Un comptoir entre amis

L’atmosphère chaleureuse, l’ambiance cordiale et familiale sont des valeurs essentielles qui font du Restaurant des Cantons ce qu’il est. Les propriétaires ont conservé et même renforcé ces valeurs dans le nouvel agrandissement. Un comptoir de 12 places est aménagé. « On voulait garder le côté familial, entre amis. C’est le côté pour tisser des liens, convivial », d’exprimer M. Roy. Outre le comptoir, des banquettes sont aménagées et disposées de façon à garder une intimité et créer une ambiance bistro. La partie comptoir est réputée pour être l’endroit, particulièrement où chaque matin, on y règle le sort du monde. Malheureusement ou heureusement, les gens doivent recommencer le lendemain.

Salle à manger spacieuse et confortable

Le Restaurant des Cantons, à Weedon, offre une magnifique salle à manger pouvant accueillir des groupes approximatifs de 25 personnes. Outre les tables, aménagées au centre, on retrouve de chaque côté de la salle à manger des banquettes doubles et quadruples ainsi que du côté bistro. Serge Roy, propriétaire avec sa conjointe Johanne Lisée, mentionne qu’une attention particulière a été apportée, côté salle à manger, pour que les clients soient confortables. « On aurait pu mettre plus de tables, mais on veut que ce soit aéré, dégagé, qu’on ne se pile pas sur les pieds. On veut que ce soit chaleureux, intime et convivial », d’exprimer M. Roy. La finition intérieure en boisure apporte une chaleur et crée une ambiance de détente. La salle à manger est également fenestrée de deux côtés, permettant d’inonder l’endroit de lumière en tout temps.

Plus grand, plus chaleureux, plus convivial et plus… plus…

Plus grand, plus spacieux, plus chaleureux et convivial, Le Restaurant des Cantons, situé sur la 2e Avenue à Weedon, a fait table rase pour ériger une nouvelle structure permettant de doubler sa capacité d’accueil, passant de 40 à 80 places. Tout ce qui a fait le succès du restaurant par le passé s’y retrouve dans le nouvel édifice, mais en version améliorée. Côté nourriture, on a préservé l’ensemble du menu fort apprécié de la clientèle. Que ce soit les déjeuners, les dîners, le volet casse-croûte, commande à apporter en passant par un repas plus relevé, les gens y retrouvent les saveurs auxquelles ils sont habitués. Par ailleurs, les amateurs de bière en fût sont servis à souhait puisque le restaurant est l’un des rares à offrir six variétés, dont la rousse, la blonde et l’IPA, sans oublier les bières populaires. D’autre part, en saison, la clientèle aura la chance de profiter de la terrasse extérieure. L’agrandissement procure l’avantage de protéger la clientèle du vent et des intempéries. Les passants et habitués auront plaisir à découvrir et redécouvrir Le Restaurant des Cantons ainsi que le charmant personnel.

3e réveillon de l’école Saint-Paul

Le troisième réveillon de Noël de l’école Saint-Paul de Scotstown a rassemblé 175 convives lors d’un après-midi de réjouissances juste avant les vacances des Fêtes. L’événement a doublé d’ampleur cette année suite à l’accueil de nouveaux élèves de Bury, en provenance de l’école du Parchemin à East Angus, lors de la dernière rentrée scolaire.

Au lieu de la centaine d’invités reçus lors des deux premières éditions, cette année, les organisatrices en attendaient un total de 220. La météo a quelque peu changé les plans de l’événement, comme la dernière journée de classe avant les vacances fut annulée à cause des risques de pluie verglaçante. Au lieu de bénéficier de l’aide de l’ensemble des 79 élèves de l’école, seulement 25 téméraires se sont présentés pour terminer les derniers préparatifs quelques heures avant le grand repas du midi.

Plus serviables qu’à la maison !
Deux salles de l’école étaient réservées et transformées pour l’occasion : le gymnase et la cafétéria. Le menu comprenait sandwichs, salades et crudités. Les élèves du primaire avaient également préparé des cupcakes pour dessert. Le service était assuré par eux, en plus de toute la préparation du réveillon.

« C’est les enfants qui l’organisent et qui font les tâches de A à Z : la cuisine, couper les légumes… », explique l’enseignante Caterina Maillé. « Nous, on est vraiment là comme chefs d’orchestre en arrière d’eux pour les aider, pour leur donner le matériel nécessaire, pour qu’ils puissent vraiment être fiers d’eux à la fin d’avoir contribué à ce beau succès. »

C’est ainsi qu’Alexandre, élève de 5e année, s’était rendu à l’école en avant-midi afin de prendre part à la coupe des légumes, malgré le congé annoncé le matin même. Assis à la même table, Mathieu, en 3e année, avait préféré rester chez lui le matin avant de pouvoir profiter du repas, en compagnie de ses camarades de classe et parents.

« La raison à la base pourquoi on fait ce réveillon-là, c’est pour avoir la chance d’avoir un événement rassembleur où les parents peuvent venir dans l’école », rappelle l’enseignante Janie Larivière. Le personnel de Saint-Paul souhaitait pouvoir les rencontrer lors d’une occasion de réjouissances plutôt que seulement lors des remises de bulletins ou de mesures disciplinaires.
Noémie, maintenant en 1re secondaire à la polyvalente Louis-Saint-Laurent, était l’une des invitées d’honneur du réveillon. Celle-ci a été la seule élève de l’école Saint-Paul à terminer sa sixième année en juin 2018, alors que l’établissement ne comptait encore qu’une vingtaine d’élèves.

Un transfert bénéfique
« Il y a des gens qui pensaient que, avec tous les changements qu’on vivait à l’école, l’événement n’aurait pas lieu », se remémore Caterina Maillé. « On s’en est fait parler beaucoup. Eh bien ça, c’était mal nous connaitre parce qu’on y tenait. On a viré ça dans tous les sens pour finalement revenir à la base de vous recevoir physiquement dans les lieux de l’école », a-t-elle mentionné à l’attention des parents présents.
Parmi eux, on retrouvait Annie Duhaime, résidente de Bury, qui avait initié la pétition visant à garder les élèves de la municipalité à l’école surpeuplée du Parchemin. Elle se dit très satisfaite de l’accueil et de la vie communautaire de l’école Saint-Paul. Parents et enseignants avaient exprimé certaines craintes quant au mélange des groupes d’enfants au moment de la rentrée scolaire. Quelques mois plus tard, tout le monde semble bien intégré. On ne pourrait différencier les «nouveaux arrivés» des anciens.

