Jean-Marc Brais

Jean-Marc Brais

Jean-Marc a été journaliste pour le Haut-Saint-François de 2017 à 2019 et de 2024 à 2025.

Un motocycliste fait une embardée à Cookshire

Vers 5:45 ce mercredi matin, un motocycliste a perdu le contrôle de son véhicule devant la caserne du Service de sécurité incendie de Cookshire-Eaton. Le conducteur a été transporté dans un état critique au CHUS.

À la suite de l’embardée, la circulation sur la rue Pope a été restreinte, le temps que des agents de la Sûreté du Québec complètent leur enquête pour déterminer les causes de l’accident. Le trafic s’est rétabli vers les 10:30.

Restaurant des Cantons de Weedon

Campagne de financement Coopérative d’habitation du Ruisseau Weedon : Restaurant des Cantons offre des pizzas gratuites

Le Restaurant des Cantons participe à la campagne de financement en offrant 300 pizzas pour la cause

Le Restaurant des Cantons à Weedon participe à la campagne de financement de la Coopérative d’habitation du Ruisseau Weedon en offrant pas moins de 300  pizzas pour la cause. La distribution se fera le 8 septembre prochain en échange d’un don pour l’organisme.
Lorsque Johanne Lisée et Serge Roy, propriétaires du Restaurant des Cantons, ont proposé cette idée, Lucienne Gravel, responsable du financement populaire de la Coop, n’a pas refusé. Elle espère que la population de Weedon et des municipalités avoisinantes suivra l’élan de générosité des restaurateurs. Ceux-ci proposent d’offrir 300  moyennes pizzas toutes garnies en échange d’un don qui sera remis à la Coopérative d’habitation du Ruisseau Weedon. Les citoyens désirant profiter de cette offre doivent téléphoner à partir du 6 septembre au 819 877-2262 afin de réserver leur pizza. La distribution se fera au restaurant situé au 370, 2e  Avenue, à Weedon, par une partie de l’équipe, le 8 septembre entre 17 h et 20 h.

La remise se fera par bloc d’heure pour éviter que les gens arrivent tous en même temps et ainsi éviter les files d’attente. Les clients pourront par la suite retourner déguster les pizzas en famille. Durant cette soirée, le restaurant sera fermé afin de pouvoir se concentrer sur la distribution de celles-ci. « Après tous les sacrifices engendrés par la pandémie, ce sera la fête »,  exprime Mme Gravel dans son communiqué.

Le projet de construction avance bien, estime la responsable. Au cours de l’été, la municipalité et les ingénieurs ont fait la vérification de l’installation des services d’eau et d’égout afin que le tout respecte les normes. La première pelletée de terre devrait avoir lieu en septembre.

80 scouts britanniques débarquent à East Angus

L’aréna Robert-Fournier a servi de lieu d’hébergement et de repas à 80 scouts britanniques qui venaient visiter les membres du 10e groupe Est-Calade du secteur Fleurimont, à Sherbrooke.

Une délégation de 80 scouts britanniques a passé trois nuits à l’aréna Robert-Fournier à East Angus dans le cadre du projet HOHO (Hosted Hospitality) au début du mois. Le séjour était chapeauté et organisé par le 10e Groupe scout Est-Calade, du secteur Fleurimont, à Sherbrooke.


Les jeunes Britanniques provenaient de la ville de Londres et du comté d’Essex. Pendant leur séjour de trois jours, ceux-ci ont visité Sherbrooke, le Zoo de Granby et Montréal. L’aréna Robert-Fournier servait de lieu de repas et d’hébergement. La centaine de lits de camp, installés à même la patinoire, étaient prêtés par les Fusiliers et les Hussards de Sherbrooke, de même que l’entreprise Sauvetage tout-terrain.


Lors du passage du journal, la troupe s’apprêtait à déguster sa première poutine. La soirée se poursuivait avec un feu de joie autour duquel les hôtes et les invités ont socialisé. Le groupe québécois a, entre autres, raconté la légende de la Chasse-galerie et partagé quelques chansons.


Comme le veut la tradition, la cérémonie de fermeture du lendemain a vu s’échanger nombre de foulards et de badges aux couleurs des groupes respectifs. L’unité 26 de Londres se dénommait The Double-deckers, en référence aux autobus à double étage communs dans la capitale britannique.


Le groupe local Est-Calade était l’un des dix de la province à accueillir 500 scouts d’outre-mer. À l’échelle du pays, ce sont plus de 4000 adolescents britanniques qui ont traversé l’Atlantique pour découvrir l’Amérique dans le cadre de ce jamboree.


Toujours prêts
Parmi le lot, on retrouvait Emily Grills, 17 ans, et son animateur, Graham Devine. Emily quittait pour la première fois sa contrée natale. Avant d’arriver au Canada, son groupe a fait un arrêt de quelques jours aux États-Unis. La ville de New York fut « incroyable. C’est comme une version encore plus grande de Londres », relatait Emily Grills dans sa langue maternelle. Ce voyage, à ses yeux, représentait « l’expérience d’une vie ».


Si, pour les jeunes, il s’agit d’une opportunité unique, il demeure que les organisateurs se doivent d’être alertes 24 heures sur 24. C’est ce que confie Graham Devine, chef de groupe pour la cellule 26. Il se dit satisfait d’avoir préparé sa troupe à la visite d’une grande ville au préalable, question d’éviter les surprises une fois véritablement en voyage. C’est ainsi que les jeunes aventuriers et pionniers ont eu à s’orienter par eux-mêmes lors de diverses pratiques dans la ville de Londres avant leur passage à New York.
M. Devine termine en disant de son séjour au Québec que « c’est bien d’expérimenter une culture qui se trouve dans une autre culture », en référence au fait français dans un contexte canadien. De son côté, Tom Keyworth-Munns se rappellera longtemps de sa première rencontre avec… une poutine.

De la tubulure contre nature

Parents et amis de la Cabane chez Arthur à Cookshire-Eaton ont démantelé des centaines de mètres de tubulures d’érablière afin que l’équipement, qui datait d’une vingtaine d’années, puisse être recyclé au lieu d’être simplement jeté.

Afin d’éviter l’enfouissement à l’écocentre de Bury, les nouveaux propriétaires de La Cabane chez Arthur, anciennement l’Érablière Landry, à Cookshire-Eaton, ont dû transporter une remorque pleine de tubulures désuètes jusqu’en Chaudière-Appalaches afin qu’elles puissent être recyclées convenablement.


Arthur Iltis et Vanessa Leblanc ont fait appel à une quinzaine de leurs proches pour démanteler ces centaines de mètres de plastique. « On fait ça pour la nature. On trouve pas ça normal qu’il y ait pas plus d’aide pour les acériculteurs », déplore M. Iltis qui a fait le trajet jusqu’à Saint-Malachie en camion. L’option la plus proche aurait été d’apporter le chargement à l’écocentre de la MRC afin que la grande quantité de polyéthylène et de PVC soit simplement enfouie. « On trouve ça plate de tirer du sirop d’érable des arbres et d’aller enfouir ça là-bas », poursuit-il.


