Jean-Marc Brais

Jean-Marc Brais

Jean-Marc a été journaliste pour le Haut-Saint-François de 2017 à 2019 et de 2024 à 2025.
Élections Newport 2017

L’ancienne mairesse veut changer le statu quo à Newport

Dans la municipalité de Newport, les six conseillers en poste lors du dernier mandat ont tous été réélus par acclamation. Ce ne sera pas le cas pour le siège principal, alors que l’ancienne mairesse Thérèse Ménard-Théroux tente sa chance contre le maire sortant, Lionel Roy, dans le but de faire changer les choses.

Thérèse Ménard-Théroux
Mme Ménard-Théroux a été mairesse de Newport de 2009 à 2013. À la fin de son mandat municipal, celle-ci s’était présentée à la préfecture de la MRC contre Nicole Robert, qui avait été élue une seconde fois, avant de se retirer en 2016. Entretemps, elle s’est impliquée en tant qu’administratrice et secrétaire-trésorière à la SADC du Haut-Saint-François. « J’ai été active au développement économique de la région tout en tissant des liens avec les citoyens. Mais pendant ce temps, ce que je déplore, c’est que j’ai offert de l’aide au maire Roy, mais c’est toujours resté lettre morte. […] Il n’y a rien qui se fait côté développement en ce moment. Lionel Roy a déjà été maire de Newport dans les années 80, mais, aujourd’hui, le rôle d’un élu a changé. N’empêche qu’on vit présentement un retour aux années 80. Je suis désolée, mais on ne le voit nulle part, le maire Roy. Pourquoi est-ce qu’il n’a pas d’intérêt ? Du temps où j’étais là, j’avais mis en place une vie sociale. On est une petite municipalité. Les gens quittent s’il ne se passe rien. Avec au moins des activités, on a une société qui se parle. »

Thérèse Ménard-Théroux a suivi une formation en politique municipale. Maintenant, elle souhaite pouvoir mettre en place nombre de projets. « Les secteurs forestier et agricole sont des incontournables ici. Par exemple, il y a une demande en ce moment pour les produits forestiers comestibles [champignons, plantes, fruits, noix]. […] Pour les jeunes familles, je voudrais mettre sur pied une politique familiale. C’est important d’occuper le territoire. Ensuite, il faut avoir les infrastructures pour pouvoir brancher et garder connectés ces gens-là. On ne veut pas d’une autre usine ou d’une mine. C’est des petits commerces qui vont nous aider et il faut qu’ils aient accès à internet, même si on est en milieu rural. » Là-dessus, Mme Ménard-Théroux parle en connaissance de cause, elle qui possède la résidence touristique La Riveraine, que les gens de l’extérieur peuvent réserver en ligne.

Lionel Roy
Lionel Roy habite la municipalité de Newport depuis 50 ans, sans en être natif. Il cumule deux décennies d’expérience politique.

« Ça fait 21 ans que je m’implique. J’ai été conseiller pendant 10 ans et maire pendant 11 ans. J’ai dû prendre une pause de huit ans parce que j’avais trop d’ouvrage sur la ferme. C’est dans ces années-là qu’il y a eu la fusion et la défusion. »

Toujours aussi occupé par ses activités fermières, M. Roy tenait à répondre aux affirmations de Thérèse Ménard-Théroux, sans pouvoir faire une entrevue complète. « Du temps qu’elle était mairesse, Mme Ménard-Théroux a essayé des choses, mais ça n’a pas fonctionné. Les gens de la municipalité nous connaissent tous les deux. De mon côté, il n’y a rien de caché, c’est connu de tous. Quant aux activités municipales, j’y participe, comme tout bon citoyen. »

Lionel Roy termine en mentionnant qu’une de ses priorités sera Valoris. « Ça ne va pas bien. C’est un désastre. » Ensuite, il souhaite se pencher sur les orientations gouvernementales pour l’aménagement du territoire (OGAT). « C’est pas encore public tout ça, mais c’est un gros dossier. »

 

Camping Beau-Soleil

Le 50e anniversaire d’un camping 3.0

La saison vient à peine de se terminer que le Camping Beau-Soleil de Weedon est en plein chantier. Propriétaires depuis quatre ans, Louis Borne et son fils Patrick mettent les bouchées doubles en vue du 50e anniversaire du site, en 2018.
Louis Borne le dit d’emblée, depuis leur arrivée, lui et son fils sont en mode investissements. La cure de rajeunissement a débuté dès 2015, alors que le Camping Beau-Soleil passait de 3 à 4 étoiles sur 5 dans la classification de Camping Québec. L’année suivante, c’était les travaux de plomberie, de rénovation de planchers et d’émondage. « Bref, toutes ces petites choses qu’on ne remarque pas, mais qui sont importantes », témoigne M. Borne. Cette année, le débit de la connexion internet a été multiplié par 20, alors que le camping est passé d’une connexion satellite déficiente à la fibre optique. Le réseau sans-fil pourra ainsi être offert partout sur le site pour un coût d’environ 250 $ par mois pour les propriétaires. « En arrivant ici, les gens ont deux questions. La première, c’est: “Avez-vous internet ?” »

« La deuxième, c’est: “Avez-vous des jeux pour les enfants ?” » Là-dessus, le Camping Beau-Soleil n’était pas en reste. Déjà, il offrait terrain de jeux, maison des jeunes et piscines. Pour son 50e, les Borne souhaitaient hausser la barre en incorporant des jeux d’eau, qui ne nécessitent pas de surveillance et qui sont activables à l’aide d’un bouton-poussoir. « J’avais fait la demande des jeux d’eau auprès de mon banquier l’an dernier, mais il m’avait dit de me calmer », confie Louis Borne. L’homme originaire de Québec a donc patienté quelques mois et s’est entouré d’une équipe de bénévoles issus de la communauté de campeurs du site. Bien que les jeux d’eau de la compagnie Moove Playgrounds coutent des milliers de dollars, la facture finale sera moindre grâce à l’aide de ces différents corps de métier. « Il y a même un campeur saisonnier qui nous a prêté sa pépine », indique M. Borne en désignant l’excavatrice aux abords du chantier.

Les campeurs bénévoles n’avaient qu’une petite fenêtre d’ouverture pour compléter les travaux. Ceux-ci devaient faire vite avant l’arrivée du gel tout en évitant les journées de pluie. Louis Borne dirige les travaux les fins de semaine. « Il nous reste à couler la dalle de béton de 30 par 40 pieds. Après ça, je vais sortir l’eau de tous les tuyaux du site au compresseur avant de fermer le camping pour l’hiver. »

Dans le cadre du 50e, Camping Beau-Soleil vend des billets de séjour et des laissez-passer à 50 % de rabais. Ces billets donnent aussi droit au tirage d’un cellier prérempli, de journées de camping gratuites et de diverses cartes-cadeaux. Les propriétaires en sont encore à finaliser la recherche de commanditaires. Le tirage aura lieu lors d’un événement en soirée le 3 décembre prochain au resto-brasserie Le Dauphin de Sherbrooke.

Louis Borne conclut: « Le camping avait besoin de beaucoup d’amour et on est là pour lui en donner. Ma santé est bonne, donc c’est le temps. Je veux faire du Camping Beau-Soleil un camping 2.0, même 3.0 ! »

violon

Trois concours, deux premières places, pour Courtney Drew, violoneuse

La rentrée scolaire a été mouvementée pour la violoneuse de Cookshire-Eaton, Courtney Drew. En un peu moins de deux semaines, celle-ci a participé à trois concours, dont deux pour lesquels elle a raflé la première place.

