiers plus grands. Elle se réjouit également du fait que les propositions d’idées proviennent des membres et des partenaires. De retour en 2016, les suggestions des membres tombaient à point avec un appel de projets du Bureau de lutte à l’homophobie du ministère de la Justice.

Dans ses premiers temps, le projet consistait à sensibiliser les gens travaillant dans le Haut-Saint-François aux notions et enjeux de base de la communauté LGBTQ2+. Aujourd’hui, on en est rendu à pouvoir mobiliser la communauté.

Deux sondages, une communauté
C’est ce qui nous amène aux deux sondages en cours. Le premier est destiné à toute personne s’identifiant comme membre de la communauté LGBTQ2+ et qui résiderait dans la MRC. Le questionnaire ne se concentre pas seulement sur de potentiels épisodes de discrimination. Il se concentre également sur les pistes de solution, les idées et les valeurs du membre de la communauté afin de développer son plein potentiel.

Après une semaine, Jinny Mailhot se réjouit déjà du taux de réponse au premier sondage. Sur une communauté théorique de 2000 membres dans le Haut-Saint-François, 35 personnes ont déjà répondu au questionnaire, alors qu’il n’avait été partagé que parmi les associations membres de la CDC.
Le second sondage s’adresse quant à lui à tous les travailleuses et travailleurs de la région. Les questions sont orientées sur leur perception des membres de la communauté LGBTQ2+. On y pose des questions portant sur la perception de la discrimination dans les divers milieux de travail.

Puis après ?
Aucune date limite de réponse n’a, pour le moment, été fixée. Les deux documents en ligne devraient rester accessibles jusqu’à la fin juin. Globalement, le but de l’opération demeure de lutter contre la discrimination et de faire du Haut-Saint-François un endroit « où il fait bon vivre », peu importe son orientation et son identité sexuelles.
Plus spécifiquement, les données de l’enquête serviront à deux buts. À partir d’elles, un plan d’action sera mis sur pied et servira à guider les besoins de la communauté et l’implication des partenaires du milieu. Ensuite, on souhaite, à partir des résultats, pouvoir encore plus mobiliser la communauté LGBTQ2+ en les réunissant afin de parfaire le plan d’action.

Découleront de l’information recueillie des propositions de conférences à thématique LGBTQ2+ et spécifiques aux deux groupes ciblés par les sondages. Ces actions remplaceront à moyen terme l’organisation d’un autre colloque demandant en termes de ressources et plus généraliste.
Les deux sondages sont accessibles via la page Facebook de la CDC du Haut-Saint-François. En cas de besoin, il est toujours possible de se rendre en personne au bureau de la Corporation, 50, rue Laurier à East Angus. Les participants courent la chance de remporter un télescope.

Avez-vous l’ADN d’un employeur de choix ?

Avez-vous l’ADN d’un employeur de choix ? C’est la question lancée par le conférencier Stéphane Simard, CRHA et CSP Générateur d’engagement, à la quarantaine de personnes, principalement des employeurs du Haut-Saint-François participant au récent déjeuner-conférence organisé par le Comité d’adaptation de la main d’œuvre, CAMO du Haut-Saint-François, à la salle Guy-Veilleux à Cookshire-Eaton.

C’est avec humour, en s’appuyant sur des exemples concrets tout en sollicitant la participation des employeurs que le conférencier a su maintenir l’intérêt de son assistance. M. Simard n’a pas bercé dans les grandes théories préférant parler de choses et d’expériences concrètes. Le premier message lancé aux employeurs est que les gens ne cherchent plus du travail, mais une expérience. Alors, comment vendre une expérience de travail, comment rejoindre les personnes, comment définir une offre unique ? Autant de questions qu’il s’est efforcé à apporter des éléments de réponses.
M. Simard a fait part d’une vingtaine de raisons susceptibles d’influencer le chercheur d’emploi que ce soit l’environnement organisationnel de l’entreprise par sa réputation, la rémunération, la localisation.

L’environnement humain comme les valeurs de l’entreprise, la flexibilité des horaires de travail, la charge de travail et bien d’autres font partie des éléments que tiendra en compte le candidat. Une des façons de définir le profil de la personne recherchée, explique M. Simard, peut se faire à partir des employés de l’entreprise. L’employeur peut répertorier les attitudes et compétences de certains travailleurs. Il peut également identifier des membres du personnel et se poser les questions à savoir ce qui la rend fière de leur journée, qu’est-ce qui la retient, avec quel genre de personnes préfère-t-elle travailler et autres.

Le conférencier a identifié sept bassins de recrutement généralement négligés pour faciliter le recrutement soit les 55 ans et plus, les immigrants, les personnes handicapées, les travailleurs en formation, les personnes judiciarisées, les militaires retraités et parmi les employés de l’entreprise. L’intervenant fait part d’une pratique de certaines entreprises qui organisent des concours ou initiatives pour récompenser sous une forme ou une autre un employé qui permettra le recrutement de nouveaux venus. M. Simard suggère également aux employeurs d’être imaginatif sur le site Internet de l’entreprise. De mettre un onglet carrière, d’identifier les bénéfices, les avantages à travailler au sein de l’entreprise, d’ajouter des témoignages photo et même des vidéos des employés afin de faire vivre l’expérience en milieu de travail. Plusieurs autres aspects concrets ont été abordés au cours de la rencontre, ce qui a été fort apprécié des participants.

Installation de deux bornes électriques

La municipalité de Weedon se met à l’ère des voitures électriques et pour se faire, elle installera d’ici l’automne deux bornes à double ou triple sorties soit de type régulier et à chargement rapide. Une sera installée dans le stationnement de l’Hôtel de Ville. La seconde, à chargement rapide, sera aménagée au parc St-Gérard, près du barrage. La municipalité avec la collaboration du Village-relais bénéficiera de programmes d’aide qui permettront d’absorber 90 % de la facture, ce qui constitue une belle opportunité, d’exprimer le maire, Richard Tanguay.

Des partenariats avec trois universités

Le développement de Weedon sous toutes ses formes suscite l’intérêt des universités situées aux quatre coins du Québec. Trois d’entre elles, soit Concordia à Montréal, l’Université du Québec à Rimouski et l’Université de Sherbrooke, participeront à différentes études susceptibles de donner un coup de main au développement de la municipalité.

Dès l’automne prochain, une équipe d’élèves et enseignants de l’Université Concordia devrait débarquer à Weedon pour amorcer une étude de concept spatial du développement de la communauté dans le cadre du développement durable. Les universitaires effectueront, pour ainsi dire, une analyse terrain du milieu. Ils vont rencontrer les citoyens, visiter les lieux, regarder l’aspect géographique, voir l’urbanisation et autres facettes de la vie en communauté « et ils vont revenir avec un projet de concept de développement spatial de notre territoire », d’exprimer le maire, Richard Tanguay. Habituellement, Concordia fait ce genre de travail dans les milieux urbains, explique-t-il. Cependant, les responsables ont accepté le défi de le faire en zone rurale.

