Pierre Hébert

Pierre Hébert

Pierre a été directeur général du Journal pendant 32 ans, de 1991 à 2023.
salle Guy-Veilleux

Les spectacles à la salle Guy-Veilleux annulés, on souhaite revenir en 2018

Après trois années complètes et à l’aube de sa quatrième saison, Sylvie Lapointe, directrice de la programmation des spectacles présentés à la salle Guy-Veilleux de Cookshire-Eaton, met un terme aux représentations, du moins pour 2017. Avec sa petite équipe, elle souhaite mettre sur pied un nouvel organisme sans but lucratif dans le but d’offrir à nouveau des spectacles au cours de 2018.

La récente présentation du spectacle Les deux frères aura été la seule de la nouvelle saison. Les quatre autres prévus soit Dominique et Martin, Les soeurs Boulay, Anthony Cavanah et Le bal à l’huile, qui devait marquer la fin d’année le 31 décembre, sont tous annulés. « Les pénalités, c’est moi, Sylvie Lapointe et Isabelle Bresse qui les payent de nos poches », précise Mme Lapointe.

Permis d’alcool

Selon Mme Lapointe, le tout serait lié au permis d’alcool. « Pour faire un spectacle, on a besoin des profits de la vente de billets et des profits de la vente de boissons. » Selon la directrice de la programmation et Mme Bresse, habituellement « la vente de billets paye l’artiste, mais pas les techniciens du son et autres dépenses. » Les spectacles ne sont pas tous rentables et les profits du bar venaient renflouer la caisse, précisent-elles. « Le but, ce n’est pas de faire de l’argent, mais faire nos frais. Isabelle et moi n’étant plus dans le comité des loisirs, on n’a plus accès à la vente de boissons parce qu’il n’y a pas d’entente entre eux et nous. Nous, qui sommes des individus à faire des spectacles et non un organisme. Après discussion, Isabelle et moi, on s’est dit: on ne peut pas faire de spectacle juste en ayant les profits de la vente de billets.

Mme Lapointe mentionne que le permis d’alcool permanent est au nom de Loisirs Cookshire. « On a essayé de négocier à deux ou trois reprises, pis y en était pas question. Le dernier show qu’on a fait Les deux frères, j’ai réessayé pis la présidente m’a dit: il n’en est pas question. » Mme Lapointe mentionne avoir offert de partager les profits. « Je lui ai dit: le show est booké tête, tu vas faire de l’argent et moi aussi je vais en faire pour les prochains show. Elle a dit non, il n’en est pas question, c’est tout à nous autres. » Les responsables du spectacle se sont résolues à vendre de la boisson gazeuse et des bouteilles d’eau. Mentionnons que des agents de la Sûreté du Québec se sont présentés sur place le soir de la représentation répondant à une plainte à l’effet qu’il y aurait de la boisson vendue sur les lieux. Les agents ont rebroussé chemin, constatant que tout était conforme.

Josée Gauthier, présidente de Loisirs Cookshire, confirme que Mme Lapointe a tenté de conclure une entente pour que l’organisme utilise le permis d’alcool aux fins du spectacle. Mme Gauthier mentionne que l’offre a été refusée par les membres du conseil d’administration de l’organisme. Selon la présidente, la répartition des revenus de la caisse du bar à deux tiers et un tiers pour Loisirs Cookshire était insuffisante, compte tenu des frais encourus. D’autre part, la présidente mentionne qu’un permis de vente d’alcool « ne se prête pas. » Toutefois, l’organisme peut autoriser une demande de permis de réunion, « mais on n’a jamais eu de demande », précise Mme Gauthier. D’autre part, il est peu probable qu’une entente intervienne entre les parties. Mme Gauthier laisse entendre que Loisirs Cookshire traînerait une dette attribuable, en partie, aux spectacles déficitaires. « Faudrait statuer sur les anciennes dettes contractées par les spectacles avant de faire un partage », précise la présidente de l’organisme.

Mme Lapointe, qui occupait le poste de présidente de Loisirs Cookshire, et Mme Bresse ont été remplacées lors de l’assemblée générale annuelle de l’organisme, tenue en avril dernier. Les membres se sont prévalus d’une clause dans la charte précisant qu’aucun membre du conseil municipal ne pouvait siéger au sein du conseil d’administration. Étant conseillère, Mme Lapointe devait se retirer, même si elle occupait le poste de présidente de Loisirs Cookshire depuis trois ans. Le nouveau conseil d’administration avait mentionné, soutient Mme Lapointe, de ne plus s’occuper du volet spectacle préférant se concentrer sur les activités pour les enfants et la famille.

Virage Santé mentale

Bell Cause pour la cause remet 20 000 $

Virage Santé mentale vient d’obtenir un bon coup de pouce pour son projet Vire-Voix en recevant une aide de 20 000 $ via le Fonds communautaire de Bell Cause pour la cause. En place depuis janvier dernier, le nouveau service offert sur le territoire du Haut-Saint-François est accessible à toutes les personnes de l’Estrie.

C’est à l’occasion du récent tournoi de golf-bénéfice de Virage Santé mentale que l’on a procédé à la remise officielle du chèque. Ce montant permettra le déploiement du nouveau programme Vire-Voix, pour apprendre à mieux vivre avec les voix. « Dans la société, le fait d’entendre des voix est perçu comme un signe que la personne ne va pas bien et qu’elle n’est pas en contact avec la réalité, voire même l’hospitalisation nécessaire. Pourtant, ce n’est pas le cas. » Cette réalité, explique Mme Beaudry, fait en sorte que les personnes ne se sentent pas à l’aise de parler ouvertement de leurs expériences.

Ce projet, explique Mme Beaudry, a pour but d’offrir à la personne, qui expérimente le phénomène des voix, l’appropriation du pouvoir sur ses voix et sa vie, et ce, à sa propre façon et à son propre rythme dans une approche axée sur le rétablissement. On offre un soutien et un lieu d’échange sécurisant afin de partager ses stratégies d’adaptation et commencer à en explorer de nouvelles tout en démystifiant le phénomène des voix.

« C’est une très belle avancée pour notre organisme et un beau projet innovateur au bénéfice des personnes qui entendent des voix, qui ont perdu espoir de mieux vivre avec leurs voix et qui ne désirent plus demeurer seul, isolé, et sans appui par rapport à leur vécu d’entendeur de voix », d’exprimer Mme Beaudry.

Mentionnons que Bell Cause pour la cause fait la promotion de la santé mentale au Canada par l’intermédiaire de campagnes nationales de sensibilisation et de lutte contre la stigmatisation et d’un important financement des soins communautaires, de l’accès aux soins de la recherche et des programmes en milieu de travail. « L’initiative Bell Cause pour la cause est très fière d’apporter son soutien au projet Vire-Voix », de mentionner Mary Deacon, présidente de Bell Cause pour la cause. Le fonds communautaire a remis des dons à 70 organismes au Canada pour venir en aide aux personnes vivant avec une maladie mentale.

Parmi les personnes présentes, le député de Mégantic, Ghislain Bolduc, la mairesse de East Angus, Lynne Boulanger, et le président d’honneur, Daniel Desruisseaux, ont tous souligné l’importance de Virage Santé mentale dans le milieu.

Natalie Champigny

6015 $ pour la cause Natalie Champigny

Le tournoi de golf-bénéfice organisé par le Pub Central à East Angus s’est avéré un succès complet avec un maximum de 144 golfeurs, plus de 150 personnes au souper et des revenus de 6 015 $ qui ont été remis à la cause Natalie Champigny.

