Inauguration de la nouvelle caserne de pompiers à Bury 

De gauche à droite : Philippe Carrier, Tristan Coates, maire Denis Savage, chef Edward Jacklin, Mike McIver, Teresa Jacklin et Sébastien Gauthier.

Une journée exceptionnellement chaude et ensoleillée a accueilli les visiteurs présents aux portes ouvertes de la nouvelle caserne de pompiers de Bury. Denis Savage, maire de Bury; Louise Brière, directrice générale; le chef des pompiers Edward « Eddy » Jacklin, ainsi que d’autres pompiers en uniforme ont accueilli le public venu visiter l’installation moderne nouvellement construite et poser des questions. 

Selon le chef Jacklin, qui est également coordonnateur des travaux publics pour la municipalité de Bury, l’emplacement de la nouvelle caserne de pompiers au 783, rue McIver a été choisi par le Comité de sécurité publique du conseil municipal de Bury, en collaboration avec les dirigeants et les membres du service d’incendie. Il a été décidé que l’emplacement était « idéalement adapté » en raison de sa proximité avec la route 210 et la rue McIver (route 255). « Cela facilite l’accès rapide et les délais de réponse plus courts à une plus grande partie du canton de Bury, ainsi qu’aux municipalités voisines de Newport, Scotstown, Westbury et Cookshire-Eaton, avec lesquelles Bury entretient des accords d’aide mutuelle en cas d’urgence. » 

Le chef Jacklin a exprimé sa gratitude et sa fierté pour le dévouement et les efforts inlassables de ses collègues pompiers. « Ils ont contribué à la mise en place de la caserne tout en continuant à s’entraîner et à s’exercer, afin de maintenir une disponibilité constante en cas d’appel d’urgence, » a-t-il dit. Le service est composé de 17 pompiers volontaires : le chef Edward Jacklin, Robert Bishop, Hunter Bélanger, Steve Bilodeau, Philippe Carrier, Bruno Charpentier-Morin, Tristan Coates, Jean Philippe Daigle, Anik Dionne-Dubreuil, Ashley Fisher, Justin Fleury, Sébastien Gauthier, Gabriel Gilbert, Teresa Jacklin, Michael MacIver, Frédéric Martel-Leech, et Jimmy Valley.  

Il a souligné que le bâtiment entièrement métallique était essentiellement « à l’épreuve du feu », ce qui n’est pas une mauvaise caractéristique pour une caserne de pompiers, et que le terrain obtenu par la ville autour du bâtiment permettra dans le futur des ajouts si nécessaire. Pour le moment, l’unique bâtiment convient parfaitement pour abriter le camion de pompiers, le camion-pompe et le véhicule de soutien d’urgence. Le bâtiment est doté de portes surdimensionnées, à l’avant et à l’arrière, permettant un accès rapide et sécurisé pour répondre aux appels d’urgence et pour rentrer par la suite. Le bâtiment bien isolé et chauffé a remplacé l’ancienne caserne de pompiers de briques mal isolée située à côté du manège militaire sur la rue Main. Ce sera plus confortable pour les pompiers et plus facile d’entretenir les véhicules en bon état de marche. 

Le maire Savage a prononcé de brèves allocutions dans les deux langues officielles, exprimant sa gratitude à tous ceux qui ont participé au processus de réalisation de la nouvelle caserne de pompiers. Il a déclaré qu’il estimait que la nouvelle installation était l’une des plus grandes réalisations de son mandat de maire qui amorce maintenant sa quatrième année. 

Il a ensuite déclaré qu’il trouvait particulièrement louable que tant de pompiers et d’employés de la ville aient consacré autant de temps et d’énergie à la réalisation du projet, et que tout le monde devrait être fier et satisfait de savoir que la communauté sera plus sécurisée et se sentira plus en sécurité en sachant que ses fonctionnaires sont prêts à faire face à toute urgence. 

La directrice générale Louise Brière a souscrit aux paroles du maire et a ajouté que la ville avait acheté le bâtiment presque neuf, celui-ci ayant été construit à l’origine comme atelier de réparation pour un mécanicien local. Il répondait à tous les besoins du service d’incendie et remplissait toutes les exigences gouvernementales en matière de santé et de sécurité. Cela leur a permis de l’acheter et de le rénover pour environ 350 000 $ au lieu du 1,5 million de dollars prévu pour un tout nouveau bâtiment. Une subvention du Fonds pour le développement des collectivités du Canada a couvert presque la totalité du coût, sauf environ 25 000 $, ce qui a permis aux contribuables d’économiser beaucoup d’argent. 

Le préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert G. Roy, était également présent et s’est dit satisfait de l’ajout de ce maillon essentiel au réseau régional de sécurité publique. 

Une centaine de visiteurs se sont alternés entre 10 h et 13 h, félicitant les pompiers et les autorités, dégustant des collations et des boissons dans une ambiance festive. 

Sur une note historique, la nouvelle caserne de pompiers de Bury est située tout près de l’emplacement original de l’ancienne gare de Bury qui a accueilli, en 1874, la première arrivée du chemin de fer dans la région. 

Gare de Bury – Bury Train Station — Société d’histoire et du patrimoine de Bury-Bury Historical and Heritage Society

La Frasier, Thornton & cie de Cookshire

Un texte du Musée d’histoire de Sherbrooke
En collaboration avec Sherbrooke.info

Au tournant du XXe siècle, de nombreuses préparations médicinales aux prétentions plus ou moins éprouvées inondent le marché. Ce « préventif » salutaire contre les insectes volants est proposé par la Frasier, Thornton et Cie, une industrie spécialisée dans les préparations pharmaceutiques établie à Cookshire depuis 1904 et jusqu’au milieu des années 1960.

Collection Freeman Clowery, Mhist.
Freeman Clowery,Fonds Fil National Ltée, Mhist.