L’après-midi se poursuivait avec des photos de famille prises dans une salle de classe transformée en mini studio. Des extraits du spectacle des élèves allaient être présentés en plus du dévoilement d’un livre de recettes qu’ils ont testées. Un grand tirage offrait un panier de produits Léo Désilets et chèque-cadeau au Resto du Village ainsi qu’au Laser Plus de Sherbrooke.

Paniers de Noël de Moisson Cookshire

Une douzaine de bénévoles membres de Moisson Cookshire ont préparé plus d’une cinquantaine de paniers de Noël qui ont été distribués dans les familles démunies. Les boîtes étaient bien remplies pour l’occasion. On y a ajouté des choses qui ne s’y retrouvent pas habituellement comme des oranges, des pâtés, du sucre et autres, d’exprimer Thérèse Soucy, présidente de l’organisme de bienfaisance. Les bénévoles ont reçu un coup de main pour l’occasion, la députée de Compton-Stanstead et ministre du Développement international, Marie-Claude Bibeau, et Sylvie Lapointe, mairesse de Cookshire-Eaton, qui se sont jointes au groupe pour l’occasion. La préparation des paniers de Noël est possible grâce aux dons amassés au cours de l’année, de la Municipalité de Cookshire-Eaton et du IGA Cookshire-Eaton. Nous retrouvons à l’avant et entourés des bénévoles, Thérèse Soucy, Sylvie Lapointe, Marie-Claude Bibeau et Gilles Denis.

PILGARLIC

Thumbing your nose at death, that would be the late Bernard Epps, and he did it in his first book, Pilgarlic the Death. The book was written in 1967, when he was living on a farm in Gould Station. It is less well-known than the book he published six years later about Donald Morrison, The Outlaw of Megantic.

Lucky us: Come February 23, we’re going to be treated to a play in Sawyerville based on Pilgarlic the Death.

Said the playwright Janice LaDuke, “I was inspired by the theatre group in Sawyerville associated with the Eaton Corner Museum. We’ve gone to all of their plays, and I just think they’re doing a fabulous job writing and performing those plays. And just the last year or two, And just the last year or two, I have thought how Pilgarlic should be on this stage. I’ve always loved this novel, and I was always disappointed that it went out of print, that so few people know this story. I think it’s a wonderful story, and I think it really captures something of a small rural village in the 60s.”

Now what village would that be? Epps calls it “Stormaway,” and it’s not so far away from “Scotchtown.” The river is the Saint Francis, and the nearby cities are Little Forks and Big Forks, the names Lennoxville and Sherbrooke used to go by. A familiar setting, but the book is clearly fiction.

The characters take on mythical dimensions: Hell Fire, an itinerant preacher; Dougal the School, the village teacher; and the roguish Old Hugh, who sits and rocks and ruminates on the hotel verandah. To name a few.

Pilgarlic the Death is a pungent read, with poetic and philosophical turns, but also caustic and earthy dialogues. The villagers go about the business of farming, yes, but also cattle rustling and other illicit activities. Well, sex.

The play conveys the vigorous personalities that inhabit the book, but the dialogue arcs more toward slang, less toward bawdiness. There’s a little talk of sex, but none happens on stage.

Love of the land permeates both the book and the play, and the realization that the present moment shines more brightly because of our mortality. When Old Hugh dies, Dougal the School ponders death. “Death is an insignificant little fart,” he says. “And his ancient, fearful and unholy Name? Pilgarlic. Peeled Garlic. Mr. Pilgarlic the Death.”
And life goes on.

SERENA WINTLE IS HONOURED
On December 11 at the Bulwer Golden Agers’ Christmas supper, before an audience of 90 people, Serena Wintle received a Hommage bénévolat-Québec award, proudly presented by Diane Grenier of the Centre d’action bénévole du Haut-Saint-François. The award is one of the Quebec government’s highest distinctions for volunteer work.
A Certificate of Merit Award for Community Services from the House of Commons, Canada, was also presented by Diane Grenier on behalf of Marie-Claude Bibeau, MP for Compton-Stanstead, who was not able to attend.
“I was thrilled. I was very surprised. It’s nice to be appreciated,” Wintle said about the double honour.
Grenier seemed almost as thrilled as Wintle. To apply for the Quebec award, she had quietly rounded up letters of recommendations from organizations that Wintle is working with as a volunteer. “She’s into everything!” said Grenier. “At least 15 different groups.” To name a few: The Cookshire Fair. The Bulwer Golden Agers. The Lennoxville Quilters’ Guild. The Bury Women’s Institute. The St. Paul’s Home. The Eaton Corner Museum. And she leads a weekly Viactive group in Cookshire.
Congratulations, Serena! You are appreciated.

TAI CHI, AGAIN
Tai Chi classes have begun again in Scotstown and Sawyerville, and Taoist Tai Chi teacher Pierre Robitaille invites interested persons to an open house during his weekly bilingual sessions.
In Scotstown, classes resumed on Monday, January 7, from 1:30 to 3:30 p.m. at the Town Hall, 101 Victoria West (upstairs). In Sawyerville, they began again on Tuesday, January 8, from 6:30 to 8:30 p.m., at the Église Notre Dame du Rosaire, 4 Randboro Road, Sawyerville.
Beginners are welcome, and are invited to attend a first class anytime without obligation or fee. Info: Pierre Robitaille at 819-875-1384.

VIACTIVE, AGAIN
All four of the bilingual weekly exercise groups for people aged 50-plus are on Wednesdays and are free of charge. Newcomers are welcome to begin anytime.
In Bury, returning January 9, Doris Eryou leads the group at 10 a.m. at the Armoury Community Centre, 563 Main St., Bury. Info: 819-238-8541.
In Cookshire, as of January 16, Serena Wintle and Lyne Maisonneuve welcome you from 10 to 11 a.m. at the Manoir de l’Eau vive, 210 Principale East. Info: 819-875-5210.
In Newport, beginning January 16, Ruth Shipman and Christiane Côté invite you to the Viactive group at the Municipal Hall, 1452 Route 212, Island Brook, from 1:30 to 2:30 p.m. Info: 819-889-1340 or 819-560-8565.
And in Sawyerville, starting January 9, Denise Nault and Gérard Nault facilitate the group at the Sawyerville Community Centre, 6 Church Street, at 10 to 11 a.m. Info: 819-889-2630.

