Jean-Marc Brais

Jean-Marc Brais

Jean-Marc a été journaliste pour le Haut-Saint-François de 2017 à 2019 et de 2024 à 2025.
patin artistique

Le CPA honore la mémoire d’une pionnière

La compétition Invitation Suzanne Cathcart a réuni 167 patineuses artistiques à l’aréna Robert-Fournier d’East Angus, les 18 et 19 novembre derniers. Les participantes étaient âgées de 5 à 15 ans et provenaient des régions de l’Estrie, du Centre-du-Québec et de la Capitale-Nationale/Chaudière-Appalaches.

Manuelle Bernier est la responsable des compétitions au Club de patinage artistique (CPA) d’East Angus et nous parle du nouveau système de classement. « On veut encourager les jeunes filles et leur participation. On a donc implanté localement le système de rubans créé par Patinage Canada. Avec ça, les patineuses ne sont pas comparées aux autres, mais avec elles-mêmes. Cette fin de semaine, les catégories conventionnelles avec des médailles ne représentent qu’une minorité des épreuves. »
De cette manière, Mme Bernier espère conserver l’intérêt des petites athlètes. « C’est important de leur faire aimer le patin pour qu’elles restent. Ce sont nos toutes petites qui rendent le club vivant. C’est en ayant un grand bassin de jeunes qu’on arrive à avoir des grandes qui nous représentent plus tard. »

Ariane Boissé, 10 ans, et sa sœur Maude, 7 ans, étaient descendues de Bonsecours en compagnie de leur grand-père pour participer à la compétition. Celles-ci évoluent avec le CPA de Valcourt. Ariane pratique le patinage artistique depuis deux ans et en était à sa deuxième édition de l’Invitation Suzanne Cathcart. Elle qualifie sa prestation de la matinée comme ayant été « stressante ». Sa jeune sœur se préparait pour son tout premier numéro devant public.

L’organisatrice Manuelle Bernier confirme que la présente édition a réuni « moins de participantes que les autres années. On avait invité les clubs de cinq régions. Comme il y avait d’autres compétitions en même temps que nous, la Mauricie et Richelieu/Yamaska ne sont pas venus. »

Le CPA d’East Angus a tenu à honorer la mémoire de Mme Madeleine Piau Cathcart, décédée quelques jours avant la tenue de la compétition Suzanne Cathcart. L’événement sportif porte le nom de sa fille morte subitement en 1983 et qui était un espoir olympique pour le club et la région. Madeleine Piau Cathcart « a rendu possible cette compétition. Elle était très connue dans le monde du patinage artistique. Les juges provenant de l’extérieur savaient qui elle était », se remémore Manuelle Bernier.

Un corridor scolaire non sécuritaire?

Deux résidentes et propriétaires de la rue Planche, à Cookshire-Eaton, vont déposer une pétition visant le retrait de 51 butées de béton en forme de cloche et formant un corridor scolaire lors de la prochaine séance du conseil municipal. Elles craignent entre autres des accumulations excessives de neige entre les obstacles, à l’approche de l’hiver.

« Les gens qui viennent me visiter demandent : ‘Est-ce que la rue est en construction?’ », déplore Solange Beaudoin. Nicole Laflamme rassure : « On veut pas de chicane ou partir une guerre. On veut juste que la ville explique. » « On veut les aider à penser », complète Mme Beaudoin.

En septembre dernier, la Ville de Cookshire-Eaton a procédé à l’installation d’une rangée de 51 cloches de béton jaune formant un corridor scolaire pour les élèves de l’école primaire Saint-Camille, circulant entre les rues Craig Nord et Bibeau. La décision découle d’une résolution du conseil municipal datant d’octobre 2016 visant à « améliorer la sécurité des élèves ».

Depuis deux mois, la rue Planche est également devenue un sens unique descendant des rues Craig Nord vers Bibeau. La résolution originale de la ville prévoyait toutefois un sens unique direction Craig ainsi qu’une limitation de la vitesse de circulation à 30 km/h, limite qui n’était indiquée nulle part lors de notre passage. La rue étant amputée du tiers de sa largeur, certains résidents avaient garé leur véhicule directement sur leur pelouse, maintenant que le stationnement de rue y est interdit.

« Tout ça me donne l’impression qu’on a voulu passer ça rapidement pour s’en débarrasser à la ville », redoute Mme Beaudoin. La décision a d’ailleurs été entérinée alors que l’actuelle mairesse, Sylvie Lapointe, était la conseillère du district concerné. « À la ville, on nous a dit que ce serait temporaire. Mais je peux pas croire qu’avec les couts encourus par l’installation et la peinture de 51 cloches, ça va disparaitre prochainement », poursuit la citoyenne. « Au moins, le nouveau conseiller du district 6, Michel Mercier, dit que c’est un dossier prioritaire pour lui. »

Des travaux à venir
Jointe par téléphone, la mairesse Sylvie Lapointe confirme l’état temporaire des installations. « Quand j’étais conseillère, la commission scolaire nous avait signalé une problématique entourant la sécurité des enfants de l’école St-Camille. On avait étudié plusieurs alternatives. Par exemple, un trottoir avait été suggéré. C’était des solutions qui nécessitaient de gros investissements alors que la rue sera à refaire d’ici deux ans. Les bornes étaient une solution simple, vu qu’on pouvait les déplacer et les réutiliser ailleurs. Mais on voit entretemps que le projet-pilote n’est pas apprécié. Avec la pétition, on va donc remettre le projet sur la table. On va pouvoir en discuter lors du conseil du 4 décembre. »

Parmi les désagréments encourus, les deux instigatrices de la pétition mentionnent la difficulté d’entrer et de sortir de leur cours en voiture, le déneigement qui s’annonce problématique autour des cloches et la source de pollution visuelle que représente la lignée de blocs de béton. « Disons que je souhaite mettre ma maison en vente, ça va lui faire perdre de la valeur », donne comme exemple Nicole Laflamme.
Solange Beaudoin et son conjoint Jacques Côté habitent la maison voisine de l’accès au débarcadère pour autobus de l’école St-Camille. M. Côté y est chauffeur d’autobus et stationne son véhicule à la maison entre les quarts de travail. Suite à l’installation des bornes de béton, celui-ci n’arrivait plus à sortir de sa cour et à accéder à l’entrée du débarcadère. Il a donc contacté le surintendant aux travaux publics, René Lavigne. « Il m’a répondu que ce serait beaucoup d’ouvrage de venir redéplacer ça. Je lui ai dit : “René, c’est beau. Je vais m’en occuper.” » Jacques Côté a donc lui-même déplacé trois bornes de 600 kg en recourant à un système de levier qu’il a conçu avec des éléments trouvés à la maison. Il arrive maintenant à manoeuvrer son autobus entre les obstacles pour accéder au débarcadère de l’école primaire. Sa conjointe n’est pas rassurée. « Est-ce que c’est nécessaire qu’on fasse tout ça ? Pour les réunions des fêtes qui s’en viennent, on va mettre les autos de la famille où ? »

Nicole Laflamme et Solange Beaudoin ont déposé des copies de la pétition qu’il est possible de signer au Dépanneur Chez Laro de même qu’au Proxim. Elles seront présentes en personne au IGA Cookshire le jeudi 30 novembre en avant-midi. Elles ont demandé à ce que leur démarche soit ajoutée à l’ordre du jour de la prochaine réunion du conseil municipal qui se tiendra le lundi 4 décembre à 19 h 30, à l’Hôtel de Ville.

Défi OSEntreprendre

Dans le cadre de la Semaine mondiale de l’entrepreneuriat, la SADC du Haut-Saint-François a donné le coup d’envoi du 20e Défi OSEntreprendre lors d’un 5 à 7, au Centre culturel de Weedon.

Une quarantaine d’entrepreneurs et de promoteurs en phase de démarrage s’étaient déplacés pour l’événement. Le Défi OSEntreprendre vise à faire rayonner les initiatives entrepreneuriales autant étudiantes que de créations d’entreprises. À l’échelle de la province, le Défi rejoint annuellement plus de 40 000 participants et remet diverses bourses allant jusqu’à 25 000 $. L’an dernier, la MRC du Haut-Saint-François a recueilli le double de candidatures dans le volet Création d’entreprise en comparaison avec l’année précédente, soit six projets. Cette année, la responsable locale du volet, Audrey Beloin, souhaite continuer sur cette lancée et doubler encore la participation. La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 13 mars 2018.

La dernière finale locale avait récompensé l’Ébénisterie Wood You d’East Angus et De Cuisine en Cuisine, de Dudswell, en avril dernier. Mathieu Drouin, l’artisan derrière Wood You, avait fourni une planche à découper qui a été remise comme prix de présence lors du 5 à 7. Les autres prix distribués au cours de la soirée furent des bijoux de l’entreprise Mousseline ainsi que des sels fumés aromatisés produits par Les As du fumoir. Des bouchées concoctées par la chef propriétaire du restaurant Da Rita de Weedon, Rita Staniscia, étaient également distribuées aux invités sur place.

