Jean-Marc Brais

Jean-Marc Brais

Jean-Marc a été journaliste pour le Haut-Saint-François de 2017 à 2019 et de 2024 à 2025.

Richard Boisvert acquiert les installations du club de golf East Angus

Moins de trois ans après avoir cédé le terrain à la Ville par Cascades, les installations du Club de golf East Angus passent aux mains d’intérêt privé, un individu qui connaît bien le site pour y avoir œuvré pendant 15 ans au sein du conseil d’administration, Richard Boisvert. Mentionnons que le terrain demeure une propriété municipale.

Pendant les deux saisons où il aura été une coopérative de solidarité, le terrain de golf était dirigé par un conseil d’administration. Yves Laflotte en était le président. Au début du mois, un contrat préliminaire a été signé entre les actionnaires actuels et le futur propriétaire. « Il reste à le faire adopter par les actionnaires, qui devront endosser la proposition », précise M. Laflotte. Peu avant, la coopérative a été dissoute lors d’une assemblée, les actions étant alors transformées en parts. Les procédures étaient temporairement en suspens, alors que le nouveau propriétaire était en séjour à l’extérieur du pays.

Le club de golf accumulait les déficits depuis plusieurs années. « En 2017, on s’est tournés vers les banques. Elles n’ont pas voulu nous aider », relate Yves Laflotte. « C’est à ce moment-là qu’on a fait appel à un bailleur de fonds (Richard Boisvert). C’est une acquisition pour défaut de paiement. » Le nouvel acquéreur se porte donc responsable de la balance du prêt et des dettes résiduelles.

Huit membres de l’ancien conseil d’administration assureront la transition auprès de Richard Boisvert. « On était pas en désaccord personne, puis il y a pas de chicane », poursuit M. Laflotte. « C’est notre décision d’aider M. Boisvert. On va le rencontrer à son retour pour que ça aille le plus vite avant le début de la saison. Si le club n’avait pas été vendu, j’ai bien peur que ce serait devenu un éléphant blanc au beau milieu de la ville. »
Bien que le montant de la transaction soit confidentiel, Richard Boisvert a déjà annoncé que les prix des abonnements demeurent inchangés cette année. Celui-ci sera aidé de sa conjointe, Pauline Mercier, dans ses nouvelles tâches.

Investissement
Amateur de golf et domicilié à East Angus pendant plusieurs années, M. Boisvert souhaite donner un nouveau souffle au club de golf. Pour se faire, il projette investir plus de 100 000 $ pour la rénovation du bâtiment et du restaurant. Il souhaite entre autres d’y aménager une chambre froide et un four à pizza pour le restaurant. « Depuis les deux dernières années, l’établissement était devenu une cantine pour dépanner les golfeurs. Avec la réouverture du restaurant, les heures d’ouverture seront étendues », précise-t-il. Par ailleurs, deux personnes bien connues dans le milieu de la restauration en région feront un retour et veilleront à l’exploitation du restaurant. Il s’agit de Yves et Dany Beaudoin. À cela, M. Boisvert désire effectuer des améliorations au bâtiment que ce soit par du recouvrement de plancher en passant par l’isolation de la vieille partie du chalet. Un rafraîchissement est également prévu.

M. Boisvert admet que l’acquisition du club de golf ne figurait pas dans ses plans, mais les circonstances font que c’est devenu possible. « Pour moi, c’était un rêve qui était irréaliste que de penser avoir un jour un club de golf. » Ce dernier souhaite le garder accessible au plus grand nombre de golfeurs possible à moindre coût. Résidant à Magog, M. Boisvert compte bien être présent au club à East Angus et échanger avec les golfeurs afin de connaître leur appréciation et leurs problèmes.

Si tout va bien, la nouvelle administration prévoit l’ouverture du parcours lors de la première semaine de mai. Yves Laflotte reconnait que les dernières années ont été dures pour le club. Outre la baisse d’affluence, celui-ci pointe également une météo décevante et l’ouverture de nouveaux terrains de golf comme responsable. « Dans un premier temps, on va essayer de ramener les anciens membres qui sont partis ailleurs. C’est pour ça que les prix n’ont pas augmenté. Après, ce serait d’essayer d’attirer de nouveaux membres. On a un très beau terrain ici. Le club de golf, c’est un vrai attrait touristique. C’est rare que tu vas voir un terrain comme celui-là au milieu de la ville. Avec le dernier CA, on a fait tous les efforts pour attirer les gens. Puis même en mettant toute la gomme, on avait des déficits. »

M. Laflotte reconnait toutefois que les ventes en ligne sont un secteur qui allait bien. « On proposait des forfaits sur le site de ventes en ligne Tuango. Ça, on va continuer de le faire. »

Le Club de golf East Angus a été inauguré en 1935. Au cours de ses 82 années d’existence, il a été la propriété de l’entreprise Cascades pendant plus de 30 ans et qui s’en est départi en mai 2015. Le nouveau propriétaire, Richard Boisvert, est natif d’East Angus et vit maintenant à Magog.

Journée internationale des femmes 2018

C’est sous le thème Féministes tant qu’il le faudra, même dans la chambre à coucher ! que le Centre des Femmes La Passerelle célébrera la Journée internationale des femmes, le 7 mars prochain. La soirée aura lieu au Centre communautaire de Weedon.

L’accueil à l’activité se fera dès 17 h 30 pour l’ensemble des adolescentes et femmes du Haut-Saint-François. Suite au souper, une pièce de théâtre sur le thème de la chambre à coucher sera présentée. Andrée Larrivée, coordonnatrice à La Passerelle, explique : « Ce sont des femmes du Haut-Saint-François qui se réunissent et qui sont en train de pratiquer des scènes quotidiennes qui se passent dans une chambre à coucher. » Virginie Bernier, sa collègue, complète : « C’est humoristique. Ça parle des vraies choses de la vie qui arrivent dans une chambre et qui ne sont pas toujours drôles. C’est écrit et joué par les femmes de la région. » Cette dernière agit en tant que metteure en scène pour la pièce.
« La Journée internationale des femmes, c’est le moment privilégié pour se rappeler nos luttes, se rappeler les gains qu’on a faits à travers les années et c’est aussi un temps où l’on s’arrête puis qu’on regarde les inégalités qui sont encore présentes et quels sont nos moyens d’action pour poursuivre ces luttes », met en perspective Mme Larrivée. « C’est là qu’on voit le Haut-Saint-François, réunies entre femmes. C’est vraiment un beau moment de solidarité. »

Plus tard en soirée, une action collective regroupant toutes les femmes présentes sera instiguée dans la foulée des dénonciations et de la mobilisation ayant débuté l’automne dernier. On attend environ 120 convives.

Les femmes intéressées à se mobiliser pour la Journée internationale des femmes peuvent se procurer des billets pour l’événement au CAB de Beaulac-Garthby, au Ultramar de Cookshire-Eaton, aux Sonic de Dudswell et Weedon, au CJE d’East Angus, chez Lise Gosselin Vézina à La Patrie ou bien directement à La Passerelle. Ceux-ci sont en vente au cout individuel de 10 $ ou de 15 $ par solidarité. Il est possible de réserver des tables et d’apporter ses propres consommations.

Pour obtenir de plus amples informations sur l’événement, il suffit de consulter la page Facebook du Centre des Femmes du HSF La Passerelle ou de consulter le site Internet de l’organisme. Féministes tant qu’il le faudra, même dans la chambre à coucher ! est rendu possible grâce à l’implication de plusieurs femmes bénévoles.

Plus de retombées que prévu pour le projet de serres de cannabis à Weedon

MYM Nutraceuticals, l’entreprise derrière le projet de serres de cannabis à Weedon, dévoilait récemment les résultats d’une étude d’impact économique commandée au cabinet Deloitte, de Sherbrooke. Si les 400 emplois directs prévus au terme du projet demeurent, environ 300 indirects et induits viennent s’ajouter aux 800 déjà annoncés, portant le total à 1500 emplois. Pour l’ensemble du Canada, ce chiffre monte à 1900.
Daniel Nadeau, porte-parole de MYM pour le Québec, vient préciser : « Le nombre d’emplois à temps plein ne varie pas. C’est-à-dire les 400 emplois qui sont dans nos serres, on en reste là. C’est juste que ça crée beaucoup plus d’emplois ou ça a plus d’effets dans la région de l’Estrie qu’on l’avait supposé. »

Ces emplois supplémentaires sont les répercussions indirectes et induites du projet. Par indirectes, l’étude entend « la production, l’emploi et le revenu survenant dans d’autres entreprises et industries de la collectivité », tandis que les emplois induits englobent les effets entrainés par les dépenses des ménages des employés qui travaillent au projet dans l’économie locale.

Trois phases de développement
Les chiffres avancés lors de la conférence de presse ne seront valides qu’une fois la pleine capacité atteinte, soit pour 2020. Entretemps, le projet de Weedon, qui porte le nom de CannaCanada, amorcera graduellement ses activités.

Pour cette année, la phase 1 prévoit déjà une aire de production de 27 870 m2 pour une production d’environ 28 500 kg de cannabis médical. Toutefois, aucune infrastructure n’est encore en place. « Nous pensons que d’ici la fin de l’été, on va commencer à construire nos serres de cannabis à Weedon », prévoit Daniel Nadeau.
La phase 2 de 2019 viendra doubler l’aire et la capacité de production avec 55 740 m2 d’aire et environ 57 000 kg. La troisième phase, prévue pour 2020, verrait une stabilisation de sa production avec 139 355 m2 répartis en 15 serres et environ 145 000 kg de cannabis médical mis en vente. D’ici 2021, CannaCanada générerait alors des ventes de 1,275 G$, un bénéfice de 650  M$ en plus d’être l’un des plus importants centres du genre au Canada.

