Jean-Marc Brais

Jean-Marc Brais

Jean-Marc a été journaliste pour le Haut-Saint-François de 2017 à 2019 et de 2024 à 2025.

Un développement de 400 lots à Lingwick

Crédit photo : Isabelle Perreault – Courtier immobilier

Le Domaine d’Ardintoul, aux abords du lac Moffatt sur la route 257, est sur le point d’être acheté par le promoteur de Québec, Dany Morency. Celui-ci aimerait y réaliser un développement domiciliaire de 400 terrains, ce qui doublerait la population du Canton de Lingwick.

Le projet « vise à protéger 85 % de la superficie » qui totalise 514 hectares avec 6 km en bordure du lac Moffatt. Cet engagement « fait plus que combler les attentes de la municipalité », selon le procès-verbal de la séance extraordinaire du 24 février du canton. On y indique « qu’il est dans l’intérêt de la municipalité qu’un tel développement se réalise ».

Le Domaine d’Ardintoul est le plus gros lot du Canton de Lingwick. Il est toujours affiché à un prix de 15 M $ sur le site de Centris. Le terrain comprend un manoir bicentenaire qui était la propriété d’O Capital Investissements verts, dont le président, Othman Benjelloun, est domicilié au Maroc.

Les brèves du 5 mai

Les nouveaux propriétaires de Scierie Labranche remercient le CLD 

Le CLD du Haut-Saint-François a tenu son assemblée générale annuelle au centre communautaire du Manège militaire de Bury, le 29 avril dernier. Au cours de l’année 2024, l’organisme a entre autres accompagné l’entreprise Scierie Labranche de Saint-Isidore-de-Clifton dans son projet de relève. Les deux nouveaux propriétaires, Patrick Cloutier à gauche et Dannik Labranche à droite, ont officialisé la reprise le 1er octobre dernier. 

1255 $ pour le Symposium des arts 

Le Symposium des arts, tenu les 12 et 13 avril derniers à l’église Saint-Louis-de-France d’East Angus, a permis d’amasser une somme de 1255 $. L’organisatrice Doris Martineau remercie « toutes les personnes qui ont participé à ce succès ». Sur la photo, on aperçoit le kiosque de l’artiste Sabrina Bouchard. Le peintre Paul-Émile Durand a offert une de ses œuvres en tirage. 

Économie, forêt, transport collectif et égalité 

La Table des MRC de l’Estrie annonçait cinq nouvelles ententes sectorielles de développement totalisant 4,6 M $, le 17 avril dernier. Sur la photo, on retrouve à gauche le maire de Weedon, Eugène Gagné, ainsi que le préfet du Haut-Saint-François, Robert G. Roy, quatrième à partir de la droite. Ils sont entre autres entourés de représentantes de Sherbrooke, de Lac-Mégantic, de la MRC du Granit et de la circonscription provinciale de Saint-François. 

La mairesse de La Patrie, Johanne Delage, avait revêtu ses plus beaux habits lors de la chasse aux œufs de Pâques, tenue le 19 avril dernier.   

Cookshire-Eaton accueillera une usine de ballons dirigeables


Le maire de Cookshire-Eaton, Mario Gendron, lors de la conférence de presse de cet avant-midi. À l’arrière-plan, on aperçoit le directeur général de Flying Whales, Vincent Guibout.

L’aéroport de Sherbrooke, situé à Cookshire-Eaton, accueillera le site d’assemblage et d’essais de dirigeables rigides de la société franco-canadienne Flying Whales. L’annonce a été faite cet avant-midi à l’Hôtel Delta Sherbrooke dans le cadre du Congrès annuel de l’Association québécoise du transport aérien.

L’implantation d’une ligne d’assemblage « produira plus de 300 emplois et plus de 3 milliards de chiffre d’affaires en exportation », explique Vincent Guibout, directeur général de Flying Whales. Le début de la construction de l’usine est prévu pour 2027 avec un lancement des opérations en 2029.

Le projet prendra 50 des 360 hectares de terrains disponibles aux alentours de l’aéroport. « Il n’y a à peu près aucun autre site au Québec qui est capable de l’accueillir. Pour nous, ça représente même pas 25 % des terrains disponibles », a détaillé David Rancourt, président de la Corporation de développement de l’aéroport de Sherbrooke.

Le maire de Cookshire-Eaton, Mario Gendron, se dit prêt « à recevoir un grand nombre [de] travailleurs avec la création de plusieurs logements qui sont déjà en chantier et en nombre croissant pour les prochaines années ».

La mairesse de Sherbrooke, Évelyne Beaudin, a rappelé que la Ville souhaite faire de son aéroport « un lieu de développement industriel et technologique ». Toutefois, elle admet que « il y a un besoin d’investissements en infrastructures sur ce site-là. […] Quand on est le premier projet industriel d’envergure à s’établir, les choses sont à développer. »

Localement, outre la Ville de Cookshire-Eaton, la MRC ainsi que le CLD du Haut-Saint-François ont pris part aux démarches d’implantation qui se sont entamées il y a trois ans.

À terme, le site de Flying Whales vise à produire à Cookshire-Eaton des cargos-dirigeables LCA60T servant à transporter des charges allant jusqu’à 60 tonnes. Ces dirigeables sont conçus à l’origine pour répondre aux besoins de l’exploitation du bois en zones difficiles d’accès.

La Patrie lorgne l’ancienne Caisse Desjardins pour son CLSC

Son emplacement actuel n’étant plus aux normes, le CLSC de La Patrie envisage de déménager ses services dans l’ancienne Caisse Desjardins, fermée il y a un an. C’est la Municipalité qui se porterait acquéreur de l’immeuble et qui louerait l’espace au CIUSSS de l’Estrie–CHUS.  

Annoncé à la va-vite en novembre dernier, le déménagement du CLSC devait initialement se faire avant le 31 mai 2025, le bail des installations de la rue Dumoulin étant venu à échéance. Or, depuis ce temps, les Immeubles MN, propriétaires des lieux, ont extensionné gratuitement le bail jusqu’en 2026. 

L’ancienne Caisse Desjardins de La Patrie est affichée au prix de 350 000 $ sur le site de Proprio Direct. Une récente contre-offre de Desjardins laisserait l’immeuble à la Municipalité de La Patrie pour une somme de 225 000 $. Vu que « c’est un projet qui va bénéficier à la population, ils ont laissé 125 000 $ sur la table », explique le directeur général de la municipalité, Antoine Prévost. 

Un aperçu de l’intérieur des anciens locaux de la Caisse Desjardins de La Patrie fermée en 2024. Crédit : Proprio Direct

Toutefois, le bâtiment datant de 1964 affiche plusieurs réparations. En mars, le conseil municipal avait mandaté la firme Inspectech de Sherbrooke pour inspecter l’ancienne institution financière. « Dans les travaux immédiats, c’est la membrane au toit, ajouter de l’aération dans l’entretoit », du drainage vu les infiltrations d’eau et des fenêtres à remplacer, a expliqué M. Prévost lors d’une séance extraordinaire tenue le 29 avril. 

Outre ces travaux estimés à 28 000 $, il resterait également des analyses d’amiante et de moisissure dans les murs. Le directeur des travaux publics de La Patrie, Mathieu Carrier, s’est montré réaliste. « Il reste bien des travaux à faire, on va se le dire. Il y a beaucoup plus de travaux que le drainage et l’amiante. L’entretoit, on n’a même pas été capable d’aller dedans. On sait même pas s’il y a des infiltrations d’eau.» 