CHURCH SERVICES
Baptist. In Sawyerville, the Sunday worship service is at 9 a.m. in French, and 11 a.m. in English. Sunday school is at 10 a.m. in English and French. Info: 819-239-8818.
Anglican. Sunday worship services are at 9:30 a.m. at the St. Paul’s Church in Bury, and at 11:15 a.m. in Cookshire, in the lower level of the Trinity United Church, 190 Principale West. Info: 819-887-6802.
United. Sunday worship services are at Trinity United in Cookshire at 9:30 a.m. and at the Sawyerville United at 11 a.m. Info: 819-889-2838 (listen to message) or Rev. Tami Spires 819-452-3685.
Messy Church. On Monday, January 28, at 5:30 p.m., stories, crafts, singing and supper are on the agenda for the next Messy Church at the St. Paul’s Anglican Church, 550 Main St., Bury. A joint United and Anglican intergenerational event. All are welcome. Info: Rev. Tami Spires, 819-452-3685.
Do you have news to share? Call 819-300-2374 or email rawrites@yahoo.com by January 14 for publication January 23. Thank you!

Une fête magique à Cookshire-Eaton

La salle Guy-Veilleux à Cookshire-Eaton était pratiquement pleine lors de la fête organisée pour les enfants à l’occasion de Noël.

Bien que l’endroit regroupait plusieurs jeunes, il y régnait un calme plat ainsi qu’un silence étonnant. En fait, les petits étaient tous captivés par le spectacle intitulé Le souhait de la petite souris. L’histoire brillamment racontée et accompagnée à la guitare, avec leurs personnages, des petites souris, a capté toute leur attention. En plus du spectacle, le jeune auditoire a eu droit à la visite du père Noël et de la mère Noël. Tous deux ont remis des présents à chacun d’eux. L’activité organisée par Loisirs Cookshire a été possible grâce à la participation de la municipalité, de la collaboration des pompiers, qui avait effectué une collecte de fonds, aidant à l’achat de cadeaux et de plusieurs commanditaires. La présidente de Loisirs Cookshire, Manon Élisabeth Carrier, est heureuse du succès obtenu et mentionne que l’organisme travaille à organiser une fête d’hiver. Sur la photo, nous apercevons un groupe d’enfants évidemment heureux de se retrouver avec la mère et le père Noël.

Compte à rebours pour planifier le grand jour

Un mariage se planifie longtemps d’avance avec la complicité de ses proches. Pour vous aider à ne rien oublier, voici un aide-mémoire des principaux préparatifs avant le jour J.

12 mois
• Vérifiez les dates où vos proches seront disponibles et choisissez celle qui convient au plus grand nombre.
• Prenez rendez-vous avec un célébrant ou avec un ministre du culte autorisé à célébrer un mariage.
• Fixez-vous un budget selon le style de mariage et le nombre d’invités souhaités à la réception (le cas échéant, considérez la possibilité d’installer une corbeille nuptiale pour recevoir des contributions le jour du mariage).
• Visitez différents lieux de réception avant de réserver et vérifiez ce qui est inclus ou non (services de bar et de traiteur, DJ et système de son, éclairage, écran de projection, vestiaire, stationnement, service de valet, etc.). Prévoyez certaines clauses dans votre contrat, par exemple pour changer de salle si le nombre d’invités le justifie ou en cas d’annulation ou de report du mariage.

10 mois
• Choisissez vos témoins et les membres du cortège, dont la dame d’honneur qui vous aidera à organiser votre mariage.
• Prévoyez assez de temps avec les demoiselles d’honneur pour essayer différentes tenues et pour faire les ajustements requis.
• Informez-vous des prix et des forfaits offerts par différents fournisseurs (fleuriste, traiteur, pâtissier, photographe ou vidéographe, DJ, etc.) et faites vos réservations.

7 mois
• Commandez vos alliances chez un bijoutier de confiance.
• Achetez ou louez l’habit du marié et faites faire les ajustements nécessaires.
• Établissez et enregistrez votre liste de mariage.
• Rédigez vos faire-part et vos cartes-réponses, et passez la commande à un imprimeur.
• Magasinez et réservez un forfait pour votre voyage de noces.
• Planifiez le thème et les éléments décoratifs des lieux de cérémonie et de réception.

4 mois
• Envoyez vos faire-part par courrier postal.
• Prenez rendez-vous chez un notaire pour votre contrat de mariage ou d’union civile.
• Établissez le menu et choisissez les boissons pour la réception.
• Commandez votre gâteau de noces.
• Réservez les voitures de cérémonie.
• Rédigez vos vœux pour la cérémonie.

2 mois
• Prévoyez la répétition de la cérémonie avec le célébrant.
• Réservez votre coiffeur et votre maquilleur.
• Choisissez un proche pour prononcer un discours lors du vin d’honneur ou de la réception.
• Achetez un cadeau pour les membres du cortège.

1 mois
• Choisissez votre musique et envoyez une liste au DJ.
• Établissez le plan de la salle et assignez les tables.

2 semaines
• Confirmez le nombre d’invités au traiteur et relancez les retardataires.
• Faites une répétition de la cérémonie avec le célébrant et les membres du cortège.
• Célébrez l’enterrement de votre vie de célibataire avec vos filles ou garçons d’honneur.

1 semaine
• Validez les rendez-vous et la livraison du matériel pour le grand jour (fleuriste, coiffeur, maquilleur, musique, photographe, etc.).
La veille
• veillez à ce que les fleurs et les décorations soient placées aux endroits voulus.
• Préparez les chèques pour les fournisseurs.

Bonne planification !

