Pierre Hébert

Pierre Hébert

Pierre a été directeur général du Journal pendant 32 ans, de 1991 à 2023.
CHSLD

Débordements des lits au CHSLD d’East Angus

La crise des lits de courte et de longue durée au CIUSSS de l’Estrie – CHUS semble se stabiliser bien que la situation demeure préoccupante et fragile, mais stable, d’indiquer un court communiqué de presse émis vendredi passé. Au CHSLD d’East Angus, le nombre de lits occupés a diminué passant de 69 au pire de la crise à 65.
« Tout le monde a sa chambre », d’exprimer Annie-Andrée Émond, adjointe au directeur et responsable des communications au CIUSSS de l’Estrie – CHUS. Les deux salons de famille transformés pour accueillir quatre patients sont fermés. « Il reste neuf personnes qui sont hébergées en attendant d’avoir une chambre à Sherbrooke. Parmi eux, il y en a deux qui souhaitent rester à East Angus », de mentionner Mme Émond. Mentionnons que le CHSLD possède un permis pour 55 lits et que présentement 65 sont occupés avec chambre individuelle.
Rappelons que la crise a connu son apogée pour le CHSLD d’East Angus le 20 janvier dernier alors qu’on y accueillait huit patients dans la même journée. Sylvie Moreault, directrice des programmes de soutien à l’autonomie des personnes âgées du CIUSSS de l’Estrie – CHUS, mentionnait lors d’un point de presse, tenu en janvier dernier, être confrontée à une situation sans précédent concernant la gestion de lits ce qui a amené la prise de décision d’ouvrir des lits de surcapacité dans les CHSLD. « Nous n’admettons jamais huit personnes dans une seule journée au même endroit. Il s’agit d’une situation de crise. On s’attendait à ce genre d’impacts et nous les avons minimisés le plus possible. » Par ailleurs, Claude-Gilles Gagné du Comité de citoyens pour la survie du CLSC et du CHSLD de Weedon, interpellait les autorités pour dire que le CHSLD de Weedon était en mesure d’accueillir des patients et que des lits étaient disponibles. Les autorités responsables confirmaient qu’aucun transfert n’avait été effectué à Weedon, et ce par respect pour les patients et leur famille, tous de Sherbrooke. Dans des situations semblables, on essaie de déplacer les patients le plus près possible de leur lieu de résidence, explique-t-on. Toutefois, l’hypothèse de déplacer des personnes à Weedon n’est pas exclue si jamais la situation empirait.
Travailleurs
Michelle Routhier, déléguée syndicale membre de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) pour le Haut-Saint-François, admet que la situation s’est améliorée, mais demeure précaire. Elle reconnaît que la direction du CIUSSS de l’Estrie – CHUS a délégué des ressources additionnelles, mais le problème, selon elle, demeure entier et réside dans le manque d’effectifs pour la structure de base. « Nous avons eu 16 admissions du 9 au 31 janvier. Ça demande beaucoup d’adaptation de nos gens. On a appris le jeudi que huit personnes entraient le lendemain. Il faut prendre le temps d’évaluer les dossiers, prendre en note les spécificités de chacun des clients, les besoins d’assistance. » L’équipe de base était déjà incomplète, d’ajouter la déléguée syndicale. Malgré la fatigue et l’épuisement du personnel, Mme Routhier assure « je ne suis pas inquiète pour les soins, le personnel se donne à 100 %. »
Les résidants du CHSLD d’East Angus ont aménagé dans un nouveau bâtiment appelé Centre multiservices de santé et de services sociaux, en novembre dernier. Mme Routhier mentionne que l’adaptation aux nouveaux espaces tant de la part des résidants que du personnel demande un certain temps et que l’ajout de lits faisait beaucoup en même temps. « Ça fait beaucoup de tension sur les épaules et l’atmosphère de travail n’est pas idéale. Les travailleurs portent sur leurs épaules les choix de la gestion qui n’est pas toujours idéale. Ce que l’on veut, c’est du recrutement, de l’attraction, rétention et bonification des postes. »
Comité des résidants
Le journal a appris qu’une réunion incluant les membres des familles des résidants et représentants de la direction du CHSLD et du CIUSSS de l’Estrie – CHUS s’était déroulée la semaine dernière. Participant à la rencontre, Monique Bibeau, présidente du Comité des usagers, mentionne qu’une foule de questions nourrissant plusieurs inquiétudes ont été posées et que les gens semblaient satisfaits des réponses obtenues au terme de la réunion. « Je fais le tour des chambres et je n’ai rien vu de croche. Je ne suis pas là tous les jours, mais quand j’y suis, je fais le tour de tous les résidants. Je ne fais pas juste pousser des chaises roulantes, je discute et les gens et tout me semblaient corrects », d’exprimer Mme Bibeau.

Cabaret

Un cabaret bingo pour financer le nouveau parc-école à Scotstown

De concert avec le comité de l’école Saint-Paul de Scotstown, l’équipe de Léo Désilets, maître herboriste inc. prépare une collecte de fonds pour la rénovation du parc-école. Grâce à la présentation du cabaret bingo qui se déroulera le 25 février prochain, les responsables souhaitent remettre 10 000 $ pour la réalisation du projet, évalué à plus de 50 000 $.
Benoit Fortin, directeur de l’entreprise Léo Désilets, maître herboriste inc. souhaite la participation de 400 personnes. « On nous a sollicités pour contribuer financièrement. On pensait donner des sous, mais on a décidé de s’impliquer. » M. Fortin mentionne s’être inspiré d’une activité similaire pour l’adapter à la réalité de Scotstown. « Il s’agit d’un amalgame de bingo et de soirée récréative. On a trouvé des humoristes de la relève. Il y en aura peut-être d’autres », mentionne M. Fortin. Pour l’instant, le volet spectacle mettra en vedette les humoristes Adam Desmarais, Guy Bernier ainsi que le chanteur Jonathan MacAulay.
La soirée se déroulera à l’intérieur du bâtiment abritant autrefois Aux mille et une saison. Les billets sont en vente au coût de 40 $ l’unité permettant de jouer au bingo et courir la chance de remporter plusieurs prix dont un de 1 000 $. Outre le volet spectacle, la soirée comprend un petit goûter mettant en vedette les produits de la Charcuterie de Scotstown et de IGA Cookshire. Pour les personnes désireuses de se procurer davantage de cartes de bingo, il sera possible de le faire. Un bar sera aménagé sur place. M. Fortin mentionne que divers organismes du milieu contribuent également à la réussite que ce soit sous une forme ou une autre.
Parc-école
Le projet évalué à plus de 50 000 $ prévoit le réaménagement complet du parc-école. Actuellement à cheval sur une parcelle de terrain de la municipalité de Scotstown, de la fabrique et de l’école, le futur parc sera aménagé entièrement sur le terrain de l’institution scolaire. L’initiative permettra l’acquisition d’au moins un module, peut-être deux, selon le succès de la campagne de collecte de fonds. À cela s’ajouteront quatre balançoires, un jeu du genre planche à roulettes dans un tube, une bascule et un carré de sable. On souhaite également installer des bancs et deux grandes tables. Par beau temps, il pourrait être intéressant qu’une classe s’installe à l’extérieur, d’exprimer le directeur de l’école, Matthew Maclure. Ce dernier aimerait bien que le projet soit complété pour la rentrée scolaire de septembre prochain.
Parmi les contributeurs au projet, mentionnons la municipalité de Scotstown avec 10 000 $, la municipalité de Hampden 5 000 $ en argent et 2 500 $ de temps ou équipements. À cela s’ajoutent les bénéfices de 10 000 $ souhaités par le cabaret bingo et 7 000 $ de la Commission scolaire des Hauts-Cantons. Le ministère de l’Éducation devrait verser un montant équivalent à 40 % du montant global du projet jusqu’à un maximum de 25 000 $.
Les personnes désireuses de se procurer des billets peuvent le faire par courriel au info@facotek.com ou par téléphone en composant le 819 657-4733 et faites le zéro.