C’est donc en poussant ses recherches que le couple Iltis-Leblanc a découvert l’entreprise Environek, qui possède l’équipement nécessaire au traitement et à la transformation de cette matière pour le recyclage. Une fois le tri fait, elle transforme en granules les anciennes tubulures pour fabriquer différents objets comme des drains agricoles, des contenants en plastique ou des accessoires pour les jeux dans les parcs.


Certains proches des jeunes acériculteurs arrivaient d’aussi loin que Montréal pour leur prêter main-forte. Une fois la nouvelle tubulure installée, celle-ci aura une durée de vie d’environ 20 ans. La Cabane chez Arthur servira ses premiers clients au printemps 2020.

Chanvre en ville

Sébastien Bélec, de Nature Fibres à Asbestos, a parlé du défibrage et du nappage du chanvre faits dans les installations de l’entreprise, processus menant à diverses formes d’isolants.

La Grappe industrielle du cannabis médical et du chanvre industriel tenait sa deuxième activité depuis sa mise sur pied l’automne dernier. Les quatre conférences au programme ont porté sur la culture, l’exploitation et les débouchés du chanvre industriel. Elles étaient dispensées par des représentants d’Agro Fibres dans Lanaudière, de Nature Fibres à Asbestos ou, encore, de Hemp It directement de la France.


La demi-journée d’ateliers et conférences était organisée conjointement par la municipalité de Weedon et le Centre local de développement (CLD) du Haut-Saint-François. Une quarantaine de personnes assistaient à l’événement, soit un peu plus que prévu au départ. Parmi elles, on retrouvait trois représentants de MYM et Gervais Laroche, DG du groupe coopératif Vivaco.


Le maire de Weedon, Richard Tanguay, a ouvert l’événement tenu au centre culturel de la municipalité. « Cette plante-là a un immense potentiel. On peut en faire 2500 produits dérivés. Ce serait une plante fantastique au niveau environnemental pour remplacer bien des produits à base de pétrole. »


Une filière porteuse
Sébastien Bélec, cofondateur de Nature Fibres à Asbestos, a eu l’opportunité pendant sa présentation de démontrer que le chanvre avait de multiples débouchés. Son entreprise conçoit des biomatériaux, tels que des isolants. À son avis, on aurait également intérêt à substituer la plante au coton utilisé dans l’industrie du vêtement. Selon ses statistiques, bien que le coton ne représente que 3 % des surfaces cultivées sur la planète, 50 % des pesticides mondiaux sont utilisés pour sa culture.


Le développement durable est souvent au cœur des entreprises évoluant dans la filière chanvre. C’est aussi le cas pour Agro Fibres, dont l’usine de Lavaltrie transforme la tige végétale pour en faire de la fibre, de la chènevotte et des poussières résiduelles. Son responsable de la chaine d’approvisionnement, Olivier Lalonde, disait s’attendre à rencontrer plus de producteurs agricoles ce jour-là, eux qui étaient absents de l’activité en ce début de saison tardif.


C’est pour contrer ce problème que le directeur adjoint du CLD, Bernard Ricard, souhaite créer un prochain rendez-vous l’automne prochain, cette fois dans le but d’attirer les producteurs potentiels. « Tout ce système-là prend un sens principalement quand on part de notre production agricole locale. Donc il faut trouver le moyen d’impliquer et de mieux connaitre l’intérêt de nos producteurs. »

2125 $ répartis entre neuf organismes

À partir de la droite, on retrouve les représentantes de Moisson Cookshire, des Amis de l’Oasis, des Cuisines collectives, du CAB, du CJE et Mains agiles en compagnie du président régional de la Fondation Laure-Gaudreault.

La cellule locale de la Fondation Laure-Gaudreault procédait récemment à sa remise de dons annuelle à l’Érablière du Lac d’Argent de Dudswell. En tout, ce sont 2125 $ qui ont été amassés auprès des membres de la fondation au cours de l’année 2018 et qui ont été remis à neuf organismes du Haut-Saint-François.


En appui aux dons des membres retraités du domaine de l’éducation, la compagnie Graymont de Dudswell a contribué à hauteur de 150 $. Le président de la région de l’Estrie à la Fondation Laure-Gaudreault, Claude Smith, s’est dit surpris du dynamisme de la cellule locale qui a réussi à recueillir une somme aussi importante pour un nombre réduit de membres.

Neuf récipiendaires
Le Centre d’action bénévole (CAB) reçoit une somme de 200 $ pour poursuivre ses deux programmes Lire et faire lire et le Courrier des jeunes. Moisson Cookshire s’est vu octroyer 300 $ pour donner une aide alimentaire à ses 450 bénéficiaires mensuels par l’implication exclusive de bénévoles. Les Cuisines collectives ont reçu la même somme, cette fois pour la mise sur pied de La Potagerie qui offrira des bacs de jardinage surélevés aux ainés de Dudswell afin qu’ils y cultivent des légumes. Les récoltes seront par la suite transformées avec l’aide de l’organisme.


Le Carrefour jeunesse-emploi tient encore cet été sa Coop d’initiation à l’entrepreneuriat collectif. La somme de 200 $ remise par la Fondation Laure-Gaudreault soutiendra l’embauche de deux étudiants universitaires qui viendront chapeauter 12 jeunes entrepreneurs du secondaire. Les Mains agiles, qui promouvoit l’apprentissage du tissage auprès des enfants et des adultes de Scotstown, se méritent 200 $ pour l’achat de matériel.
Les Amis de l’Oasis à Weedon disposent de 250 $ pour retenir les services de deux techniciennes spécialisées qui prodigueront des massages de mains aux résidents du CHSLD. Avec 300 $ supplémentaires, Moisson Haut-Saint-François poursuivra sa mission d’aide alimentaire envers 650 personnes de la région dans sept points de service. Les Étincelles de bonheur bénéficient de 200 $ pour l’organisation d’un festin de cabane à sucre qui fera s’impliquer ses membres. Finalement, l’école des Trois-Cantons de Saint-Isidore-de-Clifton reçoit 200 $ qu’elle utilisera pour l’achat de divers items destinés aux élèves.

actualite

Cookshire Fair Still Captivates

The 174th edition of the Cookshire Fair attracted more than 9,000 festival-goers, according to initial estimates. The crowd got to know Mookshire, the new official mascot of the event, and quench their thirst with an exclusive beer produced by the 11 Comtés. After a few years of absence, the Ferris wheel made an eye-catching return to the Expo.


This edition will be remembered for its dance and country music, with an almost daily presence under the Winslow tent. Feedback was very positive on social networks, said Annie de la Bruère.


This was the first visit to the site by the MNA for Mégantic, François Jacques. His weekend agenda was full, with the Musique aux Sommets de Chartierville festival and the Picnic Concert in Cookshire-Eaton (see other articles). «What’s fun is that there is activity in the riding. It’s alive,» said the resident of Lac-Mégantic.


