Les Agricultrices de l’Estrie se réunissent à Bury

« Nous voulons, nous pouvons ! » Tel était le crédo qui a motivé les actions du regroupement Agricultrices de l’Estrie au cours de la dernière année. Une quinzaine de femmes ont bravé le mauvais temps, du jeudi 21 février dernier, pour participer à l’assemblée générale annuelle qui se tenait à Bury. Le président de l’UPA Estrie, François Bourassa, s’est joint au groupe.

Fondé il y a une trentaine d’années, l’organisme vise à valoriser toutes les femmes œuvrant en milieu agricole et forestier tout en soutenant le développement de leurs capacités entrepreneuriales individuelles et collectives en reconnaissant leur contribution économique, d’expliquer Yolande Lemire, présidente. « Faire partie des agricultrices, c’est de se regrouper et de discuter de nos priorités et de nos irritants. C’est de partager des pratiques communes, d’écouter et de s’améliorer dans nos modes de gestion, se reconnaître comme femme dans la réalité agricole. Les Agricultrices de l’Estrie, ce n’est pas seulement 40 femmes ou membres, c’est plus de 2 200 femmes qui travaillent au sein d’entreprises agricoles », précise Mme Lemire.

Les participantes ont approuvé le plan d’action de l’année en cours visant entre autres à augmenter le membership et d’accroitre les capacités entrepreneuriales et les aptitudes démocratiques des membres. Tout cela prend forme à l’intérieur d’un calendrier d’activités. La présidente ne cache pas qu’elle aimerait bien recruter de jeunes femmes. « La moyenne d’âge des membres est de 40 ans. J’aimerais avoir des jeunes femmes. Je souhaiterais avoir les deux générations pour qu’elles puissent apporter une à l’autre, sagesse et jeunesse. » Outre les grandes orientations, l’organisme souhaite sensibiliser les automobilistes à la sécurité routière en zone agricole notamment sur les grands axes routiers estriens, comme la route 108 dans le Haut-Saint-François et la 147 près de Compton.

La présidente rappelle que Agricultrices de l’Estrie qui sont membres d’Agricultrices du Québec ont contribué à faire avancer la cause des femmes en appuyant l’UPA que ce soit pour la reconnaissance des femmes comme travailleuse autonome, le congé de maternité pour travailleur autonome et la reconnaissance dans les années 80 de la femme à titre de copropriétaire. « Là, on travaille sur l’égalité et l’équité au niveau de la reconnaissance salariale comme productrice. Une femme sur cinq n’a pas de salaire », précise Mme Lemire. L’organisme tiendra ses conseils d’administration et activités dans les sept MRC de l’Estrie. L’objectif, d’exprimer la présidente, est de se rapprocher des productrices. Mme Lemire mentionne que des activités seront organisées par des administratrices et d’autres par des partenaires ou autres groupes affiliés. « Le but est de se rencontrer, d’échanger, apprendre, développer de nouvelles connaissances, réseauter, développer des partenariats et autres. »

Du courrier recommandé pour les jeunes de St-Isidore

Depuis un an et demi, le Courrier des jeunes permet à des élèves de l’école des Trois-Cantons de St-Isidore-de-Clifton de correspondre avec des adultes bénévoles. L’initiative provinciale est chapeautée dans le Haut-Saint-François par la coordonnatrice du Centre d’action bénévole (CAB), Nancy Blanchette. Elle travaille main dans la main avec l’enseignant Dany Marcotte qui s’occupe de la classe multiple de 5e-6e année.

Un courrier émancipateur
Mme Blanchette a à cœur l’initiative. « Ça sert de tribune pour s’exprimer. Il y a des enfants qui vivent des choses et qui sont pas capables d’en parler à personne. C’est à travers ce courrier-là qu’ils vont le faire. » De son côté, M. Marcotte a pu observer des changements positifs dans les résultats en français des élèves. « Ça fait des situations d’écriture qui deviennent des situations réelles. Ceux qui aiment pas l’écriture ont pas l’impression d’en faire. »

C’est une impression partagée par Raphaëlle, une élève de la classe : « C’est plus le fun d’écrire une lettre à quelqu’un qui va la lire que d’écrire pour écrire. » Sa collègue Charlie prend aussi plaisir à l’activité : « Tu peux avoir l’opinion de quelqu’un d’autre sur ce que tu penses. Tu peux te confier, puis elles vont te donner des conseils qui vont pouvoir t’aider. »

Sortir de la routine
Ces bénévoles sont cinq femmes de la région de Weedon qui se réunissent une fois par mois pour répondre aux missives des élèves. Une sixième bénévole artistique décore les enveloppes et ajoute quelques dessins ici et là. Toutes se disent touchées par la jeunesse et ce contact privilégié qu’elles en retirent. Certaines ont toutefois dû s’adapter à l’écriture en lettres détachées, la calligraphie cursive étant de plus en plus abandonnée.

Au total, ce sont neuf échanges mensuels qui se produiront entre les élèves et les bénévoles pendant une année scolaire. En cette ère de l’instantané, cette manière de procéder peut détonner. « Maintenant, on n’est plus habitué à faire quelque chose puis d’attendre une réponse un mois plus tard », remarque l’enseignant Dany Marcotte. Cela ne semble toutefois pas rebuter les participants. Aux dires de Nancy Blanchette, les bénévoles « trippent » et les enfants développent une écoute et une forme de politesse envers autrui.

Un échange bénéfique
Le jeune Antoine avoue aimer le processus « parce qu’on peut faire confiance [à notre correspondante] et écrire des affaires personnelles. » L’une des bénévoles adultes, qui doivent demeurer anonymes selon les termes du projet, affirme que le bénévolat est égoïste puisque le don de soi est tout autant nourrissant. Une seconde lance : « C’est vraiment un beau cadeau à se faire. Même s’il faut aller chercher les jeunes parce qu’ils ne nous posent pas beaucoup de questions parfois. »
Les sujets d’échange varient entre le hockey, la chasse, les promenades en quatre-roues et les animaux de compagnie. Le but du Courrier des jeunes est de les mettre au centre de l’attention. Par le fait même, l’enseignant Dany Marcotte en profite pour glisser quelques notions de français lorsque les élèves lui posent des questions, histoire de bien les préparer pour les examens finaux.

Le Centre d’action bénévole aimerait développer le projet afin d’inclure un plus grand nombre d’élèves et d’ainés dans le processus. Les bénévoles intéressés peuvent d’ailleurs contacter le CAB afin de participer au Courrier des jeunes.

 

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Maternelle 4 ans; Rien de nouveau à Weedon

Le député de Mégantic, François Jacques, se réjouit de l’ouverture pressentie de cinq classes de maternelle 4 ans dans le comté, dont quatre pour la Commission scolaire des Hauts-Cantons. En fait, deux classes sont déjà en fonction sur le territoire des H-C soit à Weedon et Notre-Dame-des-Bois et deux autres pourraient s’ajouter pour 2019-2020.

