L’Office régional d’habitation (ORH) du Haut-Saint-François annonce que les citoyens ont désormais accès au Programme de subvention au loyer dans les villes de Weedon, East Angus, Dudswell et Scotstown.
Les quatre municipalités ont libéré des sommes de leur budget 2025 permettant d’accorder ces subventions. « Certaines ont pu s’ajuster dans leur budget, d’autres non. Cela ne sera que partie remise pour 2026 », espère Nathalie Ramonda, la directrice générale d’ORH HSF. Son souhait serait que d’autres municipalités adhèrent au programme.
Pour bénéficier du Programme de subvention au loyer, il faut être admissible à un HLM (habitation à loyer modique). Autant un locataire qu’un propriétaire peut présenter une demande. Pour connaitre votre admissibilité, il suffit de contacter l’ORH par téléphone (819-943-4281).
Souvenir du passage du groupe Génération Choc en 2023 aux Concerts de la gare de East Angus. Photo fournie
Plusieurs lieux de diffusion ont récemment lancé leur programmation estivale. La région ne manquera pas d’événements dans les prochaines semaines avec le NanoFest à Lingwick, les Concerts de la gare à East Angus, le Musée d’art et d’histoire de Dudswell ainsi que le Sanctuaire des arts à Beaulac-Garthby.
NanoFest, Lingwick
Souvenir de l’édition 2022 du NanoFest par Les Anti Stress de Monsieur Ménard.
Le NanoFest revient pour sa quatrième édition les 22, 23 et 24 août prochains. Le microfestival offre une programmation de musique et d’art émergent sur l’ancien site de La Nuit du pont couvert à Gould, soit le pont McVetty-McKenzie. Il s’agit d’un événement familial qui comptera 11 spectacles musicaux répartis sur trois jours et deux nuits.
En journée, des prestations intimes et acoustiques précéderont les performances « à la carte sonore plus chargée » prévues en soirée. Entre autres, nous retrouverons le groupe québéco-colombien de cumbia Son Nagual, la pop rétro et psychédélique des Reynette ainsi que le mystérieux duo saguenéen Angine de poitrine.
L’accès au site est gratuit pour les habitants de Lingwick et les 17 ans et moins. Les citoyens du Haut-Saint-François bénéficient d’une réduction de 10 $ sur le passeport de trois jours, au prix régulier de 70 $.
Souvenir du passage du groupe Génération Choc en 2023 aux Concerts de la gare de East Angus. Photo fournie
La 13e édition des Concerts de la gare débutera le jeudi 26 juin avec la country-rock de Frank Barns. Chaque semaine jusqu’au jeudi 21 août, la section de la rue Saint-Jean Ouest face à la Vieille gare de papier sera fermée à la circulation afin d’accueillir gratuitement les spectateurs en formule parterre.
La programmation est composée en majeure partie de formations rock, pop et country. Pour la Fête de la famille le 14 août, la gare accueillera un hommage aux Cowboys Fringants. Elle recevra également la visite de Tim Brink, finaliste de La Voix IV en 2015.
Le Musée a procédé au triple vernissage de ses expositions saisonnières 2025 le jeudi 12 juin. Du vendredi au dimanche entre 10 et 16 h jusqu’en octobre, les visiteurs pourront accéder à l’église patrimoniale du secteur Marbleton au coût de 20 $ par adulte ou 10 $ par étudiant. Les trois expositions temporaires s’ajoutent à celles permanentes.
La programmation estivale comprend Repousser les frontières de la peintre professionnelle Hélène Goulet; le Livre d’artistes des Estriennes Andrée Hudon, Denyse Francoeur et Diane Dugal; ainsi que les paysages du Québec rural et citadin vus à travers le regard d’artistes québécois professionnels.
La salle principale du Sanctuaire des arts de Beaulac-Garthby, la Cène du lac. Photo fournie
L’ancienne église de Beaulac-Garthby a été construite en 1898-1899. En 2019, elle devient propriété privée et est convertie en salles multifonctionnelles, incluant galerie d’art, musée et salles à louer.
Une programmation riche attend les spectateurs de la région, à commencer par Hometown Blues le 21 juin. Celle-ci s’échelonne sur six mois et culminera avec le Noël de Charlie Brown le 12 décembre prochain. Entretemps, on retrouvera l’humoriste Chantal Lamarre et un hommage à Michel Louvain.
Il s’agit là de la programmation de la salle principale, nommée La Cène du lac. Les salles secondaires ont, elles aussi, leurs propres activités, dont « Les matins chez Mozart » chaque dimanche entre 10 h et 14 h du côté de la galerie d’art.
La Carrière FB débutera officiellement ses activités le 16 juin au bout du chemin Bédard dans le secteur de Sawyerville, à Cookshire-Eaton. Pour les propriétaires de l’entreprise, il s’agit de l’aboutissement de trois années de démarches. Pour certains résidents, il s’agit d’une surprise qui s’est présentée sous la forme de secousses de dynamitage ou de passages de camions.
« On l’apprend tous par surprise par un post Facebook sur Spotted. Tout le monde est pris de court, tout le monde est mécontent de ça », explique le représentant de la demi-douzaine de citoyens opposés au projet, qui a préféré garder l’anonymat.
De son côté, le couple d’entrepreneurs derrière Carrière FB dit qu’il n’a pas de relations publiques à faire, en plus de toutes les démarches légales et gouvernementales qu’il a dû compléter jusqu’à présent. « Ça changera rien pour nous autres. Ils comprennent pas qu’ils nous font juste de la pub gratuite. Le projet fermera pas, c’est impossible. J’ai déjà toutes mes autorisations », confie Dany Fauteux, propriétaire de la carrière.
Dynamitage
Le Journal a été interpellé par trois citoyens ayant ressenti des secousses importantes dans les semaines du 19 et 26 mai. Leur résidence se trouve à une distance d’un kilomètre de la carrière où se sont tenues des séances de dynamitage. L’une des résidentes a communiqué avec la Ville de Cookshire-Eaton parce qu’elle disait craindre pour « l’intégrité de la fondation, structure et matériaux de plusieurs bâtiments ».
