Jean-Marc Brais

Jean-Marc Brais

Jean-Marc a été journaliste pour le Haut-Saint-François de 2017 à 2019 et de 2024 à 2025.

Les Jardins d’etc reconnus pour leurs emplois étudiants

Emilie Turcotte-Côté, propriétaire des Jardins d’etc pose avec le cadre de reconnaissance qu’elle a reçue de la part de l’organisme R3USSIR.

Les Jardins d’etc, à Bury, ont reçu une reconnaissance de l’organisme R3USSIR – Éduction Emploi Estrie pour leur « engagement exceptionnel en faveur de la réussite éducative ». 

« Ça fait huit ans que j’accueille des étudiants », explique la propriétaire des Jardins, Emilie Turcotte-Côté. « Chaque année, j’ai au moins deux-trois étudiantes. » Ainsi, c’est plus d’une douzaine de jeunes qui ont pu concilier travail et études depuis les débuts de l’entreprise en 2017.  

« Il y a des propriétaires de ferme qui veulent pas engager des étudiants parce que le salaire minimum est tellement rendu haut qu’il y a plus tant de différence entre le salaire minimum d’un étudiant qu’un ouvrier qui a de l’expérience », poursuit Emilie.   

Celle qui produit fleurs et produits maraichers se fait tout de même un devoir d’accueillir la relève chez elle. « C’est des jeunes qui, habituellement, ont quand même de la difficulté à l’école. »  

Les Jardins d’etc agissent même comme conseiller en orientation pour certaines étudiantes qui ne savaient pas vers quelle carrière se tourner. « Elles sont rendues au cégep en agriculture. Je suis vraiment contente. Avant d’être ici, elles savaient pas qu’elles allaient aller là-dedans », se réjouit Emilie.  

Aux yeux de l’organisme R3USSIR, Les Jardins d’etc sont « un modèle pour tous les employeurs engagés pour la réussite éducative et de la persévérance scolaire ». L’entreprise collabore de plus avec le Carrefour jeunesse-emploi « pour mettre en place des actions afin de soutenir les étudiants-employés ». 

À droite, la conseillère en emploi du CJE HSF, Isabelle Poulin-Rioux, lit la lettre de reconnaissance adressée à Emilie Turcotte-Côté (à gauche) par l’équipe de l’organisme R3USSIR.

En plus de la reconnaissance octroyée par l’organisme R3USSIR, Les Jardins d’etc continuent de s’illustrer dans la région et à travers la province. En juin dernier, ses fleurs ont été offertes lors de la collation des grades de l’Université Bishop’s. Il s’agissait d’une première dans la province.  

Également, Emilie Turcotte-Côté est apparue dans l’édition de janvier du magazine Québec Vert, un bimensuel portant sur l’horticulture ornementale. Elle est également vice-présidente de l’Association des productrice.eur.s de fleurs coupées du Québec.  

Finie la tutelle, Lingwick de nouveau opérationnelle

Le conseil municipal du Canton de Lingwick depuis le 24 janvier. De gauche à droite : Sylvio Bourque, Elizabeth Bernatchez, Guy Lapointe, Catherine Bouffard, Marcel Langlois et Suzanne Jutras.

L’administration provisoire du Canton de Lingwick par la Commission municipale du Québec (CMQ) aura duré deux mois. Trois citoyens ont été élus par acclamation le 24 janvier, dont le nouveau maire Marcel Langlois. Catherine Bouffard et Sylvio Bourque ont respectivement remportés les postes de conseiller.ère # 6 et # 3.  

Depuis le départ de Robert Gladu et de trois conseillers le 11 novembre dernier, il manquait un.e élu.e au Canton de Lingwick pour avoir quorum et pouvoir continuer à fonctionner. C’est à ce moment que la CMQ avait pris le relais de l’administration. Ces événements avaient interrompu le processus de dépôt du budget de la municipalité, qui devra rattraper le retard dans certains dossiers. 

« Je suis contente. Au moins, on va pouvoir recommencer à avoir des réunions régulières. Ça va être plus facile de garder le fil », a partagé la conseillère # 4, Suzanne Jutras. 

C’est ce qu’indiquait également le nouveau maire Marcel Langlois qui compte reprendre le cours normal du conseil avec la séance prévue le 3 février. Celui-ci a déjà complété un mandat à la mairie de 2013 à 2017.  

Pour la nouvelle conseillère au poste 6, Catherine Bouffard, « c’est notre façon de contribuer au rétablissement de Lingwick. On a tous notre municipalité à cœur, puis il y a de la job à faire. » 

Même son de cloche du côté de son collègue nouvellement élu au poste 3, Sylvio Bourque : « j’ai confiance qu’on ait un bon conseil ». 

Les trois nouveaux élus ont été assermentés dès la fin du dévoilement des mises en candidature le vendredi 24 janvier. Stéphanie Bureau et Réjean Cloutier sont candidats pour le poste de conseiller.ère # 5, dont l’élection est prévue le 23 février. 

Le Canton de Lingwick est toujours à la recherche d’une direction générale. Le mandat de trouver une ressource est entre les mains de la Fédération québécoise des municipalités.  

Le maire Marcel Langlois reçoit les félicitations d’une résidente du Canton de Lingwick à la suite de son élection par acclamation.

Incendie à Bury [FR/ENG] 

D’après les informations de Corey Bellam 
English will follow 

Un incendie a ravagé la résidence du 591, rue Main, à Bury le dimanche 26 janvier au matin. Le feu a pris naissance dans le garage adjacent avant de s’étendre à la maison, qui est perte totale. 

Une explosion aurait réveillé le propriétaire de l’endroit, Mike Coleman, peu après 7 h. Lui et sa famille ont juste eu le temps de se vêtir avant de devoir d’évacuer. Vers 11 h 30, une pelle mécanique est venue démanteler ce qu’il restait du bâtiment pour faciliter le travail des pompiers. 

M. Coleman venait tout juste de rénover sa résidence. Sur les trois félins qu’il possédait, un seul a été retrouvé. Dans le garage, deux véhicules à essence ont été consumés par les flammes. 