« C’est une nouvelle incroyable pour les élèves et pour les parents de notre région. La maternelle 4 ans, gratuite et non obligatoire, permettra une détection et une prise en charge rapide des enfants ayant de potentiels retards de développement, tout en leur offrant des apprentissages par le jeu. D’ici cinq ans, notre gouvernement désire rendre la maternelle 4 ans disponible pour tous les enfants de Mégantic et du Québec », d’exprimer M. Jacques.

Rappelons que le projet de loi no 5 modifiant la Loi sur l’instruction publique et d’autres dispositions à l’égard des services de l’éducation préscolaire destinés aux élèves âgés de 4 ans, présenté le 14 février à l’Assemblée nationale par le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, M. Jean-François Roberge, prévoit l’accès graduel à la maternelle à temps plein pour tous les enfants de 4 ans dont les parents en font le choix.

« Unanimement, cette offre de services nous permettra d’améliorer la réussite scolaire de nos enfants et ainsi d’augmenter le taux de diplomation. Je pense que nous pouvons tous être fiers de cette grande ambition que nous nous donnons. En ce moment, la maternelle 4 ans est uniquement offerte dans certains milieux défavorisés. Pourtant, les difficultés d’apprentissage n’ont pas de code postal et tous les enfants du Québec devraient pouvoir profiter de ce service », d’exprimer M. Jacques.

Déjà en place
L’annonce du député ne crée pas de grands remous au sein de la CSHC. Elle offre déjà la maternelle 4 ans depuis cinq ans à Weedon et trois ans du côté de Notre-Dame-des-Bois. « Pour nous, il y a rien de nouveau outre le fait qu’on a le droit de démarrer dans deux nouveaux milieux. Un milieu qui avait déjà eu une maternelle 4 ans, les installations étaient déjà sur place du côté de Ste-Cécile, puis à Mégantic, l’école Sacré-Cœur, il y aurait une nouvelle maternelle 4 ans et là ça demandera certains aménagements », de mentionner Martial Gaudreau, le directeur général à la CSHC.

Pour le Haut-Saint-François, il n’y a pas d’autre maternelle 4 ans prévue pour l’an prochain. La période d’inscription pour la maternelle 4 ans à Weedon est terminée et tout indique, selon M. Gaudreau, qu’elle sera en force en septembre prochain pour une sixième année consécutive. Plus de 13 inscriptions étaient enregistrées au moment d’écrire ces lignes alors que le nombre minimum nécessaire est de 6.

Le gouvernement du Québec prévoit ajouter 250 classes dès septembre prochain pour un nombre total de 644 partout au Québec. L’objectif est de faire en sorte que d’ici cinq ans, tous les parents qui le souhaitent puissent inscrire leur enfant à la maternelle 4 ans à temps plein.

Soirée de chasse bénéfique

Le couple Roger Rolfe et Valérie Bruneau de Cookshire-Eaton sont en voie de créer une tradition. Pour une deuxième année consécutive, ils ont remis les recettes à un organisme. Cette fois, ils ont jeté leur dévolu sur Loisirs Cookshire en leur laissant un chèque de 960 $. « On trouve ça important de donner à un organisme local. Cette année, on a décidé de donner à Loisirs Cookshire. C’est un nouveau comité et on veut les aider à repartir », de mentionner Mme Bruneau. L’activité, qui en était à sa troisième édition, est toujours appréciée des amateurs de chasse et de pêche. Plus de 200 personnes se sont présentées à la salle Guy-Veilleux pour visionner les films dans le cadre de la tournée Chassomaniak. Plusieurs prix de présence ont été remis pour l’occasion. Les responsables de l’activité songent déjà à la prochaine édition et remercient les nombreux commanditaires. Nous apercevons Roger Rolfe et Valérie Bruneau remettant le chèque à Manon Élisabeth Carrier, présidente de Loisirs Cookshire.

Don de 500 $ à l’école Saint-Camille

Le Club Lions Cookshire-Eaton a remis un chèque de 500 $ à l’école Saint-Camille de cette municipalité. Le montant servira à l’achat de livres pour la bibliothèque. Cela s’inscrit parmi les objectifs de l’organisme d’encourager l’alphabétisation, d’intervenir pour la vue en défrayant le coût de lunettes pour les familles défavorisées et autres. Le club réalise également des rêves d’enfants malades pour combler des besoins. Ajoutons que l’illustratrice Danielle Tremblay, du secteur Sawyerville à Cookshire-Eaton, a fait don d’une vingtaine de livres de la collection Mini BIG. Nous retrouvons de gauche à droite, Annick Turcotte de la Fondation des amis de l’école Saint-Camille, Jean Tremblay, vice-président du Club Lions, et Cathy Lapointe, directrice de l’école.

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Au cœur de la vie spirituelle

En 2018, une multitude d’activités et de services ont été offerts par l’Archidiocèse de Sherbrooke. L’Église souhaite toujours répondre concrètement aux besoins de la population et la Fondation Mgr Jean-Marie-Fortier permet de maintenir cette aide.
Cette offre se traduit notamment par des camps de jour pour les enfants, un projet de francisation pour le soutien aux familles réfugiées de l’Estrie, des cours de couture pour les femmes immigrantes, l’ouverture du Centre Newman (aumônerie étudiante catholique), la création de l’événement touristique de la Balade des Clochers, la cérémonie des défunts oubliés, la cérémonie des anges pour les parents dont l’enfant est parti trop tôt ou par des fins de semaine de ressourcement pour les couples.

Toutes ces activités sont disponibles grâce au soutien financier de La Fondation Mgr Jean-Marie-Fortier dont la campagne de financement annuelle se tiendra du 24 mars au 13 avril 2019.

Des capsules Web présentent les services offerts par l’Archevêché. Celles-ci, produites par la Fondation, sont disponibles via YouTube et sur notre site Web : jecrois.ca.

La Fondation Mgr Jean-Marie-Fortier soutient ses Équipes grâce aux dons amassés dans la communauté. Cette année, l’objectif de 215 000 $ permettra de maintenir les services spirituels auprès des jeunes, des aînés, des personnes malades, des immigrants des couples et des familles.
Les personnes qui souhaitent faire un don à la Fondation Mgr Jean-Marie-Fortier ou qui désirent plus d’information au sujet du don planifié doivent communiquer au 819 563-9934 poste 218 ou visiter le site jecrois.ca. Les dons peuvent également être envoyés par la poste au 130, rue de la Cathédrale, Sherbrooke, J1H 4M1.

3 technologies pour faciliter l’entretien de votre véhicule

L’arrivée du printemps est bien souvent synonyme de grand ménage, et l’entretien mécanique de votre voiture ne doit pas être négligé ! En effet, ces tâches permettent de prévenir une foule de problèmes. Ce printemps, pourquoi ne pas utiliser judicieusement les nouvelles technologies pour vous simplifier la vie ?

1. Lecteur OBD-II : ce dispositif se branche à la hauteur de vos genoux, sous le volant. Relié à votre téléphone intelligent, il vous permet de savoir la signification exacte d’un voyant check engine, de connaître la gravité du problème rencontré et de le communiquer rapidement à votre garagiste. Ce lecteur futé, qui tient compte du programme d’entretien recommandé par votre fabricant automobile, vous avertit aussi lorsqu’une maintenance du véhicule est requise. Parfait pour avoir la tranquillité d’esprit !

