Jean-Marc Brais

Jean-Marc Brais

Jean-Marc a été journaliste pour le Haut-Saint-François de 2017 à 2019 et de 2024 à 2025.

IGA Cookshire jette pour 48 000 $ de nourriture lors de la tempête du 4 mai

IGA Cookshire a subi des pertes de l’ordre de 48 000 $ suite à une interruption de courant causée par la tempête de vent et de pluie qui s’est abattue sur la région le 4 mai dernier. Malgré tout, Gilles Denis, membre de la direction, se disait soulagé que tout soit revenu à la normale quelques jours plus tard.
« On a eu une fin de semaine de misère. On a eu beaucoup de dommages et de branle-bas », résume M. Denis. La panne s’est déclarée dans la nuit du vendredi 4 au samedi 5 mai vers les 3 h du matin. Celle-ci a duré une quinzaine d’heures en tout. « On appelait Hydro, mais ils ne répondaient pas. C’est assez exceptionnel. »
« Dans ce contexte, ça nous a pris plus de temps réagir et déterminer s’il fallait faire venir une génératrice », mentionne le fils, Pierre Genest-Denis. « On a déjà une génératrice, mais elle ne fournit pas d’électricité pour les frigos. » La succursale IGA de Cookshire-Eaton s’est donc tournée vers la location auprès de Génératrice Drummond. « Selon leur employé, on a été très chanceux d’en trouver une, parce que la grande majorité de leurs génératrices étaient à La Malbaie pour le G7. » L’appareil en provenance de Drummondville a tout de même été mis en fonction près de 12 heures après l’interruption de courant.

« En temps normal, la limite est de 2 heures et, déjà là, il faut jeter tout ce qui est viandes fraiches, poisson, pâtisseries, sandwichs », indique M. Genest-Denis. « La seule section qui a été sauvée, c’est parce qu’on a été plus rapide et qu’on a réussi à la recouvrir avec du plastique. Ça a maintenu les réfrigérants en place. »

La marchandise jetée avoisine une valeur de 48 000 $. Gilles Denis s’avoue bien déçu de ne pas avoir pu donner ces produits. « C’est contraire à la mission qu’on s’est donné, mais on n’a pas bien, bien le choix. » « Dans nos procédures pour le don alimentaire, il faut avoir maintenu la chaine de froid », ce qui n’a pas été le cas suite à la panne du 5 mai, se désole Pierre Genest-Denis.

IGA Cookshire a une longue tradition de dons de ses produits. « On a été précurseurs là-dedans », dit Gilles Denis. « Depuis 1988, on supporte Moisson Cookshire. » Les produits de boulangerie représentent une bonne partie des items donnés à la communauté. Malgré les pertes, le propriétaire voit le bon côté des choses. « On a eu une participation exceptionnelle de notre personnel. C’est ça qui est le beau côté des événements comme ça : c’est d’avoir une équipe extraordinaire pour supporter ça. »

Des petites tournées qui visent la création de liens

Le regroupement HSF fou de ses enfants tenait sa deuxième Petite Tournée de l’année, le 2 mai dernier. Une douzaine de membres d’autant d’organisations régionales ont pris part à la journée qui les a menés d’East Angus à La Patrie, en passant par Cookshire-Eaton. Une vingtaine de ressources locales leur ont été présentées au total.

Les Petites Tournées sont une initiative des partenaires du regroupement formant HSF fou de ses enfants. Son comité organisationnel est composé de Myrthô Ouellette, coordonnatrice à HSF fou de ses enfants, Olivier Jean, agent au Carrefour jeunesse-emploi, et Auréanne Dolbec, éducatrice au CSSS-IUGS.

Mme Ouellette mentionne que c’est dans le cadre du plan d’action 2018-2020 de HSF fou de ses enfants que l’idée des tournées avait germé. L’objectif est de permettre aux ressources humaines des organisations du Haut-Saint-François, aux élus et aux personnes impliquées dans la communauté de mieux accompagner dans la référence les familles et personnes vivant en contexte de vulnérabilité.

La coordonnatrice du regroupement confirme que la formule est appréciée des passagers. « Ça a l’air intense le nombre de gens rencontrés dans la journée. C’est beaucoup de contenu, mais ça se fait dans le plaisir. On vise entre 10 et 15 personnes pour avoir le temps de poser des questions et de créer des liens pendant les déplacements. »

La Petite Tournée a effectué cinq arrêts à East Angus, La Patrie et Cookshire-Eaton au cours desquels se sont alternées les présentations d’une vingtaine d’organisations de la région. Celles-ci intègrent toutes l’approche de proximité au sein de leurs activités. La visite comme telle faisait suite à la première qui a eu lieu en février dernier. À ce moment, deux élus du Haut-Saint-François avaient pris part au tour.

Les endroits visités diffèrent d’une édition à l’autre. Comme le rappelle Olivier Jean, la tournée de février était passée par Weedon et Scotstown. À ce moment, sa collègue Judith Olson, nouvellement employée au Carrefour jeunesse-emploi, avait pris place dans le minibus de l’événement.

Aujourd’hui, c’est M. Jean qui participait en tant que représentant du CJE, en plus d’offrir aux autres passagers une vue d’ensemble de l’organisme teintée d’humour. De son côté, Auréanne Dolbec considère que la journée a permis « aux intervenants de toutes les belles ressources du coin d’accroître leurs connaissances sur notre beau Haut ! » Celle-ci a qualifié La Petite Tournée de « grande réussite » en plus de s’avouer très satisfaite.

Pour les prochaines visites, Myrthô Ouellette souhaite compter parmi les passagers plus de grands bénévoles du milieu, « ces personnes vers qui les gens ont tendance à se tourner pour leur poser des questions et leur faire part de leurs problématiques. C’est quelqu’un qui aime aider les autres et qui veut savoir, lorsqu’on lui pose une question, où les diriger. Ceux-là, on aimerait mieux les outiller. » Les dates exactes restent à être déterminées, mais pourraient tourner autour de l’automne 2018 et de l’hiver 2019.

Seize étudiants de retour du Guatemala

Pendant leur semaine de relâche, 16 jeunes de la Cité-école Louis-Saint-Laurent sont allés faire un voyage culturel et communautaire au Guatemala. Après un séjour de 12 jours, le groupe de Cité sans frontière est de retour dans le Haut-Saint-François, après avoir, entre autres, construit des planchers et approfondi sa maitrise de la langue espagnole.

Un village ceinturé de volcans
Le séjour des jeunes de 4e et 5e secondaire tombait en même temps que la semaine sainte au Guatemala. Du coup, ceux-ci ont pu assister aux processions de leur village de résidence, San Miguel, et de la ville d’Antigua, située à proximité. « Ils faisaient de grosses fresques avec des tapis, des fleurs et de la nourriture », relate Émilie Trudel. « C’était assez coloré. Après, ils étaient 50 personnes à soulever ça et à faire le tour du village. »
La grande place encore aujourd’hui occupée par le catholicisme au Guatemala n’est pas la seule chose que les élèves retiendront de leur périple. « Ce que j’ai aimé, c’était ma famille d’accueil surtout et de monter un volcan », se remémore Alyson Andrews. « C’était vraiment dur pour tout le monde. J’ai été vraiment fière de moi de monter ça et c’était vraiment beau ! »

Pour la grande majorité du groupe, composé de 12 filles et 4 garçons, il s’agissait d’une première expérience à l’extérieur du pays. Ceux-ci n’ont, règle générale, pas trop été dépaysés. « C’était la première fois qu’on essayait cette formule-là », explique Renée-Claude Leroux, l’une des deux organisatrices et accompagnatrices du voyage avec Ginette Bruyère. « Anciennement, les autres voyages qu’on a faits, les jeunes restaient dans des familles très appauvries. Le choc culturel était immense. Là, on vivait dans des familles de classe moyenne. On partait le matin en autobus et on allait faire nos travaux communautaires chez des familles démunies. »
Dans le cadre communautaire du séjour, les jeunes faisaient des travaux de construction les avant-midis. « On était censés faire deux planchers de béton », détaille Émilie Trudel. « Finalement, on en a fait quatre en quatre jours ! » Avant le passage de Cité sans frontière, les maisons visitées n’avaient pas de plancher et étaient à même le sol de terre. En après-midi, les étudiants avaient soit des cours intensifs ou des sorties culturelles. Ils auront eu la chance de visiter une plantation de noix de macadamia, un musée du café et un autre portant sur le chocolat.

Beaucoup de préparation en amont
Les voyages du groupe Cité sans frontière nécessitent une grande implication de la part des participants. Ceux qui sont aujourd’hui en 4e et 5e secondaire ont été approchés dès l’automne 2016, soit une année et demie plus tôt. Ils ont dû suivre des cours d’espagnol, donnés par Suzanne Jutras, après les heures de classe. De plus, ils avaient à amasser une somme de 2300 $. Plusieurs activités de financement ont été organisées au fil du temps comme une session d’emballage en épicerie, un brunch des sucres et un souper spaghetti. Certains jeunes ont aussi développé leur initiative personnelle, comme Antoine Nicol, qui a amassé 400 $ en récoltant les canettes vides des membres de sa famille.

Cité sans frontière faisait affaires avec l’organisme HorizonCosmopolite, basé à Montréal, qui offre de telles immersions linguistiques. Une fois au Guatemala, l’école de langues La Union fournissait au groupe de Québécois un guide qui les accompagnait dans leurs allées et venues.

