Jean-Marc Brais

Jean-Marc Brais

Jean-Marc a été journaliste pour le Haut-Saint-François de 2017 à 2019 et de 2024 à 2025.

Centre Agricole Expert ouvrira en mars sur la 108

Frédérick Ward et son fils Edouard étaient à l’Expo Cookshire le 15 août dernier en compagnie de leurs tracteurs verts Deutz-Fahr. Photo : Jean-Marc Brais

Les travaux de construction du futur Centre Agricole Expert sont entamés depuis le début du mois d’août sur la route 108, près de l’intersection de la 257, à Gould. L’inauguration des nouveaux locaux devrait se faire en mars 2026 dans un espace trois fois plus grand que l’actuel garage situé quelques kilomètres à l’ouest sur le chemin North Hill.

« Il n’y a pas une semaine où il y a pas quelqu’un qui dit : ‘On savait même pas qu’il y avait un garage de tracteurs!’ », relate Frédérick Ward, copropriétaire et président du Centre Agricole Expert. « On savait qu’il fallait faire le move. C’est juste que ça a pris du temps. »

Ça aura pris sept ans entre le moment où les pancartes annonçant le futur centre agricole furent installées et le début des travaux. Pour expliquer ce délai, M. Ward indique qu’il y a tout d’abord eu la COVID. Les montants des soumissions initiales ont grandement fluctué. « Tous les prix avaient explosé », se remémore-t-il. Ensuite, il y a eu le changement de vocation du lot. Le terrain aux abords de la route 108 étant zonés blanc, « on n’avait pas le droit d’avoir de vente de véhicules à moteur. Il a fallu faire changer le zonage. C’est pour ça que ç’a été long. »

Ces obstacles étant maintenant chose du passé, la construction avance à bon pas. La fin des travaux est prévue d’ici la fin de l’année, avec un transfert de l’entreprise durant les premiers mois de l’année 2026. Ce moment concordera avec le 20e anniversaire de fondation du Centre Agricole Expert.

Un marché inexploité

En 2006, « il y avait un manque de mécaniciens mobiles sur le chemin », se remémore Frédérick Ward. Les concessionnaires de tracteurs envoyaient leurs représentants avec le strict minimum d’outils sur la route. Si la machinerie avait un bris majeur, on la remorquait jusqu’au garage. C’est un inconvénient auquel a voulu remédier M. Ward. « Quand je suis parti à mon compte, j’avais une remorque en arrière du camion, puis j’avais tout : presse, soudeuse… Je faisais des grosses jobs sur le chemin. »

C’est en 2009 que Frédérick a débuté la vente de tracteurs neufs de marque Deutz-Fahr. N’empêche que « notre force, c’est la vente de pièces de toutes marques puis les réparations de toutes marques. Ça, tu verras jamais ça dans un concessionnaire agricole. Ils vont se concentrer sur leur propre marque. Ici dans la région, c’est un gros manque », fait remarquer M. Ward.

Vingt ans plus tard, il continue d’être près de sa clientèle. « La majorité du temps, c’est moi qui fais les calls de service sur le chemin. » Frédérick Ward est fier d’avoir bâti une entreprise familiale au sein de laquelle sa conjointe Nadia Vigneault et leurs deux fils s’impliquent. Le plus vieux, Edouard, vient d’ailleurs d’acquérir des parts. « Dans l’agriculture, je trouve que c’est plus important d’avoir le contact » de personne à personne, indique le père de famille.

Pour le Canton de Lingwick, il indique qu’il s’agit d’un « beau projet ». « Ça va amener des emplois de plus. En superficie, on triple par rapport au garage qu’on a présentement. »

Les brèves du 11 août

2 étudiantes, 5 prix 

Source : Mara Turcotte 

Elles résident toutes deux à Cookshire-Eaton et viennent de compléter leur programme en Sciences de la nature au Collège Champlain, à Lennoxville. Lors de la cérémonie de remise des diplômes de l’établissement en juin dernier, Mara Turcotte (à gauche) et Léa Bouchard (à droite) se sont mérité des honneurs supplémentaires. Mara a remporté le Annie Turcotte Memorial Award, le Beger Cuddihy et l’Excellence Academic Award. Léa a, de son côté, reçu le prix de Personnalité engagée du programme Forces Avenir ainsi que la Médaille de la lieutenante-gouverneure.  


Fermeture de Graphic Packaging en 2026 

Photo par Nicolas Lareau en 2024

L’usine Graphic Packaging d’East Angus « prévoit fermer ses installations […] et le moment le plus probable sera en 2026 », confirme l’entreprise par courriel. Il s’agit d’une fermeture qui avait déjà été annoncée au début 2023, lorsque des dirigeants de l’entreprise avaient visité les installations d’East Angus. Une usine en cours de construction au Texas viendrait remplacer la production de quatre plus anciennes, dont celle d’East Angus. Graphic Packaging International possède 69 usines en Amérique du Nord, dont 3 au Canada. Sur le lot, cinq usines se spécialisent en carton plat, comme c’est le cas à East Angus.


Acti-Sol acquiert les Engrains McInnes à Stanstead 

L’entreprise Acti-Sol a annoncé avoir acquis les Engrais Naturels McInnes, fondés en 1989. La production demeurera temporairement à Stanstead avant d’être rapatriée aux installations d’Acti-Sol à Bedford d’ici 2027. La marque Les Engrais naturels McInnes sera maintenue. Acti-Sol fait elle-même partie du groupe Inovo, situé à Notre-Dame-du-Bon-Conseil. Sur la photo, on aperçoit le directeur général d’Acti-Sol, Paul Pomerleau, et sa présidente, Claudia Désilets. 