Marc Dion, propriétaire du Pub Central, est évidemment satisfait des résultats obtenus et songe déjà à la prochaine édition. Il aimerait revoir la formule du tirage, qui a bien fonctionné avec 3 000 $ de profit dans le but d’augmenter les recettes. « Pour l’an prochain, on a une nouvelle idée de concours, mais on va voir si ça marche », dit-il. Satisfait, M. Dion mentionne qu’il ne sera pas question d’augmenter les coûts de participation au tournoi-bénéfice. « Je veux garder ça abordable ». Le propriétaire était entouré d’une équipe de bénévoles dévoués qui ont contribué au succès dont Michel Champigny, qui a utilisé son réseau de connaissances dont d’anciens coéquipiers de la ligue junior majeure du Québec, qui se sont déplacés pour l’occasion.

Christian Vachon, président de la fondation portant son nom, participait à l’activité. L’organisme qu’il représente joue un rôle important à la cause Natalie Champigny. Les dons transitent par son organisme avant de revenir bonifiés dans le milieu. Les sommes amassées servent à venir en aide aux jeunes élèves des écoles primaires dans le besoin. Constatant l’ampleur de l’événement, M. Vachon mentionne « l’an prochain, on va apporter nos équipements pour être le plus visible possible et que les gens comprennent l’impact que ça a chez les jeunes dans nos écoles. » L’ex-hockeyeur des Bruins de Boston, Normand Léveillé, participait au tournoi pour une deuxième année consécutive.

Les PEPINES

Les PEPINES s’arrêtent dans le Haut-Saint-François

Elles étaient près d’une vingtaine de femmes réunies à La Vallée heureuse du Mont Élan pour en savoir davantage sur le monde politique municipal. Plusieurs cherchaient des réponses quant aux attentes envers une candidate et l’engagement que cela nécessite. Certaines ont manifesté leur intention de plonger dans la présente campagne électorale municipale alors que d’autres préfèrent se préparer en prévision de 2021.

La récente rencontre d’information et d’échange organisée par PEPINES (Promotion des Estriennes pour initier une nouvelle équité sociale) s’inscrivait dans le cadre du projet Parce qu’on est en 2017. L’exercice visait à inciter les femmes à se lancer en politique municipale tout en leur fournissant l’occasion de réseauter et d’accéder à des formations sur divers sujets, dont la prise de parole en public, la compréhension de documents budgétaires et le fonctionnement général des instances décisionnelles.
L’organisme, via le projet Parce qu’on est en 2017, tente de faciliter la prise de décision des femmes en démystifiant divers mythes, expliquant les choses telles qu’elles sont et surtout dire que les femmes ont leur place en politique municipale. Il suffit de la prendre. L’organisme mentionne que 26,1 % des postes d’élus sont présentement occupés par des femmes en Estrie.

Pour aider les femmes à faire le saut, on a remis une pochette à chaque participante dans laquelle on y retrouve la Boîte à outils pour les futures candidates aux élections municipales. À l’intérieur est inséré un fascicule intitulé Femmes d’influence je me lance, parcours de la candidate. Le document vise à accompagner la personne tout au long de son cheminement à commencer par son profil, les mythes et réalités, les questions que se pose une candidate jusqu’au bulletin de mise en candidature, le dépôt du bulletin, l’organisation d’une campagne électorale, les procédures obligatoires, l’exercice du mandat, tout ça en tenant compte du calendrier électoral. À l’intérieur de la chemise d’information, on retrouve également une brochure avec le nom et les coordonnées de plusieurs femmes conseillères et mairesses en Estrie pour celles désireuses d’en savoir davantage.

La rencontre conviviale du style 5 à 7 a permis l’échange d’information et de témoignages. Lise Pratte, conseillère pour la municipalité de La Patrie, a témoigné de son expérience qu’elle dit avoir appréciée. Elle ne sollicitera pas de nouveau mandat parce qu’elle a d’autres projets, mais encourage les femmes de tout âge à plonger. « Ne soyez pas gênée, vous êtes des citoyennes à part entière. Faut avancer, faut foncer. » Se voulant rassurante, Mme Pratte mentionne qu’il n’est pas nécessaire de tout savoir avant de plonger. « Ce n’est pas grave si on ne connaît pas la voirie, on va l’apprendre et il y a des gens compétents. On n’est jamais seul, le conseiller fait partie d’une équipe. » Mme Pratte mentionne retirer une grande satisfaction de son implication. « Si on va là, c’est parce qu’on a à cœur nos citoyens. Moi, j’ai eu le bonheur de travailler en équipe, faire de nouvelles choses. J’ai contribué à changer l’image de ma municipalité. Si j’ai un conseil à donner, c’est va y, saute à l’eau », de compléter la dynamique conseillère.

Les intervenantes de l’organisme, dont Mme Pratte, ont eu à répondre à diverses questions des participantes comme la conciliation travail famille, le nombre d’heures que nécessite la tâche de conseiller, la rémunération, la disponibilité, l’atmosphère au sein d’un conseil municipal et autres. Les intervenantes ont profité de l’occasion pour donner une dose de confiance, mentionnant que les femmes avaient tendance à se déprécier alors qu’elles étaient souvent plus qualifiées que certains hommes se présentant en politique municipale.

Parmi les participantes, quatre d’entre elles ont manifesté leur intention de plonger dans la présente campagne électorale municipale. Il s’agit de Mmes Isabelle Bibeau, de Dudswell, Marie-Hélène Charest, du secteur Bishopton, à Dudswell, de Denise Rivard, de La Patrie, et Hélène Pilon, d’East Angus.

Rappelons que l’organisme PEPINES a pour but de mettre en place les moyens pour permettre l’accès des femmes aux sphères de décision et promouvoir l’engagement et la participation des femmes au développement de leur région.

Golf Virage

Tournoi de golf Virage Santé mentale

Plus d’une soixantaine de golfeurs ont foulé le parcours du terrain de golf d’East Angus et une centaine de personnes ont participé au souper au profit de Virage Santé mentale du Haut-Saint-François.

Les sous amassés servent à l’organisme, vieux de 32 ans, à promouvoir la santé mentale, démystifier la maladie mentale, prévenir des problèmes de santé mentale et offrir du soutien aux personnes en besoin. Les objectifs sont de développer les habiletés des personnes afin de leur permettre de mieux gérer leur quotidien favorisant ainsi le maintien d’une bonne santé mentale, de prévenir l’émergence d’une foule de problèmes de santé mentale comme l’anxiété, la dépression, l’abus de substances, la délinquance, la violence et le suicide.

Daniel Desruisseaux, président d’honneur, souligne l’importance de contribuer pour aider les intervenants à aider les personnes aux prises avec un problème de santé mentale. « On a besoin de votre aide pour les aider à aider », complète-t-il.

Nous retrouvons de gauche à droite Daniel Lamoureux, directeur général de la Caisse Desjardins du Nord du Haut-Saint-François, partenaire majeur, Daniel Desruisseaux, président d’honneur et copropriétaire de la Pharmacie Proxim Cookshire-Eaton et East Angus, Pauline Beaudry, directrice générale de Virage Santé mentale, et Réjean Dumas, de Weedon Auto, également partenaire majeur.

