Jean-Marc Brais

Jean-Marc Brais

Jean-Marc a été journaliste pour le Haut-Saint-François de 2017 à 2019 et de 2024 à 2025.

Trois Chartiervillois à l’assaut du mont Mégantic

Le 8 juillet à l’aurore, une équipe de natifs de Chartierville s’engagera dans le triathlon Xtreme Canada Man/Woman de Lac-Mégantic. Le parcours totalisant 226 km passera par les municipalités de La Patrie et de Chartierville pour les épreuves de vélo et de course à pied.

Une épreuve hors norme
La compétition internationale réunira plus de 200 athlètes en provenance de partout sur la planète. L’épreuve d’endurance comprend trois volets : 42 km de course à pied, 180 km de vélo et 4 km de nage. Certains athlètes téméraires compléteront le parcours en solo, alors que d’autres se partageront la tâche en équipe par discipline. Il faut entre 11 et 20 heures pour compléter le triathlon extrême.
La journée débute au lac Mégantic pour se poursuivre avec les 180 km de vélo. Les 30 derniers km empruntent la route 212 à La Patrie avant de descendre le long de la 257 jusqu’à Chartierville. Le segment se termine avec la montée de la côte magnétique. La conseillère de la municipalité, Édith Giard, commente ce moment intense auquel se mêle une illusion d’optique. « [Les athlètes] ont l’impression de descendre, mais ils montent. Ils comprennent pas pourquoi ils pédalent ! »

Le point de transition vers la course à pied se fait à la halte routière municipale. Chartierville fournit pour l’occasion une mini cantine pour les accompagnateurs et spectateurs, en plus d’agents de sécurité qui assureront le bon partage de la route entre les triathlètes et les automobilistes. Mme Giard dit même vouloir ajouter de l’ambiance à l’intersection du village cette année. « [Le coordonnateur de la course] me disait que c’est très apprécié quand il y a des gens sur le bord du chemin qui encouragent. On est un des petits villages qui a été reconnu pour son accueil et sa chaleur. »
Les coureurs passent par les sentiers frontaliers forestiers avant de reprendre en sens inverse la route 257, de bifurquer sur le chemin Petit Canada Est et de réemprunter la forêt à partir de la Base de plein air de La Patrie. Un coup du côté de Notre-Dame-des-Bois, les sportifs se dirigent vers le mont Mégantic afin d’en faire l’ascension et de terminer à son sommet.

Un trio qui n’a pas froid aux yeux
Jean-François Lachance, Éric Fortier et David Grégoire ont tous grandi à Chartierville. Le dernier habite maintenant à Québec, le second, à Sherbrooke, tandis que le premier n’a pas bougé. À vrai dire, il bouge beaucoup dans un sens.
Spectateur lors de l’édition Xtreme Canada Man/Woman 2017, M. Lachance s’est demandé pourquoi il ne mettrait pas sur pied une équipe locale. Il avait joué à la balle avec M. Fortier et connaissait M. Grégoire en tant que biathlète local. De son côté, il est toujours demeuré actif. « J’ai tout le temps été en forme. J’ai fait dix ans de la course de quatre roues. » Ce sport l’a amené à voyager dans toute l’Amérique du Nord dans des événements professionnels.
Au moment de l’entrevue, il restait deux semaines avant le grand départ. « Tout le monde s’entraine fort comme c’est là », affirme Jean-François Lachance. Éric Fortier nage dans le lac Magog, tandis que David Grégoire parcourt les sentiers de la région de la Capitale-Nationale. « Toutes les fois que je sors [en vélo], c’est sur la route du Canada Man. Je vais par Notre-Dame-des-Bois. Dimanche, je suis descendu à Piopolis. Donc le trajet, je vais le connaitre pas mal par cœur. Je m’entraine un peu les soirs, les matins de bonne heure puis les fins de semaine », énumère M. Lachance.

Le Chartiervillois n’a pas le temps de chômer. Il possède avec son père une érablière de 18 000 entailles, en plus d’un garage de mécanique. L’été, il fait les foins et buche du bois. C’est sans compter ses trois enfants qu’il élève en garde partagée. « Ça va être assez dur physiquement. J’ai hâte de voir, mais, d’après moi, on devrait pas faire rire de nous. J’ai regardé les temps que les équipes ont fait l’année passée. On finira peut-être pas dans les dix premiers, mais on sera pas bien loin, je pense. »

Fête de la pêche dans le HSF

Que ce soit à Weedon, Dudswell ou Scotstown, la Fête de la pêche a encore fait mouche. Plusieurs centaines de jeunes et adultes ont profité de l’occasion pour taquiner la truite et profiter d’une belle journée ensoleillée.
À Weedon, 75 jeunes s’étaient inscrits tôt le matin pour obtenir une des 50 cannes à pêche et permis remis pour l’événement. Ils ont été approximativement 200 à pêcher autour du lac Vaseux lors de cette journée. Des gens de Martinville, Saint-Praxède, Saint-Jean-sur-Richelieu étaient sur place dans l’espoir de capturer une des 800 truites ensemencées. Le groupe de Jacques Roy, composé de sept personnes de Weedon, avait déjà pêché une quarantaine de truites sur l’heure du midi.

À Dudswell, l’esprit était à la fête. Les enfants ont eu droit à une petite formation d’initiation à la pêche avec un bénévole et un agent de la faune. Les amateurs avaient hâte, en début d’après-midi, de mettre leur ligne à l’eau pour attraper une des 700 truites déversées dans le lac d’Argent. Un bassin avait été aménagé pour les tout-petits qui en ont profité en essayant d’attraper les truites avec leurs mains. Une grillade de poissons a clôturé la journée. Les organisateurs ont distribué 25 cannes à pêche et autant de permis à des jeunes au cours de cet événement.


Le Comité des Saisons Scotstown-Hampden avait recensé près de 400 inscriptions dans le cadre de la fête qui se tenait au parc du barrage Walter-MacKenzie. L’enregistrement donnait des participations au tirage de prix de présence d’une valeur de 1000 $. Les organisateurs, Julie Charron et Martin Valcourt, estimaient que, en incluant les non-inscrits, 700 personnes avaient foulé le site du barrage afin de lancer l’hameçon. Pour satisfaire à la demande, des truites ont été ensemencées le matin et en début d’après-midi pour une valeur de 3000 $.


La Fête de la pêche de Scotstown est l’une des plus courues en région par le site du barrage, qui confère un avantage au pêcheur en concentrant la quantité de poissons en un seul endroit. Plusieurs citoyens reviennent même les jours suivants mettre leur ligne à l’eau. « Demain, ça va mordre. Ici, ça va être plein de monde », affirme Mme Charron. Le comité organisateur comprenait une douzaine de bénévoles et a, cette année, laissé tomber l’habituel spectacle de fin de soirée pour miser sur l’aspect familial de l’événement en journée.

Une 5e saison qui décoiffe comme une 5e symphonie

L’Atelier Auckland tenait récemment le vernissage de son exposition estivale 2018 qui regroupe quatre artistes locaux. Outre celles des hôtes Sylvain Dodier et Luc Pallegoix, on retrouve les œuvres de Grégoire Ferland, installé à East Angus, et de Robert Péloquin, basé à Cookshire-Eaton. Une trentaine de curieux ont pu visiter les installations du centre d’art et de nature dans le cadre d’un 5 à 7.

Le poète Sylvain Dodier a ouvert la soirée en présentant le thème de la rencontre artistique. « On vous présente une exposition qui se tisse au masculin et où se croisent et s’interpellent les œuvres de quatre artistes qui sont fascinés par le métissage des êtres, de la nature, de la matière et des mots. » La sélection d’œuvres comprend sculptures, tableaux, photographies et poésie.
Luc Pallegoix traite des chamboulements qu’a dû subir l’atelier afin d’accueillir cette cinquième saison. « C’est la révolution. Le loft devient duplex. Ça fait juste trois jours et on n’est pas encore habitués. On ouvre la troisième salle avec des peintures et des sculptures de Grégoire Ferland. Ça, c’est une grosse fierté personnelle. Je le connais depuis même pas un an. Quand même ! Il y a des nouvelles pièces de Robert Péloquin. Je suis assez content parce que ça fait deux ans que je lui demande de faire des petites pièces vendables. Des trucs pour lesquels tu n’as pas besoin de grue », lance-t-il à la blague.

Dans la salle, on croise deux quasi voisines de l’atelier. « On vient d’emménager l’année passée ici à Saint-Isidore-de-Clifton, ça fait que c’est notre première fois », résume Anne-Marie. « On s’est dit : “On va aller voir puis on va découvrir.” Et c’est sur la coche ! » De son côté, Sarah a eu un coup de cœur pour une œuvre de la série Les Petits Mondes de Luc Pallegoix. Le cliché d’un paysage d’hiver est modifié pour être arrondi et isolé au milieu du ciel bleu. Le résultat final rappelle l’image d’une planète au milieu de l’espace.