Grève à prévoir du côté des chauffeurs d’autobus scolaires

Les cinq syndicats CSN du transport scolaire en Estrie ont obtenu un mandat de grève générale illimitée à être déclenchée au moment jugé opportun, au terme d’une tournée d’assemblées générales. Les 31 circuits scolaires du Haut-Saint-François pourraient donc être perturbés au retour des classes en 2019.
Les 230 travailleuses et travailleurs des Autobus des Cantons, de l’Estrie, B. Dion, La Sapinière et Coaticook revendiquent de meilleurs salaires, heures de travail et vacances. « Dans la région de l’Estrie, il y a déjà des transporteurs qui donnent plus que ce que, nous, on a », précise Stephen Gauley, président du secteur du transport scolaire de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP) de la CSN. « On est quand même un 10 % en bas de ce que d’autres chauffeurs reçoivent. »

« Ce qu’on a le plus demandé à nos employeurs, c’est d’avoir un protocole, une entente au niveau de la méthode de travail pour les négociations », poursuit-il. Les syndicats souhaitent que les deux parties déposent leurs demandes simultanément, par souci d’équité. « Ce que l’employeur nous disait, c’est qu’il voulait être en mesure de revenir sur sa parole dans le fond. Il voulait pas déposer en même temps. Ce qu’il disait, c’est que même si on s’entend sur quelque chose, on veut être capable de le défaire le lendemain. Ç’a aucun sens. Ça fonctionne pas », se désole M. Gauley.

Le moment du déclenchement d’une hypothétique grève générale illimitée reste à être déterminé. « D’ici Noël, je penserais pas. Ce serait très, très surprenant. Ça va être plus en 2019 », mentionne Stephen Gauley. Trois commissions scolaires seraient alors touchées par les mesures : des Hauts-Cantons, des Sommets et de la Région-de-Sherbrooke, qui gère les écoles primaires de la Source-Vive à Ascot Corner et Notre-Dame-de-la-Paix à Johnville.

Il n’a pas été possible de joindre personne du côté du seul transporteur établi sur le territoire, Autobus La Sapinière (Transdev) à East Angus. Du côté de la Commission scolaire des Hauts-Cantons, on disait attendre la confirmation du déclenchement de la grève avant de commenter.

actualite

Un abattoir A1 dans le Haut-Saint-François

Le groupe de travail formé du CLD du Haut-Saint-François et de l’UPA-Estrie a confié à la firme Forest Lavoie le mandat de réaliser une étude, dont l’objectif est de déterminer la viabilité d’un abattoir de type A 1 sur le territoire.

Le CLD du Haut-Saint-François et ses partenaires n’ont cessé de chercher une alternative pour pallier à la perte de l’Abattoir Rousseau qui a été rasé par les flammes, en novembre 2017. Bernard Ricard, directeur adjoint au CLD, mentionne que l’obtention d’une aide financière du MAPAQ Estrie via le programme d’appui à la compétitivité des abattoirs régionaux (PACAR), avec une mise de fonds de l’UPA-Estrie et du CLD, permettra la réalisation de l’étude au coût approximatif de 30 000 $.

La démarche, explique M. Ricard, visera entre autres à faire une mise à jour des petites productions du territoire que ce soit faisans, lapins, cerfs rouges et autres. On déterminera les volumes tout en tenant compte des contraintes techniques. L’étude, précise-t-il, dressera un portrait de la situation et permettra de savoir si un abattoir de type A 1 peut être viable et avec quel genre de bêtes. Le préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert Roy, est bien conscient que la perte de l’Abattoir Rousseau n’a pas été comblée. « On se trouve à pu avoir d’abattoir spécifique comme M. Rousseau faisait et il faut aller loin. On va regarder les différentes alternatives. Est-ce qu’on pourrait dire on fait un abattoir mixte ? Ça veut dire qu’il y aurait deux jours ça serait un abattoir spécifique où les gens puissent aller abattre leurs animaux, repartir avec et les autres journées, ça serait sous juridiction fédérale où ça serait un abattoir comme M. Rousseau où les gens vont porter leurs bêtes pour être dans les magasins », d’exprimer M. Roy.

M. Ricard mentionne que l’étude devrait s’amorcer vraisemblablement début janvier pour se terminer le 31 mars 2019. Dans l’hypothèse où elle s’avérerait positive, le CLD tentera de trouver un promoteur ou un groupe de promoteurs intéressés au projet. Mentionnons que l’Abattoir Desmarais à Weedon avait été approché, l’année dernière, pour suppléer à la perte de l’Abattoir Rousseau. Un an plus tard, Carl Desmarais, propriétaire de l’abattoir de son nom, manifeste peu d’intérêt envers le projet. « On a regardé l’année dernière avec un gars du MAPAQ qui est venu ici et ça prendrait un investissement de 2 M$. Ça m’a refroidi pas mal. » Ce dernier songe plutôt à agrandir son abattoir dans sa forme actuelle. M. Desmarais confirme que des plans sont sur la table à dessin et projette notamment d’agrandir la partie boucherie pour la prochaine année.

Espoir de reprise chez Valoris

Bien que les litiges juridiques opposant Valoris et Sherbrooke OEM ne soient pas réglés, les parties ont convenu d’entreprendre une médiation qui permettrait, entre-temps, de relancer le centre de valorisation par la mise en fonction des deux lignes arrêtées il y a plus d’un an.

Sans doute un signe de bonne foi, La Tribune rapportait que Valoris aurait accepté de verser les 2,3 M$ qu’elle retenait sur son contrat de 15 M$ avec Sherbrooke OEM. Sans confirmer le montant, le président de Valoris et préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert Roy, laisse entendre que l’organisme avait des versements à faire et qu’ils ont été effectués. Quant à la suite des choses, « on s’est entendu sur une entente de principe, mais reste qu’on est encore en médiation. Il reste des détails à déterminer, mais ça va de mieux en mieux. Ça regarde bien; on veut essayer de repartir les lignes pour faire des tests en 2019 », d’exprimer M. Roy.
Rappelons que la régie intermunicipale, détenue à parts égales par la MRC du Haut-Saint-François et la Ville de Sherbrooke et l’entreprise qui a installé les équipements de tri mécanisé, sont aux prises avec des poursuites croisées. Valoris fait des réclamations de 42,3 M$ alors que Sherbrooke OEM a lancé des poursuites pour 8 M$. « La médiation n’empêche pas les deux parties de travailler ensemble. On a mis de l’eau dans notre vin chacun des deux parties. » Le président montre un optimisme prudent quant à la reprise des opérations sur les deux lignes de tri. « Ça regarde bien. On veut essayer de repartir les lignes pour faire des tests au début de 2019. On veut être fonctionnel parce que le but de Valoris c’est la valorisation des matières et non l’enfouissement. » Le président de Valoris admet que la fermeture des deux lignes a contribué à augmenter le volume d’enfouissement. Le résidentiel prenait la direction de l’enfouissement alors qu’une portion des CRD soit 30 % à 40 %, estime M. Roy, en admettant ne pas avoir les chiffres officiels, auraient pris la même direction.

