Jean-Marc Brais

Jean-Marc Brais

Jean-Marc a été journaliste pour le Haut-Saint-François de 2017 à 2019 et de 2024 à 2025.

Transfert de 60 élèves de Bury vers Scotstown

L’école du Parchemin, à East Angus, étant au maximum de sa capacité, la Commission scolaire des Hauts-Cantons (CSHC) projette de déplacer une soixantaine d’élèves vivant à Bury vers l’école Saint-Paul de Scotstown, dès le mois de septembre prochain. Les parents de ces enfants lancent un cri du cœur afin qu’une autre solution soit trouvée d’ici là.

Les parents de Bury ont été informés du projet de relocalisation une première fois en mai 2017. L’école primaire du Parchemin accueillait alors 468 élèves pour l’année scolaire 2016-2017. Elle prévoyait atteindre le nombre de 525 d’ici 2021. Déjà, plusieurs modifications d’organisation avaient été apportées à l’établissement. Dans un résumé de rencontre de parents, la direction de l’école mentionnait « le retrait des locaux des spécialistes, qui se déplacent maintenant dans les classes des titulaires, le jumelage de groupes d’éducation physique et l’utilisation de la salle des dineurs pour certains cours d’éducation physique. » De son côté, l’école Saint-Paul à Scotstown n’a que 23 élèves pour une capacité d’environ 100.
Lors d’une deuxième rencontre s’étant tenue en novembre 2017, la CSHC informe les parents que plusieurs scénarios ont été étudiés, mais que le seul retenu demeure le transfert des élèves de Bury. Pour ce faire, les critères d’inscription à l’école du Parchemin devront être revus en modifiant ses bassins ou territoires d’appartenance.

C’est à ce moment que des parents d’élèves ont décidé de se mobiliser et d’entamer des démarches pour éviter le transfert. On retrouve parmi eux Annie Duhaime et Lisa Yargeau-Dubé. La première a deux enfants présentement en 1re et 3e année, alors que son troisième commencera l’école en septembre prochain. Du côté de Mme Yargeau-Dubé, celle-ci a un enfant en 1re année et un second qui sera à la maternelle lors de la prochaine rentrée scolaire. Dans leur secteur de la rue Stokes, ce sont une quinzaine d’enfants qui sont concernés par la possibilité de transfert.

Les conséquences d’un transfert
« On est justement établis en région parce que c’est moins dispendieux pour une famille nombreuse comme la nôtre. Et là, on veut nous éloigner encore plus », déplore Mme Duhaime, mère de quatre enfants. « La majorité des parents de Bury travaillent à East Angus ou Sherbrooke. L’école du Parchemin, pour nous, est située du “bon bord” de la ville. En devant aller à Scotstown, on s’enfonce vers la campagne. »

Mme Duhaime croit que le transfert d’élèves pourrait affecter le développement de la municipalité de Bury. « Ce transfert va vraisemblablement aider à dévitaliser notre municipalité. Dèjà, des familles se questionnent sur la pertinence de rester à Bury ou sont déçus de venir tout juste de s’y établlir. »

Le directeur général de la CSHC, Martial Gaudreau, reconnait l’inconvénient que poserait un transfert pour les parents travaillant en sens opposé. « La commission scolaire est déjà en train de regarder des solutions exploratoires, comme un service de garde satellite à Bury. » Dans ce scénario, les élèves iraient à l’école à Scotstown et se rendraient à Bury en autobus en dehors avant et après les cours.

Hormis l’aspect pratique que l’école du Parchemin se trouve sur le chemin du travail pour certains, M. Gaudreau considère qu’il n’y aurait pas de réelle différence pour les élèves. « On a calculé qu’un enfant de Bury parcourait 16 km pour aller à l’école à East Angus, tandis qu’il en mettrait 20 pour se rendre à Scotstown. Le temps de trajet en autobus reste similaire dans les deux cas. »

Là-dessus, Annie Duhaime est d’un autre avis. Le tronçon de la route 214 pour se rendre à Scotstown est quant à elle bien plus dangereux que le chemin utilisé par les autobus scolaires pour relier Bury à East Angus. Depuis que son premier enfant a commencé à fréquenter l’école du Parchemin, Lisa Yargeau-Dubé dit avoir assisté à cinq remorquages d’autobus scolaires en l’espace d’un an et demi. Elle anticipe déjà les problèmes si ses enfants ont à faire le chemin vers l’est.

Autres solutions envisagées
Face au problème de surpopulation de l’école du Parchemin, la CSHC autant que les parents ont considéré différentes options. Martin Gaudreau, DG de la CSHC, confirme que cinq scénarios ont été étudiés par le conseil des commissaires. Deux d’entre eux étaient l’utilisation de l’école anglophone Pope Memorial de Bury, sous la juridiction d’Eastern Townships School Board, et l’agrandissement de l’école du Parchemin. Or, « dans un contexte de surplus de clientèle, le ministère de l’Éducation accorde des subventions pour construire ou agrandir seulement si la commission scolaire n’est pas en mesure de relocaliser les élèves dans une école des environs », informait la CSHC dans une lettre adressée aux parents.

Lisa Yargeau-Dubé déplore l’argument financier, alors que le projet de loi 166 ferait baisser le niveau de taxes scolaires. « On nous dit qu’on ne peut pas dépenser, mais on s’apprête à baisser les taxes. » Celle-ci dit préférer continuer à payer son niveau de taxes actuel pour maintenir et améliorer ses services.

Depuis le début de leurs démarches, Mmes Yargeau-Dubé et Duhaime ont obtenu l’appui du conseil d’établissement de l’école du Parchemin, des municipalités de Bury et d’East Angus, de même que celui du député de Mégantic, Ghislain Bolduc.

Malgré leur crainte que la décision finale ne soit jouée d’avance, les deux mères continuent leurs démarches. Il est possible de signer la pétition qu’elles ont créée aux bureaux municipaux de Bury et d’East Angus, de même qu’au magasin général de Bury et Dépanneur East Angus.

La décision finale se prendra le 30 janvier lors du conseil des commissaires de la CSHC.

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Budgets municipaux 2018 – Deuxième partie

Étant donné les élections municipales de novembre 2017, les administrations locales ont jusqu’au 31 janvier pour déposer leurs prévisions budgétaires. Un article paru dans notre dernière édition faisait état des budgets ayant été adoptés en décembre 2017 par huit localités du Haut-Saint-François. Voici les municipalités restantes.

Bury
La municipalité de Bury a adopté un budget équilibré de 1 986 731 $, en augmentation de 3 % par rapport à 2017. Le taux de la taxe foncière demeure à 0,5465 $ par 100 $ d’évaluation. Si on ajoute à ce taux les taxes de la MRC et de la SQ, on passe de 0,7038 $ en 2017 à 0,7072 $ par 100 $. Toujours au chapitre des taxes citoyennes, on note l’ajout de deux nouveaux règlements d’emprunt, par rapport à 2017, pour une niveleuse et une chargeuse. La cueillette des ordures et des matières recyclables demeurent à un tarif de 148,75 $ par résidence. Les réseaux d’aqueduc et d’égouts connaissent une légère hausse, respectivement de 2,25 $ pour s’élever à 192,25 $ et 4,75 $ atteignant un total de 144,75 $ pour l’égout.
Les sommes de taxation municipale représentent 66 % des revenus de la municipalité. Du côté des dépenses, le transport représente la plus grande partie de celles-ci (28 %), l’administration générale (25 %) et la sécurité publique (12 %). L’administration est le seul département pour lequel les dépenses se sont maintenues, avec seulement 20 $ de différence entre 2017 (495 858 $) et 2018 (495 878 $). À moyen terme, la municipalité prévoit un montant de 650 000 $ pour la construction d’une caserne de pompiers en 2019. Finalement, l’achat de 222 compteurs d’eau au coût de 350 $ l’unité (pour un total de 77 000 $) se fera également au courant de 2018.

Dudswell
La municipalité de Dudswell a approuvé un budget de l’ordre de 2 830 757,02 $, une hausse de 8 % par rapport à 2017. Celle-ci est justifiée en partie par l’augmentation des frais de cueillette des déchets. Les trois services d’ordures, récupération et de compostage font un bond de 81 % en passant de 112,18 $ par unité en 2017 à 202,97 $ cette année. Autrement, le taux de taxation demeure inchangé à 0,847846 $ du 100 $. Ce taux comprend les taxes foncières générales, le financement des barrages et la taxe de la Sûreté du Québec. Les postes de dépenses les plus importants restent encore cette année le transport (25 %), l’administration générale (24 %) et les loisirs et culture (16 %), qui passent cette année de la 5e à la 3e place. La reprise des activités culturelles et touristiques explique cette hausse.

Le vent de renouveau qui a soufflé sur la mairie et les conseillers a amené nombre de projets municipaux. Parmi le lot, on retrouve l’amélioration du centre communautaire et bâtiments de loisir, l’ouverture d’une rue dans le secteur Bishopton, l’implantation du compostage et le resurfaçage de plusieurs rues. À ce sujet, une consultation publique est prévue dans les prochains mois afin de déterminer les priorités et ainsi élaborer un programme triennal.

Canton de Hampden
Le Canton de Hampden adoptait son budget le 22 janvier, soit après la date de tombée du journal.