Cité sans frontière en profite pour remercier toutes les personnes, entreprises, organismes et municipalités qui se sont impliqués auprès des jeunes voyageurs. « C’est très apprécié », conclut Renée-Claude Leroux. « C’est une expérience précieuse pour les jeunes qu’on espère pouvoir continuer dans l’avenir. »

Neuf organismes se partagent 2637 $

La Fondation Laure-Gaudreault a distribué un total de 2637 $ parmi neuf organismes œuvrant dans le Haut-Saint-François, lors d’une partie de sucre à l’Érablière du Lac d’Argent de Dudswell. Il s’agit d’une augmentation de 1281 $ par rapport aux bourses qui avaient été remises un an auparavant.

La fondation a été mise sur pied en 1990 par l’Association des retraitées et retraités de l’éducation du Québec (AREQ) et compte 142 membres dans le secteur du Haut-Saint-François. Jacinthe Audet-Bolduc, responsable locale de la FLG, se montre satisfaite des résultats. « On n’est pas beaucoup de membres et c’est un beau don qu’on se trouve à faire. Et les dons recueillis ici restent dans notre secteur. »

Les Étincelles de Bonheur du Haut-Saint-François ont reçu une somme de 250 $. Janelle Ménard, qui y est coordonnatrice, mentionne que l’argent servira à offrir une épluchette de blé d’Inde à ses membres. Les Cuisines collectives HSF obtiennent 387 $, qui seront utilisés pour donner des ateliers éducatifs à des jeunes de la Polyvalente Louis-Saint-Laurent. Moisson HSF utilisera les 400 $ de la Fondation pour desservir ses 625 prestataires mensuels. L’organisme apparenté, Moisson Cookshire, reçoit également 400 $ afin de fournir en denrées les citoyens de plusieurs localités de la MRC. L’école primaire des Trois-Cantons, à St-Isidore-de-Clifton, se voit attribuer 200 $ qui serviront « à acheter des collations pour garnir les boites à lunch des enfants », explique la directrice Annie Lacroix. La même somme a été remise au Centre d’action bénévole HSF et viendra soutenir le programme Lire et faire lire, présent dans six écoles. Une douzaine de jeunes entrepreneurs membres du Carrefour jeunesse-emploi HSF bénéficieront de 250 $ dans le cadre d’un projet estival de coopérative. « C’est un projet qui est très éducatif et qui a un impact positif », confirme l’agente Véronick Beaumont. Les ateliers Passe-Partout, destinés aux enfants de la prématernelle, bénéficieront d’une enveloppe de 200 $. Finalement, les Amis de l’Oasis de la Résidence Weedon reçoivent 350 $ qui serviront à offrir des massages de mains aux personnes âgées à mobilité réduite.

Le total des dons est passé de 1389 $ en 2017 à 2637 $ en 2018. La différence s’explique par l’apport supplémentaire d’une loterie organisée aux trois ans et de la compagnie Graymont de Dudswell. Les membres de la Fondation Laure-Gaudreault ont amassé le reste des fonds par diverses activités en région au cours de l’année 2017. Du total, 1281 $ proviennent de dons personnels. Nicole Patry-Lisée est la présidente de l’aile locale de la Fondation. « Je trouve que c’est des gens très dévoués. On s’aperçoit que dans notre MRC, les gens ont besoin d’aide de toutes sortes, aussi bien un besoin essentiel comme la lecture. »

Dette de Loisirs Cookshire

Dans un article publié le 30 avril dans La Tribune, le conseil d’administration de Loisirs Cookshire clamait avoir des dettes de l’ordre de 124 000 $ et ne pas avoir certains documents de l’ancienne équipe, qui était dirigée par la mairesse de Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe. L’actuelle présidente de Loisirs Cookshire, Josée Gauthier, dit attendre de voir l’évolution du dossier, tandis que l’ancien conseiller municipal Yvon Roy songe toujours à demander une enquête si rien n’est fait.

« Je sais pas trop si je veux en parler parce que depuis que c’est sorti dans La Tribune, je sais que les conseillers sont là-dessus », hésitait Mme Gauthier. Lorsqu’elle avait fait l’entrevue avec son conjoint Daniel Gosselin, également membre du conseil d’administration de Loisirs Cookshire, le couple souhaitait faire avancer les choses, à l’approche des élections municipales. Le quotidien estrien avait à ce moment décidé de ne pas publier la nouvelle pour ne pas interférer avec la campagne, explique-t-elle. « On a eu une rencontre avec le conseil municipal il y a environ un mois et demi [mi-mars] et ils sont ouverts à nous aider à voir le fond du dossier, qui est très complexe. La Ville a une très bonne écoute à notre égard. Ils veulent que les choses changent et qu’elles avancent », se réjouit Mme Gauthier.
La mairesse de Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe, confirme que son équipe se penche sur la question. « Suite à la réunion de travail mensuelle du conseil, on a eu une discussion sur ça. On en est venus à la conclusion qu’il faut que ça se règle. Les conseillers aussi ont dit : “C’est assez. On est tannés.” Et moi aussi, je veux passer à autre chose. Donc en ce moment, ça suit son cours. Je peux pas en dire plus. » Celle qui était conseillère municipale et présidente de Loisirs Cookshire jusqu’à l’an dernier est revenue sur la période de la campagne électorale. « Les gens qui ont voté pour moi et qui m’ont élue, ils ont eu confiance en moi. À ce moment-là, ils savaient que ça nous planait sur la tête. Si j’avais quelque chose à me reprocher, est-ce que je me serais présentée mairesse ? Non, parce que j’ai une conscience et que je vise la transparence. » Mme Lapointe prévoit une conclusion rapide et assure que tout le monde aura des réponses. « J’en ai pris un coup. Je me sens pas juste attaquée personnellement, ça attaque la ville au complet, ces allégations-là. »

Yvon Roy, ancien conseiller municipal de 2013 à 2017 et candidat à la mairie en 2017, n’avait pas été mis au fait des plus récents développements. « Je veux juste être au courant des affaires qui se sont passées parce qu’on n’a rien su encore. » Il dit encore songer à faire appel à la Surêté du Québec ou au ministère des Affaires municipales pour lever le voile. « Deux mois avant les élections, on a reçu une lettre des Loisirs disant qu’ils ne balançaient pas de 100 000 $. Je suis quasiment tombé en bas de ma chaise. Je croyais jamais qu’elle [Sylvie Lapointe] pouvait faire ça. Il y a quelque chose de pas normal là-dedans. J’étais surpris au bout. J’avais suggéré au conseil de fermer ça parce qu’on était rendu avec de la chicane entre deux groupes. »

À l’automne 2017, Loisirs Cookshire avait dû subitement mettre un terme à sa saison de spectacles. Quatre présentations sur les cinq de la programmation avaient été annulées. Une partie de la dette de l’organisme proviendrait des spectacles présentés par le passé et qui étaient déficitaires.

Inondations de la rivière Eaton

Suite aux deux inondations de la rivière Eaton en janvier et février derniers, la Ville de Cookshire-Eaton avait convoqué la population touchée à une séance d’information la semaine dernière. La municipalité a fait un retour sur les événements de l’hiver et des solutions préventives qui seront mises en place. La trentaine de citoyens présents ont pu s’entretenir et prendre rendez-vous avec des représentants du ministère de la Sécurité publique, qui tenaient un bureau mobile le jour suivant, afin d’obtenir un suivi de leur dossier de réclamation.
D’entrée de jeu, la mairesse Sylvie Lapointe se voulait rassurante envers les résidents touchés. « La Ville est là pour vous seconder dans ce processus. » Éric Cloutier, le directeur de la Sécurité publique au niveau municipal, est ensuite revenu sur les événements de l’hiver dernier et sur les points à améliorer. « La Ville a connu cinq inondations dans les huit dernières années et on s’attend à ce que ça arrive encore. »

Les causes
Sur papier, le secteur de la rue Eaton et des Trembles, qui fut mis à rude épreuve cet hiver, est une zone inondable aux 20 à 100 ans. « Mais ça ne s’applique plus », rétorque M. Cloutier. À son avis, la situation est plus fréquente qu’avant. « On a un gros bassin versant, avec deux affluents qui peuvent faire varier énormément le niveau de la rivière Eaton. Le drainage forestier est beaucoup plus accentué qu’avant. En plus de ça, on a des bancs de gravier à cause de l’érosion qui se fait en amont. La gravelle vient se déposer dans la rivière au niveau du parc des roulottes sur quelques kilomètres parce que ça tombe plat et que l’eau est moins rapide. Toute la gravelle qu’on va chercher dans les montagnes vient se déposer ici, ce qui fait qu’on n’a plus le volume pour laisser passer l’eau qui a à passer soit au printemps ou lors des crues rapides. »

Les solutions
Nouveau de cette année, le code orange à la Ville vise la préparation à l’évacuation 24 h à l’avance pour les résidents. Celui-ci n’avait pas eu le temps d’être appliqué lors de la crue soudaine de janvier. Le code rouge demeure l’ordre d’évacuation immédiate avec l’ouverture d’un centre d’accueil. La localisation de ce centre a dû être déplacée à l’Hôtel de Ville, alors qu’elle était auparavant à la salle Guy-Veilleux, qui a été inondée pour la première fois cette année.
L’équipe municipale a avoué certaines de ses lacunes lors des précédentes interventions et a fait appel aux résidents pour un meilleur respect des consignes. Après les ordres d’évacuation et de fermeture de secteur, « on a vu cette année des gens qui passaient par la piste de skidoo ou par l’entrée de la patinoire », se désole le directeur de la Sécurité publique. « On s’est donc retrouvé avec des véhicules qui sont restés coincés vu qu’ils perdaient la trace du chemin. On est intervenu deux fois pour des gens qui n’avaient soit pas évacué à temps ou ont outrepassé le barrage pour aller récupérer des items. »

Une installation hydrique sera installée au pont de la route 108, tout près de Location Cookshire. « Ça va nous permettre d’avoir une vue d’ensemble continuelle sur la rivière. » Le projet comprendra des sondes reliées à un système de télémétrie qui signalera aux employés municipaux les variations de la rivière par téléphone cellulaire. Le cout total des installations avoisinera les 30 000 $ et est à 100 % subventionné.

