Jean-Marc Brais

Jean-Marc Brais

Jean-Marc a été journaliste pour le Haut-Saint-François de 2017 à 2019 et de 2024 à 2025.

Le Papotin s’associe au Babillard Dudswell pour son 40e

Le journal Le Papotin de Dudswell soulignait récemment ses 40 ans d’existence lors d’un cocktail dinatoire tenu au centre communautaire de Marbleton. Pour assurer sa pérennité et sa présence en ligne, le journal papier s’associe avec le groupe Facebook Babillard Dudswell.

Le Papotin a été fondé par quatre femmes : Claire Manseau, Nicole Grenier, Cécile Perreault et Céline Breton. À ses débuts, l’impression était faite dans les bureaux de Graymont. Depuis 1984, il s’est publié 300 parutions du Papotin. Celles-ci ont été épluchées une par une par Mireille Rodrigue et Jasmine Marcotte en vue des célébrations du 40e.

Les deux bénévoles ont ainsi déterré la nomination de la résidente de Bishopton, Sylvie Fontaine, en tant que première pompière volontaire au Québec en février 1991. L’année suivante, on apprenait que les frais interurbains étaient abolis pour les appels entre Dudswell et Sherbrooke.

Dominic Provost, président du journal Le Papotin, s’est adressé à l’assistance lors du cocktail dinatoire.

Dudswell virtuel

Le Papotin « est l’ADN de la municipalité puisqu’il est là depuis tellement longtemps », considère la mairesse Mariane Paré. « C’est quand même une fierté de voir qu’on puisse maintenir un journal dans le contexte actuel. »

N’empêche que le contexte « est difficile pour les journaux papier », concède le président du Papotin, Dominic Provost. « On tient absolument à garder le papier le plus longtemps possible », mais l’équipe derrière le journal se rendait bien compte qu’elle devait assurer une plus grande présence en ligne.

C’est là qu’entre en jeu le babillard virtuel local. « On aurait pu créer notre propre plateforme numérique, mais à Dudswell, il y a un élément extraordinaire, une force vive qui s’appelle Babillard Dudswell », poursuit celui qui est aussi directeur général de la MRC et du CLD du HSF.  

C’est ainsi que prochainement, les textes du Papotin se retrouveront publiés sur le groupe Facebook du Babillard. Les administratrices du groupe, Jasmine Marcotte et Julie Gosselin, se disent déjà grandement sollicitées par la gestion bénévole de cette communauté virtuelle de 6000 membres. Alors pourquoi s’adjoindre une charge supplémentaire ? « Pour que Le Papotin puisse célébrer un 60e dans 20 ans », espère Mme Marcotte.

Le Papotin
Une cinquantaine de citoyens de Dudswell, de lecteurs, de collaborateurs anciens et actuels étaient réunis pour souligner les 40 ans du Papotin.

Enfants

Un premier Festival de la biodiversité

L’université Bishop’s offrait des ateliers de découverte durant le Festival.

Plus de 400 personnes sont passées par le Parc écoforestier de Johnville dans le cadre du premier Festival de la biodiversité estrienne. L’événement proposait parmi ses activités des ateliers de découverte faunique et floristique.

« Au départ, on voulait célébrer le 35e » de Nature Cantons-de-l’Est, explique son directeur Stéphane Tanguay. « Finalement, on a décidé de juste célébrer la biodiversité puis les gens avec qui on travaille. »

L’organisme a débuté ses activités en 1989 sous l’appellation de Corporation de conservation du boisé de Johnville. « Ça fait une trentaine d’années que je suis dans ce monde-là et ça jamais été aussi propice à faire de la conservation qu’en ce moment », s’enthousiasme M. Tanguay. « Il y a une conscience environnementale qui est en hausse. »

Employée
Marie-Hélène Caron est technicienne en biologie pour Nature Cantons-de-l’Est.

À preuve, le Parc écoforestier a accueilli 35 000 visiteurs en 2023. Parmi eux, on retrouve beaucoup d’habitués. « Peut-être que le festival va amener des gens qui n’étaient jamais venus au parc », poursuit le biologiste de formation.

Pavillon à venir

Le Parc écoforestier est toutefois un secret de moins en moins bien gardé. Ces vingt dernières années, il est devenu un endroit prisé avec une affluence plus importante que jamais. Les installations rudimentaires accessibles aux visiteurs sont limitées et ne suffisent plus à la demande. C’est pour cette raison que la construction d’un pavillon d’accueil, alimenté en eau et en électricité, a été proposée.
Une campagne de financement avec un objectif de 500 000 $ est d’ailleurs organisée par l’Université de Sherbrooke dans ce but. Le cout total du projet devrait s’élever autour de 2 M$.

On est sur « des terrains qui sont prêtés par les universités de Sherbrooke et Bishop’s, mais qui sont gérés par Nature Cantons-de-l’Est », rappelle Stéphane Tanguay.

Emballages Façoteck reçoit une aide de 1,6 M$

De gauche à droite : François Jacques, député provincial de Mégantic; Marc-Olivier Désilets, directeur général de Façoteck; Sylvain Désilets, vice-président; et Marie-Claude Bibeau, députée fédérale de Compton-Stanstead.

Afin d’améliorer leur productivité, les Emballages Façoteck ont reçu des aides financières totalisant 1 675 200 $. L’entreprise de Scotstown utilisera cette enveloppe pour acquérir une machine d’encapsulage automatisée, un détecteur de métaux et des aspirateurs commerciaux.

L’aide financière provient des gouvernements du Québec et du Canada de même que d’Investissement Québec. « Emballages Façotek se démarque par son esprit d’innovation », a déclaré la PDG d’Investissement Québec, Bicha Ngo. Ces projets de modernisation permettront à l’entreprise de conserver « son statut de leader en Amérique du Nord », a-t-elle indiqué.