D’autre part, Valoris devrait augmenter sa capacité annuelle moyenne d’enfouissement pour la faire passer de 74 361 tonnes à 99 500 tonnes, et ce pour les 30 prochaines années. « Ça, c’est la demande qu’on va faire pour la cellule pour l’agrandissement du LET. Faut comprendre que c’est un maximum. Ça veut pas dire parce qu’on demande 99 500 tonnes qu’on va enfouir 99 500 tonnes. Notre but est de tout le temps valoriser. » L’objectif, d’exprimer M. Roy, est de recycler 50 % de la matière reçue. Il précise que la démarche se veut une mesure de sécurité. « Si ma ligne brise et que je n’ai pas cette capacité, je fais quoi ? », lance-t-il. Enfin, quant à la reprise de production des deux lignes arrêtées, il y a plus d’un an, M. Roy se montre prudent. « Je veux pas créer d’espoir. Les intervenants vont nous le dire quand ça sera prêt. »

La communauté d’affaires crée des liens

La Chambre de commerce du Haut-Saint-François avait convié ses membres lors d’un 5 à 7 réseautage, à la fin du mois de novembre. Une trentaine de commerçants de la région et de conseillers municipaux de Dudswell, Ascot Corner et Weedon avaient répondu à l’appel. Le vice-président de la Chambre, Serge Lemieux, a pris la parole pour remercier ceux qui s’étaient déplacés jusqu’au Centre communautaire de Johnville. Les invités avaient l’opportunité de déguster des produits de la brasserie rurale 11 comtés, de Charcuterie Scotstown et de l’Érablière Nouvelle Génération. La rareté de la main-d’œuvre fut l’un des sujets de discussion qui revenait parmi l’assistance.

Robert Roy

Les députés caquistes mis au parfum

Les représentants de Valoris, dont son président et préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert Roy, ont rencontré, en novembre dernier, le caucus des députés caquistes de l’Estrie afin de les mettre au parfum du dossier et des démarches entamées auprès du gouvernement du Québec, pour obtenir la reconnaissance de l’organisme voué notamment à la valorisation des déchets.

L’opération avait déjà été effectuée dans le passé avec le caucus de députés libéral. Toutefois, comme le visage politique a changé, les intervenants ont jugé bon de reprendre l’opération. La démarche était d’autant plus nécessaire du fait que les classeurs du député sortant, Ghislain Bolduc, étaient tous vides de leur contenu. M. Roy mentionne avoir remis aux élus des copies du dossier. « On a mis en scénario ce qu’on avait fait et où on est rendu. On a eu une belle rencontre. Ils ont bien compris ce qu’était Valoris. D’après moi, ils sont sortis avec une autre opinion de ce qu’était Valoris. » M. Roy ajoute que le député de Mégantic, François Jacques, sera le porteur de dossier. Les intervenants ont rappelé que l’objectif est d’obtenir la reconnaissance comme centre de valorisation, de recherche ou de projet-pilote et non un centre d’enfouissement.

Inauguration du corridor scolaire à Cookshire-Eaton

Depuis la rentrée scolaire, une forte proportion d’élèves fréquentant l’école Saint-Camille à Cookshire-Eaton utilise allègrement le nouveau corridor scolaire aménagé et faisant le lien à partir de la rue Craig Nord, directement à la cour de l’établissement scolaire. La direction de l’école, avec la participation de l’ensemble des partenaires, a procédé, la semaine dernière, à l’inauguration de la nouvelle voie d’accès au grand plaisir des enfants et parents.

En poste depuis cinq ans, la directrice Kathy Lapointe mentionne que plusieurs parents lui avaient fait part du manque de sécurité pour les enfants qui empruntaient les rues Sawyer et Planche pour se rendre l’école. Après en avoir fait part au conseil municipal de l’époque et formé un groupe de citoyens, il semble que le projet n’avait guère évolué. Ce n’est qu’au printemps dernier que Gilles Denis a saisi la balle au bond pour aller de l’avant. « Yvan et moi, on s’est rencontré un soir avec Michel Gallant, un parent de l’école, ici. Il disait on est tanné, ça fait plus de trois ans que ça dure, ça vire en rond, on a eu des rencontres et ça coûterait une fortune. Avec Yvan, on est allé chercher Martin Beaudoin, on a dit : viens-t’en dans game et le projet a décollé », d’exprimer M. Denis. Entre-temps, Mme Lapointe poursuivait ses démarches auprès du nouveau conseil municipal qui lui a accordé son écoute. Le trio de citoyens s’est associé des partenaires et tous ont contribué financièrement, en temps, en prêt d’outils, équipements, services professionnels, etc.

À titre d’exemple, Gilles Denis a cédé à la municipalité une bande de son terrain de stationnement donnant sur la rue Craig Nord pour y aménager un corridor scolaire. De son côté, la municipalité de Cookshire-Eaton, qui a fourni du matériel comme du sable et autre, assurera l’entretien du corridor été comme hiver. Patrick Guilbeault, de l’étude Grondin Guilbeault Fontaine, notaires S.A., a gracieusement effectué l’acte notarié. Pour sa part, Yvan Shank de Turco-Shank Construction ainsi que Martin Beaudoin ont mis leur savoir-faire et équipement à contribution. La Commission scolaire des Hauts-Cantons y est allée d’une mise de fonds de 15 000 $, mais sans la collaboration de tous, le projet n’aurait jamais pu être réalisé. D’ailleurs, les partenaires et autres bénévoles comme la famille Matthews Beaudoin, Location Cookshire, Arpenteurs-Géomètres Mercier-Meunier inc., Plomberie Côté et le Journal régional Le Haut-Saint-François ont participé sous une forme ou une autre à la réalisation du projet. Le corridor scolaire est sécuritaire et même éclairé en soirée. Une plaque affichant les nombreux partenaires et collaborateurs est installée sur la clôture.