En tant qu’ancien participant au défi, M. Drouin était reconnaissant de l’expérience acquise. « J’ai commencé seul, avec l’aide de Véronick Beaumont du Carrefour jeunesse-emploi d’East Angus. J’ai pris un cours. Le Défi OSEntreprendre, c’était pas juste de l’argent. C’était aussi pour le défi personnel que ça représentait. Avec ça, je pouvais me comparer avec d’autres. J’en ai profité pour peaufiner mon plan d’affaires, puis pour faire du réseautage et des contacts. Ça m’a permis d’être où je suis aujourd’hui. On a d’excellentes ressources dans le Haut-Saint-François. »

Josianne Viau et Frédérick Martel-Leech sont les propriétaires des As du fumoir. « On avait assisté à la première édition du 5 à 7 l’an dernier. Cette année, on a pris connaissance des critères du défi, puis on a décidé de s’inscrire », relate M. Martel-Leech. Bien que la possibilité de remporter un prix monétaire demeure attirante, « le Défi reste une forme d’aide », témoigne Mme Viau. « Véronique [Carbonneau De Cuisine en Cuisine] et Mathieu [Drouin de Wood You] en sont de bons exemples. Leur entreprise a reçu un bon coup de pouce avec le défi. »
Parmi les gens présents à la soirée, on retrouvait une cohorte de Place aux jeunes venue découvrir la dynamique entrepreneuriale du Haut-Saint-François dans le cadre d’un séjour exploratoire d’une fin de semaine. Laurie Lebrun en provenance de St-Hyacinthe se trouvait en compagnie de Tanya Rouleau et de son conjoint Emmanuel Trépanier, tous deux nouvellement conseillers d’orientation chez Intro-Travail à East Angus. Le trio faisait partie de la cohorte de huit participants qui allait arpenter les quatre coins de la région pendant deux jours.

À travers la province et depuis les 20 dernières années, le Défi OSEntreprendre comptabilise plus d’un million de participants et plus de 80 000 projets soumis.

Un lunch presque parfait

L’arrivée du mois de novembre marquait le lancement de la quatrième édition d’Un lunch presque parfait à la Cité-école Louis-Saint-Laurent d’East Angus.

La compétition culinaire réunit quatre équipes d’étudiants de deuxième à quatrième secondaire qui s’affronteront lors d’une grande finale le 16 février 2018. Entretemps, ceux-ci seront filmés par l’équipe technique formée de six élèves dont le travail sera diffusé par les chaines MAtv, Câble Axion et Transvision.

D’ici la finale, les apprentis cuisiniers se feront montrer les bases par le chef Jean-Patrice Fournier du Poivron Rouge. Ils verront ainsi la cuisson des viandes en plus d’élaborer leurs propres barres tendres, raviolis et pizzas pochettes. Mylène Bernard, fondatrice de Petits Cupcakes, leur montrera les rudiments de la pâtisserie. Lors de la finale, les onze participants devront concocter un menu comprenant une entrée, un plat principal et un dessert.

Marie-Claude Labbé est technicienne en loisirs à la polyvalente et organisatrice de la compétition. « Le but est de donner aux élèves le gout de cuisiner et la motivation de bien s’alimenter. » L’ampleur du projet grandit d’année en année. « La première année, on avait eu une capsule vidéo d’André Ducharme, qui est narrateur et scripteur d’Un souper presque parfait. La deuxième, on a mieux structuré la compétition. Pour la troisième année, ça a été le scénario. Pour la quatrième édition, on va prétourner des capsules informatives avec le chef Jean-Patrice. On va ensuite faire des tournages avec les jeunes lors des ateliers et de la finale. Un lunch presque parfait a de plus en plus d’influence. On en parle à travers la province, même jusqu’au Parlement ! » Mme Labbé confie avoir de grands projets pour la cinquième édition en 2018-2019. « On regarde pour faire un recueil des meilleures recettes des éditions antérieures et de peut-être faire une compétition interécoles. »

Grâce à un prix reçu de la Fondation Desjardins, l’aire de cuisine des étudiants a été renouvelée. Trois émissions d’Un lunch presque parfait de 28 minutes seront produites et animées par l’enseignant Alexis Dalpé. Les IGA de Cookshire-Eaton et d’East Angus, de même que la Légumerie Groupe Dionne, située à Cookshire, sont commanditaires et partenaires de l’émission. Les Moulures JONH, de Sherbrooke, ont spécialement conçu des planches à découper identifiées à l’image de l’émission.

Concours de labour de Lingwick

La cinquième édition du Concours de labour de Lingwick, qui se déroulait le samedi de l’Action de grâce sur le site de la Ferme Gilbert, attire de plus en plus les gens. La journée se terminait autour d’un méchoui auquel 140 personnes ont participé.

Seize laboureurs étaient inscrits dans les quatre catégories du concours: débutants, professionnels, 65 ans et plus et sulky. Hormis cette dernière catégorie où le laboureur est assis sur une charrue, les participants doivent contrôler un araire tiré par une paire de chevaux, selon la méthode traditionnelle. Ceux-ci se mesuraient l’un à l’autre sur des parcelles de terre qui leur étaient assignées, aussi appelée planches. Des juges évaluent ensuite l’aspect des sillons et raies engendrés selon des critères de largeur et de parallélisme.

Guillaume Gendron, du secteur Fontainebleau de Weedon, participait à son premier concours en tant que laboureur. Il était accompagné de sa conjointe Christine Lescault, originaire de Chartierville. Le couple début trentaine tentait sa chance dans la catégorie débutants. Un Clydesdale et un Shire, deux chevaux de trait, les aidaient dans la tâche. Malgré la température fraiche de la journée, M. Gendron avait les joues bien rouges après avoir complété quelques allers-retours sur le lot qui lui était attribué. Celui-ci est un ancien travailleur forestier qui a commencé à recourir aux chevaux par plaisir pour effectuer quelques menus travaux. Cela l’a mené à ensemencer un total de six acres de manière traditionnelle et sans machinerie le printemps dernier.

Brigitte Martel, une des organisatrices en compagnie des trois frères Gilbert, Serge, Robert et Guy, mentionne que le concours est de plus en plus fréquenté au fil des ans. Le recours à des méthodes dites ancestrales connait un regain d’intérêt. De plus en plus de gens vont utiliser des chevaux pour l’exécution de travaux manuels, par exemple sortir du bois de chauffage de la forêt. Certains participants n’hésitent d’ailleurs pas à se pratiquer sur leurs propres terres lorsque vient le temps des labours. « L’automne, il y a pratiquement un concours chaque fin de semaine. Près d’ici, il y a ceux de Compton, Cookshire, Island Brook, Lac-Drolet », rappelle Mme Martel. Certains concours de labour sont même quasiment centenaires, comme celui de Notre-Dame-de-la-Salette, en Outaouais, qui tenait sa 94e édition, quelques jours avant celui de Lingwick.

Greg Singer, un forgeron de Chartierville, était sur place pour faire la démonstration de son savoir. Celui-ci conçoit plusieurs objets sur mesure, que ce soit des rasoirs ou des pelles, en passant par des crochets et même des portails, tous en fer forgé.

Dans la catégorie des débutants, William Sylvester, 16 ans, a remporté la première place, tandis que son père, Jonathan Sylvester, faisait de même chez les pros. Chez les 65 ans et plus, Germain Boutin a terminé premier tandis que Martin St-Germain raflait aussi les honneurs dans la catégorie charrue sulky. Lors du dévoilement des gagnants en soirée, la famille Gilbert a également fait tirer deux forfaits de 700 $ en pourvoirie. Les récipiendaires furent Guillaume Gendron et Jonathan Sylvester. Brigitte Martel réserve déjà la date du 6 octobre 2018 pour la sixième édition du concours de labour.

Nez Rouge

Opération Nez rouge

En vue de sa saison 2017, Opération Nez rouge secteur Haut-Saint-François est à la recherche de raccompagnateurs bénévoles.
L’organisme offrira ses services les quatre premiers vendredis et samedis soir de décembre (1-2, 8-9, 15-16, 22-23) de même que lors du réveillon du 31 décembre. Les automobilistes ayant consommé de l’alcool pourront se prévaloir d’un chauffeur privé entre 20 h et 4 h du matin.

La centrale locale de Nez rouge se situera à la Vieille Gare du Papier d’East Angus. Richard Roberge en est le président depuis quatre ans. « On aimerait faire passer notre nombre de bénévoles d’une trentaine, l’an dernier, à une quarantaine cette année. Comme ça, on pourra augmenter le nombre de transports de 100 à environ 150. »

Un raccompagnateur bénévole recueille approximativement 50 $ en dons lors des trajets. Il peut alors remettre cette somme aux organismes communautaires de son choix. « En 2016, on a donné de l’argent à Moisson Haut-Saint-François, à la bibliothèque de Dudswell, à l’aile jeunesse du club Lions, à 11 municipalités du territoire… » recense M. Roberge. « L’important, c’est que les organismes choisis soient en lien avec les jeunes ou le sport. »

Les citoyens pourront rejoindre Nez rouge au 819 821-4646 pour faire une demande de raccompagnement. Ceux qui souhaitent s’impliquer en tant que bénévoles sont invités à contacter l’organisation au 819 832-4950 ou par le biais du site internet www.operationnezrouge.com. Il y aura tirage d’un voyage pour deux d’une valeur de 4500 $ dans un Club Med parmi les inscriptions reçues avant le 1er décembre.

Incendie à l’Abattoir Rousseau

Donald Rousseau, propriétaire de l’abattoir du même nom récemment incendié à Lingwick, n’est pas certain de repartir en affaires.
« Personnellement, je suis pas vraiment intéressé. Je sais pas si c’est ce que la communauté veut, mais pour l’instant, personne ne m’a appelé », témoigne M. Rousseau. L’abattoir en était à entreprendre sa haute saison de production et affichait complet jusqu’en janvier. L’entreprise desservait des producteurs régionaux et de l’extérieur.

