Coopérative d’habitation à Weedon phase II

La Société d’habitation du Québec a donné son autorisation au projet de la coopérative d’habitation Le Moulin des Cèdres à Weedon pour aller de l’avant avec la phase II. Le projet consiste à ériger un bâtiment pouvant accueillir 26 unités de logement avec air commun et cafétéria au coût de 3,8 M$.

Une assemblée publique d’information précisant la nature du projet et les étapes à venir est prévue au cours des prochaines semaines. Bien que ça ne soit pas encore officiel, Claude-Gilles Gagné, membre du comité de la phase II, estime que les probabilités à l’effet que l’édifice se retrouve de l’autre côté de la rue devant l’édifice existant sont fortes.

« Maintenant que nous avons la réponse, le vrai travail commence », précise-t-il. Les responsables devront s’occuper des plans et devis. M. Gagné souhaite que ces étapes puissent être complétées au cours de l’hiver afin de lancer la construction dès l’été ou l’automne prochain. Les membres du comité aimeraient procéder à l’ouverture de la phase II au printemps 2020. Mentionnons que le projet prévoit une mise de fonds approximative de 400 000 $ provenant de la communauté, le reste étant supporté par la Société d’habitation du Québec. M. Gagné précise que la participation de la municipalité sous forme de services et don de terrain pourra s’inscrire dans le volet contribution du milieu. Les intervenants prévoient lancer une vaste campagne de sollicitation en s’adressant aux organismes, entreprises ainsi qu’auprès de la population, sans oublier les députés de niveau provincial et fédéral.

Rappelons que la phase I de la coopérative d’habitation a été construite il y a plus de 25 ans et compte 12 unités. Prévus pour les personnes de 55 ans et plus, plusieurs résidents sont âgés aujourd’hui de plus de 75 ans. Or, la phase II est prévue pour des personnes de 75 ans et plus sans ou avec légère perte d’autonomie. M. Gagné précise qu’aucune réservation de logement n’est prise pour l’instant, mais qu’une priorité sera accordée aux résidents de la phase I qui souhaiteraient déménager dans le nouvel édifice. Le bâtiment à venir comprendra des 3 ½, 4 ½ et studios. Le nombre n’est pas encore arrêté, mais il est possible que les 3 ½ soient en majorité, du fait qu’ils soient subventionnés en vertu du programme Accès Logis, laisse entendre M. Gagné. La phase II n’est pas exclusive aux résidents de Weedon. M. Gagné souligne qu’il s’agit d’un projet régional et que des personnes de Lingwick, Dudswell, Stratford, Ham-Sud, Saint-Gérard et Garthby-Beaulac entre autres ont signé des formulaires d’intérêt. Il est confiant que le comité réussira à combler les unités disponibles. Tout en rappelant que le nombre minimum d’unités pour rencontrer les frais était de 20, le comité a convenu tout comme la Société d’habitation du Québec que 26 était raisonnable et permettait de dégager un léger profit pour assurer l’entretien du bâtiment.

Marie-Claude Bibeau, candidate in 2019

The current Member of Parliament for Compton-Stanstead and Minister of International Development, Marie-Claude Bibeau, will be running in the next federal election in October 2019. That’s what she announced last month at a celebration of her nomination at the Microbrasserie Coaticook.

Proud of her first term, Ms. Bibeau said she wants to continue to defend the interests of the region’s citizens. «We will continue to tackle social and economic inequalities during the second term.» If re-elected, she plans to focus on manpower shortages, continuing improvement of connectivity in rural areas, and the fight against climate change.

Demanding but rewarding
During the evening of her nomination, Minister Bibeau discussed her motives in seeking a second term in a row. «In 2015, I did not really know what I was embarking on. I had not anticipated the human aspect of the job.» This may include accompanying an elderly person to the Canada Revenue Agency or regularizing the situation of an immigrant woman who was a victim of spousal abuse. «It’s not always easy, but at the same time, when you accompany these people in times of distress, it’s extremely comforting and rewarding. It gives a whole new meaning to the work.»

Among the positive aspects of the profession, she listed centennial birthdays, medal ceremonies for military personnel and volunteers, as well as attending many community events. And with 32 countries visited in three years, travel is part of everyday life. As Minister of International Development, «I never thought I would become a strong voice for feminism on the international stage.»

Files closed and files upcoming
The former director general of the Sherbrooke Museum of Nature and Science is proud of her accomplishments during her first term. “We have secured funding for the Mont-Mégantic Observatory for seven years.” Maintaining the supply management system despite American threats also figures on the list of victories for Minister Bibeau.

In this regard, Phase Two of the Dairy Farm Investment Program opens next Monday. It is designed to help dairy farmers adjust to the anticipated impacts of the Comprehensive Economic and Trade Agreement (CETA) between Canada and the European Union. In Phase One, 36 businesses in the riding, including the Ferme Élégante in Dudswell, shared $3.8 million.

Sherbrooke Airport
Concerning the offer of regular commercial flights at the Sherbrooke airport, the Compton-Stanstead representative said that now «the ball is in the court of the City» of Sherbrooke. She pointed out that the next step requires a draft agreement between the City and an air carrier.
“We have obtained the assurance that we will have airport security services for the Sherbrooke Airport when an agreement has been signed with an airline that offers regular flights,” she reiterated.
In relation to the process leading to the designation of the Cookshire-Eaton site, discussions between the Canadian Air Transport Security Authority and the management of the Sherbrooke Airport have been dragging on since December 2015.

actualite

Budgets municipaux : Deuxième partie

Le canton de Hampden fera parvenir à ses citoyens ses prévisions budgétaires annuelles au courant de la semaine à venir. La municipalité de La Patrie venait tout juste d’adopter son règlement de taxation pour l’année 2019 au moment de la date de tombée de la présente édition. Cookshire-Eaton adoptera son règlement seulement que le 4 février prochain. Finalement, la ville de Scotstown n’était pas en mesure de nous indiquer à quel moment seraient rendues disponibles ses prévisions budgétaires suite à des événements hors de son contrôle.

Bury
La municipalité de Bury augmente sa taxe foncière d’un peu plus de 0,02 $ à 0,7298 $ par 100 $ d’évaluation. L’achat d’un nouveau réservoir entraine un tarif fixe de 52,81 $ par propriété privée. Le tarif de collecte des ordures ménagères et des matières recyclables hausse de 7,25 $ pour culminer à 156 $ par logement. Le tarif d’égout monte de 10 $, de 144,75 $ à 154 $, et on observe une différence de 20 $ entre le taux de 192,25 $ en 2018 et celui de 211,50 $ cette année du côté de l’aqueduc.

Le budget global s’élève à 2 066 573 $, en hausse de 4 % par rapport à l’an dernier. De ce nombre, 66 % des revenus proviennent des différents niveaux de taxation déjà mentionnés. La municipalité prévoit une somme de 650 000 $ pour la construction d’une caserne incendie en 2020, montant qui proviendra de subvention et de collecte de fonds. Cette année, 535 000 $ en règlements d’emprunts seront engrangés pour l’achat d’un camion à ordures et d’un dix roues.

Lingwick
Le canton de Lingwick conserve un taux de taxe générale à 0,71 $ par 100 $ d’évaluation pour 2019. La collecte des matières résiduelle connait pour une deuxième année un bond de 18 %, passant de 148 $ à 175 $. Pour les matières récupérables, les tarifs restent fixes. Les revenus du budget sont en hausse de 6 % pour culminer à 1 159 449 $. Du côté des dépenses, les loisirs et la culture se voient octroyer une somme totale de 86 684 $, en hausse de 49 % par rapport à 2018.