Carrière FB confirme avoir procédé à du dynamitage échelonné sur une période de trois semaines. Ayant maintenant tout le matériel et le tonnage nécessaires à exploiter à court-moyen terme, ce type de procédures n’est plus prévu à l’ordre du jour pour le moment. « Oui, on a fait faire du dynamitage. Mais pas n’importe comment. C’est une équipe spécialisée, accréditée, expérimentée, qui a réalisé un travail exemplaire. Tout a été encadré, sécurisé, surveillé. Rien n’a été fait à la légère », a indiqué Dany Fauteux dans une publication Facebook.
Crédit : Annik Lauzon
Mise au courant
Les citoyens opposés au projet se sont présentés à la séance du conseil municipal de Cookshire-Eaton le 2 juin. « On a eu un échange d’une quinzaine de minutes avec le maire puis la greffière. […] On a beaucoup mis de pression. […] On n’est vraiment pas satisfait de ce que la Ville nous a répondu », indique par téléphone le représentant du groupe.
Le maire de Cookshire-Eaton, Mario Gendron, reconnait que « l’ouverture d’une carrière, ça plait pas à personne, mais ça suit les règles comme il faut. » Carrière FB a fait ses devoirs avec ses multiples demandes d’approbation, entre autres auprès de la CPTAQ (Commission de protection du territoire agricole du Québec). « Quand le règlement prévoit que tout est conforme, on n’a pas le choix de l’accepter. […] Même si on avait dit : « On n’est pas d’accord avec ça », la CPTAQ est par-dessus nous autres. »
Camions et valeur des maisons
Néanmoins, le maire reconnait que l’arrivée d’une carrière change le quotidien des citoyens. « Quand il y a une voie publique où il y a beaucoup de trafic lourd, c’est certain que ça fait diminuer la valeur des propriétés. » Il donne l’exemple du secteur Johnville où l’on retrouve sept gravières-sablières en activité. « Voilà quelques années, il y avait peut-être 25-50 camions qui passaient là, mais là, il y en a 200-300 » par jour.
À l’opposé, Dany Fauteux de Carrière FB croit que la demande pour les habitations à Johnville demeure forte, malgré la présence des sept sites et du chemin de fer dans le secteur. D’ailleurs, il offre un produit distinct de ces entreprises établies depuis longtemps dans la région. Il produit du roc concassé, d’où l’obtention d’un permis d’exploitation pour carrière ou mine, plutôt qu’un permis de gravière-sablière.
Crédit : Jean-Marc Brais
Matière première
M. Fauteux et le maire Gendron s’entendent pour dire que les sites de Sherbrooke sont vides et que la demande s’amène à nos portes. « Il n’y a plus de gravier dans les environs de Sherbrooke. Toutes les gravières sont vides. Donc ici, c’est le coin où il y a le plus de possibilités pour du gravier », explique Mario Gendron.
Le but de Dany Fauteux avec sa carrière « est d’atteindre 30 000 tonnes par année. Idéalement 40 000-45 000 tonnes d’ici trois ans. Si on vend 20 000 tonnes cette année, je vais être content. 20 000 tonnes, ça représente 40 trucks » par semaine. Le représentant du groupe citoyen avance plutôt avoir « vu environ 60 camions sortir avec du matériel pour réparer les routes de Cookshire-Eaton en deux jours » dans la semaine du 9 juin.
De son côté, la Ville de Cookshire-Eaton jongle avec l’idée d’imposer éventuellement un moratoire pour limiter le nombre de gravières sur son territoire. Début juillet, elle prévoit également une séance d’information portant sur la Carrière FB, lors de laquelle les propriétaires seront absents.
De gauche à droite : Judith Olson, coordonnatrice au CJE HSF; Émilie Turcotte-Côté, propriétaire des Jardins d’etc; et Arianne St-Pierre, étudiante-employée. Crédit : R3USSIR
Émilie Turcotte-Côté, propriétaire des Jardins d’etc à Bury, est la grande gagnante du concours Mon boss c’est le meilleur 2025 pour le Haut-Saint-François. Il s’agit de la sixième édition du concours organisé à travers l’Estrie par R3USSIR et le mouvement Employeurs engagés pour la réussite éducative.
« Ma boss est la meilleure car elle est très flexible dans les horaires de travail », explique Ariane St-Pierre, 18 ans, qui travaille à la ferme de Bury et qui étudie au Cégep de Victoriaville. « Je veux sûrement en faire ma carrière car elle m’inspire beaucoup et me permet de voir qu’on peut réussir plusieurs choses dans la vie. »
Mario Pelchat et Claire Lemaître-Auger à leur domaine-vignoble de Saint-Joseph-du-Lac. Photo fournie.
L’Union des producteurs agricoles (UPA) appuie la décision de la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) d’interdire les spectacles au Domaine Pelchat Lemaître-Auger, propriété du chanteur Mario Pelchat et de sa conjointe Claire Lemaître-Auger, à Saint-Joseph-du-Lac.
« Le projet de l’entreprise s’éloigne beaucoup trop de la pratique de l’agriculture et de sa valorisation. Notre garde-manger est là prioritairement pour nourrir les Québécoises et les Québécois », explique Martin Caron, président général de l’UPA. L’organisme rappelle que la zone agricole ne représente qu’environ 4 % du territoire québécois et que les agriculteurs n’ont accès qu’à la moitié de cette superficie en raison de nombreux obstacles.
Mario Pelchat avait commencé à présenter des spectacles à son vignoble en 2022. La CPTAQ avait ordonné le 8 mars 2024 « de cesser l’utilisation d’un bâtiment agricole comme salle de spectacle et espace de restauration ». Le 9 avril 2025, le Domaine Pelchat Lemaître-Auger a mis en vente des billets pour la tenue de spectacles pour la saison estivale 2025 malgré l’ordonnance.
Le magicien Alain Choquette a invité la conseillère du Canton de Westbury, Mélanie Cyr, à prendre part à un numéro. Crédit : Jean-Marc Brais
« On est chanceux de l’avoir. Alain est avec moi depuis le 30 septembre 2009. » C’est en ces mots que Pauline Beaudry, présidente de la fondation du même nom, a ouvert le souper-spectacle bénéfice du 5 juin au Centre communautaire Thérèse Denis Lavertu, à Weedon.
Une cinquantaine de personnes étaient sur place, ce qui a permis à l’organisme d’amasser une somme de 3300 $. Le souper à cinq services était assuré par le Café L’orchidée de Cookshire-Eaton. La fondation étant entièrement portée par des bénévoles, ce sont les membres de son conseil d’administration qui se chargeaient du service aux tables.