Un projet porteur d’espoir
Le maire de Weedon a déclaré que « ce projet est une occasion privilégiée pour Weedon et la MRC du Haut-Saint-François de renouer avec une vitalité économique renouvelée et de freiner la dévitalisation qui gagne ce coin de la région. Je suis heureux de la présence de ce projet chez nous et notre population est totalement derrière les promoteurs de ce dernier. »

Pour Francis Bouchard, coauteur de l’étude d’impact économique du projet Weedon, la prévision des 1900 emplois directs et indirects à l’échelle du Canada « vient démontrer non seulement la fiabilité, mais le conservatisme des chiffres avancés par les promoteurs » au départ.

Le projet CannaCanada consiste à construire 15 serres de cannabis à des fins médicinales à Weedon ainsi qu’un bâtiment multifonctionnel comprenant des centres de recherche, de formation et d’interprétation du cannabis et du chanvre. La construction des installations s’élèvera à 208 M$.

Quelques ombres au tableau
Malgré ces bonnes nouvelles, MYM Nutraceuticals n’a toujours pas reçu l’autorisation de la part de Santé Canada pour mener ses opérations. Une demande officielle a été déposée en juin 2017. Depuis, le processus suit son cours. Là-dessus, Daniel Nadeau se montre confiant : « Il y a trois phases. On arrive à la troisième. Mais ça, ça ne nous préoccupe pas vraiment. Ça s’en vient. »

De même, quelques questions furent soulevées lorsqu’il fut dévoilé que l’agent de développement de Weedon, Fabian Garcia, était à la fois employé de MYM Nutraceuticals et de la Corporation de développement économique de Weedon. M. Garcia dit occuper ces deux fonctions parce que la municipalité et la partie privée ont établi un « partenariat inédit », comme le rapportait récemment un article paru dans Le Devoir.

Journée Natalie Champigny, un événement qui va en grandissant

La huitième édition de la Journée Natalie Champigny se tiendra le 3 mars prochain. Pour l’occasion, Michel Champigny, frère de la disparue et organisateur, espère passer le cap des 100 000 $ amassés depuis le début de l’événement caritatif.

« Quand ma sœur était malade, on a voulu compléter ce qu’elle n’avait pas eu le temps de terminer à son école », explique M. Champigny. « Son rêve, sa passion, c’était d’aider les jeunes élèves en difficulté. » C’est ainsi qu’a débuté dès 2010 l’implication du conseiller municipal d’East Angus dans ce qui allait devenir la Journée Natalie Champigny.
Alors qu’elle était hospitalisée, Natalie Champigny répétait à ses proches que lorsqu’elle recevrait son congé, elle irait terminer le projet de renouvellement de la bibliothèque de l’école Princess Elizabeth à Magog, où elle était enseignante. Le printemps suivant son décès, son frère Michel s’est allié à son ami Yves Vachon, de Céramique Vachon à Ascot Corner, afin d’amasser des dons une première fois. « Cette année-là, on s’était dit : “Si on ramasse 1000 $, on va être contents.” » Ceux-ci ont donc sollicité dix donateurs à 100 $ et tenu un souper ayant réuni 28 convives. Cette année, l’objectif est de 200 personnes. Au final, la première année, Michel Champigny et ses proches ont récolté 3500 $.
Face au succès grandissant des collectes de fonds, la Journée Natalie Champigny s’associe à la Fondation Christian Vachon, dont les valeurs sont très près de celles de la défunte, par son implication dans les écoles. C’est aussi à ce moment que Michel Champigny fait le choix de redistribuer les sommes amassées au niveau local.

L’édition 2018
Dans le Haut-Saint-François, ce sont huit établissements primaires qui bénéficieront des retombées de la journée : Saint-Camille et Cookshire Elementary à Cookshire-Eaton, des Trois-Cantons à Saint-Isidore-de-Clifton, du Parchemin à East Angus, Notre-Dame-de-Lorette à La Patrie, Pope Memorial à Bury, Saint-Paul à Scotstown et Sawyerville Elementary. L’aide offerte aux élèves défavorisés de ces écoles inclut des déjeuners, du matériel scolaire et des activités gratuites.

La Journée Natalie Champigny 2018 débutera avec des activités plein air entre 11 et 16 h à la jonction des routes 214 et 108, à Bury. Il sera possible d’y faire de la randonnée en sentiers (à pieds ou en raquettes), de tester deux fat bikes (gracieuseté de Bicyclettes Claude Chabot) et de se promener en calèche. Pour se remplir la panse, les gens présents pourront déguster poisson fumé, soupe et tire sur la neige.

Sur l’heure du souper, les activités se déplacent à la salle Guy-Veilleux, à Cookshire-Eaton, pour un souper spaghetti. Le repas sera suivi d’une soirée dansante au cours de laquelle on assistera au retour du chansonnier Guy Poirier. Tout au long de cette soirée, plusieurs tirages auront lieu. Le grand prix est une paire de billets pour un match des Canadiens de Montréal. Autrement, une trentaine de certificats-cadeaux utilisables dans les commerces de la région seront distribués. Il est possible de n’assister qu’à la danse suivant le souper. Un service de bar sera tenu par le Club Lions East Angus. Comme près de 200 personnes sont attendues, il faut réserver sa place en communiquant avec M. Champigny en composant le 819 832-4948.

Outre la journée comme telle, l’équipe derrière l’événement Natalie Champigny ramasse également les dons par le biais d’une loterie, dont les quelque 1500 billets au cout de 2 $ sont présentement en circulation. Des reçus d’impôt sont remis pour les dons supérieurs à 20 $.

« L’activité est toujours grandissante. Notre sœur serait vraiment fière de voir que son rêve continue », conclut Michel Champigny.

Réseaut'elles

Ateliers notariés pour elles

Le Centre des Femmes du Haut-Saint-François La Passerelle tient jusqu’à la fin mai une série d’ateliers mensuels présentés par les notaires Patricia Fontaine, Julie Roberge et Mélissa Morin de Grondin Guilbeault Fontaine, à Cookshire-Eaton. Les thématiques abordées toucheront le testament, le mandat d’inaptitude, les différences entre l’union de fait et le mariage ainsi que la séparation.

« On a mis en place une activité qui s’appelle Réseaut’elles et dans le cadre du Réseaut’elles, on a décidé de faire des thématiques. Donc, les femmes viennent à un diner-causerie avec nous », explique Virginie Bernier, intervenante à La Passerelle.
Sa collègue Andrée Larrivée acquiesce : « Avec la mise en place du milieu de vie, on trouvait ça important de favoriser le réseau des femmes du Haut-Saint-François. Mélissa et Patricia nous ont offert de traiter de thèmes qui touchent les femmes. Donc les jeudis, une fois par mois, de façon très conviviale, on aborde différents thèmes. »

Le testament
La prochaine rencontre prévue se déroulera ce jeudi midi dès 11 h 45 et traitera du testament. « C’est un thème qui touche les femmes parce que c’est se protéger soi, mais aussi nos proches dans le cadre d’un décès », relate Andrée Larrivée.
En cours d’atelier, « on voulait peut-être essayer une formule vrai ou faux pour lancer la discussion », envisage Me Patricia Fontaine. « De cette manière, on voudrait essayer de cibler les questions qui reviennent le plus souvent. Au lieu de seulement donner de l’information, il y aurait une interaction. »

Les intervenantes présentes admettent que beaucoup de gens repoussent leur testament, soit par déni, peur ou faux sentiment de sécurité. « Mais quand on leur dit ce que ça donne s’ils n’en font pas, ils ont plus peur de la réalité ! », ajoute Me Mélissa Morin.

Le mandat d’inaptitude
Le thème abordé lors de l’atelier du jeudi 29 mars sera celui du mandat d’inaptitude. « Il y en a beaucoup qui savent que c’est un document important, mais qui ne savent pas ce que ça amène », précise Me Morin. « Quand on leur dit, elles voient plus l’importance. »
« Donc, on va démystifier ça et faire une parenthèse sur ce qui se passe quand on n’en a pas, c’est quoi les régimes publics, la curatelle », explique Me Fontaine. « Et on va surement être amenées à discuter des nouvelles dispositions sur la fin de vie, les directives médicales anticipées et tout. Personnellement, je dis toujours aux gens qu’un mandat en cas d’inaptitude, c’est plus important qu’un testament. »

Union libre ou mariage ?
Les différences entre l’union libre et le mariage seront expliquées lors du diner du jeudi 26 avril. « Certaines personnes vont croire que, parce que ça fait 30 ans qu’elles sont avec quelqu’un ou qu’elles ont des enfants ensemble, c’est comme si elles étaient mariées », donne en exemple Me Mélissa Morin. « Il y a des gens qui se marient à l’église, sans aller voir un conseiller juridique. Ils ne savent pas ce que ça a comme implications. L’implication légale de se marier, il y a quand même quelque chose rattaché à ça. Le patrimoine familial, il n’est pas là quand on n’est pas mariés. »
En 13 ans de pratique, Me Patricia Fontaine dit pouvoir compter sur les doigts d’une main le nombre de contrats de mariage qu’elle a faits. Dans un tel cas, c’est la loi qui tranchera en cas de séparation.