La séance extraordinaire du 29 avril visait donc à autoriser « un budget pour qu’on fouille plus loin », comme l’a présenté le DG Prévost. « On a un délai d’acceptation qui est au 30 de mai […] pour faire nos vérifications puis voir comment on peut ajuster le prix sur l’offre d’achat qui a été faite », conclut ce dernier. 

L’enseigne indiquant le chemin vers l’actuel CLSC de la rue Dumoulin à La Patrie. Crédit : Jean-Marc Brais

Défi OSEntreprendre : deux projets de Weedon passent au régional 

De gauche à droite : Rayan Grondin, élève de 6e année; Valérie Boucher, technicienne en éducation spécialisée; et Nathan Bélisle, élève de 6e année, derrière le projet « Les jeux de poches pas poches! » de l’école Notre-Dame-du-Sacré-Cœur de Weedon. Crédit : Défi OSEntreprendre – Estrie

Les lauréats régionaux de la 27e édition du Défi OSEntreprendre Estrie ont été dévoilés le 24 avril dernier lors d’un gala tenu à Bromont. Parmi eux, on retrouve deux projets de l’école Notre-Dame-du-Sacré-Cœur de Weedon.  

Le premier est le bingo intergénérationnel de Noël des élèves du préscolaire. Ceux-ci ont invité les citoyens de Weedon et des environs à une soirée bingo dont le cout d’entrée était des denrées non périssables remises à Moisson Haut-Saint-François pour la création de paniers de Noël.   

De gauche à droite : les enseignantes au préscolaire Andréanne Lasnier, Marie-Ève Paré (accompagnée de sa fille Ariane Coates) et Kelly Binette derrière le projet de bingo intergénérationnel de Noël à l’école Notre-Dame-du-Sacré-Cœur de Weedon. Crédit : Défi OSEntreprendre – Estrie

Le second projet est « Les jeux de poches pas poches! » des élèves de 5e et 6e année. Les grands du troisième cycle voulaient d’une nouvelle activité dans la cour d’école. Ils ont construit plusieurs jeux de poches puis ont animé des tournois sur les heures de diner.  Ils se sont impliqués à toutes les étapes, allant du plan de construction jusqu’à la couture des poches.   

Avant le gala régional du 24 avril, un jury local avait déterminé les finalistes du Haut-Saint-François. Ce groupe était composé d’Isabelle Couture de la SADC; Alexandra Jacquet de la Chambre de commerce; Annie Lacroix, directrice de l’école Saint-Camille de Cookshire; et Maxime Mainville du CJE. 

Lauréat local du volet Faire affaire ensemble, le Domaine du Coq à l’Âne de Bury s’est incliné face au Groupe Megarbane de Coaticook. La finale provinciale du Défi OSEntreprendre aura lieu le 11 juin prochain à Québec. 

Nouvelle élection fédérale, nouvelle députée libérale

Marianne Dandurand a été élue députée de Compton-Stanstead le 28 avril, reprenant le flambeau de son ancienne patronne au sein du Parti libéral, Marie-Claude Bibeau, qui était en place depuis 2015. La mairesse d’Ascot Corner, Nathalie Bresse, qui a fait campagne pour le Bloc québécois, a terminé en seconde position pour la deuxième élection d’affilée.

« Starting tomorrow, I’ll be your voice in Ottawa », a scandé la nouvelle députée à la trentaine de supporteurs réunie au Golden Lion Pub de Lennoxville. Celle-ci a pris la parole vers 22 h 15, bien que des médias, tels que TVA, ait annoncé sa victoire quelques minutes seulement après la fermeture des bureaux de vote à 21 h 30.

Mme Dandurand ne s’attendait pas à une victoire aussi rapide. « C’est une belle reconnaissance de la part des gens. Je suis très reconnaissante. » Elle a devancé son adversaire bloquiste avec plus de 12 000 votes.

Cette dernière vivait sa soirée électorale dans une autre brasserie à quelques kilomètres de là, le Siboire Dépôt, en compagnie de son collègue Pierre-Étienne Rouillard, candidat pour la circonscription de Sherbrooke. L’ambiance était plus calme dans la salle regroupant une cinquantaine de personnes.

La candidate du Bloc québécois, Nathalie Bresse, suivait la soirée électorale du 28 avril en compagnie de proches, dont ses deux filles, et de membres de son équipe de campagne.

« Ç’a été une campagne complètement différente de 2021. Les deux premières semaines, tu nageais dans la mer avec la vague de face de Trump. […] Tout ça fait que c’était quand même pas facile », admet la mairesse d’Ascot Corner.

Pour ajouter à la difficulté, Mme Bresse dit avoir senti une incompréhension du rôle du Bloc québécois à Ottawa, destiné à rester dans l’opposition. « Ça va être de faire de l’éducation auprès des gens. Que les gens comprennent c’est quoi le Parlement. […] Ils ont l’impression parfois que le parti qui est au pouvoir, c’est lui qui décide le plus. Mais non, ça se décide en Chambre en comités. »

Au Québec, le Bloc a perdu une dizaine de députés, alors qu’à l’échelle du pays, le Parti conservateur en a gagné 25 depuis la dernière élection de 2021. Le parti mené par Pierre Poilievre a gardé son emprise sur les circonscriptions voisines de Mégantic–L’Érable–Lotbinière et de Richmond–Arthabaska. La vague bleue n’a toutefois pas atteint Compton–Stanstead avec le candidat Jacques Painchaud qui termine en troisième position avec 21 % des votes.

De manière combinée, le NPD, le Parti vert et le Parti populaire ont récolté moins de 7 % des suffrages de la circonscription.

“The Fall of Happiness” dubbed locally

Diane Grenier, Betty Rowland and Trudy Tincare lent their voice to the English version of the project.  

The Centre d’action bénévole (CAB) du Haut-Saint-François presented its film The Fall of Happiness at the Bulwer Community Center last April 22. It is the English-dubbed version of a movie about elder abuse released three years ago

CAB’s executive director, France Lebrun, said : “I wanted to make this movie in English for the community because it was so important to me.” It is not an easy subject, but the goal remains to stop elder abuse. 

The dubbing was made possible through a grant from the New Horizons for Seniors Program from Employment and Social Development Canada. In the French version, all the actors were local volunteers, and the same was accomplished for the voices heard in the English version.  

The whole movie can be watched on the Centre d’action bénévole HSF YouTube channel :

David Fournier, nouveau gestionnaire à la polyvalente de Coaticook

Crédit : Canton de Lingwick – Manon Rousso

En poste depuis le 10 mars dernier à la direction générale du Canton de Lingwick, David Fournier quittera ses fonctions le 9 mai. Il deviendra gestionnaire administratif à la polyvalente La Frontalière de Coaticook à partir du 12 mai. 

M. Fournier avait antérieurement entamé des démarches de processus d’embauche auprès du Centre de services scolaire des Hauts-Cantons avant que celles-ci n’aboutissent. « J’apprécie beaucoup le travail que j’ai ici à Lingwick, mais, des fois, il y a des opportunités à côté desquelles on peut pas passer », explique-t-il.  

Celui-ci avoue que « c’est pas une décision facile. Je sais qu’ils ont besoin d’un petit coup de pouce. » Le canton avait effectivement connu des mois mouvementés avec le départ de l’ancien maire Robert Gladu et de trois conseillers en novembre dernier. S’en était suivi une administration provisoire par la Commission municipale du Québec. Depuis, David Fournier considère que « l’ambiance est super bonne avec les citoyens ». Les changements des derniers mois ont amené « une autre dynamique ».  