Saint-Isidore-de-Clifton
La municipalité de Saint-Isidore-de-Clifton conserve un taux de 0,895 $ par 100 $ d’évaluation pour les taxes foncières. Le budget annuel subit une hausse de 218 175 $, soit 14 %, pour s’établir à 1 766 525 $. La compensation annuelle de la collecte des ordures augmente de 15 $ pour un montant de 160 $, alors que celle des matières récupérables demeure fixe à 75 $ par unité. Le tarif du service d’aqueduc reste égal à l’an dernier à 0,59 $ du mètre cube, tandis que celui pour l’égout monte de 0,08 $ à 2,78 $ du mètre cube.

Weedon
La taxe foncière de la municipalité de Weedon subit une légère baisse, en passant de 1,006 $ à 1,0041 $ par 100 $ d’évaluation. Cet allègement s’explique par la fin d’un règlement d’emprunt datant de 2015. Le tarif de collecte des ordures ménagères augmente de 2,70 $ pour s’arrêter à 137,70 $. On observe également des hausses du côté des services d’aqueduc et d’égout. Les résidents de Weedon Centre débourseront 161,20 $ alors que ceux de St-Gérard et de Fontainebleau paieront 182 $ pour l’aqueduc. Cette même différence s’appliquera du côté des égouts avec des tarifs de 153 $ et 173,40 $ selon le secteur de résidence.

Le budget annuel de la municipalité s’élève à 5 554 774 $, en hausse de 2 % par rapport à 2018. Les postes budgétaires ayant connu les principales augmentations sont les Travaux publics et l’Urbanisme. Plus de 70 % des revenus proviennent des taxes perçues au niveau municipal. Sur les 4 473 600 $ prévus dans le plan triennal d’immobilisations, 3 400 000 $ sont réservés à l’asphaltage du rang 2, à raison de 1 700 000 $ par année en 2019 et 2020.

Westbury
Le canton de Westbury établit sa taxe foncière à 0,66 $ par 100 $ d’évaluation pour l’année 2019. La gestion des ordures ménagères et des matières recyclables subit une hausse de 75 $, passant de 150 $ à 225 $, après être demeurée stable entre 2017 et 2018. Le budget annuel est en hausse de 8 % pour s’établir à 1 184 860 $. En 2018, les revenus finaux de la municipalité se sont chiffrés à 1 468 214 $ après des prévisions de 1 095 369 $. De ce même montant de dépenses prévues au début de l’an dernier, ce sont finalement 1 331 970 $ qui auront été dépensés.

L’agriculteur de Dudswell qui était à la recherche de l’âme sœur

La septième saison de l’émission, L’Amour est dans le pré, compte un Dudswellois parmi ses cinq agriculteurs à la recherche du grand amour. Julien, qui travaille à la Ferme Élégante, a vu défiler cinq prétendantes l’automne dernier, parmi lesquelles certaines ont pu gouter à la vie de producteur laitier. Le dénouement des différentes idylles amoureuses se fera connaitre en mai prochain.

Pas chaud à l’idée
Julien, dont le nom de famille est gardé secret à la demande de l’équipe de production de l’émission, en était à sa première entrevue. Il se dit loin d’être à la recherche de l’attention médiatique. Avant de faire le saut vers L’Amour, ses proches lui ont longtemps suggéré de s’inscrire à l’émission de téléréalité. « Tu ferais un bon candidat », lui répétait-on régulièrement.

Lors d’une soirée entre amis lors de la dernière saison des sucres, ceux-ci ont pris le taureau par les cornes. « C’est ce soir qu’on t’inscrit ! » Julien, toujours réticent à l’idée, s’était dit qu’il pourrait toujours refuser d’aller plus loin, si jamais on le rappelait. Finalement, des contacts avec l’équipe de production et les conseils de ses amis ont fait pencher la balance.

« Ce qu’ils me disaient c’est “Tu as plus à gagner qu’à perdre. Tu as la chance de trouver l’amour de ta vie, de trouver quelqu’un qui va t’appuyer dans l’entreprise. Au pis-aller, ça marchera juste pas, puis tu auras vécu une belle aventure » », se remémore le candidat.

Sauter à pieds joints
Quelques semaines plus tard, l’équipe de production de L’Amour est dans le pré débarquait dans le Haut-Saint-François pour prendre ses premières images. Julien n’a pas été déçu. « C’est une incursion dans un monde qu’on côtoie tous les jours à la télé, mais l’arrière-scène de ça, on l’a jamais vu. C’est assez spécial à voir. La logistique puis l’aspect technique qu’il y a derrière tout ça, c’est quand même impressionnant. »

Le premier tournage avait pour but d’élaborer une vidéo de présentation du participant qui servirait à attirer de futures prétendantes. Après un processus de sélection, Julien a eu le plaisir d’en rencontrer cinq. Parmi elles, trois sont venues passer une semaine à Dudswell afin de mieux connaitre le gestionnaire de troupeaux. Ces journées de tournage pouvaient s’étirer sur 12 heures.

« C’est super intense, mais en même temps, super stimulant. Ça te sort tellement de ta zone de confort. Je suis un gars qui est pas habitué à dater des filles puis, tout d’un coup, tu en as trois chez vous ! C’est un peu spécial comme feeling. » Julien avoue avoir eu du mal à éliminer certaines d’elles en cours de route.

Après la pause
Après coup, le producteur laitier natif du Bas-Saint-Laurent a toujours peine à y croire. « C’est vraiment l’aventure d’une vie. C’est super exigeant, mais c’est tellement d’émotions puis de nouvelles aventures. Tu rencontres des gens autant dans l’équipe de production que les filles. » À la base peu friand de télé et de téléréalité, Julien avait malgré tout un intérêt pour l’émission.

« Je l’écoutais parce que je trouvais que le concept était bon. C’est vrai qu’il y a une problématique pour les jeunes agriculteurs. On travaille beaucoup d’heures, on a un mode de vie qui est exigeant, qui est pas pour tout le monde. C’est pas toutes les filles qui sont prêtes à ça. »

L’Amour est dans le pré est de retour le 31 janvier sur les ondes de V et Noovo.

Pénurie de main-d’œuvre dans le Haut-Saint-François; Le pire est à venir

C’est bien connu, la pénurie de main-d’œuvre se fait sentir un peu partout au Québec et le Haut-Saint-François n’y échappe pas. La situation n’est pas encore dramatique, mais pourrait devenir plus difficile d’ici un an et demi, d’exprimer Bernard Ricard, directeur adjoint au CLD du Haut-Saint-François.

M. Ricard l’admet, le recrutement de la main-d’œuvre est plus difficile qu’avant, mais pas pire qu’ailleurs en région. Selon lui, le pire de la crise est à venir et c’est la raison pour laquelle les employeurs doivent se préparer. Le territoire du Haut-Saint-François compte 120 entreprises industrielles regroupant quelque 2 037 emplois. De façon générale, explique M. Ricard, les intervenants du monde de l’emploi soutiennent qu’un taux de chômage de 5 % est considéré comme le plein emploi. Or, le Haut-Saint-François serait présentement légèrement sous ce pourcentage. Toutefois, ce portrait pourrait changer d’ici 10 ans alors qu’on prévoit que certaines entreprises vont bien tirer leur épingle du jeu, d’autres disparaîtront tandis que de nouvelles émergeront, de laisser entendre M. Ricard. Plus de 90 % des entreprises du secteur industriel sur le territoire comptent moins de 50 employés. L’impact de la pénurie de main-d’œuvre a déjà commencé sournoisement à faire son œuvre. M. Ricard mentionne que certaines mettent des projets de croissance sur la glace faute de main-d’œuvre et préfèrent se concentrer sur ce qu’elles font de bien pour l’instant. Plusieurs ont commencé à prendre des mesures en prévision des prochaines années et les autres devraient le faire rapidement, de laisser entendre l’intervenant en développement.