La Sécurité publique souhaite également améliorer ses communications aux résidents. Lors des inondations, certains avaient reçu des informations contradictoires. Dans le futur, « on veut une info pareille pour tout le monde sur le site internet et la page Facebook de la Ville. »

Le rôle du gouvernement
David Charest, du ministère de la Sécurité publique du Québec, était sur place en compagnie d’agents pour parler du programme d’aide financière et d’indemnisation des victimes des inondations. Comme de tels événements naturels ne sont généralement pas assurables, c’est le gouvernement qui les prend en charge. Les citoyens avaient la possibilité de prendre rendez-vous avec un agent du ministère pour faire un suivi de leur dossier ou en ouvrir un, le cas échéant.

À la fin de la présentation, les résidents avaient la chance de s’exprimer et de poser leurs questions aux représentants municipaux et provinciaux. Plusieurs d’entre eux ont souhaité revenir sur le point soulevé par Éric Cloutier lors de son intervention, à savoir les bancs de gravier qui s’accumulent dans la rivière Eaton. On retrouvait parmi eux, Pierre Dionne, de la Ferme J. Omer Dionne, qui avait fait l’objet d’un article dans nos pages en décembre dernier suite à l’élargissement de la rivière et à l’érosion de ses terres.

M. Cloutier a avoué qu’il y avait des choses à faire, « mais que c’était de longue haleine. Ceux qui habitent près de la rivière depuis 40 ans l’ont vu être creusée, mais le problème revient. Donc, il y a d’autres options qu’il faut adopter pour que ce soit plus permanent. » Suite à une question sur le sujet de la part de la citoyenne Gisèle Turcotte, Martin Tremblay, directeur général de la Ville, est intervenu. « On doit regarder avec le ministère de l’Environnement parce qu’il nous faut leur permission. On est en train de monter un dossier pour démontrer qu’on a plus de problèmes liés à ça que d’avantages à ne pas creuser. »

Plan d’urbanisme d’East Angus

La Ville de East Angus a tenu deux assemblées publiques de consultation relatives au nouveau plan d’urbanisme qu’elle souhaite implanter. La première soirée s’étant déroulée à la polyvalente Louis-Saint-Laurent a permis aux 75 personnes présentes de se familiariser avec les quatre grandes orientations du plan. La seconde présentait le nouveau cadre réglementaire nécessaire à la concrétisation de ce plan. « La présence de la rivière Saint-François à proximité du centre-ville est un atout incroyable », notait l’urbaniste Michel Dupras. « Ça pourrait être là, votre Foresta Lumina. »

Le précédent plan d’urbanisme de la municipalité datait de 2001. « C’était le temps », affirme la mairesse Lyne Boulanger. Depuis 2012, l’urbaniste-conseil Michel Dupras a arpenté le territoire pour en faire un diagnostic. « J’ai marché la ville d’un bout à l’autre plusieurs fois. Je l’ai fait à vélo et en voiture. Je voulais un peu ressentir les choses. J’ai pris 1400 photos. J’ai donc pris le pouls de la ville. »
Outre le travail de M. Dupras, une vingtaine de personnes ont collaboré sur plusieurs mois à l’élaboration du projet de plan, dont les membres du conseil municipal, ceux du comité consultatif d’urbanisme (CCU) et les citoyens du comité élargi. Lyne Boulanger parle d’un «travail colossal». « On a mis beaucoup d’énergie là-dedans. On présente ce nouveau plan d’urbanisme avec fierté pour un développement plus harmonieux, réaliste et prometteur pour East Angus. »

Un plan en quatre temps
« Au rythme de sa rivière, East Angus, un milieu de vie actif dans un environnement naturel ». C’est cette ligne directrice qui a guidé les quatre grandes orientations du plan d’urbanisme qui verront à aménager « le territoire pour les prochaines années et à fournir un cadre décisionnel aux intervenants municipaux. »

Tout d’abord, on souhaite refléter une image enviable pour la ville. Celle-ci se positionnera en priorisant la joie de vivre en famille. La tenue d’événements festifs dans les lieux publics extérieurs sera encouragée. Des aménagements «distinctifs et soignés» viendront marquer les entrées de la ville, dont les principales sont celles du carrefour des routes 112 et 253, de même que la route 214 via le pont Nicol.

Dans un deuxième temps, on souhaite favoriser les déplacements actifs en ville tout en mettant en valeur les espaces publics et naturels. « Vous avez un territoire plein de potentiel », confiait Michel Dupras en s’adressant à la foule. La forme carrée, dense et restreinte de la ville est propice à un milieu de vie stimulant. La portion de la route 214 correspondant à la rue Angus Sud serait requalifiée afin d’y apaiser la circulation. « Il y a beaucoup de camionnage. Ce n’est pas confortable pour les piétons », notait l’urbaniste. « Le but est de réduire la vitesse pour qu’on se sente dans un milieu calme. »

La dynamisation du centre-ville constitue la troisième orientation du plan. Les berges de la rivière Saint-François à proximité du pont Taschereau seraient aménagées des deux côtés, projet qui sera éventuellement possible avec le démantèlement de l’ancienne usine Cascades. « Ça pourrait devenir votre Foresta Lumina, votre signature Angus », soulignait l’urbaniste. La mise en place des pistes cyclables et piétonnes viendrait augmenter l’achalandage au centre-ville, situé à proximité.

Finalement, la quatrième orientation comprend le développement de nouveaux secteurs et les changements de zonage. Un secteur commercial pour les grandes surfaces serait mis en place au carrefour des routes provinciales 112 et 253. Une rue serait aménagée au bout de cette dernière et viendrait longer la 112 pour constituer l’accès de la nouvelle zone. À proximité, le développement d’un secteur résidentiel au bout de la rue Palmer et au sud de Warner est projeté, d’autant plus que les réseaux d’égout et d’aqueduc y sont déjà présents. Un parc industriel serait développé et circonscrit au sud de la rue Saint-François pour venir compléter les entreprises déjà installées autour de la rue Willard.

D’ici là
Ces modifications supposent l’adoption de nouveaux règlements de zonage et de lotissement. Celle-ci se fera le 7 mai lors de la séance du conseil municipal. À ce moment, on fera également la fixation des dates de registre pour les citoyens qui s’y opposeraient. L’entrée en vigueur du plan d’urbanisme se ferait ensuite le 10 juillet.

Quelques citoyens ont profité des rencontres du 17 et 18 avril pour exprimer leurs craintes et leur enthousiasme. Certains se sont interrogés à savoir quel serait le cout de tous ces changements à venir, ce à quoi les membres du comité d’urbanisme ont répondu que l’afflux de nouveaux résidents et de touristes viendrait éponger les investissements.

Andrée Larrivée représente QS dans Mégantic

Andrée Larrivée a été choisie comme candidate de Québec solidaire, dans la circonscription Mégantic, en vue des élections provinciales d’octobre prochain. L’investiture avait lieu à la Publibrairie Le Salon, à Gould, dans le canton de Lingwick, en compagnie d’une vingtaine de militants et de sympathisants.
Mme Larrivée est la seule à avoir présenté sa candidature et a été élue à l’unanimité par la dizaine de membres du parti qui avaient droit de vote. « C’est avec fierté et conviction que je vais porter les valeurs de justice sociale, de solidarité, d’égalité et d’équité pour les rendre à la population », affirmait-elle lors du 5 à 7. Concrètement, la candidate souhaite aller à la rencontre des gens de la circonscription et s’entourer d’une équipe solidaire.

Étant surtout active dans la partie ouest de Mégantic, soit la MRC du Haut-Saint-François, Mme Larrivée dit bien connaitre les enjeux et la communauté de la région. « La situation de la pauvreté dans la MRC est grandissante et préoccupante. On a aussi des difficultés au niveau du transport. […] Nous sommes entourés de lacs, de rivières, de montagnes, de forêt et, à mon avis, c’est la plus belle circonscription. Nous devons en faire plus pour protéger l’environnement. […] Les agricultrices et agriculteurs qui travaillent avec ardeur ne l’ont pas facile. Il faut favoriser leur profession et aussi soutenir la relève. Québec solidaire soutient une agriculture écoresponsable de proximité. » Plus largement, le parti prône la hausse du salaire minimum à 15 $/h et une assurance dentaire publique pour tout le monde.

En 1983, Andrée Larrivée est une des membres fondatrices du Centre des femmes du Haut-Saint-François La Passerelle, puis, en 1990, de la maison d’hébergement La Méridienne. En 2000, elle a été l’une des organisatrices de la Marche mondiale des femmes contre la pauvreté et la violence à l’échelle locale et régionale. C’est au grand rassemblement à Montréal cette même année que Françoise David, alors présidente de la Fédération des Femmes du Québec, émet l’idée de mettre sur pied un parti politique. Option citoyenne est fondée en 2004, avant de devenir Québec solidaire en 2006.

Avec l’investiture de Mme Larrivée, l’Estrie compte quatre femmes candidates sur ses cinq circonscriptions. Les autres sont Christine Labrie à Sherbrooke, Colombe Landry à Richmond et Annabelle Lalumière-Ting à Orford. Cette dernière était présente lors du 5 à 7 pour soutenir sa collègue. « On est toute une équipe qui est quand même proche, donc je suis venue pour l’encourager. J’ai amené ma grand-mère qui habite à Weedon. J’ai connu Andrée par l’intermédiaire de Marilyn [Ouellet] qui nous a convaincues toutes les deux de nous lancer là-dedans. […] On est contentes que ce soit quatre filles. Ça fait changement. On voit que ça s’en va ailleurs, la politique. Et c’est le but de Québec solidaire. »

Un symposium dans un lieu imposant

Le 11e Symposium des arts se tenait récemment à l’église St-Louis-de-France à East Angus. L’édition 2018 a accueilli un record de 28 exposants et plus de 200 visiteurs lors de la fin de semaine du 14 et 15 avril.