La collection Freeman Clowery du Musée d’histoire de Sherbrooke comprend une très grande variété de documents, en particulier relatifs aux commerces et sociétés de Sherbrooke et des Cantons-de-l’Est. Les chercheurs y retrouveront de la papeterie à en-tête de diverses compagnies ou organismes, étiquettes d’expédition, cartons d’invitation, publicités, etc. La collection documente bien certaines activités d’organismes ayant peu de publicité, tels Y.M.C.A. ou loges maçonniques.

La galerie photo d’automne 🍂

Crédit photo : Martin Mailhot – Chemin Macaulay, Dudswell

Des citoyen.ne.s du Haut-Saint-François nous ont fait parvenir leurs plus belles photos d’automne afin de les partager dans cette galerie à saveur automnale. Vous pouvez vous aussi y contribuer en nous envoyant vos clichés au web@journalhsf.com.

Disparu

Un ado, Anthony Jocas-Poulin d’Ascot Corner manque à l’appel

Au moment d’aller sous presse.

Plus de deux semaines après son signalement, Anthony Joncas-Poulin, 15 ans, n’a pas été retrouvé. Il a été vu la dernière fois le 27 août dernier à Ascot Corner. « Ses proches ont des raisons de craindre pour sa santé et sa sécurité », indique la Sûreté du Québec. L’adolescent mesure 1,78 m (5 pi 10 po) et pèse 66 kg (120 lbs). Si vous croyez apercevoir Anthony, communiquez avec le 911. De plus, il est possible de fournir de manière confidentielle toute information en lien avec cette disparition à la Centrale de l’information criminelle de la Sûreté du Québec au 1 800 659-4264.

Loto-Québec

Un.e millionnaire qui s’ignore dans le Haut-Saint-François

Alors que Loto-Québec offrait la semaine dernière son plus gros lot (80 M$ au Lotto Max), la société d’État recherchait six gagnants de lots non réclamés de 100 000 $ et plus. L’une de ces sommes a été remportée dans le Haut-Saint-François en janvier dernier. Il s’agit d’un gros lot de 1 M$ offert dans le cadre de l’Extra. Celui-ci viendra à échéance le 5 janvier prochain. Lorsqu’une telle chose arrive, l’argent est « redistribué aux joueurs sous la forme de lots bonis et de tirages spéciaux », indique Loto-Québec.

Neuf zones neutres inaugurées

De gauche à droite : Marilyn Ouellet du Centre des femmes La Passerelle; Robert Roy, préfet de la MRC du Haut-Saint-François; Nathalie Bresse, mairesse d’Ascot Corner; Robert Gladu, maire de Lingwick; le sergent Simon Champagne et le lieutenant Simon Rouilllard, de la Sureté du Québec (SQ).

Neuf endroits filmés et éclairés, appelés « zones neutres », ont été inaugurés ce mardi lors du dévoilement d’une nouvelle de ces zones, à côté du bureau municipal de Lingwick. Une dernière dans le Haut-Saint-François reste à déployer à La Patrie.

Les zones neutres sont créées pour offrir des endroits plus sécuritaires pour la vente et l’échange de biens entre individus et pour le transfert d’enfants entre parents séparés.

L’inauguration s’est faite sous forme de conférence de presse, avec des prises de parole de la mairesse d’Ascot Corner, Nathalie Bresse, qui est présidente du comité de sécurité publique de la MRC du Haut-Saint-François, ainsi que du préfet de la MRC, Robert G. Roy, et de la responsable des communications du Centre des femmes La Passerelle, Marilyn Ouellet.

Simon Champagne, de la Sûreté du Québec, et Robert Théorêt, d’Échec au crime, étaient également présents, les deux organismes étant partenaires dans l’initiative. Échec au crime a contribué à hauteur de 2000 $ au projet, qui totalise un investissement de plus de 14 000 $ de la MRC.

« On veut de plus en plus que le monde nous appelle » pour dénoncer les actes de violence, dit le lieutenant Simon Rouillard de la SQ, ici avec son collègue, le sergent Simon Champagne.

D’autres actions

L’initiative a lieu dans le cadre d’une autre campagne contre la violence dans le Haut-Saint-François. Plus tôt ce mois, la CDC du Haut-Saint-François a dévoilé son Rapport de recherche et plan de mise en œuvre : Justice pour toutes, qui démontre un taux élevé de violence dans la région, surtout contre les femmes.

Le dévoilement a été suivi par un atelier de travail pour les participants, qui ont priorisé 11 actions contre la violence, axées principalement sur le partage d’information et l’éducation. Parmi ces actions, on retrouve des campagnes de sensibilisation, la promotion d’outils existants, des ateliers, de la formation et même des napperons informatifs.

Les participants ont aussi voulu mettre en place un outil en ligne de covoiturage pour les femmes seules et sans voiture, financer le travail d’un intervenant pour venir « en aide et en soutien aux hommes violents dans le HSF », et améliorer les services d’aide aux victimes de violences qui ont sous leurs charges des animaux domestiques ou de ferme.

Selon le rapport de la CDC, « C’est maintenant à nous d’agir pour faire changer les comportements (et les statistiques) dans le Haut-Saint-François. »

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Trois giratoires prévus aux chemins Paul, de l’Aéroport et des Pins 

On en connait un peu plus sur le projet de réaménagement de la route 112 entre Ascot Corner et East Angus. Outre l’élargissement à quatre voies avec séparation par terre-plein, trois carrefours giratoires doubles sont prévus le long du tronçon de 6 km. Ceux-ci sont envisagés aux intersections de la rue des Pins, du chemin Paul et du chemin de l’Aéroport.  