« Il y a une question économique là-dedans. Avec les assurances, c’est pas encore réglé. Puis je sais pas ce qu’il va y avoir en bout de ligne parce que c’est la première fois que ça m’arrive », admet Donald Rousseau, quelques minutes avant un rendez-vous avec son assureur. « Au moins, j’avais assuré mes investissements. »

L’homme de Lingwick a constamment amélioré et rénové ses installations en 47 années d’opération. « Le dernier ajout datait de 2016. Il y avait des vestiges de 50 ans en arrière, du temps que mon père était propriétaire. J’aime mieux parler de ce que j’ai fait, que de ce que je ferai », termine Donald Rousseau, encore ébranlé par les événements survenus une semaine plus tôt.

Un incendie d’origine électrique a détruit l’Abattoir Rousseau dans la nuit du 14 au 15 novembre. L’entreprise comptait une douzaine d’employés.

Jacinthe Roger de Finition Jaro

Pendant ses études en chant classique, Jacinthe Roger se voyait vivre la vie d’artiste intello une fois arrivée à l’âge adulte. Elle ne se doutait pas que, à peine quelques années plus tard, elle serait une femme manuelle à la tête d’une entreprise de finition intérieure.

On peut tout de même dire que celle qui est à la tête de Finition Jaro a réalisé son rêve de carrière. Elle a quotidiennement recours à sa créativité pour compléter les divers mandats qui lui sont confiés. Elle doit également faire preuve d’une grande rationalité en tant que gestionnaire et propriétaire d’une entreprise qui emploie jusqu’à six personnes en haute saison. La seule chose qui diffère de son objectif initial, c’est que Jacinthe Roger n’a pas le temps de chômer !

Son initiation au monde de la peinture s’est faite un été en tant que peintre étudiante pour Collège Pro. Mme Roger a par la suite travaillé chez Décoration King à Sherbrooke. « Ça a été une véritable école. » De la peinture résidentielle et commerciale, la propriétaire de Jaro migre lentement vers l’industriel. « Rendus là, on ne calcule plus en gallons de peinture. On compte l’inventaire en poids. »

Les astres s’alignent
Après cinq années, n’étant plus certaine de vouloir poursuivre, Jacinthe Roger quitte Décoration King. « Ça a été le seul moment de ma vie où j’ai été au chômage. » La pause ne durera pas longtemps puisque le téléphone se mit à sonner. Encore aujourd’hui, la principale intéressée n’est pas certaine de qui l’aurait référée. « On me demandait “Ça a l’air que tu fais telle affaire ? ” Sans trop savoir, je répondais “Oui ! ” C’est comme ça que je me suis mise à faire des sidelines pour d’autres peintres. »

Avec l’argent des premiers contrats, Jacinthe Roger en profite pour s’acheter du matériel. Au même moment, son frère Marco démarre Vitrerie Miroplex à Ascot Corner. Il a un peu d’espace inutilisé. La sœur s’y installe un premier atelier démontable.

Les mois se succèdent sans que le téléphone ne cesse de sonner. Jacinthe Roger fait bâtir une rallonge, comme ses affaires et celle de son frère vont bien. Après trois années à être de plus en plus à l’étroit, la peintre acquiert une maison sur le chemin Bélanger à Ascot Corner dans le but d’y bâtir un garage servant d’atelier à son entreprise. Elle n’en a plus vraiment le choix comme ses activités sont plus ou moins compatibles avec celles de la vitrerie. Mme Roger passe 80 heures par semaine à pulvériser de la peinture au fusil alors que, tout près, des pièces de verre devant être exemptes de poussière sont en cours d’élaboration.

C’est vers cette même période qu’un premier employé intègre l’équipe de Finition Jaro. Aujourd’hui, sa main-d’œuvre varie entre 5 et 6 membres, au gré des contrats. « Je trouve que c’est une bonne taille. D’autres entrepreneurs m’ont dit qu’à partir de 7-8 dans l’équipe, tu perds un peu de contrôle sur la qualité par exemple. » Bien qu’elle n’ait pas exclusivement eu des employées, Jacinthe Roger considère la finition comme un domaine féminin. « Je le vois dans les détails, la minutie. Les employées que j’ai eues étaient en général plus perfectionnistes que les hommes. Les hommes de l’équipe font généralement la job de bras. Ils font la préparation des commandes et l’installation à domicile. »

Le service à domicile est d’ailleurs la spécialité de Finition Jaro. « On installe une tente de pulvérisation en plastique, puis on peinture au pistolet. Ça peut être pour des escaliers, des caissons d’armoires, des murs de lambris. C’est un service rapide qui peut prendre de deux à trois jours », indique Jacinthe Roger. « Ça fait aussi que c’est plus compliqué quand je recherche des employés, comme en ce moment. C’est des postes peu connus. Aussi, le peinturage se fait dans un environnement difficile. Il peut y avoir un stress de prestation lorsqu’on travaille chez les gens. Sinon, de manière générale, il y a le fait que tu es exposée à des produits chimiques. C’est souvent des femmes de plus de 45 ans avec beaucoup d’expérience qui ont travaillé ici. »

Malgré son parcours, Jacinthe Roger ne se considère pas comme une femme d’affaires. « J’aime ce que je fais, puis, en plus, ça rend les gens heureux ! » Celle qui n’a pratiquement jamais fait de publicité en 14 années d’existence bénéficie d’un bon réseau de contacts. « Je n’ai pas le sens du marketing développé. Je vais beaucoup fonctionner par référencement, auprès de collaborateurs. J’envoie même des clients à des compétiteurs des fois ! Ça va arriver que le téléphone ne sonne pas et je vais paniquer, puis, tout d’un coup, on aura trop de contrats et je vais souhaiter ralentir. Je crois que rien n’arrive pour rien et que la pensée crée. Il y a beaucoup de synchronicités dans ma vie. »

Espace Sheds

Le Centre local de développement (CLD) du Haut-Saint-François en est à développer un projet de mise en valeur des paysages et de la culture. À terme, Espace Sheds constituera un circuit d’une douzaine de sheds construites et éparpillées à travers la MRC.

La shed de Hampden
La première de ces sheds vient tout juste d’être terminée à Hampden. Celle-ci est située face à l’entrée du secteur Franceville du parc national du Mont-Mégantic. Elle constitue également une des haltes de la piste multifonctionnelle du Parc du marécage des Scots. Deux thèmes y sont abordés: les premiers colons établis dans le secteur, duquel tire son nom le chemin de Franceville, et l’ancienne mine du mont Mégantic.

Entre 1929 et 1955, plusieurs petites ouvertures de carrière ont été pratiquées à flanc de coteau sur le versant nord-ouest du mont. De la syénite, roche semblable au granite, y a été extraite. Celle-ci a été utilisée pour certaines pierres tombales du cimetière de Scotstown et sur les chantiers de construction de la région.

Suite à l’exode d’une importante partie de sa population vers les États-Unis, la province du Québec tente d’attirer des immigrants français. Une quinzaine de familles s’établissent dans les environs du chemin de Franceville entre 1870 et 1914. Parmi elles, les Constant, Fongellaz, Gabert, Oisel, Laumaillier, Pinoteau.

Un projet en deux phases
Par le biais d’Espace Sheds, le CLD poursuit des objectifs de mise en valeur et de protection du patrimoine, en plus de favoriser la rurbanisation, soit l’attraction et la rétention de la population. L’organisme souhaite aussi bonifier l’expérience des visiteurs empruntant le Chemin des Cantons et la Route des Sommets.

La préparation du projet a débuté en octobre 2014. Pour ce faire, le CLD est aidé financièrement par le ministère de la Culture et des Communications et la MRC. Après quatre années de repérage de lieux, de recherche documentaire et de représentation auprès des municipalités, la première phase sera inaugurée vers le milieu de l’année 2018. La seconde et dernière devrait suivre l’année suivante.

Dans un premier temps, le CLD vise dévoiler un total de 7 ou 8 sheds. Celles-ci se retrouveront entre autres à Weedon, East Angus, La Patrie et Cookshire. Un coup le projet complété, l’objectif sera d’avoir une shed par municipalité ou canton. Julie Pomerleau est l’agente de développement culturel derrière Espace Sheds: « Nous avons une bonne collaboration municipale. Les maires sont emballés et très participatifs. C’est un projet rassembleur. »
« À Weedon, la shed se retrouvera au Parc du barrage. À La Patrie, le site devrait être à la halte routière située au milieu de la ville. La poétesse Éva Senécal [native de l’endroit] y sera à l’honneur », détaille Mme Pomerleau.

Entre le cabanon et la grange
L’agente de développement culturel avoue que le choix du terme shed a été un enjeu lors de l’élaboration du projet. On aurait préféré lui trouver un équivalent français, mais, au final, aucun ne venait se substituer parfaitement à l’anglicisme. « Une shed, c’est plus gros qu’un cabanon, mais plus petit qu’une grange. On ne fait pas non plus un circuit touristique de cabanes ou de hangars. Finalement, ça désigne une réalité régionale qui nous est propre. C’était exactement le mot qu’il nous fallait. » C’est ainsi qu’Espace Sheds a été présenté puis accepté.

En se promenant en campagne, on voit encore beaucoup de ces petits bâtiments agricoles en bois. Les sheds modernes construites dans le cadre du projet en sont donc un rappel. « Elles auront toutes en commun d’être faites en bois et d’avoir un toit de tôle. Le bois vient ici rappeler la ruralité en même temps que la forêt, très présente dans la région. »

À terme, deux modèles de sheds modernes seront accessibles pour le public. Les permanentes offriront points de vue et contenu informatif, alors que les petites ne mettront qu’en valeur le paysage, mais seront mobiles. Dans tous les cas, chaque shed sera unique et inspirée du lieu.

