Jean-Marc Brais

Jean-Marc Brais

Jean-Marc a été journaliste pour le Haut-Saint-François de 2017 à 2019 et de 2024 à 2025.

Les maires derrière Robert G. Roy à la préfecture

Le conseil de MRC du 15 octobre était la dernière réunion de certains maires qui ont annoncé leur départ de la vie politique, dont Mario Gendron à Cookshire-Eaton, Lyne Boulanger à East Angus, Marcel Langlois à Lingwick et Gray Forster à Westbury. Photo : Jean-Marc Brais

Les maires du Haut-Saint-François ont témoigné leur appui à Robert G. Roy en vue des élections lors de la séance du conseil de la MRC du 15 octobre dernier. « On appuie Robert sans conditions. On sait qu’on veut continuer avec lui, puis qu’il est après amener la MRC ailleurs », a témoigné le maire de Weedon, Eugène Gagné.

Parmi les réalisations de Robert G. Roy, les maires citent l’administration du Centre local de développement (CLD) dans le contexte de guerre tarifaire avec les États-Unis. Valoris, qui est sous sa vice-présidence, a également renoué avec la rentabilité ces dernières années.

Celui qui est préfet depuis 2017 a toujours réussi à maintenir l’harmonie au sein de la MRC, malgré les dossiers difficiles, comme celui de la piscine à la Polyvalente, rappelle le groupe de maires. M. Roy s’est également impliqué sur le conseil d’administration de Transport HSF, après l’annonce des déboires de l’organisme.  

En entrevue, Robert G. Roy disait convoiter un dernier mandat en tant que préfet.

Un hôtel de 3 millions au Resto des Cantons à Weedon

De gauche à droite : Robert G. Roy, préfet HSF; Louis-Philip Charron, propriétaire Sherplex; Eugène Gagné, maire Weedon; Serge Roy, propriétaire Restaurant des Cantons et de l’hôtel à venir; Renée Montgrain, conseillère Weedon. Photo : Jean-Marc Brais

La construction d’un hôtel de 20 chambres a débuté le 1er octobre dernier sur le site du Restaurant des Cantons de Weedon. Le projet est évalué à 3 M $ et devrait être complété d’ici le début de la saison touristique en mai 2026.

Il s’agit d’un partenariat réalisé en compagnie de Sherplex, le promoteur derrière Destination W, situé à quelques coins de rue. L’hôtel constitue la phase 2 du développement. Le propriétaire de Sherplex, Louis-Philip Charron est également nouvellement copropriétaire du Home Hardware Weedon.

Le Restaurant des Cantons en profitera pour transformer sa terrasse avant en verrière quatre-saisons, ce qui ajoutera 35 places. L’hôtel inclura également un enclos sécurisé pour motocyclettes, motoneiges et VTT.

Weedon à vitesse grand V

« C’est un projet qui est dans les cartons depuis plusieurs années. On est content que les gens d’affaires voient le même potentiel qu’on a vu au niveau de la mairie et de l’équipe municipale », s’est réjoui le maire Eugène Gagné. Ne serait-ce que pour les artistes qui s’arrêtent au Centre culturel Doris-Lussier, c’est un bon avancement. « Ceux qui viennent faire des spectacles nous demandaient toujours : ‘Où est-ce qu’on peut coucher?’ »

« On a déjà eu des projets d’hôtel dans le passé. On avait tout fait les plans et devis. Mais Weedon a eu l’audace. C’est ça qui est important, les villes qui se mettent en mouvement », déclare de son côté le préfet Robert G. Roy.

Le propriétaire du restaurant et du futur hôtel, Serge Roy, citait une étude de 2024 sur l’offre d’hébergement dans la région. « De Thetford Mines à Sherbrooke, il y avait de la place pour autour de 100 places d’hébergement temporaires supplémentaires. […] C’est vraiment un besoin ici en région. […] Weedon connait aussi en essor assez incroyable depuis cinq ans. »

Élections municipales : entre continuité et sang neuf

De gauche à droite et de haut en bas : les candidats à la mairie Daphné Raymond et Marc Turcotte à Cookshire-Eaton; Guillaume Landry à East Angus; Jean-François Lapointe à la préfecture de la MRC; Mario Dolbec et Pierre Reid à Westbury. Photos fournies

À la suite de la fin du dépôt des candidatures le 3 octobre, six municipalités du Haut-Saint-François ont eu un maire élu sans opposition, soit Ascot Corner, Hampden, Lingwick, Newport, Saint-Isidore-de-Clifton et Weedon. Les huit autres municipalités de la MRC connaitront leur maire lors des élections du 2 novembre. Il en va de même pour le poste de préfet. Autrement, 57 postes de conseillers municipaux sur 84 ont été comblés par acclamation, soit 68 %.

Préfecture MRC

Au poste de préfet, Robert G. Roy a laissé savoir qu’il visait un dernier mandat. Jean-François Lapointe, résident d’East Angus, se présente contre lui.

Ascot Corner

Aucune élection à venir du côté d’Ascot Corner. Tout le monde a été élu par acclamation. Notons un retour de la mairesse Nathalie Bresse et de quatre conseillers municipaux : Sylvie Boucher, Stéphane Baillargeon, Lisa Cadorette et Hélène Bédard. Deux nouveaux conseillers font leur entrée, soit Stéphane Rioux et John St-Cyr.

Bury

Bury aura six postes en élections, soit celui de maire et de cinq conseillers. Seul le siège de conseiller # 4 occupé par Russell Perkins est resté identique, lui qui avait fait son entrée au conseil en août 2024 lors d’une élection partielle. Autrement, le maire sortant, Denis Savage, affrontera Yves Payette. Onze candidats ont soumis leur candidature pour les cinq postes de conseillers restants.

Chartierville

Deux sièges sont en élections : celui de maire et de conseiller # 1. Les cinq autres sièges de conseiller ont été comblés par acclamation par trois conseillers actuels (Jean Bellehumeur, Frédéric Landry, Claude Sévigny) et deux nouveaux (Pierre Boucard, Jean-François Lachance). Le maire sortant Denis Dion affrontera Daniel Lauzon. Au siège de conseiller # 1, Lise Bellehumeur, conseillère sortante au poste 6, se frottera à Daniel Bessette Leblanc.

Cookshire-Eaton

Cookshire-Eaton est la seule municipalité du Haut-Saint-François à voir tous ses sièges être en élections. À la mairie, la conseillère Daphné Raymond se présente aux côtés de Marc Turcotte, qui avait présenté sa candidature à la préfecture de la MRC en 2021. Ceux-ci tentent de succéder à Mario Gendron, qui a annoncé son départ. Parmi les conseillers, mentionnons la candidature de Sylvain Vallée dans le district 3, qui a fait parler de lui pour son affiliation au club de motards des Gitans de Sherbrooke, associés aux Hells Angels.

Dudswell

Dudswell aura deux sièges en élections, soit celui de maire et de conseiller # 2. Les cinq autres sièges de conseillers ont été comblés par acclamation par quatre nouveaux venus (Louise St-Cyr, Claude Lortie, Jean-Yves Blaquière, Chantal Fortier) et Matthew Dubé, qui était entré au siège 6 lors de l’élection partielle de septembre 2024. La mairesse sortante, Marianne Paré, affrontera Jean-Pierre Briand.

