Jean-Marc Brais

Jean-Marc Brais

Jean-Marc a été journaliste pour le Haut-Saint-François de 2017 à 2019 et de 2024 à 2025.

Un salon pour choisir sa future profession

La deuxième édition du Salon Cité-DES-Écoles s’est tenu le 19 novembre à la polyvalente Louis-Saint-Laurent. L’événement a réuni une cinquantaine d’exposants et 400 étudiants ayant à choisir entre une formation et une profession d’ici les prochains mois.   

« Tous les programmes qui peuvent nous intéresser viennent à la même place », explique Maïka Baillargeon, première ministre du Parlement étudiant. « Ça donne une opportunité de connaitre plusieurs programmes sans nécessairement devoir se déplacer. » 

Parmi les exposants, on retrouvait des centres de formations professionnelle, collégiale et universitaire. Étaient aussi présents les Forces armées canadiennes, l’Ordre des ingénieurs et celui des comptables agréés. Le nombre de ces kiosques d’information était plus grand qu’en 2023. 

« L’an dernier, ça a bien fonctionné. Les élèves participaient grandement. Les exposants étaient super contents de les recevoir et d’être présents », indique la conseillère d’orientation de la polyvalente, Émélie Côté. Le salon avait été pertinent et « c’est pour ça qu’il a encore lieu cette année », poursuit-elle. 

La première ministre du Parlement étudiant, Maïka Baillargeon, pose en compagnie de la conseillère d’orientation de la Cité-école, Émélie Côté.

Pour cette seconde édition, des établissements de l’extérieur de l’Estrie s’étaient déplacés jusqu’à East Angus. Parmi eux, on comptait le Cégep Beauce-Appalaches, à Saint-Georges, et le Collège LaSalle de Montréal.  

D’autres avaient choisi la technologie pour attirer l’œil des jeunes visiteurs. C’est le cas du Centre de formation professionnelle de Coaticook – CRIFA qui tenait une station de réalité virtuelle. Dans celle-ci, l’utilisateur pouvait monter et démonter les pièces d’un moteur, comme peuvent le faire les étudiants bien réels du programme de mécanique automobile.  

« Pour le moment, je l’utilise surtout pour la promo. C’est un support visuel pour les jeunes », explique Benjamin, enseignant au CRIFA. Mais éventuellement, « si on décide de s’équiper », cette technologie pourrait faire son chemin jusque dans les salles de classe.  

Le Centre de formation professionnelle de Coaticook – CRIFA proposait une station de réalité virtuelle aux potentiels étudiants du programme de mécanique automobile.

De son côté, le Carrefour jeunesse-emploi du Haut-Saint-François sensibilisait les jeunes à la conciliation études-travail. Depuis le 1er juin 2023, la loi québécoise limite l’horaire de travail à 17 h hebdomadaires pour les jeunes de 14 à 16 ans.  

Qu’il choisisse d’intégrer tout de suite le marché du travail ou de poursuivre ses études, l’important pour un jeune est d’au moins obtenir son diplôme d’études secondaires (DES), selon Isabelle Poulin-Rioux, conseillère en emploi au CJE. « Automatiquement, [ça] peut te permettre d’avoir 20 000 $ de plus par année », lorsqu’on compare aux personnes sans reconnaissance d’études. 

Celle-ci reconnait que, dans le Haut-Saint-François, « il faut travailler sur la diplomation et la certification. » 

Deux organismes du HSF s’illustrent au Mérite de l’entrepreneuriat

De gauche à droite : Charles Talon, directeur d’Animation Jeunesse HSF; Mélissa Lessard, présidente du CA de l’organisme; et Rémi Verreault, directeur d’Animation Centre-Ville Sherbrooke, qui présentait le prix Gouvernance et communauté. Crédit : Pôle d’entrepreneuriat collectif de l’Estrie

Deux organismes de la région se sont mérités l’un des neuf prix remis dans le cadre du gala du Mérite de l’entrepreneuriat collectif estrien, le 13 novembre dernier. Il s’agit d’Animation Jeunesse Haut-Saint-François et de Mini Compostelle Mégantic. 

Animation Jeunesse HSF est derrière les maisons des jeunes de Dudswell, Scotstown et Weedon, en plus de s’impliquer au labyrinthe d’Halloween de Weedon. L’organisme a remporté le prix Gouvernance et communauté, qui récompense « une entreprise […] ancrée dans son milieu par la nature de ses rapports et partenariats avec la communauté ». 

Cette année, la neuvième édition du labyrinthe d’Halloween de Weedon a réuni plus de 1000 participants. « C’était une réussite extraordinaire parce qu’on a fait participer les jeunes. C’est vraiment une démonstration de cette communauté de laquelle on fait partie », a témoigné le directeur d’Animation Jeunesse, Charles Talon, au moment de recevoir son prix.  

L’organisme aura 35 ans en 2025. « Animation Jeunesse est vraiment à un tournant important de son histoire, puis j’en suis vraiment fier », a dit en guise de conclusion M. Talon. 

Mini Compostelle Mégantic 

Chantal Ladouceur, directrice et cofondatrice de Mini Compostelle Mégantic est entourée, à droite, de Daniel Montpetit, président et cofondateur de l’organisme et, à gauche, de François Fouquet, de la Coopérative funéraire de l’Estrie, qui présentait le prix Développement. Crédit : Pôle d’entrepreneuriat collectif de l’Estrie

De son côté, Mini Compostelle Mégantic s’est vu attribué le prix Développement – petite entreprise pour ses projets significatifs. Pour la cinquième année consécutive, l’organisme est classé comme parcours le plus populaire parmi les 21 chemins de longue randonnée au Québec. 

Le tracé de Mini Compostelle sillonne les territoires des MRC du Haut-Saint-François et du Granit. Dans le Haut, les municipalités de Scotstown, Hampden, Chartierville et La Patrie bénéficient des retombées de l’attrait touristique. 

Chantal Ladouceur est la directrice et cofondatrice de Mini Compostelle. Pour elle, le trophée représente « bien plus qu’une victoire personnelle; c’est un rappel que chaque étape franchie et chaque défi relevé nous rapprochent de nos rêves. » 

À ses côtés, le président et cofondateur de l’organisme, Daniel Montpetit a le sens du devoir accompli. Celui-ci se retirera du projet, après dix années de « bénévolat dévoué ». 

