Jean-Marc Brais

Jean-Marc Brais

Jean-Marc a été journaliste pour le Haut-Saint-François de 2017 à 2019 et de 2024 à 2025.

Première réserve internationale de ciel étoilé

La Réserve internationale de ciel étoilé du Mont-Mégantic (RICEMM) s’apprête à célébrer ses onze années d’existence. Sa création et son maintien jusqu’à aujourd’hui résultent du travail commun de plusieurs acteurs aux niveaux politique, commercial et citoyen.

La RICEMM a été inaugurée le 21 septembre 2007 et couvre un rayon de 50 km autour du parc national et de l’Observatoire du Mont-Mégantic, soit un territoire de 5500 km2. En tout, ce sont 34 municipalités des MRC du Haut-Saint-François et du Granit qui en font partie, en plus de la Ville de Sherbrooke. Une telle réserve a pour but de préserver un ciel sombre et étoilé la nuit, dans le but d’améliorer les performances de l’Observatoire.

Bien que l’objectif premier d’une telle réserve concernait un télescope, l’optimisation des sources lumineuses la nuit comporte son lot d’avantages pour la santé des humains et des animaux en plus de permettre des économies d’énergie. Il est de plus en plus démontré que l’éclairage artificiel interfère avec le rythme biologique des espèces animales (incluant nous) et même des végétaux. Du côté des humains, l’insomnie, la dépression et certains types de cancer affichent des corrélations avec la pollution lumineuse.

Pour contrer ces inconvénients, il convient de réduire l’intensité de l’éclairage extérieur nocturne, de l’orienter horizontalement ou vers le sol, de prioriser les couleurs chaudes (orangés) plutôt que celles froides (blanches et bleutées) et d’en limiter la durée.

Des initiatives locales brillantes
Depuis les débuts de la Réserve, plus de 3300 luminaires ont été remplacés dans 17 municipalités, ce qui permet une économie de plus de 200 000 $ par année. Au printemps 2014, la municipalité de Chartierville a installé de nouveaux lampadaires DEL de couleur ambrée. On se rappellera que, à ce moment, Hydro-Québec avait mis six mois avant de débrancher l’ancien système d’éclairage au sodium.

De son côté, la municipalité de La Patrie avait entre autres remplacé les lampadaires de sa rue principale par des lampes au sodium moins puissantes, mais dont le flux lumineux était mieux concentré. Ainsi, l’éclairage ne se dissipait plus vers le ciel ou sur les façades des maisons. Saint-Isidore-de-Clifton en est également à remplacer progressivement ses luminaires de même qu’à revoir l’éclairage de son garage municipal.

Le secteur commercial n’est pas en reste alors que des grandes chaines emboitent le pas dans la région. C’est le cas du McDonald’s d’East Angus et du IGA de Cookshire-Eaton. Les deux établissements présentent un éclairage adapté à la réglementation locale dans leur stationnement et sur leur bâtisse.

La MRC du Haut-Saint-François a bien entendu un rôle à jouer, elle qui a adopté un règlement de contrôle de l’éclairage extérieur et de la pollution lumineuse dès 2006. Elle offre d’ailleurs une formation aux électriciens de la région afin qu’ils deviennent des références pour les citoyens qui souhaitent conformer leurs installations. Réginald Goyette à Chartierville et CJS Électrique à Cookshire-Eaton sont deux exemples d’entreprises certifiées.

Tous ces efforts permettent à l’Observatoire du Mont-Mégantic de même qu’à la population du Haut-Saint-François de pouvoir admirer un ciel ponctué de beaucoup plus d’étoiles le soir venu. Cet été, trois activités d’observations se sont tenues à Ascot Corner, Dudswell et Cookshire-Eaton. Elles étaient animées par des représentants du Club des astronomes amateurs de Sherbrooke ou du parc national du Mont-Mégantic, qui fournissaient télescopes et information.

Quand le symphonique devient électrique

Chartierville présente la troisième édition du festival Musique aux Sommets du 17 au 19 aout prochains. Après une seconde édition qui revisitait l’œuvre des Beatles, l’Orchestre symphonique de Sherbrooke (OSS) rendra, cette année, hommage au rock québécois en compagnie de Marc Hervieux et de Rick Hughes. En journée, les attraits du Haut-Saint-François seront mis en évidence par l’entremise d’activités, d’exposants et d’un défilé.

« Ce qui fait la marque du Festival, c’est d’avoir un orchestre symphonique », mentionne d’emblée le responsable des communications du festival, Jean Bellehumeur. L’intérêt de l’événement réside d’ailleurs à entendre un ensemble instrumental sortir du cadre traditionnel de la musique classique. Lors des deux éditions précédentes, M. Bellehumeur se rappelle que « ça a levé ! »

L’histoire risque de se répéter cette année alors que la fin de semaine s’ouvre le vendredi soir sur la représentation de la troupe sherbrookoise Le Groupe Show, qui réunit jusqu’à 55 artistes sur scène simultanément. La soirée du samedi verra la rencontre de l’OSS, de Marc Hervieux et de Rick Hugues sous le signe du rock québécois.

Avant de se décoiffer en soirée, les festivaliers auront l’occasion de découvrir Chartierville et sa région par le biais d’une foule d’activités. Du côté municipal, le Centre d’interprétation de la mine d’or, la côte magnétique et la galerie d’art André Philibert accueilleront les visiteurs. Les amateurs de plein air pourront faire de la randonnée en sentiers ou des balades en VTT. Le traditionnel défilé des municipalités réunira les chars allégoriques de dix localités de la MRC. Enfin, sur le site du festival, une vingtaine d’exposants seront réunis dans un village allemand où le passant pourra se procurer artisanat, kombucha et laine d’alpaga.

Les quatre spectacles de la fin de semaine se dérouleront beau temps, mauvais temps sous le grand chapiteau qui fait 150 pieds de longueur. Le groupe musical d’East Angus Deadly Daisies assurera l’animation en milieu d’après-midi le samedi. Dimanche, le spectacle de fermeture sera assuré par le Country Roll Band.

La Nuit du pont couvert; comme une volée de bois vert

La cinquième édition de La Nuit du pont couvert se tiendra du 18 au 19 aout à Gould, dans le canton de Lingwick. L’événement d’une durée de 24 h verra se produire une douzaine d’artistes, parmi lesquels on retrouve Bernard Adamus et Urbain Desbois. Au niveau local, l’homme de lettres Michel Vézina sera aussi de la partie.

Le pont McVetty-McKenzie se métamorphose en scène en plein air alternative lors des Nuits du pont couvert. Musique et littérature sont alors lâchées lousses dans un espace libre et irrévérencieux.
« Les artistes que nous avons invités sont des créateurs que nous admirons beaucoup », confient les organisatrices Emilie Dostie et Marie-France Lafaille. « Ils sont libres, intelligents, désinhibés, sensibles et, bien au-delà de la capacité, ont le désir et la nécessité de créer. Pour nous, ils incarnent l’essence de La Nuit du pont couvert et nous avons envie de créer un moment singulier avec eux » et avec le public.