Autre étude
La municipalité, précise le maire, a débuté une étude du développement socio-économique avec l’Université du Québec à Rimouski. En fait, Weedon devient un sujet d’étude. « Avec tous les projets qu’on met de l’avant, l’université est bien intéressée à nous suivre sur quelques années pour voir comment ça va évoluer dans le temps. Ils veulent voir l’évolution de la communauté, comment on va s’en sortir, comment on va réagir, comment va réagir l’environnement face aux divers projets. » M. Tanguay admet que l’entente en est une de sujet d’étude, mais ajoute que l’université produira régulièrement des rapports. « Ça va nous permettre d’avoir accès à des données qu’on aurait de la difficulté à avoir. Ça nous donne des éléments qu’on pourra utiliser à d’autres fins », de préciser le maire.

Aide terrain
D’autre part, l’entente avec l’Université de Sherbrooke permettra pour Weedon d’obtenir de l’aide sur le terrain. Le pacte avec le département de gestion prévoit qu’une équipe de six élèves œuvrant dans des secteurs interdisciplinaires tels que ressources humaines, marketing, comptabilité, management débarqueront à Weedon au début de l’année 2020 dans le cadre de leur tout nouveau cours de gestionnaire socialement responsable. Ces nouvelles ressources, pour ainsi dire, « travailleront sur des dossiers d’analyse qu’on leur mettra entre les mains. Ça peut être de faire des études de préfaisabilité, des plans d’affaires, des plans d’implantation, des plans marketing. » Le plus beau de la chose, d’ajouter M. Tanguay, est que « les responsables nous garantissent la continuité. Session après session, les enseignants se chargent de faire le lien si on veut faire une continuité de dossier. Les étudiants pourraient travailler sur un projet, faire un rapport et le groupe suivant le prendre et l’amener plus loin. C’est vraiment du travail continu. C’est du concret sur le terrain qui pourrait aboutir à quelque chose. » « Les choses se mettent en place tranquillement pas vite », d’exprimer avec un brin de satisfaction le maire de Weedon.

Deux nouveaux jeux au parc multigénérationnel

Annoncés l’année dernière, l’ajout de deux nouveaux jeux au parc multigénérationnel, le Pump track et Dek hockey se concrétiseront d’ici la fin de l’été et seront fonctionnels au plus tard à l’automne. « Ça va se faire, on a reçu les subventions, ce n’est qu’une question de délais », d’assurer le maire de Weedon, Richard Tanguay.

L’annonce du Dek hockey était connu, mais le Pump track remplace celui mentionné de piste de BMX. Le maire attribue ce changement à la volonté populaire. « On essaie de s’adapter selon les modes. » Avouant ne pas être familier avec ce type de jeux, le maire mentionne qu’il s’agit de modules adaptés pour les vélos, patins à roues alignées et tout ce qui est sur roues. Le parcours, qui se retrouvera vraisemblablement dans le secteur du terrain de balle, sera adapté pour les groupes d’âge de 10 ans et moins et pour les plus grands. Quant au Dek hockey, qui sera aménagé à proximité du terrain de tennis, il sera conforme aux normes, assure M. Tanguay. Ces deux projets nécessiteront un investissement global de 115 400 $. La municipalité dispose déjà d’une subvention de 57 750 $ couvrant la moitié des coûts. Elle assumera l’autre tranche.

Le maire rappelle que le développement du parc multigénérationnel est un projet qui s’étale sur plusieurs années. Son rythme de croissance est directement lié à la capacité de payer de la municipalité et des subventions, précise-t-il. M. Tanguay estime que le parc en serait à 40 % ou 50 % de son plein potentiel. Terrain de soccer, sentiers pédestres, aménagement de zones boisées avec culture de plantes indigène du milieu, balançoires et autres figurent sur les plans. Pour l’instant, on travaille à compléter ce qui a été amorcé comme l’agora avec le plan d’eau, de fleurs et le monticule de terre pour en faire une glissade. Ce dernier aspect retarde, car on veut s’assurer de la conformité, la sécurité et le respect de l’environnement, d’expliquer le maire. Mentionnons que la mise à niveau de la piscine extérieure l’année dernière et l’ajout de jeux d’eau en 2016 sont grandement appréciés des jeunes.

Un avenir pour le marais du lac Vaseux

Le projet amorcé, il y a quatre ans, la municipalité de Weedon a l’intention de réactiver le marais du lac Vaseux pour lui donner une vocation socio-touristique.

« On va commander une étude pour essayer de mettre en valeur notre marais et d’en faire un plan de développement socio-économique et environnemental pour en faire un attrait socio-touristique », de mentionner le maire, Richard Tanguay. L’étude qui sera défrayée par le Fonds de développement territorial (FDT) visera à déterminer entre autres, la façon de s’y prendre, comment le mettre en valeur, la façon de l’exploiter et sous quelle thématique le développer.

La municipalité caresse le rêve de développer un complexe ou genre de parc qui unirait le marais du lac Vaseux au parc du vieux Moulin pour descendre jusqu’en bas du village au coin de la 5e Avenue, tout ça en longeant le ruisseau de Weedon. « Nous (la municipalité) sommes propriétaires de presque des trois quarts des terrains. On voudrait voir comment on peut faire un concept de développement là dedans. »

La municipalité souhaite également collaborer, au cours des prochains mois, avec le comité Weedon accueille afin de bonifier l’offre et mettre en place un système d’accueil des nouveaux arrivants et immigrants. « On va préparer le terrain pour ça. Le comité Weedon accueille fait déjà un beau travail. Il rendait visite au monde, donnait des documents d’information, tenait une soirée d’information. On veut essayer de voir avec des spécialistes d’accueil comment on pourrait faire mieux et de s’assurer d’une meilleure intégration de nos nouveaux arrivants. On va essayer d’aller chercher un consultant spécialisé d’université. » La municipalité compte financer ce projet avec le FDT. « C’est bien beau de mettre des parcs en place, mettre des structures en place, mais il faut aussi être accueillant. On est déjà mieux que bien des municipalités, mais on peut faire mieux encore », de compléter le maire Tanguay.