11 comtés

Brasserie 11 comtés à Cookshire-Eaton passe de projet à la réalité

Contrairement aux dernières rencontres publiques tenues à l’Hôtel de Ville de Cookshire-Eaton où l’atmosphère était plutôt tendue, les membres de l’équipe de la Brasserie 11 comtés étaient tous heureux de se trouver sur place vendredi passé. Pour cause, on a procédé au lancement officiel du projet de 3,5 M$. Les travaux de construction du bâtiment devraient s’amorcer dans les prochains jours pour se compléter vers février 2018. Si tout va bien, les consommateurs pourront savourer les bières dès mars prochain.
C’est en présence de plusieurs dignitaires, dont la ministre du Développement international et de la Francophonie, députée de Compton-Stanstead, Marie-Claude Bibeau, qu’on a procédé au lancement du projet qui créera cinq emplois directs au départ pour atteindre une quinzaine d’ici 5 ans, souhaite Sébastien Authier, président de la Brasserie 11 comtés.

Mme Bibeau a souligné la contribution financière de 250 000 $ sous forme de contribution remboursable « via le programme de développement économique du Québec (PDEQ) et de Développement économique du Canada pour faire l’acquisition, le transport et l’installation des équipements pour la production de la bière de même que l’acquisition de fûts et d’équipement de contrôle de qualité. » La députée-ministre en a fait l’annonce au nom de sa collègue Navdeep Bains, ministre de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique et responsable de DEC. « Ce projet annonce de belles retombées pour Cookshire-Eaton et toute l’Estrie », d’ajouter Mme Bibeau.

Le maire de Cookshire-Eaton, Noël Landry, a qualifié la journée de « grand jour pour Cookshire-Eaton, car ce n’est pas tous les jours qu’une municipalité annonce qu’une entreprise générera d’emblée un investissement financier de plus de 3,5 M$. » Faisant référence aux trois rencontres d’information publiques concernant le projet et le cautionnement de 1,4 M$ de la municipalité, suivi de la signature de registre, jusqu’au choix du constructeur sans les nommer explicitement, M. Landry a laissé tomber « je tiens à les remercier à nouveau (les promoteurs) d’avoir choisi Cookshire-Eaton pour y établir leur projet de microbrasserie. Je tiens aussi à les remercier de leur patience et leur persévérance au cours des derniers mois, on a failli l’échapper avec tout ce qui se passait. » Le préfet de la MRC, Robert Roy, ajoute « la MRC croit à votre projet. Pour nous, c’est un tracé de plus pour le Chemin des Cantons. N’arrêtez pas de rêver parce que la région est derrière vous. »

Sébastien Authier

Sébastien Authier, président de la Brasserie 11 comtés et son équipe regardent vers l’avant et parlent avec émotion pourquoi à leurs yeux c’est plus qu’un simple projet. « Brasser une bière, c’est assez facile, mais brasser une bière qui va marquer l’imaginaire, ça, c’est extrêmement difficile. Démarrer une microbrasserie, c’est devenu relativement facile. De nos jours, il en ouvre à peu près une vingtaine par année. Mais pour démarrer une entreprise qui va passer à l’histoire, ça prend de la passion, ça prend aussi une vision, ça demande une nouvelle façon de penser, de développer, de communiquer et de rassembler, mais aussi ça prend des appuis, ça prend une fondation. Notre fondation, ça va être la région du Haut-Saint-François. Ça va être les gens qui s’identifient, les gens qui y participent, c’est les gens qui vont la faire rayonner. Ce projet, on le trouvait formidable en 2013; en 2017, on le trouve incroyable. »

Projet

Situé au 225 de la rue Pope, le bâtiment couvrira une superficie de 6 000 pieds carrés. L’édifice sera la propriété de Cookshire-Eaton Innovation, qui en fait la location avec option d’achat. À l’intérieur, on y retrouvera l’équipement de production, d’embouteillage, l’entrepôt et une petite boutique de dégustation où les gens pourront s’informer, goûter et acheter les produits. On compte produire quelque 1 400 hectolitres la première année. « Ça peut monter jusqu’à 6 000 hectolitres avec les équipements qu’on a », d’exprimer Mathieu Garceau-Tremblay, chef brasseur. Ce dernier mentionne avoir une dizaine de recettes dans ses cartons. « La première année, on fera quatre à cinq recettes. Il y aura beaucoup de tests, recherche et développement. » L’approche se fera de façon graduelle, explique-t-il. « C’est quelque chose qui va évoluer constamment », d’ajouter M. Authier. Les intervenants souhaitent utiliser le maximum de produits provenant du Haut-Saint-François. « On veut faire affaire avec les producteurs du coin, des maraîchers, des producteurs agricoles. On aimerait être capable de brasser à 100 % avec des grains locaux. Ce qu’on veut, c’est mettre le Haut-Saint-François en bouteille », de compléter M. Garceau-Tremblay. « Maintenant, passons aux choses sérieuses; moins de discours, plus de bières ! » tel est le slogan lancé par Sébastien Authier au terme de la conférence de presse.

Brasserie

Brasserie

 

Valoris ligne de tri

Valoris ferme temporairement deux lignes de tri

Le centre de valorisation des matières résiduelles Valoris, situé à Bury, ferme temporairement les activités de deux de ses trois lignes de tri.

Cette décision sera maintenue tout au long de la durée du litige qui l’oppose avec le fournisseur de ses équipements « à moins qu’une entente à l’amiable soit conclue avec le fabricant », précise-t-on dans un court communiqué émis par Jean-François Sornin, directeur général de Valoris.

C’est en raison des rendements inefficaces de sa ligne de tri des résidus résidentiels ainsi que celle réservée aux résidus industriels, commerciaux et institutionnels (ICI) que la décision a été prise. M. Sornin mentionne que « des analyses récentes réalisées par une firme d’experts indépendants confirment que la performance de ces équipements est bien en deçà de ce qui était prévu au contrat conclu avec le fournisseur de ces équipements. »

On précise dans le communiqué que Valoris continuera de recevoir les matières résiduelles de ses clients. De plus, la ligne de tri des résidus de construction, de démolition et de rénovation continue ses opérations.

Rappelons que Valoris et son fournisseur d’équipements sont devant les tribunaux depuis le début de l’année. La régie intermunicipale, copropriété de la Ville de Sherbrooke et la MRC du Haut-Saint-François, fait face à une poursuite de près de 3 millions $.

Mentionnons que Valoris a procédé en juillet dernier à une augmentation de 45 $ la tonne soit une hausse de 53 %. Cette majoration survient après que la régie intermunicipale ait effectué une majoration de 10 $ la tonne à la fin de l’année 2016. Dans le dernier numéro, M. Sornin mentionnait que la dernière hausse appliquée en juillet allait permettre de clore l’année actuelle sans déficit et que de mesures seront mises en place pour « rentabiliser et rendre ça au plus bas coût possible pour la population. »

Yves Gilbert

Des ressources additionnelles pour la nouvelle année

La Commission scolaire des Hauts-Cantons a procédé à l’embauche de neuf ressources additionnelles et a ajouté 300 heures semaine pour le volet technicien en éducation spécialisée. Cet investissement de 1,2 M$ provient de l’engagement du ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, de remettre 1 500 postes dans les écoles du Québec.

Le président de la Commission scolaire des Hauts-Cantons, Yves Gilbert, est satisfait de cette bouffée d’air frais. « Les mesures appliquées sont surtout au primaire, principalement au niveau de la 1re année », précise-t-il. Parmi les ressources, on a procédé à l’embauche de six enseignants à temps plein et trois professionnels (psychoéducateur, psychologue) à temps partiel. Les professionnels interviendront sur l’ensemble du territoire de l’entité scolaire, précise M. Gilbert. « Le ministre de l’Éducation a compris qu’il y avait des besoins et que plus on aide le primaire tôt, plus on a de chances de réussite. Ici à la commission scolaire, on a envoyé l’argent directement dans les écoles », d’ajouter le président de la commission scolaire.