Exportant les trois quarts de sa production au marché international, elle est « reconnue par de grandes bannières pharmaceutiques », stipule de son côté le député provincial de Mégantic.

L’entreprise originale, Léo Désilets maitre herboriste, a été fondée en 1973. L’entreprise Emballages Façoteck en est issue depuis 2010.

Crédit : Développement économique Canada

Bibeau ne se représente pas au fédéral, mais au municipal

En une semaine, la députée Marie-Claude Bibeau est la quatrième ministre du cabinet de Justin Trudeau à annoncer qu’elle ne se représenterait pas aux prochaines élections fédérales. Elle indique du même coup lorgner la mairie de Sherbrooke en 2025 à titre de candidate indépendante. 

« Ce n’est pas un départ que j’annonce. Je suis là pour terminer ce mandat » de députée de Compton-Stanstead, a précisé Mme Bibeau. Elle a profité de l’occasion pour faire un retour sur les neuf dernières années de politique fédérale.  

10 ans, 3 ministères 

Depuis l’élection de 2015, Marie-Claude Bibeau a dirigé trois ministères importants, à commencer par celui du Développement international. En 2019, « le premier ministre a fait de moi la première femme ministre de l’Agriculture de l’histoire du Canada et aussi la première francophone depuis au moins une centaine d’années », a rappelé la députée.  

« Considérant l’importance du secteur laitier dans les Cantons-de-l’Est, je suis devenue une ardente défenseure du système de la gestion de l’offre », afin d’assurer des compensations équitables aux producteurs de lait, de volaille et d’œufs, a poursuivi Mme Bibeau.  

Ce ministère lui a d’ailleurs valu le prix Relève agricole 2024 de la Fédération de la relève agricole du Québec (FRAQ).  

L’année dernière, elle s’est vu attribuer le ministère du Revenu national. Néanmoins, le rôle « qui a été le plus important dans mon parcours politique est celui de députée de Compton-Stanstead. Être au service de mon monde, c’est un honneur, c’est un privilège », de rappeler la native de Sherbrooke.  

Si elle se considère une ardente défenseure de la langue française, elle s’est toujours fait un devoir de représenter la communauté anglophone des Cantons-de-l’Est. « I have always paid a special attention to the Townshippers. I realized that your needs and your aspirations are different from the Montreal English-speaking community. » 

Le Parti libéral dans le rouge 

L’actuel gouvernement minoritaire du Parti libéral du Canada mène un parlement de plus en plus conflictuel. Ce mercredi, lors de la réunion du caucus du parti, on prévoit une confrontation entre le premier ministre Justin Trudeau et plusieurs de ses députés.  

Questionnée à savoir si elle avait songé à quitter le navire libéral, la députée Bibeau répond : « Non, absolument pas. Je suis tout à fait à l’aise avec les valeurs fondamentales de l’équipe. […] Je reste au sein du caucus libéral. Il n’y a aucune hésitation là-dessus. » 

Les prochaines élections fédérales sont prévues au plus tard le 20 octobre 2025, mais elles pourraient avoir lieu plus tôt si les libéraux perdaient la confiance de la Chambre. 

Marie-Claude Bibeau est la conjointe de Bernard Sévigny, qui a été maire de la Ville de Sherbrooke de 2009 à 2017 avec le parti Renouveau sherbrookois.  

Marie-Claude Bibeau pose en compagnie de membres de son équipe des bureaux de Sherbrooke et d’Ottawa.

La récolte de raisin va bon train chez Cépages des prés

« On n’a rien à envier à l’Ontario », se targue Mario Langevin. Le propriétaire du vignoble Cépages des prés connait sa meilleure saison à date. « Le plant qui vieillit plus les températures clémentes, ça fait un mariage parfait cette année pour une production record. »

L’aventure de Cépages des prés a débuté en 2019. Il s’agit donc de la sixième saison de production du vignoble, dont les plants commencent à atteindre la maturité. On en compte 7000, répartis sur une surface de 1,3 ha.

« Quand j’ai commencé ici, ils disaient : “Tu vas toujours produire plus bas que l’Ontario” », se remémore M. Langevin. « Mais je crois qu’on va être égal à l’Ontario chaque année. C’est à cause du sol. C’est du sable ici en dessous. T’as un pied de sol arable, puis ensuite de ça, c’est soit du roc ou du sable. »

La parcelle de terre située aux abords de la route 253 à Cookshire-Eaton est un ancien champ de pommes de terre de la famille Dionne. La particularité du sol permet un rendement d’une douzaine de tonnes de raisin à l’hectare. Ajoutons à cela une couverture de protection sur les vignes l’hiver.
« Sinon, l’hiver est trop dur », indique Brigitte Robert, partenaire de Mario Langevin.

« Quand on a du -30 °C puis qu’il n’y a pas beaucoup de neige, ça se peut qu’il y ait des plants qui gèlent. » C’est là où les toiles de géotextile blanc viennent sauver la mise. Il s’agit d’une technique similaire aux couvertures de protection que certains utilisent pour leurs platebandes. Rien de surprenant pour Mario Langevin, qui est paysagiste de profession.

Brigitte Robert est informaticienne de profession. Le vignoble est un projet de retraite.

Lors de notre passage, Brigitte et Mario en étaient à récolter leur cépage seyval. Cette semaine, ils en seront au vidal. Leur production est vendue à des producteurs de vin québécois qui l’utiliseront pour assembler du vin blanc ainsi que du vin de glace.

Le seyval a été récolté à la fin septembre. Le vidal, de son côté, le sera ces jours-ci.

Le Cuisinier déchaîné change de main

Julie Myre-Bisaillon et Yannick Côté qui étaient, jusqu’à tout récemment, copropriétaires du restaurant Le Cuisinier déchaîné.