Brunch

Belle participation au brunch des maires

Le traditionnel brunch des maires organisé par la Chambre de commerce du Haut-Saint-François donne l’occasion aux élus de présenter les réalisations de la dernière année dans leur municipalité. Certains profitent de ce moment pour dresser un portrait de la situation alors que d’autres saisissent l’opportunité pour passer des messages comme l’a fait le maire de La Patrie, Bruno Gobeil, et le préfet de la MRC, Robert G. Roy.
L’activité, qui se déroulait en janvier dernier au Club de golf East Angus, n’est pas dénuée d’intérêt puisque 9 maires sur une possibilité de 14 se sont fait un devoir d’y participer, ainsi que le député de Mégantic, Ghislain Bolduc, Jacqueline Belleau, attachée politique de la députée de Compton-Stanstead, Marie-Claude Bibeau, ministre du Développement international et de la Francophonie, et le président de la Commission scolaire des Hauts-Cantons, Yves Gilbert. Seulement, les municipalités de Westbury, Lingwick, Newport, Hampden et Chartierville étaient absentes.
Le maire de La Patrie a profité du temps qui lui était alloué pour lancer un vibrant plaidoyer en faveur de l’avenir de la ruralité. Consultez le texte à ce sujet. Pour sa part, le nouveau préfet de la MRC, Robert G. Roy, a lancé un message aux élus des paliers supérieurs. Faisant référence à l’aéroport de Sherbrooke, le préfet y va d’un « donnez-nous les sommes pour créer des infrastructures et avec Cookshire et Sherbrooke, on va développer. Le vol régulier, c’est un atout important, mais y a pas juste ça. Laissez-nous bâtir notre parc industriel et vous allez voir venir les avions après. » Ce dernier a poursuivi sa présentation en tentant de démystifier la MRC. « Beaucoup de gens pensent que c’est une bibite inventée et qui n’a pas d’utilité. » Pour contrer cette image, le préfet a présenté une nomenclature des divers services offerts sans oublier de mentionner au passage le rôle de développeur joué par le CLD.
La représentante de la députée de Compton-Stanstead a réitéré les points importants sur lesquels travaillait Mme Bibeau. « L’aéroport demeure la priorité », de mentionner Mme Belleau, en ajoutant que les producteurs laitiers l’étaient tout autant. La recherche de financement récurrent pour l’Observatoire du Mont-Mégantic, la qualité de l’eau des lacs, l’avenir de Postes Canada et autres font partie des quelques exemples retenant l’attention de la députée-ministre.
Le député de Mégantic, Ghislain Bolduc, mentionne le dénouement heureux du CHSLD-CLSC à Weedon, la poursuite des efforts pour dénicher des médecins pour East Angus sans oublier de mentionner au passage le fameux dossier de la route 257. M. Bolduc précise qu’il faudra aborder la problématique de façon globale en y incluant une partie du Val-Saint-François. Selon le député, une somme de 25 M$ serait nécessaire pour régler ce dossier qui traîne depuis plusieurs années.
Maires
Pour Richard Tanguay, maire de Weedon, la dernière année s’est révélée intense. Les élus sont à compléter le plan d’urbanisme sans oublier l’application de la planification stratégique qui se fait dans une démarche de développement durable. Le projet d’écoquartier avec des maisons LEED et à 100 % à énergie solaire se concrétise davantage. La municipalité poursuit son aide à l’achat de résidences et travaille avec le comité de développement sur un volet d’aide à la rénovation. Jouant le rôle de préfet suppléant, M. Tanguay rappelle la démarche globale et intégrée présentement en cours pour l’ensemble de la MRC. Le diagnostic est complété et on y a dégagé les forces et faiblesses. « La démarche débouchera sur cinq grands enjeux et après on va s’attaquer au plan d’action » complète-t-il.
L’année 2017 revêt une signification particulière pour la municipalité de Scotstown puisqu’elle marque le 125e anniversaire de sa fondation. La mairesse Chantal Ouellet mentionne que les activités usuelles au sein de la corporation seront rehaussées d’un cachet particulier marquant cet anniversaire. Elle est fière de rappeler l’adhésion de la municipalité au concept de Coeur villageois pour lequel on souhaite obtenir l’accréditation en cours d’année. Elle souligne la participation à la piste cyclable ainsi que la volonté d’implanter un bureau touristique au parc municipal.
Pour sa part, Yann Vallières, maire de Saint-Isidore-de-Clifton, soutient « on a commencé à investir dans nos infrastructures. En planifiant à long terme, on est capable de beaucoup de choses. » Le camping a également fait l’objet de rénovation. Quant à la patinoire, on songe à un projet de réfrigération ou l’installation d’une toiture. L’eau potable préoccupe également les élus. La municipalité travaillera sur la mise aux normes des fosses septiques sur son territoire. « On veut une étiquette de municipalité verte », d’exprimer le maire.
Le conseiller représentant de la municipalité d’East Angus, Dany Langlois, rappelle brièvement les projets pour l’année en cours en poursuivant les efforts de promotion de la municipalité. La volonté de ramener un ou des médecins sur le territoire s’inscrit toujours parmi les priorités, rappelle-t-il. Le dépôt du plan d’urbanisme, le projet de conduite d’eau sous le pont Taschereau, le changement des lampadaires dans un souci d’économie et la poursuite des négociations avec Cascades quant au système d’épuration figurent parmi les nombreux projets de la nouvelle année.
Le maire de Dudswell, Jean-Pierre Briand, qualifie 2016 de « grosse année. On achève la réforme des règlements municipaux. On a ajusté le personnel avec un urbanisme, un employé à la voirie et un coordonnateur communautaire. » Des investissements majeurs de plus de 600 000 $ sont prévus en 2017, d’ajouter le maire, en mentionnant qu’ils se retrouveront dans divers projets comme la descente de bateau, le gymnase de l’école primaire Notre-Dame-du-Paradis et l’étude d’un bâtiment pouvant regrouper la Maison de la culture et le Centre communautaire.
L’implantation du concept Coeur villageois à Cookshire-Eaton et l’inauguration du Centre de qualification des incendies sont deux réalisations que le maire Noël Landry ne manque pas de rappeler avec une fierté évidente. Le développement du secteur résidentiel à Johnville et la reconstruction du Centre communautaire sont d’importants dossiers qu’entend mener à terme le maire Landry. Le développement du parc Morand et du sentier pédestre à Sawyerville s’ajoutent aux nombreux projets pour la municipalité.
À l’instar de ces confrères, l’eau potable préoccupe le maire de Bury, Walter Dougherty. Outre l’investissement dans un camion et la réfection de la patinoire, la municipalité prépare des plans d’agrandissement de la caserne d’incendie, du réseau d’aqueduc et égout.
Tout sourire, la mairesse d’Ascot Corner, Nathalie Bresse, était fière de mentionner que la population avait augmenté de 20 % au cours des huit dernières années. « C’est chez nous que les gens viennent pour notre dynamisme. On a investi dans un directeur des loisirs. Pour certains, ça peut sembler une dépense, mais c’est un investissement. C’est ça que les jeunes familles regardent. » La mairesse souligne les efforts déployés par la municipalité pour trouver une solution afin d’éviter que des élèves de l’école primaire soient déplacés dans une autre institution à l’extérieur d’Ascot Corner.
Présent au brunch des maires, le président de la Commission scolaire des Hauts-Cantons, Yves Gilbert, mentionne que les élus scolaires sont porteurs d’innovation et qu’ils peuvent jouer un rôle dans les projets du milieu. À titre d’exemple, le président souligne le projet de réfection de l’auditorium de la Cité-école Louis-Saint-Laurent à East Angus. Il signale également la belle complicité avec les municipalités qui soulignent la réussite de leurs finissants sur le territoire du Haut-Saint-François. « Il est important que les municipalités et la commission scolaire soient en étroite collaboration. Je veux que les commissaires soient reconnus dans leur milieu; invitez-les », de lancer M. Gilbert.
Guy Boulanger, président de la Chambre de commerce du Haut-Saint-François, est satisfait de la participation. « Ça rapproche les gens et ça permet aux maires d’exprimer la fierté de leur village et dire ce qui s’en vient. Ça permet aussi aux gens de parler directement à leur député. »