East Angus

East Angus aura deux sièges en élections, soit celui de maire et de conseillère # 3. À la tête de la Ville, Stephen (Steve) Gauley, maire d’East Angus pendant huit ans, affrontera Guillaume Landry, ancien conseiller au poste 2. Ceux-ci tentent de succéder à Lyne Boulanger, qui a annoncé son départ il y a un an. Trois nouveaux conseillers font leur entrée en poste, soit Sabrina Denault Lapointe, Mathieu Skelling et l’ancien directeur général de la Ville, Normand Graillon. Les conseillers Antoni Dumont et Nicole Bernier seront de retour à leur siège respectif. Deux femmes s’affrontent pour le poste de conseillère # 3, soit Demmi Dolbec et Esthelle Larouche.

Hampden

Le Canton de Hampden n’aura aucune élection le 2 novembre prochain. Bertrand Prévost est de retour au poste de maire. Quatre conseillers poursuivront leur implication, soit Lisa Irving, Monique Scholz, Chantal Langlois et Martin Turcotte. Deux nouvelles conseillères font leur entrée au sein du conseil municipal, soit Danielle Bourque et Mylène Guillette.

La Patrie

La Patrie aura six postes sur sept en élections. La mairie connaitra une lutte à trois, fait unique dans le Haut-Saint-François dans le cadre de ces élections municipales. La mairesse sortante Johanne Delage affrontera l’ancien conseiller Richard Blais de même que Lydia Laquerre. Le poste de conseiller # 1, occupé jusqu’à tout récemment par Richard Blais, a été comblé par acclamation par Luc Bibeau. Autrement, onze candidats se disputent les cinq sièges de conseillers restants.

Lingwick

Caroline Poirier, de la Ferme Croque-Saisons, a été élue par acclamation au poste de mairesse. Elle succède à Marcel Langlois, qui avait pris le relais par intérim lors de l’élection partielle de janvier dernier. Le reste du conseil municipal demeure le même que celui des derniers mois, avec cinq conseillers réélus par acclamation. Le siège de conseiller # 5 est le seul en élection dans le canton, avec Martin Jolicoeur qui présente sa candidature contre Stéphanie Bureau, entrée en poste lors de la partielle de janvier dernier.

Newport

Le maire Robert Asselin a été réélu par acclamation. Trois conseillers qui se sont représentés ont aussi été élus sans opposition, soit Allan Stanley, Anne Marie Yeates-Dubeau et Timothy Morrison. Les trois sièges restants sont tous disputés par de nouveaux candidats.

Saint-Isidore-de-Clifton

Le maire André Perron a été réélu sans opposition. Cinq postes de conseillers demeurent les mêmes, sauf le siège 2 où s’affrontent Gabrielle Letarte-Dupré et Didier Marchione, après le départ d’Yves Bond.

Scotstown

Deux femmes s’affrontent pour le poste de mairesse, soit Sylvie Dubé et Sonia Cloutier. Mme Dubé avait assuré l’intérim de la mairie en 2020-2021, à la suite du décès du maire Iain MacAulay. Mme Cloutier a été élue conseillère # 6 lors d’une élection partielle en mars 2024. Elles tentent de succéder à Marc-Olivier Désilets, qui se retire après un mandat. Cinq sièges de conseillers ont été comblés par acclamation. Le siège 3 verra s’affronter la conseillère sortante Nadine Pesant et Christophe Morassut.

Weedon

Le maire Eugène Gagné a été réélu sans opposition. Quatre conseillers sont de retour dans leurs fonctions, soit Olivier Paiement, Daniel Groleau, Renée Montgrain et Denis Groleau. Les seules élections à Weedon concerneront les sièges de conseillers 1 et 2.

Westbury

La seule élection du Canton de Westbury concerne le poste de maire, pour lequel s’affrontent les conseillers Mario Dolbec et Pierre Reid. Ils souhaitent succéder à Gray Forster qui se retire, après avoir siégé depuis 2009. Les six postes de conseillers ont tous été comblés par acclamation. On y retrouve trois anciens (Mélanie Cyr, Claudia Gilbert, et Rock Lamontagne). Parmi les nouveaux, mentionnons l’arrivée de Cédrick Ménard, qui n’a pas eu accès à de l’eau pendant un an, avant que la situation ne soit résorbée.

Début des travaux ce lundi au Sonic Weedon

De gauche à droite : Robert G. Roy, préfet du HSF; François Jacques, député de Mégantic; Eugène Gagné, maire de Weedon, suivis de Jérôme Tardif, André Normand et Gervais Laroche, de Vivaco Groupe coopératif. Photo : Jean-Marc Brais

Tel qu’annoncé dans nos pages en juillet dernier, la coop Vivaco construira un nouveau magasin BMR adjacent à sa station-service Sonic située sur la route 112 à Weedon. Évalué à plus de 2 M $, le projet regroupera sous un même toit un DEQ (dépanneur, essence, quincaillerie). La première phase des travaux débute ce lundi 6 octobre avec la refonte complète du système pétrolier.

« Ça va tout être démantelé. On réinstalle deux réservoirs : un de 50 000 L et un de 25 000 L. On refait aussi tout le tablier. Il va y avoir quatre distributrices » en remplacement des trois actuelles. Celles-ci seront dotées du paiement à la pompe, explique Jérôme Tardif, vice-président du secteur détail chez Vivaco.

Le maire de Weedon, Eugène Gagné, dit qu’il s’agit d’« un rêve qui se concrétise », après avoir pris connaissance des plans initiaux du projet en 2014. À l’époque, c’était la Coop des Cantons qui était porteuse du projet, avant sa fusion avec Vivaco en 2017-2018.

Les nouvelles pompes à essence pourront être utilisées à partir du 1er novembre. La deuxième phase des travaux concerne le bâtiment qui subira un agrandissement de 3000 pi2 pour accueillir la quincaillerie BMR, présentement située sur la 7e Avenue. Cette phase de travaux sera complétée quelque part au printemps ou à l’été 2026.

400 personnes à la soirée country de la Poly

Le souper-soirée country de la Fondation Louis-Saint-Laurent a réuni 400 personnes le 26 septembre dernier à la polyvalente d’East Angus. Le repas méchoui était servi par le resto-bar Chez Stanley, qui a répondu présent, malgré l’incendie qui a ravagé ses locaux le 16 septembre à Sherbrooke. La partie dansante de la soirée était assurée par les Winslow Dancers.

Il s’agit de la troisième édition de l’événement sous sa nouvelle formule country, après avoir été plusieurs années un Oktoberfest. Les profits de l’événement reviennent aux élèves de la polyvalente sous la forme de diners offerts à 5 $, de fourniture scolaire ou d’inscriptions à des activités parascolaires.

Depuis la fin de la pandémie, ce sont 25 000 $ qui ont été amassés avec la formule country, dont 15 000 $ lors de l’édition de l’année dernière. « On espère grandement qu’on va dépasser le 15 000 $, puis qu’on va se rendre au-dessus de 40 000 $ ramassés. Ça permet de continuer à faire tourner la roue », a lancé en ouverture de soirée le maitre de cérémonie Marc Reid.

La présidence d’honneur était assurée par Jean-Yves Bibeau de LYB Entreposage à East Angus. Son père, Yves Bibeau, avait lui-même était président d’honneur de l’Oktoberfest 2012 en compagnie de sa conjointe Manon Côté.