Après sept saisons bien remplies, Yannick Côté et Julie Myre-Bisaillon cèdent le restaurant Le Cuisinier déchaîné à un nouveau propriétaire. Le couple délaisse l’établissement situé sur le site de la Brasserie 11 comtés pour se concentrer sur leur restaurant gastronomique Les Mal-aimés, également situé à Cookshire-Eaton.

« On vieillit. Avec Les Mal-aimés qui prend son envol, on avait envie de ralentir. Ça fait quand même deux ans qu’on réfléchit à passer le flambeau », confie Julie Myre-Bisaillon. Yannick Côté concède que deux restaurants, « ça aurait été un petit peu trop. »

« Au début, c’était supposé être 60 repas par jour. Puis on a fait du 200-250 », indique Julie. « C’est devenu plus gros qu’on pensait que ça allait être. » Pour elle et son conjoint, la restauration demeure un à-côté de leur emploi respectif. Julie est professeure-chercheuse à l’Université de Sherbrooke et Yannick s’occupe de la ferme Le Jardinier déchaîné.

C’est cette ferme, située dans le secteur d’Eaton Corner, qui est à la base des deux projets du Cuisinier déchaîné et des Mal-aimés. Pour le premier, « l’idée, c’était d’écouler les numéros 2, les légumes plus moches », qui ne se vendraient pas dans les paniers de légumes ou au supermarché, indique le maraîcher.

Une étoile Michelin au cœur de la Réserve de ciel étoilé

Dans le cas du second restaurant, le concept a été poussé plus loin. Le terme « mal-aimés » fait référence à tous ces légumes indigènes souvent négligés en cuisine : le navet, le rutabaga, le cardon. Ceux-ci sont apprêtés et intégrés de manière inédite dans les plats signés Yannick Côté et Daniel Charbonneau, anciennement de L’Empreinte.

Daniel Charbonneau et Yannick Côté, copropriétaire des Mal-aimés. Photo fournie.  

« Il y a beaucoup de gens qui recherchent cette expérience-là » d’un menu gastronomique de 7 à 10 services, confie Yannick. « Les concepts de tables à la ferme, il y en a quelques-uns au Québec et on est tous très en vue », renchérit Julie.

À un point tel que Les Mal-aimés sont pressentis pour recevoir parmi les premières étoiles du Guide Michelin qui seront éventuellement attribuées au Québec. L’établissement de Cookshire-Eaton a été cité par les critiques culinaires Allison Van Rassel et Tommy Dion, alias Le Cuisinomane, comme récipiendaire potentiel.

La saison du Cuisinier déchaîné prenait fin le 29 septembre, alors qu’il reste encore quelques semaines pour profiter des Mal-aimés. Le nouveau propriétaire du Cuisinier déchaîné souhaitait faire l’annonce de son acquisition à un moment ultérieur.

40 de handicap pour Virage Santé mentale

Lyne Bernier, qui était derrière la Classique Gérard Putter Bernier, au tee de départ du dernier trou lors du tournoi le 21 septembre dernier.

Une cinquantaine de joueurs ont foulé les allées du Club de golf East Angus dans le cadre du 15e tournoi de l’organisme Virage Santé mentale. L’événement était sous la présidence de Serge Rosa et Sébastien Audet de Sauro Chrysler, anciennement Weedon Auto.

« Pour des nouveaux arrivés, ils s’impliquent vraiment beaucoup avec Virage Santé mentale. C’est de bons partenaires », se réjouit Pauline Beaudry, directrice générale de l’organisme. Sans le savoir, elle est allée cogner à la bonne porte lorsqu’est venu le temps de dénicher des porte-paroles pour endosser la cause de la santé mentale.

« J’ai un enfant autiste. Notre famille, on vient d’émigrer à Sherbrooke, ça fait un mois. Notre garçon s’en va au Touret », une école pour les élèves avec une déficience intellectuelle moyenne à profonde, explique le copropriétaire de Sauro Chrysler, Sébastien Audet. « Depuis six mois, mon cheminement puis ma vie familiale, tout a changé. Ça ne pouvait pas mieux fitter que ça. »

« Si je n’ai pas des commanditaires et des partenaires qui embarquent avec moi, ça vaut rien. C’est des gens comme eux, comme la Caisse Desjardins, qui s’investissent pour faire en sorte que ça puisse fonctionner. Ils aident à la santé mentale. On fait une bonne équipe », souligne Mme Beaudry.

De gauche à droite : Sébastien Audet, copropriétaire de Sauro Chrysler; Pauline Beaudry, directrice générale de Virage Santé mentale; François Jacques, député provincial de Mégantic; Matthieu Perron, éducateur à Virage; Lise Shank, présidente du CA de Virage; Serge Rosa, copropriétaire de Sauro Chrysler; Lynn Bissonnette, vice-présidente du CA de Virage; Martine Bujold, secrétaire du CA; et Simon-Gilles Talbot, trésorier.

Place à du nouveau

Les présidents d’honneur Rosa et Audet ont pris la relève de la famille Dumas, de Weedon Auto, qui s’est impliquée dès la première année du tournoi de golf de Virage Santé mentale.

Ce changement en a précédé un second. En avril dernier, Virage Santé mentale a quitté son local qu’elle occupait depuis 19 ans sur la rue Angus Nord pour se relocaliser dans l’ancien presbytère de l’avenue Saint-Jean, à East Angus. Bien que stressant sur le moment, ce renouveau augure bien pour le futur de l’organisme qui prépare les festivités entourant son 40e anniversaire en 2025.

« Il y a un problème quelque part, mais on travaille à le résoudre. » 

Le directeur général David Fournier et la mairesse Lyne Boulanger lors de la séance du conseil municipal de East Angus du 7 octobre.

Après un premier rapport ayant coûté 13 500 $, la Ville de East Angus mandate de nouveau la firme Raymond Chabot Grant Thornton pour mettre à jour ses pratiques en matière d’éthique et d’harcèlement psychologique « pour un montant minimum de 7875 $ ». 