2. Applications mobiles : de nombreuses applis se connectent maintenant aux véhicules. Principalement utilisées comme démarreurs à distance, elles permettent de régler la température de l’habitacle, de connaître la date de votre prochain contrôle technique et de surveiller l’usure de votre véhicule. Avec votre téléphone intelligent, vous saurez exactement les vérifications et les changements que votre mécanicien devra effectuer sur votre automobile. Génial, non ?

3. Batterie portative : grâce aux nouvelles technologies, les batteries de secours se miniaturisent et gagnent en qualité. Gardez-en une dans votre coffre arrière ou dans votre coffre à gants. Si la batterie de votre véhicule venait à perdre sa charge, vous auriez de quoi la remettre d’aplomb en un clin d’œil ! Magasinez les modèles, car certains ont plusieurs fonctionnalités, comme un écran qui permet de lire l’état réel de votre batterie et de déterminer s’il faut la remplacer. Alors, qu’attendez-vous pour vous en procurer une ?

Aide-mémoire des tâches d’entretien automobile essentielles au printemps

Après avoir subi les aléas de l’hiver, votre voiture a besoin que vous lui consacriez un peu de temps et d’attention ! Ce printemps, accordez une importance toute particulière aux quatre tâches suivantes.

1. Planifiez un changement d’huile et de filtre : l’huile accumule les impuretés à force de lubrifier et de refroidir le moteur. Avec le temps, elle devient moins efficace. Pour que votre moteur donne son plein rendement, faites changer l’huile et le filtre ce printemps !

2. Faites vérifier la batterie : les basses températures de l’hiver éprouvent durement la batterie de votre véhicule. Au printemps, il arrive bien souvent qu’elle agonise ! Pour éviter la mauvaise surprise d’une voiture qui ne démarre pas, faites examiner votre batterie et remplacez-la si nécessaire.

3. Testez la pression des pneus : au printemps, il peut faire très doux un jour et très froid le lendemain. Ces variations de température affectent vos pneus. Vérifiez donc leur pression régulièrement afin qu’elle corresponde à celle qui est recommandée dans le manuel de votre véhicule.

4. Lavez et cirez votre véhicule : le sel abrasif utilisé sur la route durant l’hiver est très corrosif. Lorsque vous lavez votre voiture, portez une attention particulière à la carrosserie du dessous, là où se sont accumulés le calcium et la saleté. Cirez ensuite soigneusement votre auto afin de la protéger et de faciliter vos prochains nettoyages.

Cette liste ne constitue qu’une petite partie des vérifications que vous pouvez faire sur votre véhicule au printemps. Complétez-la en y ajoutant le contrôle des fluides, des essuie-glaces, des ceintures de sécurité, etc. Pour être certain de ne rien oublier, prenez rendez-vous pour une inspection complète dans un garage de votre région !

Une vitrine pour le terroir du ciel étoilé

Le Centre local de développement (CLD) du Haut-Saint-François prépare un projet de vitrine promotionnelle et de distribution des produits agroalimentaires de la région. L’objectif serait d’en concrétiser une première mouture cette année, d’ici l’automne si tout va bien. Les produits du terroir ainsi mis de l’avant auraient pour dénominateur commun la Réserve internationale de ciel étoilé du Mont-Mégantic (RICEMM).

Une réserve de produits étoilés
La MRC du Haut-Saint-François possède son Plan de développement de la zone agricole (PDZA), tout comme celles de Sherbrooke et du Granit. Un de leurs objectifs communs demeure de faciliter la mise en marché des produits agroalimentaires locaux. Dans la région, l’importante circulation automobile sur les routes 108 et 112 et la proximité du territoire de Sherbrooke présentent d’excellentes occasions de visibilité. L’association était donc toute naturelle avec la RICEMM vu l’étendue et la situation géographique du secteur.

L’idée est d’implanter un espace promotionnel à l’intérieur d’un magasin existant. On vise alors autant la clientèle des résidents locaux que celle des touristes et passants. Dans cet espace serait mis de l’avant le tourisme gourmand. En ce sens, il s’inspirerait des Espaces boutiques de la certification Créateurs de saveurs Cantons-de-l’Est développés par le Conseil de l’industrie bioalimentaire de l’Estrie (CIBLE).

Au gout du jour
Sur place, on proposerait les produits selon quatre moyens de mise en marché possibles. Les producteurs auraient le choix de laisser leurs items en consigne dans l’espace promotionnel ou sur les étalages du magasin déjà existant. Une carte interactive indiquera par géolocalisation les établissements agroalimentaires qui effectuent de la vente directement à la ferme. Autrement, la vitrine prépare un site web transactionnel qui permettra une demande de livraison vers un point de chute prédéterminé.

« On touche quelque chose de nécessaire et d’utile pour les producteurs de la région », d’indiquer le conseiller en développement agroforestier, Marc-Sylvain Pouliot. « Ça peut servir de projet-pilote pour d’autres MRC qui pourraient vouloir implanter ça dans leur région. »
Parallèlement, la vitrine promotionnelle vanterait les attraits de la Réserve de ciel étoilé. Les producteurs agroalimentaires seront mis en lumière grâce à des médias interactifs tels que des vidéos promotionnelles ou encore des baladodécouvertes.
Une demande de subvention a été faite auprès du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ). La réponse, attendue sous peu, déterminera la vitesse de déploiement du projet.

Terres en friche, territoire plus riche

En 2016, le Plan de développement de la zone agricole (PDZA) mettait en lumière que 2213 hectares de terres étaient en friche dans la MRC, alors que 24 500 ha étaient utilisés à des fins agricoles. Son Plan d’action 2017-2022 a pour objectif de remettre en culture le plus possible ces terres à l’abandon. Pour arriver à ces fins, on aura recours à une approche collective fonctionnant par secteur.

Les municipalités ayant les plus grandes superficies en friche sont Dudswell, Cookshire-Eaton et La Patrie. Le but ici est de maximiser l’exploitation des terres existantes et de tirer le plein potentiel du Haut-Saint-François.

Nouvelle approche, nouvel essai
À la suite d’un grand recensement, 900 parcelles de terre ont été identifiées comme étant en friche sur le territoire. De ce lot, 700 possèdent un potentiel agricole, tandis que le reste a été classé comme friche forestière. C’est sur les premières que s’attarde Marc-Sylvain Pouliot, conseiller en développement agroforestier au Centre local de développement (CLD) du Haut-Saint-François.

Dans ses analyses, M. Pouliot constate qu’une grande majorité de ces 700 parcelles font moins de 3 ha. Toutefois, certaines possèdent une superficie pouvant aller jusqu’à 10 ha et représentent une offre intéressante. C’est sur cette force du nombre que compte s’appuyer l’approche collective préconisée par le PDZA. En regroupant les parcelles disparates d’un secteur et en les proposant en lot, on pense être en mesure d’attirer l’œil de producteurs potentiels.
Le conseiller en développement agroforestier reste tout de même réaliste. Il est conscient qu’un propriétaire ayant une parcelle en friche risque d’avoir déjà tenté de la céder à des voisins. La différence de l’approche du PDZA est cette fois-ci de créer une masse critique en liant les parcelles isolées. « Ça peut faire quelque chose de potentiellement intéressant pour un producteur qui trouvera un intérêt à les remettre en culture », espère M. Pouliot.