Il s’agissait du premier gala du Mérite de l’entrepreneuriat collectif estrien, après avoir été connu pendant 20 ans sous l’appellation de Mérite coopératif de l’Estrie. L’événement était coorganisé par le Pôle d’entrepreneuriat collectif de l’Estrie et la Coopérative de Développement régional du Québec (CDRQ).  

Trente-cinq finalistes étaient en lice pour remporter l’une des neuf distinctions de la soirée. Le gala s’est tenu au Théâtre Granada de Sherbrooke devant 230 convives. La deuxième édition du Mérite reviendra dans deux ans, en 2026.  

La station 24 h de l’écocentre d’Ascot Corner se démarque

De gauche à droite :  Stéphane Roy, directeur de l’urbanisme et de l’environnement à la municipalité d’Ascot Corner; Nathalie Bresse, mairesse; et Stéphane Baillargeon, conseiller municipal. Crédit : Gen Studio Design

Un an après son ouverture, l’écocentre d’Ascot Corner s’est mérité un Prix Distinction lors du 30e gala de la Fondation Estrienne en Environnement (FEE). Plus précisément, c’est sa station libre-service 24 h qui s’est vue récompensée dans le cadre de l’événement qui a réuni 230 participants, le 7 novembre, à Magog.  

« On a dix stations, mais la première est ouverte 24 h sur 24, 365 jours par année. C’est pour cette partie-là qu’on a gagné le prix », explique la mairesse d’Ascot Corner, Nathalie Bresse.  

Cette station libre-service reçoit une vaste gamme de produits tels que les résidus domestiques dangereux (RDD), la peinture, l’électronique et même les vêtements. Les neuf autres stations de l’écocentre récupèrent les matériaux traditionnels comme le bois, le métal et le béton. 

La localisation du site – en plein cœur du village, derrière le garage municipal – en fait un lieu accessible pour les citoyens.  

Assermentation des ministres à la Cité-école

Les ministres du Parlement de la Cité 2024-2025. Crédit : Polyvalente Louis-Saint-Laurent

La Cité-école Louis-Saint-Laurent a procédé à l’assermentation de ses 13 ministres du Parlement étudiant pour l’année 2024-2025. Ceux-ci étaient jumelés à de véritables élu.e.s de la région qui leur ont parlé de leur parcours.  

Parmi eux, on retrouvait la mairesse de East Angus, Lyne Boulanger, et les conseillères municipales Marjolaine Larocque, de Dudswell, et Renée Montgrain, de Weedon.   

Le directeur général du Centre de services scolaire des Hauts-Cantons (CSSHC), Martial Gaudreau, n’a pas raté l’occasion. « Chaque année, je me fais un devoir d’inscrire ça à mon calendrier […]. Voir des élèves oser se dépasser dans une campagne, aller en élection, s’engager dans son milieu, vouloir faire une différence, c’est pour ça que je suis en éducation. » 

La polyvalente Louis-Saint-Laurent « est passée en cinq ans de 550 à 740 élèves », a-t-il rappelé. Le Parlement de la cité a donc son rôle à jouer afin de représenter cette population étudiante. 

Élève en 5e secondaire, Maïka Baillargeon en est à son quatrième mandat au sein du Parlement et a hérité du rôle de première ministre. « Du monde qui parle dans les coins puis qu’il se passe rien, ça ne me tentait pas. » Elle souhaite que ses mots aient « du sens, une portée », afin qu’il « se passe quelque chose ». 

Outre cette vétérane, la relève est aussi au rendez-vous au sein de l’institution étudiante. Le ministre de 1re secondaire, Marc-Olivier Labbé, souhaite « que les jeunes, quand ils se lèvent le matin, ils aient le gout d’aller à l’école. » 

La douzaine de ministres en herbe a prêté serment en répétant les paroles du directeur d’établissement Tommy Poulin. « Je déclare solennellement que j’exercerai les fonctions de membre du Parlement de mon école avec honnêteté et justice et dans le respect des valeurs de mon école. » 

Les jeunes prêtent serment pour leur mandat de ministre d’un an sous les yeux du directeur de la Cité-école, Tommy Poulin. Crédit : Jean-Marc Brais

Œuvrant dans le domaine de l’éducation depuis 20 ans, M. Poulin dit garder confiance envers les jeunes. « De s’impliquer à un si jeune âge, ça prend du courage et de la détermination. Ça prend une certaine part de don de soi. » Il a conclu en s’adressant directement aux ministres : « Je suis très fier de travailler pour vous autres. » 

Reconnaissance des diplômés 

Parallèlement à l’assermentation de ses ministres-élèves, la polyvalente Louis-Saint-Laurent a sillonné les municipalités du Haut-Saint-François ces dernières semaines afin de célébrer ses finissants lors de soirées reconnaissance.  

Du 9 septembre au 15 octobre, 80 finissants ont vu leurs efforts soulignés par des membres du personnel enseignant et des élus de leur lieu de résidence. La Caisse Desjardins du Haut-Saint-François s’est impliquée dans cette tournée des municipalités.   

Le personnel de la polyvalente se joignait aux élus de la municipalité visitée pour féliciter les nouveaux diplômés de chaque localité. Crédit : polyvalente Louis-Saint-Laurent

La meilleure édition du souper-soirée country à date 

Crédit photo : Renée-Claude Leroux

La deuxième édition du souper-soirée country de la Fondation Louis-Saint-Laurent aura permis d’amasser 19 053 $ en octobre dernier à la polyvalente d’East Angus. De cette somme, 5000 $ proviennent du député provincial de Mégantic, François Jacques.  

« Ça fait partie des meilleures activités de financement, du moins depuis que je suis en poste », confie la présidente de la Fondation, Renée-Claude Leroux. « Ça fait deux belles années de financement qu’on fait de gros montants. » 

Après dix années d’Oktoberfest, la formule a été revisitée l’an dernier. « Le but de ça, c’est de ramasser des fonds pour la Fondation, peu importe le nom que ça porte », résume le président d’honneur 2024, Marc Reid. 

L’ancien élève de la polyvalente, Marc Reid, a assuré l’animation de la soirée en tant que président d’honneur de l’événement.

En passant d’une formule de célébration de la bière à une country depuis le retour de la pandémie, le succès va en augmentant. « On est 170 personnes pour le souper. Après ça, les danseurs de Winslow arrivent. Ils vont être 300 », poursuit l’ancien élève de la polyvalente Louis-Saint-Laurent. Le but qu’il s’était donné cette année était de rajeunir les donateurs participants.  

