Ronald Martel

Ronald Martel

Originaire de Lac-Mégantic, Ronald Martel a travaillé pendant plus de 20 ans pour La Tribune de Sherbrooke et L’Écho de Frontenac. Son père a été propriétaire de JM Poulin à Cookshire, une épicerie devenue supermarché.
Cuivre

Centenaire de l’église Saint-Louis-de-France : East Angus reçoit son enfant du pays !

Deux trompettes, un cor français, un tuba et un trombone composent le quintette de cuivres de Robin Doyon, le meneur de jeu, à l’extrême droite, qui ont été chaudement applaudis.

Robin Doyon, l’enfant chéri d’East Angus doublé d’un musicien adulé, revient dans sa ville natale avec quatre de ses amis, tous originaires de l’Estrie, quatre musiciens passionnés comme lui, formant ensemble le Quintette de cuivres De Vito, de haut niveau professionnel. Ils ont offert gratuitement un concert grandement attendu, dans le cadre des festivités du centenaire de l’église locale Saint-Louis-de-France.
Robin, qui vit un exil fièrement assumé depuis 14 ans en Alberta, évolue comme première trompette de l’Orchestre symphonique d’Edmonton depuis 2008, et enseigne la trompette à l’Université de l’Alberta depuis une dizaine d’années.
« Je suis heureux de former la nouvelle relève et de développer des passions. C’est ma façon de redonner ce que j’ai reçu, avec le maximum de mes connaissances, pour leur permettre eux-mêmes de se perpétuer. Ça prend de la patience et le goût de partager », révèle-t-il en entrevue, avant le concert.
« Je me suis impliqué au départ dans l’Harmonie Louis-Saint-Laurent, à la polyvalente d’East Angus, après avoir commencé par des cours de piano quand j’avais six ans. Mais à 12 ans, j’ai bifurqué vers la trompette », ajoute-t-il sur un ton rieur.
Il avoue que les difficultés d’un instrument comme la trompette sont différentes du piano. « La trompette nécessite de maintenir un peu plus la forme, pour la bouche, par des exercices de souplesse et de respiration », indique-t-il, avec sa verve habituelle.
Ils s’installent tous les cinq à l’avant de l’église, à la mise en scène dépouillée, Robin avec deux trompettes, la solo et la trompette piccolo, plus petite, et au son plus aigu, Frédéric Gagnon, joueur de deuxième trompette, Gabriel Gauthier Beaudoin au cor français, Jean-Philippe Dutil au tuba et Martin Ringuette au trombone. Visiblement cinq complices et joyeux lurons, dévoués pour faire passer un heureux moment musical à plus de 150 mélomanes attentifs et gagnés d’avance, en ce beau samedi d’été, 22 juillet, dans l’église.
Robin manifeste sa délicatesse pour son public, prenant la peine de présenter chaque pièce interprétée, dans un répertoire classique au début du concert, mais sous la forme changeante d’un voyage dans le temps, allant de l’époque baroque jusqu’au jazz, à travers les époques et faisant chaque fois les liens intéressants avec les styles musicaux.
Ainsi ont défilé durant l’après-midi des pièces musicales variées, une Fanfare pour débuter, une autre plus légère créée à la Renaissance, suivie de la Fugue en sol mineur de J. S. Bach, la petite musique de nuit de Mozart, puis de la période romantique, l’Ave Maria de Franz Schubert, chaudement applaudi. La Suite montérégienne, du musicien canadien-anglais Morley Calvert, a clôturé la première partie du concert, avec ses accents folkloriques québécois d’un de ses mouvements, « La marche », où on pouvait facilement reconnaître l’air de la chanson bien connue Marianne s’en va-t-au moulin !
Après un intermède d’une vingtaine de minutes, la deuxième partie a conquis encore davantage les fans, liant toute une suite de plusieurs pièces, comme la Valse péruvienne (Enrique Dizeo), le Libertango (Astor Piazzola), et des airs plus contemporains comme le sublime Alleluia, de Leonard Cohen, chanté par des centaines d’artistes différents, la chanson My Girl créée jadis par The Temptations, Killer Queen du groupe Queen, chanson favorite de la Reine d’Angleterre, Dancing Queen, du groupe suédois ABBA, etc. Le quintette ne s’est pas fait prier pour revenir en rappel, interpréter un air évoquant affection et amitié pour son public.
Après le concert, les participants étaient invités à partager la nourriture d’un barbecue extérieur, au son de la musique d’ambiance fournie par sept musiciens étudiants de l’Harmonie Saint-Laurent, de la polyvalente d’East Angus.

Centre culturel Weedon

Au Centre Culturel de Weedon : Une programmation 2023-2024 pour tous les goûts !

Rébecka Lussier, la présidente du C. A. du Centre Culturel de Weedon et la gestionnaire de programmation, a concocté une programmation très intéressante pour cette saison 2023-2024, qui débute le 23 septembre prochain.

Un virage important a été effectué à la Municipalité de Weedon, ces dernières années, pour favoriser une programmation culturelle digne de ce nom pour son Centre culturel. L’édition 2023-2024 en mettra plein la vue et pour tous les goûts, c’est peu dire ! Voilà un élément non négligeable pour améliorer la qualité de vie des Weedonnais et Weedonnaises.
La présidente du conseil d’administration et gestionnaire de programmation de l’organisme municipal, Rébecka Lussier, a concocté avec un enthousiasme contagieux, cette programmation très intéressante débutant le 23 septembre prochain, avec le spectacle très attendu de France D’Amour.
« Au cours de cette nouvelle saison 2023-2024, nous aurons des spectacles très variés dans à peu près tous les domaines, la chanson, le blues, le rock, le folk, le traditionnel, de tous les genres, même les hommages à des groupes musicaux importants, l’humour, même la magie, du théâtre, des spectacles pour toutes les catégories d’âges, comme pour le spectacle spécial de l’Halloween avec les Jukebox Heroes, pour les jeunes, le samedi 28 octobre prochain », énumère Mme Lussier, une passionnée du domaine culturel.
« J’attire aussi votre attention sur les Shirley, un groupe de trois femmes qui chante du rock, qui a fait dernièrement la première partie du spectacle des Foo Fighters, qui vont livrer leurs propres compositions, le samedi 24 février 2024. On aura donc une saison très variée dans tous les domaines. Autre exemple, on ramène Jean-Claude Gélinas, le samedi 23 mars, qui viendra accompagné de son personnage bien connu en la personne de Réjean de Terrebonne ! », ajoute-t-elle.
Contentons-nous de donner quelques autres suggestions au fil des mois à venir, simplement pour attirer l’attention des fans des arts et de la culture, qui aiment bien les divertissements qui font partie de leurs centres d’intérêt. Ceci en espérant qu’aucune autre pandémie ne vienne bouleverser la vie de tous, comme ce fut le cas, malheureusement, dans un passé récent…
L’humoriste Stéphane Fallu suivra l’ouverture de la saison, le samedi 30 septembre avec son nouveau spectacle truffé de nouvelles blagues, dans son style simple, direct et décousu. Guylaine Tanguay, pour sa part, s’amènera à Weedon les vendredi et samedi 10 et 11 novembre, avec ses coups de cœur personnels tirés des répertoires de Ginette Reno et Céline Dion, entre autres.
Le magicien Michel Huot remplira les agendas, le samedi 2 décembre prochain, idem pour Yves Lambert, le vendredi 8 décembre, Maxim Martin le 20 janvier 2024, le multi-instrumentiste Geoffroy le samedi 6 avril, et François Léveillée pour les nostalgiques, le samedi 20 avril. En mai 2024, se suivront Alexandre Barrette et Kaïn, respectivement le samedi 11 et vendredi 17.
Côté théâtre, la troupe Oh La La, de Weedon, présentera la pièce La ménagère apprivoisée, du prolifique auteur québécois Yvon Brochu, pièce qui a fait les belles heures du théâtre d’été un peu partout au Québec, dans le passé. À l’agenda les 25 mai, 8 juin, 6 juillet, 3 août 2024, 20 h.
Tous les spectacles sont à l’horaire à 20 h aux dates indiquées, sauf les deux films-conférences des Aventuriers voyageurs, sur le Portugal le dimanche 31 mars 2024, et sur l’Italie/Toscane, le dimanche 28 avril, tous deux à 14 h, pour les intéressés.

Luc Breton

Premier roman d’un septuagénaire de Marbleton : Luc Breton a publié Le cimetière des aveux

Luc Breton a été tour à tour enseignant, vulgarisateur, formateur et chroniqueur pour la télé et la radio. Il devient maintenant romancier avec Le cimetière des aveux, son premier roman.

