Ronald Martel

Ronald Martel

Originaire de Lac-Mégantic, Ronald Martel a travaillé pendant plus de 20 ans pour La Tribune de Sherbrooke et L’Écho de Frontenac. Son père a été propriétaire de JM Poulin à Cookshire, une épicerie devenue supermarché.
art Cookshire

Amélie Lemay-Choquette à la Galerie d’art Cookshire-Eaton : Une expo de peintures sur verre grand format

Une peinture sur verre grand format, œuvre d’Amélie Lemay-Choquette, comme celles en démonstration à la Galerie d’art Cookshire-Eaton.

À compter du 15 octobre jusqu’au 20 novembre 2023, l’artiste en arts visuels et danse, Amélie Lemay-Choquette, présentera à la Galerie d’art Cookshire-Eaton, au Victoria Hall, son exposition solo fort spéciale, constituée de peintures sur verre grand format, rien de banal, des éléments particuliers sûrement à voir !
« Réalisés avec de la peinture pour vitrail, mes grands formats se présentent en série de six tableaux mesurant 28 po x 73 po, certains verticaux, d’autres horizontaux », décrit la sympathique artiste, qui est aussi directrice de l’organisme RURART, dédié aux arts en région du Haut-Saint-François.
« Mon exposition a pour titre Appar.être et donne une idée de l’humain qui traverse différents états, différentes formes, à plusieurs niveaux. Ces idées découlent de différentes vibrations, énergies et couleurs. Ce sont des choses que nous pouvons expérimenter dans nos vies. J’y laisse apparaître la complexité de l’être et aussi sa richesse et sa beauté. C’est ce qui fait ce qu’on est, c’est ce qui nous fait devenir ce que nous sommes. C’est la grande histoire de l’être humain », développe Mme Lemay-Choquette.
Son exposition a déjà été présentée ailleurs, dans le passé, car c’est à la base une activité qui peut facilement devenir mobile, malgré ses éléments grand format !
« En plus des tableaux surdimensionnés, il y a aussi une installation, une grande spirale de 16 pieds de diamètre, sur une surface transparente, un acétate, qui mesure 8 pi de hauteur par 60 pieds de long ! C’est une expérience. Je trouve important de pouvoir marcher et comment on entre, pas à pas, pour pénétrer et prendre contact avec c’est quoi apparaître, dans le passage vers la spirale, jusqu’au cœur du apparaître, selon à chacun son expérience, car il y a plusieurs couches possibles dans cette expérience de la vie », conclut Amélie Lemay-Choquette.
L’exposition sera ouverte tous les dimanches, de 13 h à 16 h. Pour plus de détails sur l’artiste, le public est invité à consulter son site : www.choquettedp.com ou encore le site de la Galerie d’art Cookshire-Eaton au www.galeriedartcookshireeaton.com pour obtenir l’information sur le vernissage et les activités proposées durant l’exposition.

Journée de la culture

Journées de la culture 2023, aux quatre coins du HSF : Des activités très spéciales et très variées !

Le sculpteur Claude Sévigny, devant sa petite agora bâtie à un endroit stratégique de son sentier de sculptures, où il souhaiterait, dans le futur, en faire une place multidisciplinaire, qui pourrait accueillir, entre autres, une journée sculptures et littérature, doublée d’une émission de radio.

Il y en avait pour tous les goûts, sur le territoire du Haut-Saint-François (HSF), à l’occasion des Journées de la culture, cette année, des activités étalées sur trois jours, les 29, 30 septembre et 1er octobre. À l’image du monde culturel lui-même, vaste et significatif, les prestations avaient de quoi ne laisser personne indifférent.
Le samedi 30 septembre, à Chartierville, au 170 chemin Verchères, tout près de Saint-Mathias-de-Bonneterre, l’artiste multidisciplinaire et surtout sculpteur dans l’âme, Claude Sévigny, avait mis sur son 36 son sentier pédestre d’un demi-kilomètre, très impressionnant sous le thème Les balais de sorcières. C’est le nom donné aux excroissances de branchages qui naissent spontanément sous l’œuvre d’un champignon, aux faîtes des sapins, une maladie qui déguise ces arbres, souvent bien avant l’Halloween, en œuvres d’art de la nature !
« J’ai beaucoup de projets, ce serait bon que je m’adjoigne un animateur, peut-être à l’agora que j’ai librement aménagée sur mon sentier pédestre, où je tiendrais une journée sculptures et littérature, en même temps qu’une émission de radio diffusée sur place. Il s’agirait d’y amener l’électricité pour réaliser le tout, et même plus, de rendre l’exposition itinérante, pourquoi pas ? Je songe à un OBNL pour financer mes activités artistiques, pour qu’elles demeurent gratuites pour le public, ou en demandant simplement des contributions volontaires », envisage M. Sévigny, débordant de concepts, d’images et d’idées de sculptures à peaufiner, tout en même temps, sur le sentier qui est devenu un élément important de sa vie d’artiste !
Ébéniste, sculpteur, concepteur artistique, auteur, idéateur et penseur, Claude Sévigny voit dans tout élément trouvé sur son vaste terrain du chemin Verchères des animaux fabuleux, des éléments humoristiques ou sérieux, des parties de concepts, des débuts de pièces à jumeler à d’autres pour donner des résultats imprévus et indicibles au point de départ, mais assurément des trouvailles de tout acabit et de toute utilité !
Un sentier de sculptures inénarrables qui ont toutes leur raison d’exister et qui valent le déplacement, sentier surprenant de découvertes et de surprises assurées pour les visiteurs de tous les âges.
Exposition de photos et vêtements sacerdotaux
À l’église Saint-Louis-de-France, à East Angus, pour les Journées de la culture, dans le cadre du Centenaire de l’église, une exposition de photos réunissait des photographes notoires de la région, Alain Coulombe, Guy Saint-Onge, Martin St-Laurent, Nathalie Laplante et Jean-Guy Paré, présents lors du passage du journaliste.
Les photos exposées aux regards des visiteurs valaient à elles seules le déplacement, doublées des propos des photographes auxquels chacun pouvait s’adresser. Alain Coulombe, qui a été cinq à six ans professeur durant sa carrière de 55 ans, constituait le pilier du groupe, par sa longévité et son expérience. Guy Saint-Onge, pour sa part, un photographe animalier, présentait toute une collection de photos d’oiseaux de tous les genres, dont un pan de mur d’oiseaux de proie exceptionnels. Photographe animalier depuis 1982, il a admis faire la promotion de l’ornithologie.
« On fait des choses belles et intéressantes, et par cette exposition, on veut les faire découvrir aux autres, on expose pour que les gens voient de belles images sur papier », a-t-il mentionné.
Martin St-Laurent, quant à lui, s’est qualifié de photographe sportif, une discipline qui n’est pas facile, car les moments importants, dans les sports, ne préviennent pas avant de survenir. Jean-Guy Paré, finalement, fixe dans son appareil les beautés de la nature en région, les paysages, qu’il a accumulés, au nombre de 60 000 photos environ.
« C’est un mode d’expression, un hobby, un plaisir de faire de la photo et de partager le résultat avec le public. Cela nous encourage à continuer, c’est une expression de soi qui nous anime », a fait valoir M. Paré au nom du groupe de photographes.
Pour l’expo de vêtements religieux, l’organisation a indiqué que cela avait été demandé par le public, qui voulait se rendre compte de la richesse du patrimoine religieux, datant du début de l’église centenaire !
Trio des Cantons, à Dudswell
À Dudswell, secteur de Marbleton, le Trio des Cantons, groupe de musique folklorique, s’exécutait à la plage P.-E.-Perreault, dans le cadre des Journées de la culture. Une fête populaire y était organisée s’adressant à toute la population de Dudswell. La responsable de la bibliothèque municipale, Jasmine Marcotte, avait été mandatée par la municipalité pour orchestrer l’événement rassembleur.
« Nous voulions une fête rassembleuse pour tous, pour la famille, pour toutes les générations. L’équipe de la bibliothèque municipale chapeaute l’activité. Outre moi-même, elle se compose de Véronick Beaumont, Isabelle Bibeau et Marie-Pier Collin. Nous sommes toutes des bénévoles. Le budget qui nous a été alloué est en fonction que toutes les friandises qui sont offertes ici sont gratuites pour que tout le monde puisse y participer. Nous sommes très inclusifs », a indiqué Jasmine Marcotte.
La mairesse de Dudswell, Mariane Paré, également présente, opinait dans le même sens. « Nous avons voulu regrouper nos générations dans un milieu agréable et festif. La température est, en plus, de notre côté. Nous voulions une formule différente pour ces Journées de la culture. Notre bibliothèque a été fondée il y a déjà 16 ans. Avec l’agrandissement de l’école ici, nous avons pu y réinstaller notre bibliothèque avec plus d’espace, que l’on partage avec l’école. Nous sommes fiers d’investir dans la Culture, pour nos citoyens, en réalisant ce qu’ils veulent », a déclaré Mme Paré.
« Et je veux également dire que nous sommes très contents de la participation de nos citoyens », a ajouté Mme Marcotte, en conclusion.

Fete des recoltes

Fête des récoltes réussie : Jardin Communautaire de Sawyerville

Simon Robert, le fils de l’artisan expérimenté Raymond Robert, qui captive grâce à son savoir-faire en fabrication de paniers de bois, en frêne, selon une tradition abénakise. Simon a débuté ici la préparation d’un panier en lanières de bois de frêne, désireux de perpétuer les acquis précieux de son père dans ce domaine, pour les générations futures.