L’union fait la force
Le travail ici en est un délicat puisque le temps presse et qu’il s’agit d’un projet sur le long terme. Suite à l’identification des friches, on en fait l’analyse pour évaluer s’il s’agit d’une terre favorable ou non à l’agriculture, tous les sols de la région n’ayant pas les mêmes aptitudes à la production. Ensuite s’en suivrait un contact avec le propriétaire pour évaluer sa motivation à céder une parcelle de son terrain.

De l’autre côté, plus une terre est à l’abandon longtemps et plus sa remise en état de culture s’avère ardue. Sans entretien, la nature reprend le dessus au fil du temps et il en coute plus cher pour retrouver un statut exploitable. Malgré ces contraintes, Marc-Sylvain Pouliot est confiant de pouvoir maximiser les terres du Haut. L’approche collective permet même d’entrevoir le partage ou la location des ressources, voire même la fondation d’une coopérative.
Le conseiller du PDZA invite d’ailleurs tous les propriétaires possédant des parcelles de terre en friche et souhaitant s’en départir à le contacter au mspouliot.cld@hsfqc.ca ou au 819 560-8500 poste 2210.

Des jeunes agriculteurs en quête d’avenir

Une petite délégation de sept aspirants producteurs agricoles ont participé au récent séjour exploratoire Agro dans le Haut afin de vérifier de visu si le territoire pouvait devenir une terre d’accueil pour leur projet de développer une coopérative de culture maraichère.

Un groupe d’amis, dont la majorité est diplômée du Cégep de Victoriaville en agriculture, ont passé une fin de semaine à rencontrer divers intervenants et producteurs. Le vendredi était consacré à la rencontre des intervenants comme Marc-Sylvain Pouliot, conseiller en développement agroforestier au CLD, et Yolande Lemire, agente de maillage, Isabelle Couture de la SADC, Henri Lemelin, président du Syndicat local de l’UPA du Haut-Saint-François, Daniel Martel de Lancement d’une entreprise et quelques producteurs locaux dont Maude Fontaine de Fontabel et Maxime Lafond, président du Syndicat de la relève agricole de l’Estrie.

« Nous sommes des agriculteurs et on cherche une manière d’accéder à la terre, on explore la région », d’exprimer le groupe. Certains travaillent déjà dans le Haut-Saint-François à Lingwick et Bury et ont décidé d’inviter leurs amis à venir faire un tour. « Nous, on a décidé de travailler en agriculture et on a vu qu’il y avait beaucoup d’opportunités dans la région pour la culture biomaraichère. » « On a décidé de venir ici parce qu’on sait qu’il allait y avoir des opportunités en emploi pis on est tombé comme en amour avec la région et on trouve ça cool le mélange campagne ville », d’exprimer celles qui œuvrent déjà sur le territoire. « Nos amis ont dit oui, nous aussi, on veut s’en venir ici pour découvrir. Nos ambitions seraient de partir une production. » Tous favorisent la culture maraichère biologique. Au terme de leur première journée, les participants semblaient satisfaits des rencontres. « C’est super accueillant et on se rend compte que les acteurs dans la classe bio se parlent entre eux, ça, c’est le fun à constater. »

« C’est un beau groupe de jeunes. Ils sont structurés, savent ce qu’ils veulent. Ils ont un désir réel de s’installer et ils sont formés du Cégep de Victoriaville », commente Henri Lemelin, du Syndicat local de l’UPA du Haut-Saint-François. Ce dernier se réjouit de l’initiative de consacrer un séjour exploratoire exclusivement à l’agriculture. « Il pourrait en avoir d’autres. Il y a des possibilités de développement à plusieurs endroits et dans différents secteurs », précise M. Lemelin.
Olivier Jean, agent de migration Place aux jeunes du Carrefour jeunesse-emploi du Haut-Saint-François, mentionne que d’autres séjours exploratoires à caractère agricole se dérouleront éventuellement. Outre, les intervenants, les participants ont visité la Ferme La Généreuse, Les jardins d’etc, la Ferme du Coq à l’Âne ainsi que la propriétaire d’une terre agricole, Louise Touchette.

L’Haut à la bouche

Le Plan de développement de la zone agricole (PDZA) tiendra une tablée qui réunira décideurs politiques et acteurs socio-économiques, le 20 septembre prochain. Le comité organisateur tient à souligner les deux années passées depuis le début de la mise en œuvre du Plan. La tablée consistera en un souper-conférence mettant en vedette les produits locaux.

Les présentations auront pour sujet les domaines agricole et forestier. Le natif du Haut-Saint-François et aujourd’hui professeur en économie agricole à l’Université Laval, Maurice Doyon, prendra la parole pour explorer des pistes d’accélérateurs de développement. Pour les participants, la soirée sera une occasion de réseautage en plus de favoriser une prise en charge encore plus grande du milieu. Chacune des municipalités participantes sera invitée à présenter ses enjeux et projets actuels aux gens présents dans un but d’entraide.

Ça bouge en région
L’activité servira donc de constat aux deux premières années d’activités du PDZA. Marc-Sylvain Pouliot, conseiller en développement agroforestier pour le Plan, n’a, en quelque sorte, pas vu le temps passer. « C’est toujours très actif depuis le début. Je trouve que ça n’a pas lâché. Ça s’essouffle pas. Les discussions sont alimentées au comité. Il y a des pistes de solutions qui sont avancées. Il y en a de l’ouvrage ! Les gens sont motivés, c’est intéressant. »

À peine le premier séjour exploratoire à saveur agro du Carrefour jeunesse-emploi vient-il de se terminer qu’on songe au second à l’automne prochain, afin d’attirer de potentiels producteurs résidents. M. Pouliot dit s’attendre à voir le nombre de cédants d’entreprises agricoles augmenter d’ici là, d’où la tenue d’un séjour spécifique au domaine agricole. « Ça facilite le lien entre les jeunes qui veulent couvrir le territoire. Ça le met en valeur et ça active les chances de jumelage potentielles », résume Marc-Sylvain Pouliot.

Le recrutement de cédants d’entreprises agricoles passe en partie par le service de maillage ARTERRE, qui vient de fêter sa première année de mise en service. Là-dessus, l’Estrie se démarque en étant la seule région de la province à avoir une agente régionale qui fait un premier lien entre les aspirants-agriculteurs et les propriétaires. Cela a été rendu possible après que les sept MRC estriennes se soient concertées dans le cadre de l’Action sectorielle de développement agroalimentaire, dont le Haut-Saint-François a la responsabilité pendant les trois années du projet.