Antoni Dumont, un des administrateurs de la Fondation Louis-Saint-Laurent se montre très satisfait de l’édition 2025. « Pour du monde bénévole et qui ne fait pas tant d’événementiel dans leur vie, […] ç’a été une édition où on n’était pas stressé. Ç’a super bien été. » Les sommes amassées lors de cette édition n’avaient pas fini d’être comptabilisées au moment de la publication.

AGA de l’UPA : plus de fermes malgré l’effondrement des revenus

Le nouveau président de l’UPA HSF, Yves Vaillancourt, pose en compagnie de sa conjointe Nathalie Laplante à la ferme Les 3 pouces verts. Photo fournie

L’assemblée générale annuelle du syndicat local de l’UPA Haut-Saint-François s’est tenu le 23 septembre dernier. La soirée s’est étirée sur une période de cinq heures, alors que la consultation sur le nouveau régime de cotisation par palier a amené son lot de discussion et de résolutions.

Les élections de cette AGA ont nommé Yves Vaillancourt à la présidence du syndicat local. Celui-ci vise « la continuité de ce qu’on fait présentement. Bernard Lapointe, j’étais son bras droit comme vice-président. Bernard était un excellent président qui a fait un excellent travail. J’aspire à suivre ses traces », indique celui qui est propriétaire de la ferme Les 3 pouces verts du secteur Birchton, à Cookshire-Eaton.

Concernant la durée de 5 h de l’AGA, M. Vaillancourt indique que « l’année prochaine, on va limiter le nombre de résolutions parce que c’est beaucoup trop. » Le sujet du nouveau régime de cotisations était attendu de pied ferme, alors que le Haut-Saint-François a été le premier syndical de l’Estrie a rejeté le nouveau plan de financement de la Confédération de l’UPA à pareille date l’an dernier.

Une nouvelle mouture est donc présentement soumise aux syndicats locaux. Celle-ci sera débattue lors de l’AGA de la Fédération de l’UPA-Estrie le 23 octobre prochain à Sherbrooke. Le nouveau régime de cotisation par palier se veut plus équitable envers les fermes de proximité, qui forment 50 % des membres de l’UPA.

Le directeur général de l’UPA-Estrie, Étienne Frémond, rappelle qu’à l’heure actuelle, « 65 % des revenus de l’UPA sont financés par les cotisations fixes », qu’elles soient simples ou doubles. « On a 35 % restants qui sont payés par les contributions en fonction des plans conjoints » des producteurs de lait, de sirop, de porc, etc. Ainsi, le nouveau régime viendrait instaurer un système à six paliers de revenus pour les producteurs hors plan conjoint, tels que les producteurs de sapins, de canneberges et maraichers.  

Effondrement des revenus

Les cotisations et contributions versées à l’UPA sont un sujet sensible, alors que les dépenses augmentent et que les revenus baissent pour les producteurs agricoles. Le président que l’UPA-Estrie, Michel Brien avance que l’année 2025 s’aligne pour être la pire des 100 dernières années. « Les entreprises sont plus endettées », rappelle-t-il. « Une des principales causes, c’était les taux d’intérêt. Là, ça se replace. Mais avec la mauvaise saison qu’on vit, probablement que ça va se réaliser. »

M. Brien a présenté des données en provenance de Statistique Canada retraçant l’évolution du revenu net des fermes québécoises. Pour la première fois depuis le krach boursier de 1929, on s’attend à des pertes de revenus de l’ordre de 130 M $. Ces mêmes revenus étaient supérieurs à 1 milliard pas plus tard qu’en 2022.

Malgré cette chute vertigineuse, le nombre de fermes est à la hausse en Estrie, qui est à contre-courant du reste de la province. « Depuis quelques années, on est la région au Québec qui a la plus grande augmentation du nombre de fermes », indique Michel Brien. Dans le Haut-Saint-François, ce sont 34 nouvelles entreprises qui se sont établies sur le territoire entre le 1er août 2024 et le 31 juillet dernier, pour un total de 564 entreprises comprenant 976 producteurs. Le Québec compte approximativement 28 500 fermes.

Le 3e colloque sur la diversité sexuelle poursuit le travail

Une des conférences s’étant tenue durant le troisième colloque sur la diversité sexuelle. Photo : Jean-Marc Brais

Le troisième colloque sur la diversité sexuelle et la pluralité de genre en milieu rural s’est tenu le 10 septembre dernier au Manège militaire de Bury. L’événement a réuni une soixantaine de participantes et était chapeauté par le Groupe régional d’intervention sociale (GRIS) Estrie.  

Les deux précédentes éditions s’étaient tenues en 2016 et 2021 et avaient été organisées par la CDC HSF. « Cette année, c’est le GRIS Estrie qui chapeaute l’événement. […] La CDC a quand même eu un rôle important dans l’organisation de l’événement », explique Samuell Beaudoin, directeur général du GRIS. 

Samuell est résident du Haut-Saint-François. Que ce soit ici ou dans le reste de la province, « il y a quand même une grosse augmentation de tout ce qui est discrimination et propos haineux ». L’organisme qu’il dirige et qui est établi à Sherbrooke a reçu ses premières menaces transphobes cette année.  

Néanmoins, le milieu communautaire est très mobilisé dans le Haut. Plusieurs organismes d’ici ont rapidement répondu présents lors de la planification du colloque. Ainsi, on retrouvait des intervenantes de la Méridienne, de la Relève, de la Maison jaune (ancien Centre des femmes La Passerelle) et de Multus (ancienne Animation Jeunesse).  

« L’objectif dans les prochaines années, ce serait d’utiliser le projet-pilote du Haut-Saint-François […] et d’aller le reproduire dans les autres MRC », espère Samuell Beaudoin.  

Les brèves du 25 septembre

Nouvelle administration au Home Hardware Weedon

Home Hardware N.S. Girard a souligné son changement de main lors d’un méchoui tenu le 30 août dernier. Un hommage a alors été rendu à André Daigneault et Nathalie Blanchette, anciens propriétaires, qui ont consacré plus de 18 années à servir la population de Weedon. Les nouveaux propriétaires sont Louis-Philip Charron et Jean-Sébastien Dubois. M. Charron est également propriétaire de l’entreprise Sherplex, derrière le projet domiciliaire Destination W.  


Un premier vidéoclip pour Endorphine

Le groupe Endorphine a dévoilé son tout premier vidéoclip, tiré de la chanson-titre de son minialbum paru en novembre dernier, Les Saisons sont éphémères. « Cette réalisation marque une étape importante », selon la formation. La vidéo suit un couple de figurines dans différents moments entre les murs de sa maison-jouet. Le tout est entrecoupé d’archives du groupe en spectacle. « La réalisation traduit en images l’identité sonore d’Endorphine : des mélodies immersives, des contrastes marqués et une vulnérabilité », indique le chanteur et guitariste Alexandre Tardif. Celui-ci vit à Sawyerville et a aménagé un studio de musique dans son sous-sol.  


Visite de l’église St-Louis-de-France lors des Journées du Patrimoine

Photo : Maxime Robert

La huitième édition des Journées du patrimoine religieux s’est tenue les 6 et 7 septembre derniers. Dans le Haut-Saint-François, ce sont sept lieux cultes qui ont ouvert leurs portes à la population.  