Le secteur le plus affecté, précise-t-il, est celui de la technologie de l’information. « Tout ce qui est informatique est plus touché, que ce soit électromécanicien, tout ce qui touche à l’automatisme, les opérateurs de CNC. Ç’a commencé aussi à des postes de manœuvre et de technicien de premier niveau. » Dans un contexte semblable et particulièrement en région, les entreprises se doivent d’être plus attractives. Les employeurs, d’expliquer M. Ricard, doivent travailler sur les conditions de travail, l’environnement au travail, la flexibilité des horaires, la conciliation travail/famille et l’environnement au sens large. Évidemment, l’aspect salarial constitue un élément, mais n’est pas suffisant à lui seul. « Il n’y a pas une solution, c’est un ensemble de solutions », insiste-t-il.

Le CLD, précise-t-il, peut analyser la situation et voir les investissements possibles pour augmenter la productivité de l’entreprise de façon à fonctionner avec moins de personnel. « Comment s’organiser pour être plus efficace ? », souligne M. Ricard. Services Québec est un intervenant qui peut donner un bon coup de pouce. Vincent Breton, de la direction des communications au ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale mentionne que « sur le terrain, les conseillers aux entreprises accompagnent les entreprises pour leur permettre de trouver les solutions appropriées à leurs problèmes de gestion des ressources humaines, notamment en matière d’aide au recrutement, en gestion des ressources humaines et de développement des compétences de leur main-d’œuvre. Ils peuvent proposer à l’entreprise un plan d’intervention assorti d’un soutien financier. » Le ministère « offre différentes aides financières à l’embauche afin d’inciter les entreprises à recruter des nouveaux arrivants ou des personnes qui ont des difficultés à intégrer le marché du travail. Une aide financière peut être accordée pour soutenir l’entreprise pendant la période d’adaptation », souligne M. Breton

Ce dernier ajoute que le ministère peut également soutenir des projets de formation continue, permettant de développer les compétences de la main-d’œuvre en emploi. « La formation en emploi, précise-t-il, est un facteur d’attraction et de rétention du personnel. » M. Breton mentionne que la population en âge de travailler (15-64 ans) a déjà commencé à diminuer dans la MRC du Haut-Saint-François. Il ajoute que selon les perspectives démographiques de l’Institut de la statistique du Québec, la population en âge de travailler passera de 14 306 personnes en 2019 à 13 831 en 2025, soit une diminution de 475 personnes. « Il y a donc potentiellement moins de personnes pour occuper les postes disponibles », laisse-t-il entendre.

Formations
Parmi les coups de pouce disponibles, la Commission scolaire des Hauts-Cantons offrira en février, exclusivement pour les employeurs et chefs d’équipe du Haut-Saint-François, deux formations. D’abord une intitulée Attraction et rétention de la main-d’œuvre. Cette formation qui s’adresse aux dirigeants se fera en sept ateliers et un accompagnement personnalisé de 3 heures. Les divers aspects abordés seront attractivité et recrutement, que cherchent les employés ? gestion de la diversité, accueil et intégration des nouveaux employés, formation et développement des compétences, stratégies de rémunération et fidélisation ainsi que le codéveloppement. Un café-rencontre gratuit est prévu le 1er février de 8 h 30 à 10 à la salle B de la MRC du HSF, située à Cookshire-Eaton. Une seconde formation Développement des compétences en supervision Améliorez vos pratiques pour mieux superviser est également prévue en février. L’information ou l’inscription pour cette formation doit se faire avant le 13 février auprès de la conseillère au Service aux entreprises de la CSHC Jessica Mackey 819 832-3637 poste 1106 ou jessica.mackey @cshc.qc.ca.

Un parcours qui va en s’accélérant pour Usinage RM

« Cette année, on attaque la partie contrôle numérique. » C’est en ces mots que Richard Matteau, PDG d’Usinage RM à East Angus, entrevoit son année 2019. Celui qui a démarré l’atelier en 1982 n’entend pas prendre sa retraite de sitôt, même si un processus de transfert est enclenché.

L’entreprise a connu des débuts bien modestes alors que M. Matteau était le seul employé, avant d’être rejoint par son frère. C’est en 1985 qu’Usinage RM s’installe dans ses locaux actuels du 189, rue Angus Sud. Depuis, les lieux ont subi quatre agrandissements et un cinquième est peut-être dans l’air. « Mettons qu’on est très, très serré », concède le président.

Cela sera peut-être le projet des trois nouveaux actionnaires que sont Louis et Charles Matteau, les deux fils, accompagnés de Philippe Laroche, un employé de longue date. Ceux-ci seront éventuellement à la tête de l’atelier d’usinage lorsque le fondateur et sa conjointe, Carole Tardif, à l’administration, jugeront bon de ralentir la cadence.

Il faut dire que l’entreprise, qui conçoit pièces industrielles et équipements spécialisés, semble même accélérer le rythme ces dernières années. « On a donné un bon coup à l’automne 2017 », se remémore Richard Matteau. « On a changé une partie de nos équipements pour essayer de faire des pièces plus grosses. On avait une flotte qui était quelque peu vieillissante. »

Pour accéder à de la nouvelle machinerie plus performante et dernier cri, Usinage RM a reçu de l’aide d’Investissement Québec. Le Centre local de développement (CLD) du Haut-Saint-François a aussi contribué au projet en octroyant une aide financière de base et en participant activement au montage des dossiers du programme gouvernemental.

L’année qui s’amorce sera marquée par la transition graduelle vers le contrôle numérique. La machinerie amenant avec elle une nouvelle façon de faire, une formation rigoureuse est requise de la part de la douzaine d’employés. Ceux-ci apprendront les plus récents rudiments autant en dessin qu’en programmation. « C’est une grosse année », concède M. Matteau.

Entre l’achat de nouvel équipement et l’intégration du contrôle numérique, Usinage RM a retenu les services d’un consultant qui n’est pas étranger au vent de renouveau qui souffle dans les locaux. « Ça a viré la compagnie de bout ! On s’est mis à rouler. Ça a été très bénéfique », témoigne, satisfait, celui qui avait commencé sa carrière à la Domtar. Dans la dernière année, la ressource extérieure est venue visiter l’équipe de manière quasi hebdomadaire pour veilleur à son développement.

« On n’était pas performant. La business grossissait, puis on avait bien de la misère à suivre. On travaillait trop fort pour rien. Ça nous a aidés bien gros. On a eu un consultant qui nous a remis dans le droit chemin », conclut Richard Matteau.

On passe le flambeau à la jeune relève pour Emballages Façoteck à Scotstown

Emballages Façoteck, entreprise indépendante découlant de Léo Désilets Maître herboriste, à Scotstown, a le vent dans les voiles. Les trois propriétaires, Benoit Fortin, Gérald et Sylvain Désilets, préparent depuis quelques années le changement de garde à la direction de l’entreprise. Trois jeunots, diront certains, dont la moyenne d’âge est de 30 ans, forment la 3e génération de dirigeants. Cette fougueuse relève a fait ses classes au fil des années et poursuit le travail amorcé par ses prédécesseurs de développer en continu l’entreprise.
Sébastien Désilets, 29 ans, responsable de la réception et logistique, Marc-Olivier Désilets, 29 ans, responsable aux ventes, développement des affaires et production, ainsi que Maxime Désilets, 31 ans, responsable de l’expédition, approvisionnement et logistique, forment la 3e génération de dirigeants, depuis leur grand-père fondateur de l’entreprise Léo Désilets Maître herboriste, toujours en activité.