Bien que le projet a tardé à démarrer, sa réalisation s’est faite rapidement. « Les rues principales amenant les enfants à l’école étaient bloquées en raison de travaux. Ça nous a donné le petit coup de pied », d’exprimer M. Shank. « C’est le projet le plus simple qu’on a trouvé, c’est le plus beau et c’est lui qui a été réalisé dans des délais aussi raisonnables. Je pense que notre objectif est atteint », de préciser M. Denis. Rappelons qu’à une certaine époque, on évoquait le projet d’une passerelle de métal au coût de 76 000 $.

IGA Cookshire-Eaton appuie les producteurs régionaux

Toujours soucieux d’accorder de la visibilité et de l’espace aux producteurs locaux et régionaux, IGA Cookshire-Eaton rencontrait récemment le nouveau propriétaire de la Laiterie Chagnon, Nathan Kaiser de la famille Kaiser, propriétaire de la Fromagerie Fritz Kaiser, située à Noyan, en Montérégie. « On est venu rencontrer les gens qui nous supportent et achètent nos produits. » Propriétaire et président de l’entreprise depuis mars 2017, M. Kaiser avait de bonnes nouvelles dont profitent déjà les consommateurs. En effet, depuis quelques semaines, les adeptes de lait Chagnon bénéficient d’un rabais substantiel soit de 0,50 $ sur le lait en contenant de plastique de 1 litre et de 1 $ sur les mêmes contenants en format 2 litres. Le contenant de plastique revient au même coût pour le consommateur que celui de carton, de préciser Mario Fréchette, représentant. « On est la seule compagnie au Québec qui assume la différence et le plastique est 100 pour cent recyclable », assure M. Fréchette. Nous retrouvons de gauche à droite le président, Nathan Kaiser, Pierre Genest-Denis, directeur adjoint au IGA Cookshire-Eaton, et Mario Fréchette, représentant.

Vingt ans de saines habitudes alimentaires

Les Cuisines collectives du Haut-Saint-François ont célébré leurs 20 ans d’existence dans leurs tout nouveaux locaux du 53 Angus Sud, à East Angus, lors d’un 4 à 7. Une vingtaine d’employées, collaboratrices et membres étaient sur place pour souligner le chemin parcouru par l’organisme depuis ses débuts.

L’événement a été tenu quelques jours seulement avant le 21e anniversaire des Cuisines, comme l’année 2018 aura été chargée pour elles. La dernière année leur aura permis d’être plus accessibles et inclusives, aux dires de Vee Langlois, directrice de l’organisme. « On avait envie d’avoir un lieu plus convivial où les gens se sentaient chez eux quand ils entraient. » L’accès est facilité pour les jeunes familles et les personnes à mobilité réduite.

En plus du déménagement, les Cuisines collectives ont profité des derniers mois pour ouvrir trois nouveaux points de service à Ascot Corner, Dudswell et Lingwick. « C’est des demandes citoyennes qui ont été faites et auxquelles on a répondu », poursuit Mme Langlois. Les Cuisines se répartissent maintenant en onze lieux à travers le Haut-Saint-François.

Leurs locaux principaux se trouvent à même ceux de Moisson Haut-Saint-François. Encore une fois, Vee Langlois se réjouit de ce changement pour le mieux. « C’est un super beau partenariat. C’est logique aussi parce que nos missions se complètent. » Éventuellement, les bénéficiaires de paniers de nourriture de Moisson HSF pourraient cuisiner leurs aliments dans les installations des Cuisines collectives. Le but étant alors la mise en mouvement des utilisateurs en vue d’une pleine autonomie.

D’hier à aujourd’hui
Le Service d’entraide alimentaire du Haut-Saint-François s’est incorporé le 2 décembre 1998. Au tournant des années 2000, le territoire de la MRC comptait quatre cuisines collectives, mais une baisse du financement a forcé une restructuration. C’est en 2004 que les Cuisines collectives ont adopté l’appellation qu’on lui connait aujourd’hui. En mars 2010, le projet Parcours de la solidarité de Service Canada permet d’ouvrir six points de service avec frigo et four.
Depuis ce temps, les Cuisines collectives ont retrouvé une erre d’aller. « On est en train d’avoir un gros regain et on est bien contentes de ça », confie Vee Langlois, en poste depuis juillet 2017. Cette année, l’organisme a reçu une quinzaine de groupes chaque mois. De plus, la MRC l’a mandaté pour mettre en place une table de concertation sur l’alimentation. « Pour nous, ça faisait juste du sens parce que promouvoir l’autonomie alimentaire et la saine alimentation par des groupes et des ateliers, c’est exactement dans notre mission. »

Des plats maison pour les démunis de Hampden et Scotstown

Plus d’une vingtaine de personnes âgées, malades, vivant seules ou dans une situation difficile de Hampden et Scotstown auront la chance de se réchauffer l’âme en savourant un petit plat fait maison.

L’initiative qui se déroulait sous le thème La bonne étoile orchestrée par Catherine Beauchesne et Sylvie Dubé, appuyées des pompiers de Hampden, a permis de faire une récolte financière auprès des passants afin d’acheter les denrées nécessaires à la fabrication de petits plats. Un camion d’incendie avec gyrophare était garé dans le stationnement de la maison funéraire Jacques & Fils. Pompiers et bénévoles étaient situés aux abords de la route 214 et de la rue Ditton pour solliciter les automobilistes et passants. En échange d’un don, on remettait une canne de bonbon ou palette de chocolat.