Fermeture de la BMO Cookshire 

Photos prises les 25 juillet et 4 août par Jean-Marc Brais

C’est le 25 juillet dernier que fermait la succursale BMO de Cookshire-Eaton. L’entreprise avait annoncé vouloir mettre fin à ses activités dans le Haut-Saint-François en début d’année et transférer ses clients vers la succursale de la rue King Est, à Sherbrooke. Depuis l’annonce, BMO Groupe financier n’a pas donné suite à nos demandes courriel et téléphonique concernant l’avenir de l’immeuble de la rue Principale Est, à Cookshire.

Le Général Chanot succédera à la Ruée vers Gould

Karine Turcot et Alain Bastien, les propriétaires de l’ancien magasin général de Gould depuis maintenant un an. (Photo : Jean-Marc Brais)

Les automobilistes de la route 108 près de l’intersection 257 auront remarqué des changements à l’ancien magasin général qui a abrité La Ruée vers Gould ces 30 dernières années. Depuis maintenant un an, Karine Turcot et son conjoint Alain Bastien sont propriétaires de l’immeuble historique et projettent d’en faire un café-bistro d’inspiration victorienne, Le Général Chanot. 

Elle est artiste visuelle, lui, musicien. Ensemble, ils souhaitent transformer l’immeuble érigé en 1850 par James Ross et Marianne Browne « en un espace vivant, culturel et rassembleur ». « Nous comptons, pour débuter, servir viennoiseries, gâteaux, cafés et repas légers. Par la suite : gelato, bières, vins. » À terme, une épicerie fine de même qu’une salle de spectacles intimiste seront inaugurés.  

Vocation initiale 

« On aurait pu acheter ce bâtiment-là et le tourner en habitations, comme on le voit un peu partout. […] Ça aurait été plus simple pour nous de faire ça, honnêtement. Mais on a décidé de maintenir le côté service à la population », indique Karine Turcot, en faisant référence à la vocation première de magasin général des lieux. L’immeuble fête d’ailleurs ses 175 ans d’existence en 2025. 

Étant donné son âge avancé, l’ancien magasin général de Gould a besoin d’une nouvelle toiture. L’aménagement d’une salle frigorifiée pour l’été et d’une fournaise au bois pour l’hiver figurent également dans les plans. « Le monde aujourd’hui a de plus en plus besoin de beauté, de connaissances, de curiosité, d’ouverture et d’émerveillement. Je crois que ce bâtiment-là s’y prête totalement », confie Mme Turcot. 

Date à déterminer 

Et pourquoi le nom de Général Chanot? «  »Général » vient du fait que le bâtiment était à l’origine un magasin général. « Chanot » est le nom d’une famille de luthiers qui a vécu en France et en Angleterre pendant l’époque victorienne (l’époque où le bâtiment a été construit) », précise Karine Turcot. 

Le Général Chanot en est à terminer sa campagne de sociofinancement sur la plateforme La Ruche ce dimanche 10 août. Pour le moment, aucune date d’ouverture officielle n’a encore été annoncée.

Une transaction record pour le Domaine du lac Moffatt à Lingwick

Photo : Domaine du lac Moffatt

L’offre d’achat du Domaine du lac Moffatt dans le Canton de Lingwick a été acceptée à la fin juillet. Le site constitue « la plus grande propriété résidentielle unifamiliale jamais vendue au Québec », selon sa courtière immobilière Isabelle Perreault. Le promoteur du projet, Dany Morency, effectue des visites de terrains jusqu’à la mi-septembre. Un nombre de 189 d’entre eux ont déjà été réservés sur un total de 427. 

M. Morency se donne un horizon de cinq ans pour mener à bien les trois phases prévues du Domaine du lac Moffatt. Celui-ci a d’ailleurs mis en ligne ces dernières semaines le site Internet du projet, un groupe Facebook ainsi que des capsules vidéo expliquant les règlements de la future communauté. Il entrevoit un modèle de copropriété pour les résidents du Domaine. Ceux-ci pourront s’impliquer au sein d’un comité de gestion, qui régira les infrastructures communes. 

Enfin un accès au lac

Les installations du Domaine du lac Moffatt prévoient une clinique médicale, une garderie et une fermette. Des sentiers, une patinoire, trois parcs et des embarcations nautiques non-motorisées seront mises à la disposition des résidents du site. Certaines seront même accessibles à la population du Canton de Lingwick.  

C’était là une des inquiétudes qui émanait de la séance d’information du 28 mai dernier autour du projet : qu’en serait-il pour les citoyens de Lingwick? « Depuis la colonisation, cet endroit prisé des lords anglais n’a quasiment plus été accessible à la majorité des citoyens du canton », se désole Monique Théôret, dans la plus récente édition du journal Le Reflet.  

Une soixantaine de personnes avaient assisté à la séance d’information du 28 mai. Le maire Marcel Langlois avait alors bien fait comprendre que la municipalité ne voyait pas ce projet comme une menace, mais comme une opportunité. Le Domaine du lac Moffatt pourrait être « salvateur pour notre village, surtout considérant la malheureuse tendance observée au Québec et ailleurs : l’exode des villages », indique Danielle Leclerc. 

Le logo fait un rappel du manoir bicentenaire de 15 chambres qui est encore, pour le moment, la seule habitation du Domaine. 