Luc Breton est né à Marbleton, il y a plus de 70 ans. Il a vécu plusieurs décennies à Montréal et s’est finalement installé à Eastman, en 2002. Il vient de publier à compte d’auteur son premier roman, Le cimetière des aveux, qu’il qualifie d’autofiction. À partir d’un fait qu’il a vécu jadis dans son village natal, son roman raconte son histoire, mais d’une façon romancée et arrangée.
« À mon âge, j’avais peur que mon roman devienne une œuvre posthume si je passais par un éditeur traditionnel. J’avais déjà essayé cette voie, pour commencer, mais ce n’était pas facile ni rapide ! Alors c’est ce qui m’a fait choisir l’autoédition. Je voulais aussi rentrer dans mes frais rapidement et donner 2 $ par livre vendu à une cause qui me tient à cœur », révèle M. Breton, en entrevue téléphonique.
Le journal de rue de l’Estrie reçoit ce don de sa part. Ancien alcoolique toxicomane, sobre depuis 38 ans, il croit qu’aujourd’hui encore, les tabous dans la société sont très tenaces.
« J’évalue que mon roman se déroule, au début, il y a 60 ans. J’ai beaucoup travaillé et retravaillé les premiers chapitres, avec un style haletant, pour agripper le lecteur dès les premières lignes. Je traite d’un thème universel, mais je fais un parallèle avec la société d’aujourd’hui, soit l’intimidation, le harcèlement et l’humiliation, qui sont maintenant monnaie courante, comme dans les cours d’école et les arénas, ce que plusieurs d’entre nous ont pu vivre durant son enfance. Dans mon histoire, ces réalités refont violemment surface pour un homme qui revient dans son village natal », raconte Luc Breton.
« Mon personnage principal, Geoffroy Gamache, va combattre les souvenirs des années où il a subi lui-même du harcèlement et de l’humiliation. J’ai tenu à ce qu’il y ait une solution, apportée à la fin du livre, quand Gamache va organiser un rituel d’apaisement, dans le cimetière de son village. Il va mettre en terre ses rêves brisés, ses espoirs déçus, et ainsi aider d’autres âmes blessées comme lui. Voilà pourquoi les pierres tombales sont si lourdes, elles bloquent l’accès aux secrets », clame-t-il.
Le récit se déroule effectivement à un rythme effréné, dans un style rapide et nerveux.
« J’ai commencé à recevoir des témoignages de lecteurs qui se reconnaissent dans mon roman, je suis surpris. Je vois l’importance que mon livre les aide à assouplir leur situation et à mettre dans leur tête un peu d’air. Les menaces sont plus pernicieuses de nos jours avec les réseaux sociaux », dit-il.
« Il y a aussi des événements clés dans mon livre, soit le 30e anniversaire de la reconstruction du charnier par la Municipalité. Les gens sont invités à enterrer des objets symboliques, pour se libérer de deuils mal vécus, entre autres. Ils en viennent à faire chacun un cimetière individuel dans leurs jardins. Il y en a qui enterrent leurs livres de recettes, parce qu’ils sont désabusés, d’autres des drapeaux du Québec parce qu’ils savent très bien que l’indépendance ne se réalisera jamais, et d’autres se détachent de drames vécus dans leur village, comme de la violence conjugale que personne ne connaît, c’est l’Omerta du village… C’est traité avec humour, parfois sombre. Mais on n’aide personne en arrêtant de parler de l’intimidation et du harcèlement », conclut-il.
Les intéressés peuvent se procurer son livre Le cimetière des aveux par courriel, à l’adresse lucb@lucbreton.com

Semaine Marchés Publics

Invitation à célébrer la Semaine des marchés publics

Les résidants du territoire du Haut-Saint-François peuvent se considérer choyés par le nombre de marchés publics qui se trouvent dans leur région. Ici, un bel exemple par le marché de Lingwick, présenté chaque vendredi dès 16 h jusqu’au début de septembre.

C’était déjà la 15e année que la population était invitée à souligner la Semaine québécoise des marchés publics, du 3 au 13 août derniers, encourageant du même coup plus de 2500 producteurs agricoles et artisans bioalimentaires du Québec.
Ces partenaires importants des 32 marchés publics dans la seule région de l’Estrie contribuent, semaine après semaine en été, à une alimentation de proximité qui fait le bonheur des consommateurs, qui peuvent ainsi s’approvisionner localement de produits frais provenant directement des producteurs, et ce, jusqu’en octobre.
L’initiative découle d’une collaboration directe entre l’Association des Marchés publics du Québec (AMPQ) et du Conseil de l’industrie bioalimentaire de l’Estrie (CIBLE). Cet organisme publie chaque année un calendrier des marchés, lequel fournit à la population les jours, dates et heures d’ouverture des différents marchés publics.
« On encourage les Québécoises et les Québécois à visiter plusieurs marchés au cours de la saison, car ils ont tous une particularité et une belle variété de produits, avec plusieurs activités offertes à proximité… que ce soit tout près de chez soi ou sur la route des vacances », a déclaré Johanick Riendeau, directrice du CIBLE.
« Légumes biologiques, viandes, fromages, produits de boulangerie, mets préparés… Chaque marché a sa propre identité selon les productrices et producteurs qui se trouvent sur place. Certains proposent également des produits d’artisanat, le tout dans une ambiance chaleureuse et conviviale ! », a-t-elle ajouté. « Bon été au marché ! »

Scotstown

Fonds spécial pour la dévitalisation : Scotstown aussi remonte la pente !

Rempli d’espoir, le maire, Marc-Olivier Désilets, mentionne que la croissance est de retour à Scotstown.

Inutile de chercher longtemps les causes de la dévitalisation qu’a subie Scotstown au cours des années. Les circonstances et les malchances appartiennent au registre particulier qui veut que les humains à la tête de la Municipalité ne puissent y faire grand-chose. Et n’ont pas aidé les fermetures des industries majeures, Mille et une saisons, Shermag et Bois Beauchesne. De cette époque, seulement Léo Désilets Maître Herboriste a survécu et pris un essor considérable, sous l’impulsion du regretté Léo Désilets.
Bien conscient de la situation et de la tâche ardue qui l’attendait quand il a accepté d’accéder à la mairie, le jeune maire de Scotstown, Marc-Olivier Désilets, a pris le taureau par les cornes, avec son conseil municipal dynamique. Incidemment, Marc-Olivier est le petit-fils de Léo Désilets, le fondateur de son entreprise dont il est aujourd’hui directeur général.
« On travaille très fort depuis ces années pour que le monde de Scotstown retrouve le sourire dans leur ville ! On s’améliore, nous connaissons maintenant une belle croissance », lance d’emblée le premier magistrat scotstownois.
« C’est très difficile pour une petite municipalité comme la nôtre, avec seulement un peu plus d’un million de dollars de budget annuel et pas beaucoup plus que 200 payeurs de taxes, nous n’avons pas les ressources financières qu’il faudrait pour maintenir nos infrastructures à jour », émet le jeune homme avec beaucoup de lucidité et de sagesse.
« Mais nous avons de plus en plus d’entreprises qui vivent une croissance appréciable, comme Charcuterie Scotstown, l’épicerie, le camping municipal également. Nous avons aussi deux nouveaux gîtes du passant, ce qui en fait trois au total, avec 16 chambres pour faire dormir nos touristes, ce n’est pas rien quand même ! », convient-il.
« Nous ne sommes pas seulement une ville industrielle. On s’est tourné vers l’alimentaire, le tourisme, la santé. Nous travaillons le côté local, nous encourageons notre économie circulaire. Et il faut parler de notre développement domiciliaire, qui a débuté lorsque nous avons réduit le prix de vente de quatre terrains qui se sont bien vendus. Ça prend un peu de chance, dans la vie, et nous avons un propriétaire d’un grand lot de terrain de 700 acres qui veut développer avec un promoteur de Sherbrooke, un projet sur 10 ans. Nous voulons que les choses se fassent très bien en prenant le temps de bien faire. Une dizaine de terrains ont été cadastrés, et il y en a d’autres à venir, de deux acres et plus, pour créer une proximité avec la nature, profiter du parc, avec les sentiers de randonnée autour », décrit-il.
Une nouvelle notion est née de ces efforts pour loger les nouvelles familles qui viennent s’installer à Scotstown, soit la création d’un « parc aux parcs », une synergie entre le parc local Walter-MacKenzie, et les deux grands parcs, le régional du Marécage-des-Scots et le provincial du Mont-Mégantic, développé par la SÉPAQ.
« En fait, il s’agit de faire travailler l’argent du fonds de revitalisation à long terme pour la communauté. Nous voulons aller plus loin, même si nous ne sommes pas encore sortis du 4e ou du 5e percentile de l’indice de vitalité économique de l’Institut de la statistique du Québec. Nous avons aussi une excellente collaboration avec la Municipalité de Hampden, notre voisine, en créant des activités qui aident à améliorer la qualité de vie de nos citoyens respectifs », se réjouit-il.
Et cela se répercute sur l’école primaire Saint-Paul, à Scotstown, qui était menacée de fermeture, il y a peu de temps, et qui aujourd’hui nécessiterait un agrandissement. « C’est parfois difficile de comprendre l’inconstance du gouvernement québécois qui d’un côté crée un fonds pour revitaliser notre municipalité et de l’autre refuse que son ministère de l’Éducation débloque des fonds pour agrandir notre école parce que plus d’enfants doivent la fréquenter », déplore-t-il.
Il y a près de 90 élèves prévus à la rentrée de septembre prochain, à l’école de Scotstown, alors que seulement une vingtaine s’y retrouvait quand un regroupement avec La Patrie avait été étudié, sans y donner suite. La Patrie vit également une remontée du nombre d’élèves à son école. De plus, la création d’une maternelle quatre ans y constitue aussi une bonne nouvelle et un signe de croissance pour les deux municipalités.
« Nous avons deux comités importants avec Hampden, soit la Société de développement Scotstown-Hampden et le Comité des loisirs Scotstown-Hampden, où nous combinons nos idées en fonction de valeurs pour contrer la dévitalisation et aller plus loin conjointement avec notre voisine. Nous avons des enjeux de ville-centre à Scotstown, en ressources humaines, voirie, etc. C’est dur pour nous et ça va être ainsi pour les 20 prochaines années, car il y a des investissements importants que nous allons devoir effectuer, c’est colossal. Notre développement résidentiel ramène de la richesse foncière pour continuer le développement, il faut que ça avance. Nos conseillers veulent faire avancer les choses et la MRC travaille bien nos projets », conclut le maire, Marc-Olivier Désilets.
Les trois autres municipalités dévitalisées
Des trois autres municipalités dévitalisées du Haut-Saint-François, Chartierville, Saint-Isidore-de-Clifton et Weedon, cette dernière a réussi à se sortir du pétrin avec brio, par une certaine agressivité dans le domaine immobilier et de la construction. Les deux premières ont également pris le bon virage vers la revitalisation, dans une proportion plus relative.
À Saint-Isidore-de-Clifton, on a réussi à maintenir les services de proximité quasi essentiels dans tous les villages, que leur fournit depuis un certain nombre d’années leur Coopérative, soit l’épicerie-dépanneur, qui inclut aussi une quincaillerie, le bureau de poste et la station d’essence. Le budget spécial du programme de revitalisation de la municipalité y est pour quelque chose. Par ailleurs, l’ajout d’une maternelle quatre ans à cet endroit est également un bon signe d’une population qui ne se trouve pas en déclin.
Chartierville, de son côté, a opté pour des efforts sur le plan touristique et des loisirs. Un petit sentier de randonnée longe la rivière dans le village, un mini-putt a été construit et un nouveau local a été prêté au Club d’Âge d’or au bénéfice des personnes âgées, leur permettant d’ajouter à leurs activités. « On veut doubler la superficie du parc d’amusement pour les enfants dans un avenir rapproché. De plus, une piste de vélo de montagne sera fonctionnelle dès la fin d’août, chez nous », a déclaré le maire, Denis Dion, encouragé.