« Parce que je travaille à Virage santé mentale, les gens pensent que la fondation vient juste en aide aux gens en santé mentale », indique Mme Beaudry. Or, sa fondation « vient en aide à toute personne sur le territoire de la MRC du Haut-Saint-François. »
De gauche à droite : Alain Choquette; Pauline Beaudry; Richard Blais et Philippe Delage, conseillers à La Patrie; et Johanne Delage, mairesse de La Patrie.Alain Choquette captivé par la prestation de son collègue Nicolas Gignac. Crédit : Jean-Marc Brais
Jean-Pierre Paquette, un usager du CRDITED, pose fièrement aux côtés d’un biplace. Crédit : CIUSSS de l’Estrie–CHUS
L’association de pilotes Les Faucheurs de marguerite tenait ses troisièmes portes ouvertes destinées aux usagers du Centre de réadaptation en déficience intellectuelle et des troubles envahissants du développement (CRDITED) Estrie. Le regroupement a attendu la météo propice pour déployer son événement le 4 juin dernier sur le tarmac de l’aéroport de Sherbrooke, à Cookshire-Eaton.
« Même si les usagers ne volent pas dans les avions, ils trippent juste à être ici. C’est une sortie sociale pour eux. Ils n’en ont pas souvent », relate Ariane Dugal, la cheffe de service du CRDITED au CIUSSS de l’Estrie–CHUS. Bien que les avions soient restés au sol lors de la journée, il était possible d’y grimper le temps d’une photo. Les usagers plus téméraires ont pu bénéficier de tours de côte-à-côte dans les vastes champs de l’aéroport.
En 2024, 85 usagers du CRDITED s’étaient prévalu de l’activité des Faucheurs de marguerite. Cette année, ils étaient le double; le bouche-à-oreille ayant eu le temps de faire son effet. L’association de pilotes vise encore le double de participants pour 2026, soit 400!
Faucheurs de marguerite 2025 - Annie RodrigueCrédit : CIUSSS de l'Estrie–CHUS
Faucheurs de marguerite 2025 - Yannick Lacasse-RodrigueCrédit : CIUSSS de l'Estrie–CHUS
Faucheurs de marguerite 2025 - Mario Champagne et Mario BilodeauCrédit : CIUSSS de l'Estrie–CHUS
Faucheurs de marguerite 2025 - IMG_6877Crédit : CIUSSS de l'Estrie–CHUS
« Ça nous donne un grand bonheur rien que de voir la réaction de ces gens-là », explique Claude Cyr, vice-président des Faucheurs. « On est tous des bénévoles. On est tous des pilotes d’avion, puis on a tous des machines. On s’est dit : « Pourquoi pas partager notre passion? » »
Tout aussi passionné, le président de l’association provinciale Aviateurs Québec, Michel Chartier, s’était déplacé à Cookshire-Eaton pour l’occasion. « Aujourd’hui, ce qui est le fun, c’est de voir les sourires. » Au-delà de cette initiation au monde de l’aviation, M. Chartier constate que « l’aviation générale, c’est la base de toute aviation. Je regarde un gars comme [l’astronaute] Chris Hadfield. Il a commencé son cours à St-Hubert sur un petit deux-places. […] La qualité de pilotes qu’on forme au Canada et au Québec, ç’a une réputation mondiale. »
Après une pause de sept ans, les Faucheurs de marguerite seront de retour avec un événement grand public le 16 août prochain. Par le passé, ces rassemblements ont réuni jusqu’à 300 avions et 5000 personnes sur le site de l’aéroport.
Marc-Antoine Provencher pose en compagnie d’une récolte d’asperges de sa ferme Au fond du 2. Crédit : Créateurs de saveurs Cantons-de-l’Est
La tournée Mangeons local, organisée par l’Union des producteurs agricoles (UPA), est passée par l’Estrie le 4 juin. En compagnie de son ambassadrice invitée, l’artiste Ariane Moffatt, le contingent s’est arrêté à La Canne blanche à Stukely-Sud ainsi qu’à la Ferme St-Élie de Sherbrooke.
C’est aux Serres Simard à Eastman qu’a été servi un diner concocté par le gagnant de MasterChef Québec saison 2, Pierre-Alexandre Joly. Le repas comprenait des asperges grillées en provenance de La Ferme au fond du 2 tenue par Marc-Antoine Provencher et Daphnée Doré, à Weedon. Le couple est également derrière l’entreprise Aménagement Solum. D’autres légumes locaux étaient également mis en vedette lors du banquet, soit les champignons du Réseau souterrain cultivés sur le chemin Glenday, à Lennoxville.
La tournée Mangeons local vise à favoriser l’agrotourisme et l’achat local. Son portail regroupe de nombreuses fermes ouvertes au public.
De gauche à droite : Andrée-Anne Fisette de la Ferme St-Élie; Michel Brien, président de la Fédération de l’UPA-Estrie; Ariane Moffatt et Claude Erb, président du Conseil de l’industrie bioalimentaire de l’Estrie. Crédit : UPA-EstrieLe chef sherbrookois Pierre-Alexandre Joly se fait applaudir par les invités du diner de la tournée Mangeons local le 4 juin dernier. Crédit : UPA-EstrieUn aperçu du menu du diner de la tournée Mangeons local. Crédit : UPA-Estrie
De gauche à droite : Yan Gagnon, administrateur du Musée; Mireille Rodrigue, bénévole; et Adèle Blais, créatrice de l’œuvre. Crédit : Jean-Marc Brais
Le Musée d’art et d’histoire de Dudswell tenait un coquetel réseautage le 21 mai lors duquel a été dévoilée une œuvre de l’artiste Adèle Blais à l’effigie de la native de Marbleton, Eva Tanguay.
« Je pouvais pas concevoir qu’elle soit ailleurs qu’à Dudswell », s’exclame Mireille Rodrigue, qui s’est portée acquéreuse de l’œuvre en compagnie de son conjoint Yan Gagnon. Le couple fait donc un prêt de la toile au musée pendant sa saison d’activités. « Ça va être une garde partagée. L’été, elle va être ici, puis l’hiver, elle va être dans ma maison! », se réjouit déjà Mme Rodrigue. « On aurait aimé la faire acheter par le musée, mais c’est trop jeune encore comme entité », admet Yan Gagnon.
