L’heure était au nettoyage des débris le 11 mars dernier au 591, rue Main. Crédit : Jean-Marc Brais
La cause de l’incendie du 591, rue Main à Bury, le 26 janvier dernier, a été classée comme indéterminée. Aucune enquête criminelle n’est en cours du côté de la Sûreté du Québec.
Peu de temps après l’événement, des citoyens avaient manifesté leur inquiétude face à ce qu’ils percevaient comme un long temps de réponse de la part du service incendie. « Le temps d’intervention était bon », rassure le maire Savage. « Le nombre de pompiers aussi. On était chanceux, on était la fin de semaine » et plus de gens étaient disponibles.
« Il y avait le camion à échelle de la régie d’East Angus qu’ils ont utilisé pour essayer d’éteindre le feu, mais ça n’a pas fonctionné. C’est à ce moment-là qu’ils ont décidé de faire venir la pelle » mécanique pour démanteler la structure, poursuit M. Savage. « C’est le dernier recours. Habituellement, une fois que la pelle est là, on peut plus rien sauver. »
L’absence d’enquête criminelle signifie qu’il n’y a pas de lien avec la série de six incendies qui avait secoué la municipalité au début de la pandémie. « Ça prend pas grand-chose pour se remémorer ces événements-là. À la minute qu’il y a quelqu’un qui en parle, ça sort tout de suite », relate Denis Savage.
Denise Gauthier et Charles Bisaillon recevant leur chèque de la part de Loto-Québec le 17 mars dernier. Photo fournie
Denise Gauthier et Charles Bisaillon, un couple résidant dans le Haut-Saint-François, ont mis la main sur un gros lot du Lotto 6/49, soit 5 000 000 $, le 8 mars dernier.
Mme Gauthier a acheté le billet gagnant à la pharmacie Proxim de Cookshire-Eaton. Elle a fait valider son billet quelques jours plus tard au IGA de l’autre côté de la rue. Sur le coup, le commis à la caisse lui a dit : « Je ne peux pas vous remettre votre argent », vu l’importance de la somme.
C’est dans les allées de l’épicerie de Cookshire-Eaton que Mme Gauthier a appelé son conjoint pour lui annoncer qu’ils avaient gagné à la loterie. « Combien? 500 $? », lui a alors demandé M. Bisaillon.
Le couple dit qu’il a l’intention de profiter de ce gros lot pour s’adonner davantage à ses loisirs, tels que les balades en nature avec son chien. Ce gain a aussi des retombées pour le Proxim Cookshire, puisqu’il recevra une commission de 50 000 $, soit 1 % du montant.
Des gains qui en attirent d’autres
Deux employées de la pharmacie étaient d’ailleurs présentes à la cérémonie de remise de chèque de Loto-Québec, tenue à l’hôtel Delta de Sherbrooke le 17 mars. Le couple gagnant tenait absolument à ce que la commis-caissière qui leur avait vendu le billet chanceux, Geneviève Boisvert, et sa gérante, Sylvie Dodier, puissent partager leur bonheur.
À gauche, Geneviève Boisvert, commis-caissière ayant vendu le billet gagnant le 8 mars dernier, et Sylvie Dodier, gérante du Proxim Cookshire. Photo : Jean-Marc Brais
Après avoir su que son billet était gagnant, le couple Gauthier-Bisaillon était repassé à la pharmacie pour annoncer la bonne nouvelle. Il avait même tenu à visionner les bandes des caméras de sécurité pour savoir qui avait effectué la transaction initiale.
C’était Geneviève Boisvert qui était à la caisse à ce moment. Lorsqu’elle a appris la nouvelle, elle se rappelle s’être mise à pleurer et avoir vécu beaucoup de fébrilité. « C’était le fun de vivre ça au moins une fois ici dans un village. Habituellement, c’est tout le temps à Montréal, en Ontario ou ces places-là qu’ils ont ça », indique-t-elle.
Lors du passage du Journal dans les locaux de la pharmacie le 18 mars, c’était l’affluence habituelle à la caisse. « On pensait ce matin que ça allait lever, mais c’est hyper tranquille », indique la gérante Sylvie Dodier. « On s’attend peut-être à ce qu’il y ait une plus grosse affluence un coup que ce soit un peu plus médiatisé.
C’est ce qui était arrivé à l’été 2017 lorsque le Provigo de Lennoxville (maintenant devenu Maxi) avait vendu deux billets gagnants en l’espace de deux mois : 55 M $ en juin et 1 M $ en juillet. « Ça avait été la manne de gens pour acheter des billets », se remémore Sylvie Dodier. En entrevue à l’époque, le propriétaire du Provigo, Robert Lafond, disait que les ventes de loterie de l’établissement avaient « augmenté considérablement ».
La ferme piscicole des Bobines, située à East Hereford, a été la proie des flammes le jeudi 13 mars. L’entreprise est le plus important site d’élevage de truites arc-en-ciel au Québec.
Sur Facebook, la ferme piscicole a expliqué que « le feu s’est rapidement propagé dans notre usine de transformation, bureaux et boutique, causant la perte de ce bâtiment et de tous les équipements. […] Les autres bâtiments de l’entreprise sont restés intacts, comprenant les installations d’élevage et les poissons vivants. »
Le jour du sinistre, des pompiers états-uniens se sont joints à ceux de Coaticook et de Saint-Isidore-de-Clifton pour combattre le brasier.
Les propriétaires souhaitent « mettre en œuvre tout ce qui est humainement possible afin de poursuivre la mission et la vision des fondateurs ». Ils travaillent « activement à la poursuite [des] activités principales ». Pour les produits cuisinés et fumés, ils disent avoir besoin « d’un délai avant la reprise de la production ».