Courtney a débuté son triplé de concours par le Championnat canadien des Grands Maitres violoneux. Ne participe pas qui veut à cette prestigieuse épreuve. Seuls 30 finalistes ont l’honneur de donner des coups d’archet pour les juges. Ceux-ci sont soit invités par l’Association canadienne des Grands Maitres violoneux ou sont d’anciens finalistes des éditions précédentes. Dans le cas de Courtney, elle a reçu un appel de la branche provinciale de l’association. Il s’agissait donc d’une première participation pour la jeune femme de 19 ans. « J’ai commencé à faire des compétitions en Ontario et à l’extérieur du Québec l’année dernière », confie la violoneuse. Cela a aidé à être repérée et éventuellement invitée au concours. Pour la première fois de son histoire, la compétition avait lieu au Québec, à Salaberry-de-Valleyfield. En effet, en 28 années d’existence, ce n’est que depuis 2013 que le championnat est itinérant. La ville d’Ottawa avait hérité des 24 premières éditions du concours. Rien pour favoriser la violoneuse de Cookshire-Eaton, d’autant plus que les branches provinciales de l’association ne peuvent soumettre que cinq candidatures par année. Pour sa première participation, Courtney n’a pas réussi à se tailler une place parmi les dix finalistes. Elle a toutefois eu la chance de faire valoir son talent dans les jours suivants.

Des spectacles hauts en couleur
Le 1er septembre, Courtney s’est rendue en Ontario pour le Pembroke Fiddling Competition, où elle s’est classée première dans la catégorie des 19-44 ans. Trois jours plus tard, elle s’empare de nouveau de la pôle position, cette fois-ci au Sheffield Field Day au Vermont, dans la catégorie adulte des 18-59 ans. « Ces concours sont relativement stricts », nous avoue la Cookshiroise. « On a de 4 à 5 minutes chronométrées, selon le concours, pour jouer trois pièces différentes par cœur, sans partition. Par exemple, une valse, un reel et une gigue. » Étonnamment, bien que Courtney Drew admet être stressée lors de telles compétitions, il en va autrement de ses spectacles où elle fait de la claquette ou même roule sur un tonneau tout en jouant de son instrument ! « Oui, oui. Je suis aussi capable de jouer du violon de dos, étendue au sol et avec un cintre à vêtements au lieu de l’archet », dit-elle en réprimant un rire.

Courtney nous explique que ceux qu’on appelle les violoneux jouent généralement de la musique traditionnelle, tandis qu’un violoniste interprète de la musique classique. Au fil du temps, les violoneux en sont donc venus à animer les soirées et autres célébrations sociales. Inévitablement, ces musiciens ont pimenté leurs représentations de prouesses physiques, qui sont devenues des incontournables dans le milieu. Scott Woods, violoneux canadien toujours actif, va même jusqu’à faire des roulades en jouant. Il s’agit d’une influence majeure pour Courtney, qui a eu le plaisir de partager la scène avec lui à quelques reprises.

Courtney Drew se produira à la Ferme Groleau de Compton le 24 septembre, dans le cadre des Comptonales.

Amély Poulin

Amély Poulin fait belle figure

Suite à sa participation à la finale de Miss Univers Canada, Amély Poulin s’est classée dans le top 3 du choix du public lors de la compétition qui avait lieu la fin de semaine de l’Action de grâce.

C’est une Amély Poulin fatiguée, mais plus que satisfaite, qui était de retour à East Angus après la semaine de compétition qui se tenait à Toronto. Celle-ci était encore sous le coup de la vague d’amour reçue dans le cadre du concours. Les gens de la région ont en effet voté en masse pour elle, de manière électronique, ce qui lui a permis de se classer parmi les meilleures dès sa première participation. « J’ai été très chanceuse. Par exemple, la gagnante de cette année, c’est la septième fois qu’elle tente sa chance au concours », relate Mme Poulin.

De se démarquer ainsi pour une recrue est remarquable, d’autant plus pour une Québécoise. Cette année, seulement deux résidentes de la province ont réussi à se hisser parmi les 20 quarts de finalistes. Depuis le retour de la compétition en 2003, aucune Québécoise n’a été élue Miss Univers Canada. La native d’East Angus a mis les bouchées doubles pour améliorer son anglais ces derniers mois. « Officiellement, le concours est bilingue. L’organisation offre des services de traduction. Par contre, une autre des participantes québécoises avec moi ne se débrouillait pas suffisamment bien en anglais. Elle manquait parfois de l’information. »

La compétition de Miss Univers Canada se déroulait du 30 septembre au 7 octobre à Toronto. La semaine s’est déroulée presque sans anicroche pour Amély Poulin. « Je partais de Montréal en avion pendant la nuit. À l’aéroport, je me suis rendu compte que j’avais oublié mes robes à la maison ! » Heureusement, sa mère faisait le trajet en voiture quelques jours plus tard et a pu transporter les trois robes que sa fille aurait à porter lors de la finale.

Suite à sa participation à Miss Univers Canada, Amély Poulin a déjà reçu quelques invitations de la part de représentants d’autres concours de beauté. « Si j’ai à refaire un concours de beauté, ça risque plus d’être une compétition du genre Miss Terre. La finale nationale a lieu à Montréal et ça touche plus l’aspect communautaire, les causes humanitaires et l’environnement », des valeurs qui rejoignent plus celles de la jeune diplômée. Elle admet avoir été moins à l’aise avec le défilé et les photographies en bikini imposées par Miss Univers Canada.

Dans un premier temps, Amély Poulin en profitera pour se retrouver. « Je suis un peu perdue en ce moment », avoue-t-elle dans un éclat de rire. Depuis l’annonce de sa candidature au printemps dernier, celle-ci n’aura pas eu le temps de souffler. Entre les allers-retours East Angus-Toronto et les activités de collectes de fonds, Mme Poulin a dépensé 10 000 $ dans le cadre du concours. « C’est sûr que c’est dispendieux, mais je me compte tellement chanceuse et reconnaissante. J’ai tant appris. La majorité des 65 participantes font plus d’un concours et ont quitté leur emploi pour se concentrer à ce sport. » Du côté de la chouchou des Québécois, l’heure est à la recherche d’un premier emploi, suite à l’obtention de son baccalauréat en communications.

Halloween

D’horribles activités pour tous à l’Halloween

Quatre municipalités de la MRC organiseront des activités pour petits et grands les deux prochaines fins de semaine à l’approche de l’Halloween.

Le 21 octobre, la ville de East Angus met le paquet pour la dixième édition de La Forêt hantée de Freddy Angus. Le parcours d’épouvante totalisera 550 m le long desquels s’alterneront des décors de cimetière et d’asile psychiatrique. Des clowns maléfiques feront partie des créatures qui donneront la frousse aux visiteurs. Le groupe local Aliceson Cooper se chargera de l’ambiance musicale en reprenant des compositions d’Alice Cooper. Le coût d’entrée est de 2 $ et comprend une photographie pour les gens déguisés. La Forêt hantée sera accessible au parc des Deux Rivières le samedi 21 octobre entre 18 h 30 et 21 h.

La journée du samedi 28 octobre sera la plus occupée avec des activités à Johnville, Cookshire, Scotstown et Weedon.

Scotstown accueillera les gens de tout âge dans sa maison hantée située sur le terrain de l’hôtel de ville. L’activité est présentée dans le cadre des festivités entourant le 125e anniversaire de fondation de la ville. Les installations comprendront une salle d’opération ainsi qu’une section inspirée de l’émission Fear Factor. Comme prix de présence, trois tablettes électroniques Samsung ainsi que trois vélos seront à gagner. Outre les bonbons, les participants pourront déguster une soupe de sorcière et des doigts ensanglantés comme hors-d’œuvre. Ils pourront également connaitre leur avenir auprès d’une diseuse de bonne aventure et d’une tireuse de cartes. Finalement, des concours de dessins, de décoration de citrouilles et de déguisements mettront à profit leurs talents. Les activités se dérouleront entre 15 et 19 h, au 101, chemin Victoria Ouest à Scotstown.

Du côté de Weedon, la Maison des jeunes Vagabond présente son troisième labyrinthe d’Halloween. L’activité est gratuite et ouverte à tous, déguisés ou non. Elle se déroule dans le gymnase de l’école Notre-Dame-du-Sacré-Coeur et se termine par une distribution de bonbons. Les jeunes de la Maison accueillent donc les gens entre 18 et 21 h, le 28 octobre.