Avec ces investissements, M. Gilbert est d’avis que « nos écoles ont les services nécessaires pour aider nos élèves en difficulté et les amener vers une réussite. » Il ajoute que les efforts déployés très tôt « vont être payants. L’objectif est de diplômer de plus en plus de jeunes et diminuer le décrochage. » De nombreux efforts ont été apportés dans ce sens au fil des années pour diminuer le taux de décrochage. M. Gilbert cite en exemple la Cité-école Louis-Saint-Laurent, qui a réussi grâce à l’implication des enseignants, professionnels, parents, municipalités et MRC, à contribuer à faire chuter le taux de décrochage scolaire de 38 % à 10 %. « C’est un bel exemple de mobilisation de tout le monde dans le Haut-Saint-François. »

 

Concours de labours

Prêt pour la 5e édition du concours de labour à Lingwick

Le concours de labour qui se déroulera le 7 octobre prochain sur la ferme Gilbert au 1053, route 108, à la limite de Bury et du canton de Lingwick, est en voie de devenir une tradition. L’événement, qui a attiré entre 150 et 200 visiteurs l’an passé, ne cesse de gagner en popularité et les organisateurs, les frères Gilbert, attendent autant d’achalandage, sinon plus pour la 5e édition.

Une vingtaine de laboureurs de la classe enfants, amateurs et professionnels sont attendus pour l’occasion. Les organisateurs Serge, Robert et Guy Gilbert ainsi que leur conjointe et quelques bénévoles travaillent à préparer le terrain, le méchoui et l’immense garage servant pour l’occasion de salle de réception.

Les inscriptions se font la journée même à compter de 8 h pour les laboureurs. Le public est attendu pour 10 h le matin. L’activité se déroule toute la journée, une cantine et des rafraîchissements seront mis à la disposition des visiteurs. Comme par le passé, le populaire méchoui sera servi en soirée dans le garage pouvant accueillir près de 125 convives. Il y aura remise de prix au cours de la soirée et tirage de deux voyages dans des pourvoiries. Les billets pour le souper sont en vente au coût de 25 $ et les places sont limitées.

Pour plus d’information ou l’achat de billets, communiquez avec Brigitte Martel en composant le 819 877-2676.

Westbury

Course à la mairie de Westbury

Une course se dessine à la mairie de Westbury pour le 5 novembre prochain et opposera le maire sortant, Kenneth Coates, au conseiller Gray Forster.

D’emblée, M. Forster précise que son intention de briguer le siège de maire ne s’inscrit pas contre M. Coates, mais bien parce qu’il considère en être rendu à cette étape de sa carrière politique. « Ça fait huit ans que je suis conseiller. J’ai appris beaucoup. Ça fait un an que j’y songe. Des gens m’ont approché et j’ai été en voir certains qui m’ont encouragé. » Le candidat insiste « le conseil va très bien, il y a une bonne atmosphère. C’est juste que j’avais le goût et je suis prêt pour le poste. »

M. Forster est d’avis que sa contribution à titre de maire permettra d’apporter une vision nouvelle. Parmi ses objectifs, le candidat mentionne l’étude conjointe impliquant le CLD, la municipalité de East Angus et Westbury pour développer l’axe des routes 214 et 253. Dans la même foulée, il songe également au développement du parc industriel qui est situé à proximité et de poursuivre d’autres projets de développement. L’aspirant au poste de maire souhaite également amener les citoyens à s’impliquer au sein de la municipalité sous différentes formes. « Les gens commencent à s’impliquer et quelques fois ça donne le goût », lance-t-il. M. Forster souhaite travailler divers dossiers avec sa voisine qu’est East Angus. Évidemment, la demande d’annexion par la municipalité de East Angus du terrain sur lequel se trouve le McDonald’s le préoccupe et entend suivre le cheminement de près. Retraité depuis 2006, le candidat assure qu’il dispose de tout le temps nécessaire pour bien s’acquitter de la tâche de maire.

Kenneth Coates

Le maire sortant, Kenneth Coates, s’est montré peu surpris de constater qu’un membre du conseil municipal sollicite son poste. « J’en avais entendu parler. C’est la démocratie et c’est les citoyens de Westbury qui vont décider. » M. Coates, qui cumule plus de 20 années en politique municipale à titre de conseiller et de maire, se montre satisfait du bilan des dernières années. D’ailleurs, c’est sur cet aspect qu’il entend faire campagne. « Je vais miser sur notre bilan. On a un bon bilan et c’est dû aux efforts de toute l’équipe. » M. Coates entend poursuivre sous le signe de la continuité et la bonne gestion. Le maire sortant désire évidemment maintenir les projets en cours, notamment ceux de développement domiciliaire, mentionne-t-il.

actualite

Le président de la CSHC invite les parents à s’impliquer

En cette période de rentrée scolaire viennent avec elle les assemblées générales de parents où l’on effectue, entre autres, le recrutement au sein du conseil d’établissement des écoles et du comité de parents de la Commission scolaire des Hauts-Cantons. Yves Gilbert, président de la CSHC, invite les parents à prendre leur place pour accompagner les équipes-écoles et influencer le genre d’école qu’ils souhaitent pour leurs enfants.

Pour M. Gilbert, il est important pour les parents de participer aux réunions, ne serait-ce que pour être à l’affût des informations, des activités et de savoir dans quel environnement l’enfant évolue. « Moi, je pense que comme parents, on a à accompagner nos équipes-écoles. De plus en plus, le message du ministre de l’Éducation veut que les communautés soient impliquées dans leurs écoles. »

Le rôle d’un parent, selon M. Gilbert, est d’accompagner l’équipe-école et de s’impliquer pour faire en sorte « qu’autant les parents que les équipes-écoles puissent se doter d’activités intéressantes, de projets intéressants. Les parents apportent une lumière différente. Faut le voir comme une bonification », ajoute M. Gilbert.

Ce dernier croit qu’il est faux de prétendre que les parents n’ont aucun pouvoir. « C’est tout le monde ensemble à décider quelle sorte de conseil d’établissement qu’on souhaite se donner. Nous (commission scolaire), on veut que les directions d’école soient le leader pédagogique et administratif de leur école. Pour ça, ça veut dire que tu t’entoures des bonnes personnes pour que ton école rayonne. Pour moi, c’est important qu’on aille vers ce type de conseil d’établissement. Les parents n’iront pas enseigner, mais peuvent faire une différence selon leur capacité et leur rôle », d’ajouter M. Gilbert.

Le président croit qu’il en est de même pour le comité de parents de la commission scolaire. Bien que ce comité n’ait qu’un pouvoir de recommandations auprès du conseil des commissaires, il est néanmoins important d’obtenir leur avis, de préciser, M. Gilbert.

Yves Gilbert

La CSHC entreprend une vaste consultation

La Commission scolaire des Hauts-Cantons entreprendra au cours de l’automne et de l’hiver une vaste consultation auprès de ses écoles, de la population, des municipalités et divers organismes dans le but de préparer le plan d’engagement vers la réussite tel que souhaité par le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx.

Le nouveau plan devra être déposé pour le 1er juillet 2018 et remplacera la planification stratégique terminée en 2015. Toutes les commissions scolaires du Québec doivent se conformer à cette nouvelle directive inscrite dans la loi 105: Loi modifiant la Loi sur l’instruction publique et imposée par le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx.

