Ronald Martel

Ronald Martel

Originaire de Lac-Mégantic, Ronald Martel a travaillé pendant plus de 20 ans pour La Tribune de Sherbrooke et L’Écho de Frontenac. Son père a été propriétaire de JM Poulin à Cookshire, une épicerie devenue supermarché.
Moulin 4 milles

Le petit moulin du 4 milles, à La Patrie : Deux artisans fabriquent des saunas en cèdre merveilleux pour la santé

Céline Rivière a conçu et produit 34 saunas en cèdre avec son compagnon de vie, Richard Paquette, dans leur entreprise, Le petit moulin du 4 milles, à La Patrie. Ils posent tous les deux devant l’un de ces saunas qui peuvent s’installer pratiquement partout, afin d’assurer un bien-être grandissant, à l’usage, pour leurs propriétaires.

La vie d’aujourd’hui amène les gens à être de plus en plus conscients de l’importance des soins de santé à développer dans leur quotidien. C’est ce qui a amené Richard Paquette et sa compagne Céline Rivière, deux artisans du bois qui habitent La Patrie depuis 30 ans, à se lancer dans la fabrication artisanale de saunas en cèdre. Leur entreprise s’appelle Le petit moulin du 4 milles.
Il y a longtemps que les Vikings, jadis, et leurs descendants scandinaves aujourd’hui, connaissent les bienfaits que procurent des séances dans la chaleur et l’humidité d’un bon sauna ! Ce rituel fait même partie des valeurs intrinsèques de leur civilisation, comme dans bien d’autres pays asiatiques, entre autres.
Richard et Céline, qui s’étaient connus en 1991, dans la région où est survenue la crise d’Oka à ce moment-là, ont acheté, en 1994, une ancienne ferme sur le chemin du Quatre-Milles, voie publique qui délimite les territoires municipaux de La Patrie et Hampden, dans le Haut-Saint-François. Ils n’ont cependant gardé que 10 acres de terre, bien amplement pour leurs projets.
Auparavant, Richard avait planté des arbres près de Manic 3, ce que Céline avait fait avec lui, puis il avait travaillé pour le Groupement forestier des Appalaches. Voulant restaurer le plancher de bois de leur maison, ils n’avaient trouvé personne pour le sciage des billots neufs qu’ils voulaient utiliser, faute de scierie prête à scier le bois qu’il avait alors en main. Cela a convaincu Richard de lancer son entreprise d’achat et de sciage de bois, surtout du cèdre choisi pour les produits futurs qu’il voulait développer, qui est précieux pour la production de saunas. C’est que le cèdre résiste mieux aux intempéries que les autres essences, plus léger à la manutention et qui sèche parfaitement bien à l’extérieur, évitant l’utilisation d’un séchoir.
Céline, née à Saumur, mais qui a grandi dans la région Loire-Atlantique, en France, est arrivée au Québec en 1989, sous l’influence d’un oncle qui habitait La Pocatière. Elle a donc la double nationalité canadienne et française.
« Au début de notre couple, je me suis concentrée à m’occuper de nos trois enfants, en bas âge, qui n’allaient à la garderie que deux jours par semaine. Quand notre bébé a été plus vieux, j’ai beaucoup aidé Richard, dans notre entreprise, en achetant un planeur, puis j’ai investi pour acquérir une petite moulurière. J’en ai fait des moulures, pour des clients, jusqu’en 2022 ! Et Richard aussi m’a aidé quand j’ai décidé de m’y mettre pour produire les saunas, il y a sept ans, en me fournissant le bois nécessaire. Depuis 2017, j’en suis rendu à mon 34e sauna ! », indique fièrement Céline.
Le couple a choisi de fabriquer ce produit parce que des gens l’avaient demandé. « La pandémie de COVID-19 a fait en sorte que nous avons été grandement débordés. Nous avons vraiment eu beaucoup d’ouvrage, car tout le monde voulait un sauna, tout le monde avait plus de temps pour relaxer et s’occuper un peu plus d’eux-mêmes, de leur santé, de leur bien-être ! », raconte Céline Rivière.
« Il y avait vraiment une très grosse demande, c’est un très beau et bon produit en cèdre que nous avons développé. Et le sauna contribue à une bonne santé. Mes saunas doivent être solides, durables, confortables et beaux esthétiquement », énumère l’artisane, bien convaincue.
« C’est quand même fatigant de travailler le cèdre, c’est beaucoup d’ouvrage, parce qu’il y a beaucoup de pertes dans le cèdre. Il y a de la silice dans la fibre de cette essence de bois, ce qui brise les lames des scies. Il me faut 120 planches de cèdre pour commencer un sauna, et j’en utilise vraiment que 77. Il y a donc des résidus, si on peut dire, il faut un certain triage pour identifier et ne conserver que les beaux morceaux, avec beaucoup d’attention pour obtenir finalement un beau produit », explique-t-elle.
« Avec les morceaux qui restent, je fais aussi des tables de pique-nique, des bancs de parc, des barils en cèdre et le reste sert comme bois d’allumage. Durant la pandémie de COVID, les gens voulaient aussi beaucoup de bois pour toutes sortes de travaux qu’ils avaient enfin le temps d’amorcer et de compléter. Nous avons été très occupés, les gens ne voyageaient plus, ils avaient du temps, nous n’avons pas chômé. Nous recrutons nos clients surtout grâce à notre site Internet », ajoute-t-elle.
« J’aimerais travailler encore trois ou quatre ans à faire des saunas, selon les commandes que nous recevrons, encore nombreuses, je l’espère », conclut-elle.
Pour Richard, qui avoue avoir travaillé physiquement depuis 50 ans, il aspire à un ralentissement de son activité de travailleur du bois, ce qui a été une grande passion qui a rempli sa vie.
Un sauna peut s’installer partout, car l’esthétique des gros barils se marie très bien avec tous les paysages et tous les aménagements de maisons, chalets, condos, etc., que ce soit en ville ou en campagne. Ses principales caractéristiques sont les suivantes : la structure en forme de baril a 6 pieds de diamètre, 8 pieds de longueur, munie d’un poêle à bois ou électrique, avec des pierres chaudes pour créer la vapeur. Les clients intéressés peuvent obtenir une démonstration en prenant rendez-vous avec Céline ou Richard. Choix de couleurs possibles grâce aux teintures à bois durables, de marque Sansin.
Pour communiquer avec Le petit moulin du 4 milles, il faut composer le 819 657-4781 ou consulter le site Internet www.cedredupetitmoulin.com pour parler directement avec l’artisane Céline Rivière, qui fabrique les saunas d’une esthétique parfaite !

Renée Morin

À l’église Saint-Louis-de-France, à East Angus : Renée Morin, cheffe de chorale de père en fille

La cheffe de chorale Renée Morin sait composer avec ses choristes, au nombre d’une vingtaine lors des messes régulières du dimanche, alors que leur nombre passe à une trentaine en préparation pour la période de Noël.

La grande aventure de la chorale, reliée à l’église Saint-Louis-de-France, pour l’actuelle cheffe de chorale Renée Morin, a commencé avec son père Lévis Morin, natif de Thetford Mines, au début des années 1960. Ce dernier, bénévole à l’église, a commencé à faire de l’animation à la messe de 9 h 30, jusqu’en 1985, et à chanter dans la chorale, dont le célèbre cantique Minuit Chrétien à la messe de Noël. Il a ensuite dirigé la chorale pendant quelques années. Sa fille Renée se joignit à lui et à la chorale alors qu’elle n’était âgée que de huit ans !
Mais effectuons un saut en arrière pour évoquer l’intéressant historique de la chorale. C’est vers 1934 que Hervé Bergeron introduisit le chant grégorien dans la paroisse Saint-Louis-de-France, à East Angus. Un groupe de 18 chanteurs acceptèrent alors de suivre une formation pour se familiariser avec cette catégorie ancienne de chants d’église.
Cela fit en sorte qu’en 1938, la chorale remporta un trophée d’honneur et de mérite, de même qu’un premier et un deuxième prix en participant à des concours de chant grégorien, sous la direction de Lucien Bilodeau.
C’est en 1943 que ce dernier créa enfin un chœur de chant mixte. Au printemps de cette année-là, la chorale effectuait des concerts se composant de chants à quatre partitions, composés de pièces classiques, populaires et folkloriques. Ces pièces, extraites du répertoire de l’abbé Charles-Émile Gadbois, étaient bien connues grâce à son recueil de chansons très populaires s’intitulant La Bonne Chanson.
Au début des années 1960, des voix féminines se font entendre enfin lors des cérémonies religieuses, dans l’église d’East Angus. Grâce au Concile Vatican II, l’animation par le chant fait donc son apparition dans les églises. C’est alors que le père de Renée Morin prend la direction de la chorale. Sœur Marielle Larose prit sa relève, enrichissant le chœur d’un répertoire de chants populaires et folkloriques, afin de donner quelques concerts à East Angus. Sœur Larose laissa ensuite la direction à Jean Benoit Marcoux, jusqu’à l’automne 1980, où M. Morin reprit les rênes de la chorale.
Une belle réalisation de sa part fut de monter un répertoire pour le traditionnel concert de la messe de minuit. En 1985, il céda sa place de directeur à Louis Fournaise, qui dirigea la chorale pendant quelques années. Depuis le début, Blanche Roberge agissait comme organiste, accompagnant ainsi la chorale pendant 60 ans, à titre de première femme à toucher l’orgue Casavant à l’église. Elle quitta l’orgue en 1976. Rodrigue Boivin prit sa place à titre d’organiste principal jusqu’en 1991, alors que son épouse Gisèle le remplaça. M. Boivin prit alors la direction de la chorale, jusqu’à la fin de 2008. Sous sa direction, le chœur Saint-Louis préparait chaque année un concert de Noël, avec des musiciens pour accompagner les 35 choristes.
C’est donc en 2009 que Renée Morin accède à la direction du chœur. Cadette d’une famille de trois enfants, celle-ci compte alors sur plusieurs chantres, mais ils ne sont aujourd’hui qu’une vingtaine pour animer les messes du dimanche. Notons que le nombre de chanteurs grimpe à 30 quand vient le temps de préparer la messe de Noël. La doyenne de sa chorale a 93 ans, Yolande Skelling. Mme Morin se trouve elle-même dans les plus jeunes, avec l’organiste Dominic Alexandre.
« Nous ne donnons plus de concerts de nos jours. Nous avons enregistré, dans le passé, deux CD, au cours de notre histoire. Un CD de Noël, le 4 novembre 2006, la chorale étant sous la direction de Rodrigue Boivin à ce moment-là, pour immortaliser toutes ses années de travail. Avec ce CD, nous avions amassé 10 000 $ qui ont été remis à l’église pour financer des travaux de rénovation et d’entretien. Le deuxième CD, qui présentait des chants de Pâques, nous l’avons produit en 2015 », se remémore Mme Morin.
« Mon père a toujours été mon mentor, avec qui j’ai beaucoup appris. Le 19 octobre 1985, il a été ordonné diacre permanent. Cela lui a permis de baptiser et de marier mes trois enfants et un certain nombre de ses petits-enfants ! », relate Renée Morin avec de l’admiration dans la voix.
« J’avais pris auparavant des leçons de musique, des cours d’orgue, pendant 10 ans, avec Rodrigue Boivin, alors organiste », raconte-t-elle. Mme Morin travaille comme éducatrice en service de garde à l’école du Parchemin, côté Couvent, à East Angus.
« La chorale représente un travail assez demandant, quand on pense à toutes les pratiques nécessaires pour se préparer. On peut passer un an à préparer une prestation musicale comme celle de la messe du centenaire. C’est aussi la préparation des messes du dimanche, où il y a des thèmes qui impliquent des chants spéciaux à apprendre. Cela demande de penser à l’avance, d’être à l’affût avant tout le monde, je vais sur Internet et je dois monter les programmes. À une certaine époque, il y avait plus de mariages qu’aujourd’hui, cela demandait également une préparation exigeante », se souvient-elle.
Dans notre monde moderne, la relève est très difficile à obtenir. « Nous sommes tous des bénévoles. C’est difficile de penser que la chorale pourrait disparaître un jour. Nous avons une chorale qui est réputée, à East Angus et même ailleurs. Je souhaite que nous puissions lancer un message important par l’entremise du journal : les gens intéressés à se joindre à la chorale, pour la période des fêtes qui s’en vient, il s’agit pour eux de se faire connaître, en m’appelant au 819 832-2196 », a-t-elle conclu.

Gilles Denis

L’Espace culturel Cookshire-Eaton de Gilles Denis enfin reconnu

Gilles Denis s’est permis de pavoiser un peu après avoir reçu la nouvelle, via le Conseil de la culture de l’Estrie, de la subvention de 24 000 $ pour son projet Culture en Ruralité, pour l’excellente programmation musique et arts visuels de 2023, une reconnaissance et un soutien qu’il attendait depuis très longtemps.