Sébastien et Marc-Olivier sont au sein de l’entreprise depuis sept ans. « Les trois proprios actuels, qui sont en place, ce qu’ils ont fait, c’est qu’ils nous ont fait à peu près toucher à tout. On est parti à faire des capsules, faire de la mise en bouteille, on a appris la chaîne du début jusqu’à la fin », d’exprimer Marc-Olivier. Maxime est au sein de l’entreprise depuis près de deux ans à temps plein, mais a œuvré au sein de celle-ci pendant des étés. Ses forces, d’exprimer ses collègues, sont d’être bien méthodique. « On l’a mis à la place où faut que tout soit parfait et il fait une très bonne job là-dessus. On a réussi à prendre notre place. On est vraiment séparé pour pas que personne ne pile sur les pieds de personne, pour pouvoir vraiment aider l’entreprise à croître. Cela a été la force des trois propriétaires avant et c’est exactement notre force à nous », d’exprimer Marc-Olivier et Sébastien. « Chacun son coin d’entreprise pour couvrir le maximum », d’ajouter Sébastien. Tous trois précisent « c’est une business familiale. On mêle tout le temps toujours tout le monde sur tous les points. On n’est pas une entreprise où tout se gère par une personne et ça découle après ça. Tout le monde donne son point de vue, tout le monde prend ces décisions et c’est avec ça qu’on finit par avancer. Il y a le groupe de patrons, mais les employés sont impliqués dans la prise de décision. Est-ce qu’on avance dans ce projet-là, est-ce que c’est faisable ? C’est une culture d’entreprise. Nos employés, on les paye pas pour ce qu’ils font, mais pour leur intelligence, pour leur savoir-faire. C’était comme ça avant et on ne fait que continuer », d’exprimer Marc-Olivier et Sébastien. Conscients qu’ils ont encore des choses à apprendre, le jeune trio apprécie le transfert de connaissances transmis par les propriétaires dont deux sont en préretraite pour ainsi dire. « On a eu trois exemples formidables, Benoit Fortin, qui est un directeur général et un comptable formidable, m’a amené à apprendre sur le tas, je parle pour moi », d’exprimer Marc-Olivier. «  On a Sylvain, lui tout ce qui est mécanique, fonctionnement, réparation de machine, inventer une machine,voir à ce que les machines aillent bien, ça il nous l’a inculqué à tous les trois. On a Gérald qui s’est toujours occupé de la logistique, les deux (Sylvain et Gérald) sont manuels et on a appris depuis qu’on est jeune, à se débrouiller », d’exprimer les trois jeunes dirigeants. Loin d’être confinés à leur bureau, tous trois sont prêts à retourner sur le plancher. « Demain matin, s’il y a un gros boum de travail, on se retrousse les manches, comme on dit, et on va sur le plancher », expriment-ils.

Des gars de région
La jeune relève est attachée au milieu. « Nous, on croit en la région. Les gens disent qu’on est à la mauvaise place, totalement mal situé pour faire ce qu’on fait. Moi je dis: c’est le contraire, on est situé à la meilleure place qu’on peut. On a des employés qui sont fidèles, on a un emplacement quand même très proche des États-Unis, pis les frais de transport, ce n’est plus si vrai que ça qu’il y a des coûts énormes. On a des bons deal sur le transport », soutiennent Marc-Olivier et Sébastien.

Façoteck est en croissance constante. Elle a procédé à l’embauche de 14 employés au cours de la dernière année, passant à une soixantaine de travailleurs et permettant la mise sur pied d’un deuxième quart de travail. Les dirigeants n’ont pas de nombre établi quant au personnel. « L’objectif est avant tout de bien servir les clients tout en faisant de la croissance sur des produits de qualité, ça, c’est non négociable », d’insister Marc-Olivier avec l’approbation de ses collègues.

Loin de s’asseoir sur ses lauriers, l’entreprise s’engage dans un virage vers des produits pharmaceutiques. Déjà, des projets sont en marche. Présentement, 90 % de la production de l’entreprise touchent le secteur nutraceutique et 10 % le pharmaceutique. Les dirigeants aimeraient augmenter cette dernière portion à 25 % d’ici cinq ans. Emballages Façoteck distribue 60 % de sa production sur le marché canadien, 30 % aux États-Unis et le reste en Europe. Présente sur la scène mondiale, l’entreprise entend prendre une plus grande place au cours des prochaines années. Elle dispose de 70 000 pieds carrés soit 40 000 comprenant le siège social et le site de fabrication et 30 000 pieds carrés au site d’entreposage, situé à proximité.

Main-d’œuvre
À l’heure où la main-d’œuvre se fait de plus en plus rare, Emballages Façoteck réussit à conserver et même accroître son personnel. Les dirigeants admettent que le recrutement n’est pas facile, mais les efforts sont déployés pour répondre aux besoins du personnel. L’aspect rémunération n’est pas le seul, précisent-ils. L’ambiance de travail, l’horaire, la participation à la prise de décision sont autant d’aspects qu’il faut considérer. « On est flexibles dans la façon de faire pour garder nos gens le plus longtemps possible, les orienter. On essaie de prendre chaque personne, chaque individu et les mettre dans les bons souliers au bon moment, au bon temps de la vie. C’est une culture d’entreprise qui a toujours existé; on ne fait que continuer. » Les employés proviennent d’un peu partout en région, évidemment de Scotstown, La Patrie, Lac-Mégantic, Cookshire, East Angus, Dudswell sans compter l’équipe de recherche basée à Montréal. La jeune relève n’a pas l’intention de « surfer » sur le succès de leurs prédécesseurs. Ils ont l’intention de créer leur propre vague qui les amènera encore plus loin.

MSM Soudure Mécanique

Cela fera bientôt cinq mois que MSM Soudure Mécanique offre ses services mobiles sur le territoire estrien. L’entreprise établie à Ascot Corner compte poursuivre sa lancée pour la nouvelle année en élargissant sa clientèle.

Derrière MSM Soudure Mécanique se trouve Glenn Méthot et sa conjointe Élise Vanasse. Le couple a connu beaucoup de nouveautés ces derniers mois et acquérant une première maison dans le Haut-Saint-François en plus d’avoir un premier enfant. La mise sur pied d’une entreprise constituait un défi supplémentaire pour les deux amateurs de motocross et de mécanique.

Un début prometteur
Depuis les débuts de MSM le 1er septembre 2018, Mme Vanasse avoue ne pas avoir eu le temps de trop chômer. Elle a profité de l’accalmie suivant le temps des fêtes pour faire un petit bilan. « Ça roule super bien. Il y a de la demande. Les compagnies de mécanique diesel mobiles, il y en a pas énormément. »
L’entreprise effectue déjà l’entretien de la machinerie de quelques clients réguliers dans les domaines forestiers et de l’excavation. L’un d’eux est Excavation Steve Leblanc, situé aussi à Ascot Corner. « Ils nous ont donné un gros coup de main », concède celle qui s’occupe de la gestion et de la comptabilité.
Avec cette première référence et le récent lettrage du camion et de la remorque, MSM Soudure Mécanique a déjà pu constater un certain effet de bouche-à-oreille. Lorsque la saison reviendra à la normale au début février, le couple Méthot-Vanasse peut s’attendre à trois jours d’ouvrage par semaine.

Pourquoi se lancer ?
Glenn Méthot a grandi à Fermont en travaillant pour la compagnie de béton de son père. Dès son jeune âge, il a hérité de postes de gestion et de direction au sein de l’organisation. De son côté, Élise Vanasse est originaire de St-Élie-d’Orford. Après quelques années à travailler dans la région, elle part se ressourcer chez un ami rendu à Fermont. C’est là qu’elle rencontre son conjoint.