Mariage 75 ans

75 ans de mariage du couple Casavant-Delage de La Patrie : Amour et esprit de famille garants du bonheur 

Les héros de la journée du 30 juillet dernier, où ils ont célébré leurs 75 ans de mariage, Victorien Delage et Béatrice Casavant, assis à l’avant. Ils ont vu trois personnes se joindre à eux pour la photo de famille : debout à l’arrière, Jean-Claude et Bernadette Casavant, frère et sœur de Béatrice, et Johanne Delage, belle-fille du couple Casavant-Delage. Bernadette est âgée de 90 ans, on l’a taquinée, en la qualifiant de beaucoup plus jeune que sa sœur !

Ce n’est vraiment pas tous les jours qu’on a la chance de rencontrer des personnes persévérantes extrêmes de l’Amour, des gens qui forment un couple éternel qui célèbrent 75 ans de vie à deux ! C’est un événement très rare de nos jours. Il faut avoir commencé jeunes et perdurer dans le temps, évidemment.
C’est le cas de madame Béatrice Casavant et de son mari Victorien Delage, mariés depuis le 31 juillet 1948, un an jour pour jour après leur première rencontre, alors qu’elle n’avait encore que 19 ans et lui 20 ans. Mme Casavant a fêté ses 95 ans le 2 août dernier, alors que M. Delage aura, pour sa part, 96 ans le 15 septembre prochain. Probablement le plus vieux couple de l’Estrie par leurs 75 ans de longévité !
Victorien Delage est né à La Patrie et il a vécu toute sa vie dans la maison paternelle, une maison de ferme où il a aidé ses parents agriculteurs. Il a aussi travaillé dans les camps de bûcherons, aux États-Unis.
Née à Magog, Béatrice Casavant a par ailleurs vécu son enfance principalement à Granby, à s’occuper de ses 11 frères et sœurs dès l’âge de neuf ans, dans une grande pauvreté. Elle a d’abord hésité entre devenir religieuse et aller travailler, mais ses parents avaient besoin de son salaire pour la survie de la famille. Elle a d’abord travaillé dans une usine de couture, la Miner Rubber spécialisée dans la fabrication de chaussures et d’imperméables en caoutchouc. Puis elle a œuvré à l’Imperial Tobacco, à Granby.
« Nous nous sommes rencontrés au mariage de mon cousin. Lui, il m’avait remarquée quelque temps auparavant, à une autre occasion, mais moi, je ne l’avais pas vu. Il m’a raconté ça plus tard ! », rappelle Mme Casavant, à qui on ne donnerait que 80 ans à peine, avec toute sa lucidité et sa jovialité.
« Au pied du lit de ma mère mourante, j’ai demandé à Dieu de me donner un homme bon, qui ne fumerait pas, ne sacrerait pas et ne boirait seulement qu’un petit peu ! », avoue-t-elle en souriant. « Et c’est ce que Dieu m’a donné ! »
Ils ont eu 10 enfants. « Deux filles, six garçons et deux autres filles », compte Mme Casavant elle-même. « La petite dernière, Julie, c’est mon mari qui l’a mise au monde, le docteur n’avait pas eu le temps d’arriver. Ce dernier m’avait d’ailleurs dit que je n’aurais pas d’autre enfant. Il s’est trompé ! Ce fut un vrai cadeau que j’avais demandé au bon Dieu, car ma fille précédente était gâtée comme une vraie petite princesse. Avoir une petite sœur l’a aidée à mieux se comporter ! », admet-elle. Elle a 22 petits-enfants et 30 arrière-petits-enfants, dont un dernier petit-fils, Jacob, né en juillet. « Je vais le voir pour la première fois aujourd’hui ! »
Leurs meilleurs souvenirs
« J’en ai plusieurs bons souvenirs, dans ma vie, car j’ai été heureuse. Définitivement la journée de mon mariage, c’est mon meilleur souvenir. Et j’ai été très contente 10 fois à la naissance de tous mes enfants ! On les a aimés égal, en plus. J’ai aidé tous mes enfants de toutes les manières. Aujourd’hui, ce sont eux qui nous reçoivent et nous le rendent bien. C’est partie remise. Nous avons la chance qu’un de nos enfants soit devenu proche aidant, il demeure avec nous ! », se réjouit-elle.
Son secret pour avoir atteint 75 ans de mariage : « Je suis toujours bien positive. Quant à mon mari, ses parents ont été un peu durs avec lui, ils ne l’encourageaient pas et ne lui donnaient pas de responsabilités. Il se fie beaucoup sur moi aujourd’hui. Il ne vous parlera pas de ses souvenirs à lui, car il fait de l’Alzheimer. Tous ses frères et sœurs sont décédés, il est le dernier encore vivant de 13 enfants », confie-t-elle.
Elle a aussi un secret de longévité et de bonheur pour ses 95 ans : « Se parler et s’entendre, et surtout ne pas oublier de faire une prière de temps en temps ! J’ai été chanceuse, aussi, j’ai eu plusieurs dons de la part de Dieu, en plus de mon mari… Comme faire à manger, le tricot, je suis habile dans les travaux manuels, j’ai fait de la dentelle, de la broderie, des catalognes, j’ai tricoté au moins une centaine de paires de pantoufles. J’aime aussi le coloriage, j’ai une quinzaine de livres à colorier déjà remplis », dit-elle avec fierté.
Tout ce qu’elle déclare, sa sœur Bernadette et son frère Jean-Claude le confirment, eux qui se tiennent proche d’elle pendant l’entrevue avec le journaliste.
Béatrice n’en a pas parlé elle-même, mais quelqu’un de son entourage nous a révélé « qu’elle a suivi son cours d’agente de pastorale alors qu’elle était âgée dans la soixantaine. Dieu avait une grande place dans sa vie. Et Mme Casavant, c’était toute une artiste. Et elle en déplaçait de l’air ! » Pas difficile de le croire, elle démontre encore du dynamisme à 95 ans.
Incidemment, Béatrice Casavant et Victorien Delage sont les beaux-parents de la mairesse de La Patrie, Johanne Delage, mariée à leur fils Jacques depuis 48 ans !

Brandon Ward

Une très grande tradition qui date de 176 ans : L’Exposition agricole de Cookshire, toujours plus importante d’une année à l’autre !

Le président de l’Expo agricole de Cookshire, Brandon Ward, en est à sa deuxième année à la tête de l’organisme. Il est appuyé par toute une troupe de bénévoles et de collaborateurs, entre autres, spécialement les membres de son comité organisateur.