Deux sites de festivités seront accessibles à Cookshire-Eaton. Le premier est la salle Guy-Veilleux qui ouvrira ses portes dès 14 h pour offrir prix de présence, tables de bricolages pour les enfants et ambiance musicale. À partir de 16 h 30, un souper spaghetti sera servi au coût de 3 $ pour les enfants et de 5 $ pour les adultes. Un service de bar sera également disponible.

Dans le secteur Johnville, le centre communautaire aura un après-midi dédié aux jeunes. Il sera possible de participer à des jeux et de remporter des prix de présence, le tout agrémenté de collations et de bonbons. L’Halloween des enfants se déroule entre 13 h 30 et 17 h et le prix d’entrée est de 2 $. À partir de 21 h 30, les adultes sont conviés à une fête déguisée. Un service de bar sera disponible et des prix de présence et de meilleurs costumes seront distribués. Le coût d’entrée est de 7 $.

Citrouile en fête

Citrouille en fête à La Patrie

La deuxième édition de Citrouille en fête s’est tenue à l’Abri-bois de La Patrie et a attiré une cinquantaine d’enfants accompagnés de leurs parents.
Citrouille en fête est l’aboutissement d’un projet communautaire qui débute au printemps alors que sont ensemencés des jardins situés au Centre communautaire et à l’école Notre-Dame-de-Lorette. Les élèves du primaire ainsi que les citoyens sont ensuite invités à entretenir les citrouilles et courges qui poussent. Arrivé l’automne, les légumes sont récoltés et mis en vente. Les fonds amassés serviront à financer des projets promouvant l’activité physique pour l’école Notre-Dame-de-Lorette, le CPE Le Ballon Rouge et la Corporation des loisirs de La Patrie.

Une variété de citrouilles, potirons, courges spaghetti et doubeurre (butternut) de même que des courgettes étaient en vente. Ces aliments étaient également mis à l’honneur dans des recettes qu’il était possible de déguster à la cantine. Au menu: potage à la courgette, frites, tartes et ketchup à la citrouille !

Les activités destinées aux jeunes étaient nombreuses. Parmi elles, on comptait un atelier de fabrication de fusées dispensé par deux employés de l’ASTROLab du parc national du Mont-Mégantic. Ceux-ci font la tournée des événements communautaires dans le cadre du 10e anniversaire de création de la Réserve internationale de ciel étoilé. Suite à l’atelier, les jeunes étaient invités à propulser leur engin dans les airs à partir d’un site de lancement aménagé sur le terrain de baseball.

Les enfants pouvaient s’amuser dans des jeux gonflables fournis par Vertige Escalade de Sherbrooke, dans des courses à obstacles et autour de tables à dessin. Les tout-petits n’étaient pas en reste alors que l’organisme La Relève du Haut-Saint-François avait installé sa zone Bout’choux pour les 0-5 ans, un service qu’il déplace dans les fêtes villageoises.

L’animation était assurée par Jean-Claude Vézina, déguisé pour l’occasion en épouvantail, qui chapeautait tirages et remises de prix de présence. Linda, de La Patrie, en était à sa première participation. Elle accompagnait un de ses petits-enfants, qui fréquente l’école Notre-Dame-de-Lorette. « C’est une belle fête et une belle journée. On a bien apprécié le spectacle [du clown magicien Jonathan Wizard]. »

Citrouille en fête a été rendue possible grâce à l’implication de plusieurs bénévoles et comptait sur l’appui d’une quinzaine de commanditaires.

Feu Bishopton

Incendie à Dudswell

Deux jours après son incendie, le bureau de poste de Dudswell rouvrait ses portes dans l’édifice de l’hôtel de ville.
Postes Canada a, dans un premier temps, trouvé un local accessible à l’arrière de l’hôtel de ville de Dudswell où les gens pouvaient aller récupérer leur courrier. Le service postal a ensuite été rétabli quelques jours plus tard sur l’ensemble du territoire.

« Notre préoccupation première était le rétablissement du service », indique Marie-Ève Gagnon, directrice générale de la municipalité. « On ne sait pas si le local actuel sera une option à court ou moyen terme. Il est encore trop tôt. » L’administratrice indique tout de même que Dudswell recherche une solution pour 2017-2018.

Le salon de beauté rasé
Dans la nuit du 3 au 4 octobre, un brasier s’est déclaré dans le bâtiment du bureau de poste, lequel abritait également le salon d’électrolyse Taly. Nathalie Bolduc, la propriétaire, a tout perdu de son commerce. « Une de mes clientes passait par là vers 1 h du matin. Elle m’a tout de suite appelé, puis je me suis rendue sur les lieux. Je suis restée là jusqu’à 3 h. Le bâtiment était encore debout. Quand je suis repassée le lendemain, tout était à terre. » Celle qui devra en partie se rééquiper se trouve tout de même chanceuse. « Je faisais déjà une journée par semaine à Espace Beauté d’East Angus. J’avais un peu d’équipement là-bas. Aussi, j’ai des collègues qui vont m’en prêter. Je risque d’y faire plus d’heures. »

Le bâtiment de la rue Main était centenaire. En plus du bureau de poste et du salon d’esthétique, celui-ci avait un logement inoccupé à l’étage. La nuit du sinistre, une quarantaine de pompiers des services incendie des municipalités de Weedon, Lingwick, Saint-Camille et Bury se sont joints à ceux de Dudswell. Les dommages sont évalués à plus de 100 000 $.

Il s’agit du deuxième incendie que connait la succursale de Postes Canada du secteur Bishopton. Le premier brasier avait eu lieu à quelques mètres de là, du temps où elle était située au coin des rues Main et Gilbert, dans un autre édifice centenaire.

École Source-Vive

Agrandissement de la Source-Vive à Ascot Corner

La demande d’agrandissement de l’école primaire de la Source-Vive à Ascot Corner avait déjà été annoncée le 16 mai dernier, mais c’est lors de la séance du Conseil des commissaires de septembre que la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) a officialisé que celle-ci serait acheminée au ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MEES). Parmi les six demandes d’agrandissements d’établissements passées au vote lors de ce conseil, celle de la Source-Vive fut classée première dans la liste de priorités.

La demande au MEES prévoit l’ajout de quatre salles de classe, d’un service de garde, de 35 m2 de bibliothèque et de locaux administratifs. Elle tient également compte, dans ses plans, du terrain arrière adjacent à l’école, que la municipalité a offert à la CSRS. Celle-ci arrive un an après le début de l’implication de la Municipalité d’Ascot Corner dans le dossier. À ce moment, en octobre 2016, la CSRS en était à réviser le territoire desservi par la Source-Vive et envisageait la délocalisation d’élèves vers les écoles Notre-Dame-des-Champs, à Stoke, et des Avenues, dans l’est de Sherbrooke. Les travaux du comité de la CSRS avaient été suspendus devant le désir de la municipalité d’intervenir et de proposer diverses possibilités visant à garder les enfants dans la même localité. Entretemps, une pétition en faveur de la demande d’agrandissement a été mise en ligne sur le site internet de l’école primaire et l’appui du député de Mégantic, Ghislain Bolduc, a été sollicité et obtenu.

Maintenant la demande d’agrandissement soumise, la CSRS mandate de nouveau son Comité sur la révision des territoires d’appartenance « afin qu’il poursuive ses travaux entourant la révision du territoire de l’école de la Source-Vive, pour permettre aux élèves de retrouver un environnement propice aux apprentissages, et ce, à compter de l’année scolaire 2018-2019. » Cela n’est pas sans inquiéter la mairesse Nathalie Bresse. Advenant une réponse positive de la part du MEES, le projet ne pourrait être prêt avant 2019. Qu’adviendra-t-il du surplus d’élèves prévu dès la prochaine rentrée scolaire ? C’est là une des interrogations qu’avait Mme Bresse lorsqu’elle s’est adressée aux commissaires de la CSRS lors de la période de questions. Après coup, celle-ci a partagé ses impressions: « Je ne suis pas rassurée. On ne m’a pas donné de réponses. Ils sont encore demeurés vagues sur le sujet de la relocalisation. On manque déjà d’espace lors des récréations. » À l’heure actuelle, 80 élèves doivent se rendre aux parcs Dubreuil et Pomerleau sur l’heure du diner afin de diminuer la fréquentation de la cour d’école, apprend-on dans un document informatif du Conseil d’établissement de l’école primaire. À cela s’ajoute l’utilisation de deux locaux supplémentaires aux 12 classes officiellement reconnues par le ministère.