À son tour, M. Méthot éprouve un besoin de changement. C’est à ce moment qu’il suggère à sa douce de s’acheter une maison en Estrie. Le couple en trouve une à Ascot Corner à l’automne 2017. Après avoir été employé quelques mois, le nouveau père de famille éprouve le besoin de partir à son propre compte.
« On a tâté le terrain pour voir les besoins qu’il y avait, puis on a trouvé que c’était une bonne idée. Ça fait qu’on a fait go ! », se remémore Mme Vanasse. Les entrepreneurs s’inscrivent au cours Lancement d’entreprise du Centre de formation professionnelle du Haut-Saint-François.

Sans vouloir bruler les étapes, les deux partenaires d’affaires aimeraient éventuellement acquérir une maison dotée d’un garage pouvant accueillir des poids lourds nécessitant réparation. Et si les choses vont bien, l’ajout d’un second camion qui rendrait disponible une seconde équipe MSM sur la route serait la cerise sur le sundae.

Des jeunes du primaire deviennent entrepreneurs

Les élèves de 5e et 6e année de l’école Notre-Dame-de-Lorette, à La Patrie, ont reçu la visite du député de Mégantic, François Jacques, dans le cadre de leur projet de sacs réutilisables. Ceux-ci fabriquent des sacs de tissu pour financer leur voyage de fin d’année dans la ville de Québec.

Lors de la dernière campagne électorale provinciale, la quinzaine d’élèves de la classe de Francis Larochelle ont pris part à la simulation Électeurs en herbe. Dans l’optique de faire un choix éclairé, ces derniers ont invité les candidats de la circonscription à venir se présenter. Les jeunes du primaire ont été particulièrement charmés par les propositions d’Andrée Larrivée de Québec solidaire et de Sylvain Dodier du Parti Vert. L’environnement étant l’enjeu principal de ces formations politiques, l’idée d’en faire un peu plus pour la planète a germé dans l’esprit des élèves.

Avec le but de faire un voyage de fin d’année dans la Vieille capitale, le groupe se tourne alors vers l’entrepreneuriat pour se financer. L’idée est de concevoir des sacs réutilisables en tissu et de les vendre à la population. Les contacts et les proches sont mis à contribution. Le Cercle des Fermières et des parents d’élèves font don de tissus et prêtent des machines à coudre au groupe.

À la mi-décembre, une quarantaine de sacs sont prêts et mis en vente au Marché Bonichoix. En l’espace d’une fin de semaine, le lot s’écoule en entier et les Sacs-éco LP (pour La Patrie) sont en rupture de stock. Au moment de la visite de François Jacques, les élèves entrepreneurs poursuivaient la production en vue de suffire à la demande.

La première série de sacs a engrangé des profits de 300 $. L’objectif de la classe de M. Larochelle est de récolter un montant de 3000 $. Les élèves du groupe s’étaient déjà rendus ramasser des canettes à un match du Phoenix de Sherbrooke, leur permettant d’amasser 1000 $. Ceux-ci se sont également inscrits au Défi OSEntreprendre dans la catégorie Projet entrepreneurial au primaire et au secondaire. L’initiative pourrait leur rapporter jusqu’à 750 $ s’ils étaient retenus.

Lors de la visite de l’atelier de production à même l’école Notre-Dame-de-Lorette, la mairesse de La Patrie, Johanne Delage, fut très impressionnée des habiletés des enfants qui font tout de A à Z. « C’est bien. Je trouve que c’est une très belle initiative. » Le jeune Clarence Michaud s’était fait le porte-parole du groupe et avait présenté le projet des Sacs-éco LP au député Jacques.

70e anniversaire de mariage

Le couple formé de Béatrice Casavant, 90 ans, et Victorien Delage, 91 ans, de La Patrie, a célébré l’été dernier leur 70e anniversaire de mariage. Les tourtereaux étaient entourés de membres de leur famille et amis pour l’occasion. Leur union remonte en 1948.

À l’époque, le couple vivait dans la maison familiale et représentait la troisième génération. L’arrivée de Béatrice constituait la 11e personne au foyer familial. La venue de leur premier enfant faisait passer les générations à quatre sous un même toit. Pendant que Victorien travaillait dans les bois, du côté américain, Béatrice s’occupait de la famille et de la ferme. Le couple qui célèbre leurs noces de platine compte 10 enfants, 22 petits-enfants et 19 arrières-petits-enfants. Par la suite, Victorien a travaillé au moulin à scie et 20 ans à la Coopérative de La Patrie en plus de la ferme. Pour sa part, Béatrice a passé trois ans chez Guitabec. Au début de la soixantaine, elle a suivi son cours d’agente de pastorale. Au cours des années, le couple s’est impliqué dans la décoration de l’église. Ils jouaient également un rôle actif au sein des Cursillos. Le premier mariage à être célébré à l’église actuelle de La Patrie fut les parents de Victorien Delage, soit Joseph Delage et Malvina Verret.

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Soyez les yeux et les oreilles de l’ACEF

L’ACEF Estrie (Association coopérative d’économie familiale de l’Estrie) demande aux gens de lui signaler rapidement toute sollicitation téléphonique ou à domicile. « La collaboration des citoyens a permis cet automne d’organiser rapidement des blitz d’information un peu partout en Estrie pour faire connaître les problèmes potentiels liés à ce type de contrat et surtout le délai d’annulation de 10 jours. Nous nous attendons à d’autres vagues de sollicitation et souhaitons que la population développe de réflexe d’informer l’ACEF rapidement », indique Sylvie Bonin, coordonnatrice de l’ACEF.

L’ACEF constate qu’il y a un regain de sollicitation dans la région depuis quelques années pour vendre divers produits et services (thermopompes, services de décontaminations, panneaux solaires, ou autre). « Lors de vente à domicile, plusieurs personnes signent sous pression des contrats qui peuvent être abusifs ou désavantageux et regrettent par la suite », indique la coordonnatrice. Il est très facile d’annuler le contrat dans les 10 jours. « Par la suite, c’est une autre histoire », ajoute Mme Bonin.

Pour pouvoir agir efficacement auprès de la population concernée, l’ACEF a besoin d’être informée rapidement. Elle invite donc tous les citoyens et citoyennes de l’Estrie à communiquer avec elle dès qu’ils sont sollicités, par téléphone ou à domicile, par un commerçant. « En nous informant rapidement, vous pouvez faire une différence pour protéger les gens de votre coin », insiste Sylvie Bonin. Il est possible de communiquer avec l’ACEF par téléphone 819 563-8144, courriel info@acefestrie.ca ou via la page Facebook de l’organisme.

Briser le silence pour sauver des vies

Sachant qu’il y a en moyenne trois suicides par jour au Québec, il est plus que jamais essentiel d’ouvrir le dialogue. « Parler du suicide sauve des vies » est le message clé qui rallie des milliers d’organismes et de citoyens engagés durant la Semaine de prévention du suicide, qui a lieu du 3 au 9 février 2019. Organisée par l’Association québécoise de prévention du suicide (AQPS), cette campagne nationale vise à encourager la demande d’aide et la prise de parole chez ceux qui souffrent en silence. Ainsi, diverses activités ont lieu pour sensibiliser les Québécois au phénomène du suicide et faire connaître les ressources qui sont offertes partout dans la province.

Que vous soyez un travailleur, un employeur, un intervenant ou un simple citoyen souhaitant s’engager, l’AQPS met à votre disposition plusieurs outils dont vous pourriez avoir besoin pour favoriser le dialogue :
Le site commentparlerdusuicide.com : découvrez, entre autres choses, les actions positives que vous pouvez poser pour sauver une vie et les façons de parler à une personne ayant des idées suicidaires ou à ses proches;
La formation Agir en sentinelle pour la prévention du suicide : quel que soit votre milieu d’action ou d’intervention, cette formation d’une journée vous apprendra à reconnaître les signes de détresse chez une personne vulnérable;

La Ligne québécoise de prévention du suicide : si vous avez besoin d’aide ou de réconfort pour vous-même ou un proche, composez le 1 866 APPELLE (277-3553); on vous écoutera en tout temps, 7 jours sur 7.
Pour plus d’information sur les activités et les ressources offertes dans votre région, visitez le www.aqps.info.