En octobre dernier, le prestigieux Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) a annoncé un soutien exemplaire de 515 000 $ à 19 artistes et 8 organismes artistiques de l’Estrie, parmi lesquels figure l’Espace culturel Cookshire-Eaton, fondé en 2022, par l’homme d’affaires Gilles Denis, qui s’est vu attribuer une aide appréciable de 24 000 $.
Gilles Denis avait de quoi jubiler d’enfin recevoir ce soutien du CALQ, représentant pour lui une reconnaissance très importante. Son projet, rédigé par lui et sa fille Myriam, comportait une demande de 30 000 $ au programme de soutien aux organismes artistiques professionnels. Cependant, il est très rare que les subventionneurs gouvernementaux acceptent de verser au complet ce que demandent les organismes.
« C’est pour moi la reconnaissance de l’importance des Arts dans un milieu comme le nôtre. La ruralité a toujours été négligée, elle en a besoin de cette reconnaissance. Les villes ont des budgets restreints, ils nous supportent, mais pas à la hauteur de nos besoins, c’est important la culture dans nos vies », a déclaré M. Denis.
« Nos projets culturels ont débuté en 2015 pour les arts visuels et en 2003 pour la musique. Nos objectifs ont toujours été de développer les arts dans une région rurale comme la nôtre. Les préoccupations non urbaines de cette nature représentent des défis différents de ceux qui existent dans la métropole et dans la capitale de la province. Je suis très content que le CALQ reconnaisse ces faits. Car les préjugés auxquels nous faisons face ici ne nous facilitent pas la vie ! », a-t-il lancé en entrevue.
« Nos moyens financiers limités rendent difficile de supporter les artistes en leur payant des cachets décents, qui seraient mérités. On n’avait tout simplement pas les moyens. Cette aide du CALQ nous rend concurrentiels par rapport aux autres activités pour les artistes. Et puis, c’est aussi pour nous une belle reconnaissance des pairs, des élus, des politiciens, de la MRC, des municipalités du HSF. Cela va nous ouvrir des portes avec d’autres artistes et avec le public », fait valoir Gilles Denis.
« J’apprécie spécialement que la MRC se soit impliquée en versant sa quote-part à la Table des MRC de l’Estrie. Ce fut une bonne décision, car cela nous accréditait automatiquement à recevoir une subvention de la part du CALQ. Précédemment, la MRC ne participait pas au fonds. La culture était le parent pauvre des loisirs. Nous avons eu à convaincre nos politiciens comme participants. On ne peut pas être tout le temps tout seuls », déplore-t-il. « C’est encourageant que nous ayons un bon support de la part des commanditaires de notre milieu, cela nous a aidés, mais… » L’homme d’affaires n’a pas osé terminer sa phrase.
« Une autre étape importante a été l’accréditation Cœur Villageois obtenue pour Cookshire-Eaton. Les organismes s’inter-influencent… Tourisme Cantons-de-l’Est a apporté beaucoup à Cookshire-Eaton, en termes d’envergure, avec Cœur Villageois, et maintenant le CALQ… Notre crédibilité s’en trouve reconnue, de même que la qualité de notre travail. C’est un support aux artistes professionnels, c’est majeur, un support comme organisme qui aide à faire connaître les Arts par les professionnels, il s’agit de faire découvrir les “grosses pointures”, ce qu’on essaie de faire », martèle M. Denis.
Un extrait significatif ressort du document préparé par le duo père-fille pour la préparation du formulaire de demande de subvention au CALQ : « La programmation préparée pour notre saison 2023 propose treize événements en musique et en arts visuels, réunissant 29 artistes et musiciens professionnels, dont 11 de l’Estrie et 11 de la relève. La programmation des concerts est pensée par Myriam Genest-Denis, musicienne classique professionnelle depuis plus de 15 ans. Les expositions en arts visuels sont le fruit d’une réflexion d’un comité de travail regroupant artistes et membres du CA. Dans les deux volets, les expositions et concerts programmés sont sélectionnés en fonction d’une balance entre accessibilité et nouveauté », y est-il décrit.
« Le choix des artistes visuels va en ce sens, par la présentation de techniques et visions artistiques variées. Les concerts sont aussi pensés de manière à faire découvrir de nouveaux timbres sonores et mettre en valeur des œuvres moins jouées à travers une programmation plus classique, que ce soit par l’intégration de répertoire contemporain ou la mise en valeur de compositrices… Les cachets offerts sont supérieurs au minimum en usage dans les milieux professionnels », peut-on y lire.
L’Église Trinity United, le parc des Braves dans la ville, la Galerie d’art Cookshire-Eaton avec ses deux salles, la petite et la grande galerie au Victoria Hall, l’étang Cloutier pour les spectacles en plein air, sont ensuite identifiés comme sites des prestations, tous situés à Cookshire-Eaton.
Gilles Denis reprend la parole dans le cadre de l’entrevue : « L’importance économique de la culture, elle est sous-estimée. Les villes d’ici, à défaut d’industries, ont développé le tourisme, souvent par la culture. Le meilleur exemple se trouve dans une autre région : Baie-Saint-Paul ! Par le développement culturel, on sensibilise et on accroche la beauté physique des villes, on fait attention au patrimoine, par ricochet, on le protège, ce qui est un gros fardeau pour les villes », professe le passionné Gilles Denis.
« C’est aussi une question de continuité. Nous espérons faire maintenant partie du réseau du CALQ pour le développement culturel. Nous avons des projets à venir, continuer à développer le secteur de la musique et des arts visuels. Nous avons à cet effet des bâtiments extraordinaires pour le faire ! », a-t-il conclu.
Deux artistes du Haut-Saint-François (HSF) ont également reçu chacun une aide de 19 000 $ du CALQ, soit Chloé Bouchard-Fortier, pour la création et l’enregistrement de cinq compositions de l’artiste NORTH, et Camille Lacelle-Wilsey, pour un projet de recherche en danse et en photographie s’intitulant Enquête radieuse.

Vitraux

Dans le cadre de ses 100 ans, à la Balade des Clochers : L’église Saint-Louis-de-France visitée à nouveau !

La conférence de l’architecte Rémi L. Petit au sujet des magnifiques vitraux de l’église, qu’il a donnée en se déplaçant devant ceux-ci dans les jubés, la nef et le chœur, a su captiver plus d’une cinquantaine de participants, à l’occasion de la Balade des Clochers.

On n’a pas 100 ans tous les jours… ! L’église Saint-Louis-de-France à East Angus a su attirer l’attention à nouveau à l’occasion de la Balade des Clochers, ces 14 et 15 octobre derniers, avec des activités dignes de mention pour son centenaire d’existence. Les visites guidées offertes à cette occasion ont attiré de nombreux visiteurs tout au long des deux jours prévus.
L’érudition de son président d’honneur, l’architecte Rémi L. Petit, a transparu dans sa conférence sur les vitraux remarquables qui ornent cette majestueuse église, véritable joyau du patrimoine religieux du Haut-Saint-François (HSF).
Autant par la qualité de ses recherches et de ses connaissances d’historien, démontrée par M. Petit, ses propos ont été appréciés par plus d’une cinquantaine de participants qui l’ont remercié chaleureusement par leurs applaudissements nourris, à l’issue de sa conférence, le samedi 14 octobre, première journée de l’activité.
Comme M. Petit connaît très bien l’église d’East Angus dans sa totalité, il a débuté sa conférence avec quelques notes historiques intéressantes.
« Une première église occupait déjà l’emplacement de l’église Saint-Louis-de-France, avant sa construction. Elle a été déplacée en 1894, sur des rails, et occupe maintenant un terrain à l’arrière du presbytère. La nouvelle église devait coûter 160 000 $ au point de départ, mais finalement, son coût de construction s’est élevé à 364 000 $. Dès la construction, les 29 fenêtres ont reçu des vitraux, plus les trois grandes rosaces. Tous ces vitraux ont coûté au total 15 100 $, qui ont fait l’objet de dons variés », a révélé M. Petit.
« Les vitraux de certaines fenêtres présentent un personnage, drapé dans certains habits d’apparat, et ceux de grande envergure comme les rosaces racontent la vie d’un personnage plus important », a transmis le conférencier, qui a donné de bonnes explications des techniques de production du vitrail qui ont été utilisées et ont fait la renommée de l’ensemble de ces ornements de l’église.
« Il y a deux qualités différentes de vitraux dans notre église. Certains proviennent d’un atelier ayant offert un travail de plus grande qualité, situé à New York, du nom de Daprato. D’autres offrent un travail de moins bonne qualité, visible à l’œil, et se trouvent à Montréal », a spécifié l’orateur.
Il a fait état de plusieurs détails de la grande rosace de l’arrière de l’église, au-dessus du jubé, dédié à saint Jean-Baptiste, patron des Canadiens français, qui présente quatre scènes de sa vie. « Un vitrail, c’est comme un évangile de verre, présenté pour faire l’éducation religieuse de la population. Plusieurs scènes sur la vie du seul roi français qui est devenu un saint, saint Louis, dont la mort est illustrée dans un vitrail au centre de l’église, au niveau de la nef », a mentionné M. Petit.
L’Immaculée Conception est représentée dans un vitrail du chœur de l’église, provenant de l’Atelier Daprato de New York, d’une meilleure qualité très visible. Les grandes rosaces des deux galeries présentent des modèles appropriés, soit féminins pour la galerie qui servait pour les filles, et des modèles masculins pour la galerie du côté des garçons.
L’autre activité importante de la journée se déroulait en après-midi, soit un concert d’orgue donné par l’organiste titulaire de l’église Saint-Louis-de-France, Dominic Alexandre. Les participants ont alors pu se rendre compte du son solennel et majestueux de l’orgue Casavant Frères, produit et installé en 1928.
Il a été applaudi pour son choix de pièces musicales à l’orgue Maintenant Dieu est avec nous, d’un compositeur allemand, qu’il a présenté parce qu’il permettait d’illustrer la diversité des jeux de 61 tuyaux employant deux claviers et le pédalier – chaque pièce du pédalier produisant également une note, ce qui est particulier à l’orgue, pédalier qui n’existe pas pour le piano. A suivi La suite romantique, composée par Denis Bédard, un compositeur québécois prolifique de pièces pour l’orgue. Sa suite comprenant quatre pièces distinctes qui ont mis en valeur encore davantage la versatilité de l’orgue Casavant de l’église.
« Ses pièces comportent beaucoup de notes qui m’obligent à une grande gymnastique même avec les pieds ! », a blagué M. Alexandre, en commentant sa prestation.
Puis finalement, le concert se clôturait avec Parade, pièce d’un compositeur belge, Jacques-Nicolas Lemmens, au son mélodieux et virtuose adapté à une grande église.
« À 13 ans, ma mère, qui était elle-même organiste à l’église, m’a dit qu’elle souhaitait que je prenne un cours d’orgue. J’étais déjà pianiste. Elle souhaitait que je prenne sa relève. J’ai quand même fait plus tard une maîtrise en chant. J’étais plutôt chanteur. L’orgue, c’est très différent du piano. Je ne fais jamais de concert d’orgue, habituellement », a-t-il raconté, faisant rire son assistance.
L’organiste a indiqué, en conclusion, comment l’orgue de l’église fait l’objet d’un entretien exemplaire, qu’il est accordé régulièrement et réparé à mesure que des pépins surviennent, s’il y en a.

camping

Bilan de la saison 2023 : Les campings ont subi les sautes d’humeur de Dame Nature

Comme pour les autres sites, le terrain du Camping Beau-Soleil à Weedon n’a pas été épargné par les caprices de Dame Nature.