Un événement annuel qui fait figure de très grande tradition, à Cookshire-Eaton, comptant au bas mot 176 ans d’existence, en 2023, tous en conviendront : c’est l’Exposition agricole, qui est en grande préparation. Le comité organisateur, présidé pour une deuxième année par Brandon Ward, à la tête de nombreux bénévoles, a décidé d’apporter certaines modifications à sa programmation pour 2023, du 17 au 20 août prochains.
Ainsi, les activités retirées cette année, « qui n’auront pas lieu : le gala de lutte du jeudi soir, la compétition de bras de fer du samedi après-midi, la tire de chevaux du dimanche soir et la fiesta mexicaine du dimanche après-midi », énumère le président de l’Expo, Brandon Ward, rencontré à son bureau de Lennoxville.
« En 2022, nous avons connu une année record, une année exceptionnelle ! Mais l’Exposition est aussi importante, chaque année, que la précédente. Nous espérons que Dame Nature sera de notre côté cette année. C’est elle qui décide beaucoup de choses à l’Expo Cookshire ! Pour les plus jeunes, les jeux gonflables sont de retour. De plus, ils ont plusieurs divertissements, sans oublier les manèges », rappelle-t-il.
« Notre mascotte est une véritable vache à lait, dans les deux sens, c’est un jeu de mots en plus ! Il faut voir le Centre Mc Auley, où se trouvent le bar, avec les «bands» qui jouent de la musique, et l’endroit pour danser, les vendredis et samedis soir. Et j’attire votre attention sur la jeune relève, cette année, par les jeunes 4-H ! », fait remarquer M. Ward.
« Au chapitre des nouveautés, la clientèle des adolescents n’a pas été oubliée, elle est invitée dans une remorque de jeux vidéo sur place, et cela sans frais par-dessus le marché ! Une soirée de karaoké a aussi été ajoutée, le jeudi soir à 19 h, avec Lisa Addis, au chapiteau Winslow. À ne pas manquer, les Olympiques des fermiers, le jeudi soir, la chasse au trésor du samedi à 14 h, et la tire de mini tracteurs modifiés, le dimanche à 18 h, par le Club des p’tits tracteurs de tire modifiés, de même que les jeux de société extérieurs géants. Les groupes qui feront les frais de la musique, cette année, seront Slightly Haggard, vendredi et samedi soir, et Country Swingers dimanche après-midi », complète le président.
À noter que les prix d’entrée à l’Exposition agricole de Cookshire, cette année, seront de 10 $ le jeudi, 20 $ les vendredi et dimanche, et 25 $ le samedi. Mais au lieu des 75 $ pour les quatre jours, un laissez-passer est disponible pour toute la durée de l’expo, à raison de 45 $ si acheté en ligne, ou 50 $ si acheté à la porte.
Et l’Exposition agricole, il faut se le dire, c’est aussi des jugements d’animaux, comme les chevaux légers, les chevaux de trait au licou, les petits animaux, les moutons et chèvres, les bovins de boucherie, les bovins laitiers, etc. De plus, il y a des compétitions équestres, des parades d’animaux, une grande parade générale, l’arrivée des mascottes, des attelages de chevaux variés, une course au trésor animée par les jeunes éleveurs… Il faut consulter l’horaire des activités pour plus de précision ! C’est recommandé de consulter le dépliant officiel de l’Expo, qui regorge de détails et d’informations utiles, de même que le site web de l’organisme : www.expocookshire.com
« Une bonne exposition à tous… ! », conclut M. Ward.

Brandon Ward

A great tradition that dates back 176 years : The Cookshire Agricultural Fair, Bigger and Better Every Year!

Cookshire Agricultural Fair president Brandon Ward is in his second year at the helm. He is supported by a whole troop of volunteers and collaborators; among others are, especially, the members of his organizing committee.

The annual Agricultural Fair, all will agree, is a very great tradition in Cookshire-Eaton, counting at least 176 years of existence as of 2023, and it is in great preparation. The organizing committee, chaired for a second year by Brandon Ward, at the head of many volunteers, has decided to make certain changes to its August 17 to 20 programming.
Thus, the activities withdrawn this year, “which will not take place,” listed the Fair’s president Brandon Ward at his Lennoxville office, are “the wrestling gala on Thursday evening, the arm wrestling competition on Saturday afternoon, the horse pull on Sunday evening and the Mexican fiesta on Sunday afternoon.”
“In 2022, we had a record year, an exceptional year!” he recalled. “But the Fair is as big, each year, as the previous one. We hope that Mother Nature will be on our side this year. She is the one who decides a lot of things at Expo Cookshire! For the youngest, inflatable games are back. In addition, they will have lots of entertainments, not to mention the rides.”
“Our mascot is a real vache à lait, [both a cash cow and a milk cow]. It’s a pun and more! You have to see the Center Mc Auley, where the bar is located, with the bands playing music, and the dance floor, on Friday and Saturday evening. And I draw your attention to the younger generation, this year, the 4-H youth!” said Ward.
“In terms of novelties, teenagers have not been forgotten. They are invited to an on-site video game trailer that is, on top of everything, free of charge! A karaoke night has also been added Thursday evening at 7 p.m., with Lisa Addis, at the Winslow tent. Don’t miss the Farmers’ Olympics on Thursday evening, the treasure hunt on Saturday at 2 p.m. and the modified mini-tractor pull on Sunday at 6 p.m. with the Club des p’tits tracteurs, as well as giant outdoor board games. The bands that will provide the music this year will be Slightly Haggard, Friday and Saturday evening, and Country Swingers on Sunday afternoon,” added the president.
Admission to the Cookshire Agricultural Fair this year will cost $10 on Thursday, $20 on Friday or Sunday, and $25 on Saturday. But instead of $75 for all four days, a pass is available for the entire duration of the expo, for $45 if purchased online, or for $50 if bought at the door.
The Cookshire Fair, it must be said, also includes the judging of animals, such as light horses, draft horses with halters, small animals, sheep and goats, beef cattle, dairy cattle, etc. In addition, there will be equestrian competitions, animal parades, a big general parade, the arrival of the mascots, various horse teams, and a treasure hunt led by young breeders…. The schedule of activities gives the particulars! It is recommended to consult the official Fair brochure, which is full of details and useful information, as well as the organization’s website: www.expocookshire.com.
“A good Fair for everyone!” concluded Ward.

actualite

105 883 $ à 19 employeurs du HSF

La nouvelle ministre du Revenu du Canada, Marie-Claude Bibeau, députée de Compton-Stanstead, a annoncé dernièrement que 19 employeurs de la MRC du Haut-Saint-François recevront une aide de 105 883 $ leur permettant d’engager 33 jeunes cet été, via le programme Emplois d’été Canada.
Globalement, ce sont 84 employeurs de sa circonscription qui recevront tout près de 700 000 $ pour créer 161 emplois s’adressant à des jeunes de la région, ce qu’elle officialisait de cette manière.
« Cette année, une attention spéciale a été accordée aux jeunes qui font face à des défis particuliers. Ils ont ainsi la chance d’obtenir des emplois de qualité qui leur permettent de développer leurs compétences, d’acquérir de l’expérience et de gagner de l’argent », a signifié Mme Bibeau dans son communiqué de presse.
« Je sais à quel point les camps de jour sont importants pour la vitalité de nos communautés rurales et c’est pour ça qu’on a priorisé les demandes des municipalités et des organismes qui offrent ce genre de services », a-t-elle souligné.
Le programme Emplois d’été Canada fait partie de la Stratégie emploi et compétences jeunesse du gouvernement fédéral, qui aide les jeunes non seulement à acquérir de l’expérience de travail, mais aussi, dans la plupart des cas, à poursuivre leurs études.

Martial Gaudreau

Sur le territoire du Haut-Saint-François : La rentrée scolaire s’annonce sous contrôle

Martial Gaudreau, DG du CSSHC.

« Si on est chanceux… », a spécifié à deux reprises le directeur général du Centre de services scolaire des Hauts-Cantons, Martial Gaudreau, au sujet de la rentrée scolaire 2023, qu’il souhaite se dérouler sous un contrôle le plus complet possible, dans la région du Haut-Saint-François (HSF).
Il y a peu de temps, il craignait que la rentrée soit chaotique dans certaines écoles où était prévue une hausse significative du nombre d’élèves, écoles qui s’étaient cependant vues refuser un projet d’agrandissement des locaux pour leur faire une petite place supplémentaire jugée nécessaire lors de la rentrée imminente.
Celle-ci s’effectuera le 28 août pour tous les élèves du primaire et du secondaire, alors que les enseignants seront déjà au travail le 23 août prochain. Au moment d’écrire ces lignes, la préparation de la rentrée allait bon train.
« Nous sommes en plein dans la phase d’affectation de postes pour le personnel enseignant. Nous souhaitons maintenant que notre personnel reste au rendez-vous. Nous avons favorisé les postes de 30 à 35 heures. Quant aux techniciens en éducation spécialisée, il y en a au moins un dans chaque école, et ça c’est une bonne nouvelle », se réjouit le directeur général.
« Le recrutement, c’est un enjeu principal pour nous. Avant la COVID-19, c’était serré, mais pendant cet épisode et en 2022, il y avait des trous, la situation était catastrophique. Il y avait vraiment une pénurie, pour le HSF aussi. Mais avec l’Université de Sherbrooke, on s’en sortait. Il y avait des jumelages de postes intéressants. Mais actuellement, tout va bien dans les écoles », rassure M. Gaudreau.
Finalement, il n’y a aucun débordement à signaler à l’école Saint-Paul, à Scotstown, où il y a même une légère baisse du nombre d’élèves, avec 88 pour septembre qui vient, alors qu’il y en avait 95 en 2022. Même chose à la polyvalente Louis-Saint-Laurent, à East Angus, où on s’attendait à 750 – 760 étudiants, mais il y en aura finalement que 721.
« À cet endroit, ce sera la première année que les élèves de secondaire 5 auront accès au programme de santé globale, qui leur permet une période à l’extérieur, pour les faire bouger, en lien avec les saines habitudes de vie, que ce soit d’aller à vélo, faire du sport, etc. Ce programme a été implanté il y a cinq ans, quand il y avait eu un exode des étudiants vers les écoles privées, et que les parents avaient demandé cet accès à la santé globale, alors que nous n’offrions que le cours secondaire régulier », explique Martial Gaudreau.
« La réussite des élèves est assez bonne chez nous, en général. Ce programme fait en sorte que le gouvernement fournit un montant de 300 $ par enfant, ce qui diminue grandement la part que les parents doivent assumer », indique-t-il.
Parmi les travaux d’agrandissement, il signale que l’école du Parchemin est en construction à East Angus, « pour l’ouverture d’une maternelle quatre ans à la rentrée de 2024. Pour ce qui est de l’école Saint-Camille de Cookshire-Eaton, des travaux ont été réalisés, mais on est en attente d’une réponse pour la construction plus audacieuse de l’agrandissement de la portion du haut de la butte, parce que le terrain est en pente. C’est là où se retrouveront la bibliothèque, le service de garde, etc. Ce sera pour le futur, si cela retarde trop pour la rentrée cette année. Car il s’agit d’un bon investissement, pour la démolition et la reconstruction », conclut-il.

piscine

Projet de piscine intérieure à la polyvalente d’East Angus : Des vagues à l’horizon !