Avant les performances musicales en soirée, l’après-midi reste fort occupé avec un marché d’artisans ainsi que des ateliers de danse, de musique et de mosaïque. Les festivaliers sont invités à camper sur place avec leur tente.
La soirée de lancement de la programmation a eu lieu en début de saison au Boquébière de Sherbrooke. Pour l’occasion, un vernissage des plus belles photographies des quatre éditions précédentes était présenté. Plusieurs avaient été prises par des citoyens de la région, que ce soit Manon Rousso, Martin Mailhot ou Josée Bolduc.

La Nuit du pont couvert met 750 billets en circulation pour l’édition 2018 qui débutera à 13 h, le samedi 18 aout. Il est possible de s’en procurer en ligne au www.lanuitdupontcouvert.com, qui détaille également la programmation complète. Autrement, le salon Le Buvard, La Ruée vers Gould de même que le magasin général Morin de Lingwick en vendent directement à leur comptoir. L’événement est une présentation du Centre culturel Oscar-Dhu de Gould.

Troisième semaine de grève à Cookshire-Eaton

Le conflit de travail qui oppose la Ville de Cookshire-Eaton au syndicat des travailleurs municipaux entre dans sa troisième semaine. Une seconde rencontre de médiation entre les deux parties est prévue ce jeudi, faisant suite à la réunion mensuelle du conseil municipal de lundi.

Les tensions semblent quelque peu s’être apaisées suite à la nomination d’un médiateur après que le ministère du Travail eut interpelé le syndicat. Le président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie, M. Denis Beaudin, accusait au départ l’administration municipale de parler « des deux côtés de la bouche » et de refus de négocier.

Anick Fredette, agente de bureau à la Ville et secrétaire du comité de négociations des employés, fait état des rencontres. « On a eu des avancements qui ont été faits, mais on n’a pas de propositions solides sur la table. » Le directeur général de la municipalité, Martin Tremblay, fait un constat similaire : « On a discuté sur bien des éléments, donc on est arrivé à certaines pistes de solutions qu’il faut rediscuter cette semaine. »

Des services interrompus
La grève générale illimitée a débuté le lundi 23 juillet et a pour points de litige la convention de travail, les augmentations de salaire et l’introduction d’une prime de départ à la retraite. Les employés de la municipalité de Cookshire-Eaton sont sans contrat de travail depuis décembre 2017. Des séances de négociations préliminaires s’étaient tenues dès février 2018.

Depuis deux semaines, la collecte des ordures résidentielles a vu sa fréquence réduite aux quatre semaines, tandis que celle des rebuts commerciaux se fait aux deux semaines. Il n’y a pas de collecte des matières recyclables. Le service estival de camp de jour avait maintenu ses activités une première semaine, avant d’être annulé pour la saison. Les animatrices ont depuis rejoint les piqueteurs face à l’hôtel de ville. La piscine et la bibliothèque sont fermées. Seuls les services essentiels et d’urgence sont maintenus pendant la durée de la grève.

Entente sectorielle de développement bioalimentaire

Le printemps dernier, les sept MRC de l’Estrie, le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ), le ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire (MAMOT) et la Fédération de l’UPA-Estrie ont conclu une entente sectorielle de développement. L’annonce en a été faite récemment à Stoke. Près de 1 230 000 $ seront investis pour l’occasion et c’est la MRC du Haut-Saint-François qui a été choisie pour administrer l’entente.

Le partenariat vise à soutenir la réalisation de cinq projets issus des Plans de développement de la zone agricole (PDZA) de la région. Ainsi, les signataires investiront 1 228 907 $ sur une période de trois ans. Cet investissement permettra la réalisation de projets évalués à 2 178 793 $ et créera un effet de levier permettant de doubler la mise. Les sept MRC investissent collectivement 225 000 $ et contribueront également en mettant à profit leurs ressources humaines.

L’accord a, entre autres, pour objectifs le soutien à la relève pour les entreprises agricoles et le développement de la mise en marché des produits régionaux de l’appellation Créateurs de saveurs Cantons-de-l’Est.
Le préfet Robert G. Roy s’est dit honoré à l’annonce que le Haut-Saint-François administre l’entente. Il considère la MRC comme un leader en concertation régionale. « Nous coordonnerons un comité directeur très soucieux d’atteindre des résultats concrets. Les porteurs des cinq projets seront accompagnés et appuyés pour bien réussir leurs mandats respectifs. Nous ferons la preuve que travailler ensemble peut nous amener toujours plus loin. »
Le président de l’UPA-Estrie, François Bourassa, se réjouissait « que l’agriculture et l’agroalimentaire soient enfin reconnus par les MRC de l’Estrie et la ville de Sherbrooke comme le plus important moteur économique de notre région. L’adoption de plans de développement de la zone agricole dans tous les territoires de l’Estrie avait déjà permis cette prise de conscience. Cette entente nous permet d’aller encore plus loin par la mise en commun de nos ressources. »

Vernissage de Grégoire Ferland

L’artiste et auteur Grégoire Ferland avait récemment convié la population à une double soirée de lancement et de vernissage à son atelier de la rue St-Jacques à East Angus. Il dévoilait pour l’occasion l’installation Armoires du temps de même que le recueil de poésie Flamme allumée dans la neige.

Armoires du temps consiste en trois espaces représentant chacun une époque distincte. Le premier est la grande aire dans laquelle se trouvent ce que M. Ferland appelle ses «dinosaures». Les structures métalliques géantes peuvent également rappeler une molécule. Le visiteur est alors dans la préhistoire, quand le territoire était infini.

Les deux prochains espaces sont délimités par des centaines de cordes suspendues à une dizaine de mètres du sol. Le résultat peut rappeler une prison, voire un mur. Les cordes laissées lousses forment autant de lignes parallèles sans jamais se toucher. « C’est comme nous, les êtres humains », évoque Grégoire Ferland. « On est des millions, mais on ne se rencontre pas. Mais ils sont là. On vit en parallèle. »
Le second espace consiste au passé récent, celui de nos ancêtres. Des masques témoignent de la présence humaine, auxquels on a joint des objets aujourd’hui tombés en désuétude : un fanal à l’huile antique, des chandelles, une bâche en toile. On y retrouve également de la nature comme le bois et le foin.

Des miroirs emplissent le dernier espace. De loin, il ne semble rien y avoir. En arrivant sur place, on peut croiser sa réflexion. On se sait alors présent. À cet endroit, le plancher est recouvert de miroirs. En s’approchant du «gouffre», une impression de vide s’empare de nous alors qu’on ne voit que la réflexion lointaine du plafond déjà haut d’une vingtaine de mètres. La distance observée vient doubler la mise.