À l’église Saint-Louis-de-France d’East Angus, les visiteurs étaient accueillis par Marc Poulin, un guide bénévole. Celui-ci revenait sur l’historique de la paroisse de même que les spécificités de l’église construite en 1920. Si le chantier original a couté 364 000 $ à l’époque, reconstruire l’église en 2025 s’élèverait entre 35 et 40 millions de dollars.  

Pour les intéressés, il reste trois places vacantes dans la crypte, si vous désirez être inhumé aux côtés de cinq curés qui ont marqué l’histoire de l’église! 


L’Atelier Auckland parmi les six cabanes à culture de la BAnQ

Photo fournie

L’Atelier Auckland, situé à Saint-Isidore-de-Clifton, a été sélectionné pour faire partie de la programmation 2025-2026 de la Cabane à culture de la BAnQ (Bibliothèque et Archives nationales du Québec). Ce projet permet aux élèves de niveau primaire de tout le Québec d’aller à la rencontre d’artistes et de scientifiques en mode virtuel. L’Atelier Auckland sera la dernière activité de l’année scolaire, en mai prochain, tandis que la programmation s’ouvre avec un atelier de l’Agence spatiale canadienne. Le projet de l’atelier de Saint-Isidore proposera de la poésie brodée grandeur nature avec Sylvain Dodier, qui enseignera l’écriture poétique, et Luc Pallegoix, qui montrera différentes techniques pour broder.  

Cédrick Ménard-1

Après un an sans eau, la famille Ménard sera finalement raccordée

Cédrick Ménard pose devant son système de réservoirs d’eau à pompe externe lui ayant permis de s’approvisionner en eau depuis plus d’un an. Photo : Jean-Marc Brais

La Ville d’East Angus a autorisé le branchement d’une résidence du Canton de Westbury à son réseau d’aqueduc. Cela signifie un retour à la normale pour la famille de Cédrick Ménard, qui n’a pas accès à l’eau depuis l’été 2024. Parallèlement, la Ville d’East Angus a fait part de son intention d’annexer les rues Angus Nord, Martineau et de la Tuilerie, qui font présentement partie du territoire de Westbury et sur lesquelles East Angus fournit l’eau à certaines résidences. 

Historique 

C’est en 2022 que Cédrick Ménard s’est construit une maison sur la rue Angus Nord, dans le Canton de Westbury. À ce moment, il fait creuser un puits profond de 457 pieds qui le fournira en eau pendant deux ans. Puis, « du jour au lendemain, on est revenu des commissions. Mon gars embarque dans la douche : une minute de douche, puis plus rien », se remémore Cédrick Ménard. 

C’est à ce moment que débute son parcours du combattant. Nous sommes à l’été 2024 et la maisonnée de la rue Angus Nord s’approvisionne chez un voisin via un boyau d’arrosage pour ce qu’elle croit être une situation temporaire. Le forage d’un second puits de 500 pieds ne permet pas d’atteindre une veine d’eau suffisante. Les premiers gels arrivent à l’automne 2024 et la solution temporaire du boyau d’arrosage atteint ses limites.  

Cédrick Ménard se procure des réservoirs GRV à bétail qu’il remplit à l’immeuble qu’il possède à East Angus. Pendant ce temps, il entame des démarches auprès du Canton de Westbury et de la Ville d’East Angus, qui a une conduite d’eau qui passe de l’autre côté de la rue, la station de traitement étant située à 100 mètres de là. Aucun des deux ne peut l’aider. 

En mai dernier, la Ville d’East Angus avait même adopté une résolution qui confirmait « qu’elle n’autorisera plus le branchement d’immeubles situés hors de son territoire », chose qu’elle a faite par le passé.  

Eau stagnantes et rebrassage 

La famille Ménard se débrouille donc pendant des mois à l’aide d’un système élaboré de six réservoirs, quatre demeurant dans le garage et deux autres servant au transport et au remplissage. « C’est tout branché en série avec la pompe externe, ce qui fait qu’on peut avoir de la pression puis prendre des douches », explique Cédrick Ménard. Pour la nourriture et l’hydratation, il préfère ne pas prendre de chance et acheter de l’eau embouteillée. Son système de réservoirs confère une autonomie de 5 à 6 jours à la famille de quatre. 

Après un an, son dossier débloque, chose qu’il attribue aux changements d’administration qu’ont connu East Angus et Westbury. Marie-Pier Dupuis est la nouvelle directrice générale d’East Angus depuis le 22 avril. À Westbury, Annik Desrosiers l’est depuis le retour des vacances estivales. Peu importe la raison exacte, son calvaire tire à sa fin. « Le plus gros, c’est que je le sais que je vais l’avoir. La résolution a été faite. Ça, c’est déjà très bon. Mais quand, comment et tout ça, j’ai pas vraiment plus de détails encore », partage Cédrick Ménard. 

« Depuis qu’on n’a plus d’eau, il y a pas personne qui a pris de bain chez nous. C’est des douches rapides. Quand on aura l’eau, je peux te dire qu’on bon bain aux chandelles avec ma blonde, c’est sûr qu’il va y en avoir un! » 

Photo : Jean-Marc Brais

Johanne Delage : mairesse et proche aidante

Johanne Delage en février dernier lors d’une conférence à la polyvalente Louis-Saint-Laurent. Photo : Jean-Marc Brais

Outre son rôle de mairesse de La Patrie, Johanne Delage porte plusieurs chapeaux. Elle est entre autres présidente du comité MADA (Municipalités amies des aînés) et Famille pour la MRC du Haut-Saint-François. Sa conviction profonde? Qu’il faut recréer des liens entre les gens. 

Mme Delage vient d’une famille nombreuse. Chaque année, ils sont près de 88 à se retrouver. « Pour moi, tout part de la famille. C’est la racine, c’est la relève. On ne peut pas mettre la famille de côté », dit-elle avec assurance. 

On ne s’étonnera donc pas d’apprendre que la mairesse est la proche aidante d’une tante âgée. « Souvent, c’est la méconnaissance des ressources… ou la honte de demander de l’aide. Les gens craignent d’être jugés, parfois même parce qu’ils ne veulent pas admettre que leur proche perd ses facultés. Mais il faut apprendre à tendre la main, à aller chercher du répit. » 

« Aujourd’hui, les gens se sentent plus seuls que jamais », insiste Mme Delage. « On a besoin de se rassembler, du plus petit au plus vieux, de prendre soin les uns des autres. » Cette conviction trouve un écho dans la démarche MADA-Famille, qui prend la forme d’un projet qui unit les municipalités du Haut-Saint-François. « Ce qui est beau, c’est qu’on apprend à travailler ensemble », explique Mme Delage. « En regroupant nos forces, on peut offrir davantage aux citoyens que si chacun restait isolé. » 

Photo : Patrice Amyot

À La Patrie, cette philosophie se reflète concrètement dans la programmation du 150e anniversaire. Le 27 septembre, un spectacle de magie avec le célèbre Alain Choquette accueillera gratuitement les enfants de 13 ans et moins. Et le 4 octobre, tout près de la Journée internationale des aînés, Patrick Normand et sa conjointe viendront offrir un concert exclusif. Penser aux enfants comme aux aînés, c’est construire un territoire plus uni, selon Johanne Delage. « C’est ça, MADA-Famille : réapprendre à vivre ensemble. » 

Le Tournoi El-Toon à Saint-Malo le temps d’une édition

L’équipe gagnante dans la catégorie mixte, les Dinger Daddies, a redonné l’entièreté de sa bourse au tournoi afin qu’elle soit réinvestie dans la communauté. Photo : Municipalité de Saint-Isidore-de-Clifton

Le tournoi de balle molle El-Toon a rassemblé 15 équipes et plus de 200 spectateurs durant les trois dernières journées du mois d’août. L’événement s’est exceptionnellement tenu à Saint-Malo cette année, en raison de la construction du nouveau centre communautaire de Saint-Isidore-de-Clifton.  