En raison des nouveaux coûts financiers, le projet de piscine intérieure pourrait bien revenir à l’ordre du jour à la Table des maires.

Annoncé le 6 juillet 2022, le projet de piscine intérieure qui devrait être construit à la polyvalente Louis-Saint-Laurent, à East Angus, semble battre de l’aile. Les coûts de construction ont littéralement explosé, passant de 8,5 millions de dollars à près de 11 millions. Il s’agit d’un projet piloté par le Centre de services scolaire des Hauts-Cantons (CSSHC), en collaboration avec la MRC du Haut-Saint-François (HSF).
« Oui, c’est encore un projet important pour notre MRC. Des préliminaires ont été déposés, mais il y a des éléments qui ne sont pas encore finalisés. C’était ma crainte qu’il y ait des dépassements de coûts. C’est un gros projet, mais nous ne le réaliserons pas à n’importe lequel prix, quant à moi », affirme d’emblée Robert G. Roy, préfet de la MRC.
« Je n’ai qu’une parole : je me suis engagé pour un projet de 8,5 millions de dollars, pour un montant de 2,5 millions payé par la MRC, via la Table des maires. Mais mon comité sera-t-il intéressé à bonifier sa contribution au projet, qui est finalement beaucoup plus cher que prévu? Il faudra retourner à la Table des maires, qui devra revoir le projet. Les municipalités devront prendre la décision finale. Je crois qu’il faut penser aux payeurs de taxes », insiste M. Roy.
« Le dépôt du projet final aura lieu en septembre prochain. Le CSSHC en fera la présentation aux maires et ces derniers prendront la décision d’aller de l’avant ou non. Ce projet ne faisait pas l’unanimité à l’avance, à tort ou à raison. Pour ma part, je tiens à la limite que nous nous sommes imposée. C’est certain qu’on va revenir sur le montant », ajoute M. Roy.
Le préfet est conscient que le projet de piscine risque de devenir assez lourd à supporter en tant qu’équipement régional, pour ses municipalités.
« Si je parle avec mon cœur, la politique des rêves, c’est une chose. Moi, je pense à la population, il faut en être conscient. La MRC mettait 2,5 millions au total, à même les taxes des contribuables, je ne suis pas certain qu’elle puisse investir davantage. J’ai un comité spécifique pour ce projet, dont la mairesse de La Patrie, Johanne Delage, est la présidente », indique-t-il.
« Le comité va recevoir les modifications au projet, en septembre, concernant les coûts, et on va statuer, on va décider à ce moment-là. Des dépassements de coûts, il y en a partout. Mais je deviens tellement frileux, concernant les ententes avec le gouvernement, entre autres, en cas de dépassements de coûts, qui paie quoi? » Je vais faire ajouter cette phrase aux ententes, avec une réponse obligatoire. Car c’est toujours les municipalités qui paient pour les dépassements, jamais le gouvernement qui s’en lave les mains. Les villes, il va falloir qu’on se protège. Je suis rendu là. Nous avons des budgets, nous aussi. Je ne signerai pas si je n’ai pas de garantie, à l’avenir, que le gouvernement paiera sa part des dépassements », conclut-il.
Des nouvelles du CSSHC
Le maître d’œuvre du projet de piscine, c’est le Centre de services scolaire des Hauts-Cantons (CSSHC), nouveau nom de la commission scolaire, en collaboration avec la MRC et ses 14 municipalités.
Consulté à ce sujet, le directeur général de l’organisme, Martial Gaudreau, s’est montré transparent en confirmant les dépassements de coûts du projet.
« C’est un beau projet. L’estimation des coûts suit son cours. Je suis content du respect de l’échéancier. C’est une infrastructure très importante. Au point de départ, le projet s’élevait à 7,8 millions $, financé à 5 millions $ par le gouvernement. Le reste devait représenter l’apport du milieu. Mais les nouveaux coûts vont s’élever entre 10 et 11 millions $. Nous avons obtenu la nouvelle que la subvention du gouvernement sera bonifiée d’un million $. Cela va laisser de 4 à 5 millions $ pour le milieu », évalue le gestionnaire.
« Nous comptons également sur un comité de promotion et d’une campagne de financement, qui solliciteront des investissements privés et des commandites. Déjà, un montant intéressant a été amassé, ça se passe bien. Les élus municipaux avaient voté un budget équivalent à 30 pour cent du projet. C’est un travail conjoint avec eux, tout va bon train. Actuellement, du travail s’effectue pour le dessin du projet, des calculs et du financement », ajoute le DG.
« Notre échéancier demeure le même : le printemps 2025. Nous maintenons notre souhait que les usagers puissent profiter de cette infrastructure importante à titre gracieux, qui implique la gratuité pour la population. Il n’y aura probablement des frais que pour les cours, les sauveteurs et l’organisation d’activités particulières de loisirs », termine M. Gaudreau.

delage

La mairesse de La Patrie emballée par le projet

La présidente du Comité du projet collectif de piscine intérieure et mairesse de La Patrie, Johanne Delage, demeure optimiste quant à la réalisation de la démarche.

Présidente du Comité du projet collectif de piscine intérieure, comme elle l’a elle-même baptisé, la mairesse de La Patrie, Johanne Delage, s’est montrée encore très enthousiaste par le sujet, lors d’une entrevue téléphonique.
« La piscine intérieure sera un élément important pour constituer un réel complexe sportif du Haut-Saint-François, à la polyvalente Louis-Saint-Laurent, où il y a un gymnase, avec l’aréna qui est déjà là. Ces plateaux sportifs sont importants pour la qualité de vie de notre population », se réjouit-elle.
« Elle sera une réalité 50 ans plus tard que prévu ! Les plans de construction de la polyvalente, initialement, prévoyaient une piscine intérieure, en 1972, mais cela avait été abandonné en cours de route », rappelle-t-elle.
« Puis on a vu que des projets ont été retardés par la pandémie, avec des hausses des coûts partout de l’ordre de 30 pour cent. C’est le cas de la patinoire ici, à cause des hausses du prix du béton, c’est faramineux, comme l’asphalte aussi. Pour les infrastructures, c’est majeur ! On doit composer avec ces augmentations de coûts. Le HSF, c’est seulement 14 municipalités, avec une population de 23 000 personnes. C’est une petite MRC, mais dans les municipalités, de nouvelles familles s’amènent et la population augmente », confirme-t-elle.
Elle souligne qu’à la rencontre du 19 juin dernier, il y a eu une présentation du CSSHC qu’elle a beaucoup appréciée, qui a confirmé que le projet se trouve sur la bonne voie. Elle dit avoir hâte à la prochaine réunion, prévue le 18 septembre prochain.
« La piscine intérieure, c’est un projet rassembleur, très attendu, espéré par plusieurs. Et cela va rendre la polyvalente très attractive. Elle va attirer encore plus d’élèves, pour les nouvelles familles, ce sera un plus, c’est certain », dit Mme Delage.
Sa Municipalité vient de renouveler une entente avec la Ville de Lac-Mégantic pour l’utilisation du Centre sportif Mégantic, par ses citoyens, en retour d’une quote-part consentie par son conseil municipal. Est-ce que le complexe sportif à la polyvalente d’East Angus risque de changer des choses ?
« La distance entre La Patrie et East Angus est la même que celle avec Lac-Mégantic. Nous verrons quand la piscine sera construite ! », a-t-elle lancé sur un ton enjoué, en terminant.

Innondation

Dans la MRC du Haut-Saint-François : Les intempéries et inondations du 11 juillet ont touché les municipalités de façon variable

Joannie Quirion, résidente de la rue Albert, à proximité de la rue Eaton, montre que sa maison, bien visible sur la photo, n’est pas inondée, car les fondations ont été construites, avec l’aide d’un laser, à la même hauteur que le pont sur la route 108 qui enjambe la rivière, une précaution que son grand-père avait pris soin de recommander au constructeur de l’édifice.