La Patrie
Les prévisions budgétaires de La Patrie pour l’année 2018 sont de 1 176 248 $, soit une variation d’à peine +0,2 % par rapport à 2017. Le taux de taxes en vigueur sera de 0,6972 $ par 100 $ d’évaluation, soit une légère baisse de 0,0052 $ avec l’année précédente. Ce taux comprend la taxe générale foncière et celle de la Société québécoise d’assainissement des eaux (SQAE). Les taxes d’aqueduc et d’eaux usées sont en hausse, respectivement à 401 $ (+25 $) et 139 $ (+15 $). La collecte résiduelle connait une hausse de 30 $ (à 131 $), tandis que celle sélective baisse de 5 $ (à 66 $). Les postes de dépenses les plus importants demeurent le transport (36 %), l’hygiène du milieu (22 %) et l’administration générale (19 %). Le programme triennal d’immobilisations comprend des sommes de 30 000 $ pour l’achat de compteurs d’eau cette année. La rénovation de la salle municipale engrangera des dépenses de 150 000 $ répartis sur deux ans (2018-2019). En 2019, l’installation de jeux d’eau coûtera 30 000 $, tandis qu’un montant de 150 000 $ est prévu pour la réfection de la route 257 nord en 2020.

Saint-Isidore-de-Clifton
Le conseil municipal de Saint-Isidore-de-Clifton a approuvé ses prévisions budgétaires de 1 548 350 $ pour 2018. Le rôle triennal entré en vigueur le 1er janvier 2017 atteint 100 588 400 $ dans sa deuxième année. Le taux de la taxe foncière est établi à 0,895 $ par 100 $ d’évaluation. Le tarif de l’enlèvement des ordures est fixé à 145 $ par unité de logement et celui de la cueillette des matières récupérables à 75 $ par unité. Le tarif d’aqueduc s’élève à 0,59 $ du mètre cube tandis que celui pour l’égout est fixé à 2,70 $ du mètre cube. Les postes de dépenses les plus importants sont le transport (32 %), l’administration générale (16 %) et les règlements d’emprunts (15 %).

Westbury
Le budget de Westbury sera adopté le 29 janvier.

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37e tournoi provincial Atome Pee-Wee

Le 37e tournoi provincial Atome Pee-Wee du Haut-Saint-François se déroulera du 29 janvier au 11 février prochains à l’aréna Robert-Fournier d’East Angus. Un total de 42 équipes divisées en 6 catégories s’affronteront les soirs de semaine et fins de semaine.

Le match d’ouverture aura lieu le vendredi 2 février à 20 h et opposera le Phœnix 4 de Sherbrooke aux Sharks du Haut-Saint-François dans la catégorie Pee-Wee A. Le tournoi provincial accueillera des équipes locales en plus d’autres provenant de Repentigny, Vaudreuil-Dorion, Saint-Hyacinthe, Blainville et Mascouche. Celles-ci se répartissent dans les catégories A, B et C des niveaux Atome et Pee-Wee.

Katherine Mailhot siège depuis 20 ans sur le comité du tournoi et en est la responsable pour la deuxième année consécutive. « L’an dernier, l’horaire était serré. Cette année, on a choisi de l’alléger pour souffler un peu, tout en gardant un minimum de trois matchs joués pour chacune des équipes. »

La première semaine du tournoi opposera les formations Atome avec une journée de finales le dimanche 4 février. La semaine suivante, ce sont les équipes Pee-Wee qui occuperont la patinoire avant que ne se décide leur classement final le dimanche 11.

L’équipe victorieuse dans chaque catégorie recevra un trophée, alors que toutes celles participantes se verront remettre une bannière. Deux joueurs du match seront décernés lors de chaque joute, soit un par équipe.

Cette année, l’Association de hockey mineur (AHM) du Haut-St-François sera représentée par cinq équipes locales, soit les Sharks Atome A, B et C ainsi que ceux du niveau Pee-Wee A et C.

Les joueurs du niveau Atome sont âgés entre 9 et 11 ans, tandis que les Pee-Wee ont entre 11 et 13 ans. L’AHM du HSF est composée d’une quinzaine de bénévoles qui veillent à l’organisation des activités du club.

Les citoyens de Cookshire-Eaton se relèvent de l’innondation

La mairesse de Cookshire-Eaton faisait récemment un retour sur les conséquences de l’inondation éclair causée par la rivière Eaton lors d’une entrevue radio. Celle-ci a parlé de « grosses pertes », principalement des électroménagers tels que frigo et congélateur, pour certains résidents de la rue Eaton.

François L’Heureux a eu une accumulation d’eau de 1,5 m dans son sous-sol en l’espace de 10 minutes, le vendredi 12 janvier. La voiture de sa conjointe avait étouffé sur le coup.

Aline Shank a eu de l’eau qui est montée jusqu’au niveau de son garage. Sa maison n’ayant pas de sous-sol, les dommages sont limités dans son cas. « J’ai un panneau de laine isolante de 10 pieds qui est tombé d’en dessous de la maison. Je vais devoir faire vérifier ça. »

Danny Yergeau a eu une infiltration d’eau dans son sous-sol. La pièce n’étant pas complètement aménagée, il s’en tire avec un chauffe-eau à changer et beaucoup de ménage. « Samedi matin, on a vu les voisins sortir tous leurs meubles du sous-sol. Ils ont tout jeté », confiait-il récemment en entrevue. Le sinistré considère que la Ville aurait dû en faire plus pour prévenir l’embâcle à l’origine de l’inondation.

Là-dessus, Martin Tremblay, directeur général de Cookshire-Eaton, est d’un autre avis. Une équipe de la Ville surveillait la rivière Eaton depuis la veille, le jeudi 11 janvier. D’habitude, le niveau de la rivière montera graduellement, laissant le temps d’évacuer. Avec les grands froids qu’il y avait eu quelques jours auparavant, le sol était gelé en bloc. Lors de la hausse subite des températures du 12 janvier, l’eau de fonte a ruisselé vers la rivière au lieu d’être absorbée par le sol, comme c’est le cas au printemps.

La rivière Eaton étant à ce moment gorgée de blocs de glace et de débris, un embâcle s’est formé en aval au pont du chemin du Bassin. « D’habitude, on avertit les gens lorsque l’eau s’approche à 1 pied du pont. Mais là, 20 minutes avant, l’eau était encore à 6 pieds du pont. C’est ce qu’on appelle un flash flood », précise M. Tremblay. « La pelle mécanique était en route pour venir défaire l’embâcle, mais la pression de l’eau l’a défaite naturellement. On ne pouvait pas prévoir une situation comme celle-là. On a eu 20 minutes pour réagir. C’était du jamais-vu. »

Le vendredi 12 janvier, la Ville de Cookshire-Eaton a lancé un ordre d’évacuation vers 15 h pour une trentaine de résidences, visant ainsi 70 citoyens dans le secteur des rues Eaton et Bellevue. La majorité de ceux-ci se sont rendus chez des proches. La dizaine restante a trouvé refuge à l’hôtel de ville. Deux familles ont eu recours aux services de la Croix-Rouge. On ne dénombre aucun blessé. Vers 16 h, l’embâcle s’est défait naturellement. Les résidents ont pu regagner leur domicile en soirée.

Moins d’une semaine plus tard, les citoyens de Cookshire-Eaton touchés par l’inondation deviennent admissibles au Programme général d’aide financière lors de sinistres réels ou imminents de la Sécurité publique du Québec. Ceux-ci auront jusqu’au 15 avril pour réclamer.

Un retour au bercail fructueux pour Armoires NAC

Un an après son déménagement à Cookshire-Eaton, NAC s’apprête déjà à agrandir ses installations. L’année 2018 en sera aussi une d’automatisation, alors que l’entreprise robotisera une partie de son équipement.

Stéphane Fortier, le président et directeur général de North American Cabinets (NAC) le dit d’emblée : « On est bien contents d’être déménagés parce qu’en 2017, on a eu une progression des ventes de 50 %. » À pareille date l’an dernier, l’homme d’affaires prévoyait une croissance de 40 %, objectif qui aura finalement été dépassé. Bon an, mal an, 80 % du chiffre d’affaires de la compagnie, qui fabrique armoires de cuisine et vanités de salle de bain, se fait aux États-Unis.

En décembre 2016, NAC quittait ses installations de Sherbrooke pour s’installer sur la route 108. L’entreprise était alors passée d’un bâtiment de 20 000 pi2 à 40 000 pi2 répartis en deux locaux voisins.

« On est déjà serrés dans nos installations, donc il faut agrandir », résume M. Fortier. Un ajout de 8000 pi2 se fera dès ce printemps à l’usine principale qu’on aperçoit à l’entrée est de Cookshire-Eaton.