« Pour se préparer, il faut faire un bilan de l’autre. On va faire une série de rencontres de toutes les écoles de la commission scolaire. On va réunir les équipes-écoles pour aller valider avec les profs, les directions d’école: est-ce que le plan stratégique qui a été établi a donné des résultats ? Si oui, on est fier, mais s’il y a des choses qui n’ont pas fonctionné, comment faire pour y arriver ou tout simplement, on le biffe, c’est ça le but de faire un bilan », mentionne le président de la Commission scolaire des Hauts-Cantons, Yves Gilbert. Il ajoute que la tournée s’amorcera cet automne et se prolongera jusqu’à Noël pour les écoles. Quant au milieu, parents, municipalités, MRC, organismes, ils seront consultés par voie de sondage.

Selon le président de la CSHC, l’exercice mené auprès des écoles permettra d’identifier notamment «les bons coups» et par la même occasion voir s’il y a des chantiers qui devraient se poursuivre tout en abordant les nouvelles préoccupations. « Au ministère de l’Éducation, on va parler de plus en plus de plateforme numérique, nous comme commission scolaire, comment on va se préparer à ça. L’implantation ne se fera pas du jour au lendemain. Comment on va préparer nos écoles, notre personnel à ça ? Le plan d’engagement va découler de la planification stratégique du ministre et lui va le sortir d’ici fin décembre. Il va dire au ministère de l’Éducation: bien voici, nous autres, on veut que les écoles se préoccupent de… de…. de… Nous autres, on va dire comme commission scolaire, comment on s’intègre là-dedans. »

M. Gilbert ajoute que la population aura également un rôle à jouer. « On va y aller sous forme de sondage; après ça, on va faire un bilan et dégager les grandes préoccupations. » À titre d’exemple, il mentionne que la MRC du Haut-Saint-François pourrait demander qu’on développe davantage la formation professionnelle pour répondre aux besoins des différents milieux en terme de main-d’œuvre; il pourrait se développer des partenariats avec la commission scolaire, des échanges de services, « ça peut déboucher sur beaucoup de choses », précise-t-il..

Yves Gilbert mentionne que la démarche ne vise pas à tout réinventer. « Il y a de belles affaires qui ont été faites et le plus bel exemple dans le Haut-Saint-François est la polyvalente Louis-Saint-Laurent avec le projet de Cité-école. C’est le plus bel exemple de mobilisation de tout le monde. Les milieux soutiennent les finissants. » Selon le président de la commission scolaire, dans la foulée de la consultation, les parents pourraient demander une offre de service augmentée. « Ce que j’entends, c’est que des parents souhaiteraient qu’on augmente l’offre de service dans les options à caractère sportive ce qui donnerait une couleur différente. Les parents vont faire des suggestions, mais ça va être discuté au projet éducatif après le 1er juillet, dans une seconde phase. »

« Moi, ce que je veux, c’est qu’on mette en place un plan d’engagement qui va faire référence et motiver tout le monde pour atteindre l’objectif. Il faut que tout le monde soit à l’aise avec ça. Il faut qu’on se l’approprie. » Pour y arriver, M. Gilbert souhaite que le plan d’engagement soit le plus concret possible. « L’objectif, c’est qu’on soit partie prenante », complète-t-il.

actualite

Valoris veut agrandir le site d’enfouissement

Le lieu d’enfouissement technique de Valoris se remplit plus rapidement que prévu, faisant en sorte que la Régie intermunicipale doit contracter un emprunt de 900 000 $, pour effectuer des études permettant l’agrandissement du site pour y installer de nouvelles cellules.

Jean-François Sornin, directeur général de Valoris, mentionne qu’il s’agit d’une démarche normale pour un site d’enfouissement technique et n’est pas lié au centre de tri. Le montant de 900 000 $ servira à faire les études, les analyses et demandes de permis pour obtenir le certificat d’autorisation. M. Sornin ajoute que les cellules actuelles se sont remplies plus rapidement que prévu. Les intervenants prévoyaient récupérer 60 % des matières alors qu’il en est tout autre. « Présentement, on reçoit 75 000 tonnes annuellement et on en extrait 25 %. La démarche aurait dû être faite il ya deux ou trois ans », mentionne-t-il.

Si le rythme d’enfouissement se maintient, les cellules actuelles seront à plein rendement d’ici trois ans, d’expliquer M. Sornin. Cette période correspond au délai moyen concernant une demande d’autorisation. Mentionnons que la fermeture de deux lignes de tri, soit celle des résidus résidentiels ainsi que celle réservée aux résidus industriels, commerciaux et institutionnels, fait en sorte qu’ils seront acheminés directement au site d’enfouissement. Les intervenants tenteront de minimiser l’impact. « Il y a des gestes qu’on pourra poser pour détourner certaines matières comme les matelas. On va identifier les gisements qu’on peut détourner de l’enfouissement », d’exprimer le directeur général de Valoris.

Selon M. Sornin, la durée de vie moyenne d’une cellule varie de quatre à cinq ans. L’aménagement d’une nouvelle cellule commandera un investissement additionnel variant de 2 à 3 M$ selon les terrains.

oem

Sherbrooke OEM qualifie de « catastrophique » la gestion de Valoris

Alain Brasseur, président de Sherbrooke OEM, une entreprise spécialisée dans la conception, la fabrication et l’intégration d’équipements de recyclage sur mesure, ne mache pas ses mots et refuse que l’entreprise serve de « bouc émissaire » à la décision de Valoris de fermer deux lignes de tri.

Dans un communiqué de presse, M. Brasseur mentionne que l’annonce de Valoris tend « à camoufler les résultats d’une gestion catastrophique du projet de l’organisme et des fonds publics. » À titre d’exemple, M. Brasseur mentionne « des dépassements de coûts non provisionnés de plusieurs millions de dollars, le remplacement du directeur général Claude Brochu, en janvier 2017, par un candidat sans expérience connue dans les centres de tri de matières résiduelles, des déficits budgétaires de 800 000 $, en 2015 et 2016 » et des majorations budgétaires dont une récente augmentation de 53 %. À sa liste, il ajoute les poursuites déposées contre Valoris et « des querelles politiques incessantes opposant la présidente du conseil d’administration de Valoris, Hélène Dauphinais, à la présidente du comité de l’environnement à la Ville de Sherbrooke, Christine Ouellet, et le préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert Roy, au maire de la Ville de Sherbrooke, Bernard Sévigny. »

Selon M. Brasseur, « le véritable problème de Valoris réside dans son modèle d’affaires. » Son modèle, ajoute-t-il, repose sur un potentiel de valorisation des matières résiduelles traitées qui est beaucoup plus faible que celui initialement prévu par ses dirigeants. Il mentionne que Valoris ne dispose d’aucune source d’approvisionnement et ne traite avec aucun gisement de matières ICI alors que la composition de son gisement de matières résidentielles offre un potentiel de valorisation « bien en deçà de celui prévu aux prévisions budgétaires de l’organisme. »

Lors d’une entrevue téléphonique, le président de Sherbrooke OEM précisait qu’il existait des portes de sortie avec le même équipement. « Les gens en place pourraient être plus créatifs, mais ils n’ont pas l’expérience que ça requiert. Ça fait deux ans qu’on essaie de se parler. L’équipe a besoin d’écoute et c’est pas parce que c’est une régie que c’est plus compliqué. J’achète pas ça. Ils auraient besoin d’un cours 101 voir comment le privé s’y prend. » M. Brasseur croit que les citoyens n’ont pas fini de payer. « Là, la banque, c’est les citoyens et je suis tanné », complète-t-il.