Le nouveau DG de Weedon, Mokhtar Saada favorise le travail d’équipe

En poste à Weedon depuis juin dernier à titre de conseiller au développement économique, Mokhtar Saada se retrouve aujourd’hui dans le siège de directeur général de la municipalité. Ce bond dans la hiérarchie municipale est tout à fait réfléchi et M. Saada s’est assuré d’obtenir l’appui des travailleurs avant de poser sa candidature.

Signe de sa philosophie, le nouveau DG mentionne avoir consulté l’ensemble du personnel avant de poser sa candidature. « Si j’avais pas l’accord et le soutien du personnel, j’aurais pas appliqué. J’ai appliqué qu’après avoir parlé à toute l’équipe. Je leur ai expliqué ce que j’entendais faire et voir s’ils étaient d’accord. On a une très belle équipe, je me considère vraiment chanceux. »

Celui qui avait amorcé sa carrière en urbanisme après avoir complété des maîtrises en gestion d’entreprise et urbanisme est retourné pendant une période de 15 ans dans le milieu universitaire, comme chargé de cours et conseiller en intelligence d’affaires. Toutefois, l’appel terrain était plus fort. M. Saada mentionne avoir été attiré en juin dernier par le poste de développement en région. « Le développement régional, c’est quelque chose qui me tenait à cœur. J’ai commencé ma carrière avec ça. Moi quand je le faisais, j’assistais des municipalités en tant que consultant alors que là je vais me retrouver de l’autre côté du pouvoir. Du côté de la gestion participative. C’est vraiment cet aspect-là qui m’intéresse. Celui de mettre en pratique mes connaissances. »

Pour le nouveau DG, Weedon constitue un beau défi, celui de faire du développement en ruralité. Il ajoute que le projet de MYM « présente un grand potentiel avec lequel on peut chercher à faire du développement. » Toutefois, il insiste également sur l’importance de faire une diversification économique en respectant une vision intégrée. « Le territoire est un territoire qu’on peut aller chercher beaucoup au niveau des lacs. Faut pas qu’on soit juste dépendant du cannabis. En même temps, il faut jamais oublier les entreprises locales et les commerces. » M. Saada souhaite établir une collaboration avec ces dernières et apporter l’appui nécessaire à leur développement. Il souhaite, à moyen terme, valoriser le territoire, diversifier l’économie locale tout en renforçant le sentiment d’appartenance des citoyens à Weedon, notamment avec des événements mobilisateurs que ce soit Weedon en fête ou autre.

À l’écoute
« Étant donné que je ne suis pas de la région, j’ai beaucoup d’écoute. Je considère que les gens qui m’entourent sont les experts de la région. Moi, je vais apporter une structure à ce développement-là. En même temps, je fonctionne par des projets de développement parce que je considère qu’il faut des réussites, quelle que soit l’ampleur du projet. Même les petites réussites sont importantes. Il nous faut des réussites pour mobiliser le monde. » D’autre part, M. Saada souhaite implanter à Weedon le concept de ville intelligente en utilisant les nouvelles technologies que ce soit pour la gestion administrative, améliorer les communications avec les citoyens ou autres. « On a besoin des technologies », complète-t-il.

La députée Bibeau dévoile un guide vert hors de l’ordinaire

La députée de Compton-Stanstead et ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, Marie-Claude Bibeau, a dévoilé plusieurs nouvelles concernant l’environnement lors d’un récent point de presse. Pour compenser l’impact de la production et de la distribution du nouveau guide Parlons Environnement, elle et son équipe seront de passage à East Angus pour planter une cinquantaine d’arbres, le 15 juin prochain. Entretemps, une mini tournée de forums citoyens s’arrêtera en région le 22 mai lors d’une soirée au Club de golf East Angus.

Subvention
Nature Cantons-de-l’Est (NCE), auparavant connu sous le nom de Corporation de conservation du boisé de Johnville, s’est vu octroyer une subvention de 114 600 $ sur trois ans. L’organisme s’occupe de la surveillance et de l’animation du Parc écoforestier de Johnville, en plus d’avoir élargi sa mission à la protection et la mise en valeur du patrimoine naturel des Cantons-de-l’Est.

Cette aide financière du Programme d’intendance de l’habitat pour les espèces en péril viendra protéger trois espèces de chauves-souris en voie de disparition dans les environs du mont Mégantic et du Parc du Marécage-des-Scots. De même, la salamandre pourpre vivant dans les forêts des monts Stoke bénéficiera d’un répit.

Urgence d’agir
« C’est un document dont je suis extrêmement fière. Ce guide est une initiative unique. » C’est en ces mots que Marie-Claude Bibeau a introduit l’outil Parlons Environnement, qui possède désormais son propre onglet sur le site Web de la députée. La distribution postale du guide papier a été complétée dans l’ensemble de la circonscription cette semaine.

« Évidemment, on peut pas tout dire dans 16 petites pages. Ce qui compte pour moi, c’est que l’essentiel soit à la portée de tous, qu’on comprenne bien l’urgence d’agir et que des solutions très sérieuses soient abordées », a poursuivi la diplômée en gestion de l’environnement à l’Université de Sherbrooke.

Le Haut-Saint-François a une place de choix parmi les pages du guide; plusieurs initiatives locales y étant mentionnées. On s’informe ainsi au fil des pages du rôle de leader en récupération du bois que joue l’entreprise Trèd’Si à Westbury et de son parement de cèdre qui recouvre l’IGA Cookshire. On apprend également que le système de réfrigération au dioxyde de carbone de l’épicerie produit moins d’émission que les systèmes traditionnels, alors qu’Ascot Corner teste un système innovateur de traitement des eaux usées au moyen d’étangs aérés.

Deux passages en région
Pour contrebalancer les ressources utilisées à la production du guide Parlons Environnement, l’équipe de la députée Bibeau procédera à la plantation de 50 arbres sur les berges de la rivière St-François à l’ancienne usine Cascades à East Angus. L’activité ouverte à tous viendra par le fait même réduire l’érosion des berges et améliorer la qualité du cours d’eau.

« Qu’ils aient choisi East Angus pour le faire, c’est un honneur », se réjouit la mairesse Lyne Boulanger. « On est très sensible avec tout ce qui touche l’environnement. Quand ils nous ont proposé ça, j’étais très contente. »

L’élue municipale espère voir un maximum de participants au forum citoyen Parlons Environnement qui s’arrête au club de golf de la ville, le 22 mai, à 17 h. « C’est le temps, quand il y a des forums, de prendre conscience de nos actes et se faire entendre », conclut Mme Boulanger.

Rachel Garber

REAL RESPITE

I was lucky to accompany a representative of the Bury Historical & Heritage Society to a Townshippers’ Foundation luncheon in Magog, where the Society received a small grant in mid-April to help support a conference this fall on the history of Townships food over the past 150 years. Congratulations to the Society!