La séparation
Le dernier atelier, prévu le jeudi 24 mai, portera sur la séparation. « Ça va être très orienté sur la séparation à l’amiable », précise Me Fontaine. « Depuis un an, la loi a changé et les notaires peuvent faire des divorces conjoints. Donc, si ce n’est pas contesté, le notaire peut le faire. »

Les Réseaut’elles sont ouvertes à toutes les femmes du Haut-Saint-François, de même qu’aux représentantes des organismes communautaires et partenaires. Nul besoin d’être membres. L’accès est gratuit et un repas de pizza sera offert. Il est donc préférable de s’inscrire au préalable. Comme La Passerelle offre une présence en milieu de vie de 10 h à midi les jeudis, il est possible d’arriver avant le début des ateliers, prévu à 11 h 45.
Comme il s’agit de rencontres conviviales et non rigides, celles-ci n’ont pas de durée déterminée. Si des questions demeurent en suspens, les notaires restent sur place pour éclairer l’assistance.

La première thématique Réseaut’elles portait sur l’achat d’une propriété et s’est déroulée le 25 janvier dernier. L’activité avait réuni une douzaine de femmes. Selon la réception de ces diners-causeries, d’autres ateliers thématiques pourraient être développés, peut-être en soirée pour accommoder les travailleuses.

Coupe Québec 4 de biathlon

La quatrième coupe provinciale de biathlon de la saison s’est déroulée au début du mois à La Patrie. L’événement a attiré 80 biathlètes le samedi et 102 le dimanche, ceux-ci provenant de toutes les régions du Québec. De même, une armée de 80 bénévoles, formée de Patriens et de parents de concurrents, a veillé à la bonne marche de l’événement.

« Ça s’est très bien passé », lance d’entrée de jeu le chef de compétition de Biathlon Estrie, Daniel Harvey. La fin de semaine d’épreuves de la Coupe Québec 4 a débuté le vendredi 2 février avec l’arrivée des athlètes et l’entrainement officiel. Les coureurs s’étaient inscrits dans différentes catégories (senior, junior, maitre, benjamin). Les plus jeunes d’entre eux avaient 5-6 ans.

La journée du samedi était dédiée aux épreuves de sprint sur des distances variant entre 2 et 10 km. Dans cette épreuve, les compétiteurs s’élancent sur la piste individuellement par intervalle. Ceux-ci effectuent deux arrêts au champ de tir, l’un en position debout et l’autre, allongé au sol. Lorsqu’une cible est ratée, le coureur effectue une boucle de pénalité sur une partie du circuit spécialement aménagée.

Le dimanche se déroulaient les épreuves de poursuite. Toujours à intervalle, les biathlètes prennent le départ sur le circuit en fonction de leur résultat obtenu la veille lors du sprint. Si un coureur réussit à dépasser son adversaire, ce dernier est automatiquement éliminé. Réussir à réunir 102 compétiteurs lors de cette journée était en soi une victoire. « Notre record est de 120 pour une journée », relate Daniel Harvey.

Le biathlon étant un sport nécessitant plus d’officiels que d’autres disciplines, M. Harvey remercie grandement l’armée de bénévoles ayant donné leur temps à la coupe. « Il y a des gens dans les pistes, au stand de tir, au loop de pénalité, en plus de ceux qui sont au stationnement ou pour donner la nourriture. À 80, on est capables de rouler. Comme ça, chacun peut se concentrer sur une tâche au lieu d’en faire en double. Ça réduit les chances d’erreur. »

Véronique Joseph-Charron est l’une de ces mères bénévoles venues encourager sa fille en plus de vérifier les tirs effectués par les athlètes. Partie de Sherbrooke avec son conjoint et leurs autres enfants, Mme Joseph-Charron en était à sa première expérience en tant qu’officielle. Sa fille, Meryka Labrecque, âgée de 13 ans, est récemment passée du patin artistique au biathlon.

« Ma fille rêve d’aller aux Olympiques, mais la carrière d’une patineuse se termine relativement jeune, vers 24 ans. Un jour, on est tombées par hasard sur une vidéo de biathlon sur YouTube. Dans la discipline, les carrières sont plus longues. Meryka s’est qualifiée en septembre 2017 et a décroché des premières places depuis ! »
Mérite sportif de l’Estrie

À peine trois jours après la Coupe Québec 4, le mercredi 7 février, se tenait la 37e édition du Mérite sportif de l’Estrie, organisée par le Conseil Sport Loisir de l’Estrie. Les biathlètes jumelles Charron de La Patrie ont toutes les deux remporté un Victor, nom de la récompense du gala. Sandrine Charron a été nommée entraineure par excellence de l’année, alors que sa sœur Érika a remporté les honneurs en tant que bénévole de l’année.
Les deux sœurs sont entraineures au Centre Biathlon Estrie de La Patrie.

L’école Saint-Paul reçoit 1600 $

L’école primaire Saint-Paul de Scotstown a vu deux de ses projets être récompensés par un prix de la Fondation Desjardins. Les 23 jeunes de l’établissement ont reçu 1600 $ au total pour la réalisation des projets Collation et Semences.

Le projet Collation a pour but de favoriser les saines habitudes de vie et de permettre aux enfants de l’école d’avoir accès à des collations santé tout au long de l’année. Ces mets sont cuisinés par les élèves afin de leur faire découvrir de nouveaux aliments. Un prix de 1000 $ a été alloué au projet.

Caterina Maillé, enseignante aux niveaux 1 à 3 à l’école Saint-Paul, explique la genèse du projet Semences : « Nous souhaitions commencer un projet de semences à l’intérieur de l’école dans le but de cultiver des légumes variés au jardin de l’école et de les offrir aux familles durant l’été. » Grâce à un éclairage adapté, les élèves s’occupent de cultiver dès le mois de mars des pousses de tomates, poivrons, fines herbes et fleurs. Par la suite, ils s’occupent entièrement de l’entretien de celles-ci. Semences s’est mérité une bourse de 600 $.

Les Prix #FondationDesjardins permettent aux intervenants des milieux scolaires et communautaires du Québec et de l’Ontario de réaliser un projet avec des jeunes de la maternelle au secondaire. La Fondation a reçu 1127 candidatures cette année desquels 199 ont été élues gagnantes suite à un vote des dirigeants et des employés de Mouvement Desjardins. Nancy Lee, directrice de la Fondation Desjardins, confie  : « Nous avons reçu des centaines de candidatures inspirantes pour des projets innovants, rédigées par des personnes profondément engagées pour la réussite de leurs jeunes. Dans un monde idéal, tous les projets auraient gagné ! »

En Estrie, ce sont 14 projets qui ont été récipiendaires d’une aide financière. Sur le lot, l’école Saint-Paul est la seule à avoir eu deux de ses projets sélectionnés. Au nombre de votes, le projet Semences est arrivé en cinquième position, tandis que Collation se situe en huitième place sur 14.

Danielle Shaink, adjointe à la direction générale à la Caisse Desjardins des Hauts-Boisés, s’est rendue dans l’établissement de Scotstown pour rencontrer le personnel et les élèves. « Lors de la remise des chèques, nous avons eu droit à une rencontre extraordinaire avec deux enseignantes passionnées de leur travail et pleines d’idées pour leur classe. Quelle belle école où se dégage une si belle énergie ! Ce fut un wow pour nous d’avoir le privilège de remettre ces deux prix au nom de la Fondation Desjardins. »

Unis pour les familles

Les Chevaliers de Colomb d’Ascot Corner conseil 11929 ont contribué à l’aménagement d’une chambre familiale au centre d’hébergement sherbrookois de la Fondation québécoise du cancer grâce à une aide financière de 3000 $.

La nouvelle chambre est destinée aux familles dont l’un des parents est atteint de cancer et doit recevoir des traitements au CIUSSS – CHUS Fleurimont. Située à même le site de l’hôpital, l’espace est géré par l’Hôtellerie de l’Estrie, qui est le centre régional de la Fondation québécoise du cancer. Outre le conseil local des Chevaliers de Colomb, la boutique Art de vivre, située à Magog, a également collaboré à l’aménagement de la chambre.

Jacques Langlois et Bertrand Ash, deux membres des Chevaliers d’Ascot Corner, ont piloté les activités de financement en 2016 et 2017. Le premier était à ce moment l’avocat du conseil 11929, alors que le second en était le Grand Chevalier.

« J’avais comme ambition d’aider ceux qui étaient atteints du cancer », relate M. Langlois. « Puis, j’ai connu la Fondation québécoise de cancer. J’ai rencontré la directrice régionale, Myriam Beaulé, et je lui ai demandé “C’est quoi vos besoins ? ” » L’Hôtellerie de l’Estrie avait à ce moment une quinzaine de chambres, mais aucune d’entre elles ne pouvait héberger une famille provenant de l’extérieur de la région et qui souhaitait éviter de faire de la route entre une série de traitements rapprochés. C’est alors que Jacques Langlois et son compatriote Chevalier, Bertrand Ash, ont mobilisé les troupes afin d’amasser 3000 $.

L’aide aux personnes atteintes de cancer était un objectif cher aux deux hommes, M. Langlois se remettant lui-même d’un cancer, alors que M. Ash a perdu sa sœur à cause de la maladie et a un fils qui en a été atteint. Le but du duo est de faire connaitre les différents services de la Fondation par l’intermédiaire de son centre régional de l’Hôtellerie de l’Estrie.

Depuis plus de 35 ans, la Fondation québécoise du cancer est le principal organisme à s’occuper spécifiquement des personnes qui font face au cancer, une maladie qui touche une personne sur deux dans la province.

Forum agricole et forestier du Haut-Saint-François

Le premier Forum agricole et forestier du Haut-Saint-François s’est déroulé samedi dernier à la polyvalente Louis-Saint-Laurent d’East Angus. L’événement a regroupé une centaine de producteurs, d’intervenants et de professionnels du milieu auxquels étaient présentés une dizaine de conférences et tout autant de kiosques d’information. Le constat tiré de la journée témoigne de la vitalité et du grand potentiel de la région, alors que la relève pour l’exploiter se fait rare.