Consultation touristique, les ministres Mélanie Joly et Marie-Claude Bibeau s’arrêtent à la Brasserie 11 comtés

La Brasserie 11 comtés à Cookshire-Eaton a été l’hôte, ce mardi matin, d’une rencontre de consultation touristique. La ministre du Tourisme, des Langues officielles et de la Francophonie, Mélanie Joly, et la ministre du Développement international, Marie-Claude Bibeau, participaient à l’exercice. Mme Bibeau, députée de Compton-Stanstead, avait invité les divers intervenants touristiques des Cantons-de-l’Est à prendre part à la consultation. Une délégation de cinq personnes du Haut-Saint-François représentant divers secteurs touristiques participaient à la rencontre. Plus de détails dans notre prochain numéro du 23 janvier.

Le Centre de santé Cookshire inaugure ses nouveaux locaux

Les travaux d’agrandissement du Château Pope étant terminés, le Centre de santé Cookshire a profité du troisième 4 à 7 Noël au Château pour inaugurer ses nouvelles installations. Plus d’une soixantaine de résidants du Haut-Saint-François ont ainsi pu visiter les locaux du GMF et de l’entreprise Omnimed à l’étage, tout en contribuant au financement du projet de clinique sans rendez-vous.

Difficile d’avoir un médecin
Plusieurs élus municipaux étaient présents au cocktail dinatoire, en plus du préfet Robert Roy. Il ne manquait plus que le député provincial François Jacques, ce qui aurait pu conscientiser les plus hautes instances politiques à la réalité des soins de santé dans la MRC.
« On est vraiment un territoire atypique », affirme Dre Stéphanie Blais-Boilard. « On n’a pas de centre hospitalier puis je pense que c’est ce qui fait la difficulté pour les gens de comprendre comment ça fonctionne. » Après une année record en 2017, où la clinique avait inscrit 2700 nouveaux patients, un ralentissement s’est fait sentir. « On n’a eu aucun nouveau médecin qui a commencé en 2018. Le ministère ne nous a pas offert de poste comme on l’aurait espéré », se désole la directrice du centre de santé. Toutefois, Dre Catherine Lapointe fera son entrée d’ici les prochaines semaines.

Une histoire de famille
Le travail acharné de Dre Blais-Boilard a été louangé au cours de la soirée, autant pour avoir mené de front les travaux d’agrandissement de concert avec son frère Xavier Boilard, PDG d’Omnimed, que pour son implication depuis la dernière décennie. Sa collègue Dre Émilie Dubé-Tremblay a tenu à préciser : « On parle surtout de l’agrandissement de la clinique, mais depuis plusieurs années, il y a aussi toute l’équipe de soins qui s’est agrandie grâce au dynamisme et au leadership de Dre Blais-Boilard. Elle a une ardeur au travail sans faille pour la qualité puis pour l’accessibilité des soins pour toute la population du territoire du Haut-Saint-François. »

Aux yeux de la principale intéressée, le Centre de santé Cookshire et Omnimed « sont vraiment des moteurs pour le développement socio-économique du Haut-Saint-François. Donc, on prend ça au sérieux et on va continuer. Se sentant privilégiés d’être propriétaires d’un beau joyau, mon frère Xavier et moi avons vraiment fait l’effort de prendre des décisions soignées pour pouvoir donner de l’amour au Château Pope parce qu’il en méritait et en mérite encore. »

De gros sous
Le duo frère sœur avait décidé, dans un premier temps, d’entamer les travaux d’agrandissement puis de les compléter au fur et à mesure que le financement affluerait. Puis s’est imposée l’idée de mener à bout le projet quitte à prendre des risques financiers. Le but ultime demeurait d’avoir une mini-urgence fonctionnelle afin de pouvoir attirer plus de personnel qualifié.

Cette année, la municipalité de East Angus s’est engagée à verser 25 000 $ sur cinq ans au centre de santé. « C’est eux qui ont été vraiment les initiateurs des municipalités pour le don pour le projet de clinique de mini-urgence », s’exprimait, reconnaissante, Dre Blais-Boilard. Une tournée de ces municipalités avait d’ailleurs été initiée par la mairesse Sylvie Lapointe, alors conseillère de Cookshire-Eaton, pour les convaincre de verser une contribution selon le prorata de leur population respective.

Le centre de santé revampé de Cookshire est d’ores et déjà opérationnel. Pour le moment, il ne reçoit que les patients ayant déjà un médecin de famille au sein du GMF du Haut-Saint-François. L’équipe compte éventuellement ouvrir des plages pour n’importe quel résidant du HSF dans le cadre de la mini-urgence sans rendez-vous.

Marie-Claude Bibeau, candidate en 2019

L’actuelle députée de Compton-Stanstead et ministre du Développement international, Marie-Claude Bibeau, se représentera aux prochaines élections fédérales, en octobre 2019. C’est ce qu’elle a annoncé le mois dernier lors d’une célébration de son investiture à la Microbrasserie Coaticook.
Se disant fière de son premier mandat, Mme Bibeau souhaite poursuivre la défense des intérêts des citoyens de la région. « Nous allons continuer à nous attaquer aux inégalités sociales et économiques durant le deuxième mandat. » Si elle est réélue, elle entend se consacrer à la pénurie de main-d’œuvre, à l’amélioration continue de la connectivité en région rurale ainsi qu’à la lutte contre les changements climatiques.

Prenant, mais valorisant
Lors de sa soirée de nomination, la députée-ministre s’est confiée sur ses motivations à solliciter un second mandat d’affilée. « En 2015, je savais pas vraiment dans quoi je m’embarquais. J’avais pas anticipé le volet humain de la job. » Cela peut inclure d’accompagner une personne âgée auprès de l’Agence du revenu ou de régulariser la situation femme immigrante victime de violence conjugale. « C’est pas toujours facile, mais, en même temps, quand on accompagne ces gens-là dans des moments de détresse, c’est extrêmement réconfortant et valorisant. Ça donne un tout autre sens au travail. »
Parmi les bons côtés de la profession, Mme Bibeau énumère les célébrations de centièmes anniversaires de naissance, les remises de médailles à des militaires et bénévoles ainsi que la présence à maintes soirées communautaires. Et avec 32 pays visités en trois ans, les voyages font partie du quotidien. En tant que ministre du Développement international, « j’aurais jamais pensé devenir une voix forte pour le féminisme sur la scène internationale. »

Dossiers réglés et à venir
Celle qui fut directrice générale du Musée de la nature et des sciences de Sherbrooke est fière des accomplissements effectués lors de son premier mandat. « Nous avons obtenu le financement nécessaire pour l’Observatoire du Mont-Mégantic pour sept ans. » Le maintien du système de la gestion de l’offre malgré les menaces américaines figure également au tableau des victoires pour Mme Bibeau.
À ce sujet, la phase 2 du Programme d’investissement pour fermes laitières s’ouvre lundi prochain. Il est conçu pour aider les producteurs laitiers à s’adapter aux répercussions prévues de l’Accord économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l’Union européenne. Dans le cadre de la phase 1, 36 entreprises de la circonscription s’étaient partagé 3,8 M$, dont la Ferme Élégante de Dudswell.