Doubler la population

Avec une moyenne de 2,5 personnes par lot, le promoteur Dany Morency prévoit une population de 1000 personnes vivant au Domaine. Sur les 1350 acres du site, le tiers sera préservé sous forme de parc naturel et 80 % du couvert végétal sera conservé sur les terrains résidentiels. Sur les 427 lots disponibles, 203 sont destinés à des résidences, 83 à des jumelés et 141 à de la location à court terme de type Airbnb.  

Le Domaine du lac Moffatt était affiché le printemps dernier sous le nom du Domaine d’Ardintoul sur le site de Centris pour 15 M$. L’évaluation foncière 2025-2027 de la MRC évalue le site à 8 M$. La transaction qui a eu lieu en juillet « s’inscrit parmi les quatre transactions résidentielles les plus chères jamais enregistrées dans la province », indique la courtière Isabelle Perreault. « Il s’agit également de la transaction la plus importante de l’année en cours, ainsi que d’un record absolu pour la région de l’Estrie. » 

N0rth enregistre son sixième album au Town Hall de Gould

N0rth présente TownHall Session, un mini album de cinq pièces naviguant entre folk-blues intimiste et moments plus rock. L’opus a réuni dix musiciens estriens et québécois lors de résidences de création dans le Town Hall de Gould, dans le Canton de Lingwick.

Nouvellement installée à Bury, N0rth (Chloé Fortier de son vrai nom) s’est rapidement impliquée au Centre communautaire du Manège militaire et s’est laissé inspirer par sa région d’adoption. « Je chante du blues pour parler des histoires de ma région ou sortir mes émotions et les transformer en chanson. La nature est ma muse, la forêt, mon église », confie-t-elle.

Les compositions de l’album proviennent de la passion de l’artiste pour l’autoharpe et le banjo. Comme il s’agit d’une oeuvre collective, on retrouve aussi des notes de harpe celtique, de tuba et de clarinette. Sur la pièce Been There Done That, on entend le groupe Chiendent, qui compte parmi ses membres le Lingwickois Jonatan Audet. Celui-ci s’est aussi impliqué dans la production de l’album.

TownHall Session a été lancé devant public le 13 juin dernier lors du septième Cabaret de Bury au centre communautaire de la municipalité. L’album est disponible sur les plateformes numériques Bandcamp, Spotify, Apple Music et Amazon Music.

Meunerie Sawyerville poursuit ses activités, malgré l’incendie

Source : Facebook/Karen Sheldon

Moins de 48 heures après l’incendie qui a ravagé ses installations de Cookshire-Eaton, la Meunerie Sawyerville honore ses engagements auprès des clients et conserve tous ses employés. « Comme c’est là, tout fonctionne », indique le vice-président de l’entreprise, Charles Bolduc, lorsque joint par téléphone.

« Là, je viens de finir de tout replacer mon volume actuel dans différentes meuneries pour que personne manque de rien puis être capable de continuer la livraison chez tout le monde », explique celui qui assure la relève de son père Yves Bolduc.

Les 25 employés de la meunerie sont à pied d’oeuvre. « J’ai réussi à placer tout le monde pour ne pas qu’il y ait de mise à pied. On a tout remis le système informatique le jour même en marche pour être capable de faire notre comptabilité. Le système de commandes est tout revenu en-dedans de 24 heures », poursuit M. Bolduc.

L’incendie

Le 30 juillet vers 16 h 15, un incendie s’est déclaré dans l’entretoit des installations de la rue de la Meunerie. L’origine demeure indéterminée, bien que les hypothèses favorisent un problème d’origine électrique ou la foudre s’étant produite quelques minutes auparavant ce jour-là.

Une quinzaine d’employés étaient sur place lorsque le brasier s’est rapidement propagé à la structure. Aucun n’a été blessé. Rapidement, des pompiers de Cookshire-Eaton, East Angus, Bury et Saint-Isidore-de-Clifton se sont relayés pour contrôler le brasier qui menaçait les demeures avoisinantes, qui n’auront au final pas subi de dommages.

La veille, le 29 juillet, la Ville de Cookshire-Eaton venait d’émettre un avis de réduction de la consommation d’eau, à cause du peu de précipitations reçu les jours précédents. Cela a compliqué la tâche des pompiers, qui ont eu recours à des bassins, ou réservoirs, d’eau.

140 ans d’histoire

Le bâtiment de la Meunerie Sawyerville est perte totale. C’est en 1988 que l’entreprise familiale avait emménagé dans ses installations au coeur du village de Cookshire. Elle avait alors repris le site de la meunerie Chapdelaine Donat.

Comme son nom l’indique, la Meunerie Sawyerville était auparavant située dans le village du même nom. Comble de l’ironie, l’entreprise avait échappé à un premier incendie lorsque ses installations de Sawyerville s’étaient envolées en fumée, quelques mois après son déménagement à Cookshire.

La Meunerie Sawyerville fabrique de la moulée et des suppléments pour animaux depuis 1971. « On était proche de notre clientèle puis elle est bien compréhensive. Pour l’instant, ça fonctionne bien. On est chanceux d’avoir une bonne clientèle comme ça », conclut Charles Bolduc.

Cookshire-Eaton, « le royaume de la gravelle »

Chemin Jordan Hill, à Johnville. Crédit : Jean-Marc Brais

Le mois dernier, Carrière FB ouvrait ses portes dans le secteur Sawyerville, portant à onze le nombre de gravières établies à Cookshire-Eaton. Avec ces entreprises vient un important volume de camions. Bruit, vitesse, poussière, enjeux de sécurité, baisse de valeur des maisons… Ce sont là les principaux désagréments vécus depuis des années par les résidents du secteur de Johnville et depuis peu par ceux de Sawyerville. 