Chantal Bolduc, la présidente du Jardin Communautaire de Sawyerville, accueillait les gens fréquentant le dernier marché public de la saison 2023, dans le cadre de la Fête des récoltes. Le tout prenait des allures de grande fête pour le public intéressé par ce genre de rassemblement.
L’organisation avait prévu quelques exposants et activités connexes… comme l’attrait que pouvait représenter un artisan expérimenté, Raymond Robert, avec son savoir-faire en fabrication de paniers de bois, en frêne, selon une tradition abénakise, faits à partir de languettes de bois que les Autochtones utilisaient déjà au temps de la Nouvelle-France. Sa fascinante connaissance du procédé, acquise à l’âge de six ans, qui inclut de frapper le billot de frêne avec une masse pour en dégager les lignes d’âge, sous forme de lanières encore humides de sève, avant qu’elles sèchent complètement, ce qui rend le panier plus solide. M. Robert est en train d’initier son fils Simon à lui succéder en maîtrisant la technique de fabrication de tous les formats de paniers, en fonction de leur usage utile, petits paniers à œufs, de pique-nique, de cueillettes de fruits, à tricot, paniers à jardin pour les récoltes, panier à bébé plus grand, avec sa peau d’ours qui le tenait au chaud et lui transférait son courage, etc.
Une section du site démontrait l’utilisation d’un pressoir à jus, entièrement manuel, datant du début du 19e siècle, encore muni de toutes ses pièces d’origine.
Un spectacle de mariachis y attirait également l’attention, formé d’un groupe de quatre musiciens s’intitulant Fiesta Mexicana, qui en finale a accepté de jouer La Bamba, mélodie symbolique et universelle, en rappel, après suggestion du journaliste, ce qui a semé la gaîté parmi les visiteurs et participants encore sur place, un moment magique rempli d’émotion.

Coopérative municipalites

Coopération intermunicipale entre 5 municipalités : Unies pour faciliter la cueillette des résidus

La mairesse de La Patrie, Johanne Delage, n’a pas manqué de s’asseoir au volant du nouveau camion spécialisé pour la cueillette des trois matières résiduelles, compost, recyclage et déchets, que les cinq municipalités, dont la sienne, ont acquis pour faciliter le travail et abaisser les coûts d’opération qui en découlent, au bénéfice de leurs citoyens.

Le Haut-Saint-François (HSF) devient petit à petit un modèle pour la coopération intermunicipale. Le lundi 18 septembre dernier, les Municipalités de Chartierville, La Patrie, le Canton de Hampden et de Lingwick ainsi que la Ville de Scotstown ont annoncé conjointement qu’elles ont signé une entente de services pour la collecte des matières résiduelles, assortie d’un achat d’un camion spécialisé à cette fin.
D’ailleurs, ce camion impressionnant s’est fait attendre, car il était d’abord attendu en janvier 2023, puis il devait être livré en mars, et il est finalement arrivé le 15 août dernier. C’est ce qui a retardé de plusieurs mois l’annonce officielle de cette coopération.
Le nouveau camion peut effectuer la cueillette des matières compostables, des recyclables et des déchets à tour de rôle, étant un équipement très polyvalent.
Le projet a été rendu possible grâce à un financement de 249 773 $ du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH) du Québec, dans le cadre du Fonds régions et ruralité. Un montant de 36 201,85 $ a également été fourni par chacune des cinq municipalités, pour un coût total du projet de 430 782,63 $, taxes non remboursables incluses.
Le travail de collecte sur les cinq territoires de ces municipalités a débuté le 2 janvier 2023, avec un camion de location, puisque le nouveau se faisait attendre.
Le député du comté de Mégantic, François Jacques, a félicité les maires des cinq municipalités, réunis à l’Hôtel de Ville de Scotstown. « Vous améliorez ainsi la qualité de l’offre à vos citoyens, par vos beaux efforts. J’espère qu’il y en aura d’autres coopérations intermunicipales de ce genre entre vos municipalités », a-t-il souhaité.
Le préfet de la MRC du HSF, Robert G. Roy, a pour sa part, remercié le député François Jacques et son gouvernement, en lui mentionnant : « Tu connais nos réalités, dans nos régions, qui ne sont pas toujours faciles. Je remercie et je félicite, moi aussi, les cinq municipalités qui vont pouvoir ainsi rendre des services à leurs citoyens à moindres coûts. Comme le nouvel équipement est équipé d’une balance, il permettra de connaître le tonnage des matières recueillies et d’intervenir éventuellement afin de réussir à réduire l’enfouissement des déchets, ce qui est notre but, soit concentrer nos efforts pour le diminuer. Comme ce sera un camion pour tous les services, cela va aider encore plus. C’est un grand succès, cette entente intermunicipale », a-t-il dit en substance.
La mairesse de La Patrie, Johanne Delage, a pris, elle aussi, la parole. « Comme vous le savez sans doute, je suis une adepte, une fan finie du travail en équipe. Notre très belle équipe est capable de belles et grandes choses. Nous pouvons être fiers de notre démarche commencée en 2006. Cette coopération nous permet de faire ensemble ce que nous n’aurions pu faire seuls… », a-t-elle évoqué.
« Nous savons que c’est efficace et que ça fonctionne de se regrouper. Nous n’en sommes pas à notre première coopération. Par ce service de cueillette des putrescibles, tous les citoyens pourront se joindre à cet effort. Nous avons démontré de la persévérance et de la bonne volonté. Je tiens à dire merci aux gens de Scotstown qui ont fourni le support logistique pour ce projet. Quelle belle équipe nous formons ensemble ! », s’est-elle exclamée.
Le maire de Scotstown, Marc-Olivier Désilets, a assuré que sa ville « est très fière de participer à cet effort de coopération intermunicipale. Je tiens à remercier notre personnel administratif qui a donné un fier coup de main au projet, et nos municipalités voisines, sans lesquelles ce camion n’aurait pu sillonner nos routes pour servir nos citoyens. »
« Nos municipalités ont cheminé vers une plus grande autonomie dans le dossier de la collecte des matières résiduelles. L’acquisition en groupe de ce camion permettra une meilleure gestion du service et des économies pour chacune », a quant à lui déclaré le maire du Canton de Hampden, Bertrand Prévost.
Finalement, le maire du Canton de Lingwick, Robert Gladu, a tenu à préciser : « Grâce à cette entente, nos citoyens peuvent maintenant joindre les efforts de tout le HSF dans la réduction des déchets, en ajoutant la collecte du compost à celles des rebuts et du recyclage. »

connexion internet

Connexion Internet dans le Haut-Saint-François : « Comme des chemins de terre en ville, et comme des autoroutes en campagne ! »

Selon les informations obtenues, le branchement Internet haute vitesse devrait être complété d’ici la fin de la présente année.

« La connexion Internet dans la MRC du Haut-Saint-François (HSF), ça se compare à une circulation à l’envers : circuler sur des chemins de terre en ville et sur des autoroutes à la campagne ! ». C’est Guillaume Meunier, arpenteur-géomètre de l’entreprise Mercier-Meunier inc., qui a fait cette comparaison, à la lumière de la situation de la connexion Internet dans le noyau urbain Cookshire-Eaton, où se trouve son bureau professionnel.
C’est l’image que projette le système actuel de connexion Internet à Cookshire-Eaton, par les différents fournisseurs de ce service essentiel, qui l’a incité à émettre ce commentaire.
« Les gens sont dépendants de l’Internet. C’est maintenant une question de choix de l’individu, quand la fibre optique est passée dans les rangs, comme cela le fut il y a longtemps quand la fibre a été passée dans les rues de la ville. Mais les noyaux urbains sont devenus maintenant les parents pauvres. Car le tuyau qui distribue Internet varie; dans les villes, il est plus petit que celui dans les campagnes. Pourquoi en est-on venu à délaisser les noyaux urbains ? », demande M. Meunier. « C’est la triste réalité ! »
Son bureau aurait besoin d’une connexion Internet beaucoup plus performante, avec une plus grande capacité de bande passante, mais il est limité à un rendement dérisoire, archaïque, d’une technologie dépassée qui date de plusieurs années, les noyaux urbains étant déjà branchés depuis longtemps.
Par ailleurs, les campagnes des alentours, les secteurs ruraux du HSF, seront bientôt complètement pourvues des plus grandes vitesses de transfert d’informations par Internet, fournies par les équipements les plus modernes, grâce aux promesses du gouvernement de brancher tous les foyers du Québec et de son programme de subventions à cet effet, s’adressant aux différents fournisseurs. Ces derniers ne sont visiblement pas subventionnés pour ce qui est des noyaux urbains, comme Cookshire-Eaton.
Cogeco
La compagnie Cogeco est l’un des fournisseurs qui ont profité des subventions du programme gouvernemental visant à brancher tous les foyers québécois.
Le journal a appris, le 12 septembre dernier, par la porte-parole Laurise Roy-Tremblay, de Cogeco, que cette entreprise a terminé le déploiement de son réseau pour les 274 foyers qui lui avaient été attribués dans le cadre de l’opération haute vitesse, dans la municipalité de Cookshire-Eaton.
« Depuis, sachez que nous continuons d’investir massivement dans les régions, dont Cookshire-Eaton, pour que tous les foyers desservis par Cogeco puissent avoir accès à la meilleure technologie sur le marché », a écrit Mme Roy-Tremblay dans un message courriel.
Mais le 15 septembre, on apprenait de sa part que « Cogeco complètera les 10 foyers restants de Cookshire-Eaton dans le cadre du projet de l’Opération haute vitesse d’ici la fin décembre. Les citoyens qui profitent déjà des services de Cogeco ont accès à des vitesses débutant à 120 Mb/s (mégabits par seconde). Cette vitesse permet, par exemple, jusqu’à cinq utilisateurs et 10 appareils de pouvoir effectuer facilement leurs tâches quotidiennes. Les citoyens peuvent écouter des films, jouer à des jeux vidéo ou encore faire du télétravail sans soucis avec cette vitesse. De plus, Cogeco continue d’investir dans ses installations, notamment pour pouvoir offrir des vitesses minimales de 1 Gig aux citoyens », a conclu Mme Roy-Tremblay.
Les commentaires du préfet
Le préfet de la MRC du HSF, Robert G. Roy, a effectué un petit sondage personnel, sur le réseau Facebook, en demandant aux gens leur situation par rapport à Internet, s’ils sont branchés à la haute vitesse, et tenait une liste des gens sans Internet.
« J’ai remarqué qu’il y a des gens qui n’ont pas Internet et qui sont marqués comme desservis. Les statistiques officielles du gouvernement sont fautives, car il tient pour desservis les gens quand la fibre optique est installée dans leur rue, et ce n’est pas toujours le cas qu’ils sont branchés, ils ont accès au service, mais se branchent-ils vraiment ? Il existe une deuxième option, par Starlink, par coupole », indique-t-il.
« Je m’informe par mon sondage où sont rendues les opérations de déploiement en milieu rural. On avait su que les tarifs devaient être gelés pour cinq ans, sous réserve. Il y a un an que tous les foyers devaient être branchés, selon la promesse du gouvernement qui, il y a deux ans, l’avait promis dans la prochaine année… Mais c’est des catastrophes, souvent, les promesses, il y a des multitudes de retards et les gens ne sont pas tous branchés. Ça progresse, mais ça va faire maintenant deux ans que c’est promis, et ce n’est pas une réalité que tous seront branchés », indique M. Roy, fataliste.
M. Roy a transmis, dernièrement, dans une communication Facebook, les chiffres qu’il a recueillis concernant les branchements Internet haute vitesse par Cogeco, dans sa MRC : « Il y a 1813 foyers qui sont maintenant desservis sur les 2465 foyers obtenus dans le cadre d’Éclair (74 %); 181 foyers sont prévus d’être mis en service d’ici fin septembre, pour Chartierville, Cookshire-Eaton, Newport et Saint-Isidore-de-Clifton; et 459 foyers sont prévus d’ici la fin de l’année, pour Ascot Corner, Bury, Chartierville, Cookshire-Eaton, Dudswell, La Patrie, Lingwick, Newport, Saint-Isidore-de-Clifton, Weedon et Westbury. En espérant que tout se réalise. »
Un commentaire d’une personne sur Facebook faisait remarquer que Scotstown n’était pas sur sa liste.