Bon an, mal an, la Fondation Louis-Saint-Laurent redistribue une dizaine de milliers de dollars. Avant la pandémie, lorsque les activités de financement étaient en-deçà des objectifs fixés, « on [vivait] avec ce qu’on avait ramassé d’avant, quand on en a de besoin », explique la présidente Leroux. 

La Fondation Louis-Saint-Laurent existe depuis 1995. En tant qu’organisme de bienfaisance, elle aide financièrement les étudiants dans le besoin avec l’achat de matériel scolaire, l’accès à des activités culturelles et parascolaires, des bourses et de l’aide alimentaire.  

170 personnes ont assisté au souper en première partie de soirée, avant que le nombre de convives ne double lors de la seconde.

Fin de la francisation aux adultes le 22 novembre à la polyvalente

Le Centre d’éducation des adultes de la polyvalente Louis-Saint-Laurent n’échappe pas à la vague de coupures provinciales. Ses cours de francisation se termineront le 22 novembre.  

Le centre d’East Angus accueille présentement 17 adultes en francisation, des travailleurs qui étudient à temps partiel. Ce nombre d’élèves est peu élevé en comparaison aux inscriptions en attente, qui sont au nombre de 274.  

« J’ai dépassé cinq fois mon plafond » de scolarisation, admet le directeur général du Centre de services scolaire des Hauts-Cantons (CSSHC), Martial Gaudreau. « C’est un enjeu provincial où le ministère de l’Éducation est venu plafonner le nombre d’élèves qu’on peut desservir. » 

En début d’année scolaire, M. Gaudreau avait bon espoir de continuer à desservir des élèves en francisation aux adultes, même si le budget pour ce service était insuffisant. « Si on veut offrir un service plus, on pige ailleurs dans l’enveloppe pour faire le service plus. [Le 1er novembre], on s’est fait rappeler par la sous-ministre que dans le dossier francisation adultes, on pouvait pas dépasser le plafond qui avait été désigné. […] Donc dans ces circonstances-là, on devra arrêter le service de francisation aux adultes le 22 novembre. » 

Les élèves orphelins seront réorientés vers des ressources externes. « On va devoir retourner ces élèves-là dans Francisation Québec, qui est l’organisme gouvernement qui s’occupe de la francisation », indique le directeur général du CSSHC

« Dans le Haut-Saint-François, on a quand même le CSEP [Centre de services éducatifs populaires] qui peut offrir ce genre de services là, donc on va essayer de référer aux bons endroits. C’est sûr qu’à Sherbrooke, il y a aussi quelques organismes », suggère M. Gaudreau. 

Puisqu’ils se promènent à travers le territoire du CSSHC, ce sont 15 enseignant(e)s qui sont touché(e)s par les coupures dans les points de service d’East Angus, Coaticook, et Lac-Mégantic. Dans le lot, huit pigistes n’auront plus d’heures. Les autres verront une réduction de leur tâche, qu’ils pourront combler avec des cours réguliers de français au secondaire.  

Le futur centre communautaire de Saint-Isidore-de-Clifton dérange 

Le projet de centre communautaire de Saint-Isidore-de-Clifton crée des remous, bien qu’il soit annoncé depuis déjà deux ans. Cet été, un scrutin référendaire autour du règlement d’emprunt de 4 958 000 $ est passé à cinq votes de se concrétiser. Plus récemment, la conseillère Marie-Michèle Turgeon a publié une lettre et la municipalité a dédié une section de son site internet afin d’informer les citoyens.  

Le maire André Perron le rapportait ainsi dans la plus récente parution du journal municipal : « Il y a eu beaucoup de mensonges et de fausses informations qui ont circulé à propos du projet ». Parmi celles-ci, on retrouve la crainte que le compte de taxes municipal augmente drastiquement. En entrevue, le maire Perron avance que « en réalité, ça changera pas grand-chose sur le compte de taxes. Ça va être échelonné sur plusieurs années, puis le montant va être minime. » 

Malgré cela, des citoyens ont commencé à s’intéresser au dossier lorsqu’un règlement d’emprunt de 4 958 000 $ échelonné sur 25 ans a été adopté par le conseil municipal le 15 juillet. Certains ont alors voulu s’opposer ou, du moins, mettre le projet sur pause. Une demande de référendum s’est donc tenue le 29 juillet. Pour qu’il puisse avoir lieu, 70 personnes avec droit de vote devaient se manifester. Il y en a eu 65 sur les 586 inscriptions de la liste électorale.  

Bien qu’insuffisante pour freiner le processus en cours, cette mobilisation citoyenne, « c’était quand même nouveau », admet la directrice générale Sarah Lévesque. « Normalement, quand il y a eu l’adoption de règlements […], il y avait souvent personne. C’est sûr que ça a étonné plusieurs membres du conseil. » 

Mieux de rebâtir en neuf 

Cela fait plus de deux ans que l’ancienne salle des loisirs n’est plus accessible « en raison de divers problèmes soulevés par la compagnie d’assurances de la municipalité ». Dans sa lettre, la conseillère Marie-Michèle Turgeon en fait l’énumération : « la fondation prend l’eau, le toit s’écroule et prend aussi l’eau. Il y a aussi l’électricité et la cuisine qui sont très désuètes. » 

Par conséquent, la simple rénovation de la salle actuelle n’était pas envisageable. Selon le maire André Perron, « on pouvait pas réutiliser cette salle à moins d’injecter beaucoup d’argent et beaucoup moins de subventions ». Parce que oui, sur la somme de 4 958 000 $, 83% seront défrayés par des programmes gouvernementaux.  

Pour le coût réel qui sera assumé par Saint-Isidore-de-Clifton, le maire préfère ne pas s’avancer pour le moment. « J’aime autant qu’on mette pas de chiffre. Mais selon moi, ça ne coûtera pas plus cher à la population que ça aurait coûté faire la réfection de cette salle-là. » 

Une fois terminé, le centre communautaire sera l’une des salles majeures du Haut-Saint-François. D’une capacité de 250 places assises, il rivalisera avec les centres communautaires de Dudswell et du secteur Johnville. Sa structure sera entièrement en bois.  