10 gravières-sablières à Johnville 

« Les activités qui ont présentement lieu dans la carrière du secteur Sawyerville ont un impact sur le voisinage et incommode plusieurs citoyens », reconnait la Ville de Cookshire-Eaton dans un mémo. À Johnville, deux radars s’apprêtent à être installés afin de recenser la vitesse de ces véhicules.  

« On a des plaintes vraiment dans ce coin-là au niveau de la vitesse. Ç’a pas de bon sens », admettait le maire Mario Gendron, lors de la séance du conseil municipal de juillet. Celui-ci espère, avec les données recueillies par ces radars, avoir des preuves solides à présenter à la Sûreté du Québec afin que celle-ci intervienne encore plus dans le secteur.  

1 carrière à Sawyerville 

Johnville peut voir passer jusqu’à 250 camions par jour. Une voie de contournement a été proposée à plusieurs reprises par la Ville au ministère des Transports. Celle-ci passerait par le chemin Orr, plutôt que par le coeur du village. La même chose est envisagée pour la Carrière FB sur le chemin Bédard. Quelques possibilités sont étudiées, dont un accès via la ferme Marc Bolduc, qui relie la route 253 sans un détour par le coeur de Sawyerville.  

La séance d’information prévue autour de ce projet a été reportée à quelques heures d’avis le 7 juillet dernier, puisque la Ville « n’a pu obtenir l’ensemble de l’information nécessaire afin d’informer adéquatement la population ». La rencontre faisait suite au mécontentement des résidents qui disent ne pas avoir été mis au courant des débuts d’activité de Carrière FB. « On va tenter de faire mieux que ce qu’on a fait jusqu’à date, de communiquer davantage », a assuré M. Gendron.  

Stop ou encore 

En réponse à une interrogation citoyenne lors de la séance du conseil, la greffière de Cookshire-Eaton, Françoise Ruel, a précisé que « le moratoire, c’était pas possible pour les gravières. C’est une procédure de modification complète du zonage dans l’ensemble du territoire qu’il faut faire. On est là-dessus. C’est sur la table d’urbanisme. » 

Aux yeux du conseiller Marcel Charpentier, la limite a été atteinte. « Je reste à Sawyerville. Ça ne me tentait pas de me taper 10 000 camions non plus. Le royaume de la gravelle, je pense qu’il y a d’autres places que Cookshire pour avoir de la gravelle. » 

L’Estrie glisse à la 3e place des régions productrices de bois

Chemin Maguire, Cookshire-Eaton

L’Estrie a mis en marché 763 000 m3 de bois dans la dernière année, ce qui est en deçà de la moyenne historique de 837 000 m3 des années 2016-2023 et du sommet de 893 000 m3 atteint en 2020. C’est l’un des constats qui ressort de l’assemblée générale annuelle de l’Agence de mise en valeur de la forêt privée de l’Estrie (AMFE) tenu le mois dernier.  

Habituée d’être à la deuxième place provinciale en termes de volume de récolte, l’Estrie et ses 763 000 m3 de bois se retrouvent cette année à la troisième place derrière le Bas-Saint-Laurent (1,4 M m3) et Chaudière (841 000 m3). 

« Mais quand on fait un estimé de la récolte toutes sources confondues [le bois d’œuvre réglementé, le bois à part de Domtar, le bois de sciage, le bois de chauffage et le bois à vocation domestique], on atteint le 1 M m3 », tient à préciser le président de l’AMFE, Jean-Paul Gendron.  

« On est les troisièmes parmi les 17 agences au Québec. Est-ce qu’il faut subir préjudice ou être gêné de ça? Pantoute! On a eu une intensification des travaux d’aménagement [travaux préparatoires à la récolte] », poursuit M. Gendron. 

Ces travaux sont effectués par les ingénieurs et les techniciens forestiers. Ceux-ci ont obtenu une note de 97 % dans le cadre de la vérification opérationnelle de leurs interventions qui ont été au nombre de 1400 entre novembre 2023 et octobre 2024. Cette bonne performance faite dire à M. Gendron que « les conseillers rattachés à l’AMFE sont à leur affaire! » 

Comme nous le rapportions dans notre édition du 24 avril, il s’agissait de la dernière assemblée générale de Jean-Paul Gendron à titre de président de l’AMFE, lui qui prend sa retraite après être entré en poste le 4 novembre 2011.  

L’écocentre de Cookshire-Eaton ouvre ses portes

De gauche à droite : Charles Gauthier, directeur des Travaux publics; Mario Gendron, maire de Cookshire-Eaton; Anick Fredette, technicienne en développement durable; et René Lavigne, directeur du Bureau de projets.

La Ville de Cookshire-Eaton a inauguré son écocentre municipal hier le 9 juillet, avant de recevoir les premières matières résiduelles et recyclables de la part des citoyens ce samedi 12. L’emplacement du site au 427 chemin Smith, dans le secteur Birchton, se voulait central pour un « accès rapide et simple ». 

« Au-delà de la création d’un site physique, notre objectif fondamental est clair : réduire la quantité de matières envoyées à l’enfouissement », indique Anick Fredette, technicienne en développement durable à Cookshire-Eaton. « Depuis 2019, ce sont 1500 tonnes de matières qui ont été détournées de l’enfouissement » grâce aux diverses initiatives entreprise par la Ville, poursuit Mme Fredette.  

L’écocentre accepte depuis la semaine dernière les résidus de construction, les appareils électroniques, les résidus domestiques dangereux (RDD) et plusieurs autres articles recyclables ou réutilisables. La liste complète des matières acceptée est disponible ici.  