La saison de camping 2023 n’a pas été facile pour tous les campings du Haut-Saint-François, qui ont connu une hausse notoire pour les quantités de pluie records que tous ont reçues !
Ascot Corner, Camping Parc Canoe
« Nous avons eu beaucoup d’annulations à cause de la pluie, au cours de cet été pluvieux. Même si la saison a été meilleure que l’an dernier, car on a doublé les résultats de 2022, nous sommes encore en période de démarrage. Ouvert au public que depuis trois ans, notre camping n’a pas de campeurs saisonniers. L’achalandage a été moins bon que prévu. Les gens viennent des alentours, mais ne nous connaissent pas ! », a indiqué le propriétaire, Dominick Giguère.
Lingwick, Domaine Sévigny
Heureusement que ce camping a des campeurs saisonniers, car la saison a été caractérisée par peu de visites générées par des campeurs de passage. « Notre camping est plutôt tranquille, moins idéal pour des enfants avec moins d’attraits pour eux que d’autres sites. La saison a quand même été meilleure que lors de la pandémie, mais ce ne fut pas comme avant, à cause de la température en général. Des gens ayant effectué des réservations ne sont même pas venus, sans même prévenir. Comme on ne fait pas payer à l’avance, nous avons ainsi perdu une partie de notre chiffre d’affaires. On pense changer notre politique de réservations dans le futur. Nous avons un beau camping. Chez nous, il n’y a pas de vase qui se forme sous la pluie, c’est du sable, les terrains sèchent plus vite. Notre golf, c’est un par 3, et nous n’avons que 20 sites de camping, sur la route 257 à Sainte-Marguerite », a affirmé la propriétaire, Simone Sévigny.
Camping du parc national du Mont-Mégantic (PNMM), secteur Franceville
Pour ce camping, il s’agit d’une information de pré-bilan de l’été 2023. « Les chalets, refuges et campings ont été très populaires cet été et nous avons pu maintenir notre taux d’occupation habituel, qui est autour de 100 % pendant les deux semaines de la construction et la suivante, qui correspond aux Perséides. Pour le reste, c’est un taux normal pour l’industrie. Nous ne sommes pas affectés par la météo, parce que les gens réservent d’avance. Concernant la météo, oui, il a plu, en plus d’une longue interdiction de faire des feux à ciel ouvert, en début de saison, en raison des feux de forêt du nord du Québec », a transmis la responsable des services à la clientèle du PNMM, Marie-Georges Bélanger.
Weedon, Camping Beau-Soleil
« Des rigoles, des canaux et de la pluie à profusion, nous nous en sommes sortis le mieux possible, alors que d’autres campings ont été inondés. Ce fut un été merdique, exécrable ! Du premier juillet au 10 ou 15 septembre, il a fait beau un vendredi sur 4… À passer toute la fin de semaine dans la roulotte, nos réservations ont beaucoup diminué et les annulations ont été nombreuses ! Nous estimons la baisse d’achalandage à moins 50 %. Nos 85 saisonniers sont un avantage, c’est bon, mais cela a dû être épouvantable pour certains campings qui ont peu de saisonniers. Je n’ai jamais rien vu de tel depuis que nous sommes propriétaires ici, soit depuis 10 ans. Notre plancher de douche n’avait jamais été inondé alors que cette année, j’ai dû le laver à la pelle, à la moppe et même à pression ! Dans le monde du commerce, il faut savoir s’adapter. Les deux ans de pandémie avaient été super bons. Les gens ne pouvaient pas aller aux États-Unis, c’est là qu’on a pu reconnaître nos vrais campeurs ! Pour ceux qui avaient des enfants, c’était plus difficile ! », a reconnu Louis Borne, propriétaire du camping.
Cookshire-Eaton (secteur Birchton), Camping Coop familiale du Prévert et Scotstown, Camping de la Rivière Étoilée
Le journal n’a pu obtenir d’informations sur la saison estivale 2023 de ces deux campings.

Tournée

Rencontres de consultation dans toute l’Estrie : Le CIUSSS de l’Estrie – CHUS tente de se rapprocher des gens du HSF

L’ouverture de la rencontre a été effectuée par Charles Lamontagne, debout, coordonnateur – soutien au développement des RLS et du partenariat. À sa gauche, assis, Dr Stéphane Tremblay, président-directeur général du CIUSSS de l’Estrie – CHUS, et Robin-Marie Coleman, adjointe au p.-d. g., qui ont répondu à tour de rôle aux questions des gens.

L’état-major du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de l’Estrie – CHUS, organisme né de la réforme de la santé de 2015, effectuait une tournée de consultation dans la MRC du Haut-Saint-François (HSF), le jeudi 12 octobre, au Centre communautaire de Johnville, à Cookshire-Eaton. Une vingtaine de personnes se sont présentées à la rencontre et ont démontré un réel intérêt en posant des questions pertinentes, remplissant très bien l’heure et demie qu’ont duré les échanges verbaux. Il s’agissait de la neuvième de neuf rencontres dans les MRC de l’Estrie et à Sherbrooke.
À noter que lors de la rencontre tenue avec les gens de Sherbrooke, il y avait beaucoup moins de participants, un phénomène régulier où les rencontres dans les régions rurales attirent davantage d’affluence que celles tenues dans les villes-centres.
Le président-directeur général du CIUSSS lui-même, Dr Stéphane Tremblay, et sa p.-d. g. adjointe, Robin-Marie Coleman, s’étaient déplacés pour rencontrer la population à cette occasion. Depuis cette réforme de la santé de 2015, dont tout le monde se souvient, plusieurs personnes dans les régions ont l’impression d’avoir perdu un contact de proximité avec leurs institutions locales de soins de santé, à cause de toute la centralisation à Sherbrooke qui en a découlée, principale conséquence de cette réforme. C’était donc là une excellente occasion pour faire connaître ses préoccupations et revendications à cet égard.
Ce fut une rencontre où la spontanéité était de mise : aucun agenda n’était prévu, ni ordre du jour quelconque ne venait restreindre ou encore orienter la discussion. La rencontre avait simplement pour but d’entendre la population du HSF sur les besoins à combler et répondre aux questions dont elle espérait des réponses, dans le ton d’une opération charme très constructive, empreinte d’un respect exemplaire de part et d’autre.
Les questions soulevées par l’assistance, très variées, auxquelles elle a reçu des réponses satisfaisantes dans l’ensemble, ont touché en résumé les sujets suivants : pourquoi avoir choisi Johnville comme endroit pour tenir cette importante rencontre ? L’accès difficile au médecin de famille, occasionnant détresse et appréhensions chez beaucoup de personnes âgées. Le guichet d’accès créé pour la clientèle sans médecins, temps d’attente quand est signalé le numéro de téléphone 811, outil dédié à la santé. La difficulté d’obtenir un rendez-vous pour les prélèvements et les vaccinations. La couverture parfois déficiente des services ambulanciers. Les soins à domiciles, réputés moins coûteux que l’hébergement en institution, mais à cause des hausses majeures de nouvelles demandes, les demandeurs de services se butent aux pénuries de ressources humaines, et, dans les milieux urbains, éliminer des obligations administratives aux employés pour que le personnel passe plus de temps avec la clientèle. L’accès difficile aux CHSLD à cause du temps d’évaluation trop long des besoins et les transferts indus des personnes âgées d’un point de service à un autre souvent plus éloigné et incommodant. Essayer d’obtenir l’aide des gens retraités, avec un programme d’intéressement pour eux, afin de pallier au manque de personnel en santé. Le rétablissement possible de l’époque où le médecin allait à domicile pour contrer les difficultés pour les aînés de se déplacer vers les grands centres, afin de rencontrer un médecin. Faire baisser le temps d’attente pour obtenir une chirurgie. La création d’un mécanisme d’aide en informatique souhaitable pour aider les personnes sans équipement informatique (aide pour les personnes qui obtiennent un rendez-vous et qui ne se souviennent pas qu’on les a appelés et qui ont un rendez-vous auquel ils ne se présentent pas). La différence qu’il y a entre un CHSLD et les nouvelles maisons des aînés. Le défi de l’enjeu pour les usagers du HSF qui doivent avoir recours à un prélèvement sanguin, mais pour qui c’est difficile parce qu’il n’y a pas d’hôpital pour effectuer ce prélèvement. L’interrogation au sujet de la décision de ne pas maintenir le statut universitaire dans la nouvelle structure qui sera créée par la réforme annoncée du ministre Christian Dubé, alors que le CIUSSS de l’Estrie avait intégré déjà le CHUS de Fleurimont. La préoccupation en rapport avec la Loi 25, qui prévoit la disparition des comités des usagers des institutions de la santé. Le questionnement à propos de la nouvelle offre alimentaire dans le monde de la santé, au niveau du personnel, impliquant un chantier sur la main-d’œuvre, etc.
Entrevue privée
Avant la rencontre publique, le journaliste avait la chance de rencontrer et questionner Dr Stéphane Tremblay et Robin-Marie Coleman, sur une base privée. Des réponses et de nouvelles idées émises par les dirigeants du CIUSSS, les participants ont pu, entre autres, apprécier les suivantes : La réforme de M. Dubé va permettre d’établir une nouvelle réalité, par une nouvelle gouvernance du réseau, avec une réelle volonté de se rapprocher des communautés. Il y a un intérêt certain à s’assurer de préserver le statut universitaire du CHUS, dans l’environnement de médecine avec l’Université de Sherbrooke. L’exercice de cette rencontre n’était pas de convaincre la population rencontrée ni de se laisser convaincre de quoi que ce soit par elle. Il n’y avait pas de sujets tabous lors de cette rencontre, chacun pouvait s’exprimer librement et sincèrement, etc.
L’équipe du Dr Tremblay y était pour faire des apprentissages afin de se rapprocher vraiment de la population vieillissante : « En allant à la rencontre des citoyens, nous voulons voir de près ce que nous avons à améliorer », a-t-il mentionné durant la rencontre privée. « On veut démystifier comment fonctionnent les médecins, faire mieux pour les gens vivant des situations difficiles, car la santé de la population, cela comprend beaucoup de choses complexes. L’accès des soins en première ligne constitue un frein majeur qui préoccupe la population vieillissante. On veut amener les gens à délaisser le vieux réflexe de consulter son médecin en premier, pour tout problème de santé, en recréant un lien de confiance envers d’autres types de professionnels, comme au CLSC, où il y en a tout un groupe. La réforme de 2015 a créé une distance. Mais on y a quand même fait des gains. Et nous revoyons notre stratégie RH, une nouvelle planification est déjà en cours », a-t-il conclu.

actualite

Aménagement forestier coopératif des Appalaches : Une année exceptionnelle !

Le groupement ayant pour nom Aménagement forestier coopératif des Appalaches (AFCA), et pignon sur rue à La Patrie, dans le Haut-Saint-François (HSF), avoue avoir vécu une année exceptionnelle, avec la hausse marquée de la valeur du bois.
C’est à la suite de son assemblée générale annuelle du 30 août dernier que son directeur général, Nicolas Fournier, a manifesté de l’exubérance en prenant connaissance des résultats financiers du dernier exercice, parlant de la plus grosse année en termes de chiffres d’affaires et d’activités.
« Nous avons connu un printemps intense, avec beaucoup de membres et la grande valeur du bois, ce qui nous a valu un bon 15 % de plus que les autres années. Notre coopérative a perçu de très bons droits de coupe, avec un pourcentage sur les ventes de nos producteurs, surtout de billots de sapin-épinette pour le bois d’œuvre », avance d’emblée M. Fournier.
« Il y a deux ans, nous en avions récolté 77 000 mètres cubes, alors qu’aujourd’hui, en 2023, c’est plutôt 87 000 m³. Le chiffre d’affaires de la coop est passé de 8,5 millions à 12 millions $, avec des ventes de bois en augmentation de 6,6 millions à 9,6 millions $, et des droits de coupe de 1,6 million à 2,8 millions $, que nous avons distribués à nos membres », révèle M. Fournier.
La mission de son organisme, qui œuvre dans les deux MRC du HSF et du Granit, est de favoriser ses membres, en les aidant pour la récolte et la mise en marché de leur bois, par des services de qualité.
« Nous sommes au service de nos membres en engageant des équipes pour les travaux de culture. C’est une industrie où il y a plusieurs intermédiaires, où nos conseils et notre expertise sont précieux pour eux », explique-t-il.
Lors de l’assemblée générale, un nouveau président a été élu, en la personne de Steeve Mathieu. Martin Beauchesne, pour sa part, a été élu directeur pour le secteur 6, soit Hampden, Lingwick et Scotstown. « M. Beauchesne est un entrepreneur forestier qui amène ses idées, ce qui est intéressant. Nous avons une belle représentation du secteur forestier, qui est assez diversifiée. Il y a aussi Michel Roy, un technicien forestier et producteur acéricole de Piopolis, qui travaille par lui-même et qui a des idées lui aussi, pour le développement de la forêt acéricole. Notre c. a. jouit d’un très bel équilibre », juge-t-il.
Le directeur général a tenu à souligner le départ de Robert Proteau, « un ancien d.g. et président qui avait beaucoup d’expérience et a siégé sur plusieurs comités, et qui a été d’une très grande contribution pour notre entreprise », a-t-il conclu.

Marche aux flambeaux

À la Vallée du Mont Élan, au Canton de Westbury : Une marche aux flambeaux à succès sur toute la ligne !

Les marcheurs intéressés à la marche aux flambeaux, à la Vallée du Mont Élan, pouvaient partir à mesure qu’ils arrivaient et s’inscrivaient, au début du sentier pédestre principal. Le parcours d’une distance de 2 km pouvait s’effectuer en une heure environ, selon s’il y avait des petits pas d’enfants ou non !