Aperçu de l’intérieur du futur centre communautaire. Crédit : Municipalité de Saint-Isidore-de-Clifton

« L’objectif, c’est toujours de pouvoir offrir quelque chose qui va nous distinguer des municipalités autour », avance la DG Sarah Lévesque. « C’est la porte d’entrée du village », résume le maire André Perron. À cet effet, le site de la rue Principale deviendra une sorte de mini complexe sportif puisque, outre la présence actuelle des terrains de volleyball et de baseball, la patinoire y sera déménagée. Celle-ci sera utilisable à l’année avec une surface de dek hockey qui y sera aménagée l’été.  

La directrice générale et greffière-trésorière Sarah Lévesque et le maire André Perron entourent un mot important pour les élus et employés municipaux. Crédit : Jean-Marc Brais 

Le maire et trois conseillers démissionnent à Lingwick

Une semaine après une séance de conseil municipal où 70 citoyens lui ont demandé sa démission, le maire Robert Gladu claque la porte du Canton de Lingwick. Trois conseillers lui emboitent le pas, soit Gaétan Roy, Martin Loubier et Sylvain Hamel.

Les membres restants du conseil – Guy Lapointe, Suzanne Jutras et Elizabeth Bernatchez – sont en attente des directives de la Commission municipale du Québec afin poursuivre la gestion de la municipalité.

Il s’agit d’un revirement de situation face à la position qu’avait prise Robert Gladu le 5 novembre dernier, alors qu’il martelait sa ferme intention de rester en poste. C’est ce lundi 11 novembre en après-midi que sa décision a finalement été rendue.

Lors de la séance du 5 novembre, le conseiller Martin Loubier avait, de son côté, fait part de son ras-le-bol à la fin de la réunion qui avait duré plus de deux heures. « J’en ai plein mes bottes. Avec des soirées comme à soir, ça passe moins bien. Je suis pas obligé, mais si vous voulez avoir des démissions, continuez de même, puis vous allez avoir des postes en masse. »

Ces quatre départs en bloc font suite aux cinq démissions de conseillers et aux trois de direction générale depuis le début de l’administration Gladu en 2021.

Nathalie Bresse sera candidate pour le Bloc Québécois 

La mairesse d’Ascot Corner est la candidate à l’investiture de Compton-Stanstead pour le Bloc Québécois en vue des prochaines élections fédérales. Il s’agira de sa deuxième tentative de remporter le siège de députée de circonscription.  

Lors de sa première tentative en 2021, Nathalie Bresse était arrivée seconde derrière l’actuelle députée Marie-Claude Bibeau. Cette dernière a annoncé il y a un mois qu’elle ne se représentera pas aux prochaines élections fédérales et tentera sa chance à la mairie de Sherbrooke.  

En septembre 2021, Mme Bresse avait récolté 31% des votes avec 17 681 électeurs en sa faveur. Malgré ce résultat honorable, la candidate dit avoir fait preuve de naïveté. « En 2021, j’avais été un petit peu parachutée là. Je suis arrivée puis l’élection a commencé pas très longtemps après. Ç’a été assez rush », se remémore Nathalie Bresse.  

« À ce moment-là, je savais pas dans quoi je m’embarquais. Là, je le sais plus. Et en plus, j’ai une plus grande équipe pour m’aider. » Cette équipe qui aura grandi en trois ans reflète le niveau d’implication de Mme Bresse au sein du Bloc. « Depuis fin 2021, je suis secrétaire sur le comité exécutif du Bureau national » du parti, indique-t-elle. 

Une retraite occupée 

Que ce soit au Bloc Québécois ou à la mairie d’Ascot Corner, ces multiples responsabilités ont amené Nathalie Bresse à faire des choix. Elle vient d’officiellement prendre sa retraite de la coiffure, après y avoir consacré 35 années. « J’ai fermé mon salon le 11 octobre ».  

En n’ayant plus le salon de coiffure Cocorico à gérer, « je me consacre à la municipalité à 100% pour finaliser mes dossiers » avant de commencer à se préparer aux élections. Celles-ci doivent avoir lieu au plus tard le 20 octobre 2025, mais pourraient être déclenchées entretemps, avec l’insatisfaction montante envers le gouvernement minoritaire de Justin Trudeau. 

De son côté, le Bloc Québécois jouit d’un regain d’intérêt. Une élection partielle dans LaSalle–Émard–Verdun le 16 septembre dernier a porté au pouvoir le bloquiste Louis-Philippe Sauvé dans ce qui était considéré jusqu’alors un château fort libéral.  

Le vent est favorable selon Nathalie Bresse. « Si on regarde les sondages, oui il y a de bonnes chances. Les astres sont bien alignés. Mais je pense qu’il reste du travail sur le terrain. C’est pas gagné d’avance. C’est loin d’être dans la poche. » 

Quand Mathieu Gratton offre ses services à Moisson

À gauche : Nathalie Blais, directrice générale de Moisson Haut-Saint-François. À droite : Cynthia Tellier-Champagne, intervenante. 

L’humoriste Mathieu Gratton a offert ses services à Moisson Haut-Saint-François après avoir entendu la directrice générale Nathalie Blais en entrevue. C’est ce vendredi que le nouveau résident de Scotstown présentera un spectacle bénéfice taillé sur mesure à la réalité des besoins alimentaires de la région. 

« J’ai jamais fait de shows à East Angus en 30 ans de carrière. Il va y avoir des petites jokes sur les commerçants », confiait l’humoriste à l’émission Que l’Estrie se lève du 107,7.  

« Je fais pas souvent des shows solo. Je me suis dit : ‘C’est une belle occasion d’offrir un show gratuit.’ Je suis pas payé », soulignait-il. « C’est tellement généreux de sa part », confie de son côté Nathalie Blais en entrevue au journal. 