« Dans nos sheds, on veut créer une bulle temporelle où il fait bon relaxer et s’imprégner du moment », explique Julie Pomerleau. Par exemple, la shed de Hampden comprend un double banc allongé sur lequel on peut s’installer pour lire ou regarder le ciel.

L’agente du CLD n’hésite d’ailleurs pas à comparer chaque shed à un objet d’art. La firme Pittoresco s’occupe de la conception de ces bâtiments remis au goût du jour. L’entreprise avait réalisé les installations de la Voie des pionniers, un circuit à saveur historique dans la Vallée de la Coaticook.

Son moyen de redonner à la communauté

Âgée de 67 ans, Lise Pratte vient tout juste de décrocher un doctorat en éducation. Pour l’avocate de profession, il s’agissait d’un rêve en même temps qu’une contribution pour les jeunes.

Avant d’arriver à l’âge de la retraite, Lise Pratte avait en tête quelques projets d’après-carrière. L’un d’eux était la vie à la campagne entourée de poules et d’érables. Ce rêve, elle l’a réalisé avec le Domaine Nature L & M, situé à La Patrie. Elle y vit avec son conjoint Michel, le M dans L & M. Le couple y accueille les visiteurs en offrant hébergement, produits de la ferme et pêche en étang. Se décrivant comme une femme d’action aimant apprendre, la docteure en éducation s’est vite rendue à l’évidence que la retraite devrait attendre. C’est en retraçant son parcours que fermette, Barreau et doctorat prennent leur sens ensemble.

Dans un premier temps, il faut savoir que Lise Pratte adore lire. « Lire, c’est comme manger », considère-t-elle. Et si l’on se fie à sa thèse de doctorat de 400 pages, Mme Pratte a grand appétit. Après son baccalauréat et son passage du Barreau, celle-ci débute à la Commission d’enquête sur les coûts des installations des Jeux olympiques de 1976 à Montréal. Elle fut la reporter des commissaires, soit « les yeux et la voix de tout ce qui se passait » dans les coulisses de la commission Malouf. « Je découvrais des termes d’ingénierie et de marketing. C’était fascinant », se remémore l’avocate.

Suite à la publication du rapport Malouf en 1980, Lise Pratte, grâce à ses nouveaux contacts, reçoit une offre pour le poste de secrétaire générale adjointe chez Imasco, maintenant Imperial Tobacco Canada. Elle entame, les soirs et fins de semaine, un MBA en ressources humaines et finances. Comme travail final, elle fait d’ailleurs une analyse de l’entreprise pour laquelle elle travaille. Elle émet des recommandations qui, sans être prises en considération par l’administration sur le coup, vont s’avérer être justes quelques années plus tard, alors que la compagnie se départira de certains secteurs moins rentables.

C’est à ce moment qu’un chasseur de têtes approche Lise Pratte pour lui proposer le secrétariat général chez Bombardier. Nous sommes en 1988 et la compagnie de Valcourt vient de se porter acquéreuse de Canadair. Dans un souci d’efficacité, Mme Pratte introduit les ordinateurs dans le bureau et crée une petite commotion. De cette période de cinq ans, elle garde le souvenir d’une grande effervescence alors que la compagnie procédait à l’achat d’une entreprise en moyenne chaque mois dans le monde.

Alors que Lise Pratte a la mi-quarantaine, une de ses amies proches est victime d’un AVC. De plus, une de ses voisines d’immeuble tombe en dépression. Dans les deux cas, la vie professionnelle intense serait en cause. Cela fait réfléchir Mme Pratte qui jouit désormais d’une expérience enviable. Elle peut de plus en plus choisir les gens avec qui elle travaille et affirmer son caractère indépendant. Elle prend conscience qu’elle n’aime pas être liée à une compagnie et que, à ses yeux, les relations humaines priment devant les profits.

Lise Pratte fait donc un virage vers le milieu éducationnel en œuvrant pour une commission scolaire. Elle conserve de son passage dans le milieu corporatif un intérêt pour le démarrage d’entreprises. Au fil des ans, elle porte plusieurs chapeaux en tant que formatrice, coach, mentore et conférencière ce qui l’amènera à participer à la mise sur pied d’environ 500 entreprises.

Elle effectue entretemps un retour sur les bancs d’école pour se perfectionner dans le cadre de ses nouvelles fonctions. Elle y fait la connaissance d’une professeure féministe, très proche de ses valeurs. C’est suite à cette rencontre que l’idée d’un diplôme universitaire de deuxième cycle commence à germer dans l’esprit de Lise Pratte. Celle-ci ne fera toutefois pas les choses de manière conventionnelle. Au lieu d’être une chercheuse académique, elle tient à être sur le terrain, en contact avec les gens. Sa maitrise en éducation, suivie huit ans plus tard d’un doctorat, est une forme de contribution. Elle souhaite tout d’abord mettre de l’avant l’histoire des jeunes. Mme Pratte veut que ceux « qui ne l’ont pas eu facile, les poqués, en viennent à croire en leurs capacités. » C’est une problématique qu’elle a souvent constatée chez les jeunes filles à qui « on n’a pas toujours appris à se valoriser. »

Même si Lise Pratte s’était juré d’en avoir fini avec les études après sa maitrise, le désir d’encourager la diplomation et l’insertion des jeunes adultes a eu le dessus. Elle atteint ainsi deux buts: la création d’une certaine forme de richesse et, de manière plus importante, porter une mission sociale. C’est pour la même raison que, même si elle ne pratique plus le métier d’avocat, Mme Pratte offre du temps comme recherchiste juridique au cabinet Blais de Lac-Mégantic. « C’est ma façon de contribuer à la communauté après la tragédie. »

Place aux jeunes en région

L’agent de migration Olivier Jean, du Carrefour jeunesse-emploi d’East Angus, a instauré une variante qui a fait parler d’elle dans les séjours exploratoires qu’il planifie pour l’organisation Place aux jeunes en région : il fait appel aux adolescents.

Place aux jeunes (PAJ) a pour mission d’inciter les jeunes âgés de 18 à 35 ans et détenteurs d’un diplôme d’études postsecondaires à s’établir dans le Haut-Saint-François. Pour y arriver, le programme offre des séjours exploratoires qui comprennent le transport, les repas, les activités et l’hébergement payés aux gens de l’extérieur qui souhaitent en découvrir davantage sur la MRC. Traditionnellement, l’agent de migration organise une visite des municipalités comprenant des rencontres avec les différents intervenants et employeurs de la région. Olivier Jean a eu l’idée d’impliquer les adolescents de la région dans le processus.

« J’avais déjà organisé des séjours à thématique entrepreneuriale dans le passé. Il y a aussi d’autres MRC qui en avaient fait à saveur agricole et même industrielle », explique M. Jean. Par ses fonctions au Carrefour jeunesse-emploi, il a également un lien direct avec les adolescents. « Je fais partie du comité de suivi du projet de cité-école à la polyvalente Louis-Saint-Laurent. » Avec l’aide de sa collègue Véronick Beaumont, qui est agente de sensibilisation à l’entrepreneuriat jeunesse, celui-ci a commencé à imaginer des séjours exploratoires présentés par des jeunes. « L’idée est venue en 2016 et on a travaillé pour l’instaurer dès l’année financière 2017-2018. On a contacté les maisons de jeunes en février et mars derniers. »

Le premier séjour exploratoire Quand les ados s’en mêlent a eu lieu en juin dernier. À ce moment, des jeunes des maisons M-SIC, de Saint-Isidore-de-Clifton, et Vagabond, de Weedon, ont présenté leur région par le biais d’une programmation qu’ils avaient eux-mêmes élaborée. Olivier Jean se remémore : « À Saint-Isidore, les ados avaient pris l’initiative d’inviter le maire et le DG. De mon côté, je les aide pour le brainstorm et leur offre un suivi. Je m’assure que les journées ne soient pas trop chargées et que les activités soient réalisables. Mais les jeunes connaissent bien leur ville. Ils ont à cœur leur milieu et y sont attachés. »

Nathaniel Girardin est l’un des jeunes ayant pris part au projet. Il fréquentait la maison Vagabond de Weedon. « On a été cinq, six, à préparer le séjour, puis trois à le présenter. Au début, on pouvait faire ça les soirs, si on n’avait rien à faire. Entretemps, Olivier nous avait donné des points à suivre et de l’information autour. » Nathaniel Girardin se décrit comme un citoyen impliqué dans sa communauté. « J’ai aidé à organiser des labyrinthes d’Halloween et j’ai aussi fait un voyage humanitaire au Pérou. » L’étudiant en foresterie et production acéricole est satisfait de son expérience. « J’ai aimé que le monde qui habite en ville ait un intérêt pour la campagne. On leur en a donné le gout. »
L’agent de migration Olivier Jean ne voit que des impacts positifs à la démarche. « Ça fait découvrir la région au travers les yeux des ados. Ça développe leur sentiment d’appartenance en plus de casser le mythe ou les préjugés qu’on peut avoir envers eux. Finalement, ça donne le pouls réel aux gens de l’extérieur. C’est une belle réussite. »

Une reconnaissance des pairs
Ce changement de la traditionnelle formule des séjours offerts par Place aux jeunes en région n’a pas mis longtemps avant d’être reconnu. Dans le cadre du Congrès PAJ qui s’est tenu à Québec début octobre, le séjour exploratoire Quand les ados s’en mêlent a été le coup de cœur du jury de la Fédération québécoise des municipalités. « Ça a retenu l’attention », admet Olivier Jean. « Des collègues des autres MRC venaient me voir pour dire “Bonne idée ! ” et pour demander conseil. Le but a toujours été de rendre notre milieu attrayant afin d’inciter des jeunes à venir s’y établir. En faisant appel aux jeunes, on a une valeur ajoutée. »