Programme Québec branché

La MRC du Haut-Saint-François entend bien saisir l’opportunité que procure le programme Québec branché, annoncé par la ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation et responsable de la Stratégie numérique, Dominique Anglade, pour bonifier la desserte Internet sur le territoire.
Dominic Provost, directeur général de la MRC du Haut-Saint-François, mentionne qu’un projet visant la modernisation et l’expansion de la couverture Internet via les antennes sur le territoire était déjà à l’étude. L’annonce de la ministre faite à Saint-Malo, en décembre dernier, arrive à point nommé. « On est en train de vérifier si on est admissible au programme. On sait que certaines régions ne sont pas admissibles ou que des parties de son territoire sont admissibles », d’expliquer M. Provost.
Présentement, une dizaine de municipalités du Haut-Saint-François sont desservies par le fournisseur Internet Maskatel. Un projet pour améliorer la desserte est déjà sur la table, d’expliquer M. Provost. Pour l’instant, il vise à modifier les antennes avec une nouvelle technologie. « Cela permet d’avoir une meilleure portée et une meilleure pénétration dans la forêt; on pourrait atteindre de nouveaux abonnés. On voudrait augmenter notre couverture », d’ajouter M. Provost. « L’objectif, mentionne-t-il, serait d’atteindre 100 %. » M. Provost ajoute que dans l’hypothèse où la MRC pourrait avoir accès au programme, il serait envisageable de bonifier l’offre. Cela pourrait se traduire par des antennes additionnelles. On compte sur le territoire 20 antennes. Quatre hameaux ont de la fibre optique, mais ne font pas partie du projet.
Avec ou sans le concours du programme Québec branché, il n’est pas certain que la MRC ira de l’avant avec le projet. Ce dernier sera présenté aux maires qui auront à trancher au cours des prochaines semaines.
Québec branché
Rappeleons que le programme Québec branché soutiendra des projets d’infrastructure visant à offrir aux citoyens, aux entreprises et aux organismes situés en milieu rural un service Internet haute vitesse de qualité à un coût comparable au service équivalent offert en milieu urbain. La période de dépôt de projets s’échelonnera jusqu’au 13 mars prochain. Une enveloppe de 100 millions $ est prévue à cet effet. Rappelons que le programme vise à fournir des services Internet haute vitesse aux régions rurales qui sont actuellement mal ou non desservies. Le financement des projets se fera en complémentarité avec le nouveau programme du gouvernement fédéral, intitulé Brancher pour innover.

NAC

Les Armoires de cuisine NAC nouvellement installées à Cookshire-Eaton

Installées depuis décembre dernier dans les anciens locaux de Boiserie Impérial à Cookshire-Eaton, les Armoires de cuisine NAC doublent leur superficie d’usine et entrevoient une croissance de 40 % pour l’année 2017.
Anciennement située dans le parc industriel à Sherbrooke, l’entreprise a procédé au déménagement au cours de la période des fêtes, amenant avec elle une soixantaine d’employés, dont une vingtaine résidant sur le territoire Haut-Saint-François. « On pensait perdre des employés, mais ils ont tous suivi. Certains parlent de se relocaliser dans la région », mentionne le président et directeur général, Stéphane Fortier. « Déménager une entreprise, ce n’est pas le premier choix, ajoute-t-il. On a regardé à Sherbrooke, dans la région ici. On a décidé d’aller de l’avant avec le projet Cookshire. Ici, c’est une bâtisse qu’on connaissait ». M. Fortier, propriétaire de Boiserie Impérial, à l’époque, a vendu l’entreprise à MAAX en 1999 et demeuré en poste jusqu’en 2005. « Je suis dans le même bureau que j’étais », lance-t-il.
M. Fortier mentionne que le déménagement est avant tout une décision d’affaires. « On a pesé le pour et le contre et c’était la meilleure solution pour nous de s’en venir ici. » Le coût d’acquisition des deux bâtiments, celui donnant sur la route 108 et l’autre en retrait derrière Vêtements Cookshire, le taux de taxation et la bonne participation de la ville de Cookshire-Eaton et du CLD sont les facteurs qui ont influencé ce choix, d’expliquer M. Fortier. « On a eu une bonne participation de la ville de Cookshire et du CLD. Quand tu es en affaires, c’est agréable d’avoir des réponses rapidement, pas dans quatre ou cinq jours. Que ce soit pour des dérogations, des permis, c’était très facile de faire affaire avec la municipalité de Cookshire. Ça a bien fonctionné avec MM. Ricard et Landry. » La municipalité accorde un congé de taxes pour les cinq premières années alors que le CLD apporte une aide financière. Les deux ensemble totalisant plus de 100 000 $. Le projet global impliquant l’achat des bâtiments du propriétaire Fabritek, l’achat d’équipements et le déménagement s’élève à 2 millions $.
Les Armoires de cuisine NAC étaient locataire à Sherbrooke et occupaient une superficie de plus de 20 000 pieds, dont 18 000 consacrés à l’usine. Avec la nouvelle acquisition, l’entreprise utilise une superficie totale de 35 000 pieds carrés. Elle a procédé en janvier dernier à l’ouverture de leur nouvelle salle de montre du 2334, rue King Ouest, à Sherbrooke. Outre la superficie consacrée à la production, représentant près du double, les nouveaux bâtiments procurent plusieurs avantages comme la hauteur et les quais d’embarquement, d’exprimer Sébastien Madore, vice-président à la production. « On a quatre docks. On n’en avait pas avant. On a investi dans notre propre système de dépoussiérage, on a une machine shop qu’on n’avait pas et on a un chipper pour éliminer nos rebuts », mentionne-t-il.
Bien que la production ait repris le 9 janvier dernier, l’usine ne tourne pas encore à plein régime, de mentionner le vice-président aux opérations. « On opère à 30 %. Il faut que tout le monde trouve ses repaires. On en a pour quelques semaines. » L’installation des équipements et l’aménagement des lieux sont complétés à 80 %, estime M. Madore. D’autres machineries vont s’ajouter au cours des prochains jours. « On est en train de s’ajuster pour être le plus efficace possible. »
D’ailleurs, les responsables ont bien l’intention d’utiliser les nouveaux espaces à leur maximum. Fort d’une croissance des ventes de 30 % au cours de la dernière année, M. Fortier prévoit l’augmenter à 40 % pour 2017. « Notre croissance passe par la salle de montre en Estrie et le marché américain », précise le président et directeur général. De fait, 80 % des ventes sont effectuées chez nos voisins du Sud principalement sur la côte Est, le Texas et la région de Chicago. L’entreprise qui possède déjà un réseau de ventes avec des agents manufacturiers et des distributeurs a l’intention de développer davantage le marché de ce côté de la frontière. L’arrivée du nouveau président des États-Unis, Donald Trump, avec sa politique protectionniste, n’inquiète pas M. Fortier. L’entreprise compte également développer le marché québécois, local et ontarien. « On a déjà de bons contacts en Ontario », mentionne-t-il.
Produits
Mentionnons que les Armoires de cuisine NAC œuvrent dans la conception et production d’armoires de cuisine, de vanités de salle de bains ainsi que de mobiliers sur mesure. De l’étape de la prise de commande jusqu’à la livraison, l’équipe de NAC se démarque par la qualité de ses produits, sa capacité d’innover et de proposer des décors qui repoussent les limites.