L’artiste vient résumer. « Il y avait ces trois choses-là qui m’intéressaient : les dinosaures avec le grand espace, notre passé et notre présent. Mais avec des parallèles. » Lors du vernissage, M. Ferland est là pour parler de sa démarche, sans entrer trop dans les détails. « On explique, mais il faut que les gens se laissent aller. Il faut pas tout dire non plus. Il y en a qui voient autre chose. » La signification que donnent les observateurs est en fait très personnelle lorsqu’il s’agit d’œuvres abstraites. « Je suis toujours énormément surpris de la vision du spectateur. […] Quand tu regardes, tu construis. Puis quand tu construis, l’œuvre t’appartient. »

Celui qui est également auteur profite de l’occasion pour lancer son troisième recueil de poésie intitulé Flamme allumée dans la neige. L’ouvrage succède à L’âme ne dort pas, paru l’année dernière, et à Huhommiste qui date de 1984. Ses deux dernières œuvres sont publiées par la maison Alea Poetik, dirigée par sa fille. Une toile de M. Ferland vient illustrer la couverture. La peinture originale, qui fait environ trois mètres de largeur, est exposée sur le mur de l’ancienne église.

Grégoire a progressivement transféré son atelier de Montréal vers East Angus entre 2006 et 2008. Ses locaux actuels lui servent d’atelier et de galerie d’art.

La SADC dévoile un magazine et un site web

La Société d’aide au développement de la collectivité (SADC) du Haut-Saint-François lançait récemment le magazine Récolte. La revue annuelle se veut le prolongement du Répertoire des produits agroalimentaires de la région qui était imprimé en version papier et qui est dorénavant accessible en ligne. Le dévoilement s’est tenu lors d’un Marché de la petite école du canton de Lingwick.

Plus de 3000 exemplaires du nouveau magazine ont été mis en circulation auprès des municipalités, des bureaux d’information touristique, des restaurants et des quatre marchés publics de la MRC. Récolte met en valeur les produits ainsi que les producteurs agroalimentaires de la région sur une vingtaine de pages. Le tout est distribué gratuitement et bilingue.

En 2009, la SADC lançait son premier Répertoire des produits agroalimentaires du Haut-Saint-François, sous la forme d’un petit guide envoyé dans tous les foyers. Produit tous les deux ans, l’outil devenait rapidement désuet, comme le nombre de producteurs a doublé entre la première et la quatrième édition. La nécessité d’une version numérique se faisait attendre, alors que plusieurs personnes disaient vouloir encore de l’imprimé.

« Les gens aiment ça aussi consulter des outils papier », d’exprimer Isabelle Couture, directrice des communications à la SADC. « Donc, on a décidé de faire un beau magazine, beaucoup plus attrayant qu’une simple liste de producteurs. On voulait aller plus vers l’humain pour présenter nos producteurs. » Le magazine vient propulser le Répertoire qui est maintenant passé en ligne. Le site web www.agroalimentairehsf.com regroupe plus d’une centaine de producteurs locaux qui font de la vente au public.

L’édition 2018 du magazine regroupe une foule de collaborateurs, dont l’agricultrice Sylvianne Bégin, l’érablière Nouvelle génération et les As du fumoir. Le président de la SADC, Richard Tanguay, était fier des initiatives faites par l’équipe. « Je félicite les travailleurs de l’organisation. Ils ont eu la brillante idée de mettre en place un magazine – ce qui est très rare dans notre petite région – qui est d’une qualité exceptionnelle. Je vous encourage beaucoup à en prendre connaissance et surtout à aller voir sur le site internet pour tous les producteurs de notre région. »

La prochaine édition de Récolte est attendue pour le printemps 2019.

Coop d’initiation à l’entrepreneuriat collectif (CIEC)

Le lancement des activités de la Coop d’initiation à l’entrepreneuriat collectif (CIEC) s’est tenu en début de saison au Bumper to Bumper à East Angus. Le projet regroupe une douzaine de jeunes âgés de 14 à 17 ans et le promoteur en est le Carrefour jeunesse-emploi (CJE). Pour l’occasion, les travailleurs en herbe servaient à la population des hot dogs en plus d’offrir la possibilité de faire laver sa voiture.

Le programme, auparavant connu sous l’appellation de Coopérative jeunesse de services (CJS), a fait peau neuve cette année, tout en conservant son offre de base. Véronick Beaumont est agente de projets et de communication au CJE. « On offre les mêmes services. Ça reste la même clientèle de jeunes qu’on vise pour qu’ils se lancent en affaires. » La liste des services offerts va de la tonte de pelouse à la peinture, en passant par l’entretien ménager et le lavage de voitures. D’ailleurs, le local du lave-auto était situé au Centre culturel de East Angus et prêté par la Ville.

« Aller faire la tondeuse, c’est une chose, mais ils doivent tous gérer l’entreprise », ajoute Mme Beaumont. « Donc, tous les flux de trésorerie au niveau du comité finances, la planification des horaires avec le comité des ressources humaines, etc. C’est vraiment une entreprise en bonne et due forme. » L’équipe était chapeautée par deux coordonnatrices : Frédéryk Johnson et Sarah Bilodeau.

La saison du CIEC arrive déjà à sa fin, le programme n’étant que de sept semaines pendant la période estivale. Néanmoins, il s’agit d’un projet annuel qui implique les jeunes de la région. Xavier Parent en était à sa première participation et, plus largement, à sa première expérience de travail. Il avait été mis au fait de la coopérative par l’entremise de son frère ainé, qui y avait pris part dans les années antérieures. De son côté, Cédric Charest-Lussier participait, entre autres, au CIEC dans le but d’aider autrui. L’étudiant de 14 ans a aussi comme projet de se ramasser de l’argent en vue de l’obtention de son permis de conduire.

A new roof for the village markets

At its first village market of the season, the Sawyerville Community Garden inaugurated its new wooden shelter. The new structure is meant to protect the local producers who come to sell their products during the Saturday markets, and will also be available for other activities of the Garden.

The organizer, Chantal Bolduc, was visibly satisfied with this new addition to the Garden. «It’s a great achievement. People are glad to see it. It’s welcoming.» Besides the village market, the shelter will also accommodate workshops and trainings, «whether about herbs, flowers, NTFPs, or mushrooms,» said Bolduc. NTFPs are non-timber forest products.
The new red roof will also be available for use by the public. Interested persons can rent the site, including the outdoor bread oven, electricity and running water, for private receptions such as baptisms or marriages. The funds thus received will be re-invested in the activities of the Garden.

«We work a lot with the materials that people give us, such as wood, gravel and straw,» said Bolduc. «I’m talking about donations of materials, but it took many human donations to assemble all of this here. It’s all volunteer work, what we’ve done here.»

The shelter, measuring a dozen metres long, can accommodate up to five producers simultaneously. The other exhibitors continue to use the canopies that have been used since the beginning of the Community Garden. These need to be assembled and dismounted for each market day.

Brenda Thomas and Suzanne Marrow of Légumes Korzina have been selling their fresh produce at the market for the past three years. They are among the lucky producers who were installed under the new shelter for the first time, alongside the Maraichers de l’or vert, the Fromagerie Caitya, and Le Sabot d’or farm. Thomas and Marrow were more than satisfied with their new roof, which does not risk to be blown away in the wind, as has already happened to them in the past.

Un nouveau toit pour les marchés villageois

Dans le cadre de son premier marché villageois de la saison, le Jardin Communautaire de Sawyerville en a profité pour inaugurer son nouvel abri en bois. La nouvelle structure aura comme fonction première de protéger les producteurs locaux qui viennent offrir leurs produits, en plus de servir aux autres activités du jardin.