And just why was I lucky? Because seated at our table were representatives of the Fondation Baluchon Alzheimer, which also received a grant for its “Baluchonnage” service. And now I can tell you about it. It’s an in-home respite service for a period of 4-14 days, with a trained, experienced, English-speaking Baluchonnage caregiver to replace the caregiver for a person with Alzheimer’s.

Now that’s a well-deserved and sorely needed respite for a 24/7 caregiver, maybe even a two-week trip to Cuba! While your loved one is cared for at home. The service is available throughout Quebec, including here. The cost for you is only $15/day, with possible financial aid. Info: 1-855-762-2667, info@baluchonalzheimer.com, or www.baluchonalzheimer.com.

ECO-FRIENDLY JUNK
The Écocentre at 105 Maine Central in Bury is now open to receive dangerous items such as batteries, oils or acids, electronics, metals, construction materials, textiles, organic materials, tires, styrofoam marked with a number 6 inside a recycling triangle, or more. And people who bring items for disposal can, in turn, receive some good compost once a year.
Find out the Centre’s hours at 819-560-8404 or at http://mrchsf.com/environnement-eco-centre.html. There’s loads of other information there, lists of what can and cannot be disposed of, what other locations will receive paint or certain other items for disposal, and so on.
And an ad in the Journal gives the locations, dates and hours of the Écocentre mobile, which will make its way this summer to various municipalities. For example, it will be at the Bury municipal hall on May 25, and at the Newport municipal hall, 1452 Route 212, on September 7.

PHYSIOTHERAPY & PHYSIYOGA, 15th
Today, Wednesday May 15th, rush right out to a Health Link presentation by Jami Crook on the benefits of physiotherapy and physiyoga. Try out a little chair yoga. Lunch at 11:30 a.m. was to be reserved by May 13, but all are welcome to the presentation at 1 p.m., without reservation. It’s at the Armoury Community Centre, 563 Main St., Bury. Info: Kim Fessenden, 819-872-3771, x 2.

FREE TREES IN BURY, 16th
Bury residents can receive up to five trees for replanting by just showing up at the Pope Memorial Elementary School, 523 Stokes, Bury, on Thursday, May 16, between 1 and 6 p.m. Many kinds are available: White Pine, Spruce, Hemlock and more. Students will be handing them out on the 16th, and leftover trees will be available Saturday, May 25, between 8:30 a.m. and noon in the Bury Municipal Hall yard during the Mobile Ecocentre collection. Partnering with the school and the municipality for the tree giveaway are the Forêts, Faune et Parcs Québec, Association forestière du sud du Québec, and the Eaton Valley Community Learning Centre.

FREE TREES IN SAWYERVILLE, 18th
Another tree giveaway is at the Sawyerville Community Garden, 70 Randboro Road, on Saturday, May 18, between 9 a.m. and noon. The trees, both deciduous types and conifers, are available from Nature Cantons de l’Est. Limit of three trees per person.

GIANT FLEA MARKET, 17-19th
Antiques and all kinds of things old and new. It’s a giant flea market and garage sale, all for the restoration and upkeep of the Canterbury Centre, erstwhile Christ Church Canterbury. The Victoria Day weekend sale is right there, at 1095 Route 214, Friday May 17 to Sunday May 19, 9 a.m. to 3:30 p.m. No early birds, please. Info: Tony de Melo, 819-872-3400.

ENTRETIEN D’AUCKLAND, 18th
The Atelier Auckland offers the first Entretien d’Auckland on the theme of happiness with special guest Nathalie Plaat, on Saturday, May 18. Reservations required. Info: https://atelierauckland.com/

CARD PARTY, 23rd
A Spring 500 Card Party is on Thursday, May 23, at 1:30 p.m. at the Bulwer Community Centre, 254 Jordan Hill Road, Bulwer. Cost of cards and lunch: $6. Prizes distributed after lunch.

CONCERT TERRY HOWELL, 24th
A concert with Terry Howell & Friends featuring country, gospel, bluegrass and “musique country” by his French-speaking friends is the thing. It’s planned for Friday, May 24, at 7 p.m. at the Trinity United Church, 190 Principale W., Cookshire. Proceeds will help pay for the painting of the church building. Admission: $10; students: $6. Light refreshments. Info: 819-875-3796 or 819-875-3863.

VALORIS WORKSHOP, 25th
The next Valoris workshop is on the topic of infrastructures, management and treatment of leachates, and integration into the landscape. This is part of the public information series in the context of the “social acceptability process” for the proposed expansion of the technical landfill at Valoris. Leachates are the soluble constitutents from soil or landfills that result from leaching, in downward percolating ground water. When: May 25 from 8:45 a.m. to noon. Where: École du Parchemin (Salle des commissaires), 162 Saint-Jean Ave., East Angus. To register, call 819-560-8403, email communication-valoris@hsfqc.ca, or online at letvaloris.com.

GARAGE & PLANT SALE, June 1st
Coming up on Saturday, June 1: A huge sale of household items and plants is to be in the Pavilion in the Park and the Chez Pierre et Céline restaurant parking lot at 1442 Route 212, Island Brook. Participants are invited for $5/space. Info: Francine Rouleau, 819-820-4667.

CHURCH SERVICES
Anglican. Sunday worship services are at 9:30 a.m. in Bury, and at 11 a.m. in Cookshire at St. Peter’s Church. Info: 819-887-6802.
United. Sunday worship services are in Cookshire at 9:30 a.m. and in Sawyerville at 11 a.m. Info: 819-889-2838 (listen to message).
Baptist. In Sawyerville, the Sunday worship service is at 9 a.m. in French, and 11 a.m. in English. Sunday school is at 10 a.m. in English and French. Info: 819-239-8818.
Do you have news to share? Call 819-300-2374 or email rawrites@yahoo.com by May 20 for publication May 29 and by June 3 for June 12.

actualite

Tax Clinic

The Centre d’Action Bénévole would like to thank all volunteers for giving of their time for free, to file tax returns, in English and in French, for hundreds of people in the Haut-Saint-François region.

The Centre d’Action Bénévole would also like to reiterate that it continues to uphold the volunteer program criteria, since initially providing this service more than 25 years ago. “As a volunteer taking part in the Income Tax Assistance – Volunteer Program, administered jointly by the Canada Revenue Agency and Revenue Quebec, …I undertake to decline any remuneration for services I provide under the income tax assistance program”. No remuneration is paid to the Centre’s volunteers.