C’est aussi ce que se souhaite M. Fournier dans sa vie professionnelle. « Ça va faire du bien de changer de décor un peu. […] Il y a de beaux défis qui vont être différents dans le monde scolaire. » 

Comme le Canton de Lingwick, M. Fournier a vécu une année éprouvante, qui a culminé avec son licenciement d’East Angus le 20 janvier dernier. « J’ai fait mon travail. Est-ce que j’ai fait des erreurs? Oui possiblement, comme n’importe qui peut en faire. Est-ce que ç’a été trop loin? Moi, je pense que j’ai pu su quand m’en aller. […] Peut-être que [j’aurais dû] m’en aller après 6-7 ans. Peut-être que j’aurais dû dire : ‘Regarde, j’ai fait ce que j’avais à faire. Je vais passer à autre chose.’ » 

« J’ai quand même eu trois articles me concernant sur le site de la Fédération indépendante des syndicats autonomes. C’est assez clair que le syndicat voulait ma peau. […] Les gens savent pas tout l’impact que ç’a eu. Quand tu arrives en entrevue, il faut que tu pédales. Tu te dis : ‘C’est-tu mon procès aujourd’hui ou c’est une entrevue?’ » 

N’empêche que les 14 années d’expérience de David Fournier en tant que directeur des loisirs et directeur général de la Ville de East Angus valent leur pesant d’or dans le monde municipal. Le maire du Canton de Lingwick, Marcel Langlois, n’a que de bons mots à son égard. « L’arrivée de M. Fournier nous a permis de stabiliser les choses et de remettre la partie administrative sur les rails. […] On est bien triste parce que ça allait tellement bien entre nous et en termes de fonctionnement. M. Fournier est un as au travail. Il est d’une délicatesse incroyable. » 

Le nouveau gestionnaire de la Frontalière se dit confiant de réussir à s’intégrer dans ses nouvelles fonctions « aussi bien que j’ai pu le faire en 2011 quand je suis arrivé à East Angus. » 

Retour sur le débat électoral fédéral

De gauche à droite : Jacques Painchaud, Marianne Dandurand, Sébastien Tremblay, Paul Lehmann et Nathalie Bresse.

Les électeurs et électrices du Haut-Saint-François ont pu rencontrer cinq candidats aux élections fédérales lors du débat organisé par la Chambre de commerce et la CDC du Haut-Saint-François, le 15 avril dernier. Seule la candidate du NPD, Valérie Laliberté, manquait à l’appel lors de la rencontre. 

La directrice générale de la Chambre de commerce, Alexandra Jacquet, a indiqué avoir contacté le NPD à deux reprises afin qu’il relaie l’invitation au débat à sa candidate dans Compton–Stanstead. Autrement, les cinq autres partis fédéraux furent représentés à la salle des Chevaliers de Colomb d’East Angus : Nathalie Bresse pour le Bloc Québécois, Marianne Dandurand pour le Parti libéral, Paul Lehmann pour le Parti populaire, Jacques Painchaud pour le Parti conservateur et Sébastien Tremblay pour le Parti vert. 

Le débat du Haut-Saint-François faisait suite à un premier débat tenu le 7 avril à Coaticook, lors duquel il manquait Mme Laliberté du NPD et Paul Lehmann du PPC. Dans les deux cas, on ne rapporte aucun débordement. Les candidats ont, plus souvent qu’autrement, profité de leur période de questions pour détailler encore plus leur programme de parti plutôt que de confronter leurs opposants. 

Favorite dans les sondages et candidate pour le parti au pouvoir, Marianne Dandurand a été la cible des quelques critiques de la soirée. Nathalie Bresse du Bloc l’a talonnée sur plusieurs sujets, notamment les PFAS (polluants éternels), la gestion de l’offre et la taxe carbone. 

Une cinquantaine de personnes ont assisté au débat tenu à la salle des Chevaliers de Colomb d’East Angus.

Enjeux nationaux et locaux 

Outre l’environnement, les sujets de l’immigration, des relations avec les États-Unis et du cout de la vie ont été abordés. Seule la question de la crise du logement et du logement social a donné lieu à des réponses locales. 

Marianne Dandurand du Parti libéral a mentionné qu’« on a déjà des projets qui sortent de terre dans le coin, par exemple la Coopérative du Ruisseau à Weedon. Quand je me promène sur le terrain, j’entends parler de beaucoup de projets qui vont bientôt voir le jour dans le Haut-Saint-François. »  

Face aux promesses d’investissement en logement des libéraux, Nathalie Bresse du Bloc a rappelé de ne pas oublier les infrastructures. « Les infrastructures des systèmes d’eau et d’égout ne fournissent pas, autant pour les municipalités du Haut-Saint-François que dans Sherbrooke. […] On a des terrains, on veut que les gens viennent construire chez nous. Mais le problème, c’est que les réseaux d’aqueduc et d’égout, ils ne sont plus capables », déplore l’actuelle mairesse d’Ascot Corner. 

Les candidats au poste de député de Compton–Stanstead ont échangé cordialement après la fin du débat.

Jacques Painchaud du Parti conservateur et Sébastien Tremblay du Parti vert ont fait bonne figure à plus d’une reprise en détaillant leur programme de parti et en partageant leurs convictions. Leur carrière respective a teinté leur façon de voir le monde; le premier ayant été policier pendant 35 ans, le second étant enseignant à l’école secondaire de la Ruche à Magog. 

Au Québec depuis 30 ans, Paul Lehmann du PPC était limité dans ses réponses en français, sa langue secondaire. Il a cité à deux reprises I have a dream de Martin Luther King et a référé au site Internet du PPC pour les détails de programme. Il a opté pour l’anglais, sa langue maternelle, lors des dernières questions de la soirée. 

Il est possible de revisionner le débat du 15 avril sur la page Facebook de la CDC du Haut-Saint-François :

« Parti » : l’histoire d’un retour à La Patrie

Le scénariste et adjoint à la production, Jerry Espada, en décembre 2019 au moment où il quittait ses fonctions au CLD du HSF. Crédit : Pierre Hébert

Le court métrage « Parti », du réalisateur de Weedon Sébastien Croteau, faisait partie des sept finalistes du Prix Pierre-Javaux, remis dans le cadre du Festival Cinéma du monde de Sherbrooke, le 11 avril dernier.  Selon son scénariste, Jerry Espada, « Parti » est « un film 99,99% HSF co-produit par la MRC ».

Les acteurs principaux, Loric Blais et Célia Gaudreau sont respectivement originaires de Cookshire-Eaton et du Canton de Hampden. Ceux-ci se rencontrent dans des scènes tournées au Resto-bar La Patrie ainsi qu’au restaurant Le Doré de Weedon.  

Célia Gaudreau, originaire du Canton de Hampden, dans une scène de « Parti ».

On aperçoit beaucoup de paysages du Haut-Saint-François dans le court métrage de 13 minutes. La trame sonore est signée Urbain Desbois, qui réside à Lingwick depuis une trentaine d’années. « Le son a été mixé par Robin Servant, originaire de La Patrie », indique Jerry Espada. 