La journée débutait par la prise de paroles des dignitaires présents. Marie-Claude Bibeau, députée de Compton-Stanstead et ministre du Développement international et de la Francophonie, était représentée par son attachée politique, Jacqueline Belleau. D’entrée de jeu, celle-ci reconnaissait que « l’agriculture et la foresterie jouent un rôle très important dans notre belle région rurale. »

Le député de Mégantic, Ghislain Bolduc, tenait également à être présent au forum puisque « la majorité du comté, c’est de l’agriculture et de la foresterie. Dans la MRC du Haut-Saint-François, ça représente 83 % du territoire. Donc, c’est très important de comprendre l’ensemble du plus gros moteur économique que nous avons dans la région. L’industrie forestière est responsable de la moitié des emplois dans le comté. »
Robert Roy, préfet de la MRC, se réjouissait de l’aboutissement du forum. « Quand on a créé le PDZA (Plan de développement de la zone agricole), on était soucieux de l’aide qu’on voulait apporter. Dans le passé, beaucoup de gens étaient déçus de la qualité de la forêt et de l’agriculture qu’on laissait de côté à la MRC. Dans les dernières années, la MRC s’est prise en mains puis a réussi à avancer progressivement. Il y en a qui vont dire que c’est pas assez vite, mais on avance tranquillement. »

Une programmation éclectique
La journée débutait avec la conférence de Yolande Lemire, conseillère senior au Centre de transfert d’entreprise du Québec (CTEQ). La moyenne d’âge des propriétaires en agriculture est de 53 ans. Parmi les propriétaires de PME en transformation agroalimentaire, 35 % n’ont aucune planification de transfert. Certaines de ces entreprises se transfèrent rapidement, alors que, pour d’autres, l’opération peut s’échelonner sur plusieurs années. Mme Lemire donnait donc quelques conseils pour planifier cette étape cruciale de la pérennité d’une exploitation.

Cette première conférence était suivie du témoignage de Lynne Martel-Bégin, qui est actuellement en processus de transfert non apparenté. Celle qui est derrière la ferme Rivière verte, à Bury, avec son conjoint, avait dans un premier temps entamé des procédures pour le transfert apparenté de l’entreprise laitière à son fils Patrick. Celui-ci ayant développé un cancer en 2014, le couple Martel-Bégin a repris les rênes de la ferme en plus de recommencer les démarches de transfert. Cette fois, leur choix s’est arrêté sur une jeune étudiante qui sera diplômée en mai prochain et qui multiplie les séjours à la ferme qui jouxte la rivière Saint-François.
Bernard Lévesque, qui est directeur du Service de comptabilité et de fiscalité (SCF) de l’UPA Estrie, a entretenu l’assistance des spécificités techniques lors de la vente ou du don d’une terre. Pour un propriétaire forestier qui possède un boisé commercial, il est possible de déduire les dépenses engagées pour produire le revenu.

En après-midi, Stéphane Demers, de la coopérative Cultur’Innov, introduisait l’assistance au monde des cultures émergentes et des produits forestiers non ligneux (PFNL). Les nouvelles cultures visant la production de biomasse ou de fibres incluent le chanvre, l’asclépiade et le saule. Une demande grandissante se fait sentir également du côté des petits fruits et des arbres à noix. Au Québec, on retrouve quelque 3000 espèces de champignons, dont une dizaine présente un intérêt commercial. L’Asie est un grand consommateur de ces PFNL.

Nicolas Meagher est le directeur général d’Aménagement forestier coopératif des Appalaches. Selon ses dires, nous en sommes à l’ère 2.0 de la forêt avec sa mécanisation. Le prix du bois est à des sommets qui n’avaient pas été vus depuis 1997, après avoir connu un creux historique vers 2008. Finie l’époque des coupes à blanc qui prennent de 50 à 100 ans pour se régénérer. Les forêts sont désormais aménagées et il est de nouveau rentable de les exploiter sans les mettre en danger. La possibilité de production annuelle régionale est de 1,8 million m3, ce qui représente 2,6 % du territoire. Les récoltes en 2017 sont évaluées à 0,83 million m3. Il y a donc place pour plus de production sans affecter l’environnement.

La relève présente
Mathieu Garceau-Tremblay, brasseur de la future microbrasserie 11 comtés, était l’une des cent personnes présentes au forum. D’ici un horizon de cinq ans, l’établissement souhaite n’incorporer aucun produit étranger dans ses recettes. M. Garceau-Tremblay a donc profité de l’occasion pour approcher quelques producteurs. « Le produit qu’on va mettre en bouteille, on veut que ça goute ici, que ce soit les saveurs de notre région. » Du côté des petits fruits émergents, la cerise griotte pourrait être un exemple d’un ingrédient local venant « mettre en saveur le Haut-Saint-François et contribuant à l’économie circulaire. »

Le comité organisateur s’est montré satisfait de l’affluence et de la participation des gens au forum. On aurait toutefois espéré une plus grande participation du public et des producteurs. Suite à ce premier rassemblement, d’autres activités seront annoncées dans un futur proche.

Soixante élèves de Bury transférés à Scotstown

Une soixantaine d’élèves du primaire résidant à Bury fréquenteront l’école Saint-Paul à Scotstown, dès la prochaine rentrée scolaire. Le transfert a été entériné lors du dernier conseil des commissaires tenu le 31 janvier dernier à l’école du Parchemin, à East Angus.

Une trentaine de parents d’élèves s’étaient déplacés dans les locaux de la Commission scolaire des Hauts-Cantons (CSHC) pour assister à la séance. La grande majorité provenait de Bury, mais quelques-uns d’entre eux étaient des parents d’enfants fréquentant l’école Saint-Paul de Scotstown, venus vanter les mérites de leur localité.

Les démarches précédant le conseil
Depuis novembre dernier, Annie Duhaime et Lisa Yargeau-Dubé ont multiplié les démarches afin d’éviter que ne soient déplacés leurs enfants à cause de la surpopulation étudiante de l’école du Parchemin. Les mères ont obtenu l’appui du conseil d’établissement de l’école primaire, ainsi que celui des municipalités de Bury et d’East Angus. En plus de leurs appuis, elles ont remis copie aux commissaires de la pétition pour laquelle 420 signatures ont été recueillies.

Pendant la période de questions du public, Annie Duhaime a livré un plaidoyer d’une quinzaine de minutes détaillant les raisons pour lesquelles elles et les parents présents s’opposaient au transfert de leurs enfants en direction de Scotstown. « Nos enfants, c’est pas des statistiques », a-t-elle lancé d’une voix tremblotante. Mme Duhaime a enchainé avec sa demande au conseil : « Tout ce qu’on voudrait pour le moment, c’est une année de répit. Cette année-là, on veut qu’elle serve à évaluer les solutions possibles et acceptables pour les citoyens de la municipalité de Bury. »

Suite à sa prise de parole, Yves Gilbert, président de la CSHC, a demandé un huis clos qui a duré une vingtaine de minutes. Au retour en salle, M. Gilbert a lu la résolution : « Considérant la surpopulation de la clientèle actuelle et future du Parchemin, le statu quo n’étant pas possible [et] considérant la nécessité de conserver la vitalité de l’école Saint-Paul de Scotstown […] », avant de proposer le vote sur le changement des critères d’inscription des élèves de l’école du Parchemin. À l’unanimité, les commissaires ont voté en faveur de la proposition de modification des bassins d’inscription de l’école primaire d’East Angus, expulsant de facto une soixantaine d’élèves établis à Bury.

La suite des choses
Cette décision du conseil des commissaires intervient juste avant la période d’inscription des élèves à l’école du Parchemin pour l’année scolaire 2018-2019, qui se tiendra du 19 au 23 février.
Suite à sa décision, la CSHC travaillera à « l’aménagement d’un service de garde à l’école de Bury [Pope Memorial] pour accommoder les parents. » La commission scolaire offre aussi « la possibilité de permettre aux élèves de 5e et 6e années du primaire pour l’année 2018-2019 de terminer leur parcours à l’école du Parchemin. Toutefois, les parents de ces élèves devront en assumer le transport. » Une mère de Bury évaluait à 5000 $ les frais qu’elle devrait débourser pour continuer à envoyer son enfant à East Angus.

Des réactions
Peu après le résultat du vote, la majorité des parents présents ont quitté la salle de réunion, certains en exprimant de vive voix leur désaccord. Un père s’est demandé tout haut « Pourquoi est-ce qu’on s’est déplacés ce soir? » Les instigatrices de la pétition, Mmes Duhaime et Yargeau-Dubé, étaient bien entendu déçues de l’issue de la soirée.

Walter Dougherty, maire de Bury, a assisté à la réunion du conseil des commissaires. Ayant déjà fait de la suppléance dans les écoles, celui-ci avait quelques questions à adresser aux commissaires lors de la seconde période de questions. Selon son expérience, un bas ratio d’élèves par professeur était favorable à l’apprentissage. L’école du Parchemin étant surpeuplée et l’école Saint-Paul de Scotstown n’accueillant présentement que 23 élèves, il cherchait à savoir si les élèves de Bury seraient mieux encadrés une fois rendus sur place. À cela, les commissaires n’ont pas été en mesure de fournir une réponse au maire.
Aux yeux de M. Dougherty, la solution idéale serait que l’actuelle école anglophone Pope Memorial de Bury soit convertie en école bilingue pouvant accueillir les jeunes de son propre territoire. À ce sujet, le maire cite l’exemple de l’école secondaire Massey-Vanier à Cowansville, qui accueille des élèves francophones de la Commission scolaire du Val-des-Cerfs, de même que des élèves anglophones d’Eastern Townships School Board sur un même site.