Quatre artistes aux quatre coins de l’atelier
Outre sa série de photographies de paysages «planétaires», M. Pallegoix présente aussi de nouvelles pièces pour les collections Les Beaux Garçons d’Auckland et la bien connue Cerf ectomorphe/The Queer Deer.
Grégoire Ferland, présent en région depuis une dizaine d’années, produit sculptures et tableaux. Il est installé dans l’ancienne église de la rue Saint-Jacques à East Angus, à l’ombre de l’imposante Saint-Louis-de-France. « J’avais besoin de la place. À Montréal, de la place, je pouvais pas en acheter. À East Angus, c’était possible. On n’a plus besoin de la ville, non plus parce qu’on a internet, on réduit les distances. Les collectionneurs nous suivent et se déplacent. »

Robert Peloquin sculpte des personnages. Certains d’entre eux sont inspirés de la tragédie de Lac-Mégantic. « Ce train-là, il passait devant chez moi. Souvent, je marche sur ces rails de train là. J’y ai ramassé des clous de rails. C’était dans un état épouvantable : les rails étaient lousses, le bois était pourri. Je me disais : “Un jour, il va arriver quelque chose.” J’ai été sur les lieux quelques mois après. Après les clôtures, il y avait des petits bouts de métal fondus. Ça démontrait comment le feu était intense. J’ai fait une œuvre avec ces clous et des morceaux de fer. Je suis resté bien touché par tout ça. Ça symbolise les gens dont la vie a été enlevée par cette tragédie et qui sont partis en vol. »

Sylvain Dodier s’est laissé inspiré par l’équipe d’artistes de l’été 2018 pour créer une douzaine de poèmes-tableaux. « Comme on était quatre gars, j’ai fait des textes au masculin. C’est des souvenirs, une série de taches de vie. C’est vraiment des petits secrets qu’on murmure à l’oreille. C’est écrit main et chacun est unique. Ça marche. Les gens aiment ça, ils achètent. Ça me fascine. »

Une pétition pour la route 257 qui pave la voie à un projet pilote

Les cinq maires du Comité de la route 257 se sont rendus au bureau du député de Mégantic, Ghislain Bolduc, pour déposer une pétition contenant près de 2000 signatures. Ceux-ci espéraient un engagement officiel de la part du gouvernement du Québec. De son côté, le député Bolduc remettra le document auprès du ministère qui s’occupera de faire un suivi auprès des municipalités à court terme.

Deux étapes avant la suite
Dans un premier temps, le député de Mégantic et adjoint parlementaire du ministre des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports, déposera la pétition de 1954 signatures à l’Assemblée nationale. Il aura ensuite une rencontre avec ce même ministère pour discuter du dossier au début juin.

La pétition contenait, outre les signatures, plusieurs lettres d’appui et résolutions. Deux d’entre elles provenaient des MRC du Granit et du Haut-Saint-François. « Elle est imposante, hein ? », s’est écriée la présidente du comité et mairesse de La Patrie, Johanne Delage, en déposant la pile de documents auprès du député Bolduc. « On a travaillé fort, les cinq maires ! » Ceux-ci sont de Hampden, Lingwick Scotstown, Weedon, en incluant La Patrie. Ils étaient accompagnés au moment de la remise, du préfet de la MRC, Robert Roy.

Parmi les entreprises et organismes signataires, on retrouvait entre autres le conseil étudiant de la polyvalente Louis-Saint-Laurent, dont plusieurs des jeunes subissent l’état de la route lors de leur trajet quotidien en autobus scolaire.

Selon le Comité de la route 257, le piètre état actuel de la route « nuit au développement économique, à la mobilité de la population dans ce secteur dévitalisé et aux services d’urgence ». Il rebute également touristes et visiteurs en limitant l’accès au parc national du Mont-Mégantic et à ceux régionaux du marécage des Scots et du Mont-Ham. L’implication financière individuelle des municipalités pourrait monter jusqu’à 600 000 $, sur un projet total jusqu’à 30 M$.

Suite à la rencontre de Ghislain Bolduc avec le ministère, un suivi sera effectué directement auprès des municipalités afin de leur indiquer la suite des choses.

En route vers un projet pilote
« Étant donné que ce projet est unique dans sa complexité et l’ensemble des interventions, on regarde une nouvelle façon de faire », affirme le député Ghislain Bolduc. Le fait que cinq municipalités aient choisi de s’impliquer est venu changer la donne. M. Bolduc poursuit : « Il est clair que la route 257, dans la condition où elle est là, le problème, c’est que l’entretien de surface n’est pas suffisant parce qu’il n’y a pas de fond. Quand on essaye de mettre de l’asphalte sur la vase, ça fait ce que ça fait là. La route se détruit et il n’y a pas de durabilité. Il faut revoir le modèle. C’est pour ça qu’on appelle ça un projet pilote. Il faut revoir comment les choses sont faites. »

Le préfet Robert Roy a exprimé son inquiétude quant au suivi du dossier à l’approche des élections provinciales d’automne. Le député Bolduc, qui prendra sa retraite à la fin du présent mandat, a précisé qu’il s’agirait du personnel du ministère des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports, qui s’occupera du dossier, plutôt que le cabinet, composé du ministre et de son équipe, qui est sujet à changement.

Le maire de Scotstown, Dominique Boisvert, a voulu confirmer les propos tenus par le ministre André Fortin lors d’une entrevue radiophonique au 107,7 FM. « Est-ce qu’il y a bien une volonté qui a été exprimée du côté de Québec ? », a-t-il demandé. « Ce que le ministre a bien éclairci à la radio, c’est qu’il est au courant du dossier » et qu’il s’agit d’une priorité, a maintenu M. Bolduc.

Le concert classique célèbre son année chanceuse

Le 16 juin prochain se tiendra le 16e concert classique au profit de la Fondation du Centre de santé et de services sociaux du Haut-Saint-François. L’événement se tiendra à l’église Trinity United et mettra en vedette Myriam Genest-Denis, Mariane Patenaude et Jean-Luc Côté.

La responsable et flutiste Myriam Genest-Denis a vu le concert grandir depuis 2003. « On est maintenant un événement important de levée de fonds pour la Fondation. » Plus de 100 000 $ ont été récoltés à ce jour par ces soirées classiques.
Cette année, Mme Genest-Denis sera accompagnée de Mariane Patenaude au piano et Jean-Luc Côté au hautbois. « J’essaie de varier et d’amener des instrumentistes et des instruments différents d’une année à l’autre. C’est sûr qu’on a toujours un ou une pianiste », le piano accompagnant bien la flute. L’ajout pour 2018 réside en la présence du hautboïste Jean-Luc Côté. Celui-ci a joué avec Les Violons du Roy, l’Orchestre Métropolitain et l’Orchestre Symphonique de Montréal. « Les deux collègues qui viennent, c’est vraiment des super musiciens reconnus à travers la province. On est chanceux de les avoir avec nous à Cookshire », insiste la musicienne.

Les concerts classiques estivaux offrent un répertoire exclusivement instrumental, contrairement à ceux de Noël, qui comportent du chant. Certaines pièces interprétées cette fin de semaine seront des duos, alors que la majeure partie intégrera les talents des trois instrumentistes présents.

La programmation comportera des œuvres de Saint-Saëns et de Schubert, de même que de deux compositrices contemporaines. L’une d’elles est la Britannique Madeleine Dring, dont une des pièces viendra clôturer le concert classique de ce samedi.
Les billets sont en vente au cout de 20 $ pour les adultes. Pour information et réservations, veuillez appeler au 819 875-5697.

Le Cuisinier déchainé s’ancre à Cookshire-Eaton

Le restaurant Le Cuisinier déchainé ouvrira ses portes en même temps que la Brasserie 11 comtés, soit d’ici la fin du mois. La date exacte reste à être déterminée, le temps que les derniers préparatifs soient complétés.

Au moment d’écrire ces lignes, Yannick Côté venait tout juste d’installer sa cuisine sur le terrain de la Brasserie 11 comtés, à Cookshire-Eaton. Les deux établissements partageront une terrasse extérieure couverte sur laquelle touristes et résidents pourront déguster bières et cuisine locales.

« Dans mon plan d’affaires de la ferme [Le Jardinier déchainé], j’avais comme projet d’avoir une place de transformation pour valoriser les légumes et fruits que je fais pousser. La gang de la brasserie, quand j’ai su qu’ils avaient pas de cuisine, c’est là que je me suis dit : “Est-ce que je veux avoir une petite cuisine sur mon terrain pour faire du bouillon de légumes, puis de la sauce tomate ou je souhaiterais aller à un niveau supérieur, puis servir des repas aux clients ?” »

La Brasserie 11 comtés avait dans ses plans éventuels l’implantation d’un beer garden, mais l’association avec Le Jardinier déchainé a précipité les choses. « Je sais que dans leur échéancier, j’ai un peu bousculé ça ! », reconnait M. Côté.