D’ici là, NAC recevra au cours du mois de février de la nouvelle machinerie qui sera installée dans le local voisin, situé derrière Vêtements Cookshire. « On est dans un processus d’automatisation », explique le PDG. « C’est des robots pour les chambres à peinture. Des systèmes de séchage aussi pour essayer de diminuer les cycles de fabrication. L’objectif, c’est de produire encore plus cette année sans trop augmenter le nombre d’employés parce que la main-d’œuvre se fait très, très rare. C’est difficile de recruter de plus en plus. »

Stéphane Fortier a tenté diverses stratégies au fil du temps pour attirer la main-d’œuvre. Une bannière se trouve en permanence sur la devanture de l’usine. NAC est aussi en contact avec les différents organismes de la région, souvent chapeautés par le CLD pour leur prêter main-forte dans leurs recherches. « On a deux Afghans qui travaillent ici. Ils sont vraiment excellents et très gentils. Les gens n’ont pas à avoir aucune crainte. Des employés comme ça, tu en engages autant que tu peux. »

Actuellement, la plupart des 60 employés de NAC voyagent de Sherbrooke à Cookshire-Eaton. M. Fortier considère le marché de l’immobilier en région peu évident. « Il n’y a pas beaucoup de logements à louer ici, pas beaucoup de quartiers en développement. C’est des choses qui vont suivre. Si les emplois sont là, j’imagine qu’il y a des promoteurs qui vont vouloir partir des projets. »

En effet, certains employés ont imité NAC en déménageant dans le Haut-Saint-François. C’est le cas de Jean-Luc Rousseau qui s’est acheté une maison quelque temps après que NAC ait quitté Sherbrooke. Malgré tout, la compagnie garde un pied-à-terre dans la ville-reine de l’Estrie avec sa nouvelle salle de montre, inaugurée en janvier 2017, sur la rue King Ouest.

« La bâtisse nous appartient toujours, mais on a vendu le fonds de commerce. Donc la salle de montre, c’est un de nos clients, si tu veux. C’est un de nos distributeurs », précise M. Fortier. C’est ainsi que la salle de montre porte l’appellation de NAC Concept Design.

Somme toute, le dirigeant de NAC est satisfait d’avoir fait le saut en région. « Ça se passe très bien jusqu’à maintenant. On est contents d’être revenus ici. C’est très facile de faire affaire ici. »

Tout baigne dans l’huile pour Bois Ditton à La Patrie

Connue localement sous le nom de Bois Ditton, l’entreprise de planchers huilés de La Patrie se fait de plus en plus connaitre à l’extérieur sous l’enseigne de Unik Parquet.

Bois Ditton a débuté ses activités en 1989. Il y a cinq ans, Philippe Pilon a repris les rênes de l’entreprise des mains de son père et la dirige de concert avec Julie Gosselin. Les deux travaillent chacun pour l’entreprise depuis une dizaine d’années.
À ses débuts, Bois Ditton produisait toutes sortes de composantes en bois, par exemple des manches à balai et à bâton de hockey. La concurrence des produits chinois à moindre coût et un taux de change désavantageux aux États-Unis ont fait en sorte que les ventes baissaient année après année. Lors de son entrée en poste, il y a une douzaine d’années, M. Pilon a donc relancé le projet de fabriquer des planchers. Au fil du temps, l’entreprise s’est peu à peu spécialisée dans la finition intérieure en bois huilé, cela incluant les planchers et les lambris. Les produits en bois huilé se trouvant à être l’alternative aux produits vernis.

Depuis la retraite de son père, Philippe Pilon s’est dirigé vers le sur-mesure pour pouvoir se démarquer dans un domaine compétitif. Là-dessus, Bois Ditton/Unik Parquet se donne pour mission d’essayer de répondre aux désirs des clients plutôt que de leur offrir un choix restreint et prédétermine. Le consommateur se retrouve au final avec un plancher unique. Cela a eu pour effet de transformer la clientèle de l’entreprise. Bois Ditton/Unik Parquet fait de plus en plus affaire avec les architectes-designers, plutôt que les particuliers passant par un intermédiaire en magasin.

Un produit encore peu connu
« En Europe, les planchers huilés, ça existe depuis des centaines d’années. C’est très populaire », mentionne Philippe Pilon. « En Amérique du Nord, ça représente environ 5 à 10 % du marché. Ça demeure un petit marché parce que c’est méconnu. » Néanmoins, le copropriétaire de Bois Ditton/Unik Parquet voit une progression constante de la demande depuis les douze dernières années.

M. Pilon passe une bonne partie de son temps à éduquer les clients potentiels à propos des bienfaits des planchers huilés. Il comprend également pourquoi les planchers vernis se sont imposés et ont représenté historiquement la plus grande part du marché. « Le vernis, c’est simple à vendre à gros volume dans des grandes surfaces. Les planchers huilés sont peut-être plus chers à l’achat, mais ont beaucoup d’avantages. Sur 10-15 ans, c’est pas plus cher qu’un plancher verni, c’est certain. »
Les planchers vernis sont écologiques et 100 % naturels. Ceux-ci vieillissent mieux avec la patine qui se forme au fil du temps. « Et leur entretien est beaucoup plus simple », complète Philippe Pilon. « Resabler et revernir un plancher revient de 3,50 $ à 5 $ du pied carré tandis que le rehuiler revient à 1 $ du pied carré. »
C’est ainsi que de plus en plus d’établissements commerciaux à grande affluence se tournent vers les planchers huilés. La liste des clients de Bois Ditton/Unik Parquet comprend les restaurants St-Hubert et Bâton Rouge, des boutiques Vidéotron, des hôtels, etc.

« Un resto comme St-Hubert, ça peut pas fermer trois jours pour resabler et revernir les planchers. Alors eux, la nuit, ils mettent de l’huile, ils repolissent, puis le lendemain, le resto est ouvert. »

Main-d’œuvre et Internet
Bien qu’elle ait le vent dans les voiles, l’entreprise Bois Ditton peine à recruter de la main-d’œuvre. « On a des postes sur Emploi-Québec à la livraison, dans l’usine et pour un adjoint aux ventes, mais il se passe pas grand-chose », admet Philippe Pilon. « Nos employés viennent de Cookshire, Scotstown, Chartierville. Plus loin que ça, il faut vraiment que tu sois motivé. On en a déjà eu, mais ils restent pas. »

Malgré l’éloignement, Bois Ditton/Unik Parquet continue de se faire connaitre en bonne partie grâce à Internet. « Des architectes-designers nous trouvent en ligne et nous contactent pour obtenir nos produits. Notre marketing et nos ventes passent maintenant beaucoup par Instagram. Chaque fois qu’on développe un nouveau produit, chaque fois qu’on va sur un projet, on prend ça en photo et on met ça sur Instagram. » Philippe Pilon qualifie la présence de l’entreprise sur le réseau social de gros avantage.

« Au lieu de payer de la publicité, on a cette mentalité-là qu’on envoie des échantillons gratuitement aux gens qui nous contactent sur notre site Internet. On vend beaucoup sans nécessairement voir les clients. »

Outre la rareté de la main-d’œuvre, le jeune propriétaire ne voit que des avantages à être établi à La Patrie. « Les coûts sont moins dispendieux au niveau des taxes. Il y a aussi qu’on aime mieux travailler ici qu’à Montréal. On aime la campagne. »

Viandes Giroux vendue

L’entreprise Viandes Giroux passe aux mains de Viandes Riendeau, de Repentigny. Roger Giroux, neveu du fondateur, et sa fille Stéphanie, demeurent en place à l’administration et aux opérations de l’abattoir d’East Angus.

Outre la direction, les 45 employés de l’usine demeurent aussi en poste. Le rachat des actifs par Viandes Riendeau permet même d’envisager plus d’emplois à moyen terme, selon les dires de Roger Giroux. « Présentement, on est 45 employés, mais pas tous à temps plein. Ça va permettre d’en ajouter. »

Les Viandes Giroux et Riendeau sont en relation d’affaires depuis 20 ans. « En mars 2017, Viandes Riendeau nous avait proposé un joint venture », relate M. Giroux. Suite à la perte de deux gros clients confidentiels côté porc en cours d’année, « les discussions sont devenues plus sérieuses ».

Avant la transaction, Viandes Riendeau possédait déjà un abattoir à Racine. Depuis l’annonce, les activités d’abattage ont été mutées à East Angus et le site de Racine a subi un changement de production. « On a sept employés de Racine qui ont été transférés ici et qui sont présentement en période de probation », mentionne Roger Giroux.

Celui qui a été à la tête de Viandes Giroux depuis les 20 dernières années conclut en disant que des détails restent à régler concernant le rachat de l’entreprise et que certains autres projets restent à être dévoilés. Éric Riendeau, président de la compagnie du même nom, étant à l’extérieur du pays au moment d’écrire ces lignes, il ne nous a pas été possible d’obtenir plus d’information pour le moment. Personne à l’interne de l’entreprise de transformation à l’est de Montréal n’était en mesure de nous éclairer.

Viandes Giroux en bref
Viandes Giroux est fondée en 1958, dans le canton de Brompton (maintenant un arrondissement de Sherbrooke), par Léo Giroux. En 1985, l’entreprise devient un établissement sous inspection fédérale, élargissant ainsi son marché. En janvier 1997, un incendie majeur détruit l’usine. Roger Giroux, neveu du fondateur, entreprend la relance de l’entreprise. Une nouvelle usine est inaugurée la même année à East Angus.

40 000 $ pour la mini-urgence

Le groupe de médecine de famille (GMF) du Haut-Saint-François a récemment tenu une soirée de financement pour le projet de clinique sans rendez-vous en cours de construction au Centre de santé de Cookshire. La soirée débutait par un cocktail dinatoire au château Pope suivi d’un concert de Noël à l’église Trinity United. Un montant de 20 000 $ a été amassé lors de la fin de semaine.