Le maire de Scotstown, Dominique Boisvert, se réjouit de l’afflux d’une soixante d’élèves supplémentaires à l’école Saint-Paul, ce qui viendra quadrupler la population étudiante de l’établissement. « Je comprends la déception des parents de Bury. Tout de même, je crois que, une fois cette déception passée, ce transfert pourrait être une agréable surprise pour les élèves et les parents. » M. Boisvert vante la qualité de l’encadrement scolaire offert à Scotstown.

Laisser déneiger pour rester protégé

Le ministère des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports (MTMDET) et les contrôleurs routiers de la Société de l’assurance automobile du Québec tenaient récemment une activité de sensibilisation portant sur le partage de la route avec les véhicules de déneigement. La démonstration a eu lieu au centre de services du MTMDET de la rue Craig Nord, à Cookshire-Eaton.

Comme l’expliquait la conseillère en communication au MTMDET, Dominique Gosselin, l’intérêt de présenter un tel message au milieu de la saison plutôt qu’au début réside dans le fait que l’hiver peut s’étirer encore longtemps. « Aussi, les gens semblent mieux comprendre alors que l’hiver est entamé et qu’on est en plein dedans. »

À l’aide d’accessoires de marquage au sol installés autour d’une déneigeuse, l’activité a permis de démontrer l’imposante dimension des angles morts pour le conducteur d’un tel véhicule. De plus, une grande partie du travail de ces conducteurs se déroule en période de tempête ou de précipitation de neige, ce qui restreint davantage la visibilité. Il est donc important de redoubler de prudence en présence d’un véhicule de déneigement.

Mme Gosselin ajoute qu’« on est peut-être mieux placés derrière la déneigeuse qu’en avant, parce que devant, justement, l’opération est en cours, donc la chaussée n’a pas été encore déneigée. Patience et prudence, c’est les mots d’ordre. »

En Estrie, ce sont 2800 km de routes qui sont déneigés par une flotte de 130 camions. Ceux-ci sont répartis dans les six centres de services du MTMDET à Cookshire-Eaton, Magog, Sherbrooke, Lac-Mégantic, Shefford et Richmond.

Des conditions de travail difficiles
Rock Beaudet est le chef des opérations du centre de services de Cookshire. Il parle d’une situation fréquente sur « les routes où on a deux voies à déneiger dans le même sens, comme la route 112 à Ascot Corner, qui est très, très passante. La déneigeuse lorsqu’elle travaille dans la voie rapide [de gauche], déploie son aile [pelle] de droite et empiète dans la deuxième voie. Certaines collisions surviennent sur ce côté parce que certains automobilistes tentent de dépasser par la droite. Ce n’est pas le temps de faire une telle manœuvre dans ces situations-là. On ne peut pas déneiger à très grande vitesse. »

À ce sujet, Éric Hugron, directeur du Service de l’Estrie de Contrôle routier Québec, renchérit. « Quand on arrive en arrière d’une déneigeuse qui roule à basse vitesse, les gens ont tendance à faire des manœuvres dangereuses ou à suivre de trop près, puis à ce moment-là, ils disparaissent complètement du champ de vision du conducteur. »

Pourtant, les véhicules du ministère sont équipés de miroirs convexes (ou sphériques), qui donnent à leur conducteur une meilleure vision. M. Hugron en profite pour élargir la notion de prudence alentour de tout véhicule lourd, car « ces miroirs ne sont pas obligatoires pour eux. »

Christiane Bertrand est conductrice de déneigeuse au centre de services de Cookshire. En 17 ans de carrière, celle-ci a déjà eu une collision avec un automobiliste. « Les gens sont pressés. Ça dépasse à droite, ça dépasse à gauche. Des fois, c’est les deux bords en même temps. Nous, on prend à peu près une voie et demie. » Son conseil serait « de partir cinq minutes plus tôt et aller moins vite. Si on est sur le chemin, c’est parce que les routes sont dangereuses. »

Conseils de sécurité aux usagers de la route
– Éviter de se trouver dans l’angle mort d’une déneigeuse et porter attention aux clignotants.
– Conserver une distance sécuritaire avec les camions de déneigement et les autres véhicules.
– Adapter sa conduite aux conditions météorologiques et routières.
– Planifier ses déplacements en consultant Québec 511 pour l’état du réseau routier.
– Déneiger son véhicule afin d’avoir une bonne visibilité.

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Chaleur humaine au cœur de l’hiver

La huitième édition de RURART se tiendra les 16 et 17 février prochains sur le site de la ferme La Généreuse. Sous la thématique de la chaleur humaine au cœur de l’hiver, l’événement présentera un total de huit artistes en plein air.

Au fil d’un sentier, le public découvrira les talents d’Allan Hurd (musique), Annie Lévesque (textile), Claude-Andrée Rocheleau (danse-musique), Hélène Routhier (peinture sous zéro), Nadia Cicurel et Salim Hammad (théâtre d’ombre et marionnettes), Marie-Noëlle Doucet-Paquin (conte) et Amélie Lemay-Choquette (peinture sur verre). La majorité des artistes sont établis à Montréal, outre Mme Rocheleau, qui vit à Sherbrooke, et les deux femmes derrière Rurart, Mmes Lemay-Choquette et Doucet-Paquin, qui vivent à Cookshire-Eaton.
L’événement se déroulant beau temps, mauvais temps, le public est invité à se vêtir en fonction des aléas de Dame nature. Il sera aussi possible de se réchauffer auprès d’un feu de joie autour duquel seront servis breuvages et collations. La première présentation débute le vendredi 16 février à 17 h, tandis que la seconde sera le lendemain, samedi 17, à 17 h. Le cout d’entrée est de 20 $ par adulte et 12 $ par enfant. Il est possible de se procurer des billets le soir même de l’événement ou en ligne au www.rurart.ca. La ferme La Généreuse est située au 540, chemin Labonté à Cookshire-Eaton. Pour les amateurs de plein air, plus de 4 km de sentiers aménagés et accessibles au ski de fond et à la raquette. Il s’agira de la seconde édition hivernale de RURART après celle de 2016.

Beaucoup de pain sur la planche au brunch des élus

La Chambre de commerce du Haut-Saint-François avait convié les maires et conseillers de la MRC à son traditionnel brunch de début d’année. L’événement mobile avait lieu au Centre culturel de Weedon et était le moment pour les élus de faire le point sur la dernière année et de partager les objectifs de la prochaine. Près d’une centaine de personnes avaient répondu à l’appel. Sur un total de 14 municipalités, il ne manquait que les représentants de Lingwick, Newport, Chartierville et Westbury.

Ascot Corner
À Ascot Corner, 1,24 M$ ont été investis dans la réfection de rues visant le développement immobilier du Projet Québécois, près du parc Goddard. Des radars de vitesse ont été installés aux entrées de la municipalité dans le but de ralentir les automobilistes. Les projets pour l’année 2018 sont d’envergure, avec la construction d’un garage municipal et d’une nouvelle caserne de pompiers, un projet s’élevant à 2,3 M$. Les parcs Pomerleau et Goddard devraient finalement être reliés par piste cyclable, après plusieurs années de travaux.
Bury
Le maire de Bury, Walter Dougherty, était fier de dire que la municipalité était complètement bilingue depuis les deux dernières années dans ses services offerts aux citoyens. Grâce à l’usage de l’anglais à l’Hôtel de Ville, Bury a pu se doter d’une niveleuse en provenance de la Saskatchewan pour un cout inférieur de 51 000 $ par rapport à la plus basse soumission au Québec. Pour l’année 2018, le Centre communautaire du Manège militaire a maintenant une cuisine rénovée, juste à temps pour le brunch de la Saint-Valentin du dimanche 11.

Cookshire-Eaton
Sylvie Lapointe, la mairesse de Cookshire-Eaton, a présenté un résumé des trois secteurs de la ville. À Johnville, 1,2 M$ ont été investis pour une nouvelle salle communautaire, dont 795 000 $ provenaient de subventions. La Ville est aussi en repérage pour l’autorisation de construction sur 80 terrains situés au cœur du secteur et dont les premiers seraient prêts dès la fin de l’année. La nouvelle station d’épuration aura nécessité des investissements de l’ordre de 2,4 M$. À Cookshire, la construction de la Brasserie 11 comtés a attiré des investissements de 3 M$. Pour chacun des trois secteurs (incluant Sawyerville), des jeux d’eau à 200 000 $ l’unité seront installés et 1,2 M$ ont été alloués pour la réfection de rues.

Dudswell
Mariane Paré, nouvelle mairesse de Dudswell, a souligné le vent de renouveau qui a soufflé sur le conseil municipal avec l’arrivée de six conseillers en novembre dernier. La parité est atteinte avec trois femmes et trois hommes. « Présentement, on est en mode écoute avec nos citoyens. On est en train de faire une consultation publique. Après, on va se regrouper pour faire une planification stratégique pour les trois années. »

East Angus
Lyne Boulanger, mairesse d’East Angus, a présenté les projets 2018 de la ville. Pour une sixième année, East Angus assurera une présence au salon Expo Habitat Estrie. La mise en place de la collecte du compost se fera sur tout le territoire de la ville dès le mois de juin. Mme Boulanger souhaite améliorer la desserte médicale; la ville étant maintenant sans médecin depuis deux ans. La construction de la mini-urgence à Cookshire-Eaton aidera en ce sens.