Le Cuisinier déchainé et sa salle à manger extérieure proposeront une trentaine de places jusqu’à la mi-octobre. Le menu s’arrimera avec la culture aux champs des environs. « C’est ça l’essence même du projet. C’est ça le concept », résume Yannick Côté. « Les burgers vont être faits avec du cerf rouge d’East Angus. Le bœuf va venir de la Ferme d’ORée du Canton de Newport. Notre fromage pour les grilled cheese va venir de la ferme Les Broussailles de Martinville. Tout le fromage de chèvre qu’on va utiliser va venir de la Fromagerie Caitya à Sawyerville. Le miel provient de la ferme Du Coq à l’Âne à Bury. Le sirop d’érable va provenir de Westley, qui est à Cookshire. Il y a vraiment un bassin puis un potentiel au niveau de la région du Haut-Saint-François qu’on veut valoriser. »

L’entrepreneur déchainé songe jusqu’au moindre détail pour pouvoir accueillir les futurs clients beau temps, mauvais temps. « On est en train de terminer la confection d’une vingtaine de doudous, des couvertes pour que les gens soient au chaud. On a des lampes chauffantes aussi qui sont prévues pour que ce soit confortable. »

Un demi-million pour poursuivre l’évolution chez Créations Jade

C’est entourée de ses partenaires d’affaires et de ses employés que l’équipe de direction de Créations Jade a inauguré ses nouvelles installations qui comprennent de l’équipement de sérigraphie numérique. Les changements, qui incluent aussi une nouvelle identité visuelle, ont nécessité des investissements de l’ordre de 540 000 $.

Un procédé exclusif
La pièce maitresse de ce vent de renouveau demeure une machine haute technologie qui permet l’impression directe de l’ordinateur sur le vêtement, un procédé connu sous l’expression direct to garment. L’équipement demeurant rarissime, la direction de Créations Jade a francisé le concept sous le nom de sérigraphie numérique.

« Cette machine-là, il y en a un petit peu aux États-Unis et en Europe », relate Serge Maher, président de Créations Jade. « Au Canada? Très peu. Au Québec? On souhaite qu’on est les seuls encore. C’est quand même exceptionnel de voir ça chez nous. Puis on en est bien fiers. »

Pour démontrer les possibilités de la nouvelle machine et de sa technologie, tous les employés portaient un t-shirt arborant les nouvelles couleurs de l’entreprise. Les vêtements venaient d’être imprimés le matin même. Claudette Hallée, directrice des ventes, parle de possibilités qui sont quasi infinies. Auparavant, les clients devaient acheter un nombre minimal de pièces, alors que, maintenant, la sérigraphie numérique est assez flexible pour permettre jusqu’à l’impression à l’unité.
« La machine qu’on a ici, ça aide beaucoup l’équipe de ventes parce que ça nous positionne différemment des autres entreprises », poursuit Mme Hallée. « Il y a aucune entreprise qui offre ce service-là directement à ses clients. Ça nous démarque au niveau régional. » À ce sujet, le prix Rayonnement régional de la Chambre de commerce de Sherbrooke remis à Créations Jade en avril dernier vient témoigner de l’expansion de l’entreprise.

Tant qu’à y être
En début d’année 2017, Serge Maher se trouve à Atlantic City dans le cadre d’un salon d’exposition dans le domaine promotionnel. Il est sur place en compagnie de son frère Bruno, vice-président aux opérations, et d’un responsable de département. Le trio avait pour but initial de trouver une méthode pour améliorer leurs techniques de sérigraphie.
« On pensait aller dépenser 50, 75 000 $. Finalement, quand on est sorti de là, c’était à peu près 250 000 $. US! », se remémore le président de Créations Jade. L’entreprise a donc planché sur un plan d’investissement qui est monté jusqu’à 540 000 $. Comme ces investissements amèneraient plus d’ouvrage, la direction a cru bon de réaménager ses locaux, d’ajouter des bureaux et, tant qu’à y être, refaire son identité visuelle.

Tout y passa : du logo d’entreprise au site web, sans oublier la devanture du commerce de la route 112. Sébastien Lussier est directeur général chez Créations Jade. « On voulait quelque chose qui nous projetait vers l’avant. On voulait quelque chose d’épuré, de moderne. » Même la bâtisse voisine, qui abrite la boutique Bébé Maude, est passée sous le bistouri, question d’uniformité.

Créations Jade entame sa 38e année d’opérations. En 2017, ses ventes ont monté de 22 %, alors qu’on envisage une hausse de 10 % cette année. Depuis 2016, l’entreprise est passée de 20 à 30 employés.

René Rivard bénévole

René R. Rivard, quarante ans à donner au suivant

René R. Rivard d’Ascot Corner a été décoré du titre de bénévole de la région de l’Estrie lors de la 21e édition des prix Hommage bénévolat-Québec 2018. La cérémonie se déroulait à l’hôtel du Parlement du Québec en présence du ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, François Blais.

Les prix Hommage bénévolat-Québec soulignent le travail de bénévoles et d’organismes de toutes les régions du Québec. Au total, 40 lauréats ont été honorés dans trois catégories : jeune bénévole, bénévole et organisme. Habitué à donner aux autres, René R. Rivard n’en revenait toujours pas de l’accueil qui lui a été réservé pour l’occasion. « C’était une grosse affaire », se remémore-t-il. Une longue feuille de route

Richard Lareau est l’éditeur responsable du journal communautaire Aux Quatre Coins et connait bien M. Rivard. « René valorise énormément les personnes avec qui il œuvre. Il insiste toujours pour que les nominations et les honneurs soient décernés à d’autres. Il est un exemple d’humilité. Il est toujours prêt à rendre hommage aux autres bénévoles même si, très souvent, il est la personne clé de l’organisation. »

Dès l’âge de 17 ans, René R. Rivard s’implique dans la Corporation des loisirs d’Ascot Corner. « Mes parents ne restaient pas indifférents à la misère des gens. Ils étaient souvent ceux qui initiaient les mouvements pour aider les autres. On était 12 enfants. On n’était pas riche, mais on n’a manqué de rien », se rappelle-t-il.

Au fil du temps, M. Rivard a été bénévole pour plusieurs événements. Une de ses plus grandes réalisations demeure son implication pour le tennis de table. En 1980, lors de la finale provinciale des Jeux du Québec à Thetford Mines, l’équipe de l’Estrie était composée à 50 % de pongistes d’Ascot Corner. En plus d’être entraîneur, René R. Rivard occupera aussi le poste de président du club local entre 1983 et 1987. La Fédération de tennis de table du Québec nomme d’ailleurs le club d’Ascot Corner, club par excellence au Québec deux années de suite à ce moment. « Tous s’entendent pour dire que le père du tennis de table en Estrie n’est nul autre que René R. Rivard », relate Richard Lareau.

« Ma vie est l’fun. Moi, je me cherche du temps, j’en manque toujours. Le bénévolat met de la couleur dans ma vie. On n’a qu’une vie à vivre et moi je veux en profiter au maximum. Donner aux autres, c’est rendre le monde meilleur. »

Une pétition qui pave la voie à un projet pilote

Les cinq maires du Comité de la route 257 se sont rendus au bureau du député de Mégantic, Ghislain Bolduc, pour déposer une pétition contenant près de 2000 signatures. Ceux-ci espéraient un engagement officiel de la part du gouvernement du Québec. De son côté, le député Bolduc remettra le document auprès du ministère qui s’occupera de faire un suivi auprès des municipalités à court terme.

Deux étapes avant la suite
Dans un premier temps, le député de Mégantic et adjoint parlementaire du ministre des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports, déposera la pétition de 1954 signatures à l’Assemblée nationale. Il aura ensuite une rencontre avec ce même ministère pour discuter du dossier au début juin.

La pétition contenait, outre les signatures, plusieurs lettres d’appui et résolutions. Deux d’entre elles provenaient des MRC du Granit et du Haut-Saint-François. « Elle est imposante, hein ? », s’est écriée la présidente du comité et mairesse de La Patrie, Johanne Delage, en déposant la pile de documents auprès du député Bolduc. « On a travaillé fort, les cinq maires ! » Ceux-ci sont de Hampden, Lingwick Scotstown, Weedon, en incluant La Patrie. Ils étaient accompagnés au moment de la remise, du préfet de la MRC, Robert Roy.

Parmi les entreprises et organismes signataires, on retrouvait entre autres le conseil étudiant de la polyvalente Louis-Saint-Laurent, dont plusieurs des jeunes subissent l’état de la route lors de leur trajet quotidien en autobus scolaire.

Selon le Comité de la route 257, le piètre état actuel de la route « nuit au développement économique, à la mobilité de la population dans ce secteur dévitalisé et aux services d’urgence ». Il rebute également touristes et visiteurs en limitant l’accès au parc national du Mont-Mégantic et à ceux régionaux du marécage des Scots et du Mont-Ham. L’implication financière individuelle des municipalités pourrait monter jusqu’à 600 000 $, sur un projet total jusqu’à 30 M$.

Suite à la rencontre de Ghislain Bolduc avec le ministère, un suivi sera effectué directement auprès des municipalités afin de leur indiquer la suite des choses.

