Ronald Martel

Ronald Martel

Originaire de Lac-Mégantic, Ronald Martel a travaillé pendant plus de 20 ans pour La Tribune de Sherbrooke et L’Écho de Frontenac. Son père a été propriétaire de JM Poulin à Cookshire, une épicerie devenue supermarché.
Laurence

Micropulperie de l’école du Parchemin : Des élèves inspirants pour la communauté du HSF

La fierté se lit sur le visage de Laurence Lacroix, qui tient une reproduction d’un chèque au montant de 2097 $, correspondant au don qu’elle a remis à la Fondation du CHUS, le total des profits de la vente des boules de Noël qu’elle a produites elle-même !

Dans le cadre des Journées de la persévérance scolaire, il est de mise de rendre compte d’un très beau geste posé sous le sceau de la Micropulperie, qui existe depuis 18 ans, par des élèves inspirés et inspirants de l’école du Parchemin côté Collège, à East Angus,
Les jeunes de la classe de l’enseignant Alexandre Dumas, un des fondateurs d’ailleurs de la Micropulperie, ont manifesté une grande volonté de redonner à la communauté, en fabriquant du papier qui sert ensuite à produire des cartes de Noël qu’ils vendent pour amasser des fonds favorisant des causes philanthropiques.
Une des élèves, Laurence Lacroix, qui a inspiré ses pairs, a par ailleurs fabriqué des boules de Noël, pour la quatrième année d’affilée, à la suite de la pandémie de COVID-19 qui a réveillé sa fibre de bienfaitrice. Elle les a vendues et a remis tous les profits générés, en totalité, à la Fondation du CHUS, soit 2097 $, pour faire une différence dans la vie de gens malades.
Son geste généreux a influencé les autres élèves du projet qui ont alors contribué à d’autres causes, de la même façon. Entre autres, ils ont fait don de 50 $ à Moisson Haut-Saint-François et d’un autre 50 $ à la Fondation du CHUS, après avoir vendu plus de 100 cartes de Noël, fabriquées avec le papier recyclé de la Micropulperie.
Sans contredit des initiatives où ces élèves dynamiques acquièrent de bonnes valeurs de débrouillardise et d’entrepreneuriat, dès leur âge scolaire, et qui contribuent grandement à garantir leur persévérance et leur réussite dans le milieu scolaire.

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Éclipse totale de Soleil du 8avril 2024, pour joindre le plus de gens possible : L’ASTROLab prépare une émission spéciale en ligne

Dans le cadre de ses préparatifs entourant l’événement mondial de l’éclipse totale de Soleil du 8 avril 2024, l’ASTROLab du parc national du Mont-Mégantic (PNMM) prévoit la diffusion d’une émission spéciale en ligne. Elle sera présentée, signe des temps, sur les réseaux sociaux, le lundi 8 avril, de 14 h à 16 h.
Les membres passionnés de l’équipe de l’ASTROLab se préparent pour honorer l’événement astronomique du siècle au Québec. Il semble inutile de croire possible de se rendre sur place à l’ASTROLab, car le site affiche complet et ne pourra accueillir que les détenteurs de réservations déjà inscrites.
L’équipe souhaitant quand même partager cet événement unique avec le plus grand nombre d’intéressés, elle se tourne vers son émission En direct du Mont-Mégantic qui a déjà connu une popularité certaine durant la pandémie de COVID-19.
En effet, pendant un an, l’audience de ces émissions a atteint près de deux millions de personnes sur la page Facebook du Mont-Mégantic. Pour regarder l’émission, les personnes intéressées n’auront qu’à aller sur les pages suivantes : Facebook.com/MontMegantic ou Youtube.com/@ASTROLabMontMegantic ou ASTROLab.qc.ca/activite/eclipses
L’émission En direct du Mont-Mégantic du 8 avril présentera l’éclipse totale de Soleil, suivi de sa progression sur Terre, avec des invités spéciaux, des explications et des animations pour le grand public. Elle sera animée par l’animateur bien connu André Robitaille, apprécié du grand public. M. Robitaille est un passionné d’astronomie et sera soutenu par l’équipe de communicateurs scientifiques de l’ASTROLab, fière de s’associer pour l’occasion à cet animateur chevronné.
Pour tout savoir à propos de la rarissime éclipse totale de Soleil de l’après-midi du 8 avril 2024, entre autres des informations comme les heures où le phénomène sera à son paroxysme, les cartes du territoire exact de passage du phénomène et autres informations pertinentes, il est suggéré de consulter le site internet suivant pour l’éclipse au Québec : www.eclipsequebec.ca

Événements - Publications Facebook - 4

Programmation du Carnaval d’hiver de Dudswell

La Municipalité de Dudswell a fièrement présenté la programmation de son Carnaval d’hiver qui s’ouvre le samedi 17 février prochain, invitant du même geste toute la population du Haut-Saint-François.
De 13 h à 17 h, au parc Gordon-MacAulay, 11 rue Pine, secteur Bishopton, le carnaval se tient sous le thème Réchauffez vos sens, pour contrer la froideur de l’hiver.
Avec la collaboration du Conseil Sport Loisir de l’Estrie et une participation financière du gouvernement québécois, le comité loisirs/événements de Dudswell veut stimuler les cinq sens des carnavaleux dans cinq stations qu’il propose pour l’occasion.
Station On s’amuse !, où une musique entraînante accompagnera les intéressés par une trottinette de neige, ou dans une pente aménagée pour la glissade, du patinage libre ou encore dans un module de jeux pour les jeunes;
Station On se met au défi !, où des équipes compétionneront dans des courses de sacs de patates, ou un défi de planche à clouer le plus vite possible, etc.; Station On déguste ! une soupe, du chocolat et jus de pomme chauds, tire sur la neige;
Station On relaxe !  par une promenade dans une carriole sur le site ou près d’un feu, avec un service de bar accessible impliquant des frais; Station On construit !, pour le Défi Château de neige, avec prix à gagner…
Une bonne occasion pour célébrer l’hiver. Merci aux bénévoles !

Leah Carrier

Résidante de Cookshire-Eaton : Leah Carrier, médaillée d’or en patinage synchronisé

La jeune patineuse Leah Carrier, à l’extrême droite, a la chance de compter sur le support indéfectible de sa famille. Dans l’ordre habituel, sa sœur aînée, Ève Carrier, qui a elle-même mis fin à sa carrière en patinage artistique en 2023, son père Charles Carrier et sa mère Julie Murray.

Elle n’a que 16 ans et déjà, elle est promise à une brillante carrière en patinage synchronisé. Leah Carrier vient de vivre une belle expérience en participant, en décembre dernier, aux championnats provinciaux, dans la catégorie novice de cette discipline en équipe, y remportant la médaille d’or.
Elle a commencé à patiner en solo, en patinage artistique, à l’âge de trois ans. Leah suit les traces de sa sœur aînée, Ève Carrier, qui a connu son heure de gloire elle aussi, dans la même discipline, entre autres en octobre 2022, avec une médaille de bronze à la compétition provinciale Souvenir Georges-Éthier, à Beauport.
À l’aube de l’entrevue avec le journaliste du journal, Leah se préparait à se rendre en Ontario avec sa mère Julie Murray, pour participer à une séance de qualifications préalable pour le championnat national canadien, qui aura lieu du 20 au 25 février prochain.
« C’est évident, je souhaite un podium aux Championnats canadiens et, en 2025, quand je serai d’âge junior, une participation à l’international aux championnats mondiaux de patinage synchronisé qui vont avoir lieu en Finlande », suggère Leah, exprimant ainsi un souhait très cher, que lui dicte la passion qui transparaît dans ses yeux et dans ses propos.
Ses parents comprennent tous les sacrifices et les efforts que cela représente pour leur fille.
« Il faut qu’elle s’entraîne au moins 15 heures par semaine, cela représente beaucoup de temps à y consacrer, si on prend aussi en considération les déplacements à Montréal, en partant de Cookshire dès 4 h 30 le matin pour arriver à l’aréna à 6 h 30. C’est très exigeant pour elle, surtout qu’elle doit également passer du temps avec son préparateur physique, qui lui aide ici localement. Elle a dû prendre la décision de tous ces sacrifices », convient sa mère en connaissance de cause.
Le sport apporte aux athlètes des défis intéressants, les incitant constamment à se dépasser. C’est aussi une très bonne école de vie, et Leah en est bien consciente, elle aussi.
Elle fréquente le Séminaire de Sherbrooke, actuellement, en profil Sciences (Maths fortes), et elle réussit très bien avec de très bonnes notes. Ce qui facilite les choses, comme conditions, pour son statut d’athlète d’élite.
Durant son cheminement, elle a goûté au podium sur le plan provincial, avec une médaille de bronze quand elle fréquentait l’école Carillon, en études sport, après avoir étudié à l’école du Triolet de Sherbrooke, alors au régime sport études.
« À cause d’une blessure au dos à l’âge de 14 ans, elle a arrêté la compétition en patinage synchronisé, pour étudier un an en danse sur glace en couple, à l’école De Mortagne. Mais ce n’était pas évident de trouver un partenaire qui convienne pour développer une complicité avec Leah et bien performer », suggère sa mère, légitimement préoccupée par le bien-être de sa fille.
Cette dernière a aussi évolué à l’Académie Performance Isatis, à Chambly. Elle a par la suite participé à des auditions pour la danse, sans partenaire, ce qui l’a amenée à être acceptée en patinage synchronisé, qui implique trois pratiques par semaine sur la Rive-Sud de Montréal.
On lui souhaite que ses rêves de podium se réalisent, des faits d’armes qui, s’ils se réalisent, rendent bien fiers tous ses fans du HSF.

dégat de Janvier

Même dans le Haut-Saint-François : Des érablières ont subi des dégâts lors des dernières tempêtes de neige

À la suite des tempêtes de neige accompagnées de grands vents et de précipitations mixtes, de neige mélangée de pluie et même de verglas, plusieurs érablières ont subi des dégâts aux arbres et à la tubulure, qui se révèleront coûteux au moment de la récolte de l’eau d’érable.