Canton de Hampden
Bertrand Prévost, maire de Hampden, mentionne que la municipalité travaille « de concert avec ses voisins dans différents projets visant à améliorer le bien-être des citoyens et à garder son milieu bien vivant. » Il cite entre autres la participation active au comité de la Contrée du Massif Mégantic et le développement conjoint avec Scotstown et la MRC du parc du Marécage des Scots.

La Patrie
Lors de son entrée en poste, la mairesse Johanne Delage s’est aperçue du travail essentiel effectué par les bénévoles dans la municipalité. « Sans eux, la municipalité ferait faillite. Les bénévoles font le succès de La Patrie. » C’est dans cette veine qu’une première soirée de reconnaissance des bénévoles aura lieu le 21 avril prochain. Lasse d’entendre les gens de l’extérieur demander « C’est où, La Patrie ? », la mairesse s’est donné comme défi de revitaliser les secteurs touristique et économique de la municipalité.

Saint-Isidore-de-Clifton
Le maire Yann Vallières a fait part de quelques avancées de la municipalité. Parmi elles, notons l’aboutissement de la réfection du parc-école l’automne dernier, un projet ayant nécessité des investissements de plus de 100 000 $ au total en provenance du milieu et de la commission scolaire. Jusqu’à tout récemment, plus de 50 % des installations septiques du territoire étaient déficientes. Depuis le début d’une mise à niveau le printemps dernier, déjà 25 % d’entre elles sont complétées. La municipalité a fait l’acquisition du Centre communautaire pour le transformer en centre de plus de 500 places pouvant accueillir des événements majeurs.

Scotstown
La Ville sort d’une année de célébrations de son 125e anniversaire de fondation. Déviant de la formule habituelle de bilan et d’objectifs, le maire Dominique Boisvert a profité de sa tribune pour lancer un vibrant plaidoyer en faveur de l’occupation du territoire rural, dans la foulée de la réticence de certains parents de Bury à voir leurs enfants transférés vers l’école Saint-Paul.

Weedon
Il y a quatre ans, la municipalité de Weedon mettait sur pied sa démarche stratégique de développement durable. Le maire Richard Tanguay a présenté les divers projets qui incluent un quartier intégrant l’énergie solaire. Il ne pouvait passer à côté du méga projet de cannabis médicinal. De l’ordre de 200 M$, celui-ci pourrait créer jusqu’à 400 emplois directs et 800 indirects. Outre le cannabis, la présentation offerte par l’entreprise MYM Nutraceuticals mentionnait également la production du chanvre. Les installations finales comprendraient des centres d’interprétation et de formation. Le chantier débutera entre le printemps et l’été.

Une 2e rencontre qui incite à l’action pour Énergie jeunesse HSF

La deuxième grande rencontre d’Énergie jeunesse HSF se tenait le 30 janvier dernier à la salle Guy-Veilleux de Cookshire-Eaton. Alors que la semaine de prévention du suicide bat son plein (du 4 au 10 février), le thème de la journée était celui de la santé mentale et du suicide. Comme le mentionnait Myrthô Ouellette, coordonnatrice à HSF Fou de ses enfants, « on cherche à remplacer les “on pourrait faire ça” par des “nous allons faire ça”. »

Une quarantaine d’intervenants et de professionnels d’organismes communautaires de la région s’étaient réunis. Parmi eux, on retrouvait deux policiers de la SQ et M. André Lachapelle, directeur de la Cité-école Louis-Saint-Laurent.

Quelques statistiques
La prévalence des troubles mentaux chez les 1 à 17 ans est plus élevée sur le territoire du Haut-Saint-François (12,4 %) comparativement à la région de l’Estrie (10,6 %) et à l’échelle de la province (9,1 %). De même, le soutien social dans la famille est plus faible dans la MRC (70 % chez les filles et 73 % chez les garçons) que la moyenne québécoise de 75 %.

En l’espace de quatre ans, le nombre d’appels logés au centre de prévention du suicide JEVI Estrie a plus que doublé, passant de 4 733 en 2011-2012 à 11 438 en 2015-2016. Les dynamiques familiales et scolaires sont les deux raisons principales des pensées suicidaires chez les jeunes.

Depuis 2013, à la polyvalente Louis-Saint-Laurent, ce sont deux élèves et un parent qui se sont suicidés, les trois étant des hommes. Malgré tout, on note une diminution du suicide chez les jeunes de moins de 18 ans de la région.

Santé mentale et suicide
Par le biais d’une application pour téléphones intelligents, les gens présents à la grande rencontre ont pu déterminer un ensemble de six mots-clés sur lesquels ils auraient à se pencher en groupe afin de trouver des pistes de solutions et d’actions. Les sous-thèmes qui en sont ressortis sont donc : l’accessibilité et la connaissance des services, une communauté soutenante, les périodes de transition (scolaire, adulte), l’accompagnement et le référencement, la gestion des émotions et l’outillage des parents.

L’une des pistes de solution, proposée par Jinny Mailhot, directrice à la Corporation de développement communautaire (CDC), est une alternative à la suspension d’élèves de la polyvalente aux prises avec des difficultés. Sylvain Lessard, directeur du Carrefour jeunesse-emploi (CJE), confirme qu’une telle initiative est en cours d’essai. Ainsi, au lieu qu’un jeune suspendu finisse en congé forcé à la maison, celui-ci est pris en main et peut faire de l’exploration ou des travaux communautaires. M. Lessard parle d’une avenue qui est « porteuse de quelque chose » et que celle-ci est encore en développement.

Agressions à caractère sexuel
La grande rencontre s’était ouverte sur un retour sur les engagements pris lors de la rencontre du 12 octobre dernier qui portait sur les agressions à caractère sexuel. Pour promouvoir des relations égalitaires, la Commission scolaire des Hauts-Cantons s’est engagée à travailler l’usage des mots et des gestes respectueux chez ses élèves par l’entremise de discussions et d’ateliers.

De son côté, le poste local de la Sûreté du Québec avait rendu disponible une conférence sur la cybercriminalité et les médias sociaux. Une personne-ressource avait également été attitrée à un mandat de relations communautaires.

Cette deuxième grande rencontre terminait l’année 2017-2018 d’Énergie jeunesse HSF. Le regroupement sera de retour en octobre prochain pour la première de la saison 2018-2019 qui portera sur la consommation de drogues et d’alcool par les jeunes du Haut-Saint-François.

Une 5e édition bien enracinée pour la Fête des semences de Sawyerville

Si une hirondelle ne fait pas le printemps, la Fête des semences, organisée par le Jardin Communautaire de Sawyerville, est devenue au fil du temps un événement annonçant l’arrivée de la belle saison. La cinquième édition se tiendra le 17 février prochain, de 9 à 16 h 30, au complexe hôtelier Ramana.

Pour Chantal Bolduc, responsable du Jardin Communautaire de Sawyerville, « la Fête des semences a de plus en plus sa raison d’être. C’est un projet qui parle beaucoup de maraichers écoresponsables. C’est dans l’ère du temps de parler de développement durable. »

Sur place, il sera possible de se procurer une variété de semences en provenance de plusieurs producteurs : Semences nourricières (Bishopton), Mycoflor (Coaticook), Terre promise (Ile Bizard) et Les Jardins de la Gaillarde (Sherbrooke).
« On veut fournir de bonnes semences, sans OGM et bio. Des semences qui vont pouvoir atteindre leur plein potentiel, produire de bons légumes, puis des plants qui vont pouvoir se reproduire année après année. Les bons plants, ça part de bonnes semences. Et celles d’ici sont adaptées au territoire aussi », mentionne Mme Bolduc.

Sept conférences
Outre l’achat de semences, la journée sera ponctuée d’une demi-douzaine de conférences. La première d’entre elles portera sur les engrais bio et sera conduite par Renaud-Pierre Boucher, du Centre de formation professionnelle de Coaticook (CRIFA).

Ensuite, l’herboriste-thérapeute Chantal Parent traitera de pharmacie intelligente. « C’est la porte d’entrée vers une plus grande autonomie », estime cette dernière. « C’est avoir à portée de main des plantes et des herbes essentielles indispensables à toute la famille […] et qui apportent une plus grande confiance en nos capacités à se soigner naturellement. »

La conférence d’Yvan Perreault portera sur les fermes forestières et la permaculture. Plus précisément, sa présentation traitera à la fois des légumes, fruits, noix et champignons sauvages qu’il est possible de cultiver dans les espaces naturels délaissés par l’agriculture industrielle. Il offrira aux gens présents une dégustation de différentes noix ainsi que d’une soupe aux champignons.
Sur l’heure du midi, Daniel Labonté, des Jardins des Bocages à Sawyerville, parlera de l’histoire, des propriétés et variétés d’ail. Samuel Tanguay et Jason Lessard, les Maraichers de l’or vert, en apprendront plus au public à propos des fermes biodiversifiées et régénératrices. Yannick Côté, alias le Jardinier déchainé, racontera son parcours et son changement de carrière avant de devenir le producteur maraicher que l’on connait.

Finalement, Lyne Bellemare, de La Terre promise, clôturera la journée avec sa conférence portant sur les légumineuses rares et oubliées au Québec. « Les lentilles, les haricots, les pois chiches et les pois sont excellents pour la santé, mais peu présents dans notre alimentation contemporaine. » Mme Bellemare retracera l’évolution de notre alimentation en remontant aux débuts de la colonie et à l’héritage des premières nations.

Les à-côtés
Dans le cadre de la Fête des semences, le public est invité à prendre contact avec les producteurs locaux présents et réserver leurs produits pour la saison à venir. Certains de ces maraichers offrent la possibilité d’adhérer au système des paniers de légumes.