Ce dernier a été à l’emploi du Centre local de développement (CLD) du Haut-Saint-François pendant une vingtaine d’années, alors qu’il résidait à Sherbrooke. « J’ai décidé d’écrire une histoire qui partait de ce que je ressentais en milieu urbain, qui était complètement un gros stress. » À l’opposé, « chaque fois que j’arrivais dans ce milieu-là, je respirais. C’est un peu ça dans le film. » 

« Parti » suit un homme (Loric Blais) qui n’est pas heureux et qui décide « de partir sur un nowhere qui le conduira à la campagne où il a passé son enfance », selon les mots de M. Espada. « Je crois que ce film arrive dans un bon timing puisque nous vivons dans une période où l’argent et l’environnement sont au centre des débats. » 

Pour le moment, le film n’est pas diffusé publiquement « puisque nous concourrons encore dans certains festivals », explique le scénariste et adjoint de production. L’œuvre s’est inclinée face à « Marqueur de temps » de la réalisatrice Marie-Lou Béland, qui a remporté le Prix Pierre-Javaux du meilleur court métrage de l’Estrie. 

Ouverture du Café collectif au cœur d’East Angus

Il s’est à peine écoulé trois mois entre la fermeture du Café Laurier et l’ouverture du Café collectif du Haut-Saint-François dans les locaux du 75 Angus Nord à East Angus. L’organisme derrière l’initiative, les Cuisines collectives du HSF, a dû mettre les bouchées doubles pour arriver à ses fins.  

La directrice générale des Cuisines, Julie Jeanson, ne s’en cache pas. « Il y a eu des journées où j’ai voulu tout abandonner. […] Ça n’a pas été tous les jours très facile. Je me suis aventurée dans quelque chose que je connaissais peut-être un peu moins. » 

Julie Jeanson, directrice générale des Cuisines collectives du Haut-Saint-François

N’empêche que le résultat est là. Le Café collectif du HSF a ouvert ses portes le 31 mars dernier. La ville d’East Angus retrouve donc un lieu de rassemblement qui fut prisé pendant près de trois ans. « Les citoyens, ils s’ennuyaient beaucoup. Ils aimaient beaucoup le Café Laurier. C’était une place pour briser l’isolement », confie Mme Jeanson.  

Vocation sociale 

L’inauguration officielle ayant été faite le 10 avril, la prochaine étape pour les Cuisines collectives sera de mettre sur pied un plateau de travail dans le café. « On va embarquer dans la recherche de subventions pour le financement du plateau », indique la directrice générale. 

Ce plateau servira à « développer des compétences » et faire « intégrer le marché du travail » à des personnes marginalisées. Le but est qu’il soit fonctionnel dès le mois de septembre. 

Toujours dans le but de venir en aide aux gens dans le besoin, le Café collectif dispose déjà d’une section bien garnie de cafés et de collations prépayés. Ce concept de cafés en attente – ou cafés au suivant – permet à ceux qui le désirent de se prévaloir gratuitement d’un produit payé à l’avance par un client anonyme. 

Le tableau qui recense les cafés en attente

Cette mesure concorde avec la vocation communautaire du café et des Cuisines collectives. « On n’est pas là pour faire de l’argent. Tant qu’on couvre nos frais… », rappelle Julie Jeanson. 

Le Café collectif du Haut-Saint-François a bénéficié de l’aide du CLD et de la CDC. Son nom a été suggéré par le conseiller à la Ville de East Angus, Guillaume Landry.  

Le maire de la capitale forestière de l’Estrie

Jean-Paul Gendron tirera sa révérence à la présidence de l’Agence de mise en valeur de la Forêt privée de l’Estrie (AMFE) au mois de juin prochain après 14 années à sa tête. Il est d’avis que « le couvert forestier se porte bien » dans le Haut-Saint-François et que la forêt jouit même d’un certain « engouement » à l’heure actuelle. 

Bon an, mal an, l’Estrie demeure la deuxième région productrice de bois provenant de la forêt privée au Québec, derrière le Bas-Saint-Laurent. Au sein du territoire estrien, « c’est encore le Haut-Saint-François qui met le plus de bois en marché », indique M. Gendron, avec 24 % du volume émis sur le territoire du Syndicat des Producteurs forestiers du Sud du Québec en 2023. 

Hausse de budget 

Le budget de l’AMFE suit cette tendance. Parmi les 17 agences de mise en valeur des forêts privées dans la province, « on s’est toujours situé deuxième en importance budgétaire », derrière le Bas-Saint-Laurent, poursuit M. Gendron. Jusqu’à tout récemment, le budget annuel de l’AMFE « tournait autour de 3,5 M $ ». 

Or, à la suite de représentations faites auprès de la ministre des Ressources naturelles et des Forêts par la Fédération des producteurs forestiers du Québec et Groupements forestiers Québec, « ils ont augmenté les budgets. À notre grande surprise, le budget a doublé d’une claque! », confie Jean-Paul Gendron. 

C’est ainsi que l’AMFE s’est retrouvée avec un budget d’environ 7,5 M $ pour l’année 2024-2025. Ce budget a été réparti parmi les groupements forestiers du territoire parmi lesquels on retrouve : des Cantons (bureau à Cookshire), des Appalaches (La Patrie), Laforêt (Ham-Nord) et Saint-François (Windsor). 

Avec des investissements de 147 M $ de 2024 à 2029 pour la forêt privée de la part du gouvernement du Québec, « on devrait avoir les budgets pour continuer notre démarche régionale de valorisation puis de pérennisation », estime M. Gendron. 

Hausse de la possibilité forestière 

La Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) a récemment déposé son cinquième inventaire forestier. Ces inventaires recensent les forêts privées et publiques aux 12 ans. Entre le quatrième et le cinquième – qui est en cours et se terminera d’ici 2028 ‒, « le volume de bois a progressé de 24 % pour le territoire de l’AMFE », indique un document de l’Agence. 

La possibilité forestière du territoire (soit ce qu’il est possible de récolter sans épuiser la ressource) se maintient autour de 1,8 M m3/an, avec « la moitié des forêts [qui] sont maintenant matures [50 ans et plus] et propices à la récolte. » 

Baisse des accidents 

La fréquence des accidents en forêt est à la baisse, mais le risque demeure toutefois bien réel. « Être bûcheron, c’est un métier qui est dur et qui est dangereux. Des accidents forestiers, tu en as à tous les ans », se désole Jean-Paul Gendron qui a déjà subi des blessures mineures en bûchant. 

Près de chez nous, Pierre Girard est décédé le 12 février dernier à la suite d’un accident sur les terres de la ferme familiale à Westbury. Malgré ce côté sombre, la forêt « ça crée de l’emploi, ça génère de la plus-value économique », rappelle M. Gendron. Ses autres avantages incluent « le tourisme, les paysages et la santé publique. » 

Jean-Paul Gendron a fait carrière au Bas-Saint-Laurent—Gaspésie de 1972 à 1986 pour l’Office de planification et de développement du Québec, puis en Estrie de 1986 à 1991. Il a été sous-ministre adjoint au développement des régions en Estrie de 1992 à 1996. Il multiplie depuis les implications au sein de comités, dont celui de la création du parc national du Mont-Mégantic en 1994 et du réseau des Sentiers frontaliers.  

Il est membre de Nature Cantons-de-l’Est depuis 2001 et président de l’Agence de Mise en valeur de la Forêt privée de l’Estrie depuis 2011. 