La construction et l’agrandissement du centre de santé ont débuté au mois d’aout dernier. « Ça commence à prendre forme. L’achèvement des travaux est prévu pour le printemps 2018 », mentionne Dre Stéphanie Blais-Boilard. « Après ça, on pourra dire bye bye aux roulottes ! »

Les fonds récoltés lors des diverses activités de financement serviront à l’achat d’équipement médical et de fournitures pour la future clinique sans rendez-vous pour tous. L’objectif est de 250 000 $. Au cours de l’année 2017, 20 000 $ ont été amassés. À ce montant s’ajoute une seconde somme de 20 000 $ résultant de la soirée VIP qui venait clôturer l’année, pour un total de 40 000 $. Le thermomètre de dons installé le long de la route 108 à Cookshire-Eaton continuera d’afficher l’évolution de la collecte. Dre Blais-Boilard prévoit la mise sur pied d’une campagne de sociofinancement en ligne par l’entremise de la plateforme La Ruche. Il sera alors possible pour les gens de se procurer, par exemple, des trousses de secours pour lesquelles les profits iraient au démarrage du service de mini-urgence.

La soirée réunissait une cinquantaine de convives, soit une vingtaine de plus que l’année précédente. Parmi eux, on retrouvait plusieurs élues de la MRC dont les mairesses de Cookshire-Eaton, East Angus, Ascot Corner, Dudswell et La Patrie. Les organisateurs de la soirée faisaient, dans un premier temps, visiter le chantier en cours, à l’arrière du bâtiment. À terme, l’agrandissement offrira un espace de 1000 m2 supplémentaires qui sera partagé par le Centre de santé et l’entreprise Omnimed.


Une cinquantaine de personnes était réunie au Centre de santé Cookshire dans le cadre d’un cocktail dinatoire visant à récolter des fonds et faire le
bilan des travaux d’agrandissement en cours.

Le personnel du GMF a profité de l’occasion pour rendre hommage à deux employées. L’une d’elles est Louise Lemelin, adjointe administrative cumulant 34 années d’ancienneté à la clinique. Elle a vu grandir celle à qui appartient aujourd’hui l’ancienne résidence de John Henry Pope, Dre Stéphanie Blais-Boilard. « C’est si facile de travailler avec eux. Je les aime tous », a témoigné, émue, Mme Lemelin.

L’équipe médicale en place a également présenté la relève, qui espère pouvoir pratiquer dans le nouveau centre de santé. Il s’agit de Mmes Catherine Lapointe et Sophie Routhier, deux résidentes en médecine familiale. La soirée se poursuivait avec un encan-bénéfice. Quatre lots se retrouvaient aux enchères : une toile de Luc Pallegoix, un service de traiteur à domicile de l’Auberge l’Orchidée, un chèque-cadeau chez Bijoux Mousseline et des bouteilles et repas chez Westley. L’entreprise, qui tire son nom du chemin Westleyville entre Ascot Corner et Cookshire-Eaton, produit du sirop d’érable en fût de bourbon et s’apprête à ouvrir de manière imminente un restaurant à Sherbrooke.

Finale sur une bonne note
La soirée se terminait avec la quatrième édition du concert Noël à votre santé à l’église Trinity United. Myriam Genest-Denis, flûtiste de la région, était accompagnée de la soprano Marianne Lambert et du pianiste Julien LeBlanc. Ceux-ci ont interprété près d’une quinzaine de pièces classiques et traditionnelles devant un parterre rempli d’une centaine de personnes. Les recettes recueillies dans le cadre de la prestation étaient remises au GMF HSF.

En bref
Le Centre de santé Cookshire a été fondé en 1979 par les Drs Jean Boilard et Danielle Blais. Ceux-ci ont eu deux enfants, Stéphanie et Xavier. La première, urgentologue, pratique la médecine pour le GMF, alors que le second est à la tête d’Omnimed, entreprise de gestion de dossiers médicaux électroniques. Leur mère est toujours omnipraticienne à la clinique du château Pope. Depuis janvier 2017, le centre de santé a eu 2600 inscriptions. En une année, le pourcentage de patients ayant un médecin de famille est passé de 69 % à 85 %.

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Budgets municipaux 2018

Les budgets sont en hausse modérée de 1 à 6 % pour les six municipalités sondées dans la MRC, qui avaient adopté leur budget au moment de mettre sous presse. Le niveau de taxe foncière demeure dans la majorité des cas inchangé. Les différents services de collecte des ordures ont vu leur tarif augmenter, à cause des hausses de prix chez Valoris, mais pas de manière significative. Dans certains cas, ces fluctuations sont même contrebalancées par une diminution du cout des services d’égout et aqueduc.

Ascot Corner
La municipalité d’Ascot Corner a adopté un budget de 4 252 430 $ pour 2018, une augmentation de 6 % avec l’année précédente. Les différents taux de taxe foncière demeurent les mêmes, soit 0,81 $ par 100 $ d’évaluation pour les propriétaires résidentiels. La compensation des frais d’exploitation du réseau d’aqueduc baisse de 200 $ à 187 $ par unité. Pour les résidences non desservies par le réseau d’égout, le tarif de compensation pour la vidange des fosses septiques baisse également et varie en fonction de leur type et capacité. Du côté des dépenses, les postes principaux demeurent en ordre d’importance le transport (22 %), l’administration (17 %) et l’hygiène du milieu (13 %). Pour l’année 2017, la municipalité prévoit un surplus de 150 000 $ provenant des revenus supplémentaires des nouvelles résidences, des mutations et des rénovations résidentielles. La mairesse Nathalie Bresse mentionne avoir comme priorité la relocalisation du garage municipal. « Nous poursuivons également nos démarches pour l’ajout d’un ascenseur au Centre communautaire. […] Nous travaillons toujours en collaboration avec le ministère des Transports pour l’aménagement et la sécurité routière de la route 112. »

Chartierville
La municipalité de Chartierville a adopté un budget de l’ordre de 865 716 $, en augmentation de 1 % avec 2017. Pour les citoyens, le taux de la taxe foncière générale restera à 0,81 $ par 100 $ d’évaluation. On constate une baisse notable du côté de la tarification pour l’entretien du système de traitement des eaux usées et pour le remboursement de sa dette. Les frais respectifs passent de 383,46 $ et 341,65 $, en 2017, à 319,55 $ et 318,80 $ pour la nouvelle année. Une légère hausse est à prévoir pour ce qui est de la collective sélective et des ordures ménagères, qui passent respectivement de 56 $ et 98 $ à 57 $ et 107 $ cette année. Les postes de dépenses les plus importants pour la municipalité sont l’administration générale (37 %), le transport (23 %) et les loisirs, culture et tourisme (14 %).

Canton de Lingwick
La municipalité du Canton de Lingwick a adopté un budget de 1 097 559 $ pour 2018, une augmentation de 1 % avec l’année précédente. Le taux de la taxe foncière générale demeure inchangé à 0,594 $ par 100 $. La taxe Sûreté du Québec demeure également la même à 0,076 $ par 100 $ d’évaluation. Le tarif pour la collecte et l’enfouissement des matières résiduelles connait une hausse cette année. Le service passe de 126 $ par unité résidentielle à 148 $, une augmentation de 17 %. Le tarif de collecte des matières recyclables reste fixe. Une baisse est à noter du côté du traitement des fosses septiques de type puisards, alors que celles de type Bio-Filtre et Bio-Nest doublent en tarif. Les postes de dépenses les plus importants sont, dans l’ordre : le transport et réseau routier (25 %), l’administration générale (21 %) et la sécurité publique (11 %).

Newport
La municipalité de Newport a adopté un budget total de 1 357 443 $ pour l’année 2018. Le taux de taxation foncière générale demeure inchangé par rapport à l’année dernière à 0,44 $ par 100 $ d’évaluation, ce qui représente le plus bas taux dans la MRC. Les postes de dépenses les plus importants sont dans l’ordre les transports (47 %), la sécurité publique (21 %) et l’administration générale (16 %).

Scotstown
La Ville de Scotstown a adopté un budget de l’ordre de 897 576 $, une diminution inférieure à 1 % par rapport à l’année 2017. Le niveau de taxe foncière passe de 1,20 $ à 1,227 $ par 100 $, soit une augmentation de 2,25 %, « une hausse à peu près limitée au taux de l’inflation », mentionne le nouveau maire, Dominique Boisvert. « Comme tous les salaires et les dépenses de la ville sont augmentés en moyenne du taux d’inflation, cela équivaut à un taux de taxes stable si on ne veut pas couper dans les services. » Ce taux est similaire à celui qui était en vigueur en 2013 (1,225 $) alors qu’il a déjà été de 1,38 $ en 2012. La facture totale des citoyens pour les services subit une hausse de 10 $, passant de 667 $ en 2017 à 677 $ pour 2018. Parmi ceux-ci, le taux de la police reste stable (56 $), les services d’aqueduc, de collecte des ordures et de récupération augmentent (respectivement +6 $, +13 $ et +0,50 $), alors que le service d’égout est le seul à connaitre une baisse (-10 $). Les dépenses de la ville pour le service de sécurité civile et incendie passent de 53 427 $ à 65 383 $, en hausse de 11 956 $. Le nouveau conseil a pris la décision « d’augmenter la rémunération des pompiers volontaires pour au moins deux raisons : d’abord pour revaloriser l’importance du service qu’ils rendent à la communauté […], mais aussi pour mieux les protéger financièrement en cas de blessures dans l’exercice de leurs fonctions », précise le maire Boisvert.