Voilà un problème qui revient assez régulièrement dans les érablières de l’Estrie et du Haut-Saint-François (HSF) : les arbres prennent avec difficulté les sautes d’humeur de Dame Nature. Quand la pluie, la neige, le verglas et les grands vents s’en mêlent, c’est remarquable, les branches cassent et tombent, même certains arbres s’effondrent sous le poids de la neige mouillée et sous la force des rafales de vent.
On n’a qu’à se souvenir du grand verglas de janvier 1998 où on a parlé d’une hécatombe dans les érablières. À l’époque, plusieurs producteurs acéricoles ont ressenti des problèmes à s’en remettre. Plusieurs érablières ont ainsi connu des dommages à la suite des dernières tempêtes de neige qui ont frappé le sud du Québec, entre autres celles du 11 janvier, où les rafales de vent se sont approchées des 100 km/heure.
Un exemple qui s’est sans doute généralisé ailleurs dans le HSF, à l’Érablière Nouvelle Génération, de Saint-Isidore-de-Clifton, où la famille Perron produit du sirop d’érable depuis 1905, des problèmes sont ainsi survenus, reliés à la température.
« Nous n’avons pas encore pu faire tout le tour de notre érablière, qui couvre pas mal de territoire, nous avons perdu sûrement une dizaine de bons érables. Jusqu’à maintenant, on s’en sort relativement bien par rapport à d’autres endroits ! », a admis Isabelle Blouin, propriétaire de l’érablière familiale, avec son conjoint Hugo Perron.
« À première vue, beaucoup de branches sont tombées. Mais nous avons été épargnés, ce n’est pas dramatique. Cela ne va pas affecter les revenus de l’érablière, située chemin des Perron. Mais depuis trois ans, nous ne sommes pas gâtés pour ce qui est de la température. Les changements climatiques, c’est de plus en plus présent. On pense maintenant faire bouillir même en décembre, avec les temps doux, c’est inhabituel, de plus en plus tôt. On n’a plus les hivers qu’on avait, avec la chaleur qui dure pendant plusieurs jours ! », s’est-elle exclamée.
« Nous avons deux érablières, une orientée plus vers le sud et l’autre plus vers le nord. C’est différent dans l’une comme dans l’autre… La saison des sucres coupe souvent très rapidement, à cause de la température… Il y a beaucoup plus de branches cassées que d’arbres. Si c’était d’autres arbres que les érables, ça nous ferait moins mal », a-t-elle conclu avec émotion.
L’Érablière Nouvelle Génération compte 28 000 entailles, dans une érablière active depuis quatre générations.
Des dommages aux érablières ont été répertoriés dans plusieurs régions du HSF, dont Scotstown, entre autres.

Taverne-Sawyerville

Nouveau commerce à Cookshire-Eaton, secteur Sawyerville : Sous le nom de La Taverne, pour faire revivre Sawyerville

Martin Tétreault, nouveau propriétaire de La Taverne, à l’ancien Hôtel Crête de jadis, de Sawyerville, photographié derrière son nouveau comptoir revampé du bar, fraîchement repeint et verni.

Les nostalgiques vont facilement se souvenir de la belle époque de l’Hôtel Crête, à Sa­wyerville, qui a fait, pendant près de 60 ans, la réputation de cette municipalité dans le passé. Bien sûr, Sawyerville est devenu un sec­teur ayant été fusionné à Cookshire lorsqu’est apparu le vocable Cookshire-Eaton, plusieurs choses y ayant changé, aujourd’hui.
Mais voilà que la taverne, qui y avait pignon sur rue durant ces belles années, va renaître de ses cendres, le 2 février prochain, au 18, rue Principale Nord, Cookshire-Eaton, secteur de Sawyerville, sous le nom de La Taverne.
Sous l’impulsion et la connivence de deux amis, les deux Martin, soit Boissé et Tétreault, le premier comme propriétaire de l’édifice de l’hôtel avec sa partenaire Annie Roy, et le deuxième comme propriétaire de la concession, La Taverne sera locataire des lieux qui accueillaient encore à l’hôtel dernièrement des clients plus âgés, parmi les nostalgiques déjà évoqués plus haut !
« Je trouve que parfois, le village de Sawyerville semble être mort, car il n’y a pas beaucoup de trafic ici à certains moments ! Il faut mettre de la vie dans le village. C’est ce que je veux faire avec La Taverne ! », suggère Martin Tétreault, propriétaire de ce nouveau commerce.
« Je veux créer quelque chose de nouveau, ajouter des activités. Je serai à l’affût de ce que les gens aiment… J’espère que les gens du coin vont venir nous encourager, pour qu’il y ait de l’activité au village. Je connais la mentalité anglophone de Sawyerville, une mentalité qui aime à rassembler le monde », ajoute-t-il.
Martin Boissé et Annie Roy ont promis d’apporter leur soutien au nouveau tenancier de La Taverne. Ils ont déjà consenti à effectuer beaucoup de changements au local de l’hôtel où la taverne a toujours accueilli ses amants, les bons vivants du bon temps, et de la bière et des spiritueux. Des travaux restent à effectuer, au moment d’écrire ces lignes, alors que le mois de janvier se termine rapidement.
« Il reste surtout des travaux de finition. Il y a beaucoup d’histoire dans ces murs ! Ce fut toujours un endroit populaire, qui était très fréquenté dans le village. Nous allons accueillir les amateurs du Super Bowl, en février, cette fête spéciale du football américain, et nous aurons un spécial de la Saint-Patrick, le 17 mars. Notre menu pour les clients se composera de grignotines, d’ailes de poulet, de pizzas 8 pouces, de frites, maïs soufflé, fromages, etc. Bienvenue à tous dès le 2 février », lance comme invitation Martin Tétreault.

Suzanne Paradis

Une bénévole d’exception : Suzanne Paradis, de Lingwick, a reçu le Prix Hommage Aînés 2023

Lors de l’entrevue qui a permis au journaliste de connaître Suzanne Paradis, un modèle positif et très expérimenté pour bien des personnes âgées, la communication a été un sujet important pour elle, qui a même œuvré comme journaliste au journal Le Reflet, à Lingwick, un média communautaire apprécié.