Les travaux seraient réalisés sur plusieurs années, soit au plus tôt à partir de 2028 pour se terminer en 2032. Les premières interventions réalisées seraient la construction des carrefours giratoires doubles aux intersections des chemins Paul et de l’Aéroport, de même que le doublement de la route 112 entre ces deux intersections, indique l’avis de projet soumis par le MTMD. L’intervention suivante serait la construction du carrefour giratoire double à l’intersection de la rue des Pins. La dernière intervention serait le doublement de la route 112 entre la rue des Pins et le chemin Paul.  

Dangereux depuis plusieurs années 

Le projet vise à sécuriser le tronçon et à augmenter sa capacité routière. On se rappellera que la vitesse a été réduite de 90 à 70 km/h entre le chemin Talbot et la route 214, à la suite d’un accident mortel survenu près du chemin Paul en septembre 2019. Dans son rapport publié en août 2020, le coroner avait recommandé de sécuriser la route 112 à cet endroit. 

De 2015 à 2019, il s’est produit 45 accidents, dont 3 mortels, sur ce tronçon de route. Le débit moyen y est de 15 000 véhicules/jour, ce qui représente une augmentation de 85 % sur 25 ans. Après des rencontres avec les élus municipaux et des consultations publiques en 2023, le projet de réaménagement est à l’étape de l’étude d’impact sur l’environnement.  

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Vol de cuivre

Vol de cuivre au contrôle routier de la 108

Une douzaine de lampadaires situés sur le terrain de l’ancien poste de contrôle routier de la route 108, près du chemin Robinson, ont été vidés de leur câblage. Ce vol survient alors que la SAAQ travaille à remettre le poste en fonction, après son incendie survenu en avril 2022.

Daniel Bernard s’occupe de l’entretien paysager sur différents sites gouvernementaux. « La balance à Sand Hill, puis [l’aire de contrôle] sur la route 108 à Bury, c’est moi qui fais le terrassement là. »

Il y a quelques semaines, alors qu’il s’apprêtait à tondre la pelouse de l’ancien contrôle routier situé à Cookshire-Eaton, il s’est aperçu du méfait. « Tous les lampadaires sur une distance d’à peu près 1500 pieds ont été coupés. Les plaques ont été arrachées puis les fils ont été coupés. » C’est alors que M. Bernard a contacté la Sûreté du Québec.

Retour en service d’ici la fin de l’année

Ce vol de fils de cuivre survient alors que le site de contrôle routier n’est plus en fonction depuis son incendie en avril 2022. « L’événement est toujours sous enquête par les autorités », indique Jeanne Séguin-Laflamme, porte-parole du ministère des Transports pour l’Estrie.

C’est la SAAQ qui s’occupe des activités du poste. Sa relationniste, Geneviève Perron, mentionne que « l’ancien poste de contrôle sera converti en aire de contrôle. Les travaux seront réalisés cet automne et complétés d’ici la fin de l’année 2024. » Lors de cette conversion, « tous les équipements nécessaires aux opérations de Contrôle Routier Québec (CRQ) seront réinstallés et remis en service », poursuit-elle.

De son côté, le ministère des Transports rappelle que le vol de fils de cuivre dans les systèmes d’éclairage est pris très au sérieux. Si les citoyens pensent être témoins d’un vol ou d’un acte de vandalisme, ils peuvent aviser la Sûreté du Québec ou le Québec 511.

112

Quatre voies et des ronds-points envisagés sur la 112

D’ici 2027, on devrait commencer à voir la construction d’un rond-point à Ascot Corner et quatre voies jusqu’à Westbury, selon la mairesse de East Angus, Lyne Boulanger. À l’endroit de cette dernière municipalité, « ici, ça va être un autre projet », a-t-elle mentionné en entrevue le 30 août.

« Les plans sont sur la table. C’est un gros travail ». Madame Boulanger a expliqué que l’agrandissement de la route 112 se fera graduellement de Ascot Corner en allant vers East Angus. Le premier projet consiste en un rond-point à Ascot Corner ainsi que les quatre voies et un terre-plein, et sera mis en œuvre dans les prochaines années.

« Ça prend beaucoup de planification, mais je suis plus confiante maintenant que ça va se faire ».
L’article du Haut-Saint-François sur le développement résidentiel à East Angus, dans le numéro du 28 août, a sollicité plusieurs commentaires de lecteurs et lectrices sur la page Facebook du journal, incluant quelques craintes pour l’effet sur le trafic.

« Va falloir faire une amélioration de l’accès sur la 112 pour plus de sécurité », qu’un lecteur a commenté.
« C’est une promesse électorale et c’est en cheminement… un long processus ! », que la mairesse a répondu.

Pour la question de ronds-points à East Angus, « c’est envisagé, mais sur la table », ajoute-t-elle. Ils feront partie d’un projet suivant celui de Ascot Corner et la route 112 à Westbury.

Chemin Spring et la 610

La réouverture du chemin Spring à Ascot Corner devrait se faire cette semaine, selon un avis de la Municipalité.

Aussi, les travaux sur la route 112 autour du rond-point de l’autoroute 610 devraient déjà être terminés, selon les informations du ministère des Transports du Québec, au moment de mettre sous presse.

Gregoire Ferland

La sacrée belle vie en église

Grégoire Ferland ne chauffe pas sa grande salle d’exposition en hiver, et seulement au minimum l’atelier dans la cave dessous. Crédit : Scott Stevenson

Certaines et certains dans ce monde aiment les mal-aimés : les enfants troublés, les vieux oubliés, les consœurs agressées; aussi, les coins perdus du pays, les maisons abandonnées et même les églises déconsacrées. On en prend soin, on passe du temps avec, on s’y installe, on rénove et même on y habite.

C’est le cas de trois églises à East Angus seulement.