La mairesse d’Ascot Corner disait aussi craindre les délais possibles dans le cadre d’un tel projet. Elle n’a pas manqué de rappeler l’exemple peu reluisant de l’école des Aventuriers, du secteur St-Élie à Sherbrooke, qui avait mis 17 ans avant d’être inaugurée ! Du côté de la CSRS, on se veut rassurant. Dans un premier temps, Gilles Normand, son président, confirmait que l’objectif était de garder les jeunes dans leur communauté. Ensuite, la mise sur pied d’une pétition « a ajouté à la pertinence d’aller de l’avant. » Rappelons que l’intervention du député Ghislain Bolduc avait été décisive en mai dernier dans l’avancement du dossier puisque, au départ, l’école de la Source-Vive ne répondait pas aux critères gouvernementaux permettant la présentation d’une demande.

L’école primaire, qui est actuellement au maximum de sa capacité avec 300 élèves, projette en avoir jusqu’à 385 d’ici la rentrée de 2020 selon les prévisions ministérielles et de développement urbain.

UPA HSF

Changement de tête au CA au Syndicat local de l’UPA du Haut-Saint-François

L’Union des producteurs agricoles (UPA) du Haut-Saint-François change de garde. Lynne Martel Bégin quitte la présidence alors que Henri Lemelin lui succède. L’élection s’est déroulée fin septembre lors de l’assemblée générale annuelle du syndicat local à la salle Guy-Veilleux à Cookshire-Eaton. Une trentaine de membres participaient au brunch suivi de l’AGA.

Mme Martel Bégin avait déjà annoncé son départ de la cellule locale suite à son élection à titre de vice-présidente de la Fédération régionale d’UPA Estrie. Dans un discours prononcé en début d’assemblée, elle a rappelé les points forts de son implication des huit dernières années. L’objectif qu’elle continuera de revendiquer au niveau régional demeure celui de rapprocher les agriculteurs des partenaires et décideurs du territoire. Elle rappelait aux membres présents que l’année 2017 en est une d’élections municipales et que ceux-ci avaient la tâche de continuer à sensibiliser les politiciens à la réalité du monde agricole. En ce sens, l’UPA du Haut-Saint-François avait préparé une fiche argumentaire destinée aux candidats. Les points abordés allaient de l’agroenvironnement à la fiscalité foncière sans oublier l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA) rendu incertain par l’élection de Donald Trump aux États-Unis. Finalement, elle concluait en lançant une invitation aux « agricultrices à s’impliquer. Le milieu agricole est encore un milieu d’hommes, mais vous avez votre place dans l’organisation. »

C’est Henri Lemelin qui est le nouveau président du syndicat local, lui qui occupait jusqu’alors le poste de vice-président. L’homme est derrière la ferme du même nom située à Cookshire-Eaton. En février dernier, l’UPA Estrie y avait organisé une conférence de presse dénonçant la réforme du Programme de crédit de taxes foncières agricoles (PCTFA) par le gouvernement du Québec. Les producteurs agricoles avaient alors retiré le privilège de droit de passage des sentiers de motoneige et de quads sur leurs terres. Ce moment était l’un des temps forts du rapport d’activités de l’UPA du HSF pour l’année qui se terminait.

Dans le cadre de son plan d’action et des élections municipales, le syndicat local prépare une visite du territoire agricole destinée aux élus municipaux. Celle-ci réunirait élus municipaux, directeurs généraux, inspecteurs et aménagistes des 14 municipalités de la MRC afin de démontrer l’importance économique du secteur. La date du 28 octobre a été mentionnée. Cette résolution fait partie, plus largement, de la mission de l’UPA du HSF, qui promeut, défend et développe les intérêts de 774 producteurs et productrices agricoles. Les productions laitière, acéricole (sirop d’érable) et l’élevage de bovins de boucherie sont les secteurs dominants dans la région.

Église Notre-Dame-de-la-Paix de Johnville

La paroisse met fin au processus de vente de Église Notre-Dame-de-la-Paix de Johnville

La Fabrique gérant la paroisse Notre-Dame-de-l’Unité a mis fin au processus de vente de l’église Notre-Dame-de-la-Paix, à Johnville, suite à une assemblée de paroissiens tenue à la fin août.

En février dernier, quatre membres de l’équipe d’animation communautaire et gestionnaires avaient annoncé à la Fabrique leur démission pour la fin mars. « Ceux-ci s’en venaient épuisés et ne pouvaient plus continuer », nous confie Gérard Leblanc, président de la Fabrique de paroisse et diacre permanent. « La paroisse avait fait deux-trois tentatives pour recruter de nouveaux gestionnaires, mais ça n’avait pas levé. » À ce moment, la paroisse avait distribué des prospectus par la poste et fait du porte-à-porte pour interpeller les paroissiens. « Ce n’était pas un problème d’argent, c’est qu’on n’avait plus assez de personnes qui s’impliquaient », poursuit M. Leblanc. La Fabrique avait donc pris la décision de mettre l’église Notre-Dame-de-la-Paix en vente, en lançant un appel d’offres au printemps. Sept soumissions avaient été reçues en date du 30 mai.

La mise en vente a fouetté les ardeurs des paroissiens. Certains d’entre eux, comme Simon Simard, nouveau président du comité de gestion de l’église, ont appris la nouvelle en apercevant la pancarte immobilière devant leur lieu de culte. « Si on perd notre église, il nous reste quoi en bout de ligne ? C’est un héritage qu’il faut sauver. On l’a reçue de nos parents et il faut pouvoir la léguer à ceux qui suivent », affirme celui-ci après coup. C’est ainsi qu’une assemblée générale des paroissiens fut convoquée à la fin du mois d’août pour élire un comité de gestion dont la tâche serait de poursuivre les activités de financement et de pastorale, mettant ainsi fin au processus de vente. Cette fois, une cinquantaine de personnes participent à la rencontre. Au final, quatre gestionnaires se présentent et sont élus par l’assemblée. Ce nouveau comité de gestion « souhaite continuer comme avant la CVA (contribution volontaire annuelle) et les activités comme le bingo et les repas paroissiaux », rassure le président Simard. Le budget annuel de l’église Notre-Dame-de-la-Paix est de 25 000 $ et « on n’est pas en déficit cette année. »

Bien que la moyenne d’âge du nouveau comité de gestion de l’église demeure élevée (70 ans), M. Simard demeure confiant quant à la poursuite des activités. Malgré les changements de personnel et la mise en vente, l’église est demeurée en activité, en offrant messes et ADACE (assemblée dominicale en attente de célébration eucharistique) en alternance. La paroisse n’ayant plus de curé depuis 2013, six personnes mandatées par l’archevêque de Sherbrooke, Mgr Luc Cyr, forment l’équipe pastorale responsable de l’animation sur le territoire. Le marguillier Jean-Luc St-Laurent assure le lien entre le nouveau comité de gestion de Notre-Dame-de-la-Paix et la Fabrique de paroisse, dont le chef-lieu est situé à Compton.

Transport HSF

Transport HSF inaugure la ligne bleue

Transport de personnes HSF a mis en service un nouveau trajet reliant Lingwick, Bury et Cookshire-Eaton aux Universités Bishop’s et de Sherbrooke, suivant l’axe de la route 108. Il s’agit du deuxième circuit régulier de la société de transport qui a vu le jour en juin 2016.

Un mois après avoir instauré la ligne bleue axe 108, Thérèse Domingue, responsable chez Transport HSF, en est déjà à augmenter la capacité d’accueil de passagers sur le circuit. « On a commencé avec des voitures taxis et il faudra bientôt utiliser des minibus sur cette route. C’est un beau problème. Ça évolue vite et c’est une belle surprise. » Mme Domingue indique qu’une situation similaire s’est produite sur la ligne verte. Des minibus d’une capacité de 24 passagers utilisés au départ, Transport HSF avait éventuellement opté pour ceux pouvant en contenir 32, devant l’augmentation d’achalandage. La responsable du guichet unique se réjouit de la clientèle variée ayant recours aux services. Il y a bien sûr les étudiants, qui peuvent se rendre à l’université ainsi qu’au Cégep de Sherbrooke, mais également de plus en plus de travailleurs. De même, certains citoyens trainent leur vélo avec eux grâce aux supports à vélo de certains autobus.