C’est plutôt rare de rencontrer une bénévole à la feuille de route extrêmement chargée, comme celle de Mme Suzanne Paradis. Pas surprenant donc qu’elle se soit vue attribuer le Prix Hommage Aînés 2023 pour la région de l’Estrie. Car c’était amplement mérité.
Il s’agit d’un prix organisé annuellement par le gouvernement du Québec afin de souligner la contribution exceptionnelle d’une personne aînée de chaque région de la province.
Mme Paradis a rayonné dans la région du Haut-Saint-François (HSF), principalement à la Table de concertation des personnes aînées, de 2008 à 2022. Elle y a organisé un grand nombre de conférences s’adressant aux personnes aînées de la communauté, portant sur des sujets comme la prévention de la fraude, l’âgisme, les maladies liées au vieillissement, le deuil, etc. Des conférences qui permettaient d’augmenter le niveau de connaissance des participants, de les sensibiliser aux enjeux que vivent les aînés, améliorant ainsi leur qualité de vie. Elle a même agi comme trésorière de la Table.
Elle a aussi développé le contenu des ateliers Tête alerte : Cœur jeune, visant la stimulation des fonctions cognitives, qu’elle a offert à plus d’une cinquantaine de personnes aînées dans la MRC du HSF, par le biais de 12 rencontres significatives. Elle a formé quatre personnes qui, à leur tour, ont pu jouer le même rôle qu’elle. Elle a participé à la rédaction de la demande de subvention qui a mené à offrir gratuitement ces ateliers et à assurer leur continuité. « J’ai eu beaucoup de plaisir à faire tout ça, ce qui me rend la plus fière dans ma carrière. C’était pour que les aînés continuent de bouger intellectuellement. Je suis perfectionniste, je préparais tout d’avance », insiste-t-elle.
Elle s’est également impliquée à deux reprises dans l’organisation d’une activité importante, les Salons des aînés, faisant connaître les ressources et services contribuant à l’amélioration de la qualité de vie des personnes âgées. De plus, son implication au Comité Municipalité amie des aînés (MADA) a contribué, entre autres, à l’installation d’un monte-personne rendant accessibles les étages du centre municipal, dans la communauté de sa municipalité, Lingwick, facilitant la participation à des repas communautaires et l’accès de la bibliothèque.
Elle n’a jamais hésité à mener de front les luttes sociales qui lui tenaient à cœur, n’ayant pas peur de ses opinions. Inspirante et passionnée, son engagement a été l’expression de ses qualités humaines, en tant que modèle positif de personne vieillissante et une superbe source d’inspiration pour tous ceux qui l’ont côtoyée.
« Je veux remercier Lingwick qui a fait appel à moi. J’ai fait partie du conseil municipal en 2007. J’ai pu recevoir les nouveaux arrivants au centre municipal. Je suis heureuse que ce soit la communauté qui m’ait contactée. Ce fut bénéfique pour moi. Comme dans l’Afeas, par exemple, où j’ai appris à tisser », raconte la septuagénaire jeune de cœur.
Elle a commencé comme formatrice animatrice, à Québec, où elle est née. Elle a enrichi son expérience en effectuant cinq ans de coopération en Afrique. « J’ai développé plein de choses dans ma vie, tout un éventail pour élargir les occasions et me donner beaucoup d’air. J’ai toujours travaillé pour les femmes, par des ateliers pour les aider, toutes les femmes, celles en situation de violence, les femmes âgées sans fonds de pension en milieu agricole, des situations qui m’ont toujours préoccupée », avoue-t-elle.
À la question « Qu’est-ce que représente ce prix pour vous ? » Elle répond sans avoir besoin d’y penser longtemps : « Tout le bénévolat, je l’ai fait par plaisir. Ce sont des collègues qui m’ont parlé de présenter ma candidature. Mais je préfère vraiment travailler dans l’ombre. C’est un honneur, pour moi, de l’avoir reçu. Mais c’est grâce à toutes les personnes, dans les organismes, qui m’ont ouvert la porte, qui sont venus me chercher, je partage avec ma communauté depuis 16 ans, je suis honorée de les avoir représentés ! », déclare-t-elle. « Je le leur ai dit, d’ailleurs, à l’occasion du dîner de Noël de l’Afeas : c’est grâce à vous que j’ai obtenu ce prix ! »
À une autre question, que retenez-vous de vos années de bénévolat, ce qui a le plus d’importance pour vous, elle répond : « C’est l’être humain. La grande générosité des êtres humains, les contacts avec eux, la beauté des faits et des échanges avec tous les humains, durant toutes les rencontres, les conférences, les déjeuners pris ensemble », assure-t-elle avec une sincérité évidente.
Et c’est partout où elle a œuvré qu’elle a ressenti ces sentiments précieux pour elle. Sa modestie voulait qu’on n’en parle pas, mais elle a connu cette satisfaction partout, à l’Afeas, en Afrique, à la prison de Donnacona où elle a aussi enseigné aux détenus, elle a remarqué l’empressement des humains à partager de leur temps pour le bien-être des communautés. Elle en parle avec émotion.

Marcel Langlois

Marcel Langlois, dans un groupe exceptionnel de bénévoles à Lingwick

Marcel Langlois, un touche-à-tout de 86 ans, fait partie d’un groupe exceptionnel de bénévoles, à Lingwick, qui crée une vie communautaire foisonnante et intéressante.

Chose promise… promesse tenue. Lors d’une rencontre mémorable avec M. Marcel Langlois, un bénévole dynamique de 86 ans, qui a depuis longtemps à cœur sa communauté de Lingwick, regroupant deux secteurs, les anciens villages de Gould et de Sainte-Marguerite-de-Lingwick, j’ai accepté, en tant que journaliste, de mettre « un fort accent sur la valorisation du bénévolat à Lingwick »…
J’ai deux raisons principales : grosso modo, une quinzaine d’organismes existent grâce à plusieurs bénévoles très actifs à Lingwick, et la modestie de M. Langlois le rendait mal à l’aise de faire le sujet d’un texte dans cette chronique « Nos aînés en action » ! Une modestie remarquable, à mon sens.
Tout au long de l’entrevue, en effet, il n’a eu que des bons mots pour tous les bénévoles qui travaillent avec lui, et qui selon lui, auraient tous mérité d’être à sa place !
M. Langlois a quand même été à la tête de Lingwick à titre de maire, pour un mandat de quatre ans, lors des élections de 2013. « Comme journaliste du journal local Le Reflet du Canton de Lingwick, je couvrais les activités du conseil municipal. J’étais aussi membre du comité consultatif d’urbanisme… Personne ne se présentait au poste de maire. À la dernière minute, la veille de la date ultime de mises en candidature, j’ai décidé de me présenter. J’ai vécu quatre années merveilleuses, dans un conseil municipal extraordinaire ! », s’exclame-t-il, une petite flamme de passion dans les yeux, rendant ainsi hommage à ses conseillers devenus des collaborateurs précieux pour lui.
Il œuvre encore au sein du journal Le Reflet, où il a écrit une série de textes qu’il avait lui-même baptisée Chronique d’un vieux fou, de 2000 à 2013, où il y présentait des jeux de mots, des réflexions, etc. « Il y avait une citation que j’avais lue et qui m’avait frappé : Nos mots, notre âme. La langue, c’est la communication, c’est la forme de notre pensée. Mais je veux signaler le dévouement exceptionnel de Ghislaine Pezat, qui a tenu ce petit journal sur ses épaules pendant 25 ans, sollicitant et relançant les personnes pour bien écrire leurs noms sous les photos, faisant le montage au complet. Elle y faisait tout, d’ailleurs. C’est la plus méritante ! », témoigne-t-il.
Puis il parle d’une autre activité qui revient chaque année, le Village de Noël. « Il y a quatre bénévoles pivots : Manon Rousseau, Josée Bolduc, Doris Bureau et Serge Larochelle. Ces personnes se dévouent, entre autres, pour organiser le Bike Stop 108, durant l’été, où plus de 700 motos et plus de 1000 motocyclistes y viennent. Ce comité ramasse beaucoup d’argent ainsi, pour organiser plus tard une Fête d’Halloween et de Noël pour les enfants de Lingwick et des environs. Ils font même un don à l’école de Weedon », raconte-t-il.
Il évoque ensuite un épisode de la vie de son père qui a travaillé dans une fonderie, aux États-Unis, où il était le seul homme de race blanche. « Mon père y a acquis une conviction antiraciste très forte, que j’ai moi aussi adoptée. Quand j’ai vécu une occasion, plus tard, où des personnes de Lingwick ont parlé en mal des Noirs, je leur ai dit : En avez-vous déjà rencontré des Noirs ? Non, alors vous parlez à travers votre chapeau, de ces êtres humains que vous ne connaissez même pas. » Il leur avait ainsi fait la leçon, où son sens de la justice transparaissait.
« À Lingwick, il y a trois strates d’âge des bénévoles, où le pourcentage des gens qui s’impliquent est plus élevé qu’ailleurs. Les vieux, qui s’occupent des personnes âgées, les 50-60 ans qui s’occupent

de tout le monde, et les jeunes familles, qui s’occupent des jeunes. C’est un travail d’équipe pour la communauté », révèle Marcel Langlois, souriant.
« Un exemple : la Fabrique qui prépare un repas communautaire. Les membres du conseil de Fabrique s’impliquent, même sur le plan financier. Je fais aussi partie des Marguerites volantes, qui préparent également des repas communautaires, visant à faire sortir les personnes âgées de leur isolement, mais toujours de façon intergénérationnelle. Il y a Louise Rousseau qui est une perle pour la coordination des repas. Je ne peux pas nommer tous les bénévoles. Mais j’aimerais les mettre en valeur, car il y a tant de personnes qui font tant de choses. Je suis avec eux… ! », insiste M. Langlois, qui n’aime pas s’accaparer du mérite.
Au moment de prendre sa retraite, il avait peur d’aller de l’avant. « À quoi je vais servir ? »
Outre le journal Le Reflet, il s’implique à la bibliothèque, au Club de l’âge d’or, également chez les Artisans de Lingwick, une coopérative qui a été fondée par sa défunte épouse, Mariette Bénard, une grande bénévole comme lui. « On y recevait de l’artisanat que l’on vendait pour les membres. J’y donnais un coup de main. Il faut prendre soin de nos bénévoles. C’est un groupe unique à Lingwick, un groupe qui est aussi fort de la force de chacun de ses maillons », résume-t-il.
En guise de conclusion, il communique : « À la table des maires de la MRC, quand j’étais maire, on me demandait : qu’est-ce que tu fais pour que Lingwick soit aussi dynamique et rempli d’activités… ? » Je répondais : « Ce n’est pas moi. C’est le monde de Lingwick qui le fait ! »