Weedon
La municipalité de Weedon a adopté un budget équilibré de 5 435 807 $, en hausse de 6 % par rapport à 2017. Le taux de la taxe foncière est gelé et demeure le même que l’an dernier soit 0,9712 $ par 100 $ d’évaluation. Pour les taxes de services, les résidents de Weedon et du secteur Saint-Gérard payeront en 2018 une taxe spéciale de 55 $ pour la vidange des boues d’étang. Une taxe spéciale de 30 $ pour l’achat d’un bac de compostage sera chargée aux résidents des milieux urbains des secteurs de Weedon, Saint-Gérard et Fontainebleau. Les postes de dépenses les plus importants de la municipalité sont le transport routier (26 %), l’administration (17 %) et l’hygiène du milieu (16 %).

Délai suite aux élections
Les municipalités de Bury, Dudswell, Hampden, La Patrie, Saint-Isidore-de-Clifton et Westbury adopteront leur budget et règlements de taxation au cours du mois, alors qu’elles auront jusqu’au 31 janvier pour le faire, vu les élections municipales de novembre dernier.

Budget 2018 de Cookshire-Eaton

La Ville de Cookshire-Eaton a présenté son budget pour l’année 2018 lors d’une séance spéciale du conseil. D’un montant de 8 551 767 $, ces prévisions budgétaires représentent une augmentation de 1 % par rapport au budget de 2017. Les taxes foncières demeurent au même niveau que l’an dernier alors que, du côté des services, on note une augmentation moyenne d’une trentaine de dollars, selon le secteur de résidence.

« On a une bonne nouvelle », de dire d’entrée de jeu la mairesse, Sylvie Lapointe. « Avec la nouvelle équipe formée de quatre nouveaux élus et de deux anciens, on a travaillé très fort pour avoir un budget équilibré. On en est venus à un niveau de taxe foncière gelé. On en est très fiers. »

Le taux de taxation foncière se maintient donc à 0,7956 $ par 100 $ d’évaluation pour l’année en cours. Les recettes municipales provenant de celles-ci passent de 4 064 242 $, en 2017, à 4 087 523 $ cette année. Le règlement de taxation et ses détails finaux seront adoptés au courant du mois.


La mairesse de Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe, se dit satisfaite de l’adoption de son premier budget.

« C’est un constat qui revenait souvent lorsque j’étais en tournée lors de la dernière campagne électorale », relate la mairesse Lapointe. « Les gens étaient souvent inquiets du niveau de taxes et d’une possible hausse. Sans vouloir leur faire de fausses promesses, je disais qu’on verrait ce qu’il serait possible de faire. »

Services
Pour les résidents urbains qui ont accès au service d’aqueduc et d’égout/épuration, 2018 et 2019 constitueront deux années de rattrapage. Un frais annuel de 35 $ est à prévoir. Pour ceux qui vivent en milieu rural, le cout d’installation de numéros d’adresse civique uniformisés se répartira sur trois ans, à un taux annuel variant entre 20 et 27 $. Ce système d’adresse est mis en place pour faciliter le travail des ambulanciers, premiers répondants, policiers et pompiers.

Les trois postes de dépenses principaux demeurent la voirie municipale (avec 30 % du budget), la sécurité publique (18 %) et l’administration générale (14 %). Avec la hausse du cout du service, l’enveloppe dédiée à l’aqueduc passe de 356 450 $ à 397 155 $ (+11 %). On note aussi une bonne hausse du côté de la cueillette et du transport des déchets, attribuable aux difficultés financières chez Valoris, de 326 100 $ à 366 900 $ (+13 %). À l’opposé, deux départements voient leurs dépenses diminuer, soit la vidange des boues de fosses septiques et la collecte sélective (recyclage).

À plus long terme, la Ville a adopté le plan triennal 2018-2020 de l’ordre de 7 800 000 $. Les projets à venir comptent la réfection de rues (entre autres Sawyer au printemps), des rénovations aux casernes des secteurs Johnville et Sawyerville de même que l’ajout de pistes cyclables. « Ce sont là des projets qui sont planifiés, mais qui ne sont pas encore réalisés vu que conditionnels à l’obtention de subventions », tient à rappeler Martin Tremblay, directeur général et secrétaire-trésorier.

Finalement, la séance spéciale du budget s’est ouverte avec l’adoption du budget d’agglomération. Le conseil d’agglomération est composé du conseil municipal de la Ville de Cookshire-Eaton et du maire de la municipalité de Newport. Celui-ci était pour l’occasion représenté par Jeffrey Bowker, conseiller. Ce budget se chiffrait à 1 032 000 $ et comprenait une proposition pour l’achat d’un camion destiné aux premiers répondants du territoire.

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Forum agricole et forestier du Haut-Saint-François

Le premier Forum agricole et forestier du Haut-Saint-François se tiendra le 3 février prochain à la polyvalente Louis-Saint-Laurent d’East Angus. L’événement se veut un lieu d’échanges sur l’agriculture et la foresterie durables dans la MRC.

Comment assurer une relève agricole diversifiée, maintenir la productivité d’une forêt ou encore donner une plus-value à sa production agroforestière ? Voilà des exemples de questions qui seront abordées dans le cadre du Forum agricole et forestier.

Marc-Sylvain Pouliot est conseiller en développement agroforestier pour le CLD du Haut-Saint-François et le responsable de la mise en œuvre du Plan de développement de la zone agricole (PDZA). « Le Forum découle directement des discussions qu’il y a eu suite au PDZA. Ça fait partie des besoins qui ont été exprimés entre autres par le comité de suivi. Ça va être un lieu d’échanges pour diffuser de l’information entre producteurs. Tout ça pour favoriser le développement. Par exemple, comment maximiser un boisé de ferme à son plein potentiel ? »

La programmation préliminaire inclut un mot d’ouverture du préfet Robert Roy. Celui-ci traitera d’identité rurale et d’agriculture en milieu forestier. « Robert suit de très près tout ce qui se rapporte à l’agroforesterie. Avec son introduction, on voulait motiver les troupes et bien commencer la journée », mentionne M. Pouliot.

La journée se partagera entre conférences portant par exemple sur le transfert d’entreprises agricoles, capsules vidéos présentant de nouveaux modèles d’entreprises et portraits de producteur ainsi que la visite des kiosques. Les participants auront le choix entre quatre ateliers en après-midi, deux d’entre eux étant donnés par les organismes Arterre et Cultur’Innov.

« On avait beaucoup de sujets dont on voulait traiter. On s’est demandé au départ si on ne faisait pas un colloque sur deux jours », détaille Marc-Sylvain Pouliot. « Étant donné la réalité des producteurs agricoles, qui sont limités dans le temps, on a opté pour un forum d’une journée. On viendra compléter ça avec d’autres événements qui seront annoncés au courant de l’année 2018. C’est le premier d’une série. Il était important pour nous que l’information demeure accessible au plus grand nombre. »

Il est possible de s’inscrire en tant que participant au Forum agricole et forestier du Haut-Saint-François en ligne au www.forumagro-forestierhsf.com. Pour les entreprises qui le désirent, différentes ententes de commandites et de partenariats sont disponibles sur le site web.

Rue Planche

Le conseil municipal crée un comité pour la rue Planche à Cookshire-Eaton

Suite au dépôt d’une pétition de 119 signatures par deux résidentes de la rue Planche à Cookshire-Eaton, la mairesse Sylvie Lapointe et les conseillers ont décidé d’instaurer un comité qui aura pour tâche de réévaluer la présence de 51 cloches de béton, formant un corridor scolaire.
Le nouveau comité sera composé des deux instigatrices de la pétition, Solange Beaudoin et Nicole Laflamme, de deux conseillers municipaux et de deux parents du conseil d’établissement de l’école primaire St-Camille. Ces quatre derniers sièges seront déterminés prochainement.

Solange Beaudoin et Nicole Laflamme ont démarré une pétition visant le retrait de 51 cloches de béton jaunes formant un corridor scolaire le long de la rue Planche depuis septembre dernier. Les deux résidentes propriétaires étaient accompagnées d’une vingtaine d’autres citoyens lors de la séance du conseil municipal du 4 décembre. Celles-ci ont remis leurs documents lors de la période de questions et ont fait part de leurs inquiétudes de vive voix. S’en est suivie une série d’échanges d’une quarantaine de minutes entre le conseil et l’assistance pendant laquelle la mairesse a dû faire des rappels à l’ordre et au calme à au moins cinq reprises.

D’entrée de jeu, Sylvie Lapointe a admis une part du blâme de la Ville et précisé qu’il s’agissait d’un projet pilote. « C’est pas beau, mais on a le droit de se tromper. […] Pour cet hiver, désolée, mais on ne pourra pas faire grand-chose. » Plusieurs des citoyens présents redoutent l’arrivée de l’hiver et les problèmes de déneigement à prévoir. Le conseiller Roger Thibault, en fonction en 2016 lors des discussions et de l’adoption de la résolution entourant le passage piétonnier, a dans un premier temps proposé la mise sur pied d’un comité de réévaluation du projet au printemps 2018.

Stéphane Couture, qui habite la rue Planche, a fait part de sa difficulté à accéder à sa propriété avec le dix roues qu’il utilise dans le cadre de son travail. Excédé par la situation, il a proposé d’enlever lui-même les blocs de béton, à ses frais.