Doris Martineau, organisatrice depuis les six dernières années, se réjouit de l’ampleur prise par l’événement au fil du temps. « C’est notre plus grosse année. Au début, on a commencé avec une quinzaine d’exposants, puis on a monté graduellement. On a même dû ajouter des kiosques au milieu. » Les deux rangées extérieures de bancs étant maintenant occupées sur toute leur longueur, le Symposium a dû commencer à libérer de l’espace dans la double rangée centrale de bancs.

« Au début, il n’y avait seulement que des peintres, mais il y a maintenant de l’artisanat, des articles en bois, des bijoux », poursuit celle qui travaille également à l’église St-Camille de Cookshire-Eaton. « C’est la sixième année que j’organise le Symposium. J’ai pris la relève de l’ancienne marguillière Louise Lagueux. L’an dernier, on a remis 1800 $ à l’église et à la paroisse. »

Les visiteurs couraient la chance de remporter l’une des trois toiles offertes par tirage au sort. Deux d’entre elles ont été créées par Paul-Émile Durand, alors que la troisième est l’œuvre de Thérèse Pelchat. Celle-ci en est à sa troisième participation au Symposium. En offrant gratuitement l’une de ses peintures, l’artiste voyait là un moyen de redonner à la communauté. « Quand tu donnes, ça te revient toujours d’une manière ou d’une autre. En plus, c’est si beau l’intérieur de l’église. C’est un bel endroit pour être exposée. »

Parmi l’assistance se promenait un certain M. Labbé, qui assurait que son patronyme n’avait rien à voir avec le lieu saint dans lequel il se trouvait. Il accompagnait sa conjointe, Ghislaine Fortin Labbé, qui présentait une partie des centaines de toiles qu’elle a peintes au fil des décennies. Elle utilise la peinture à l’huile pour la reproduction de portraits de proches ou de personnalités connues et pour l’élaboration de fresques grand format.

Un des kiosques les plus courus était celui de la cabane à sucre, qui offrait en dégustation plusieurs produits de l’érable. Doris Martineau s’étonne du succès de ce récent ajout à l’événement : « Ça pogne ! » Elle remercie par le fait même les exposants et les visiteurs présents.

Une collaboration inter-MRC qui irradie

La Contrée du Massif Mégantic dévoilait récemment sa Démarche d’attraction et de rétention territoriale à la salle communautaire de Notre-Dame-des-Bois. L’initiative de l’organisme vise à améliorer l’économie de la région autour du mont Mégantic comprenant une partie des MRC du Haut-Saint-François et du Granit. La première étape consiste à récolter les commentaires et suggestions des gens sur place, dont le dévoilement se fera le 15 septembre prochain, lors d’une grande rencontre intitulée le Big Bang.

La Contrée du Massif Mégantic est un organisme sans but lucratif composé d’élus, de citoyens et d’entrepreneurs des municipalités de Chartierville, Hampden, La Patrie, Scotstown, Notre-Dame-des-Bois et Val-Racine. Milan s’est tout récemment jointe au groupe, complétant ainsi un périmètre ceinturant le massif du Mont-Mégantic.

Pierre Brosseau est maire de Val-Racine et président de La Contrée. « C’est un grand pas et un grand plaisir pour nous de voir qu’il y a ici autant de maires, d’élus et de DG de nos municipalités. À l’automne 2017, on s’est dit qu’il fallait aller plus loin et faire les choses différemment. Nos efforts devaient impliquer plus les commerçants, les élus, les entrepreneurs et la population en général. »
Il explique la genèse de la présente démarche conjointe des sept municipalités : « On a notre vue sur la montagne, il y a le parc national qui est en plein milieu, on fait tous partie de la Réserve de ciel étoilé. Ça, c’est des choses qu’on a en commun, mais est-ce qu’on a plus que ça ? Est-ce qu’on a des choses à vivre, à développer ensemble ? Est-ce qu’il existe une identité commune ? Est-ce qu’il existe une volonté de faire les choses en commun ? C’est de ça dont on va commencer à parler ce soir avec la Démarche. »

Avec la collaboration de l’organisme Visages régionaux, spécialisé en attractivité des territoires ruraux, la Contrée développe sa stratégie afin d’attirer les gens de l’extérieur à venir visiter, s’établir ou implanter une entreprise dans la région. Elle a mis à jour son site web pour le rendre plus moderne et épuré (www.lacontree.ca). On y retrouvera une programmation des événements locaux pour la saison estivale.

Pendant ce temps, l’organisme en profite pour distribuer et récolter des questionnaires individuels destinés aux élus, directions municipales, entrepreneurs et citoyens afin de définir une identité commune. Le jour du 15 septembre 2018, les gens qui auront soumis leurs commentaires et suggestions seront invités au Big Bang afin de partager les résultats et participer à une soirée festive. Selon les orientations qui s’en dégageront, des décisions seront prises quant aux cibles à atteindre et aux efforts de développement d’une identité commune.

Raymond Fournier, du club d’astronomie CAPRICE, relate l’exemple de Chartierville qui avait mené une telle consultation populaire, il y a quelques années. « Après, il y a eu plein de projets, dont le festival Musique aux sommets. C’est du jamais-vu en région parce qu’on s’est pris en main et qu’on a pris la peine de rêver. Donc, le 15 septembre : les états généraux avec la grande fête le soir. Après ça, la région ne sera plus jamais la même. C’est ce que j’espère. »

Les entreprises doivent séduire la main-d’œuvre dans le secteur de la transformation du bois

L’OSBL Formabois tenait récemment un atelier régional portant sur la mise à jour du diagnostic sectoriel de l’industrie de la transformation du bois à la salle Guy-Veilleux, de Cookshire-Eaton. La rencontre a réuni près d’une vingtaine de représentants des entreprises forestières locales qui sont venus partager leur réalité. Plusieurs peinent à recruter et à retenir la main-d’œuvre et doivent de plus en plus se tourner vers l’automatisation.

L’avant-midi de réunion était le résultat d’un partenariat entre le comité sectoriel Formabois, Services Québec et le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs de la région de l’Estrie. La présence d’une vingtaine d’acteurs du milieu est un succès pour Réjean St-Arnaud, directeur général de Formabois. « C’est très satisfaisant de par la nature du métier et la réalité actuelle des compagnies qui manquent cruellement de personnel. Ce nombre-là favorisait les discussions et les échanges. »

L’exercice fait suite au dernier diagnostic qui date de 2011. Il est réalisé dans 15 régions administratives du Québec, l’Estrie étant la 12e à recevoir la visite de la tournée. « Les entreprises sont inondées d’enquêtes et de sondages. Elles sont débordées », stipule M. St-Arnaud. « Donc avec le partenariat avec Services Québec et le ministère, on ne les consulte qu’une seule fois. »

Trois enjeux actuels
L’industrie forestière vit aujourd’hui des défis qui sont somme toute récents. Le premier enjeu discuté lors de l’événement est celui du recrutement et de la rétention de la main-d’œuvre. L’Estrie vit une pénurie qui est généralisée à l’ensemble des métiers spécialisés. Lors de discussions, Réjean St-Arnaud affirme que « les compagnies ont reconnu qu’elles ont un effort à faire pour mieux faire connaitre ce qu’elles font et leurs besoins en main-d’œuvre. » Cela serait particulièrement vrai en Estrie où beaucoup d’entreprises forestières n’ont pas de personnel attitré aux ressources humaines. « Souvent, c’est quelqu’un qui va porter plusieurs chapeaux comme les finances, les RH, la production, les achats, etc. La moyenne québécoise des entreprises qui ont un employé ou un département de ressources humaines est de 50 %, alors qu’il est de 35-38 % ici. Avant, il y avait tellement de main-d’œuvre que personne ne prenait le temps de structurer ça. Aujourd’hui, il faut y accorder plus d’importance. » Marc Giguère mentionne à cet effet qu’« on ne parle plus de gestion des ressources humaines, mais de gestion humaine des ressources. C’est un très gros virage. »

La formation des employés constitue un second enjeu problématique pour l’industrie. Les programmes d’enseignement se font de plus en plus rares et sont éloignés des employeurs. Une grande demande apparait pour que des formations soient offertes en entreprises ou tout près d’elles. M. St-Arnaud n’y voit que des bénéfices : « Ça peut aider à la rétention. Comme les employés se sentent valorisés et importants, ils s’impliquent plus au sein de l’entreprise par la suite. Ça développe un sentiment de fierté chez les travailleurs. »

Le troisième thème abordé lors de la rencontre fut celui de la productivité et de l’automatisation. « La majorité des compagnies ont dans leurs cartons des investissements pour de nouveaux équipements. Et ces équipements-là peuvent être une partie de la réponse à la pénurie de main-d’œuvre », poursuit Réjean St-Arnaud. Avec la légalisation prochaine du cannabis, certaines compagnies présentes ont fait part des problèmes de consommation de drogues et d’alcool qui touchent leur main-d’œuvre. « C’est plus fréquent pendant les quarts de nuit. Les compagnies ne savent pas comment gérer ça légalement et voulaient des trucs. Mais c’est un problème qui est généralisé à l’ensemble du secteur manufacturier », résume le directeur général.