Celle qui est directrice générale de Moisson Haut-Saint-François depuis un peu plus d’un an n’a jamais rien vu de tel. « J’en ai fait de l’événementiel. C’est le seul artiste que j’ai rencontré qui a pas pris de cachet. Les autres prennent toujours un cachet même si c’est pour une soirée bénéfice. » 

Une offre qu’on ne peut pas refuser 

« On va avoir des cadeaux comme ça quand on entend parler de nous », poursuit Mme Blais. « Quand j’ai fait les entrevues à la radio, j’ai eu des gens qui sont venus nous porter des denrées et qui venaient de Sherbrooke. L’année passée, il y a une entreprise sur la Côte-Nord qui nous a envoyé un chèque parce qu’ils ont entendu parler de nous. » 

C’est ce qui s’est produit avec Mathieu Gratton. Nathalie Blais était en entrevue au 107,7 pour témoigner des difficultés des petites banques alimentaires comme Moisson HSF lorsqu’il l’a entendue. « J’ai dit : ‘Let’s go!’ J’ai appelé Nathalie Blais. J’ai dit : ‘J’ai pas le temps de vendre des billets moi-même, mais je t’offre le show gratuitement.’ » 

Devant une telle offre, la directrice de Moisson a « tout de suite appelé à la ville [de East Angus] pour le Centre culturel. […] La Ville est très aidante pour les organismes communautaires. On a une belle collaboration de leur part. » 

C’est ce vendredi 15 novembre que se tiendra le spectacle bénéfice de Mathieu Gratton au profit de Moisson Haut-Saint-François au Centre culturel de East Angus. Des reçus de charité sont disponibles pour l’achat de billets. Ainsi, « chaque dollar payé sur le billet s’en va pour des denrées », rappelle Mathieu Gratton. 

Un camion percute une remorque de foin sur la 108 [ENG/FR]

English will follow. Photo by Corey Bellam.

Une camionnette a percuté un tracteur transportant du foin près de l’intersection de la route 108 et du chemin Leblanc, à Cookshire-Eaton, le mardi 5 novembre vers 15:15. La collision a fait s’éparpiller plusieurs balles de foin sur la chaussée, ce qui a amené la fermeture d’une voie de la route 108 pendant une demi-heure.

Le conducteur de la camionnette a subi des blessures mineures et a été transporté en centre hospitalier. De son côté, le conducteur du tracteur n’a pas été blessé, mais s’est vu remettre un constat d’infraction, comme ses droits d’immatriculation n’avaient pas été payés et qu’il n’avait pas le droit de circuler.

D’après les informations de Corey Bellam

Crédit photo : Corey Bellam

Tractor vs Hay wagon !! Wagon wins !!

By Corey Bellam

Around 3:25 pm November 5th, a call came into the Cookshire-Eaton Fire Service reporting a crash on route108 East. Station #1 Cookshire was quick to the scene where they found a pickup had very firmly hit the back of a tractor-drawn wagon loaded with big square silage bales going eastbound. The pickup driver was suffering minor injuries but mostly shaken from the impact. The driver of the tractor was uninjured in the crash. Hay bales were scattered everywhere.  The driver of the pickup was taken to hospital to be checked for hidden injuries. Route108 East at that point was down to one lane for approximately a half hour while crews worked . 

Le maire Gladu s’accroche au pouvoir à Lingwick 

Cinq démissions de conseillers municipaux et trois au poste de direction générale. Le Canton de Lingwick fait face à un haut roulement de son personnel depuis le début du mandat du maire Robert Gladu en 2021. Ce lundi 4 novembre, 70 citoyens s’étaient déplacés à la séance du conseil municipal pour réclamer son départ, que le principal intéressé a balayé du revers de la main. 

Dès l’ouverture de la séance, six citoyens ont pris la parole à tour de rôle pour exposer les dossiers jugés problématiques : le climat de travail, les finances, le pont couvert. L’ancien conseiller Jonatan Audet a déploré l’état des routes, sur lesquelles des travaux étaient envisagés. Or, lors de la dernière séance du conseil, « on a compris que les travaux prévus n’ont pas pu être faits parce qu’on a oublié la TECQ. 750 000 $! C’est plus que la moitié du budget total de la municipalité! », s’est-il indigné. 

Durant son mandat, l’ancienne mairesse Céline Gagné dit qu’elle surveillait de près les finances du canton. Elle avait l’habitude d’en faire un résumé qu’elle partageait avec la population dans le journal communautaire Le Reflet. Lorsqu’elle a voulu prendre connaissance du rapport financier consolidé 2023 de la municipalité, le maire Gladu lui a fait parvenir un lien web imprimé de 75 caractères non-cliquable. Malgré cette embûche, son analyse de la situation financière de Lingwick lui fait dire que « ça n’a plus de sens. Ça ne peut pas continuer à augmenter, les frais. » 

Caroline Poirier de la Ferme Croque-Saisons a résumé la position de l’assemblée en interpellant directement Robert Gladu. « Ça pourrait pas être pire. Votre passage à la mairie est cataclysmique. La tâche sera colossale pour relever la situation financière, humaine, communautaire. […] On ne peut pas se permettre une année de plus. » 

70 personnes se sont présentées à la salle du conseil municipal de Lingwick pour demander la démission du maire Gladu.

Des méthodes différentes 

Robert Gladu disait s’attendre qu’en passant d’une grande ville à « un petit village, ça pouvait amener des situations pas mal différentes. […] De me faire dire que le climat est toxique icitte, non. » 

Le maire de Lingwick s’est alors lancé dans un monologue de 30 minutes dans lequel il a accusé un ancien conseiller d’avoir « des intérêts pécuniers dans des terrains » et insinué qu’un citoyen pourrait avoir des ennuis s’il était amené devant la Commission municipale du Québec. Chacune de ces accusations était accompagnée des huées de l’assistance.  

Après que Robert Gladu ait confirmé ne pas avoir l’intention de démissionner, la conseillère Elizabeth Bernatchez a proposé une résolution visant à limiter les interactions entre le maire et la future directrice générale « à une rencontre quotidienne de 15 minutes » et d’interdire celles avec les autres employés municipaux.  

Des policiers ont été présents lors de deux séances du conseil municipal de Lingwick cette année, dont celle extraordinaire du 13 mai qui avait été ajournée devant le refus du maire Gladu de fournir les grandes lignes d’une nouvelle politique d’aide financière et de soutien aux organismes à but non lucratif du territoire.  

Avant son arrivée à Lingwick, Robert Gladu a été conseiller municipal à Longueuil de 2001 à 2013. 

Perte de contrôle à haute vitesse et sans ceinture à Newport

Crédit photo : Corey Bellam

Le dimanche 3 novembre sur l’heure du midi, le Service sécurité incendie de Cookshire-Eaton a reçu un appel indiquant qu’un véhicule avait effectué plusieurs tonneaux en face de l’église de Saint-Mathias-de-Bonneterre, sur la route 210 à Newport.