En route vers un projet pilote
« Étant donné que ce projet est unique dans sa complexité et l’ensemble des interventions, on regarde une nouvelle façon de faire », affirme le député Ghislain Bolduc. Le fait que cinq municipalités aient choisi de s’impliquer est venu changer la donne. M. Bolduc poursuit : « Il est clair que la route 257, dans la condition où elle est là, le problème, c’est que l’entretien de surface n’est pas suffisant parce qu’il n’y a pas de fond. Quand on essaye de mettre de l’asphalte sur la vase, ça fait ce que ça fait là. La route se détruit et il n’y a pas de durabilité. Il faut revoir le modèle. C’est pour ça qu’on appelle ça un projet pilote. Il faut revoir comment les choses sont faites. »
Le préfet Robert Roy a exprimé son inquiétude quant au suivi du dossier à l’approche des élections provinciales d’automne. Le député Bolduc, qui prendra sa retraite à la fin du présent mandat, a précisé qu’il s’agirait du personnel du ministère des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports, qui s’occupera du dossier, plutôt que le cabinet, composé du ministre et de son équipe, qui est sujet à changement.
Le maire de Scotstown, Dominique Boisvert, a voulu confirmer les propos tenus par le ministre André Fortin lors d’une entrevue radiophonique au 107,7 FM. « Est-ce qu’il y a bien une volonté qui a été exprimée du côté de Québec ? », a-t-il demandé. « Ce que le ministre a bien éclairci à la radio, c’est qu’il est au courant du dossier » et qu’il s’agit d’une priorité, a maintenu M. Bolduc.

Quatre entreprises d’ici se partagent 5,5 M$

Emballages Façoteck, Créations Jade, Confections Troy et Charcuterie Scotstown ont reçu des investissements totaux de l’ordre de 5,5 M$ dans le cadre de programmes d’aide financière des paliers provincial et fédéral. Ces sommes serviront à des projets d’expansion, à l’achat de nouvelle machinerie et à la création de neuf emplois. L’annonce en a été faite récemment dans les locaux de Créations Jade, à Ascot Corner.

Comme l’indiquait Marie-Claude Bibeau, députée de Compton-Stanstead et ministre du Développement international et de la Francophonie, en début de conférence, « nous sommes ici pour célébrer plus que pour annoncer, comme les projets sont déjà en cours. » Celle-ci agissait au nom de Navdeep Bains, ministre de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique, qui est aussi responsable du DEC, soit le programme Développement économique Canada pour les régions du Québec. Conjointement, le député provincial de Mégantic, Ghislain Bolduc, représentait la ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation, Dominique Anglade, pour l’octroi de deux prêts auprès de Créations Jade et d’Emballages Façotek.

Créations Jade
Créations Jade reçoit une contribution remboursable de 50 000 $ sur un investissement total de 535 000 $ de la part du fédéral. Le provincial offre quant à lui une aide financière de 1,27 M$, dont 200 000 $ sous forme de contribution remboursable. Bruno Maher, l’un des propriétaires de l’entreprise, a exprimé sa joie et détaillé l’usage qui sera fait des fonds. « C’est vraiment une grande fierté pour notre entreprise d’avoir réalisé ce projet majeur qui nous positionne clairement comme leader dans le domaine du vêtement promotionnel. Nous sommes d’autant plus fiers que cet investissement a eu lieu à Ascot Corner, dans le village ! L’investissement a permis l’achat d’équipement de haute technologie servant à l’impression d’image directement sur le t-shirt. Cet équipement respecte toutes les normes écologiques, ce qui suit notre démarche vers le développement durable. »

La mairesse d’Ascot Corner, Nathalie Bresse, était sur place et n’a pas manqué de rappeler les débuts de la compagnie. « Quand Créations Jade ont commencé, ils s’étaient établis dans le centre multifonctionnel. Ils étaient dans la salle en bas à leurs tout débuts. On voit qu’il y a eu de l’expansion. Je suis très fière de cette entreprise qui continue encore. »

Emballages Façoteck
Les Emballages Façoteck, à Scotstown, reçoivent une contribution remboursable de 200 000 $ sur un investissement total de 1 805 000 $ de la part du fédéral. Au niveau provincial, l’entreprise bénéficie de deux prêts totalisant 1,7 M$. « On a beaucoup de projets en cours, dont deux qu’on a réussi à faire avec aide financière », détaille Marc-Olivier Désilets, directeur adjoint de la production. Une machine à blistering, servant à la production de capsules et de comprimés, a été acquise dans le but de faire de l’exportation vers les États-Unis. « On a réussi aussi à faire l’achat d’équipement pour la mise en capsule à haute vitesse [jusqu’à 100 000 capsules à l’heure]. Façotek est en pleine expansion. Et on est contents d’être situés à Scotstown, même si le cellulaire fonctionne pas ! » L’entreprise a engagé six employés depuis le début des nouveaux projets découlant des investissements. Elle compte monter jusqu’à dix.

Confections Troy
Confections Troy, située à Weedon, reçoit un investissement total de 200 000 $, dont la moitié est sous forme de contribution remboursable. L’entreprise, qui conçoit des pantalons d’uniformes entre autres pour policiers et pompiers depuis 1945, a procédé à l’achat de deux nouvelles machines. L’une sert à coudre des poches cargo, alors que la seconde est robotisée, explique Marc Beaudoin. « Avec ces machines-là, on va chercher des gains en productivité. On cherche à augmenter la production, parce qu’on a de plus en plus de demandes. Au cours des 4-5 dernières années, on suffit à peine à faire ce dont on a besoin. Dernièrement, on a même refusé des contrats parce qu’on a de la misère à produire. » L’entreprise compte 42 employés.

Charcuterie Scotstown
Charcuterie Scotstown reçoit un investissement total de 90 000 $, sur lesquels 40 000 $ sont sous forme de contribution remboursable. L’entreprise familiale a ainsi pu créer deux emplois, ajouté une salle d’affinage, acquis une cellule de refroidissement et fait l’aménagement de ses locaux.

Le maire de Scotstown, Dominique Boisvert, a tenu à remercier les entrepreneurs et entreprises présents lors de l’événement. « C’est pas souvent eux qui sont sur le devant de la scène, qui font les premières pages des médias, mais c’est eux qui largement procurent du travail à tous ceux et celles qui sont dans nos municipalités. Dieu sait que dans les régions, on a besoin de pouvoir fournir du travail aux gens qui habitent chez nous. »

Dudswell met un frein aux VTT sur ses chemins

C’est lundi prochain, le 4 juin, que le Club Quad du Haut-Saint-François perdra officiellement son droit de passage sur trois routes du secteur Bishopton. Le conseil municipal de Dudswell adoptera à ce moment le règlement qui freinera la circulation de véhicules tout-terrain (VTT) sur les chemins Hooker et Macaulay, en plus du tronçon de la rue Main qui les relie. La déception est grande du côté des quadistes, alors que les résidents du secteur poussent un soupir de soulagement.

La mesure touchera une cinquantaine de résidences situées le long de ces routes. En 2014, Dudswell avait adopté un règlement qui officialisait l’autorisation pour les véhicules hors route de circuler sur la voie publique le long des tronçons identifiés. Ce qui, au début, n’était qu’une pratique faite par des quadistes locaux est vite devenu un réseau fort prisé par les adeptes du hors route de la province. Le Club Quad du Haut-Saint-François confirme que le réseau de sentiers locaux était de plus en plus fréquenté par des gens en provenance de Sherbrooke, Coaticook, Saint-Jean-sur-Richelieu et Montréal.

Victime de son succès
Pierre Loubier, résident du chemin Macaulay depuis une quinzaine d’années, a vu la situation empirer ces dernières saisons. Il est à l’origine de la pétition demandant à la municipalité de suspendre le droit de passage des VTT. Celui-ci se plaignait du bruit et de la poussière occasionnés par le passage de jusqu’à une centaine de VTT à quelques mètres de sa résidence lors des belles journées d’été.

Au signalement des premiers inconvénients occasionnés par ses membres, le Club Quad a procédé à la fermeture du débarcadère situé à l’aréna d’East Angus en septembre 2017. C’est de cet endroit que les membres en provenance de l’extérieur avaient l’habitude de partir pour accéder au reste du réseau de sentiers. Entretemps, l’organisation a aussi ajouté de la nouvelle signalisation. Elle a aussi récolté un nombre de signatures équivalent à la première dans le cadre d’une contre-pétition. Le président Charles Lachance demandait alors à la municipalité une période de sursis d’un an, le temps de voir les changements d’affluence. « La Ville semblait favorable », se rappelle-t-il.