Vers des pistes de solution
À la fin du projet et de la tournée, Formabois rédigera un rapport qui sera dans un premier temps présenté aux entreprises qui ont pris part au processus, avant d’être rendu public, dans les jours à venir. « Il s’agit d’une excellente collaboration entre les trois partenaires pour l’élaboration d’un diagnostic sectoriel de la transformation du bois en Estrie et ailleurs », considère Réjean St-Arnaud. « Le bois a une place dans le quotidien et il faut qu’il soit plus valorisé. Pour ça, il faut qu’il soit plus connu. »

Les Cuistots de la Cité concilient école et casseroles

Depuis le mois d’octobre, le projet de bénévolat Les Cuistots de la Cité bat son plein entre les murs de la Cité-école Louis-Saint-Laurent d’East Angus. Il s’agit d’une période hebdomadaire pendant laquelle les élèves de la classe alternative de la polyvalente sont invités à cuisiner pour d’autres. Lors de notre passage, une quinzaine de jeunes s’affairaient aux fourneaux du local culinaire afin de produire trois variétés de smoothies qui allaient être redistribués aux élèves de l’école.
Le Secrétariat à la jeunesse du Québec ayant dernièrement mis en place des mesures favorisant les projets de bénévolat pour les élèves des écoles secondaires, le Carrefour jeunesse-emploi (CJE) du Haut-Saint-François s’est jumelé à la polyvalente dans l’élaboration de cette activité. Véronick Beaumont, agente au CJE, participe chaque semaine aux ateliers de cuisine. « On a planifié l’activité, puis on a demandé aux jeunes si ça leur tentait de cuisiner. On a visé la classe alternative, comme ce sont des élèves en parcours individuel qui avancent à leur rythme. » Étant une activité volontaire et bénévole, le nombre de jeunes varie au cours des semaines. « Des fois, on est six, d’autres, beaucoup plus comme aujourd’hui où on est une quinzaine. »

La mission de ces jeunes est de cuisiner les ingrédients restants en provenance de Moisson Haut-Saint-François. Ceux-ci varient entre des fruits, des légumes ou encore des jus. Selon les items reçus, les organisatrices de l’activité vont alors proposer des recettes hebdomadaires aux élèves qui s’exécutent le temps d’une période. Les recettes varient entre les soupes, muffins, chili, desserts et même frites de citrouille. Elles sont redistribuées soit à Moisson Haut-Saint-François ou à d’autres organismes comme Les Étincelles de Bonheur et le CSEP. Lorsque les produits doivent être consommés sur-le-champ, ce sont les étudiants de la Cité-école qui bénéficient du travail de leurs collègues.

Lors de notre passage, trois variétés de smoothies ont été concoctées par les cuisiniers en herbe : fruits, épinards-baies et crème Budwig. Versés dans de petits gobelets, ceux-ci se sont envolés comme des petits pains chauds à la récréation. « Avec cette activité, on récupère, on évite le gaspillage et on redonne à la communauté », se réjouit Véronick Beaumont. « En plus, ça change la mentalité de certains jeunes. Certains sont très rébarbatifs au départ. Souvent, ils n’aiment pas les légumes, mais finissent par y gouter et aimer ça. »

Les jeunes participants sont issus de la classe alternative de deuxième cycle (niveaux troisième à cinquième secondaire). Comme la plupart n’ont pas l’habitude de cuisiner à la maison, les Cuistots de la Cité sont pour eux une forme d’initiation. De manière presque unanime, le moment préféré de ces étudiants demeure de pouvoir gouter à leur propre création, alors qu’ils se passeraient tous de devoir faire la vaisselle. Mais là-dessus, Nancy Mathieu, technicienne en éducation, voit une nette amélioration au fil des semaines. « Au début, on devait faire la vaisselle nous-mêmes à la fin de la période, mais de plus en plus, les jeunes se gardent un temps pour la faire en fin d’activité. »

André Lachapelle, directeur de l’établissement scolaire, ne voit que du positif dans les Cuistots. « Dans le Haut-Saint-François, les gens vont par exemple souvent apporter des légumineuses à Moisson HSF. Puis les gens dans le besoin, soit qu’ils n’en veulent pas ou qu’ils ne savent pas trop quoi faire avec ça. Donc, quand on fait une salade de légumineuses puis qu’on écrit les ingrédients sur l’emballage, les gens mangent ça et trouvent ça bon. Et ça, ça peut peut-être les motiver à utiliser les légumineuses par la suite. Donc, c’est une forme d’éducation aux familles qu’on fait. Et dans la cadre des valeurs citoyennes de la Cité-école, on devient central au Haut-Saint-François. »

Le but des responsables des Cuistots de la Cité, Ginette Bruyère et Nancy Mathieu, serait d’élargir l’activité à tout élève intéressé à y prendre part. L’idée est en développement afin que les étudiants des cycles réguliers puissent participer, sans empiéter sur leur temps en classe.

Trois femmes d’ici décorées

Trois femmes du Haut-Saint-François ont été récompensées lors de la récente remise de médailles du Lieutenant-gouverneur du Québec, à l’école secondaire de la Montée de Sherbrooke. Il s’agit d’Émilie Trudel, étudiante à la polyvalente Louis-Saint-Laurent; Chantal Ouellet, ancienne mairesse de Scotstown, et Yvonne Picard, bénévole de La Patrie.

La cérémonie qui se tenait au pavillon Le Ber de l’école de la Montée a honoré une quarantaine de récipiendaires estriens devant un public d’environ 150 personnes. Une médaille du Lieutenant-gouverneur a pour but de reconnaitre l’engagement bénévole, la détermination et le dépassement de soi d’une personne qui a influencé de manière positive sa communauté. Il y en a deux catégories : ainés et jeunesse.

Le Lieutenant-gouverneur J. Michel Doyon a distribué les distinctions en mains propres. « Cette remise vise à reconnaitre le fait qu’il est bon de vivre ici et que, certainement, nos villes et nos villages ne seraient pas les mêmes sans votre travail bénévole. Nous vous en sommes redevables. Sachez que vous êtes des exemples à suivre. »

L’étudiante Émilie Trudel a vu sa candidature retenue par « sa multitude d’implications. Elle initie des projets, participe aux activités et ne refuse jamais de rendre service. Elle se fait un devoir de promouvoir son école positivement », décrivait le lieutenant-colonel Martin Barrette. Le directeur de la polyvalente Louis-Saint-Laurent, André Lachapelle, a félicité la jeune récipiendaire à sa sortie de scène.

Chantal Ouellet a été reconnue suite à « son action sociale et communautaire qui aura démontré son esprit visionnaire pour le développement et l’avenir de sa région ainsi que de la protection de l’environnement », mentionnait le lieutenant-colonel Barrette. « Pas surprenant que son nom ait figuré au fil des ans sur une multitude de comités de sa région. Première femme à avoir été élue mairesse de Scotstown, elle aura inspiré d’autres candidates à se diriger vers la voie de la politique municipale. » Depuis son retrait de la vie politique, Mme Ouellet a reçu le prix Elsie-Gibbons en septembre dernier. Avec l’obtention de la médaille du Lieutenant-gouverneur, sa réaction fut de demander « Après ça, qu’est-ce qu’on va me donner ? », en plaisantant.

Yvonne Picard « pratique tout autour d’elle un amour qui se veut à la fois inconditionnel et rempli d’humilité. Ses talents de pianiste et de chanteuse réjouissent paroissiens et famille à longueur d’année. Sa présence à l’organisme téléphonique Coeur à l’écoute réconforte les ainés. Elle aide à la friperie du village et à l’organisation des activités, des spectacles et des loisirs de La Patrie. Elle a offert beaucoup, sans jamais demander. » C’est la petite-fille de Mme Picard qui a soumis sa candidature. Sur le coup, la jeune femme avait prétexté travailler sur un projet généalogique pour soutirer les informations nécessaires à sa grand-mère. « Quand j’ai reçu l’appel du bureau du Lieutenant-gouverneur pour m’annoncer la médaille, j’ai tout de suite su c’était quoi en réalité son affaire d’arbre généalogique », se remémore la principale intéressée. Elle ne pouvait croire à ce second honneur en l’espace de quelques mois, elle qui a reçu une épinglette spéciale du 150e anniversaire de la Confédération de la part de la députée de Compton-Stanstead, Marie-Claude Bibeau, l’an dernier.

Semaine de l’action bénévole

Le Centre d’action bénévole redonne à 140 citoyens

Pour souligner la Semaine de l’action bénévole, le Centre d’action bénévole (CAB) du Haut-Saint-François tenait sa fête de reconnaissance annuelle au centre communautaire de Dudswell, le 21 avril dernier. Sous le thème de La Vie en rose, 140 bénévoles de la MRC ont pris part à une journée de danse, tirages et repas.
France Lebrun, directrice générale du CAB, était satisfaite du déroulement de la journée et du travail accompli par ces personnes qui donnent de leur temps. « Chaque fois qu’on pose un geste bénévole, on permet à une personne ou un organisme de “voir la vie en rose″ et à rendre meilleur le monde qui nous entoure. » Pour elle, l’ensemble des bénévoles dispersés sur le territoire forme une aide complémentaire essentielle. La directrice a profité de l’occasion pour honorer deux employées qui cumulent chacune dix années de service, soit Nancy Blanchette, coordonnatrice, et Caroline Gagné, agente de services.