Normand Roy et Doris Brodeur ont commencé l’élevage de truites dans le sous-sol de leur demeure de Saint-Malo en 1975. En 1980, ils ont aménagé un site de production aux abords du ruisseau des Bobines, à Sainte-Edwidge-de-Clifton. L’entreprise célébrera ses 50 ans en septembre prochain.
Les paramédics de l’Estrie ont manifesté devant les bureaux du CIUSSS de l’Estrie – CHUS ce lundi 10 mars.
Sherbrooke fait face à une pénurie d’ambulances et ce sont les municipalités environnantes qui en écopent. Fin février, les deux ambulances d’East Angus ont été réquisitionnées pour couvrir le territoire de Sherbrooke, laissant la ville sans couverture pendant trois journées d’affilée.
« East Angus va faire l’appel, Valcourt va faire l’appel, mais dans leur secteur, il y a plus personne pendant 7-8 heures de temps » déplore Samuel Côté, président du Syndicat des paramédics de l’Estrie. « À tous les jours, il y a des zones différentes qui sont en relève », celles-ci pouvant être Windsor ou Coaticook.
La situation est empirée par le fait que, une fois arrivées à l’urgence de l’Hôtel-Dieu ou de l’hôpital Fleurimont, « t’es souvent pris là pendant une couple d’heures avant de retourner dans ta zone », poursuit M. Côté. Le manque de ressources dans les hôpitaux entraine une surcharge lors de la réception et du traitement des patients transportés.
Samuel Côté, président du Syndicat des paramédics de l’Estrie, lors de la manifestation du 10 mars devant les bureaux du CIUSSS de l’Estrie – CHUS.
Le blogue d’informations hospitalières La dernière ambulance recensait 16 ambulances en attente simultanément dans les urgences de Sherbrooke le 27 février dernier. « Chaque ambulance stationnée représente une autre équipe de paramédics indisponible pour répondre aux appels dans les rues », indiquait à ce moment Hal Newman, l’ancien paramédic derrière le blogue. « C’est pas tenable. »
Le Syndicat des paramédics a fait une demande en octobre dernier pour obtenir deux ambulances supplémentaires pour Sherbrooke, ce qui porterait à onze le nombre d’ambulances en service. « Le ministère de la Santé continue d’analyser la demande », indique Samuel Côté.
Pour ce qui est de la région, une analyse du CIUSSS de l’Estrie – CHUS stipule que « la desserte ambulancière du Haut-St-François répond aux normes du ministère de la Santé et des Services sociaux tout comme aux besoins du secteur. » Il n’y aurait donc pas d’ajout à court terme.
Le HSF est desservi par trois casernes : Ambulance de l’Estrie à East Angus, Dessercom à La Patrie et Ambulance Weedon.
La caserne de la rue Dumont, à East Angus, héberge normalement deux ambulances, lorsque celles-ci ne sont pas réquisitionnées par Sherbrooke.
Enseigne indiquant un droit de passage pour VTT sur une route de Cookshire-Eaton.
C’est lors de sa séance du 3 mars que le conseil municipal de Dudswell devait rendre sa décision quant au droit de passage des VTT sur ses chemins. Les conseillers demeurant divisés sur le sujet, la mairesse Mariane Paré a utilisé son veto pour repousser la décision au mois prochain.
« Pour la première fois en presque huit ans, je prends mon droit de veto », a admis Mme Paré. Elle profitera des semaines à venir pour « approfondir ce dossier-là ». « Le mois prochain, j’aurai à me prononcer s’il n’y a pas de changements. »
Ce recours au veto faisait suite au vote individuel demandé aux six conseillers, une autre disposition rarement vue en séance de conseil municipal. Trois d’entre eux se sont exprimés en faveur du passage des véhicules tout-terrain sur les chemins et trois contre.
La conseillère # 4, Marjolaine Larocque, a expliqué son opposition au projet en indiquant que puisque « le Club quad est en train de chercher des sentiers alternatifs, je ne vois pas pourquoi on modifierait le règlement de 2018. »
À gauche, Dominic Provost; à droite, Rémi Vachon. Crédit photo : CLD du Haut-Saint-François
Dominic Provost quitte ses fonctions de directeur général et greffier-trésorier de la MRC et du CLD du Haut-Saint-François. Lui succède son directeur adjoint, Rémi Vachon, qui prendra le relais à partir du 22 mars.
Dans son courriel de départ, Dominic Provost indique quitter « une équipe de travail hors pair » et que sa décision « constitue un deuil ». « La période des fêtes a été pour moi l’occasion de me demander ce que je voulais faire pour la fin de ma carrière. J’ai alors aperçu un poste offert de Directeur vitalisation du territoire et loisirs à la ville de Danville. […] Malgré les conditions qui sont nécessairement moins avantageuses, j’ai décidé de me choisir dans ce que je préfère et je crois que je vais bien performer. »
M. Provost aura été à la direction du CLD pendant 27 ans et aura occupé le même poste du côté de la MRC durant 15 ans de manière simultanée.
Originaire de la région, Rémi Vachon œuvre au développement économique au CLD du Haut-Saint-François depuis 2007. Il en est le directeur adjoint depuis 2022. Pour le préfet Robert G. Roy, M. Vachon constitue « le choix logique », d’autant plus que le conseil de la MRC privilégie « offrir des opportunités aux talents à l’interne ».
À la suite de son entrée en poste le 22 mars, Rémi Vachon verra les 30 premiers jours de son mandat être sous l’évaluation d’une firme externe. S’il satisfait aux exigences, son poste sera alors confirmé. Avec ses « solides compétences en administration et une très bonne connaissance du monde municipal », le préfet Roy se dit convaincu que M. Vachon « saura diriger la MRC et le CLD avec rigueur et engagement ».