L’organisatrice Chantal Bolduc était visiblement satisfaite du nouvel ajout du regroupement. « C’est une belle réussite. Les gens sont contents de le voir. C’est chaleureux. » Outre les activités du marché villageois, l’abri accueillera aussi des ateliers et des formations, « que ce soit sur les fines herbes, les fleurs, les PFNL, les champignons », énumère Mme Bolduc.

Le nouveau toit rouge sera également mis à la disposition du public. Les intéressés pourront alors louer le site, qui inclut four à pain, électricité et eau courante, à des fins de réceptions privées, comme des baptêmes ou des mariages. Les fonds recueillis sont alors réinvestis dans les activités du jardin.

« On travaille beaucoup avec les matières que les gens nous amènent comme le bois, la gravelle et la paille », mentionne Chantal Bolduc. « Je parle des dons matériels, mais il y a beaucoup de dons humains pour monter tout ça ici. C’est tout du bénévolat ce qui a été fait ici. »

L’abri, qui fait une douzaine de mètres de longueur, peut accueillir jusqu’à cinq producteurs simultanément. Les autres exposants continuent de recourir aux chapiteaux qui sont utilisés depuis les débuts du Jardin Communautaire. Ceux-ci doivent être montés et démontés lors de chaque marché.

Brenda Thomas et Suzanne Marrow, des Légumes Korzina, vendent leurs produits frais au marché depuis trois ans. Elles faisaient partie des producteurs chanceux qui étaient installés sous l’abri pour la première fois, aux côtés des Maraichers de l’or vert, de la Fromagerie Caitya et de la ferme Le Sabot d’or. Celles-ci étaient plus que satisfaites de leur nouvelle couverture, qui ne risque pas de s’envoler au vent, comme il leur est déjà arrivé par le passé.

Une programmation qui mise sur des valeurs sures

Il reste un peu plus d’une semaine avant le début de ce qu’il est convenu d’appeler une tradition annuelle pour la ville de Cookshire-Eaton et la région du Haut-Saint-François. L’Expo de Cookshire se tiendra sur quatre jours du jeudi 16 au dimanche 19 aout cette année. Plus de 10 000 visiteurs sont attendus sur le terrain de l’exposition agricole pour retrouver ce qui a fait son succès depuis près de 175 ans : des animaux, de la machinerie et des manèges.

Des retours attendus
L’Expo de Cookshire fait partie de l’ADN de la région et constitue la rencontre des mondes ruraux et urbains. Pour certains, l’exposition est le moment de l’année où ils revoient des connaissances avec qui ils sont allés à l’école. Le rendez-vous annuel continue, en 2018, de miser sur ses bases.

Qu’ils soient mécaniques ou équestres, les tirs sont ce qui distingue la foire de Cookshire des autres. Le samedi 18, l’Association sportive de tires de tracteurs du Québec arrive en ville avec ses tracteurs, camions et autres semi-remorques. Le lendemain, ce sont les chevaux de trait qui seront mis en vedette lors de cette même épreuve de démonstration de force. La journée aura débuté avec la grande parade finale, qui réunit tous les exposants qui auront pris part à l’événement.

Les bêtes sont également mises à l’honneur lors des concours ou jugements. Plusieurs catégories ponctueront les quatre journées d’activités. Mentionnons la volaille, les moutons et les chèvres le vendredi. Dans la journée de samedi, on aura droit aux bovins de boucherie et ceux laitiers de race Ayrshire et Holstein. D’autres compétitions d’agilité équestre se tiendront dans l’arène du site.

La fin de semaine de festivités s’ouvrira le jeudi en soirée avec le traditionnel bingo. Les manèges pour petits et grands seront également en fonction tous les jours. N’oublions pas, samedi avant-midi, la démonstration de couture à l’intérieur du bâtiment principal. Des performances musicales des Country Swingers ainsi que de The Slightly Haggard viendront parsemer les journées de l’Expo.

Une bonne préparation
Le président de l’Expo de Cookshire, Jonathan Sylvester, rappelle que la foire agricole est un événement qui se prépare tôt. Pour preuve, l’Expo tenait successivement en mai et juin derniers ses activités de financement de méchoui et du Show’N’Shine. M. Sylvester, qui a grandi sur une ferme laitière près du secteur Sawyerville, a lui-même présenté certaines de ses bêtes dans le cadre de l’événement lorsqu’il avait commencé à s’impliquer auprès du comité organisateur, il y a une quinzaine d’années.

Bien que l’exposition agricole ait connu sa première édition en 1845, l’événement n’a pas pris une ride et entrevoit le futur avec espoir. Son bâtiment principal, qui a plus de 80 ans, est le prochain gros projet de rénovation du site. Son toit coule, alors que la bâtisse n’a pas de sous-sol ni de fondation. Ceux qui s’y réunissent doivent parfois subir les aléas de la météo extérieure. Néanmoins, il demeure que l’équipe est à la recherche de nouveaux membres enthousiastes pour veiller à la pérennité du rassemblement.

A Program Based on Sure Bets

What has become an annual tradition for the Cookshire-Eaton municipality and the Haut-Saint-François region begins in a bit more than a week. This year’s Cookshire Fair is to take place over the four days of Friday, August 16, to Sunday, August 19. More than 10,000 visitors are expected at the agricultural fairgrounds looking for what has ensured its success for close to 175 years: animals, machinery and amusement park rides.

Expected Returns
The Cookshire Fair is part of the DNA of the region, and is a rendezvous point for rural and urban worlds. For some, the Fair is a time to meet up with childhood friends they went to school with. In 2018, this annual get-together continues to build on its traditional foundation.

Whether by machine or by horse, the pulls are what distinguish the Cookshire Fair from others. On Saturday, August 18, the Association Sportive de Tire de Tracteurs du Québec arrives in town with its tractors, trucks and other semi-trailers. The next day, it is the turn of draft horses to be featured in a similar show of force. The day is to begin with a grand final parade, bringing together all the exhibitors who have taken part in the event.
Animals are to be in the spotlight as well, during competitions and judging events. Several categories will mark the four days of activities. Friday belongs to poultry, sheep and goats. During the day on Saturday, beef cattle and Ayrshire and Holstein milk cows will be featured, and competitions of equestrian agility are to take place in the arena.

The weekend of festivities begins on Thursday evening with the traditional bingo game. The rides for children and adults will also be in operation every day. Not to forget the sewing demonstration on Saturday morning inside the main building. Adding spice to the whole event will be performances by the Country Swingers and the Slightly Haggard music groups.

Proper Preparation
The president of the Cookshire Fair, Jonathan Sylvester, reminds us that the agricultural fair organizers prepare early for this event. For example, they carried out their mechoui and Show’N’Shine fundraising activities last May and June. Sylvester, who grew up on a dairy farm near Sawyerville, presented certain of his own animals during this event when he began to be involved in the organizing committee some 15 years ago.