À la suite d’une visite de l’Unité permanente anticorruption (UPAC) dans ses bureaux en février dernier, c’était au tour de la CNESST de passer par les bureaux de la Ville de East Angus le 5 septembre dernier.  

« On s’est fait dire par la CNESST que notre politique [en matière d’éthique et de harcèlement psychologique] était pas à jour. Il y avait des choses qu’il fallait améliorer. C’est là-dessus que Raymond Chabot Grant Thornton va nous faire des politiques à jour », a expliqué la mairesse Lyne Boulanger lors de la séance du conseil municipal du 7 octobre.  

Cette séance était d’ailleurs attendue de la part de la population. « D’habitude, on est 3-4 ici », s’est exprimé Roch Mailhot. « Là, la salle est pleine. Il y a plein de monde qui veulent savoir pourquoi on a passé aux nouvelles. » 

Des citoyens ont également déploré que, malgré une somme totale de plus de 20 000 $ payée par les deniers publics, ceux-ci n’ont pas accès aux conclusions du premier rapport de RCGT, alors que les membres du conseil ont pu en prendre connaissance le 2 octobre. 

La mairesse Lyne Boulanger dit souhaiter présenter le document aux employés de la Ville dans un premier temps. On se rappellera que sur une équipe permanente d’une douzaine d’employés, il y a eu une démission et trois arrêts de travail. De son côté, le directeur général David Fournier a été en arrêt de travail obligé pendant cinq mois.  

Pour ce qui est des conclusions du rapport émanant des plaintes d’harcèlement du printemps dernier, Mme Boulanger dit que « un jour, on les donnera. Quand ce sera le temps. Pour le moment, c’est pas le temps. […] C’est sûr qu’il va y avoir un compte-rendu qui va être fait. C’est sûr que la population l’attend. […] On met tous les efforts possibles pour rétablir le climat. » 

Le conseiller syndical pour les employés de la Ville de East Angus, Gaétan Desnoyers, discute avec la mairesse Lyne Boulanger.

Trois giratoires prévus aux chemins Paul, de l’Aéroport et des Pins 

On en connait un peu plus sur le projet de réaménagement de la route 112 entre Ascot Corner et East Angus. Outre l’élargissement à quatre voies avec séparation par terre-plein, trois carrefours giratoires doubles sont prévus le long du tronçon de 6 km. Ceux-ci sont envisagés aux intersections de la rue des Pins, du chemin Paul et du chemin de l’Aéroport.  

Les travaux seraient réalisés sur plusieurs années, soit au plus tôt à partir de 2028 pour se terminer en 2032. Les premières interventions réalisées seraient la construction des carrefours giratoires doubles aux intersections des chemins Paul et de l’Aéroport, de même que le doublement de la route 112 entre ces deux intersections, indique l’avis de projet soumis par le MTMD. L’intervention suivante serait la construction du carrefour giratoire double à l’intersection de la rue des Pins. La dernière intervention serait le doublement de la route 112 entre la rue des Pins et le chemin Paul.  

Dangereux depuis plusieurs années 

Le projet vise à sécuriser le tronçon et à augmenter sa capacité routière. On se rappellera que la vitesse a été réduite de 90 à 70 km/h entre le chemin Talbot et la route 214, à la suite d’un accident mortel survenu près du chemin Paul en septembre 2019. Dans son rapport publié en août 2020, le coroner avait recommandé de sécuriser la route 112 à cet endroit. 

De 2015 à 2019, il s’est produit 45 accidents, dont 3 mortels, sur ce tronçon de route. Le débit moyen y est de 15 000 véhicules/jour, ce qui représente une augmentation de 85 % sur 25 ans. Après des rencontres avec les élus municipaux et des consultations publiques en 2023, le projet de réaménagement est à l’étape de l’étude d’impact sur l’environnement.  

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Le village essénien de Cookshire mis à l’enchère

L’église essénienne chrétienne voit son site du chemin Brochu, à Cookshire-Eaton, être mis en vente par la MRC du Haut-Saint-François. L’organisation religieuse doit 184 000 $ en taxes municipales et scolaires.

Le domaine de 100 hectares, appelé L’Érable par l’organisation, comprend une vingtaine d’habitations qui hébergent une cinquantaine de fidèles. Il est évalué à 6 000 000  $. Plusieurs de ses bâtiments ont été jugés non conformes puisque situés en zone agricole.

Cette mise à l’enchère survient après que l’Église essénienne a abandonné au printemps son appel d’une décision de 2021 de la Cour supérieure qui lui interdisait toute activité de culte. La Ville de Cookshire-Eaton a alors fait parvenir un compte de taxes rétroactif pour 2022 et 2023, en plus des taxes de l’année en cours.

Ce sont ces sommes qui sont en défaut de paiement et qui mènent à l’enchère prévue le 14 novembre prochain.


La « Ronde des Archanges » est le rituel principal qui maintient l’alliance entre la Nation essénienne et les forces divines.

L’église essénienne fait des siennes

Outre la Ville de Cookshire-Eaton, l’organisation religieuse connait des démêlés avec la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) et l’Agence de revenu du Canada.

À l’interne, l’organisation a connu des conflits lors de la mort de son fondateur, le Français Olivier « Manitara » Martin en 2020. Son fils Nazahr Guérin et son ancienne conjointe Magali Guérin ont repris les rênes du mouvement.

Pier-Antoine Marier en 2018. Crédit photo : Pierre Hébert

Ceux-ci ont rapidement intenté une poursuite en diffamation contre quatre membres québécois de l’organisation. L’un d’eux est l’ancien président du conseil d’administration essénien Pier-Antoine Marier, que le Journal avait rencontré en 2018.

Quel avenir?

Le village L’Érable de Cookshire-Eaton est l’un des trois sites mondiaux de l’Église essénienne chrétienne. Les deux autres se trouvent en Grèce et au Panama.