Près de 200 personnes ont foulé le sentier de randonnée principal de la Vallée du Mont Élan, au Canton de Westbury, tout près de East Angus, le samedi 7 octobre dernier. L’activité, une marche aux flambeaux, débutait au début de la noirceur, à 18 h 30, organisée par le comité des loisirs de la MRC du Haut-Saint-François (HSF), en collaboration avec le Canton de Westbury.
La pluie n’a pas été trop dérangeante pour la durée de cette marche aux flambeaux, puisqu’elle s’est faite un peu plus insistante seulement à partir de 20 h 20, alors que la plupart des marcheurs étaient déjà revenus. Les autres activités, assez nombreuses, se tenaient pour l’essentiel dans des lieux abrités.
« C’est un succès sur toute la ligne ! Avec autant de personnes qui ont parcouru les deux kilomètres de sentiers en forêt, nous sommes très heureux du résultat. Plusieurs constituaient des petites familles, qui sont revenues enchantées et qui ont apprécié les spectacles très différents, tout au long du parcours, dont deux musicaux. Tout s’est très bien déroulé », s’est exclamée la responsable du comité des loisirs à la MRC, Marie-Pierre Hamel.
Deux spectacles musicaux ajoutaient de l’ambiance le long du parcours. Le premier mettait en vedette une chansonnière, Mélissa Starling, à l’abri d’été, tout près du pavillon d’accueil. Cette artiste chante des chansons populaires, depuis une dizaine d’années avant la pandémie, et elle a repris le collier depuis mars 2023. Elle acceptait les demandes spéciales, ce qui a été apprécié de la part des spectateurs.
Le deuxième spectacle musical se déroulait un peu plus loin, sur un autre site, à la musique envoutante, émanant de bols de cristal et de gongs ! Les organisateurs ont démontré beaucoup de créativité lorsqu’ils ont choisi les collaborateurs pour ces activités secondaires.
Un autre spectacle se déroulait dans le pavillon d’accueil, présentant un trio, organisé par le propriétaire du site, avec deux musiciens principaux Vlad et Julie, qui s’exécutaient en jouant des instruments baroques, comme une cithare et plusieurs percussions.
Dans les sentiers de randonnée, les marcheurs avaient pu apprécier quelques spectacles au fil de leur marche, dont une démonstration de cerceaux et hula-hoops lumineux multicolores, en pleine forêt.
Un conteur, Patrick Therrien, sympathique et collaborateur avec son public, s’était installé dans un tipi et offrait, à qui voulait l’entendre, un conte d’inspiration autochtone, ce qui fascinait les jeunes. Il s’accompagnait avec quelques flûtes de style autochtone, dont le son clair et limpide ne manquait pas d’impressionner les petites familles, quand elles réussissaient à trouver l’entrée de cet abri traditionnel.
Puis sous l’abri d’été, en soirée, étaient offerts du café, du chocolat chaud, des guimauves et des saucisses pour sustenter les participants qui le désiraient.
Des personnalités du HSF, rencontrées sur place, ont manifesté leur satisfaction à la suite de leur participation à l’activité, soit le maire du Canton de Westbury, Gray Foster, et le préfet de la MRC du HSF, Robert G. Roy. Ce dernier ne tarissait pas d’éloges sur la caractéristique nature de l’endroit.
Une citoyenne de Bury, Christine, accompagnée de ses trois enfants, a accepté de livrer quelques commentaires sur place : « Avec les enfants, nous n’avons fait qu’une partie de la marche… J’ai trouvé qu’il s’agit d’une belle organisation. C’est aussi une très belle initiative pour faire découvrir le site. Les spectacles lumineux, comme les hula-hoops, ont attiré l’attention de mes enfants. C’est très beau ici, comme endroit. Nous avons eu du plaisir. Et le bonheur ressenti fait que nous sommes tous contents d’être venus ce soir », a-t-elle livré avec enthousiasme.
La Vallée du Mont Élan constitue un très bel endroit pour organiser ce type d’activité. L’endroit se définit comme un gîte naturel, offrant des chalets rustiques, des tentes prospecteurs confortables et douillettes, du camping, des iourtes dépaysantes et des activités intérieures et en nature, qui se révèlent à la fois intimes et accueillantes.

Labirhinte weedon

Le labyrinthe d’Halloween couru à Weedon !

À l’entrée du labyrinthe d’Halloween, à l’aréna de Weedon, les gens devaient simplement spécifier le nombre et leur provenance, afin de pouvoir pénétrer dans l’antre des monstres et des spectres, toujours présents lors de cette fête populaire.

Tout Weedon et la population de certaines municipalités des alentours sont passés par le labyrinthe d’Halloween, aurait-on dit, à la vue des longues files de personnes qui attendaient à l’extérieur de l’Aréna André-Pee-Wee-Tardif de Weedon, pour y pénétrer !
Une zone feux de camp permettait de se réchauffer à défaut d’offrir une chaleur d’atmosphère et d’ambiance. Le DJ Alex Paquette-Viens tentait de faire la même chose avec de la musique, en termes d’animation de circonstance.
En effet, la popularité de cette activité ne s’est pas démentie, encore une fois. Même que les membres du service des loisirs et de la vie communautaire de Weedon, avec le coordonnateur Billy Fillion-Gagné, se tapent dans les mains avec un nouveau record d’affluence, soit 1192 visiteurs en seulement quelques heures. L’activité avait lieu le samedi 7 octobre dernier.
« Il s’agissait de la huitième édition cette année. Les contributions volontaires qui étaient demandées aux participants, bien libres de le faire, nous ont permis d’amasser un montant appréciable de 1 405 $, qui sera réinvesti pour l’organisation du labyrinthe l’an prochain, prévu au début d’octobre 2024 », prévoit M. Fillion-Gagné.
« Nous avions une très belle équipe de bénévoles, cette année, une vingtaine de personnes. Et il n’y a pas eu de pluie pour compliquer les choses ! Notre zone feux de joie a bien rempli son rôle, la musique d’animation et même de la danse par les participants ont aidé à créer une belle atmosphère », a indiqué le responsable du service des loisirs, qui n’avait que des bons mots pour toutes les personnes qui lui ont apporté leur aide pour réaliser l’activité.
Deux versions du labyrinthe avaient été préparées, la première offerte de 18 h à 20 h aux groupes familiaux, plus faciles pour les petites familles avec enfants en bas âge, réputés plus facilement influençables, donc moins « apeurante » et peut-être plus civilisée. La musique se voulait également en conformité avec la catégorie de la clientèle.
La deuxième version, dite pour les téméraires, offrait de 20 h à 22 h, des monstres plus terrifiants et des effets sonores percutants, s’adressant aux clientèles d’adolescents friands des frissons extrêmes et des peurs les plus graves !
Il n’était pas obligatoire de s’inscrire au préalable, pour les visiteurs intéressés.
« De 6 à 8, j’ai servi 350 chocolats chauds aux petits et grands qui en voulaient », s’est confessée la conseillère municipale de Weedon, Renée Montgrain, qui a collaboré à la fête avec son entreprise Tour Jardin RB.
Les commentaires de la part de certains participants, rencontrés à la sortie du labyrinthe d’Halloween, se voulaient régulièrement louangeurs.
Sabrina Pépin, de Beaulac, s’est révélée un bon exemple de louanges pour l’organisation. « C’était parfait, pour la version familiale, juste un peu apeurant. C’était bien, c’était le fun, je crois que ma fille Hélèna a apprécié, elle aussi, d’y être venue », a-t-elle mentionné.
« C’était bien organisé, c’était très bien, personne de mon groupe n’a eu peur ! », a déclaré pour sa part Patrick, de Weedon, accompagné de quelques personnes, amis et proches.
Un couple, Jennifer et Jean, de Westbury, a entendu beaucoup de hurlements de loups à dresser les cheveux sur la tête. « C’était super, très bien créé, mais nous n’avons pas eu assez peur à notre goût, on s’attendait à plus ! », ont-ils convenu.
Sabrina, de Beaulac, avec sa fille Anna-Belle, avait la même opinion du labyrinthe. « C’était super, très bien, très correct », a-t-elle commenté. Anna-Belle opinait de la tête. « Oui, elle a beaucoup aimé ça », a compris Sabrina. Sylvie, la mère de Sabrina qui était également de la partie, tenait la petite Laurence dans ses bras et a ajouté : « C’était bien. Il n’y a personne qui a eu peur ».
Jessica, de Weedon également, abondait dans le même sens. « Le labyrinthe était excellent. Les costumes étaient très beaux. Je n’ai pas eu peur du tout ! »
En provenance de Sherbrooke, Marie-Pier a avoué qu’elle avait bien aimé sa visite au labyrinthe. « L’an passé, nous avions eu bien plus peur, c’était différent cette année », a-t-elle témoigné.
Francis, de Beaulac, a pour sa part vécu « une très belle expérience à Weedon. L’idée d’une contribution volontaire, c’était parfait. Mes enfants ont eu peur, mais c’était bien organisé », a-t-il admis.
Demeurant à Disraeli, Marie-Claude a jugé le labyrinthe « très intéressant et original. Ça a été bien le fun ! »

ActiviteScolaire-GalerieDartCookshire

La Galerie d’art Cookshire-Eaton accueille plusieurs classes de l’école Saint-Camille

L’artiste de Sawyerville, Denis Palmer, a été assailli par les élèves du primaire qui participaient à l’activité scolaire à la Galerie d’art Cookshire-Eaton. Il n’a pas manqué de répondre à leurs nombreuses questions pertinentes.

Une collaboration spéciale entre l’école Saint-Camille et la Galerie d’art Cookshire-Eaton a permis aux élèves de plusieurs classes de 3e, 4e et 5e années du primaire de s’imprégner de culture et d’arts visuels, en fréquentant même sur place quelques artistes, le 5 octobre dernier.
Ainsi, ce sont Louise Marois, dessins (Sherbrooke) et Denis Palmer, estampes (Sawyerville), qui exposaient à ce moment-là leurs œuvres à la grande galerie Louis-Pierre-Bougie, qui ont rencontré et discouru avec les jeunes. Diane Dugal, artiste-peintre en arts visuels, était également présente avec ses tableaux, à la petite galerie Suzanne-Genest.
L’artiste Louise Marois trouvait « réjouissant, même rassurant, cette passation du savoir. C’est émouvant la sensibilisation à l’art qui se fait ici », a-t-elle dit, à la suite du contact vécu avec des élèves qui avaient plusieurs questions à lui poser.
Quant à Denis Palmer, il trouvait que les jeunes aimaient surtout les sculptures de Georges Foster, sculptures en bronze (Way’s Mills), le troisième exposant qui était absent à l’occasion de l’activité scolaire, qui y exposait des insectes impressionnants.
« Ils préfèrent ces pièces qui sont des bibittes, car ils aiment toucher, c’est matériel, physique. Je ne suis pas découragé. Les œuvres qui garnissent les murs les attirent moins. Pour mes dessins, ce que je préfère, c’est les peindre sur place, quand j’ai un sujet, plutôt que d’attendre au retour chez moi, je n’ai pas toujours le goût de continuer ! », a affirmé M. Palmer en souriant.
Ses œuvres, réalisées au fusain et à l’aquarelle, ont la particularité de porter un texte qu’il écrit de sa main, directement sur ses toiles, formant un ensemble agréable à l’œil.
Par ailleurs, deux enseignantes ont émis quelques commentaires sur leur expérience avec les élèves qu’elles accompagnaient.
« Oui, il s’agit de faire un peu d’éducation artistique avec les élèves. Nous faisons un parallèle, à partir de nos cours d’arts plastiques, en classe, avec les œuvres observées ici à la galerie, afin de pouvoir développer avec les enfants leur goût des arts. Ce qui arrive souvent, c’est que les jeunes en parlent avec leurs parents et leur donnent le goût d’y revenir avec eux… », a fait observer Cathy, une enseignante de 3e année.
« Les élèves peuvent apprendre à apprécier les œuvres d’art, c’est une chance de voir une exposition et de pouvoir y rencontrer des artistes. À la suite de la visite, en classe, nous leur demandons de choisir, parmi les œuvres exposées, celle qui les a intéressés, de nous dire pourquoi et de faire des liens. C’est quoi qui les a accrochés dans l’œuvre choisie, qu’est-ce qu’ils ont apprécié ? Et de définir c’est quoi une œuvre pour eux. C’est un bel éveil du côté artistique, pour ces élèves, autre que le chant et la danse », a révélé Marie-Claude, enseignante de 4e et 5e années.

Nouvelle ferme

Phénomène particulier dans le HSF : Des nouvelles entreprises agricoles plus nombreuses

Marie-Pier Lavallée-Guérin, copropriétaire de la nouvelle ferme Le Luçois, de Bury, se spécialise dans la viande bovine élevée en pâturages, et semble bien fière des produits de son entreprise. Sa formation à Saint-Hyacinthe lui donne un avantage dans la réalisation de ses ambitions.