Pavillon Emmanuel Prévost

En donnant son nom au pavillon municipal des loisirs : Hampden honore un maire important de son histoire : Emmanuel Prévost

Les membres de la famille d’Emmanuel Prévost, présents à la cérémonie pour nommer le Pavillon municipal des Loisirs du Canton de Hampden à son nom, de g. à d., Antoine et Charlotte Prévost, petit-fils et petite-fille d’Emmanuel, Caroline Picard, épouse de Bertrand, Bertrand Prévost, fils d’Emmanuel, Emmanuel et Marie-Josée Prévost, respectivement petit-fils et fille d’Emmanuel.

C’est sans équivoque ni restrictions que le conseil municipal a adopté une proposition pour donner le nom de Pavillon Emmanuel Prévost à l’édifice des loisirs, situé à l’arrière du bureau municipal du canton de Hampden, en reconnaissance et en hommage pour cet homme qui s’est grandement dévoué pour son patelin.
Emmanuel Prévost a été maire du Canton de Hampden pendant 32 ans, de façon continue, de 1972 à 2004, une longue période importante de l’histoire de la Municipalité. Né en 1930 à La Patrie et décédé en mars 2019 à l’âge de 89 ans, M. Prévost a élevé une famille de neuf enfants, dont l’un d’eux, Bertrand, est même devenu le maire actuel de sa municipalité.
Une cérémonie en bonne et due forme s’est d’ailleurs tenue le samedi 9 septembre dernier à cet effet, au cours de la Fête des Loisirs qui s’y tenait également, avec effervescence, pour la population hampdenoise. Y participaient des membres de la famille d’Emmanuel Prévost, sa fille Marie-Josée, son fils Bertrand, le maire actuel, Caroline Picard, l’épouse de Bertrand, sa petite-fille Charlotte et ses petits-fils Antoine et Emmanuel.
Le maire Bertrand Prévost, après avoir convenu qu’il avait peu d’expérience dans ce genre de discours, s’en est très bien tiré en livrant un bref, mais vibrant témoignage, rappelant les grandes lignes de la vie de son père, en lien avec son règne de maire et comme citoyen et père de famille.
« Mon père a été une personne ayant marqué l’histoire du canton, ici, un cultivateur-bûcheron en été et vivant dans les boisés l’hiver. Il dévorait les livres, car il était curieux et aimait apprendre, passionné dans tous les domaines. Il a vécu dans une famille de pionniers, a élevé sa famille en étant capable de rêver et d’évoluer. La politique l’a toujours intéressé, il en a fait une carrière pas pour s’enrichir, mais pour servir », a-t-il déclaré.
Il a décrit son père comme un homme touche-à-tout, habile de ses mains, un combattant, persévérant, un homme ambitieux, ouvert d’esprit et terre à terre.
Il a raconté une anecdote qui a frappé l’imaginaire des participants présents. « Avez-vous une idée du budget total en 1972 pour l’entretien complet des routes d’hiver, au Canton de Hampden ? C’est 1000 $ ! Aujourd’hui, on n’achète même pas un ponceau avec ce montant-là », a-t-il révélé en riant, sur un ton amusé. « J’entrevois un bel avenir pour Hampden, pour ceux qui vont fouler les pas de mon père ! », a-t-il lancé en conclusion.
Plusieurs maires et mairesse des environs ont participé également à l’activité. Citons Johanne Delage, La Patrie, et Marc-Olivier Désilets, Scotstown, Robert Gladu, Canton de Lingwick, Robert Asselin, Canton de Newport; le préfet de la MRC du HSF, Robert G. Roy, et le député de Mégantic à l’Assemblée nationale, François Jacques, qui étaient de la fête.
Une certaine connivence s’est dégagée, de manière très perceptible, à partir des conversations entendues au cours de l’activité, entre les municipalités limitrophes de Scotstown, Hampden et La Patrie, qui n’hésitent pas à instaurer régulièrement des collaborations entre elles, qui profitent avantageusement à leurs populations respectives.

Fete Weedon

Weedon en fête : une vraie réussite !

La soirée de danse country, avec les Winslow Dancers, représente un bon exemple du succès d’affluence à la 5e édition de Weedon en fête, du 10 au 13 août derniers. Le grand chapiteau s’est littéralement rempli de tous les danseurs que l’activité a réussi à intéresser !

L’édition 2023 de Weedon en fête, a réussi à assurer beaucoup de plaisir pour les petits et grands de Weedon, du 10 au 13 août derniers. Surtout que la température ne semble pas avoir constitué un facteur de dissuasion pour les participants de cette activité festive.
« Cette cinquième édition a été une super réussite ! Nous avons été très chanceux pour ce qui est de la température. Nous avons eu une très belle participation à la plupart des activités. Que ce soit pour la danse, pour le tournoi de dek-hockey, la mini-ferme, l’expo de voitures, les différents groupes de musique et même la parade de mascottes, ça n’a pas dérougi », a déclaré le coordonnateur des loisirs à Weedon, Billy Filion-Gagné.
« Sans oublier la zone famille, où il y avait du maquillage, des jeux gonflables, des jeux, des kiosques pop-corn et de la barbe à papa, pour que les jeunes puissent s’amuser. Et les toujours très populaires feux d’artifice en soirée ! », a conclu le coordonnateur des loisirs.

Détour route 257

À cause de travaux majeurs rue Albert à Scotstown : Long détour de 41 km pour les usagers de la route 257

La rue Albert a dû être complètement fermée à la circulation, depuis le début de septembre, pour des travaux majeurs, ce qui a résulté à obliger les usagers de la route 257, entre Scotstown et Gould, à utiliser une partie de la route 108 jusqu’à l’intersection de l’ancienne Auberge de la Pointe, un détour de plus de 41 km.

Depuis environ trois semaines, les usagers de la route 257 entre Gould et Scotstown devaient s’astreindre à un détour de 41 km pour joindre la route 108 et accéder ainsi à leur destination, dans un sens ou dans l’autre.
C’est que des travaux majeurs de voirie ont dû être exécutés sur la rue Albert, à Scotstown, amenant la Ville, en collaboration avec le ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD) du Québec, à décréter ce détour majeur, pour des raisons de sécurité.
Les travaux, au moment d’écrire ces lignes, en sont rendus à la phase d’asphaltage, qui a été retardée en raison des pluies abondantes des derniers jours, surtout dans la journée du mardi 19 septembre dernier.
Au point de départ, la MRC du Haut-Saint-François (HSF) a agi comme donneuse d’ouvrage, ce qui impliquait, entre autres, les demandes de subvention pour assurer les travaux, l’ouverture des soumissions reçues de sous-traitants possibles, etc.
« Nous sommes les porteurs du dossier, mais je crois que c’est la Ville de Scotstown qui gère les travaux. J’espère que la pluie ne dérangera pas trop l’échéancier prévu des travaux qui doivent durer environ un mois, du début jusqu’à la fin de septembre. Nous devions débuter auparavant, mais la météo ne nous a pas aidés. Le tronçon n’est pas très long, sur la rue Albert, mais c’est une question de sécurité, avec tout le trafic généré, qui a obligé les autorités municipales à suggérer ce long détour », a confirmé le préfet de la MRC du HSF, Robert G. Roy.
À la Ville de Scotstown, il a été impossible d’obtenir de l’information au sujet de ce chantier. On nous référait inlassablement à la MRC qui supposément possédait tous les détails à ce propos. C’est finalement un chargé de projet à la MRC, Émile Royer, qui a transmis les informations suivantes : « Ce chantier de la rue Albert, c’est comme la réfection de la route 257, qui est récente, c’est un chantier majeur. Il impliquait du creusage dans la rue, pour sa réfection avec une meilleure fondation, puis de refaire certains ponceaux, avec la préparation pour l’asphaltage et l’asphaltage lui-même. En plus, la Municipalité de Scotstown nous avait demandé de faire, en même temps, un trottoir avec une bordure, sur un côté de la rue Albert », a énuméré M. Royer.
« Nous avons quand même laissé passer les résidents locaux, les autobus scolaires, les services comme les vidanges, les véhicules publics, policiers, etc. On devait terminer ce chantier vendredi (22 septembre), mais les deux jours de pluie que nous avons eus cette semaine, cela nous a retardés pour la finalisation de la préparation pour l’asphaltage. Ce qui est maintenant prévu, c’est que la première couche d’asphalte sera effectuée vendredi et la deuxième finale, lundi et mardi, ce qui veut dire que le chantier sera terminé mardi 26 septembre, à moins de nouvelles pluies, des orages ou encore des avaries, ce qui est toujours possible. On nous avait accordé des jours pour finaliser le tout si on avait besoin de prolonger », ajoute Émile Royer.
Les automobilistes qui ont été affectés par le long détour de 41 km, pendant presque un mois, pour couvrir leurs déplacements entre Gould et Scotstown, peuvent maintenant pouffer un gros soupir de soulagement, puisqu’à la sortie de l’édition de notre journal prévue pour ce mercredi 27 septembre, le détour ne sera plus qu’un mauvais souvenir, à moins d’une vraie malchance qu’on ne souhaite à personne !

demarage acericole

Une bonne nouvelle pour le développement acéricole : Des terres publiques ouvertes pour l’acériculture

Il s’agit d’une percée qui devra être bonifiée pour être significative, de mentionner Jonathan Blais, président du syndicat des Producteurs et productrices acéricoles de l’Estrie (PPAE).