Des pompiers de la caserne # 2 de Sawyerville se sont présentés sur les lieux pour découvrir une voiture renversée sur le côté et un homme de 27 ans blessé au corps et à la tête. Ce dernier circulait à haute vitesse dans une zone limitée à 50 km/h sans porter de ceinture de sécurité.

Le conducteur a perdu le contrôle de son véhicule, effectuant plusieurs tonneaux sur une distance de 250 mètres, avant de s’immobiliser sur le terrain de l’église. L’homme a été pris en charge par les premiers répondants et transporté en centre hospitalier. Les causes exactes de l’accident sont inconnues pour le moment.  

Avec les informations de Corey Bellam

Crédit photo : Corey Bellam
Crédit photo : Corey Bellam

Les employés prennent connaissance du rapport

C’est le 17 octobre dernier que les employés de la Ville de East Angus ont reçus les constats de la firme chargée d’effectuer une enquête sur le climat de travail à l’Hôtel de Ville. Selon le syndicat qui représente ces employés, « le rapport est accablant ». Ce rapport fait suite « aux plaintes de harcèlement, d’incivilité et de mauvaise gestion du directeur général de la Ville », David Fournier, rappelle le représentant syndical, Gaétan Desnoyers.

La mairesse de East Angus, Lyne Boulanger, avait dans un premier temps affirmé son intention de ne pas rendre public le rapport de la firme Raymond Chabot Grant Thornton (RCGT). Elle était revenue sur sa décision lors de la séance du conseil municipal du 7 octobre. Elle s’était alors engagée à partager les conclusions du rapport avec les employés concernés, chose qui a été faite le 17 octobre.

Selon le syndicat des employés, le document parlerait de « climat de travail malsain » et de méthodes de gestion « dépassées ». On y affirme aussi qu’il existe deux clans au sein du conseil municipal. Sur ce dernier point, la mairesse Boulanger concède que « oui, je vois qu’il y a deux clans. Je trouve ça dommage. […] Les décisions qu’on prend, il faut pas oublier qu’il faut toujours les prendre pour le meilleur de la Ville. […] J’espère juste que, un jour, l’ambiance va revenir. »

Concernant les méthodes de gestion dépassées, Mme Boulanger affirme que « on va s’ajuster. Ce sont toutes des choses qui arrivent et qui sont nouvelles. Oui, ils disent qu’on n’est peut-être plus à jour. Je suis pas une fille qui aime dramatiser les choses. J’aime simplifier les choses. C’est sûr qu’on va s’ajuster. On va avoir de l’aide. J’espère juste que les belles journées sont à venir. »

En attendant, une ressource humaine de RCGT était de passage à l’Hôtel de Ville le 29 octobre, afin d’aider à « mettre des choses en place », selon Lyne Boulanger. Le 13 novembre, ce sera au tour de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) d’y remettre les pieds. La Commission avait demandé une mise à jour de la politique en matière d’éthique et de harcèlement psychologique de la Ville, à la suite d’une première visite le 5 septembre dernier.

L’Église essénienne paie ses taxes et évite la vente

Crédit photo : Google Maps/Lucie Dévotion 

L’Église essénienne chrétienne de Cookshire-Eaton s’est acquittée des 184 000 $ de taxes municipales et scolaires qu’elle devait, lui évitant ainsi de voir son domaine du chemin Brochu être mis en vente pour défaut de paiement.

Par courriel, le président de l’Église essénienne chrétienne du Québec, Florent Cecchella, reconnait que « l’ancienne administration était en litige avec la municipalité depuis des années », mais que « nous n’avons rien à voir avec [elle] ».

Questionné à savoir pourquoi l’organisation religieuse avait mis plus de deux ans pour payer ses taxes, M. Cecchella répond que « les choses prennent du temps, encore plus quand on nous met des bâtons dans les roues. »

13 ans de différends

Bien que l’Église essénienne dise faire preuve de renouveau, son dossier auprès de la Commission de protection du territoire agricole (CPTAQ) est ouvert depuis 2011.

Pour le maire de Cookshire-Eaton, Mario Gendron, l’important, « c’est le respect des règlements ». « Nous, on se dit : ‘Les taxes sont payées. On peut ramasser les ordures.’ Mais encore là, ils respectent pas le jugement de la cour s’ils pratiquent encore le culte. »

Au printemps 2021, l’Église avait abandonné l’appel qu’elle faisait d’un jugement de la Cour supérieure lui interdisant toute activité de culte sur le lot zoné agricole. Le maire Gendron en était à prendre connaissance d’un nouveau rapport de la CPTAQ à propos du domaine de 100 hectares au moment de mettre sous presse.

Sébastien Croteau illumine la boule d’eau de Rock Fo

Le Dudswellois Sébastien Croteau, derrière la compagnie L’Inconnu dans le noir, a reçu le mandat d’illuminer le réservoir d’eau du secteur Rock Forest, à Sherbrooke, pour l’Halloween. Selon Entreprendre Sherbrooke, l’organisme derrière l’initiative, il s’agit d’une première pour la structure inaugurée en 1966.

« Je suis content de le faire. C’est emballant », exprime d’emblée le cinéaste originaire de Weedon. Son mandat consiste à projeter en alternance des images de visages de citrouille pendant quatre soirs.

Sébastien Croteau a habitué le Haut-Saint-François à des animations à grand déploiement avec le projet Les Murmures du Canton, projeté au parc des Braves, à Cookshire-Eaton. Dans ce cas-ci, Entreprendre Sherbrooke a voulu avoir des images fixes, plutôt que de l’animation, afin d’éviter de déconcentrer les automobilistes circulant sur le boulevard Bourque.

Le projet temporaire a nécessité l’installation d’une cabine de projection sur le toit de l’immeuble voisin des réservoirs d’eau. Lundi le 28 octobre, on pouvait donc apercevoir une grue hisser les caisses de matériel nécessaires à la fresque lumineuse.

« C’est sûr que ça prend beaucoup de temps et d’énergie faire ça, mais il y a quelque chose que je trouve le fun d’être créatif avec les nouvelles technologies. »

Un créneau provenant d’un quiproquo

Sébastien Croteau a développé sa maitrise du video mapping à la suite d’un quiproquo avec Gilles Denis, derrière l’OBNL Espace culturel Cookshire-Eaton. Ce dernier avait exprimé le souhait de faire des projections sur les murs du Victoria Hall.