We would like to take this opportunity to thank all those who, where possible through their contribution, help promote the deployment of local services across our vast rural region in the MRC. With regards to the suggested $5 contribution, the recipient of the service is not required to give this; it is at their discretion. The amounts collected through these contributions are exclusively used to cover costs such as: printing of documents, distribution of the clinic calendars, postage fees, USB keys, internet charges, shredding of documents, mileage and meal costs for the volunteers. The $5 contribution therefore supports us in enabling volunteers to provide local service, wherever possible, across the various municipalities in our MRC.

Création de l’Office Régional d’Habitation du Haut-Saint-François

C’est pour éviter que la gestion des quatre immeubles HLM (habitation à loyer modique) sur le territoire se retrouve sous la responsabilité des offices municipaux d’habitation de l’extérieur que la MRC du Haut-Saint-François a déclaré sa compétence, permettant ainsi le regroupement des offices sous une seule égide soit l’Office Régional d’Habitation du Haut-Saint-François.

Le regroupement des offices d’habitation d’Ascot Corner, East Angus et Saint-Isidore-de-Clifton s’inscrit dans la volonté annoncée, en 2016, du gouvernement du Québec, avec la collaboration de la SHQ, d’enclencher un processus de regroupement. Deux alternatives s’offraient; soit de laisser les offices se regrouper avec des régions plus près comme Ascot Corner avec Sherbrooke entre autres ou que la MRC déclare sa compétence et conserver la gestion sur le territoire du Haut-Saint-François.

Bien que la MRC déclare sa compétence, la responsabilité financière des HLM, s’il y a déficit, demeure à la charge de la municipalité dans laquelle se trouvent les immeubles. On compte quatre bâtiments sur le territoire pour une capacité de 61 unités de logement. De ce nombre, on retrouve un bâtiment d’une capacité de 15 logements à Ascot Corner, un autre de 30 à East Angus et deux à Saint-Isidore-de-Clifton soit de 10 logements et un autre de six logements pour des familles et des personnes seules. Mentionnons que les logements sont offerts pour les personnes âgées de 50 ans et plus. Rappelons que la philosophie des HLM est de permettre à des personnes ayant des revenus limités de 21 000 $ et moins de se loger convenablement dans la région immédiate où ils ont vécu.

L’Office Régional d’Habitation du Haut-Saint-François est en force depuis le 1er janvier dernier. Le conseil d’administration se compose de 13 personnes dont quatre représentants de la MRC, trois des municipalités où sont situés les immeubles, autant du secteur socio-économique de la région et trois représentants des locataires. Le président du conseil d’administration et maire de Weedon, Richard Tanguay, estime que le logement social est très important sur le territoire et que la déclaration de la MRC permet de conserver la gestion de cette facette. Ce dernier voit plus loin et souhaite qu’à moyen terme l’organisme devienne le guichet unique pour le logement social sur le territoire que ce soit de type HLM, OBNL ou Coopératif. « On pourra planifier le développement coordonné du logement social », de compléter M. Tanguay. Les personnes désireuses d’en savoir davantage peuvent contacter le directeur de l’Office Régional d’Habitation du Haut-Saint-François, André Croisetière, en composant le 819 943-4281.

 

Les Chevaliers de Colomb de Cookshire remettent 1 000 $

Les Chevaliers de Colomb de Cookshire conseil 3139 ont profité du récent brunch d’avril, tenu à la salle Guy-Veilleux de Cookshire-Eaton, pour remettre un chèque de 1 000 $ à l’organisme Développement et Paix. Le geste était particulièrement rehaussé avec la participation de l’évêque du diocèse de Sherbrooke, Mgr Luc Cyr.

Cet organisme officiel de solidarité internationale de l’Église catholique au Canada et membre canadien de Caritas Internationalis est voué à faire le bien dans le monde. Il tire ses ressources financières de collectes de fonds dans les paroisses.

Les Chevaliers de Colomb tiennent en moyenne huit brunchs annuellement. Une forte majorité des recettes générées grâce à l’implication de nombreux bénévoles et la participation des citoyens permettent de redistribuer approximativement 10 000 $ dans le milieu. Outre, Développement et Paix, les Chevaliers sont venus en aide à la Fondation de l’école Saint-Camille, à l’Afeas de Cookshire, aux élèves de la Cité-école Louis-Saint-Laurent qui préparent un voyage humanitaire et bien d’autres. Une partie des recettes sont également redistribuées dans la préparation des paniers de Noël. Les brunchs tenus le troisième dimanche du mois sont fort appréciés auprès de la population. Exceptionnellement, près de 350 personnes ont participé à celui d’avril dernier.

Une année record pour le Centre local de développement (CLD)

Le Centre local de développement (CLD) du Haut-Saint-François tenait récemment son assemblée générale annuelle à Chartierville. L’année 2018 fut marquée d’un record au point de vue des interventions en entreprises. En effet, 95 ont reçu du soutien technique de la part des conseillers du CLD, comparativement à 86 l’année précédente.

De sérieux enjeux
Le président du CLD et préfet du HSF, Robert Roy, a effectué un bref survol des principaux enjeux ayant marqué 2018, soit le Plan de développement de la zone agricole (PDZA), le manque de ressources en abattage suite à l’incendie de l’Abattoir Rousseau et le développement de l’offre touristique.

Le PDZA a abordé de plein front la problématique de la relève agricole en adhérant au service de maillage ARTERRE. L’agente du programme, Yolande Lemire, était d’ailleurs sur place pour tenir l’assemblée informée des derniers avancements. Une de ses recommandations consiste à mieux qualifier les propriétaires-cédants à leur projet de vente ou de transfert, qui peut s’étaler sur plusieurs années.

L’incendie de l’Abattoir Rousseau à Lingwick en novembre 2017 a laissé un grand vide dans l’offre d’abattage dans la région. En collaboration avec l’UPA, le CLD a lancé une étude sur les besoins estriens en cette matière. Le dépôt est prévu pour juin et l’application des recommandations s’enclencherait rapidement par la suite.

Attirer et retenir les visiteurs
Le développement de l’offre touristique en région demeure une priorité pour le CLD. Le circuit des Sheds panoramiques mise sur le trafic du Chemin des Cantons et de la Route des Sommets qui sillonnent la MRC pour mousser son attractivité. Le réseau est prévu pour être déployé en avril 2020, alors que trois sheds sont déjà en place à East Angus, La Patrie et Cookshire-Eaton. Deux structures légères ont également été déployées à Newport et Dudswell.

Le président du comité de la piste multifonctionnelle de la Saint-François et maire de Weedon, Richard Tanguay, a présenté les derniers développements du projet. Une demande de 500 000 $ auprès du Fonds d’appui au rayonnement des régions (FARR) a été obtenue. Cette aide permettra la réalisation d’un premier tronçon de 10 km entre Weedon et Beaulac-Garthby.