Pour la conceptrice de l’œuvre, Adèle Blais, « Eva Tanguay, c’est quelqu’un de vraiment important pour la région ici, mais dans mon parcours d’artiste aussi. Il y a beaucoup de résonance. Je me laisse souvent inspirer par elle. »
« La flamboyante Eva Tanguay » par Adèle Blais, 2024.
Concertation Arts et culture
Le coquetel était précédé d’une rencontre de la Concertation Arts et Culture Haut-Saint-François (ACHSF). Durant celle-ci, une demi-douzaine d’intervenants ont pris la parole dont Julie Pomerleau, agente de développement culturel au CLD. Cette dernière a traité de la nouvelle politique culturelle du Haut, qui rend possibles des initiatives telles que les projections Murmures (voir autre texte p.123).
L’ambiance musicale de la soirée était assurée par l’autrice-compositrice de Bury, Chloé Fortier, dont le nom de scène est N0rth. Elle est la gagnante de l’entente territoriale du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) 2025-2026 pour la MRC du Haut-Saint-François.
Enerkem s’est placé à l’abri de ses créanciers à la mi-mai. La directrice des communications de l’entreprise, Amélie Desrosiers, confirme que « nous poursuivons nos activités à notre centre d’innovation à Westbury ainsi qu’à notre bureau à Sherbrooke. » Un « plan clair de relance » a été proposé par les sociétés qui reprendront les rênes de l’entreprise. L’usine de Westbury a débuté ses activités en 2009 en produisant des gaz de synthèse. Elle a été modernisée pour produire du méthanol en 2011, puis de l’éthanol à partir de 2012.
Catherine Gignac de la ferme maraîchère Terre vivante, à Cookshire-Eaton. Photo tirée de la page Facebook de l’entreprise
On retrouve de nombreuses fermes maraîchères sur le territoire du Haut-Saint-François. Dans le lot, il y a celles qui sont membres du réseau provincial des Fermier·ère·s de famille, qui regroupe des fermes certifiées biologiques misant sur un circuit court de mise en marché. C’est-à-dire que l’abonnement se fait directement à la ferme, sans intermédiaire.
Elles sont trois dans le Haut à être membres du réseau : Croque-Saisons à Lingwick, ainsi que Terre vivante et Hôtes épinettes, toutes deux à Cookshire-Eaton. La responsable aux communications du Réseau, Enora Jeanne Cordier Le Vot, constate que « l’achat local est sur toutes les lèvres » et qu’il s’agit d’ « un acte citoyen qui fait la différence ».
Le Réseau des fermier·ère·s de famille lance sa 29e campagne d’abonnement aux paniers de légumes biologiques. Ces paniers s’échelonnent généralement de la mi-juin jusqu’à la fin octobre. Si « chaque panier est un acte de solidarité», selon les termes de la présidente du Réseau Véronique Bouchard, il s’agit aussi d’un geste pour le long terme. Soutenir les fermes biologiques renforce la résilience des écosystèmes, assure-t-on, dans une perspective durable.
Pour trouver une ferme membre du Réseau, il suffit de visiter le fermierdefamille.com. Autrement, plusieurs de nos fermes locales possèdent un kiosque libre-service. D’autres tiennent même boutique, comme c’est le cas de Terre vivante qui accueille le public les fins de semaine au 4505, chemin Orr dans le secteur Johnville.
Catherine Gignac de la ferme maraîchère Terre vivante, à Cookshire-Eaton. Photo tirée de la page Facebook de l’entreprise
À gauche, Daniel Charbonneau. À droite, Yannick Côté. Crédit : Les Mal-aimés
Le restaurant gastronomique Les Mal-aimés, situé à Cookshire-Eaton, fait partie des 76 établissements recommandés par l’emblématique guide culinaire Michelin au Québec. Une recommandation Michelin indique « une cuisine de qualité ».
La majorité des restaurants nommés se retrouvent à Montréal et Québec. Ils ne sont que 19 en région. Près de chez nous, outre les Mal-aimés, on retrouve dans le lot Vin Polisson à Sherbrooke et le Manoir Hovey à North Hatley.
L’établissement d’Eaton Corner consiste en une petite salle d’une vingtaine de places, bâtie à même la ferme du Jardinier déchainé. C’est de celle-ci que sont tirés une bonne partie des ingrédients utilisés en cuisine. « L’assiette des Mal-aimés, c’est 60% des produits de la ferme. C’est 98% de produits du Québec », indique l’administration.
Le nom des « mal-aimés » fait d’ailleurs référence aux légumes indigènes souvent négligés en cuisine : navet, rutabaga, cardon, etc. L’établissement se décrit comme faisant de la « gastronomie rurale à la ferme ».
Le retour à la maison a été ralenti sur la route 112 le jeudi 29 mai, alors qu’une semi-remorque circulant en direction d’East Angus s’est renversée en bordure de route. L’incident s’est produit en bordure de l’écurie Ferme BGR, à Ascot Corner, à 15 h 15.
Le camion « est sorti de la voie pour laisser un véhicule d’ambulance passer » avant de se renverser, explique la porte-parole de la Sûreté du Québec, Ève Brochu-Joubert. Andy Coates vit juste en face des lieux. « Le [Ford] Explorer du paramédic est passé extrêmement vite, puis l’a coupé. [Le camionneur] a mis les brakes puis pom! Il a tassé gros. [Le paramédic] passait en malade. »
Le conducteur n’a pas été blessé. Deux dépanneuses ont extirpé la remorque du fossé. La circulation a été rétablie vers 20 h.
William Couture est quatrième à partir de la gauche, derrière la dame. René Couture est troisième à partir de la droite, avec le dossard de sécurité.
Un troisième IGA Couture verra le jour sur le boulevard Lionel-Groulx, près du Carrefour de l’Estrie à Sherbrooke, d’ici le mois de décembre. La succursale ouvrira donc près de dix ans après que Sobeys ait acquis le terrain en janvier 2016.
« Il y a beaucoup d‘étapes à faire avant que le projet se réalise », expliquait à La Tribune René Couture, propriétaire. En compagnie de son fils William, il dirige déjà l’IGA Fleurimont, à Sherbrooke, de même que la succursale située à East Angus.