Un appel à tous a été lancé afin de démarrer des projets en production acéricole, à même des portions de terres publiques en Estrie, sur des lots situés dans les secteurs de La Patrie et Lingwick, dans le Haut-Saint-François (HSF), et Saint-Augustin-de-Woburn, dans le Granit.
Les intéressés pour de nouvelles érablières ou l’agrandissement d’érablières existantes ont jusqu’au 15 octobre pour faire connaître leurs projets, un délai très court.
«Traditionnellement, l’utilisation des terres publiques était offerte aux producteurs forestiers pouvant les exploiter principalement pour la pâte à papier et plus rarement pour d’autres usages. Il s’agit d’une percée qui devra être bonifiée pour être qualifiée de significative.
« C’est une très bonne nouvelle. Cela survient après les pressions que nous avons faites, par le biais de notre syndicat des Producteurs et productrices acéricoles de l’Estrie (PPAE) », fait savoir d’emblée le président de cet organisme, Jonathan Blais.
« Nous étions la seule région, l’Estrie, à être exclue du développement acéricole, par une politique interne. Nous avons mené une bataille épique, nous avons fait pression pour que cela change, que l’Estrie ait également accès aux terres publiques. On a réussi à attirer l’attention de la nouvelle ministre des Ressources naturelles et des Forêts et députée de Rimouski, Maïté Blanchette Vézina, qui a admis que chaque région aura sa part. C’est une promesse qu’elle nous a faite, en qualifiant notre région de filon d’or », a révélé M. Blais.
« Cela ne nous donne pas une grande place, c’est 5 % seulement des besoins des forestiers s’ils veulent continuer à se développer. Car on partait de loin en Estrie, mais dans les volumes de bois, par rapport aux forestiers et le partage des terres publiques, nous avons mis de l’eau dans notre vin. Dans les secteurs d’intérêt acéricole, les projets pourront se situer dans un rayon d’un kilomètre de la cabane à sucre. Cela peut inciter des voisins à s’impliquer », a-t-il ajouté.
« Actuellement se tiennent des consultations avec des Autochtones, les conclusions devraient être connues bientôt, c’est quand même un grand pas que cette ouverture par rapport aux six maigres hectares que nous avions dans le passé… ! », s’est enflammé M. Blais au téléphone.
Il a ensuite énuméré l’inventaire des trois sites ciblés pour le développement acéricole possible. « Le site de Woburn offre le plus de possibilités, avec un potentiel jusqu’à 25 000 entailles. Lingwick et La Patrie permettent entre 15 000 et 17 000 entailles. La Patrie est cependant moins accessible, à quatre kilomètres d’un chemin principal », conclut Jonathan Blais.
Pour le dépôt des demandes de contingent pour les projets acéricoles sur les terres publiques, il est suggéré de le faire par courriel à l’adresse jmaurice@upa.qc.ca le plus tôt possible.

CJE

Nouveau service du CJE du HSF : Une collaboration infirmière-pharmacien pour la population

Le nouveau service du Carrefour jeunesse-emploi (CJE), accessible à la population du HSF, sera offert par l’infirmière Marie-Soleil Larouche-Roberge, à droite, en collaboration étroite avec le pharmacien Daniel Desruisseaux, de la Pharmacie Proxim d’East Angus, à gauche. Au centre, la coordonnatrice des services en intervention du CJE, Judith Olson, se réjouit de la bonification des services que peut rendre son organisme pour améliorer la qualité de vie et le bien-être de la population régionale.

C’est bien connu qu’il est de plus en plus difficile d’obtenir ne serait-ce qu’un rendez-vous, dans le domaine de la santé, pour l’obtention de certains services de base, de nos jours. Le Carrefour jeunesse-emploi du Haut-Saint-François (HSF) veut briser ce mythe ou cette légende urbaine (?) en mettant au service de la population de notre MRC une collaboration infirmière-pharmacien. Pour débuter, le service s’étalerait sur une demi-journée seulement par mois, mais il serait bonifié éventuellement, si les besoins se révèlent plus criants.
Ainsi, un mardi par mois, de 9 h à midi, débutant le 7 novembre prochain, l’infirmière Marie-Soleil Larouche-Roberge sera au CJE du HSF, au 150 rue Angus Sud, à East Angus. Elle pourra compter sur la collaboration du pharmacien Daniel Desruisseaux, de la pharmacie Proxim, située à côté du bureau du CJE, au centre commercial de East Angus. Elle sera accessible avec ou sans rendez-vous, au 819 832-1513, ou encore au 819 849-9102, poste 57076.
« L’initiative revient au CJE, en collaboration avec le CLSC local, la Santé publique et la pharmacie Proxim. Ce nouveau service s’adresse à tous les individus du HSF, âgés de 14 à 107 ans, donc toute la communauté en somme ! », précise Judith Olson, coordonnatrice des services en intervention du CJE.
« Les services impliqués peuvent être très nombreux. Cela peut aller de la simple prévention, par de l’information et l’enseignement au sujet des infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS), l’arrêt nicotinique (tabac et vapotage), les tests de grossesse, la fourniture de serviettes hygiéniques ou d’un kit de consommation stérile, initier une contraception, une intoxication aux opioïdes, etc. », énumère Mme Olson.
Le pharmacien Daniel Desruisseaux enchaîne, pour sa part, en évoquant qu’il peut s’agir « d’une clientèle qu’on ne voit pas nécessairement en pharmacie, à qui on peut compléter l’offre de service, alors que l’intervention avec l’infirmière rend plus facile d’établir une certaine confiance. De cette manière, on va se compléter au niveau des services. C’est un très beau projet, qui ne sera pas compliqué à mettre sur pied, avec notre engagement d’une aide et d’un complément d’intervention, car parfois nos services sont méconnus de la population », indique-t-il.
« Comme il existe beaucoup de projets-pilotes qui sont accessibles, on pourrait peut-être même voir d’autres professionnels de la santé s’impliquer un jour dans le même genre de projets », spécifie l’infirmière Larouche-Roberge.
« Séparément, l’infirmière et notre pharmacie constituent deux portes d’entrée. Mais notre collaboration va générer toute une synergie, en facilitant beaucoup de choses, en doublant notre influence », renchérit M. Desruisseaux avec enthousiasme.

Épinglette francais

Remise de l’épinglette du roi Charles III d’Angleterre : Plusieurs bénévoles du Haut-Saint-François honorés

C’est avec beaucoup de fierté que Michel Morin, de La Patrie, a reçu l’épinglette du roi Charles III, en reconnaissance de son implication bénévole dans sa communauté, lui qui a collaboré, entre autres, à la présentation de maintes activités et expositions militaires avec ses collections d’armes, d’uniformes et d’objets de valeur.

Le roi Charles III d’Angleterre a instauré un système de reconnaissance des gens méritants de tout le Canada, pays membre de son Commonwealth. Ainsi, au pays, 30 000 personnes reçoivent son épinglette, dans une véritable opération séduction du roi pour se faire connaître. C’est par ce symbole royal qu’il transmet son message de reconnaissance aux récipiendaires de cet honneur, par le biais du gouvernement canadien et des députés fédéraux, faisant d’eux ses agents de liaison.
Dans le Haut-Saint-François (HSF), pas moins de 12 personnes ont reçu l’épinglette du roi Charles pour leur implication sociale dans leur communauté. Votre journal vous présente aujourd’hui trois personnes qui ont reçu cet honneur, le vendredi 25 août dernier, au Centre culturel et du patrimoine Uplands, à Sherbrooke, des mains de la ministre du Revenu national du Canada et députée de Compton-Stanstead, Marie-Claude Bibeau. Cette dernière n’avait que 25 épinglettes à remettre au nom du roi britannique, pour tout le territoire de son comté.
Praxède Lévesque-Lapointe, de Bury
Cette femme méritante a une feuille de route très bien remplie. Présidente d. g. bénévole de la Société d’histoire et du patrimoine de Bury, femme d’affaires à succès ayant fondé avec son regretté mari agronome, Daniel Lapointe, l’entreprise Karité Delapointe et la ferme Agri-gestion Delapointe, elle reçoit le titre d’Agricultrice de l’année en 2011 par la Fédération des agricultrices du Québec.
Au fil du temps, elle reçoit d’autres reconnaissances, entre autres, une récompense du Centre d’étude et de coopération internationale (CECI) pour sa collaboration intensive avec des femmes du Burkina Faso pour l’approvisionnement en beurre de karité équitable, une de plusieurs certifications biologiques qu’elle réussit à obtenir sur sa ferme, où elle élève une famille de cinq enfants, tout en étudiant en arts visuels à l’Université Laval, puis en exploitant une érablière de plus de 10 000 entailles et en installant une fromagerie produisant du fromage de lait cru… Malheureusement, il faut s’arrêter faute d’espace dans cette page !
« Le plus bel héritage que m’a laissé mon mari, c’est de m’apprendre à ne jamais baisser les bras, de toujours foncer », lance-t-elle, ce qu’elle a réussi à démontrer à tout moment, grâce à son grand dynamisme.
Michel Morin, de La Patrie
Grand collectionneur dans l’âme depuis toujours, Michel Morin possède d’innombrables objets et artéfacts militaires, canadiens et américains, dont 150 armes anciennes très variées, près d’une centaine d’uniformes de différentes armées, dont plusieurs avec médailles et décorations, des costumes ecclésiastiques et d’organismes de sauvetage, d’agents de plusieurs corps policiers, de plusieurs époques, et maints articles de valeur qu’il conserve dans un musée personnel très impressionnant, à 75 % militaire, d’après lui. Bénévole assidu pour sa communauté, il a reçu l’épinglette du roi Charles III avec énormément de fierté et d’émotion, bien légitime dans son cas.
« J’ai apprécié que la ministre Marie-Claude Bibeau, dans une petite introduction, nous explique c’était quoi l’épinglette du roi, avec un petit discours qui présentait chacun des récipiendaires et l’histoire de chacun. J’ai exprimé mes remerciements dans un petit laïus… Je me prépare pour le 150e anniversaire de La Patrie qui sera célébré en 2025. Je vais sûrement présenter une exposition de mes plus beaux objets, à cette occasion ! », a-t-il annoncé.
Gilles Denis, de Cookshire-Eaton
Gilles Denis n’a pas vraiment besoin de présentation à Cookshire-Eaton. L’homme d’affaires s’évertue depuis plusieurs années à faire connaître, promouvoir et défendre les intérêts des artistes locaux et des arts en général. Il n’a pas hésité à investir pour acquérir des locaux afin, entre autres, d’abriter deux salles d’exposition où présenter des activités culturelles notoires, pour la diffusion des arts, avec l’aide de sa fille Myriam Genest-Denis, une musicienne émérite, et plusieurs collaborateurs bénévoles de sa communauté.
« Concernant l’épinglette du roi Charles, je ne me doutais pas du tout que j’allais la recevoir… J’apprécie que ce soit pour reconnaître l’importance de la culture dans la vie. On s’en aperçoit quand on coupe les ressources dans les écoles, alors qu’il faudrait plutôt pousser sur le développement culturel, la médiation culturelle… C’est un grand défi. Il ne faut pas lâcher. Cette épinglette est un incitatif… J’y suis allé seulement pour cette raison-là, car c’était pour reconnaître le travail des bénévoles », a témoigné M. Denis.
Signalons les neuf autres personnes du HSF qui ont reçu l’épinglette royale : Renée Arsenault-Delisle, Joel Barter, Donna Coates, Rachel Garber, Richard Gray, Roch Lapointe, John Mackley, Edward Pedersen et David Woodward.