Cet incendie à Bury rappelle la série de six brasiers qui avaient secoué la municipalité au printemps 2020. Selon le porte-parole de la Sûreté du Québec, Louis-Philippe Ruel, l’enquête suit toujours son cours dans ce dossier.  

By Corey Bellam 

On Sunday, January 26, at around 7:15 a.m., a call came into the Bury Fire Department, headed by Chief Edward Jacklin, reporting a major fire at 591 Main Street. Firefighters were quick to the scene, where they found the house catching fire rapidly. Mutual aid was asked from the Cookshire-Eaton Fire Service and also Lingwick, Dudswell, and East Angus, with firefighters and water tankers. 

The house was owned by Mike Coleman, who said that he and his family were awakened by a huge explosion just after 7 a.m. When he looked out the window, his attached garage was engulfed in flames. He and his family evacuated the house with just the clothes on their back.  

The house was unable to be saved. Fire spread fast. The house had recently been redone inside and out. Mike had put hundreds of hours of work into it. In less than four hours it was all gone. 

At around 11:30 a.m., the excavator arrived to put the house down and allow firefighters to chase down hot spots. Nobody was injured in the fire, but there were three cats in the basement, one that was later found, a bit wet but doing fine.  

The cause of the fire is unknown at this time. Two cars were lost in the garage; they were not electric.  

Maurice Breton reconnu comme bénévole VTT

Maurice Breton pose à côté de la ministre des Transports et de la Mobilité durable, Geneviève Guilbault. À sa gauche, on retrouve un second lauréat, Clément Gauthier, des Motoneigistes du Corridor permanent d’Acton Vale. Celui-ci est entouré par François Jacques, député provincial de Mégantic. Crédit : MTMD 

Le président du Club Quad Sherbrooke-Ascot Corner, Maurice Breton, s’est vu décerner le titre de bénévole estrien de l’année pour les véhicules tout-terrain (VTT) par le ministère des Transports. 

Les 15e Prix de reconnaissance des bénévoles en matière de véhicules hors route se sont tenus le 21 novembre dernier au Capitole de Québec. Le ministère des Transports et de la Mobilité durable y a souligné l’implication de 28 bénévoles provenant de toutes les régions du Québec. 

Maurice Breton est un adepte du quad depuis plusieurs années. D’abord actif au sein du Club Quad du Haut Saint-François à compter de 2008, il se joint au Club Quad Sherbrooke-Ascot Corner en novembre 2020. 

Il a participé à la mise en place de l’Escouade régionale de l’Estrie, qui offre des services de surveillance de sentiers à l’ensemble des clubs de la région en déployant des agents spécialisés. 

L’implication de Maurice Breton avait été reconnue en juin 2022 lors de l’hommage aux bénévoles de la municipalité d’Ascot Corner. Le Club Quad Sherbrooke-Ascot Corner aura 40 ans en mai prochain. 

Report du projet de piscine à la polyvalente

Esquisse du projet de piscine et de centre sportif qui serait situé entre la polyvalente Louis-Saint-Laurent et l’aréna Robert-Fournier. Crédit : Polyvalente LSL

La MRC du Haut-Saint-François retire sa participation de 2,5 M $ dans le projet de piscine et de complexe sportif à la polyvalente Louis-Saint-Laurent. La décision a été prise lors de la dernière assemblée ordinaire de 2024 de la MRC. 

Annoncé en grande pompe en juin 2022, le projet avait un cout initial de 8,5 M $. À l’heure actuelle, celui-ci en est rendu à un total de 14,5 M $. « S’il n’y avait pas eu la pandémie, la piscine serait déjà faite. […] Tout a augmenté! », se désole la mairesse de La Patrie, Johanne Delage. Celle-ci agissait à titre de présidente du comité autour du projet à la MRC.  

De son côté, le préfet Robert G. Roy admet que « le projet est hors de notre portée présentement. » Selon lui, « ce qui a donné le coup de massue aux maires, c’est la TECQ », qui a été « réduite considérablement dans les municipalités. » 

En 2019-2024, ce programme allouait un montant de base de 720 000 $ par municipalité plus 327 $ par citoyen. Pour 2024-2028, ces sommes sont de 500 000 $ par municipalité et 215 $ par citoyen. M. Roy a calculé que le manque à gagner est de 2,2 M $, soit approximativement le montant de la participation prévu initialement par la MRC au projet. 

Dans sa résolution, la MRC encourage le porteur du projet, le Centre de services scolaire des Hauts-Cantons (CSSHC), « dans ses démarches de financement du projet de piscine intérieure auprès d’autres organisations ».  

En entrevue avec La Tribune, le directeur général du CSSHC, Martial Gaudreau, dit continuer à espérer, bien qu’il ne s’agisse plus d’un projet réalisable à court terme. Le Centre de services avait fait paraître un communiqué le printemps dernier dans lequel M. Gaudreau se disait prêt et confiant face au projet. Le communiqué n’est aujourd’hui plus trouvable dans les archives du CSSHC. 

Place au 42e Tournoi de hockey Atome Pee-Wee 

Une partie du comité organisateur de l’Association du hockey mineur du HSF. La présidente du tournoi Atome Pee-Wee, Marie-Ève Bibeau, se trouve au centre. Crédit : Jean-Marc Brais 

Le 42e Tournoi provincial Atome Pee-Wee du Haut-Saint-François se tiendra du 5 au 16 février à l’aréna Robert-Fournier. L’événement organisé par l’Association du hockey mineur du HSF regroupera plus de 700 joueurs âgés entre 9 et 13 ans.  

« On a 36 équipes cette année. On en a la moitié locale, l’autre moitié extérieure. […] Il y a en de Québec, il y en a de Montréal. On a une équipe qui vient de Petite-Nation à quatre heures de route » en Outaouais, indique la nouvelle présidente du tournoi, Marie-Ève Bibeau.  

« Les tournois, c’est comme un gros bas de laine de l’association. On ramasse de l’argent pour l’association avec les profits qu’on fait », poursuit-elle. Outre les couts d’inscription des équipes participantes, les commanditaires jouent un rôle primordial. « Sans les contributions reçues de nos généreux commanditaires, il nous serait impossible d’offrir une telle célébration », indique par écrit l’AHMHSF. 