Les discussions entre les partis se sont poursuivies avec les changements de tête suite aux élections de novembre. Malgré tout, le conseil municipal de Dudswell a présenté l’avis de motion du règlement 2018-238, venant modifier la circulation de VTT sur certains chemins, lors de sa séance du 7 mai. Son adoption suivra à la prochaine réunion. M. Loubier est évidemment satisfait. « Les conseillers sont courageux dans leur décision. Peu de conseils ont ce courage », d’exprimer le citoyen. Il ajoute que « les gens ont le droit et le devoir de s’exprimer et de dire que les VTT les dérangent. »

Un retour à l’achalandage local
Charles Lachance est déçu de l’aboutissement des discussions. « On a fait tout ce qu’on pouvait. C’est bien plate pour tous les membres du Club parce qu’on avait travaillé très fort avec l’ancien conseil. » La dernière proposition du Club était la création de postes de surveillants de quartier, qui viendraient s’ajouter aux dix agents de sentier bénévoles déjà en fonction.

« Ils nous ont dit : « On va faire plus de surveillance », mais ce n’est pas suffisant pour nous », déclare Marie-Ève Gagnon, directrice générale de Dudswell. « Il y a eu une démarche de consultation derrière ça. Ça ne s’est pas pris sur un coup de tête. La tranquillité, c’est un aspect qui est ressorti très fort de nos sondages à la population. Quand on a des gens qui se plaignent de bruits et de nuisance reliés à la pratique du quad, ça allait de soi qu’on devait respecter cet aspect-là. »

Pour Mme Gagnon, le problème était principalement occasionné par les visiteurs de l’extérieur. La municipalité est consciente du respect montré par les quadistes locaux et souhaite continuer de collaborer avec eux. « On n’est pas fermé à ce que le Club nous arrive avec une proposition de faire un autre circuit ailleurs puis d’évaluer tout ça. On n’est pas parti en guerre contre eux et la municipalité n’est pas contre cette pratique. On veut juste que les résidents puissent bénéficier et jouir de leur qualité de vie. »

Concernant la proposition d’un nouveau tracé, Bernard Boulanger, qui est le responsable du développement des sentiers d’été, est plutôt sceptique. « S’ils nous avaient laissé le chemin Hooker et la Principale, j’aurais pu me dépanner. J’aurais été voir la municipalité de Bury, puis on aurait pu contourner tout ça. Mais en nous les enlevant, ça nous donne rien de continuer à dépenser de l’énergie pour ça. »

Intro-Travail célèbre ses 25 ans en misant sur les X, Y, Z

Intro-Travail fêtait récemment les 25 ans d’existence de son bureau d’East Angus. L’organisme avait, pour l’occasion, invité l’auteur et conférencier Carol Allain à livrer une présentation sur le thème Le Choc des générations sur le marché du travail. L’événement a réuni près de 90 personnes au restaurant du Club de golf East Angus.

Nathalie Gervais, la directrice générale d’Intro-Travail, parle de double réussite pour ce qui est de la soirée et, plus largement, de l’organisme. « Il y a 83 personnes qui ont réservé ce soir, donc je pense que c’est un grand succès. Depuis 25 ans, Intro-Travail East Angus a accompagné 3480 personnes, donc mission accomplie ! »
Guilaine Beaudoin, membre du conseil d’administration de l’organisme, est venue compléter les propos de la directrice. « Dans le contexte actuel de rareté de main-d’œuvre, je pense que notre mission est encore plus importante pour supporter le développement économique de la région. On est très fiers du travail accompli depuis 25 ans. »

Un conférencier intemporel
Carol Allain est ensuite monté sur scène pour présenter la conférence Le Choc des générations, tirée du livre du même nom. En plus d’être auteur, M. Allain est également formateur-consultant auprès d’entreprises internationales pour les aider à gérer leurs ressources humaines. Bien qu’il cumule quelques décennies d’expérience, le conférencier sautille d’un bord à l’autre de la scène tout en intégrant beaucoup d’humour à ses propos.

On remonte donc cent ans en arrière avec la génération des nos aïeux, nommée ici génération silencieuse (1925-1945). Celle-ci est en quelque sorte la dernière d’une longue lignée qui perpétuait les traditions, le sens de la communauté et une fidélité à toute épreuve envers les entreprises. Les baby-boomers débarquent en nombre suite à la Seconde Guerre mondiale. Cette génération continue d’avoir des valeurs d’engagement et de dur labeur, mais intègre aussi l’amour du court terme pour la première fois. Suit la génération X (≈ 1965-1980) qui aspire à une meilleure qualité de vie et réclame la conciliation travail-famille. Ce sont aussi les premiers enfants du divorce et parmi les premiers à porter des valeurs égalitaires et féministes. La sédentarité commence aussi à s’immiscer dans la société à partir de ce moment.

Les Y, nés entre 1980 et 1995, grandissent dans un univers numérique et un monde de services. Ils aiment le changement et s’y adaptent bien. « Pour eux, il y a beaucoup d’emplois, mais peu de joueurs disponibles. Il faut que les entreprises misent alors sur l’immigration », suggère Carol Allain. Les Z, qui arrivent à leur vingtaine, sont des êtres d’émotions en quête de reconnaissance. Ils accordent aussi une grande importance à l’ambiance de travail. Leur capacité d’attention étant courte, les employeurs doivent redoubler d’ardeur pour leur plaire.
De l’avis de M. Allain, les entreprises qui comptent plus d’une de ces générations au sein de leur main-d’œuvre doivent mettre en pratique les 4 C (considération, concertation, collaboration et communication) si elles visent leur rétention.

Des employées de longue date
Nathalie Gervais dit s’être reconnue dans les descriptions du conférencier. « Pour moi, arriver à l’heure était important. Mais dernièrement, j’ai ajusté. » Depuis, les heures de travail flexibles sont désormais l’apanage de tous. Mme Gervais compte 26 années de service, alors que le bureau de Lac-Mégantic existe depuis 30 ans. Elle compte dans l’équipe du bureau d’East Angus deux employées qui cumulent 16 et 17 ans d’ancienneté, soit la coordonnatrice de projet Nathalie Bastarache et la secrétaire Julie Boulanger.

Mme Bastarache voyait dans la venue de Carol Allain la réponse à un besoin exprimé dans la communauté d’affaires. « En étant sur le comité du CAMO, on a fait une tournée des entreprises et elles nous disaient qu’elles avaient de la difficulté avec la nouvelle génération. Donc l’idée nous est venue de tenir cette conférence pour répondre aux besoins de certaines entreprises. En même temps, ça touche tout le monde. »

Michel Mpambara se confie sur sa bipolarité

Dans le cadre de la Semaine nationale de la santé mentale, l’organisme Virage Santé mentale avait invité l’humoriste Michel Mpambara, à livrer une conférence traitant de son diagnostic de bipolarité, au centre communautaire de Weedon. Une soixantaine de personnes ont assisté à l’événement et ont grandement apprécié la sincérité du témoignage.

Un détour inattendu
La soirée ne s’annonçait déjà pas ordinaire lorsque Pauline Beaudry, directrice générale de Virage Santé mentale, prit la parole à l’heure prévue de début de la conférence pour annoncer que M. Mpambara n’était toujours pas arrivé. Celui-ci, en provenance de Laval, avait pourtant bien entré l’adresse du centre communautaire, le 209, rue des Érables, dans son système de navigation GPS. Toutefois, il se trouve que l’invité de marque avait abouti devant une résidence située au 209, rue des Érables… à Sainte-Catherine-de-Hatley. Quelque 45 minutes plus tard, l’humoriste arrivait finalement à Weedon, prêt à livrer son témoignage. Les gens dans l’assistance avaient tous choisi d’attendre son arrivée.

Un gars qui arrive de loin
Michel Mpambara y est allé de son parcours de vie en remontant jusqu’à ses premiers souvenirs dans son Burundi natal. Il n’a pas fallu attendre longtemps avant les premières confidences personnelles, comme le père Mpambara est décédé alors que Michel n’était âgé que de trois ans et demi. Au cours de son enfance, l’acteur et humoriste perd aussi deux de ses frères dans un accident de voiture. Malgré ces moments plus sérieux dans le cadre de son témoignage, M. Mpambara entrecoupe son récit d’apartés et de parenthèses humoristiques qui viennent détendre l’atmosphère.

C’est lorsqu’il est âgé de 17 ans qu’il immigre au Québec en compagnie de sa famille. Quelques années après son arrivée, il commence à livrer des performances au Festival Juste pour rire. En 2004, il tient un rôle dans le film Comment conquérir l’Amérique en une nuit de Dany Laferrière. Malgré les astres qui semblent s’aligner pour le jeune Mpambara, qui a vécu son lot d’épreuves, une rupture amoureuse vient chambouler sa vie l’année suivante. L’humoriste se renferme sur lui-même et va même jusqu’à faire un faux appel à la bombe. Il se trouve à l’hôpital, où il reçoit un diagnostic de troubles bipolaires. « Le psychiatre m’a dit que j’étais bipolaire. J’avais compris populaire ! »

Depuis, M. Mpambara apprend à vivre avec ses fluctuations d’humeur. Un des moyens qu’il a trouvés est la pratique régulière du yoga. Depuis 2011, celui-ci est également porte-parole de la campagne Bell Cause pour la cause, aux côtés du musicien Stefie Shock et de l’athlète Clara Hugues. Il était bien heureux de pouvoir livrer cette conférence à Weedon, comme il venait de se séparer récemment de sa seconde conjointe et fiancée des six dernières années. « Ce soir, vous avez été le meilleur médicament qui soit. Merci ! », a-t-il conclu en s’adressant à la foule.