116 000 $ pour les aînés de la région

La députée fédérale de Compton – Stanstead, Marie-Claude Bibeau, pose en compagnie d’une partie des membres des 17 organismes de la circonscription qui ont reçu un total de 292 595 $ dans le cadre du Programme Nouveaux Horizons pour les Aînés (PNHA). Photo fournie

Cinq organismes du Haut-Saint-François se partagent une somme de 116 847 $ du programme Nouveaux Horizons pour les Aînés (PNHA) pour la prochaine année. La députée de Compton – Stanstead, Marie-Claude Bibeau, en a fait l’annonce le mois dernier chez Loisirs Acti-Famille de Sherbrooke.  

Loisirs Hampden-Scotstown 

Le Canton de Hampden et la Ville de Scotstown se partagent une enveloppe de 23 750 $. « On a divisé notre subvention en quatre catégories : de l’artisanat, du bricolage, les nouvelles technologies et la nutrition », explique Jasmine Marcotte, agente aux loisirs pour les deux municipalités.  

Dans le cadre du volet Nouvelles technologies, cinq tablettes-liseuses seront mises à la disposition des citoyens à la bibliothèque municipale de Scotstown.  

Centre d’action bénévole (CAB) 

Le CAB du Haut-Saint-François bénéficie d’une enveloppe de 22 507 $ pour le projet Mon histoire a des racines que je partage. Selon sa directrice générale, France Lebrun, « les personnes aînées sont les bâtisseurs de nos communautés. […] Le projet vise à faire prendre conscience aux personnes aînées de leur apport inestimable au monde d’aujourd’hui. » 

« Plusieurs rencontres auront lieu dans quatre différentes municipalités de notre MRC […] Chacune des rencontres d’environ 90 minutes aura un objectif précis » :  faire l’inventaire des moments forts d’une vie, mettre cet héritage en mots et en images et exposer ces réalisations. 

Municipalité d’Ascot Corner 

La Municipalité d’Ascot Corner a inauguré le parcours actif Richard-Lareau en octobre dernier. « C’est un programme qui est en plusieurs étapes […] qui a déjà été subventionné » par les volets précédents du PNHA en 2023 et 2024, explique Christophe Duret, agent aux communications de la municipalité.  

La bonification de 25 000 $ de cette année permet l’ajout d’un huitième secteur au projet, soit celui du Parc Goddard dans le secteur du chemin Galipeau. « Nos ainés sont vraiment plus intégrés à la communauté depuis qu’on a mis en place ces initiatives-là. […] On l’a créé initialement pour les ainés, mais on a tout un volet intergénérationnel », indique M. Duret 

Les Parcs Pomerleau et Dubreuil font partie des sept différents secteurs du parcours actif Richard-Lareau, à Ascot Corner. En octobre dernier, des employés de la municipalité avaient procédé au coulage de dalles de béton dans le cadre du projet. Photo fournie

Autres projets 

Le Club d’âge d’or de Sawyerville bénéficie d’une somme de 24 994 $ afin de moderniser sa cuisine et devenir « plus accueillant et sécuritaire pour les aînés ». La Municipalité de La Patrie a reçu 20 596 $ de son côté pour le « développement d’activités par et pour les aînés ». 

Élections fédérales : les candidat.e.s connu.e.s jusqu’à présent

En ordre alphabétique de gauche à droite et de haut en bas : Bresse, Nathalie pour le Bloc Québécois; Dandurand, Marianne pour le Parti libéral; Lehmann, Paul pour le Parti Populaire; et Painchaud, Jacques pour le Parti conservateur.  

Six candidats représenteront les partis officiels dans la circonscription de Compton–Stanstead lors des élections fédérales du 28 avril. Il s’agit de Nathalie Bresse (Bloc Québécois), Marianne Dandurand (Parti libéral), Paul Lehmann (Parti populaire), Jacques Painchaud (Parti conservateur) et Sébastien Tremblay (Parti vert). 

Au moment d’écrire ces lignes, seul le Nouveau Parti démocratique (NPD) n’était pas encore représenté dans la région. Les mises en candidature se terminant le 9 avril, « nous sommes encore en train de nommer tou·tes nos candidat·es », indiquait le 2 avril par courriel Eric Nguyen du NPD. « Sachez que nous aurons un·e candidat·e dans chacune des 343 circonscriptions! » 

Bloc Québécois et Parti libéral 

Marianne Dandurand a lancé sa campagne pour le Parti libéral le 10 mars dernier à la Microbrasserie Coaticook. Nathalie Bresse a procédé le 28 mars au bar L’Épervier de Coaticook.

Paul Lehmann, Parti populaire 

Né en Colombie-Britannique, Paul Lehmann s’est installé à Lennoxville en 1995 pour étudier à l’Université Bishop’s. Il a depuis vécu à Sainte-Catherine-de-Hatley et Waterville.  

Sa description sur le site du Parti populaire du Canada (PPC) indique qu’il a cofondé en 2011 « une entreprise de logistique à Montréal, qui emploie aujourd’hui plus de 40 personnes ». Il dit en avoir « assez des excès du gouvernement et des promesses creuses ». Il promeut « la liberté d’expression contre la censure » et la « réduction de l’immigration de masse ». Enfin, il rejette les politiques de diversité, équité et inclusion (DEI) de même que « les idéologies woke au profit de l’unité et du bon sens ». 

Jacques Painchaud, Parti conservateur 

Jacques Painchaud est titulaire d’une maitrise en Droit social et du travail et d’un diplôme d’études supérieures spécialisées (DESS) en journalisme. Il a pris sa retraite en début d’année après 35 années de service à la Sûreté du Québec. Dans le cadre de ses fonctions, il s’est impliqué dans l’Association des policiers provinciaux du Québec en tant que vice-président du comité Discipline et déontologie pendant 22 ans. 

Selon lui, Compton – Stanstead « fait face à des défis uniques en tant que région – rurale du Québec ». M. Painchaud s’engage à mettre l’accent « sur le développement économique rural, la protection des industries locales comme l’agriculture sous gestion de l’offre et la création d’emplois ». Il promet de « restaurer la promesse du Canada d’abord et rendre la vie plus abordable pour les résidents » de la circonscription. 

Sébastien Tremblay, Parti vert 

« La photo ainsi que les informations de Sébastien Tremblay devraient être publiées sur notre site Web prochainement », indiquait le 2 avril par courriel l’attaché de presse du Parti vert du Canada. 

Nathalie Bresse prête pour le deuxième round

Nathalie Bresse lors de son passage aux bureaux du Journal en novembre dernier.

La candidate pour le Bloc Québécois dans ComptonStanstead, Nathalie Bresse, a procédé au lancement de sa campagne électorale le 28 mars dernier au pub L’Épervier de Coaticook.  

 « On a choisi Coaticook en sachant très bien que, lors de la dernière élection, ça avait voté libéral. C’était un peu pour dire : ‘Cette fois-ci, on est là’ », avance l’actuelle mairesse d’Ascot Corner.  

Celle-ci conjuguera ses fonctions de mairesse municipale à celles de candidate aux élections fédérales jusqu’au 28 avril. « Le 29 avril, je vais donner ma démission parce que je vais être élue à Ottawa! » 

Mme Bresse affirme être moins stressée dans le cadre de la présente campagne, comparativement à la première qu’elle avait vécue en 2021. À ce moment, « je savais pas trop dans quoi je m’embarquais. J’avais l’impression que je courais partout puis qu’il se faisait pas grand-chose. […] C’est beaucoup de préparatifs, la première semaine », confie-t-elle. 