Les maires et représentants de 11 municipalités sur les 14 que compte le Haut-Saint-François étaient présents lors du dévoilement du PDZA. Crédit : Jean-Marc Brais
Le nouveau Plan de développement de la zone agricole (PDZA) 2023-2028 a été dévoilé le 20 février dernier au Manège militaire de Bury. L’événement a réuni près de 80 producteurs agricoles et élus municipaux.
« Le PDZA vise à faire de la MRC du Haut-Saint-François un chef de file en entrepreneuriat agricole et forestier », a exprimé le préfet Robert G. Roy en ouverture de journée. Pour ce faire, on compte poursuivre les avancées faites dans le cadre du premier PDZA qui s’est échelonné de 2017 à 2022.
Parmi les bons coups réalisés durant cette période, on compte la dizaine de jumelages réalisés par L’ARTERRE, la mise en ligne de la Banque d’opportunités d’affaires de l’Estrie et le développement des marchés publics. Le Haut-Saint-François se distingue des autres MRC de la région avec le nombre le plus élevé de kiosques à la ferme, soit 117.
Des hauts et des bas
La troisième culture en importance dans le HSF est l’acériculture. En 1993, il y avait 342 720 entailles exploitées comparativement à 906 080 en décembre 2021. Le nombre d’entailles a donc presque triplé en 28 ans.
Si l’on revient en 1993, il y avait 529 entreprises agricoles. Un creux a été atteint en 2007 avec 397 entreprises, avant de revenir à 523 en 2023. Le nombre d’exploitations agricoles sur le territoire est pratiquement le même qu’il y a 28 ans, ce qui est rarement la situation observée dans d’autres MRC du Québec, selon le document Portrait 2024 du PDZA. L’Estrie a plutôt vu son nombre de fermes diminuer de 374 en 28 ans. La situation du Haut-Saint-François est donc particulièrement positive sur ce point.
C’est sur le plan des revenus par entreprise que la situation est moins reluisante dans le HSF. En 2021, 51 % de toutes les entreprises du territoire généraient moins de 50 000 $ de revenu brut annuellement. Il y a une plus grande proportion d’entreprises qui gagnent moins de 50 000 $ dans la MRC qu’en Estrie et dans la province en général. De tels chiffres indiquent que plus de 50 % des producteurs agricoles de la MRC ont une autre occupation que l’agriculture et font de l’agriculture à temps partiel.
1er PDZA
C’est le 16 août 2016 que la MRC du Haut-Saint-François adoptait son premier plan de développement de la zone agricole. On retient de celui-ci « l’excellente mobilisation des acteurs et intervenants », peut-on lire dans la mise à jour 2024.
L’actuelle mouture a été adoptée en juillet dernier par le conseil de la MRC après deux années de travail collaboratif et une vingtaine de rencontres, dont le forum d’avril 2023 que Le Journal avait couvert.
Pour le préfet Robert G. Roy, « le PDZA, c’est un document stratégique. Ça a une vision qui a été partagée. C’est un engagement collectif. […] Nous allons passer à l’action. Nous devons transformer cette planification en réalisations concrètes. »
Le dévoilement du PDZA 2023-2028 a réuni une dizaine d’intervenants qui ont pris la parole pour exposer leur réalité et les défis de l’agriculture. Au centre, on retrouve Mariane Paré qui est présidente de la démarche.
Afin d’attirer la relève agricole, la MRC du Haut-Saint-François lance un appel de projets pour cultiver gratuitement une parcelle de plus de trois hectares sur le site de Bora Boréal à Bury. Les entrepreneurs agricoles intéressés ont jusqu’au 30 avril pour soumettre leur plan d’affaires.
« En mettant à disposition cette terre agricole en location gratuite, nous souhaitons favoriser l’émergence d’un projet unique qui enrichira à la fois l’expérience touristique et l’économie locale », mentionne Nicolas Robitaille, copropriétaire de Bora Boréal. Le projet retenu devra effectivement s’harmoniser aux opérations de l’entreprise de chalets flottants et offrir une valeur ajoutée aux visiteurs.
Le projet s’adresse à des entrepreneurs agricoles de l’extérieur en leur offrant « les outils et l’accompagnement nécessaires pour s’établir durablement dans notre région », explique le préfet de la MRC, Robert G. Roy. La personne sélectionnée sera accompagnée par le ministère de l’Agriculture, l’organisme ARTERRE, le CLD ainsi que la SADC du HSF.
Selon les données d’Ose le Haut, « il y a plus d’une trentaine de fermes et fermettes à vendre ou à louer » dans le HSF. « Entre 2019 et 2022, l’Estrie a enregistré une augmentation notable de 162 entreprises agricoles, reflétant l’attrait croissant de la région pour les entrepreneurs agricoles. »
Une journée exploratoire en relève agricole prévue le 24 mai permettra de faire découvrir les terres agricoles et habitations à louer et à vendre dans la MRC.
Depuis le début de l’année, une campagne d’attraction d’Ose le Haut est visible dans la ville de Sherbrooke. Crédit photo : Ose le Haut
Rachel Nadeau captée alors qu’elle récolte de la gomme de sapin en forêt. Photo fournie
La gomme de sapin baumier vient à manquer. À vrai dire, ce sont plutôt les cueilleurs qui se font rares, alors que la matière première n’attend qu’à être récoltée.
Il y a une dizaine d’années à peine, l’entreprise Léo Désilets établie à Scotstown pouvait compter sur une quarantaine de cueilleurs. Cette année, « on espère qu’au printemps, on va avoir des cueilleurs », confie Louise Thibault, employée de l’entreprise et conjointe de Sylvain Désilets, fils du fondateur.
Un tronc de sapin garni de bulles contenant de la résine. Photo de Philippe Theriault.