Le coup d’envoi du tournoi sera donné le 7 février à 18 h 30 lors du match officiel d’ouverture en compagnie de la mascotte maison Sharky.  

East Angus congédie David Fournier et ferme une journée

David Fournier, alors directeur général, et Lyne Boulanger, mairesse, lors de la séance du conseil municipal d’East Angus le 7 octobre 2024. 

La Ville de East Angus a annoncé le congédiement de son directeur général David Fournier, le lundi 20 janvier. Cette annonce est survenue la même journée où le syndicat des employés a annoncé vouloir placer la Ville sous tutelle. 

La déclaration de la Fédération indépendante des syndicats autonomes (FISA) découlait de la confirmation par la CNESST que deux employés d’East Angus ont subi « des lésions professionnelles reliées au harcèlement psychologique du DG ». 

Par voie de communiqué, la mairesse d’East Angus, Lyne Boulanger, a indiqué que « la décision de rompre le lien d’emploi de M. David Fournier […] s’avérait souhaitable dans le meilleur intérêt de toutes les parties impliquées » et que « nous n’avons pas l’intention de discuter plus amplement des motifs qui la soutiennent ». 

Le mardi 21 janvier, la Ville de East Angus a annoncé sur Facebook « la fermeture exceptionnelle des bureaux de l’Hôtel de Ville et de la cour municipale le jeudi 23 janvier ».  

La FISA a dressé la liste des événements s’étant produits durant le passage de David Fournier à l’Hôtel de Ville d’East Angus : enquête de l’UPAC, incivilités à l’interne et dans certains espaces publics, réclamations à la CNESST et départs d’employés syndiqués et de cadres. 

M. Fournier avait été embauché à la direction générale d’East Angus en 2015 par le maire d’alors, Robert G. Roy. 

Quatre citoyens impliqués reçoivent la médaille du Roi Charles III

De gauche à droite : Gilles Denis, Luc Ouellet, Jack Garneau et Eugène Gagné. Crédit : Bureau de circonscription de Marie-Claude Bibeau

Quatre citoyens du Haut-Saint-François ont reçu la Médaille du couronnement du Roi Charles III le 16 janvier dernier au Golf & Ski Vieux-Lennox. Il s’agit de Gilles Denis, Luc Ouellet, Jack Garneau et Eugène Gagné.

La distinction était remise par la députée fédérale de Compton-Stanstead, Marie-Claude Bibeau, à 21 personnes de la circonscription. Celles-ci ont vu leur candidature être soumise après avoir apporté une contribution importante à la région ou à la collectivité.

Gilles Denis est propriétaire du IGA Cookshire. En tant qu’entrepreneur-mécène, il multiplie les projets culturels comme la création de Galerie d’art Cookshire-Eaton et la Maison de la culture John-Henry-Pope.

Luc Ouellet compte 39 années de service au sein des Forces armées canadiennes. Après sa carrière militaire, il s’est impliqué dans la construction de la Coopérative d’habitation du Ruisseau Weedon. Il est aujourd’hui le président du groupe de travail derrière la construction d’une nouvelle coopérative de 40 logements supplémentaires.

Jack Garneau est né à Bury et s’est enrôlé dans les Sherbrooke Hussars en 1952. Pendant 32 ans, il a été conseiller municipal à Sawyerville, puis à Cookshire-Eaton. Il a siégé aux conseils d’administration du Regroupement des garçons de Johnville, du journal Le Haut-Saint-François et de l’ancien CLSC Fleur-de-Lys.

Eugène Gagné est maire de Weedon depuis 2021. Au niveau de la MRC, il est préfet suppléant en plus de s’impliquer dans cinq comités. Au sein de sa municipalité, il fait du bénévolat au Centre culturel Doris-Lussier en plus d’avoir, lui aussi, participé au projet de construction de la Coopérative d’habitation du Ruisseau Weedon.

La Médaille du couronnement a été créée pour marquer le couronnement du roi Charles III, qui a eu lieu le 6 mai 2023. Il s’agit de la première médaille commémorative canadienne marquant un couronnement. La Médaille a été décernée à 30 000 Canadien.ne.s.

La BMO fermera sa succursale de Cookshire

BMO Groupe financier (Banque de Montréal) a annoncé son intention de fermer sa succursale de Cookshire le 25 juillet 2025. À ce moment, les comptes des clients seront transférés à la succursale de la rue King Est, à Sherbrooke.

L’institution financière tiendra une séance d’information publique le mardi 4 février de 9 h 30 à 17 h 00 à même son établissement du 110, rue Principale Est à Cookshire. Les clients actuels ont été avisés de la fermeture par courrier.

Le maire de Cookshire-Eaton, Mario Gendron, se désole de la perte d’un service de proximité mais reconnait qu’« il n’y a pas grand-chose qu’on peut faire ». « Pour une entreprise, c’est différent. On peut faire une approche pour les aider le plus possible avec les pouvoirs qu’on a au niveau des crédits de taxes, des choses comme ça. […] Dans le cas d’une banque, ils ne nous demandent pas de crédit de taxes, ils ne nous demandent rien. »

« Avec les transactions en ligne, un moment donné, les services de proximité diminuent tout le temps », poursuit M. Gendron. En effet, les fermetures de banque sont monnaie courante dans la région. La Caisse Desjardins avait fermé son comptoir de La Patrie ainsi que son centre de service de Saint-Isidore-de-Clifton en mars 2024. En août 2023, c’est la Banque CIBC d’East Angus qui avait fermé ses portes et redirigé ses clients à Sherbrooke. Bury avait aussi perdu sa caisse en janvier 2021.

La succursale BMO de Cookshire a employé pendant une vingtaine d’années Lucie Chapdelaine-Talbot. Celle-ci se servait de son statut d’employée pour convaincre des victimes potentielles de lui confier leurs économies en leur faisant miroiter des taux d’intérêt préférentiels. Au total, Mme Chapdelaine-Talbot a fraudé 90 personnes pour une somme de 2,2 M$. Elle a déclaré faillite en 2018 et a été condamnée à six ans de prison en 2021.