Mme Beauchesne est très heureuse du montant recueilli et avec l’aide de sa collaboratrice Sylvie Dubé, de membres de la famille et amis, elle souhaite préparer approximativement 25 repas avec les produits locaux autant que faire se peut. Les plats seront faits sous forme de boîtes repas à partager incluant boulettes, tourtières, jambon. Le tout sera remis à l’intérieur de plats pouvant être congelés. L’organisatrice veillera à éviter les dédoublements en tenant compte de la liste de livraison de Moisson Haut-Saint-François. Consciente que cette période de l’année est propice au partage, Mme Beauchesne aimerait bien le refaire au cours de l’année. « Je souhaiterais, à l’été, le faire avec des petits fruits, des tartes. J’aimerais ça poursuivre et pas le faire juste une fois par année.  » L’organisatrice tient à remercier les généreux donateurs et les bénévoles qui ont contribué, dans la bonne humeur à faire la collecte.

Les Hussards tiennent le fort

Les Hussards de Sherbrooke complétaient récemment leur troisième fin de semaine d’exercices militaires sur le territoire du Haut-Saint-François depuis le mois de septembre. Cette fois-ci, la mairesse de Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe, et le conseiller Michel Mercier ont pris part à une mission de convoi de personnalités qui les a menés jusqu’au centre de qualification des pompiers du chemin de l’Aéroport.

On retrouvait également dans le convoi de personnalités le député fédéral de Sherbrooke, Pierre-Luc Dusseault, le maire de Sherbrooke, Steve Lussier, ainsi que le maire et le directeur général de Compton, Bernard Vanasse et Philippe De Courval.

La fin de semaine d’exercices intitulée Hussards endurcis réunissait une cinquantaine de militaires réservistes. Ceux-ci débutaient avec une reconnaissance de routes le samedi 24 novembre avant d’escorter des convois le dimanche.

« Aujourd’hui, c’était la vraie rencontre où le soldat pouvait appliquer ce qu’il a appris dans les derniers mois », résume le lieutenant-colonel Éric Beaudoin. « On a fait venir des personnalités. Il y avait vraiment des VIP de marque, ce qui donne un défi d’un autre niveau. »

La mairesse Sylvie Lapointe n’oubliera pas de sitôt le bruit des tirs de munitions à blanc. « J’ai trouvé ça très professionnel. On était vraiment dedans. Quand on était dans le tank, avec les casques, on comprenait tout ce qui se disait. Ça a duré trois heures ! C’était vraiment une simulation incroyable. »
La mission a débuté au banc Nadeau sur le chemin Ives Hill à Compton. Le trajet initial prévoyait un transit rapide à travers Johnville, mais des attaques simulées de forces ennemies ont forcé les Hussards et leurs invités à prendre quelques détours.

Le major Samuel Beaudette était l’un de ceux à bord. « On fait pas ça souvent. C’est arrivé qu’on prenne un de nos caporals comme VIP, mais c’est beaucoup plus intéressant d’avoir de vrais VIP pour faire cette escorte-là. »

La mission s’est terminée lorsque la lignée de véhicules blindés tactiques de patrouille a atteint le centre de qualification des pompiers de Cookshire-Eaton, servant ce jour-là de base où devait se signer un traité de cessez-le-feu avec les forces belligérantes. Les commandants ont alors récapitulé l’action qui s’était déroulée dans l’avant-midi pendant un débriefing.

Sur disque avec Salomé et l’odeur salée du fleuve

Une dizaine d’élèves de la polyvalente Louis-Saint-Laurent ont reçu la visite de l’auteure-compositrice-interprète Salomé Leclerc. L’artiste leur présentait à ce moment une pièce musicale dont le texte avait été écrit par ces mêmes étudiants dans le cadre du projet Notre Fleuve Chanté.
La fondation du groupe Les Cowboys Fringants est derrière le projet pédagogique de création artistique et de sensibilisation aux enjeux concernant le fleuve Saint-Laurent, en collaboration avec la Fondation David Suzuki. Il s’agit de la deuxième participation de la Cité-école à l’initiative, après avoir été associée à Vincent Vallières durant l’année scolaire 2016-2017 pour Nos Forêts Chantées.

Une chance à saisir
C’est au printemps dernier, alors que les auteurs en herbe étaient en troisième secondaire, que l’enseignante de français France Martineau a lancé l’invitation à prendre part au projet. « J’avais beaucoup misé sur l’expérience unique qu’ils allaient vivre. Ils vivront pas ça plein de fois », mentionne-t-elle.

La Fondation Cowboys Fringants a donné le mandat à l’auteur et directeur artistique Jonathan Harnois de recruter des groupes d’élèves dans dix écoles du Québec afin de livrer tout autant de chansons qui paraitront sur l’album Notre Fleuve Chanté. Le groupe de l’Estrie a participé à deux ateliers d’écriture de M. Harnois au cours desquels il a embrassé la poésie et mis sur papier leurs idées.

Salomé Leclerc a été surprise en recevant le texte. « Est-ce que vous me connaissiez déjà ? », a-t-elle demandé à l’intention des élèves. « Je dis ça parce que je trouve que le texte, c’est quand même imagé. C’est libre aussi d’interprétation. Les gens qui écoutent mes chansons, je souhaite qu’ils interprètent à leur manière mes chansons. Je trouve que ça a fait une belle job. »

Le résultat donne une ode autant au fleuve St-Laurent qu’à la fragilité de son écosystème. « Un long bourgeon de mer / Le vent dans tes cheveux clairs », entonne Salomé Leclerc pendant le refrain. « J’interprète votre chanson, vos paroles comme un hommage au fleuve, un hymne à la beauté, à tout ce qu’on peut retrouver au bord du fleuve », confiait-elle aux adolescents.

Un exercice formateur
Le directeur de la polyvalente, André Lachapelle, se montrait très enthousiaste. « C’est tellement beau comme projet. Surtout parce que, pour une fois, ils peuvent voir tout le travail de création, pas seulement le produit fini. Une belle expérience comme ça, c’est super bien pour eux autres. »

Pour plusieurs des étudiants présents, l’écriture d’une chanson représentait une incursion hors de leur zone de confort. « Avant, je faisais pas des poèmes dans ma chambre ou des affaires de même. Je pense que ça m’a vraiment appris à aimer la poésie. C’est moins compliqué que ce que je pensais », s’est rendu compte Anabelle Jodoin.