Travail concerté sur le long terme 

« Ce projet, nous le portons depuis plusieurs années », confie le maire de Cookshire-Eaton, Mario Gendron. « C’est aussi un symbole de notre volonté de décentraliser les services pour qu’ils soient proches des milieux de vie, adaptés aux réalités rurales. » 

« C’est l’ajout d’un service essentiel attendu depuis longtemps par nos citoyens », d’enchérir René Lavigne, directeur du Bureau de projets. « Ce projet est le fruit d’un travail interservices remarquable, que ce soit le bureau de projets, les travaux publics… » Aucune aide externe n’a été nécessaire. « Ça a tout été réalisé en régie par nos équipes, incluant le pavage. » 

L’écocentre de Cookshire-Eaton est destiné aux résidents de la Ville, mais l’administration aimerait développer des ententes avec les municipalités avoisinantes. Il est ouvert les samedis de 8 h à midi jusqu’au 25 octobre.

Le BMR de Weedon déménagera sur la 112

Image modélisée des futures installations fournie par VIVACO groupe coopératif

VIVACO groupe coopératif annonce la construction d’un nouveau magasin BMR, adjacent à la station-service Sonic sur la route 112 à Weedon. Le projet, qui sera réalisé au cours de la prochaine année, regroupera sous un même toit un DEQ (Dépanneur-Essence-Quincaillerie).

La municipalité de Weedon a confirmé la vente d’une partie du terrain voisin à la succursale Sonic, actuellement occupé par le complexe municipal des Travaux publics et du Service des incendies, afin de permettre la réalisation de ce projet de plus de 2 millions de dollars.

VIVACO détient à la fois la station-service actuelle de la route 112 et le centre de rénovation BMR sur la 7e Avenue. Ce dernier étant désuet, un nouveau bâtiment était devenu nécessaire. Le site de la 7e Avenue sera mis en vente après l’ouverture du nouveau DEQ quelque part en 2026.

La bâtisse de la route 112 subira un agrandissement de 3 000 pi2 pour faire place à la quincaillerie. Une réfection majeure de la façade sera effectuée. Une refonte complète du système pétrolier est prévue avec l’ajout de pompes supplémentaires et d’un nouveau réservoir souterrain. Un nouveau stationnement pour la clientèle, ainsi qu’une cour pour les matériaux et produits agricoles seront également mis en place.

En prévision de ces travaux, la municipalité de Weedon avait procédé ce printemps au déménagement du cénotaphe des anciens combattants situé à côté de la station-service. Le monument est maintenant accessible au centre communautaire Thérèse Denis Lavertu.

De Vito et Cobalt aux Concerts Apéro

Malgré le temps incertain, le quatuor Flûte alors! a attiré une soixantaine de mélomanes le dimanche 29 juin au Parc des Braves. Crédit : Facebook/Espace culturel Cookshire-Eaton 

Les Concerts Apéro de l’Espace culturel Cookshire-Eaton ont entamé leur saison estivale de trois rendez-vous musicaux. Le premier, tenu le 29 juin, a réuni une soixantaine de personnes. Ceux de juillet et d’août continueront d’allier musique et plein air au Parc des Braves de Cookshire.  

« Depuis près de dix ans, les Concerts Apéro permettent une rencontre entre les musiciens et le public hors des salles traditionnelles », explique Myriam Genest-Denis, directrice artistique de l’Espace Culturel Cookshire-Eaton. « Et ce qui est touchant, c’est que le public répond présent, toujours un peu plus nombreux chaque année. » 

Le dimanche 27 juillet, le quintette de cuivres De Vito entraînera le public dans un répertoire classique et contemporain. Le dimanche 17 août, ce sera au tour du quatuor à cordes Cobalt de présenter son premier album Reflets du temps. La prestation du quatuor Flûte alors! le 29 juin a permis d’entendre des arrangements jazz et de bossa nova.  

Les Concerts Apéro sont des rendez-vous musicaux familiaux. Après les représentations, le public est invité à visiter les expositions d’art visuel en cours au Victoria Hall, situé juste à côté du Parc.  

Les capsules Nespresso maintenant recyclables dans le Haut

Crédit : Nestlé Nespresso SA

La MRC du Haut-Saint-François fait partie des territoires recyclant les capsules de café Nespresso depuis le mois de juin. C’est à ce moment que le programme de recyclage a été déployé dans toutes les municipalités du Québec, la province devenant la deuxième à l’échelle du pays à accepter le sac vert de Nespresso.  

« Cette solution de récupération et de recyclage [est le] fruit d’une entente entre Éco Entreprises Québec et Nespresso », explique la présidente-directrice générale d’Éco Entreprises Québec, Maryse Vermette. Les capsules, conçues en aluminium, sont entièrement recyclées, favorisant ainsi la revalorisation du matériau. Le marc de café est quant à lui utilisé dans le processus de biométhanisation.  

Les consommateurs de Nespresso n’ont qu’à déposer le sac vert de l’entreprise dans leur bac de recyclage à la maison. Ces sacs verts sont offerts gratuitement par Nespresso avec chaque commande ainsi qu’en boutique.  

« C’est […] au Québec que le programme du sac vert a été lancé pour la toute première fois en 2016. Nous sommes fiers de l’engouement qu’a connu ce programme […] et de pouvoir [le] rendre accessible […] à l’échelle provinciale », a déclaré Carlos Oyanguren, président de Nespresso Canada. 