actualite

Renouvellement du bail : La Passerelle espère bien vous conseiller

La période de renouvellement de votre bail s’en vient à grands pas, si vous demeurez dans un logement. La date limite pour que votre propriétaire vous fasse parvenir un avis d’augmentation ou de modifications de votre bail, c’est le 31 mars 2024. Ceci si vous avez un bail d’une durée d’un an, du 1er juillet 2024 au 30 juin 2025, ce qui est habituel.
L’organisme La Passerelle, Centre des Femmes du Haut-Saint-François (HSF), et son comité logement, tiennent à rappeler quelques règles importantes à considérer pour vous faciliter la tâche à ce sujet.
Concernant les avis d’augmentation du coût du logement, ou de modifications du bail en général, ils doivent absolument inclure les éléments suivants :
Le montant en chiffres ou en pourcentage de l’augmentation, s’il y a lieu ;
Le délai afin de donner votre réponse (vous avez 30 jours à partir de la réception de l’avis) ;
Les modifications qui sont proposées, s’il y a lieu ;
La durée de votre bail (normalement un an).
Les locataires ont trois choix en recevant un avis (avec une case à cocher dans les trois cas, pour transmettre leur réponse) :
J’accepte le renouvellement du bail avec ses modifications ;
Je ne renouvelle pas mon bail et je quitterai le logement à la fin du bail actuel ;
Je refuse les modifications proposées et je renouvelle mon bail.
La réponse à l’avis envoyé par votre propriétaire devrait se faire par courrier recommandé.
Si vous jugez abusive l’augmentation que propose votre propriétaire, vous pouvez la vérifier par l’outil proposé par le Tribunal administratif du logement (TAL). Mais c’est seulement un indicateur sans avoir force de loi. Ce n’est pas une obligation de s’y conformer, ni pour vous, ni pour votre propriétaire. La moyenne d’indexation suggérée par le TAL, actuellement, c’est 4 pour cent pour un logement non chauffé, cela dit sous toute réserve, car la suggestion n’a pas force de loi.
Si vous avez coché la case 3 : Je refuse les modifications proposées et je renouvelle mon bail, votre propriétaire a alors trois choix :
1– Ne rien faire et votre bail sera renouvelé aux anciennes conditions ;
2– Il peut négocier une augmentation avec vous ;
3– Il peut demander l’ouverture d’un dossier au TAL à ses frais, et démontrer que l’augmentation du prix du loyer qu’il propose est juste, surtout s’il a effectué des améliorations au logement et que c’est davantage justifié. C’est alors le TAL qui fixera l’augmentation par la suite.
Conditions spéciales :
Si vous habitez dans une construction de moins de cinq ans et que votre propriétaire l’a indiqué à la case F de votre bail, ou si vous habitez dans une coopérative d’habitation, ou encore dans un loyer subventionné, comme un HLM, les augmentations ne peuvent pas être contestées.
Pour plus d’infos, vous pouvez consulter le site Internet www.tal.gouv.qc.ca et/ou https://educaloi.qc.ca/ (section habitation, logement).
Les locataires ont aussi des droits, il faut donc s’informer pour les
faire respecter.

Éclipse totale

Un événement planétaire unique, le 8 avril 2024 : L’éclipse totale du Soleil fascine et excite déjà

Marie-Georges Bélanger, la responsable des services à la clientèle au PNMM, déborde d’enthousiasme et d’excitation face à l’événement planétaire de l’éclipse totale du Soleil prévue pour le 8 avril 2024, que les Estriens auront la chance de suivre directement dans la bande de totalité.

Qualifiée de phénomène astronomique unique, l’éclipse totale de Soleil du 8 avril 2024, vers 15 h 25 – 15 h 30, aura l’avantage d’être observée par plusieurs millions de Québécoises et de Québécois du Sud du Québec, qui habitent dans ce que les astronomes appellent la bande de totalité. Ce qui a déjà pour conséquence de fasciner et d’exciter les observateurs en herbe, tout comme les professionnels !
Ce phénomène rare va survenir parce que la Lune va se placer entre la Terre et le Soleil et cachera ce dernier complètement pour une courte période. Un événement unique pour le Québec, la première éclipse totale depuis 1972, la dernière importante dans la province. Et la prochaine ne surviendra, dans le Sud du Québec, que le 3 mai 2106 !
Évidemment, l’Observatoire du Mont-Mégantic et l’ASTROLab du parc national du Mont-Mégantic (PNMM), opérés par la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq), ne manquent pas de s’intéresser au phénomène extraordinaire qui s’annonce mondialement pour le 8 avril l’an prochain.
Au point de départ, plusieurs rumeurs ont circulé à propos de cette journée spéciale, voulant que toutes les possibilités d’hébergement, dans un large rayon autour du mont Mégantic, étaient déjà réservées au complet pour les dates entourant le 8 avril, que l’ASTROLab et l’Observatoire au sommet de la montagne affichaient COMPLET tous les deux pour ces dates, etc. Une légende urbaine était en train de se tramer, avec des questionnements et un peu d’angoisse au sujet des disponibilités de services d’hébergement et l’accessibilité aux sites d’observation et de stationnement autour du mont Mégantic !
« Il n’y a pas de désarroi possible ni d’angoisse à vivre pour personne. Il y a seulement beaucoup d’excitation dans l’air ! », s’esclaffe Marie-Georges Bélanger, responsable des services à la clientèle du PNMM.
« Nous avons prévu accueillir 2500 personnes sur nos sites du PNMM. Des demandes arrivent de partout, beaucoup de demandes, du Québec, des États-Unis, même de la France. La période des réservations a été ouverte en décembre, ne rendant possible que l’achat en ligne des billets. Il n’y aura aucun stationnement possible près de l’ASTROLab et dans le territoire du PNMM. Tous les visiteurs arriveront ici par autobus, car autrement c’était d’une grande complexité que de satisfaire tout le monde ! », admet Mme Bélanger.
« Les 2500 personnes devront stationner dans 20 stationnements situés entre Lac-Mégantic et Orford, avec beaucoup d’espaces pour garer l’auto, et prendre alors un autobus pour se rendre ici à proximité de l’ASTROLab. Ce fut beaucoup de travail pour trouver ces 20 stationnements et pouvoir les utiliser lors de cette journée spéciale ! Sur notre site Internet astrolab.qc.ca, section éclipse, un lien mène vers un tableau des stationnements, avec possibilités de réserver des billets dans un stationnement précis, qui détermine l’autobus à prendre pour notre destination. C’est une logistique de planification complexe pour gérer un achalandage record, soit une journée seulement pour 2500 personnes », décrit Marie-Georges, avec une pointe d’enthousiasme dans la voix.
Par exemple, des stationnements sont prévus, entre autres, dans les deux terrains de golf de Sherbrooke et du lac Mégantic, avec des heures d’embarquement fixées à 10 h et à midi, et le retour entre 17 h et 18 h.
« Nous prévoyons de l’animation tout l’après-midi du 8 avril, à l’ASTROLab, avec une scène extérieure et un écran géant. Les représentants des médias seront concentrés dans la portion Franceville de notre site, encore là avec un autobus pour les déplacements », ajoute-t-elle.
À la question « Y aura-t-il plusieurs visiteurs de l’international sur les sites de Notre-Dame-des-Bois et de Franceville, provenant du Japon, d’Europe et d’ailleurs en Asie ? », la réponse est instantanée : « Comme la bande de totalité s’étire jusqu’au Mexique et aux États-Unis, les touristes internationaux étant principalement de langue anglaise et espagnole, ils vont se diriger naturellement vers les États-Unis et le Mexique », prévoit Mme Bélanger.
Cela dégagera probablement les ressources du PNMM pour l’accueil en priorité des Canadiens et des Québécois. « Tout se passera dans le bas de la montagne, car l’Observatoire du sommet sera réservé pour les chercheurs des universités affiliées », indique Marie-Georges Bélanger.
« Nous sommes excités comme à Noël, car cette éclipse, c’est comme un gros cadeau pour nous. C’est une expérience marquante. On espère évidemment le beau temps pour cette observation et nous sommes impatients de partager cette éclipse avec le reste du monde. Nous sommes vraiment privilégiés de nous trouver dans la centralité de la bande de totalité », conclut-elle.