Microbrasserie

Construction d’une microbrasserie à Cookshire-Eaton

Deux fondateurs du Boquébière de Sherbrooke, Martin St-Pierre et Sébastien Authier, avec deux autres collaborateurs, Émilie Fontaine et un autre dont l’identité sera dévoilée ultérieurement, sont en marge de construire une microbrasserie à Cookshire-Eaton. L’investissement de 3 millions $ permettra la création de six emplois pour la première année. La construction devrait s’amorcer au printemps et l’ouverture est prévue vers la fin du mois d’août prochain.
Originaire de Weedon, Émilie Fontaine y demeure avec son conjoint Sébastien Authier depuis une dizaine d’années. Pour le couple, c’était essentiel que le projet voie le jour dans le Haut-Saint-François. « On ne voulait pas appeler ça Boquébière 2. Ici, c’est une autre entreprise. C’est une autre histoire qu’on veut créer. Le concept est différent. Ici, on a un permis industriel qui permet de commercialiser la bière. Ici, c’est une usine à bière, ce n’est pas un bar, pas un restaurant. Le but est de faire de la bière », d’exprimer à l’unisson les deux copropriétaires.
Habitués à faire le trajet Weedon Sherbrooke avec une halte à la garderie, il leur semblait pratique de s’établir à Cookshire-Eaton. La microbrasserie d’une superficie de 6 000 pieds carrés sera érigée au 225, rue Pope, pratiquement en face de la caserne d’incendie. Pour les promoteurs, l’endroit est stratégique, la facilité d’accès et le fort volume de circulation sur la route 108 constituent un atout. L’usine produira et embouteillera de la bière, une dizaine de nouvelles recettes pour la première année avec certaines bières spécialisées et vieillies en fût de chai. M. Authier mentionne qu’il s’agit dans le domaine d’une petite microbrasserie. « Nous allons produire 1 200 hectolitres soit 120 000 litres. Nous préférons partir lentement, mais sûrement. »
Concept
« Le concept n’est pas complètement défini, mais nous avons une ligne de départ », d’exprimer M. Authier. L’idée s’inspire un peu des microbrasseries américaines, d’expliquer le couple. En plus de produire de la bière, les propriétaires souhaitent attirer le public. Pour ce faire, on prévoit aménager une boutique au centre de l’usine où les gens pourront s’y arrêter et se procurer des bières sur place. « La boutique sera au cœur de l’usine. Ça sera à aire ouverte. Les gens seront plongés dans la fabrication et pourront voir comment on fait la bière, mais ils ne pourront pas se promener dans l’usine », précise Mme Fontaine. Les visiteurs pourront faire des dégustations, choisir leurs bières et celles en fût. Ils pourront même remplir sur place leur cruchon. Pour les propriétaires, le milieu rural est fort important. La présentation du concept à commencer par le style du bâtiment doit se fondre et respecter le patrimoine bâti. Pour ce faire, la structure aura la forme d’une grange. Les promoteurs souhaitent également mettre le milieu à contribution pour développer leurs recettes. « On veut s’inspirer du Haut-Saint-François, trouver des producteurs agricoles qui produisent des céréales, du sarrasin, des fruits, du sirop d’érable. Il y a plein de richesse; c’est incroyable », d’expliquer le couple. D’ailleurs, le nom de microbrasserie 11 comtés s’inspire d’une expression autrefois utilisée pour nommer les Cantons-de-l’Est, expliquent-ils. Pour les promoteurs, c’est une façon de souligner l’importance à la région et à ce qui a façonné son image comme l’histoire agricole.
Négociations
Les discussions avec les autorités municipales de Cookshire-Eaton quant à la faisabilité du projet se sont amorcées en 2014. L’initiative a été mise sur la glace à la suite de l’incendie du Boquébière à Sherbrooke, survenu au cours de cette même année. Toutefois, les discussions ont repris par la suite. L’implication de la nouvelle Corporation de développement Cookshire-Eaton Innovation a permis la réalisation du projet. Cette dernière assumera les frais de construction du bâtiment avec un bail de location incluant une option d’achat. D’autres partenaires comme la Capital Financière agricole, le CLD et la SADC du Haut-Saint-François ainsi que Desjardins Entreprises-Estrie ont contribué à la réalisation du projet. Les promoteurs sont heureux du dénouement et confiants en l’avenir.

Skelling

Marc-André Skelling peut maintenant songer à l’avenir

Marc-André Skelling et tous les membres de sa famille ont passé des fêtes détendues sans stress, libérés d’un énorme poids. La nouvelle, tombée juste avant la période des réjouissances, à l’effet qu’il n’y avait plus de trace de la maladie de Hodgkin dans le corps du jeune homme d’East Angus, a eu un effet libérateur. Bien qu’il soit tôt dans le processus de réhabilitation, Marc-André songe déjà à reprendre une vie dite normale avec un travail. « Mon médecin m’a dit d’attendre, il m’a dit: ce n’est pas une grippe que tu as eue et ça fait cinq ans que ça dure. » Évidemment heureux des résultats, Marc-André a de la difficulté à se rappeler exactement les propos de son médecin, le Dr Jean-François Castilloux. « Quand je vais là pour avoir mes résultats d’examens, une semaine avant je dors pas. J’essaie de m’attendre à rien pour ne pas être déçu. Quand j’y suis allé, le médecin m’a dit: j’ai des supers de bonnes nouvelles, de très bonnes nouvelles, c’est au-delà de nos espérances. On détecte aucune cellule aucune masse, il n’y a plus de trace de la maladie. » Est-ce que cela signifie que la maladie est endormie ou complètement disparue ? Marc-André ne peut le dire avec précision. « Quand j’ai entendu le résultat, j’ai arrêté de suivre », d’exprimer Marc-André. Rappelons qu’il subit depuis un an et demi un traitement expérimental par molécule provenant des États-Unis et qu’il n’est pas question pour l’instant de changer quoi que ce soit. « Le médecin m’a dit: on ne change pas une formule gagnante. Je sais pas s’ils vont être espacés ou si ça va se poursuivre aux deux semaines. »
Reconnaissant envers Dr Castilloux, Marc-André mentionne: « c’est plus qu’un médecin, c’est mon ange gardien, un bon ami. Il m’a jamais lâché, c’est mon sauveur, j’y dois la vie. C’est le seul qui a suivi la formation pour donner le traitement. Il est retourné à l’école avec moi. Il y a une grosse équipe qui l’entoure, il me lâche pas. » Pour l’instant, Marc-André poursuit son traitement. « Je vais prendre mon CC aux deux semaines et je continue », de dire sourire aux lèvres le jeune homme. Sa mère Muguette précise que le CC, c’est l’équivalent d’une boisson qui était bien appréciée de son fils, soit le Canadian Club. « Il dit CC à la blague », précise-t-elle.
Celui qui a reçu une forte dose d’amour de l’ensemble du public essaie de rendre au suivant. « L’épreuve m’a fait apprendre plein de trucs. Elle m’a fait grandir. Il n’y a pas juste du négatif. En janvier, je vais rencontrer des jeunes de la polyvalente et le conseil des élèves. Je vais voir les jeunes de la classe ressource. Quand je les rencontre, c’est capotant, les jeunes écoutent. On entendrait une mouche voler. Je leur parle de mon expérience, ça les intéresse. J’ai dérapé pas mal, mais si ça peut aider deux ou trois jeunes par année, c’est pas pire. » À cela, Marc-André poursuit son travail au sein de sa fondation et invite les gens à contribuer. L’argent recueilli, précise ses parents, ne va pas à Marc-André, mais sert à venir en aide aux jeunes étudiants dans le besoin de la Cité-école Louis-Saint-Laurent.
Visiblement heureux des résultats, les parents de Marc-André n’osent crier victoire. Son père André préfère parler de maladie endormie. « On était confiant, mais on avait peur. C’est l’enfer d’attendre. Tout comme Marc-André, les parents, frères et proches vivaient des moments pénibles depuis cinq ans. Ils ont tous célébré la bonne nouvelle en faisant éclater des feux d’artifice le 24 décembre au soir. Confiants dans l’avenir, les parents et Marc-André remercient la population pour leurs encouragements. On s’est rendu compte que l’appui des gens ça nous donne de l’espoir. »

Desjardins

Solution temporaire à l’école de la Source-Vive à Ascot Corner, la ville achètera le bâtiment de la Caisse Desjardins

La municipalité d’Ascot Corner fera l’acquisition du bâtiment abritant la succursale de la Caisse des Deux-Rivières de Sherbrooke, située au 5670, rue Principale, au coût de 150 000 $. Elle entend la proposer comme solution temporaire à la Commission scolaire régionale de Sherbrooke (CSRS) pour éviter le déplacement des élèves de l’école de la Source-Vive vers un autre territoire.
Daniel St-Onge, directeur général de la municipalité, mentionnait au moment de l’entrevue, survenu la semaine dernière, qu’une personne à la CSRS devait visiter les lieux lundi de cette semaine. « Ils vont regarder l’espace et eux vont faire l’étude pour voir si c’est faisable ou pas, si ça rencontre les critères. Nous, on dit que c’est possible. Au moins, là on va parler avec des faits concrets », d’exprimer M. St-Onge. La mairesse, Nathalie Bresse, ajoute que l’endroit est sécuritaire. « Les autobus pourraient débarquer les jeunes dans le parc Pomerleau. » Mme Bresse est bien consciente qu’une visite des lieux ne signifie pas que la CSRS accepte la proposition. Nous, tout ce qu’on veut, c’est que le conseil d’établissement demande à la commission scolaire de vérifier », ajoute-t-elle. À la commission scolaire, on s’est refusé à émettre le moindre commentaire mentionnant « on n’a pas d’information supplémentaire à divulguer pour le moment », d’exprimer Mélanie Breton, agente de communication à la CSRS.
Bien qu’elle souhaite un dénouement heureux avec la CSRS, la mairesse d’Ascot Corner mentionne que la municipalité utilisera cet espace à d’autres fins si nécessaire. « La municipalité manque déjà d’espace avec le centre multifonctionnel qui est plein à craquer. »
Bonne affaire
De l’avis de Mme Bresse, la municipalité fait une bonne affaire en se portant acquéreur du bâtiment somme toute relativement récent et en bon état. Les élus ont adopté, lors de la dernière séance du conseil, une résolution permettant le règlement d’emprunt de 150 000 $. Mme Bresse mentionne que certains détails restent encore à régler. Elle ajoute que le guichet automatique restera sur place, des aménagements à cet effet sont prévus. L’institution financière aurait convenu d’un bail de sept ans à raison de 6 000 $ par année pour maintenir le service sur place. Le bâtiment comprend le rez-de-chaussée et un sous-sol.