D’autre part, dans un second communiqué, M. Brasseur rappelle que son entreprise réclame un total de 8 M$ dans une poursuite contre la régie.

À celle de 2,3 M$ déjà pendante devant la cour supérieure, s’ajoute un montant de 5,7 M$ « pour des travaux additionnels à ceux prévus à son contrat. EOM a notamment dû traiter plus d’une trentaine de demandes de changements et directives exécutoires imposés en cours d’exécution, sans compensation financière, en plus de subir les conséquences et les coûts additionnels résultant de l’ingérence de Valoris, des retards sur l’échéancier de la construction du bâtiment, des modifications de la dalle sur sol », peut-on lire entre autres dans le communiqué.

Par ailleurs, le quotidien La Tribune mentionne que dans la défense et demande reconventionnelle modifiée déposée par Valoris que la régie se dit « surprise, sinon choquée de constater l’ampleur des supposés travaux additionnels réclamés par la partie demanderesse. » Elle ajoute que « l’autorisation de réaliser des travaux additionnels présuppose des négociations préalables et un échange de consentement quant à leur nature et quant au coût qu’ils engendrent. »

Réaction

Invité à réagir aux propos du président de Sherbrooke OEM, le directeur général de Valoris, Jean-François Sornin, mentionne ne pas vouloir émettre de commentaire. Il en est de même pour le préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert Roy. Il précise néanmoins « le maire de Sherbrooke et moi, on se parle. On travaille ensemble sur des projets. » Il peut y avoir des divergences, souligne M. Roy, « mais c’est pas une chicane », complète-t-il.

CHSLD East Angus

Inauguration du nouveau CHSLD à East Angus

Près de neuf mois après sa mise en opération, novembre 2016, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, s’est arrêté au nouveau Centre d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) à East Angus pour en faire l’inauguration et le qualifiant de modèle à suivre.

« On inaugure surtout le résultat d’un travail d’équipe dans un environnement qui est particulier, celui de l’intégration des soins et services dans une région. Ici en 2015, on a lancé un projet qui visait à faire en sorte qu’on allait offrir à la population, les aînés, des ressources qui soit la plus optimale qui soit » et c’est chose faite d’estimer le ministre Barrette.

Ce dernier n’a pas raté l’occasion de souligner que le projet annoncé à 28 M et réalisé à 23 M$ « nous a donné l’opportunité de faire plus, ça nous a permis d’intégrer dans ce même bâtiment d’autres ressources. » Effectivement, cela a permis l’aménagement au sous-sol d’espaces pour accueillir les activités du Centre de réadaptation en déficience intellectuelle et en trouble du spectre de l’autisme ainsi que le point de service du Centre de réadaptation de l’Estrie. « Quand on regarde tout ça, c’est un ensemble de services importants pour la population qui suffit à la demande de la région d’East Angus et plus. C’est ça l’intégration et ça a un impact aussi loin qu’au CHUS. Alors, c’est une belle réalisation qui s’inscrit parfaitement dans l’esprit de ce qu’on veut faire comme réforme. Notre réforme en est une de proximité. Nous voulons que les gens restent dans leur communauté, nous n’avons pas l’intention de déraciner les gens vers les grands centres », d’insister le ministre.

Le député de Mégantic, Ghislain Bolduc, souligne qu’il s’agit « d’un projet exemplaire, bien conçu et sous les budgets. La gestion a permis d’en offrir davantage à la population. C’est un projet porteur pour la communauté d’East Angus et de l’Estrie. »

Le nouveau centre de 6 854 mètres carrés compte 64 lits comparativement à 55 dans l’ancien CHSLD. Douze d’entre eux sont regroupés dans un milieu prothétique fermé, un type d’aménagement qui profite aux personnes présentant d’importantes atteintes cognitives. De plus, le Centre de jour pour les aînés non hébergés et une clinique de réadaptation physique sont intégrés au projet.

Carol Fillion, directeur général adjoint des programmes sociaux et de réadaptation au CIUSSS de l’Estrie – CHUS, mentionne que des efforts ont été apportés pour créer un milieu le plus agréable possible pour les usagers à commencer par de grandes chambres pour une personne, de nombreux salons, des parcs extérieurs avec la participation de la Fondation du CSSS du Haut-Saint-François, des espaces communs apaisants. « Tout converge pour permettre la proximité des résidents, de leurs proches et de la communauté. On s’est même inspiré de nombreuses études qui nous a permis de déterminer le choix des couleurs, les sources de lumière, l’éclairage, l’ameublement et un ensemble d’éléments qui ont une influence sur le bien-être, la qualité de vie que l’on a d’habiter les lieux. Nous souhaitons faire vivre une expérience positive aux usagers qui fréquentent et résident. En ce sens, le Centre multiservices de santé et de services sociaux d’East Angus devient une référence à suivre pour nos prochains aménagements », de préciser M. Fillion.

Comité des résidents

Invitée à commenter la qualité des lieux, Monique Bibeau, présidente du comité des résidents, mentionne « ça ne se compare pas avec l’ancien. Tout est nouveau, à la fine pointe. Il y a beaucoup d’éclairage, c’est vaste, les chambres sont grandes, beaucoup de fenestrations. » Quant à savoir si les usagers sont satisfaits, « pour ceux qui peuvent le dire, ils sont bien et mangent bien », mentionne la présidente du comité des usagers.

Manque de personnel

À l’instar de l’ensemble du CIUSSS de l’Estrie – CHUS, le CHSLD d’East Angus fait face à une pénurie de personnel. « En période estivale, il a fallu faire appel à des agences à quelques reprises pour combler les quarts de travail au CHSLD d’East Angus », admet Gilles Michaud, directeur des ressources humaines, des communications et des affaires juridiques au CIUSSS de l’Estrie – CHUS. Toutefois, des nouveaux postes devraient s’ouvrir au cours du présent mois. Le fonctionnement du nouveau CHSLD a nécessité de nombreux ajustements de la part du personnel.

Valoris

Valoris augmente de 45 $ la tonne pour boucler le budget

Le centre de valorisation des matières résiduelles Valoris, situé à Bury, impose depuis juillet dernier, une augmentation de 45 $ la tonne, faisant passer le coût à 129,24 $ pour la MRC du Haut-Saint-François et la Ville de Sherbrooke, toutes deux partenaires à 50/50. Avec cette majoration de 53 %, le directeur général de Valoris, Jean-François Sornin, soutient que cela permettra d’éviter le déficit pour l’exercice 2017.

M. Sornin mentionne « qu’à ce jour, Valoris a réussi à atteindre un taux de détournement supérieur à 25 pour cent pour les déchets résidentiels et globalement de 52 pour cent pour tous les déchets confondus. La mission de Valoris, rappelle-t-il, est de valoriser les matières résiduelles et de minimiser leurs impacts sur l’environnement. » Toutefois, cela semble insuffisant. Le directeur général ajoute que « Valoris est à compléter une analyse et s’apprête à mettre en place des actions et des stratégies afin d’augmenter ses taux de détournement et d’améliorer la rentabilité de ses opérations. Le plan d’affaires doit être ajusté à la réalité du marché d’aujourd’hui. »

M. Sornin mentionne que Valoris est une jeune entreprise qui développe une nouvelle technologie et de nouveaux marchés. Dans ce sens, il n’est pas surpris de rencontrer des problèmes du genre. En fait, les difficultés semblent être multiples à commencer par l’approvisionnement comme le papier journal, qui a diminué considérablement et autres matières. À cela, s’ajoutent des problèmes de production que ce soit de lignes, d’entretiens préventifs, de réparations d’équipements et autres. M. Sornin admet que le coût d’opération est plus cher que prévu.