Des parallèles peuvent être tracés entre l’Église et le mouvement raëlien. Fondé par le Français Claude “Raël” Vorhilon, cet autre culte avait choisi un vaste domaine de Maricourt, dans le Val-Saint-François, pour implanter Ufoland, un complexe servant entre autres à loger le prophète et ses fidèles. Le mouvement raëlien a lui aussi été marqué par ses démêlés avec les administrations des endroits où il était en activité.

Fin de saison pour les Concerts de la gare

La 12e saison des Concerts de la gare d’East Angus s’est conclue le 22 août dernier avec une prestation du groupe rockabilly The Sloe Gin Fizz, d’Ascot Corner. Voyez notre entrevue avec Antoni Dumont, responsable, et Marc Reid, fondateur des Concerts de la gare.

Vol de cuivre

Vol de cuivre au contrôle routier de la 108

Une douzaine de lampadaires situés sur le terrain de l’ancien poste de contrôle routier de la route 108, près du chemin Robinson, ont été vidés de leur câblage. Ce vol survient alors que la SAAQ travaille à remettre le poste en fonction, après son incendie survenu en avril 2022.

Daniel Bernard s’occupe de l’entretien paysager sur différents sites gouvernementaux. « La balance à Sand Hill, puis [l’aire de contrôle] sur la route 108 à Bury, c’est moi qui fais le terrassement là. »

Il y a quelques semaines, alors qu’il s’apprêtait à tondre la pelouse de l’ancien contrôle routier situé à Cookshire-Eaton, il s’est aperçu du méfait. « Tous les lampadaires sur une distance d’à peu près 1500 pieds ont été coupés. Les plaques ont été arrachées puis les fils ont été coupés. » C’est alors que M. Bernard a contacté la Sûreté du Québec.

Retour en service d’ici la fin de l’année

Ce vol de fils de cuivre survient alors que le site de contrôle routier n’est plus en fonction depuis son incendie en avril 2022. « L’événement est toujours sous enquête par les autorités », indique Jeanne Séguin-Laflamme, porte-parole du ministère des Transports pour l’Estrie.

C’est la SAAQ qui s’occupe des activités du poste. Sa relationniste, Geneviève Perron, mentionne que « l’ancien poste de contrôle sera converti en aire de contrôle. Les travaux seront réalisés cet automne et complétés d’ici la fin de l’année 2024. » Lors de cette conversion, « tous les équipements nécessaires aux opérations de Contrôle Routier Québec (CRQ) seront réinstallés et remis en service », poursuit-elle.

De son côté, le ministère des Transports rappelle que le vol de fils de cuivre dans les systèmes d’éclairage est pris très au sérieux. Si les citoyens pensent être témoins d’un vol ou d’un acte de vandalisme, ils peuvent aviser la Sûreté du Québec ou le Québec 511.

Journal

Le Journal en reconstruction

L’équipe du Journal régional Le Haut-Saint-François. De gauche à droite : Scott Stevenson, Francine Prévost, Maxime Robert et Jean-Marc Brais.

Si le Journal régional Le Haut-Saint-François était une maison – en parlant justement d’habitation dans ce numéro – alors nous serions en reconstruction.

Depuis le début juillet, l’équipe du journal compte un nouveau directeur général, Scott Stevenson, après quelques mois de recherche. Journaliste depuis plus de trente ans pour plusieurs publications locales comme le Sherbrooke Record, La Tribune et le Townships Sun, il a aussi une longue expérience dans la gestion d’organismes communautaires.

Depuis la fin juillet, Jean-Marc Brais est de retour à l’emploi du journal, cette fois à titre d’agent de développement numérique. Il avait été journaliste pour Le Haut-Saint-François de 2017 à 2019 en plus de ses projets multiplateformes. Dans ses nouvelles fonctions, Jean-Marc aide le journal à publier activement sur le site internet et sur la page Facebook.

La maison du journal s’agrandit. Ainsi, les activités numériques s’ajoutent à la version papier, qui, elle, continue à un rythme de 24 parutions par année. Sur le site internet, on retrouve l’actualité du Haut-Saint-François qui s’est développée plus rapidement que ne le permet le suivi de l’édition papier.

Jean-Marc et Scott se joignent une équipe aguerrie à la permanence du journal. Parmi elle, on retrouve l’adjointe administrative Francine Prévost, employée au journal depuis 27 ans, et l’infographiste Maxime Robert, en poste depuis 13 ans.

La fin de notre contrat avec le journaliste Ronald Martel au mois d’août laisse un vide dans le journal, que nous remplissons à court terme par des textes de pigistes ainsi que de Scott et Jean-Marc. La conseillère publicitaire Coralie Mathieu quitte aussi, retournant aux études. Le journal est ainsi à la recherche de son remplaçant, un futur membre dynamique de l’équipe qui aimerait aider à innover et augmenter nos services aux clients.

En tant que fondation de l’organisme qu’est le Journal, le conseil d’administration amène une base solide, représentant les membres et lecteurs-rices qui l’élisent annuellement. Le conseil est mené par la présidente Lisa Irving, la vice-présidente Suzanne Jutras et le trésorier Pierre Couture, en plus de comprendre Alexandra Jacquet, Pauline Beaudry, Francine Prévost et Daphné Raymond comme administratrices.

Notre toit, ce qui nous garde à l’abri, ce sont nos fidèles clients annonceurs, qui incluent également les 14 municipalités du Haut-Saint-François en plus de Saint-Malo. À eux s’ajoutent les programmes d’aide gouvernementale pour les médias écrits, principalement celui du ministère de la Culture et des Communications du Québec.

La presse vit une révolution amenée par les technologies de l’information. C’est une transformation sociale semblable au passage de nos maisons de pierres placées à la main à des maisons de 2×4 / 2×6 préconçues et préfabriquées. La préservation et le succès de la presse écrite devient alors un enjeu important pour l’avenir de notre société libre, ce que votre équipe du Journal régional Le Haut-Saint-François entend poursuivre avec talent, vision et joie.