The federal deputy of Compton-Stanstead and newly appointed Agriculture and Agri-Food Minister, Marie-Claude Bibeau, has the Cookshire Fair tatooed on her heart, so to speak. «I am privileged to go from one fair to another, but at this one, I am at home here.» Several hours after announcing grants of $1.75 billion for milk producers, she noted that she has not forgotten poultry and egg producers.


Offered for the first time, the arm wrestling competition surprised the organizers. «We didn’t expect anything, but in the end we had 100 amateur registrations,» said Audrey Perron-Breault. The high number of participants permitted them to award prizes totaling $2,000.


One of the organizers, Nicolas Lachance, noted that the Expo is appreciated by all. The event brings the two anglophone and francophone communities in the region closer together. In addition to the volunteers, he thanked the exhibitors who transported their animals in order to show them to the public. «They are the ones who bring the Fair to life.» The organizing committee is already rolling up its sleeves for the 175th edition next year.

L’Expo Cookshire attire toujours autant

La 174e édition de l’Expo Cookshire a attiré plus de 9 000 festivaliers, dont plusieurs amateurs de bras de fer. L’organisation voit grand pour le 175e en 2020.

La 174e édition de l’Expo Cookshire a attiré plus de 9 000 festivaliers selon les premières estimations. La foule a pu faire connaissance avec Mookshire, la nouvelle mascotte officielle de l’événement, et se désaltérer avec une bière exclusive signée les 11 comtés. Après quelques années d’absence, la grande roue a fait un retour remarqué à l’Expo.


La danse et le country auront marqué cette édition avec une présence quasi quotidienne sous le chapiteau Winslow. La rétroaction était d’ailleurs très positive sur les réseaux sociaux, aux dires d’Annie de la Bruère.
Il s’agissait de la première visite sur le site de la part du député de Mégantic, François Jacques. Son agenda de la fin de semaine était bien rempli, si on ajoute le festival Musique aux Sommets de Chartierville et le Concert pique-nique à Cookshire-Eaton (voir autres textes). « Ce qui est le fun, c’est qu’il y a de l’activité dans la circonscription. Ça bouge », s’est exprimé le résident de Lac-Mégantic.


Du côté fédéral, la députée de Compton-Stanstead et nouvellement ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, Marie-Claude Bibeau, a l’Expo Cookshire tatouée sur le cœur. « J’ai le privilège de me promener d’une expo à l’autre, mais, celle-là, elle est de chez moi. » Quelques heures après l’annonce de l’octroi de 1,75 milliard de dollars aux producteurs laitiers, elle a assuré ne pas oublier les producteurs de volaille et d’œufs.
À sa première occurrence, la compétition de bras de fer a surpris les organisateurs. « On s’attendait à rien, puis finalement on a eu 100 inscriptions amateures », relate Audrey Perron-Breault. Le nombre élevé de participants a permis de remettre 2000 $ de bourses au total.


L’un des organisateurs, Nicolas Lachance, rappelle que l’Expo est appréciée de tous. L’événement rapproche les deux communautés anglophone et francophone de la région. Outre les bénévoles, il remercie les exposants qui déplacent leurs animaux afin de les montrer au public. « C’est eux qui font vivre l’Expo. » Le comité organisateur se retrousse déjà les manches pour la 175e édition qui se tiendra l’an prochain.

Piste cyclable de la Saint-François : Une mobilisation nécessaire pour ne pas faire marche arrière

Le président du comité de suivi du projet de piste multifonctionnelle, Richard Tanguay, s’est adressé à l’assemblée qui s’était déplacée à la première séance d’information. Il est accompagné du chargé de projet, Guillaume Simard.

Mis en veilleuse depuis plusieurs mois, le projet de piste cyclable multifonctionnelle entre Sherbrooke et Saint-Joseph-de-Coleraine cherche les appuis et la mobilisation de la population d’ici le Sommet sur le transport ferroviaire du ministère des Transports du Québec, prévu en décembre prochain. « Le gouvernement est en train de réfléchir à l’hypothèse de remettre la voie ferrée et les trains en action », confirme le président du comité de suivi du projet et maire de Weedon, Richard Tanguay.


« On est rendu à une phase où il faut informer les gens. Surtout dans le contexte actuel », poursuit M. Tanguay. La piste cyclable projetée emprunterait un ancien tronçon de chemin de fer d’une longueur de 94 km. Or, des consultations sectorielles menées en juin dernier par le ministère des Transports, suivies d’autres régionales prévues dans les prochaines semaines, pourraient venir couper l’herbe sous le pied au projet local.
Les baux de l’emprise ferroviaire sont prêts à être signés depuis l’automne 2018, mais sont demeurés au point mort. « On est très avancé, mais on est bloqué à ce moment-ci », admet le chargé de projet, Guillaume Simard. « On est prêt à avancer. »


Même suite à l’obtention d’un financement de 500 000 $ du Fonds d’appui au rayonnement des régions (FARR) en février dernier, le premier tronçon de 10 km prévu dès cette année entre Weedon et Beaulac-Garthby devra patienter à 2020. Ces préparatifs s’ajoutent aux 2 km qui ont été démantelés à Disraeli en 2018 en vue du projet.


Avancer à petits pas
L’appui donné par la population à la piste cyclable de la Saint-François fait partie des critères centraux retenus par le ministère pour examiner les projets dans le cadre du Sommet qui se tiendra à Drummondville. La première séance d’information tenue à Weedon au début du mois a réuni une vingtaine de personnes, majoritairement du troisième âge et enclines au projet.


Mis en branle il y a près de quatre ans, la piste cyclable multifonctionnelle passerait par Ascot Corner, East Angus, Westbury, Dudswell, Weedon, Beaulac-Garthby et Disraeli. Le parcours envisagé permettrait de longer le lac Aylmer, la rivière Saint-François et les monts Stoke. La piste demeurerait accessible en hiver pour la pratique de la marche, de la raquette et du ski de fond. On n’envisage pas de permettre l’accès aux motoneiges ni aux quads.


À l’heure actuelle, le projet est évalué entre 20 et 25 M$, dont 3 M$ qui restent encore à trouver. Le financement provient de sources publiques, privées et municipales. La population est conviée à la quatrième et dernière séance d’information à la salle communautaire des Chevaliers à East Angus, le mercredi 28 aout prochain à 19 h. Entretemps, il est possible de souligner son appui par le biais du site www.mapistecyclable.ca.

Des fonds de diversification désavantageux pour le Haut-Saint-François

En plus d’être considérée comme milieu dévitalisé, Weedon a subi des pertes d’emploi accompagnées de pertes de services ces dernières années. Le maire Richard Tanguay aimerait au moins combattre à armes égales lorsque vient le temps d’attirer des entreprises créatrices d’emploi sur le territoire.