Il précise que des actions sont mises de l’avant. Différentes études sont en cours visant à identifier les problèmes, les solutions et les interventions à faire. « Il y a différentes études à différents niveaux que ce soit pour les opérations des lignes, l’opération quotidienne, la nature des produits, la tarification. On est à réévaluer notre positionnement et notre plan reflétera la réalité. » Parmi les mesures proposées par M. Sornin, on retrouve l’embauche d’un contrôleur financier, la revue de la structure organisationnelle et l’optimisation des achats et des ventes de matières. Le directeur général mentionne que toutes les études seront complétées en début d’année « tout va être dirigé vers le C.A. » Quant au nouveau tarif fixé, le directeur général soutient qu’il se situe dans la moyenne au Québec tout en rappelant que la distinction de Valoris est qu’il opère un centre de tri alors que les autres ne font que de l’enfouissement.

Pour M Sornin, « l’objectif premier est de rentabiliser et rendre ça au plus bas coût possible pour la population », mais pour y arriver, Valoris doit d’abord stabiliser et améliorer l’ensemble de son opération. Le directeur général estime être sur la bonne voie.

Mentionnons que Valoris opère, entre autres, trois lignes de tri. Elle a enregistré un déficit de 615 000 $ en 2016. L’entreprise fait également l’objet de litiges avec trois fournisseurs.

Gemma Fortier Gendron

Gemma Fortier Gendron honorée

Âgée de 81 ans, Gemma Fortier Gendron, de Chartierville, est encore bien en forme. Est-ce que les 57 années à faire du bénévolat ont contribué à la maintenir en santé? Difficile à dire, mais à voir les yeux vifs et le regard pétillant, elle a encore de l’énergie en réserve. C’est pour souligner son important apport au sein de sa communauté que la députée de Compton-Stanstead, ministre du Développement international et de la Francophonie, Marie-Claude Bibeau, a débarqué au domicile familial pour lui remettre l’épinglette du 150e anniversaire de la Confédération.
La feuille de route de cette mère de trois enfants, grand-maman de sept petits-enfants et trois arrière-petits-enfants est impressionnante. Mme Fortier Gendron, qui a connu une belle carrière principalement comme enseignante pendant 30 ans, s’est impliquée à fond dans son milieu. « Je fais du bénévolat depuis qu’on s’est mariés en 1960 », dit-elle en regardant son conjoint, Normand Gendron.
Notre récipiendaire et feue madame Rosilda Lescault, ont été les premières marguillères du diocèse de Sherbrooke. Le couple Gendron s’est impliqué dans les mouvements Cursillo francophones du diocèse. Mme Gemma Gendron est impliquée depuis 56 ans dans le conseil de pastorale de Chartierville et fait partie de la chorale en plus d’animer la liturgie. Membre des Filles d’Isabelle, elle donne un coup de main à son conjoint qui est membre des Chevaliers de Colomb, en préparant dix gallons de pâte à crêpe pour les brunchs mensuels de l’organisme. Comme si ce n’était pas assez, notre récipiendaire s’implique dans le Festival de la chasse de Chartierville. Elle a également donné un coup de main à la bibliothèque municipale en plus d’organiser, à l’époque, des activités pour le défunt club Les Bouts en train. Maintenant, elle fait un peu la même chose pour le Club de l’âge d’or de la municipalité.
Femme impliquée, elle dira avec fierté que sa plus belle réussite est « ma famille. » D’ailleurs, elle a écrit un livre Comme je vous ai aimés, qui rend hommage à sa famille. Humblement, Mme Gemma Gendron mentionne « je suis surprise parce que je me disais, il y en a d’autres. Je fais du bénévolat pas pour être récompensée, mais ça fait un petit velours. »
Tout en expliquant la nature de la reconnaissance, la députée-ministre Bibeau mentionne qu’un comité jeunesse, composé de jeunes âgés de 16 à 24 ans, a fait la sélection. « Pour eux, c’est une belle occasion de prendre conscience de c’est quoi s’impliquer dans la communauté. »

Prévention de la maltraitance

Prévention de la maltraitance

Plus de 150 personnes du territoire en savent un peu plus sur la façon de détecter et de combattre la maltraitance. Le récent brunch-théâtre organisé par le comité bientraitance de la Table de concertation des personnes aînées du Haut-Saint-François leur a permis d’en apprendre davantage sur le sujet.
L’activité tenue au Centre communautaire de Dudswell se déroulait dans le cadre de la Journée mondiale de la prévention de la maltraitance envers les personnes aînées. Une troupe de 18 comédiens d’Argenteuil a présenté une pièce de théâtre intitulée Faudrait pas prendre grand-mère pour une dinde et grand-père pour son dindon. Cette présentation comprenait 14 saynètes illustrant des situations de maltraitance. Le préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert G. Roy, président d’honneur pour l’occasion, a procédé au lancement de la Charte de la bientraitance. Il s’agit d’une déclaration qui propose aux personnes œuvrant auprès des aînés ou qui les côtoient d’adhérer à sept principes.
L’organisation DIRA-Estrie (Centre d’aide aux aînés victimes de maltraitance) a fait une présentation sur les différents rôles que les gens peuvent jouer dans un contexte de maltraitance, soit prévenir, repérer, reconnaître, accompagner et autres. Outre les personnes aînées du territoire, des bénévoles, représentants d’organismes communautaires et membres de l’équipe du soutien à domicile du CLSD et élus participaient à la rencontre.