Even though the first edition of the agricultural fair was in 1845, the event has withstood the test of time, and its organizers envisage the future with hope. The fair’s main building is more than 80 years old, and it is the next big project in the renovation of the site. Its roof leaks, and the structure is without a basement or a foundation. Those who meet in the building have to submit, sometimes, to the vagaries of the outside weather. Nevertheless, the team is still on the lookout for new and enthusiastic members to ensure the continuity of this event.

Amalgamer nouveautés et tradition

L’année 2018 en est une charnière pour Expo Cookshire. L’événement centenaire change d’image et se met au gout du jour en incorporant de nouvelles activités sur son site, comme les tires de minitracteurs et la sculpture à la scie mécanique.

« Tout ce qu’on voit et perçoit de l’Expo est changé cette année. » C’est en ces termes que Nicolas Lachance, du comité organisateur, résume l’ampleur des changements qui s’amènent à l’Expo Cookshire en 2018.
L’événement a, dans un premier temps, rafraichi et rajeunit son image. Un nouveau logo ainsi qu’un nouveau site web ont été mis en ligne et dévoilés au public. Du côté des attractions sur le site, un chapiteau agroalimentaire fera la promotion des produits québécois et du terroir. Les visiteurs pourront déguster des mets et se réunir autour de tables bistro.

Les tires mécaniques accueilleront un nouveau volet, soit ceux de minitracteurs. Il s’agit de tracteurs à gazon modifiés et équipés de moteurs à moto. Pour les concours animaliers, l’expertise des jeunes sera mise à contribution au moment des jugements pour certaines classes. En effet, le mouvement 4H, qui a pour mission de développer l’intérêt et les compétences des jeunes dans la nature, la forêt et l’environnement par le biais d’activités éducatives et de loisir, intégrera le jury lors de certaines épreuves les jeudi 16 et vendredi 17 aout. Par ailleurs, une nouvelle race de vaches à poil long, la Highland, fera son entrée dans le cadre des concours de jugement cette année.

Tout au long des quatre journées de l’Expo, plusieurs activités se tiendront pour une première fois sur le site. Lors de la soirée d’ouverture, le jeudi, un concours karaoké permettra de dénicher les meilleurs talents vocaux des environs. Le lendemain, un concours d’arbres de Noël sera présenté et les bucherons amateurs pourront se mesurer lors d’une épreuve de sculpture de buches à la scie mécanique. À l’intérieur du bâtiment principal, des démonstrations d’aménagements floraux et de fabrication de boules de Noël seront offertes. Le samedi en soirée, un atelier de danse country-pop réunira les amateurs, tout juste avant les spectacles principaux de tires de camions et de la formation musicale Slightly Haggard.

Blending New and Old

For the Cookshire Fair, 2018 is a pivotal year. The event has more than a century under its belt, but is updating its image and incorporating new activities, such as mini-tractor pulls and power saw sculptures.
“Everything that you see and perceive at the Fair is different this year.” Those are the words of Nicolas Lachance of the organizing committee, summarizing the extent of the changes coming to the Cookshire Fair in 2018.
First of all, the event has a refreshed and rejuvenated image. A new logo and a new website have been unveiled to the public and put online. Among the attractions on the ground, an agri-food pavilion will promote local and Quebec products. Visitors can taste delicacies and gather together around bistro tables.

The machine pulls will have a new feature, mini-tractors, which are modified lawn tractors equipped with motorcycle engines. In the animal competitions, the expertise of youth will contribute to the judging for certain classes. That is, the jury for certain competitions on Thursday and Friday, August 16 and 17, will include members of the 4-H club, whose mission is to develop the interest and the competence of youth in nature, forests and the environment through educational and leisure activities. In addition, a new breed, long-haired Highland cattle, will make its entrance in the judging competitions this year.

Throughout the four days of the Fair, a number of activities will take place for the first time. On the opening evening, Thursday, a karaoke contest will let listeners discover some of the best vocal talents in the area. The next day, a Christmas tree contest will permit amateur lumberjacks to compete in sculpting logs with a power saw. Inside the main building, demonstrations of floral arrangements and Christmas ornaments will be offered. On Saturday evening, a country/pop dance workshop will attract music enthusiasts, followed by the main shows of truck pulls and the Slightly Haggard music group.

Bâtir la capitale canadienne du cannabis à Weedon

Le jour même où le Sénat a voté en faveur du projet de loi C-45 visant à légaliser la marijuana, la firme MYM Nutraceuticals procédait à la première pelletée de terre de son projet de serres de cannabis médicinal à Weedon. La première phase comprendra deux bâtiments, soit une serre modèle de 3900 m2 et un entrepôt de 9300 m2 pour la transformation et le stockage. Les travaux seront achevés d’ici la fin novembre 2018.

Un maire fier
Au moment de l’annonce, on ne retrouvait que de la machinerie lourde sur le site de l’ancienne gravière Boisvert, au bout du 2e Rang Sud. L’emplacement était toutefois déjà clôturé et surveillé par des gardiens de sécurité. Le maire de Weedon, Richard Tanguay, ouvrait la conférence de presse. « Je suis très heureux de me trouver ici puisque c’est la vraie pelletée de terre. Aujourd’hui, on est ici pour se réjouir du début des serres. Pour les gens de Weedon, on commence une grande aventure, qui va se traduire par des investissements dans notre communauté et au niveau des routes. On espère bien, un jour, asphalter le rang 2 et voir la 257 dans un meilleur état. »
L’actuel maire de Weedon n’a pas manqué de rappeler le lot de scepticisme auquel a fait face le projet depuis ses débuts. « Ce matin, je suis content de dire que les pelles sont là, tout le monde est là et le travail est déjà commencé. Et ça va se poursuivre pour les deux prochaines années et pour longtemps. Donc, pauvres sceptiques, vous serez tous confondus ! J’espère que, demain, vous serez tous avec nous. »
« Je pense que le projet de Weedon, il dérange au niveau de la place, qu’il occupe dans le marché potentiel au niveau du Canada [et par] le fait qu’il se déroule dans un petit village, dans une communauté dévitalisée qui tente de se reprendre en main. Travaillons ensemble, solidairement, et nous réussirons à faire de ce projet un vrai exemple pour toute la province de Québec. »

Un travail d’équipe
Parmi les critiques du projet, on en retrouvait certains qui craignaient les répercussions négatives envers les autres entreprises locales dans un contexte de rareté de la main-d’œuvre. M. Tanguay s’est montré rassurant. « On est conscients du problème et avec les organismes du milieu, je pense au CLD, à la SADC, à Emploi-Québec, aux commissions scolaires — on travaille déjà de concert pour essayer de trouver des moyens pour rendre notre territoire encore plus attractif et s’assurer que personne ne va avoir d’impacts négatifs des retombées de ce projet. »
MYM tend également la main aux institutions de la région. Rob Gietl, chef de la direction de MYM, a annoncé l’embauche de la Société d’histoire de Sherbrooke pour développer le concept de musée du cannabis, prévu dans les phases futures.