Le prochain séjour exploratoire formule ados approche à grands pas. Celui-ci se tiendra du 17 au 19 novembre. Cette fois-ci, ce sont les jeunes des maisons Actimage, à East Angus, et Chez nous, à Dudswell, qui en seront les hôtes et organisateurs. « C’est du vendredi midi au dimanche après-midi », confirme M. Jean. « On fait le tour des municipalités, on visite des entreprises, en plus de voir les principaux attraits touristiques et culturels. On veut donner une bonne vue d’ensemble, un bon topo à la personne qui ne connait pas le coin. »

Olivier Jean est un lien privilégié entre cette main-d’œuvre potentielle de l’extérieur et les entreprises d’ici. « Il y a un bon marché caché dans le Haut-Saint-François. Ce n’est pas toutes les offres d’emploi qui sont affichées. Certaines vont l’être après quelques mois seulement. Mon rôle est de mettre en lien les participants des séjours exploratoires avec les entreprises. Un peu comme du référencement. »

Cette forme d’aide fait partie des à-côtés qu’offre le programme Place aux jeunes. Ceux-ci comprennent du jumelage direct, du suivi individuel, des cyberbulletins, etc. « Je peux même vérifier s’il y a des places en garderie, avant qu’une personne de l’extérieur vienne s’établir ici », explique l’agent de migration.
Depuis janvier 2015, 48 personnes ont pris part aux séjours exploratoires.

Espace de la diversité, pour faciliter l’intégration des immigrants

Le troisième Espace de la diversité, chapeauté par la Fédération des communautés culturelles de l’Estrie (FCCE), s’est tenu cette fin de semaine à la polyvalente Louis-Saint-Laurent à East Angus.

Le printemps dernier, la FCCE annonçait la tournée Espace de la diversité, qui visitera les sept MRC de l’Estrie, dans le cadre du 150e anniversaire du Canada. L’événement a pour but de favoriser la rétention et l’intégration des immigrants en région. Après le Val-Saint-François en septembre et le Granit en octobre, le Haut-Saint-François est la troisième MRC à recevoir l’événement.

Cette fois-ci, les organisateurs ont tenu à axer Espace de la diversité autour des opportunités d’emplois dans la MRC, dans un contexte de rareté de main-d’œuvre. C’est une réalité qui a été partagée par le député de Mégantic, Ghislain Bolduc, lors de son allocution. « Les nouveaux arrivants aident au développement de notre région. » Le préfet Robert Roy, qui lui succédait au micro, abondait dans le même sens. « La diversité est une richesse. Tous sont les bienvenus ici. »

Daniel Audet, copropriétaire de l’auberge La Ruée vers Gould, à Gould, a fait un parallèle entre les immigrants actuels et les premiers colons. « On ne peut pas développer une région seuls. Il faut accueillir d’autres populations. » Il a rappelé qu’après les Amérindiens, des vagues successives d’Américains, d’Écossais, d’Irlandais, d’Anglais et de Français avaient afflué dans les cantons pour occuper et développer le territoire.

Boubacar Cissé, directeur général de la FCCE, a profité de sa tribune pour remettre une plaque commémorative au préfet de la MRC, « en guise de reconnaissance pour la contribution combien importante des citoyennes et citoyens du Haut-Saint-François à la promotion de l’Espace de la diversité. »

La cafétéria de la polyvalente avait été séparée en quatre espaces. L’espace découverte était un lieu d’échanges interculturels avec les communautés immigrantes et la ludothèque familiale, un lieu de divertissement pour les enfants. L’espace folkthèque mélangeait prestations musicales et danse, alors qu’un coin gastronomique faisait découvrir des mets. Les pays représentés allaient du Brésil au Congo, en passant par le Mali, le Maroc et le Burkina Faso.

M. Jamal Elhihi s’occupait du kiosque marocain. Celui-ci en est à son «25e hiver québécois» et demeure à Sherbrooke depuis 17 ans. « On vient ici pour se connaitre l’un, l’autre. C’est une joie pour moi que de partager avec d’autres confrères cet Espace de la diversité. »

Olivier Dedingar, originaire du Tchad, est étudiant à la maitrise à l’Université de Sherbrooke. Il participait à l’Espace pour réseauter et parce que « les nouveaux arrivants ont besoin d’outils. » Quelques instants plus tôt, il venait de serrer la main de la députée de Compton-Stanstead et ministre du Développement international et de la Francophonie, Marie-Claude Bibeau. « Je suis rempli de joie ! Dans mon pays, une telle chose serait impossible. Il y aurait eu trop de protocoles. »

Plusieurs organismes de la région ont pris part à l’organisation de l’Espace de la diversité : le CLD, le CJE, la SADC, la CDC, Pro-Gestion Estrie, de même que la Ville de East Angus.

Trèd’si s’impose au gala des Prix d’excellence en environnement

Trèd’si, entreprise de Westbury spécialisée en récupération du bois traité, s’est mérité un Prix d’excellence en environnement des Cantons-de-l’Est, dans la catégorie petite entreprise.

Le Gala des Prix d’excellence en environnement est organisé par la Fondation estrienne en environnement (FEE) et a pour but de mettre en valeur les actions constructives des individus et organisations de la région pour le développement durable. La 24e édition s’est tenue le 26 octobre à l’hôtel Chéribourg d’Orford et a réuni près de 300 personnes.

Trèd’si récupère, recycle, transforme et revalorise les bois traités depuis 1997. À ce moment, Jean-Yves Tremblay, fondateur de l’entreprise, présente à Hydro-Québec une solution de récupération des poteaux électriques destinés à l’enfouissement, qui est accueillie avec enthousiasme. L’année suivante, la tempête de verglas qui s’abat sur le sud de la province amène Trèd’si à occuper un rôle majeur dans la récupération des poteaux endommagés. Toujours en 1998, la compagnie acquiert ses installations actuelles à Westbury. « On a acheté l’ancienne briquade », se remémore M. Tremblay.

Depuis, elle a ajouté le traitement des eaux contaminées à ses opérations et a été l’une des premières entreprises de l’Estrie à obtenir l’accréditation On s’engage en développement durable pilotée par ADDERE Service-conseil. Au cours des dix dernières années, Jean-Yves Tremblay a graduellement légué les rênes de l’entreprise à sa relève. « J’ai deux filles qui travaillent pour la compagnie. Mohika est maintenant la PDG. Je comptais passer moins de temps ici, mais avec le lancement récent de notre deuxième compagnie, Chal’isba, je suis encore à temps plein ici ! »
Mohika Tremblay avoue avoir été très heureuse de recevoir le prix d’excellence. « C’est une belle reconnaissance de nos efforts. Avec l’accréditation, on avait reçu beaucoup d’attention depuis 2015 pour le volet développement durable. Comme on est une compagnie à vocation environnementale, la candidature qu’on avait soumise reflétait mieux l’ensemble des facettes de Trèd’si et de nos améliorations. »

L’entreprise est passée d’une douzaine d’employés, dont certains à temps partiel, à une vingtaine de réguliers en l’espace d’un an. La directrice le confirme: « On crée pas mal d’emplois. On devrait bientôt obtenir les permis pour faire de la récupération dans sept états du Nord-est américain. Ça devrait tripler nos capacités de production actuelles. »

Mme Tremblay insiste sur le fait que la collaboration fait partie intégrante autant de l’organisation à l’interne qu’avec d’autres compagnies. « Là-dessus, je ferai une annonce en temps et lieu, mais il y a des acteurs majeurs qui vont venir s’implanter dans la région parce que nous sommes là. Et ça, c’est trippant. »

Guy Fouquet, président de la FEE, témoigne de la tendance écologique et de l’importance de la souligner par le biais des prix d’excellence. « Outre le symbole du trophée, il y a le signe d’une reconnaissance fort appréciée d’une région qui a toujours démontré sa détermination et son innovation en matière de développement durable. »

La Caisse des Hauts-Boisés remet 6 400 $ aux étudiants

Dans le cadre de la Semaine de la coopération, la Caisse Desjardins des Hauts-Boisés tenait une soirée de remise de bourses d’études. Au total, onze étudiants de la région se sont partagé 6 400 $.

Pour être éligibles, les étudiants membres de la caisse devaient s’inscrire sur internet. Ils ont été 65 à soumettre leur candidature. Le personnel de la coopérative financière leur avait donné rendez-vous au Victoria Hall de Cookshire-Eaton. Le cocktail dinatoire débutait par un service de moûts de pommes accompagné de bouchées préparées par l’Auberge l’Orchidée. Une table de cupcakes et de macarons confectionnés par l’entreprise Petits Cupcakes couronnait le tout.

Jean-Claude Cassidy, président de la caisse, s’est adressé à la trentaine d’étudiants accompagnés de leurs parents. « La Caisse des Hauts-Boisés est la seule de la région à offrir de l’aide financière aux étudiants. En tout, ce sont 130 000 $ qui ont été remis en bourses d’études au fil des ans. »
Pour l’année 2017-2018, les sommes se divisaient en trois bourses de 1 000 $ pour les étudiants universitaires, cinq bourses de 500 $ pour ceux de niveau collégial et trois de 300 $ pour les jeunes suivant une formation professionnelle. Elles étaient tirées au hasard parmi les candidatures reçues.
Alexandre Huppé est l’un de ceux ayant remporté une bourse de 1 000 $. Celui-ci poursuit sa maitrise en génie électrique à l’Université de Sherbrooke en plus d’enseigner l’informatique et l’intelligence artificielle au cégep. Il a participé à d’autres éditions des soirées remise de bourses, dont l’une était animée par Christian Vachon à la salle Guy-Veilleux. La somme qu’il a remportée servira au financement de la maison qu’il est en train de construire pour lui et sa famille.