« Les cueilleurs se font de plus en plus rares. […] Ils vieillissent et il n’y a plus de relève », poursuit-elle. La récolte de gomme de sapin était une activité plus répandue avant. « Il y a des gens qui ont fait ça pendant longtemps comme travail d’été », indique Yvon St-Jean du Syndicat des producteurs forestiers du Sud du Québec. Mais aujourd’hui, « qui c’est qui sait que ça existe, cet emploi-là? »
Et pourtant, ce n’est pas parce que le salaire est bas. Selon M. St-Jean, un cueilleur moyen peut faire 200 $ par jour. « C’est pas compliqué, mais il faut persévérer. Il faut aller en forêt tous les jours », poursuit-il.
En quelques années, le prix de la résine de sapin a doublé. Chez Léo Désilets, la livre est passée de 28 $ à 50 $ en 2024. Chez Gomme de sapin du nord, à Saint-Jérôme, elle est passée de 25 $ en 2021 à 40 $ en 2024. « La rareté est là, ça fait qu’on paye plus », reconnaît Louise Thibault.
La gomme de sapin baumier est en rupture de stock sur le site internet de l’entreprise Léo Désilets.
Toujours est-il que le produit vedette de Léo Désilets est en rupture de stock à l’heure actuelle. La réserve de gomme de sapin est trop basse pour en faire la production. « Avant, on avait un sirop. Il n’existe plus. La gomme de sapin pure, c’est vraiment notre gros vendeur », explique Mme Thibault. « On est rendu les seuls qui en vendent. Sapino n’en vend plus. Il se fait rare. Ce serait de valeur qu’on soit obligé de le délaisser. » En effet, puisque c’est le produit avec lequel s’était lancé Léo Désilets en 1974.
Petit pin va loin
Si une telle entreprise établie confie avoir de la difficulté à s’approvisionner en térébenthine, d’autres joueurs – plus petits – réussissent à tirer leur épingle du jeu. C’est le cas de Rachel Nadeau, une cueilleuse basée à Lac-Drolet, au nord de Lac-Mégantic. Comptant sur l’aide de deux autres passionnés, elle souhaite garder sa production à un niveau artisanal.
« Tout le monde m’appelle : dans les Laurentides, au Nouveau-Brunswick, partout! », s’exclame Mme Nadeau. « L’année passée en janvier, février, mars, j’en n’avais plus du tout. »
Dans son cas aussi la demande demeure forte, alors que l’offre reste faible. Même si elle a doublé le prix qu’elle offre aux cueilleurs, « des jeunesses, il n’y en a plus qui veulent aller dans le bois », selon elle. « Ça va être appelé à disparaître, je suis certaine. »
Le picoué est l’outil qui sert à percer les bulles de résine présente sur le tronc des sapins baumier afin de récolter la gomme liquide. Photo fournie par Rachel Nadeau.
Non seulement il n’y a pas de relève pour la cueillette de gomme de sapin, mais les conifères n’ont pas la cote en ce moment. L’engouement pour l’érable et l’acériculture prend le dessus dans les forêts.
« Dans la montagne à Lac-Drolet, j’ai ramassé [de la gomme de sapin] il y a trois ans. Aujourd’hui, oublie ça. Je peux plus en ramasser. Tous les sapins ont été abattus. Tu regardes la montagne; c’est juste des érables! »
Malgré les embûches, Rachel Nadeau n’est pas près de prendre sa retraite. « Moi, je veux que tout le monde prenne de la gomme de sapin. Si tu savais les bienfaits que ça a! »
L’Unité permanente anticorruption (UPAC) a clos l’enquête qu’elle avait initié à la Ville de East Angus en janvier 2024.
On se rappellera que l’UPAC était débarquée à l’hôtel de ville le 14 février 2024 en compagnie d’agents de la Sureté du Québec. En entrevue avec Le Journal à ce moment, la mairesse de East Angus, Lyne Boulanger, disait qu’ «ils cherchaient des caméras et des micros ».
Le communiqué de la Ville émis le 26 février dernier et indiquant la fin des procédures stipule finalement que la nature de la plainte initiale « n’a pas été divulguée ». « Les représentants de I’UPAC ne nous ont pas fourni d’explication quant aux raisons pour lesquelles le dossier est maintenant clos », poursuit ce même document.
À la suite du licenciement de M. Fournier le 20 janvier dernier, la Ville de East Angus a rapatrié son directeur retraité Normand Graillon. Celui-ci assure l’intérim le temps de trouver un successeur. L’affichage pour le poste de direction générale était en vigueur jusqu’au 28 février dernier. La Ville espère une entrée en fonction de la nouvelle ressource au courant du mois.
Crédit photo : chaine YouTube de la Ville de East Angus
Après quatre mois sans direction générale, le Canton de Lingwick a trouvé une ressource en la personne de David Fournier. Ce dernier a occupé le poste de directeur général à la Ville de East Angus pendant dix ans avant d’être congédié le 20 janvier dernier. Il entrera en fonction au retour de la relâche.
Questionné à savoir si les récents événements s’étant produits à East Angus avaient influencé son choix, le nouveau maire de Lingwick, Marcel Langlois, s’est contenté de répondre : « J’ai pris les informations que je devais prendre. Ça m’a satisfait. Nous [le conseil municipal] l’avons rencontré. Ça nous a satisfaits, alors nous avons décidé de l’embaucher. »
La résolution pour l’embauche d’un directeur général et greffier-trésorier a été adoptée lors d’une assemblée extraordinaire tenue le 24 février. Le budget 2025 du Canton a aussi été adopté au cours de la même soirée.
« Il y a encore du retard à rattraper puisqu’il y a eu un très, très grand roulement de personnel ici », admet le maire Langlois. « À la direction générale et à l’administration, ç’a été un roulement catastrophique. Évidemment, on a encore des retards à rattraper, mais on le fait petit à petit. »
Dominic Provost quittera ses fonctions de directeur général et greffier-trésorier de la MRC et du CLD du Haut-Saint-François le 21 mars prochain. Il deviendra alors directeur de la vitalisation du territoire et des loisirs à la Ville de Danville.