Grégoire Ferland demeure dans l’ancienne Église catholique, Françoise Éuzénat dans l’ancienne Église anglicane, et Maxime Robert et Renée-Claude Morin dans l’ancienne église unie. Trois églises habitées dans une petite ville – un avenir bien meilleur pour ces bâtiments historiques et architecturalement importants que de les démolir.

M. Ferland a remarqué ce privilège unique aux Cantons de l’Est d’avoir plusieurs églises dans un même village. « C’est l’influence de la région, avec les Anglais » a-t-il dit lors d’une visite à sa demeure mesurant 50 par 150 pieds.

L’église catholique originale de la ville date de 1895 et a été remplacée en 1920 par la construction de l’Église Saint-Louis-de-France qu’on connaît aujourd’hui. L’ancienne a été reculée d’une rue sur des billots roulants, à la force du cheval, selon M. Ferland.

Il l’occupe depuis 2006, après que le propriétaire précédent a fait toutes les grandes rénovations et réparations nécessaires pour la rendre habitable. « Je l’ai eu quasiment gratis, ça. La ville voulait la démolir. Elle l’a donné pour un dollar à un gars. Puis le gars y’a fait la grosse job… y’a travaillé lui, y’a lavé les plafonds ! Il y a lavé ça ! » M. Ferland m’a montré, en pointant vers l’immense plafond très haut lors de notre visite, il y a deux semaines.

Dans la grande salle de l’église, M. Ferland a créé une salle d’exposition, dans l’immense cave, son atelier, et au fond de la grande salle un loft pour ses enfants et invités. « C’est ma maison, mon atelier puis ma salle d’exposition. Fait que, moi je sors pas d’ici. J’ai tout, tout, tout dans ma cabane. »

L’ancienne église unie

Pour Maxime Robert, dans l’ancienne église unie à l’autre bord de la rivière Saint-François et le grand barrage à East Angus, il y a « presque un mouvement » au Québec d’habiter les anciennes églises. Mais, « il faut avoir de l’audace », dit celui qui a travaillé avec les bâtiments patrimoniaux depuis des années. Il a défait la dernière d’Island Brook il y a quelques années, pour la revendre en espérant qu’elle serait préservée ailleurs, mais sans succès.

« Les causes perdues, là, dans notre vie, les mal-aimés, on dirait qu’on est attiré par ça. On les aime. [Cette église], on l’aime parce que c’était perdu », a raconté M. Robert. À part leur travail constant sur leur demeure, M. Robert travaille pour ce journal, Le Haut-Saint-François, et sa conjointe, Renée-Claude Morin, travaille avec les enfants ayant des besoins particuliers au Centre de services scolaire des Hauts-Cantons.

Emmanuel Church

Renée-Claude Morin et Maxime Robert avaient développé un système de capture d’air chaud du haut de leur grande salle, mais après l’essai, ils n’aimaient pas son apparence.

De son église, « c’est le côté sacré que j’aime », ajoute M. Robert lors de notre visite. Leur décor fait justement un mélange de maison et église, avec beaucoup d’artéfacts religieux.
L’acquisition de cette l’église n’était pas simple. Le comité local de l’Église unie, mené par Roger Heatherington, ne voulait pas laisser leur précieux lieu à n’importe qui. M. Robert et Mme Morin devaient faire leurs preuves pendant neuf mois de négociation. Parmi les demandes, c’était que le couple repeint le bâtiment autre que son blanc d’origine, pour faire une séparation psychologique avec le passé.
Alors, aimées et mal-aimées sont ces anciennes églises. Chacune porte les histoires personnelles d’innombrables fidèles du passé. Les comités chargés à en déconsacrer doivent être déchirés d’esprit avec leurs tâches, en comprenant que leur église n’est plus recherchée et centrale comme avant, mais aussi qu’elle est toujours importante et aimée par certaines et certains… comme les fidèles Mesdames Morin et Éuzénat et Messieurs Robert et Ferland d’East Angus, dans cette nouvelle ère moderne.

Les agressions sexuelles en hausse

En 2022-2023, il y avait plus du double du nombre d’agressions sexuelles rapportées à la police dans notre région qu’en 2020-2021, selon une étude dévoilée le 4 septembre par la CDC du Haut-Saint-François, à East Angus.

Ce nombre augmente de façon presque constante depuis six ans. En 2022-2023, ces agressions dans le Haut-Saint-François étaient 2,6 fois plus élevées que la moyenne canadienne. Au Québec, 90 % des victimes sont des femmes et 97 % des agressions sexuelles sont commises par les hommes.

Le Rapport de recherche et plan de mise en œuvre : Justice pour toutes a été publié par la CDC tout récemment et dévoilé lors d’une présentation et d’une idéation collective. Une trentaine d’invité.e.s étaient présentes, pour la grande majorité des femmes et représentantes d’organismes concernés.

« Il est impératif que le milieu communautaire et ses partenaires institutionnels répertorient les besoins des personnes victimes d’infractions criminelles en lien avec des violences basées sur le genre, l’âge et les handicaps, afin de mettre en place des actions concertées qui y répondent adéquatement », selon le rapport.

Elle a démontré que la plupart des femmes (70 %) ne pensait pas avoir été victimes d’un acte criminel, mais qu’en réalité, 61 % a vécu au moins un des actes énumérés dans la liste du sondage. Pour les hommes, tous les répondants disaient ne pas avoir été des victimes, mais 50 % avaient vécu au moins un acte criminel.

« C’est [ce] qui parle le plus… le fait de pas reconnaître quand quelque chose se passe », a dit Rébecca Janson, agente de développement de la CDC dans sa présentation des faits saillants à East Angus ce mercredi.

Le Centre d’action bénévole du Haut-Saint-François a mené le projet Milieux Sécures en 2023, dont la recherche a été effectuée par la CDC, avec un financement de 40 000 $ par la fondation Mirella et Lino Saputo.