À peine lancés, déjà sur pied
Avec 95 entreprises ayant bénéficié du soutien technique des conseillers du CLD, l’année 2018 a marqué un record. Un montant de 630 000 $ en prêts a été accordé par le biais des Fonds locaux d’investissement et de solidarité (FLI et FLS). Au total l’an dernier, ce sont 4,3 M$ qui ont été investis et 25 projets réalisés. Les types de projets appuyés vont du démarrage d’une entreprise à un projet d’expansion, en passant par le développement de nouveaux marchés et de produits.

Line Chabot, du Domaine De La Giroux-ette à La Patrie, a bénéficié du Fonds Émergence pour se lancer dans la culture et la transformation de la monarde. Elle se targue d’être l’une des premières au Québec à produire la plante vivace rouge. Avec plus de 5000 plants en terre, Mme Chabot avoue ne pas trop savoir où sa culture la mènera, tout en caressant le projet de produire des huiles essentielles.

Louis Mailhot a démarré son entreprise BMP Électrique à East Angus en septembre 2018 avec l’aide du FLI et du FLS. Déjà, son territoire s’étend dans toute l’Estrie avec des clients à Waterville et Bromont. M. Mailhot affirme que les choses vont vite pour son entreprise et prévoit embaucher des ressources supplémentaires prochainement.

Sébastien Croteau, alias L’Inconnu dans le noir, sa compagnie de productions vidéos, s’était expatrié à Montréal pendant une quinzaine d’années avant de revenir dans la région l’an dernier. Ce qui a provoqué le déclic chez lui fut les nouvelles possibilités de travail à distance via le réseau internet. Originaire du Weedon, il dit avoir toujours apprécié la qualité de vie qu’on retrouve dans le Haut-Saint-François. Débutée en mai 2018, son entreprise a bénéficié du «coup de main» du CLD par le biais des programmes FLI et Soutien au travail autonome.

Doublé musical à Dudswell

La première représentation de Dudswell en musique s’est tenue le 4 mai dernier à l’église St-Adolphe-de-Dudswell. En première partie, l’événement mettait en vedette les élèves de l’école de musique Bishopnote, à Cookshire-Eaton. Leur prestation était suivie de celle du chœur Ô Gospel sous la direction d’Anne-Claire Hyvert. La seconde représentation aura lieu le samedi 25 mai à partir de 19 h 30, toujours au même endroit. Cette fois-ci, le musicien local Raphaël Ashby fera résonner l’orgue Casavant du bâtiment patrimonial avant que ne lui succède la chorale Dud’illid’ham, dirigée par Shanti Legault. Voir l’agenda du journal pour plus de détails.

Une bonne année pour la Chambre de commerce du HSF

En mettant de l’avant et participant à près d’une vingtaine d’activités annuellement, la Chambre de commerce du Haut-Saint-François joue un rôle actif dans son milieu. Parmi les plus significatives, mentionnons le populaire brunch des élus tenu en début de chaque année, le tournoi de golf, l’info-bulletin mensuel, les déjeuners-conférences, sa participation au bureau d’accueil touristique à East Angus et bien d’autres. Au secteur financier, l’organisme régional est en bonne santé financière. Le surplus de plus de 8 500 $ en témoigne. Satisfaite de la dernière année, la présidente Gaétane Plamondon mentionne que l’organisme a procédé à la refonte de son site Internet et fera la promotion de l’achat local au cours de la présente année. Une vingtaine de personnes ont participé à l’assemblée générale annuelle qui se tenait à la Vieille gare du papier à East Angus.

Préservez la biodiversité du Québec en cultivant des plantes indigènes !

Cultiver des plantes indigènes est une excellente façon de préserver notre faune et notre flore, mais encore faut-il savoir quoi planter !
Une plante indigène pousse naturellement dans un milieu, sans y avoir été introduite par l’homme. Ainsi, les végétaux apportés au Canada par les colons européens ne sont pas des plantes indigènes, même s’ils sont aujourd’hui bien établis partout au pays. Il s’agit plutôt de plantes «naturalisées».

Les espèces indigènes sont essentielles à la survie de nombreux insectes et oiseaux, car elles servent depuis toujours d’abris, de sources de nourriture et de lieux de reproduction. Elles sont donc vitales pour le maintien de la biodiversité.

Pourquoi les planter ?
Les plantes indigènes canadiennes sont généralement faciles à cultiver, car elles sont adaptées au climat et résistent aux maladies et aux ravageurs. En voici quelques-unes qui, de surcroît, attirent des insectes utiles, des pollinisateurs, des papillons ou encore des oiseaux :
• L’asclépiade commune (Asclepias syriaca);
• L’iris versicolore (Iris versicolor);
• L’immortelle blanche (Anaphalis margaritacea);
• La sanguinaire du Canada (Sanguinaria canadensis);
• La violette du Canada (Viola canadensis);
• Le fraisier des champs (Fragaria virginiana);
• Le quatre-temps (Cornus canadensis).

Enfin, il existe bon nombre de graminées et d’arbustes indigènes à inclure au jardin : l’amélanchier du Canada (Amelanchier canadensis), le sureau blanc (Sambucus canadensis), le bleuet à feuilles étroites (Vaccinium angustifolium), etc. Rendez-vous dans une pépinière ou un centre de jardinage de votre région pour dénicher des plantes indigènes de qualité !

3 plantes grimpantes qui embelliront votre jardin

Cultiver des plantes grimpantes est une excellente façon de dissimuler un mur peu esthétique tout en enjolivant votre cour. Voici trois espèces de végétaux grimpants qui embelliront votre jardin.

1. La vigne vierge à fruits bleus (Ampelopsis brevipedunculata)
Il faut attendre l’automne pour admirer cette plante dans toute sa splendeur, car ce sont ses petits fruits turquoise, bleus et pourpres qui la rendent si singulière. La vigne vierge à fruits bleus peut être cultivée tant au soleil qu’à l’ombre, mais vous profiterez d’une fructification plus abondante en choisissant un emplacement ensoleillé.

2. Le lierre de Boston (Parthenocissus tricuspidata)
Également appelée vigne vierge à trois pointes, cette magnifique plante grimpante fera tourner les têtes à l’automne lorsque ses feuilles vireront au rouge vif. Elle attirera également les oiseaux grâce à ses fruits marine. Moyennement rustique, cette espèce peut être difficile à cultiver ailleurs qu’à l’extrémité sud du pays. Optez alors pour sa cousine, la vigne vierge à cinq folioles (Parthenocissus quinquefolia).