Le CIARC devient le CIAgricole avec une filière acéricole

Le CIAgricole compte sur son site de la rue Morgan, à Coaticook, une grange patrimoniale construite en 1912. Crédit : Facebook/CIARCoaticook

Le Centre d’initiatives en agriculture de la région de Coaticook (CIARC) devient le Centre d’innovation agricole (CIAgricole). Le changement d’appellation a été entériné lors d’une assemblée générale extraordinaire le 26 juin dernier. Les membres se sont alors exprimés sur l’évolution identitaire de l’organisation, son nouveau nom, ses nouveaux règlements et son nouveau statut. 

Le CIAgricole souhaite être l’organisme de référence en transfert technologique et de connaissances pour les acteurs agricoles actuels et futurs. « Nous continuerons à être présents pour affirmer notre leadership agricole, et ce, non seulement pour la région de Coaticook, mais désormais à l’échelle estrienne », affirme Jean-Pierre Charuest, agronome retraité et président.  

Le CIAgricole annonçait au début du mois de juin se lancer dans le développement de la filière acéricole. L’idée est de faire de l’Estrie une cheffe de file en transformation des produits de l’érable, avec « le soutien des MRC estriennes, particulièrement celle du Granit », indique-t-on par voie de communiqué.  

Transport HSF - Autobus

Le transport collectif en péril dans le Haut

Transport de personnes HSF s’unit à la MRC du Haut-Saint-François pour interpeller le gouvernement face aux « délais administratifs interminables » qui mettent en péril les transports adapté et collectif. Additionnés à la flotte vieillissante des véhicules qui tombent souvent en panne, ces délais compromettent la continuité du service au point où « la situation est critique », selon l’organisme de transport et la MRC. 

Financement bloqué 

Transport HSF a déposé un projet qui prévoit l’achat de trois minibus au gaz propane. Malgré la réception d’une lettre d’entente de principe en octobre 2024, le projet est paralysé. On attend « l’attribution d’une subvention accordée par le fédéral et qui doit être traitée au provincial », déplore par courriel la directrice générale de Transport HSF, Isabelle Labrecque.  

« Nous avons besoin de ces véhicules maintenant, pas dans six mois », indique de son côté le préfet de la MRC, Robert G. Roy, qui est aussi administrateur de Transport HSF.  

Véhicules au bout du rouleau 

Le temps presse pour l’organisme qui ne fonctionne qu’avec quatre véhicules qui lui appartiennent, alors que trois autobus sont sous contrat. Le cout de location de ces véhicules monte à plusieurs milliers de dollars par mois.  

Pendant ce temps, Transport HSF fait face à des bris mécaniques constants : remplacement complet de moteur et de transmission, accident qui rend un véhicule hors service pendant deux mois… Tout ça alors que les autobus commandés restent en attente. « Nous avons […] suivi toutes les étapes. Ce sont maintenant les usagers qui paient le prix de cette lenteur », souligne Isabelle Labrecque, qui est entrée en poste au mois d’avril.  

Transport HSF et la MRC demandent au ministère des Transports et de la Mobilité durable que leur projet soit considéré comme prioritaire.  

Bilan des députés Jacques et Dandurand

De gauche à droite : François Jacques, député de Mégantic; Mark Carney, premier ministre du Canada; et Marianne Dandurand, députée de Compton–Stanstead. Crédit : Martin Houde et Équipe Marianne Dandurand

Les deux députés provincial et fédéral du Haut-Saint-François ont profité de la fin de leur session parlementaire respective pour dresser leur bilan des derniers mois.  

François Jacques, député provincial de Mégantic 

François Jacques se dit « très fier des investissements, des projets et des résultats que nous pouvons observer sur le terrain ».  

Le volet Commerces de proximité du Fonds régions et ruralité a permis d’octroyer un peu plus de 665 000 $ à cinq commerces de la circonscription. Une somme de 150 000 $ a été allouée à la Coop de solidarité de Saint-Isidore-de-Clifton pour l’installation de nouveaux réservoirs d’essence, inaugurés le 20 mai dernier. À Weedon, 150 000 $ seront investis pour la consolidation du Centre de rénovation BMR, de la station-service et du dépanneur Sonic en un même endroit sur la route 112. 

En éducation, l’agrandissement de l’École du Parchemin côté Collège, à East Angus, a bénéficié d’une contribution d’un peu plus de 8 M $. Sa réalisation vient répondre à une croissance importante de la population dans ce secteur.  

« Le sentiment de pouvoir faire une différence dans la communauté me motive à être votre député depuis plus de six ans. Encore une fois, nous pouvons être fiers des nombreuses réalisations aux quatre coins de la circonscription. » 

Marianne Dandurand, députée fédérale de Compton–Stanstead  

Il s’agit du premier bilan de session de Marianne Dandurand à la suite de son élection le 28 avril dernier. Dès son arrivée à la Chambre des communes, elle a été nommée membre du Comité permanent de l’agriculture et de l’agroalimentaire. Elle a également été choisie par ses pairs pour présider le Caucus rural du Parti libéral du Canada, où elle sera la porte-parole des régions au cœur des décisions gouvernementales. 

« Je veux être une voix forte pour Compton–Stanstead à Ottawa. Même si mon arrivée à la Chambre des communes est récente en tant que députée, j’ai déjà commencé à faire avancer les priorités de la région, et je suis heureuse de revenir passer l’été à la maison pour aller encore plus loin. » 

Noces de jasmin et duo de centenaires à Weedon

De gauche à droite : Juliette Groleau, 103 ans; Eugène Gagné, maire de Weedon; Monique Boucher, 101 ans; Marcel Léger et Patricia Nadeau.