Les fortes pluies du 10 juillet qui ont sévi dans plusieurs secteurs de la MRC du Haut-Saint-François (HSF) ont causé des dommages et inconvénients à divers degrés un peu partout.
La municipalité la plus touchée a été Cookshire-Eaton, où une quarantaine de résidants du plateau Castonguay, quartier riverain immédiat de la rivière Eaton, ont dû être évacués tôt le matin du 11 juillet. Toute la journée, la surveillance du niveau de la rivière, qui avait quitté son lit sans causer d’énormes dommages, a été maintenue par le Service de protection contre les incendies de l’Agglomération de Cookshire-Eaton, avec le soutien de la Sûreté du Québec, près de la route 108.
Par ailleurs, à Weedon, au parc du Vieux Moulin, l’accès a été bloqué à la suite de dommages causés à la route, de même qu’aux sentiers qui ont été endommagés. Ce fut le cas également dans le rang 4. La population n’a pas eu à subir d’évacuation, mais elle a été avisée de bien attacher ses quais et ses embarcations pour les empêcher d’être emportés par la crue des eaux.
À Ascot Corner, le parc Pomerleau a été inondé, ce qui survient régulièrement lors d’épisodes de pluies diluviennes, celui-ci se trouvant en zone inondable. Il est d’ailleurs muni des infrastructures nécessaires en conséquence. « Nous n’avons pas eu de gros dommages, mais les routes ont été proches de l’inondation. Seulement du nettoyage a été nécessaire », a fait savoir le directeur général Jonathan Piché, au bureau municipal.
À Dudswell, aucune résidence n’a été évacuée, même si la rivière Saint-François a débordé dans le secteur de Bishopton. Quelques sous-sols ont probablement été inondés, mais aucune information n’a filtré à cet effet au niveau municipal. Peut-être que certains chemins privés ont également subi des inconvénients dus à la crue des eaux, sans occasionner d’intervention municipale. Les principales artères qui ont été endommagées par les pluies intenses causant de l’érosion : les chemins Hooker, MacAulay, Ham et Poulin. Ce dernier a subi davantage de dommages. D’autres petites routes rurales ont été touchées aussi, mais avec moins de trafic automobile et de dommages. Toutes les voies d’accès ont été rouvertes rapidement, la plupart avec une remise de gravier, où un travail par niveleuse pouvait rester à effectuer. Aucune résidence n’a été enclavée, sans causer de restrictions aux occupants.
En conclusion, plus de peur que de mal dans la plupart des secteurs, en excluant celui de Cookshire-Eaton.

Ballado decouverte

Lancement d’un nouveau BaladoDécouverte : Pour se permettre de mieux connaître l’histoire de Cookshire

Les partenaires ayant collaboré à la création du BaladoDécouverte Les Voix du passé à Cookshire-Eaton, de g. à d., Mario Gendron, maire de Cookshire-Eaton, François Jaques, député de la circonscription de Mégantic, Manon Elisabeth Carrier, membre du comité Cœur villageois et présidente de la Maison de la Culture locale, Gérald Gilbert, cofondateur du réseau BaladoDécouverte, Kevin Ross, consultant en tourisme, enseignant et créateur du BaladoDécouverte Les Voix du passé, et Robert G. Roy, préfet de la MRC du HSF.

C’est maintenant possible d’en apprendre beaucoup sur l’histoire du chef-lieu important de la MRC du Haut-Saint-François (HSF) qu’est Cookshire-Eaton. C’est par l’intermédiaire d’un BaladoDécouverte tout frais produit, à l’initiative du Centre local de développement (CLD) et de la MRC du HSF, en collaboration avec le comité Cœur villageois Cookshire-Eaton, que cette nouvelle application a été produite.
Il s’agit du circuit historique intitulé Les Voix du passé à Cookshire-Eaton, offert sous forme d’une «appli» pour téléphone intelligent, facile à télécharger. Les visiteurs et les résidants de la région peuvent s’en servir pour agrémenter leur visite de Cookshire, au départ du parc des Braves, en suivant les 12 capsules conviviales.
Ils y découvriront la bonhommie et l’humour du sympathique personnage Timothé, Tim pour les intimes, qui se déguise en animateur un peu ratoureux sur les bords.
Les amateurs et les férus d’histoire se réjouiront de suivre le parcours proposé de deux kilomètres pour cette visite guidée et commentée, par des histoires du passé, et agrémentée par de superbes photos anciennes.
« Plusieurs partenaires ont rendu possible la création de cette ressource qui vient bonifier l’offre touristique et culturelle locale. Une aide financière de 22 500 $ du gouvernement du Québec, via l’Entente de développement culturel signée avec la MRC du HSF, et un financement du CLD local au montant de 15 000 $. Il faut aussi ajouter plusieurs heures de bénévolat de la part d’acteurs du secteur culturel. Le projet vise des retombées socio-économiques et la consolidation de nos produits d’appel », a spécifié le préfet de la MRC du HSF, Robert G. Roy, lors de la conférence de presse du 5 juillet dernier.
« Ce BaladoDécouverte, qui s’adresse à toute la population, vient prouver que ce n’est pas vrai que l’histoire, c’est plate ! Même les enfants vont l’apprécier, comme les adultes. Il est offert aussi en anglais, car nous recevons des touristes américains et anglophones d’ailleurs. On veut que ce soit rigolo grâce à Timothé, à l’intérieur du Cœur villageois », a ajouté pour sa part Manon Elisabeth Carrier, membre du comité Cœur villageois et présidente de la Maison de la Culture locale.
À son tour, Kevin Ross, le créateur et producteur du balado, a affirmé « que l’objectif est de garder les visiteurs plus longtemps à Cookshire-Eaton, la rétention des touristes. C’est une création que nous avons voulue ludique, par le personnage vagabond de Timothé, qui entend des Voix du passé, un vrai blagueur ! »
Un exemple, dans la première capsule, Timothée raconte que le nom de Cookshire vient d’un cuisinier, le mot «cook» en anglais, qui a glissé et vécu une shire, une débarque en français familier…! Mais il ne fallait pas le croire. Cookshire est plutôt l’un des plus vieux villages des Cantons-de-l’Est, à partir du nom du premier colon à occuper un emplacement de ce hameau, à l’époque, en 1782, le capitaine John Cook, un des nombreux immigrants loyalistes ayant colonisé la région.

Nouveaux horizon

Programme Nouveaux Horizons pour les aînés : La ministre Marie-Claude Bibeau annonce 150 034 $ pour neuf projets dans son comté

Lors de la conférence de presse annonçant les neuf projets qui ont reçu une aide du programme Nouveaux Horizons pour les aînés, les dignitaires ont simulé une partie de pétanque, sous l’ombrière ajoutée grâce à ce programme. Étaient présents, de g. à d., le préfet de la MRC du HSF, Robert G. Roy, Johanne Delage, mairesse de La Patrie, André Perron, maire de Saint-Isidore-de-Clifton, Marc-André Inkell, représentant des Amis du Patrimoine de Saint-Venant de Paquette, et la ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire du Canada et députée de Compton-Stanstead, Marie-Claude Bibeau.

La ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire du Canada et députée de Compton-Stanstead, Marie-Claude Bibeau, a annoncé une aide totale de plus de 150 000 $ pour la réalisation de neuf projets s’adressant aux aînés, dont trois dans le Haut-Saint-François (HSF).
Présente dans le cadre enchanteur du Camping Vert, à Saint-Isidore-de-Clifton, sur le territoire du HSF, Mme Bibeau s’est réjouie que le programme Nouveaux Horizons permette ainsi un soutien à des projets qui vont aider les personnes aînées à demeurer actives dans leur communauté. L’aide ainsi apportée peut atteindre jusqu’à 25 000 $ par projet, aux organismes qui suggèrent des initiatives conçues par et pour les aînés.
« C’est un programme qu’on aime bien qui répond au dynamisme des aînés, cela nous tient à cœur, c’est notre programme chouchou », s’est-elle exclamée avant de livrer la nomenclature détaillée des neuf projets ainsi favorisés dans Compton-Stanstead. « La COVID a causé un regain de l’artisanat et un engouement dans la fabrication des métiers à tisser. Il y a une file d’attente en ce domaine », a-t-elle enchaîné avec enthousiasme.
« Je veux dire merci aux aînés dynamiques, les leaders dans la communauté, qui prennent le temps de préparer des projets qui contribuent à garder les aînés en action ! », a dit Mme Bibeau en terminant son allocution.
Sur le territoire du Haut-Saint-François (HSF), trois projets plus spécifiques ont reçu l’aide de ce programme. Le Centre d’action bénévole du HSF reçoit 24 983 $ pour organiser des rencontres d’échanges culturels entre des aînés issus de la diversité et des aînés locaux. À La Patrie, la Municipalité s’est vue attribuer 25 000 $ pour l’installation de thermopompes murales qui fourniront un endroit tempéré aux aînés qui participent aux activités des organismes qui louent les locaux municipaux. Finalement, la Municipalité de Saint-Isidore-de-Clifton reçoit le même montant pour l’installation d’une ombrière au-dessus du terrain de pétanque permettant aux aînés de se divertir par leur sport préféré, lors des journées pluvieuses ou de grande chaleur.
Le maire de Saint-Isidore-de-Clifton, André Perron, s’est montré reconnaissant du soutien du gouvernement fédéral. « Cette ombrière va permettre que nos gens soient protégés du soleil et de la pluie. Notre Municipalité veut aider les aînés à être actifs le plus longtemps possible, et rester en forme dans leur communauté. Merci beaucoup madame Bibeau ! », a lancé avec cœur M. Perron.
Pour sa part, Mme Johanne Delage, mairesse de La Patrie, a apprécié que « la salle municipale puisse se doter de thermopompes qui vont contribuer au bien-être des personnes d’un certain âge qui l’utilisent pour leurs activités préférées. Nous aurons d’ailleurs d’autres demandes que nous ferons à ce programme dans le futur », a-t-elle annoncé fièrement.
À cet effet, la ministre Bibeau a averti les représentants d’organismes présents à la conférence de presse que le 1er août prochain constituait l’ouverture de la période de présentation des nouveaux projets pour l’aide qui sera distribuée l’an prochain. « Aiguisez vos crayons ! », a-t-elle lancé sur un ton de connivence avec les personnes dynamiques et visiblement reconnaissantes à son égard.