La tendance des nouvelles entreprises agricoles, à l’échelle du Québec, versus celles qui disparaissent à la suite d’abandon des affaires, s’avère négative, la relève étant habituellement très difficile pour les jeunes producteurs désireux de s’implanter, c’est bien connu. Mais dans le Haut-Saint-François (HSF), depuis l’année 2021, c’est le contraire qui arrive, un phénomène particulier à la région qui se révèle plus dynamique qu’ailleurs, semble-t-il, dans ce secteur de l’économie.
Effectivement, en 2020, une vingtaine d’entreprises agricoles avaient vu le jour, alors qu’en 2021, il y en a eu 35, et même 43 durant l’année 2022, ce qui représentait 33 % des nouvelles entreprises dans toute l’Estrie. Deux fois plus qu’en 2020 !
La MRC du HSF se démarque donc comme la région où les nouvelles entreprises agricoles s’implantent en nombre le pus élevé ou parmi les plus élevés des MRC de l’Estrie.
Le haut du pavé, ce sont les nouvelles entreprises en production acéricole qui l’accaparent dans une proportion de 25 %. D’autres productions sont également bien représentées dans ce registre exceptionnel : la production de foin, l’élevage de bovins et la production maraîchère.
Dans toute l’Estrie, cette tendance se révèle positive globalement, pour le nombre de fermes totales, les nouvelles moins celles ayant cessé leurs activités, ce qui est différent pour tout le Québec, avec un bilan légèrement négatif à – 1 %. Le HSF fait donc belle figure en Estrie ! Les statistiques ont été fournies par le Centre local de développement (CLD) du HSF.
Deux exemples de nouvelles fermes
À Cookshire-Eaton, la ferme Les 4 piments a été créée en 2021 par Karine Archambault et Louis-Charles Monast, deux jeunes qui travaillaient à Montréal et demeuraient à Saint-Jean-sur-Richelieu.
« Nous voulions une vie d’autosuffisance à la campagne, le plus possible, avec un jardin, notre propre viande, etc. À la longue, nous avons pensé que nous pourrions même en vendre pour se faire un peu d’argent, parce que c’était quand même des efforts, nous avons voulu en vivre. On cultive donc entre 20 à 25 variétés de légumes, plus des bleuets, fraises, pommes, prunes, melons, etc. Nous avons des arbres fruitiers que nous avons plantés, mais ils ne sont pas encore productifs, on espère éventuellement avoir, entre autres, des poires », énumère Karine.
« L’idée, c’est qu’on aime offrir beaucoup de variétés, mais en petite quantité… du choix, mais pas à une grande échelle. Plusieurs fermes sont nées pendant ou après la pandémie, mais les gens ne savent pas toute la lourdeur des efforts qu’il faut investir, les demandes de subventions et tout le reste. Ils mettent quelque chose en branle, mais sans avoir réalisé à quel point c’est difficile. Notre ferme s’appelle Les 4 piments parce que nous avons 4 enfants ! », témoigne-t-elle de bonne humeur.
Plus d’informations sur la ferme Les 4 piments, sur le site www.les4piments.com
À Bury, par ailleurs, la Ferme du Luçois, également ouverte en 2021 par Marie-Pier Lavallée-Guérin, coactionnaire après avoir reçu quelques donations de ses parents qui possédaient la ferme, se spécialise dans la viande de bœuf élevé en pâturage.
Elle a vécu elle aussi à Saint-Jean-sur-Richelieu, après une formation à l’Institut de technologie agroalimentaire du Québec (ITAQ) de Saint-Hyacinthe.
« Nous avons de l’enthousiasme, mais nous sommes plus modestes depuis la pandémie. Nous cherchons à développer une clientèle, avec les travaux de boucherie à contrat actuellement. Mais dans le futur, nous avons un projet de boucherie et salle de découpe, que nous aimerions réaliser, mais cela va prendre un bon investissement. C’est surtout pour la découpe de nos propres animaux, pour le côté cuisine aussi, pour produire des pâtés, tourtières, etc. Une mise en valeur qui est une plus-value. C’est une belle bulle, le prêt-à-manger, qui offre plusieurs possibilités, pour la transformation de la viande, c’est vaste. Mais je ne sais pas quand nous pourrons aller de l’avant avec le projet », déclare Marie-Pier, qui reste réaliste.
Pour informations lesviandesdulucois.com/contact/

OEP

Pour répondre à la pénurie de main-d’œuvre : Le CFP du HSF veut lancer la formation OEP

Tina Desmarais, directrice du CFP du HSF et du CFP de Coaticook-CRIFA, se dit très optimiste de pouvoir enfin lancer la formation de production reliée au domaine du métal, soit en technique d’usinage. Elle est photographiée dans l’atelier du CFP où les élèves seront formés par des enseignants d’expérience, avec des équipements neufs. La pénurie de main-d’œuvre frappe durement les entreprises de ce secteur de l’économie, prêtes à payer un salaire intéressant pour les candidats à la formation, qui leur est remboursé par la suite.

Il y a maintenant trois ans que le Centre de formation professionnelle (CFP) du Haut-Saint-François (HSF) a l’ambition d’offrir la formation Opération d’équipement de production (OEP) reliée à la Technique d’usinage, donc dans le domaine du métal. Il s’agit d’un secteur de l’économie où les industriels subissent difficilement la pénurie de main-d’œuvre qui sévit depuis un certain nombre d’années.
Ce fut en vain depuis deux ans, par manque de candidats surtout, mais aussi parce que les astres ne s’alignaient pas correctement pour que ce programme de formation puisse voir le jour. La création de nouvelles formations aiderait en même temps à la pérennité du CFP.
L’entrevue avec la directrice du CFP du HSF et du CFP de Coaticook-CRIFA, Tina Desmarais, a eu lieu le 12 octobre dernier. Questionnée sur l’importance de lancer cette formation pour la survie du CFP du HSF, elle a insisté à quelques reprises. « Oui, la survie de notre centre de formation de East Angus dépend de la création de nouvelles formations de ce genre. Il y a un certain temps que nous sommes prêts ! J’ai déjà sept ou huit inscriptions et je suis très optimiste de pouvoir lancer cette formation avant la fin d’octobre », a fait valoir Mme Desmarais, rencontrée à son bureau situé à la polyvalente Louis-Saint-Laurent.
« Les candidats à cette formation apprendront à opérer des équipements comme les fraiseuses, les tours de perçage, les contrôles numériques qui servent dans les entreprises d’usinage, principalement. Nous avons l’intention de débuter la formation à la fin octobre, laquelle se tiendra jusqu’en août 2024. Il s’agit d’une formation rémunérée d’un montant de 15 000 $, ce qui est un avantage majeur pour les candidats. Le salaire moyen se situe entre 21 et 27 $ l’heure », spécifie Mme Desmarais.
« Cette rémunération est payée à un tarif horaire par l’entreprise, car la formation se passe en alternance dans l’entreprise et en atelier, par des enseignants très expérimentés. Elle est ensuite remboursée à l’entreprise par le biais du programme COUD, une initiative de la Commission des partenaires du marché du travail (CPMT) qui vise à rehausser les compétences des travailleurs », explique-t-elle.
« Nous avons déjà organisé une opération petite séduction pour intéresser des candidats. Depuis trois ans que les industriels attendent que la formation soit créée, car en théorie il faudrait 20 inscriptions pour son démarrage. Mais si j’ai entre huit et dix candidats, je m’engage à aller de l’avant, car les besoins de main-d’œuvre compétente sont criants. Je vise ardemment à bonifier l’offre de formations du CFP du HSF », insiste la directrice.
« Notre atelier meublé d’équipements flambant neufs, avec les beaux partenaires qui nous soutiennent, constitue des avantages pour trouver des employés intéressants qu’ils veulent engager immédiatement et les garder longtemps. Notre but est donc de créer un espace de formation dans le HSF, pour le secteur. Nous espérons que le bouche-à-oreille va fonctionner et que les candidatures vont se multiplier par le fait même », conclut Tina Desmarais.
Les candidats étudiants intéressés par cette nouvelle formation n’ont qu’à contacter le CFP du HSF au numéro 819 832-3637, poste 1100, par courriel à hsf@csshc.gouv.qc.ca ou encore en consultant le site Internet www.csshc.gouv.qc.ca

Ferme la genereuse

À la Ferme La Généreuse, RURART a présenté Territorialités : Le projet de partage sensoriel de Tania Solomonoff

Tania Solomonoff assise au sol dans le studio de la Ferme La Généreuse, où elle a présenté un tableau de son projet spécial Gestes pour la Terre, ou les formes possibles d’être ensemble, le clou d’une rencontre à la suite d’une résidence artistique d’un mois au Québec.

Tout a commencé avec la participation, au Québec pendant un mois, à une résidence artistique d’une grande artiste visuelle et performeuse, Tania Solomonoff, née en Argentine, mais résidante du Mexique. Après être passée brièvement à Montréal et au Saguenay, elle s’est arrêtée trois semaines à l’OBNL RURART, à la Ferme La Généreuse, à Cookshire-Eaton.
Elle y a participé à un microévénement festif, le 23 septembre dernier, sous le thème Territorialités, y présentant son projet artistique au titre très évocateur Gestes pour la Terre, ou les formes possibles d’être ensemble, le clou de l’événement.
Le programme de cette activité comprenait une dégustation d’un produit de la ferme, à l’arrivée, un jus de pommes fait maison avec les fruits du verger; une promenade s’intitulant Les pollinisateurs, guidée par l’artiste Jessica Renaud; Dérives sur le territoire, une visite libre des installations artistiques orchestrées par Tania Solomonoff; une cueillette de pommes avec un pique-nique sur place et en finale, le clou de la journée, l’intervention artistique de Mme Solomonoff, présentant son projet Gestes pour la terre ou les formes possibles d’être ensemble.
En collaboration avec des femmes tisserandes, productrices de broderies typiques et symboliques, et apicultrices du Yucatan, province mexicaine où elle demeure, ce projet de Tania Solomonoff, artiste au charisme débordant et à la personnalité attachante, est un produit qui, pour elle, fait du partage son credo absolu.
Elle a d’ailleurs fait grande impression auprès des propriétaires de la Ferme La Généreuse et de l’organisme RURART, Suzanne Lemay et Aurélie Lemay-Choquette.
Par ailleurs, RURART était entrée en relation avec l’organisme Actions interculturelles, dans l’esprit du projet de microévénement festif, pour rejoindre les travailleurs de sapin voisins de la ferme, qui soignent leurs liens avec le territoire par leurs activités de plantation, évidemment… et avec lesquels le partage donne lieu à des découvertes qui enchantent Tania Solomonoff, toujours ouvertes aux ramifications significatives données à son projet.
En soirée, le clou de cette journée consistait au projet spécial Gestes pour la Terre, ou les formes possibles d’être ensemble, de Tania Solomonoff, présenté en quatre tableaux, sous forme de quatre rituels axés sur le partage.
Le premier tableau se déroulait dans le verger de la ferme et consistait à choisir parmi les broderies fournies par les femmes du Yucatan, à son départ du Mexique, pour les classer selon les couleurs, textures et leurs sens, en lien avec le lieu, le territoire. Un petit exercice a été suggéré, une mise en corps groupal, dans le verger. Les participants ont bougé ensemble, yeux fermés, le corps dans l’espace créant une dynamique permettant de sentir l’importance et comment cela fait du bien d’être en contact avec les autres, par la simple idée du «ensemble». « Plonger à l’intérieur du «ensemble», c’était magnifique ! », s’est exclamée Amélie Lemay-Choquette.
Le deuxième tableau se passait dans la serre de la ferme, à même les légumes et les tournesols, où les participants ont décidé de placer la grande broderie au-dessus de leurs têtes.
« Nous nous sommes tous retrouvés en dessous de la broderie, et une chanson a débuté et monté : Besame Mucho (Embrasse-moi beaucoup), de la pianiste mexicaine Consuelo Velazquez en 1930. Moment de confort rendu possible, d’être proches les uns des autres, grâce à l’exercice du tableau précédent », ajoute Mme Lemay-Choquette.
Le troisième tableau, ou Installation d’archives, amenait les participants dans le studio de la ferme où le sol était couvert de feuilles de papier, réelle installation ou performance de Tania qui y avait placé photos, dessins, textes, cahiers, archivages de son travail sensible artistique, très intime, qui n’était pas une mince chose en elle-même, une vraie œuvre d’art. « Nous avions le loisir de regarder, consulter, toucher, même de bouger les documents, d’interagir avec ses archives, très simplement, poser des questions, en petit cocon, chacun avec l’autre, avec l’œuvre et soi-même… », a-t-elle ajouté.
Le quatrième tableau les invitait tous à se laisser imprégner d’un vidéo documentaire, dans la vieille grange centenaire. « Cette projection montrait les femmes du Yucatan, dans des images d’archives où on les voyait en action, au travail, sans narratif, pour nous inciter à plonger dans leur univers. Sur deux grandes tables, du papier nous attendait, où nous avons dessiné, des formes, des dessins selon notre inspiration. Ces feuilles ont été apportées par Tania qui est retournée au Mexique, et les brodeuses là-bas vont pouvoir les recréer en broderies, pour faire un pont maintenant entre le Québec et le Mexique », conclut Amélie.