Lisez-nous attentivement pour découvrir nos beaux développements architecturaux, sur papier et en ligne, à venir dans les prochaines semaines!

Jean-Marc Brais et Scott Stevenson

“On n’a pas à être gêné” du Centre culturel Doris-Lussier 

Le Centre culturel Doris-Lussier de Weedon propose une programmation riche et variée depuis plusieurs années. La saison 2024-2025, qui débute le 14 septembre avec l’humoriste Billy Tellier, n’y fera pas exception. 

On trouve de tout à Weedon 

Outre l’humour, la musique occupera une place prépondérante autant avec des artistes offrant du matériel original qu’avec des groupes rendant hommage aux plus grands : U2, Elton John, Gerry Boulet, Dan Bigras et Styx. 

“On essaie de rejoindre le plus le public possible. On essaie de varier dans le but de rejoindre les gouts de tous et chacun”, explique Diane Lafrance, présidente du CA du Centre culturel.  

C’est ainsi que des artistes jeunesse tels que Fouki, Émile Bilodeau et Comment debord alterneront avec des valeurs sûres telles que Rick Hughes, Mike Goudreau et Martin Deschamps. 

“On essaie toujours, d’une année à l’autre, de voir ce qui a fonctionné, ce qui a fonctionné moins. On est toujours en train d’essayer de voir ce qu’on peut faire pour améliorer la formule”, poursuit Mme Lafrance. 

Ce travail constant porte fruit puisque “on a de plus en plus des gens de l’extérieur et ça, ça nous fait plaisir. Il y en a même qui découvrent le Centre culturel pour la première fois”, se réjouit la présidente.  

Renouveau dans l’équipe 

Mme Lafrance succède à l’artiste locale Rebecka Lussier à titre de présidente du conseil d’administration du Centre culturel. La transition s’est faite ce printemps. Elle conjugue ce rôle avec son emploi d’enseignante au collégial. 

Outre la présidence, chaque membre du conseil d’administration du Centre culturel met la main à la pâte en s’impliquant les soirs de spectacle. “Ça fait partie de notre mandat”, comme le dit Mme Lafrance. 

C’est cette aide bénévole qui permet d’offrir des billets à faible cout. Le Centre culturel Doris-Lussier ne compte qu’une seule salariée en la personne de Marie-Andrée Laperrière, coordonnatrice. 

Ceux qui s’impliquent ont donc leur centre culturel tatoué sur le coeur. “On n’a pas à être gêné. À Weedon, on a vraiment un centre culturel qui se démarque. Les artistes l’aiment beaucoup”, constate Diane Lafrance.  

Elle explique cet amour des artistes par la proximité qu’ils ont sur place avec le public. “Nécessairement, il y a une dynamique puis une atmosphère quand arrivent les soirs de spectacles. Il y a un contact qui se fait parce qu’on est proche de l’artiste.” 

Le Journal fait tirer une paire de billets pour les spectacles de Francis Degrandpré (18 octobre 2024), Dan Bigras (23 novembre 2024) et Mario Tessier (18 janvier 2025). Pour vous inscrire, rendez-vous sur la page du concours.

Assez d’eau pour accueillir 80 logements à Ascot Corner?

Le citoyen Jacques Gourde a fait valoir son point de vue lors de l’assemblée publique de consultation.

Une trentaine de citoyens ont témoigné de leur opposition à un projet de dix immeubles locatifs dans le secteur du chemin Galipeau, à Ascot Corner, lundi soir. Leur crainte? Que l’arrivée potentielle de 145 nouveaux résidents mette en péril leur accès à la nappe phréatique.

« Chacun des bâtiments va être alimenté par un puits artésien », explique Jean-Philippe Robidoux, urbaniste et représentant d’Innoplex Immobilier, derrière le projet. Or, des résidents actuels du secteur font déjà part de difficulté d’approvisionnement.

« J’ai déjà eu à faire recreuser mon puits, puis à faire fracturer en plein hiver. J’aimerais vraiment pas que ça me réarrive », a témoigné une résidente de la rue Georges, laquelle serait prolongée dans le cadre du projet. « On pense tous que ça va avoir un impact négatif sur nos vies », s’est exclamé un autre.

À l’étape du changement de zonage

La consultation tenue lundi à l’hôtel de ville d’Ascot Corner constitue une première étape dans le cadre du PPCMOI (Projet particulier de construction, de modification ou d’occupation d’un immeuble). Le promoteur Innoplex devra entre autres réaliser une étude hydrogéologique avant de pouvoir aller de l’avant.

Une telle étude doit être remise à la municipalité « pour déterminer la capacité du secteur à fournir les immeubles projetés sans affecter le milieu actuellement bâti. »

« On a l’obligation en tant que municipalité de fournir en eau », explique la mairesse Nathalie Bresse. S’il y en n’a pas assez, « est-ce qu’on est prêt à payer pour ça? Pas vraiment. » Elle confie qu’un projet d’aqueduc est envisagé dans le secteur de la rue Georges.

Les citoyens directement touchés par le projet auront la possibilité de faire valoir leur opinion lors d’un éventuel référendum. De son côté, Innoplex Immobilier devra réaliser l’étude hydrogéologique. Le promoteur dit qu’il vérifiera également le niveau de contamination des sols, après que plusieurs citoyens eurent fait part que l’endroit était un ancien dépotoir à ciel ouvert.

Outre ce projet de 80 logements locatifs, la municipalité d’Ascot Corner compte prolonger les rues Darche et Dubé au centre du village, en plus d’y implanter les réseaux d’aqueduc et d’égout.