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Pour empêcher la prolifération des contaminants : Des stations de lavage des bateaux en voie de réalisation

Que ce soit pour freiner la prolifération de la moule zébrée, du myriophylle à épis ou de tout autre contaminant végétal ou animal, envahissant ou pas, un vaste projet de création de stations de lavage des bateaux est en train de se réaliser, pour cinq municipalités réunies en consortium, soit Weedon, Disraeli, Paroisse de Disraeli, Stratford et Beaulac-Garthby.
Ces dernières sont riveraines de trois plans d’eau, les lacs Aylmer, Elgin et Louise.
À Weedon, le maire Eugène Gagné est formel : « Le projet vise à protéger le lac, c’est la principale raison. Et les riverains du lac Aylmer, à Saint-Gérard, et du lac Louise applaudissent. Pour le maintien de la valeur de leurs propriétés, c’est un plus! », s’est-il exclamé lors d’une conversation téléphonique.
« Le projet est piloté par la firme d’ingénieurs EXP pour le consortium de nos cinq municipalités. Les plans d’eau ont déjà certains contaminants. On ne veut pas que la situation se détériore. Après avoir identifié les sites où les stations seront nécessaires, ils iront en appels d’offres. À Weedon, une seule station de lavage sera nécessaire, sur un terrain municipal, dans le secteur de Saint-Gérard. Le projet est calqué sur celui de Lac-Mégantic qui a été réalisé dans le passé », rappelle M. Gagné.
Vers la mi-juillet, les appels d’offres devaient être lancés pour la construction et l’aménagement des sites, de même que l’installation des équipements d’automatisation nécessaires pour l’opération sans personnel présent de façon permanente dans ces stations de lavage. Une vaste campagne d’information et de sensibilisation devait suivre, touchant les cinq municipalités impliquées par le projet.
Rappelons que le nettoyage des bateaux sera une mesure obligatoire à compter de 2024. L’échéancier a été adopté pour la réalisation du projet à l’automne 2023, afin d’être prêt pour cette échéance de 2024

Martial Gaudreau

Des projets d’agrandissement d’écoles non retenus, qui dérangent dans le HSF

Martial Gaudreau, DG du CSSHC, et son personnel doivent jongler avec la problématique d’augmentation d’élèves.

Des casse-têtes sont à prévoir au Centre de services scolaire des Hauts-Cantons (CSSHC) lors de la rentrée de septembre prochain et pour les années à venir, à cause d’une augmentation importante des clientèles étudiantes, dans plusieurs communautés du HSF.
« C’est un besoin criant qui se continue. Durant les dernières années, nous avions obtenu de l’aide pour trois agrandissements, à Dudswell, East Angus et Cookshire-Eaton », énumère Martial Gaudreau, DG du CSSHC.
« À Dudswell, c’était pour l’ajout d’un gymnase, dont la construction est terminée cette année. À l’école du Parchemin côté Collège, à East Angus, huit classes seront prêtes pour la rentrée 2024, et à l’école Saint-Camille, à Cookshire, la configuration du terrain nous oblige à démolir une partie existante qui est désuète, pour refaire l’aménagement de classes, de même qu’un service de garde et l’amélioration de l’accès avec une section plus grande », ajoute le DG.
Les projets qui ont été refusés concernent l’école Saint-Paul à Scotstown, où tous les locaux sont utilisés, alors qu’on désirait y ajouter deux classes et un gymnase, à La Patrie, pour la maternelle quatre ans, où les jeunes de Scotstown vont s’y ajouter, faute d’espace chez eux, et à Saint-Isidore-de-Clifton, encore là pour l’ajout d’un gymnase, à nouveau refusé, pour une deuxième année d’affilée.
« Cela ne signifie pas que les projets n’étaient pas recevables. Au contraire, ils étaient bien montés et les besoins s’avéraient très grands. Les enveloppes régulières ont été bonifiées, mais les projets spécifiques d’agrandissement ont été ignorés », explique M. Gaudreau.
« Un dernier projet qui n’a pas été retenu, c’était pour l’agrandissement de la polyvalente Louis-Saint-Laurent, à East Angus, où nous avons eu une hausse importante de plus de 200 étudiants depuis six ans. Nous sommes passés de 550 jeunes à 760. Ce qui a aidé, c’est que nous avons implanté le programme de Santé globale, qui motive davantage les jeunes, en favorisant leur réussite scolaire. À la rentrée en septembre, les étudiants de 5e secondaire vont s’ajouter au programme, toute l’école y sera inscrite ! », se réjouit-il.
La situation s’avère quand même intéressante pour la région du HSF, d’après lui, car les hausses de la population et du nombre des étudiants reflètent le dynamisme des acteurs du milieu et des partenaires qui, ensemble, ont réussi à apporter des changements affectant la qualité du territoire et la synergie de la communauté.
« La population augmente, et en même temps les clientèles étudiantes, pour des raisons multifactorielles. C’est un beau problème ! », conclut M. Gaudreau.

rockandblues

Vendredi 4 et samedi 5 août 2023 : 8e édition : La Patrie vibrera au rythme du Festival Rock’n’Blues

Encore cette année, plusieurs centaines de festivaliers sont attendues pour la 8e édition.

Le Festival Rock’n’Blues La Patrie sous les étoiles revient divertir les Lapatriennes et Lapatriens, tout comme les visiteurs qui y viendront durant ces deux journées de réjouissances, les vendredi 4 et samedi 5 août.
Les organisateurs n’ont pas manqué d’inspiration pour concocter une programmation à la hauteur de cette 8e édition.
Le vendredi 4 août, dès 19 h 30, les fans de David Bowie seront bien servis, avec l’hommage qui lui sera réservé par le groupe Bowie Revisited Show. Par la suite à 21 h 30, ce sera au tour d’un hommage à RUSH, par le groupe New World Men et son spectacle Moving Pictures.
Le samedi 5 août, 16 h, les spectateurs sur place profiteront d’un concours de «Band» enlevant, alors que trois groupes se sont inscrits à cette compétition, soit BlueStone, Jo Hell et The Sirens of Rock. Puis à 19 h 30, le groupe gagnant du concours de Band de l’an dernier, Matt Gibb & The Mondos, offrira son spectacle pour le plaisir des festivaliers.
Finalement, le clou du festival surviendra le samedi à 21 h 30, en promettant les plus grands succès rock des années 1970, une prestation attendue du groupe Jurassik Rock.
Tous les spectacles auront lieu beau temps mauvais temps, même sous la pluie, sous l’Abri-bois. Un passeport week-end est disponible pour les deux jours d’activités, à 50 $. Sinon, l’entrée pour l’une ou l’autre des deux journées est de 35 $ ch. Bar et cantine sur place.
Rappelons que l’événement est présenté en collaboration avec les commanditaires IGA de Cookshire-Eaton, la Caisse Desjardins du Haut-Saint-François et la Municipalité de La Patrie. Pour infos supplémentaires : festivalrocknblues@gmail.com

LaPatrie-Revitalisation

En dévitalisation évidente il y a quelques années : La Patrie s’en tire de mieux en mieux

La mairesse de La Patrie, Johanne Delage, pose au centre de Charles-André Morin et Vanessa Thériault, un jeune couple qui a bâti sa maison dans le nouveau développement résidentiel situé au pied de la montagne des Cohoes. Plus de 160 nouvelles résidences peuvent y être bâties à court terme, sur des terrains d’un acre et demi à deux acres et demi.