Depuis la fusion entre Transport collectif du Haut-Saint-François et Transport du Bonheur, organisme de transport adapté, en juin 2016, le but de la nouvelle entité a toujours été d’étendre le service dans la MRC. « L’implantation de la ligne bleue n’a pas été soudaine. Ça faisait quelques années que le projet est sur la table », poursuit Thérèse Domingue. « Après la fusion en 2016, on a pu aller vers le développement du réseau. On avait déjà quelques demandes. Donc, à l’automne 2016, on a réalisé un sondage pour valider les besoins des usagers. » La ligne bleue axe 108 est donc le résultat de ces démarches. « C’est sûr qu’il a fallu faire des choix. Avec les revenus et les subventions disponibles, on a décidé de mettre ce circuit-là en place. »

Mme Domingue conclut en disant que malgré la hausse d’utilisation du transport collectif, celle du transport adapté se maintient et affiche même une légère baisse.

Fete des recoltes

Fête des récoltes de Sawyerville

Lors de la première fin de semaine d’automne, le Marché villageois de Sawyerville tenait sa Fête des récoltes sur les terrains du Jardin Communautaire. Une quarantaine de personnes ont profité de la température anormalement élevée des derniers jours de septembre pour participer à l’événement.

Une douzaine de kiosques et de producteurs en mettaient plein la vue et le ventre avec leurs légumes fraichement récoltés à vendre ainsi que diverses dégustations de mets faits d’ingrédients locaux. Au menu, nous retrouvions chili végétarien, fèves au lard, salades et desserts élaborés par des bénévoles. Pour accompagner le tout, du jus de pommes tout droit sorti d’un pressoir ancestral en bois étanchait la soif des participants.

Yannick Côté, derrière la ferme Le Jardinier déchainé de Cookshire-Eaton, était l’un des producteurs maraichers présents. Il s’agissait de sa première Fête des récoltes en tant que commerçant. Celui-ci a comme modèle d’affaires les paniers de fruits et légumes, payés à l’avance et livrés à des points de chute. Cela fait maintenant deux ans qu’il œuvre à temps plein en agriculture. Il avait donc déjà pris part à de précédentes éditions de l’événement, de même qu’à des Fêtes des semences tenues au printemps, mais en tant que participant, du temps que sa ferme en était à ses débuts. C’est à ce moment qu’il a fait connaissance avec
Chantal Bolduc, organisatrice de la Fête et responsable au Jardin Communautaire de Sawyerville. Elle lui a donc lancé l’invitation cette année. « C’est important d’avoir accès à une agriculture de proximité dans le Haut-Saint-François », affirme M. Côté.

Chantal Bolduc abonde dans le même sens. L’achat local d’aliments biologiques et respectueux de l’environnement est la voie à suivre. « Ça fait quatre ans que le Jardin Communautaire existe et qu’on est un organisme à but non lucratif (OBNL). Il s’agit à la base d’un projet éducatif et les installations appartiennent à tout le monde. Le but est de favoriser les échanges et l’expérience avec autrui. »

C’est pour cette raison qu’on retrouvait sur place un atelier de culture de champignons et de ginseng. Également, Danielle Nault nous en apprenait davantage sur la lacto-fermentation. La designer de profession instruisait les citoyens sur les avantages et bénéfices de cette méthode de conservation millénaire découlant d’une réaction de l’acide lactique. Elle avait concocté pour l’occasion un chou fermenté, très proche de la choucroute, qu’elle faisait déguster. « Cette méthode a l’avantage d’avoir trois fois plus de vitamines que la cuisson conventionnelle en plus de favoriser la digestion. C’est une technique très répandue en Europe. »
Au milieu des kiosques, on retrouvait des musiciens interprétant des pièces traditionnelles irlandaises. La saison du Marché villageois de Sawyerville s’est terminée le samedi 30 septembre et sera de retour au printemps 2018.

RURART

Rurart à Cookshire-Eaton

La septième édition de Rurart avait lieu le 22 septembre dernier sur le site de la ferme La Généreuse à Cookshire-Eaton. L’événement est l’occasion de vivre l’art contemporain en plein cœur de la nature. C’est ce qu’a fait une cinquantaine de personnes en parcourant un sentier artistique hors de l’ordinaire dans un musée à ciel ouvert.

Les visiteurs sont, dans un premier temps, invités à apporter leur pique-nique pour le déguster à l’extérieur, près de la maison de briques centenaire et de la grange de bois d’époque. Une guide entraine par la suite le groupe afin de débuter le parcours. Après avoir traversé un champ où sont cultivés foin et céréales, on s’immobilise près de la première œuvre du parcours: Amélie Lemay-Choquette, l’organisatrice de l’événement, qui exécute des mouvements de danse à l’orée du bois. C’est ainsi que les participants seront invités à visiter ce musée à ciel ouvert dans le cadre d’un parcours d’environ 1 km passant tantôt à travers un verger, tantôt dans les sentiers de la forêt de plus de 150 acres de la ferme La Généreuse. Les points d’arrêt parsemés le long du trajet nous font découvrir en alternance Johan Gass, ses musiciens, Amélie Lemay-Choquette et notre guide-poète-acrobate, Marie-Noëlle Doucet-Paquin. Cette randonnée en nature d’environ une heure se termine par la prestation de l’artiste Johan Gass en formule trio à l’intérieur de la grange bucolique où sont exposées une douzaine de peintures sur verre et de sculptures sur marbre.

Zeerka est l’artiste statuaire derrière les sculptures sur marbre. Elle est en résidence permanente à la ferme La Généreuse, après avoir passé 12 ans à Carrara en Italie dans le cadre de bourses d’études de longue durée pour apprivoiser le noble matériau et perfectionner son art. Il s’agit de sa deuxième exposition sur le site, après celle du Sentier artistique des Hauts-Boisés qui avait lieu en juillet. Pouvoir créer en nature est une réelle bénédiction pour Zeerka. « Ça nous amène à être ce qu’on est et à être plus créatifs. »

La lumière naturelle comme projecteur

Pour Amélie Lemay-Choquette, l’instigatrice du projet, l’objectif ultime demeure de présenter quatre Rurart par année, soit un par saison. « Mais ça demande plus de travail et d’organisation. Il faut aussi plus d’artistes. » Certains Rurart ont eu jusqu’à 10-12 artistes simultanément, ce qui n’est pas évident pour une activité qui récolte les contributions volontaires pour leur offrir un cachet. L’autre contrainte demeure la nature. Là-dessus, la danseuse et peintre touche du bois: « On est chanceux. À date, on a toujours eu du beau temps. »

Après avoir organisé des parcours extérieurs artistiques dans le cadre de chaque saison, Mme Lemay-Choquette ne peut déterminer son moment préféré, chacun offrant ses particularités et «des moments wow !» « Le printemps, c’est encore gris et neutre, donc on utilise des costumes colorés. Il y a beaucoup de perspective; on voit en profondeur et loin. En automne, c’est évidemment les couleurs de la forêt. Il y a aussi le son des grillons qui est présent. En été, c’est plus festif et énergique. Les artistes se sentent légers, ils jouent plus entre eux. Finalement, l’hiver, c’est plus introspectif, mais en même temps convivial. On a envie d’être ensemble à l’intérieur. La couleur qui prédomine est le blanc. »

Celle qui a grandi sur la ferme La Généreuse est consciente que la scène qu’elle offre n’est pas conventionnelle. « Ici, pour un artiste, il n’y a rien de confortable. C’est brut. On est loin des structures traditionnelles. On est dans l’expérience ! La nature est déjà parfaite et complète. Il faut donc une curiosité et une ouverture de la part de l’artiste parce que, ici, le point de mire, c’est la nature. C’est une expérience immersive et c’est ce qui, chez le public, crée un sentiment d’appartenance, même avec des inconnus. »

La directrice artistique de Rurart termine en mentionnant le rôle important qu’a son principal commanditaire, IGA Cookshire et Gilles Denis, de même que l’équipe de bénévoles qui rendent ce rendez-vous artistique possible.