On aperçoit, en couleurs, les terrains que souhaite vendre et développer la municipalité d’Ascot Corner, au coeur du village. Photo tirée du site web de la municipalité

P-A Méthot à East Angus pour une bonne cause

Crédit photo : ICI Radio-Canada Télé

Le dernier blitz est lancé pour la trentaine d’élèves du projet Cité sans frontière de la polyvalente Louis-Saint-Laurent. Leur ultime activité de financement se tiendra le 28 septembre et consistera en un souper spaghetti suivi d’une prestation de l’humoriste P-A Méthot. 

Après cette soirée, les étudiants se concentreront sur leur année scolaire et leurs cours d’espagnol. Puisque c’est dans cette langue qu’ils devront communiquer, une fois qu’ils se retrouveront au Guatemala pendant une dizaine de jours en mars prochain. 

La région d’Antigua est celle retenue par le projet Cité sans frontière afin d’y apporter une aide humanitaire. En effet, les participants effectueront différents travaux dans la communauté, comme la construction de plancher de béton dans les habitations de familles plus démunies. Le séjour durera une dizaine de jours et comprendra aussi des sorties culturelles. 

Des contacts dans le milieu de l’humour 

Joliann Goyette, de Chartierville, est l’une de ces participantes. Elle débute son quatrième secondaire ces jours-ci. « J’avais envie de vivre l’expérience. [Le Guatemala], c’est quand même différent d’ici. » 

Sa mère Karine Dubreuil encourage sa fille dans sa préparation au voyage en plus de s’impliquer. « Les parents, on participe beaucoup, mais pas seulement en argent. » En effet, c’est en usant de ses contacts qu’elle a pu bénéficier de la générosité de l’humoriste P-A Méthot.  

Joliann Goyette, qui ira au Guatemala pendant dix jours en mars prochain, et sa mère Karine Dubreuil

« Mon père a travaillé plusieurs années au Tremplin de l’humour à Thetford Mines. J’étais au vestiaire, mon père était au bar. Il organisait les soirées. » Lorsque le grand-père Dubreuil a su que sa petite-fille organisait une soirée bénéfice pour son voyage, il est temporairement sorti de sa retraite. 

C’est ainsi que l’humoriste gaspésien sera de passage le samedi 28 septembre à l’auditorium de la polyvalente Louis-Saint-Laurent. Les billets sont en vente au polylstl.square.site. Le spectacle est précédé d’un souper spaghetti, dont les places sont en vente sur le même site. 

Virage Santé mentale prépare son tournoi de golf

L’organisme Virage Santé mentale tiendra son traditionnel tournoi de golf le 21 septembre prochain. On espère attirer 70 golfeur.se.s avec l’aide des deux porte-paroles de cette année, Sébastien Audet et Serge Rosa de Sauro Chrysler (anciennement Weedon Auto).

Après une édition 2023 quelque peu décevante, « cette année, on espère beaucoup », confie Pauline Beaudry, directrice générale de Virage Santé mentale. Les fonds amassés lors d’une telle activité de financement permettent à l’organisme d’offrir des services gratuits tout au long de l’année à ses bénéficiaires.

Ces services prennent la forme de conférences ouvertes au public, comme celle de Dave Morissette en mai dernier, de soutien individuel ou d’un milieu de jour, qui offre café et collations gratuitement aux usagers.

« On est un des rares organismes encore que tous ses services sont gratuits », rappelle Mme Beaudry. « Je veux que toute personne dans le Haut-Saint-François puisse avoir la chance de dire : ‘On est allé’. Puis que ce soit pas l’argent qui fasse en sorte qu’ils puissent pas participer à quelque chose qui pourrait leur faire du bien. »

Endosser malgré les préjugés

Cette 15e édition du tournoi de golf de Virage Santé mentale se tiendra le samedi 21 septembre au Club de golf East Angus selon une formule Vegas. Un concours de trou d’un coup au 18e vert mettra en jeu un véhicule Dodge Ram 2025 d’une valeur de 80 000 $.

Ce prix alléchant est une gracieuseté de Sauro Chrysler, qui s’implique pour une deuxième année en tant que commanditaire. Pauline Beaudry craignait de perdre son partenaire de longue date lorsqu’il a été annoncé que la famille Dumas avait vendu Weedon Auto en avril 2023. Mais le concessionnaire de Weedon est resté fidèle à la cause de la santé mentale, même une fois changé de main.

Serge Rosa et Sébastien Audet, propriétaires de Sauro Chrysler. Crédit photo : Jean Binette

Cela est d’encore plus surprenant alors que plusieurs entreprises craignent de s’associer à des initiatives touchant aux enjeux de santé mentale. « Il n’y a pas beaucoup de gens qui veulent s’associer avec nous », déplore Pauline Beaudry. « Quand on a des présidents d’honneur qui ont le temps de s’impliquer, ça fait une belle réussite. »

40 ans dans un an

Cette crainte, pour les partenaires, d’être stigmatisés n’empêche pas la directrice générale de Virage Santé mentale de cogner à plusieurs portes et même d’en défoncer. L’année 2025 marquera le 40e anniversaire de l’organisme. Mme Beaudry en est déjà à la préparation de plusieurs activités.

L’une d’elles sera un match de hockey contre l’équipe des Anciens Canadiens de Montréal. Ceux qui le voudront pourront ainsi se mesurer aux Bouillon, Brisebois et Carbonneau. « J’ai un certain petit dicton en dedans de moi. C’est : ‘Demandez et vous recevrez’ », conclut en toute simplicité Pauline Beaudry.

Pour inscription 819 877-2674. Date limite le vendredi 13 septembre.

Une hockeyeuse de Bury en Autriche

L’équipe féminine junior de dek hockey. Seejay Lizotte est dans la rangée arrière, quatrième à partir de la droite.
Crédit photo : Délégation Canada United World Games – Sam la Cam

Du haut de ses 17 ans, Seejay Lizotte en est à sa deuxième participation aux United World Games, le plus grand événement sportif junior dans le monde.