Fabian Garcia, directeur de Projet Weedon et ancien conseiller en développement économique de la municipalité, était ému au moment de prendre la parole. « Nous y sommes. On peut tous s’applaudir parce qu’on a tous eu une partie à faire là-dedans. C’est un beau projet. On a travaillé très fort pour le réaliser. »

Des citoyens curieux
La journée se terminait avec une rencontre d’information à laquelle était conviée la population. Ils ont été près de 200 citoyens à s’entasser dans le sous-sol du Centre communautaire de Weedon pour pouvoir s’adresser directement à l’équipe derrière le projet. En majorité, ceux qui prenaient la parole débutaient leur intervention en félicitant l’administration municipale et de MYM.
Diane Jalbert admet avoir été surprise du dénouement. « J’aimerais féliciter le maire. J’ai eu des doutes jusqu’à ce soir, jusqu’à la dernière seconde, que ce serait officialisé. » Gaston Brochu s’est adressé dans sa langue maternelle, l’anglais, aux trois représentants présents de MYM, en se disant fier du travail accompli jusqu’ici. Erick Factor, président exécutif de la firme, a été chaudement applaudi lorsqu’il affirma vouloir faire de Weedon la capitale canadienne du cannabis.

Certains citoyens ont tout de même exprimé leurs craintes de voir leur compte de taxes exploser avec la ruée vers l’or annoncée. Le maire Tanguay a rappelé que le projet de serres contribue déjà aux recettes de la municipalité et continuera de le faire. L’entreprise a dépensé 3 M$ à ce jour, entre autres pour l’achat de deux bâtisses logeant maintenant ses bureaux, sur une enveloppe totale de 200 M$.
La conseillère Maylis Toulouse, dont les photos illustrent la pochette de presse de Projet Weedon, était touchée de voir autant de gens se déplacer pour l’occasion. « Je trouve ça beau de voir un projet rassembleur. » Elle était également contente de voir que MYM prenait le temps de répondre aux questions des citoyens.

Le Marécage-des-Scots obtient son statut officiel de parc régional

Le ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles confirmait la semaine dernière l’obtention du statut officiel du parc régional du Marécage-des-Scots qui traverse Hampden et Scotstown. Il s’agit de la fin d’un long processus entamé en 1994 par l’ancienne mairesse Chantal Ouellet. Les randonneurs à pied ou en vélo peuvent y admirer la nature et la faune le long d’une piste multifonctionnelle de 8 km ponctuée de haltes et de panneaux d’interprétation.

Un travail d’équipe
Le parc régional du Marécage-des-Scots s’inscrit dans le cadre d’un projet plus large, soit le Pôle touristique de la rivière au Saumon, qui comprend deux autres volets  : la ville de Scotstown et le parc national du Mont-Mégantic. Près de 800 000 $ ont été investis dans le parc régional, dont l’entretien sera assuré par Hampden et Scotstown. Deux entrepreneurs de Cookshire-Eaton et Scotstown en ont assuré le développement.
Dominic Provost, directeur général de la MRC et du CLD du HSF, parle d’une journée importante. « C’est un rêve qui devient réalité grâce à la synergie du monde. Quand on a décidé de démarrer ce projet-là, c’est un peu comme si on créait une saine compétition entre trois dossiers : le parc Walter-MacKenzie, nous (le lien) et le parc national qui a ouvert sa voie d’accès. Je pense que la compétition a porté fruit parce que tout le monde a bougé. Ça donne un très beau produit qu’on commence à mettre en marché. »

La liste des partenaires qui ont rendu le tout possible comprend l’Association forestière du sud du Québec, Canards Illimités Canada et différents ministères (Énergie et Ressources naturelles ; Forêts, Faune et Parcs ; Affaires municipales et Environnement).

« Quand on a monté le projet, on était un peu avant notre temps », relate Bertrand Prévost, maire de Hampden. « On a amené les municipalités à travailler ensemble pour réaliser un projet. Il y a douze ans, c’était pas évident pour les municipalités de travailler ensemble, mais maintenant, ça devient la norme pour plusieurs activités. »

L’aboutissement d’une vision
Le député provincial de Mégantic, Ghislain Bolduc, était fier de cet « atout indéniable » que représente le nouveau parc. « Je veux souligner la persévérance exceptionnelle de la MRC. J’aimerais également insister sur la solide concertation régionale qui s’est mise en place pour créer le parc. » Le préfet Robert Roy s’est adressé directement à Chantal Ouellet au moment de sa prise de parole : « Mme Chantal, enfin, votre rêve est réalité. »
Celle qui est aujourd’hui présidente de la Société de développement de Scotstown était émue par la cérémonie d’inauguration. C’est son souhait de relier le parc Walter-MacKenzie au parc national du Mont-Mégantic qui a été à l’origine de la création du parc régional. Nous sommes en 1994 et Mme Ouellet est alors mairesse de Scotstown.

« On fait partie d’une région éloignée, mais pas malheureuse de l’être. On est éloignés des grands centres, on est éloignés des lumières de la ville. Mais on est proches de la nature, on est proches de la lumière du ciel. »
Le projet initial de Mme Ouellet portait le nom Du Parc au Parc. L’idée a vite fait boule de neige. « C’est devenu le projet de toute la MRC  : un lien qui allait nous amener vers le secteur Franceville. D’un projet local, c’est devenu un projet régional majeur grâce à la collaboration et la solidarité des acteurs régionaux. C’est enfin fait, nous avons un parc régional. »

La piste cyclable a été inaugurée en 2016, tandis que le bistro gaélique Le Petit Écossais l’a été en 2017. Un projet de camping serait également dans les plans « pour prendre le débordement du Mont-Mégantic ». À plus long terme, Dominic Provost parle d’un seuil au Marécage-des-Scots qui viendrait rehausser le niveau de l’eau afin d’assurer la navigation d’embarcations sans moteur. La MRC et le CLD en assureront la responsabilité. Lors de la cérémonie, l’actuel maire de Scotstown, Dominique Boisvert, était représenté par la conseillère Sylvie Dubé.

C’est l’anniversaire du pont couvert de Lingwick

La municipalité de Lingwick célébrera les 125 ans du pont couvert McVetty-McKenzie, le dimanche 29 juillet prochain. Une messe, un repas et un concert sont prévus au courant de la journée et offerts à tout le monde.
Les célébrations débuteront à 10 h 45 avec une messe du curé Donald Lapointe, qui officie dans la paroisse Sainte-Marguerite. Par la suite, un vin d’accueil viendra accompagner quelques histoires et anecdotes entourant le pont centenaire.

La mairesse de Lingwick, Céline Gagné, donne quelques exemples de ce qui attend les gens présents. « On veut rendre hommage à M. Doris Bouffard, 95 ans. Il a toujours demeuré voisin du pont. » Anciennement, le nonagénaire s’occupait de mesurer le niveau de la rivière jusque dans les années 70 et alertait le barrage de Weedon en cas de crue.

Un second récit sera celui de Paul-Henri Rousseau. En 1954, lors d’une journée particulièrement venteuse, une section de 30 m du toit s’envole. M. Rousseau, alors jeune homme, vient réparer le tout en compagnie de son frère ainé en plein mois de février. Par ces retours en arrière, Mme Gagné dit vouloir mettre en valeur la petite histoire du pont couvert.