Épinglette anglais

Presentation of the King Charles III Pin : A Dozen Haut-Saint-François Volunteers Honoured

Praxède Lévesque proudly shows off the lapel pin.

King Charles III of the United Kingdom initiated a system to recognize deserving people from across Canada, a member of the Commonwealth. Thus, across this country, 30,000 people are receiving his Pin, in a veritable operation of seduction to make the new monarch known. It is by this royal symbol that he transmits his message of recognition to the recipients of this honour, through the Canadian government and federal deputies, in effect making them his liaison officers.
In the Haut-Saint-François (HSF), no fewer than 12 people received the King Charles III Canadian Emblem for their social involvement in their community. Your newspaper presents three people who received this honour last Friday, August 25, at the Uplands Cultural and Heritage Center in Sherbrooke, from the hands of Canada’s Minister of National Revenue and Member of Parliament for Compton-Stanstead Marie-Claude Bibeau. The latter had only 25 pins to give in the name of the British king, for all the territory of her riding.
Praxède Lévesque-Lapointe, of Bury
This deserving woman has a very impressive track record. Volunteer president of the Bury Historical and Heritage Society, she is a successful businesswoman who founded, with her late agronomist husband, Daniel Lapointe, the company Karité Delapointe and the Agri-gestion Delapointe Farm. She received the title of Farmer of the Year in 2011 from the Fédération des agricultrices du Québec.
Over time, she received other recognitions, such as an award from the Center for International Studies and Cooperation (CECI) for her intensive collaboration with women in Burkina Faso for the supply of fair trade shea butter, one of several organic certifications that she managed to obtain for her farm. She also raised a family of five children, while studying visual arts at Laval University, then operating a sugar bush with more than 10,000 taps and installing a cheese diary and producing raw-milk cheese…. Unfortunately, we have to stop for lack of space!
“The most beautiful legacy left me by my husband is to teach me never to give up, to always go for it,” she said. She has managed to demonstrate this at all times, thanks to her great dynamism.
Michel Morin, of La Patrie
Forever a great collector at heart, Michel Morin owns countless military, Canadian and American objects and artefacts, including a great variety of 150 antique weapons, nearly a hundred uniforms from different armies, including many with medals and decorations, ecclesiastical vestments and uniforms from rescue organizations, of officers in several police forces, from several eras. He keeps these and many other valuable articles in a very impressive personal museum. His artefacts are about 75% military, he said. An avid volunteer for his community, he received the King Charles III pin with enormous pride and emotion, quite legitimate in his case.
“I appreciated that Minister Marie-Claude Bibeau, in a short introduction, explained to us what the King’s pin was, with a short speech which presented each of the recipients and their story. I expressed my thanks in a little speech…. I am preparing for the 150th anniversary of La Patrie, which will be celebrated in 2025. I will surely present an exhibition of my most beautiful objects on that occasion!” he said.
Gilles Denis, of Cookshire-Eaton
Gilles Denis doesn’t really need an introduction in Cookshire-Eaton. The businessman has been working for quite a few years to publicize, promote and defend the interests of local artists and the arts in general. He did not hesitate to invest in acquiring premises for two exhibition halls where he has presented notable cultural activities. He has promoted the arts with the help of his daughter, Myriam Genest-Denis, a skilled musician, and several volunteer collaborators in the community.
“Regarding the King Charles pin, I had no idea that I was going to receive it… I appreciate that it is to recognize the importance of culture in our lives. We realize this when we cut resources in schools; instead, we should push for cultural development, cultural outreach… It’s a big challenge. We must not give up. This pin is an incentive…. I only went there for that reason, because it was to recognize the work of volunteers,” said Mr. Denis.
Note the other nine recipients of the royal pin in the HSF: Renée Arsenault-Delisle, Joel Barter, Donna Coates, Rachel Garber, Richard Gray, Roch Lapointe, John Mackley, Edward Pedersen and David Woodward.

Tournoi Virage

Virage Santé mentale : Peu de participants au tournoi de golf

Au centre, Suzanne Tanguay et Pauline Beaudry, respectivement présidente et directrice générale de l’organisme Virage Santé mentale, sont entourées par Daniel Lamoureux, d. g. de la Caisse Desjardins du Haut-Saint-François, et des deux représentants du Groupe Sauro au tournoi de golf, Pierre-Olivier Audet et Maxym Couture. Sauro est depuis peu le nouveau propriétaire de Weedon Auto.

Plusieurs facteurs expliquent peut-être le peu d’affluence au tournoi de golf annuel au bénéfice de l’organisme Virage Santé mentale, le samedi 9 septembre dernier, au Club de golf East Angus, dont c’était pourtant la 14e édition.
La déception se lisait sur les visages de la présidente de l’organisme, Suzanne Tanguay, et de la directrice générale, Pauline Beaudry. Il en était de même pour le directeur général de la Caisse Desjardins du Haut-Saint-François (HSF), Daniel Lamoureux, principal commanditaire de l’événement.
« Nous n’avons pas obtenu une réponse satisfaisante. Cette année, seulement 11 équipes de quatre joueurs se sont inscrites, alors que nous en avions 18 l’an dernier. Au souper, en 2022, nous étions 90, alors que cette année, nous serons seulement 45. C’est pourtant une activité de financement qui devrait être majeure pour nous. La température incertaine ne nous aide pas », avance lucidement Mme Beaudry.
La hausse du coût de la vie, la proximité de présentation en un temps donné de quelques autres tournois d’envergure, la baisse de popularité du sport en général, à cause du vieillissement de la clientèle, entre autres, pourraient être des facteurs qui n’ont pas joué en faveur de ce tournoi en particulier.
« Au chapitre des commanditaires, nous sommes chanceux de pouvoir compter encore sur la Caisse Desjardins du HSF et sur Weedon Auto. Ce concessionnaire a été acheté par le Groupe Sauro, de Lac-Mégantic. Ils sont encore là cette année, heureusement », transmet Pauline Beaudry.
Virage Santé mentale avait amassé plus de 7000 $ en 2022. Cette année, l’organisation n’a pas avancé de montant, même si l’objectif était au moins de doubler le chiffre de l’an dernier.
« Nous sommes privilégiés d’avoir un organisme qui s’occupe de santé mentale dans notre région. C’est très important de supporter cette cause. On l’entend de plus en plus, il s’agit d’un enjeu majeur, surtout depuis la pandémie. Il y a partout un manque flagrant de ressources en santé mentale. Il faut souhaiter l’implication des entreprises pour continuer la gratuité des services dans ce domaine, car c’est la première bouée de sauvetage en ce qui a trait à l’accompagnement et la guérison », a fait remarquer Daniel Lamoureux.
« Notre mission en est une de prévention et de promotion de la santé mentale. Nous avons à démystifier la santé mentale, car il y a encore beaucoup de tabous. Nous assurons un soutien important aux personnes en déséquilibre, dans toute la MRC du Haut-Saint-François », décrit la présidente Suzanne Tanguay, à propos de Virage Santé mentale.
« Le monde commence à en parler plus ouvertement, de l’anxiété, de la dépression. Les tabous diminuent lentement en importance. Je travaille avec Pauline (Beaudry) et elle m’impressionne, comme professionnelle remarquable », a ajouté Mme Tanguay, rendant justice à sa collègue.

actualite

Piste cyclable Sherbrooke-Coleraine : Une étude de faisabilité ravive l’espoir de sa réalisation