Le conseiller Mario Gendron, nouvellement élu dans le district 2, s’est alors enquis des autres scénarios qui avaient été envisagés par la Ville et de leur cout. Le directeur général, Martin Tremblay, a affirmé qu’environ cinq ou six scénarios avaient été considérés. Parmi eux, des poteaux de caoutchouc pour bandes cyclables, du marquage au sol, un trottoir et une clôture. L’un d’eux aurait été de transférer la circulation piétonnière vers la rue Sawyer, qui est la rue suivante parallèle à Planche. Cette artère sera entièrement refaite au printemps 2018, donc l’idée demeurait en instance.

Finalement, c’est l’option la moins chère, l’installation des cloches de béton, réutilisables ailleurs, qui aura été retenue au cout de 2 000 $. À titre comparatif, la construction d’un trottoir s’élevait à 20 000 $ alors que la rue Planche sera réfectionnée d’ici deux ans, selon la Ville.
Face à l’inquiétude des instigatrices de la pétition qui redoutaient l’ajout de délai au processus, la mairesse Sylvie Lapointe s’est engagée à former le comité dès cette semaine. Entretemps, le conseiller Marcel Charpentier a demandé à ce que soient prises des mesures supplémentaires afin de fournir un déneigement adéquat de la rue Planche et de son corridor scolaire.

Riviere Eaton

La rivière Eaton gruge les terres de la Ferme J. Omer Dionne de Cookshire-Eaton

Pierre Dionne, propriétaire de la ferme J. Omer Dionne, lance un cri d’alarme à la municipalité de Cookshire-Eaton ainsi qu’à la MRC du Haut-Saint-François. La rivière Eaton, qui longe ses terres du chemin du Bassin, présente des problèmes d’érosion des berges et d’inondations. « J’ai dû perdre 4 ou 5 acres à date », estime le producteur de pommes de terre.

Le Conseil de gouvernance de l’eau des bassins versants de la rivière Saint-François (COGESAF) a publié en 2006 une analyse stipulant que « des inondations répétitives se sont produites à Cookshire, sur la rivière Eaton. On y associe également un risque d’embâcles au même endroit. » Les problèmes qui en découlent incluent l’érosion des berges.

C’est ce que M. Dionne a constaté ces dernières années. « Il y a eu de grosses inondations au printemps, il y a trois ans. J’ai eu des tas de 30 pieds de haut de débris et de blocs de glace qui se sont ramassés sur un de mes champs. Ça a arraché 2 pieds de topsoil. Les arbres étaient plumés sur 7-8 pieds. »

Pierre Dionne a grandi sur les terres de la ferme familiale. Il a pu constater les changements au fil des décennies. « Avant, c’était du terrain planche ici. » On constate aujourd’hui des dénivellations qui s’accentuent en approchant de la rivière Eaton. Des cratères seraient même apparus, l’un d’eux ayant plus de deux mètres de profondeur et cinq de diamètre.

L’environnement avant le rendement
Charles Laforest est aménagiste à la MRC du Haut-Saint-François et l’une des personnes-ressources de la politique de gestion des cours d’eau. Celui-ci confirme que l’érosion est un phénomène naturel normal et que la MRC n’est pas tenue de l’enrayer.
« La rivière Eaton est particulière vu son fond de cailloux. Elle est très dynamique et c’est vrai qu’elle tend à se déplacer. On le voit avec des photos aériennes prises au fil des années. »

Le fond rocailleux de la rivière entraine la formation de berges ou plages de galets au gré des changements de saison. Par le passé, Pierre Dionne enlevait lui-même le gravier du cours d’eau pour le garder creux et étroit. « Aujourd’hui, ça prendrait 3000 à 4000 charges pour enlever ce gravier-là », déplore-t-il. « La rivière élargit et dévie de son parcours à cause de ça. Il faut creuser pour ôter les bancs. Il est temps que le gouvernement fasse quelque chose. »

Charles Laforest confirme qu’il s’agit là d’une ancienne méthode de faire. « Avant, le gouvernement faisait creuser des cours d’eau pour favoriser l’écoulement et le drainage. Pour les agriculteurs de l’époque, ça a donné l’impression qu’il s’agissait de la chose à faire. Mais maintenant, il y a des considérations environnementales. On évite le creusage et les interventions parce que c’est nocif. On privilégie l’environnement avant le rendement des terres. »

Stabiliser les rives
Lors de notre visite des terres de Pierre Dionne, il était possible de voir des arbres pencher au-dessus de la rivière Eaton, alors que leurs racines étaient à demi exposées à l’eau. « C’est dommage parce qu’on perd des terres productives près de la rivière. C’est pollué de gravier ici », conclut l’agriculteur.

Charles Laforest rappelle que des options s’offrent aux riverains qui voient leur terrain modifié par un cours d’eau. Dans un premier temps, il y a l’option végétale qui consiste à planter des arbustes et de la végétation qui viendront renforcer la rive avec leur réseau de racines. « Mais parfois, il faut pas juste des plantes pour régler le problème. Il y a toujours la solution de l’enrochement. » Lorsqu’il s’agit d’une petite intervention, le citoyen est invité à contacter sa municipalité qui procédera alors elle-même aux travaux ou recommandera les services d’un entrepreneur. Dans les cas de plus grande ampleur, la MRC est la seule à pouvoir déposer une demande d’autorisation au ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.

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Nouveau Plan d’aménagement forestier intégré tactique (PAFIT)

La Table de gestion intégrée des ressources et du territoire (TGIRT) de l’Estrie tenait récemment une rencontre d’information en lien avec le nouveau Plan d’aménagement forestier intégré tactique (PAFIT) du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP). L’activité a eu lieu au Musée de la nature et des sciences de Sherbrooke.

Le PAFIT étant présentement en consultation publique jusqu’au 22 décembre, la rencontre visait des échanges entre la population et les intervenants du milieu à propos du contenu du document et des enjeux d’actualité pour la forêt estrienne. Lors de l’après-midi, des tables thématiques sur la forêt publique, la faune et la biodiversité, la culture forestière et les produits du bois étaient présentées pour faciliter les discussions entre les participants et les experts présents. Une salle spécialement aménagée diffusait des capsules vidéo informatives abordant l’aménagement forestier en terre publique et le processus de consultation en cours. Finalement, un poste informatique était disponible pour permettre aux visiteurs de laisser directement leurs commentaires ou recommandations en lien avec le PAFIT sur le portail du MFFP.
Les citoyens ont également accès de leur domicile à ce document, celui-ci étant hébergé jusqu’au 22 décembre au https://tgirt.ca/fr/, afin qu’ils puissent eux aussi émettre questions ou commentaires. Après cette date, le nouveau PAFIT produit pour la région de l’Estrie sera approuvé et couvrira la période 2018-2023. Le plan est revu tous les cinq ans. Il présente les objectifs d’aménagement durable des forêts ainsi que la stratégie d’aménagement forestier retenue pour être réalisée sur les terres publiques. Les solutions retenues permettront de choisir adéquatement les meilleurs scénarios sylvicoles.

Le territoire concerné par le PAFIT est compris à l’intérieur des limites de l’Estrie et couvre une superficie de 425  km2, ce qui représente 4,2 % du territoire de la région administrative. Il est morcelé et réparti dans trois municipalités régionales de comté, soit celles du Granit, du Haut-Saint-François et des Sources. La MRC du Granit est la plus importante en matière de représentativité, avec 81 % de la superficie aménagée. Suivent, en ordre d’importance, les MRC du Haut-Saint-François avec 17 % et des Sources avec 2 %.

À l’échelle locale, les terres publiques visées par l’aménagement représentent 26 km2 à La Patrie, 25 km2 à Hampden, 11 km2 Lingwick et 9 km2 à Chartierville. À titre d’intervenants du milieu présents à la rencontre d’information, nous retrouvions Jean-Paul Gendron, président de la TGIRT, et Jérôme Simard, aménagiste à la MRC du Haut-Saint-François. Au total, 16 personnes se sont présentées entre 12 h 30 et 17 h. Les organisateurs sont très heureux du déroulement de l’après-midi et songent à retenir cette formule conviviale pour le futur, en souhaitant toutefois rejoindre un plus grand nombre de participants.

Les frais de fonctionnement de la TGIRT sont assurés par la MRC du Haut-Saint-François, via le Programme d’aménagement durable des forêts (PADF).

la Releve

La Relève inaugure un nouveau local familial

La Relève du Haut-Saint-François, organisme offrant un milieu de vie aux familles ainsi que des activités et des ateliers, inaugurait récemment son nouveau local à Scotstown dans le cadre d’un 5 à 7. Le point de service est situé à l’arrière de l’école primaire Saint-Paul.