Elle a déjà à son horaire de rencontrer les maires, préfets et industriels de la circonscription, sans oublier les aînés. « On gagne à me connaitre, donc il faut que j’aille me faire connaitre. C’est ça le but. » 

« Ce qui compte, ce n’est pas qui formera le prochain gouvernement. Ce qui compte, c’est que le Québec envoie le plus de députés du Bloc possible pour éviter que notre avenir serve de monnaie d’échange pour l’auto de l’Ontario ou le pétrole de l’Ouest », a-t-elle déclaré lors de son discours de lancement de campagne.  

Nathalie Bresse lors du lancement de sa campagne électorale au pub l’Épervier de Coaticook le 28 mars dernier. Crédit : Équipe de Nathalie Bresse

Celle qui a fermé son salon de coiffure l’automne dernier se sent prête à être au service des citoyens. « Je suis une fille d’ici. Mon expérience de mairesse me permet de connaître les enjeux du coin. Cela fait 20 ans que je suis au service de ma communauté. Ma profession de coiffeuse me permet de savoir écouter le monde. Croyez-moi, j’en ai écouté du monde dans mon salon. » 

Cette écoute devra savoir se conjuguer à une voix forte et unie afin de tenir tête à notre voisin du sud. « Si aujourd’hui on est aussi vulnérables face aux États-Unis, c’est parce que les gouvernements conservateurs et libéraux nous ont mis dans ce pétrin. Ce n’est pas un hasard si le président américain peut dicter ses conditions ici. » 

« Qui va parler pour le Québec? Qui va défendre nos intérêts face aux négociations commerciales à venir? Le Bloc Québécois », conclut Nathalie Bresse. 

Marie-Pier Dupuis, première directrice générale d’East Angus

Photo fournie

La nouvelle directrice générale de la Ville de East Angus, Marie-Pier Dupuis, entrera en fonction le 22 avril. Celle-ci succède au DG par intérim, Normand Graillon, qui aura été en poste pendant trois mois, le temps de trouver une successeure à David Fournier.  

Marie-Pier Dupuis avait été nommée à la direction générale de la Ville de Danville à la fin de l’automne 2021. Elle a annoncé son départ de cette ville le 25 mars, soit quelques heures avant l’annonce de sa nomination à East Angus.  

Les derniers mois ont été marqués par une valse au sein des directions générales des municipalités du Haut-Saint-François. Au niveau de la MRC, Dominic Provost a quitté son poste de directeur général pour aller occuper celui de Directeur vitalisation du territoire à Danville. 

Marie-Pier Dupuis fait partie de l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés du Québec. Son expérience sera mise à contribution pour remettre sur pied l’équipe de la Ville de East Angus, qui, sur une équipe d’une douzaine de personnes, avait connu « une démission et trois arrêts de travail » durant l’ère de David Fournier, comme nous le rapportions en octobre dernier.  

Pour la sélection de la nouvelle ressource au poste de DG, « on était un comité accompagné par les ressources humaines de Raymond Chabot Grant Thornton. Ils nous ont aidé à sélectionner les meilleurs », indique la mairesse Lyne Boulanger. « On a quand même eu 29 candidatures », poursuit-elle. « Malgré que la dernière année, ça a été plus terne pour nous, […] j’ai été vraiment contente de voir l’intérêt que les gens avaient pour East Angus. » 

La mairesse est ravie d’avoir une première femme qui occupera le siège de directrice générale. Elle-même avait été la première femme mairesse de la ville à son entrée en poste en 2017.   

« Les femmes, on se voit pas là. C’est comme une perception que c’est encore dur à percer parfois. […] On a notre place, c’est sûr. C’est une autre façon. C’est pas pareil qu’avec un homme. On arrive à d’autres résultats. » 

Quel avenir pour Guitabec à La Patrie?

La version originale de cet article, publiée le 31 mars, parlait de la fermeture prochaine des deux usines de Guitabec de La Patrie. Lisez la lettre du directeur à ce sujet.

À La Patrie, plusieurs sources s’entendent pour dire que Guitabec, derrière les Guitares Godin, fermerait son établissement de la rue Principale Sud (route 257). La direction, dont le siège social est situé à Baie-d’Urfé sur l’île de Montréal, répond toutefois que non.

Pendant une semaine, le Journal a tenté de joindre la direction de Guitabec, en vain. Ensuite, le 1er avril, à la suite de la parution d’un article sur notre site Internet, Daniel Roy, le directeur financier de l’entreprise, a acheminé un mémo aux employés de La Patrie. Dans celui-ci, il stipule qu’ « il n’est aucunement question que votre usine cesse ses opérations » et que « nous prévoyons amener de nouvelles étapes de production à votre usine ».

Mauvais présage ?

En 2020, Guitabec a fermé son usine de Berlin au New Hampshire qui s’occupait de l’assemblage. Au Registraire des entreprises du Québec, Guitabec ne recense que trois établissements, soit l’usine de la route 212 (« en haut du village ») de La Patrie ainsi que celles de Richmond et Princeville. Nulle mention de l’établissement sur la route 257 « en bas du village ».

En réponse à notre article initial, deux employés de l’usine de la route 212 ont écrit que c’est « l’usine en bas qui ferme » et qu’elle « déménagera éventuellement ses activités ».

Les mises à pied se sont aussi accumulées au fil des années. « L’inspectrice [en bâtiment] qu’on est en train de former, elle était chez Guitabec », indique la mairesse de La Patrie, Johanne Delage. « Ils ont fait des mises à pied l’été dernier. »

Sans être au courant de la gestion interne des usines, Mme Delage dit avoir observé une baisse marquée du nombre de véhicules dans les stationnements. « Il n’y a pas foule avec les autos qui sont là. Il y a des autos, mais c’est pas à pleine capacité. » 

C’est ce que nous avons pu constater lors de notre passage le jeudi 27 mars en après-midi. Une dizaine de voitures étaient garées aux abords de l’usine d’en haut (route 212) et seulement trois l’étaient à l’usine d’en bas (route 257).

Voisine de cette usine depuis 55 ans, Louise Verret y a travaillé et a été la conjointe de Claude Boucher, fils de Normand Boucher à qui l’on doit la ligne de guitares Norman, aujourd’hui produites par Guitabec. À ses yeux, « les deux shops sont fermées ».

L’usine de Guitares Norman sur la rue Principale Sud (route 257) avant son incendie en septembre 1980. Crédit : Famille Boucher

« Ça fait plusieurs fois qu’ils avertissent que c’est fini. Avant les fêtes, c’était vraiment fini. Finalement, après les fêtes, il en est rentré 10-12 en haut. » Lors des belles années, « ici en bas, ils étaient 85-100, puis en haut, ils étaient 200 [employés] ».

Louise Verret est voisine depuis 55 ans de l’usine Guitabec de la rue Principale Sud (route 257). Elle s’apprête elle aussi à tourner une page d’histoire puisqu’elle a récemment mis sa maison en vente. Crédit : Jean-Marc Brais

Jouer la carte de l’achat local

C’est cette période de l’histoire que continue de mettre de l’avant les guitares Seagull, l’une des cinq marques de Guitabec. Sur son site internet, on lit que « La Patrie compte une population d’environ 475 habitants dont environ la moitié fabrique des guitares avec une fierté peu commune ». Ces données sont obsolètes puisque la population de la municipalité est aujourd’hui évaluée à 815 personnes, mais démontrent tout de même l’importance qu’ont eu les usines à une certaine époque.  