Un projet fort attendu, depuis plusieurs années, de piste cyclable entre Sherbrooke et Coleraine, via l’emprise de l’ancien chemin de fer du Québec-Central entre ces deux villes, se trouve ravivé à nouveau par le fait qu’une étude de faisabilité a été remise sur les bureaux des analystes du ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD) du Québec.
« Le MTMD a reçu le Rapport final en juillet 2023 de la firme CPCS Transcom ltd, mandatée en septembre 2022. Les conclusions quant au potentiel stratégique et commercial du Chemin de fer Québec-Central (CFQC) – subdivision Vallée, sont présentement analysées par les différentes directions concernées du ministère, dans le but de développer un positionnement quant à l’avenir et quant aux perspectives à long terme du CFQC », a transmis par courriel la porte-parole et conseillère en communication au MTMD, Jeanne Séguin-Laflamme.
« Oui, ce projet intéresse encore grandement toute la région. Mais il faut quand même faire attention, il y a au moins 80 ponceaux et plusieurs autres infrastructures, dont on ignore dans quel état ils se trouvent, et qu’il faudra peut-être reconstruire pour assurer la réalisation de cette piste cyclable que tout le monde réclame, avant sa mise en service. C’est un gros projet avec des conséquences économiques majeures », a déclaré le préfet de la MRC du HSF, Robert G. Roy, lorsque consulté à ce sujet.
« Nous sommes les promoteurs de ce projet depuis un certain nombre d’années. On attend les résultats de cette étude avec beaucoup d’intérêt. Mais on va avoir à regrouper nos troupes et à travailler pour réactiver ce projet qui a subi des hauts et des bas. Entre autres, le gouvernement nous avait obligés à subir un moratoire, en attente de savoir s’il était possible que l’ancien tronçon serve à nouveau pour le transport ferroviaire dans le futur, selon les besoins grandissants du camionnage. On ne sent pas le focus sur ce projet à l’heure actuelle », a admis le directeur général du Centre local de développement (CLD) du HSF, Dominic Provost.
« Nous étions prêts, et tout avait été gelé par le gouvernement qui étudiait les voies de chemin de fer. Nous avions même déboursé un premier montant. Le bail avait même été négocié avec le gouvernement. Il y avait une synergie des municipalités impliquées. On espérait que le projet se réalise, car on croyait qu’il n’y avait pas d’avenir pour ramener le rail. On pense qu’on pourrait utiliser l’emprise du chemin de fer pour le bénéfice de cette piste cyclable », affirme M. Provost.
« On ne connaît pas l’état actuel des troupes. On attend les résultats de l’étude pour savoir ce qu’on va faire. On croit qu’il y a un potentiel intéressant pour ce projet », a-t-il conclu.
La mairesse de East Angus enthousiaste
Questionnée à savoir s’il y avait encore, d’après elle, de l’intérêt au niveau municipal, pour le projet de piste cyclable entre Sherbrooke et Coleraine, la mairesse de East Angus, Lyne Boulanger, a été formelle.
« C’est un projet qu’on attend depuis longtemps. Bien sûr que nous avons hâte qu’il puisse se réaliser. Je fais du vélo moi-même et je sais que les citoyens la demandent depuis longtemps ! », s’est exclamée Mme Boulanger.
« C’est vrai qu’on n’a aucune nouvelle de ce projet. L’étude est sortie, mais on n’a pas pu en prendre connaissance. Dans la région, nous sommes prêts depuis longtemps, mais c’est le néant depuis plusieurs années. Oui, il va y avoir des coûts, qu’on fasse n’importe quoi, il y a toujours des coûts. S’ils ne remettent pas les trains sur les rails, on devrait pouvoir se servir de ce tronçon », espère Lyne Boulanger.
« On va voir vers où ça va évoluer. C’est un rêve qu’on chérit depuis plusieurs années, on la veut cette piste cyclable ! Je trouve vraiment dommage qu’on n’ait pas de piste cyclable dans notre région. J’ai bien hâte de savoir. Voyons les résultats de l’étude, on verra la suite à donner », a conclu Mme Boulanger, toujours optimiste.

Erin Smith

Nouvelle propriétaire du Dépanneur East Angus : Erin Smith fait un métier exigeant, obligée d’être active

Erin Smith aime rencontrer ses clients et clientes, qu’elle traite avec beaucoup de respect, aux petits oignons… ! Elle a trouvé la recette gagnante en multipliant les services à leur rendre, de plusieurs manières, que ce soit pour les chasseurs, ou pour les gens qui doivent prévoir un repas sur le pouce. Pour ces derniers, il y aura dans le futur une section pour leur présenter des mets prêts-à-manger.

« Dans un dépanneur, ce que j’aime, c’est d’être sur le plancher, être avec mon monde. La paperasse à faire dans le bureau, ce n’est pas le meilleur pour moi. Voir les clients, leur parler, gérer l’inventaire, être active, ça, c’est pour moi ! Il y a toujours quelque chose à faire, il faut aimer le travail », dit Erin Smith, la nouvelle propriétaire du Dépanneur East Angus, en riant d’un rire contagieux.
Quand elle n’avait que 14 ou 15 ans, elle avait déjà beaucoup d’idées, à Waterville, dans la région de Coaticook, où elle demeurait.
« Je me disais, il devrait exister ceci… ou cela… J’étais jeune et j’avais déjà plein d’idées, j’avais même des inventions plein la tête. Mais ce n’est que plus tard, quand j’ai débuté en affaires, que j’ai pu vraiment en réaliser », admet Mme Smith.
« J’ai bien ri lors du congrès de l’entreprise Harnois, qui fêtait ses 65 ans les 14 et 15 septembre dernier à Québec. En passant, nous offrons le service de vente d’essence au dépanneur de Waterville, ce qui n’est pas possible à East Angus. Au congrès, il y avait des conférences sur les changements dans le domaine du commerce au détail. J’ai ri parce que certaines tendances nouvelles, qu’ils suggèrent d’implanter aujourd’hui dans les dépanneurs, je voulais déjà les faire en 2006. Il y a des années que je fais déjà certaines choses, comme ça. Par exemple, j’ai créé un point de chute pour la livraison des colis de l’entreprise de transport Purolator. Le livreur peut les laisser au dépanneur, et les clients qui n’étaient pas chez eux pour les recevoir ont la possibilité de venir les chercher ici », décrit-elle.
Elle a créé son premier dépanneur à Waterville, en 2005, quand elle avait 30 ans. « Je venais de tomber veuve quand mon mari est décédé dans un accident de travail. J’avais déjà mes trois enfants, à l’époque, ce fut un deuil difficile. Je ne sais pas si de me lancer en affaires m’a amené à prolonger mon deuil, ou si cela m’a aidé à le vivre et à le traverser… J’avais commencé mon dépanneur dans un petit local que j’avais loué. Puis j’ai pu acheter le garage et agrandir mon commerce. Beaucoup plus tard, la pandémie a changé beaucoup de choses pour bien du monde, en 2020 », raconte Erin Smith.
« J’avais décidé de vendre mon dépanneur de Waterville à mon fils, car j’avais déjà des idées de préretraite, à 45 ans. Mais ce fut plus long pour finaliser le projet, à cause de la pandémie, cela a retardé de passer chez le notaire, ce que nous avons pu faire seulement en 2021. J’ai continué à aider mon fils par la suite, mais j’ai finalement décidé de me sortir de l’endroit, pour lui laisser prendre sa place. Il est devenu plus autonome et a pris de la confiance en lui, c’était la chose à faire », indique-t-elle avec philosophie.
Elle a ensuite fait autre chose pendant toute une année, en acceptant le contrat de s’occuper de la cuisine chez Waterville TG. Mais cette expérience ne l’a nullement satisfaite. Elle est revenue à ses premières amours, en affaires, qui la rendaient plus heureuse ! C’est donc à la fin décembre 2022 qu’elle rencontrait les propriétaires du Dépanneur East Angus, qui était à vendre et qu’elle a décidé d’acheter. Ce qu’elle a fait avec ses trois enfants comme coactionnaires.
« Il y en a deux qui ont déjà un emploi, mais on ne connaît pas l’avenir. C’est un héritage à leur laisser. C’est leur transmettre un emploi, peut-être, mais aussi des valeurs », croit-elle.
Actuellement, en ce début d’automne, elle a neuf employés pour mener à bien son entreprise. C’est un chiffre qui évolue avec les saisons. « L’été, nous en avons jusqu’à 12. L’hiver, ça descend même jusqu’à cinq, ça varie. Mais comme je veux faire un aménagement pour la préparation de mets prêts-à-manger, ce sont des projets qui vont faire augmenter le nombre d’employés peut-être jusqu’à 15 ».
« À East Angus, j’aime beaucoup la chasse. C’était un challenge également de faire augmenter les affaires et les revenus. J’aime créer du nouveau dans mon dépanneur. J’ai donc une bonne section de tout ce qu’on peut offrir aux chasseurs pour leur passion », se réjouit-elle.
« Je vais d’ailleurs débuter à East Angus ce qui va devenir une belle tradition, que j’avais adoptée dès le début à Waterville : le Jour de la Femme, le 8 mars de chaque année, je remettais une fleur à chaque femme qui fréquentait mon dépanneur. Je trouve que c’est une belle tradition à recréer ici », conclut-elle.
Elle a, dans le passé, remporté un prix Jeune Entrepreneur, que lui a remis la SADC de la région de Coaticook, pour sa décision au début de créer sa première entreprise, à Waterville, malgré le contexte tragique de la mort de son conjoint et pour sa résilience, sa persévérance et sa réussite.

Journée patrimoine

Journées du patrimoine religieux : À La Patrie, on visitait l’église Saint-Pierre, qu’on a failli perdre !

Église Saint-Pierre à La Patrie.