L’Institut de la statistique du Québec a créé, il y a un certain nombre d’années, un outil de classement des municipalités les unes par rapport aux autres, en fonction de leur vitalité économique. La Patrie faisait partie d’un groupe de six municipalités de la MRC du Haut-Saint-François (HSF) qui étaient classées assez bas selon cet outil, soit dans le cinquième quantile, en rapport à une série de critères témoignant de sa dévitalisation.
En 2021, le gouvernement québécois a créé un nouveau programme pour ces municipalités, afin de favoriser leur revitalisation. Globalement, c’est un montant de 295 000 $ par année qui leur a été promis pour une durée de cinq ans. Ce programme est géré par la MRC du HSF, via son Centre local de développement (CLD).
La Patrie tire de plus en plus son épingle du jeu, grâce à ce programme qui lui donne les moyens de redorer son blason.
« Nous ne sommes plus dans le cinquième quantile. La pandémie a amené les gens à fuir les grandes villes et à venir dans les villages comme le nôtre. En 2017, notre population était de 749, en 2021 nous étions 815. Je n’ai pas de chiffre actuellement, pour 2023, car il n’y a pas eu de recensement et le prochain est en 2026. Mais c’est évident que notre population a encore augmenté. Et on le voit à certains signes, comme à l’école Notre-Dame-de-Lorette, où on nous a promis une maternelle 4 ans. C’est qu’il y a assez de nouveaux enfants pour l’autoriser. La construction de nouvelles maisons s’est accentuée aussi », note la mairesse de La Patrie, Johanne Delage.
« Le programme nous a permis de nous doter de notre Abri-bois, une grande structure solide qui nous permet des activités dans le cœur du village même par mauvais temps. Il est très en demande comme équipement municipal, et nous l’avons même amélioré par des panneaux rétractables, il est très prisé. Même des réceptions de mariage peuvent s’y tenir, des baptêmes, des conférences de presse, nous voulons le doter d’un centre multimédia, avec un grand écran, c’est à venir », ajoute-t-elle.
Voisin de l’Abri-bois, une nouvelle patinoire s’annonce à même une grande dalle de ciment qui a été coulée dernièrement. Les jeunes et les moins jeunes pourront s’y adonner au patinage et au hockey, dès l’hiver prochain. Des bandes y seront installées en octobre, puis des estrades par la suite. La halte Éva-Senécal est aussi un bel ajout, rue Prévost, qui jouxte la route 212. « C’est un joyau dans la MRC du HSF. La Shed de La Patrie, qui fait partie du Circuit des sheds panoramiques, offre une vue époustouflante sur la montagne et les paysages des alentours », s’ébahit la mairesse.
« Et nous avons d’autres projets pour inciter de nouveaux arrivants à s’installer chez nous. Une nouvelle caserne de pompiers, la relocalisation de la voirie municipale et nous regardons pour acheter des terrains afin de construire des logements abordables, pour accueillir des nouvelles familles. Pour elles, nous avons ici tous les services, un CLSC, un marché d’alimentation Bonichoix, avec poste d’essence, une école primaire, un restaurant digne de ce nom au quatre-chemins, un camping situé route 257 qui s’appelle la Halte du Soleil levant, où la vue est formidable… Nous avons beaucoup d’attraits à offrir. La Patrie est le pôle central de toutes les municipalités environnantes », se réjouit Mme Delage.
« Nous avons encore plusieurs projets. Nous pensons à des sentiers pédestres, un sentier lumineux, une piste cyclable de vélo désigné, en terre battue et en bordure d’une route à faible débit de circulation. Nous travaillons très fort pour la revitalisation », assure-t-elle.
Un nouveau développement résidentiel
Un promoteur privé, Fernand Prévost, a construit un développement résidentiel au pied de la montagne des Cohoes, sur le territoire de La Patrie, à la limite ouest du parc national du Mont-Mégantic. Cinq nouvelles rues ont été ouvertes, au moins 100 terrains ont été cadastrés, une soixantaine ont été vendus, certains sont déjà construits ou en passe de l’être.
« Ce sont des terrains d’une bonne dimension, soit d’un acre et demi, et il y en a même de deux acres et demi. Ce très grand développement de plusieurs centaines d’acres est bordé par la rivière au Saumon, et rend ainsi accessibles des terrains au bord de l’eau. C’est un endroit de toute beauté ! », s’extasie la mairesse.
« Il y a de la place pour encore plus de développement, l’amélioration des rues qui sont encore sur le gravier et qui doivent être élargies. Mais nous avons adopté un règlement municipal pour établir les règles de construction des maisons, des règles de conformité pour les nouvelles constructions, cela était de mise. Il s’agira pour les nouveaux propriétaires de s’y conformer maintenant. Le site est apprécié pour ses paysages, la montagne, etc. Des gens viennent de partout, en provenance de la ville, nous sommes à mi-chemin de Lac-Mégantic et de Sherbrooke, tout près des États-Unis. C’est idéal ! », conclut-elle.

Canada francais

Événement de l’année à Bury : La fête du Canada bat des records dans la communauté

Les compétitions spectaculaires de Gymkhana équestre attirent toujours les gens qui apprécient les efforts de très beaux chevaux. Ici, le cavalier est passé trop près d’un des barils qu’il devait contourner, il en a même perdu son chapeau de cowboy !

En ce 1er juillet au Québec, il semblait n’y avoir qu’à Montréal, dans le Vieux-Port, et à Québec, sur les plaines d’Abraham, qu’on célébrait la fête du Canada. Il y a deux petits bastions, en Estrie, où on célébre la fête du Canada soit au Villge de Hatley et Bury. Depuis maintenant 95 ans, cette date devient un incontournable, à Bury près de Cookshire-Eaton, où de nombreux fidèles à la feuille d’érable trouvent un très grand plaisir à se rassembler. Au point où des records d’assistance ont été largement battus !
C’est à l’image du petit village gaulois de la saga Astérix et Obélix, très populaire en France. En 2023, ça prend même des allures d’événement de l’année. Les Buryennes et Buryens avaient de quoi se mettre sous la dent, plusieurs activités pour l’occasion, qui foisonnaient.
Les enfants se trouvaient bien servis, dès 7 h pour les lève-tôt, avec des jeux gonflables et une petite ferme toujours populaire avec ses animaux connus. Par la suite, dès 10 h, la population était conviée à l’activité très attendue Shortcake aux fraises, présentée par la Société d’Histoire et du Patrimoine de Bury, au Manège militaire, avec une vente d’artisanat et de produits locaux. Une exposition intéressante sur le passé militaire historique de la petite municipalité prenait également place à la salle Victoria, à l’étage de l’édifice. Un peu plus loin, une vente de livres usagés accaparait certains à la Bibliothèque de Bury. Quelques exposants offraient aussi leurs produits, dont Chantal Guertin, avec son Atelier des Pas Pareils, gratuit pour les jeunes.
Mais le clou des célébrations, qui a gagné tous les cœurs des 8000 personnes environ qui étaient présentes, c’était le grand défilé qui parcourait une boucle de quelques kilomètres dans les rues du village. La rue Main, particulièrement bondée de participants, avait de quoi impressionner. L’an dernier, ce sont environ 7000 personnes qui avaient envahi cette artère. Record battu cette année par une marge importante, semble-t-il. Ouvert par des chevaux aux cavaliers porteurs de drapeaux, le défilé a mis en vedette de nombreux autres chevaux, des automobiles antiques qui émerveillent toujours les gens, des véhicules des pompiers aux sirènes hurlantes, des cornemuses accompagnant les vétérans de la Légion militaire, sans oublier les chars allégoriques variés, celui du père Noël toujours très apprécié et plusieurs autres.
Les cinq membres du comité organisateur, de l’Association athlétique de Bury, avaient bien travaillé pour que la qualité de l’organisation démontre un très bon rodage. « Nous pouvons heureusement compter sur plusieurs bénévoles, que nous voulons remercier bien sincèrement, car ce serait impossible à organiser sans eux ! », s’est réjouie la responsable, Sabrina Patry.
« Nous avons également plusieurs partenaires et commanditaires, mais citons simplement les Travaux publics municipaux et les pompiers volontaires, très collaborateurs », a-t-elle conclu. Ses quatre acolytes : Mélissa Chapman, Anik Dionne-Dubreuil, Daryl Mroz et Tony Hartwell.
Une grande journée remplie de succès, à tous les égards, dont la population locale et les nombreux visiteurs se souviendront pour longtemps, au moins jusqu’à l’an prochain, c’est certain !

Canada anglais

Bury’s Event of the Year : Canada Day Breaks Community Records

The bagpipers with their unique instruments easily caught the eye, accompanying the military veterans, members of the Royal Canadian Legion.

On this July 1st in Quebec, it seemed to be only in Montreal, in the Old Port, and in Quebec City, on the Plains of Abraham, that Canada Day was celebrated. But in two small bastions in the Eastern Townships, Hatley Village and Bury near Cookshire-Eaton, this date has been a must for many years, and many faithful to the Maple Leaf find great pleasure in these gatherings. To the point that, this year, attendance records in Bury have been largely beaten!
It is like the small Gallic village of the Asterix and Obelix saga, very popular in France. In 2023, it even seemed to be the event of the year. For the occasion, Bury residents had something to eat and plenty of activities.
The children were well served, from 7 a.m. for the early risers, with inflatable games and a small farm, always popular with its famous animals. Then, at 10 a.m., the public was invited to the highly anticipated “Strawberry Shortcake” activity, presented by the Bury Historical and Heritage Society, at the Armoury alongside local products and crafts for sale. An interesting exhibition on the historic military past of the small municipality was also offered on the second floor of the Victoria Multifunctional Centre. Downstairs, a sale of used books captured the interest of some at the Bury Library. Some exhibitors also offered their products, including Chantal Guertin with her Atelier des Pas Pareils, free for young people.
But the highlight of the celebrations, which won the hearts of the approximately 8,000 people who were present, was the great parade which followed a loop of a few kilometres along the streets of the village. Principale Street, particularly crowded with participants, was impressive. Last year, about 7,000 people invaded this artery. The record was broken this year by a significant margin, it seems. Opened by horses whose riders carried flags, the parade featured many other horses, antique automobiles that still amaze people, fire engines with blaring sirens, bagpipes accompanying Military Legion veterans, not to mention the various allegorical floats, that of Santa Claus always very appreciated, and several others.
The five members of the organizing committee of the Bury Athletic Association had worked hard to ensure that the organization functioned smoothly. “Fortunately, we can count on many volunteers, whom we want to thank very sincerely, because it would be impossible to organize this without them!” rejoiced the manager, Sabrina Patry.
“We also have several partners and sponsors, but let’s just mention the very collaborative Municipal Public Works and the volunteer Fire Department,” she concluded. Her four accomplices: Mélissa Chapman, Anik Dionne-Dubreuil, Daryl Mroz and Tony Hartwell.
It was a great day filled with success, in every respect, which the local population and the many visitors will remember for a long time. At least until next year, that’s for sure!

©2026 Journal Le Haut-Saint-François