Des projections à venir à La Patrie et Scotstown
Photo fournie par le CLD du HSF
L’entente culturelle de la MRC du Haut-Saint-François a été renouvelée à hauteur de 240 000 $, dont la moitié provient du Centre local de développement (CLD). Ce soutien financier jusqu’en 2027 sera principalement alloué à la nouvelle shed de Chartierville, ainsi qu’à la poursuite du développement des projections architecturales « Murmures».
On verra s’ajouter cette année une projection sur l’église Saint-Pierre de La Patrie (notre photo) ainsi qu’une autre au parc Walter-Mackenzie de Scotstown, en plus de celle du parc des Braves de Cookshire lancée en 2021. Ces spectacles seront présentés en boucle les jeudis, vendredis et samedis du début juillet à la mi-septembre.
9660 $ amassés lors du Grand McDon
Jackob Ménard, Michel Champigny, Germain Poulin et Denis Gilbert, bénévoles pour la Journée Natalie Champigny. Crédit : Scott Stevenson
Le Grand McDon du 8 mai tenu au McDonald’s d’East Angus aura permis d’amasser une somme record de 9660 $. Michel Champigny, de la Journée Natalie Champigny, précise que « ce montant sera ajouté dans le plan de soutien de la Fondation Christian Vachon, pour soutenir nos écoles dans tout le Haut-Saint-François. » Sur la photo, on aperçoit de gauche à droite : Jackob Ménard du Service des loisirs de East Angus, Michel Champigny ainsi que Germain Poulin et Denis Gilbert, bénévoles.
Unik Parquet reçoit une aide financière de 300 000 $
Philippe Pilon et Julie Gosselin, copropriétaires d’Unik Parquet depuis 2012. Crédit photo : Manon Bureau
L’entreprise Unik Parquet, à La Patrie, a reçu une contribution remboursable de 300 000 $ de Développement économique Canada en février dernier. Cet appui financier aura servi à ajouter une nouvelle chaîne de production et à automatiser le processus de finition des planchers.
Aux yeux de la vice-présidente de l’entreprise, Julie Gosselin, « Unik Parquet franchit une nouvelle étape ». Depuis plus de 30 ans, l’ancienne Bois Ditton se spécialise dans la finition de planchers d’ingénierie huilés et compte comme clientèle des architectes, des entrepreneurs et des designers.
Il y a un an : écrasement d’avion à Cookshire-Eaton
Crédit : Bureau de la sécurité des transports du Canada
Le Bureau de la sécurité des transports du Canada a publié son rapport d’enquête entourant l’écrasement d’avion survenu le 10 mai 2024 à l’aéroport de Sherbrooke, à Cookshire-Eaton. L’appareil Piper 1968 avait alors eu une perte de puissance moteur due à une baisse de pression d’admission, après avoir connu un pépin technique lors d’un vol survenu la veille. En provenance de Saint-Georges, l’aéronef transportait deux passagers et deux chiens. Le pilote avait subi de multiples blessures, la passagère avait été légèrement blessée et les deux chiens s’en étaient sortis indemnes.
La Réserve de ciel étoilé visible depuis l’espace
Photo : Réserve internationale de ciel étoilé du Mont-Mégantic
Une photo prise en janvier dernier par les astronautes de la Station spatiale internationale démontre les 20 années d’efforts de protection de l’environnement nocturne faits par la Réserve internationale de ciel étoilé du Mont-Mégantic. Dans la zone sombre entourée de pointillés au bas de la photo, on retrouve la trentaine de municipalités, dont 14 du Haut-Saint-François, qui ont opté pour un éclairage sobre et de couleur ambrée depuis 2007. Plus récemment, en 2022 et 2023, l’Oasis de nuit étoilée du Mont-Bellevue, à Sherbrooke, et le Parc international de ciel étoilé du Mont-Tremblant ont aussi reçu leur certification.
De gauche à droite : Martin Tremblay, ex-DG de Cookshire-Eaton; Antoine Prévost, DG de La Patrie; et Jean-Charles Bellemare, DG par intérim du Canton de Westbury. Crédits photo : Jean-Marc Brais
Trois directeurs généraux de municipalités du Haut-Saint-François ont récemment quitté leur poste ou sont sur le point de le faire. Cette nouvelle vague de départs s’ajoutent aux cinq autres qu’a connu la région ces derniers mois à East Angus, Lingwick, Dudswell, Newport, ainsi qu’à même la MRC. On peut ainsi dire que la moitié des municipalités du Haut ont changé de direction générale depuis 2024.
Martin Tremblay – Cookshire-Eaton
Martin Tremblay était en voie de compléter sa quinzième année en tant que directeur général de la Ville de Cookshire-Eaton. Il a débuté le 26 mai un nouvel emploi en tant que directeur général de la MRC du Val-Saint-François, à Richmond. C’est un retour aux sources puisqu’il avait débuté son expérience dans le monde municipal en tant que directeur des travaux publics de la Ville de Windsor en 2005.
Au niveau d’une MRC, « c’est des dossiers différents. C’était le bon moment pour faire le switch », estime M. Tremblay. Que ce soit au niveau régional ou municipal, « la tâche est toujours plus ardue. Il y a toujours des exigences qui se rajoutent » de la part du gouvernement.
Martin Tremblay dit quitter une équipe de « gens qualifiés et compétents », autant du côté de l’administration que des opérations sur le terrain. « Je suis content parce qu’il y a très peu de taux de roulement, malgré la pénurie de main-d’œuvre. […] On peut se diviser la tâche entre les différentes spécialités. Mais il y a de plus petites villes où c’est un DG avec une adjointe. Quand ça s’alourdit, le défi est encore plus colossal. »
Antoine Prévost – La Patrie
De gauche à droite : Karine Duchaineau, directrice générale adjointe des programmes sociaux au CIUSSS de l’Estrie – CHUS; Antoine Prévost, directeur général de La Patrie; et Johanne Delage, mairesse, lors d’une séance d’information le 25 novembre 2024.