Les Éco-Créations Shuffle occuperont un kiosque et présenteront leur gamme de produits écologique promouvant le mode de vie zéro déchet avec, par exemple, des sacs étanches, des pochettes à thé et même des tampons démaquillants tous réutilisables.

Des bijoux à saveur agricole seront également disponibles au kiosque de Karine Waltz. Celle-ci utilise des semences artisanales et ancestrales dans la confection de ses pendentifs et pièces uniques.

Les agriculteurs en herbe sont également invités à apporter les semences qu’ils auraient pu récolter s’ils souhaitent les partager avec d’autres. Pour l’heure du diner, divers plats concoctés par l’équipe de bénévoles de la fête seront offerts : soupe, moussaka, taboulé, chili, etc. Le cout d’entrée à l’événement est de 5 $ par personne.

 

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A 5th edition with strong roots

If a swallow does not the springtime make, the Seed Festival organized by the Sawyerville Community Garden has become an event that announces the arrival of warmer days. The fifth edition is planned for Saturday, February 17, from 9 a.m. to 4:30 p.m., at the Ramana Hotel.

Chantal Bolduc, president of the Sawyerville Community Garden, said, speaking in French, «more and more, the Seed Festival has a role to play. It’s a project that has a lot to say about eco-responsible gardens. This is a period of time to speak about durable development.»

At the Festival, it will be possible to obtain a variety of seeds from several different producers: Semences nourricières (Bishopton), Mycoflor (Coaticook), Terre promise (Ile Bizard) and Les Jardins de la Gaillarde (Sherbrooke).
«We want to furnish good seeds, organic and not genetically modified. Seeds that will be able to attain their full potential, produce good vegetables, and plants that will be able to reproduce year after year. Good plants begin with good seeds. And seeds from here are adapted to local conditions, too,» said Bolduc.

Seven Presentations
Besides buying seeds, the day will be punctuated by a half-dozen presentations. The first is about organic fertilizers, given by Renaud-Pierre Boucher of the Centre de formation professionnelle de Coaticook (CRIFA).

Next, herbal therapist Chantal Parent will speak about the intelligent pharmacy. «It’s the doorway to greater autonomy,» Parent said. «It means having essential plants and herbs within reach that are indispensable for the entire family… and which offer greater confidence in our capacity to care for ourselves naturally.»
The talk by Yvan Perreault will deal with forested farms and the permaculture. In particular, he will discuss vegetables, fruits, nuts and wild mushrooms that can be cultivated in natural spaces neglected by industrial agriculture. He will let participants taste samples of different nuts as well as a mushroom soup.
At noon, Daniel Labonté of the Jardins des Bocages in Sawyerville, will speak about the history, properties and varieties of garlic. Samuel Tanguay and Jason Lessard, of the Maraichers de l’or vert, will share information about bio-diversified and regenerative farms. Yannick Côté, aka the Jardinier déchainé or the Unleashed Farmer, will tell about his personal journey and his change of career before becoming the garden producer he is known as today.

Finally, Lyne Bellemare, of La Terre promise, is to close the day with her presentation about rare and forgotten legumes in Quebec. «Lentils, beans, chick peas, and peas are excellent for the health, but not largely present in our contemporary diets.» Bellemare will trace the evolution of our diet, starting with the beginnings of the colonization and the heritage of the First Nations.

The Sidelines
During the Seed Festival, the public is invited to make contact with the local producers who will be present, and reserve their produce for the upcoming season. Certain of these gardeners give an opportunity to join a system offering regular baskets of vegetables.

The Éco-Créations Shuffle will have a kiosk presenting their array of ecological products promoting a «zero waste» lifestyle with, for example, reusable airtight bags, teabags and even cleansing pads.

Jewellery with an agricultural flavour will also be available at Karine Waltz’s kiosk. Waltz uses ancestral and artisanal seeds to create unique pendants and pieces.
Aspiring farmers are also invited to bring seeds they have harvested and share them with others. At lunchtime, a variety of dishes cooked up by the Festival’s team of volunteers will be offered: soup, moussaka, tabbouleh, chili, etc. The entrance fee for the event is $5 per person.

Réveillon à l’école Saint-Paul de Scotstown

C’est avec beaucoup de fierté que les 23 élèves de l’école primaire Saint-Paul de Scotstown ont reçu près de 100 invités lors de leur deuxième diner du réveillon.

Pour cette édition, un menu asiatique était offert aux convives. Les élèves de première à sixième année ont donc été mis à contribution les semaines précédant l’événement pour élaborer 600 rouleaux de printemps, 300 egg rolls, 630 raviolis de soupe won-ton et 100 biscuits chinois. « Le look final des biscuits chinois n’était pas à point, mais le gout était là ! », s’exclame Caterina Maillé, enseignante de 1re, 2e et 3e année. Celle-ci était accompagnée de Janie Larivière, qui s’occupe des niveaux 4, 5 et 6. « Nous, on était les deux professeures qui étaient là pour orchestrer. Mais tout le travail a été fait par les élèves », tenait à préciser Mme Maillé.

Les jeunes ont donc élaboré le menu, cuisiné, décoré la salle, reçu les invités, effectué le service, offert un spectacle et organisé une vente de produits artisanaux ainsi qu’une vente de livres usagés. Parmi les produits vendus, on retrouvait épices, tuques, foulards, cartes de Noël et bijoux. Le tout était complété par une séance de photos gratuite destinée aux familles présentes.

Le projet a pour but de développer plusieurs compétences chez les enfants, que ce soit leur autonomie, leur leadership, leur sens de l’organisation et leur créativité. « Par exemple, lorsqu’on avait une recette de 40 portions, les élèves faisaient les multiplications pour pouvoir servir tout le monde qui allait être présent », explique Caterina Maillé. Au total, 96 personnes étaient présentes lors de l’événement du 22 décembre. « On avait envoyé 110 invitations au total, parce que c’est la capacité maximale de la salle ! », conclut l’enseignante.

Bertrand Ash passe le flambeau du Challenge VTT d’Ascot Corner

La huitième édition du Challenge VTT d’Ascot Corner a récemment eu lieu, fin janvier. L’événement a réuni 108 concurrents et 800 spectateurs. À la fin de la journée de compétitions, Bertrand Ash, président et organisateur des huit premières éditions, a annoncé se retirer de l’organisation des prochains challenges.

Le huitième Challenge VTT a remis 4600 $ en bourses aux participants en plus de remettre une partie des profits à l’Hôtellerie de l’Estrie et La Rose des vents, deux organismes venant en aide aux gens atteints du cancer ainsi qu’à leurs proches.
Une semaine avant la tenue de l’événement, le site de la course, en bordure de la rivière Saint-François, avait été inondé et des blocs de glace s’y étaient accumulés, suite à un redoux des températures. Bien que la piste avait entretemps été dégagée et aménagée, Bertrand Ash attribue la baisse d’achalandage de l’édition 2018 aux conditions précaires. « Ça les a apeurés un peu. On avait du monde de Gatineau, Mirabel, des Laurentides, de 300 km à la ronde, qui s’étaient enregistrés par Internet, mais ils se sont pas présentés. »

Malgré une baisse de participation par rapport à l’année dernière, M. Ash est fier du chemin parcouru par les Challenges en seulement huit années d’existence. « On est partis avec 40 coureurs pour finir avec 139. On a monté, monté, monté. Et on est partis avec 200 spectateurs pour se rendre jusqu’à 1400 spectateurs ! »
L’organisation d’une telle compétition nécessitait jusqu’à 1000 heures de travail, selon les dires de son fondateur, d’où le désir de laisser les commandes à un autre président. Bon an, mal an, les recettes générées par un Challenge variaient entre 18 000 $ et 24 000 $.

Des bénévoles essentiels
Le succès de cette compétition reconnue à l’échelle du Québec passait en grande partie par le travail de plus de 70 bénévoles, que Bertrand Ash tient à remercier profondément. Certains d’entre eux s’impliquaient chaque année depuis le début. C’est en leur honneur que M. Ash tiendra un souper hommage le 10 mars prochain pendant lequel seront remis prix et chèques-cadeaux.

Jean-Paul et Diane Bresse sont deux de ces bénévoles qui étaient présents lors du Challenge tenu le samedi 20 janvier. Le couple, marié depuis plus de 50 ans et résidant à Ascot Corner, était posté à l’entrée du site et accueillait les visiteurs. Jean-Paul Bresse est le cousin de Bertrand Ash, l’organisateur, et souhaitait lui rendre service. Le couple en était à sa première année d’implication en tant que bénévole, « mais on prend notre retraite », annonce tout de go Diane Bresse. « C’est de l’ouvrage ! », complète-t-elle en ricanant. Malgré l’afflux de visiteurs au moment de l’entrevue, M. Bresse se remémore certaines éditions antérieures où le chemin de la Rivière était bordé de voitures stationnées, dont la file s’étirait jusqu’à la route 112.

Les concurrents au Challenge VTT se divisaient en huit catégories : 400 et moins, 450 et plus, deux temps, 4×4, open, side by side, consolation et femmes. Claudia Paradis, de Saint-Rosaire, et Émilie Richard, de Warwick, compétitionnaient dans cette dernière catégorie sur leur Suzuki LTR 450. Les deux en étaient à leur première participation au Challenge d’Ascot Corner. La semaine précédente, elles prenaient part à un autre événement VTT à Saint-Léonard. Les deux amies suivaient déjà leurs copains dans les diverses courses de VTT et ont éventuellement décidé de se présenter en tant que concurrentes.