Crédit Jacinthe Audet-Bolduc

De la jeune visite au CHSLD de Weedon

Les résident.e.s du CHSLD de Weedon ont reçu de la belle visite pour Noël. Pendant trois journées consécutives, les grand.e.s de l’école Notre-Dame-du-Sacré-Cœur, les deux groupes de maternelle de même que les enfants du CPE Poil de peluche (notre photo) se sont alternés pour remettre des cartes de souhaits et chanter des comptines. « Les tout-petits de la garderie sont devenus des mini pères Noël » en distribuant des cadeaux aux résident.e.s, explique Jacinthe Audet-Bolduc. « C’était tellement mignon! » Celle qui est présidente du comité des résident.e.s du CHSLD était ravie. « Ç’a vraiment été une activité chaleureuse. Les adultes, on était aussi contents que les personnes âgées. »

Heures réduites au poste frontalier de Chartierville

Crédit photo : Google Street View

Depuis le 6 janvier, le poste frontalier de Chartierville a vu ses heures d’ouverture être réduites. Celles-ci sont passées d’un horaire de 8 h à minuit à un de 8 h à 20 h, sept jours sur sept, pour les particuliers. 

Il y a quelques semaines, l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) annonçait réduire les heures de service de 35 points d’entrée au pays, dont ceux de Chartierville, Saint-Herménégilde et Potton. De l’autre côté de la frontière, les États-Unis ont aligné les heures de service des postes concernés en conséquence. Ces décisions ont été prises avant l’élection américaine du 5 novembre.

En entrevue à l’émission Par ici l’info, le directeur du District frontière est de l’ASFC, Miguel Bégin, expliquait que « à Chartierville, par exemple, nous avons réduit le service qu’on offrait de 20 h à minuit puisque, durant cette période, nous ne traitions qu’un seul véhicule à tous les quatre jours en moyenne. »

Selon le maire de Chartierville, Denis Dion, « ça va être plus l’été que ça va être un peu plus plate. » Le restaurant Grampy’s, situé à Pittsburg, n’est qu’à 30 minutes de voiture de la municipalité. « On sait qu’il y a des citoyens qui allaient manger là, écouter de la musique puis ils revenaient vers 10 h-10 h 30. » Le New Hampshire est aussi une destination populaire pour les pêcheurs, avec ses nombreux lacs.

Depuis cette semaine, les voyageurs nocturnes peuvent se rabattre sur les postes de Woburn et de East Hereford, qui demeurent ouverts 24 h sur 24, bien que situés à une soixantaine de kilomètres de Chartierville. Les passagers commerciaux, quant à eux, ont des horaires distincts de 8 h à 17 h, les jours de semaine.

Endorphine sort un album en partie enregistré à Sawyerville

Le groupe sherbrookois Endorphine a fait paraître un minialbum de cinq chansons le 5 novembre dernier. Les Saisons sont éphémères relate les premières fois en amour, en cohabitation et lors d’un deuil.

Endorphine est un quintette composé de musiciens s’étant rencontrés à l’École de musique de l’Université de Sherbrooke en 2021. « Quand on s’est formé, c’était pour participer à un concours. Il me semble que c’était [le Festival international de la chanson de] Granby. On s’est pas du tout fait prendre, mais ç’a permis de créer le band », se remémore le chanteur-guitariste Alexandre Tardif.

Endorphine se dit influencé par Daniel Bélanger, Safia Nolin et Les Colocs. Ses paroles en français côtoient une instrumentation touffue. « Les paroles, c’est de quoi de très important dans l’ADN du groupe », indique Alexandre.

« On a une grosse couche de textures et de rythmes de guitare. En plus, en ajoutant les synthétiseurs, puis le violoncelle, ça vient danser entre les paroles d’Alex », renchérit le claviériste et violoncelliste Philippe Tanguay. Le reste de la formation est constitué de Maude Vézina à la guitare, Thaddy B. Lavoie à la basse et Zachary Loubert à la batterie.

Le groupe a eu la chance de faire la première partie de Safia Nolin lors de son passage à l’Université de Sherbrooke en novembre dernier. « Ça s’est passé beaucoup plus rapidement dans notre carrière que ce que j’aurais cru. C’est vraiment incroyable », confie le chanteur Alexandre Tardif.

Celui-ci vit à Sawyerville et a aménagé un studio dans son sous-sol. C’est cet endroit qu’il a baptisé Sawyerville Records. « Vu que c’est un projet 100% auto-financé, ça nous sauve énormément de temps de studio si je peux faire ça dans mon sous-sol », poursuit celui qui est directeur de l’information à CFAK, la radio de l’Université de Sherbrooke. Avec les avancées technologiques, un tel studio maison « sonne plus professionnel qu’il ne l’est réellement. »

L’église Saint-Adolphe veut devenir le premier musée du HSF

Le 7 janvier 2024 se tenait l’ultime messe de l’église Saint-Adolphe du secteur Marbleton. Un an plus tard, l’ancien lieu de culte est tenu par un comité citoyen qui souhaite en faire le Musée d’arts et d’histoire de Dudswell. Celui-ci a neuf mois devant lui pour devenir viable financièrement.

Constituée en septembre dernier, la corporation du Musée d’arts et d’histoire de Dudswell a organisé jusqu’à présent des brunchs, un concert de Noël de même qu’une conférence sur Eva Tanguay, la reine du burlesque née à Marbleton. Les brunchs du printemps et de l’automne ont attiré chacun près de 200 personnes.

« On était content parce que ça montre l’intérêt de la population à ce que ce bâtiment-là puisse continuer à offrir des services aux gens », exprime Normand Couture, membre du comité derrière l’église.

La population a à cœur son église, même si aucun acheteur ne s’est montré intéressé à l’acquérir lorsqu’elle a été mise en vente en octobre 2023. Pour éviter que l’immeuble ne soit laissé à l’abandon, le comité formé de six citoyens s’est engagé à payer le chauffage.