Un public conquis
La directrice générale de Virage Santé mentale, Pauline Beaudry, s’est à son tour empressée de remercier le conférencier. « C’était un témoignage rempli d’humour, de simplicité et d’authenticité. Pour moi, c’est une grande richesse. »

L’an dernier, l’organisme avait reçu la visite d’Étienne Boulay, qui était revenu sur ses épisodes de dépression et de dépendance aux drogues et alcool. « On fait toujours venir quelqu’un de connu pour démystifier la maladie mentale », mentionne Mme Beaudry. « Notre mission à Virage, c’est de promouvoir, de prévenir, mais aussi de démystifier ces maladies. Pour ça, il y a rien de mieux que d’aller chercher quelqu’un de connu qui vient nous parler de son quotidien. »

Le lendemain, l’organisme présentait le témoignage de Patricia Blais à East Angus (voir autre texte), le but étant de compléter les activités avec le récit d’une personne vivant dans la région. « On essaye de faire d’une pierre, deux coups. Comme ça, on fait en même temps de la prévention », conclut Pauline Beaudry.

L’école du Parchemin s’offre un concert à la hauteur du King

L’école du Parchemin a beau compter moins de 500 élèves, l’établissement primaire a tout de même réussi à attirer plus de 1000 personnes pour son concert de musique à l’aréna Robert-Fournier d’East Angus. Jusqu’à 75 élèves se sont retrouvés simultanément sur scène pour interpréter les plus grandes pièces d’Elvis Presley devant un parterre conquis et bondé.

« Le nouveau directeur m’avait dit : “Bon, on fait-tu un concert de musique cette année ?” C’est lui qui m’a sortie de ma grotte parce que ça faisait un bout qu’on n’en avait pas fait. “OK, on va l’essayer” », résume Isabelle Pomerleau, l’enseignante de musique et instigatrice du projet. Le concert de 90 minutes a repris une quinzaine de succès du King, comme Jailhouse Rock et Blue Suede Shoes, en plus d’intégrer des projections vidéos simultanées. Nul besoin de mentionner que les stationnements de l’aréna et de la polyvalente étaient remplis et que des lignées de voitures s’étiraient le long de la rue Kennedy et du chemin Martineau. À l’intérieur de la salle, les gradins étaient remplis de parents et de proches, en plus des rangées de chaises supplémentaires installées au centre de la patinoire, devant la scène aménagée.

Selon les pièces jouées, les groupes d’élèves s’alternaient au violon ou au clavier. Certains morceaux incluaient du violoncelle. Si l’école du Parchemin est aujourd’hui aussi bien équipée, c’est grâce au travail de la directrice musicale, Isabelle Pomerleau. « Il y a 11 ans, il n’y avait rien quand je suis arrivée. C’est moi qui ai bâti le projet musique : 60 pianos, 200 violons, 25 violoncelles, 56 guitares. » Depuis le temps, l’école a dépensé 40 000 $ en matériel musical. L’enseignante organise plusieurs activités pour amasser des fonds. Par exemple, aux deux ans, les élèves enregistrent des pièces de Noël qui sont mises sur CD et vendues. Il s’en vend environ 500 au coût de 10 $.
De plus, dans le cadre du concert, la direction du Parchemin procédait au tirage d’une grande loterie qui réunissait une dizaine de prix et tout autant de commanditaires. BMR G. Doyon, d’East Angus, offrait un barbecue d’une valeur de 500 $, alors que Passion Voyages Plus, à Weedon, créditait 2500 $ en frais de voyage. La directrice par intérim Sarah Drolet a mentionné que l’activité avait généré des bénéfices de l’ordre de 35 000 $, qui serviront à financer des sorties éducatives.

Plus largement, un tel concert « est vraiment un projet de communauté », selon la directrice. Elle donne l’exemple de l’équipe de concierges de l’école qui ont commencé la préparation de l’aréna deux jours avant l’événement, en pleine semaine régulière d’école. La chef d’orchestre Isabelle Pomerleau abonde dans le même sens : « Pour faire un concert comme ça, c’est un travail d’équipe immense. » Elle a d’ailleurs remercié et invité une quarantaine de collègues et de membres du personnel sur scène auprès d’elle une fois la prestation terminée. « Je suis pas mal fière de ma gang », résume-t-elle. Mme Drolet partage son avis : « On a eu une très belle soirée. »

Les jeunes musiciens ont commencé à pratiquer les pièces de la soirée au mois de février dernier. Les frères Xavier et Simon Campagna, en deuxième et quatrième année, étaient étonnamment juste « un peu nerveux » lorsqu’ils ont eu à monter sur scène. Les deux ont autant interprété des pièces au violon qu’au clavier. Ils ne connaissaient que très peu la musique d’Elvis avant d’en jouer l’œuvre.

Même son de cloche du côté de leur enseignante de musique. « Là, ça va très bien. Je n’étais pas nerveuse du tout pendant le spectacle. Le trac, ça faisait deux mois que je l’avais et aujourd’hui, il a lâché. » Il faut dire qu’Isabelle Pomerleau avait commencé l’arrangement et l’enregistrement des trames d’accompagnement depuis janvier dernier. Lors du concert, il pouvait y avoir jusqu’à quatre classes d’élèves simultanément sur scène. Comme les salles de cours à l’école du Parchemin ne permettaient pas d’accueillir tous ces élèves en même temps, le soir de la représentation était la première fois que tout le monde jouait ensemble.

Marche/Cours pour le Haut Coureurs et marcheurs amassent 2500 $

Plus de 300 marcheurs et coureurs ont foulé les rues de Weedon dans le cadre de la cinquième édition de Marche/Cours pour le Haut. L’avant-midi d’activités a permis d’amasser 2500 $, qui iront soutenir les familles de la région dans la pratique d’activités physiques, sportives et culturelles.

Le parc de l’aréna de Weedon servait de point de départ et d’arrivée pour les distances de 2, 5 et 10 km, en plus du 1 km des familles. Sur le site, on retrouvait des jeux gonflables, des cliniques de massothérapie et d’étirements ainsi qu’un vélo stationnaire actionnant un mélangeur pour smoothies. Le relais de 2 km des élus municipaux a réuni le préfet Robert Roy et les maires de Cookshire-Eaton, La Patrie, Westbury, East Angus, Scotstown, Weedon et Hampden, en plus de conseillers des autres localités.

Monique Richer et Marcel Bureau, de Weedon, en étaient à leur première participation au défi. Ils n’avaient auparavant pas entendu parler de l’activité et n’ont pas voulu la manquer alors qu’elle allait se tenir tout près de chez eux. « Je marche régulièrement », explique Mme Richer. « On joue aussi au golf, je fais du 24Fit et de la danse country. » Pour Mme Richer, il était important de participer à cette activité de financement, dont les retombées iront entre autres aux jeunes. Elle a pris part à l’épreuve du 10 km, alors que son conjoint a opté pour un 2 km de marche. Celui-ci sortait d’un trois mois de convalescence suite à un quadruple pontage. « Le docteur m’a dit que j’avais rajeuni de 20 ans avec ça ! »

Le conseiller d’Ascot Corner, René Rivard, a aussi pris part à l’épreuve du 2 km, encouragé par des membres de sa famille. Il se rappelait — non sans un pincement au cœur — ses jeunes années où il pouvait parcourir une vingtaine de kilomètres à la course en début de journée, avant d’enchainer avec une partie de tennis en après-midi.
Pour sa sixième édition, Marche/Cours pour le Haut se tiendra à Saint-Isidore-de-Clifton.

Inondations à Weedon

La municipalité de Weedon a connu ce printemps ses pires inondations depuis plus d’une trentaine d’années. Près de deux semaines se sont écoulées entre l’émission du premier avis préventif et le moment où les derniers résidents évacués ont pu regagner leur domicile. Les riverains les plus durement touchés furent ceux vivant le long de la rivière Saint-François et du lac Louise.

Le 25 avril, la municipalité diffuse un communiqué préventif en vue des précipitations annoncées et de la fonte des neiges. Le premier ordre d’évacuation est lancé le dimanche 29 avril. Après une accalmie pendant la semaine, une tempête de vent et de pluie dans la nuit du vendredi 4 mai force Weedon à émettre un second avis d’évacuation. Cinq cents habitations riveraines le recevront sous forme papier. Le maire Richard Tanguay parle de crues records jamais vues depuis 30 ans.

Roger Weber, qui habite l’extrémité sud du lac Louise, a vu « l’eau monter de 10 pieds comparativement à où elle est d’habitude. » C’est également l’avis d’Honoré Béland qui habite les abords du lac depuis plusieurs décennies. Lorsqu’il aperçut que la route menant au pont de la rivière Saint-François avait une voie submergée et que la circulation s’y faisait en alternance, il comprit que l’inondation en cours serait d’envergure. La dernière fois qu’il avait vécu une telle chose était lors de l’inondation monstre de 1974. Son frère Jean-Marc, qui habite le chemin Fontaine, a même été contraint de venir passer deux nuits chez lui; la demeure d’Honoré ayant tout de même été épargnée.