EastAngus

Un milieu dynamique et familial qui s’agrandit très vite !

La mairesse Lyne Boulanger pose devant un décor qu’elle connaît bien, dans quelques développements domiciliaires de sa ville, où bourdonne actuellement une grande activité de constructions variées.

À la date du 15 juillet, l’année 2024 a vu se créer 404 nouvelles unités de logement sur le petit territoire urbain d’East Angus, aussi extraordinaire que cela puisse paraître !

« C’est notre défi le plus important, à East Angus, soit de répondre à l’arrivée de nouvelles familles, en nombre considérable et très rapidement en plus ! », lance tout de go la mairesse Lyne Boulanger. « Cela seulement depuis le 1er janvier, et l’année n’est pas finie ! Une clientèle qui vient d’un peu partout. Au point où on ne se reconnaît plus, à East Angus, nous disent nos citoyens ! Le développement s’effectue à une vitesse grand V », indique-t-elle, tout à fait réaliste.

« East Angus est un milieu dynamique et familial. C’est la ville de centralité du Haut-Saint-François (HSF), avec seulement 8 km2 de périmètre urbain et une population de près de 4000 personnes, une ville de services. Nous avons ici les écoles primaires du Parchemin, couvent et collège, la polyvalente Louis-Saint-Laurent et l’aréna Robert-Fournier. La densité de notre population, c’est 490 habitants par km2, sans aucune terre agricole. Je fais partie du caucus des villes de centralité, East Angus étant membre de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) », ajoute Mme Boulanger.

Avec cette réalité du boum immobilier, les besoins grandissent à East Angus. « Des projets d’agrandissement sont apparus un peu partout, comme pour nos écoles et la polyvalente, entre autres, c’est important, c’est majeur », admet-elle.

Le directeur général David Fournier, principal responsable des développements domiciliaires à l’administration municipale, qui ont poussé comme des champignons, en établit lui-même la nomenclature, si on peut dire.

« Le Domaine Haute-Rive, œuvre de différents promoteurs, ouvert en 2023, a nécessité l’ajout d’un kilomètre de nouvelles rues, pour 330 unités ! Tous les terrains se sont vendus en un temps record. La construction immobilière se poursuit », se réjouit M. Fournier.

« Dans le secteur de la rue des Pins, le développement continue avec deux nouveaux blocs de 32 logements chacun, à brève échéance. Cela ajoutera 64 unités en réponse à la crise du logement. Par ailleurs, dans le secteur de la rue Gauley, c’est en développement avec deux nouveaux 13 logements en 2024, où il y a un potentiel total de 150 unités, près de la route 112. Il n’y a plus de terrains pour la construction de maisons unifamiliales, à East Angus. C’est un dilemme que nous sommes en train d’étudier et qui constitue un grand questionnement. D’autres développements domiciliaires sont en cours de préparation », ajoute M. Fournier, qui ne pouvait donner plus d’informations à leur sujet, au risque de compromettre ces projets.

« D’ici 2025, on s’attend à ce que 600 nouvelles unités de logement s’ajoutent encore, pour en arriver au total de 1000 unités, avec les 404 déjà comptabilisées », exprime le DG.

repas école

Un coup de pouce de plus pour les repas-école

Lors d’une conférence de presse récente, la députée Marie-Claude Bibeau a laissé glisser une invitation aux demandes de financement pour des programmes de repas-école dans la région.


« Il va y avoir un nouvel appel aux propositions dans quelques mois et qui va être aligné un peu plus particulièrement avec le programme alimentaire dans les écoles », a mentionné Mme Bibeau lors de sa visite à la Coopérative les Jardins de Victoria à Saint-Isidore-de-Clifton le 9 août. À cette occasion, elle soulignait un financement de 114 000 $ à l’organisme Terre libre du Fonds fédéral des infrastructures alimentaires locales.

Toutes les écoles du secteur du Haut-Saint-François du Centre de services scolaire des Hauts-Cantons offrent les petits déjeuners aux élèves, excepté l’école Saint-Paul de Scotstown et Notre-Dame-du-Sacré-Cœur de Weedon, selon la conseillère en communication du Centre de services scolaire, Marie-Claude David. « C’est davantage une initiative de l’école ».


Selon le Club des petits déjeuners, basé à Boucherville, « au Québec seulement, plus de 180 000 enfants n’ont toujours pas accès à des programmes de petits déjeuners de qualité ». Le Club a lancé sa campagne de financement le 20 août, et a cité le nouveau Programme national d’alimentation scolaire du gouvernement du Canada comme une de ses sources d’aide.

« Au Québec, le Club aide actuellement plus de 87 000 enfants chaque matin dans plus de 500 programmes scolaires et communautaires », selon son communiqué de presse émis la semaine passée. 

La rentrée

La région compte plus d’élèves au secondaire

Comme la Ville de East Angus elle-même, la polyvalente Louis-Saint-Laurent voit augmenter son nombre d’adeptes, et ce depuis six ans maintenant. À la rentrée 2023-2024, l’école secondaire comptait 696 élèves; cette année, elle avait déjà 736 inscriptions à la mi-août.

« Un nouveau groupe est formé en première secondaire pour un total de 7 groupes », selon la conseillère en communication pour le Centre de services scolaire des Hauts-Cantons, Marie-Claude David. « On comptait 5 ou 6 groupes les années précédentes ».

Elle nomme le programme en santé globale de l’école parmi ses forces d’attraction. Les 700 quelques élèves ont fait leur rentrée lundi dernier. « Au niveau pédagogique, cette année, l’équipe de la polyvalente va se concentrer sur les compétences en littératie. Et ce dans l’ensemble des matières », ajoute Mme David. Le Centre de services scolaire des Hauts-Cantons compte 38 établissements scolaires, dont 11 avec au moins un point de service dans la MRC du Haut-Saint-François.