« C’est l’entente qu’on a avec l’évêché. On assume toutes les dépenses du bâtiment à la condition qu’ils nous réservent le bâtiment. Le jour où on sera capable d’assurer la survie puis le financement, on pourra l’acheter pour 1 $ », poursuit M. Couture.

Le comité a jusqu’au mois de septembre pour y parvenir. C’est l’entente avec l’évêché qui leur laisse ce délai. « Pendant un an, ils nous laissent travailler pour essayer de faire lever la mission du musée », confie celui qui est retraité du domaine de la comptabilité.

Quatre volets pour attirer les visiteurs

Le Musée d’arts et d’histoire de Dudswell est donc à la recherche des subventions et de contributions. « Notre prétention est qu’il n’y a pas de musée dans le Haut-Saint-François », avance Normand Couture. « Des églises converties en centre culturel, il y en a. Mais des musées comme tel, [non] ». La constitution officielle en corporation sans but lucratif place le projet de musée « en bonne position pour avoir des subventions. »

Pour réussir sa transition, l’ancien lieu religieux compte déjà sur des atouts de taille. Tout d’abord, le Musée héberge la Collection Louis-Émile Beauregard, qui réunit la soixantaine de sculptures sur bois de l’artiste local. Cette collection a été hébergée pendant vingt ans à la Maison de la culture, avant que l’Association Touristique et Culturelle de Dudswell (ATCD) ne cesse ses activités.

Ensuite, le Musée comporte un espace dédié à l’artiste burlesque Eva Tanguay. L’architecture de l’église est, semble-t-il, unique puisque s’y mélangent les influences catholique et anglicane. Enfin, un des membres du comité est l’avocat Roger Joseph Le Blanc, qui se trouve aussi à être collectionneur d’art.

Le chœur de l’église contient déjà une trentaine de gravures québécoises créées entre 1920 et 1980. Parmi elles, on retrouve un Serge Lemoyne, connu pour sa série Bleu, blanc, rouge comprenant l’énorme masque de Ken Dryden, et des Morton Rosergarten, artiste résident de Way’s Mills (Barnston-Ouest) et proche de Leonard Cohen.

Les enfants chantent pour les aînés


La chorale de l’école Saint-Camille de Cookshire s’est déplacée au Manoir de l’Eau Vive, juste avant le congé des fêtes, afin d’offrir une prestation aux résidents. D’une durée de dix minutes, le mini-concert comprenait des medleys de Noël de même que des chansons du registre populaire, telles que Le Petit Roi de Jean-Pierre Ferland et Frédéric de Claude Léveillée. La troupe est dirigée par l’enseignante Caroline Mayrand.

Les légumes d’hiver pour des paniers à l’année

Camille Lussier et Louka Lafrenière étaient derrière le kiosque des Hôtes Épinettes lors du marché de Noël de Lennoxville le 30 novembre dernier.

Elles sont quelques fermes à produire des légumes frais à l’année dans le Haut-Saint-François. Parmi elles, on retrouve Les Hôtes Épinettes à Cookshire-Eaton, le Domaine du Coq à l’âne à Bury, Les Maraichers de l’or vert à Sawyerville et la ferme Croque-Saisons à Lingwick.

Lorsqu’on se procure des paniers d’hiver, les légumes sont un mélange de produits fraîchement cueillis et de récoltes qui ont été entreposées. « Le kale et les épinards vont survivre l’hiver dans une serre avec aucun chauffage. Le jour, vu que ça dégèle, on les récolte. La nuit, ça gèle puis ça survit », explique Camille Lussier de la ferme Les Hôtes Épinettes.

À tel point que les épinards d’hiver seraient plus gouteux que ceux d’été, puisque « les sucres se concentrent ». Même constat du côté des Maraîchers de l’or vert. Leurs céleris d’automne sont « plus croquants et juteux ».

Outre les serres non chauffées, il existe aussi celles minimalement chauffées, soit qui sont maintenues à une température de 2 °C.  Dans les deux cas, l’offre de légumes est moindre que durant l’été. C’est pourquoi 18 fermes de l’Estrie ont décidé de s’unir afin d’offrir une belle variété aux consommateurs l’hiver.

Ce réseau est derrière les paniers Bio locaux des Cantons, qui en sont à leur deuxième saison. L’association de cette vingtaine de fermes locales permet de contrer l’enjeu de l’entreposage.

L’union fait la force

« En commun, on peut avoir une plus grosse chambre froide avec de meilleures conditions et pas avoir à investir dans chacune de nos fermes. La force du groupe peut nous permettre d’avoir de meilleures installations », relate Camille Lussier.

Ces installations consistent en un entrepôt de 5000 pieds carrés situé sur le site de la ferme À nous la ferme, à Sherbrooke. L’offre qui en résulte n’a rien à envier aux grandes surfaces de ce monde : carottes, patates, oignons, courges, betteraves, choux, radis, etc.

Il était surprenant de constater l’offre de légumes frais et locaux encore disponibles à ce temps-ci de l’année.

Ces paniers d’hiver sont offerts du mois de novembre à celui de mai de l’année suivante, juste avant le début de la saison régulière des paniers estivaux. Ainsi, « on laisse pas nos clients orphelins », poursuit celle qui est la relève principale de la ferme Les Hôtes Épinettes. « L’idée, c’est de pas les échapper au profit de l’épicerie, de les garder dans la boucle de ‘Je consomme local. Je suis conscient de mes achats.’ »

Car conscientiser les gens est un travail de tous les instants. « Les gens réalisent à quel point c’est important de garder nos campagnes actives, notre agriculture vivante. S’approvisionner directement chez le producteur, ça fait toute la différence », conclut Camille Lussier. Les paniers Bio Locaux des Cantons, auxquels participent les fermes Les Hôtes Épinettes et Croque-Saisons, sont disponibles au cape.coop/bio-locaux-des-cantons. Pour ceux du Domaine du Coq à l’âne, ils le sont au domainecoqalane.com/paniers-dhiver. Les Maraîchers de l’or vert vendent également à partir de leur site web au maraichersdelorvert.com.