Saskia Lemay, de Bury, bien qu’elle n’ait pas remporté de bourse, n’est pas repartie les mains vides. Six paires de billets pour les spectacles d’Adib Alkhalidey et du Cirque Alfonse étaient offertes en prix de présence. L’étudiante de troisième année au Cégep de Saint-Hyacinthe a reçu l’une d’elles. Elle avait remporté un prix de présence de 50 $ lors de la remise de 2016.

Jean-Paul Gendron

Jean-Paul Gendron reçoit une distinction de l’Ordre des ingénieurs forestiers du Québec

Jean-Paul Gendron, président de l’Agence de mise en valeur des forêts privées de l’Estrie (AMFE), a reçu la distinction Henri-Gustave-Joly-de-Lotbinière, remise par l’Ordre des ingénieurs forestiers du Québec. L’OIFQ remettait trois prix lors d’un cocktail dînatoire qui se tenait le 26 octobre dernier, à l’Hôtel Québec.

La distinction Henri-Gustave-Joly-de-Lotbinière récompense depuis 1996 une personne extérieure à la profession d’ingénieur dont les actions ont fait progresser la cause forestière et contribué à l’avancement et au rayonnement de la profession. Le président de l’Ordre, François Laliberté, a procédé à la remise des distinctions qui incluaient également le titre d’ingénieur forestier de l’année et la Médaille de l’Ordre.

Géographe de formation, Jean-Paul Gendron a été directeur régional de l’Office de planification et de développement du Québec (OPDQ) dans le Bas-Saint-Laurent pendant sept ans, puis en Estrie de 1986 à 1991. Par la suite, il est devenu sous-ministre adjoint au développement des régions en Estrie jusqu’en 1996. Depuis 45 ans, il poursuit ses implications au sein d’une multitude d’organismes et de comités forestiers et environnementaux. On n’a qu’à penser au comité de citoyens qui a mené à la création du parc national du Mont-Mégantic en 1994, à la Commission régionale des ressources naturelles et du territoire de l’Estrie ou à l’AMFE, dont M. Gendron occupe la présidence.

Le principal intéressé avoue sa surprise totale au moment de l’appel du président de l’OIFQ. « Je n’en avais aucune idée. J’ai su par la suite que ma candidature avait été soumise par Amélie Normand, de l’Association forestière du sud du Québec, et Lise Beauséjour, de l’Agence de mise en valeur de la forêt privée de l’Estrie. »

Jean-Paul Gendron apprécie la vitrine que lui offre la distinction. « Ça permet de remettre la forêt à l’ordre du jour. J’ai reçu plusieurs courriels de félicitations, dont ceux du préfet Robert Roy et de la maire Lyne Boulanger de East Angus. Je suis content que, dans le Haut-Saint-François, la forêt recommence à être d’actualité. »

M. Gendron est le second récipiendaire de la distinction Henri-Gustave-Joly-de-Lotbinière dans la MRC. Le premier d’entre eux fut Marius Blais lors de la création du prix en 1996. M. Blais est l’un des fondateurs d’Aménagement forestier et agricole des Appalaches, situé à La Patrie. Il a dirigé le Syndicat des producteurs de bois de l’Estrie durant six ans avant de s’occuper de la Fédération des producteurs de bois du Québec. « Les Blais sont bien connus à La Patrie. Marius a consacré une grande partie de sa vie à promouvoir l’aménagement forestier et l’importance de la forêt dans l’économie régionale », commente Jean-Paul Gendron.

Le souhait de ce dernier demeure que cette forêt « soit placée par les décideurs politiques dans les enjeux premiers de l’économie québécoise » dans le but « d’en faire la ressource naturelle emblématique » de la province.

Sir Henri-Gustave Joly de Lotbinière (1829-1908) fut premier ministre du Québec et lieutenant-gouverneur de la Colombie-Britannique. Il avait à cœur la sylviculture et la conservation des forêts. Il a été un des rares écologistes à préconiser, à la fin du siècle dernier, un meilleur aménagement des forêts.

actualite

Une saison touristique correcte, sans plus

Le comité Tourisme Haut-Saint-François a récemment déposé son bilan de la saison 2017. La météo décevante de l’été est venue assombrir la saison la plus favorable pour les entreprises touristiques de la MRC.

Du côté des Jardins vivaces de Fernand à Westbury, on s’attendait à un été très achalandé suite à l’obtention de la distinction Expérience jardin Canada 150, attribuée par le Conseil canadien du jardin, dans le cadre du 150e de la Confédération. L’affluence des visiteurs s’est plutôt maintenue comparativement aux années précédentes, affichant même un bilan positif. Toutefois, la pluie a eu un impact sur le travail aux jardins.

La Maison de la Culture John-Henry-Pope de Cookshire-Eaton et les expositions culturelles et artistiques de Dudswell n’ont pas non plus trop souffert de la température, elles qui ont connu un achalandage régulier.

Sur le Parcours de marche au cœur de Mégantic, ce sont 173 randonneurs qui se sont déplacés dans les municipalités de Scotstown, La Patrie et Hampden. Ceux-ci ont réservé 152 nuitées dans les établissements d’hébergement de la région.

Le comité Tourisme Haut-Saint-François avait mis le paquet pour la saison estivale 2017. Il avait lancé sa première Carte des attraits du Haut-Saint-François, distribuée à plus de 12 000 exemplaires. Vu le format pratique de l’outil, « on a pu en laisser dans toutes les stations-service, épiceries, dépanneurs, etc. », mentionne Isabelle Couture, responsable du projet à la SADC. Le comité avait également mis en ligne le site internet www.tourismehsf.ca qui présente une carte interactive des points d’intérêt de la région et qui peut être affiché en deux interfaces en fonction des saisons d’été et d’hiver.

Pour l’été 2018, un bureau touristique mobile verra le jour, afin de permettre de desservir les visiteurs directement où ils se trouvent. Il ne reste qu’à souhaiter une météo clémente !

Parlement jeunesse

Assermentation du Parlement au secondaire

Une douzaine d’étudiants de la Cité-école Louis-Saint-Laurent d’East Angus ont été assermentés récemment dans le cadre du projet Parlement au secondaire. Pour l’occasion, des représentants des milieux politique et scolaire étaient présents, dont le député de Mégantic, Ghislain Bolduc.
Avec sa transition de polyvalente à cité-école, l’établissement Louis-Saint-Laurent a mis au cœur de sa mission éducative la participation citoyenne des élèves. Le projet de Parlement au secondaire découle de cette initiative et réinvente la formule des conseils étudiants en permettant aux jeunes élus de rencontrer les acteurs politiques de la région. C’est ainsi que le 4 octobre dernier, c’était jour d’assermentation, suite aux élections étudiantes ayant eu lieu en mai dernier. Quatorze jeunes de la première à la cinquième secondaire ont donc déclaré officiellement qu’ils s’engageaient à faire leur travail de ministre du mieux qu’ils le pouvaient.

Avant l’assermentation, les politiciens en herbe ont pu s’adresser aux élus qui assistaient à la cérémonie. Étaient entre autres présents: Ghislain Bolduc, député de Mégantic, Mylène Ouellette, adjointe de la députée-ministre Marie-Claude Bibeau, Lyne Boulanger, mairesse d’East Angus, Richard Tanguay, maire de Weedon, et Yves Gilbert, président de la Commission scolaire des Hauts-Cantons. Les jeunes ont profité de leur présence pour leur poser des questions concernant leurs rôles et le fonctionnement de la politique en général.

Émile Tétreault et Nelson Paré sont en cinquième secondaire et participent à leur premier Parlement. Les deux ont décidé de s’impliquer pour l’année 2017-2018 comme il s’agissait de leur dernière année à la cité-école et que deux autres de leurs amis se présentaient aux élections. Nelson Paré était président d’assemblée, tandis qu’Émile Tétreault avait hérité du poste de ministre de l’Environnement et de la Solidarité. Les treize représentants formant le Parlement se réunissent à raison d’une fois par semaine pour organiser des activités étudiantes et discuter des points à améliorer dans leur établissement et leur communauté.

Même si la plupart des jeunes présents avouaient ne pas envisager de faire de la politique dans le futur, certains d’entre eux font le saut une fois adulte. Ça a été le cas pour Meagan Reid, conseillère municipale à East Angus et ancienne participante au Parlement au secondaire. L’étudiante âgée de 22 ans a été ministre des Sports lors de son passage à la cité-école. Lorsqu’elle a atteint la majorité, elle s’est présentée aux élections municipales de 2013, devenant la plus jeune conseillère au Québec !

C’est le genre d’exemple citoyen qui réjouit l’organisatrice communautaire, Renée-Claude Leroux. Celle-ci était accompagnée de trois autres collègues qui l’aidaient à organiser l’activité. Outre les rencontres hebdomadaires du Parlement, les étudiants élus participent à une fin de semaine de familiarisation les préparant à leur poste. Par exemple, certains étudiants gèrent pour la première fois de leur vie un budget dans le cadre du projet. « Plus largement, ça leur permet de découvrir et de créer un sentiment d’appartenance avec leur milieu », de conclure Mme Leroux.