Comité des usagers

Le Comité des usagers CIUSSS-CHUS présente Les 12 travaux de Dominic

Les prestataires de soins et services du CIUSSS de l’Estrie et du CHUS ainsi que les résidents des centres d’hébergement étaient nombreux à assister à la troisième représentation du spectacle J’ai ben l’droit !, au Centre culturel de Weedon. Ceux-ci ont pu en apprendre davantage sur leurs droits en tant qu’usagers des établissements de santé tout en bénéficiant d’un spectacle mêlant humour et musique.

Le Comité des usagers du CIUSSS de l’Estrie – CHUS est derrière l’organisation de cette tournée humoristique mettant en vedette Dominic St-Laurent. Celle-ci s’échelonnera jusqu’au mois de novembre et offrira deux représentations gratuites à Cookshire-Eaton. Le spectacle présente les 12 droits des usagers du CIUSSS de l’Estrie, du CHUS et des centres d’hébergement. Par exemple: les droits à l’information, d’accès au dossier ou, encore, celui de porter plainte. Dominic St-Laurent déploie en solo et pendant 60 minutes ses multiples talents d’humoriste, musicien, danseur, imitateur et marionnettiste. Avec l’interaction du public, il imite tour à tour Gilles Vigneault, Ginette Reno et Fred Pellerin, tout en informant le public. La soixantaine de spectateurs présents ont semblé bien apprécier les multiples facettes de l’artiste.

Cécile Tellier-Roy est présidente du Comité des usagers du CSSS du Haut-Saint-François, situé à Weedon. « C’est un spectacle qui est fait pour tout le monde. Tout le monde peut le comprendre. Et c’est important, parce que les droits des usagers, c’est toujours à répéter. » Elle a profité de l’occasion pour rappeler que les différents comités d’usagers ont besoin de bénévoles.

Dominic St-Laurent s’est fait connaitre dans le cadre de l’émission La petite séduction, en 2007, alors que Normand Brathwaite était de passage dans les villages de St-Venant-de-Paquette, East Hereford et St-Herménégilde, cette dernière municipalité étant le lieu où a grandi M. St-Laurent. Il vit maintenant à Montréal où il joue dans des comédies musicales, dont Grease et Blue Suede Show. Il est devenu la tête d’affiche de J’ai ben l’droit ! après un appel de projets pour lequel il a écrit et soumis une ébauche de spectacle.

La tournée comporte un total de 24 représentations gratuites. Dans la MRC, il en reste deux qui auront lieu à la salle Guy-Veilleux à Cookshire-Eaton dans la journée du 2 novembre prochain. La première sera en anglais à 14 h, tandis que la seconde se fera dans la langue de Molière à 19 h.

Jacqueline Ponton

Jacqueline Ponton reconnue

Dans le cadre du 150e de la Confédération, Marie-Claude Bibeau, députée fédérale de Compton-Stanstead et ministre du Développement international et de la Francophonie, remettait une série d’épinglettes spéciales à des citoyens engagés dans leur communauté. Jacqueline Ponton, bénévole bien connue d’East Angus, fut l’une d’eux.

« Quand j’ai reçu la lettre, j’étais folle de joie ! J’étais tellement surprise. Je restais pas en place cette journée-là », s’exclame Mme Ponton. Celle-ci savait que sa candidature avait été soumise, mais croyait qu’elle n’avait finalement pas été retenue puisque Mme Bibeau avait déjà fait une remise d’épinglettes lors d’une soirée des Concerts de la gare. Quelle ne fut pas sa surprise de recevoir moins d’une semaine plus tard un colis postal comprenant épinglette et lettre de reconnaissance de la part de la députée ! Mylène Ouellette, adjointe de circonscription, confirme la distribution en deux temps: « Il y avait 20 récipiendaires pour lesquels Mme Bibeau remettait en personne les épinglettes. Comme nous avons reçu beaucoup de candidatures, certains ont reçu leur reconnaissance par la poste. »

Jacqueline Ponton cumule 58 années d’implication bénévole. « J’ai commencé quand on a emménagé dans notre maison en 1959. J’avais 23 ans. » Depuis, la résidente d’East Angus a additionné les organismes auxquels elle offre du temps. C’est ainsi que Mme Ponton a occupé divers postes à l’Association féminine d’éducation et d’action sociale (Afeas), chez l’Entourlaine (présidente), pour les Filles d’Isabelle, au Cercle d’amitié d’East Angus (FADOQ) en plus de chanter dans des chorales. Le gout du chant lui vient de sa famille nombreuse, originaire de Sherbrooke. « Quand j’étais jeune, les voisins venaient à la maison, puis tout le monde chantait ensemble », se remémore-t-elle. « Ça nous forge, le milieu d’où l’on vient. » Même si Mme Ponton était de nature timide et réservée lorsqu’elle a débuté le bénévolat vers la mi-vingtaine, c’est au fil des rencontres et des expériences qu’elle est devenue la femme volubile et allumée qu’on connait aujourd’hui. « En 58 ans, c’est sûr que j’ai changé. On prend confiance, on évolue. Mais ce qu’on donne aux autres, on le reçoit en retour au centuple. »

C’est ainsi qu’elle tire beaucoup de plaisir et de fierté des victoires quotidiennes, comme de sortir une personne âgée de son isolement et de l’amener à se réinsérer socialement en prenant part à des activités. De même, lui tiennent à cœur les dossiers qu’elle a défendus avec l’Afeas auprès du gouvernement. « Les congés parentaux, les garderies, les rentes du Québec c’est pas acquis ! C’est parce qu’on a beaucoup travaillé par le passé que la société en est rendue là aujourd’hui. Et parfois, ce n’est pas dit, mais une part du mérite revient à des organismes comme l’Afeas, pas juste au gouvernement », rappelle Mme Ponton. « Les jeunes pensent parfois qu’on est juste des tricoteuses, mais c’est tellement plus que ça ! »

La relève représente une des inquiétudes de celle qui a été bénévole de l’année à plus d’une reprise. « On fait tout pour recruter. » Malgré tout, la cellule locale de l’Afeas a dû se résigner récemment à fermer et à rejoindre celle de Cookshire à cause du manque d’effectif. « Quand j’ai commencé à m’impliquer avec les Filles d’Isabelle, on était 396, juste pour la ville de East Angus. Aujourd’hui, on est 46. »

C’est pourquoi les hommages reçus par Jacqueline Ponton au fil des ans lui font particulièrement chaud au cœur. « C’est pas toujours facile. Des bénévoles, il y en a, mais ça demeure souvent les mêmes. » À un certain moment, l’octogénaire pouvait faire jusqu’à 30 heures de bénévolat par semaine. Les reconnaissances ponctuelles, comme l’épinglette spéciale du 150e, sont donc autant de petites tapes dans le dos qui l’encouragent à continuer. « J’ai plastifié la lettre. C’était très important pour moi », avoue Mme Ponton.

Ferme UPA

Journée Portes ouvertes sur les fermes du Québec

Les Fermes d’ORée et Le Sabot d’Or ont accueilli près de 3000 visiteurs lors de la journée Portes ouvertes organisée par l’Union des producteurs agricoles (UPA), le dimanche 10 septembre dernier.