Sur l’heure du midi, les participants sont invités à apporter leurs breuvages alcoolisés et leurs plats principaux. La municipalité offrira en complément le maïs en épi ainsi que le dessert. L’activité se veut festive et familiale. Le groupe The Cajuns viendra donner une prestation en après-midi.

En 1993, le journal communautaire Le Reflet s’était occupé des célébrations entourant le 100e anniversaire du pont couvert. « Ça avait été important parce que ça nous avait fait découvrir davantage l’héritage de ce pont-là », se remémore Mme Gagné. À ce moment, cela faisait quelques années que la construction n’était plus utilisée après avoir été fermée à la circulation en 1979 et remise à la municipalité l’année suivante.

Depuis, beaucoup d’activités s’y déroulent en commençant par La Nuit du pont couvert et les festivités de la Fête nationale. Lingwick loue même l’emplacement à des particuliers qui viennent y célébrer des mariages ou autres activités.

Un souper à saveur d’antan pour financer un circuit interactif

Le Sentier des Écossais tenait récemment un souper-bénéfice au centre communautaire de Lingwick. La soirée a réuni environ 75 convives qui ont dégusté et dansé la culture écossaise.

La soirée débutait avec un apéro agrémenté d’une ambiance musicale à la cornemuse. Suivait le repas qui était préparé par Daniel Audet et l’équipe de l’auberge La Ruée vers Gould. Le menu était un mélange de mets québécois et écossais. En entrée, on retrouvait du black pudding et du partan flan (quiche au crabe et à la goberge). Comme plat principal, il était possible de déguster du poulet des Lowlands au vin rouge et aux champignons avec du rumbledethumps, sorte de purée de patates écossaise. Plusieurs élus municipaux, actuels et anciens, des cinq municipalités traversées par le sentier, prenaient part au souper. Par la suite débutait la danse, qui était animée par un trio de musiciens traditionnels dirigés par un caller.

Le canton de Lingwick vient cette année de s’ajouter au groupe des municipalités du Sentier des Écossais, avec Scotstown, Hampden, Milan et Stornoway. Le parcours de 18 stations réparties sur 72 km a comme point de départ le musée Donald Morrison à Milan. Les trois points d’intérêt du canton restent encore à être divulgués, mais ceux se trouvant à Scotstown sont déjà répertoriés par l’application de balado-découverte du Sentier. On y apprend, entre autres, que la messe était célébrée en alternance en gaélique et en anglais à l’église presbytérienne St-Paul dans les années 30. La maison centenaire Donald B. McLennan, au coin des rues Osborne et Union a connu huit propriétaires depuis sa construction en 1891. Elle abrite aujourd’hui le bed and breakfast et salon de thé Le Bonheur. Le souper-bénéfice avait pour but de contribuer au maintien de cette activité interactive, dont les couts s’élèvent à 5000 $.
Selon Bernard Grenier, instigateur du projet, l’initiative fait parler d’elle jusqu’en Écosse, où des descendants des premiers colons installés dans le Haut-Saint-François et dans le Granit vivent toujours. Le musicien gaélique Calum Martin viendra d’ailleurs offrir un spectacle en région le 6 juillet. Il avait publié l’album The Megantic Outlaw en 2007, en référence au hors-la-loi Donald Morrison.

Planification stratégique de Dudswell

La municipalité de Dudswell présentait récemment sa planification stratégique 2018-2028 au Centre communautaire. La soirée, qui a réuni environ 70 personnes, faisait suite à la consultation publique de mars dernier et du lac-à-l’épaule qui s’en est suivi en avril. Elle précède l’adoption et le lancement de la stratégie d’ici quelques jours lors de la prochaine séance du conseil. Par cette vision, Dudswell souhaite devenir une destination plein air reconnue en plus de miser sur la gestion durable de ses infrastructures.

La mairesse Mariane Paré était heureuse de la réponse des résidents qui se sont déplacés en grand nombre. « On a beaucoup de citoyens. C’est encourageant de vous voir », exprimait-elle en ouverture. Ceux-ci étaient somme toute satisfaits du plan proposé, bien que certains ne voyaient pas l’ensemble de l’œuvre, ayant les yeux rivés sur des situations spécifiques du quotidien. La mairesse et la directrice générale de la municipalité ont tôt fait de remettre les pendules à l’heure.

Un plan en six temps
La planification stratégique comprend six axes de développement : les routes et infrastructures, les cœurs villageois, la villégiature, les activités récréotouristiques, la gestion des déchets et la satisfaction du citoyen.
On souhaite améliorer la qualité générale du réseau routier, en plus d’aménager des trottoirs. Les déplacements durables seront priorisés avec l’implantation de pistes multifonctionnelles.
Bishopton et Marbleton constituent « deux cœurs villageois qu’on veut mettre en valeur tous les deux », insiste la directrice générale, Marie-Ève Gagnon. Leur revitalisation passerait par l’implantation de services de proximité en plus d’incitatifs à la rénovation. Le patrimoine sera mis en valeur avec la conservation de l’Église anglicane, par exemple.

Avec ses deux lacs et sa rivière, Dudswell possède des plans d’eau de qualité qu’elle souhaiterait inclure dans une zone de villégiature. Le premier objectif de ce troisième axe concerne les chemins privés. Mme Gagnon a admis que la municipalité évaluait « la possibilité que certains chemins privés deviennent municipaux ». L’affirmation a vite fait de soulever plus amples questions de la part du public. La mairesse Paré a toutefois dû les repousser, comme tous « les détails ne sont pas terminés ». C’est dans le cadre de cet effort de mise en valeur des plans d’eau que vient d’être lancée la nouvelle carte citoyenne qui donne un accès gratuit à la plage P. E. Perrault du lac d’Argent et des rabais sur la location d’embarcation.

L’offre d’activités récréotouristiques sera revampée avec une orientation plein air. Ainsi, on souhaite implanter un lien cyclable entre les deux cœurs villageois et compléter une piste multifonctionnelle sur l’ancienne voie ferrée qui se rend jusqu’à St-Joseph-de-Coleraine.

La gestion responsable des déchets vise à réduire leur quantité acheminée au dépotoir. L’introduction éventuelle du compost représente un pas en ce sens.
Finalement, dans le but de garder les citoyens satisfaits et engagés, la municipalité compte introduire des enveloppes budgétaires citoyennes afin que la population puisse orienter certaines décisions. Le concept a été mis en application le soir même alors que les résidents présents étaient invités à voter dans le cadre d’un sondage populaire. L’Hôtel de Ville voulait, dans un premier temps, l’avènement d’un petit centre de tri local serait bénéfique. Ensuite, l’administration a demandé la permission d’entamer des analyses plus approfondies concernant le développement d’un service de voirie municipal et la construction de locaux pour petites industries.