Entouré de MRC et de municipalités ayant obtenu divers fonds d’aide, le Haut-Saint-François fait figure de parent pauvre en termes d’attractivité entrepreneuriale. Les projets d’entreprises désireuses de s’implanter dans les environs aboutissent souvent sur les autres territoires qui, eux, possèdent les incitatifs financiers. C’est ce que déplore le maire de Weedon, Richard Tanguay, qui se dit désavantagé face à des villes comme Asbestos, dans la MRC des Sources, ou Thetford Mines, dans la MRC des Appalaches.
« C’est tout notre territoire qui écope », se désole le maire Tanguay. Le préfet Robert Roy l’admet lui-même : « À toutes les fois qu’on travaille sur un projet, les gens s’en vont où il y a de l’argent. »

En compétition contre les voisins
La municipalité de Weedon le vit de plein fouet présentement avec les délais d’obtention des licences d’exploitation des serres de cannabis médicinal de MYM. Le mégaprojet était accompagné du développement d’un quartier durable comprenant des maisons écoresponsables fonctionnant à l’énergie solaire. Comme il est toujours indiqué sur le site web de la municipalité, le partenaire de ce projet de quartier était l’entreprise Énergéco, basée dans les Laurentides. Or, celle-ci s’apprête à bâtir une usine de fabrication de maisons à Asbestos, comme le confirmait par téléphone son fondateur, Alain Culis.


Le quartier durable de Weedon est au point mort, alors qu’Asbestos devrait avoir le sien dans un avenir proche. Le tout est d’ailleurs chapeauté par l’entrepreneur Bruno Grenier, derrière Électro Kingsey, à Kingsey Falls. C’est ce genre de situation qui exaspère le maire de Weedon, lui qui avait été le premier à approcher l’entreprise de maisons écologiques il y a quelques années.


De bons coups de pouce
Asbestos et la MRC des Sources bénéficient depuis novembre 2012 du Fonds de diversification économique d’une hauteur de 50 M$. Celui-ci « vise à soutenir les efforts de diversification de cette région durement touchée, notamment, par la fermeture définitive de la mine Jeffrey », indique le communiqué de presse de l’époque.


L’an dernier, c’était au tour de la MRC des Appalaches de recevoir l’enveloppe de 50 M$. Le député de l’époque, Ghislain Bolduc, affirmait alors : « Ce Fonds a son équivalent à Lac-Mégantic. Il est devenu, chez nous, un levier privilégié pour les entreprises qui choisissent notre région en vue d’y prospérer. » Trois types d’aide sont principalement offerts aux entreprises : contribution remboursable, garantie de prêt et contribution non remboursable (subvention).


Le Fonds d’aide à l’économie de Lac-Mégantic, dont avait fait mention le député Bolduc, est doté d’une enveloppe de 10 millions de dollars et a été attribué suite à la tragédie ferroviaire.


Pourquoi pas ici ?
Alors qu’elle était toujours en activité, l’usine Cascades à East Angus avait réussi à s’assurer la collaboration du gouvernement du Québec qui s’était engagé à investir 10,5 millions sous forme de prêts. Quand la fermeture définitive fut annoncée en juin 2014, Robert Roy, alors maire de la ville, avait demandé au Parti libéral « de pouvoir maintenir ce 10 millions-là au niveau de la MRC du Haut-Saint-François pour se créer un fonds de diversification, comme les autres municipalités avoisinantes avaient. »
Il avait alors recensé toutes les fermetures d’usine de la région comme celles de Produits Forestiers Champlain (Bury), Cookshire Tex, Shermag (Dudswell), Placage Lennox, GPM Ripe et Entreprises Martin Lajeunesse. Ses estimations lui indiquaient alors la disparition nette de 1000 emplois dans le Haut-Saint-François. La demande avait alors été refusée. Du moins, c’est ce qu’on lui avait dit à l’époque. Lorsqu’il prit part aux dernières élections provinciales en tant que candidat pour le Parti libéral, on lui confirma plutôt à l’interne que la demande n’avait simplement jamais été acheminée.


M. Roy se dit toutefois confiant face à l’approche du parti actuellement au pouvoir, qui supporte les projets créateurs d’emploi. De son côté, le maire Tanguay dit avoir déjà interpellé le député François Jacques, que ce soit en campagne ou une fois au pouvoir, face à la situation. Qu’à cela ne tienne, le mal est fait. MM. Roy et Tanguay estiment que les libéraux « auraient dû créer une équité entre les MRC » au moment de la création et de la distribution des fonds. À la place, M. Roy se dit satisfait du travail accompli par le Centre local de développement (CLD) du Haut-Saint-François, pour attirer de nouvelles entreprises sur le sol de la MRC, souvent avec des moyens moindres.

Un investissement de 5,4 M$ pour le Parc national du Mont-Mégantic

L’annonce a entre autres réuni le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Pierre Dufour; la vice-présidente exploitation des parcs nationaux – Sépaq, Catherine Grenier ; la directrice parc national du Mont-Mégantic – Sépaq, Nathaël Bergeron et le député de Mégantic, François Jacques.

Le parc national du Mont-Mégantic recevra des investissements de l’ordre de 5,4 M$, a annoncé le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Pierre Dufour, le mois dernier. De cette somme, 1 M$ servira à finaliser l’agrandissement du camping du secteur Franceville à Scotstown, alors que le reste sera utilisé pour mettre en valeur le sommet du mont.


Trente-cinq emplacements de camping seront ajoutés au secteur de Franceville rendus disponibles pour la réservation dans un an. On mentionne que l’ajout d’unités d’hébergement se révélait nécessaire afin de soutenir la croissance élevée des visiteurs québécois et étrangers au parc national. C’est ce qu’a pu confirmer le ministre Dufour : « Devant l’importante croissance prévue au parc national du Mont-Mégantic, il nous apparaissait important d’investir pour soutenir le développement de l’offre d’hébergement et d’activités », a mentionné le député d’Abitibi-Est.
La majeure partie de l’enveloppe se voit toutefois réservée pour la mise en valeur du sommet du mont Mégantic. L’aménagement d’un refuge, la création d’un parcours de luge et la bonification de la terrasse d’observation des étoiles nécessiteront 4,4 M$. Étant un lieu reconnu de convergence entre le plein air et l’astronomie, le parc national du Mont-Mégantic « se distingue vraiment par cette double personnalité et nous sommes très enthousiastes de pouvoir mettre en valeur la richesse de ce sommet », d’exprimer Catherine Grenier, vice-présidente à l’exploitation des parcs nationaux de la Sépaq.


Le député de Mégantic, François Jacques, a salué l’initiative et la mobilisation des municipalités des MRC du Haut-Saint-François et du Granit. « Le parc national du Mont-Mégantic est une référence à l’échelle nationale en matière de protection du ciel étoilé. C’est un joyau dont nous devons être fiers. »

Grâce à son souper-bénéfice la Fondation Pauline Beaudry récolte 6000 $

De gauche à droite, on retrouve Gilles Doyon, président d’honneur; l’humoriste Mario Tessier; Pauline Beaudry, de la fondation du même nom, et le magicien Alain Choquette.

La Fondation Pauline Beaudry tenait son dixième souper-bénéfice au Centre communautaire de Weedon récemment. S’impliquant activement depuis une décennie, le magicien Alain Choquette avait cette fois invité son ami Mario Tessier pour animer une partie de la soirée. Une centaine de personnes assistaient à l’événement, ce qui a permis à la fondation de récolter 6000 $.