Le comité organisateur dit mission accomplie. « Cet événement demeure l’un des plus populaires de l’année pour la municipalité et les environs ». La soirée du samedi a récompensé Noah Olsson lors du concours de coups de circuit. Dimanche, le duo Two of a Kind est venu clôturer les festivités. Les profits générés par le tournoi sont réinjectés dans la municipalité pour soutenir la mise en place d’infrastructures de loisirs.  

Médaille du député 

Le député de Mégantic, François Jacques a remis la Médaille du député à Sarah Lévesque, directrice générale de la municipalité de Saint-Isidore-de-Clifton. Photo : Équipe du député François Jacques

Le match d’ouverture du vendredi s’est fait en présence du député provincial de Mégantic, François Jacques, qui a remis une médaille de l’Assemblée nationale du Québec à Sarah Lévesque, directrice générale de la municipalité de Saint-Isidore-de-Clifton.  

« Sarah s’investit bien au-delà de son rôle au sein de la municipalité. C’est une citoyenne qui a à coeur le développement de sa municipalité et de sa communauté », a indiqué le député. Mme Lévesque a occupé un rôle de premier plan dans divers dossiers, tels que la Coop de solidarité et le futur centre communautaire. Elle s’implique également depuis plusieurs années dans l’organisation du tournoi de balle lente. 

Rappelons que le Tournoi à El-Toon, qui existe depuis 1972, avait été renommé en l’honneur d’Anthony Labranche, décédé accidentellement le 24 juin 2014 à l’âge de 19 ans. L’événement sera de retour à Saint-Isidore-de-Clifton en 2026 dans un nouveau centre communautaire. 

Les brèves du 11 septembre

« Tout est possible » 

Photo : CSSHC-Centre d’éducation des adultes 

Karelle Busque d’East Angus a complété son parcours en reconnaissance des acquis et obtenu son certificat d’aide-éducatrice. Au préalable, elle a été accompagnée et encadrée dans le cadre d’un stage au service de garde Les p’tits Nounours à East Angus. Sur la photo, la jeune diplômée est entourée de Nathalie R. Boisvert, propriétaire du service de garde Les p’tits Nounours, et de Vincent Dubé, conseiller pédagogique au Centre d’éducation des adultes du CSSHC. 


Fin du journal Le Papotin de Dudswell

Le Papotin de Dudswell a annoncé que sa plus récente édition parue le 2 septembre serait sa dernière. Une assemblée générale spéciale de fermeture est prévue le 17 septembre au Centre communautaire de Marbleton. Dans son avant-dernière édition de juin, l’équipe restante se disait « épuisée et réduite à une poignée de membres ». « Nous avons tout essayé pour recruter une relève, mais jusqu’ici, nos appels sont restés sans réponse. » En octobre dernier, le journal, publié six fois par année, avait célébré ses 40 années d’existence. 


Un mariage hors de l’ordinaire

Photo : Moisson Haut-Saint-François 

Annie Préfontaine et Jean-Pierre Breton ont uni leur destinée le 30 août dernier au Centre communautaire de Johnville. Comme cadeaux de mariage, le couple a demandé à ses 200 invités d’offrir des denrées alimentaires à Moisson Haut-Saint-François. L’organisme s’est présenté sur place avec deux camions pour recueillir le tout, soit 1390 kg de denrées, 528 $ en dons et 100 $ en cartes-cadeaux. Également, les recettes du bar ont été remises à la Fondation du cancer du sein.  


Premier concours de desserts à La Patrie

Photo fournie

La première édition du concours de desserts de La Patrie s’est tenue le 21 août à l’Abri-bois, en parallèle du marché public hebdomadaire. Ce cadre convivial a permis de rassembler la communauté autour de la gastronomie locale. 

Le jury était composé de représentants du secteur alimentaire ainsi que de duos grands-parents/petits-enfants. Le public nombreux a également pu goûter et voter pour son dessert préféré. Johanne Delage s’est mérité le premier prix, une somme de 150 $ de la Caisse Desjardins du Haut-Saint-François. Pierre Lambert et Carole Paquette se sont mérité respectivement les deuxième et troisième place.   

Merci à nos généreux commanditaires : Desjardins du HSF, Parc national du Mont-Mégantic, Coop La Patrie, Producteurs et productrices acéricoles de l’Estrie, Le marché public de La Patrie, Érablière du Sommet, 150e de La Patrie. 

Francine Rouleau


Dudswell lance la nouvelle carte numérique de ses attraits

La Municipalité de Dudswell a dévoilé la mise à jour de sa carte numérique des attraits et activités récréotouristiques. Cette nouvelle mouture regroupe désormais l’ensemble des activités offertes à Dudswell, tout en intégrant les tracés de tous les sentiers, incluant ceux de Zone Nature. Outre ces deux zones, nous retrouvons également celles de la plage, de la culture et des deux cœurs villageois de Marbleton et Bishopton. Pour accéder à la carte, il suffit de numériser le code QR à l’aide d’un téléphone intelligent. 

Deux femmes en or

Isabelle Blais et Marie-Andrée Glaude étaient réunies lors du 5 à 7 Portes ouvertes de Silex Industriel le 4 septembre dernier. Photo : Jean-Marc Brais

L’une est entrepreneure depuis 25 ans, l’autre l’est depuis tout récemment. À elles deux, elles représentent bien le savoir-faire et la passion des affaires qui animent le Haut-Saint-François.

Isabelle Blais – Silex Industriel et Pièces d’Autos Angus

Stéphane Defoy et Isabelle Blais, derrière Silex Industriel et Pièces d’Autos Angus. Photo : Jean-Marc Brais

Bien qu’elle soit mère et belle-mère sept fois, Isabelle Blais a eu son dernier bébé en avril 2024 : Silex Industriel. Sa naissance en avril 2024 coincidait avec le 40e anniversaire de l’enseigne bien connue de Pièces d’Auto Angus (maintenant Bumper to Bumper), à East Angus. Elle a pris la relève de l’entreprise fondée par son père au tournant des années 2000.

Silex Industriel découle du fait qu’une bonne partie de la clientèle de Pièces d’Autos Angus était issue du domaine industriel. C’est sur le tout indiqué boulevard Industriel de Sherbrooke que la nouvelle entreprise s’est installée.

Isabelle demeure réaliste en avançant que l’entreprise « est le résultat d’une belle synergie, d’un mélange de talents et de sueur de dessous de bras! » Aux yeux de son conjoint et partenaire d’affaires, Stéphane Defoy, Isabelle « conjugue avec brio le rôle de femme d’affaires accomplie, de mère attentionnée et de pilier incontournable au sein de l’entreprise. »

Marie-Andrée Glaude – Marie Gourmet

Marie-Andrée Glaude a fait le saut à son compte en 2023. L’année suivante, elle remportait le prix Création d’entreprise à la finale locale du Défi OSEntreprendre. Avant de démarrer son service de traiteur et de prêt-à-manger, Marie-Andrée avait touché à la gestion immobilière en compagnie de son mari Daniel Dolbec. Ils ont eu jusqu’à une centaine de portes dans la région de Sherbrooke.