Après un an de tests et d’essais, le vidéaste présentait une ébauche de création à son mandataire, Gilles Denis. « La bouche lui ouvre bien grand, puis il dit : ‘Mais les possibilités sont infinies!’ », relate M. Croteau. « J’ai compris après. Lui, ce qu’il me demandait, c’était de projeter un film. […] Après ça, il m’a dit : ‘C’est pour ça que c’était long!’ »

Depuis ce temps, l’initiative des Murmures du Canton a fait des petits. À l’été 2025, outre la projection originale à Cookshire-Eaton, ce sera au tour de La Patrie et de Scotstown d’avoir leur projet respectif. Un quatrième est également dans les plans du côté du Canton de Lingwick.  

« C’est des affaires que je veux proposer à des petites communautés. J’ai pas les reins assez solides pour faire compétition avec [des compagnies établies comme] Moment Factory. J’essaie d’aller chercher un marché qui est à plus petite échelle. »

Il reste trois soirs de projection d’Halloween sur le réservoir d’eau de Rock Forest : ce soir, demain le 30 et jeudi le 31 de 18 à 22 h.

Sébastien Croteau aime travailler dans de grands espaces comme le Victoria Hall afin de pouvoir installer toile et projecteurs.

Au tour de l’UPA-Estrie de rejeter le plan de financement 

Jonathan Blais, président des Producteurs et productrices acéricoles de l’Estrie.

Après le syndicat local du Haut-Saint-François, c’est au tour de la Fédération de l’UPA-Estrie de dire non au plan de financement proposé par la confédération. Ce plan proposait une augmentation de 120 $ de la cotisation en 2025, pour un total de 932 $.  

Année20252026202720282029
Cotisation individuelle 466 $ 476 $ 486 $ 496 $ 501 $ 
Augmentation + 60 $ + 10 $ + 10 $ + 10 $ + 5 $ 
Cotisation entreprise    932 $   952 $  972 $  992 $ 1002 $ 
Augmentation + 120 $ + 20 $ + 20 $ + 20 $ + 10 $ 
Plan de financement de l’UPA 2024-2029 

Lors de son AGA tenue le 18 septembre dernier, le syndicat du HSF fut le premier de l’Estrie à se prononcer contre le plan proposé par la maison-mère de l’UPA. Par la suite, d’autres cellules locales avaient exprimé leurs réticences. 

Celles-ci furent de nouveau soulignées lors de l’AG régionale de l’UPA-Estrie, tenue ce mercredi 23 octobre au Club de Golf Sherbrooke. Pour défendre son plan de financement, l’UPA, basée à Longueuil, était représentée par son 1er vice-président, Paul Doyon.   

Celui-ci concède que « cette année, ç’a été la pire où est-ce qu’on a dû faire toutes les acrobaties pour arriver avec un budget qui avait une espèce de bon sens. » Les scénarios envisagés comprenaient une augmentation de 120 $ de la cotisation ou « le licenciement de six employés ». 

Pris à la gorge 

C’est cette somme totale qui apparait élevée aux yeux de Claude Erb de la Ferme Erb à Magog et représentant des fermes de proximité de l’Estrie. « L’année dernière, on s’est battu contre le gouvernement parce qu’il nous mettait tant de pression qu’on n’en pouvait plus. Cette année, c’est la confédération [de l’UPA] qui nous met de la pression encore plus. Quelque part, le timing est vraiment pas bon. » 

L’acériculteur de La Patrie Jonathan Blais a gradué en production laitière en 1993. Trente ans plus tard, c’est au tour de l’un de ses fils de terminer ses études. « Il est bon dans ce qu’il fait, il est premier de classe. Mais je lui ai dit : ‘Viens-t’en pas icitte. Va suivre un cours d’opérateur de machinerie lourde.’ […] On est rendu là », à devoir se prévoir un second emploi, tant les emplois agricoles traditionnels rapportent peu. « Ça passe pu. On y arrive pas. » 

Chaque cinq ans, l’UPA adopte un nouveau plan de financement afin de financer ses services aux membres. Le prochain plan de financement 2024-2029 est actuellement présenté aux producteurs et productrices du Québec qui votent pour son adoption ou son rejet. Les délégués régionaux prendront ensuite position sur le nouveau plan de financement lors d’un congrès provincial à Québec en décembre. 

De gauche à droite : Paul Doyon, 1er VP général de l’UPA; Michel Brien, président régional UPA-Estrie; Etienne Frémond, directeur régional UPA-Estrie. Crédit : UPA-Estrie

50 ans pour Aménagement forestier des Appalaches 

Crédit photo : Aménagement forestier coopératif des Appalaches

Malgré le début de la saison de la chasse à l’orignal, l’Abri-bois de La Patrie grouillait de gens venus souligner les 50 ans d’Aménagement forestier coopératif des Appalaches (AFCA) le 28 septembre dernier. Le groupement a tenu son assemblée générale annuelle en avant-midi, avant que la journée ne se poursuive avec des activités et des compétitions amicales de sciotte, de clou dans la buche et de godendart. Fait à mentionner, cette dernière épreuve a été remportée par deux septuagénaires! 

La Patrie se mobilise 

Bien qu’AFCA ait son bureau principal à La Patrie, la majorité des 19 municipalités de son territoire est située dans la MRC du Granit. Néanmoins, c’est la mobilisation des gens de la communauté de La Patrie qui a mené à la fondation de la coopérative, il y a 50 ans.  

À ce moment, plusieurs municipalités rurales font face au même problème : l’abandon des fermes et l’exode rural. Il y a également beaucoup de pillage de bois sur les lots abandonnés. 

« Les pilleurs de lots étaient très dérangés par la philosophie d’aménagement du groupement. […] Ils contrôlaient l’offre sur le marché et nous sommes venus influencer les cartes », se rappelle Robert Proteau, premier directeur général d’AFCA.  

Face au pillage et à l’abandon des terres, le comité de développement économique de la paroisse de La Patrie se forme. « On voulait créer des fermes forestières, des unités de production pour remplacer les agriculteurs qui s’en allaient », indique Marius Blais, l’un des fondateurs du groupement.   

En 1974, AFCA est le premier groupement forestier en Estrie et seulement que le quatrième dans la province. Si le but premier est de permettre aux propriétaires de lots boisés de vivre de leur propriété, aujourd’hui, la valeur de ces mêmes lots ne le permet plus. La clientèle a beaucoup changé et les besoins aussi. « Aujourd’hui, le groupement forestier donne des services surtout à du monde de la ville qui achète des lots en campagne », confie Marius Blais, à qui on a rendu hommage pendant la journée.  