Les résidents du CHSLD de Weedon étaient réunis pour une occasion spéciale le 27 juin dernier. On célébrait conjointement les anniversaires de deux centenaires ainsi que la 66e année de mariage d’un couple. 

Juliette Groleau est née le 7 juin 1922 tandis que Monique Boucher est née le 7 juillet 1924. Elles ont respectivement 103 et 101 ans. Comme elles s’adonnent encore régulièrement à la lecture, elles ont lu à haute voix la lettre qui leur avait été acheminée par le roi Charles III pour souligner leur anniversaire.  

De leur côté, Patricia Nadeau et Marcel Léger célébreront leurs noces de jasmin le 5 septembre prochain. Ils ont uni leur destinée à East Angus en 1959. Ils ont reçu des cadeaux de la part du député provincial de Mégantic, François Jacques, ainsi que du maire de Weedon, Eugène Gagné. 

Les brèves du 29 juin

Ouverture de La Vache à Godin 

La crèmerie La Vache à Godin a débuté ses activités au 92, rue Angus Nord, à East Angus. L’entreprise se dit toujours en période de rodage. Sur la photo, on aperçoit le propriétaire, Maxime Synnott Packwood, en compagnie de deux employées.  


Fête de la pêche : ça mordait! 

La Fête de la pêche annuelle a été célébrée dans plusieurs municipalités le 7 juin dernier, incluant Cookshire-Eaton, Dudswell, Scotstown et Weedon. À Scotstown, les adeptes sont sortis en grand nombre malgré la pluie. Et ça mordait! Rosanne Patry-Saint-Laurent (notre photo) venait de sortir sa truite mouchetée lors de notre arrivée sur place. La grand-mère de Rosanne, Élizabeth Gauthier, attendait son tour en haut du barrage de la rivière au Saumon à Scotstown. 


Des jeunes se mettent à l’entrepreneuriat 

La Coop d’initiation à l’entrepreneuriat collectif (CIEC) du Haut-Saint-François a lancé ses activités pour la saison 2025 jeudi dernier au IGA Cookshire. Il s’agit d’un projet destiné aux jeunes de 13 à 17 ans visant à leur faire développer des compétences en gestion, communication et travail d’équipe. Sur notre photo, on voit les participantes vendre hot-dogs, breuvages et croustilles à l’extérieur du IGA. Le reste de l’été, la CIEC offrira des services tels que la tonte de pelouse, la peinture, le lavage de vitres et le jardinage. Pour bénéficier de ces services, contactez l’organisme qui pilote le projet, le CJE.


Engouement pour les voitures antiques à La Patrie 

La première édition de l’exposition de voitures antiques de RPL, à La Patrie, a réuni 50 voitures et 300 personnes le 8 juin dernier. D’ici la seconde édition prévue en 2026, RPL organise un défilé de voitures antiques dans les rues de la municipalité le dimanche 31 août prochain. Le convoi partira à 14 h du garage de RPL, sur la rue Principale Sud, pour se rendre jusqu’à l’Abri-bois.  


La FADOQ East Angus remercie ses bénévoles 

Le club FADOQ East Angus a tenu un méchoui festif le 16 juin dernier au Centre culturel de East Angus. Celui-ci était offert gratuitement en l’honneur de la quarantaine de membres bénévoles qui soutiennent le club. « C’est eux qui ont fait que le club va bien », explique son président, Michel Guillette. La cellule locale se fait un devoir d’offrir des activités à cout nul ou faible visant la santé physique et morale. « C’est important pour les êtres humains. Un moment donné dans notre vieillesse, on a besoin de cette sécurité-là, de l’entregent », conclut M. Guillette.  

Une saison estivale prometteuse, selon Tourisme HSF

La shed panoramique en cours d’élaboration à Chartierville. Crédit : Facebook/Circuit des sheds panoramiques

Tourisme Haut-Saint-François a lancé sa saison estivale le 18 juin dernier au Centre culturel Doris-Lussier de Weedon. À l’occasion de ce lancement, l’édition 2025 du Guide découverte a été dévoilée.  

La région s’apprête à accueillir un nombre important de visiteurs, « alors que les intentions de voyage des Québécois pour découvrir leur propre province sont à la hausse », déclare Isabelle Couture, directrice du développement local à la SADC du Haut-Saint-François.  

Parmi les nouveautés de 2025, notons l’arrivée prochaine de deux nouvelles sheds panoramiques, les dixième et onzième du circuit. Elles seront situées à Chartierville et Scotstown. 

La Ville de Scotstown n’est pas en reste puisqu’elle verra également apparaitre une projection Murmures dans le parc Walter-Mackenzie. Avec La Patrie, elle est l’une des deux municipalités chanceuses qui héritent des fameuses projections architecturales qui font déjà grand bruit depuis 2021 à Cookshire-Eaton.  

Les amateurs de vélo de montagne ont récemment vu un deuxième circuit de sentiers s’ajouter à leur feuille de route. Un an après Vélos Eldorado à Chartierville, c’était récemment au tour de Zone Nature d’être inaugurée à Dudswell.  

Établi dans cette municipalité, le Pavillon des mésanges affiche complet pour les prochains mois. L’établissement est opéré par Claudia Racine, qui a pris la parole du lancement de saison de Tourisme HSF. Le guide 2025 des attraits et établissements de l’organisme est disponible en ligne. Celui-ci a également été distribué dans les bureaux touristiques, dépanneurs, restaurants et commerces du territoire.  