Grégoire Ferland

Homme de démesure : Grégoire Ferland, un touche-à-tout artistique

Les peintures de Grégoire Ferland surprennent par leurs grandes dimensions, comme s’il lui fallait insister, s’exprimer fort et avec des couleurs vives dans la voix. À voir chez lui, à son atelier de la rue Saint-Jacques, à East Angus.

Vouloir décrire un artiste comme Grégoire Ferland, par où faut-il commencer ? Il n’y a pas de manuel d’instructions, car l’homme semble échapper à toute caractérisation, comme hors norme. L’idéal ne sera qu’un survol, sans que cela soit un concept ni un défi.
Il était possible d’en découvrir un peu plus sur les multiples facettes artistiques de l’artiste lors de la récente exposition et son lancement de livre présentés le samedi 23 septembre dernier à son atelier du 164 rue Saint-Jacques, à East Angus.
Premièrement, ses peintures se démarquent toutes par leurs tailles démesurées, par leurs couleurs plus qu’intenses et par l’usage exagéré des techniques mixtes des matériaux, soit les objets ajoutés presque systématiquement à toutes ses œuvres.
Deuxièmement, l’artiste semble sans limites, laissant l’expression de ses actions et performances prendre plusieurs canaux, la sculpture incidemment, la peinture, la performance, le langage, les livres de poésie, tout sent bon la vie et le dynamisme. Mais la meilleure façon de lui rendre justice, laissons-le s’exprimer le temps d’un paragraphe : « Besoin de produire aux regards une représentation, une conception née de l’esprit, de la manifester comme son œuvre propre ; de même que dans le langage. Communiquer ses pensées et les faire comprendre à ses semblables, la matière offre à l’artiste l’occasion, le prétexte, le lieu de l’exercice de la pensée, qui communique son élan à la main qui sculpte, dessine, écrit et donc laisse ses traces », cite l’affichette d’introduction à cette exposition et au lancement de livre, sur place.
Le lancement de son recueil de poésie à compte d’auteur, qui s’intitule Des secondes dans l’univers, interpelle et interroge, surprenant avec son montage réalisé par l’auteur, une réelle performance en elle-même avec ses nombreuses reproductions de toiles en couleurs en pages de gauche, et ses poèmes lucides et évocateurs en pages de droite, des suites vivantes à lire et relire.
« Ce sont des réflexions à propos de l’univers et le temps, et de notre appartenance à l’univers. Nous sur la terre, on en fait partie, comme humains on regarde par terre… L’univers et l’humain, c’est comme la vie et la mort », évoque-t-il.
Dans le passé, Grégoire Ferland a aussi publié deux recueils de poèmes aux éditions Alea Poetik, le premier s’intitulant L’âme ne dort pas, en 2017, et le deuxième Flamme allumée dans la neige, en 2018. L’entreprise Alea Poetik n’existe malheureusement plus.
Grégoire Ferland avait été décrit, en 2012, comme « un phénomène underground au Québec », termes bien choisis, par la revue Vie des Arts. Il semble ne jamais avoir bénéficié, comme sculpteur, d’une reconnaissance quelconque par les musées ni par la culture des galeries publiques de la province, malgré une production d’œuvres fortes au fil des ans.
Tôt dans sa carrière artistique, il a pourtant fourni des performances de sculpteur avec le percussionniste Guy Nadon, sur des plaques de métal, à Montréal, aux Foufounes électriques, en 1988, et à la Galerie Optica, en 1989. Par la suite, il s’est établi successivement en Colombie, en Amérique du Sud, où il a vécu près d’une dizaine d’années, puis au Mexique, à New York et au Canada, à nouveau à Montréal et enfin à East Angus. Un parcours de vie qui l’a façonné, donnant aussi comme résultat son exposition de sculptures de métal et de textiles noirs, Tegumentum, découverte en 2012 à East Angus, dans l’ancienne église qu’il avait trouvée pour établir son atelier.
« J’ai fait mes débuts à 18 ans, à Montréal, mon côté artistique s’est forgé en fréquentant des artistes connus dans les cafés, alors que je travaillais le soir à l’École des Beaux-Arts. J’aimais faire du métal ma matière principale, mais ça prenait des outils, un local. J’ai acheté une forge, d’un forgeron qui m’a montré son métier, soit souder des métaux au marteau. Mais ça prend du métal de qualité pour que deux morceaux de métal fusionnent. C’est la base. J’ai découvert que la Vie t’organise. À Montréal, j’étais coincé dans mon studio où j’avais un trop gros inventaire. J’ai été chanceux de trouver cette église à vendre, en 2006 à East Angus, qui correspondait exactement à tous mes besoins. Je pouvais en faire ma maison, mon atelier, ma salle d’exposition. C’était inespéré ! », s’exclame-t-il, encore ravi.
Grégoire Ferland, un artiste facile d’accueil, à découvrir chez lui, à son atelier, dans une exposition remplie de démesure et de surprenantes performances.

Église St-Adolphe

À Dudswell, secteur de Marbleton : Fermeture imminente de l’église Saint-Adolphe

Près d’une cinquantaine de personnes ont participé à la réunion spéciale tenue à l’église Saint-Adolphe, à Dudswell secteur Marbleton, afin de statuer sur l’avenir de ce bâtiment, dont la situation financière se révélait alarmante.

C’est avec une certaine résignation que les citoyens de Dudswell, secteur de Marbleton, ont pris la décision d’accepter que leur église Saint-Adolphe cesse son existence de temple catholique, voué au culte, dès la fin de décembre prochain. Une rencontre, tenue en soirée du jeudi 5 octobre, visait à trouver une solution à la situation très précaire où se trouve la fabrique de la paroisse, reliée à l’Unité pastorale Saint-François-de-Laval, qui comprenait aussi Bury, fermée dernièrement.

Cette décision difficile a été confirmée à la fin de la rencontre, émotive pour certains, où près d’une cinquantaine de personnes ont assisté, dont un certain nombre figurent parmi ceux qui fréquentent encore cette église, au moins à la messe les dimanches. Mais la baisse d’achalandage représente une des raisons pour la situation inéluctable expliquant la décision issue d’un verdict désolant.

Un commentaire du curé Pierre Célestin Ona Zué, en début de réunion, en dit long : « C’est la première fois que je vois autant de monde dans l’église ! », a-t-il lancé, sans doute pour dérider un peu les gens et adoucir l’atmosphère tendue. Il a d’ailleurs ouvert la réunion par un court discours rassurant, dans les circonstances. « Merci d’être venus en grand nombre, ce qui dénote de l’intérêt de la communauté des chrétiens. Je souhaite que cette rencontre soit apaisante, avec une solution constructive, définitive, face au fardeau financier difficile à supporter et la décroissance qui a affaibli notre paroisse », a-t-il mentionné.

Il a ensuite lu une lettre provenant de l’Archevêché de Sherbrooke, signée par le vicaire général, l’abbé Steve Lemay, qui indiquait que la situation préoccupante datait déjà d’un certain temps. Les prêtres collaborateurs présentaient un âge avancé, que la vitalité du milieu était déficiente parce qu’il y avait peu d’activité pastorale en dehors des messes et que l’aspect financier présentait une situation difficile à redresser. Le vicaire général se disait sensible à la douleur des paroissiens causée par ces changements…

Tout au long de la rencontre, la sincérité, la transparence et la vérité étaient au menu, bien senties lors des interventions de la représentante de l’Archevêché de Sherbrooke, Anne-Séverine Guitard, qui était présente, et par Yan Gagnon, marguillier de la paroisse Saint-Louis-de-France, représentant du conseil de gestion de l’église Saint-Adolphe.

Ce dernier a précisé que « le conseil de gestion de Saint-Adolphe n’a pas vraiment cessé de travailler, mais que les marguilliers n’avaient pas cru bon de tenir la campagne de la CVA, car l’église représente un énorme bâtiment à maintenir et qu’ils ne pouvaient pas demander des contributions pour une église en situation désespérée, qu’ils ont présumée devoir fermer. Pris à la gorge, c’était devenu insoutenable pour le conseil de gestion, à cause des frais courants à payer et des rénovations nécessaires au bâtiment, qui impliqueraient une levée de fonds de 1,4 million $. C’est trop difficile de continuer, ça prend absolument un changement majeur qui s’impose. La communauté des gens qui prient ne peut plus supporter l’église », a admis M. Gagnon, stoïque.

Des solutions possibles ont été évoquées, calquées sur des situations vécues ailleurs, comme un rachat de l’église par la municipalité, le recours au Conseil du Patrimoine religieux du Québec (CPRQ), qui a un programme permettant aux églises cotées B comme celle de Saint- dolphe (sur une échelle de A à E), de bénéficier d’une aide de 80 pour cent pour la rénovation des édifices, et même qu’un participant a suggéré la création d’une fiducie qui pourrait être avantageuse.

« Mais le fardeau qui serait subséquent, à supporter pour maintenir, au jour le jour, le budget de dépenses reliées à l’existence de l’église, pour la municipalité, pour la fabrique et tout autre promoteur ou organisme, serait insoutenable de toute façon », a concédé Yan Gagnon.

Les dépenses majeures que représentent les assurances pour ce genre de bâtiment, de même que les frais de chauffage, en plus des cotisations à payer aux instances religieuses, constituent à elles seules des charges difficiles à assumer.

De plus, une des conditions pour s’adresser au CPRQ et être requalifiée, c’est que l’église ne doit plus être la propriété d’une entité religieuse comme une fabrique de paroisse et ne plus être vouée au culte.
Devant la situation inéluctable, M. le curé Ona Zué a tenu un dernier discours en lien avec l’attachement affectif des fidèles pour le bâtiment.

« On ne peut fermer sans émotion, du jour au lendemain. Il faut suggérer de continuer les célébrations jusqu’à la fin du mois de décembre, où il faudra vivre une messe d’au revoir, avec la fermeture de l’église, ce qui ne voudra pas dire la fin de notre communauté. Nous continuerons à vivre notre foi autrement.

Oui, aller chercher des services ailleurs, comme à East Angus, si les gens jugent important de le faire. Mais continuer en allant vers la fermeture de l’église. Ce sera un détachement douloureux, certes, mais il ne faut pas se quitter sans vivre dignement une fermeture, en assurant jusque-là les petites dépenses courantes, s’il le faut, et continuer à prier. Nous pourrons toujours organiser des messes spéciales, des mariages, des baptêmes en célébrations exceptionnelles, dans d’autres lieux, comme au cimetière, par exemple », a-t-il convenu.

L’appel de propositions pour la vente de l’église sera lancé à court terme, en espérant la vente de l’église à des promoteurs privés avant la fin de décembre. Sinon, le fardeau reviendra à l’Unité pastorale Saint-François-de-Laval, qui devra aviser du futur.

Halloween dans le HSF

Dans le Haut-Saint-François : Des activités à saveur d’Halloween

Chaque année, la Forêt hantée de Freddy Angus attire bon nombre de visiteurs.