M. Provost aura été à la direction du CLD pendant 27 ans et aura occupé le même poste du côté de la MRC durant 15 ans de manière simultanée. Il indique par courriel quitter « une équipe de travail hors pair » et que sa décision « constitue un deuil ».
« La période des fêtes a été pour moi l’occasion de me demander ce que je voulais faire pour la fin de ma carrière », confie Dominic Provost dans son message de démission, dont Le Journal obtenu copie. « J’ai alors aperçu un poste […] à la ville de Danville. […] Malgré les conditions qui sont nécessairement moins avantageuses, j’ai décidé de me choisir dans ce que je préfère et je crois que je vais bien performer. »
Plus de détails suivront dans notre édition papier du 12 mars.
Même si elle ne travaille pas activement sur le dossier, la municipalité de Saint-Isidore-de-Clifton entretient toujours le souhait de quitter la MRC du Haut-Saint-François pour rejoindre celle de Coaticook.
« On en entend parler régulièrement », affirme le maire André Perron. « C’est une demande citoyenne aussi. Les citoyens disent qu’ils ont beaucoup plus d’affinités avec Coaticook. Si tu prends des gens de Cookshire, lorsqu’ils disent qu’ils vont en ville, c’est Sherbrooke. Nous autres, quand on dit qu’on va en ville, c’est Coaticook. »
Saint-Isidore-de-Clifton collabore beaucoup avec sa voisine immédiate, la municipalité de Saint-Malo. Elles partagent un service incendie commun. « On a des ententes d’incendie aussi avec Compton pour le secteur Martinville [et] Coaticook pour le secteur Sainte-Edwidge », rappelle le maire Perron.
Des activités de loisir, telles que le prochain camp de relâche, sont faites en partenariat avec Saint-Malo. « Avec les années, il s’est développé autant d’affinités dans le Haut-Saint-François que dans Coaticook », reconnait M. Perron.
D’autres priorités
En juillet 2022, Saint-Isidore-de-Clifton avait présenté une demande d’étude d’impact auprès de la MRC du Haut-Saint-François pour quitter le territoire. Celle-ci avait été rejetée par l’ensemble des maires de la MRC, sauf celui de Cookshire-Eaton. André Perron avait alors porté le dossier au ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH).
Depuis ce temps, « on n’a pas retravaillé ce dossier-là », admet M. Perron. « On n’a pas poursuivi les démarches parce que, au conseil municipal, on a jugé qu’on avait d’autres intérêts plus pertinents. »
Ces autres dossiers incluent entre autres le futur centre communautaire, la coop de solidarité et l’ancienne Caisse Desjardins. La construction du centre communautaire devrait débuter en mars pour se terminer à la fin de l’automne. La coopérative de solidarité tenait la première assemblée générale de sa nouvelle mouture à la mi-février. Le retour de postes de pompes à essence en début d’année était une bonne nouvelle pour la municipalité.
La bâtisse de l’ancienne Caisse Desjardins a été acquise par la municipalité l’automne dernier. « Le rez-de-chaussée sera dédié au bureau municipal et le sous-sol servira à des fins communautaires », telles que la friperie et une possible relocalisation de la bibliothèque, qui est présentement à l’école des Trois-Cantons, indique le maire André Perron.
La directrice générale et greffière-trésorière, Sarah Lévesque, et le maire de Saint-Isidore-de-Clifton, André Perron à l’automne 2024.
L’école du Parchemin côté Collège d’East Angus a inauguré son agrandissement lors des Journées de la persévérance scolaire à la mi-février. La demande initiale du projet avait été placée en 2017-2018 avant d’être acceptée et annoncée en septembre 2020.
Les nouvelles installations de l’école du Parchemin côté Collège comprennent huit salles de classe, une cuisine pédagogique et un ajout de ventilation. « On a une partie toute neuve, mais en même temps, on a aussi rénové l’ancienne partie », explique le directeur général du Centre de services scolaire des Hauts-Cantons (CSSHC), Martial Gaudreau. « Elle a plus de 70 ans cette école-là! »
Martial Gaudreau, DG du CSSHC
Le gouvernement québécois a investi 8 M $ dans le projet et le CSSHC a injecté 5 M $ « pour rénover l’existant », comme le dit le DG Gaudreau. L’agrandissement a provoqué un mouvement d’élèves entre les deux pavillons de l’école du Parchemin. « On accueille les première et les deuxième année depuis cette année avec l’agrandissement. Avant, on accueillait les troisième à sixième année », explique Mélanie Boulay, intervenante et technicienne en éducation spécialisée (TES).
Le pavillon côté Couvent accueille de son côté les classes de maternelle 4 et 5 ans de même que les classes d’adaptation scolaire et spécialisées. Côté Collège, « le fait d’avoir des installations comme ça nous permet de rêver grand », poursuit Mme Boulay. La cuisine pédagogique permet d’accueillir des organismes tels que les Cuisines collectives du HSF. Le Club des petits déjeuners « offre le déjeuner gratuitement à tous les élèves de l’école », relate la directrice des écoles du Parchemin, Vanessa Tardif.
Aperçu d’une des nouvelles classes de l’agrandissement de l’école du Parchemin côté Collège.
Le CSSHC a pris deux années pour planifier et concevoir les plans d’agrandissement et de rénovation. Il est l’un des rares centres de services scolaire à avoir son service de ressources matérielles. « On aime bien le faire nous-mêmes », relate Martial Gaudreau. « Il y a d’autres centres de services qui donnent ça à l’externe, mais ça donne ce que ça donne. Ici, on est plus personnalisé. » Cette manière de faire a permis aux enseignantes de personnaliser leur classe et de choisir du mobilier spécifique.