Réactions
André Godin, président de l’Association protectrice du lac d’Argent (APLAD), disait se retrouver dans ce qui venait d’être annoncé. Il manquait toutefois, selon lui, un cadre général qui se traduirait par des politiques. Le développement durable pourrait, à son avis, être ce cadre manquant. Lorsqu’il interpella la mairesse à savoir quel serait son grand enjeu, celle-ci répondit : « On en a six ! Il faut les traiter ensemble. On peut pas les isoler. »
Marcel Boisvert approuvait le désir de la municipalité d’attirer les gens. Pour ce faire, les infrastructures sont certes importantes, mais le déploiement de l’internet haute vitesse serait, à ses yeux, une priorité qui n’avait pas été mentionnée en cours de rencontre.

Pierre Loubier a relevé un autre oubli de la stratégie : la communauté anglophone. « Les anglophones ne font pas partie de ce qui se passe. Plusieurs se sentent complètement à part parce que les choses ne se font pas dans leur langue. Il faut trouver une façon de les réintégrer. »

Une 3e édition sur trois roues pour Citrouille en fête

Le projet Citrouille en fête lançait récemment sa troisième édition en compagnie des élèves de l’école primaire Notre-Dame-de-Lorette, à La Patrie. On a alors procédé au tirage et au dévoilement du dessin qui allait figurer sur les macarons du projet pour l’année 2018, dont la thématique sera celle du vélo.

Au cours du mois d’avril, la soixantaine d’élèves du primaire de La Patrie étaient invités à participer à un concours de dessins servant à illustrer les macarons de Citrouille en fête. Lors du lancement de la troisième édition, l’œuvre de Zoé Pellerin a été tirée au hasard. « Le dessin qui est pigé aujourd’hui, ça devient le logo pour l’année », explique l’organisatrice Hélène Bourgeois. « On fait étamper 600 macarons avec ce dessin, puis on vend le macaron tout l’été dans les événements. » Produire 600 macarons pour une municipalité d’environ 750 personnes étonne toujours Mme Bourgeois. « Le monde donne beaucoup dans la communauté. C’est impressionnant. » Zoé Pellerin a aussi gagné des parties gratuites de mini-golf au Laser Plus de Sherbrooke.

Le lancement de Citrouille en fête était également l’occasion de quelques autres tirages. Mathys Dubreuil a remporté un laissez-passer familial au Centre sportif Mégantic, qu’il compte utiliser pour aller à la piscine de l’établissement en compagnie des siens. Les médailles des jeunes récipiendaires avaient été confectionnées et offertes par l’Ébénisterie La Giroux-ette.

Une semaine après le lancement, Citrouille en fête procédait à une distribution de semences de citrouilles. Les citoyens pourront ainsi en faire pousser à la maison tout en contribuant au financement du projet. La vente des courges et citrouilles représente la seconde forme de financement du projet avec la vente de macarons. La journée de la fête et de la vente comme telle se tiendra le 29 septembre prochain. À cette occasion, des randonnées en vélo se tiendront pour les élèves, en lien avec la thématique.

La dernière édition de Citrouille en fête a permis d’amasser une somme de 3309 $, dont une bonne partie provenait du souper spaghetti country d’avril, auquel 145 personnes ont participé. Les fonds avaient été redistribués auprès des jeunes. Un montant de 1250 $ a permis de financer une sortie de ski au Mont-Orford pour tous les élèves de l’école Notre-Dame-de-Lorette. Le CPE Le Ballon Rouge s’était vu attribuer 625 $ qui auront servi à l’achat d’équipement de jeu. Des sessions de soccer supervisées par un coach ont été offertes sur sept semaines grâce à un budget de 1475 $. Finalement, 100 courges avaient été remises à La Relève du Haut-Saint-François.

Le 5e Festi-Quad étend son réseau

Le Festi-Quad 2018 a réuni les amateurs de véhicules tout-terrain le temps d’une journée à l’Abri-Bois de La Patrie. L’événement, organisé par le Club Quad Mont-Mégantic, proposait pour sa cinquième édition une programmation variée mêlant épreuves motorisées, spectacles de musique et méchoui.

Les festivités s’ouvraient avec un déjeuner de groupe, suivi de l’ouverture officielle des activités par la mairesse de La Patrie, Johanne Delage. Une randonnée guidée de groupe a réuni les quadistes sur un trajet totalisant deux heures de route en fin d’avant-midi.

Sur l’heure du diner, la première épreuve de tirs s’est tenue le long du Centre communautaire de la municipalité, le terrain dénivelé adjacent faisant office de gradin naturel pour la vingtaine de spectateurs présents. Dans les éditions précédentes, l’épreuve de tirs avait l’habitude d’être plus tôt. « Cette année, on a tout décalé pour mettre plus tard pour que les gens puissent venir », mentionne Richard Blouin, vice-président du club local.
Le nouvel horaire n’a toutefois pas amené son lot de curieux. Donald Roussy, administrateur pour le même club, croit que l’occurrence de plusieurs événements simultanés ce jour-là a nui à l’affluence. En effet, avaient lieu au même moment les Fêtes de la pêche de Scotstown, Weedon et Dudswell, en plus du Show‘N’Shine sur le site d’Exposition Cookshire. « C’est dommage, les événements touristiques dans le Haut-Saint-François, ça se parle pas », déplore M. Roussy.

L’épreuve de tirs comptait trois catégories, dont une nouvelle pour les autoquads biplaces (côte à côte), qu’on retrouve de plus en plus sur les sentiers. Chaque classe d’engins remettait des certificats-cadeau d’une valeur 500 $ aux trois premières positions. Un premier intermède musical, mettant en vedette Serge Breton et le duo Dragscor, venait clore les tirs.

En deuxième partie d’après-midi, l’épreuve du trou de boue ou mud drive a passionné les foules. « Le monde aime ça, surtout les spectateurs », reconnait Richard Blouin. L’épreuve, qui en était à sa troisième année d’existence, consiste pour le quadiste à traverser une mare de boue le plus rapidement possible.

Parmi la foule, on retrouvait Mario Bouffard, membre du Club Quad Mont-Mégantic. Celui-ci laissait aux autres le soin de pousser leur véhicule tout-terrain à sa limite. Comme un quad peut valoir 20 000 $, il n’aimait pas l’idée de forcer ou salir son véhicule de loisir. Sa suggestion serait d’instaurer des jeux d’habiletés, comme il en a déjà vu dans d’autres rassemblements. « Là, j’embarquerais ! » Un exemple d’épreuve peut être le transport d’un œuf dans une cuillère ou d’un plateau de verres d’eau à travers un parcours d’obstacles. Cette année, le Festi-Quad proposait de tels défis, mais aux enfants de 4 à 12 ans.

Tout au long de la journée, des exposants présentaient leurs produits artisanaux. L’un d’eux était Le Petit Moulin du 4 milles qui avait transporté sur le site sa dernière innovation : le sauna-baril. Il s’agit d’un sauna de forme ronde, fait en cèdre et pouvant loger quatre adultes. On retrouvait également à l’intérieur du Centre communautaire l’exposition d’armes et d’uniformes militaires de Michel Morin. L’imposant inventaire était réparti sur une dizaine de tables au sous-sol du centre. Quelques curieux observaient de près les artefacts au moment de notre passage. Le tout se concluait avec un méchoui, suivi d’une soirée dansante avec les frères Leclerc. Un feu d’artifices venait couronner la rassemblement amical.

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