Antoine Prévost admet que « le contexte municipal, c’est un contexte qui n’est pas facile ». Celui-ci avait l’enjeu supplémentaire d’être directeur général dans sa ville de résidence. « Des DG qui durent dans le temps, en grande majorité, c’est pas des DG qui habitent la municipalité. »
M. Prévost quittera ses fonctions le 6 juin. Il avait débuté dans les bureaux de La Patrie en octobre 2023, après avoir perdu son emploi de gestionnaire de maintenance lors de la fermeture de l’usine Masonite de Lac-Mégantic. Il songeait alors à se lancer à son compte, mais avait vite été approché par la municipalité.
« J’ai pas un autre emploi de trouvé. Je retournerais à mes occupations précédentes, mais à titre de travailleur autonome. […] C’est des options que je suis en train de regarder présentement. Je suis en réflexion là-dessus. »
Il indique ne pas avoir de raison précise quant à sa démission. « C’est un amalgame de plein de choses. Mais surtout, je dirais que c’est l’envie d’essayer de quoi de nouveau. […] Est-ce que je pars en mauvais termes? Non, vraiment pas. Mais des fois, tu te rends compte que ton bonheur est ailleurs. »
Jean-Charles Bellemare – Westbury
Jean-Charles Bellemare a été embauché en tant que directeur général et greffier-trésorier par intérim du Canton de Westbury en janvier 2024. Il succédait alors à Nathalie Audet, qui avait quitté après un automne 2023 houleux dans le canton.
Le contrat à durée déterminée de M. Bellemare vient à échéance le 25 juin. Le bureau municipal a annoncé qu’il sera fermé lors de la semaine du 23 au 27 juin.
Pendant son passage de 18 mois, M. Bellemare a « noté des lacunes en greffe, notamment l’absence de classement de fichiers et la non-conformité de certains règlements. […] Il y a plusieurs changements réglementaires qui auraient dû être faits qu’on va devoir entreprendre au courant de l’été pour pouvoir partir sur de bonnes bases. »
Pour ce faire, une banque de 200 heures à un tarif de 20 000 $ a été adopté par le conseil municipal en avril dernier auprès de M. Bellemare et de sa firme en redressement et restructuration.
Photo de 2017 montrant, de gauche à droite : Daniel Lamoureux, directeur général de la Caisse Desjardins HSF et président d’honneur du tournoi; Jacques Laplante et Marc Rousseau, coorganisateurs du tournoi de golf des Chevaliers de Colomb d’East Angus. Crédit : Archives / Pierre Hébert
L’édition 2025 sera le 25e et ultime tournoi de golf des Chevaliers de Colomb d’East Angus. Le manque de relève explique la fin de l’événement annuel.
« Moi puis Marc [Rousseau], on s’était mis comme objectif 25. Après ça, on ferme les livres », explique Jacques Laplante, coorganisateur du tournoi. Il ne reste plus que les deux hommes à s’investir dans la tenue de l’événement. « Les Chevaliers, ça vieillit. On est pas mal moins qu’on était avant. »
M. Laplante se rappelle les bonnes années, comme en 2018 lorsque le tournoi avait compté 160 joueurs. Pour 2025, on vise la moitié, soit 80 participants, avec une soixantaine d’inscriptions jusqu’à présent.
L’édition de cette année sera « pour remercier le monde », poursuit celui qui agit à titre de secrétaire-trésorier pour le conseil angussien des Chevaliers de Colomb. L’accès au tournoi est offert au prix de 100 $ et inclut déjeuner, souper, golf et voiturette. En plus, « on devrait avoir 10 à 12 prix de présence. Quelque chose de beau. »
Formule en déclin
Une baisse de participation est observée dans les tournois de golf du Haut-Saint-François. Chez Virage Santé mentale, une cinquantaine de joueurs ont pris part aux éditions 2023 et 2024. La prochaine est prévue le 9 septembre sous la présidence d’honneur de Gilles Doyon, de BMR.
Le vendredi 6 juin, la Chambre de commerce du HSF tiendra une toute première édition nocturne de son tournoi de golf annuel, avec balles phosphorescentes. Sa directrice générale, Alexandra Jacquet, observe que « sur le territoire, on a peut-être de moins en moins de gens qui jouent au golf. » Une quarantaine de places sont toujours disponibles pour ce tournoi. « On essaie la formule, mais pour l’année prochaine, on reviendra à une formule traditionnelle », prévoit Mme Jacquet.
Seule la Journée Natalie Champigny semble tirer son épingle du jeu. Son tournoi prévu le 15 août au Club Venise de Magog compte déjà 33 quatuors sur une possibilité de 36, à un coût de 160 $ par personne. Son organisateur, Michel Champigny, se montre satisfait de la situation.
Le 25e tournoi de golf annuel des Chevaliers de Colomb d’East Angus se tiendra le samedi 21 juin. Il est possible de s’inscrire auprès de Jacques Laplante au 819-832-2892 ou au laplantej@sympatico.ca.
TiBert en visite à St-Isidore, Dudswell et La Patrie
Crédit : Dany Marcotte, enseignant 5e-6e année
Trois écoles du Haut-Saint-François ont reçu la visite de l’artiste franco-manitobain Rob Malo, alias TiBert. Celui-ci est conteur et musicien. « Quand je vais dans les classes, on parle de culture, de l’histoire du Manitoba, en plus de l’histoire des Métis et de Louis Riel. » Il joue aussi d’instruments traditionnels tels que le ruine-babines et la planche à laver. Sur la photo, on l’aperçoit à l’école des Trois-Cantons de Saint-Isidore-de-Clifton, le 2 mai dernier.
Prêt de l’Artothèque Genest-Denis
Crédit : Jean-Marc Brais
Lors d’un 5 à 7 tenu le 24 avril à la Galerie d’art Cookshire-Eaton, l’artiste Denis Palmer et Myriam Genest-Denis, de l’Artothèque Genest-Denis, ont remis une gravure sur bois au directeur général du Journal, Scott Stevenson. Comme l’expliquait l’animateur du 5 à 7, l’artiste Sylvain Dodier, « l’objectif de cette artothèque, c’est de prêter des œuvres, de les rendre accessibles. » C’est ainsi que la gravure est exposée et accessible au public depuis les locaux du Journal. D’autres lieux dans la MRC présentent des œuvres d’artistes locaux grâce à l’Artothèque.