Jean-Paul Gendron

Menée par le gouvernement du Québec : La consultation nationale sur le territoire et les activités agricoles interpelle le Haut-Saint-François

Jean-Paul Gendron, président de l’Agence de mise en valeur de la forêt privée de l’Estrie.

Le président de l’Agence de mise en valeur de la forêt privée de l’Estrie depuis 13 ans, M. Jean-Paul Gendron, dont le bureau est basé à Cookshire-Eaton dans le Haut-Saint-François (HSF), a senti le besoin de s’exprimer au sujet de la Consultation nationale sur le territoire et les activités agricoles, lancée en 2023 par le gouvernement du Québec.
Il s’agit d’une vaste opération menée par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ), visant à mettre en lumière l’ensemble des enjeux qui frappent de nos jours le monde agricole, comme la perte de la superficie des terres cultivées et l’accroissement de la valeur des terres, qui rend l’accès à celles-ci très difficile pour la relève agricole. Au Québec, l’agriculture occupe 4 pour cent du territoire, mais actuellement les terres vraiment cultivées en accaparent seulement 2 pour cent.
« Cette consultation vise une révision de la mission du gouvernement, par le MAPAQ, qui présente un historique sous l’angle de la Commission de la protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) », témoigne M. Gendron. « Sur le plan forestier, on vit le phénomène de l’augmentation des friches agricoles, avec l’embroussaillement des terres agricoles à l’abandon, qui finissent par devenir forêts. Cela nous interpelle ! »
« En Estrie, il y a des terres agricoles moins productives, comme dans le HSF. (NDLR : comparaison faite avec d’autres régions comme Coaticook et Compton, de même que les terres fertiles de la vallée du Saint-Laurent.) Mais dans notre MRC, la forêt privée est un complément indissociable de l’agriculture », soutient Jean-Paul Gendron.
« Dans le Sud du Québec, la forêt privée qui occupe 75 pour cent du territoire, impliquant 9200 propriétaires d’érablières qui incluent aussi des agriculteurs. Les érablières ont un gros potentiel en croissance. Elles jouissent d’une renommée mondiale et requièrent une vision stratégique de mise en valeur », ajoute-t-il.
« Le MAPAQ veut pousser le développement acéricole. Le HSF représente huit millions d’entailles et plus, en augmentation constante. Le président des Producteurs et productrices acéricoles de l’Estrie, Jonathan Blais, en fait son cheval de bataille pour l’accès aux terres publiques, où il y a encore un potentiel à développer. Le domaine de la forêt et de son industrie, c’est prospère parce que ses acteurs principaux, les producteurs, sont des passionnés », commente le dynamique septuagénaire, visiblement très fier de sa région.
Il fait ensuite le lien avec la collaboration de la MRC du HSF, qui a adhéré, en juin 2023, au Plan de protection des milieux hydriques et humides. M. Gendron, de même que MM. Bernard Lapointe et André Roy, respectivement président du conseil d’administration du Syndicat local de l’Union des producteurs agricoles (UPA) et le président du Syndicat des Producteurs forestiers du Sud du Québec, agissent comme membres du comité mis sur pied à ce sujet.
« Il faut être conscient de l’importance stratégique de la forêt pour le maintien des milieux hydriques et humides, en surface et souterrains, et de l’agriculture. C’est aussi important en tourisme, pour la valorisation des paysages ruraux de la région du HSF. C’est primordial que la MRC développe une réglementation en fonction de la protection des forêts. Je crois aussi à l’importance de l’éducation dans ce domaine », conclut Jean-Paul Gendron.

UPA

Bilan du réseau de producteurs agricoles biologiques : L’UPA-Estrie veut « Plus d’échanges pour moins de pesticides »

Lors d’une activité tenue à Compton, à l’été 2023, des producteurs agricoles ont discuté des meilleures pratiques d’utilisation des pesticides sur leurs propriétés, pour favoriser, entre autres, la santé des travailleurs et le respect de l’environnement.

Le réseau de producteurs agricoles bio-conventionnels de l’Estrie, de Chaudière-Appalaches et du Bas-Saint-Laurent, lancé au printemps 2022 et intitulé Plus d’échanges pour moins de pesticides, a dressé son bilan après deux ans et une vingtaine d’activités réalisées.
Il s’agit d’un réseau d’expertise qui vise l’échange entre les producteurs biologiques et conventionnels, de même que les conseillers du milieu agricole pour favoriser les changements de pratiques, afin de minimiser l’usage des pesticides.
Évidemment, bien qu’ils soient parfois indispensables en milieu agricole, il est possible de prendre action pour réduire l’utilisation des produits antiparasitaires. Le réseau Plus d’échanges pour moins de pesticides fait aussi connaître les méthodes de gestion des ennemis des cultures en agriculture biologique, tout en sensibilisant les producteurs aux risques pour la santé et pour l’environnement liés à l’utilisation des pesticides.
Les activités de ce réseau impliquant trois régions du Québec ont mené à la rencontre de 527 personnes, lors des 20 activités réalisées. En plus, un webminaire tenu le 24 novembre 2023 a réuni 57 personnes, ajoutant aussi 100 visionnements en rediffusion.
On estime donc, dans ce bilan, que toutes ces activités auront un impact concret sur la réduction des pesticides, un objectif également exprimé dans le Plan d’agriculture durable 2020-2030 du Gouvernement du Québec.
La Fédération de l’UPA-Estrie regroupe et représente 5011 producteurs agricoles propriétaires de 2818 fermes sur le territoire des sept MRC de l’Estrie, incluant le Haut-Saint-François (HSF). Elle promeut, défend et développe les intérêts professionnels, économiques et sociaux des producteurs, contribuant ainsi à l’amélioration continue et durable de leur qualité de vie.

actualite

Vitalisation de six municipalités du HSF : 12 nouveaux projets sélectionnés

La MRC du HSF a retenu 12 nouveaux projets dans le cadre du deuxième appel de projets pour la démarche de vitalisation de six municipalités du Haut-Saint-François (HSF) par le Fonds régions et ruralité, amorcée il y a maintenant quatre ans. Cette quatrième année se terminera d’ailleurs le 31 mars prochain.
En ordre alphabétique, ces 12 projets se répartissent comme suit : un à Chartierville, un à Hampden (en collaboration avec Scotstown), deux à La Patrie, quatre projets à Scotstown (en collaboration avec Hampden), un projet autonome à Scotstown, deux à Saint-Isidore-de-Clifton et un à Weedon.
Pour tous les détails à propos des 12 projets, consultez le site Internet de la MRC du HSF. Voici quand même quelques exemples seulement. À Scotstown, en collaboration avec Hampden, un projet de terrain multifonctionnel (phase 2) coûtant au total 136 484 $, recevra du Fonds régions et ruralité un montant d’aide de 122 835 $; à Weedon, un projet de surface multi-sports et patinoire pour le secteur de Saint-Gérard, coûtant 77 468 $, recevra une aide de 69 721 $; et à La Patrie, la réfection du parc Armand-Prévost (phase 2) pour l’amélioration des aires de jeux, coûtant 70 350 $, recevra 57 000 $ de subvention. Au total, près de 440 000 $ s’ajouteront ainsi pour ce deuxième appel de projets de l’entente aux 200 700 $ déjà distribués lors du premier appel.
L’entente de vitalisation du Fonds régions et ruralité, conclue avec le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation du Québec, prendra fin le 31 décembre 2025. Un dernier appel de projets sera lancé aux six municipalités concernées en avril prochain, pour un financement total jusqu’à hauteur de 300 000 $ du Fonds, à engager avant le 31 décembre 2024 et à dépenser pour le 31 décembre 2025.
« J’invite Chartierville, Hampden, La Patrie, Saint-Isidore-de-Clifton, Scotstown et Weedon à amorcer leur réflexion en se référant à leur plan de développement. Elles devront ainsi identifier les projets qu’elles soumettront à ce dernier appel de projets. Cela leur permettra d’améliorer leur situation quant aux trois facteurs de vitalisation, soit le taux de travailleurs de 25 à 64 ans, le revenu total médian des particuliers de 18 ans et plus, et le taux d’accroissement annuel moyen de la population sur cinq ans », a précisé Robert G. Roy, préfet de la MRC du HSF.
Pour sa part, la ministre des Affaires municipales, Andrée Laforest, a mentionné : « Par l’entremise de l’Entente de vitalisation, ce sont 12 projets qui verront le jour grâce à la participation financière de notre gouvernement. Leurs retombées rejailliront sur toute la MRC du HSF. Ainsi, la communauté profitera d’un milieu de vie plus dynamique et d’une bonification des services offerts. »
Enfin, le député de Mégantic, François Jacques, a ajouté : « Je suis heureux que de si beaux projets voient le jour dans le HSF. C’est toute la population de notre belle région, ainsi que les visiteuses et les visiteurs qui pourront en bénéficier. Je tiens à féliciter les municipalités et leurs partenaires pour ces initiatives toutes aussi importantes les unes que les autres. »