Aéroport de Sherbrooke
Selon la représentante de Compton-Stanstead, « la balle est dans le camp de la Ville » de Sherbrooke désormais en ce qui concerne l’offre de vols commerciaux réguliers à l’aéroport de Sherbrooke. Elle rappelle que le déblocage passe par un projet d’entente entre la Ville et un transporteur aérien.
« Nous avons obtenu l’assurance que nous aurons les services de sécurité aéroportuaire pour l’aéroport de Sherbrooke lorsqu’une entente aura été signée avec une compagnie aérienne qui offre des vols réguliers », réitère-t-elle.
Les discussions entre l’Administration canadienne de la sûreté du transport aérien et la direction de l’aéroport de Sherbrooke, en vue du processus menant à la désignation du site situé à Cookshire-Eaton, s’étirent depuis décembre 2015.

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Main-d’œuvre immigrante

Les employeurs du Haut-Saint-François en quête de main-d’œuvre immigrante auront la chance d’en savoir davantage sur les différents statuts de travailleurs et les façons de s’y prendre pour les embaucher.

Une séance d’information sous le thème Démystifions l’immigration est prévue le 22 janvier de 7 h 30 à 9 h 30 au Club de golf East Angus. L’activité organisée par Services Québec, le ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI) et la Table des MRC de l’Estrie est offerte gratuitement. Il s’agit d’une tournée estrienne qui s’arrêtera dans les 7 MRC de l’Estrie.

La rencontre fait suite à une première tenue en octobre dernier à East Angus et portait sur les demandeurs d’asile. Plusieurs questions pour savoir combien ça coûte, comment on fait pour embaucher, quelles sont les obligations ont émergé à la suite de la première rencontre d’où la tenue d’une seconde.
Plusieurs intervenants provenant de divers organismes et du ministère prendront la parole. Il existe différents statuts concernant les immigrants que ce soit permanent ou temporaire. Les personnes-ressources feront la lumière sur ces types de travailleurs, expliqueront la nature des permis de travail, les façons de les embaucher, comment les accueillir, les intégrer et autres.

Menu
Au menu, concernant les résidents permanents, une personne du Service d’aide aux Néo-Canadiens, l’organisme responsable d’accueillir la main-d’œuvre immigrante en Estrie, s’adressera aux employeurs. Suivra une personne de Pro-Gestion Estrie qui traitera de la régionalisation de l’immigration. Elle abordera la façon d’attirer ou de convaincre un travailleur immigrant de quitter Montréal pour s’établir en région.

Quant aux résidents temporaires, une agente de mobilisation et de développement en immigration ainsi que du MIDI, volet recrutement international, s’adresseront aux employeurs. D’autres intervenants du Service aux entreprises et de Services Québec traiteront notamment de l’accueil, de l’intégration et de la possibilité de donner un petit coup de pouce financier pour la francisation en entreprise.

Les personnes désireuses de s’inscrire à la rencontre d’information peuvent le faire gratuitement en se rendant sur Evenbrite au https://www.eventbrite.ca/e/billets-seance-dinformation-statuts-dimmigration-et-bassins-main-doeuvre-53158454368. Pour information, contactez Annie Boucher au 819 832-2403 poste 241.

Plus d’une vingtaine d’employeurs du Haut-Saint-François ont participé à la rencontre d’octobre dernier. Ceux qui ne pourraient pas participer à East Angus peuvent le faire le 10 janvier à Coaticook le matin ou à Magog en après-midi. Il est aussi possible de participer le 22 janvier en après-midi à Sherbrooke ou le 23 en matinée à Lac-Mégantic.

La MRC hausse son budget de fonctionnement de 4,5 %

Les quotes-parts que versent les 14 municipalités du Haut-Saint-François à la MRC connaitront en moyenne une hausse de 4,46 % en 2019 pour atteindre 2 205 218 $. Cette dernière a revu ses façons de faire afin d’assainir ses finances dans le futur. « Ce qu’on a voulu faire cette année, c’est d’équilibrer nos budgets dans l’avenir », résume le préfet Robert G. Roy. « Je pense que les maires ont vu qu’on était rendu là. »

Le taux d’augmentation de 4,5 % varie pour chacune des municipalités en fonction de leur richesse foncière. C’est ainsi que les hausses d’East Angus et de Saint-Isidore-de-Clifton sont les plus élevées de la MRC, avec 10,8 % et 10,6 %, étant donné leur taux de croissance plus rapide.

Le budget 2019 de la MRC a été adopté à l’unanimité par les municipalités, suite à un « processus transparent » qui s’est étalé sur quelques mois avec un lac-à-l’épaule et des ateliers de travail. Le processus de stabilisation du budget n’ayant pu être complété et absorbé d’un coup, certains départements restent encore à être mis à jour.

Un mauvais pli
Historiquement, il arrivait que les surplus de certains départements soient utilisés pour essuyer la hausse régulière des couts. Ces afflux ponctuels ne constituaient pas une source viable de flux monétaire pour éponger des besoins stables et croissants. Cela était d’autant plus problématique lorsque se présentaient des projets particuliers nécessitant des fonds. Les municipalités observaient alors de grandes variations de leur contribution.

À l’inverse, en prévoyant plus les dépenses régulières à venir, celles pour les projets spéciaux varieront moins au fil du temps. Déjà, le préfet Roy donnait en exemple la baisse de 30,25 % de ces déboursés ponctuels, ceux-ci étant grosso modo passés de 40 000 $ à 25 000 $.

Il avait pris connaissance de la faille lors de sa dernière tournée des municipalités. « Si on veut se sortir du marasme, il faut réellement essayer d’équilibrer nos budgets pour être capable de se projeter dans l’avenir. » La MRC s’est également fixée un plafond d’accumulation de surplus. Ceux dépassant les 10 % de l’enveloppe du département pourront être réinjectés et utilisés.

Un plan d’action pour la région
La MRC a complété en 2018 son plan de rattrapage du financement de son bras économie et emploi, le Centre local de développement (CLD) du Haut-Saint-François. Étalé sur trois ans, le plan visait une mise à niveau face aux autres CLD de la province. Auparavant, le centre situé à East Angus bénéficiait d’un soutien équivalant à 5 $ par habitant, alors que, aujourd’hui, ce même support rejoint la moyenne provinciale, qui est d’environ 15 $ par habitant.

En février, on finalisera et signera l’entente intermunicipale visant le transfert de la route 257 à la MRC, qui aura le mandat de l’entretenir et de la mettre à niveau. Il s’agira d’une première au Québec.

La MRC hérite aussi en 2019 d’une autre responsabilité : l’Office régional d’habitation, qui reprend et regroupe les offices municipaux que l’on retrouve à Ascot Corner, East Angus et Saint-Isidore-de-Clifton.

Finalement, Loisirs HSF planche sur un projet de piscine intérieure en collaboration avec la Commission scolaire des Hauts-Cantons. Son financement et sa gestion restent encore à être déterminés.

Deux membres de la Légion décorés

Louka Labrecque et son grand-père Jerry sont les heureux récipiendaires de la médaille du centenaire de la bataille de la crête de Vimy en France, décernée par la Fondation Vimy, basée en Ontario. Le duo s’implique grandement au sein de la filiale locale de la Légion royale canadienne. L’aïeul a commencé à amener son petit-fils avec lui alors que ce dernier n’était âgé que de cinq ans. Plus récemment, ils ont commémoré le centième anniversaire de la fondation du village de Vimy-Ridge, faisant aujourd’hui partie de St-Joseph-de-Coleraine. Jerry s’est enrôlé en 1959 et a complété 23 années de service, ce qui l’a mené en Allemagne, au Congo et à Chypre. Louka songe aussi à une carrière dans l’armée : « Si je peux, j’aimerais peut-être ça être infirmier de combat. »

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Budgets municipaux 2019 (Première partie)

La majorité des villes et municipalités du Haut-Saint-François adopteront leur règlement de taxation au courant du mois de janvier. Certaines ont tout de même complété l’exercice avant la fin de l’année 2018.