Cette année, l’événement s’est déroulé du 20 au 23 juin à Klagenfurt, en Autriche. L’équipe féminine québécoise U19 de dek hockey (ou hockey balle) s’est inclinée en finale face à la République tchèque.
Comme il s’agissait de sa seconde participation, Seejay Lizotte se sentait moins stressée. « Mais on a repogné une équipe contre laquelle on avait perdu l’année passée en demi-finale. Ça, ç’a été stressant. »

N’empêche que chaque présence aux United World Games est grisante. Celle qui est habituée de jouer devant ses amies lors de parties locales au Complexe Hockey Balle de Sherbrooke performait soudainement devant une plus grande assistance.

« D’habitude au hockey, il y a juste les filles. Là, il y avait les gars qui nous regardaient, les parents. Du monde de partout qui était venu nous voir. C’était pas un tournoi normal. »
À la suite de la compétition, les Québécoises ont pu bénéficier de quelques journées libres. « On a été à Vienne après le tournoi. On a pu visiter le château de Sissi.[…] Il y en a qui ont visité les camps de concentration. »

L’équipe féminine de dek hockey faisait partie de la délégation canadienne, qui comptait des athlètes mineurs dans cinq disciplines. Les prochaines United World Games se tiendront de nouveau à Klagenfurt, en Autriche, du 19 au 22 juin 2025. Seejay Lizotte compte tenter sa chance avec l’équipe U21 à ce moment.

Des athlètes d’Équipe Québec lors des United World Games en juin dernier. Seejay Lizotte de Bury est la première à gauche.
Crédit photo : United World Games – TD Mediaworks

Un Mondial de soccer qui ouvre la voie aux autres

Le deuxième Mondial de soccer du Haut-Saint-François a réuni 75 joueurs et joueuses ainsi qu’une centaine de spectateurs au parc de l’aréna Robert-Fournier le 17 août dernier.

Compétition entre événements

L’événement sportif était une initiative de la CDC du Haut-Saint-François et de plusieurs partenaires dans le cadre d’un projet nommé RurALTÉRITÉ. La fin de ce projet impliquait de tenir l’événement avant le 31 août, alors que l’édition 2023 du Mondial s’était tenue le 9 septembre.

Une telle date, suivant la rentrée scolaire, avait l’avantage d’avoir moins de compétition inter-événements. Alors que, cette année, durant la fin de semaine du 17-18 août, plusieurs événements d’envergure se sont tenus simultanément.

Il y avait tout d’abord la Coupe nationale de soccer Sports Experts de Trois-Rivières, qui réunissait 8000 joueurs junior et sénior. Ensuite, localement, on peut penser à l’Expo Cookshire et au Festival des Traditions du monde de Sherbrooke. Malgré cette compétition inter-événements, la CDC se dit satisfaite de la participation au Mondial.

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Crédit photo : Martin Mailhot – CDC HSF

« L’idée serait d’institutionaliser l’événement de telle sorte qu’on va pouvoir continuer à l’organiser à chaque année », partage Edwin Moreno, agent de développement à la CDC du Haut-Saint-François.

Celui-ci espère voir renouvelée l’entente du projet RurALTÉRITÉ pour une période de trois ans. Cette aide permettrait de continuer à offrir une activité sportive et interculturelle de manière gratuite à la population du Haut-Saint-François.

De plus en plus populaire

La tenue des deux premiers Mondiaux de soccer dans la MRC du Haut-Saint-François arrive à point nommé, alors qu’un engouement pour le ballon rond se fait sentir de plus en plus.

On n’a qu’à penser au passage de Lionel Messi et de l’Inter Miami CF en mai dernier à Montréal pour saisir l’ampleur que prend le sport au détriment du hockey dans le cœur des jeunes générations.

Cet intérêt risque d’être accentué avec la tenue de la Coupe du monde de football 2026, événement qui sera organisé conjointement par le Canada, les États-Unis et le Mexique.

« En 2026, on va avoir deux Mondiaux de soccer : celui de la FIFA et celui dans le Haut-Saint-François », entrevoit déjà Edwin Moreno. D’ici là, il aimerait lancer une invitation au CF Montréal afin qu’un ou des joueurs de l’équipe soient présents lors de l’édition 2025 de notre Mondial local

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Weedon en fête a trouvé la bonne recette

Au centre, on aperçoit l’humoriste Peter MacLeod, ambassadeur du projet immobilier Destination W; à sa gauche, le maire de Weedon, Eugène Gagné. Ceux-ci sont entourés, à droite, de Tacu et d’un membre de son équipe et, à gauche, de Louis-Philip, président et directeur général de Sherplex.

La sixième édition du festival Weedon en fête s’est tenue du 8 au 11 août et a été qualifiée de réussite par son organisation. Une des particularités cette année a été la présence de la personnalité des réseaux sociaux Tacu.

Pendant cinq heures, le samedi 10 août, celui-ci a rencontré et échangé avec les festivaliers. Cette rencontre « a vraiment porté fruit », aux dires de Billy Filion-Gagné, coordonnateur du Service des loisirs de la municipalité de Weedon.

« Avec sa présence et ses publications, c’était l’occasion pour faire découvrir le festival un peu plus loin. » L’événement reviendra en août 2025 pour sa septième édition.

Biscuits, tempêtes et mélodies

Le spectacle familial Biscuits, tempêtes et mélodies s’est tenu à la Galerie d’art Cookshire-Eaton dimanche dernier, le 4 août. Cette représentation était une occasion d’initier le jeune public à la musique classique.

« C’est la curiosité [des] familles que l’on veut titiller pour démocratiser la musique classique en région » explique Myriam Genest-Denis, qui est à la fois la directrice artistique de l’Espace Culturel Cookshire-Eaton et qui a participé à la bande sonore du spectacle en tant que flûtiste.

La comédienne Aurélie Fortin interprétait le personnage de Simone. Crédit photo : Galerie d’art Cookshire-Eaton.
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