Qui dit printemps, dit inscriptions aux paniers de légumes de nos fermiers de famille locaux. M. Pouliot constate que la profession de maraicher est en vogue et attire son lot de gens de l’extérieur dans la région. « On sent beaucoup d’intérêt des jeunes de venir s’établir en production maraichère. »
Après quelques délais, l’étude sur les besoins d’abattage dans le Haut-Saint-François et en Estrie, suite à l’incendie de l’Abattoir Rousseau, à Lingwick, a débuté. La MRC s’est alliée à l’Union des producteurs agricoles (UPA) dans ce projet afin d’enquêter auprès des producteurs et de vérifier leurs besoins. Le rapport est attendu aux alentours de juin.

 

L’église Saint-Pierre de La Patrie n’a pas dit son dernier mot

Après un an de fermeture, l’église Saint-Pierre de La Patrie a rouvert ses portes aux fidèles ainsi qu’aux citoyens. L’avant-midi débutait avec la célébration d’une messe à laquelle a assisté une centaine de personnes avant de se poursuivre dans le tout nouveau sous-sol aménagé, qui accueille présentement un marché aux puces.

Un petit imprévu
On se rappellera que, en décembre 2017, le Conseil de gestion de l’église avait découvert des souches du champignon de la mérule pleureuse dans ce qui était alors le vide sanitaire sous l’édifice. Des firmes spécialisées sont consultées pour apprendre que le cout d’une décontamination frôlerait les 45 000 $. Rapidement, le président du Conseil, Mario Audet, mobilise une armée de bénévoles afin d’entreprendre les travaux de manière autonome.
Pendant plusieurs mois et à temps plein, l’équipe citoyenne excave, bétonne et fortifie la salle souterraine. On installe une fournaise à la biomasse pour garder l’église chauffée à l’année, ce qui n’était pas le cas auparavant et avait causé l’apparition des champignons.

Une messe attendue
À plus d’une reprise, les élus régionaux avaient pu constater l’évolution des travaux. Lors du dimanche 17 février, l’ambiance était toutefois à la fête. Le député de Mégantic, François Jacques, a pris la parole en fin de messe pour se remémorer sa première visite du chantier. Il disait avoir constaté le moral bas des ouvriers à ce moment. « Il y a eu une mobilisation des gens de la communauté qui a fait que ce gros travail-là a été fait par nous autres, pour nous autres. »

Le préfet de la MRC, Robert Roy, n’a pu se retenir en prenant la parole devant l’assemblée d’une centaine de fidèles : « Wow ! Aujourd’hui, c’est une belle démonstration de la volonté des gens de La Patrie. Bravo pour toutes ces heures que vous avez données, surtout pour la protection du patrimoine religieux. »
L’abbé Gilles Baril officiait ce jour-là en compagnie de Monseigneur Luc Cyr, archevêque de Sherbrooke. Le premier a tenu à souligner le travail titanesque complété par Mario Audet et l’équipe de bénévoles. L’assemblée s’est alors levée pour leur livrer une ovation. La messe était célébrée en l’honneur de cinq défunts dont les familles n’avaient pas pu célébrer les funérailles sur place suite à la fermeture.

Ce n’est pas fini
Il faisait un soleil radieux pour l’inauguration des nouveaux locaux de l’église Saint-Pierre. La température douce faisait fondre la neige en plus de faire remarquer au Conseil de gestion que le toit de l’église coulait. L’équipe de bénévoles a pris le tout en riant, en sachant que le réaménagement de leur lieu de culte n’était pas encore tout à fait terminé.

Dans la nouvelle salle communautaire sous terre, des toilettes restent à être aménagées. Comme l’équipe paroissiale aimerait éventuellement y présenter des spectacles, la rénovation des escaliers ainsi que quelques autres détails seront complétés dans un futur proche. Cette finition dépend également du financement qui doit être annoncé par la députée de Compton-Stanstead, Marie-Claude Bibeau.

Le président du Conseil de gestion, Mario Audet, n’en était pas moins enthousiaste de finalement voir les gens se rassembler sur les lieux mêmes de son dur labeur. « Aujourd’hui, les gens parlaient pas de religion ni de politique. Ils parlaient du quotidien. C’est le beau dans tout ça. C’est ça une communauté, c’est ça qui rend fort. » C’est grâce à cette solidarité et à l’élan d’entraide local qu’il s’explique comment un tel projet a réussi à se concrétiser malgré les embuches initiales.

Ce sont les femmes qui mènent à Hampden

Contrairement aux croyances populaires, les municipalités de campagne ne sont pas nécessairement à la remorque des grands courants. Elles peuvent même les appliquer plus rapidement que d’autres. À Hampden, la population de quelque 175 personnes n’a pas peur de faire confiance aux femmes et celles-ci n’ont aucune crainte à remplir le rôle traditionnellement dévolu aux hommes. L’instance décisionnelle de la petite corporation, le conseil municipal, est composé majoritairement de femmes soit cinq conseillères, toutes élues par acclamation à part ça. Comme le système démocratique fonctionne à la majorité, on peut dire que ce sont les femmes qui mènent et cela même si on compte deux hommes soit un conseiller Pascal Prévost et le maire, Bertrand Prévost.

Le journal a rencontré les cinq conseillères, Lisa Irving, Monique Scholz, Sylvie Caron, Chantal Langlois et Valérie Prévost, afin d’en savoir un peu plus sur l’état d’esprit qui règne au sein du conseil municipal de Hampden. Toutes souriantes lorsque le journaliste lance que ce sont elles qui mènent, les femmes ne voient pas ça du même œil. Pour ces élues, ce n’est pas une question d’homme ou de femme, mais de ce qui est le mieux pour les contribuables. D’ailleurs, elles précisent ne pas être animées par la cause féministe. Leurs actions ne sont pas motivées à faire avancer la cause. « Lorsque nous sommes assises, nous sommes des conseillères et ce que nous voulons, c’est faire avancer la municipalité pour le mieux des contribuables », précisent-elles sur un ton sans équivoque.

Les motivations de ces femmes, à faire le saut en politique, sont diverses et rassembleuses à la fois. Pour Mme Scholz, à l’époque, c’était d’assurer le maintien du service de bibliothèque. Pour Mme Irving, c’était d’inclure de la jeunesse et apporter une vision communautaire. Pour Mme Prévost, c’était la curiosité alors que Mme Langlois mentionne « j’étais rendue là dans mon implication » tandis que Mme Caron poursuivait en quelque sorte l’implication de son conjoint qui avait déjà cumulé le poste de conseiller. Si les raisons sont diverses, elles partagent toute la même motivation, celle d’œuvrer pour le bien de la communauté.

Lisa Irving, dont sa mère Madeline Irving avait été la première femme au conseil municipal de Hampden, est la doyenne du groupe, en termes d’expérience, avec un cinquième mandat, mais non consécutif. Monique Scholz en est à son quatrième mandat non consécutif alors que Sylvie Caron, Chantal Langlois et Valérie Prévost en sont à leur deuxième. Mme Scholz qui a plongé en politique municipale dans les années 90 et Mme Irving au début 2000 se rappellent que les choses n’étaient pas évidentes à leur début. « J’étais seule, des fois deux, il y avait des gens d’une certaine génération au conseil et ce n’était pas évident », d’exprimer poliment Mme Scholz. « Au début, j’avais de la misère avec les gars. Je leur disais c’est pas parce que je suis une femme que je ne suis pas capable de comprendre comment ça fonctionne la voirie », de lancer Mme Irving. « On s’est fait dire vous autres les secrétaires, parce que pour eux toutes les femmes étaient des secrétaires », d’exprimer les deux conseillères. Aujourd’hui, la voirie et l’entretien des chemins, entre autres, n’ont pas de secret pour nos cinq conseillères.