Pénurie d’enseignants

Comme beaucoup d’institutions actuellement, le Centre des Hauts-Cantons est à la recherche de personnel, incluant 5 enseignant-e-s et une vingtaine d’éducateur-trices en milieu scolaire. Le seul changement dans la direction des écoles dans le Haut Saint-François est Mme Caroline Roy qui occupe dorénavant le poste de directrice de l’école primaire Notre-Dame-du-Sacré-Cœur à Weedon.

Secteur anglophone

À la Commission scolaire Eastern Townships, les trois écoles primaires du Haut-Saint-François—Cookshire Elementary, Pope Memorial à Bury et Sawyerville Elementary—ainsi que l’École secondaire Alexander Galt, reprennent leurs classes ce jeudi 29 août.

Soyez prudents et patients avec les autobus et leurs passagers précieux !

Fondation Laure-Gaudreault

La Fondation Laure-Gaudreault fait des heureux dans le HSF

Les participantes à la conférence de presse de remise de dons par la Fondation Laure-Gaudreault, de g à d, Nathalie Blais, Jacinthe Audet-Bolduc, France Lebrun, Pauline Beaudry, Marie-Josée Pellerin, Diane Groleau, Isabelle Poulin-Rioux et Henriette Grondin, présidente de l’AREQ secteur du HSF.

« Je me sens comme le père Noël, aujourd’hui ! », s’est exclamée Jacinthe Audet-Bolduc, responsable de la Fondation Laure-Gaudreault, dans le Haut-Saint-François, lors de l’ouverture de la conférence de presse tenue en mai dernier, au resto Le Mulligan du Club de golf East Angus.


C’est que l’activité qu’elle présidait lui servait à remettre des dons reçus par sa fondation à huit organismes de bienfaisance du HSF, dont elle accueillait les responsables et directrices générales.
Mme Audet-Bolduc était accompagnée par Henriette Grondin, présidente régionale de l’AREQ, l’Association des retraitées et retraités de l’éducation et des autres services publics du Québec, affiliée à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ). Il s’agit de l’association qui a créé la Fondation Laure-Gaudreault, en 1990, et qui regroupe 60 000 membres enseignant(e)s retraité(e)s et d’autres reliés à des services publics, comme le milieu de la santé.

Sept des huit organismes bénéficiaires de ces dons ont reçu 325 $ chacun, plus un huitième qui demandait 100 $ seulement, les Mains Agiles de Scotstown, mais à qui la fondation a remis un montant de plus de 200 $, pour l’achat de fil de tissage.


Les sept autres organismes ont fait l’objet chacun d’une courte présentation :
Les Étincelles de Bonheur, représenté par sa directrice générale, Marie-Josée Pellerin; Moisson HSF, représenté par sa D.G. Nathalie Blais; le Centre d’action bénévole (CAB), sa D.G. France Lebrun; le Carrefour-jeunesse emploi, représenté par Isabelle Poulin-Rioux et Diane Groleau; Virage Santé mentale, qui par la voix de la D. G. Pauline Beaudry, a mentionné que l’aide reçue permettrait d’offrir un petit goûter le matin aux clients, souvent en besoin; les Amis de l’Oasis, à Weedon, par Jacinthe Audet-Bolduc et le groupe d’aînés de la FADOQ locale; la Méridienne, dont la représentante était absente.
La rencontre a également permis de faire connaître l’attribution d’un Certificat en hommage à la Fondation Laure-Gaudreault, remis par la députée fédérale et ministre du Revenu national, Marie-Claude Bibeau, que Jacinthe Audet-Bolduc a reçu avec fierté.

Chat in Newport

A rare chance to chat

What a relief! Haying season has been so much better this year. Several good-weather stretches (albeit very hot at times) interspersed with decent rainfalls, have allowed the region’s farmers to bring in good crops, rarely under the threat of rain.


But good crops mean hard summer work and few minutes to spare. These Island Brook farmers enjoyed a moment to chat, at least, on New Mexico Road a couple of weeks ago.
May they enjoy longer chats, undisturbed by passing cars, at the Cookshire Fair this week!

actualite

1,64 M$ pour des projets dans la région

Des projets importants ont pu voir le jour et être complétés dans le Haut-Saint-François (HSF) grâce au Fonds régions et ruralité (FRR) volet 2, dont l’enveloppe de 1 644 725 $ a pratiquement été engagée complètement pour le plan 2021-2025 qui lui était rattaché.

À titre d’exemples, citons-en quelques-uns déjà terminés :

  • À Ascot Corner, l’aménagement de la shed panoramique (fleurs, remblais, stationnement, etc.);
  • À Chartierville, le kiosque d’accueil du minigolf;
  • À Dudswell, le sentier multifonctionnel;
  • À Scotstown, le bâtiment de service et d’accueil du Camping de la Rivière-Étoilée, via la Société de développement Scotstown-Hampden;
  • À La Patrie, la mise aux normes de la cuisine à l’Abri-Bois et la patinoire;
  • À Weedon, le lotissement et les infrastructures de l’ensemble résidentiel Ferry-Fontainebleau;
  • À Westbury, l’aménagement du parc Godbout.

Certains projets restent à réaliser : le kiosque d’accueil pour la piste de vélo de montagne à Chartierville, l’abri permanent sur la patinoire du parc Nicol à East Angus, la piste cyclable entre Sawyerville et Saint-Isidore-de-Clifton.

Les 14 municipalités du HSF ont profité du FRR volet 2, utilisant l’ensemble de l’enveloppe à leur disposition. « Ce volet du FRR nous a permis de concrétiser des projets qui n’auraient pas été réalisables sans cet apport financier », a déclaré le maire de Weedon, Eugène Gagné.