L’Halloween revient à nouveau avec l’arrivée du mois d’octobre, avant le grand sprint des fêtes, bien sûr ! Les municipalités aux quatre coins du Haut-Saint-François ont rivalisé de créativité pour intéresser, à venir chez elles, tous les petits et les grands monstres, de même que les créatures fantastiques variées qui apparaissent chaque fois à cette occasion en octobre !
Bury
Une soirée costumée et une maison hantée font partie des activités prévues à Bury, le samedi 28 octobre, à 16 h, avec des jeux et un DJ pour assurer le plaisir des participants, au Manège militaire de Bury. Inscription à 15 h 30, entrée gratuite si costumé. Non costumé : 5 $. Prix à gagner pour les meilleurs costumes. À 19 h, danse avec DJ. Plus de 16 ans : 10 $. Le tout organisé par l’Association Athlétique de Bury.
Chartierville
Le samedi 28 octobre, c’est l’Halloween à Chartierville, dès 14 h, avec une activité pour les enfants, soit un exercice de décoration de citrouilles. De plus, un atelier de bricolage leur offrira la possibilité de fabriquer des squelettes et des crânes, en plus de coloriage sur des images de monstres d’Halloween. Ces décorations seront ensuite placées dans la grande salle communautaire pour mettre de l’ambiance pour le party en soirée. À partir de 19 h jusqu’à minuit, il y aura musique et danse, que les participants soient costumés ou pas. Est prévu un service de bar pour les adultes, du popcorn et des bonbons pour les enfants… donc pour tout le monde ! Des prix seront remis à ceux portant les plus beaux costumes.
Dudswell
Un party d’Halloween costumé est prévu à l’église Saint-Clément, du secteur Bishopton (au rez-de-chaussée), le samedi 28 octobre, en soirée. C’est pour tous les membres de la famille. Il faut se procurer un billet à l’avance. Un concours de déguisements se tiendra durant l’activité. Permis d’alcool.
East Angus
Les enfants et leurs parents sont invités à la Forêt hantée de Freddy Angus, le samedi 14 octobre, de 18 h 30 à 22 h (dernière entrée à 21 h). Il faut avoir son billet à l’avance, disponible à l’Hôtel de Ville de East Angus ou en ligne sur le site freddyangus.ca. Il s’agit de la 14e édition de cette activité annuelle, une invitation de la Ville de East Angus à venir braver les sentiers de la terrifiante Forêt hantée de Freddy, au parc des Deux Rivières, sur la rue Willard, à East Angus. Coût du billet : 8 $. Aucun billet ne sera vendu sur place. Parcours animé de plus de 550 mètres, conçu entièrement par des bénévoles. Il s’agit d’un événement qui attire chaque année plus de 1500 visiteurs en moyenne. Les associations, comités, différents groupes et les citoyens étaient invités à venir organiser eux-mêmes une station d’épouvante dans ces sentiers. La Ville cherchait également des bénévoles pouvant s’impliquer pour le bon déroulement de cette grande fête. L’activité est organisée par les municipalités d’East Angus et de Westbury.
Hampden/Scotstown
Le samedi 28 octobre, la Fête d’Halloween comprend un souper-spaghetti-bénéfice, par les Mains agiles, au prix de 12 $ adulte, jusqu’à 12 ans 5 $, moins de 5 ans gratuit. Premier service à 16 h 45, 2e service à 18 h 30. Soirée à l’Hôtel de Ville de Scotstown : petit film et dessin pour enfant au souper, karaoké de 18 h à 22 h, avec coin décoré pour la prise de photos, apportez vos consommations. Navette gratuite chaque 30 minutes entre les rues Victoria et Albert.
La Patrie
Ainsi à La Patrie, pour le mardi 31 octobre, la municipalité a annoncé que, cette année, pour obtenir leurs bonbons, les êtres déguisés de tous acabits devront se présenter à l’Abri-bois afin d’affronter les personnages remplis de mystère qui répondront à leurs désirs de friandises. Il est recommandé de garder la visite pour la fin de leur course aux bonbons dans le village, comme une destination finale, si chacun se rend jusqu’au bout, sans anicroche. Il y aura du chocolat chaud et du café (pour les plus grands) qui seront servis gratuitement sur place. Vraiment tous sont bienvenus ! Et il ne faut pas oublier le concours de décoration d’Halloween pour les citoyens, voir les règlements pour bien participer…
Weedon
La fête avait lieu le samedi 7 octobre, à l’aréna André Pee-Wee Tardif de Weedon, avec le Labyrinthe de l’Halloween, de 18 h à 20 h pour la version famille, et de 20 h à 22 h, pour la version des braves 12 ans et plus. Un DJ animait l’atmosphère avec une musique de circonstance, à l’extérieur de l’aréna.

Aines

Bien-être des aînés et des personnes vulnérables avec un handicap : Une idéation collective pour trouver des solutions

Les deux animatrices de l’Idéation collective initiée par la CDC du HSF, Naomi Mc Mahon et Jinny Mailhot, en chandails rayés d’arbitres, ont fait bouger les participants à l’activité, sous la forme d’un match sportif, avec sifflets pour indiquer les arrêts ou la reprise du jeu, au gré des actions à effectuer.

La Corporation de développement communautaire (CDC) du Haut-Saint-François (HSF) est à l’origine d’une activité d’idéation collective sur la situation des personnes aînées et sur les autres qui présentent un handicap qui les fragilise, en collaboration avec deux partenaires majeurs, soit le Centre d’action bénévole (CAB) et les Étincelles de Bonheur du HSF. Leur objectif, trouver des solutions et améliorations pour le bien-être de leurs clientèles.
Cette activité avait lieu en avant-midi du jeudi 21 septembre dernier, au Centre communautaire de Bury, dans l’ex-Manège militaire de l’endroit. L’objectif : analyser la situation de ces deux groupes de personnes vulnérables, travailler sur les éléments de cette situation et trouver de nouvelles idées pour améliorer leur sort, en suggérant les façons de réaliser et de prioriser ces idées.
Un sondage préalable avait orienté les organisatrices, autour de l’agente de développement à la CDC du HSF, Naomi McMahon, qui a monté le projet.
Six enjeux en avaient été dégagés et se trouvaient à l’étude : La connaissance et la défense des droits de ces personnes vulnérables ; les services qui leur sont offerts dans la région ; leur précarité financière ; leur vie sociale ; leur sécurité physique et environnementale ; leur perte d’autonomie.
La directrice générale de la CDC, Jinny Mailhot, agissait comme animatrice-modératrice, tout comme Naomi Mc Mahon, toutes deux vêtues du chandail rayé noir et blanc des arbitres de hockey, et munies d’un sifflet leur permettant d’arrêter le jeu et d’intervenir à la demande pour initier les actions à effectuer par les participants.
« 172 personnes ont répondu au sondage, dans toute la MRC, principalement sur la sécurité des milieux. Les résultats ont été présentés au début de l’activité, aujourd’hui. Des représentants de nos deux partenaires participent, au milieu de citoyens impliqués et de personnes qui viennent du domaine de la santé ou d’autres organismes communautaires », a énuméré Naomi Mc Mahon.
« Les participants sont regroupés en six équipes de quatre personnes, identifiées par des couleurs. Elles interviennent comme dans un match sportif. C’est une technique d’animation, qui rend le tout plus agréable, avec des interventions plus interactives, collaboratives. Ça bouge ! Les sifflets, c’est pour intervenir en introduisant les temps d’arrêt, les temps de jeux, mais il n’y a pas de cartons rouges comme au soccer », a transmis avec son air coquin, pour sa part, Jinny Mailhot, la meneuse de jeu.
Elle a identifié la collaboration aussi de partenaires municipaux, de la Sûreté du Québec (SQ), des représentants du monde de l’Éducation, du Centre des services éducatifs populaires (CSEP), du CAB du HSF, et même des organismes régionaux estriens.
« Aujourd’hui, on ressent de la fierté à rassembler ces partenaires de différents milieux qui veulent vraiment faire une différence pour les aînés et les personnes handicapées. On sent leur mobilisation et leur motivation. Chacun travaille très fort ! », ajoute Mme Mailhot.
La policière de la SQ Marilou Quessy a noté : « On prend connaissance des problématiques, en participant aujourd’hui, on apprend aussi les suggestions de solutions qu’on pourrait apporter, il y a beaucoup de bonnes idées qui sont exprimées par les participants, sans qu’on puisse promettre de toutes les réaliser », a indiqué Mme Quessy en souriant.
« C’est la fin d’un processus, après le sondage, mais c’est le début de quelque chose, vers des actions à mettre en place. Notre mission, c’est de nous assurer que les personnes handicapées se sentent en sécurité et de voir à leur mieux-être en général. L’activité de création collective et d’intelligence collective d’aujourd’hui, ça donne quelque chose, ça nous permet d’alléger notre tâche d’organisateur. Nous allons pouvoir répondre aux gens isolés pour mieux les inclure et rejoindre nos aînés des petits milieux », a suggéré Marie-Josée Pellerin, directrice générale des Étincelles de Bonheur du HSF.
France Lebrun, quant à elle, la directrice générale du CAB du HSF, se réjouissait de cette séance d’idéation, « une étape dans le projet qui a permis de réunir de nombreux partenaires de différents milieux, de connaître leurs différentes réalités, pour une potentielle mise à niveau d’autres projets ayant déjà existé, et de les adapter à une réalité commune ou spécifique des aînés. C’est porteur d’un mieux-être pour ces personnes vulnérables, comme pour les personnes ayant un handicap ».
Par ailleurs, une citoyenne dynamique, Céline Gagné, du Canton de Lingwick, qui est membre du sous-comité Conférences de la Table de concertation des aînés, s’est dite contente d’être venue comme participante. « Nous qui avons la tâche de diffuser de l’information dans nos milieux, c’est important de rejoindre les gens pour leur transmettre ce qui se fait par plusieurs organismes et créer ainsi des points de rencontre, ce qui mène souvent à d’autres actions significatives », a-t-elle fait valoir en conclusion de la matinée.

fondation LSL

Une tradition d’activité de financement annuelle relancée : Un souper-soirée country pour la Fondation Louis-Saint-Laurent

À gauche, Renée-Claude Leroux, présidente du conseil d’administration de la Fondation Louis-Saint-Laurent, et Johanne Delage, mairesse de La Patrie et présidente d’honneur de l’activité de financement, montrent l’affiche du souper-soirée country du vendredi 20 octobre, au bénéfice de la Fondation.

Les activités annuelles de financement au bénéfice de la Fondation Louis-Saint-Laurent, qui avaient connu un délai non souhaité à cause de la pandémie, reprennent avec vigueur en 2023 sous la forme d’un souper-soirée country, avec un méchoui comme menu principal. On veut ainsi profiter de l’engouement pour la danse country, remarqué actuellement, dans toutes les salles de danse.
L’activité se tiendra le vendredi 20 octobre 2023 à la cafétéria de la Polyvalente Louis-Saint-Laurent d’East Angus.
Les organisateurs ont eu la main heureuse en réussissant à s’adjoindre la mairesse de La Patrie, Johanne Delage, comme présidente d’honneur de l’événement. Non pas seulement parce qu’elle a avoué posséder tout l’ensemble du costume de la parfaite cowgirl, fine prête donc pour la soirée en question, mais parce qu’elle est d’accord pour placer son dynamisme et son enthousiasme, totalement contagieux, au service de la cause.
L’objectif de l’activité de financement 2023 n’a pas été chiffré. Les résultats des années précédentes, hormis les années pandémiques, ont été variables, dépendamment des contextes et de l’implication des différents présidents d’honneur.
« Comme le milieu est grandement sollicité, on a connu des activités qui nous ont permis d’amasser différents montants, des 4000 $, 6 000 $, même près de 10 000 $. Mais si on n’atteignait que 5000 $ cette année, nous serions satisfaits, à cause du contexte en général. Nous cherchons à rallier à nouveau les partenaires de la polyvalente, ce qui serait déjà un grand succès si nous réussissons cette mission que l’on s’est fixée », a indiqué la présidente du conseil d’administration de la Fondation, Renée-Claude Leroux.
Les intéressés peuvent choisir d’assister au souper et à la soirée, ou seulement à la soirée. Les billets peuvent être réservés en surfant sur internet : https://polylstl.square.site/
Les activités de financement des dernières années s’intitulaient Oktoberfest, avant la pandémie, pour les nostalgiques.
« La polyvalente Louis-Saint-Laurent, à East Angus, est une école qui offre le programme Santé Globale, c’est un plus pour les élèves et pour leur réussite scolaire. Notre fondation peut aider ceux qui n’ont pas les moyens de payer le montant pour l’inscription à ce programme avantageux, qui est offert pour la première année à tous les élèves, de Secondaire 1 jusqu’à Secondaire 5. Nous offrons aussi des périodes où tous les élèves peuvent obtenir un repas de la cafétéria pour un coût de seulement 5 $. La Fondation paye la différence, ce qui leur permet d’avoir un bon repas chaud à coût moindre », a mentionné Mme Leroux.
« Notre Fondation aide de plus en plus les familles. Nous remettons des bourses aux plus performants, lors du Gala du Mérite, de même qu’il y a un programme pour aider certains étudiants par une bourse pour leur faciliter l’accès à l’école. Nous avons aussi un projet d’aménagement dans le hall d’entrée, place centrale de notre milieu de vie, où il y a maintenant un gazebo. Nous apprécions grandement que les élus des municipalités du HSF s’impliquent, car nous avons de leur part un appui signifiant en toute occasion », a conclu la présidente du conseil d’administration.

Valoris

Valoris démystifie ses opérations pour le grand public

Philippe Roberge, technicien en environnement chez Valoris, explique par la coloration des eaux incluses dans les pots devant lui, les opérations de traitement des eaux et le résultat qu’il obtient. Le premier bocal contient de l’eau foncée, du lixiviat produit par les lieux d’enfouissement technique ; les bocaux suivants contiennent les résultats de la séparation des boues avec l’eau, et ceux plus clairs les eaux obtenues après traitement, testées chaque semaine au laboratoire, question de ne pas retourner dans l’environnement de l’eau contaminée.