Passage pour véhicules tout-terrain sur la rue Craig Sud, à Cookshire-Eaton.
La municipalité de Dudswell étudie la possibilité d’autoriser le passage de VTT sur les chemins Hooker, Macaulay et Main. Celle-ci a reçu les arguments des opposants et des adhérents au projet lors d’une séance tenue à huis clos le 11 février dernier. Elle rendra sa décision au courant du mois de mars.
Dix années se sont écoulées depuis la dernière permission accordée aux VTT de circuler sur les routes de Dudswell. Celle-ci avait été révoquée le 4 juin 2018. En juillet dernier, la Sûreté du Québec avait averti le Club quad du Haut-Saint-François et ses membres face à la recrudescence des passages illégaux sur les routes.
Quelques semaines plus tard, la municipalité de Dudswell rouvrait le droit de passage de certains chemins, dont Macaulay. « Un soir, je me rends compte que l’enseigne au bout du rang disait que les VTT avaient le droit de passer. C’est comme ça qu’on l’a su. […] Jamais ils n’ont consulté les citoyens. […] Tout a été fait pour pas qu’on puisse réagir », se désole Pierre Loubier, résident de chemin Macaulay depuis 20 ans.
La mairesse de Dudswell, Mariane Paré, admet que les VTT sont un « sujet difficile » et « particulièrement chaud ». Elle affirme que la municipalité en est à « refaire le portrait des chemins ». Selon elle, certains résidents locaux sont désavantagés en termes d’accès au sentier provincial qui passe par le secteur Bishopton. Le problème résiderait surtout en une minorité de conducteurs délinquants qui font du bruit et dépassent les limites de vitesse, selon ses dires.
Le Club quad du Haut-Saint-François pense pouvoir remédier à la situation avec son projet-pilote présenté à la municipalité. Celui-ci est avant tout destiné aux résidents des secteurs concernés. « C’est pas pour que tout le monde vienne se promener. C’est seulement pour que les résidents d’East Angus et de Weedon aient accès à venir chercher le sentier fédéré », explique un membre de la direction du Club qui a préféré taire son nom.
« Le but, c’est pas de diffuser l’information. C’est pas de faire passer le message pour que les gens de l’extérieur viennent. C’est pour que nos citoyens à nous puissent avoir accès au sentier fédéré », poursuit cette personne.
Pour le résident du chemin Macaulay Pierre Loubier, le Club quad HSF a tout avantage à ne pas faire de vagues d’ici la décision. « [Il] s’arrange pour garder ça très bas pour pas que les citoyens se plaignent trop pour ensuite pouvoir faire ce qu’ils veulent. »
Au moment d’aller sous presse, M. Loubier nous indiquait que l’accès au chemin Macaulay était de nouveau interdit de passage pour les VTT. La municipalité de Dudswell rendra sa décision au cours du prochain mois.
L’aéroport de Sherbrooke figure parmi les deux sites envisagés pour implanter l’usine de dirigeables de l’entreprise française Flying Whales. L’autre site étudié se trouve à Trois-Rivières.
L’entreprise derrière le projet a effectué une visite du site de l’aéroport en janvier dernier en compagnie du maire de Cookshire-Eaton, Mario Gendron, et de la mairesse de Sherbrooke, Évelyne Beaudin, selon Le Nouvelliste de Trois-Rivières.
Une première visite avait eu lieu en avril 2024 et avait réuni les maires de Westbury, Cookshire-Eaton et Sherbrooke, le président de la Corporation de développement de l’aéroport de Sherbrooke, David Rancourt, et des dirigeants de l’entreprise Flying Whales, selon La Tribune.
Flying Whales est à la recherche d’un site au Québec afin d’implanter une usine et des hangars de grande envergure. Y seraient construits des dirigeables-cargos destinés à transporter des charges surdimensionnées, telles que des pales d’éoliennes, des turbines hydrauliques et de l’équipement minier. Le site proposé par Sherbrooke et Cookshire-Eaton se situe dans les 360 hectares boisés entourant l’aéroport.
Transporter du bois par les airs
L’entreprise française a signé un accord avec un premier client au Québec en avril dernier. Il s’agit de Chantiers Chibougamau qui compte transporter du bois par la voie des airs à compter de 2028.
Si un camion permet de transporter 35 tonnes de matière ligneuse, un aéronef permet d’en transporter 60 à une vitesse de 100 km/h. Selon Le Quotidien de Saguenay, cette nouvelle technologie pourrait permettre « d’alléger les sommes dépensées pour l’entretien des chemins forestiers ».
Le Journal de Montréal rapportait en novembre dernier qu’Hydro-Québec était intéressée par les services de Flying Whales, mais avait besoin d’effectuer « plusieurs validations avant de s’engager à devenir cliente. »
Flying Whales a été créée en France en 2012. Elle compte recourir à l’hélium, plutôt qu’à l’hydrogène, qui est hautement inflammable, pour ses ballons dirigeables. Le gouvernement du Québec a investi 75 M $ dans l’entreprise depuis 2019, devenant ainsi propriétaire à 50% de son antenne québécoise.
Flying Whales devrait annoncer le site de construction de son usine de Cookshire-Eaton ou Trois-Rivières au courant de l’année, en vue d’un lancement de la production en 2027.
Une des 40 éoliennes du parc Saint-Robert-Bellarmin, dans la MRC du Granit, mise en service en octobre 2012. Photo fournie par EDF Renouvelables.