Mais pour celle qui a une formation de pâtissière et qui a été pendant dix ans à l’emploi d’un traiteur à Sherbrooke, l’attrait pour la cuisine n’était jamais loin. Le couple a débuté ses activités dans un garage de la rue Dufresne, à East Angus, avant d’ouvrir boutique sur la rue St-Jacques. Cette aventure aura duré 18 mois, soit jusqu’au 20 juin dernier, moment où Marie-Andrée s’est lancée dans l’aventure d’un camion de cuisine de rue (foodtruck). L’inauguration d’un futur local sera annoncée éventuellement.

Fait intéressant : tout comme Isabelle Blais, Marie-Andrée Glaude est mère et belle-mère de sept enfants.

Un couvent converti en résidence pour travailleurs mexicains

Construit en 1930, l’immeuble qui était connu jusqu’à tout récemment en tant que comptoir familial du Centre de loisirs de Bury a été converti en résidence pour travailleurs étrangers au cours des derniers mois. Cet automne, lors de la haute saison de récolte du sapin, ce sera une trentaine de Mexicains qui séjourneront dans la bâtisse du 529, rue Main.  

Il faut dire que le bâtiment a connu plusieurs vies. Il a tout d’abord été une école de deux classes. Lorsque la petite école est fermée au profit de la toute nouvelle polyvalente Louis-Saint-Laurent inaugurée en 1972, elle est reprise et habitée par les Sœurs de la charité. C’est lors de leur installation que le groupe de religieuses fonde le Centre de loisirs de Bury. À la suite de leur départ en 2011, c’est l’organisme dirigé par Adrien Girard qui reprend les rênes. Il vend finalement la bâtisse aux Plantations Nicholas, qui produisent des sapins de Noël.  

L’entreprise est officiellement établie à Adstock (Saint-Méthode), mais a un centre de distribution bien visible depuis la route 108, à hauteur de Bury. Elle gère déjà une dizaine de résidences pour travailleurs étrangers dans les Appalaches afin d’héberger plus de 200 Mexicains. Plantations Nicholas a l’obligation de fournir le logement lorsqu’elle fait entrer de la main-d’œuvre au pays. Elle dispense également uniformes, équipement et nourriture. L’entreprise prévoit récolter 400 000 arbres de Noël en 2025.  

Photo : Municipalité de Bury

Le Centre de loisirs de Bury ferme et remet 202 000 $

Moisson Haut-Saint-François s’est vu remettre une somme de 50 000 $ de la part du Centre de loisirs de Bury. De gauche à droite : Cynthia Tellier-Champagne, coordonnatrice Moisson; Adrien Girard, président Loisirs Bury; Florence Fréchette, trésorière; Roger Bernier, administrateur. Photo : Jean-Marc Brais 

Le Centre de loisirs de Bury entamera prochainement son processus de dissolution, après 52 années d’existence. Après s’être départi de son bâtiment du 529, rue Main, l’organisme a remis 202 000 $ à 11 organisations locales. 

« Nous sommes fiers de pouvoir soutenir ces 11 organisations […] pour les jeunes, les personnes âgées et les personnes plus vulnérables du territoire de Bury et du Haut-Saint-François et ainsi perpétuer la mission que s’étaient donnée les religieuses de Bury », a indiqué Adrien Girard, président du Centre de loisirs de Bury. On se rappellera que le centre a été habité par les Sœurs de la Charité de 1973 à 2011, date à laquelle elles ont quitté la bâtisse du 529, rue Main. 

Sur les 11 organismes, quatre sont situés à Bury, soit le Centre culturel Uni (20 000 $), la Société d’histoire et du patrimoine (17 000 $), le Centre communautaire Brookbury (12 000 $) et l’Association athlétique de Bury (10 000 $). Sept autres organisations du Haut se partagent des sommes allant de 5000 à 50 000 $.  

Adrien Girard soutient que c’est le manque de relève qui aura eu raison du Centre de loisirs de Bury, lui qui s’implique avec sa conjointe Diane Girard depuis les débuts de l’organisme. Au fil des années, leurs filles se sont aussi impliquées dans les activités offertes gratuitement aux jeunes de Bury. 

Scotstown et Hampden s’offrent leurs Murmures

L’inauguration de la troisième projection Murmures s’est faite le 28 août dernier au parc Walter-Mackenzie devant une centaine de personnes. L’installation de Scotstown-Hampden se distingue de celles de Cookshire et La Patrie en ce sens où, au lieu d’être projetée sur les murs d’un bâtiment, l’animation est diffusée sur un écran d’eau.  

Avant d’en arriver là, plusieurs options d’écran avaient été envisagées, dont l’énorme cheminée de la Guelph Cask Veneer and Plywood Company. Finalement, c’est une structure autoportante de laquelle s’écoule des centaines de jets d’eau qui fait office d’écran. La fontaine s’actionne automatiquement, au moment des projections.  

Il était important pour le réalisateur du projet, Sébastien Croteau, de rappeler l’importance qu’a eu cet élément naturel dans le développement de la communauté. « On parle d’un village qui s’est bâti autour d’une rivière ». La projection revient en détail sur l’histoire de Scotstown et Hampden, étroitement associée à la rivière au Saumon et à l’industrie du bois.  

Les Murmures de Scotstown-Hampden sont projetés sur un écran d’eau conçu sur mesure. Photo : Jean-Marc Brais

Collaboration et hommage 

Les deux municipalités ont collaboré ensemble pour ce projet afin de mettre en valeur leur patrimoine, leur culture et leur territoire communs. La cérémonie d’inauguration n’a pas manqué de souligner l’apport de Cathy Roy, conseillère municipale de Scotstown décédée au début du mois de juillet. 

De gauche à droite : François Jacques, député de Mégantic; Marc-Olivier Désilets, maire de Scotstown; Sébastien Croteau, réalisateur et propriétaire de L’inconnu dans le noir; Bertrand Prévost, maire du Canton de Hampden; Robert G. Roy, préfet de la MRC du Haut-Saint-François. Photo : CLD du Haut-Saint-François

Les projections Murmures de Cookshire, La Patrie et Scotstown-Hampden sont présentées en boucle trois soirs par semaine (jeudi, vendredi et samedi) pour encore quelques jours. Les spectacles débutent de la noirceur totale jusqu’à environ 22 h 30. 

La soirée du 28 août fut aussi l’occasion d’inaugurer la Shed Scotstown, située elle aussi au bord de la rivière au Saumon. Il s’agit de la 11e du circuit des sheds panoramiques. Celle de Scotstown met en lumière des moments marquants de l’histoire locale ainsi que les oeuvres des artistes Frédérick et Djinn. 

Les brèves du 28 août

Rentrée scolaire

Photo : Jean-Marc Brais

C’était jour de rentrée mardi dernier, le 26, pour les niveaux primaire et secondaire du Centre de services scolaire des Hauts-Cantons. Le personnel enseignant de l’école Saint-Camille de Cookshire-Eaton a fait son arrivée dans la cour d’école sur une charrette tirée par un tracteur. Debout, on aperçoit la directrice de l’établissement, Annie Lacroix, vêtue en épouvantail. Les enseignantes avaient revêtu leurs habits de jardinage pour cette rentrée sous la thématique champêtre. 