Chartierville
La municipalité de Chartierville conserve le taux de sa taxe foncière générale à 0,81 $ par 100 $ d’évaluation pour l’exercice 2019. Chose étonnante, le budget annuel a décru de 3 %, passant de 865 716 $ en 2018 à 846 353 $ cette année. Malgré tout, les taxes citoyennes pour l’entretien du système des eaux usées et pour le remboursement de la dette subissent chacune une hausse d’une vingtaine de dollars, pour s’établir respectivement à 337,30 $ et 336,51 $. La tarification pour la collecte sélective baisse quant à elle de 1 $ (56 $) et la collecte des ordures monte à 115 $, une hausse de 8 $.

Dudswell
À Dudswell, la taxe foncière générale subit une légère hausse pour s’établir à 0,87 $ du 100 $ d’évaluation. Il s’agit d’un écart de moins de 3 cents avec le taux précédent de 0,847846 $ imposé en 2018. Une partie de cette différence est attribuable à l’augmentation des couts reliés à la Sûreté du Québec. Les prévisions budgétaires 2019 s’élèvent à 3 045 179 $, une variation de +8 %. La municipalité justifie ce changement par l’augmentation des frais d’enfouissement et de transport des déchets, l’ajustement du taux de taxation foncière à l’indice du cout de la vie et la finalisation de projets en cours de réalisation. D’ailleurs, les services d’ordures, récupération et compostage passent de 202,97 $ à 221,25 $ en 2019. Le taux était à 112,18 $ par unité en 2017. La tarification du traitement des eaux usées pour le secteur Marbleton monte d’une vingtaine de dollars à 349,10 $ par bâtiment principal. Le service d’aqueduc à Bishopton se chiffre désormais à 238,13 $, une hausse de 3 $.

Newport
La municipalité de Newport conserve son taux de taxation à 0,44 $ par 100 $ d’évaluation pour une troisième année. Elle réussit ce gel du taux général en ayant réduit la taxe foncière municipale, alors que celles des services de police et d’incendie ainsi que celle de la MRC ont connu de légères hausses. Le budget municipal augmente de 5 % pour s’établir à 1 427 607 $.

Le journal fait des heureux avec son concours de Noël

Le concours annuel de Noël organisé par le journal régional Le Haut-Saint-François avec la collaboration de généreux commanditaires a fait quatre heureux. Ces personnes se partagent des cadeaux d’une valeur globale de 935 $. Chaque gagnant dispose de chèques-cadeaux gracieuseté des marchands du Haut-Saint-François. Nous retrouvons de gauche à droite Nicolas Lachance, conseiller publicitaire, Monique Boisvert d’East Angus, Robert Roy de Cookshire-Eaton et Gisèle Gagnon d’East Angus présentant fièrement leurs cadeaux. Était absente au moment de la prise de photo Jinny Morin.

Alourdissement du fardeau fiscal à East Angus

La majorité des contribuables d’East Angus subiront un alourdissement de leur fardeau fiscal au cours de la prochaine année. Le nouveau rôle d’évaluation avec une variation moyenne pour tout ce qui est imposable de 3,17 % en est la principale raison.
La mairesse de East Angus, Lyne Boulanger, assure que les élus ont fait le maximum pour en réduire l’impact. Pour se faire, le conseil a convenu d’appliquer un gel du taux de la taxe foncière et des taxes de service pour la prochaine année. Les élus ont donc adopté lors de la séance spéciale, de décembre dernier, et à laquelle participaient cinq citoyens, les prévisions budgétaires pour 2019. L’exercice financier pour la prochaine année augmente de 1,87 %, une hausse de 114 594 $ pour atteindre 6 244 710 $. De la hausse des recettes, 112 652 $ proviennent du nouveau rôle d’évaluation. « L’aug gmentation de 1,87 % est en bas de l’IPC pour 2018 qui est à 2,36 % », de préciser Mme Boulanger.

Elle mentionne qu’il est difficile de faire un budget la première année d’un nouveau rôle d’évaluation en précisant être consciente que l’impact peut varier d’un contribuable à l’autre. Pour un propriétaire dont la résidence unifamiliale moyenne est de 160 551 $, il subira une majoration passant de 1 941,71 $ en 2018 à 2 008,01 $ en 2019 incluant les taxes de service. L’augmentation de la valeur moyenne est de 3,41 % représentant une hausse de 66,30  $.
Bien entendu, l’alourdissement fiscal varie selon le nouveau rôle d’évaluation. Comme c’est fréquemment le cas, en pareille circonstance, certains contribuables pourraient avoir une facture salée. Pour l’ensemble des comptes de taxes, 330 dossiers connaîtront une diminution, 99 demeureront stables et 1 072 connaîtront des hausses.

Mme Boulanter insiste pour dire que les élus ont fait le maximum afin de limiter les dépenses tout en réalisant des économies. Dans cet esprit, elle souligne que la réorganisation des services a permis d’effectuer des économies. L’octroi d’un contrat de service pour trois saisons avec la firme SODEM pour les opérations de l’aréna permet de transférer les deux employés aux travaux publics, évitant l’embauche de deux travailleurs additionnels. Cela permet de réaliser une économie de 21 735 $. La prise en charge à l’interne de l’entretien du parc des Deux Rivières permettra d’épargner 20 000 $. Le fait de donner à forfait la tonte de pelouse jointe à la fin du contrat avec le ministère des Transports pour le déneigement de la route 214 s’ajoute aux économies. La participation financière de la municipalité pour l’usine de traitement des eaux pour 2019 sera de 133 566 $ sur un budget de 659 165 $. Les élus souhaitent réduire cette facture en travaillant sur la façon d’optimiser les revenus tout en réduisant les coûts d’énergie. Mme Boulanger ajoute que l’implantation de la collecte de matières putrescibles (bac brun) en juin dernier représente 192,39 tonnes qui ont évité le chemin de l’enfouissement. L’économie réalisée au cours de cette période avec celle anticipée pour la prochaine année permettra d’absorber la hausse de 26 $ la tonne décrétée par Valoris, l’automne dernier.

Projets
La municipalité a complété au cours de 2018 les dossiers qui étaient annoncés comme la réfection de la rue Warner, changé la conduite d’eau potable sous le pont Taschereau, l’adoption du plan d’urbanisme et l’instauration du bac brun. Parmi les projets pour les trois prochaines années, on remarque entre autres celui de changer le serveur de la municipalité, mettre à jour le système de réfrigération de l’aréna, mettre à niveau le dépôt de neige usée, analyser les besoins de la station d’épuration des eaux afin d’obtenir une aide financière pour la mise à niveau ainsi que l’implantation de compteurs d’eau dans les immeubles municipaux. On prévoit également faire l’acquisition du bâtiment situé au 16 rue David-Swan pour en faire un garage municipal. L’aménagement d’une aire de dépôt pour les matières dangereuses et pour la récupération de différents matériaux, la revitalisation de la rue Saint-Gérard, la réalisation de trois murales sur le bâtiment du 150 Angus Sud, l’installation de deux abribus pour personnes à mobilité réduite et d’une borne électrique sans oublier la rénovation de la salle des Chevaliers de Colomb complète l’ensemble des choses à faire. Évidemment, ces projets sont conditionnels aux subventions et la capacité de payer de la municipalité.
Quant à la dette nette au 31 décembre dernier, elle s’élevait à 5 545 628 $ soit 520 900 $ de plus que l’année précédente. Cela est attribuable aux travaux effectués sur la rue Warner. La mairesse précise que la municipalité est en bonne santé financière et que son taux d’endettement est acceptable de l’avis même des vérificateurs financiers.

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