Sous la présidence d’honneur de Gilles Doyon, la soirée a également réuni l’attachée politique de Marie-Claude Bibeau, Manon Jolin, le préfet Robert Roy ainsi que les maires de Weedon et East Angus, Richard Tanguay et Lyne Boulanger. Le repas six services était concocté par l’Auberge l’Orchidée de Bury.


Avant le repas, Mario Tessier a offert au public un avant-gout de son second one-man-show prévu à l’automne. Censé faire une demi-heure, l’animateur aura finalement présenté une heure complète de nouveau matériel. Autant le public que son compatriote des arts de la scène étaient ravis. Alain Choquette n’a pas manqué de souligner l’importance de la présence de l’ancienne moitié des Grandes Gueules avec une pointe d’humour. « On est chanceux d’avoir un gars comme ça parce que c’est des gars qui coutent cher ! »


Lors des neuf éditions précédentes, M. Choquette avait fait appel à des collègues magiciens pour agrémenter le souper-bénéfice. Pour cette dixième édition, il a voulu faire les choses autrement et en grand. « C’est Alain qui m’a parlé de la soirée, puis je trouvais ça beau ce qu’il faisait depuis des années », relate Mario Tessier. « Son histoire m’a parlé, ça fait que j’ai accepté. »


M. Tessier a l’habitude de s’impliquer bénévolement pour les causes qui lui tiennent à cœur. Dans la région de Montréal, il offre de son temps au Regroupement Partage, à la Fondation Dr Clown ainsi qu’à la Fondation Rêves d’enfants. « Quand je peux, le plus possible j’en fais. » Même s’il possède une résidence secondaire en Estrie, il visitait Weedon pour la toute première fois.


Pauline Beaudry a remercié en fin de soirée l’ensemble des convives qui avaient participé à l’événement. « Merci d’être toujours la main qui donne à celui qui tend la sienne. »

Plus qu’une semaine avant la rentrée

La rentrée scolaire se fera le mercredi 28 aout pour la grande majorité des élèves du Haut-Saint-François.

L’année scolaire 2019-2020 débutera le mercredi 28 aout pour la majorité des élèves de la Commission scolaire des Hauts-Cantons. Plusieurs écoles primaires de la région tiendront des activités spéciales pour l’occasion.

Primaire
À l’école Saint-Paul, à Scotstown, on tiendra un pique-nique familial et communautaire le lundi 26 aout de 16 h à 18 h 30 pour permettre aux parents et aux élèves de faire connaissance. Sous la formule potluck, les familles sont invitées à fournir un repas à partager, alors que l’école offrira breuvages et dessert. L’année scolaire se déroulera sous le thème de l’aventure.


Les écoles des Trois-Cantons, à Saint-Isidore-de-Clifton, et Notre-Dame-du-Sacré-Coeur, à Weedon, auront quant à elles une année sous le signe de la magie et du cirque. Les élèves ainsi que leurs parents sont invités à arriver le matin du 28 aout en portant un chapeau. À Weedon, on offrira le petit-déjeuner tandis qu’à Saint-Isidore-de-Clifton, une collation et des activités spéciales se dérouleront à l’extérieur.


On a également opté pour la formule déjeuner à l’école Notre-Dame-du-Paradis de Dudswell. Parents et élèves y feront la rencontre de l’équipe-école. Finalement, du côté de Notre-Dame-de-Lorette à La Patrie, on aura droit à une épluchette de blé d’Inde avec des jeux extérieurs au courant de l’après-midi.

Ados et adultes
La polyvalente Louis-Saint-Laurent, à East Angus, fera une rentrée sous le thème de la fête foraine. L’établissement instaurera entre ses murs le programme Santé globale en 2019-2020. Le programme favorise le développement global des citoyens de demain en adoptant et maintenant de saines habitudes de vie au quotidien et en mettant en œuvre des activités à visée éducative.


Il s’agira aussi de la rentrée de la nouvelle directrice Nataly Gagnon, qui succède à André Lachapelle. Un total de 604 élèves sont inscrits pour l’année, alors qu’on en dénombrait 554 l’année précédente.


Du côté de l’éducation aux adultes, les cours débutent le lundi 26 aout pour les anciens élèves et le mardi 3 septembre pour les nouveaux. En nouveauté, on offre des cours de francisation à temps partiel ainsi que des cours d’éducation financière.

Mérites scolaires de la polyvalente Louis-Saint-Laurent : 110 étudiants récompensés

La fin de l’année scolaire était le moment de décorer les élèves qui ont fourni travail et efforts tout au long de l’année 2018-2019. Certains d’entre eux se sont même mérité des bourses allant de 20 à 1000 $.

Le gala des Mérites scolaires 2018-2019 de la polyvalente Louis-Saint-Laurent a remis un total de 110 prix à tout autant d’élèves pour leur travail et leur excellence académique à l’approche de la fin de l’année scolaire.
La première partie de l’événement récompensait les étudiants selon les différentes matières scolaires et leur niveau d’études. Ouvert avec la prestation de musiciens de la Cité-école, ce volet s’est conclu avec un numéro de magie signé Charles Carrier-Martin.


Salle comblée
La seconde partie des grands prix a débuté avec l’annonce d’une bonne nouvelle. Après dix années à donner des bourses annuelles, Bruno Sévigny et Johanne Pinette ont annoncé qu’ils poursuivraient la tradition de la Bourse Michaël-Sévigny, qui porte le nom de leur fils décédé. Le couple avait débuté son implication en 2009-2010 alors que Bruno Sévigny avait gravi le mont Kilimandjaro en compagnie de quatre comparses afin de recueillir des fonds.


Quarante mille dollars plus tard, le couple a décidé de poursuivre son engagement, au plus grand bonheur de l’équipe de la polyvalente. « Nous allons continuer cette bourse encore une couple d’années. Encore aussi longtemps qu’on va pouvoir », a humblement indiqué Bruno Sévigny. Les lauréats de la Bourse Michaël-Sévigny cette année sont Bryan Boutin-Veilleux et Jessie Gagnon qui poursuivent leurs études vers la formation professionnelle.


D’illustres récipiendaires
Les Cuistots de la Cité sont repartis avec le titre d’ambassadeurs pour leur implication volontaire. Depuis novembre 2017, ceux-ci préparent des collations santé et des plats cuisinés à partir des aliments récupérés de Moisson Haut-Saint-François. Leur prochain projet en 2019-2020 consiste en un frigo écolo.


L’étudiante de 5e secondaire Émilie Trudel a réussi un doublé en remportant les prix de Personnalité Louis-Saint-Laurent et Engagement scolaire. Pour le dernier, elle s’est mérité une tablette électronique offerte par la Commission scolaire des Hauts-Cantons. L’adolescente a fait preuve de détermination et d’une attitude positive dans le cadre de son parcours scolaire.