« Ça faisait un bout qu’on voulait une installation permanente à Scotstown », admet d’emblée David Bouchard, directeur de La Relève. « On remercie la Ville de Scotstown pour son aide dans le projet. Avec le local, on a maintenant des points de service aux quatre coins de la MRC. Et en augmentant les services en région, on espère donner le gout à plus de familles de s’y établir. »

L’inauguration tombe à point avec le nouveau parc-école adjacent. « Notre but est toujours d’offrir un espace pour les familles. On va pouvoir utiliser le local à temps plein pour avoir un beau milieu de vie », se réjouit M. Bouchard. « Quand la halte-garderie était dans les locaux de la commission scolaire, on pouvait donner des disponibilités un jour par semaine. Maintenant, on est déjà à deux par semaine et on souhaite augmenter avec les demandes. » À ce sujet, Claudie, qui est accompagnatrice de milieu, affirme que La Relève est ouverte « aux collaborations avec d’autres organismes. D’ailleurs, des partenariats seront annoncés. »

La présence de La Relève à Scotstown allait de soi pour son directeur. « On est chez nous ici. L’organisme a été fondé ici-même au début des années 90. En plus, ça concorde avec le 125e de la Ville. Vu notre approche d’éducation populaire, on est là où les gens veulent aller. Maintenant, on peut desservir les gens de Hampden, Bury et des alentours. On est dans une période de centralisation des services. Mais à La Relève, on a à coeur le respect de la réalité rurale. On a des gens qui sont éloignés les uns des autres et qui vivent sur de grands territoires. Le transport peut être un défi pour certains. À plus long terme, on aimerait bien avoir une présence dans les coins de Weedon, Saint-Isidore-de-Clifton et Ascot Corner. N’empêche que notre relation avec Scotstown est le meilleur exemple. C’est pas la taille de la ville qui compte, c’est la volonté des gens. On peut être fiers parce qu’on est partis de loin. » Un avis que partageait également le conseiller municipal Iain MacAulay : « Je suis très content. À la ville, on supporte La Relève et son initiative à 100 %. »

La Relève entretient la culture des municipalités en cherchant à employer des citoyens issus de la communauté comme membres de son personnel. L’équipe a d’ailleurs doublé de volume au cours des dernières années. « On n’est pas tant adeptes de la hiérarchie ici », témoigne David Bouchard. « Même si un candidat n’a pas nécessairement de diplôme dans la discipline, on va tenir compte de son savoir-être. C’est ce qui nous permet d’avoir ici une vraie maison pour la famille. Ce sera un pied-à-terre où les gens pourront débarquer n’importe quand. »

L’agriculture 4.0 arrive en région

Mme Marie-Claude Bibeau, députée de Compton-Stanstead et ministre du Développement international et de la Francophonie, fut récemment l’instigatrice d’une série de conférences à propos des technologies basées sur l’intelligence artificielle en agriculture. Le symposium d’une demi-journée avait lieu au Centre de recherche et de développement d’Agriculture et Agroalimentaire Canada de Sherbrooke, en collaboration avec le Conseil national de recherches Canada.

Plusieurs élus de la région ainsi que des représentants des ministères de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) et de l’Économie, de la Science et de l’Innovation (MÉSI) participaient à la rencontre. Au total, 80 personnes ont assisté à l’événement, parmi lesquelles on retrouvait également entrepreneurs, chercheurs, étudiants et citoyens intéressés par les nouveaux outils de gestion des productions agricoles. En après-midi, huit conférenciers ont présenté les nouvelles technologies qui révolutionneront, à court terme, le monde agricole de même que des opportunités d’affaires innovantes dans l’industrie bioalimentaire. Le tracteur autonome, l’élevage de précision, l’Internet des objets en milieu rural, l’agriculture verticale et la géomatique au service de l’industrie rurale sont des exemples des sujets abordés. Ces outils numériques permettent, entre autres, d’anticiper et d’augmenter les rendements, de réduire les coûts de production, et ce, tout en protégeant l’environnement.

Le gouvernement du Canada s’est engagé à appuyer le secteur agricole qui regroupe, dans le Haut-Saint-François, plusieurs entreprises familiales. « Les propriétaires de fermes familiales de notre région sont des entrepreneurs innovants et à l’affût des nouvelles technologies intelligentes. Ces dernières annoncent une véritable révolution dans le monde agricole et nous devons nous mobiliser pour en tirer le maximum d’avantages », souligne Mme Marie-Claude Bibeau.

Simon Gosselin est conseiller pour le Programme d’aide à la recherche industrielle du CNRC et a présenté la conférence L’industrie rurale de demain. « Le but est d’accroitre l’innovation en région. Dans un premier temps, ça passe par la connectivité de la région. Là-dessus, l’Estrie peut devenir une plaque tournante. Si on n’est pas connectés, on ne peut pas accroitre les rendements. Au niveau mondial, le Canada est au 15e-20e rang en termes de connectivité. L’un des défis est la grandeur du pays et la faible densité de population. N’empêche que pour bâtir l’économie de demain, il faut créer des modèles d’affaires différents. C’est là qu’on pourra entamer le deuxième volet, qui est l’innovation entrepreneuriale. »
L’activité de formation et de réseautage visait à assurer la croissance de l’économie et de la classe moyenne en renforçant le secteur de l’agriculture, de l’agroalimentaire et des produits agro-industriels.

Francine Chouinard

Il n’y a pas d’âge pour réaliser son rêve

Francine Chouinard, auteure-compositrice-interprète de Weedon, lançait récemment un premier album de chanson, à l’âge de 62 ans.

Il y a quelques années, Francine Chouinard a ressenti le besoin de laisser une trace tangible à ses enfants et petits-enfants. Ce souhait s’est concrétisé avec la sortie de J’aimerais te dire, son premier livre coécrit avec Nicole Goupil et publié à compte d’auteur en octobre 2012. En guise de complément au livre, Mme Chouinard caressait le rêve de produire un album de chansons.

Le rêve est devenu réalité, cette fois-ci, avec l’aide de Marie-Anne Catry, artiste multidisciplinaire de Stoke. J’aimerais te dire en chansons est le fruit d’un processus de 15 mois. « Marie-Anne m’a aidé à peaufiner et optimiser les 13 chansons au niveau des textes et des mélodies dans son studio d’enregistrement. Elle a été d’une indispensable assistance en m’encourageant à me faire la porte-voix des nombreuses personnes qui pourraient se reconnaitre dans mes chansons », admet Francine Chouinard.

Le lancement du CD a eu lieu au Centre culturel de Weedon. Dans l’assistance, l’un des spectateurs les plus fiers était Gilles, le mari de Mme Chouinard. Il était aussi l’un des plus surpris. « On a été ensemble 43 ans et je ne l’avais jamais entendu chanter ! » Pendant longtemps, Francine Chouinard n’envisageait ni l’écriture ni la chanson sérieusement. À titre d’exemple, 30 ans se sont écoulés entre la composition de Y a une étoile et son enregistrement. Puis, coup sur coup, les épreuves se sont accumulées pour l’artiste: problèmes de santé, dépression et décès de ses parents. « J’avais perdu confiance en moi, j’étais découragée. Ma foi est venue faire toute la différence en m’aidant à surmonter ces épreuves et je ne me prive pas de l’exprimer dans plusieurs pièces de mon album. C’est important de rêver et, à un certain moment, il faut s’obliger à passer à l’action. »

Marie-Anne Catry, productrice de l’album, croit que « malgré leur aspect personnel, ces chansons sont universelles. Elles se feront une place dans le cœur de ceux qui les écoutent. »

Le CD J’aimerais te dire en chansons est en vente au Korvette ainsi qu’à la pharmacie Brunet de Weedon. Le livre du même titre sera éventuellement publié par une maison d’édition qui s’est également engagée à distribuer un second tome qui devrait paraitre d’ici deux ans.

Roses des sables

Deux mamans toutes-puissantes

Le 10 octobre 2018, Vanessa Ainslie et Isabelle Bresse embarqueront à bord de leur quad biplace pour se diriger vers le désert du Sahara et le Maroc. L’équipe des Mighty Moms débutera alors un périple de 6000 km étalés sur une dizaine de jours.

Le Trophée Roses des sables tire son origine des traditionnels rallye-raid africains. Il en diffère toutefois en étant 100 % féminin, écocitoyen et en misant sur les capacités d’orientation des participantes plutôt que leur vitesse. L’édition à laquelle prendront part les Mighty Moms sera la 18e.

Bon an, mal an, une moyenne de 3 à 4 équipes de l’Estrie prennent part à la compétition amicale. Une édition peut réunir jusqu’à 600 participantes, celles-ci provenant principalement de la francophonie. L’événement amasse des dons matériels et en argent pour des organismes français et québécois.

Un premier voyage
Après avoir traversé l’Atlantique, Vanessa Ainslie et Isabelle Bresse se rendront à Biarritz, en France, d’où sera donné le coup de départ. Elles traverseront ensuite l’Espagne du nord au sud en un temps de 12 à 16 h avant d’enjamber le détroit de Gibraltar et de se retrouver sur le continent africain. C’est à ce moment que les Mighty Moms useront de leurs super pouvoirs afin de s’orienter dans le désert marocain le long de six étapes entrecoupées de nuits passées dans des bivouacs.

Malgré les épreuves qui les attendent, aucune des deux membres de l’équipe n’a déjà voyagé, ni même pris l’avion ! « On ne fait pas les choses à moitié ! », de dire Isabelle Bresse. Les deux anciennes collègues de travail caressaient déjà le rêve de prendre part au rallye depuis quelques années. Les enfants étant maintenant plus âgés, elles en ont rediscuté pour réaliser que 2018 serait le bon moment.

Il faut un minimum d’organisation et de fonds pour participer au Trophée Roses des sables. L’objectif des filles est d’amasser 25 000 $. Les frais d’inscription s’élèvent à 11 000 $ par participante et ne comprennent pas la location du véhicule de rallye une fois en France.