Musique aux sommets

Musique aux Sommets à Chartierville

Le festival Musique aux Sommets à Chartierville poursuit sur sa lancée amorcée l’année dernière. L’engouement de la population et des visiteurs se maintient et s’est même accru au cours de la deuxième édition, avec une évaluation de 3 000 personnes.
Jean Bellehumeur, membre du comité organisateur, est fort satisfait, particulièrement des nouveautés qui ont bien fonctionné. La deuxième édition présentait, entre autres, trois spectacles différents sur autant de soirées avec l’artiste Kim Richardson, l’Orchestre symphonique de Sherbrooke (OSS) avec les artistes Rick Hughes et Sylvain Cossette ainsi que Marie-Onile, participante à La Voix. « On a réussi à attirer plus de monde pour les spectacles », de préciser M. Bellehumeur. Les organisateurs avaient installé un chapiteau plus grand que l’année dernière et rempli au maximum soit 1 000 personnes pour la représentation du samedi soir avec l’OSS et les deux artistes invités sur la musique thématique des Beatles.
Cette prestation a été appréciée de plusieurs. « J’ai adoré, j’ai pleuré sur Hey Jude. Pour moi, c’est la plus belle époque », d’exprimer Ginette Djinn Bertrand, de Scotstown. « J’ai trouvé ça original, entraînant. C’est de la musique pour tout le monde », de dire en cœur Jeanne D’Arc Simard et Robert Boudreau de Sherbrooke. « C’est super excellent, très tien », de lancer Gisèle Martin de Brossard, mais originaire de Chartierville, qui était accompagnée pour l’occasion d’une amie de Cannes, en France, Thauh Mai Giovannetti. Outre les spectacles, le méchoui a affiché complet avec 225 personnes tandis que la danse sous l’abri-bois a attiré plusieurs amateurs.
Parade
Autre volet, la parade a attiré son lot de visiteurs. Bien que le nombre de municipalités participantes ait diminué, le défilé s’est allongé. « On a eu moins de municipalités, mais on a eu des chars allégoriques de privés, de fermes. On a eu un forgeron sur un char allégorique et des autos antiques. La parade était une fois et demie plus longue que l’an passé », d’exprimer avec fierté M. Bellehumeur. Ce dernier ajoute que les organisateurs ont centralisé l’ensemble des activités, jeux gonflables, jeux forains, le village allemand avec une douzaine d’exposants et autres sur la rue Principale ou dans le stationnement de l’église, facilitant ainsi l’accès aux visiteurs.
Satisfait de l’achalandage, M. Bellehumeur croit que les responsables atteindront les objectifs financiers prévus. Les prévisions budgétaires frôlent les 100 000 $. Les intervenants ont récolté davantage de commanditaires et plus de revenus dans l’ensemble, de mentionner le membre du comité organisateur. La municipalité pour sa part injecte 25 000 $ dans l’aventure. Le maire Denis Dion est d’avis que c’est de l’argent bien investi. « Oui, je suis satisfait. Ç’a été à la hauteur de nos attentes. Je pense que les gens croient au festival. L’an passé, ça nous a amené un promoteur de Sherbrooke qui a acheté 600 acres dans la montagne pour faire «Lauz Altitude». Il a engagé trois personnes. Un autre promoteur de Chartierville qui avait des terres veut faire des lots. Le Domaine des sentiers frontaliers ça pourrait créer 20 résidences. La volonté pour la municipalité c’est d’amener plus de résidents. On a un beau coin de pays à couper le souffle. Un investissement, c’est rare que ça paye la première année », précise le maire Dion.
En ajoutant que la décision de faire une troisième édition incombait aux membres du conseil municipal et des bénévoles disponibles, le maire se montre confiant en l’avenir. « Si c’était juste de moi, il y aurait une troisième édition. La troisième année va ouvrir la porte aux nouveaux commanditaires qui attendent après la deuxième année pour s’impliquer. » Effectivement, M. Bellehumeur mentionne que des géants comme Loto-Québec attendent quelques années avant d’appuyer un festival.
Magie
Pour le maire Dion et M. Bellehumeur, la magie était encore là cette année. Les citoyens de Chartierville se sont impliqués à fond. « Les sous, c’est important, mais les bénévoles, c’est l’huile de bras et c’est important ça aussi », de souligner le maire. Outre tout cet aspect, M. Bellehumeur mentionne que le festival permet de développer « une belle camaraderie dans le village et ça, ça ne s’achète pas. »

Musique aux sommets
Musique aux sommets
Festivillage à Saint-Mathias- de-Bonneterre

Festivillage à Saint-Mathias-de-Bonneterre

Encore cette année, le traditionnel Festivillage à Saint-Mathias-de-Bonneterre, qui coïncide avec la compétition de tirs à l’arc organisé par le club Les Flèches Filantes, a fait le plein de participants avec plus de 175 personnes pour le souper et un nombre de 75 tireurs.
Claude Vachon, responsable de la compétition et président du club, était fier de la participation des tireurs à cette 15e édition, mais par-dessus tout du parcours et des cibles. C’est avec une fierté évidente qu’il dit « les tireurs trouvent qu’on est parmi les plus beaux au Québec. On a des participants de La Tuque, Val-d’Or, Mont-Laurier, Sherbrooke, Orford et d’ici. On a 30 cibles animalières en 3 D installées à différentes distances et de différentes grosseurs. »
Pour ajouter à la compétition, M. Vachon mentionne qu’un concours amical est organisé à la fin de la journée et consiste à tirer sur le chevreuil mobile. Le meilleur tir gagne la cagnotte.
La journée s’est complétée avec un méchoui indien, feu de camp et chansonnier.

La nuit du pont couvert de Gould

La nuit du pont couvert de Gould

Les soubresauts de Dame nature n’ont pas empêché les adeptes de La nuit du pont couvert à Gould, dans le canton de Lingwick, de se détendre, s’amuser, se baigner, festoyer, et ce dans une ambiance de franche camaraderie.
Tout au long de l’après-midi du samedi, les gens arrivaient sur place dont plusieurs avec leur tente sous le bras cherchant un endroit au fond du champ ou près de la rivière, histoire de se réveiller au clapotis de l’eau. Lentement, les gens se mettaient dans l’atmosphère. Plusieurs ont profité du temps chaud pour faire une saucette dans la rivière. Annie Michele et Véronique Bégin, toutes deux de Sherbrooke, en étaient à leur deuxième édition. « On a la paix, la nourriture est bonne, on a la rivière, la nuit, les étoiles, c’est magique. » Annie Michele avait exposé l’an passé, mais cette année, elle est venue profiter pleinement du site. Les deux filles ajoutent « la propreté des lieux, c’est écologique, on n’a pas peur de se promener pieds nus. » Elles mentionnent avoir amené six autres amis. À sa première participation, Alice Berteyac, membre de la crêperie mobile Crêpe-moi.com, était ravie. « C’est le fun. Les gens sont relax; ça les dérange pas d’attendre et après ils disent que c’est bien bon. C’est mon genre de festival. »
Comme à l’habitude, une quinzaine de kiosques avec des produits fort variés lumière, vase, vitrail, produits de bois et autres étaient sur place. Les visiteurs ont même eu l’occasion de mettre la main à la pâte en participant à la mosaïque à gogo. « L’an passé, les participants avaient fait des dessus de table et cette année c’est des yeux pour le pont », d’expliquer Jonathan Audet, directeur de l’événement. Encore cette année, plusieurs personnes ont profité de la présence du barber shop tandis que le piano-bar contribuait à ajouter à l’atmosphère à l’intérieur du pont McVetty-McKenzie. Un peu plus bas sur le terrain, on trouvait également des exposants et le grand cirque de mots le Grand Oratorio Ubuesque Littéraire Dérimé, G.O.U.L.D. avec Michel Vézina, Maxime Nadeau et des invités. Tout était en place pour le plaisir, mais il y avait un espace privilégié pour l’information avec le kiosque « Elle n’a pas dit oui » ainsi que Les Éditions du remue-ménage, maison d’édition féministe.
Avec tout ça, un coin était consacré à la jeunesse avec les membres Parkour de Sherbrooke. Les jeunes et moins jeunes ont eu droit à une démonstration suivie d’atelier avec petits trucs. Plusieurs ont profité de l’occasion pour mesurer leur habileté.
Bien entendu, le moment fort du microfestival écoresponsable est les prestations à l’intérieur du pont. Démonstration d’une troupe de danse orientale tribale et fusion par Tribu Nahima, suivie des nombreux artistes, le tout sous l’animation du slameur David Goudreau et complétée par DJ Funk, le pont constituait l’apothéose d’une soirée magique. Un peu plus de 600 personnes ont participé à la dernière édition en incluant les artistes et membres du comité organisateur. La vente de billets s’est avérée moins fructueuse que l’année dernière avec 400 comparativement à 500. Toutefois, M. Audet est satisfait « On fait quand même nos frais. L’événement est rentable. » Le directeur du microfestival attribue cette diminution à la température incertaine et peut-être le coût du billet qui est passé de 20 $ à 40 $. Tout de même satisfait, M. Audet mentionne « le coût est quand même raisonnable. On offre beaucoup de choses et cinq spectacles. L’ambiance est restée bonne. » Outre la vente de billets et de bières, l’organisation compte sur l’appui de plusieurs commanditaires. Mentionnons que l’événement est chapeauté par le Centre culturel Oscar-Dhu.

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