Des compressions en éducation qui font mal

Janie Larivière, vice-présidente du Syndicat de l’enseignement de l’Estrie, et Maxime Paradis, président du Comité de parents du Centre de services scolaire des Hauts-Cantons (CSSHC) et du conseil d’établissement de l’école Saint-Camille de Cookshire.  

Des acteurs du milieu de l’éducation de l’Estrie ont uni leur voix pour dénoncer les compressions budgétaires annoncées par le gouvernement du Québec, lors d’une conférence de presse tenue ce jeudi à l’hôtel Delta de Sherbrooke. Parmi eux, on retrouvait Maxime Paradis, président du Comité de parents du Centre de services scolaire des Hauts-Cantons (CSSHC) et du conseil d’établissement de l’école Saint-Camille de Cookshire.  

« On est une petite communauté, parfois défavorisée. Souvent, les sorties scolaires et culturelles sont les seuls contacts avec la culture que les enfants peuvent avoir. […] C’est un peu ce que le ministre [de l’Éducation] nous demande de couper. » 

Les compressions budgétaires, « c’est 20 % de toutes les mesures de sorties, de parascolaire, de culture et compagnie », avance de son côté Janie Larivière, responsable de la zone des Hauts-Cantons pour le Syndicat de l’enseignement de l’Estrie (SEE-CSQ). À l’école Saint-Paul de Scotstown, où elle a enseigné pendant dix ans, « j’avais des élèves qui n’étaient jamais allés au musée puis qui n’iront jamais au musée si on ne les amène pas avec l’école. » 

Outre la culture, les compressions entraineront « des réductions au niveau des services aux élèves », se désole David Raymond, président du SEE-CSQ. « Nous sommes donc extrêmement inquiets non seulement pour nos élèves en difficulté d’apprentissage, mais pour nos élèves immigrants et issus des milieux défavorisés. Ce sont les élèves les plus vulnérables qui paieront le prix de ces coupes. » 

« En tant que parent, ça vient me chercher », explique Maxime Paradis. « J’ai des enfants en difficulté qui tombent souvent entre deux chaises. Mais là, la craque entre deux chaises fait juste s’élargir. » Alors que le début de l’été devrait rimer avec vacances, il en va tout autrement pour le personnel enseignant. « Présentement, on ne prépare pas la rentrée scolaire. On gère des coupes budgétaires », conclut David Raymond.  

32 logements adaptés à venir à Weedon

Eugène Gagné, maire de Weedon, et Anik Roy Trudel, présidente-directrice générale de Logement HAN. Photo fournie

La municipalité de Weedon accueillera quatre immeubles de huit logements adaptés aux personnes vivant avec un handicap physique ou intellectuel. C’est l’annonce qui a été faite lors de la soirée bénéfice du 18 juin au profit de l’organisme porteur du projet, Logement HAN, à Orford.

Les 32 logements sont rendus possible grâce à un don de terrain de la municipalité. Celui-ci se situe derrière la Coopérative d’habitation du Ruisseau sur la 5e Avenue. Une nouvelle rue mènera au projet et portera le nom Libérali, en l’honneur de Jean Libérali, derrière Confections Troy.

La présidente-directrice générale de Logement HAN, Anik Roy Trudel, parle d’un début des travaux « très prochainement ». « On lance officiellement la phase de pré-développement. »

Pour le maire de Weedon, Eugène Gagné, ce projet au « coeur de la municipalité permettra aux futurs locataires de participer et de s’impliquer dans la communauté ». Plus largement, la démarche « s’inscrit dans le processus de développement de la municipalité à donner plus d’accès au logement ».

« Des gens de coeur »

Le maire Gagné a travaillé pour Michel Lapierre, fondateur des Marchés Végétarien. Ce dernier s’est impliqué comme donateur dans une demi-douzaine de projets Logement HAN à Sherbrooke et Magog. C’est devant l’un de ces projets sur la rue Lavigerie à Sherbrooke que passait souvent le maire Gagné. « Je me disais : « Wow! C’est une affaire comme ça que, un jour, j’aimerais qu’on bâtisse à Weedon. » »

La Ville de East Angus compte 24 logements HAN depuis 2021 sur la rue Warner. Le complexe de trois immeubles porte le nom d’Habitations de L’Apothicaire, en référence au groupe de donateurs derrière les Proxim de Cookshire et East Angus. Le pharmacien-propriétaire Daniel Desruisseaux en est le porte-parole.

« J’ai une employée qui a un handicap physique. Son père est venu à la pharmacie. Il voulait me parler dans le bureau. […] C’était pour me remercier du fait que sa fille avait eu un des logements. » M. Desruisseaux dit de cette implication qu’elle est doublement bénéfique. « Ça fait du bien aux autres. Ça fait du bien à soi aussi. »

Parmi les différents entrepreneurs en construction qui s’impliquent dans les projets de Logement HAN, notons la présence de Flash Électrique, à Ascot Corner. L’acronyme HAN signifie Humain Adapté Novateur.

Yves Lavertu publie une biographie sur Daisy Peterson

Photos fournies par Yves Lavertu 

L’historien natif de Weedon, Yves Lavertu, vient de publier une biographie sur Daisy Peterson Sweeney, la sœur et professeure du grand jazzman Oscar Peterson. Il s’agit de l’une des premières biographies à propos d’une afrodescendante au Québec. Celui qui est également éditeur a une douzaine d’ouvrages à son actif. Il est le fils de Thérèse Denis Lavertu, figure bien connue de Weedon, qui a donné son nom au centre communautaire de la municipalité en avril 2024 et qui est décédée le 1er janvier dernier

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