« Une fois tous les projets complétés, les fonds de près de 1 645 M$ de ce volet du FRR pourraient représenter un effet de levier double : un impact économique plus que positif pour nos municipalités et qui leur donne les moyens de réaliser leurs projets », a pour sa part témoigné le préfet de la MRC du HSF, Robert G. Roy.

Finalement, le député de Mégantic et président du caucus du gouvernement, François Jacques, a apprécié que « Grâce à l’aide financière de notre gouvernement, la MRC du Haut-Saint-François peut soutenir de nombreuses initiatives qui permettent d’améliorer la qualité de vie de la population et de dynamiser le territoire. Je suis persuadé que les projets auront des retombées importantes pour les collectivités locales… »

La SADC assurée de son fonctionnement pour cinq ans

La ministre du Tourisme et ministre responsable de Développement économique Canada (DEC) pour les régions du Québec, Soraya Martinez Ferrada, accompagnée par le réseau des 67 SADC et CAE du Québec, réunis en congrès annuel à Rivière-du-Loup, a annoncé ces ententes de contributions sur cinq ans pour des organismes voués au développement régional, un investissement total de 245 millions $.

La Société d’aide au développement de la collectivité (SADC) du Haut-Saint-François (HSF) bénéficiera d’une entente de contribution, qui l’assurera pour cinq ans dans son fonctionnement, lui permettant de livrer des services d’accompagnement et de financement aux entrepreneurs d’ici, renforçant leurs interventions locales et répondant de meilleure façon aux enjeux économiques auxquels ces derniers doivent faire face actuellement.

« Les régions du Québec rencontrent des défis économiques qui leur sont propres et les SADC et CAE sont là pour les aider à les relever. Nous avons de l’ambition pour nos régions et avec notre principal partenaire d’affaires, DEC pour les régions du Québec, ainsi qu’en complémentarité avec les partenaires du milieu, nous continuerons à propulser les projets collectifs et d’affaires vers la réussite », a affirmé Pascal Harvey, p.-d. g. du Réseau des SADC et CAE.

Les SADC et CAE pourront ainsi créer de nouveaux produits financiers pour aider les entrepreneurs à répondre à leurs enjeux économiques prioritaires, tels que la transition verte et numérique, ainsi qu’aux défis reliés au transfert d’entreprise et à l’entrepreneuriat jeunesse.

Chaque SADC aura accès à des fonds supplémentaires de 335 000 $ pour accentuer ses interventions en développement économique local et en aide technique aux entrepreneurs. Une enveloppe sera aussi allouée au Réseau, afin de renforcer son rôle-conseil et d’offrir plus de services aux 67 SADC et CAE, notamment par l’embauche de nouvelles ressources partagées et un appui accru dans l’optimisation de leurs processus d’affaires.

Expo Agricole Cookshire

L’Expo de Cookshire célèbre 179 ans, en espérant du beau temps

Brandon Ward et Gerry Coates, respectivement président et vice-président de l’Expo de Cookshire, voient à la destinée de cet organisme qui célébrera cette année son 179e anniversaire. Une grande réalisation qui défie le temps !

C’est le vice-président de l’Exposition agricole de Cookshire, Gerry Coates, qui a lancé cette affirmation, « Faut qu’il fasse beau ! », comme un cri de ralliement, au sujet de l’édition 2024 de l’événement, présentée du 15 au 18 août prochain.


On se rappellera que lors de l’édition de l’an dernier, Dame Nature n’était pas du côté des organisateurs, qui ont dû annuler quelques activités à cause des intempéries, dont une soirée complète à la dernière minute, où des tires de camions étaient prévus, mais où la pluie abondante rendait le tout impossible.
« On essaie de ne jamais annuler des activités de notre programmation, mais on n’avait pas le choix. Et ça ne prend pas grand-chose pour que l’Expo ait des troubles, quand ça arrive ! », a émis le président de l’expo, Brandon Ward.


Comme grande nouveauté, il faut noter le retour des manèges, cette année. « On prend le risque, c’est un enjeu économique. Car tout est gratuit, les gens ne paient qu’une seule fois, à l’entrée, et il n’y a pas une grande augmentation des tarifs de ce côté-là », assure le tandem bénévole.
« Heureusement, nos finances se révèlent stables, d’une année à l’autre. S’il avait fallu qu’on ait offert les manèges l’an dernier, ce qu’on avait remplacé par des jeux gonflables pour les enfants, avec la dépense énorme à défrayer que cela aurait représenté, nous aurions eu des problèmes beaucoup plus sérieux », admet le président.

« Faut qu’il fasse beau ! » – Gerry Coates, vice-président

Le défi principal que doit relever l’exposition, cette année, ce sont les dépenses qui ne cessent de grimper. « L’économie devient très difficile, cette année, tout monte. Nous sommes obligés d’espérer la collaboration de mère Nature. Une précision que nous voulons apporter, c’est que nous avons procédé au remplacement de la toiture de notre édifice principal (Main Building), sur le terrain de l’Expo. J’aimerais spécifier que les travaux ont été assurés par un don de la part d’un donateur. Ce n’est pas l’argent de l’Expo qui a payé pour cette amélioration qui était nécessaire. Nous sommes tous des bénévoles, nous donnons notre temps pour la réussite de l’Expo. Il n’y a qu’un seul salaire, c’est celui de la secrétaire », a-t-il indiqué.


Questionné au sujet de l’affluence à l’événement, il a été formel : « Le nombre des participants est en hausse constante. Il y a un jeu selon la météo, c’est certain. Aussi, l’année immédiatement après la COVID, l’augmentation a été extraordinaire ! C’était spécial, le monde s’était ennuyé de l’Expo ! », a-t-il commenté.