Dans le cadre des Journées du patrimoine religieux, le samedi 9 septembre dernier, à l’église Saint-Pierre de La Patrie, on a mis l’accent toute la journée sur le grand bazar situé au sous-sol de l’église, ouvert à l’année. Un endroit qui a des airs de caverne d’Ali Baba, rempli du plancher jusqu’au plafond de tous genres d’objets hétéroclites. « On y trouve de tout », assure Nicole Labrecque, secrétaire de l’église et du cimetière de La Patrie, et bénévole à ses heures.
« Les dons d’objets y sont acceptés, puis revendus pour le bénéfice des familles qui peuvent ainsi se meubler à moindres coûts, entre autres, ce qui nous permet d’amasser des fonds pour aider aux dépenses communes générées par la Fabrique Saint-Joseph-des-Monts, qui regroupe sept églises de la région, incluant La Patrie », précise-t-elle.
On se souviendra que ce temple catholique a été fermé durant toute l’année 2018, parce qu’à Noël 2017, on y découvrait des souches du champignon de la mérule pleureuse, dans le vide sanitaire sous l’édifice qu’on a failli perdre. Pendant un an, on a excavé, creusé, décontaminé et restauré, sortant plusieurs voyages de terre par d’innombrables camions 10 roues. On a ainsi créé une vraie salle paroissiale, avec un plancher en ciment tout neuf, radiant et chauffant, en plus d’installer une fournaise à la biomasse qui chauffe l’église plus régulièrement, permettant de la sauver de la démolition.
« Plus de 200 personnes sont passées ici depuis 10 heures cet avant-midi », se réjouissait Mme Labrecque. « Le bazar permet de donner une deuxième vie à tout ce qui s’y trouve. C’est très apprécié, même par les enfants qui l’appellent le magasin de l’église ! Ils apprennent à gérer un peu d’argent, car avec 5 $, ils peuvent acheter beaucoup de choses », dit-elle en souriant.
« Je tiens à remercier les six membres du Conseil de gestion de l’église, présidé par Mario Audet, des bénévoles très dévoués », a-t-elle ajouté.
Dans le cadre de ces Journées du patrimoine religieux, qui faisaient connaître en tout une dizaine d’églises dans le Haut-Saint-François, on présentait aussi, en soirée, après un cocktail de bienvenue et une visite libre de l’église, un concert d’orgue tout à fait gratuit. Ce concert était l’œuvre de l’organiste chevronnée Dorothée Lacasse, qui décrivait elle-même chaque pièce musicale classique composée par les grands musiciens de ce genre, la musique d’église, soit les Mendelssohn, Haendel, J. S. Bach et Franck. On y acceptait les contributions volontaires de la part des participants locaux et des visiteurs.

Bilan musique

Conversation avec l’inspiratrice Myriam Genest-Denis : Bilan d’une Saison Musique exceptionnelle cet été

Lors d’une conversation téléphonique, Myriam Genest-Denis a réussi à résumer, en quelques minutes, les événements d’envergure qui ont été savourés durant cette Saison Musique exceptionnelle de ce printemps-été 2023. Convenons que les arts et la culture sont entre bonnes mains, dans la région du Haut-Saint-François (HSF) et de Cookshire-Eaton, avec le tandem que sont les grands passionnés Gilles Denis et sa fille Myriam.
Ils ne se font pas prier pour en parler avec éloquence, surtout Myriam Genest-Denis en tant qu’inspiratrice et « dénicheuse d’artistes de talent », pour les activités présentées dans la région. « Fin mai, nous avons présenté un concert à propos des compositions étonnantes de Lili Boulanger, une artiste française du début du siècle dernier, grâce à deux collègues qui avaient pour programme fabuleux ses œuvres pour la faire connaître. C’était à l’église Trinity Church, ce qui a constitué un beau grand retour dans ce lieu de prédilection pour nos spectacles de grande qualité, après la pause de la pandémie », a raconté Myriam.
« Puis nos trois concerts Apéro, dans le parc des Braves, ont été un acte de médiation, parce que les spectateurs représentaient peut-être une catégorie qui n’entre pas si facilement dans des salles de spectacles, car ce sont beaucoup des familles, avec même des enfants, qui ont pu s’initier à la musique classique. Le premier présentait des artistes jouant de la flûte, le maître et l’élève, un prof de flûte de l’Université de Sherbrooke et son élève dynamique de cours privé, figurant la relève et toute la complicité qui peut exister entre les deux », a-t-elle ajouté.
« Ensuite, il y a eu le gros succès du quintette de cuivres de Robin Doyon qui attire toujours de plus en plus de gens, même de l’extérieur, chaque fois qu’il regroupe chez nous ses musiciens. Nous sommes fiers de les ramener à Cookshire-Eaton. C’était aussi, par la suite, la première fois que nous présentions quatre saxophones, des virtuoses d’une très grande qualité professionnelle. Leur prestation, c’était magnifique ! Les avoir avec nous, c’était super… Et que dire de la série Sérénité sous les étoiles, avec des spectacles uniques de harpe, exceptionnels malgré l’été pluvieux. C’était chaque fois des surprises (la température), car il n’y avait pas d’option intérieure. Quelques annulations et reprises plus tard, nous avons géré le stress, donnant une expérience extraordinaire en passant chaque fois une heure dans une chaise hamac, quand même ! », s’extasie Myriam, à l’autre bout du fil.
« Je suis très fière de la saison que nous avons vécue, qui prouve que les gens veulent ce genre de nouveautés, ce fut excitant. On fait parler de Cookshire par des gens de l’extérieur. On leur a permis de découvrir Cookshire, eux qui venaient de Sherbrooke, Montréal, de la Montérégie, etc. Évidemment, les gens de la place ont vu la variété des spectacles et de la culture que nous avons présentés. On répond vraiment à un besoin de la population », a conclu Myriam Genest-Denis, spontanée et passionnée.

Balle El-Toons

On l’appelait El-Toon à Saint-Isidore-de-Clifton : Son tournoi de balle lente a connu un vif succès !

Le tournoi de balle lente de Saint-Isidore-de-Clifton, présenté chaque année depuis 1972, a connu en 2023 un succès très intéressant, pendant les trois jours de sa présentation, du vendredi 1er au dimanche 3 septembre dernier. Le tournoi a été rebaptisé du surnom El-Toon du jeune Anthony Labranche, un bénévole de Saint-Isidore-de-Clifton qui s’est dévoué grandement pour tout ce qui touchait à la balle lente, et qui est décédé trop jeune. Les estrades ont été littéralement prises d’assaut, comme en témoigne cette photo captée au plus vif de l’action.

Le tournoi de balle lente de Saint-Isidore-de-Clifton existe depuis 1972, donc il a diverti la population de ce coin du Haut-Saint-François pendant 50 ans ! Celui-ci a été renommé Tournoi à El-Toon, en mémoire du jeune Anthony Labranche, un passionné de balle lente qui s’est dévoué pendant plusieurs années à l’organisation de cette activité populaire elle-même.
Les journées du vendredi 1er et samedi 2 septembre, les passionnés de la balle lente ont envahi les estrades du terrain de balle local, car tout près de 200 personnes chaque jour ont été témoin des exploits des joueurs, alors que le dimanche 3 septembre, un peu plus de 200 personnes faisaient de même.
« Ce tournoi de balle lente est organisé chaque année durant le congé de la fête du Travail. Sans contredit, c’est l’événement le plus populaire de l’année. En 2023, ce sont 22 équipes qui s’étaient inscrites, réparties dans trois catégories, hommes compétition, hommes locaux et une catégorie mixte », a décrit l’agente de communication et soutien administratif, Isabelle Bibeau, à la Municipalité de Saint-Isidore-de-Clifton.
À noter qu’un concours de coups de circuit a animé la soirée de samedi, qui a été remporté par Tristan Marchand. Certains commanditaires se sont impliqués pour des activités qui ont tenu en haleine les spectateurs, soit le Lancer chanceux, organisé par la Scierie Clifton, et la soirée de clôture, présentée par la Caisse Desjardins des Verts-Sommets de l’Estrie, partenaire officiel du tournoi.
Ont suivi le toujours populaire feu d’artifice, de même que la musique entraînante du duo Two of a kind et sa prestation endiablée.
« Ce tournoi est une grande fierté pour les membres du comité organisateur, car il permet de rassembler les gens des régions avoisinantes autour d’une passion commune, la balle lente. De plus, tous les profits générés par le tournoi sont directement réinjectés dans la municipalité, afin de soutenir la mise en place d’infrastructures de loisirs. Cette façon d’utiliser les profits contribue fortement à l’engouement des commerces et entreprises de la région à participer financièrement au succès de l’événement… Le comité organisateur a tenu à remercier tous ses partenaires pour leur confiance, de même que les nombreux bénévoles qui s’impliquent, année après année, dans l’organisation de l’événement », a conclu Mme Bibeau.
Le maire de Saint-Isidore-de-Clifton et son conseil municipal ont également remercié et félicité tous les bénévoles et tous les participants qui font en sorte que le tournoi est devenu un incontournable depuis autant d’années.

Mondial Soccer

Un événement à saveur internationale à East Angus : Mondial de soccer grâce au projet RurAltérité de la CDC

Des joueurs d’une quinzaine de nationalités différentes participaient à ce Mondial de soccer, dans des équipes participantes de sept joueurs, ou autrement constituées sur place, dans des rencontres amicales et participatives.

Chose rare dans le Haut-Saint-François (HSF), le samedi 9 septembre dernier, s’est tenu rien de moins qu’un premier Mondial de soccer ! Cette activité réunissait des joueurs de 15 nationalités différentes et de 18 pays ! Il s’agit du projet RurAltérité, une grande initiative interculturelle de la Corporation de développement communautaire (CDC) du HSF. En tout, 114 joueurs, 65 adultes et 45 enfants ont participé aux matchs de soccer, pour un total de plus de 200 personnes présentes à l’activité durant la journée.
Présences remarquées aussi du député de la circonscription de Mégantic, François Jacques, du préfet de la MRC du HSF, Robert G. Roy et de la mairesse de East Angus, Lyne Boulanger. Les collaborations de la Ville de East Angus, de l’organisme les Dribbleurs du HSF et la contribution financière du gouvernement du Québec ont rendu possible cette activité.
« L’objectif premier de ce projet, c’est le rapprochement interculturel qui permet de jumeler des municipalités estriennes à des communautés d’immigrants, en l’occurrence East Angus avec la communauté colombienne, principalement, pour cette activité sportive », lance tout de go Jinny Mailhot, directrice générale de la CDC du HSF.
« Nous avons engagé un agent de développement originaire de la Colombie, Edwin Moreno, pour ce projet RurAltérité, qu’on a réfléchi il y a trois ans alors que le taux d’immigration n’était que de 1,9 %. Nous avions ainsi préparé le terrain pour soutenir l’immigration, œuvrer contre la discrimination et favoriser l’intégration des immigrants. C’est une richesse collective, même pour notre culture québécoise, qui se bonifie au contact des autres ethnies », assure-t-elle.
« C’est toute notre communauté qui en profite, par le rehaussement des compétences interculturelles, dans les deux sens. La Fédération des communautés culturelles de l’Estrie (FCCE) collabore au projet-pilote qui était un gros questionnement, au point de départ, pour plusieurs organismes réseautés qui mettaient en contact deux réalités avec plein d’activités. Un bon exemple, c’est le pique-nique comme nouvelle activité, au début, où il y avait plus de 100 personnes », a rappelé Mme Mailhot.
Elle signale au passage la contribution appréciée du conseiller en immigration, Charles Rodrigue, au ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration (MIFI) du Québec, et de son programme qui facilite le financement, le partenariat, la concertation et fournit même des services aux entreprises. Elle souligne aussi le dévouement d’Edwin Moreno.
« Cet été, nous avons présenté une quinzaine d’activités, il y en avait eu neuf en 2022. Des échanges interculturels très profitables pour les communautés québécoises et les ethnies d’immigrants qui ont participé avec enthousiasme », a fait valoir M. Moreno, l’agent de développement à la CDC du HSF.
Rappelons que la collaboration de la communauté colombienne de Sherbrooke et de M. Moreno avait aussi été remarquée lors d’une activité du Marché public du Canton de Lingwick, au début de l’été.
Edwin Moreno se réjouissait de la représentation internationale des joueurs de soccer à ce premier événement du genre à se tenir à East Angus, ce qui représentait à son avis un bon début, qui devrait bien évoluer et se bonifier dans le futur.