Tournée vers l’avenir 

La coopérative est dirigée par Nicolas Fournier depuis 2020. Celui-ci a commencé à y travailler il y a 25 ans, alors qu’il n’était âgé que de 20 ans. Il a pu autant vivre le débardage avec des chevaux que la mécanisation des opérations de récolte. Sous sa gouverne, l’AFCA s’est doté du Centre acéricole, qui permet entre autres de bouillir l’eau d’érable des producteurs, en 2021. 

Malgré une diversification de ses activités en vue d’affronter l’avenir, le 50e d’AFCA aura servi à « mettre l’emphase sur l’historique du groupement forestier. […] Ce qu’on a organisé, c’était vraiment pour les anciens, les fondateurs », assure M. Fournier.  

« Il y a un mouvement vers la coopération de plus en plus. On pense que ça perd de la vitesse. Mais c’est prouvé que la coopération mène toujours plus loin qu’une organisation inc. Une coop, ça n’appartient à personne, mais à tout le monde. » 

À l’extrême gauche, les frères Gilles et Gaston Langlois portent leur médaille d’or, aux côtés de Robert Proteau et de leurs plus jeunes compatriotes. Leur « meilleure technique de coupe » leur a permis de se démarquer. Crédit photo : Aménagement forestier coopératif des Appalaches

Les Lions de Cookshire-Eaton contribuent aux camions de Moisson Estrie

Cinq Clubs Lions de l’Estrie ont fourni à Moisson Estrie 125 000 $ pour procéder à l’achat de deux camions de livraison. Ces nouveaux véhicules intègrent une flotte de cinq servant au transport des denrées d’aide alimentaire. 

« Dans les dernières années, les besoins en insécurité alimentaire, ça a explosé. C’est vraiment très présent. On ne s’attend pas à ce que ça change dans les prochaines années », constate Christian Bibeau, directeur général Moisson Estrie.  

C’est pour cette raison que « il faut se préparer. L’acquisition des camions, elle est en perspective de ce qui s’en vient pour être prêt à répondre aux besoins des gens », poursuit M. Bibeau. 

insécurite alimentaire

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Outre des camions de livraison, Moisson Estrie a investi plus de 500 000 $ afin d’améliorer ses infrastructures et d’assurer son rôle de principale banque alimentaire de la région.  

Ces investissements sont notamment rendus possibles grâce à la contribution de la Fondation des Clubs Lions International et des clubs locaux de Cookshire-Eaton, Sherbrooke, Compton, Eastman et Coaticook.  

Le rajeunissement d’une partie de la flotte de camions de Moisson Estrie était rendu nécessaire dans le contexte actuel d’augmentation des livraisons destinées aux organismes communautaires de la région.  

Depuis le 1er avril dernier, une hausse de 24 % des dépannages alimentaires a été observée. Celle-ci s’ajoute aux hausses consécutives des dernières années. 

RURART se met à table pour la seconde fois 

Plus de 170 personnes ont foulé le domaine de la ferme La Généreuse à Cookshire-Eaton dans le cadre de l’événement À table de RURART. Tenue à la fin du mois de septembre, cette seconde édition explorait la notion de territorialité.  

La journée s’est ouverte avec la table ronde de deux heures qui donne son nom à l’événement. Une grande tablée qui rassemblait formateurs et participants dans le but de faciliter un cheminement collectif.  

« On se met à table pour discuter puis échanger. Tout le monde est égal », rappelle Amélie Lemay-Choquette, instigatrice et directrice artistique de RURART. Le but est de pousser la réflexion. « On invite des gens puis on amène un sujet qu’on trouve important d’adresser, d’avoir des opinions différentes. » Dans ce cas-ci, il s’agissait de repenser les façons d’entrer en relation avec les territoires. 

L’installation art-nature de l’artiste Karine Gaulin portait sur le potentiel d’émerveillent du monde de l’enfance.

La programmation d’après-midi comportait des interventions artistiques qui avaient pour but de porter l’attention sur l’interrelation entre les règnes végétal, animal et minéral. Par exemple, le porteur de savoirs Michel Durand Nolett guidait une marche d’identification en forêt qui permettait d’en apprendre plus sur l’utilisation des plantes dans la culture w8banaki. 

L’ArtLab de la Galerie Foreman de l’Université Bishop’s proposait de son côté une ruche d’art autour du processus de fabrication du papier à partir de gazon. À travers la vidéo, l’artiste Jessica Slipp proposait de changer de perspective pour se mettre dans la peau d’une roche. 

En 2022, la première édition d’À table avait été courue. Elle concordait avec le dixième anniversaire de RURART. Les deux événements ont eu pour commissaire Noémie Fortin, originaire de Lac-Mégantic.  

Le gazon est une fibre inhabituelle, mais une matière abondante, pour la fabrication de papier. Crédit : Foreman // Laboratoire communautaire d’art

Bora Boréal souligne son 1er anniversaire à Bury 

Bora Boréal a célébré le premier anniversaire de son site de Bury en accueillant une conférence sur le tourisme durable et en inaugurant une première exposition d’art.  

La conférence était une présentation des SADC+CAE du Haut-Saint-François, du Val-Saint-François, des Sources et de la région de Mégantic. Elle avait pour objectif d’inviter les acteurs de l’industrie touristique de la région à poser des actions concrètes en développement durable.  

L’eau étant au cœur du projet de Bora Boréal, l’entreprise a mis en place trois axes de valorisation, dont l’un est de sensibiliser par l’art. C’est ainsi que Josiane Lanthier est devenue la première artiste-peintre invitée par Bora Boréal. Celle-ci a créé une série d’œuvres sur mesure qui sont désormais présentées au pavillon L’Espace Temps ainsi que dans les chalets flottants du lac Batley.  

« Je suis honorée de voir mes œuvres exposées dans un lieu aussi inspirant. C’est une opportunité unique d’enrichir l’expérience des visiteurs par l’art et de les sensibiliser à l’importance de l’eau », déclare Josiane Lanthier. Photo fournie

Bora Boréal offre de l’hébergement en nature par le biais de ses chalets flottants dans la région de Québec depuis 2020 à Bury depuis 2023. Le site de l’entreprise sur le chemin Batley est érigé sur une ancienne terre agricole de 2 M pi2 qui était non exploitée.  

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