3. Le houblon (Humulus lupulus)
Idéal pour garnir une pergola ou une clôture, le houblon plaira certainement aux amateurs de bière ! Comme eux, cette plante aime bien s’hydrater : choisissez donc un terreau qui retiendra suffisamment d’eau pour répondre à ses besoins. Si vous souhaitez récolter la lupuline, cette fameuse résine utilisée dans l’industrie brassicole, assurez-vous de choisir un plant femelle, vous trouverez la lupuline à la base de ses bractées. Enfin, sachez que le houblon, une plante de la famille des cannabacées, peut dégager une odeur de chanvre.

Les riverains pas chauds au déménagement à Weedon

L’inondation des derniers jours a encore une fois affecté le secteur de Weedon, particulièrement les riverains de la rivière Saint-François et ceux du lac Louise. Habitués à ce genre de situation, plusieurs résidants concernés se sont ajustés au fil des années et il n’est pas question pour eux d’abandonner leur résidence. Même si le gouvernement du Québec met une offre sur la table, ils préfèrent affronter la situation, se retrousser les manches, faire un grand ménage et demeurer sur place. C’est leur coin de paradis et ils y tiennent malgré les inondations.

Il existe un programme offert par le ministère de la Sécurité publique pour les riverains en zone inondable qui ressemble aux mesures incitatives qu’aimerait mettre en place le premier ministre du Québec, François Legault. Le programme en vigueur prévoit qu’un riverain ayant subi des dommages supérieurs à 50 % de la valeur de sa résidence peut vendre sa propriété au ministère de la Sécurité publique qui se charge de nettoyer le lot avant de le remettre à la municipalité. À Weedon, précise le maire Richard Tanguay, une seule personne, une dame qui était propriétaire s’est prévalue de cette mesure.

M. Tanguay ne croit pas que les riverains de sa municipalité vont se prévaloir du nouveau programme. Il cite en exemple l’inondation de 2018. « L’an passé, on a eu la pire inondation de toutes. Quand est venu le temps d’aller chercher de l’information sur les programmes, le Centre culturel était plein à craquer. Mais quand est venu le temps de faire les réclamations des programmes, il y avait plus de travailleurs dans la salle qu’il y avait de sinistrés. Il a eu des réclamations, mais pas tant que ça. Ici, les gens sont habitués d’être inondés. Je suis pas sûr qu’ils vont embarquer dans le programme. Ici, les gens ont trouvé le moyen de s’adapter. J’ai du monde qui dise : deux semaines de misère pour un été de bonheur, c’est pas grand-chose. »

Le maire Tanguay ne rejette pas totalement l’idée et soutient que le principe est valable. Toutefois, s’il devait y avoir une loi, « elle ne devrait pas s’appliquer mur à mur. Elle doit faire preuve de discernement et s’appliquer selon les régions », d’insister le maire de Weedon. Ce dernier croit que l’application unilatérale d’une nouvelle mesure forçant les riverains à vendre pourrait priver sa municipalité de revenus considérables en taxes municipales. Les personnes de l’extérieur qui seraient contraintes de vendre leur chalet n’iront pas s’établir dans la municipalité, ils chercheront un autre point d’eau, d’expliquer M. Tanguay. Ce dernier croit que le gouvernement aurait plutôt avantage à assouplir la réglementation au code national du bâtiment. « On pourrait permettre de lever les maisons et les mettre sur pilotis. Moi dans ma tête, je me dis partout sur la planète, ils construisent sur des pilotis ; pourquoi ici on ne l’autorise pas. »

Inondation
Quant à l’inondation, sans minimiser les dégâts, M. Tanguay mentionne que « c’est moins pire que l’année dernière. Finalement, on est dans une crue normale, moyenne. Oui, on a eu une bonne, mais pas si alarmant que ça. » La municipalité considère que sur la totalité des chemins concernés, il y aurait approximativement 500 bâtiments dont la moitié seraient des résidences secondaires et l’autre moitié sont des résidences permanentes. Des avis d’évacuation ont été lancés à tous. Du nombre potentiel de 250 familles, la municipalité a pris en charge 14 et 10 autres ont signifié qu’ils étaient partis chez des parents ou amis. Toutefois, le maire croit qu’il y en aurait eu davantage.

Nouveauté cette année, mentionne le maire, « on est en train de tester un système de communication collectif. On est en train d’installer un système d’appel qui va envoyer des textos, des courriels automatisés, des appels personnalisés. On avait 300 noms d’inscrits pour des envois sur les cellulaires. Un texto entre sur ton cellulaire et dit risque d’inondation. Envoie un courriel à l’adresse courriel et indique risque d’inondation dans ta rue. » Toutefois, la transmission d’avis, dite traditionnelle, est demeurée en force. Au chapitre des nouveautés, le maire indique « sur le site de la régie des incendies, les gars sont en train de développer des cadrans d’alerte en temps réel de l’état de la situation. »

Prise en charge
Contrairement aux années passées, c’est la municipalité qui a pris en charge les sinistrés en les relocalisant à l’hôtel et fournit les repas plutôt que la Croix-Rouge. C’est l’application d’une clause stipulant qu’une entente entre les parties devait être signée préalablement qui a posé problème. Confrontée à la rapidité des événements, la municipalité a convenu d’assumer l’opération quitte à se retourner par la suite pour faire les réclamations à qui de droit. « Au moins, plutôt que d’amener les gens à Sherbrooke et dépenser l’argent là-bas, comme le faisait la Croix-Rouge, on les a relocalisés dans un hôtel d’ici, au Relais des Mésanges. On s’est arrangé avec un restaurant de Weedon pour les repas. On a réinvesti localement », d’expliquer le maire Tanguay.

Barrage
D’autre part, le maire reconnaît que la gestion des barrages a un impact sur les riverains. Il mentionne ne pas comprendre la logique des services hydriques. « Je comprends la notion de sécurité, mais les calculs m’apparaissent bizarres. L’ouverture des barrages, quand on fait ça, l’eau ne baisse pas à Weedon. J’aimerais connaître les règles établies, est-ce toujours d’actualité. Eux de l’autre côté, ils se font jamais inondés. » Une semaine après la levée d’avis d’évacuation à Weedon, les riverains se sont retroussé les manches et repris le cours normal des choses.

Cookshire-Eaton
À Cookshire-Eaton, on a craint que la rivière Eaton sorte de son lit. Un avis de possible évacuation avait été signifié à la trentaine de résidents, mais heureusement, le tout s’est rétabli rapidement. À Ascot Corner, la rivière Saint-François est venue bien près de causer des dommages, mais la situation s’est rétablie.