Pour parvenir à leurs fins, les membres de l’équipe 508 organisent plusieurs activités de financement. Elles ont entre autres participé aux festivités de la Saint-Jean-Baptiste ainsi qu’à l’exposition de voitures anciennes de Cookshire-Eaton où elles procédaient à la cueillette de canettes. Elles en sont à organiser une soirée avec les danseurs de charme Canadian Men, prévue pour le 28 avril 2018. La vente de chocolat maison et d’articles d’hiver (foulards, tuques) est également envisagée. Les Mighty Moms sont en recherche active de commanditaires, qui souhaiteraient par exemple afficher leurs logos sur les casques, les chandails ou le véhicule des filles. Ceux-ci peuvent également faire des dons sous forme matérielle qui iront aux populations locales croisées le long du trajet. Scies à chaîne Claude Carrier a déjà confirmé son implication dans le projet à titre de partenaire.

« Se promouvoir, organiser des activités de financement, surmonter des défis, c’est un dépassement de soi à tous les niveaux. Ça va nous apporter un bagage et on va en sortir grandies. Le rallye final, c’est le bonbon », témoigne Vanessa Ainslie. La préparation au défi semble avoir allumé une étincelle pour l’adjointe administrative chez Pro Pieux Fondations à Ascot Corner. « Après Roses des sables, j’aimerais probablement participer au Trophée Roses des Andes, en Amérique du Sud, mais on a parlé avec d’anciennes participantes à Roses des sables et elles nous ont dit que, après le rallye, on voudrait tout d’abord décanter », nuance-t-elle.

Une amitié à toute épreuve
Les filles ont dû déterminer leur rôle en s’inscrivant à l’épreuve. Vanessa Ainslie sera la conductrice, alors qu’Isabelle Bresse sera la copilote responsable du roadbook. « On s’est connues au travail il y a sept ans et ça a tout de suite cliqué », se remémore Mme Bresse. Mme Ainslie renchérit: « On est toutes les deux intrépides. Je pense qu’on se complète bien parce qu’on ne sera pas down aux mêmes moments. On va se crinquer l’une et l’autre. Malgré les épreuves qu’on a pu vivre chacune dans nos vies, on est demeurées proches. On a deux caractères forts, mais on ne s’est jamais chicanées ! Des fois, on n’a même pas besoin de parler pour se comprendre. »

Les deux coéquipières ont fait le choix du SSV (side-by-side vehicle) comme véhicule de rallye. « On avait aussi le choix entre un 4×4, mais on s’est dit que le SSV serait moins difficile, moins lourd si on restait prises dans le sable », explique Isabelle Bresse. « Au pire, on s’est dit que ça devait ressembler à la conduite en hiver qu’on a ici ! », termine Vanessa Ainslie en riant.

La ferme Terre nourricière voit le jour

Le Centre de développement (CLD) du Haut-Saint-François est venu en aide à Benjamin Leclerc dans le démarrage de la ferme Terre nourricière, à Newport.

La ferme a fait ses débuts officiels le 1er mai dernier. M. Leclerc avait commencé la reprise de la ferme familiale l’automne dernier avec la location des terres et des bâtiments. La superficie totale des installations est de 159 hectares. « À 400 acres, ça commence à faire un gros jardin », plaisante le jeune agriculteur. « Je m’inspire du modèle de la microferme où on réduit la superficie cultivée et intensifie la production. »

Une soixantaine d’hectares seront dédiés à la culture de foin commercial. « Comme on voulait minimiser les couts au départ, on a décidé de produire de la balle ronde vu que c’était déjà en place sur la ferme. » Le jeune agriculteur a bénéficié d’une subvention de 5000 $ provenant du fonds Jeune entreprise du CLD. « C’est une aide très appréciée », soutient-il.
Le CLD accompagne également l’entrepreneur grâce au programme Soutien au travail autonome. « Je n’avais pas de revenus à la fin juillet. Le programme me donne un salaire de base qui m’aide à payer l’épicerie, l’Hydro, etc. »
Cet hiver, Benjamin Leclerc accueillera des taures gestantes en pension dans ses installations. Il envisage d’avoir éventuellement ses propres animaux pour la production de viande. « Ça pourrait être du bœuf, du mouton ou même du bison ! Mon but serait de vendre directement aux gens. On veut nourrir tout le monde, qu’on puisse faire l’épicerie chez nous. »

C’est dans cet esprit que Terre nourricière aura une production diversifiée. La moitié des terres, soit 80 hectares, serviront à l’exploitation acéricole en plus des projets de cueillette de gomme de sapin, de culture de champignons et de coupe de bois de chauffage. « J’envisage faire du sirop d’érable d’ici deux, trois ans. Pour les fruits, on a essayé la production maraichère à la première année, mais j’avais trop de travail à côté de la ferme », explique Benjamin Leclerc. Celui-ci est un nouveau papa en plus d’avoir récemment déménagé sa petite famille.

Le CLD mentionne être fier de participer à la relève et au développement agricole sur le territoire du Haut-Saint-François.

Énergie jeunesse HSF

Une première rencontre qui tombe à point pour Énergie jeunesse HSF

Suite à sa création en mars dernier, Énergie jeunesse Haut-Saint-François a tenu sa première grande rencontre au Manège militaire de Bury. Celle-ci ne pouvait être plus d’actualité en portant sur la problématique des agressions à caractère sexuel.
La grande rencontre d’Énergie jeunesse conviait principalement les organismes communautaires tels que la CDC et ses membres, la commission scolaire, le Carrefour jeunesse-emploi, le CIUSSS de l’Estrie. Myrthô Ouellette est coordonnatrice à HSF fou de ses enfants: « C’est un lieu d’échanges. Ensemble, on faisait part de nos intentions d’agir, le but étant de mieux travailler ensemble. »

Au printemps dernier, Énergie jeunesse avait dégagé quatre thèmes qui allaient être abordés lors des grandes rencontres subséquentes: les agressions à caractère sexuel; la maltraitance et la négligence; la santé mentale et le suicide ainsi que la consommation de drogue et d’alcool. Les agressions à caractère sexuel ont été placées en tête des priorités.

Une présentation était donnée par Myrthô Ouellette et Marilyne Martel du CIUSSS de l’Estrie – CHUS. Celles-ci détaillaient les différentes raisons pour lesquelles ce type d’agressions continue de se produire sur le territoire de la MRC. Parmi elles, on retrouvait des freins au signalement chez les intervenants, l’omniprésence des médias sociaux et d’internet qui peuvent faciliter la donne, la notion de consentement qui n’est pas respectée et les relations inégalitaires.

Les différents intervenants et organismes présents ont donc conclu la rencontre en prenant des engagements visant à enrayer la problématique. La prochaine grande rencontre d’Énergie jeunesse doit se tenir en janvier 2018.

Trois Weedonnais récompensés

La députée de Compton-Stanstead et ministre du Développement international et de la Francophonie, Mme Marie-Claude Bibeau, a profité de sa tournée du jour du Souvenir pour reconnaitre l’engagement de trois citoyens de Weedon, en leur remettant une épinglette spéciale du 150e anniversaire de la Confédération du Canada.

La cérémonie s’est tenue au centre communautaire de la municipalité où s’étaient réunis parents et amis des récipiendaires. À l’entrée de la salle, des documents et photos d’archives disposés sur des tables présentaient les soldats de la région morts au combat. Le déroulement s’est fait en toute simplicité alors que les trois citoyens engagés ont été présentés à tour de rôle par les personnes qui avaient soumis leurs candidatures au bureau de Mme Bibeau.

La première fut Thérèse Denis Lavertu. Celle-ci débuta sa carrière en tant qu’enseignante avant d’aider son mari dans l’entreprise de sapins de Noël Les Plantations Lavertu. Elle met ensuite sur pied la Société d’Histoire de Weedon, avant d’en être la présidente, en plus de participer à la mise en place de la bibliothèque municipale.

Rose-Aline Fontaine-Lebrun est membre du Cercle des fermières depuis près de 50 ans. Elle visite les gens pour briser leur solitude et s’engage bénévolement pour leur maintien à domicile. Elle s’est également impliquée pendant plusieurs années au niveau politique et auprès de l’église.

Dr Yves St-Pierre a été présenté par Michel Besner, président de la Fondation du CSSS du Haut-Saint-François. Le médecin pratiqua 11 ans à partir de sa résidence, en plus de jouer le rôle de pharmacien. En 1976, il fonde la clinique médicale de Weedon avant de participer à la formation du groupe de médecine de famille HSF. Il fut aussi président de la Société d’Histoire de Weedon en plus d’organiser les cérémonies du jour du Souvenir.

La députée-ministre Bibeau était accompagnée du maire de Weedon, Richard Tanguay, au moment de la remise des épinglettes. La cérémonie de Weedon marquait la fin de la saison de distribution de ces récompenses spéciales qui ont souligné le parcours d’une vingtaine de citoyens de la région âgés de 75 ans et plus depuis le début du printemps. Les épinglettes spéciales du 150e ont été confectionnées à partir du cuivre des toits du Parlement. Les récipiendaires ont été sélectionnés par les membres du Conseil jeunesse de Compton-Stanstead et du grand Sherbrooke.

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