« Nous avons beaucoup d’aide des bénévoles, heureusement, pour le fonctionnement. Mais les bénévoles sont de plus en plus difficiles à trouver, c’est difficile de les intéresser et c’est important de les garder impliqués », ajoute M. Coates. « Heureusement que les 4-H existent encore, ce sont des jeunes qui persistent avec les années. Cela fait partie des défis du monde agricole, soit la relève pour qui c’est de plus en plus difficile de remplacer leurs parents. Les dépenses montent, mais les revenus n’en font pas autant. Et les terres coûtent cher à acheter. L’Expo met l’emphase sur l’école, pour les jeunes. Nous leur proposons des formations. Nous espérons qu’ils vont en profiter, comme nous avons profité nous-mêmes de l’Expo quand nous étions jeunes », révèle-t-il.
Il enchaîne ensuite au sujet des populaires Winslow Dancers. « Nicolas Lachance fait un travail extraordinaire, il travaille fort, et nous l’aurons avec nous encore cette année, dans le grand chapiteau qui a été très populaire l’an dernier. C’est extraordinaire ce qu’il fait, car c’est tout un phénomène ! », s’est exclamé M. Coates.


« De plus, les groupes musicaux seront plus nombreux cette année, pour animer la foule avec de la musique pendant les activités », a conclu le président Ward.

manege Expo de Cookshire

Cookshire Fair celebrates179 years, hoping for sunshine

The absence of rides at last year’s Fair was a good thing financially, president Brandon Ward said, due to the bad weather and lower turnout. This year, the hope is that many people enjoy their return–under sunny skies.

Cookshire Agricultural Fair vice-president, Gerry Coates, gave the rallying cry, “It has to be sunny!” for the 2024 edition, this August 15 to 18.


During last year’s fair, Mother Nature was not on the organizers’ side; several activities succumbed to bad weather. Heavy rain forced the last-minute cancellation of a full evening when truck pulls had been planned.
“We try never to cancel activities but we didn’t have a choice. And it doesn’t take much for the Fair to have trouble, when it happens!” said president Brandon Ward.
Back this year is the return of the rides. “We are taking a risk; it’s an economic issue. Because everything is free, people only pay once, at the entrance, and there is no big increase there,” promised the pair of volunteers.

“Fortunately, our finances have proved stable from one year to the next. If we had offered the rides last year―which we replaced with inflatable games for children―with the enormous expense this would have represented, we would have had much more serious problems,” admitted the president.
The main challenge facing the exhibition this year is expenses, which continue to climb. “The economy is becoming very difficult; this year, everything is going up. We have to hope that Mother Nature cooperates.


“One clarification we would like to make is that we replaced the roof of our Main Building on the Expo grounds. I would like to specify that the work was carried out by a donation. It wasn’t Fair money that paid for this necessary improvement. We are all volunteers, we give our time for the success of the Fair. There is only one salary, that of the secretary,” he said, with a gesture of assent from his VP, Mr. Coates.


Asked about attendance at the event, he was clear: “The number of participants is constantly going up. The weather has an effect, that’s for sure. Also, the year right after COVID, the growth in attendance was extraordinary! It was special, everybody was missing the Fair,” he commented.
“We have a lot of help from volunteers, fortunately, to carry it out. But volunteers are more and more difficult to find; it’s hard to interest them and it’s important to keep them involved,” added Mr. Coates. “Fortunately 4-H still exists. These are young people who persist over the years. This is one of the challenges of the agricultural world, namely the next generation, for which it’s more and more difficult to replace their parents. Expenses are rising, but revenues are not keeping pace. And land is expensive to buy. The Cookshire Fair emphasizes school, for young people. We offer them training. We hope that they will benefit from it, as we ourselves benefited from the Fair when we were young,” he said.
He also mentioned the popular Winslow Dancers. “Nicolas Lachance does an extraordinary job; he works hard, and we will have him with us again this year, in the big tent, which was very popular last year. It’s extraordinary what he does. It’s quite a phenomenon!” exclaimed Mr. Coates.
“In addition, there will be more music groups this year to entertain the crowd during the activities,” concluded President Ward.

Translation by Rachel Garber

Canton de Newport

Two years to find a contractor : Town Hall renovation preserves beauty of the past

Renewal—with respect for the past—is an important theme in the life of Newport today, one of the smallest municipalities in the Haut Saint-François region.


Small demographically, but in terms of territory Newport is as large as Cookshire-Eaton, with 270 square kilometres, which is the equivalent of about 675 one-hundred-acre farms.
Some of that renewal is demographic, mayor Robert Asselin and municipal councillor Anne-Marie Dubeau told us in July. The municipality is not seeing much in the way of development—most of the land is protected against it under green zoning—but some older residents have sold and moved to town, and younger families bought from them.

“It’s nice to see the young families,” Dubeau said, while also expressing her appreciation of the community’s history and older residents. “People here have a lot of stories to tell,” she said.
Many of those stories echo in the walls of Town Hall and its community centre upstairs, a large old wood-panelled room whose 2023 renovation hardly shows.
That renewal involved replacing the room’s stage with kitchen and storage space to better serve the community’s needs. But the mayor and council wanted to preserve the building’s heritage while doing so.


It took two years before they found the right contractor, who would carefully remove the aged diagonal tongue-and-groove panelling from behind the stage to move it forward as finishing on the new wall separating the kitchen and storage from the large, cathedral-ceiling main hall. The renovation cost $70,000 and took over a month.

Now, across Route 212, the municipality’s public park is going through its own renewal, with new playground facilities, a walking trail, and a soccer pitch all in the works. “I would like to see more families here,” said Mayor Asselin.


He and councillor Dubeau would also like to see more gatherings of community members, in places like the park, the community hall, and other community centres in St. Mathias and on the Lawrence Road.

“It’s part of my vision to have more community gatherings,” Asselin said.

©2026 Journal Le Haut-Saint-François