Débat Dudswell

Une guerre de clochers qui perdure à Dudswell

La municipalité de Dudswell était le théâtre de l’un des deux débats à se tenir sur le territoire de la MRC à l’approche des élections municipales. Près de 125 citoyens s’étaient déplacés pour l’occasion et certains d’entre eux ont fait part de leur mécontentement envers l’administration sortante.

La politique municipale est pour le moins en effervescence à Dudswell, municipalité pour laquelle le plus grand nombre de candidats se présente à la mairie (5) et aux postes de conseillers (13) dans tout le Haut-Saint-François. Michel Blanchard, Sylvain Lafond, Daniel Lemieux, Mariane Paré et Richard Roberge font la course pour le poste de maire. Le débat était l’initiative de trois regroupements citoyens: l’Association des riverains de la rivière Saint-François (ARRSF), la Corporation des Résidents du Lac Miroir (CRLM) et l’Association Protectrice du Lac d’Argent (APLAD).

Les organisateurs avaient soumis des propositions de thèmes aux candidats pour connaitre leurs positions. Ces sujets touchaient l’environnement, avec l’accès aux plans d’eau et la gestion des déchets; le réseau routier, par le biais de son entretien et l’importante proportion (environ 30 %) de chemins privés, et le développement municipal, qu’il soit commercial, familial ou culturel.

Présent aux séances du conseil municipal depuis trois ans, Daniel Lemieux a comme objectif premier de présenter une semaine à l’avance l’ordre du jour pour susciter l’intérêt. Après huit années au siège 6, Mariane Paré souhaite continuer les dossiers touchant l’urbanisme et l’environnement. Michel Blanchard, en tant que propriétaire de la Crèmerie du Village, a à cœur le développement commercial. Richard Roberge souhaite revitaliser le secteur de Bishopton. Sylvain Lafond envisage la mise sur pied de projets utilisant les énergies solaire et éolienne.

Une voix citoyenne
« On a le gout d’un changement », de s’exprimer André Choquette, président de l’ARRSF. Marcel Tessier, vice-président de l’association, abonde dans le même sens: « Il y a de la bisbille cachée à la mairie et on est tannés. L’idée de confrontation entre candidats nous est venue suite à ça. Ça fait un mois qu’on prépare le débat. » M. Choquette indique avoir fait appel aux deux autres associations citoyennes que sont la CRLM et l’APLAD pour ensuite sonder l’intérêt des 18 candidats. « On voulait une soirée à l’image des citoyens, que le monde puisse s’exprimer. Notre richesse ici, ce n’est pas l’administration, c’est les gens. Une telle formule n’aurait pas été possible en ville. Mais c’est possible pour un village comme le nôtre. » Le débat s’ouvrait sur les présentations et programmes des 18 candidats. En deuxième partie de soirée, le public pouvait s’adresser directement aux cinq qui briguent la mairie.

Les questions abordées par les résidents variaient du compost aux taxes, en passant par la SQ et le déneigement des chemins privés. Pierre Loubier est l’un des citoyens s’étant présenté au micro. Celui-ci avait plusieurs réticences concernant l’augmentation du nombre de quads sur les routes. Le résident du chemin Macaulay, près de la route 255, dénonce le passage de jusqu’à 100 VTT lors de certaines journées d’été. Depuis 2014, le Club Quad du Haut-Saint-François a obtenu l’autorisation de circuler sur 116 km de routes publiques, en partage avec les automobilistes. Des pétitions ont été instaurées par des citoyens des chemins Hooker et Macaulay demandant à ce que les véhicules hors route demeurent loin des habitations. M. Loubier avait ensuite déposé les signatures auprès de la municipalité, qui n’en a pas fait grand cas, prétend-il. C’est en voulant faire un suivi que le citoyen a connu des difficultés d’accès à la documentation. Celui-ci a dû effectuer des demandes d’accès à l’information suivies de demandes de révision qui sont restées jusqu’à présent lettre morte.

Une division malgré la fusion
C’est le genre de comportement que signale Marcel Tessier. Il dénonce l’opacité dont a fait preuve le maire sortant Jean-Pierre Briand, à quelques reprises. « Ce n’est pas rare que des demandes répétées restent non répondues. » À son avis, un déséquilibre perdure entre Marbleton et Bishopton. La première serait privilégiée lorsque vient le temps des investissements et des infrastructures. Sans parler d’injustice, André Choquette croit que la route 112 forme une sorte de « frontière imaginaire » entre les deux secteurs. « Ça divise les gens socialement. C’est un peu comme la Basse et la Haute-Ville à Québec. »

Malgré tout, les résidents des deux secteurs de Dudswell avaient répondu en grand nombre à l’invitation au débat. Le tiers de l’assistance s’est retiré suite à la présentation des 18 candidats en première partie de soirée. Une minorité a fait part de ses mécontentements lors des questions du public. Dans l’ensemble, la soirée a permis à la foule de se familiariser avec les nombreux visages à partir desquels le prochain conseil se formera.

East Angus

Deux femmes de tête à East Angus

Les deux candidates à la mairie d’East Angus ont comme priorités l’attraction de médecins en ville ainsi que l’inauguration d’une nouvelle salle communautaire. L’une a près de 20 ans d’expérience en politique municipale, tandis que l’autre en a tout autant en administration dans le secteur financier.

Lyne Boulanger
Lors de notre entretien, Lyne Boulanger avait encore la voix enrouée de sa soirée passée à interpréter une sorcière dans le cadre de la Forêt hantée de Freddy Angus, quatre jours plus tôt. « J’aime être près des citoyens et participer aux activités. On est chanceux. La ville a une belle image et elle attire de plus en plus de gens de l’extérieur. Je veux continuer à aller en ce sens. »

Parmi les dossiers qu’elle souhaite mener à terme, Lyne Boulanger cite ceux d’attirer des médecins et de dénicher une nouvelle salle communautaire. « Pour ce qui est de la salle, c’est une affaire quasi réglée. La période électorale est venue ralentir le dossier. Une des possibilités était le centre culturel avec son récent agrandissement. Au deuxième étage, on a enlevé le foyer pour faire une grande salle refaite à neuf, avec climatisation. Mais il y a que ça se trouve au 2e et qu’il y a des marches pour y accéder. N’empêche que le comité de la salle communautaire devrait annoncer quelque chose après les élections. »

Mme Boulanger poursuit: « Une des priorités absolues demeure celle d’attirer des médecins à East Angus. Là-dessus, je suis très tenace. On a rencontré le ministre Gaétan Barrette et on en est à préparer un dépliant pour les citoyens. Si ça tarde, on songe à offrir du transport vers les centres de Cookshire et Weedon. »

Lorsqu’elle a commencé à s’impliquer à titre de conseillère en 2001, Lyne Boulanger n’avait pas en tête de se retrouver à la mairie. En décembre dernier, lorsqu’on lui a annoncé qu’elle reprendrait le flambeau laissé par Robert Roy, « ça a rallumé la flamme. Je suis une femme de défis et ça m’en a donné de nouveaux. J’aime la ville et ce qu’elle est devenue. »

Celle qui cumule 16 années d’expérience à la ville est mariée depuis 38 ans, mère de deux enfants et quatre fois grand-mère. « Ça me donne l’avantage de connaitre les besoins et la réalité de tous les groupes d’âge de citoyens de la ville. »

Martine Dugal
Du temps qu’elle était directrice d’institution financière, Martine Dugal se faisait souvent demander par ses collègues pourquoi elle ne déménageait pas à Sherbrooke. « On peut sortir la fille de la ville, mais on ne sort pas la ville de la fille ! Je suis très fière d’East Angus. D’ailleurs, au fil des ans, ma mère, mon père et mon grand-père ont tous été conseillers. »

Pendant 26 ans, Mme Dugal a été gestionnaire pour CIBC et ensuite les Caisses Desjardins. « Peu de gens en ville étaient au courant de ma profession, à part ma famille et mes proches. Je n’aime pas me vanter. Comme j’étais carriériste, ça peut expliquer pourquoi les gens m’ont moins vue. »

Comme elle l’explique dans son dépliant, Martine Dugal a réorienté sa carrière pour s’offrir plus de temps à elle-même et à sa mère. « J’ai toujours géré du personnel. En me présentant, je voulais mettre mes compétences à profit. » C’est ainsi que l’ex-directrice est allée à la rencontre des gens pour prendre leur pouls. « Les défis que je me suis donnés ont été définis par les citoyens. Ce sont leurs réponses les plus fréquentes que j’ai mises dans mon programme. »

Au niveau de la santé, elle souhaite attirer des médecins « pour assurer la pérennité des services médicaux à la population. » Du côté de la gestion, Mme Dugal parle de rigueur et d’efficacité. « Pour gérer des budgets, je suis habituée. J’ai réussi à faire la différence dans mes emplois précédents. Je veux faire la même chose pour administrer la ville. » Elle souhaite aussi attirer plus d’entreprises pour favoriser la création d’emplois, un secteur qui mériterait d’être revigoré, selon elle.