Les pannes électriques se mettent de la partie
C’est ce que Marie-Claude Cloutier, secrétaire de direction à la municipalité de Weedon, confirme : la majorité des sinistrés a trouvé refuge chez des proches. La Croix-Rouge avait déployé un centre d’hébergement à même l’hôtel de ville, qui n’aura finalement été utilisé que par une trentaine de personnes. Pour ajouter à la difficulté, la tempête du 4 au 5 mai a provoqué quelques pannes électriques en région. Celle à Weedon a duré une quinzaine d’heures.

« Dans les secteurs riverains qui ont été inondés, il y a un gros arbre qui est tombé sur des fils, en raison du vent. La même nuit, autour de 3 h du matin, on a eu un poteau qui a cassé en plein cœur du village. Donc là, on se retrouvait avec tous nos commerces principaux – la seule épicerie, le seul dépanneur, la pharmacie, le guichet automatique, le CLSC, l’hôtel de ville – tout ça sans électricité », relate Mme Cloutier. Un nombre important de riverains ayant recours à un puits dont l’eau venait d’être contaminée par l’inondation ne pouvaient donc plus s’approvisionner auprès de ces commerces.

Au plus fort de la crue, Weedon recevait l’appui de la Sécurité publique, du Centre d’expertise hydrique du Québec, d’Environnement Canada et de la Sûreté du Québec. Malgré les efforts déployés, certains citoyens se sont sentis pris au dépourvu lors de la crise. C’est le cas de Sylvain Bouchard.
« À la municipalité, ils nous avaient donné le numéro d’urgence, mais personne répondait. Après coup, on nous a dit que c’était parce qu’ils avaient manqué d’électricité. Ils ont pas vraiment donné de support. Tout le monde pouvait rentrer et sortir n’importe quand de la zone évacuée. Il y avait zéro sécurité. » M. Bouchard a vu sa résidence secondaire du chemin Fontaine inondée lorsque sa pompe à puisard (sump pump) ne put démarrer à cause du manque d’électricité. « Ça fait deux jours qu’on a démonté tout l’intérieur : murs, plancher, meubles. J’avais refait tout le sous-sol l’an passé. Au moins, les assurances vont aider, comme c’est un chalet qui avait jamais été inondé. »

L’après-coup
Quelques jours après les événements, Marie-Claude Cloutier dit que l’équipe municipale « continue de mettre en place des mesures pour venir en aide aux citoyens. » Parmi elles, nous retrouvons l’installation de quatre conteneurs dispersés sur le territoire touché pour récolter les débris des résidences. La municipalité a également tenu une séance d’information (voir autre texte) visant à donner les chiffres finaux des inondations et entamer les demandes de réclamations.

La secrétaire de direction en profite pour « féliciter toute la gang de bénévoles, citoyens, employés, conseillers et la Croix-Rouge. J’ai eu une équipe extraordinaire qui a été là jour, soir, nuit. On a fait les trois shifts possibles dans une journée. Pour une première expérience de coordination de mesures d’urgence, c’était vraiment une équipe du tonnerre. »

Inondations à Weedon

Moins d’une semaine après avoir subi ses pires inondations depuis les 30 dernières années, la municipalité de Weedon recevait la visite d’une douzaine de représentants du ministère de la Sécurité publique. Un bureau d’aide temporaire destiné aux sinistrés a été aménagé dans la journée du vendredi 11 mai au Centre culturel, alors que, la veille, se tenait une séance d’information sur le programme d’aide financière du ministère. Plus d’une centaine de personnes ont assisté à cette rencontre.

La séance d’information débutait par l’intervention de Dre Isabelle Samson qui donnait quelques conseils sanitaires de base pour les sinistrés, suite à leur retour à la maison. La grande majorité de l’assistance a recours à un puits pour s’approvisionner en eau et celui-ci est automatiquement considéré comme contaminé lors d’une inondation. Dre Samson donnait les procédures afin d’en faire la désinfection et les tests de contrôle subséquents. La professionnelle de la santé concluait avec quelques astuces supplémentaires afin de diminuer les risques de gastro-entérite, comme une recrudescence des cas est souvent observée dans les communautés touchées par une inondation.

David Charest, du ministère de la Sécurité publique, enchainait ensuite avec les détails du programme général d’aide financière en cas de sinistre. Les compagnies d’assurances ont commencé en mars 2017 à couvrir les cas d’inondations. Pour la grande majorité des particuliers, l’aide gouvernementale demeure la seule forme de compensation possible. Toutefois, celle-ci ne s’applique qu’aux résidences principales, laissant de côté les nombreux chalets riverains qu’on retrouve dans la vaste zone sinistrée.

Sophie Pitre et Normand Turgeon, un couple en provenance de Chambly, en Montérégie, avaient de nouveau fait la route jusqu’à Weedon afin de voir ce qu’il était possible de faire pour leur résidence secondaire. « On paie des taxes qui sont grassement élevées, puis on n’a droit à rien. Je suis un peu enragée », déplore Mme Pitre. Celle-ci ne comprend pas que les 3500 $ de taxes municipales et scolaires qu’elle doit payer dans la région soient aussi élevées que celles de sa résidence de Chambly, mais ne lui donnent droit à rien. Mme Pitre se consolait en repensant à ses voisins qui sont venus prêter main-forte au couple lorsque celui-ci est arrivé à leur résidence secondaire au moment de l’inondation.

Suite à la rencontre, quelques citoyens sur la centaine présente ont pris rendez-vous avec un représentant du ministère de la Sécurité publique, en vue de la journée du lendemain pendant laquelle serait faite l’ouverture des dossiers de demandes de réclamation.

Laury-Ann Goyette Championne de dards et opérée à cœur ouvert

Laury-Ann Goyette, de Newport, représentera le Québec au Championnat national jeunesse de dards, qui se tient à Drummondville du 17 au 20 mai. De prime abord, on peut croire que l’adolescente de 15 ans est une jeune fille active comme les autres, par ses intérêts pour la balle-molle et même la chasse. Toutefois, celle-ci est née avec une malformation cardiaque qui l’a contrainte à subir une première opération à cœur ouvert en 2014. D’autres suivront dans le futur.

Laury-Ann Goyette a hérité de son intérêt pour les dards de son père, Daniel, qui, plus jeune, jouait en famille du côté de Chartierville. Cela fera bientôt deux ans que l’étudiante s’adonne au sport. En 2017, après seulement quelques mois de pratique, elle devient la championne junior du Québec lors du Championnat national, alors tenu à Saint-Jean au Nouveau-Brunswick.

Les fléchettes sont un sport sécuritaire pour la jeune fille atteinte d’une malformation cardiaque. « C’est le seul sport que je peux faire qui m’essouffle pas. C’est sûr que tu viens avec les jambes et les bras fatigués. » Les aptitudes nécessaires de concentration, de calcul et d’endurance facilitent la tâche de Laury-Ann. Avant de s’adonner plus sérieusement aux dards, celle-ci jouait régulièrement à la balle-molle. « Elle est orgueilleuse. Ça la fâchait parce qu’elle veut être comme les autres », témoigne sa mère, Mélanie Cyr.

Alors qu’elle n’est âgée que de 10 ans, Laury-Ann affiche des symptômes découlant de sa condition. Mme Cyr se remémore : « En y repensant, il y avait eu plusieurs signes. Mais sur le coup, on savait pas que c’était ça. » Après quelques consultations, la famille apprend que Laury-Ann est née avec une malformation cardiaque, connue sous le nom de syndrome Bland-White-Garland et abrégé sous l’acronyme ALCAPA, pour anomalous left coronary artery from the pulmonary artery. Généralement, les bébés qui en sont atteints meurent d’une crise du cœur lorsqu’ils sont âgés entre 3 et 6 mois. Dans le cas de Laury-Ann, un phénomène rarissime s’est produit alors qu’une seconde artère s’est formée sur son cœur, venant pallier l’insuffisance. Par contre, alors que la jeune fille poursuivait sa croissance, son vaisseau supplémentaire ne suivait pas la cadence. Laury-Ann s’essoufflait et se fatiguait de plus en plus pour des efforts que les autres jeunes de son âge faisaient sans encombre.