VTT

Challenge VTT à Ascot Corner

La 7e édition du Challenge VTT qui se déroulera le 21 janvier prochain aux abords du chemin de la Rivière à Ascot Corner promet. Le président fondateur Bertrand Ash et toute son équipe de bénévoles ont innové à plusieurs égards pour faire de cet événement une expérience des plus appréciées des coureurs et du public.
Le Challenge a connu une participation record l’an dernier, et ce autant au niveau des coureurs avec 139 participants que de l’assistance avec plus de 1 400 spectateurs. Le volubile président souhaite attirer plus de 1 500 spectateurs et atteindre le plateau de 150 coureurs. « Y a pas de problème, on a 160 dossards », d’exclamer M. Ash tout sourire.
Améliorations
Plusieurs améliorations ont été effectuées en marge de la 7e édition. Les organisateurs ont joué un tour aux coureurs en effectuant des corrections à la piste. « On a modifié les courbes, elles sont plus prononcées. Les gars pourront plus couper les coins. On a aussi reculé le départ », de mentionner M. Ash. Les spectateurs ne seront pas en reste puisque des estrades seront aménagées. Une roulotte sera mise à la disposition du public désireux de se réchauffer. Deux casse-croûtes et deux bars mobiles seront disposés sur le site.
Courses
Dépendamment des inscriptions, l’organisation devrait remettre des bourses totalisant 6 000 $. Cette somme sera répartie en huit classes dans les catégories A et B. Parmi ces dernières, nous retrouvons la classe 400 et moins (4-temps, clous à l’avant seulement), 450 et plus (4-temps, clous à l’avant seulement), 2 temps (clous à l’avant seulement), 4×4 (bolt), open (clous à l’arrière acceptés, bolt) classe femmes (clous de sentier) et side by side (500 à 800) (bolt) et (800 à 1 000). Il y aura également une course consolation. La longueur de la piste demeure à 1 km. Les coureurs doivent effectuer cinq tours par course. M. Ash assure qu’il n’y aura pas de délai entre les courses précisant que tout était prévu au quart de tour.
Activité familiale
Le président du Challenge mentionne que le coût d’entrée demeure 5 $. Les organisateurs souhaitent que l’activité demeure de type familial et abordable pour tous. M. Ash rappelle que les profits sont entièrement remis aux œuvres des Chevaliers de Colomb conseil 1129 d’Ascot Corner. L’an dernier, c’est près de 10 000 $ qui ont été remis à l’organisme. Plus de 70 bénévoles participent sous une forme ou une autre à l’organisation du Challenge et 35 sont sur place la journée de l’événement. « C’est pas vrai qu’il n’y a plus de bénévoles, mais faut pas les écœurer. On leur demande de consacrer trois heures et ils disent oui », de mentionner avec une satisfaction évidente M. Ash. Les personnes désireuses de s’inscrire ou en savoir davantage peuvent consulter le site Web challengevtt.weebly.com.

Taxes Angus

Gel de taxes à East Angus

Malgré un budget à la hausse de 4,07 %, les contribuables d’East Angus en sont quittes pour un gel de taxes alors que les commerçants connaîtront une diminution de leur fardeau fiscal pour l’année 2017.
Ce tour de force est attribuable à la nouvelle entrée d’argent notamment quelque 200 000 $ provenant du nouveau Centre multiservices de santé et de services sociaux. Le budget de fonctionnement passe donc de 5 703 387 $ en 2016 à 5 935 726 $ pour l’année en cours. De cette majoration, quelque 94 000 $ seront consacrés à l’administration générale en incluant l’embauche de deux journaliers. Une portion de 62 000 $ ira au développement tandis que 50 000 $ seront dirigés vers le transport. Par ailleurs, le maire Roy mentionne qu’une provision d’un peu plus de 50 000 $ est mise de côté afin de compenser la perte éventuelle de revenus de taxes à partir du moment où Cascades déciderait de démolir l’usine. « Les gens n’auront pas à s’inquiéter de l’effet sur leurs taxes », d’exprimer le maire sortant.
Taxation
Les autres taxes de services demeurent stables. Lors de la présentation du budget, le maire Roy soulignait l’importance de diminuer de 0,10 $ du 100 $ le taux de taxation pour les non résidentiels notamment les commerçants. « On veut leur donner de l’oxygène. On veut concurrencer les commerces dans la grande région. L’objectif est d’attirer de nouveaux commerces », de préciser celui qui a remis sa démission au terme de la présentation des prévisions budgétaires.
Outre les chiffres, le maire a présenté les orientations du conseil municipal pour la nouvelle année. Il s’agit d’obtenir une desserte médicale à East Angus, de maintenir la qualité des services au meilleur coût possible et d’assurer l’entretien et la mise à niveau des infrastructures municipales afin qu’elles continuent à appuyer le développement économique et urbain. Poursuivre les efforts de développements durables, appuyer le développement de l’aéroport, réviser le plan d’urbanisme, faire une réflexion sur le développement de la rive sud et changer les lumières de rue au DEL, ce qui se traduirait par une économie à long terme, s’inscrivent également parmi les projets. On y retrouve également l’intention d’optimiser les revenus de la station d’épuration, changer la conduite d’eau potable sous le pont Taschereau et implanter la collecte des matières putrescibles.
Immobilisations
Comme c’est inscrit dans la loi, la municipalité est tenue de présenter un programme triennal d’immobilisations. Sa réalisation, d’exprimer le maire, dépendra de l’aide gouvernementale autant au fédéral qu’au provincial. Parmi les plus coûteuses, il y est inscrit pour 2019 la réfection de la rue Saint-Jean Est et Ouest au coût de 3 M$. La réfection du système de réfrigération de l’aréna figure sur la liste des projets pour 2018 avec un investissement de 1 M$ suivi de travaux d’aqueduc, soit la conduite principale évaluée à 800 000 $. Pour 2017, il est prévu du pavage comme pour les autres années, l’aqueduc sous le pont Taschereau au coût de 200 000 $ et les lumières de rue pour 350 000 $.
Satisfait du dernier budget, le maire se défend bien qu’il soit de nature électoraliste en cette dernière année d’un mandat de quatre ans. « Il s’agit d’un budget juste. On avait des montants qu’on pouvait faire bénéficier au monde. On donne de l’air aux contribuables. »
Au terme de la présentation, le maire sortant a remercié les quelques contribuables dans la salle ainsi que les membres du personnel présents pour l’occasion. « Merci de m’avoir élu et d’avoir élu de bons conseillers. Je remercie la population de la confiance et du respect envers moi. »

Première femme à la mairie d’East Angus

Conseillère depuis 2001, Lyne Boulanger inscrit une page d’histoire en devenant la première femme maire d’East Angus. Avouant partager la vision du maire sortant, Robert Roy, maintenant préfet de la MRC du Haut-Saint-François, la nouvelle mairesse dit s’inscrire dans la continuité.
Déjà, elle établit des priorités. « Le plus gros projet est d’amener le plus vite possible des médecins à East Angus. Au printemps, on va présenter notre plan d’urbanisme. » Pour ce qui est du reste, la nouvelle mairesse entend poursuivre les projets en cours.
De l’avis de Mme Boulanger, « remplacer Robert, c’est gros, mais je vais y aller une journée après l’autre. Je vais mettre les priorités aux bonnes places et on va faire un projet après l’autre. » Interrogée à savoir si elle se présenterait à la mairie de novembre prochain, Mme Boulanger mentionne y réfléchir en laissant entendre que c’était une suite logique après 16 ans à titre de conseillère.
Mentionnons que la nouvelle mairesse a été élue en décembre dernier lors d’une séance spéciale suivant celle présentant les prévisions budgétaires pour l’année 2017. Les élus pouvaient procéder de la sorte du fait que les élections municipales sont prévues dans moins de 12 mois. Mme Boulanger s’est dite honorée de la confiance de ses collègues et entend être à la hauteur.