Le préfet Robert Roy a adressé quelques mots à l’assistance. « Merci pour votre bénévolat. Merci de sortir les gens de l’isolement. Ça représente la richesse de notre région. Merci pour votre implication. » Suivait le député de Mégantic, Ghislain Bolduc : « Merci à vous pour tout le travail que vous faites au quotidien. Souvent, c’est du travail invisible, c’est du don de soi, mais au fond vous êtes l’âme de nos communautés. » La députée fédérale de Compton-Stanstead, Marie-Claude Bibeau, était représentée par son adjoint politique Pierre Grégoire.
Dans le cadre de la Semaine de l’action bénévole, le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale remet les prix Hommage bénévolat Québec à l’hôtel du Parlement. À la table d’honneur de la fête de reconnaissance du Centre d’action bénévole HSF, nous retrouvions la lauréate bénévole 2017 de la région de l’Estrie, Florence Fréchette. La résidente de Bury a entre autres mis sur pied le centre d’hébergement à prix modique Séjour chez Lucille, à Bury, ainsi que le comptoir vestimentaire. Elle cédait, en quelque sorte, sa place au lauréat 2018 du prix Hommage bénévolat Québec de la région de l’Estrie, René Rivard d’Ascot Corner. Celui-ci s’est occupé du carnaval d’hiver de la municipalité en plus d’avoir fondé des clubs de tennis de table.

La coordonnatrice Nancy Blanchette a présenté les actions faites auprès des jeunes au cours de la Semaine. À la polyvalente Louis-Saint-Laurent, 113 d’entre eux ont été récompensés suite à leur engagement en présence du préfet Robert Roy. Au niveau primaire, les élèves de la MRC ont participé à une activité de sensibilisation au bénévolat. Ceux-ci étaient invités à dessiner des gestes d’entraide sur des cartes. Ces cartes étaient ensuite distribuées aux convives de la fête de reconnaissance annuelle. Mme Blanchette faisait prendre conscience aux bénévoles adultes qu’il s’agissait là de leur relève.

L’éclosion de Thallia Bourgeois

L’exposition itinérante Coup de coeur est en sol angussien jusqu’au 20 avril, avant de poursuivre sa route vers les autres secteurs du territoire de la Commission scolaire des Hauts-Cantons (CSHC). L’exposition réunit les oeuvres d’élèves de la maternelle à la cinquième secondaire, parmi lesquelles on en retrouve trois de Thallia Bourgeois, étudiante à la Cité-école Louis-Saint-Laurent.
Coup de coeur est une initiative du comité culturel de la CSHC, qui est composé d’enseignants, de directions d’école, de commissaires et d’agents de développement issus des trois MRC de son territoire (Coaticook, HSF et Granit). Le but est de faire connaitre le talent des jeunes, alors que les enseignants de tous les établissements de la commission scolaire sont invités à soumettre leurs coups de coeur. La quantité d’oeuvres exposées avoisine les 200 par année. Environ le tiers de celles-ci ont été créées par des étudiants du Haut-Saint-François.

« Thallia Bourgeois a un talent et une persévérance remarquables », confie Johanne Marchand, enseignante en arts plastiques à Louis-Saint-Laurent. En décembre dernier, l’élève de quatrième secondaire a d’ailleurs été nommée Artiste à l’honneur de la Cité-école, suite à une peinture qu’elle a réalisée dans le cadre de ses cours. Cette oeuvre sera exposée à Coup de coeur, aux côtés de deux autres signées par la jeune artiste. Outre sa peinture de paysage naturel, on retrouvera une aquarelle représentant un lion ainsi qu’un masque de plâtre et de pâte à modeler.

« La consigne, c’est supposé être une oeuvre par groupe d’élèves », admet Mme Marchand. « Habituellement, c’est pas supposé, mais quand tu as un coup de coeur, c’est plus fort que nous, on les envoie. » L’enseignante fait partie des instigatrices de l’activité, qui remonte à 2007. Avant d’être itinérante, l’exposition n’était accessible qu’à la salle des commissaires, à la CSHC. Au fil des éditions et grâce à une subvention, Coup de coeur a commencé à déplacer ses oeuvres sur le territoire.

« J’aime vraiment faire de l’art », dit d’emblée Thallia Bourgeois. « Je pourrais passer ma journée à faire ça. Chez moi, je fais beaucoup de dessin informatique. » Celle qui souhaite poursuivre ses études postsecondaires en graphisme est excitée à l’idée de voir ses oeuvres exposées. « J’ai hâte de voir ça. C’est sûr que je vais y aller ! »

L’exposition Coup de coeur sera accessible à la polyvalente Louis-Saint-Laurent d’East Angus jusqu’au vendredi 20 avril entre 9 et 16 h. Par la suite, le centre sportif de Lac-Mégantic l’accueillera du 25 avril au 3 mai, avant qu’elle ne termine sa course à Coaticook. Les visiteurs sont invités à voter pour leur oeuvre préférée. Des bons d’achat de 50 $ et 75 $ seront remis aux gagnants des prix du public et du comité culturel de la CSHC.

Le temps de saisie des sucres

L’Érablière Gaudreau de Scotstown subissait sa seconde saisie de sirop d’érable de 2018 au début du mois. L’intervention avait été ordonnée par la Fédération des producteurs acéricoles du Québec (FPAQ) et est la plus récente d’une série qui a débuté en 2014. Le couple Gaudreau-Bombardier parle d’abus et souhaite la fin de l’emprise de la Fédération.

« L’an passé, les huissiers sont venus 39 fois », relate Daniel Gaudreau. « Juste pour notre dossier, la Fédération a dû dépenser au-dessus d’un demi-million. On a cinq pages de punitifs à la cour de Sherbrooke. J’ai pas de dossier criminel et je suis jamais allé en cour de ma vie, à part pour le sirop d’érable. »

Le matin de la saisie du 3 avril à l’Érablière Gaudreau, la FPAQ a diffusé par voie de communiqué les détails de son intervention. On reproche au couple d’acériculteurs d’avoir produit une quantité de sirop supérieure au contingent, ou quota, qui leur est alloué. En octobre dernier, la Fédération a obtenu gain de cause contre les Gaudreau-Bombardier auprès de la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec. Les défendeurs doivent 280 000 $ en pénalités et dommages auprès de la FPAQ.

L’appui du public
« Pour eux, c’est personnel », déplore M. Gaudreau. « Ils veulent nous faire fermer parce qu’on leur fait mal à quelque part. » Le couple, aussi formé de Nathalie Bombardier, reçoit de plus en plus d’attentions suite aux nombreuses entrevues dont il a été l’objet au fil du temps. Le groupe Facebook J’exige l’arrêt des procédures contre les acériculteurs compte 3500 membres.

La Fédération affirme que l’Érablière Gaudreau est « la seule ferme québécoise visée par ce type d’intervention. Il s’agit d’une mesure […] exceptionnelle […] qui demande à ces producteurs […] de respecter les règles que suivent la très grande majorité des acériculteurs québécois ». « On est loin d’être les seuls », rétorque Daniel Gaudreau. Simon Trépanier, directeur général de la FPAQ, a admis que 250 ententes hors cour ont été conclues avec des acériculteurs depuis les trois dernières années lors d’une entrevue radiophonique avec Martin Pelletier au 107,7 FM Estrie au début du mois. M. Gaudreau poursuit : « Environ 80-90 % des producteurs sont en faute, puis je suis bien conservateur. Ils n’ont pas le choix de passer à côté pour être capables de faire les paiements et faire manger leur famille. »

À la veille de la saison des sucres 2018, l’Institut économique de Montréal (IEDM) publiait une note intitulée Sirop d’érable : Québec nuit à ses producteurs et encourage ses concurrents. On y apprenait que « la dernière récolte complètement vendue remonte à 2009 [et que] environ 5 % des récoltes de sirop en vrac entre 2010 et 2016 n’avaient toujours pas été payées en date du 5 février 2018 », alors que le taux monte à 44,8 % pour celles de 2017. « Il n’y a pas une entreprise qui peut supporter de ne pas être payé un certain pourcentage depuis 2010 ! », s’insurge le producteur acéricole.

Un conflit qui s’étire
Lors de la saison 2015, une entente entre l’érablière et la FPAQ avait nommé le couple Gaudreau-Bombardier « gardiens de leur sirop d’érable [ce] qui leur permettait de conserver sur leur propriété les barils de sirop d’érable qu’ils produisaient pour en faire la vente au détail, directement au consommateur ». En janvier dernier, « devant des preuves concrètes » de non-respect de l’entente, la Fédération a procédé à un « changement de gardien des barils ». C’est par « souci d’équité envers l’ensemble des producteurs acéricoles » qu’elle s’est vue contrainte d’intervenir cette fois, comme l’Érablière Gaudreau « écoule la plus grande partie de son sirop par des intermédiaires. »

Nathalie Bombardier nuance : « Nous, le moyen qu’on a trouvé, c’est de fournir notre clientèle en petits contenants. On vend dans des supermarchés. C’est ça qui est grave. C’est un non-sens. On n’est pas des criminels, mais on est traités tout comme. »
La FPAQ affirme que « plusieurs solutions ont été proposées » au couple d’acériculteurs, dont l’augmentation de leur contingent via un volet d’agrandissement. « Mais ils ont refusé de participer à ce volet. » Mme Bombardier se remémore bien son entretien avec Sylvain Bernier, coordonnateur à la réglementation de la Fédération. « Il dit : “Réglez à 400 000 $. Avec ça, on règle toutes les années, puis on repart à 0. Mais je vous garantis pas du contingent. Si vous ne le payez pas, vous êtes en litige et vous n’avez accès à aucun contingent, même si vous en faites la demande.” » Nathalie Bombardier se désole de cette limitation. « Tous les producteurs hors Québec peuvent venir vendre ici en quantité illimitée sans payer de contingent, sans être une personne qui contribue au Québec en payant des taxes et en contribuant à l’économie locale. »

Internet haute vitesse en milieu rural

Communication Haut-Saint-François a vu son projet de mise à niveau du réseau internet haute vitesse être récemment rejeté par les programmes de subventions fédéral et provincial. Depuis le début de l’année, l’organisme planche sur de nouvelles avenues, comme la fibre optique.

Communication Haut-Saint-François est l’OSBL, mandaté par la MRC, qui est chargé de gérer et développer l’internet haute vitesse (IHV) et l’accès aux télécommunications dans la région. Le projet qu’elle a soumis était destiné aux programmes ponctuels Brancher pour innover et Québec branché.