La participation précédente de la Ferme d’ORée aux Portes ouvertes remonte à 2015. À ce moment, 550 personnes s’étaient déplacées à Newport pour visiter les installations. Cette année, ce chiffre a doublé pour passer à 1100. Cela reflète bien la croissance que connait la ferme familiale depuis la dernière année. « J’ai embauché un premier employé il y a un mois et demi et je suis déjà à la recherche d’un deuxième », nous confie Gert Janssens, propriétaire. Celui-ci a même interrompu son doctorat en économie et pris une année sabbatique de son poste de professeur au Collège Dawson à Montréal pour se consacrer à temps plein à la ferme. « On s’est mis à avoir beaucoup de commandes de la part différentes boucheries à Montréal. Sinon, en région, notre produit phare demeure notre miel. » La ferme environnementale produit bœuf, porc et agneau. Ce sont d’ailleurs les produits qui étaient offerts en dégustation lors de la journée. Annie, son conjoint et leurs trois enfants étaient près du méchoui lorsque nous les avons rencontrés. Ceux-ci arrivaient de Thetford Mines et en étaient à leur troisième ferme visitée. La famille attendait le fils aîné, Jonathan, 11 ans, qui était allé se resservir une deuxième portion d’agneau, lui qui n’aime pas ce type de viande d’ordinaire.

Du côté de la Ferme Le Sabot d’Or à Cookshire-Eaton, les organisateurs ont comptabilisé 1800 curieux venus visiter les cerfs rouges. En plus des animaux en pâturage, on retrouvait sur place maquillage pour enfants, mascotte, promenade en voiture à chevaux et délégation de pompiers. Gervais Therrien, propriétaire, dit se préparer depuis un mois pour l’événement. Sa dernière participation aux Portes ouvertes remonte à 2010. Depuis, celui-ci a ouvert une boucherie sur son site en 2015. « On voulait être sûrs d’avoir assez de produits pour la vente. Même si on est sur une route passante, ce n’est pas tout le monde qui le sait que la boucherie est ouverte au public », poursuit-il. En effet, un petit ralentissement était observable sur la route 253 à la hauteur de la ferme. En tout, M. Therrien se faisait aider par une vingtaine de bénévoles, majoritairement parents et amis, lors de la journée.

À l’échelle de la province, plus de 157 000 personnes ont participé à cette 15e édition des Portes ouvertes sur les fermes du Québec.

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La Patrie

La Coop de La Patrie fête ses 75 ans

La Coop La Patrie célébrait récemment son 75e anniversaire. Plus de 250 personnes ont participé aux festivités qui avaient lieu à l’Abri-bois.

L’événement débutait en après-midi avec des compétitions amicales de fer, pétanque, lancer, sciage et clouage. Après souper, le président de la Coop, Steve Jacques, a rendu hommage aux employés ayant plus de dix ans d’ancienneté. Après coup, le guitariste de Scotstown Jon MacAulay a interprété quelques-unes de ses compositions. La soirée se terminait avec des tirages, dont ceux de deux chèques cadeaux d’une valeur de 750 $ échangeables à la Coop et au Marché Bonichoix.

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Ashley Sylvester

Ashley Sylvester, 4e au lancer du disque

Ashley Sylvester, 13 ans, de Cookshire-Eaton, a terminé quatrième au lancer du disque aux Championnats nationaux d’athlétisme pour jeunes tenus à Brandon, Manitoba. Ces championnats sont organisés par la Légion royale canadienne.

Le plus étonnant, c’est que la jeune athlète en est à sa toute première saison de pratique dans la discipline. En effet, la première fois qu’Ashley a lancé un disque, c’était le 4 mai dernier. Depuis cette date, sa progression a été fulgurante: d’une distance de 22 m, elle a terminé la saison avec un lancer de 33,29 m, sa meilleure marque à date. Rien ne prédestinait Ashley toutefois au lancer du disque, quoique certains événements ont pu aider.

Depuis son jeune âge, l’athlète fait du patinage artistique au club d’East Angus. D’ailleurs, à ce propos, elle dit que les vrilles qu’elle pratiquait du temps du patin l’aident grandement à effectuer la rotation sur soi précédant un lancer. Puis éventuellement, une blessure à la cheville la contraint à revoir son entraînement en patinage. Elle a dû délaisser les sauts, durs sur les articulations, au profit des figures sur glace. Ses parents, ayant tous deux fait de la course à pied par le passé, l’encouragent tout de même à poursuivre le sport, quitte à changer de discipline. Cela fait en sorte que, un beau jour, Ashley s’empare d’un disque qui traîne, le projette au loin et se fait remarquer par un entraîneur. Peu de temps après, elle commençait les séances au Club d’Athlétisme Sherbrooke.

Dans ce cas-ci, Ashley a su tourner un incident malheureux à son avantage. Elle ne pouvait plus autant forcer et compter sur ses membres inférieurs qu’avant. Il demeure tout de même que les disciplines les plus populaires en athlétisme sont celles de course. En effet, sur plus de 200 athlètes au Club d’Athlétisme Sherbrooke, ils ne sont qu’une poignée à pratiquer le lancer, que ce soit celui du disque, du poids ou encore du marteau. Et Ashley a été la seule représentante du club à se retrouver à ces championnats nationaux pour jeunes. L’athlète, dotée d’une bonne force physique naturelle, s’est donc tout de suite taillé une place. C’est ainsi qu’elle enchaîne depuis les entraînements à raison de deux fois par semaine au club d’athlétisme, en plus de se pratiquer à la maison sur le vaste terrain extérieur de la demeure familiale.

Il s’agit d’un soulagement pour la jeune femme qui avait, en quelque sorte, du mal à trouver sa place. Elle souffre de troubles d’apprentissage et l’école pour elle est un combat. C’était donc la première fois qu’elle avait un talent naturel dans un domaine. Et là-dessus, ses résultats ne mentent pas: 3e au Ian Hume Invitation (régional), 2e aux championnats de la Fédération québécoise d’athlétisme et 1re aux Matchs inter-régions de la même fédération. Sans oublier la quatrième place aux Championnats nationaux qui vient conclure cette saison déjà haute en couleur.

Pour pouvoir se présenter à cette dernière compétition, Ashley devait être inscrite à deux disciplines. Elle a donc commencé le lancer du poids, en ajout à celui du disque. Dans les deux cas, l’athlète doit faire une rotation partielle ou complète sur lui-même pour aider à la projection de l’objet. Ce n’est pas toujours facile pour les sportifs qui commencent, ceux-ci étant en pleine croissance et leur corps pouvant manquer d’équilibre par moments. Dans le cas d’Ashley, son sens de la proprioception ayant déjà été développé grâce au patinage artistique, celle-ci commençait avec une longueur d’avance. Elle confie même être l’une des seules à crier au moment du lancer, comme le font les athlètes professionnels que l’on peut voir aux Jeux olympiques. Elle dit que le réflexe lui est venu spontanément et qu’il est libérateur au moment du lancer.

Sa première saison étant déjà terminée, Ashley caresse déjà de nombreux projets pour l’avenir. Elle débutera la musculation à l’Université Bishop’s pendant la saison morte. Éventuellement, elle aimerait décrocher une bourse d’études dans une université pour pouvoir conjuguer athlétisme et études supérieures. Et ultimement, elle avoue même songer aux Olympiques de 2024.

Scotstown

La mairesse de Scotstown en lice pour un prix Elsie-Gibbons de la FQM

L’actuelle mairesse de Scotstown, Chantal Ouellet, quitte après 23 ans la vie politique avec un bel honneur. Celle-ci fait partie des trois finalistes au prix Elsie-Gibbons de la Fédération québécoise des municipalités (FQM).

La candidature de Mme Ouellet a été soumise par la MRC du Haut-Saint-François. « Quand on regarde tout le cheminement qu’elle a fait pour sa municipalité, elle a été capable de donner une vision à Scotstown et son implication à divers C.A. d’organismes et la MRC. On trouvait que c’était la dame appropriée à proposer », d’expliquer Robert Roy, préfet de la MRC.

« Oui, je suis surprise et flattée. C’est gratifiant de se faire nommer pour un prix de si grande importance », de commenter Mme Ouellet.

Le prix Elsie-Gibbons est remis à une élue municipale dont l’engagement a favorisé un maintien ou des avancées pour la place des femmes au sein de la société québécoise et de la sphère politique municipale. Cette distinction, qui sera décernée pour la première fois cette année, a été nommée en l’honneur de Mme Elsie Gibbons, première mairesse de l’histoire du Québec, dans la municipalité de Portage-du-Fort. Les autres finalistes de cette première remise sont Danie Deschênes, mairesse de Notre-Dame-de-l’Île-Perrot, et Chantale Lavoie, préfet de la MRC de La Matapédia.