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Projet de loi 15 en santé et services sociaux adopté par bâillon : La CTROC conteste son adoption jugée négative pour le Québec

La Coalition des Tables régionales d’organismes communautaires (CTROC) a dénoncé l’adoption sous bâillon du projet de loi 15 de la réforme Dubé, le 9 décembre dernier, adoption qu’elle juge une mauvaise décision pour la santé de la démocratie québécoise.
La CAQ a en effet choisi d’imposer ainsi sa réforme du système de santé et services sociaux, visant supposément à le rendre plus efficace, faisant fi des recommandations de différents acteurs et actrices de la société civile formulées ces derniers mois, dont parmi eux le milieu communautaire autonome.
Ainsi un grand nombre d’organismes communautaires comme la CTROC se sont vu refuser la présentation de leur mémoire, sous prétexte du manque de plages horaires disponibles, lors de réels ratés entourant les audiences publiques sur le projet de loi 15.
La mission de la CTROC consiste pourtant à faire l’analyse de l’organisation du réseau public de la santé et des services sociaux, ainsi que de ses impacts sur les organismes communautaires autonomes et sur la population. Il est difficilement compréhensible que le ministre Christian Dubé ait fait le choix d’ignorer les connaissances et les expertises, du fait que la CTROC est constituée de regroupements régionaux qui représentent les organismes communautaires auprès des établissements régionaux actuels.
La CTROC joint ainsi sa voix à celles qui s’élèvent pour déplorer le manque de respect du gouvernement envers les processus démocratiques prévus pour protéger la société québécoise. En effet, la réforme imposée à la population comporte des dangers liés, entre autres, à la centralisation des pouvoirs, à la disparition des structures décisionnelles dans les régions et à l’ouverture de plus en plus grande faite à la privatisation des services. Certains indices laissent présager des tentatives de récupération des actions des organismes communautaires pour pallier les lacunes du réseau public, alors qu’ils répondent d’abord et avant tout aux besoins exprimés par le milieu.
Les intentions du ministre Dubé seront scrutées à la loupe durant la période de transition, en fonction des organismes communautaires, à leur financement à la mission qui constitue le principal moyen de garantir la préservation de leur autonomie, et aux marges de manœuvre régionales réelles qui resteront à la suite de l’adoption de la réforme qu’il souhaite instaurer.
Au sujet de la CTROC, elle réunit 15 regroupements régionaux d’organismes communautaires, qui représentent plus de 3000 organismes à la grandeur du Québec.

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Après une refonte complète : Voici le Fonds Marche/cours pour le HSF, version 2.0

Le Fonds Marche/cours pour le Haut a été complètement refondu, résultant en une version 2.0 afin d’en élargir l’accès à plus d’enfants et d’aînés possibles.
Ce fonds est constitué des profits générés lors des différentes éditions de l’événement qui s’intitule aussi Marche/cours pour le Haut (HSF). Il distribue une aide financière rendant possible des activités sportives, artistiques ou culturelles au plus grand nombre possible de jeunes et d’aînés de la région.
Cette refonte a été qualifiée de réussite puisque le programme a reçu plus de demandes dans les quatre derniers mois qu’au cours des 18 mois précédant la refonte.
Au chapitre des nouveautés, critères et conditions, notons qu’un comité a été mis sur pied pour étudier les demandes de plus de 150 $, les critères d’admissibilité ont été revus, quatre catégories d’accès ont été définies, une demande est possible par session et par enfant ou aîné – trois sessions par année – et le dépôt des demandes peut se faire en continu. Pour plus de détails, consultez Marie-Pierre Hamel, coordonnatrice des loisirs, ou le site suivant : mrchsf.com/services-aux-citoyens/loisir/#fondsmarchecours.
« En plus d’être accessible, ce fonds (…) permet maintenant d’impliquer les municipalités, soit les conseillers, directions ou agents de loisirs, de même que certains organismes dans le processus décisionnel. Cette méthodologie assure l’impartialité du choix des familles à soutenir », a déclaré la mairesse de La Patrie, Johanne Delage, qui est aussi présidente du Comité Loisir de la MRC du HSF.

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Projet Mon Shack… Mes choix… Mon avenir… : Ouverture de 22 nouveaux logements en santé mentale

Le projet Mon Shack… Mes choix… Mon avenir… a inauguré un deuxième édifice, en décembre 2023, qui offre maintenant 22 nouveaux logements abordables en soutien léger, pour les personnes vivant avec une problématique de santé mentale, à Sherbrooke. Pour l’organisme, il s’agit de l’opération Mon Shack 2.0.
Cette clientèle spécifique de tous âges y a également accès à un modèle unique au Québec, soit un milieu de vie bilingue, ainsi que l’implantation d’un « living-lab », l’Espace Univers-Shack qui consiste en un laboratoire vivant pour susciter la recherche et l’innovation en santé mentale. Ce projet spécifique a vu le jour grâce à un partenariat entre Mon Shack, l’Université Bishop’s et l’Université de Sherbrooke.
Des investissements totaux de plus de 5,9 millions $, provenant de la Seconde Entente Canada-Québec concernant l’initiative pour la création rapide de logements, a rendu possible le projet Mon Shack 2.0, fort louable. Les locataires concernés peuvent également y bénéficier d’une aide additionnelle pour se loger dans le cadre du Programme de supplément au loyer de la Société d’habitation du Québec (SHQ), une aide qui pourrait atteindre près de 2,5 millions $ sur 20 ans, assumée à 90 pour cent par la SHQ et à 10 pour cent par la Ville de Sherbrooke.
Au point de départ, Mon Shack a été créé en 2013. Le premier édifice a été ouvert en 2018, alors que Mon Shack devenait le premier organisme communautaire en Estrie se dévouant en santé mentale et offrant, sous un même toit, du logement abordable, des services d’intervention professionnels bilingues pour les 18-35 ans et des activités accessibles à la fois à la clientèle desservie et à la population.
« Un édifice sans services n’est qu’un édifice. Plus que jamais, dans un contexte où les besoins en santé mentale sont en augmentation constante, la contribution de la population à l’autofinancement de Mon Shack demeure incontournable pour en assurer la continuité et le développement de services bilingues », a affirmé la fondatrice et directrice générale, Josée Parent.
La population du Haut-Saint-François (HSF) est donc invitée au deuxième souper-bénéfice de Mon Shack, le 22 mars prochain, où des bouchées, cocktails, un souper gastronomique, un orchestre, un encan silencieux et des témoignages feront partie du menu de cette soirée mémorable.
Les personnes intéressées par le projet Mon Shack, pour la location d’un logement sous supervision en santé mentale, peuvent contacter l’organisme par téléphone, au numéro 819 481-0385.

Tournoi Atome PeeWee

Tournoi provincial Atome Pee-Wee du HSF : 48 équipes se disputeront les honneurs !

Pas moins de 48 équipes croiseront le fer dans le cadre du Tournoi provincial Atome Pee-Wee du Haut-Saint-François (HSF), du 5 au 18 février prochains, à l’aréna Robert-Fournier d’East Angus.
Ce tournoi de hockey pour ces deux catégories de joueurs âgés de 9-10 (M11) et 11-12 ans (M13) a été, durant plusieurs années, le seul d’importance dans la région du HSF. Mais depuis novembre 2023, un autre tournoi a vu le jour, soit le Tournoi Midget (M18) du HSF, mettant en vedette les joueurs de moins de 18 ans. Seulement 12 équipes avaient répondu à l’invitation des organisateurs de ce tournoi l’an dernier, également parrainé par l’Association du Hockey Mineur du Haut-Saint-François qui s’étalait alors sur trois jours seulement, les 24, 25 et 26 novembre 2023, pour cette première édition. Ce tournoi reviendra à l’agenda en novembre 2024.
Parmi les 48 équipes des catégories Atome et Pee-Wee, notons la présence des cinq équipes locales des Sharks de East Angus, M11 A, B et C, et M13 B et C.
Simplement pour donner une idée globale de leur provenance, des équipes viendront d’aussi loin que de la région de l’Outaouais sous le nom des Seigneurs de la Petite-Nation, de Saint-Jérôme, Mont-Tremblant, Terrebonne, Saint-Bruno, Sainte-Julie, Drummondville, Granby, etc.
Le match d’ouverture officielle prendra une allure spéciale, vendredi 9 février, 19 h 55, avec une cérémonie spéciale pour la présentation des joueurs avec mise en scène prévoyant fumée et projecteurs, présence des commanditaires et des dignitaires, comme les députés et maires de certaines municipalités, etc.
Ce match opposera l’équipe des Sharks M13B de East Angus, contre celle de Drummondville. Il sera précédé par les matchs des trois équipes Atomes des Sharks, M11C, B et A.
La présidente du tournoi, Jessika Boislard, a tenu à remercier « les membres de mon comité organisateur, qui ont chacun un rôle important à jouer, les bénévoles qui nous aident grandement, dont les parents des joueurs qui s’impliquent. En retour, le tournoi est gratuit pour les équipes locales des Sharks », a-t-elle spécifié.
« Les tournois que nous présentons s’avèrent essentiels pour l’Association du Hockey mineur du HSF. Il n’y en a pas eu durant les années de la pandémie et cela a paru très sévèrement dans les finances de notre organisme OBNL », a-t-elle indiqué avec de la sincérité dans la voix.
« Nous sommes contents de compter cette année sur la participation de 218 joueurs dans les sept catégories d’âges, ce qui représente une augmentation de 47 pour cent par rapport à moins de 150 joueurs l’an dernier », a livré Mme Boislard.
Cette dernière s’implique également dans l’Association du Hockey mineur du HSF, où son conjoint est vice-président. Ses quatre enfants jouent au hockey dans une équipe des Sharks, son fils est arbitre et son conjoint s’implique également en assumant le rôle d’entraîneur d’une équipe ! Une histoire de famille où chacun vibre pour le hockey local.
Notons enfin que durant le tournoi, des capsules sont offertes pour un tirage où des prix peuvent être gagnés. Un service de bar est également disponible. Et puis l’entrée est gratuite pour assister à tous les matchs de hockey durant tout le tournoi.