Celles qui en sont à leur deuxième mandat n’ont pas connu les rebuffades de leurs collègues. De l’avis des doyennes, les choses ont agréablement et rapidement évolué au cours des dix dernières années. On ne sent plus ce genre de regards ou de remarques, tout le monde est respecté et considéré égal, insistent-elles. Les conseillères mentionnent que les femmes ont une vision différente de la politique municipale. « On pense plus à long terme, on a instauré les rapports écrits d’ateliers et de comités. On croit qu’on a contribué à amener le conseil et la municipalité dans le XXIe siècle. » Se montrant réservées dans leurs propos, les conseillères croient avoir également contribué à l’amélioration de la qualité de vie dans la municipalité. Elles ont développé la confiance avec leurs voisins de Scotstown et travaillé conjointement sur divers dossiers que ce soit les loisirs, la Fête nationale, le projet de camping, le Marécage-des-Scots. « On a fait certaines choses en commun en se respectant. » Les conseillères souhaitent aller encore plus loin. Mme Prévost aimerait bien voir le regroupement du service des incendies, alors que Mmes Langlois et Caron souhaitent développer davantage le service des loisirs que ce soit seul ou en collaboration avec Scotstown. Ces élues prônent la collaboration, mais cela ne va pas jusqu’à parler de regroupement. Elles sont d’avis qu’il est possible de réaliser des choses conjointement pour le bien de chacune des municipalités tout en conservant leur identité respective.

Conseil
Ce n’est pas parce que les femmes sont majoritaires au conseil qu’elles sont pour autant toutes sur la même longueur d’onde. Les avis sont partagés sur divers dossiers et il peut en suivre de bonnes discussions. « On arrive à un consensus et personne «blaste» personne, on se respecte », d’insister les conseillères. Quant à la cohabitation avec les deux hommes, elle se fait correctement et dans le respect. « Le maire comprend que les temps ont changé. » D’ailleurs, elles semblent fières de leur maire, de son implication et croient que c’est réciproque.

Maire
Le maire, Bertrand Prévost, qui en est à son troisième mandat à ce poste en plus d’avoir été conseiller, a connu plusieurs conseils municipaux où pouvaient siéger une ou deux femmes. « C’est une autre business, un peu, quand c’est une majorité féminine, mais ça va bien. Ça change l’optique. Les hommes sont plus centrés sur la voirie, les taxes et les routes. Les femmes, c’est plus pour le social, le développement, la famille et la jeunesse. Ça les empêche pas de bien connaître la voirie et autres, elles s’informent », précise M. Prévost. L’arrivée massive des femmes au conseil a changé un peu la façon de faire, admet le maire. « Avec les femmes, il y a plus de rigueur. Les hommes ont tendance à arrondir les coins. On fonce et on accordera ça en cours de route. Les femmes, c’est plus by the book. Elles sont plus minutieuses que les hommes. » M. Prévost est satisfait de ses élues qui ont chacune leur spécialité, dit-il. « On est capable de se parler et de se comprendre dans l’harmonie. Les réunions dépassent rarement deux heures. »

Marie-Claude Bibeau passe à l’Agriculture

La députée de Compton-Stanstead, Marie-Claude Bibeau, hérite du ministère de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire. Cette nomination s’inscrit dans le cadre du remaniement ministériel effectué vendredi dernier par le premier ministre du Canada, Justin Trudeau.

Première femme à occuper ce poste, Mme Bibeau y voit une grande marque de confiance de son chef. « La première femme, c’est important, ça me touche encore plus. Ça brise les plafonds de verre un à un. » Ministre du Développement international depuis 2015, la députée de Compton-Stanstead admet avoir été surprise, mais s’empresse à dire, « c’est une belle surprise. Le ministère de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, c’est un beau gros ministère qui touche particulièrement notre région. »

Avouant ne pas être au fait des grands dossiers nationaux, certains retiennent déjà son attention. « La question du secteur de gestion de l’offre, particulièrement le secteur laitier, les accords commerciaux, ce volet-là, je m’y intéresse depuis le début de mon mandat. Ça, j’ai un bout de chemin de fait. »

Questionnée à savoir si elle sera en mesure de poser des actions significatives en prévision du prochain budget, Mme Bibeau précise « on a pris des engagements fermes auprès des producteurs. On a créé des comités de travail. Le premier a déposé son rapport de recommandations. Moi ce que je vois, on progresse comme prévu. Je vais suivre le comité de travail, les rapports qu’ils vont nous soumettre de façon très, très attentive et je vais faire le suivi avec le ministre des Finances inévitablement. »

Quant aux autres objectifs, « j’ai rencontré les gens de mon nouveau ministère moins d’une heure. Alors c’est difficile de fixer des objectifs quand on n’a pas la vue d’ensemble de tous les défis qui sont sur la table. »
Rappelons que le remaniement ministériel faisait suite à la démission de Jody Wilson-Raybould, ex-ministre aux Anciens combattants, maintenant occupé par Lawrence MacAulay. Maryam Monsef hérite du Développement international. Mme Bibeau mentionne avoir un petit déchirement à quitter une équipe qu’elle aimait, mais heureuse de relever un nouveau défi.

Le tour du chapeau d’Alain Choquette

Huit mois après son dernier passage dans la région pour participer au souper-bénéfice annuel de la Fondation Pauline Beaudry, le magicien Alain Choquette récidivait le mois dernier. Il donnait cette fois un spectacle-bénéfice dont les profits allaient de nouveau en totalité à l’organisme de bienfaisance. Avec une salle pleine d’une centaine de spectateurs, la Fondation a pu récolter 3500 $ qui seront redistribués localement.

Une surprise de taille
Alain Choquette a plus d’un tour dans son sac. S’il était prévu qu’il donnerait une représentation devant une salle comble, les spectateurs ne s’attendaient pas à voir un second artiste en première partie. Lors de son dernier passage à Weedon en juin 2018, le prestidigitateur avait retenu les services de son complice Nicolas Gignac. En plus d’être l’un des cinq FantastiX et d’avoir participé à l’émission La Magie des stars, M. Gignac a aidé M. Choquette à monter son plus récent spectacle, La Mémoire du temps.