Un «franc succès» pour le 4e NanoFest

Photo : Pascale Lacoste

La quatrième édition du NanoFest s’est tenue du 22 au 24 août sur le terrain du Pont McVetty-McKenzie à Gould. La directrice générale de l’événement, Gésaël Drouin Vigneault, indique que ce fut « un bel événement ». « Les gens étaient au rendez-vous. Il y a plus de monde que ce à quoi on s’attendait. » Celle-ci n’avait pas encore les chiffres d’assistance exacts quelques heures après la fin de l’événement. Cette année, la gratuité d’accès au site avait été offerte aux résidents du Canton de Lingwick et un rabais à ceux du Haut-Saint-François. Sur la photo, on aperçoit Gésaël Drouin Vigneault au centre, entourée de Yohann Francoz et Gabrielle Lapalme, tous deux coorganisateurs artistiques du NanoFest 2025.


Premiers chiffres de l’Expo Cookshire

Photo : Scott Stevenson

Environ 2000 personnes sont rentrées à l’Expo Cookshire lors de la première journée de l’événement, le jeudi 14 août. Les voitures, camions et tracteurs ont continué à affluer jusqu’au dimanche 17. Les attractions valaient la visite. Le temps ensoleillé a aidé aussi, malgré de la pluie dimanche au moment de la grande parade.


Intercepté à 171 km/h sur la 112 

Le 16 août dernier, les patrouilleurs du poste de la MRC du Haut Saint-François ont intercepté un grand excès de vitesse sur la route 112 à Dudswell. Cet après-midi-là, les patrouilleurs ont arrêté un homme circulant à une vitesse de 171 km/h dans une zone où la limite maximale est établie à 90 km/h. Il a reçu une amende de 1611$ et 18 points d’inaptitude. L’homme a également vu son permis de conduite être suspendu pour 30 jours. Il a de plus reçu un constat de 520 $ pour avoir circulé avec un permis de conduire sanctionné, son véhicule étant saisi pour 30 jours.   

Le tournoi de golf Natalie Champigny récolte 35 000 $

Une partie de l’équipe de bénévoles ayant permis la tenue du tournoi de golf le 15 aout dernier. Michel Champigny est deuxième à partir de la droite et Christian Vachon, quatrième. Photo : Martin St-Laurent

Le tournoi de golf de La Journée Natalie Champigny a amassé 35 000 $ le 15 août dernier, au Club de golf Venise de Magog. L’événement a réuni 144 joueurs, avec une forte proportion en provenance du Haut-Saint-François. Aux yeux du coorganisateur Michel Champigny, « c’est un succès sur toute la ligne ». 

« Juste de la région du Haut-Saint-François, il devait y avoir 15 entreprises et commerçants qui étaient présents », relate M. Champigny. Étaient également présents le député de Mégantic, François Jacques; le préfet du HSF, Robert G. Roy; et les maires de Cookshire-Eaton et East Angus.  

Il s’agissait de la première édition du tournoi à se tenir au club Venise de Magog, depuis la réduction du nombre de trous au Club de golf East Angus. Lorsqu’il se tenait localement, le tournoi était organisé par le Pub Central. Michel Champigny est reconnaissant de ces origines. « Si on réussit à avoir du succès, c’est grâce à Marc Dion et au Pub Central. » La première édition qui devait se tenir à Magog en 2024 avait été annulée à cause de la météo.  

Un événement couru 

Parmi les moments forts de la journée, soulignons l’encan silencieux et les enchères. Richard Boisvert a offert au tournoi un chandail autographié de l’hockeyeur sherbrookois, David Perron, qui a trouvé preneur pour 6000 $. Un autre don, cette fois-ci un vélo électrique, s’est envolé pour 5000 $. Ces sommes sont venues s’ajouter aux couts d’inscription du tournoi, de même qu’à l’implication du partenaire majeur de la journée, la Caisse Desjardins du Haut-Saint-François.  

« On voit qu’il y a un engouement très fort pour le futur. L’image de la Journée Natalie Champigny se véhicule extrêmement bien », se réjouit Michel Champigny qui bénéficiait de l’aide de son fils Shawn dans l’organisation du tournoi. Le succès est à ce point au rendez-vous que le duo père-fils songe à utiliser le deuxième 18 trous du Venise lors des prochaines éditions. Cela viendrait doubler la capacité d’accueil de l’événement.  

Michel Champigny et son fils Shawn, coorganisateurs du tournoi. Photo : Martin St-Laurent

Pour une bonne cause 

Ultimement, « la plus grande fierté qu’on peut avoir, c’est de voir les gens maintenir la volonté de Natalie d’aider les jeunes », relativise Michel Champigny, frère de l’enseignante décédée en 2010 d’un cancer du poumon. Son legs est encore très vivant localement. « C’est une fierté pour nous autres de dire que la volonté de Natalie reste vivante dans le Haut-Saint-François. » 

Le tournoi de golf de La Journée Natalie Champigny est le troisième événement d’une série de quatre, tenu annuellement par l’organisme. Durant la relâche en mars, il tient sa Journée plein air à Bury. En mai, c’est le tour du Grand McDon. Puis le 27 septembre prochain, ce sera le Relais de course au lac Memphrémagog. Ces activités sont tenues en collaboration avec la Fondation Christian Vachon. Depuis 2011, elles ont permis d’amasser 550 000 $ pour les enfants de la MRC du Haut-Saint-François. Pour ce qui est du tournoi de golf, la date de l’édition 2026 a été arrêtée pour le 7 août prochain.  

Il quitte après un commentaire sur l’incendie à la Meunerie

Le conseiller # 3 de Cookshire-Eaton, Roger Thibault, a annoncé le 10 août qu’il ne se représentera pas aux élections du 2 novembre, après 12 ans en politique municipale. Ce retrait est survenu quelques jours après que M. Thibault ait émis des commentaires sur place alors que la Meunerie Sawyerville était la proie des flammes et que des citoyens témoins aient demandé sa démission lors de la séance du conseil municipal du 4 août.

C’est Karelle Bolduc qui a pris la parole devant le conseil municipal de Cookshire-Eaton au nom du groupe de citoyens. Elle est la fille d’Yves Bolduc, propriétaire de la Meunerie Sawyerville. Selon son récit, Roger Thibault « s’est publiquement réjoui de l’incendie » de la meunerie le 30 juillet dernier. Avant cet épisode, le conseiller se serait acharné sur l’entreprise « depuis plusieurs années » et « de manière constante », selon Mme Bolduc. C’est pour ces raisons que « le 4 août, j’ai pris parole pour dénoncer une situation inacceptable de la part de cet élu municipal. »

Dans son annonce de départ publiée sur Facebook, Roger Thibault indique que « si mes propos ont offensé certaines personnes, je m’en excuse. Cependant, je continue de croire que la Meunerie devrait être relocaliser [sic] si elle doit être rebâtie puisqu’elle n’a pas sa place en ville, un secteur de plus en plus familial. » M. Thibault termine en disant que « vu le climat toxique qui se trame au sein de l’Hôtel de Ville […] c’est un poids de plus dans la balance ». À la suite de son annonce, Roger Thibault est parti trois semaines en vacances. Il ne nous a pas été possible de le joindre.