École

Transfert d’élèves de la Source-Vive à Ascot Corner

Considérant avoir le temps nécessaire, la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke évaluera l’ensemble des scénarios avant de trancher dans le dossier de l’école de la Source-Vive à Ascot Corner.
« On n’est pas dans un modèle d’urgence. Il reste du temps. On veut faire les choses de la bonne façon. On est ouvert à tous les scénarios parce qu’on a du temps. On a la chance de les explorer au complet », de laisser entendre le président de la CSRS, Gilles Normand, tout en se gardant bien de se prononcer sur celui proposé par la municipalité d’Ascot Corner.
Les représentants de la municipalité avec la mairesse, Nathalie Bresse, en tête, ont rencontré le conseil d’établissement de la Source-Vive afin de proposer l’achat d’un édifice à proximité de l’école pour accueillir des élèves du primaire. La démarche vise à éviter le déplacement des élèves ailleurs sur le territoire de la CSRS. Cette proposition, pour la municipalité, est temporaire et le véritable objectif est d’agrandir l’école pour accueillir la clientèle scolaire sans cesse grandissante.
M. Normand a qualifié de bonne la rencontre avec les autorités municipales, mais refuse d’aller plus loin dans ses commentaires. Il se limite à dire « il faut regarder l’ensemble du scénario, les locaux, la sécurité et le transport. » À cela, M. Normand mentionne qu’il faut également regarder avec les gens en place au sein de l’école et leur laisser le temps de faire leur analyse. Quant au projet d’agrandissement, le président de la CSRS se montre prudent en mentionnant « on a déjà fait des demandes dans ce secteur de l’Est et elles n’ont pas été accepté. »
Mairesse
Mme Bresse se dit quelque peu déçue de la rencontre avec le conseil d’établissement. « Ce n’est pas selon ce que j’espérais. On a fait notre présentation, ils ont posé leurs questions et on ne sait pas la suite. » Mme Bresse souhaite une réponse rapide de la commission scolaire afin d’entamer les travaux. La CSRS a établi l’échéancier de juin prochain avant de trancher sur le scénario à retenir dans la perspective de la rentrée scolaire 2018.

Mr. Proteau

Une expérience enrichissante pour Robert Proteau

par Pierre HÉBERT

Le mouvement coopératif constitue une belle façon de répartir la richesse auprès des membres. Il est important de regarder ce qui se fait ailleurs dans le monde pour être avant-gardiste et développer des modèles qui répondront aux besoins futurs des gens.

C’est un peu avec cette pensée qu’est revenu Robert Proteau du Sommet international des coopératives, qui se déroulait récemment à Québec. Cet homme de La Patrie était un des 2 930 participants et représentait deux mouvements soit l’Aménagement forestier coopératif des Appalaches à titre de président et de vice-président de la Caisse des Hauts-Boisés.

« Ça faisait plusieurs années que je voulais y aller. Ça m’interpelle. Je voulais savoir où on est rendu dans la coopération à travers le monde, où on s’en va, à quel rythme que ça évolue et comment faire pour le faire évoluer plus rapidement. Je voulais ramener ça dans mes organismes », d’exprimer M. Proteau. « Je me suis rendu compte qu’il y avait beaucoup de coopératives. Je ne pensais pas qu’il y en avait autant et surtout dans les pays sous-développés. Le mouvement coopératif, c’est mondial et il ne faut pas se limiter à notre petit coin, faut voir ça élargi. »

« Le mouvement coopératif, c’est beaucoup d’emplois, ajoute-t-il, et les deux coopératives que je représentais occupent une place très importante. On peut imaginer les retombées pour les communautés locales et le maintien des richesses générées pour les familles qui y vivent. En cette période de reprise économique incertaine, pourquoi ne pas miser sur un modèle économique fiable qui offre un équilibre entre l’humain et le capital géré par et pour ses membres. » M. Proteau mentionne que les coopératives répondent à un besoin, il est d’avis qu’il s’agit d’un bon véhicule pour partager la richesse dans un monde capitalisme gourmand. En comparaison avec le Mouvement Desjardins, il mentionne que les profits des banques vont souvent à l’étranger alors que chez Desjardins « il y a plus de partages de la richesse qu’une banque. »

Heureux de sa participation au Sommet international des coopératives, Robert Proteau soutient qu’il importe de développer des projets pour les membres et d’y inclure les jeunes en ajoutant que c’est important pour l’avenir.

Jean-Pierre Patry

Pour Jean-Pierre Patry la vie, c’est sexy, mais plus encore

par Pierre HÉBERT

C’est dans une ambiance chaleureuse, entouré de ses proches, enfants, petits-enfants, amis, connaissances et autres que l’écrivain Jean-Pierre Patry a procédé au lancement de son huitième recueil de pensées et de poésies Sexy la vie.

Plusieurs fidèles lecteurs ont pris place au Centre culturel de Weedon pour se procurer l’ouvrage, voir et entendre l’écrivain se dénuder littérairement de quelques poèmes. En guise d’introduction, sa sœur Hélène Patry s’est montrée aguichante en effectuant un streaptese littéraire, présentant succinctement les sept ouvrages précédents Sexy la vie. L’écrivain a poursuivi par la lecture de quelques poèmes en les mettant en contexte. Le tout était soigneusement orchestré par une petite mise en scène sobre, mais bien chaleureuse. Le musicien, Jean-François Demers, a bien enrobé le tout avec une musique chaude de circonstance. Petite surprise, la petite-fille de l’auteur, Éléonord Patry, accompagnée de Saskia Demers, ont interprété une chanson qui a visiblement touché le cœur de l’auteur.

Sexy la vie

Sexy la vie est le «flash» qu’attendait l’auteur pour sélectionner ses textes et produire le livre après une pause d’un peu plus de deux ans. « J’avais beaucoup de textes d’écrit et cinq titres en tête, mais aucun ne faisait mon affaire. J’écrivais et je mettais ça sur la pile. En juillet dernier, je mangeais dans un restaurant et la serveuse que je connaissais était très joyeuse. Elle travaillait avec le sourire et avait un petit air sexy. Je me suis dit c’est ça la vie, c’est sexy. La vie c’est beau, c’est attachant, ce n’est pas juste sexuel. La vie, tu vas la déshabiller à ton goût, mais c’est la vie qui te montre ce qu’elle veut bien te montrer. »

« La vie est sexy et belle. Mon livre est axé plus sur la vie. Il est moins personnel que les autres. Il y a des textes qui parlent de moi, mais des textes qui s’adressent à tout le monde. Il y a des exemples de vie, des épreuves qu’on subit. C’est un livre très optimiste, j’ai beaucoup foi dans la vie. Je démontre que la vie vaut la peine d’être vécue. Des fois quand tu as des épreuves, on les trouve dures, des fois on se demande ce que la vie veut de nous, notre rôle dans le monde. » Mais ça vaut la peine d’être vécu, d’exprimer l’auteur qui a eu ses moments difficiles.

Quant à son rythme de production, Jean-Pierre Patry ne s’en formalise pas. « Pour moi, ça reste un loisir. Je ne me donne pas d’échéancier. » Maintenant que le livre est sorti, l’auteur s’impose une période de quatre à six mois sans écrire une ligne. « Je veux me vider le cerveau avant de recommencer. » Producteur agricole, fabricant et distributeur de l’annuaire téléphonique Le p’tit Bottin, écrivain, sans compter le reste, tout ça laisse bien peu de temps libre pour celui qui caresse le rêve d’écrire un roman. « J’y pense, mais c’est le temps qui manque », lance-t-il sans fermer la porte à ce projet.

Ayant vendu 50 livres, ce qui est considéré comme un succès, à sa dernière participation au Salon du livre à Sherbrooke, Jean-Pierre Patry a déjà ses fidèles lecteurs. Les habitués retrouveront dans Sexy la vie son style habituel, passionné, chaleureux, doux, rugueux et critique à la fois selon les sujets qui le font vibrer. Les personnes intéressées à se procurer le livre peuvent communiquer avec l’auteur en composant le 819 877-2450 ou se présenter à la Biblairie GGC à Sherbrooke.

Musée

Eaton Corner Museum

by Pierre HÉBERT

It often happens that we have a treasure right under our nose, and we’re so busy looking elsewhere that we forget it even exists. One of these treasures is the Eaton Corner Museum in Cookshire-Eaton.

Founded in 1959 by the Women’s Institute, the initial aim was to preserve the history of Compton County. Today, its aim is still to preserve the history of the first colonists, both English- and French-speaking. “For us, history is bilingual,” said Jacqueline Hyman, secretary of the non-profit organization, speaking in French.

The museum, situated on Route 253 and clearly identified on the Townships Trail, is notable first for its main building, a former Congregationalist church. But the history of the first colonists is not contained in this building alone. It is also found next door in the Foss House, and across the street in the building known as the Academy.

Inside the church, vintage benches and the original platform, pulpit and pump organ provide an ambiance of yesteryears. Along the sides and back, exhibits were created, showing off various objects to whet the historical appetite. You can find the story of the first colonists, Americans from New England. Then came the English, Irish, Scottish and the arrival of the first French-speaking colonists in about 1834. You can read about them or listen to historical characters telling their stories in either French or English, using audio phones. Visitors can discover the original means of transportation: walking, horseback, or rafts. Also, you can see what life was like in those times, how communities were organized, families, churches, schools, post offices and more.