Camille et Thomas du Domaine du Coq à l’âne à Bury sont en vedette dans cette publicité du Réseau des fermiers.ères de famille vantant les paniers de légumes d’hiver.

Ça croque à Saint-Camille

Parmi les adultes à l’arrière, on retrouve de gauche à droite : Maxime Paradis, président du conseil d’établissement; Anahi Kerbaol, vice-présidente du conseil d’établissement; et Annie Lacroix, directrice de l’école Saint-Camille.

Le projet Croque Sain Camille a été inauguré à l’école Saint-Camille de Cookshire avant le congé des fêtes. Il consiste en une machine distributrice de collations santé, dont une bonne partie sont des légumes provenant de la ferme Les Hôtes Épinettes et des Jardins d’etc.

« On s’assure de n’avoir quasiment que des produits québécois. On vise à ce que ce soit, selon les saisons, autour de Cookshire », explique Anahi Kerbaol, maman d’élève et vice-présidente du conseil d’établissement de l’école primaire.

Ainsi, en début d’année scolaire, on retrouve concombres, carottes et tomates cerise en abondance. « On a des légumes, on a des fruits. […] Des fois, ça prend une petite barre tendre, qui est moins locale et santé, mais qui répond aux besoins. Vouloir apprendre le ventre vide, ça marche pas », insiste Maxime Paradis, papa d’élève et président du conseil d’établissement de Saint-Camille.

« On cherche toujours l’équilibre entre le nutritif et l’économique. Ce qui est rassasiant, ce qui est santé, puis ce qu’on peut se permettre d’offrir le plus longtemps durant l’année », poursuit-il. L’item le plus populaire parmi les élèves? Les bâtonnets de sésame!

Outre ces petites gâteries, les produits frais sont apprêtés et ajoutés à la distributrice en début de semaine. « Je suis responsable du Club des petits-déjeuners ici. Je viens voir à tous les jours ce qui se passe. Mes enfants m’en parlent aussi », indique M. Paradis.

Comme en témoigne l’implication du papa, le projet Croque Sain Camille est porté par des parents bénévoles et le personnel scolaire. Une subvention ainsi qu’un partenariat avec l’organisme Équiterre ont rendu possible l’achat de la machine réfrigérée de 800 lb.

Celle-ci a été modifiée pour accepter des jetons métalliques, plutôt que l’argent comptant. Ces jetons sont tenus en inventaire par les enseignantes dans chaque classe et l’élève peut s’en procurer au besoin.

Lors de son inauguration, le Croque Sain Camille proposait compotes de fruits, concombres frais, barres tendres, bâtonnets de sésame, fromage, pommes et yogourts à boire.

Pour créer l’image entourant le projet, un concours de dessins a été organisé. Sur la photo d’en-tête, on aperçoit une douzaine d’élèves qui ont vu leur œuvre transférée sur t-shirt. L’entreprise Lettrage Dionne, appartenant à un parent d’élève de l’école, s’est offerte pour la conception graphique des vêtements.

Promutuel Assurance distribue 100 000 $ dans la région

De gauche à droite : Ginette Bélanger, personne-ressource à la Fondation des CHSLD et CLSC; Gilles Denis, administrateur CA Fondation; Heïdi Paquette, vice-présidente CA Promutuel; Valérie Bergeron, directrice des opérations Promutuel; ainsi que Lisette Prévost et Michel Croteau, membres de la Fondation.

La Fondation des CHSLD et CLSC du HSF ainsi que le Centre d’action bénévole du HSF figurent parmi la quinzaine d’organismes bénéficiaires de la ristourne de 2 000 000 $ de Promutuel Assurance Centre-Sud. Les deux organisations ont reçu 50 000 $ chacune.

C’est à la suite « d’une année exceptionnelle » que le conseil d’administration de Promutuel Assurance Centre-Sud a voté en faveur d’une ristourne communautaire de 2 000 000 $. Il a été décidé que cette somme servira « à soutenir des initiatives en santé et en sécurité alimentaire sur le territoire de la mutuelle », qui s’étend de Lac-Mégantic à Drummondville avec un siège social à Sherbrooke.

« J’étais contente cette année de mettre un doigt sur le Haut-Saint-François », confie Heïdi Paquette, vice-présidente du conseil d’administration de Promutuel Centre-Sud et notaire à East Angus. « Je trouvais important qu’on pense aux petites fondations. »

Bien que petite, la Fondation des CHSLD et CLSC du HSF supporte les services des quatre CLSC et des deux CHSLD de la MRC. L’aide financière servira à faire l’acquisition « d’appareils médicaux, d’équipement spécialisé et/ou de projets spécifiques ».

La gestionnaire du CHSLD de East Angus, Annie Dupuis, s’est dit émue de cette somme supplémentaire. On est « un grand RLS [Réseau local de services] en superficie, mais il n’y a pas tant de population. La Fondation travaille fort pour avoir des sous. C’est un gros montant pour le Haut-Saint-François. »

Parmi les organismes ayant reçu l’aide financière de Promutuel Assurance Centre-Sud cette année, on retrouve de gros joueurs tels que les fondations du CHUS et Rock-Guertin ou, encore, Moisson Estrie.

La directrice des opérations chez Promutuel Assurance Centre-Sud, Valérie Bergeron, rappelle qu’en tant que mutuelle, « notre but, ce n’est pas, à la fin de l’année, de faire de gros profits pour en donner à nos actionnaires. »

L’équipe du Centre d’action bénévole du HSF entoure les représentantes du Promutuel Assurance Centre-Sud, Heïdi Paquette et Valérie Bergeron. Crédit : Promutuel Assurance Centre-Sud

Une entrevue radio qui rapporte 7500$ à Moisson HSF 

En octobre dernier, la directrice générale de Moisson Haut-Saint-François, Nathalie Blais, disait en entrevue au 107,7 que l’organisme était près d’une rupture de services et qu’il était sous-financé. Son cri du cœur a été entendu par l’humoriste Mathieu Gratton et la polyvalente Louis-Saint-Laurent, qui se sont dépêchés de lui venir en aide. 