Chantal Ouellet a annoncé qu’elle prendra sa retraite à la fin de son présent mandat. La personne qui lui succédera sera connue suite aux élections municipales du 5 novembre prochain.

Jean-Paul Gendron

Un nouveau guide pour la forêt estrienne

L’Agence de mise en valeur de la forêt privée de l’Estrie (AMFE) vient de publier en ligne son nouveau Plan de protection et de mise en valeur (PPMV) de la forêt en misant sur le bien-être collectif, l’équilibre écologique et la prospérité économique.
Le volumineux document de plus de 400 pages est destiné dans un premier temps aux propriétaires forestiers. Ceux-ci sont au nombre de 9200 sur le territoire de l’Estrie, dont 3200 dans le Haut-Saint-François. Également, de nombreux organismes à vocation environnementale et écologique ont pour référence le PPMV. Par exemple, le Plan régional de développement intégré des ressources et du territoire (PRDIRT), publié en 2011 par la Conférence régionale des élus (CRÉ) de l’Estrie, se basait grandement sur le plan de protection de l’AMFE. Autrement, aménagistes, écologistes, conseillers et exploitants forestiers recourent abondamment à l’ouvrage.

L’AMFE est un organisme à but non lucratif institué en septembre 1996 en vertu de la Loi sur les forêts et a pour mandat d’orienter et de développer la mise en valeur de la forêt privée de son territoire. Pour remplir son mandat, l’agence dispose de deux principaux outils, soit en premier lieu, le Plan de protection et de mise en valeur de la forêt privée (PPMV), qu’elle doit élaborer et mettre en œuvre, de même qu’un programme d’aide financière. Ce dernier permet d’offrir aux propriétaires de boisés un soutien technique et financier aux activités sylvicoles concourant à la protection de leur forêt. L’AMFE s’appuie sur la concertation de quatre partenaires régionaux fondateurs pour réaliser son mandat: le monde municipal, les représentants des propriétaires forestiers, l’industrie forestière et le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs.

Un premier PPMV avait été publié par l’AMFE en 2002. Celui-ci était mis à jour en continu depuis ce temps, mais le besoin d’une nouvelle version s’imposait avec l’avènement des nouvelles technologies de l’information, l’accroissement des exigences environnementales et l’avancement des connaissances forestières. Les valeurs citoyennes ont aussi grandement évolué ces 40 dernières années. Celles-ci sont désormais davantage portées sur la conservation, les loisirs et l’investissement à long terme. C’est pourquoi, en partant des constats établis dans le premier PPMV de 2002, la version 2017 vient actualiser le portrait des aptitudes et caractéristiques forestières du territoire régional. Elle repositionne le cadre de gestion et d’aménagement du milieu forestier en fonction d’objectifs nouveaux et ajustés à l’utilisation durable des écosystèmes, à la gestion intégrée des ressources et à leur protection. Les valeurs guidant l’élaboration du document demeurent celles de bien-être collectif, d’équilibre écologique et de prospérité économique, le tout dans une perspective de développement durable.

Remettre la forêt à l’avant-plan

Le président de l’AMFE, Jean-Paul Gendron, est catégorique: « la forêt est l’élément dominant du paysage estrien, mais elle demeure méconnue. » Celui-ci se réjouit que la conscience forestière collective prenne du mieux depuis les dernières décennies, mais le Québec demeure tout de même en retard face à ses voisins, par exemple les États du Vermont et du New Hampshire. « Eux, c’est depuis le 18e siècle qu’ils s’occupent de leurs forêts ! Tu vois la différence quand tu traverses la frontière et que tu roules sur l’autoroute. » Il rappelle qu’historiquement le Haut-Saint-François a toujours eu une vocation d’exploitation forestière. Les scieries étaient nombreuses et les rivières servaient au flottage du bois. Depuis, la forêt reprend le dessus et évolue autant en termes de superficie que de qualité. Il reste tout de même du chemin à faire et le public général doit être mis de la partie. M. Gendron estime que 70 % du tourisme de la région est relié de près ou de loin à la forêt: paysages, sentiers, chasse, motoneige, VTT, etc. Néanmoins, celle-ci est rarement mise à l’avant-plan. « Dans les médias, on va généralement parler de la forêt du point de vue écologique ou des usagers », considère le président de l’AMFE. « Par exemple, là on va être dans la période de la flambée des couleurs. Il demeure que les forestiers que sont les propriétaires, les organismes d’aménagement et les entreprises de transformation se vendent mal. »

Ainsi, bien que la forêt soit l’élément dominant du paysage estrien, celle-ci est à 90 % privée. Outre les grands propriétaires terriens, comme la Domtar avec ses 40 000 hectares dans le Haut-Saint-François, le propriétaire forestier estrien typique possède une superficie moyenne de 94 hectares. Celui-ci n’a généralement pas la production et la vente de bois commercial comme motivation première. Il utilise plutôt ses terres pour récolter du bois de chauffage, chasser ou même aménager la forêt. Bien que peu connu du grand public, l’aménagement forestier est pratiqué par 44 % des propriétaires privés et atteint 50 % de la superficie privée dans la région. C’est là que l’AMFE entre de nouveau en jeu par l’intermédiaire de son programme d’aide financière qui a vu se réaliser des travaux sylvicoles sur plus de 65 850 hectares sur une période de 15 ans.

Cette forme d’entretien est nécessaire pour que puissent se poursuivre des activités récréotouristiques, sportives et industrielles sur le long terme dans nos forêts. C’est aussi de cette manière que l’Estrie se classe année après année dans le peloton de tête des régions qui mettent du bois en marché. Ainsi, c’est grâce à la mise en application des différents PPMV des Agences de mise en valeur de la forêt en Estrie et ailleurs que le Québec est reconnu à l’échelle mondiale pour la qualité et la diversité de sa forêt, pour la gestion durable exemplaire qu’il en fait ainsi que les produits et les services de haute qualité qu’il en tire.

Il est possible de consulter le Plan de protection et de mise en valeur de la forêt privée de l’Estrie et son résumé au www.agenceestrie.qc.ca.

Mont Mégantic

Moins de randonneurs sur les sentiers Franceville

Le samedi 9 septembre dernier avait lieu la Journée des parcs nationaux du Québec. Pour l’occasion, 500 visiteurs ont accédé à l’un des deux secteurs du parc national du Mont-Mégantic, un nombre inférieur aux données des années précédentes.

Du côté du secteur Franceville, à Scotstown, les activités disponibles sont essentiellement extérieures. En raison de la température incertaine au moment de notre visite, peu de gens étaient présents sur les sentiers. Cela n’a pas empêché Alex et Laura, couple dans la vingtaine en provenance de Montréal, de profiter d’une randonnée. « On vient camper pour la nuit. Notre réservation était déjà faite », explique le jeune homme, qui n’était pas au courant qu’une telle Journée des parcs nationaux avait lieu. Sylvain, de Nantes, près de Lac-Mégantic, était accompagné de ses deux enfants de 8 et 9 ans. Ceux-ci ont profité du tarif gratuit de la journée pour effectuer leur première visite du secteur Franceville.
Benoit Delvaux est patrouilleur et garde de parc depuis trois ans. « Il y a moins de monde que ce à quoi on s’attendait. Le stationnement est à moitié rempli, alors qu’il y a des années où il faut ouvrir le stationnement secondaire. Ça va remonter bientôt avec la flambée des couleurs. »

Dans le secteur de l’Observatoire à Notre-Dame-des-Bois, la situation était quelque peu différente. Le site offre des activités intérieures, comme l’ASTROLab et l’observatoire au sommet du Mont-Mégantic. Les gens étaient donc plus nombreux à prendre part aux animations et visites guidées qui étaient offertes pour l’occasion. Marie-Georges Bélanger, responsable du service à la clientèle au parc national du Mont-Mégantic, nous confirme la baisse d’achalandage de cette année: « Cinq cents personnes sont venues découvrir ou redécouvrir le parc dans le cadre de la journée gratuite. L’an dernier, ils étaient près de 1000. La météo a joué pour beaucoup. »

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