Ouverture de la saison de fer à East Angus
Crédit : Maxime Robert
En raison du succès de l’an dernier, un deuxième jeu de fer a été installé au Centre culturel de East Angus. Celui-ci permet d’accueillir encore plus de joueurs. Les responsables du club en profitent pour inviter tous ceux et celles qui aimeraient jouer, sans limites d’âge et ce, tout à fait gratuitement. De gauche à droite : Roger Bibeau; Gilles Robert, responsable; Réjean Ménard et Richard Boulanger, responsable.
Prix annuels de l’Association des médias
Crédit : Marie-Josée Larouche
À gauche, Scott Stevenson s’est mérité le premier prix dans la catégorie Nouvelles lors du gala des prix de l’Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ), tenu le 2 mai, à Saint-Georges-de-Beauce, pour son texte « Le rejet local : l’UPA dit non aux cotisations » paru en septembre dernier. Il est accompagné du journaliste Jean-Marc Brais.
La CDC reconnue pour son engagement
La Corporation de développement communautaire du Haut-Saint-François (CDC HSF) s’est mérité le prix Intégration innovante dans la catégorie organisme sans but lucratif lors des Distinctions régionales Immigration de la Fédération des communautés culturelles de l’Estrie qui s’est tenu le 1er mai dernier au Théâtre Granada. « Cette distinction nous encourage à poursuivre nos efforts avec encore plus de détermination pour la lutte contre le racisme et les discriminations », d’exprimer la directrice générale de la CDC, Jinny Mailhot.
Salut Joe!
Joe Beaulieu en 2019
Un dernier hommage a été rendu au peintre Joe Beaulieu le 10 mai dernier, à l’église Saint-Louis-de-France d’East Angus. Joachim de son vrai nom a rendu l’âme le 19 avril à l’âge de 85 ans, après avoir souffert de polyarthrite rhumatoïde chronique pendant plusieurs années. Le documentaire Sur les traces de Joe Beaulieu avait été réalisé en 2019 par Martin Mailhot et Francis Charpentier. L’œuvre est disponible sur la chaine YouTube de la Ville de East Angus.
La meilleure école de pilotage est à Cookshire-Eaton!
Le Centre de l’aviation Altitude, situé à l’Aéroport de Sherbrooke à Cookshire-Eaton, s’est mérité le titre de Meilleure école privée remis par l’Association québécoise du transport aérien au début du mois. Pilotée par son propriétaire, Alexis Étienne, l’école a débuté ses activités il y a trois ans, le 22 avril 2022. Pour la conseillère aux entreprises du CLD, Chantal Ramsay, « c’est tout un accomplissement. [Étienne] se frottait à des institutions avec plusieurs années d’existence. »
5048 $ pour les Lions de Cookshire-Eaton
Crédit : Jean Tremblay
Le brunch de la fête des Mères organisé par le Club Lions de Cookshire-Eaton a rassemblé 170 personnes, le 11 mai dernier, au Centre communautaire de Johnville. Une somme de 5048 $ a été amassée à ce moment.
Line Savard et sa fille Karina Ortega, copropriétaires de la Vallée du Mont-Élan depuis 2020.
Après une année de pause, la Vallée du Mont-Élan a rouvert ses portes le 17 avril dernier à Westbury. Le sujet de l’incendie survenu sur le site le 11 avril 2024 et qui a coûté la vie à Jérémie Ortega demeure sensible. « Pendant la fermeture, on s’est fait offrir énormément d’aide. Il y a eu beaucoup de solidarité. Il y a eu des beaux mouvements d’entraide », se remémore la sœur du défunt, Karina Ortega.
« On a fermé pendant un an, puis je dirais que notre mission s’est solidifiée. On a fait une restructuration », poursuit-elle. Auparavant associé au camping et au disque golf, la Vallée du Mont-Élan mise désormais sur sa mission de centre de villégiature, de ressourcement et de mieux-être. Un sanctuaire pour que « les gens qui viennent aient une belle cohabitation, une belle vibe, puis une belle cohérence », explique celle qui est copropriétaire avec sa mère depuis 2020.
La pandémie comme déclic
L’achat du site de Westbury concorde avec le début de la pandémie et une écœurantite de la ville. « Ça fait cinq ans qu’on reste ici, puis des fois, quand on va quelque part puis qu’on revient, on se dit : « C’est fou comment on se sent à la maison. Plus que n’importe où on a pu habiter » », poursuit celle qui est instructrice de yoga.
La région leur rend bien, à elle et sa mère, cet attachement puisqu’une bonne partie de leur clientèle provient du Haut-Saint-François. « Il y a des voisins qui viennent dormir! Du monde de Cookshire! », s’enthousiasme Line Savard, la mère de Karina. « On a toutes sortes de gens qui viennent, [mais] une grande partie de notre clientèle, c’est des gens de Sherbrooke. » Le reste de la clientèle provient des grands centres, soit Montréal, Québec et Trois-Rivières.
Cela n’est pas surprenant aux dires des deux femmes, puisque plusieurs citadins ont un ras-le-bol de la ville, qui s’est exacerbé depuis la pandémie. « C’est de plus en plus demandé et important pour les gens de se retrouver dans un domaine de nature qui n’est pas axé sur la consommation », explique Line Savard. Et par « nature », elle fait autant référence à la nature extérieure qu’à celle intérieure.
Si on peut facilement se retrouver en nature dans un parc de la Sépaq, ce qui distingue la Vallée du Mont-Élan, c’est la communauté qui entoure cette nature. S’il est facile pour quelqu’un de se rendre sur le site de Westbury pour se retrouver et se ressourcer, la disposition du site et la nouvelle grille d’activités rendent plus faciles le contact avec autrui. Comme le résume Line Savard, ici « on prend le temps de vivre ensemble. On prend le temps de se connaitre. On prend le temps de connecter. »
La Vallée du Mont-Élan est un vaste site de 76 hectares où il est possible de séjourner en chalet ou en camping. Certes, il est possible d’y faire de la randonnée, mais le sanctuaire est l’un des rares endroits dans la région où il est possible de s’adonner à des séances de yoga, de méditation, à des activités de respiration ou à des retraites en silence. Le duo mère-fille composé de Line Savard et Karina Ortega se fera un plaisir de vous guider.