Améliorer le réseau existant
Le projet initial prévoyait la mise à niveau de l’actuel réseau de tours avec la technologie LTE (4e génération) et quelques extensions en fibre optique. Deux nouvelles tours LTE auraient été érigées à Dudswell et Bury pour rejoindre une partie des 1840 résidences situées en zones à faible densité de population et non desservies par un réseau filaire. Le cout total était estimé à 1 754 000 $, dont 44  % auraient été absorbé par le fournisseur du service, Télécommunications Xittel, membre du groupe Maskatel.

Richard Tanguay est le président du conseil d’administration de Communication HSF. « Quand on a déposé le projet en 2016, on parlait de technologie LTE. Aujourd’hui, deux ans plus tard, on est rendu au 5G [cinquième génération]. La problématique qu’on a, c’est que les hameaux, les cœurs villageois, ils sont déjà branchés à assez haute vitesse. Certains le sont même par fibre optique. Donc, il nous reste la ruralité. Et les entreprises actuellement vont intervenir là où c’est payant. »

Le plan de départ comptait utiliser le réseau sans-fil des tours déjà existantes pour atteindre ces clients éloignés et actuellement mal desservis en services de télécommunication. « Dans le rang où je reste à Weedon, c’est habité à la longueur, mais il fait 6 km de long », confie M. Tanguay. « On est peut-être 25-30 résidences là-dessus. On n’a pas internet. Oui, certains ont les ondes qui rentrent bien avec Maskatel, d’autres sont avec Bell ou Rogers avec des clés USB. Mais on est à des vitesses de tortue ! »

Une nouvelle technologie dispendieuse
« Ce qu’on a compris, c’est que le fédéral et le provincial ont opté plus pour l’efficacité et la durabilité à long terme. Ils ont finalement favorisé les entreprises qui présentaient des projets de fibre optique avec des couts exorbitants. » C’est ce type de projet filaire qui a, par exemple, été accepté dans la MRC voisine de Coaticook, où la fibre sera instaurée sur l’ensemble du territoire. « Si on applique ça chez nous, vite, vite — je n’ai pas les données précises —, on doit être entre 25 et 30 M$. »

Communication HSF doit tout de même se dépêcher à trouver une alternative à la mise à niveau de ses tours existantes, comme le CRTC a récemment énoncé le souhait d’accélérer l’accès à internet haute vitesse au Canada. « Tout s’enligne pour la mise en place éventuellement d’un autre programme d’aide », constate Richard Tanguay.

Le maire de Weedon indique que plusieurs modèles de financement sont à l’étude présentement pour envisager l’implantation de la fibre optique dans le Haut-Saint-François. À l’instar des MRC ayant reçu le financement pour un réseau filaire, une division d’affaires qui utiliserait les sommes perçues par le service vendu pour de l’autofinancement pourrait être une possibilité. Une autre serait que les municipalités se regroupent en une sorte de coopérative qui recourrait aux services habituels des entreprises de télécommunication.

« On travaille pour régler le problème de l’internet haute vitesse et d’arriver à un prix compétitif », conclut M. Tanguay. « On n’est pas des citoyens de second ordre. Est-ce qu’on est plus riches parce qu’on vit en ruralité ? On a tous droit au même service et on a besoin de ce monde qui reste en ruralité parce que c’est eux qui produisent des richesses agricoles et alimentaires. » Il en va de même pour les entreprises et industries qui font le choix de s’implanter en région et qui ont des besoins de rapidité en termes de communication.

De petits produits qui valent gros

Suite à une étude cartographique réalisée en 2015, la MRC du Haut-Saint-François a procédé l’été dernier à un inventaire terrain du potentiel économique de récolte et de culture des produits forestiers non ligneux (PFNL) sur son territoire. Il apparait que les champignons, quenouilles et têtes-de-violon pourraient valoir jusqu’à 8 M$ annuellement pour les producteurs intéressés par ces cultures émergentes.

Dans le cadre du Programme d’aménagement durable des forêts 2015-2018, le Syndicat des Producteurs forestiers du Sud du Québec a mandaté Cultur’Innov de St-Camille pour mener un projet d’inventaire des PFNL dans la MRC. Suite à des virées sur le terrain, la coopérative de solidarité a récemment présenté les résultats de ce potentiel économique de récolte et de culture.

Les PFNL sont connus comme étant des produits ou sous-produits provenant de la forêt, excluant le bois des arbres. Le terme indique habituellement les feuilles, les fruits, les champignons ou les plantes qui poussent dans la forêt. Ils peuvent être utilisés dans l’alimentation, l’industrie pharmaceutique et médicinale, les huiles essentielles ou l’ornementation.

Elsa Poulin et Stéphane Demers, respectivement technicienne et biologiste chez Cultur’Innov, notent que certains PFNL se sont développés en une industrie viable au cours des dernières années, notamment les bleuets sauvages, les canneberges, les produits de l’érable et les couronnes de Noël. Bernard Ricard, directeur adjoint au Centre local de développement (CLD) du Haut-Saint-François, confirme qu’« il y a effectivement un potentiel intéressant au niveau de ces produits. Et notre objectif est de maximiser l’impact économique de ces ressources. On a longtemps pensé que, dans la forêt, il n’y avait que la partie des arbres, mais il y a de plus en plus de choses qui se développent à ce niveau-là. »

Des produits bios, locaux et écolos
Suite à l’intérêt de la MRC pour les PFNL, son territoire a été ciblé pour la réalisation de l’inventaire à l’été 2017. Les PFNL ont alors été regroupés en quatre catégories : les champignons, les érablières (culture de plantes médicinales), les quenouilles et les autres PFNL (sureau du Canada, cerisier à grappes). À titre d’exemple, les quenouilles ont des propriétés médicinales en plus d’utilisations culinaires. Le cœur de sa tige a un gout qui s’apparente à celui des cœurs de palmier. On retrouve donc sur le marché des cœurs de quenouille marinés et de la farine de pollen d’épis mâles.

La plante herbacée est d’ailleurs le PFNL qui offre la plus grande valeur annuelle potentielle sur l’ensemble du territoire avec 3 347 000 $. Suit ensuite le cerisier à grappes, ou cerisier de Virginie, dont les fruits peuvent servir à la fabrication d’alcool, avec une valeur annuelle potentielle de 2 340 000 $. Un autre arbrisseau, l’amélanchier, produit des baies dont le gout s’apparente à celui des bleuets, affiche une valeur potentielle annuelle atteignant 1 818 000 $. Le sureau blanc, avec ses baies noires, présente une valeur potentielle annuelle de 489 000 $. Finalement, la matteuccie fougère-à l’autruche, ou tête-de-violon, occupe la cinquième position des PFNL ciblés avec une valeur potentielle annuelle de 271 000 $.

Quelques entreprises et particuliers exploitent déjà les PFNL dans la région : Léo Désilets, maitre herboriste à Scotstown, la ferme La Paysanne de Bury, Ô Jardins d’Églantine maintenant à Westbury. Bernard Ricard du CLD croit qu’il y a de la place pour plus de joueurs. « On est à la recherche d’entrepreneurs qui voudraient reprendre ce potentiel. Il y a possibilité de tirer des revenus et de créer des emplois avec tout ça. Si un groupe est intéressé, notre rôle est de les appuyer. On pourrait alors leur donner un coup de main pour faire un portrait de la situation, monter un plan d’affaires, à la limite avoir du financement pour faire quelques études. »

Audrey Beloin de la SADC récompensée

Audrey Beloin, conseillère aux entreprises à la Société d’aide au développement de la collectivité (SADC) du Haut-Saint-François, a reçu le prix Relève lors de la soirée Reconnaissance du Réseau Compétences des développeurs économiques de l’Estrie. Elle est l’une des trois récipiendaires de cette cérémonie qui récompensait les agents de développement économique local et entrepreneurial pour l’année 2017.

Une cinquantaine d’intervenants estriens en développement économique s’étaient réunis le 14 mars dernier au restaurant La Suite de Sherbrooke, dans le cadre de la soirée annuelle Reconnaissance de la profession. Outre le prix de la Relève, ceux de Bâtisseur et de Professionnel 2017 étaient également distribués. Le jury était formé de Danielle Simard, présidente de Réseau Compétences; Sylvie Hamel, responsable du Comité Info-Réseau; Richard Khouzam, conseiller chez Restech Groupe Conseil Associé; et François Coderre, doyen à la Faculté d’administration de l’Université de Sherbrooke.

À propos de la gagnante, Danielle Simard, présidente du CA de Réseau Compétences, disait que « Mme Beloin s’est démarquée par sa persévérance et sa capacité de mobiliser les gens dans un objectif commun, comme elle l’a démontré en prenant la barre du Défi OSEntreprendre et des formations en fiscalité pour les entreprises. Engagée dans son travail et auprès de sa clientèle, elle a su en quelques années inspirer le respect aux entrepreneurs et à ses pairs par son professionnalisme, son dynamisme et la justesse de son jugement. Leader positive et créative, elle a su créer des liens de collaboration, de confiance et de camaraderie avec tous ses collègues de travail. »

La principale intéressée est flattée d’avoir reçu cet honneur. « Je ne m’attendais pas à ça. Ça fait toujours du bien de voir que ton travail est reconnu et qu’on se rend compte des efforts que tu peux y mettre. » Outre une plaque personnalisée, Audrey Beloin a reçu une bourse de 250 $ de Desjardins Entreprises-Estrie, un crédit formation d’une valeur de 750 $ de l’École de gestion de l’Université de Sherbrooke et une adhésion à Réseau Compétences pour 2019.