Dolbec

Les Entreprises Dolbec, de Cookshire-Eaton : En bonne posture, avec une relève assurée !

Prise dans le magasin impressionnant des Entreprises Dolbec, la photo réunit Marc Dolbec, président et propriétaire de la compagnie, au centre, avec ses deux fils, Kevin et Nicolas, sous l’œil amusé de Susie Bissonnette, derrière le comptoir. Employée à tout faire, la directrice administrative s’occupe des achats, des ventes et de toute la comptabilité.

Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis la création officielle des Entreprises Dolbec Ltée, à Cookshire-Eaton, par le regretté Roger Dolbec et son père Irené, en 1980.
Aujourd’hui, en 2024, s’officialisera la passation de propriété entre Marc Dolbec, président et propriétaire, qui a acquis et fondé Les Entreprises Dolbec Cookshire 2000 Ltée, l’entité qu’il transfère à ses fils Nicolas et Kevin, par un processus graduel qui a débuté il y a cinq ans.
Le Groupe Dolbec a déjà compté cinq entreprises, dont Boulons de l’Estrie, à une certaine époque, entreprise qui a été vendue depuis, de même qu’Équipements et manutention Dolbec, pour des produits usagés, et Aciers LS, de Bromptonville. Les activités sont maintenant regroupées sur le site principal, chemin Dolbec, accessible via la route 108, près du secteur de Birchton.
S’y trouvent l’usine, l’entrepôt et le magasin du groupe, structures qui ont gagné en envergure, et où se trouvait en 1958 la ferme que les parents, Françoise et Irené, ont achetée, à l’origine. Roger y avait construit un premier garage en 1976 pour y installer les Entreprises Dolbec Ltée. Son père y triait déjà tout le métal qu’il pouvait trouver, tout en opérant sa ferme laitière et tout ce que cela comportait de travail en parallèle, avec ses fils.
En 1980, Entreprises Dolbec offrait des services de soudure, de fabrication de remorques de ferme, de voitures à foin, etc. L’entreprise a fait son petit bonhomme de chemin, au fil des agrandissements de 1990, 1997 et 2000. C’est aussi l’année qui a vu l’arrivée de Susie Bissonnette, qui s’est démarquée comme directrice administrative de la compagnie, et qui s’occupe notamment des ventes, des achats et de la comptabilité. Elle comptera bientôt 24 ans de service. « Comme le temps a passé vite ! », s’est-elle exclamée.
Des produits et secteurs d’activités se sont ajoutés : une section charriots élévateurs, de fabrication d’étagères industrielles, de pièces en métal sur mesure, de vente d’acier, pièces de remorques, systèmes hydrauliques et pneumatiques, moteurs, essieux, pneus, réparation de boyaux hydrauliques, toute une panoplie de produits, en somme. Le magasin se révèle impressionnant, par la grande variété de ces produits qui y sont étalés et offerts à une clientèle toujours grandissante.
« Cette diversification des activités a permis, avec les étapes successives, de pouvoir garder les quelques employés durant toute l’année, car auparavant les entreprises Dolbec travaillaient dans des domaines saisonniers », fait remarquer Susie Bissonnette, visiblement bien au fait des rouages du Groupe Dolbec.
Pour ce qui est de Kevin et Nicolas, ils ont l’air naturel de bien se trouver dans l’entreprise que les fondateurs et leur père Marc ont mené à bien durant toutes ces années.
« La relève de notre père, on prend ça au jour le jour, car à chaque jour suffit sa peine. Nous travaillons ici depuis un certain nombre d’années. Nous demeurons à proximité du site de l’entreprise, moi dans l’ancienne maison de Roger, et Nicolas dans la maison paternelle, là dans le temps de la ferme des grands-parents. Cela est très facilitant, et pratique. Il n’y a pas eu toujours des périodes simples, dans l’entreprise. Encore aujourd’hui, on ne vit pas des temps faciles, mais nous allons passer à travers… », témoigne Kevin, avec beaucoup d’enthousiasme, sous le regard de son frère Nicolas, qui arbore en l’écoutant, un petit sourire complice !
Outre Mme Bissonnette, l’entreprise compte des employés fidèles, qui font son orgueil et son efficacité, en général, depuis plusieurs années : Gilles Bilodeau, depuis 1990, Steve Leclerc, depuis 1996, et Clayton McCourt, depuis 2019. Ah oui, on ne peut pas l’oublier, il faut ajouter la maman de Susie, Rozane Girouard, qui lui aide depuis 15 ans dans l’entreprise, à effectuer du classement et au ménage. Il n’y a aucun sot métier, c’est certain, tout le monde se fait valoir en tant qu’aide précieuse !

Valoris

À l’étape de l’étude de faisabilité et relié au centre de tri VALORIS, à Bury : Le projet de parc éco-industriel en voie de se réaliser en 2024

En 2024, sur le plan industriel dans la MRC du Haut-Saint-François (HSF), le projet d’aménagement d’un parc éco-industriel suscite beaucoup d’espoir, pour son potentiel économique, en lien avec le lieu d’enfouissement technique et le centre de tri Valoris, bien implanté dans la municipalité de Bury.
Ce projet s’inscrit dans le désir de la MRC du HSF de participer aux efforts de diminution des gaz à effet de serre (GES), de valorisation des matières récupérées et de réduction de l‘enfouissement des matières résiduelles.
Dès la fondation de Valoris, une portion du site de Bury avait été identifiée pour la réalisation éventuelle de ce projet. La direction de Valoris a d’ailleurs confirmé avoir reçu déjà des demandes et des déclarations d’intérêt de la part d’un certain nombre de promoteurs industriels intéressés à s’installer dans ce parc éco-industriel, advenant sa création dans un avenir rapproché. Cela correspond, semble-t-il, à un certain engouement. Mais plusieurs questions restent encore à être répondues. Elles le seront par le biais d’une étude de faisabilité.
En octobre 2023 a été annoncée la concrétisation d’une entente assortie d’une aide de 203 313 $ avec la MRC du Haut-Saint-François pour préparer l’aménagement du parc éco-industriel, autour du lieu d’enfouissement technique et du centre de tri de Valoris.
Le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH) assume 169 427 $ provenant du volet 3 – Projets « Signature innovation » des MRC, du Fonds régions et ruralité (FRR), qui encourage la mise en œuvre de projets majeurs pour la MRC, à partir d’un créneau d’intervention qu’elle a elle-même déterminé. Pour sa part, la contribution de la MRC du HSF se chiffre à 33 886 $.
« Ce projet est une étape vers la consolidation de l’identité territoriale de la MRC du HSF en tant que leader de grands projets d’ensemble dans le domaine de l’intervention en environnement, du développement industriel et de la gestion des matières résiduelles. L’entente conclue avec le MAMH financera l’étude de caractérisation du terrain. Cette étude propulsera le développement du parc éco-industriel de Bury et contribuera à la mission de Valoris : valoriser la matière résiduelle, encourager l’économie circulaire et réduire l’enfouissement », avait déclaré le préfet de la MRC, Robert G. Roy.
Actuellement, le projet piloté par le personnel de la MRC et par le consultant Daniel Bérubé, en est à l’étape de l’analyse des soumissions reçues pour la réalisation de l’étude de faisabilité. Le comité de gestion effectue cette analyse et a peut-être déjà soumis à Valoris une firme possible à cet effet. L’étude de faisabilité est prévue pour débuter au printemps 2024.
Le parc éco-industriel sur le site de Valoris, à Bury, devrait accueillir éventuellement des entreprises cohérentes avec la mission de base de l’entreprise, qui constitue une régie parrainée par la MRC du HSF.
Le parc éco-industriel rattaché à Valoris serait un centre de vitrines technologiques et de laboratoires de recherche sur l’utilisation des matières retirées. Il viserait également à attirer des usines de transformation autour de lui, encourageant ainsi l’entrepreneuriat et la recherche globale.