L’attaché politique de François Jacques, Emmanuel Sfiligoi, a remis le prix de l’Assemblée nationale à Justin Choquette, un joueur de handball travaillant. La médaille du Lieutenant-gouverneur est allée à Audrey Patry-Descôteaux pour son implication des trois dernières années au Parlement au secondaire comme ministre de même qu’à la Forêt hantée de Freddy Angus, à East Angus, à l’Halloween.


La médaille du Gouverneur général est remise à un élève qui s’est surpassé aux examens ministériels. La récompense est également accompagnée d’une bourse de 1000 $ offerte par Paulo Dumas. La récipiendaire fut la jeune Billie Byrns.


Il s’agissait du dernier gala du directeur André Lachapelle, qui prend sa retraite du domaine de l’enseignement.

Le Centre culturel de Weedon dévoile sa programmation

Le Centre culturel de Weedon dévoilait récemment sa programmation 2019-2020. Si la musique tient le haut du pavé, avec des représentations prévues de Brigitte Boisjoli et de Yoan, l’humour, le théâtre et les voyages viennent compléter l’offre qui s’étirera jusqu’au printemps prochain.


La formule des séries d’abonnements demeure la même après s’être bonifiée au fil des années. Les spectateurs ont donc l’opportunité d’assister à une sélection d’événements parmi les séries Trad, Découverte, Étoilée et Aventure. Ils peuvent même concocter leur propre bloc de spectacles avec la série Variété. Les résidents de Weedon ont d’ailleurs droit à un rabais frôlant les 50 % dans le cadre de ces abonnements.


Les têtes d’affiche comprennent Brigitte Boisjoli, interprétant l’œuvre de Luc Plamondon, Yoan, gagnant de la seconde saison de La Voix, et Tire le Coyote. En humour, Maxim Martin revient avec un cinquième one-man-show, alors qu’Yves P. Pelletier (ex-RBO) offrira son premier.

Sortir des sentiers battus
Le directeur artistique et général du centre culturel, Robert Scalabrini, se dit fier de cette programmation qui comprend autant des valeurs sûres que des artistes émergents. « Les grands noms, on les connait. Ça fait qu’on s’attend à quelque chose. La série Découverte, c’est vraiment pour ceux qui sont aventuriers et qui veulent connaitre toutes sortes de musiques ou de genres de spectacles. »


Dans le cadre de cette série, on retrouve Pascal Allard, alias « le cowboy en running ». Celui-ci s’est fait connaitre et entendre avec une chanson dans laquelle il déclare : « Je voulais marier Renée Martel » !


Thomas Hellman, « un des grands auteurs-compositeurs-interprètes » aux yeux de M. Scalabrini, livrera des interprétations bilingues de chansons blues, folk et gospel. Ce spectacle est inspiré d’une série de chroniques que Hellman a faite entre 2012 et 2014 pour l’émission La Tête ailleurs à la radio de Radio-Canada.


Comme le nom de la formation l’indique, Klezstory fait de la musique klezmer, un genre traditionnel instrumental juif, gypsy et festif. Il s’agit de l’un des groupes fétiches de M. Scalabrini.


Les Hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus est un roman à succès paru en 1992. Depuis 20 ans, un spectacle inspiré de l’œuvre tourne en France. La version québécoise est interprétée par le comédien Jamin Chtouki.


Aux dires de Robert Scalabrini, la formation Diable à 5 est « la future Bottine souriante. Leur dynamique de scène est exceptionnelle. »

Cultiver la communauté
Contrairement aux Grands explorateurs, dont le point de vue est plus souvent européen, Les Aventuriers voyageurs sont des produits 100 % québécois. L’approche de ces longs métrages est davantage axée sur le local que le touristique. Cinq destinations seront explorées dans autant de représentations hautes en couleur : les Îles de la Madeleine, la Polynésie française, Barcelone, le Laos/Cambodge et l’Inde du nord.


Des artistes de la région font également partie de la programmation du centre culturel. On retrouve parmi le lot la native de Weedon Rébecka Lussier, participante à La Voix 6. De son côté, Josée Béliveau vit dans la municipalité où elle se produira avec ses musiciens en mars prochain. Elle présentera un spectacle jazzé en compagnie d’autres musiciens.

Finalement, la troupe de théâtre locale Oh-la-la conclura la saison artistique avec leur production annuelle.


Tout au long de l’année, la galerie Le Harfang, à même la Maison Laplante abritant le centre culturel, présentera mensuellement une succession d’artistes peintres, aquarellistes et photographes. On pourra, entre autres, admirer les portraits réalisés par Denis Jacques et Danny Ferland.


Il est à mentionner que le Centre culturel de Weedon fait partie d’un trio de diffuseurs qui offrira cette année un spectacle scolaire à chaque élève de la Commission scolaire des Hauts-Cantons. Les représentations dans le Haut-Saint-François se tiendront au Centre culturel de East Angus pendant les heures de classe et il en sera de même au Pavillon des arts et de la culture de Coaticook et à Lac-Mégantic.


Les élèves du primaire auront la chance de visiter la quincaillerie musicale de la fabricoleuse Ariane DesLions, tandis que les ados du secondaire assisteront à une performance physique du quintette de cuivres Buzz. Robert Scalabrini estime qu’il s’agit là « d’un apport intéressant à la communauté » qui cadre avec l’importance d’initier les enfants à la culture.

Festival Musique aux Sommets : Boule disco sous les étoiles

Le festival Musique aux Sommets se tiendra dans le cadre enchanteur de la municipalité de Chartierville du 16 au 18 aout. Le spectacle du samedi rendra hommage aux années 80 avec la prestation du Boogie Wonder Band et de l’OSS.

Pour sa quatrième édition, le festival Musique aux Sommets de Chartierville rendra hommage à la musique disco avec le spectacle conjoint du Boogie Wonder Band et de l’Orchestre symphonique de Sherbrooke (OSS). Les autres artistes qui seront en prestation pendant la fin de semaine de festivités du 16 au 18 aout incluent The Cajuns, The Deadly Daisies et les Boomers.


C’est la première fois au Canada que le Boogie Wonder Band partagera la scène avec un orchestre symphonique. L’OSS est désormais un habitué du festival après avoir accompagné Marc Hervieux et Rick Hughes l’an dernier ainsi que Sylvain Cossette en 2017. Comme à l’habitude, le spectacle conjoint se tient le samedi soir.


La veille, Musique aux Sommets s’ouvre avec le spectacle du groupe country The Cajuns, originaire de Saint-Georges, en Beauce. La journée du samedi 17 aout débute avec la randonnée de VTT. Les villages familial et allemand seront accessibles les samedi et dimanche. Pour les enfants, on retrouvera des jeux gonflables, alors que les plus grands auront l’embarras du choix avec 25 exposants d’art et de produits du terroir. Autrement, les attraits de Chartierville que sont la Mine d’or, la côte magnétique et la galerie d’art André-Philibert accueilleront les festivaliers toute la fin de semaine durant.


Le défilé des sommets se tiendra après diner le samedi 17. En milieu d’après-midi, la formation du Haut-Saint-François The Deadly Daisies sera à l’affiche, avant le grand souper méchoui. Le spectacle disco symphonique conclura cette journée déjà bien remplie.