 

 

 

 

Journaux communautaires du Québec : Le Haut-Saint-François se démarque

Votre journal régional communautaire Le Haut-Saint-François s’est démarqué lors du congrès de l’Association des journaux communautaires du Québec (AMECQ), qui s’est déroulé en fin de semaine dernière dans la région de Québec, en remportant plusieurs prix, dont celui du 3e média de l’année.

La région du Haut-Saint-François a fait parler d’elle à plusieurs reprises puisque le journaliste Jean-Marc Brais et le directeur général/journaliste Pierre Hébert sont montés à quatre reprises sur le podium pour recevoir des prix. M. Brais s’est particulièrement démarqué en réussissant un doublé; celui du premier prix pour la nouvelle intitulée Soixante élèves de Bury transférés à Scotstown et du deuxième prix pour l’entrevue L’écrivaine déchaînée. M. Hébert a obtenu le second prix pour le texte d’opinion (éditorial) intitulé Doit-on voter quand même ?

Votre journal s’est également inscrit parmi les finalistes dans la catégorie reportage et conception graphique tabloïd. L’infographiste, Maxime Robert, est celui qui effectue la conception graphique et la mise en page du journal. Tout ce beau travail est soutenu par les autres membres de l’équipe du journal ainsi du conseil d’administration.

Au-delà des prix, c’est tout le Haut Saint-François qui profite de cette visibilité et la crédibilité qui en découle. Mentionnons que le journal Le Reflet du Canton de Lingwick a également fait belle figure en s’inscrivant parmi les finalistes dans la catégorie opinion, chronique et conception graphique. Le jury était composé des journalistes Mylène Moisan, Le Soleil, Aurélie Lanctôt, Le Devoir, Mélanie Noël, La Tribune, François Demers, Université Laval, Sébastien Huot, directeur de production Éditions BPL, Éric Beaupré, photographe et Patrice Francoeur, directeur artistique magazine Espaces. Rappelons que l’AMECQ regroupe plus de 80 médias provenant des quatre coins du Québec.

10 000 lb de sirop d’érable saisies à l’Érablière Gaudreau

Les saisons des sucres se suivent et se ressemblent à l’Érablière Gaudreau de Scotstown. Une première saisie pour l’année 2019 y a été récemment ordonnée par les Producteurs et productrices acéricoles du Québec (PPAQ). Daniel Gaudreau, propriétaire de l’érablière en compagnie de sa conjointe Nathalie Bombardier, qualifie la situation de « vol légal ». Le couple connait des démêlés avec la fédération depuis 2014.

Au total, les huissiers se sont emparés de 3500 conserves de sirop d’érable et de 11 barils de 450 lb. La valeur marchande de ce liquide se situe entre 27 000 $ et 31 000 $, selon sa catégorie (doré, ambré, foncé). L’opération a duré environ trois heures.

L’histoire se répète
Depuis le début du mois d’avril, un gardien de sécurité a été posté à l’Érablière Gaudreau entre 10 h et le moment de fermeture de l’évaporateur. Celui-ci vérifie et quantifie la production, avant d’en faire un rapport à l’intention de la PPAQ. Après un début de saison retardé à cause de la météo, l’établissement a entamé sa production avant d’atteindre son quota, ou contingent, de 16 000 lb fixé par la fédération. C’est donc l’excédent à cette limite qui s’est retrouvé enlevé d’entre les mains de Daniel Gaudreau.

« Se faire voler, c’est ça que je trouve dur », a commenté l’acériculteur qui fait face à des amendes s’élevant à plus de 300 000 $ de la part de la PPAQ. Avant le départ des huissiers, ses étagères contenaient 3500 conserves de sirop d’érable qui venaient d’être cannées manuellement les jours précédents. Cette production en petits contenants était destinée au marché européen, alors que M. Gaudreau a trouvé un partenaire français qui la lui avait achetée. Avec cette nouvelle manière de faire, le producteur de Scotstown pensait pouvoir échapper au cadre réglementaire de la PPAQ, qui autorise la vente directe au consommateur en format de moins de 5 L.

Pas sortis de l’auberge
« Ça me permettait de vivre et de faire manger ma famille en loi », s’imaginait Daniel Gaudreau. « Ils [la PPAQ] en ont personnellement contre nous. Ils empêchent l’érablière de survivre. » Du côté de la fédération, on rappelle que le cas de l’Érablière Gaudreau en est un isolé. Le duo d’acériculteurs de Scotstown fait partie d’une poignée de récalcitrants sur les 7400 entreprises acéricoles de la province.

Hélène Normandin, directrice des communications à la PPAQ, rappelle que ce sont les producteurs et productrices acéricoles eux-mêmes qui se sont dotés d’une réglementation reflétant la volonté collective. Une équipe mobile de la fédération se rend d’ailleurs sur le terrain pour rencontrer certains propriétaires. « On s’est rendu compte il y a quelques années que, souvent, c’était une mauvaise compréhension des règlements et que, quand on arrive sur le terrain, ça se règle à l’amiable et ça se déroule bien. »

Sous enquête depuis plusieurs années, l’Érablière Gaudreau s’est vue imposer une somme de 321 000 $ à rembourser à la PPAQ par la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec. Le jugement a été homologué, mais la décision a été portée en appel. La cause sera entendue sur huit jours à la fin du mois à Sherbrooke.

Lors de ses précédentes saisies en 2018, la PPAQ a retrouvé de l’eau dans les barils en provenance de l’Érablière Gaudreau. Comme le dossier est en démarche judiciaire en ce moment, Daniel Gaudreau préfère ne pas s’étendre sur le sujet. « Moi, je peux juste dire que j’ai mis du sirop dans mes barils. »

Joindre les rangs
S’il y en a un qui est plus que familier avec ces déboires, c’est bien le producteur acéricole de Newport, Steve Côté. Après avoir vu son appel être rejeté par la Cour suprême, il a été contraint de prendre entente avec la PPAQ, qui se nommait à l’époque Fédération des producteurs acéricoles du Québec. Bien que confidentielle, l’entente entre les deux parties dépasse les 400 000 $, avait confirmé M. Côté l’automne dernier.

Pour la présente saison 2019, le producteur dit ne pas avoir tout entaillé ses érables. « Depuis le temps des procédures et tout, j’ai des secteurs qui sont à refaire. Les moyens financiers étant limités, on y va mollo. » Avec une partie de sa tubulure à mettre à jour, M. Côté cherche plutôt à vendre le fonds de terre et son contingent de 27 000 entailles à quelqu’un qui pourra l’exploiter complètement.

Le résident de Newport se désole toutefois de la hausse de la valeur des érablières depuis l’établissement du Règlement sur le contingentement dans le sirop d’érable en 2004. « C’est plus vraiment accessible à monsieur Tout-le-Monde. Les prix ont vraiment monté. »

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