ProColor Cookshire change de main

Simon Nadeau et Valérie Véronneau, nouveaux copropriétaires de ProColor Cookshire en compagnie de Francis Boulanger, absent sur la photo. Photo : Jean-Marc Brais

Le carrossier ProColor Cookshire a changé d’administration au courant de l’été. Après 10 années en poste, Claude Thibodeau et Maryse L’Heureux ont cédé leur place à une nouvelle équipe de propriétaires composée de Valérie Véronneau, Simon Nadeau et Francis Boulanger.

2015-2025

Claude Thibodeau a commencé ses activités dans un garage attenant à sa maison, sur une route peu passante. L’achalandage variait grandement au fil des saisons. À un certain moment, il s’est senti prêt à « avoir une bannière ». C’est en 2015 qu’il s’est installé sur la route 108, à l’entrée du village de Cookshire. Il a alors repris la bâtisse de Jean-Guy Prévost, de Location Prévost. Anciennement, le site a été un atelier de carrosserie de l’ancien concessionnaire de voitures GM, qui logeait sur la rue Principale Est, là où se trouve présentement Location Cookshire.

Claude Thibodeau a entamé la réflexion de prendre sa retraite il y a plus d’un an. Il aurait aimé transférer son entreprise à un employé, mais n’a pas été en mesure de trouver une relève. Il a fait part de son intention de laisser sa place à la bannière ProColor, qui fait partie du réseau Fix Auto. C’est là qu’entre en jeu Valérie Véronneau, qui possède trois succursales à Sherbrooke et Coaticook.

Claude Thibodeau et Maryse L’Heureux, propriétaires de ProColor Cookshire de 2015 à 2025. Photo : Jean-Marc Brais

2025 à…

Mme Véronneau voit des similitudes entre les territoires de Cookshire-Eaton et de Coaticook. Elle aimerait ainsi amener sa nouvelle succursale de Cookshire à 13 employés, comme c’est le cas pour son atelier situé près de la frontière états-unienne. « Je pense que ça peut facilement se rendre là rapidement », indique-t-elle.

L’avantage aussi de posséder plus d’une succursale est de pouvoir répartir l’ouvrage. Ainsi, si son garage de Sherbrooke Est a un surcroit de travail, celui-ci peut être déplacé vers un atelier qui a plus de disponibilités, comme à Cookshire.

À part agrandir l’équipe, Mme Véronneau et ses partenaire Simon Nadeau et Francis Boulanger souhaitent élargir l’offre de services offerts, de même que de modifier l’apparence de la bâtisse du 325, rue Pope. N’empêche qu’elle ne souhaite pas dénaturer le travail qui a été fait jusqu’à présent. « J’ai un grand respect pour ce que Claude et Maryse ont fait. C’est un bel emplacement. On veut juste faire un petit plus-plus avec nos couleurs à nous », précise Mme Véronneau.

Francis Boulanger, natif d’East Angus, et sa conjointe Valérie Véronneau. Photo fournie

Même son de cloche du côté de Simon Nadeau, qui a entamé la transition à raison de deux jours par semaine au courant du mois de juillet. « C’est une petite place. Tout le monde se parle, tout le monde se connait. Ils venaient pas chez ProColor, ils venaient chez Claude. »

Pour ceux et celles qui n’auraient pas encore eu la chance de dire au revoir aux Thibodeau-L’Heureux, Maryse a officiellement délaissé ses tâches de bureau, tandis qu’il sera possible de croiser Claude pour encore quelques semaines dans l’atelier.

La Bergerie Malvibois de Newport se bat contre la viande importée

De gauche à droite : le maire de Newport, Robert Asselin; Diane Duranleau et Marie-Antoine Roy, premiers propriétaires de la Bergerie Malvibois; et leur petite-fille Laurie. Photo : Jean-Marc Brais

La députée de Compton–Stanstead, Marianne Dandurand, a effectué une tournée de cinq entreprises agroalimentaires de la circonscription au début du mois. Parmi elles, on retrouvait la Bergerie Malvibois et Newport, le plus gros producteur d’agneaux dans la province. Ses deux sites de Newport totalisent 2500 brebis.

La députée fédérale était, à l’occasion de sa visite, accompagnée de Sophie Chatel, secrétaire parlementaire à l’Agriculture. Les deux femmes font partie, en compagnie de six autres députés, du Comité agricole du gouvernement libéral. Elles sont allées à la rencontre autant de petits producteurs que de joueurs établis, comme la bergerie de Newport ou la Ferme piscicole des Bobines, à East Hereford.

Local, national, international

« Dans le Haut-Saint-François, la production maraichère se fait à échelle humaine. C’est pas des grandes productions comme on voit en Montérégie », a remarqué la députée Dandurand. C’est une réalité qu’avait déjà constatée Marie-Antoine Roy, à l’époque où il a démarré la bergerie, en 1979. « Avant, dans le carré qu’on est, il y avait 42 producteurs. Maintenant, on est juste deux. C’est un autre monde », reconnait M. Roy. « C’est impossible de rester petit si on veut que la main-d’œuvre suive. »

Si la Bergerie Malvibois et Newport n’a d’autre choix que de produire un gros volume, c’est parce que l’Océanie cogne aux portes du marché canadien depuis belle lurette. « On s’est toujours battu contre l’agneau de la Nouvelle-Zélande et de l’Australie », indique Karine Fortier, qui fait partie de la seconde génération de propriétaires de la bergerie. « Avant, ça arrivait congelé. On disait : « Nous autres, c’est de l’agneau frais. » Maintenant, eux autres, ça arrive par conteneurs avec du gaz. Ça arrive frais. « Bon pour 100 jours ». On n’est plus dans la même game qu’avant. »

De gauche à droite : Marianne Dandurand, députée de Compton–Stanstead; Sophie Chatel, secrétaire parlementaire à l’Agriculture; Marc-Antoine Roy et Karine Fortier, seconde génération de propriétaires de la Bergerie Malvibois. Photo : Jean-Marc Brais

Demandes au fédéral

Cette viande d’outre-mer arrivant fraiche et n’étant plus congelée, les bouchers et les épiciers peuvent en faire la coupe qu’ils veulent. Dès lors, la viande est étiquetée comme étant transformée au Canada, ce qui ajoute à la confusion de la provenance pour le client. Une clarification est donc demandée par les producteurs canadiens en ce qui a trait à l’affichage sur les tablettes. Du même coup, ils souhaitent un allègement de la paperasse administrative demandée par le gouvernement fédéral. « Il me semble que c’est de pire en pire. Chaque fois, ils demandent une coche de plus », se désole Marc-Antoine Roy, conjoint de Karine Fortier et fils de Marie-Antoine Roy.

Si la troisième génération de Roy commence à travailler à la Bergerie Malvibois, « c’est parce qu’on a osé », estime son fondateur, Marie-Antoine Roy. « Il y a eu trois périodes importantes : le robot d’alimentation, le système de lattes, puis dernièrement, la louve (pouponnière). » Celui-ci a débuté le processus de transfert de la bergerie auprès de son fils Marc-Antoine et de sa belle-fille Karine en 2004. M. Roy père est également le frère de Normand Roy, fondateur de la Ferme piscicole des Bobines.

Photo : Équipe de Marianne Dandurand
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