Today it’s a small hamlet, but in the mid-19th century Eaton Corner was a prosperous economic centre with a stagecoach stop (Quebec-Montreal-New England). There’s even the story that the first anesthesia for surgery in Canada was administered in Eaton Corner. Dr. Worthington of Montreal used it while amputating William Stone’s leg. Unfortunately, the arrival of the railroad to Quebec had the effect of putting an end to this booming prosperity.

Just across the road, inside the Academy, visitors have a chance to soak up the daily life of yesteryears. There’s a little school with a schoolmaster, desks and exercise books, all scrupulously presented. Being in an agricultural region, it is not surprising that the history of tilling tools is largely represented. But one also finds objects that were essential to daily life. It is impressive to note the ingenuity of our forebears in designing tools. The museum exhibits various items, from a scale structural model of a barn to typewriters to an old-fashioned washing machine – in fact, all that could represent daily life. The museum contains more than 4,000 artefacts. Because of space restraints, not all are exhibited, but enough are shown to properly portray life in the past.

Entirely restored to its luster of yesteryear, the Foss House is the welcome centre, and where special events are offered, such as temporary exhibits. Just recently, the works of the artist Denis Palmer were exhibited, showing what life was like in the past. In the welcome centre are also offered books containing stories of the past, whether those of the local physician, Dr. Lowry, or other persons playing diverse roles.

For Ms. Hyman, the aim is “to give an idea of the lives that were here. We want to communicate what the life of settlers was like in the 1850s, what was important for them, the influences. They were people, families.” She added, in the same breath, “many people come to research their genealogy. We have a lot of documents, particularly of English-speaking families. We have the archives of the Société d’histoire du Haut-Saint-François.»

Added to all that is the project of developing a heritage garden. “We want to present what the settlers ate, potatoes, beans and other things. We have seeds that were passed down from generation to generation, as well, for different kinds of flowers.”

The Eaton Corner Museum is open to the public during the summer. Although its doors closed recently for the winter, it is possible to arrange group visits at any time of the year. Just call 819-889-2698 or 819-875-5256.

Maison Culture

Maison de la culture John-Henry-Pope

par Pierre HÉBERT

Les élèves de la classe de Stéphanie Perron, 3e année à l’école Saint-Camille à Cookshire-Eaton, se sont amusés à visiter la Maison de la culture John-Henry-Pope, en plus d’échanger avec les divers artistes qui y exposaient.

Sylvain Dodier, illustrateur, Luc Pallegoix, photographe, et Robert Péloquin étaient présents pour expliquer, dans un vocabulaire simple et accessible aux jeunes, leur art et la démarche artistique utilisée. Invités à donner leurs commentaires, les élèves y sont allés spontanément « j’aime les dessins, j’aime la sculpture sur le mur, j’aime le poisson, j’aime la sculpture à l’extérieur, je trouve original le corps avec la tête de chevreuil, je trouve ça imaginatif » sont quelques commentaires émis par les jeunes visiteurs.

« Je trouve ça inspirant. Les jeunes ont une imagination très vive, j’aime leur façon à voir et interpréter les choses. Ils sont toujours souriants », de commenter Robert Péloquin. « Les adultes apportent autre chose, les enfants, c’est spontané, il y a de la fraîcheur. » Pour Sylvain Dodier « je trouve fascinant de voir les jeunes se laisser transporter par l’œuvre. »

Golf Bury

Le golf Pen-Y-Bryn cessera ses activités

par Pierre HÉBERT

Le club de golf Pen-Y-Bryn, un des plus vieux au Québec, cessera vraisemblablement ses activités après plus de 100 ans d’histoire. Faute de relève pour assumer son fonctionnement, la municipalité, qui en est le propriétaire, refuse d’y engouffrer davantage l’argent des contribuables pour assurer sa survie.

Au cours de la dernière saison, le club ainsi que le chalet étaient opérés par un concessionnaire, Randy Vintinner. Ce dernier avait convenu avec la municipalité d’une entente d’un an avec une option renouvelable pour 10 ans si tout fonctionnait bien. Or, M. Vintinner a remis les clés au terme de la dernière saison. « J’ai perdu plus de 30 000 $. J’ai mis de l’argent sur le terrain, les salaires, les assurances. J’ai fait l’effort. Au moins, je peux dire que j’ai essayé », d’exclamer l’homme d’affaires de Martinville et originaire de Bury.

  1. Vintinner, qui en était à sa première expérience de gestion d’un terrain de golf, ne croit pas que cela ait eu un impact sur le résultat final. « J’ai une compagnie de transport, je sais comment fonctionne la business. J’avais tout simplement pas de monde. Ma plus grosse journée a été d’avoir une quinzaine de green fee. C’est pas drôle du tout. »

Municipalité

Du côté municipal, on était conscient que la rentabilité du club n’était pas évidente. Le maire de Bury, Walter Dougherty, mentionne que la municipalité y engloutissait en moyenne quelque 60 000 $ par année et ce pendant près de dix ans. C’est d’ailleurs à partir de ce constat que la municipalité avait offert le club de golf et le chalet en concession pour la saison 2016. Pour y arriver, celle-ci s’était adressée à l’Association des terrains de golf du Québec (ATGQ) et publié quelques annonces. M. Vintinner était le seul intéressé, de mentionner Karen Blouin, directrice générale de Bury. La municipalité, d’expliquer le maire, a également donné un coup de main au concessionnaire en investissant plus de 30 000 $ sur le terrain, en engrais et autres.

Pour le moment, le maire est catégorique « la ville ne prendra pas à charge le golf. On ne peut pas avoir des déficits de 60 000 $ chaque année. » La municipalité a tenté plusieurs choses dans le passé en investissement même quelque 50 000 $ pour la réfection du chalet et l’aménagement du restaurant dans l’espoir que cela donnerait un nouveau souffle sans succès, d’exprimer M. Dougherty. « On ne peut pas subventionner le golf avec les taxes, c’est pas juste pour les citoyens », ajoute-t-il.

Avenir

La municipalité a convoqué une assemblée publique de consultation sur l’avenir du golf en octobre dernier à laquelle s’est présentée une dizaine de personnes. Aucune ne s’est montrée intéressée à prendre la relève, d’exprimer Mme Blouin. Toutefois, la municipalité ne ferme pas encore officiellement les livres. Elle est prête à considérer toute proposition sérieuse avec un plan d’affaires. Elles peuvent porter sur le club de golf, le chalet ou toute autre vocation au site, dans la mesure du raisonnable, d’exprimer Mme Blouin.

The Pen-Y-Bryn Golf Club closes

by Pierre HÉBERT

The Pen-Y-Bryn Golf Club, one of the oldest in Quebec, is likely to close after more than 100 years of history. With no one to take over operating it, the municipality, which owns it, has refused to put more tax payers’ money into ensuring its survival.

During the last season, the club and the chalet were both operated by a concession-holder, Randy Vintinner. He had an agreement with the municipality for one year, with a renewable option for 10 years if all went well. But he returned the keys at the end of the season. “I lost more than $30,000. I put money into the golf course, salaries, insurance. I made the effort. At least, I can say that I tried!” he said.

Vintinner is a businessman from Martinville, who was born in Bury. This was his first experience managing a golf course, but he does not think that had any impact on the outcome. “I have a transportation company. I know how business works. I simply did not have people coming. My biggest day was to have about 15 green fees. It’s not funny at all.”

Municipality

As for the municipality, the administrators were aware that the profitability of the club was in question. Bury’s mayor, Walter Dougherty, mentioned that, on average, the municipality had put $60,000 per year into the club over the past 10 years or so. It was precisely for this reason that the municipality had offered the golf club and chalet as a concession for the 2016 season. The offer was communicated to the Association des terrains de golf du Québec (ATGQ) and in a number of advertisements. Vintinner was the only person interested, said Karen Blouin, director general of Bury. The municipality, explained the mayor, also helped the concessionaire by investing more than $30,000 in the terrain, providing fertilizer and so on.

For the moment, the mayor said categorically, “the town will not take charge of the golf club. We cannot have a $60,000 deficit every year.” The municipality tried several strategies in the past, said Dougherty, even investing some $50,000 to repair the chalet and refurbish the restaurant in the hope of breathing new life into the club. But all was without success. “We cannot subsidize the golf club with taxes; it’s not fair for the citizens,” he added.