Jessica Nadeau, qui est chanteuse à ses heures, a sauté à pieds joints dans le projet. « J’aime beaucoup l’univers de la musique. Ça fait que c’est quelque chose que je me suis dit qu’il pourrait être le fun de faire. »

Même l’auteure-compositrice-interprète s’est fait prendre au jeu. « C’est un défi vraiment intéressant. Quand j’écris mes chansons, c’est moi qui écris les paroles la plupart du temps. C’est rare qu’on me propose des textes puis qu’on me propose de faire la musique par après. »

L’album Notre Fleuve Chanté doit être mis en vente au printemps 2019. Les profits amassés par les ventes du disque serviront à l’adoption d’un béluga auprès du GREMM (Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins).

Le tourisme augmente dans le Haut

L’approche des fêtes de fin d’année était le moment pour Tourisme Haut-Saint-François de dresser un bilan de la saison estivale 2018. La météo exceptionnelle de l’été dernier a permis aux 150 entreprises du secteur touristique de la région de voir une augmentation de leur achalandage dans 55 % des cas.

Les produits forts du Haut ont continué d’attirer leur lot de visiteurs. On n’a qu’à penser aux Jardins vivaces de Fernand, au parc du Marécage-des-Scots, à la Maison de la culture John-Henry-Pope ou à la côte magnétique. À cela se sont ajoutés la brasserie rurale 11 comtés et son resto Le Cuisinier déchainé.

Tourisme Haut-Saint-François a aussi eu une nouveauté de son côté : un premier bureau mobile. On a pu voir le kiosque ambulant entre autres dans les marchés publics l’été dernier. « Cette année, c’était comme une année test. L’année prochaine, on sait un peu plus où c’est payant l’envoyer », confie Isabelle Couture, directrice du développement local et des communications à la SADC.

Les bureaux fixes, quant à eux, ont aussi reçu leur lot de visiteurs, parfois grâce à un petit coup de pouce. Le bureau d’accueil touristique de Dudswell offrait des produits locaux en dégustation. Les vacanciers ont ainsi pu gouter aux tartes de la ferme La Corne d’or, aux viennoiseries de la Boulangerie Des Pains et des Roses et aux charcuteries Laval Lemelin. La halte touristique John-Henry-Pope a également innové de son côté en présentant l’exposition sur l’homme d’affaires et politicien de Cookshire-Eaton, dans l’église adjacente St-Peter’s.

La majorité des touristes dans la région provenaient de Montréal et de la Montérégie. Avec l’éventail d’activités de plein air disponibles, plusieurs excursionnistes de la région de Sherbrooke font le choix d’une ballade dans le Haut-Saint-François. Dans une moindre mesure, le territoire reçoit des gens de Québec et de la région de Chaudière-Appalaches.

« L’offre touristique se développe dans le Haut-Saint-François, autant grâce à des entreprises que des comités et des bénévoles. C’est un grand vecteur de fierté pour toute la région », se réjouit Isabelle Couture.

100 Citizens Embark on the Train of History

The conference on the history of transportation in the Haut-Saint-François brought together a hundred persons in the Armoury of Bury, at the beginning of the month. The day’s menu was packed full with five presentations and embellished with kiosks and a video.

The organisers said they were delighted by the keen interest the event generated. The conference was a collaborative venture by the Bury Historical and Heritage Society and the Eaton Corner Museum.

Aboriginal Peoples
The day began with a presentation by Éric Graillon, archeologist at the Sherbrooke Museum of Nature and Science. Graillon presented the results of research carried out in the Haut-Saint-François. The research traced certain routes used by the ancesters of First Nations people in their seasonal movements before the arrival of Europeans. Graillon praised the Gaudreau archeological site, situated at the confluence of the Salmon and Saint Francis rivers in Weedon. «So far, it’s the site that has yielded the most artefacts in the Eastern Townships.» At this site, archeologists found more than 1000 tools, pottery objects and projectile points.

Alain Coulombe discussed the covered bridges of the region. He detailed the structures and the methods of construction of those bridges still standing today, such as the John Cook and McDermott bridges in Cookshire-Eaton, not to mention the famous McVetty-McKenzie bridge in Lingwick. “It was as if I had unearthed some corpses,” he exclaimed after having consulted archives dating 30 to 40 years ago, when he was preparing his presentation. Coulombe gained his expertise on the subject when he toured the province for the Ministry of Culture.

The other speakers offered presentations in the two languages. Steve Cameron revisited the history of the Craig and Gosford roads. The retired journalist Jean-Claude Vézina spoke about the challenges faced by the settlers in gaining access to the eastern part of the Townships. Finally, Yves Bibeau traced the evolution of trucking.

A Step Back in Time
Along the walls surrounding the audience in the Armoury were numerous artefacts. Installed in one corner was a horse-drawn carriage. On the other side of the room were geographic maps of yesteryears from the Bury Society’s archives, the Eaton Corner Museum, and the Eastern Townships Resource Centre. They were accompanied by artwork furnished by the Eaton Corner Museum and created by the local artist Denis Palmer.

Several persons were even dressed in period costumes, as were Ed Pedersen and John Mackley of the Bury Historical and Heritage Society. The same was true of Louis Lapierrière who, with his Louis Écolo Antiquité business, highlighted costumes and objects related to trains. «The regions were developed by trains. In this sector here, it was dominant. Each village had its station.» As an example, he mentioned East Angus with its pulp and paper mill.

The organisers from the Bury Society were pleased. «We are very, very happy to see everyone who came out,» said the Society’s president, Ed Pedersen. Archivist and board member John Mackley, also said he was «very satisfied.» In his view, the event had the advantage of «making history better known to the public in general. It’s a very interesting subject. It’s more pertinent than Facebook!»

Pedersen agreed wholeheartedly. «It’s our mandate to promote our heritage. That is becoming more and more difficult in a modern society.» In this sense, he found it important that the day should unfold in both languages, because a good part of the communities of both Bury and Eaton Corner have English as their mother tongue.
The various presentations on the history of transportation were captured on video. «We’re aiming to have something to show to students or in meetings in the future. The goal is not for profit, it’s for an educational aim,» said Mackley. He hopes to organise similar events again in the future.

©2026 Journal Le Haut-Saint-François