Pour clore le festival, les Boomers performeront à 13 h le dimanche 18. Il est possible de se procurer des billets individuels pour les différents spectacles ou un passeport général au cout de 50 $. Tous les détails de l’événement se retrouvent au www.musiqueauxsommets.ca.

Jean-Marie Lapointe émeut le public de Weedon

Jean-Marie Lapointe a livré sa conférence Le Bonheur de bénévoler, à Weedon, suite à l’invitation de l’organisme Virage Santé mentale.

Dans le cadre de la Semaine de la santé mentale, Virage Santé mentale recevait la visite de Jean-Marie Lapointe. Le comédien et animateur a livré sa conférence Le Bonheur de bénévoler : pas payant, mais enrichissant au Centre communautaire de Weedon, devant un parterre comble de 110 personnes.


La conférence fait le survol des nombreuses implications sociales de M. Lapointe. On en retient l’importance de tendre la main à autrui de même que les grandes leçons d’humanité qu’on peut retirer de nos rencontres interpersonnelles.


Un parcours en dents de scie
« J’ai eu des périodes difficiles dans ma vie au niveau de la santé mentale. J’ai eu des hauts, j’ai eu des bas. J’ai fait des folies. J’ai fait des tentatives de suicide. S’il y a quelque chose qui m’a probablement sauvé, ça a été le bénévolat. » C’est en ces termes que Jean-Marie Lapointe a expliqué l’une des seules constantes de sa vie. Pendant de nombreuses années, il s’est impliqué auprès des athlètes handicapés et a accompagné de nombreux malades en fin de vie.


Il dit avoir développé ce sens du don de soi en commençant à accompagner son père, Jean Lapointe, dans la Maison qui porte son nom et qui vient en aide aux personnes alcooliques, toxicomanes et aux joueurs pathologiques. Plutôt que de passer Noël en famille, le paternel Lapointe se rendait visiter les résidents pour leur changer les idées durant ce temps de l’année généralement associé aux retrouvailles et aux réjouissances.


Quelques années plus tard, le fils Jean-Marie perd sa mère Marie Poulin des suites de l’alcoolisme. C’est après cet épisode troublant et auquel il n’a pas eu la force d’assister qu’il s’engagera dans l’accompagnement de fin de vie.

Qui ne risque rien n’a rien
Depuis ce temps, bien qu’il ait pu tergiverser, M. Lapointe a animé deux émissions qui ont marqué l’imaginaire québécois. La première, Face à la rue, a d’ailleurs valu à lui et son équipe un Gémeaux, trophée qu’il avait amené lors de la conférence et qu’il a fait circuler dans l’assistance. La diffusion de la seconde, Fin de mois, se termine cette semaine. Dans les deux cas, l’animateur traite de pauvreté, une situation qu’il a côtoyée au cours de sa vie.


C’est lorsqu’il était de passage à l’émission Tout le monde en parle pour discuter de ces projets que Jean-Marie Lapointe a été en quelque sorte «repéré» par Pauline Beaudry. La directrice générale de Virage Santé mentale dit l’avoir trouvé chaleureux, sincère et ouvert. C’est à ce moment qu’elle s’est mise en tête de l’avoir comme conférencier.


« D’année en année, je recherche quelqu’un qui sort de l’ordinaire, mais qui, pour la Semaine de la santé mentale, veut dire quelque chose. J’y vais toujours par feeling. » Elle avait vu juste puisque la rencontre qui était censée durer de 1 à 1 h 30 a dépassé les 2 heures. Celle qui est aussi intervenante sociale dit que les conférences de l’organisme sont de plus en plus attendues. « Les gens me disent : “J’ai bien hâte de voir qui tu vas nous amener cette année !” »

La communauté souligne l’apport de RURART

La communauté artistique du Haut-Saint-François s’est réunie le mois dernier pour féliciter Amélie Lemay-Choquette, instigatrice de RURART, suite à l’obtention du prix Artiste dans la communauté du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ). La soirée se tenait à la Maison de la culture John-Henry-Pope, à Cookshire-Eaton.


Gilles Denis, administrateur du lieu culturel local, explique plus en détail la raison du 5 à 7 surprise. « On trouvait trop silencieuse notre région par rapport au prix qu’avait obtenu Amélie avec le projet RURART. » Lancé en 2017, le prix Artiste dans la communauté vise à faire rayonner, dans l’espace public, l’engagement d’artistes partenaires du développement local. Il était l’un des trois prix remis dans le cadre du 32e colloque annuel du réseau Les Arts et la Ville à Vaudreuil-Dorion et était accompagné d’une bourse de 5000 $.


La Ferme La Généreuse accueille depuis 2012 les artistes et les représentations de RURART. La propriétaire, Francine Lemay, se réjouit de cette « expérience hors des cadres et des murs » conventionnels. « Aujourd’hui, on célèbre la détermination, l’audace d’Amélie, la résilience. La collaboration de tous ceux qui y ont cru et qui ont donné du temps. Aussi toute notre grande collectivité du Haut-Saint-François qui a su accueillir de façon juste une artiste de la relève. »


Certains élus politiques s’étaient déplacés pour l’occasion. C’était le cas de la mairesse de Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe, et du préfet de la MRC, Robert Roy. « Je suis très fière d’avoir quelqu’un comme Amélie qui reflète notre belle municipalité. C’est un honneur de l’avoir parmi nous », mentionnait Mme Lapointe, alors que M. Roy se disait conscient de la place de laissé-pour-compte généralement occupée par les arts. « La culture, malheureusement, c’est l’enfant pauvre de la société. Il n’y a pas beaucoup de sommes dédiées. Mais la richesse, c’est vous, au niveau de la culture, qui nous faites prendre un temps d’arrêt puis admirer les arts. »


Précédemment, lors du colloque Les Arts et la Ville à Vaudreuil-Dorion en juin dernier, le jury avait tenu à souligner le rôle capital de RURART au moment de la remise du prix Artiste dans la communauté. « Fondamentale pour le développement culturel dans un contexte de ruralité, cette initiative propose à la communauté un point d’ancrage et une opportunité d’enrichir son milieu de vie par les arts et la culture. » La présidente-directrice générale du CALQ, Anne-Marie Jean, a qualifié le parcours artistique de « projet rassembleur ».


De retour à Cookshire-Eaton, Amélie Lemay-Choquette s’est dite surprise et touchée de l’accueil démontré par la communauté. À l’occasion du 5 à 7, la Maison de la culture John-Henry-Pope a remis une œuvre du peintre Louis-Pierre Bougie à l’artiste vedette de la soirée.


Le prochain événement de la série se tiendra ce samedi 10 aout à 17 h. La formule sera quelque peu différente des sentiers artistiques en plein air habituels pour adopter une approche plus intime et en contact direct avec les artistes. Autour d’un pique-nique, les échanges entourant le processus de création seront mis de l’avant. L’expérience traditionnelle RURART sera de retour au mois d’octobre.

Une clinique dentaire s’installe à Cookshire-Eaton

Dr Yvan Bainçonau accueillera la clientèle dès la mi-septembre à sa nouvelle clinique dentaire située face à l’hôtel de ville de Cookshire-Eaton.