Fondé en 2005, le Réseau Compétences des Développeurs économiques de l’Estrie regroupe des professionnels travaillant dans des organismes locaux (MRC, villes, SADC, CAE), des organisations de financement de même que des firmes de services-conseils.

Préparer le Cookshire-Eaton de demain

Étant la municipalité la plus populeuse de la MRC, Cookshire-Eaton compte plusieurs projets en cours de développement dans chacun de ses trois secteurs. La mairesse Sylvie Lapointe détaille les objectifs de son mandat parmi lesquels on retrouve le développement domiciliaire et la mise en valeur patrimoniale.

Développer Cookshire-Eaton
« Pour 2018, on s’oriente dans la même ligne », affirme d’entrée de jeu l’élue en poste depuis six mois. « Cette année, le but était le gel de taxes et on l’a atteint. Je suis contente là-dessus. Dans le cadre de mon mandat, on veut agrandir Cookshire-Eaton en amenant les gens à s’implanter ici et qu’il y ait une joie de vivre » grâce aux installations municipales comme le parc, la piscine ou la piste cyclable. Selon la mairesse, ce développement de la municipalité passe entre autres par la possibilité pour les citoyens de se lancer en affaires.

« On a beaucoup de demandes à la Ville pour des petites industries, genre familiales. Par exemple, une fromagerie qui aurait 4-5 employés », confirme Mme Lapointe. C’est le genre de mandats que couvre la Corporation de développement Cookshire-Eaton Innovation, créée en 2016. « Nous, à la Ville, on s’occupe plus du résidentiel, alors qu’eux, ils traitent de l’industriel et du commercial. C’est notre machine à produire des projets. Ils font de la prospection pour ceux qui veulent s’implanter et connaissent les terrains disponibles en fonction du zonage. Avec l’A-410 qui va déboucher, on veut être prêt dans deux ans pour accueillir les gens et qu’ils fassent “Oh wow ! C’est bien Cookshire. Qu’est-ce que vous avez à nous offrir ? ” »

Secteur Cookshire
Cette offre se traduit par exemple par les possibilités de logement. Du côté locatif, Sylvie Lapointe reconnait qu’il y a un manque. « À l’heure actuelle, c’est un problème. Mais il y a déjà deux personnes qui nous ont approchés pour faire des logements neufs. » Pour ce qui est du domiciliaire, plusieurs terrains ont récemment été vendus sur la rue Macdonald, derrière le Centre de santé du Château Pope. « On est dans la bonne mire. Les gens veulent venir s’installer. »

Suite à un manque de sauveteurs lors de la saison 2017, la piscine municipale sera en fonction dès la fin du mois de juin cette année. Deux sauveteurs en assureront la surveillance.

Secteur Johnville
Deux projets de développement domiciliaire totalisant 60 constructions sont en cours à Johnville. Le premier comprend une quarantaine de maisons derrière le nouveau centre communautaire. Le second, d’une vingtaine de résidences, serait près de l’ancien centre, soit derrière l’église St-Martin. « On est en recherche d’eau pour alimenter ces maisons », complète Mme Lapointe. « On construira un nouveau puits pour aller chercher le volume d’eau nécessaire. Il y a déjà un autre en cours d’exploitation. »

La nouvelle salle communautaire était un projet de l’ordre de 1,2 M$. Près des deux tiers du projet étaient financés grâce à des subventions.

Secteur Sawyerville
Un projet de piste cyclable est en cours d’élaboration dans le secteur de Sawyerville. Un tronçon de 3 km avait déjà été inauguré jusqu’à Newport. Des décisions sont en cours pour poursuivre le trajet jusqu’à St-Isidore-de-Clifton.

La revitalisation du barrage a débuté l’an dernier. Il s’agit d’un projet subventionné sur trois ans. À terme, on souhaite relier les berges au Jardin Communautaire par l’entremise de sentiers pédestres.

Sur l’ensemble du territoire
Des jeux d’eau sont à prévoir dans chacun des secteurs de la ville. Les premiers à être inaugurés seront ceux de Sawyerville cette année. À Johnville, les jeux devraient être accessibles en 2019, comme ils seront situés à l’arrière du nouveau centre communautaire, où sera aménagé un parc. Pour Cookshire, l’emplacement des installations n’ayant pas encore été déterminé et le secteur jouissant de l’accès à la piscine municipale, le moment de la mise en fonction n’est pas encore arrêté.

Dans le cadre du réseau Coeur Villageois, les secteurs de Sawyerville et Johnville seront éventuellement annexés et inclus au circuit à saveur patrimoniale. Pour l’instant, le secteur mis en valeur demeure le tronçon de la rue Principale situé au cœur du secteur Cookshire et qui comprend plusieurs clochers et des bâtiments ancestraux.

Du côté de la taxation municipale, la mairesse Sylvie Lapointe ne cherche pas nécessairement à baisser le taux ou offrir congé aux nouveaux arrivants. « On souhaite conserver le même niveau de taxes, mais aussi d’augmenter les services. On veut en donner plus et que les gens en aient pour leur argent. Ça pour moi, c’est faisable. »

Attirer les touristes autant que les citoyens

À l’aube de sa quatrième saison, le Coeur villageois de Cookshire-Eaton se prépare à une myriade d’activités. L’été 2018 verra revenir des initiatives qui ont fait leurs preuves les années précédentes, comme les concerts en plein air et la halte touristique, en plus de préparer le terrain pour accueillir une affluence grandissante avec entre autres la brasserie rurale à venir.

La municipalité est la seule de la MRC du Haut-Saint-François à faire partie du lot des dix Cœurs villageois répartis sur le territoire des Cantons-de-l’Est. Elle peut jouir d’un héritage anglo-saxon en partie conservé. La certification a pour but de livrer une expérience touristique unique aux visiteurs en mettant en valeur un secteur délimité d’une municipalité. Localement, il s’agit du tronçon compris entre le Château Pope, sur la rue du même nom, et la rivière Eaton que traverse la rue Principale. Cette parcelle fait également partie du Chemin des Cantons, par sa richesse historique.

Le long de ce chemin, que le Coeur villageois recommande de faire à pied, on retrouve une concentration de trois clochers sur une distance de 500 mètres, soit les églises United, St.Peter’s et St-Camille. Le Victoria Hall, le parc des Braves ainsi que la Maison de la culture John-Henry-Pope ajoutent à l’offre patrimoniale.

Un comité de bénévoles veille à ce que l’entente de partenariat entre Tourisme Cantons-de-l’Est et Coeur villageois Cookshire-Eaton soit respectée au fil du temps. Il émet des propositions à la municipalité en plus de prendre ses propres initiatives. Gilles Denis en est un des membres. « Comme on n’avait pas de charte, il n’y avait rien d’officiel. On n’avait pas d’existence légale. » La situation a changé avec la mise sur pied de la Maison de la culture qui confère à l’équipe un statut officiel avec lequel elle pourrait éventuellement obtenir des subventions pour se développer.

Des initiatives appréciées
Une des initiatives qui a le plus porté ses fruits est la halte touristique aménagée à même la Maison. Durant l’été, des étudiants informent et guident les touristes. L’année dernière, on évalue autour de 1000 le nombre de ces personnes qui se sont arrêtées sur place.

Une seconde activité couronnée de succès est la toute nouvelle chorale de Coeur villageois. Le groupe se réunit depuis le début du mois à raison d’une fois par semaine. Céline Blais est l’une de ces choristes, en plus d’être la présidente du comité Coeur villageois. « On s’est dit que comme c’est le printemps, il y aurait 5-6 personnes, 8 si on était chanceux. Mais 20 personnes se sont inscrites. Et les gens viennent de partout dans les alentours à la chorale. Il y a un besoin de faire ces activités-là. » La direction du groupe de chant est assurée par Anne-Claire Hyvert Coquart, derrière l’école de musique Bishopnote à Dudswell.

Gilles Denis reconnait que « depuis les 15 ans qu’on fait les concerts [classiques et pique-nique], c’est quelque chose qui revenait tout le temps. Les gens demandaient une chorale. » Celle-ci a un style moderne et sans dénomination religieuse. Les pratiques sont ouvertes à tous et en cours jusqu’au mois de juin.

Une programmation chargée
Le 5 mai, un échange de vivaces viendra inaugurer la belle saison au parc des Braves en avant-midi. Le Coeur villageois sera aussi embelli de jardinières cette année auxquelles se greffera le retour du concours des plus belles maisons fleuries. « Ça a été formidable l’an passé, alors on recommence cette année », s’enthousiasme Céline Blais. « On veut redonner une couleur particulière à Cookshire. »

Des expositions d’art seront mises sur pied à la Galerie d’art de juin à septembre et au Victoria Hall durant l’automne, en plus de la nouvelle saison des concerts musicaux. Manon Élisabeth Carrier sera responsable d’un circuit patrimonial qui fera le tour des résidences ancestrales. La halte touristique de la Maison de la culture distribuera des listes des artisans et des producteurs locaux.
À plus longue échéance, Coeur villageois aimerait trouver le moyen d’inclure les secteurs de Sawyerville et de Johnville à la certification. Le comité aimerait aussi inclure au tronçon de Cookshire les sentiers qui longent la rivière jusqu’au pont couvert John-Cook. Finalement, Mme Blais exprime le souhait de voir le retour d’une programmation culturelle à la salle Guy-Veilleux. « Avec la nature et la culture, on aurait tout ! »

Gilles Denis conclut en disant que « ça faisait longtemps qu’on voulait que Tourisme Cantons-de-l’Est s’occupe d’une région comme la nôtre. Parce que, avant, en dehors de Magog et de Sherbrooke, il y avait pas grand-chose. » Pour de l’information d’ici le début de la saison touristique, il est possible de contacter directement Céline Blais par courriel au c.blais017@gmail.com.

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