« Je suis bonne pour aller chercher la passion des gens et la communication interpersonnelle. Lorsqu’on reconnait le travail des autres, d’une équipe, ça les amène à se dépasser. Je veux que les gens au conseil brillent par leur passion ! On pourra ainsi réaliser de beaux défis ensemble. »

Avant de se lancer dans la course, Martine Dugal a tenu à en informer la mairesse sortante. « Lyne, je la connais. Je n’ai rien contre elle. Elle a été une des premières à qui j’ai annoncé que je me présentais. J’étais allée la voir lors d’une assemblée publique. »

La Patrie

Des décennies d’expérience combinées à La Patrie

Deux candidats s’affrontent à la mairie de La Patrie, le maire actuel, Bruno Gobeil, ne se représentant pas. Léo Blais et Johanne Delage ont en commun de reconnaitre l’excellent travail fait par M. Gobeil et son équipe, en plus d’avoir à cœur la rétrocession de la route 257 au gouvernement. Les deux reconnaissent l’importance d’établissements tels que l’école primaire et l’église dans la communauté.

Léo Blais
Léo Blais a grandi sur la ferme centenaire de la famille à La Patrie. Hormis un court séjour à Montréal le temps de ses études, celui-ci a toujours habité la municipalité. En tant que producteur laitier, il fut actif au sein de l’UPA pendant 40 ans. Il a également été marguillier de paroisse et commissaire scolaire. « Mon voisin disait de moi: “Léo, tu le vois sur un tracteur et 15 minutes plus tard, tu le vois en auto, chemise blanche et cravate autour du cou courir aux réunions.” » Étant maintenant semi-retraité, Léo Blais dit avoir du temps à offrir, « en plus de l’expérience et des contacts. »

« Le tronçon de la route 257 entre Weedon et la frontière américaine à Chartierville, c’est la priorité. Une route en gravier et asphalte détériorée dangereusement, c’est inacceptable en 2017. C’est honteux pour un ministre des Transports, un ministre du Tourisme et aussi pour un premier ministre », déplore M. Blais. Il souhaite recruter des appuis locaux, régionaux, provinciaux et nationaux s’il le faut pour mettre un terme « à cette erreur qui date de 1993. » Avec ce fardeau en moins, il compte maintenir un taux de taxation de plus bas possible.
Léo Blais souhaite voir l’accès à la propriété ainsi que des programmes de subventions pour rénovations domiciliaires implantés en région, « pas juste à Montréal et Québec ». Il aimerait développer le réseau pour VTT et motoneiges sur le territoire et même offrir une borne pour voiture électrique.

Johanne Delage
Johanne Delage est récemment revenue à La Patrie, après avoir passé plusieurs années à St-Hyacinthe. Ses parents sont Patriens d’origine. Celle-ci en est à terminer un mandat en tant que conseillère pour la ville-centre de la MRC des Maskoutains, rôle qu’elle a tenu pendant 17 ans. « La Patrie doit inciter les jeunes familles autant que les retraités à venir s’établir. Moi et mon conjoint, on en est le meilleur exemple ! On est le portrait type de la famille qui revient s’établir. »

La femme maintenant retraitée encense la nouvelle loi 122 qui augmente l’autonomie et les pouvoirs des municipalités en tant que gouvernements de proximité. « Ça place le citoyen au cœur des démarches. Ça favorise les consultations. »

« Bruno Gobeil et son équipe ont fait un travail extraordinaire. Ils ont restauré les finances à partir de rien. Je souhaite préserver la bonne gestion financière de la municipalité en collaboration avec les six conseillers », affirme Johanne Delage.

Maintenant qu’elle est de retour dans la région, Mme Delage n’a qu’un message pour ses concitoyens: « Utilisez-moi ! J’ai fait le choix de revenir et maintenant je fais le choix de m’impliquer. » Celle qui vient de remporter le prix Coup de cœur de la part du Regroupement des organismes communautaires autonomes jeunesse du Québec (ROCAJQ) croit que La Patrie a « avantage à faire parler d’elle. »

Dudswell

Cinq candidats dans la course à Dudswell

Développement commercial et industriel, environnement et amélioration continue sont quelques-unes des motivations des cinq candidats au poste de maire de Dudswell.

Michel Blanchard
Michel Blanchard est propriétaire de la Crèmerie du Village, dans le secteur Marbleton. Il a à cœur le développement et le maintien de l’offre commerciale. « J’ai toujours eu des commerces et j’ai toujours réussi dans la vie, alors je veux continuer à faire la même affaire. On en a déjà des commerces en ville. C’est sûr qu’il faut aller en chercher d’autres, mais il faudrait aussi aider ceux qu’on a déjà. Je ne suis pas bien placé pour parler parce que je suis propriétaire, mais il y a déjà des commerces qu’on ne favorise pas en ce moment. »

M. Blanchard se présente à la mairie « pour le changement. Je veux être transparent avec le monde. Je vais aller voir les personnes qui peuvent nous aider dans le village. Je suis un fouilleux. Si je suis nommé maire, je ne suis pas conseiller, donc c’est pas moi qui s’occupe des dossiers. J’approuve les conseillers puis je vais les aider et tout. Le conseiller doit pouvoir s’adresser aux citoyens. » Michel Blanchard a, comme priorités, l’eau et la famille. « Il y a encore des problèmes avec l’eau et si on n’est pas proactifs, on ne pourra pas les rattraper. » Finalement, « le développement municipal passe par les familles. »

Sylvain Lafond
Sylvain Lafond habite Dudswell depuis 28 ans. Cela fera bientôt 90 ans que sa famille est établie dans la municipalité. « C’est pour cette raison que je me présente au poste de maire afin d’apporter mon expérience et mes connaissances pour améliorer la situation. » De par sa profession, M. Lafond est constamment sur les routes et leur état est une priorité pour lui. « L’hiver, je travaille comme déneigeur, puis l’été, je fais l’entretien des routes. En hiver, on est un peu comme des premiers répondants. »

Une autre de ses priorités demeure l’environnement. Il se définit d’ailleurs comme un maniaque d’écologie. « J’ai construit ma maison avec du bois que j’ai buché et que j’ai sorti avec des chevaux de trait. » Pour attirer les nouvelles familles, M. Lafond suggère de recourir aux nouvelles technologies, comme le solaire et l’éolien. « On pourrait faire des fermes solaires pour les propriétaires de terres moins propices à l’agriculture. Ça amènerait des redevances puis ça ferait tourner l’économie. » Sylvain Lafond termine: « Je pense que les citoyens ont de la chance de vivre dans un endroit aussi paradisiaque. »

Daniel Lemieux
« Dudswell, c’est mon gagne-pain, c’est ma vie, c’est ma place. » C’est ainsi que Daniel Lemieux résume son attachement à sa patrie et à ses deux secteurs. Celui-ci habite Bishopton et y possède une terre. Il est toutefois natif de Marbleton en plus d’y avoir un immeuble à logements. Malgré son jeune âge, M. Lemieux a occupé beaucoup de professions différentes. « J’ai œuvré par le passé dans les domaines de la construction, de la décontamination et du génie civil. J’ai aussi travaillé sur divers projets environnementaux. L’environnement, c’est la raison fondamentale de notre existence. » Ayant la fibre verte, il siège au comité consultatif et est présent au conseil municipal depuis trois ans.

« En tant que maire, je veux faire avancer la communauté avec chaque membre du conseil. Par exemple, présenter l’ordre du jour une semaine à l’avance afin de susciter l’intérêt des citoyens sera mon premier objectif. » Daniel Lemieux souhaite être plus efficace et responsable dans la gestion des résidus. « Je veux mettre en place le compostage qui, par le fait même, réduira les couts d’enfouissement. » Pour optimiser l’entretien des réseaux routiers, il préconise un drainage efficace au niveau de la fondation du chemin.

Mariane Paré
Seule femme à se présenter à la mairie, Mariane Paré possède la plus grande expérience au niveau politique municipal. « Ça fait huit ans que je suis conseillère au siège 6 et que je travaille à l’amélioration continue de notre municipalité. J’ai donc fait mes classes et je suis prête à prendre la relève à la mairie. » Native et résidente de Dudswell, elle est responsable des dossiers d’urbanisme, d’environnement et de la Politique de gestion des matières résiduelles. Elle siège également sur le comité consultatif en urbanisme.

Mme Paré est agronome de formation et possède un certificat en administration. Elle accompagne depuis plus de 20 ans divers conseils d’administration de producteurs agricoles. Côté environnement, « il y a pas plus convaincu que moi. Tous les cours d’eau doivent être accessibles aux citoyens. […] En tant que mairesse, je m’engage à assurer une saine gestion de l’équipe de conseillers et du personnel en place. Il est important pour moi de continuer le travail entamé par le conseil précédent. Je suis là pour nous et notre avenir. »

Richard Roberge
Richard Roberge réside depuis bientôt 45 ans à Bishopton. Il est connu dans la région en tant que bâtisseur. Il a participé à la reconstruction de l’usine Shermag suite à son incendie en 1980, a participé à l’ouverture d’usines partout dans le monde et a même eu une entreprise de fabrication d’armoires de cuisine à son nom. C’est au fil de ces années qu’il a constaté un lent déclin du secteur Bishopton et de la municipalité. « Mais je suis là pour ramener une vie économique à Dudswell ! » Il souhaite donc ramener une offre commerciale diversifiée pour assurer un avenir pour ses concitoyens. « Sans ça, j’ai peur que, dans 20 ans, Bishopton, ce soit juste des chalets. »

M. Roberge se présente à la mairie comme suite naturelle de ses nombreuses implications bénévoles qu’il fait dans la région depuis plus de 20 ans. Il a été président de Nez rouge HSF et organisateur chez les scouts. À la préretraite depuis janvier, celui-ci avait plus de temps à consacrer à sa communauté. « Je vais me donner à 100 % pour amener de nouvelles industries et de nouveaux commerces. » L’équité dans les services et la tranquillité lui tiennent à cœur.

©2026 Journal Le Haut-Saint-François