Légumerie Dionne

Entreprise familiale à Cookshire-Eaton, depuis 1953 : La Légumerie a déjà 40 ans !

Les quatre nouveaux actionnaires qui assurent la relève au sein de La Légumerie Groupe Dionne inc., depuis un processus qui a vu son aboutissement en 2023, de gauche à droite, Marc-Olivier, Jean-Philippe, Catherine et Charles, tous enfants de René Dionne. Ils posent juste à côté de grands bassins remplis de frites et de légumes.

L’entreprise familiale spécialisée en culture de la pomme de terre, à Cookshire-Eaton, a commencé en 1953 avec Jean-Paul Dionne et sa Ferme J.P. Dionne & Fils, il y a donc 70 ans. Une entreprise de chez nous, bien implantée, où la patate a acquis ses lettres de noblesse, étant à l’honneur en tout temps, cultivée dans les champs du territoire de Cookshire, à l’époque. La famille Dionne y a développé une expertise unique.
Ses fils Jean et René, en grandissant, lui ont aidé comme les bons fils qu’ils étaient ! Ils en sont venus à prendre sa relève, petit à petit, en créant avec lui La Légumerie Groupe Dionne inc., en 1983, ajoutant alors le volet transformation à leurs opérations, de même que la distribution de pommes de terre et de toute une variété d’autres légumes. Cette nouvelle entreprise célèbre aujourd’hui ses 40 ans.
« En 2008, nous avons arrêté la culture de la pomme de terre dans nos champs, qui n’étaient vraiment pas assez grands pour assurer notre expansion. Nous étions rendus là, il aurait fallu acheter plusieurs hectares de plus dans les alentours. Nous avons maintenant six producteurs qui cultivent pour nous, dans des champs à eux, et qui nous livrent leurs pommes de terre en vrac », raconte Jean-Philippe Dionne, fils de René, qui, avec sa sœur Catherine et ses frères Marc-Olivier et Charles, voient à la bonne marche de l’entreprise, à la suite de leur père et de leur oncle Jean. Ce dernier a pris sa retraite en 2013.
« Nous visitons ces champs régulièrement. Grâce à l’expertise que nous avons développée, nous sélectionnons les pommes de terre directement aux champs, en plus d’effectuer la gestion d’inventaires, le traitement du produit et un contrôle très serré de la qualité », ajoute Jean-Philippe, qui a une formation d’ingénieur industriel qui lui permet de s’occuper des procédés de transformation, de leur efficacité, de l’entreposage et de la distribution.
Conscient de la force que représentent les membres de sa famille, il parle ensuite des formations que les trois autres ont acquises. « Catherine est ingénieure alimentaire. Elle s’occupe des contrôles, de l’électronique, de l’assainissement, de salubrité, de la propreté, vraiment nécessaires dans le domaine alimentaire. Marc-Olivier, l’aîné des quatre, a étudié en électro-mécanique. Il touche dont à la maintenance, globalement, mais à l’automatisation des équipements, à la mécanique, à l’efficacité des camions de livraison, etc. Finalement, Charles, le plus jeune, a une formation en mécanique industrielle, qui est à la base de tout. Il peut ainsi travailler en électricité, à l’usinage, en production », décrit-il.
La gamme de légumes frais transformés la veille et livrés le jour suivant, selon la philosophie industrielle du juste à temps, dans les restaurants principalement, inclut une grande variété de produits : des frites, bien sûr, mais aussi des pommes de terre de fantaisie, patates douces, brocoli, chou-fleur, courgettes, carottes, chou, navet, céleri, oignon, piment vert et piment rouge, et même différents légumes pré-mélangés.
« Notre ferme est en synergie avec l’entreprise. On y cultive 300 acres de blé et de soya, qu’on fournit entre autres à la meunerie de Cookshire, pour l’alimentation animale, et le blé pour la fabrication de pains. Nos déchets de transformation des patates et légumes servent à la fertilisation des champs de notre ferme et, aussi de la Ferme d’Orée, à Bury, dans une véritable économie circulaire », se réjouissent à l’unisson les Dionne.
« Depuis le début, les échanges avec nos voisins sont des valeurs gardées de génération en génération, depuis notre grand-père Jean-Paul, pour le bon voisinage. On fournit à nos voisins de la paille, du fumier et d’autres matières résiduelles qu’on génère… Il n’y aura pas de grands événements pour célébrer notre 40e anniversaire, mais des investissements sont pressentis dans la ferme, pour un hangar agricole, un garage de mécanique et de nouveaux équipements, pour maintenir notre autonomie à 100 pour cent. Nous prévoyons investir environ 600 000 $ au total, pour les matériaux et les équipements », affirme Jean-Philippe.
« Nous voulons également rajeunir La Légumerie. Ce sera ce que nous appelons les projets des jeunes, pour l’entreposage, la transformation et la distribution ! », affirme à son tour Charles.
« On livre dans les HRI, soit l’hôtellerie, la restauration et les institutions. Les marchés que nous avons développés : l’Estrie au complet, Chaudière-Appalaches, le Centre-du-Québec, et nous avons quatre distributeurs qui nous aident pour Montréal, Trois-Rivières, Granby et ailleurs en Montérégie », énumère Marc-Olivier.
Les quatre jeunes sont fiers d’avoir procédé à une étape importante, en 2023, soit le rachat des actions que possédaient des investisseurs séniors dans l’entreprise. Mais leur père René demeure le seul autre actionnaire, constituant un mentor important pour eux tous !

robert roy

Pour améliorer son PGMR : La MRC du HSF a tenu deux consultations publiques

Robert Roy, préfet MRC du Haut-Saint-François.

Dans le but de présenter à la population son Plan de gestion des matières résiduelles (PGMR) et de recevoir les commentaires qu’il a suscités aux participants, la MRC du Haut-Saint-François (HSF) a tenu deux séances de consultations publiques, les 20 et 21 novembre derniers. La première a eu lieu à Cookshire-Eaton et la deuxième à Scotstown.
Parmi les personnes présentes à ces deux rencontres, le préfet Robert G. Roy a accueilli des citoyens, des conseillers municipaux et des représentants de groupes d’intérêt du HSF. Les questions du public ont porté sur la gestion des matières résiduelles et le traitement de matières particulières, et ont été transmises à la MRC sous forme de mémoires. La MRC a reçu les mémoires jusqu’au 31 décembre et elle a apporté les modifications au projet de PGMR qui s’imposaient, lequel sera adopté à nouveau par le conseil de la MRC et ensuite envoyé à Recyc-Québec pour sa validation. L’adoption finale surviendra par la suite au courant de 2024.
Le coordonnateur en environnement à la MRC, Julien Pagé, a apporté des précisions sur le PGMR. « C’est la planification de notre gestion des matières résiduelles pour les sept prochaines années. Il se veut plus ambitieux que le dernier plan et couvre une multitude d’actions qui seront mises en place. Il inclut la sensibilisation, des cafés réparation, un élargissement du service des écocentres, la mise en place d’une patrouille verte et plus encore », a-t-il énuméré.
Le projet de PGMR se veut une optimisation des ressources de la MRC et de ses municipalités constituantes, sur le principe de tandem optimal, où les investissements profitent d’économies d’échelle et de gains en efficacité lors possible.
L’équipe du département de l’environnement, à la MRC, veut remercier la firme Stratzer pour son accompagnement en services-conseils, le préfet Robert G. Roy qui a démontré son grand support lors des deux soirées de consultations publiques, et la Municipalité de Scotstown.
« La performance du Haut-Saint-François en matière de gestion des déchets est déjà bonne. Mais plutôt que de s’en contenter, j’y vois le meilleur des tremplins pour s’améliorer encore plus ! Je souhaite que de plus en plus de nos citoyens adhèrent au Mouvement j’y participe. Agir concrètement à réduire les déchets, c’est un défi que nous avons tous intérêt à relever ! », a déclaré le préfet.
Ce dernier a ensuite fait référence aux bénéfices financiers de la réduction des déchets, soit la diminution du tonnage enfoui et la durée de vie prolongée des cellules créées chez Valoris, de même que le retour de compensation. Il a fait valoir que le coût des mesures prévues par le PGMR est facilement remboursé par ces économies.

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