The Future

The municipality convoked a public consultation on the future of the golf course last October, with about 10 persons attending the meeting. None of them expressed interest in taking on the project, said Blouin. However, the municipality is not yet officially closing the books on it. It is ready to consider any serious proposal with a business plan. The proposal could pertain to the golf club, the chalet, or any other vocation for the site, within the realm of what is reasonable, said Blouin.

Esséniens

Les esséniens invitent la population à une activité religieuse ouverte

par Pierre HÉBERT

Les membres de la communauté essénienne à Cookshire-Eaton invitent la population à participer à une activité religieuse sous le thème La Vierge Marie, qui se déroulera sur le site du 345 chemin Brochu, à 19 h, le vendredi 6 janvier prochain.

Guilhem Cayzac, porte-parole de l’église essénienne, assure qu’il ne s’agit pas d’une opération charme. « Ce n’est pas une activité de recrutement. Ce n’est pas une soirée de conversion de masse, on ne fait pas ça. Les gens peuvent venir sans peur; on ne va pas leur laver le cerveau en deux minutes. »

Il précise que l’activité est une cérémonie religieuse à laquelle participeront quelque 150 esséniens en provenance d’un peu partout dans le monde. « C’est une soirée de dévotion à la Vierge Marie. Il y aura des prières et des chants sacrés. C’est comme une messe. Les gens ne sont pas obligés. Ils peuvent participer ou regarder », d’exprimer M. Cayzac. Il y aura sur place des prêtres et prêtresses qui donneront des bénédictions, ajoute-t-il.

Interrogé à savoir quel est l’objectif de cette invitation grand public, le porte-parole essénien mentionne « on veut que les gens puissent se faire une tête sur notre façon de pratiquer le christianisme, il est différent sur certains aspects. On va montrer notre approche essénienne dans la Vierge Marie, notre façon de pratiquer la dévotion et pourquoi on le fait. »

Déroulement

Les visiteurs devront se présenter au bâtiment d’accueil. On y expliquera la nature de la soirée et à quoi ils vont assister, de mentionner M. Cayzac. Par la suite, le groupe se déplacera à la grande salle où se déroulera la cérémonie religieuse. Après l’activité, les gens regagneront l’accueil où une collation sera servie. Ce moment convivial, selon M. Cayzac, sera propice aux questions et à l’échange. Par ailleurs, le porte-parole laisse entendre qu’une porte ouverte n’est pas exclue « si on sent un intérêt. » Les organisateurs de l’activité procéderont au tirage, pour ceux qui voudront participer, à une statue de la Vierge Marie.

École

La municipalité d’Ascot Corner en marge d’acquérir un bâtiment

par Pierre HÉBERT

La proposition de la municipalité d’Ascot Corner d’offrir des locaux pour éviter le déplacement d’élèves de l’école de la Source-Vive, vers une autre sur le territoire de la Commission scolaire de la région de Sherbrooke, à la direction de l’institution, laisse la mairesse perplexe quant à la réceptivité de l’offre.

« Je suis un peu déçue. Il n’y a pas eu grand réactions. Il n’y a pas eu de wow; ç’a été un ton neutre. Je m’attendais à une réaction qui nous donnerait le pouls, savoir est-ce qu’on a fait une bonne approche. On voulait voir l’école pour savoir si ça faisait leur affaire », d’expliquer Mme Bresse, mais force d’admettre qu’elle n’en avait aucune idée au moment de l’entrevue téléphonique. Mentionnons que les propos de la mairesse ont été obtenus mercredi passé, le 7 décembre, après la rencontre avec la direction de l’école. De l’avis de Mme Bresse, il s’agissait d’une première rencontre. Une seconde sur laquelle la mairesse nourrissait plus d’espoir, quant aux réactions, devait se dérouler hier soir (mardi) avec le conseil d’établissement. Malheureusement, le journal était déjà imprimé à ce moment. Un suivi sera effectué dans le prochain numéro.

Les participants à la première rencontre impliquaient le directeur général de la municipalité Daniel St-Onge, le conseiller Éric Mongeau et la mairesse Nathalie Bresse. Pour la direction de l’école y assistaient Sandra Viens, directrice, Nancy Morin, présidente du conseil d’établissement, et Sylvie Faucher, commissaire. Mme Bresse mentionne avoir fait part, lors de la rencontre, que la municipalité était en voie d’acquérir un bâtiment et serait en mesure d’offrir quatre classes pouvant accueillir une centaine d’élèves. « On a dit où c’était, c’est quoi et on a montré les plans pour voir la faisabilité du projet, mais on n’a pas eu grand réaction. » Notons que le même exercice était prévu pour la rencontre avec le conseil d’établissement.

Par ailleurs, la municipalité d’Ascot Corner doit contacter la commission scolaire pour lui faire part du projet. « On veut voir avec eux la faisabilité du projet », tout en précisant qu’il s’agit d’une solution temporaire, d’insister Mme Bresse. « Le véritable objectif, c’est l’agrandissement de l’école », insiste-t-elle. Quant à la solution temporaire, la mairesse ajoute « on veut que la commission scolaire fasse sa part financièrement. La municipalité ne paiera pas pour tout. »

Rappelons que la CSRS envisage le déplacement d’élèves de l’école primaire pour l’année scolaire 2018, faute d’espace. Ce déplacement pourrait toucher l’équivalent de deux classes. Les responsables songeraient à diriger les élèves vers l’école des Avenues, dans l’est de Sherbrooke ou à Notre-Dame-des-Champs à Stoke. Mme Bresse mentionne que la commission scolaire a laissé jusqu’en juin prochain pour trouver une solution.

Quoi qu’il en soit, la municipalité a la ferme intention d’acquérir le bâtiment. Mme Bresse refuse d’identifier l’édifice, mentionnant que des discussions sont toujours en cours, mais qu’une signature pourrait se faire en janvier prochain. « Si ça ne sert pas pour l’école, ça servira à autre chose. Notre centre multifonctionnel est à pleine capacité. »

Agrandissement

La démarche en cours est importante, mais pour la mairesse, le véritable objectif est l’agrandissement de l’école de la Source-Vive, qui accueille présentement près de 300 élèves. « La rencontre pour l’agrandissement de l’école va se faire avec les commissaires, le député, un représentant du ministère de l’Éducation et les élus. » Pour Mme Bresse, il y a d’autres alternatives puisque la municipalité est en pleine expansion. Des projets de construction de 117 unités de logement au cours des trois prochaines années sont présentement sur la table du conseil municipal. Selon la commission scolaire, cela pourrait représenter 42 élèves.

Pour la CSRS, on refusait d’émettre le moindre commentaire lorsque rejointe au téléphone la semaine dernière. On préférait attendre la rencontre de la municipalité avec le conseil d’établissement et commenter par la suite.

Développement durable

On s’engage en développement durable

par Pierre HÉBERT

Six entreprises de l’Estrie dont Créations Jade à Ascot Corner font partie des premières à obtenir la nouvelle accréditation On s’engage en développement durable. Cette nouvelle façon de faire vise à souligner l’engagement des organisations à intégrer le développement durable dans leurs pratiques d’affaires.

ADDERE Service-conseil en développement durable a lancé l’accréditation pour faire connaître les efforts d’intégration des pratiques durables. L’accréditation, explique-t-on, amène les organisations à poser des actions visant à s’améliorer de façon continue sur des enjeux reliés au développement durable. L’accréditation sera reconduite tous les deux ans. « Afficher cette accréditation, c’est démontrer qu’on réalise des projets porteurs avec des retombées sociales, environnementales et économiques positives », a souligné Daniel Dumas, président d’ADDERE Service-conseil. « Les organisations qui embarquent dans le mouvement démontrent un réel engagement à mettre en place des actions innovantes et à faire preuve de transparence quant aux résultats rencontrés. Il s’agit d’un geste d’engagement, mais aussi un souhait d’accomplissement », d’ajouter Marie-Eve Chapdelaine, conseillère en développement durable chez Cascades et membre du comité d’évaluation de l’accréditation. Le comité est également composé de Jacinthe Arès, directrice fiscalité chez Raymond Chabot Grant Thornton et de Véronique Bisaillon, conseillère en éducation au développement durable à l’Université de Sherbrooke.

Mentionnons que ADDERE, un organisme à but non lucratif, dont les bureaux sont situés à East Angus, a pour mission de promouvoir et d’intégrer le développement durable au sein d’entreprises, d’institutions et d’organisations municipales. Il est issu d’un partenariat avec les SADC et CAE de l’Estrie et bénéficie également de l’apport financier de la MRC de Memphrémagog, du ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation et du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation

du Québec.

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