L’humoriste a offert un spectacle qui s’est tenu le 15 novembre à East Angus et qui a rapporté 2500 $. De son côté, la polyvalente offrira 5000 $ sur deux ans « afin que Moisson Haut-Saint-François prépare des sacs de denrées spécifiquement destinés à des élèves. » 

Humour et chansons 

« Je suis pas riche dans la vie, mais je suis pas capable de dire non quand il y a une collecte de fonds », confie Mathieu Gratton. Au lieu d’un simple don, l’humoriste a voulu en faire plus en proposant un spectacle de 90 minutes. « Tout de suite, elle m’a dit oui. Elle a été super efficace, Nathalie », se remémore l’ex-Crampe en Masse.  

Rapidement du côté de Moisson HSF, on a appelé à la Ville de East Angus pour réserver le centre culturel et on a fait circuler une affiche pour mousser l’événement. La directrice n’avait jamais rien vu de tel. « J’en ai fait de l’événementiel. [Mathieu] est le seul artiste que j’ai rencontré qui a pas pris de cachet. Les autres prennent toujours un cachet même si c’est pour une soirée bénéfice. »  

Pour Mathieu Gratton, l’important n’était pas le cachet, mais bien le niveau de motivation de Nathalie Blais et de son équipe. « Je trouvais que c’était vraiment motivant de le faire avec elle. Parce que des fois, tu dis oui à quelque chose, puis ils vendent pas de billets, ils font pas d’efforts. Elle a vraiment travaillé fort avec sa gang, puis ça, je l’apprécie. » 

La soirée d’humour et de chansons du 15 novembre a réuni une soixantaine de spectateurs. Parmi eux, on retrouvait des usagers de Moisson HSF qui ont pu assister à l’événement grâce à la générosité de donateurs qui avaient payé leur billet. 

Déjeuners et collations 

Mathieu Gratton n’est pas le seul à avoir répondu à l’appel de Nathalie Blais. La gestionnaire administrative de la polyvalente Louis-Saint-Laurent, Annie-Claude Turgeon, s’est elle aussi sentie interpellée. 

« Pour moi, c’était comme un cri du cœur. La polyvalente disposait d’une somme indépendante de celle fournie par le ministère de l’Éducation du Québec pour soutenir les familles dans le besoin ou à faible revenu », relate Mme Turgeon. 

Une entente a donc été conclue afin que Moisson HSF prépare des sacs d’aliments pour déjeuners et collations spécifiquement destinés à des élèves issus de familles prestataires des boites alimentaires de l’organisme.  

Ces sacs sont accompagnés d’un mot d’encouragement signés par l’équipe de l’école. Une première distribution s’est tenue le 7 novembre et d’autres suivront jusqu’à la fin de l’année scolaire. Quatorze élèves de la polyvalente en bénéficient.  

Sur les sacs de denrées destinés aux élèves, on retrouve la note « N’oublie pas qu’un bon déjeuner te donne de l’énergie pour réussir chaque jour. Reste motivé, tu as tout pour y arriver. » Crédit : Centre de services scolaire des Hauts-Cantons

La directrice de Moisson HSF est reconnaissante des retombées de son entrevue radio à la veille du temps des fêtes. « On va avoir des cadeaux comme ça quand on entend parler de nous », admet Nathalie Blais. « Quand j’ai fait les entrevues à la radio, j’ai eu des gens qui sont venus nous porter des denrées et qui venaient de Sherbrooke. L’année passée, il y a une entreprise sur la Côte-Nord qui nous a envoyé un chèque parce qu’ils ont entendu parler de nous. » 

Mathieu Gratton, fier Scotstownois 

Bien qu’il réside à Scotstown depuis sept ans, c’était la toute première fois que Mathieu Gratton se produisait à East Angus, le 15 novembre dernier, en 28 années de carrière.  

« Je suis allé à Mégantic, à Lac-Drolet. J’ai fait pas mal tout au Québec », mais pas East Angus. Cela n’empêche pas les citoyens de la ville d’avoir pu le croiser, ne serait-ce qu’à l’épicerie ou dans les commerces locaux.  

« Je parle à tout le monde. Quand je suis avec Benjamin, le monde me parle encore plus », confie le père du jeune autiste aux 200 000 abonnés Facebook. « Depuis que Benjamin joue dans Stat, on se fait parler à tous les jours de ma vie. Si on sort un peu, il y a au moins cinq ou six personnes dans une journée qui nous parlent. Dix, quinze, des fois. C’est fascinant. » 

Celui qui s’est tout d’abord fait connaître au tournant des années 2000 dans le duo Crampe en masse, en compagnie de Ghyslain Dufresne, continue d’être actif sur scène. Il est présentement en tournée avec son ancienne conjointe et mère de Benjamin, Patricia Paquin, dans le spectacle Les EXséparables

Les engagements artistiques de Mathieu Gratton lui font faire l’aller-retour vers Montréal une à deux fois par semaine. « Je fais 55 000 km par année! Quand j’arrive à East Angus ou Cookshire – ça dépend quel chemin je prends – c’est tout le temps comme ‘Ah ok, il me reste 25 minutes, c’est super.’ » 

Il apprécie toujours autant son coin de pays, qui lui a permis un accès facile à la propriété il y a sept ans. « Je cherchais vraiment une maison pas chère. Le fait qu’elle soit loin ne me dérangeait pas à cette époque-là. Ça se peut que je bouge éventuellement. J’aime ça habiter dans différentes régions. Mais j’avoue que l’Estrie, c’est dur à battre. » 

Le CLSC de La Patrie déménage, mais on ne sait pas où

Il reste moins de six mois aux installations du CLSC de la rue Dumoulin à La Patrie. D’ici la fin mai 2025, le centre de services devra se reloger dans un endroit inconnu dans la municipalité. L’annonce de ce déménagement via les réseaux sociaux le 13 novembre dernier a grandement fait réagir la population.  

Après 40 années installé dans une ancienne résidence, le CLSC change de lieu à cause d’une hausse de loyer et des exigences élevées du Ministère de la Santé et des Services sociaux. « Les couts ont doublé », explique Karine Duchaineau, directrice générale adjointe des programmes sociaux au CIUSSS de l’Estrie – CHUS. 