Le Dr Yvan Bainçonau ouvrira son cabinet de dentiste à la mi-septembre face à l’hôtel de ville de Cookshire-Eaton. Celui-ci a fait le choix de la municipalité après s’être aperçu de l’absence d’un tel service sur le territoire. Dans un premier temps, la clinique de Dr Bainçonau sera ouverte à raison de deux jours par semaine, à mesure que se constituera la clientèle.
Le commerce se veut une clinique familiale autant en ce qui concerne les soins que pour le personnel qui y travaillera. En effet, l’équipe se résume pour le moment au dentiste et à sa conjointe Maylis Bainçonau, qui s’occupera de l’administration et de l’accueil. L’esprit de l’établissement se veut individualisé, avec « un mode de pratique proche du patient », explique Dr Bainçonau.


Originaire de France, où il a pratiqué pendant une vingtaine d’années, le dentiste est habitué d’accomplir les soins de A à Z, sans l’aide d’une hygiéniste ou d’une denturologue, comme c’est la norme là-bas. Les services offerts à Cookshire-Eaton se résumeront aux nettoyages réguliers et aux soins des caries, des prothèses et des gencives. Dr Bainçonau pourra recommander les patients à d’autres spécialistes en cas de besoin.
Avant de se lancer en affaires, Yvan Bainçonau a œuvré dans une clinique dentaire de Sherbrooke pendant trois ans, question de prendre le pouls suite à son départ de France avec toute sa famille. Lui et sa conjointe en sont actuellement à rénover la maison ancestrale du 225, rue Principale Est, dans le but d’y installer la clinique d’un côté et d’avoir une section habitation de l’autre. Le couple annoncera l’ouverture prochaine de son établissement par le biais de nos pages et fournira alors un numéro de téléphone pour la prise de rendez-vous.

Aéroport de Sherbrooke : Le provincial prend de l’altitude

Une brochette d’invités participait à la conférence de presse. Nous retrouvons au centre le ministre des Transports et ministre responsable de la région de l’Estrie, François Bonnardel, et à sa gauche, la mairesse de Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe.

Le ministère des Transports du Québec avait choisi l’aéroport de Sherbrooke, situé à Cookshire-Eaton, pour lancer le Programme d’aide pour les dessertes aériennes régionales (PADAR). Dotée d’une enveloppe budgétaire de 22,5 M$, l’initiative pourrait permettre à l’aéroport estrien d’obtenir jusqu’à 500 000 $ pour chaque lancement d’une nouvelle liaison aérienne. La mairesse de la ville, Sylvie Lapointe, parle enfin d’une « bonne annonce ».


Développer les régions
Le PADAR a été présenté par François Bonnardel, ministre des Transports et ministre responsable de la région de l’Estrie. Son but est de développer et d’améliorer l’offre de services aériens en région par le financement de dessertes et leur promotion par le biais d’études et de mises en marché. « On le mentionne depuis des années: la ville de Sherbrooke n’a pas de liaison régionale avec les grandes métropoles ou capitales. Je pense que, avec l’annonce d’aujourd’hui, on pourra répondre de cette problématique », a affirmé M. Bonnardel.


Le président de l’Union des municipalités du Québec (UMQ), Alexandre Cusson, parle d’une nécessité. « Ces dessertes-là, ce ne sont pas un luxe. C’est une des clés de la prospérité de toute une région. » La mairesse Sylvie Lapointe abondait dans le même sens. « Je trouve ça super. Ça fait longtemps qu’on en parle. Côté tourisme, c’est le fun parce que, pour les gens, au lieu de faire 2-3 heures en auto, ça va prendre 20-30 minutes, puis on est rendu. »


Déblocage à prévoir ?
Bien que le projet demeure «embryonnaire», Cookshire-Eaton a dans ses boites l’idée d’une école de pilotage, parmi les services connexes à l’aéroport. « Avec ce qui se passe ici aujourd’hui, je pense que ça va aller vraiment de l’avant », poursuit Mme Lapointe.


Depuis plusieurs années, l’aéroport de Sherbrooke demande à Ottawa une désignation officielle qui lui permettrait d’offrir des services de sécurité aux frais du gouvernement fédéral, comme cela se fait ailleurs à l’échelle du pays. La députée de Compton-Stanstead et ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, Marie-Claude Bibeau, s’est défendue dans les médias de livrer la marchandise malgré le lent avancement des choses. Selon elle, « Sherbrooke a la garantie du service en dedans de six mois », ne manque que le transporteur.

Encore plus de musique et de danse

L’exposition agricole de Cookshire revient cette année pour sa 174e édition qui se tiendra du 15 au 19 aout prochains. Si l’année 2018 avait amené une nouvelle image de marque pour l’événement avec un logo et un site web revampés, c’est l’expérience terrain qui sera la cible des organisateurs en 2019.


« Les gens qui se rendent, il faut qu’ils vivent quelque chose de spécial », exprime Audrey Perron-Breault, impliquée dans l’organisation. Cette tâche reviendra entre autres au maitre de cérémonie qui guidera les visiteurs à travers la multitude d’activités qui se tiennent aux quatre coins du terrain de l’Expo.


Parmi les nouveautés cette année, on retrouve la compétition de bras de fer (voir autre texte), un grand chapiteau dédié à la danse country et une piste de tires agrandie.


Programmation

Le jeudi, l’Expo s’ouvre avec la soirée de chant et de prestations karaoké. Le vendredi 16, le Club des petits tracteurs modifiés foulera le premier la nouvelle piste de terre battue faisant face aux gradins. En soirée, on inaugure le chapiteau country avec l’animation de Manon Lévesque du Club Danse Country Estrie et la musique de Rodeo Drive, dont le chanteur, Francis Demers, est originaire d’Ascot Corner.


Lors de la fin de semaine, la journée de samedi se voudra plus costaude avec les tires de tracteurs lourds et les compétitions de bras de fer. La soirée sera dansante avec des sessions animées par les Winslow Dancers. Le dimanche constituera le rendez-vous familial idéal avec la présence de plusieurs mascottes, une zone maquillage et les parades des gagnants des diverses compétitions.


Ces nombreuses épreuves amicales constituent l’essence même de l’Expo. Du côté des animaux, plusieurs résidents des environs se disputeront les marches du podium avec leurs bovins laitiers ou de boucherie, leurs chevaux (de trait et légers), leur troupeau de chèvres et moutons, de même que leur volaille et lapins.


L’ambiance sera un peu plus posée à l’édifice Mc Auley, où les compétitions requérant plus de dextérité et de patience se dérouleront. Artisanat, cuisine, décorations de Noël et fleurs coupées, dont des bouquets de mariée, n’en sont que quelques exemples. Les épreuves animales et de l’édifice Mc Auley sont réparties sur les quatre jours de l’événement.


Pour la première fois, l’Expo Cookshire met à la disposition des visiteurs une billetterie en ligne pour faciliter l’achat de billets : www.expocookshire.com.

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