Des publications datées du 7 et du 13 mars sur la page Facebook de Seagull parlent de guitares « fabriquées à la main dans le village de La Patrie, un lieu où la tradition artisanale s’épanouit. Avec ses 800 habitants, ce village incarne l’âme de nos instruments. […] Chaque guitare raconte l’histoire d’un village et d’une passion pour la musique. » 

Un employé du siège social de Guitabec qui a demandé l’anonymat reconnait que le contexte politique actuel favorise les guitares québécoises. « Nos guitares sont en demande, surtout en ce moment. Les détaillants et les clients recherchent plus que jamais des produits fabriqués au Canada. »

Malgré ce contexte à première vue favorable, une visite sur la section Carrières du site Internet de Guitares Godin n’affiche qu’une seule offre d’emploi pour ses quatre lieux de travail, en comptant le siège social de Baie-d’Urfé : accordeur de guitares à l’usine de Richmond. 

En entrevue avec Radio-Canada Estrie pour démentir les rumeurs de fermeture d’usines, le directeur financier de Guitabec, Daniel Roy, disait « attendre le retour au pays d’un membre de la haute direction pour connaître concrètement les plans d’avenir de l’entreprise. » Le membre en question est Simon Godin, directeur général et fils du fondateur Robert Godin, qui est en Europe jusqu’à la fin de cette semaine.

Idées de café et de collection Graymont au Musée de Dudswell 

Le premier conseil d’administration du Musée d’art et d’histoire de Dudswell. De gauche à droite : François Bouchard, Monique Ouellette Thibodeau, France Beauregard, Yan Gagnon et Roger Joseph Le Blanc.

Le Musée d’art et d’histoire de Dudswell a tenu son assemblée de fondation le 26 février dernier. La vingtaine de personnes présentes a élu un premier conseil d’administration. Celui-ci aura pour mission de faire en sorte que l’ancienne église Saint-Adolphe-de-Dudswell « reste publique et qu’elle ne devienne pas privée ». 

Le groupe aura l’occasion d’acquérir le bâtiment de l’Unité pastorale Saint-François pour la somme de 1 $ en octobre prochain. « Je pense qu’on est capable localement et au niveau régional d’aller chercher assez de sous pour faire vivre le bâtiment à l’année », entrevoit Roger Joseph Le Blanc. 

Une des premières actions du conseil d’administration sera d’« obtenir l’accréditation muséale parce que ça nous permet d’aller chercher des subventions fédérale, provinciale et municipale », confie M. Le Blanc.  

Il donne en exemple le Musée-église de Saint-Venant-de-Paquette. « Ils sont juste 100 habitants dans le village et ils ont réussi à aller chercher 200 000 $ du Patrimoine religieux. Il y a des moyens d’aller chercher des sous. » 

Outre les subventions, le Musée d’art et d’histoire de Dudswell a déjà un bon historique de conférences et d’activités de financement à son actif. Il ne compte toutefois pas s’arrêter là.  

Une partie de l’assistance présente à l’assemblée de fondation du Musée d’art et d’histoire de Dudswell.

Gravure et Graymont 

« On veut ouvrir un café pour les gens du village. On veut pas juste que ce soit un musée statique, mais un musée inclusif pour les gens du village. On veut que les gens sentent que c’est à eux cet endroit-là », poursuit M. Le Blanc. 

Le sentiment d’appartenance citoyenne est aussi fort envers Graymont. Le Musée aimerait pouvoir contribuer à mettre en valeur la collection de l’entreprise. « Ils ont un musée là-bas qui est statique et qui ne sert pas. Alors si on peut rendre service et l’ouvrir quelques fois par année, […] on va le faire », indique l’avocat de formation.  

Outre ces potentielles sources de financement, le Musée d’art et d’histoire mise gros sur le volet éducatif. « Toutes les écoles [du Centre de services scolaire des Hauts-Cantons] ont reçu le programme scolaire. La première école qui a manifesté le désir de venir faire de l’art ici ce printemps, c’est l’école Notre-Dame-du-Paradis. C’est des classes de 5e et 6e année. On va acheter une presse à gravure. » 

Dans tous les cas, « il faut faire de l’argent. On a un bâtiment qui a une valeur vraiment significative pour les gens de la place », affirme Yan Gagnon.  

Début imminent de la construction du CPE de Johnville

De gauche à droite : Vicky Champagne, directrice générale du CPE Il était une fois; Isabelle Côté, adjointe administrative; et Mario Gendron, maire de Cookshire-Eaton.

2025 sera la bonne. Après plusieurs reports, c’est cette année que débutera la construction de l’installation permanente du CPE Il était une fois à Johnville. 

La première pelletée de terre sera donnée quelque part à la mi-avril, un coup que la température le permettra. « Ce printemps, c’est sûr que ça commence à se bâtir », confirme Vicky Champagne, directrice générale du CPE. 

Celle-ci tient à le confirmer puisqu’elle entend souvent les gens dire : « On va le croire quand on va le voir ». Après tout, « ça fait depuis 2020 qu’on dit qu’il va y avoir un CPE ici », admet-elle en faisant référence aux nombreux délais. 

Ce qui était supposé être une installation temporaire à l’église Notre-Dame-de-la-Paix s’est transformé en une occupation de trois ans. Au moment de l’octroi des 63 places subventionnées par le gouvernement québécois en 2020, la condition était une mise en service dans un délai de deux ans. 

C’est ce qu’a réussi à faire le centre de la petite enfance en ouvrant ses portes le 4 juillet 2022 après une mise à niveau éclair de l’ancienne église. Un premier échéancier pour une construction permanente en août 2023 est tombé à l’eau. Devant les divers retards, rendu « en 2024, je savais plus quoi dire », admet le maire de Cookshire-Eaton, Mario Gendron, lorsque pressé de questions de la part des citoyens. 

Là, c’est vrai 

Or, le CPE vient de franchir des étapes importantes en ce début d’année. En février, il tombait en appel d’offres. Le 12 mars, il a ouvert les soumissions, qui ont été au nombre de trois. Le projet a pour condition une fin de la construction avant février 2026. 

« On a reçu des soumissionnaires. On était vraiment contentes parce qu’il aurait pu n’y avoir pas du tout de compagnies qui veulent soumissionner sur notre projet », confie Vicky Champagne.  

Le centre en est à l’évaluation de la conformité des soumissions, avant de soumettre le tout à l’approbation du ministère. 

Partie d’un plus grand développement 

La nouvelle installation du CPE Il était une fois s’inscrit dans un plan de développement de ce quadrilatère. Une rue sera aménagée depuis le chemin Gendron pour rejoindre l’arrière du terrain actuel de l’église, sur lequel sera érigé le futur CPE. 

« On va avoir des branchements temporaires [en eau] qui vont être assumés par la municipalité, ce qui va nous permettre d’ouvrir avant même que la rue existe. Les gens vont continuer à passer par ici, l’église, parce qu’on est le terrain juste en arrière », explique Mme Champagne. 

Le CPE et les nouveaux développements de Johnville seront alimentés par une nouvelle conduite d’eau d’un kilomètre qui prendra sa source au Parc écoforestier. Cet aqueduc se rattachera à un nouveau centre de traitement d’eau pour le secteur qui sera situé sur le chemin Gendron. 

325 portes à venir à Cookshire-Eaton

Le maire de Cookshire-Eaton, Mario Gendron, pose devant le futur développement commercial du secteur Johnville au coin du chemin Gendron et de la route 251. 