Depuis son premier contact, M. Gignac a adopté la cause et la région, comme c’est le cas pour M. Choquette depuis bientôt dix ans. « Ça aurait pu être froid, mais je me suis senti accueilli comme une rock star », se remémore M. Gignac. « On a fini le show puis on est resté deux heures après avec le monde. On a jasé, on a mangé, on a bu. »

Pas près d’arrêter
En deuxième partie, le parrain de la magie au Québec y est allé de numéros inédits, improvisés ou recoupés de La Mémoire du temps. Cette tournée de spectacles, qui est présentée comme étant la dernière en carrière pour l’artiste, vient de débuter l’automne dernier. Cela n’empêche pas Alain Choquette de prévoir poursuivre sa collaboration avec la Fondation Pauline Beaudry, une fois sa retraite entamée. « Avec Pauline, tant qu’on va trouver des idées pour l’aider, je vais lui donner un petit coup de main. C’est deux fois par année, c’est pas énorme. »

La principale intéressée se montre reconnaissante. « Je suis chanceuse. Alain a eu un coup de coeur pour ce que je faisais, puis pour ce que j’étais, ce qui fait en sorte que, aujourd’hui après presque dix ans, il est encore là. » Non seulement un artiste de renommée internationale accepte de parrainer sa cause, mais ces élans de générosité en amènent d’autres.

Des fiertés locales
C’est ainsi que les artistes de la soirée étaient hébergés à l’hôtel Le Président à Sherbrooke grâce à la générosité de Stéphan Ouellet de la pharmacie Brunet de Weedon. Même chose pour la salle qui était gentiment prêtée par la municipalité de Weedon et le directeur du Centre culturel, Robert Scalabrini.

Pauline Beaudry a dû arriver en retard à sa propre soirée, comme elle participait au même moment au Gala du mérite estrien à Sherbrooke. Celle-ci avait été nommée dans la catégorie Bénévolat pour son implication dans la fondation qui porte son nom, de même que pour son travail en tant que directrice de Virage Santé mentale.
Aux 3500 $ amassés lors de la soirée, s’ajoutent les 5000 $ récoltés lors du souper-bénéfice de juin dernier.

Les producteurs forestiers veulent négocier à égalité

Plus d’une centaine de producteurs forestiers de tout le Québec se sont retrouvés à Sherbrooke lors d’une manifestation visant à défendre leur droit à la mise en marché collective. Ce rassemblement se déroulait en marge des audiences de la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec (RMAAQ) auxquelles prenaient part les représentants de ces mêmes producteurs s’opposant à un groupe d’industriels, dont fait partie Domtar.

Plus forts ensemble
Le président de l’Union des producteurs agricoles (UPA), Marcel Groleau, a brièvement résumé le conflit. « Nous sommes des milliers de producteurs qui négocions un même produit dans une même saison. On est tous en même temps sur le marché puis on fait face à quelques acheteurs. Leur pouvoir sur nous est trop grand et la loi a donné aux producteurs agricoles ce pouvoir-là, s’ils le veulent, de négocier collectivement et d’obtenir des prix justes du marché. C’est ce que conteste Domtar et les industriels forestiers. »

On retrouvait sur place plusieurs petits producteurs du Haut-Saint-François pour qui le bois représente un revenu d’appoint. L’acériculteur de La Patrie Jonathan Blais était l’un d’eux. « On a le droit de se donner les outils puis les moyens. On va le faire dans le bois. On veut le partage équitable de la richesse. Ça, c’est toutes les régions puis les petits villages qui vont en profiter. Les capitalistes comme Domtar, ils en ont eu assez d’argent de la collectivité au Québec. C’est nous autres qui les ont tenus debout pendant la crise. »

Les prix de l’industrie
Les producteurs forestiers bénéficient depuis des décennies du droit de se regrouper pour négocier collectivement. C’est ce qui se produit dans la moitié des régions du Québec. Le Syndicat des Producteurs forestiers du Sud du Québec a souhaité étendre ce principe à certains produits de sciage sur son territoire de l’Estrie et de la Montérégie. C’est à ce moment que la compagnie Domtar, le Conseil de l’industrie forestière du Québec et quelques entrepreneurs forestiers se sont opposés.

Lynne Martel-Bégin, productrice forestière de Bury, constate un gel des prix pour ses produits depuis les dix dernières années. Même chose pour le couple formé de Pierre Dubreuil et de Lise Paquette, du côté d’Ascot Corner. Ceux-ci élèvent des vaches à bœuf et exploitent 250 acres de terres forestières. « On fait ça pour le plaisir, mais, en même temps, c’est le fun quand ton bois est vendu puis que tu as de l’argent », d’exprimer Mme Paquette.
Pour André Roy, président du Syndicat des Producteurs forestiers du Sud du Québec, « on fait face à une espèce de monstre très bien organisé qui s’appelle l’industrie forestière et qui veut nous garder dans un état d’asservissement. On veut leur démontrer que la mise en marché collective, c’est aussi important dans le bois que dans n’importe quelle production agricole et qu’on va la défendre jusqu’au bout. »
Les audiences de la RMAAQ se sont étalées sur huit jours à l’hôtel Le Président de Sherbrooke durant le mois de février. D’autres suivront au mois de mai, avant qu’une décision ne soit rendue par la Régie par après.

La Coop La Patrie, là pour rester

La Coop La Patrie tenait récemment son assemblée générale annuelle qui présentait, entre autres, son 76e exercice financier. L’association coopérative locale avait de bonnes nouvelles à annoncer à ses membres alors qu’elle leur remettra des ristournes de l’ordre 45 000 $. Son chiffre d’affaires global a cru de 2 % pour s’établir à 6 089 838 $, malgré des pertes occasionnées par un système de réfrigération vieillissant.

Les mauvaises nouvelles d’abord
« Nous devons réaliser que le fait d’avoir tous les services (épicerie, station-service, quincaillerie, matériaux), c’est un plus pour nous autres. Il faut continuer à perpétuer la pérennité de notre village en encourageant l’achat local » a insisté la directrice générale de la Coop, Angèle Doyon. La fidélisation des membres et l’atteinte d’une rentabilité sur le long terme constituent les principaux enjeux que l’équipe de la coopérative a à affronter.
Bien que six employés comptant plus de 20 années de service aient été félicités au cours de la soirée, un autre problème du regroupement demeure le recrutement de main-d’œuvre. La Coop La Patrie en compte présentement 36, mais en perdra une à la fin juillet, alors que Mme Doyon a annoncé sa retraite après cinq années de service.
« J’ai adoré travailler ici », a-t-elle débuté avant de laisser couler quelques larmes et d’être applaudie par la quarantaine de membres dans l’assistance. « Je dois vous dire que la Coop me tient énormément à cœur. Merci de m’avoir fait confiance toutes ces années. »

Une bonne année
L’association a franchi la barre des 600 membres en 2018 pour un total actuel de 620. Le secteur de l’épicerie a connu la meilleure hausse avec 15 % pour un chiffre d’affaires de 3 366 541 $.
Outre de bonnes performances au niveau local, le regroupement national de la Coop fédérée est lui aussi sur une lancée. L’année 2018 fut la troisième meilleure de son histoire, après les rendements records obtenus en 2016-2017. C’est en partie grâce au versement de ristournes exceptionnelles aux coopératives sociétaires que la Coop La Patrie enregistre à son tour d’excellents résultats qui se répercutent sur ses membres. Les 45 433 $ de ristournes seront à 25 % payés comptant et transformés en capital privilégié pour le reste.