Pour le commun des mortels, les opérations de revitalisation des matières résiduelles, pour en faire du compost ou du recyclage, dans un premier temps, c’est carrément mystérieux, en apparence, mais c’est surtout très scientifique, répondant à certains rituels bien précis.
Cela existe donc des personnes qui font de leur travail de tous les jours une opération continuelle en faveur de l’environnement. Ils sont souvent situés à l’écart du trafic routier et urbain, on ne les voit pas beaucoup, on ne les remarque guère. C’est le cas des employés de Valoris, qu’on ne soupçonne même pas d’exister, c’est comme s’ils travaillent dans l’ombre, sur un chemin de campagne pour accéder à leurs installations, pour le bien de la terre, avec beaucoup d’outils, de connaissances et de compétences.
Une visite guidée des lieux était organisée dernièrement lors d’une opération portes ouvertes, visant à informer la population du Haut-Saint-François (HSF) de ce qui se passe à l’intérieur des clôtures et des édifices de Valoris, sis au 107 chemin Maine Central, sur le territoire de Bury.
Valoris œuvre sur un grand site de compostage, entre autres, où plusieurs opérations visant la revalorisation des matières compostables et résiduelles sont effectuées, l’une après l’autre, jusqu’à l’affinement extrême vers l’épuration, et aussi vers l’enfouissement minime final de ce qui ne peut plus être revalorisé en fin de compte. Un vidéo introductif était offert au public en première étape de la visite. À noter que le niveau de vulgarisation était adapté à une activité grand public. Les intéressés à cette visite étaient invités à monter à bord d’un autobus pour circuler entre les différentes aires de travaux et d’enfouissement.
« Nous sommes le dernier bastion qui récupère les résidus utiles. On ne fait pas ici de récupération proprement dite, c’est laissé à notre partenaire Récup-Estrie. Ici, on s’attaque à tout ce qui peut être récupéré pour la valorisation, jusqu’aux biogaz produits par l’enfouissement final, lors du traitement des LET, les lieux d’enfouissement technique. Ce sont ce qu’on appelait les déchets, il n’y a pas si longtemps, mais maintenant les matières résiduelles, une fois qu’on en a extrait tous les éléments recyclables », explique dans l’autobus Louis Longchamps, directeur développement durable et relations externes de Valoris, dans le cadre de cette opération charme de portes ouvertes.
Un premier triage des matières résiduelles brutes reçues est effectué, incluant les résidus de matériaux de construction reçus. Une opération de broyage peut réduire ces matières en «chips», la matière principale de revalorisation du bois.
« Une torchère, sur le site, détruit par combustion une grande partie des biogaz des LET, soit 99,999 95 pour cent, comme si on retire de l’air d’un sac de vidange, une image qui explique bien le processus », compare Louis Longchamps.
« Ici, on revalorise 98 pour cent de ce qui entre ici, correspondant à la poubelle domestique des citoyens, soit le bac noir pour le ramassage des déchets. La matière organique qui subsiste dans le bac noir est extirpée pour être revalorisée », indique-t-il.
Les digues de pierre remarquées entre les monticules, des ouvrages conçus par des ingénieurs, servent à contraindre les eaux de ruissellement, à minimiser l’érosion et à éviter les glissements de terrain possibles. Les LET sont constitués en cellules, de dimensions préétablies, et d’une durée de vie de remplissage variable, à raison de 50 000 à 60 000 tonnes par an. Valoris en est à la septième cellule d’enfouissement, qui ne nécessite pas de grand creusage, soit seulement un mètre et demi environ. Mais une cellule fermée peut atteindre une hauteur jusqu’à 20 m. La durée de vie d’une cellule est en moyenne de cinq à six ans.
« Le mot enfouissement est trompeur, même erroné, car ce serait plus juste de parler d’entassement, à la verticale, ce qui explique davantage les monticules sur une cellule. Nous avons ouvert une nouvelle cellule le 29 juin dernier. Nous sommes très fiers et nous prenons grand soin de la biodiversité qui se crée autour d’une cellule, que ce soit autour par des insectes, des oiseaux, oiseaux de proie et même des animaux qui y vivent. C’est ce qui explique pourquoi on crée des condos à insectes, on a installé des nichoirs spécialement pour les oiseaux de proie, etc. On les aime ! », fait remarquer Louis Longchamps.
Il faisait état, entre autres, d’orignaux, de chevreuils nombreux qui fréquentent leurs sites couvrant plusieurs acres, et même de ratons laveurs qui constituent des problèmes, pour leur part, en s’installant dans les garages et les dépendances…
À cause des normes auxquelles les opérations sont assujetties, l’entreprise doit effectuer une surveillance avec certains équipements de vérification de la qualité des eaux, en fonction de ne pas rejeter dans l’environnement des liquides qui pourraient affecter la nappe phréatique, comme les lixiviats, les liquides brunâtres issus des LET.
Seulement 10 pour cent du compost produit au site de Bury est retourné aux citoyens, alors que le reste prend le chemin de certains partenaires qui s’en servent et le modifient avant de l’ensacher pour d’autres usages, en paillis et autres substances finales et utiles.
Sur le site, quelques basins de sédimentation ramassent les eaux pour y décanter les sédiments et les épurer avant de les rendre à l’environnement. De plus, après le déboisement de la forêt pour créer des espaces de travail ou d’enfouissement, on reboise ailleurs, ce qu’on fait également pour la gestion des milieux humides à préserver.

Saute-Crapaud

40e anniversaire du CPE Saute-Crapaud : Beaucoup de bonheur pour beaucoup d’enfants !

Au début de son histoire, la garderie Saute-Crapaud a occupé un édifice plus modeste en 1983, qui a été démoli en septembre 2003 car remplacé par une nouvelle construction moderne et plus spacieuse.

C’est le 17 octobre 1983 que la Garderie de Cookshire, l’ancêtre de l’actuel CPE Saute-Crapaud, ouvrait ses portes officiellement. De nombreuses générations d’enfants en bas âge, jusqu’au moment d’atteindre l’âge de la maternelle préscolaire, l’ont fréquentée joyeusement et avec grand bonheur, y étant accompagnées par des professionnels pour faciliter leurs premiers pas dans la vie.
À la suite d’un concours ouvert au public, son nom fut changé pour Garderie Saute-Crapaud, nom que la politique familiale ultérieure du gouvernement transforma en Centre de la petite enfance Saute-Crapaud.
Devant la nécessité de s’agrandir pour répondre aux besoins de sa clientèle, une première pelletée de terre est effectuée le 15 mai 2003, en fonction de la construction d’un tout nouveau bâtiment, au 420 de la rue Craig Nord, à Cookshire-Eaton, qui est inauguré le 6 septembre 2003. L’ancien édifice situé tout près, sur l’aire de jeu, est alors démoli.
Corporation sans but lucratif subventionnée par le ministère de la Famille, le CPE est muni d’un permis permettant 62 enfants, dont 10 poupons de 3 à 17 mois et 52 places pour des enfants de 18 mois jusqu’à la fréquentation de la maternelle.
Fidèle à sa triple mission éducative, le CPE Saute-Crapaud s’engage à offrir des services de qualité ayant pour but d’assurer la santé, la sécurité, le bien-être, le développement global et l’égalité des chances de chaque enfant. Même les enfants ayant des besoins particuliers, ou qui vivent dans des contextes de précarité sociale et économique, bénéficient de l’attention et de services appropriés.
L’accompagnement dans l’apprentissage est également au cœur de la mission du CPE. L’équipe dynamique et chaleureuse de l’institution crée une relation de confiance et de collaboration avec ses nombreux partenaires. Chaque enfant y évolue avec plaisir et de façon sécuritaire, où tout un chacun met de l’avant son unicité.
Le CPE Saute-Crapaud est fier des valeurs véhiculées dans toutes ses actions, qui sont devenues constituantes de son credo en toutes occasions : le respect, l’authenticité, le plaisir, la collaboration, la bienveillance et l’amélioration continue.
De nombreuses directrices générales se sont succédé au cours des 40 années d’existence de l’organisme. Parmi les directrices générales, citons Claire Boily Miquelon, dans les années 1980, Danika Plouffe, de 1997 à 2006, Lucie Roussy, de juillet à décembre 2006, Chantal Viens, de 2007 à 2020, et Véronique Girard, de 2021 à nos jours. Cette dernière avait auparavant été éducatrice au CPE de 2004 à 2017.
Le CPE a maintenant à son emploi entre 20 et 25 employés, selon la saison.
Toute l’année du 40e anniversaire, la direction de l’organisme planifie des activités spéciales, comme une grande fête de famille prévue en juin 2024, où des retrouvailles permettront de réunir d’anciens dirigeants du CPE, des membres du conseil d’administration, des employés et même des enfants de jadis ayant apprécié leur passage avec les accompagnatrices et professionnelles du CPE au fil des ans.
Incidemment, une nouvelle planification stratégique sera préparée pour les années 2023 à 2026, avec la collaboration d’une firme de consultants spécialisée dans l’accompagnement des CPE. On en profitera pour revoir le plan d’action annuel, en lien, entre autres, avec la pédagogie nature, les relations avec les partenaires comme la Sûreté du Québec (SQ) et la Société québécoise des infrastructures (SQI).
Le CPE est situé tout près d’une forêt qui sert d’outil pédagogique, pour les enfants de quatre ans surtout, et qui constitue un très beau milieu de vie.
La directrice générale actuelle, Véronique Girard, profite de l’occasion pour « remercier toutes les directions générales, tous les membres passés et actuels du conseil d’administration, tous les employés et tous les parents qui ont fait confiance à l’équipe du CPE Saute-Crapaud pour ces 40 ans de succès et de bonheur pour les enfants de notre belle région. »
« Nous avons toujours un beau partenariat avec la communauté. Quand on est au service de nos chers enfants, cette affirmation prend tout son sens ! », a conclu Mme Girard.

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Coopérative de solidarité à Saint-Isidore-de-Clifton : Un projet d’achat qui s’étire en longueur

Si le projet d’achat de la Coopérative de solidarité, à Saint-Isidore-de-Clifton, par le conseil d’administration local, était avancé par rapport à l’échéancier prévu quand votre Journal Le Haut-Saint-François en a parlé la dernière fois, en avril 2023, il semble que celui-ci fait actuellement du sur-place.
Le commerce de services appartient toujours à l’entreprise VIVACO groupe coopératif. Elle se spécialise dans les fusions et acquisitions de coopératives, depuis 2015, dans les domaines de l’agriculture, de machineries, centres de rénovation, stations-service, dépanneurs et épiceries. La coopérative de solidarité loue encore les installations à Saint-Isidore-de-Clifton, mais les démarches d’achat se poursuivent à un rythme moins rapide que souhaité et prévu à l’origine.
Le conseil d’administration de l’organisme bénéficie toujours de l’appui d’organismes d’aide qui s’étaient impliqués dès le début des démarches d’acquisition, soit le Centre local de développement (CLD) du Haut-Saint-François, la Société d’aide au développement de la collectivité (SADC) du HSF et la Municipalité de Saint-Isidore-de-Clifton.
Concernant la vente des parts pour la constitution de la coop, 78 parts ont été vendues jusqu’à maintenant, en route vers l’objectif de 14 500 $ qui était prévu. Il est encore possible pour le public d’en acquérir, à 50 $ chacune sur le plan individuel, et 500 $ pour les corporations et entreprises.
« Nous avons reçu tous nos permis pour l’opérer. Nous avons aussi changé notre système informatique en devenant indépendants du système informatique de VIVACO. Le contrat d’achat est déjà établi, il ne reste que les démarches de financement. Un consultant a été engagé pour ces points importants, incluant les demandes de subventions et de prêts, pour qu’elles soient conformes », a indiqué le directeur général de la Coop de solidarité, Pierre Blouin, en entrevue téléphonique.
« C’est certain qu’on souhaite que les choses aillent le plus rapidement possible, mais quand on fait affaire avec les banquiers et les programmes de subventions, ils ont souvent des délais, nous n’avons donc pas de date précise. Les premières rencontres datent pourtant de l’été 2022, il s’est déjà passé plus d’un an », fait comprendre M. Blouin.
« Nous avons pourtant reçu des réponses positives pour certaines subventions. Nous avons également demandé de l’aide d’un programme gouvernemental qui est déjà annoncé, pour la dévitalisation de certaines régions pour les commerces de proximité, qui sera disponible au printemps, mais nous espérons que certains prêts nous seront accordés avant que ce programme soit en vigueur », ajoute le directeur général de la Coop de solidarité.
L’homme de confiance a paru enthousiaste et déterminé, quant aux opérations quotidiennes du commerce, qui comprend une épicerie-dépanneur et une quincaillerie. « Ça va rondement. On souhaite toujours que tout aille plus rapidement, mais on est en progression. Il faut constamment s’impliquer, et être présent davantage », a-t-il conclu.

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