Avec le départ de Bertrand Ash et de ses proches, l’organisation souhaite trouver un ou des individus prêts à prendre la relève. De son côté, le fondateur n’entend pas chômer pour autant. Outre se remettre en forme, il a déjà en tête diverses activités de collectes de fonds, dont un marche-o-thon, au travers lesquelles il continuera de redonner à la communauté.

Gertrude Champigny, centenaire et propriétaire

En arrivant chez Gertrude Champigny à Westbury, la maitresse de la maison nous accueille avec un grand sourire. Celle-ci se lève de sa chaise de cuisine pour s’emparer de sa marchette et inviter la visite à passer au salon, où elle s’installe au piano pour jouer quelques notes. À première vue, munie de son amplificateur auditif, Mme Champigny semble être une ainée comme les autres. Sauf que celle-ci est née le 28 janvier 1918 et vient d’avoir 100 ans.

Dès les premiers instants passés à ses côtés, un détail sur la dentition de Mme Champigny attire l’œil. Un petit diamant est collé sur l’une de ses incisives. « Oui, j’ai mis ça en faisant faire mon dentier. Ça faisait pas mal ! », s’esclaffe la centenaire à la mode. Chantal Bessette, une auxiliaire aux services de santé et sociaux qui rend visite à Mme Champigny deux fois par semaine, le confirme : « Elle est coquette. »

Ils étaient trois employés actuels et retraité du CLSC à rendre visite à Gertrude Champigny pour son anniversaire. La principale intéressée rayonnait de bonheur et répétera plusieurs fois en cours d’entrevue qu’elle n’en revient pas que ces gens avec qui elle a tissé des liens au fil des ans se sont présentés.

Mme Champigny aime être entourée et taquiner les gens. « J’aime ça rire puis avoir du fun. Ça m’en prend », confie-t-elle. D’ailleurs, celle-ci n’a aucun regret, sauf peut-être celui que les célébrations des fêtes 2017 se soient terminées un peu trop tôt à son gout. Pour l’occasion, la résidence Champigny était remplie des fils, neveux, nièces et petits-enfants. Au fil de la soirée, les gens ont dû quitter, ce qui a laissé la grand-mère sur son appétit. « J’ai passé des fêtes assez tranquilles. J’aurais aimé qu’on continue à swinguer ! »

Malgré son âge, Gertrude Champigny a gardé l’habitude des soirées de réjouissances d’antan. Elle est issue d’une famille où la musique et le chant étaient à l’honneur. Un de ses frères était violoniste, un autre, gigueux. Elle-même est joueuse de piano et chanteuse à l’occasion. « Là, je fais moins de musique parce que je suis malade. Si je peux revenir en santé, je vais recommencer à jouer. C’est ça qui me tient en vie, la musique, le chant. Y a pas d’autres choses qui m’intéressent. »

On pourrait tout de même ajouter à la liste l’amour des gens. Mariée à 18 ans, Gertrude Champigny aura un premier enfant à l’âge de 20 ans. S’en suivront trois autres, tous des garçons. Elle les élèvera seule après s’être séparée de son mari. Comme si cela n’était pas assez, un de ses frères perd sa conjointe des suites d’un cancer. Mme Champigny ira quotidiennement l’aider à prendre soin de ses sept enfants. « Je faisais les deux maisons. J’étais chez nous, je faisais mon ouvrage, après ça, j’allais aider mon frère à faire la sienne. »

Plus tard, Mme Champigny a eu un second conjoint, M. Philippe Robert, d’East Angus, avec qui elle demeurera pendant 43 ans, jusqu’à la mort de celui-ci. Malgré tout ce temps passé ensemble, la centenaire continue de présenter M. Robert comme étant son «ami», puisque les deux ne se seront jamais mariés. « Après ça [le décès de M. Robert], je me suis dit “Tiens-toi tranquille ! ” Le troisième aurait été de trop », confie la doyenne dans un éclat de rire.

À l’extérieur, une boite aux lettres indique le nom de Mme Champigny. Rares sont les centenaires qui vivent encore dans leur maison, plutôt qu’en résidence. « J’aime ça, la campagne. Je suis pas prête à être placée. Non, non, non. Pourquoi j’irais dans des maisons, puis aller pleurer ? Je suis pas pressée. Je suis bien avec mon garçon ici, donc j’y reste. Je veux mourir dans ma maison. »
En somme, la jeune centenaire est fière de son parcours. « J’ai eu une belle enfance et j’ai une belle vieillesse. On vieillit, le corps nous vieillit. Mais dans notre tête, on se sent jeunes. »

L’Internet haute vitesse pour 700 foyers

Le projet Résilience Lennoxville-Cookshire, de Transvision Cookshire, est l’un des sept projets à avoir été sélectionné en Estrie par le programme Québec branché. À terme, des investissements de 587 000 $ permettront à 700 foyers du Haut-Saint-François d’avoir accès à Internet haute vitesse.

L’annonce des projets retenus s’est faite en fin d’année 2017. Celle-ci était présentée par la ministre du Développement international et de la Francophonie, députée de Compton-Stanstead, Marie-Claude Bibeau, qui agissait au nom du ministre de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique, l’honorable Navdeep Bains.

Le programme Québec branché a pour objectif de fournir des services Internet haut débit aux régions et aux localités qui sont actuellement mal ou non desservies. Le financement des projets est fait à parts égales avec le programme fédéral Brancher pour innover. En tout, plus de 80 projets ont été sélectionnés dans 14 régions du Québec.

Dans la MRC, ce sont 587 000 $ qui seront investis dans le projet Résilience Lennoxville-Cookshire. Les collectivités visées sont celles de Johnville, Birchton et du chemin de Learned Plain, pour Cookshire-Eaton, ainsi que Westbury et le secteur Huntingville à Waterville. Les gouvernements du Québec et du Canada investiront chacun 262 800 $, alors que la différence de 61 400 $ sera à la charge de Transvision Cookshire.

« Cet investissement contribuera de façon concrète au développement économique de nos collectivités rurales en créant des emplois et de nouvelles occasions d’affaires. Pour nos agriculteurs, par exemple, un accès Internet haute vitesse ouvrira la voie à l’utilisation de nouvelles technologies de pointe qui ont le potentiel d’augmenter leurs rendements et de réduire leurs coûts de production », témoignait la députée-ministre Marie-Claude Bibeau.

Ghislain Bolduc, député de Mégantic, a également fait part de son enthousiasme : « C’est un grand jour pour le développement économique de notre région et un moment clé qui marque l’aboutissement de nombreux efforts collectifs, mais surtout l’avènement d’un service amélioré et attendu par des milliers de citoyens estriens. Ces investissements majeurs permettront de doter notre région et la circonscription de Mégantic d’un outil devenu indispensable et nécessaire. »
Transvision Cookshire vient de fêter ses 52 ans d’existence en décembre dernier. L’entreprise, maintenant établie à Sherbrooke, dessert 700 clients sur le territoire de Cookshire-Eaton. Le projet Résilience Lennoxville-Cookshire vise à pallier l’étendue géographique et la faible densité de population qui avaient été jusqu’à maintenant des obstacles à la mise sur pied des infrastructures nécessaires à l’Internet haute vitesse.

Nicolas Rouleau, copropriétaire de l’entreprise, n’a pas donné suite à nos demandes d’entrevue.

Un deuxième concours photos haut en couleur à la Cité-école Louis-Saint-Laurent

Le comité culturel de la Cité-école Louis-Saint-Laurent dévoilait récemment les gagnants de la deuxième édition du concours de photos étudiantes. Daphnée Dusseault a remporté les grands honneurs avec une photographie prise au Camping Prévert. Laurie Després, de Cookshire-Eaton, et Léonie Giroux-Lapointe, de Scotstown, complètent le top 3.

Après une première édition ayant pour thème l’automne, le comité organisateur a cette année imposé le critère de lieux et de paysages pour les clichés soumis. « Le but est de découvrir la région avec des photos prises ici. On ne voulait donc pas de portraits d’animaux ou de gens », explique l’enseignant Alexis Dalpé. Un premier tri était effectué par le comité de juges, formé de membres du personnel de l’école, incluant M. Dalpé, Isabelle Couture, directrice du développement à la SADC, et de Allison Patry Descoteaux, ministre de la culture dans le cadre du parlement étudiant. « Dès que c’était flou, on rejetait. On recherchait de la clarté », de compléter M. Dalpé.

Ce resserrement des critères d’admissibilité a mené à une plus grande qualité des soumissions. « Le nombre de photos soumises est passé de 70 l’an dernier à environ 25 cette année », relate Alexis Dalpé. Par contre, il y a eu deux fois plus de votes de la part des étudiants, passant de 120 en 2016 à 210.

Outre le vote des élèves qui déterminait les trois premières positions, Tourisme Haut-Saint-François a remis une mention coup de cœur à Camille Labranche de Saint-Isidore-de-Clifton. Cette collaboration du concours avec l’organisme date de la première édition. À ce moment, une douzaine de photographies avaient été utilisées pour illustrer la carte des attraits touristiques de la région. Les clichés tirés de la présente édition serviront à enjoliver le prochain guide du comité Tourisme HSF.

Parmi les 25 clichés soumis cette année, un premier tri a été effectué par le comité culturel. De cette présélection, dix œuvres ont été conservées et exposées dans la salle Jacqueline-Loiselle. C’est à cet endroit que les élèves de la polyvalente pouvaient admirer les photographies et voter pour leur coup de cœur. Cette façon de faire a porté ses fruits puisque la participation des étudiants au vote a quasiment doublé en un an.

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