Les secteurs Johnville et Cookshire de Cookshire-Eaton s’apprêtent à voir s’implanter de nombreux projets domiciliaires dans les prochains mois. Certains de ces chantiers sont déjà entamés.  

C’est le cas du secteur de la rue du Boisé, derrière le CLSC. Un total de 175 portes verra le jour à cet endroit. Deux immeubles de 12 et 9 logements sont en cours de construction au coin des rues des Pins et du Boisé. La Ville de Cookshire-Eaton en est à élaborer le plan des infrastructures pour la vingtaine d’immeubles qui s’en vient à cet endroit. Dans le lot, on comptera neuf logements abordables supportés par la Ville.  

Neuf autres logements abordables sont à venir tout près de la caserne de pompiers de Sawyerville. Ceux-ci sont subventionnés à 90 % par un programme de la Société d’habitation du Québec. 

Johnville 

L’autre secteur qui verra son visage changer est Johnville, avec deux quartiers en développement totalisant 140 portes. Les abords du CPE accueilleront 44 jumelés s’étendant de part et d’autre de la nouvelle rue qui rejoindra le futur CPE depuis le chemin Gendron. Cette rue débouchera sur la cour de l’école Notre-Dame-de-la-Paix, qui y érigera un nouveau débarcadère. 

L’intersection du chemin Gendron et de la 251 accueillera de nouveaux commerces avec un immeuble commercial au rez-de-chaussée et de 16 logements aux étages supérieurs. 

Finalement, le chemin Maheu sera prolongé pour rejoindre l’arrière du centre communautaire de Johnville. On y retrouvera 47 jumelés (ou maisons de ville) et 6 immeubles de six logements, pour un total de 83 portes. 

Ces deux futurs quartiers à Johnville seront alimentés par un nouvel aqueduc d’un kilomètre qui prendra sa source au Parc écoforestier. Le secteur est en forte demande selon le maire de Cookshire-Eaton, Mario Gendron. « Les gens se disent : ‘L’autoroute est proche, garderie, école primaire…’ Le monde appelle chaque semaine. ‘C’est quand? C’est quand?’ » 

Développer, malgré les délais 

On savait que les villes entourant Sherbrooke connaissaient une hausse de leur population depuis la pandémie et la flambée des prix des maisons. Or, cette demande a atteint un nouveau sommet depuis le dépôt du moratoire de développement sur le tiers du territoire de Sherbrooke le 4 février dernier.  

« Ce moratoire de deux ans nous aide », reconnait le maire Gendron. « Quand ça bloque à une place, les contracteurs doivent aller ailleurs. […] « Je dis : ‘Merci Évelyne [Beaudin] puis les gens de Sherbrooke!’ Dans le fond, ça amène les contracteurs ici. » 

Mario Gendron avait présenté sa candidature à la mairie de Cookshire-Eaton en 2021 afin de faire du développement. « J’avais fait ma campagne là-dessus. En date d’aujourd’hui, je suis content de tout ce qu’on a mis en place. » 

En entrant en poste, « la première chose que j’ai faite à la Ville, c’est une restructuration interne de nos ressources. On a mis en place un bureau de projets », soit un lieu où les promoteurs peuvent rencontrer l’administration municipale, indique le maire Gendron.  

« L’ancien conseil, on n’était pas équipé pantoute. J’étais là comme conseiller. Je regardais comment c’était la Ville; c’était épouvantable. C’est pour ça qu’il ne s’est pas fait de projets », poursuit-il. 

Que ce soit dans le dossier du CPE de Johnville ou des différents projets de développement domiciliaire, Cookshire-Eaton a connu d’importants délais. Ceux-ci sont occasionnés par la lourdeur administrative du gouvernement du Québec, ce que déplore le maire Gendron. « Les différents ministères travaillent en silo et non pas en parallèle pour venir en aide aux municipalités. » 

Les projets énumérés dans cet article verront le jour d’ici 2026 ou 2027. « Mais j’aurais aimé ça qu’à l’intérieur de mon mandat, j’aie la finalité de ça », confie M. Gendron. « La machine gouvernementale occasionne des délais déraisonnables, puis c’est pour ça qu’on en est là aujourd’hui. S’il y a une chose dans mon mandat qui m’a vraiment dérangé, c’est ça. Pour tout le reste, j’aime ma job comme maire. » 

Marianne Dandurand, candidate libérale dans Compton‒Stanstead

De gauche à droite : Élisabeth Brière, députée de Sherbrooke; Marianne Dandurand, candidate libérale, et Marie-Claude Bibeau, députée de Compton‒Stanstead. Photo fournie par Équipe Dandurand

Marianne Dandurand a annoncé sa candidature pour le Parti libéral du Canada dans la circonscription de Compton‒Stanstead le 12 mars dernier, à la Microbrasserie Coaticook. Elle succède à Marie-Claude Bibeau, qui est députée de la circonscription depuis 2015 et qui se présentera à la mairie de Sherbrooke en novembre prochain.  

Originaire d’Orford, Marianne Dandurand a grandi sur la ferme laitière de son grand-père maternel. Du côté paternel, les Dandurand viennent de Richmond. 

Mme Dandurand a été journaliste à La Tribune de 2006 à 2010. Elle a ensuite œuvré en tourisme à l’ancien CLD de la MRC de Coaticook, maintenant connu sous le nom d’Entreprendre MRC Coaticook. 

C’est en 2021 qu’a commencé son incursion dans le monde politique en tant qu’attachée de presse de l’actuelle députée de Compton‒Stanstead, Marie-Claude Bibeau. 

« J’ai mordu là-dedans. Ç’a pris deux semaines. [Marie-Claude] a dit : ‘Marianne, je pense qu’on s’entend bien. Je t’amènerais avec moi à Ottawa.’ » Mme Dandurand est ensuite devenue directrice des communications et éventuellement cheffe de cabinet. Elle a aussi occupé cette fonction pour la députée de Sherbrooke, Élisabeth Brière. 

Pour Marianne Dandurand, la politique fédérale, « c’est pas vrai que c’est loin du monde. Ça peut pas être plus proche du monde que quand on est avec des agriculteurs sur le terrain. » 

Sa décision de se lancer en politique s’est confirmée avec l’élection de Donald Trump aux États-Unis. « Je me suis dit : ‘Il faut des gens à Ottawa qui connaissent notre monde, puis qui vont se battre pour les valeurs auxquelles on croit.’ Je pense que je peux être une de ces personnes-là. […] Il faut lutter contre les politiques déstabilisantes de Donald Trump, particulièrement en ce qui a trait à la gestion de l’offre. » 

« As a Townshipper, what I like is going in the Townships speaking French, having someone answering me in English : ‘It’s good!’ Very often, I switch to English and they talk to me in French. All of a sudden, we both speak our second language. This is the Townships and this is why I like the region so much. » 

Une courte campagne printanière 

Les élections étant annoncées pour être déclenchées ce dimanche, les partis fédéraux ne tarderont pas à dévoiler leur candidat pour la circonscription. Outre le Parti libéral, on sait que le Bloc Québécois sera représenté par l’actuelle mairesse d’Ascot Corner, Nathalie Bresse, qui a annoncé ses couleurs en novembre dernier.  

Celle-ci avait terminé seconde derrière Marie-Claude Bibeau lors des élections de 2021. Lors de cette campagne, Sylvain Dodier, de Saint-Isidore-de-Clifton, avait été le candidat du Parti Vert et Sylvain Longpré, un entrepreneur de Weedon, s’était présenté comme indépendant.  

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