De gauche à droite : Rachel Beaulieu, préposée aux bénéficiaires; Marie-Claude Bilodeau, coordonnatrice L’Arbre de la vie; Brigitte Lacroix, coordonnatrice-adjointe; Johanne Delage, mairesse La Patrie; Dominique Bilodeau, DG Maison La Cinquième Saison; André Perron, maire Saint-Isidore-de-Clifton; et Raymond Grégoire, directeur bureau Député François Jacques. Crédit : Jean-Marc Brais
La Maison La Cinquième Saison, de Lac-Mégantic, a inauguré un centre de jour en soins palliatifs dans les locaux du Manoir de l’eau vive, à Cookshire-Eaton, le 14 mai. Le centre L’Arbre de la vie offre gratuitement ses services aux gens atteints d’une maladie incurable et à leurs proches aidants.
Pour débuter, les journées d’ouverture du centre se limiteront aux mercredis. La liste des services offerts inclut : discussions en groupe, suivis de gestion des symptômes physiques par une infirmière auxiliaire, soins de bien-être et conférences sur des thèmes qui aident à préparer la fin de vie, tels que la fermeture de ses comptes de réseaux sociaux.
Le centre L’Arbre de la vie se trouve au tout début du continuum de l’offre de service de la Maison La Cinquième Saison, qui est une maison de soins palliatifs à laquelle le ministère de la Santé et des Services Sociaux a donné le mandat de prendre soin des gens des MRC du Granit et du Haut-Saint-François.
La directrice générale de la Maison, Dominique Bilodeau, se dit très heureuse de se rapprocher des gens du Haut-Saint-François. « L’idée d’ouvrir un point de service supplémentaire est venue avec la préoccupation de pouvoir répondre à la réalité des gens malades sans qu’ils aient à faire de longues distances pour venir assister aux journées du Centre de jour offertes dans le Granit », indique-t-elle.
Dominique Bilodeau, directrice générale de la Maison La Cinquième Saison. Crédit : Jean-Marc Brais
Lisa Poirier, la directrice générale du Manoir de l’eau vive, se rappelle que « quand j’ai eu l’appel pour ce projet-là, […] c’était un véritable cadeau pour nous, […] pour nos résidents, mais aussi pour toute la communauté de notre région. » Elle a spécifié que la résidence pour personnes âgées de Cookshire a ouvert ses portes la même année que la Maison La Cinquième Saison en 2013.
Lisa Poirier, directrice générale du Manoir de l’eau vive. Crédit : Jean-Marc Brais
Brigitte Savoie et Yvan Pion interprétant la chanson-thème du 150e de La Patrie. Crédit : Jean-Marc Brais
La Patrie a maintenant sa chanson-thème soulignant ses 150 ans de fondation. L’hymne a été présenté aux citoyens le mois dernier.
En tant que musiciens, Yvan Pion et Brigitte Savoie sont des habitués de l’église Saint-Pierre de La Patrie. Ils y ont entre autres chanté la messe du Nouvel An. Au mois de février, M. Pion a approché la municipalité en avançant que « un 150e, ça prend une chanson. »
En quelques semaines, le musicien a écrit des paroles et une mélodie qu’il a enregistrées dans le studio de Mario Hébert. « C’est lui qui a réalisé l’album Miserere de Bruno Pelletier », indique M. Pion.
Le résultat final embrasse le style country avec une forte présence de guitares pour faire un clin d’œil à Guitabec. « On voulait que ce soit festif, pas trop de paroles. Avec des petites images qui évoquent la région : les montagnes, les champs, les étoiles, les enfants », indique celui qui est conseiller en emploi chez Intro-travail et CJE du Granit.
Brigitte Savoie et Yvan Pion à l’église Saint-Pierre de La Patrie.
En compagnie de sa conjointe Brigitte Savoie, il a tout d’abord présenté son œuvre aux élèves de l’école Notre-Dame-de-Lorette. Le dévoilement officiel s’est fait à la salle municipale la fin de semaine de Pâques.
Ce genre de projet est très significatif pour l’auteur-compositeur-interprète. « Pour moi, c’est important parce que je me questionne toujours sur « Quel est l’avenir des villes en périphérie »»? À tel point qu’il s’est donné la mission de créer un diaporama constitué de photos de la municipalité ainsi que d’images d’archive pour accompagner visuellement sa chanson.
La municipalité de La Patrie propose une année entière d’activités spéciales afin de souligner son 150e anniversaire. Elle inaugurera son arbre emblématique, un érable rouge, le 15 mai dernier à la Halte Éva-Senécal en présence du député provincial de Mégantic, François Jacques. Le 7 juin, une exposition de voitures antiques se tiendra à l’atelier RPL au cœur du village. Une projection son et lumière devrait être dévoilée sur les murs de l’église au courant de l’été. Celle-ci sera signée L’Inconnu dans le noir.
De gauche à droite : Isabelle Côté, adjointe administrative du CPE; Vicky Champagne, directrice générale; et Renée Tremblay, architecte. Crédit : Jean-Marc Brais
Les travaux de construction du futur CPE Il était une fois à Johnville ont débuté à la mi-avril. Ils devraient s’étirer jusqu’au 19 novembre pour une utilisation des nouveaux locaux début 2026.
« Idéalement, ce serait bien de déménager dans le temps des fêtes pour pouvoir rentrer dans la nouvelle bâtisse avec la nouvelle année », explique la directrice générale du CPE, Vicky Champagne.
La future installation totalisera 6000 pi2 et comportera six locaux multiâges, une pouponnière triple et une salle multifonctionnelle s’apparentant à un mini gymnase.
De gauche à droite : Vicky Champagne, directrice générale du CPE; Isabelle Côté, adjointe administrative; Renée Tremblay, architecte; et Jules Groleau, contremaitre. Crédit : Jean-Marc Brais
Bien que le CPE bénéficie de 63 places subventionnées, le gouvernement ne s’implique que très peu dans les installations extérieures des centres de la petite enfance. « Le financement du ministère est pas très élevé pour l’achat de jeux éducatifs pour la cour extérieure », reconnait Mme Champagne.
« Depuis qu’on est ouvert ici, chaque fois qu’on a fait des campagnes de financement, c’est dans ce but-là. » La prochaine se tiendra le 16 mai sous une formule de danse country au centre communautaire de Johnville.
La construction de la rue qui permettra de relier le CPE au chemin Gendron est prévue pour l’automne. D’ici là, la future bâtisse est accessible via le stationnement de l’ancienne église convertie en installation temporaire d’Il était une fois.