La municipalité de Dudswell a accepté une demande d’implantation d’un mât de mesure du vent en décembre dernier. Autour de nous, la MRC du Granit en est à son troisième projet éolien avec une vingtaine de turbines supplémentaires prévues d’ici décembre 2026. Au sud, la MRC de Coaticook prévoit entre 10 et 40 éoliennes le long d’un corridor entre Saint-Malo et Coaticook. Qu’en est-il dans le Haut-Saint-François?
Le 30 mai dernier, Hydro-Québec et le gouvernement ont annoncé la Stratégie de développement éolien. Celle-ci prévoit « intégrer plus de 10 000 mégawatts de nouvelles capacités éoliennes d’ici 2035 ». « Selon cette trajectoire, la puissance installée éolienne du Québec quadruplerait d’ici 2040 », indique le Plan d’action 2035 d’Hydro-Québec.
Malgré toute cette bonne volonté, peu de cette puissance éolienne risque de provenir du Haut-Saint-François. Comme l’indique le directeur général de la MRC, Dominic Provost, les endroits potentiels « ne rassemblent pas les conditions minimales permettant la viabilité de parcs éoliens ».
Sur la carte des parcs éoliens en service (orange) et à venir (gris) au Québec, le Haut-Saint-François se trouve dans un désert de vent. Source : Hydro-Québec
Selon Hydro-Québec, les régions les plus favorisées en termes de brise sont la Gaspésie, le Bas-Saint-Laurent, le Saguenay–Lac-Saint-Jean et le Nord-du-Québec. Cela n’empêche toutefois pas les promoteurs privés d’investiguer le sud du Québec afin d’implanter des projets potentiels.
Les mâts de mesure éoliens ont l’apparence des tours cellulaires. Ils peuvent atteindre une hauteur de 120 mètres et mesurent la vitesse et la direction des vents d’un secteur en vue du développement d’un parc éolien. Crédit : Meteolien
En décembre dernier, son conseil municipal a recommandé à la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) d’autoriser EDF à utiliser une partie d’un lot du chemin Poulin, dans le secteur Marbleton, pour implanter un mât temporaire de mesure de vent. Sa durée est estimée à un maximum de 24 mois.
En février, une dérogation mineure a été demandée à la municipalité de Dudswell afin d’implanter un second mât de mesure sur un lot boisé situé du 51, 10e Rang. Celle-ci a été rejetée comme le mât se serait trouvé à 1905 mètres du secteur du chemin de la Tête du lac d’Argent, qui comprend la Forêt habitée.
Ailleurs en Estrie, le troisième parc éolien du Granit est présentement en consultation ciblée du BAPE jusqu’au 3 mai. S’il est accepté, il comporterait une vingtaine d’éoliennes à Frontenac et à Audet, qui se rattacheraient au poste de raccordement de Lac-Mégantic. Les deux premiers parcs existants sont situés à Saint-Robert-Bellarmin, totalisent 52 turbines et ont été inaugurés en 2012 et 2014 par Développement EDF Renouvelables inc.
Le projet de parc éolien dans la MRC de Coaticook a suscité la grogne ces derniers mois au sein de la population. Un rapport qui fait suite à trois rencontres d’information et à une consultation en ligne toutes tenues en 2024 démontre que « les gens ne font pas confiance au processus ». Les 10 à 40 éoliennes projetées par le promoteur, l’entreprise québécoise Innergex, seraient éparpillées dans six municipalités allant de Saint-Malo jusqu’à Dixville. Pour ce projet, « la distance minimale entre les bâtiments habités et les éoliennes sera de 800 m. »
Normand Graillon au moment de son retour en poste. Crédit : Ville de East Angus.
Normand Graillon a été nommé au poste de directeur général par intérim de la Ville de East Angus le 27 janvier. Il assurera la transition entre l’ancien directeur David Fournier et la prochaine personne embauchée.
« Il fallait l’élire assez vite parce qu’il fallait fonctionner », relate la mairesse Lyne Boulanger. Le processus s’est fait en à peine une semaine, après le licenciement de David Fournier le 20 janvier. Une réunion extraordinaire du conseil municipal a été tenue le 27 janvier.
Normand Graillon a pris sa retraite à la direction de la Ville en 2016. « Il se met à jour parce qu’il y a bien des choses qui se sont passées depuis neuf ans », poursuit la mairesse Boulanger. Dans les circonstances, East Angus ne pouvait tomber mieux, selon elle. « Il est citoyen de East Angus, donc il connait bien la ville. Puis il a été DG un bon 16 ans. »
Mme Boulanger dit vivre des semaines « très, très » occupées à l’hôtel de ville. « Une chose à la fois, on y va par priorité. » L’affichage pour le poste permanent de direction générale a été lancé la semaine dernière. « On espère avoir de bonnes candidatures pour remplacer M. Fournier, qui a fait un excellent travail », de dire la mairesse.
À la suite de l’annonce de sa fermeture le 25 juillet prochain, la BMO de Cookshire tenait une séance d’information le 4 février dernier. Nous sommes allés recueillir les réactions des clients de la succursale bancaire à ce moment.
D’emblée, plusieurs clients ont mentionné leurs longues années de fidélité avec l’établissement de Cookshire-Eaton. C’est le cas de Bruno Veilleux et de René Carrier qui sont respectivement clients depuis 53 et 60 ans. Malgré tout, aucun des clients rencontrés ne songeait à arrêter de faire affaires avec la BMO.
La majorité se fait lentement à l’idée de devoir faire la route vers Sherbrooke, là où leur compte sera transféré cet été. Plusieurs ont aussi déjà fait la transition vers les transactions en ligne. N’empêche que la nouvelle a surpris et déçu pas mal tout le monde.
Les plus anciens nous ont rappelé qu’il s’agit de la seconde fermeture d’une succursale BMO, après celle de Sawyerville au tournant du millénaire. Cela est sans compter les autres institutions qui ont fermé leurs points de service dans la région, ces dernières années, telles que la Caisse Desjardins et la CIBC.