Les propriétaires des locaux actuels du CLSC, Mario Audet et Nicole Labrecque, ont acquis l’immeuble il y a bientôt 20 ans. « Entre 2005 et aujourd’hui, le pied carré a triplé », indique M. Audet. Cet écart reste supérieur au tarif qu’il a proposé au Ministère lors du renouvellement. « J’ai été au minimum. […] On l’a même pas doublé. » 

Le dernier bail signé entre les deux parties date de 2011 et était fixé pour une durée de dix ans. Le futur bail de 2025 comporte 40 pages d’exigences du Ministère. Il aurait fallu que de nombreuses améliorations soient faites à l’ancienne résidence de la rue Dumoulin. En ce sens, la situation du CLSC de La Patrie demeure unique. 

« C’est quand même rare qu’il y ait des services qui soient pas dans un immeuble », reconnaît la directrice générale adjointe au CIUSSS. « En 2011, c’était correct. Aujourd’hui, c’est différentes circonstances. C’est vrai qu’il y a une évolution des exigences du Ministère. C’est pas nous, le Ministère, mais on applique ce cadre-là ce qui fait en sorte que c’est de plus en plus exigeant. » 

Chaise musicale et sauce piquante 

Le CIUSSS de l’Estrie – CHUS a pris la décision de déplacer le CLSC de La Patrie le 22 octobre, après des négociations entamées en février dernier. Il devra avoir quitté ses locaux actuels le 31 mai 2025.  

« L’échéancier, c’est un défi », admet le directeur général de La Patrie, Antoine Prévost. « Malheureusement, on connaît pas encore l’emplacement aujourd’hui, mais on travaille là-dessus. » 

Divers locaux ont été envisagés dans la municipalité ces dernières semaines. « Ce qui est le plus probable à date dans la première visite, c’est le centre communautaire », poursuit M. Prévost.  

Or, de nombreux organismes sont déjà installés dans ce centre. Ainsi, l’aménagement du CLSC « va causer un mouvement des organismes communautaires » selon M. Prévost, une possibilité qui n’a guère réjoui les citoyens présents à la séance d’information du 25 novembre. 

Outre ces possibles évictions et le trop court délai, les gens ont aussi critiqué la façon dont a été annoncé le projet. « Au lieu qu’on apprenne ça sur les réseaux sociaux, je pense qu’il aurait été plus sage d’en parler avec les citoyens. Ça aurait peut-être enlevé un certain doute, certaines idées préconçues », s’est exprimé un membre de l’assistance le 25 novembre. 

La mairesse Johanne Delage a reconnu que « les médias sociaux ont été inondés » de fausses informations. Certains y ont vu un prétexte à fermer le point de service de La Patrie, chose qu’a démentie à plusieurs reprises Karine Duchaineau du CIUSSS de l’Estrie – CHUS au cours de la séance d’information. « Les services vont rester à La Patrie. » 

De même, « on ne prévoit pas de diminution de services » autres que dans les périodes de vacances d’été du personnel, comme ce fut le cas ces deux dernières années. Si l’objectif de la séance d’information était de rassurer les citoyens, force est d’admettre que plusieurs sont restés avec de nombreuses questions.  

Pour le locateur actuel du CLSC, Mario Audet, « la sauce va commencer à être piquante tout à l’heure ». « J’ai pas le sentiment qu’au bout de la ligne, je vais avoir gagné quelque chose. Juste des pertes de santé et de temps. » 

Début des 12 jours d’action contre les violences faites aux femmes

La Méridienne a lancé sa campagne de sensibilisation à la violence faites aux femmes en tenant un kiosque d’information à la Polyvalente Louis-Saint-Laurent ce lundi midi. Cette campagne s’échelonnera jusqu’au 6 décembre et se déplacera dans divers endroits de la MRC.

« Aujourd’hui, pour sensibiliser les gens puis faire connaitre les violences qui sont faites aux femmes et aux filles, on fait un petit jeu », explique Sandra, intervenante jeunesse à La Méridienne, aux élèves qui s’agglutinent autour d’elle.

En répondant au jeu-questionnaire, les participants se méritent un signet, une chaine porte-clés ou des bonbons. Certains reviennent à plus d’une reprise pour avoir la chance de se mériter une seconde sucette.

Les questions portent sur les partenaires contrôlants, la cyberviolence et l’équité salariale. « J’ai trouvé qu’il y avait vraiment des connaissances chez les étudiants concernant la violence. Je pense qu’ils écoutent bien quand on va présenter nos services, puis parler de ça en classe », reconnait Coralie, intervenante aux femmes à La Méridienne. « Mais il y a énormément de progrès à faire encore. »

Sandra, intervenante jeunesse à la maison d’aide et d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale La Méridienne.

Les intervenantes de la maison d’aide et d’hébergement La Méridienne sillonneront le Haut-Saint-François dans les prochains jours en trainant avec elles leurs brochures d’information. Elles s’arrêteront dans les dépanneurs, les épiceries et même les barrages policiers!

« Ça fait quinze ans qu’on fait cette campagne-là », dit Sandra. Celle-ci débute le 25 novembre, Journée internationale contre les violences envers les femmes décrétée par l’ONU, et se termine le 6 décembre, journée du ruban blanc qui commémore la tuerie à Polytechnique Montréal en 1989.

Voici une liste des actions qui se tiendront dans le Haut-Saint-François :

  • Mardi 26 nov de 15:00 à 17:30 au Sonic Place 112
  • Jeudi 28 nov de 9:00 à 15:00 au IGA East Angus
  • Jeudi 28 nov de 13:00 à 15:00 au Comptoir familial de Weedon
  • Vendredi 29 nov de 8:00 à 9:30 au Café Laurier
  • Vendredi 29 nov de 10:00 à 15:00 au IGA Cookshire
  • Mardi 3 déc de 8:00 à 10:00 au dépanneur d’Ascot Corner
  • Mercredi 4 déc de 10:30 à 11:30 au CHSLD East Angus
  • Vendredi 6 déc de 13:00 à 16:00 au Marché Tradition de Weedon
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