Malgré ces bonnes nouvelles, le président de l’association coopérative, Steve Jacques, joue de prudence. Son objectif demeure de redresser les états financiers et d’atteindre la rentabilité sur le long terme. « Dans le marché d’aujourd’hui, il est essentiel de travailler en réseau et en partenariat pour perdurer dans le temps. »

Tournée vers le futur
Suite à des pertes de 84 000 $ dues à des pannes de congélateurs, Coop La Patrie procédera à la modernisation de sa ligne de réfrigération en 2019. Le projet permettra des économies de plusieurs milliers de dollars en plus de conformer l’épicerie aux futures normes gouvernementales prévues pour 2020.

D’ici la fin du mois, le changement de bannière de la quincaillerie devrait être complété. La succursale Unimat deviendra un BMR, chaine que la Coop fédérée avait acquise en 2015.
Dans le but de fidéliser ses membres et de créer un sentiment d’appartenance, la coopérative avait organisé l’activité La Coop vous atTIRE quelques jours avant son assemblée. L’après-midi d’activités avait offert tours de chevaux, recette de bière chaude des 11 comtés et dégustation de guimauves et de chocolat chaud autour du feu.

Putting Sawyerville on the Map

For the organiser, Chantal Bolduc, the Seed Festival is much more than simply a party. “It’s the people who come together, who want to pay attention to their planet, who work to leave something beautiful for the young. People who attend are glad to gather together to share these values.”

The sixth edition, organized by the Sawyerville Community Garden, attracted 200 persons at the Notre-Dame-du-Rosaire Church. For the occasion, the place of worship was transformed to accommodate presentations in both the upper and lower levels. This enabled the event to offer a dozen hour-long presentations, some by experts in their field.
The 10 or so producers who attended were certainly concerned about local food of high quality. On site, it was possible to find a family farmer ready to provide an abundance of fresh vegetables and fruit during the summer and fall seasons. Or guests could enjoy a lunch concocted by the volunteer team of the Community Garden, offering soups, salads, turkey pie and vegetarian lasagna, all made largely from the ingredients of these same producers.

A Growing Notoriety
Over the years, Chantal Bolduc has noticed that more and more producers have chosen to settle in the Sawyerville area. The trend is toward small agricultural businesses which occupy reduced acreage, compared to traditional crops. And certain of them have become real ambassadors of this form of local agriculture, such as the Maraîchers de l’or vert or Le Jardinier déchaîné.
In the view of the organiser, the Seed Festival is a great occasion for producers, often constrained to work in isolation, to get together with each other and with the public. Bolduc welcomes the intergenerational exchanges that are created in the context of this annual rendezvous.

As for the stars of the day, the seed producers, one could only be surprised at the variety of produce that can be grown. Be it cabbages, cantaloupes, radishes, leeks, kale or beans, the volition of the farmer seemed to be the only limit. The Semences nourricières in Dudswell, for example, offered the seeds of a dozen varieties of beefsteak tomatoes and just as many types of lettuce.
When they were not at their kiosk, the speakers covered a wide range of topics. From Lanaudière, Yvan Perreault spoke about nuts and wild mushrooms. The horticultural production teacher at the Coaticook Vocational Training Center (CRIFA), Renaud-Pierre Boucher, discussed the benefits of avoiding tilling the soil. Finally, Jean-Luc Henry, from Révolution Fermentation, demonstrated the benefits of fermenting foods through simple and ancestral techniques.

Mettre Sawyerville sur la mappe

Pour l’organisatrice Chantal Bolduc, la Fête des semences est bien plus qu’une simple fête. « C’est des gens qui se réunissent puis qui ont envie de faire attention à leur planète, qui s’efforcent de laisser quelque chose de beau aux jeunes. Les gens qui sont ici, on est content de se rassembler pour partager ces valeurs. »

La sixième édition, organisée par le Jardin Communautaire de Sawyerville, a attiré 200 personnes à l’église Notre-Dame-du-Rosaire. Pour l’occasion, le lieu de culte a été métamorphosé pour accueillir simultanément des conférences à l’étage et au sous-sol. Cela aura permis à l’événement d’en offrir une douzaine d’une heure chacune, certaines étant présentées par des sommités dans leur domaine.

La dizaine de producteurs présents avaient bien entendu à cœur l’alimentation locale et de qualité. Sur place, il était possible de se trouver un fermier de famille afin d’avoir accès à une abondance de légume et fruits frais au cours de la belle saison à venir. Sinon, un diner concocté par l’équipe bénévole du Jardin Communautaire proposait soupes, salades, pâté à la dinde et lasagne végétarienne, tous faits en bonne partie à partir d’ingrédients de ces mêmes producteurs.

Une notoriété qui grandit
Au fil des ans, Chantal Bolduc a remarqué que de plus en plus de producteurs faisaient le choix de s’installer dans les environs de Sawyerville. La tendance est même aux petites entreprises agricoles qui occupent des superficies réduites, comparativement aux cultures traditionnelles. Et certains d’entre eux deviennent de réels ambassadeurs de cette forme d’agriculture de proximité, que ce soit les Maraîchers de l’or vert ou le Jardinier déchaîné.
Aux yeux de l’organisatrice, la Fête des semences est une belle occasion de rencontre pour les producteurs, qui sont contraints de travailler de manière isolée, entre eux et avec le public. Mme Bolduc se réjouit des échanges intergénérationnels qui se créent dans le cadre du rendez-vous annuel.

Du côté des vedettes de la journée, les semenciers, on ne pouvait que s’étonner de la variété de produits qu’il est possible de faire pousser. Que ce soit les choux, cantaloups, radis, poireaux, kales et haricots, la volonté des agriculteurs semble être la seule limite. Les Semences nourricières, à Dudswell, offraient par exemple les semences d’une dizaine de variétés de tomates beefsteak et tout autant de sortes de laitues.

Lorsqu’ils n’étaient pas derrière leur kiosque, les conférenciers ont abordé un éventail de sujets. En provenance de Lanaudière, Yvan Perreault nous entretenait des noix et champignons sauvages. L’enseignant en production horticole au Centre de formation professionnelle de Coaticook (CRIFA), Renaud-Pierre Boucher, traitait des avantages de l’évitement du travail du sol. Finalement, Jean-Luc Henry, de Révolution Fermentation, démontrait les bienfaits des aliments fermentés par le biais de techniques simples et ancestrales.

Une guignolée réussie pour Moisson Cookshire

La guignolée effectuée en décembre dernier à l’angle de la route 253 et Principale à Cookshire-Eaton a permis de recueillir suffisamment de fonds pour préparer et distribuer une cinquantaine de paniers de Noël.

L’activité à laquelle s’est jointe la ministre du Développement international et députée de Compton-Stanstead, Marie-Claude Bibeau, ainsi que la mairesse de Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe, s’est révélée un succès. Les organisateurs remercient les généreux donateurs et bénévoles. « Avec votre soutien, l’organisme sans but lucratif peut continuer à venir en aide aux résidents moins bien nantis du Haut-Saint-François », d’exprimer Thérèse Soucy, présidente de Moisson Cookshire. Nous apercevons le conseiller de Cookshire-Eaton, Roger Thibault, et Thérèse Soucy.

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