De gauche à droite : Nathalie Bresse, Ascot Corner; Marc-Olivier Désilets, Scotstown; Johanne Delage, La Patrie; Denis Dion, Chartierville; Mariane Paré, Dudswell; Eugène Gagné, Weedon. Crédit : MRC du Haut-Saint-François
Seulement « 44 % des élu.e.s municipaux pensent solliciter un autre mandat aux prochaines élections municipales en 2025 ». C’est ce qui ressort d’un sondage de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) publié le printemps dernier. Qu’en est-il dans le Haut-Saint-François?
Les départs
Cinq des 14 municipalités de la MRC changeront assurément de maire aux élections municipales du 2 novembre prochain. Il s’agit d’East Angus, Ascot Corner, Dudswell, Lingwick et Scotstown.
À Dudswell, la mairesse Mariane Paré prendra sa retraite de la vie politique, après avoir également pris sa retraite professionnelle le 31 janvier dernier. Celle-ci a passé 26 années à la Fédération de l’UPA-Estrie, dont une partie comme conseillère à la vie syndicale pour les Producteurs de lait de l’Estrie.
À Scotstown, Marc-Olivier Désilets avait été élu par acclamation en 2021. Il succédait à Sylvie Dubé, qui avait pris le relais de la mairie pendant une année après le décès soudain d’Iain MacAulay en octobre 2020. En tant que directeur général de Façoteck et père de famille, M. Désilets dit manquer de temps.
Les indécis
Le poste de préfet de la MRC est soumis au suffrage universel. La réflexion de Robert G. Roy n’est pas encore complétée. « Je veux attendre encore un peu. J’ai pas peur de le dire. Un élu, c’est de l’ouvrage. Si quelqu’un vient là en pensant s’amuser, qu’il change de track. »
À Cookshire-Eaton, Mario Gendron est en réflexion. Même chose pour Denis Savage à Bury. « C’est mon premier mandat et j’ai aimé l’expérience », indique ce dernier, même s’il avoue que « la première année, tu pédales pas mal! »
La continuité
On devrait demeurer en terrain connu à Hampden, La Patrie, Newport, St-Isidore, Chartierville et Weedon.
« Il n’y avait plus de femmes si je m’en allais », s’exclame la mairesse de La Patrie, Johanne Delage. « Je trouve que là, ça va super bien. Il y a des choses vraiment, vraiment intéressantes qui s’en viennent. Je travaille très fort là-dessus. Je vais en faire un dernier [mandat], puis après ça, c’est fini. »
Il pourrait aussi s’agir du dernier mandat de Denis Dion à Chartierville. « Je suis rentré comme conseiller en 2012. […] Début 2016, j’ai été maire. » Après 14 années d’implication, « je pense que je vais avoir fait ma part! »
« C’est clair que je vais être sur la liste pour le prochain quatre ans », affirme le maire de Weedon, Eugène Gagné. « On se développe comme on s’est jamais développé. J’ai plein de projets qui sont en cours. C’est clair que je veux être là pour les réaliser. »
Seul le maire du Canton de Westbury, Gray Forster, n’a pas donné suite à nos questions.
Des producteurs agricoles votent lors de la réunion plénière du 100e Congrès de l’UPA, tenu les 3 et 4 décembre derniers. Crédit : Union des producteurs agricoles
Dans le cadre de son 100e congrès général annuel en décembre, l’Union des producteurs agricoles (UPA) a adopté majoritairement son plan de financement 2025-2029. Celui-ci prévoit une augmentation de 120 $ de la cotisation annuelle d’une entreprise agricole cette année.
La cotisation annuelle présentée ici est sous forme individuelle. La majorité des entreprises agricoles doivent payer une cotisation double. À droite, les contributions sont les pourcentages que remettent les producteurs membres de la mise en marché collective, telle que le lait, le porc et le sirop d’érable.
L’UPA-Estrie fut la seule fédération régionale à s’opposer à l’adoption du plan de financement lors du congrès provincial le 4 décembre dernier. Ce refus local pourrait s’expliquer par un taux de petites fermes plus élevé qu’ailleurs.
« Quand tu vas en Montérégie, des grandes cultures de milliers d’acres, plus ou moins 60 $, ça fait pas de différence. Mais quand ton chiffre d’affaires est de 6000 $ puis que tu es reconnu producteur agricole ou qu’il est à 26 000 $, que tu es deux actionnaires puis que ça te coute deux cotisations, bien c’est plus 60 $ ou plus 120 $ », poursuit M. Lapointe.
André Roy, président du Syndicat des producteurs forestiers du sud du Québec, prend la parole lors du 100e Congrès de l’UPA. Crédit : Union des producteurs agricoles
Un point qui a facilité l’adoption du plan de financement à l’échelle de la province est la promesse « d’instaurer, dès 2027, un nouveau régime de cotisation visant une plus grande équité selon la taille des entreprises », indique la résolution présentée en plénière.
La confédération de l’UPA travaille « à mettre en place le système de cotisation en fonction du chiffre d’affaires des entreprises, ce qui rendrait la cotisation plus équitable pour l’ensemble des fermes », indique Michel Brien, président de l’UPA-Estrie.
Ce nouveau système était supposé entrer en vigueur en même temps que le plan de financement 2025-2029, « mais l’Union a pas eu le temps de mettre ça en place », poursuit M. Brien. « C’est pour ça que la région a voté contre le plan de financement. »
Les consultations pour mettre en place le nouveau régime de cotisation de 2027 ont débuté ce mois-ci. Selon le recensement 2021 de l’UPA, 27 % des entreprises agricoles ont des revenus bruts de moins de 50 000 $. En 2024, le total du financement syndical en provenance des membres s’élève à 27 071 110 $, en additionnant les cotisations et les contributions.