L’année suivante, l’enfant subit sa première opération à cœur ouvert à l’Hôpital de Montréal pour enfants. Nous sommes en 2014 et Laury-Ann a 11 ans. Il faut ajouter à cela deux cathétérismes, permettant d’évaluer l’état du cœur malformé. « C’est quelque chose quand elle est sur son lit, à 11 ans, et qu’ils ouvrent les portes pour l’amener se faire opérer. C’est dur pour les parents », confie sa mère. La principale intéressée a alors connu sa première convalescence. « Je pouvais pas lever plus que 5 lb pendant un mois et, à l’école, il fallait faire attention pour que personne ne me pousse. »
Depuis, Laury-Ann Goyette va mieux, mais son corps ne fonctionne toujours pas de manière optimale. Elle est encore victime de malaises et les spécialistes ont prévenu la famille que d’autres opérations sont à prévoir. La prochaine sera probablement d’ici un an, alors que la croissance de l’adolescente tirera à sa fin. Les Goyette espèrent que le nombre d’interventions restera minimal. « Chaque fois que je me fais opérer, il y a de plus en plus de risques qu’il y ait des complications », relate Laury-Ann. Entretemps, l’étudiante doit apprendre à doser ses efforts, question de ne pas pousser son corps à bout.

Déjà, la famille Goyette parle du Championnat national de fléchettes en 2019, qui se tiendra en Saskatchewan. Ils voient déjà leur fille de 16 ans se classer et atteindre les hautes marches du podium. Il se pourrait que, à ce moment, Laury-Ann ait un cœur en meilleur état qui lui permette de performer à forces égales avec ses compétitrices.

Le Jardin Communautaire de Sawyerville lance sa saison

Le beau temps est de retour et, avec lui, s’amorce la saison d’activités du Jardin Communautaire de Sawyerville. Les marchés publics battront leur plein sur le site dès le mois de juillet, alors que plusieurs ateliers de formation y seront offerts en juin. L’inauguration de la saison se fera vers la fin du mois à l’ombre d’un futur chapiteau.

Chantal Bolduc, l’une des coordonnatrices, confirme que les jardiniers sont prêts et même fébriles à ce temps de l’année. La presque totalité des 26 planches, ou ilots de jardinage, disponibles, est réservée. Sur place, la grande nouveauté cette année sera un abri permanent venant couvrir les producteurs du marché public. Celui-ci aura plusieurs usages : « Ça peut servir comme aire de repos, pour les ateliers, pour les repas. Ce sera un plus pour tout le monde », s’enthousiasme Mme Bolduc. Auparavant, l’équipe devait monter des tentes tous les matins de marché pour les défaire la journée terminée. La nouvelle structure fixe ne couvrira toutefois pas la totalité du Marché villageois, comme ses dimensions seront de 32 par 12 pieds.

Ateliers et formations
Les premiers ateliers du Jardin Communautaire seront ceux d’Yvan Perreault, les 8 et 9 juin. Celui qui se décrit comme un « créateur de fermes forestières et de forêts nourricières » guidera des excursions de découverte des champignons et noix sauvages poussant sur les fermes de la région. Le vendredi 8, ce sont les terres du Jardinier déchainé et des Maraichers de l’or vert qui seront visitées, à Cookshire-Eaton. Le lendemain, rendez-vous aux fermes Randboro et Korzina. Chantal Bolduc termine en disant que M. Perreault « fait le plan de tout terrain en mosaïque de permaculture multistrate. »

Le samedi 16 juin en avant-midi, l’herboriste-thérapeute Chantal Parent montrera aux intéressés les secrets de l’aménagement d’une plate-bande de plantes médicinales avec leur identification et caractéristiques. Le jour suivant, ce sera au tour de Charles Bureau de démystifier la culture de champignons dans le potager, en caissons ou en plein boisé.

Marché villageois
La saison des marchés publics en plein cœur du jardin communautaire s’échelonnera du 7 juillet au 22 septembre cette année, les samedis avant-midi. Outre la nouveauté de l’abri, les gens sur place ont accès au four à pain qui leur permet de cuire un diner. D’ailleurs, l’instrument traditionnel sera mis en valeur lors de deux formations sur le pain au levain, prodiguée par Thérèse Ménard lors du marché. Les dates exactes restent à être déterminées en fonction de la température extérieure.

La saison se terminera le 22 septembre avec la Fête des récoltes. Les 20 et 21, Stefan Sobkoviak offrira des ateliers sur la permaculture.

Quelques kiosques sont encore disponibles au marché public pour les producteurs intéressés à y vendre leurs produits. Pour toute information, veuillez contacter Chantal Bolduc au 819 889-3196, par courriel au chantalbolduc99@bell.net ou par l’entremise de la page Facebook du Jardin Communautaire de Sawyerville.

Sawyerville Community Garden

Fair weather is back, and with it, the Sawyerville Community Garden springs into action. The public market will be in full swing at the garden beginning in July, and several training workshops will be offered in June. The inauguration of the new season will take place near the end of the month under a new canopy.

Chantal Bolduc, one of the Garden’s coordinators, confirmed that the gardeners are ready, and even spring feverish. Almost all of the available 26 garden plots are reserved. At the Garden site, the big news this year will be a permanent shelter for the participants in the public market. The structure will have a number of uses: «It can be used as a rest area, for workshops, or for community meals. It will be a plus for everyone,» Bolduc said enthusiastically. Up until now, the team had to put up tents on market mornings, and take them down at the end of the day. The new permanent shelter will not cover the whole Village Market, however; its dimensions will be 32 by 12 feet.

Workshops and training
The first of the Community Garden’s workshops will be one by Yvan Perreault on June 8 and 9. Perreault describes himself as a «creator of forest farms and food-producing forests.» He will lead discovery excursions looking for mushrooms and wild nuts growing on farms in the area. On Friday the 8th, Perreault will visit the land of the Jardinier déchainé and the Maraichers de l’or vert in Cookshire-Eaton. The day after, the excersions will be at the Randboro and Korzina farms. Chantal Bolduc concluded by saying that Perreault could «design any kind of land in a multi-layered permacultural mosaic.»

On the morning of Saturday, June 16, herbal therapist Chantal Parent will show interested persons the secrets of creating a bed of medicinal plants, with their identification and characteristics. The next day, it will be the turn of Charles Bureau to demystify the cultivation of mushrooms in a garden, in boxes or in the forest.

Village Market
The public market in the Community Garden will be open July 7 to September 22 this year, on Saturday mornings. Besides the new shelter, visitors will have access to the outdoor bread oven, where they can bake a lunch. The traditional oven will also be used during two training sessions on how to bake sourdough bread, provided by Thérèse Ménard during the market hours. The exact dates are to be determined, depending on the weather.

The season is to end on September 22, with a Harvest Festival. On September 20 and 21, Stefan Sobkoviak is to offer workshops on permaculture.

A few kiosks are still available for producers interested in selling their products at the public market. For information, contact Chantal Bolduc at 819-889-3196, by email at chantalbolduc99@bell.net, or via the Facebook page of the Jardin Communautaire de Sawyerville.

La coop d’habitation de Weedon dépose sa phase 2

Le comité de la coopérative Le Moulin des cèdres à Weedon déposera d’ici un mois la phase 2 de son projet auprès de la Société d’habitation du Québec. Si la demande est acceptée et que le nombre de logements alloués est suffisant, la construction de la nouvelle résidence débuterait à l’été 2019.
La phase 1 a été construite il y a déjà 25 ans en plein cœur de la municipalité. « Il y a des gens qui sont rentrés là à 55 ans et la moyenne d’âge est rendue autour de 80 », explique Éric Decubber. « Ils ne veulent pas partir, mais la raison qui les pousse à le faire, c’est qu’il n’y a pas de service de cafétéria. »

La phase 2 de la coopérative serait donc réservée aux gens de 75 ans et plus avec ou sans légère perte d’autonomie. La construction comprendrait des services de sécurité et de cafétéria. Entre 20 et 24 logements sont prévus. « Ça prend un minimum de 20 unités pour être rentable avec une cafétéria », indique le porte-parole de la coop. Étant un projet subventionné, la phase 2 doit voir son nombre d’unités être approuvé au préalable par la Société d’habitation du Québec. Le comité de travail s’apprête à déposer la demande allant dans ce sens d’ici la fin du printemps. Une fois que la décision sera rendue, Le Moulin des cèdres tiendra une assemblée publique avant de passer à la prochaine étape. Si tout est positif et concluant, la construction de l’immeuble abritant des 3 ½, 4 ½ et studios débuterait dès l’été 2019, pour une occupation en 2020.

Depuis la soirée d’information tenue en février dernier, plus de 80 personnes ont signalé leur intérêt par écrit à habiter le futur complexe. Celles-ci étaient originaires de Lingwick, Ham-Sud, Dudswell et Stratford. Avec le projet, la coopérative cherche à créer une continuité avec la phase déjà en place. « Architecturalement, on va essayer de créer un concept qui va être homogène », précise M. Decubber. On vise à faire de la 5e Avenue un milieu de vie paisible pour les retraités.

Face à l’engouement vis-à-vis du projet, une troisième phase est même envisagée. « Il y a une demande pour avoir quelque chose qui serait un peu plus luxueux, style condo ou loft. Mais présentement, on se concentre sur la phase 2. » Toujours selon M. Decubber, la présente phase vise à desservir une clientèle d’ainés bénéficiant de revenus modestes. Il s’agit d’un besoin non comblé en région, ce qui force certains à quitter pour les zones urbaines avoisinantes de Lac-Mégantic, East Angus ou Sherbrooke.

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