Bilan foret

Rapport annuel de l’Agence de mise en valeur de la forêt privée : Plusieurs préoccupations soulevées par le président

Jean-Paul Gendron, président.

Dans la foulée des nombreuses assemblées générales annuelles (AGA) d’organismes du Haut-Saint-François (HSF), la publication du rapport annuel 2022-2023 de l’Agence de mise en valeur de la forêt privée de l’Estrie (AMFE) retient l’attention. Cela n’est sûrement pas étranger au fait que la forêt couvre une part importante du territoire de l’Estrie, et particulièrement de la MRC du HSF, et que la ressource naturelle qu’est le bois tient une part prépondérante dans l’économie régionale.
Dans son message du président, Jean-Paul Gendron fait remarquer que la production forestière s’est avérée stable en Estrie, si on se fie aux statistiques publiées par le ministère des Ressources naturelles et des Forêts (MRNF) et de la Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ). De 2016 à 2022, la récolte de bois de tous les types de producteurs confondus s’est maintenue, soit de 763 400 mètres cubes solides (mc s) à 843 500.
À noter que n’est pas incluse dans ces statistiques la récolte des très grands propriétaires forestiers ni des industriels à la transformation, pâtes et sciage. Ce qui porterait la statistique au-delà du million mc s, qui permettrait de conclure à un très grand impact économique de la ressource bois en Estrie et dans le HSF.
Le président Gendron se questionne ensuite sur l’intérêt suscité par la forêt dans la population locale : « L’Estrie (NDLR : et par le fait même le HSF) pour cause de ses «œuvres forestières» est une RÉGION FORESTIÈRE ! Le sait-on ? ».
Il signale ensuite sa préoccupation concernant la production à partir des résineux, particulièrement des sapins et épinettes, production qui s’approche de la possibilité forestière : « Si l’Estrie bénéficie d’un atout des forêts feuillues du Québec méridional, cet acquis s’estompe quand il s’agit de forêts résineuses et à dominance résineuse », indique-t-il.
Il souligne aussi l’importance de la mise à jour, tous les cinq ans, du Plan de développement de la zone agricole (PDZA). Plusieurs forestiers notoires et actifs ont « flairé la bonne affaire pour la foresterie estrienne et, considérant qu’agriculture et foresterie sont indissociables pour bien afficher une ruralité dynamique, une vigilance de suivi s’impose donc ! », propose M. Gendron, particulièrement pour les MRC du HSF et du Val-Saint-François.
L’élaboration du Plan régional des milieux humides et hydriques, par le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP), ne passe pas inaperçue dans le rapport du président. « Il est entre autres confirmé, une autre fois, que le couvert forestier est indissociable de la masse et de la qualité de l’eau, quel que soit son lieu. Si le Ministère assume sa part de responsabilités…, les MRC et des partenaires de première ligne que sont agriculteurs et forestiers ont aussi leur bonne part de responsabilités, de connaissances, de vigilance et d’actions éducatives… Le couvert forestier est indissociable du bilan hydrique », martèle-t-il.
Il y a aussi la question de l’agrandissement de l’Estrie, qui préoccupe le président. La région s’est bonifiée des MRC Brome-Missisquoi et Haute-Yamaska, au même moment que battait son plein la saga du nom retenu récemment versus Cantons-de-l’Est. Cela porte à croire que deux agences de mise en valeur de la forêt seront peut-être fusionnées, soit l’Estrie et la Montérégie, ce qui pourrait être problématique, juge M. Gendron. Pour l’instant, le statu quo est maintenu à ce sujet.
« Au constat que les valeurs ou cultures forestières en forêt privée sont en mutation, une mise à jour du profil et des valeurs des propriétaires de forêts privées du Québec est certes à reprendre. La promotion de la forêt privée comme productrice de bois est une affaire à peaufiner en fonction des «agitations» sociales et économiques, aussi environnementales, de la dernière décennie », écrit M. Gendron.
L’homme dévoué à la cause du bois, qui en est dans sa 12e année comme président, conclut être à l’aise « à évoluer, bien entouré, dans le merveilleux monde estrien de la forêt privée ».

Mangeons local

À la ferme Maraîchers de l’or vert, à Sawyerville : Une invitation à « manger local » !

La ministre du Revenu national, Marie-Claude Bibeau, et députée de Compton-Stanstead, rencontrée sur place, n’a pas manqué de s’entretenir avec les copropriétaires des Maraîchers de l’or vert, Jason Lessard et Sammuel Tanguay, qui l’entourent sur la photo.

Après une éclipse de quelques années à cause de la pandémie, les visites à la ferme appelées Portes ouvertes UPA ont repris pour leur 19e édition, un relancement qui a fait visiblement plaisir aux visiteurs, en nombre impressionnant, et avec un nouveau slogan bien invitant, soit Mangeons local !
C’est du moins ce qui a pu être remarqué à la ferme Maraîchers de l’or vert, dans le secteur Sawyerville de Cookshire-Eaton, le 10 septembre dernier, au 40 chemin Randboro.
Les copropriétaires Sammuel Tanguay et Jason Lessard, collaborateurs et de bon conseil, ont l’accueil facile et agréable, ouvertement très fiers de révéler leurs trésors sur 12 acres, à la sortie du village qui portait le nom de Sawyerville, il n’y a pas très longtemps.
« Nous cultivons une trentaine de légumes différents, de mai à la mi-février de l’année suivante, de même que deux petits fruits, la camerise, un fruit émergent, et la framboise noire, hors du commun, au goût plus doux et plus sucré que la framboise d’été, avec un taux d’antioxydant plus élevé, anti-cancer et ralentissant le vieillissement », explique Sammuel.
Il ne se fait pas prier non plus pour énumérer quelques-uns des légumes qui caractérisent la culture de leur ferme : salade, concombres, carottes, choux, céleris, tomates, poivrons…
De plus, ils offrent un abonnement à des paniers de printemps, d’été et d’hiver, avec un beau choix de légumes en saison, et même un abonnement aux œufs ! Car ils ont aussi des poules pondeuses ! Ils se décrivent comme une ferme de petite taille, diversifiée et écologique. « Nous sommes une petite ferme qui pratique une approche globale de l’agriculture. Nous croyons que chaque décision que nous prenons à la ferme doit bénéficier à l’environnement, à notre communauté et notre vie. Nous croyons aussi que les petites fermes ont un grand rôle à jouer pour contrer le changement climatique et la dégradation des sols », écrivent Sammuel et Jason sur leur site Web.
Leurs beaux champs, bien entretenus, méritent la visite des gens intéressés par les légumes.
« Notre apprentissage en continu et notre agriculture flexible nous permettent de faire face aux différentes conditions, comme l’été pluvieux que nous avons connu, alors que nos serres ont compensé les champs qui ont été moins bons, à cause des pertes occasionnées par la pluie considérable, qui a saturé les sols et noyé les légumes-racines. Nous avons eu de bonnes récoltes, car les cultures ont ainsi été plus facilement contrôlées », indique le jeune propriétaire.
Ils opèrent un kiosque de libre-service, ouvert de mai à la fin-octobre et ils participent aux marchés publics de Sawyerville et La Patrie.
La ministre du Revenu national et députée de Compton-Stanstead, Marie-Claude Bibeau, rencontrée sur place, a tenu à s’exprimer, elle qui auparavant chapeautait le ministère fédéral de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, où elle se sent encore des affinités naturelles. « C’est important pour moi de rester proche des producteurs, qui ont eu une saison difficile cette année, dans mon comté qui a des caractéristiques très agricoles, quand même. Je suis heureuse de pouvoir les soutenir dans mon nouveau ministère qui gère plusieurs programmes distribuant des fonds. Je soutiens évidemment le ministre québécois de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ), André Lamontagne », a-t-elle assuré, démontrant un enthousiasme bien légitime.
Le président de l’UPA-Estrie, Michel Brien, a exprimé, pour sa part, que « les consommateurs sont sensibilisés davantage, depuis la pandémie, à la notion de manger local qui est importante, car compter sur l’étranger pour les approvisionnements, c’est risqué. En gardant en tête le développement régional et l’occupation du territoire, j’aime bien la diversité dans la programmation alimentaire, en toute chose. Ici, les serres leur permettent d’avoir une variété de produits », a-t-il déclaré.
« Et leur ferme, ici aujourd’hui, représente bien le Haut-Saint-François et l’Estrie, où 50 pour cent des producteurs ont moins de 100 000 $ de revenus agricoles bruts par année », a conclu M. Brien.
Sur place, d’autres fermes étaient présentes pour offrir leurs informations, de même que des organismes reliés à l’agriculture, comme le MAPAQ et le Club agroenvironnemental de l’Estrie, de même que les Cuisines collectives du Haut-Saint-François, intéressés à la distribution alimentaire à leurs clientèles de plus en plus nombreuses.

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