Pierre Hébert

Pierre Hébert

Pierre a été directeur général du Journal pendant 32 ans, de 1991 à 2023.
UNE-Invisible

Journée nationale du travail invisible

Les mères de famille, thème de la journée nationale du travail invisible et l’avenir du mouvement de l’AFEAS, retenaient l’essentiel des discussions lors du récent brunch annuel qui se déroulait à la salle des Chevaliers de Colomb à East Angus.

Près d’une centaine de personnes incluant de nombreux dignitaires, Robert Roy, préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Lyne Boulanger, mairesse d’East Angus, Marc Boudreau, attaché politique de Marie-Claude Bibeau, ministre du Développement international et de la Francophonie et députée de Compton-Stanstead, France Lebrun, directrice générale du CAB du HSF, ainsi que le curé Daniel Gilbert de la paroisse Saint-François de Laval participaient à cette 17e édition. Émilienne Mampuya, présidente d’honneur, pour l’occasion, et présidente régionale pour l’AFEAS, a présenté un bref survol des nombreuses réalisations de l’organisme depuis sa création. Que ce soit les luttes pour l’équité hommes-femmes, la dignité pour les femmes, la conciliation travail-famille, l’assurance parentale et bien d’autres ont contribué à améliorer la situation des femmes et de la communauté au sens large.

« Le mouvement a apporté tant de changements dans la vie des femmes. Les jeunes ne se rendent pas compte. Ils croient que les droits sont acquis. » Mme Mampuya reconnaît que le mouvement perd des membres au fil des années. Elle lance un cri d’alarme pour recruter les jeunes. Elle soulève différentes idées comme aller dans les écoles. « On attend les idées pour trouver comment ce mouvement peut continuer à desservir. » Dans un autre ordre d’idée, la présidente d’honneur félicite l’AFEAS d’East Angus pour ses 50 années d’implication et réitère l’importance de reconnaître le travail invisible.

Mères de famille

Le mouvement local a profité de l’occasion pour rendre hommage à trois mères de famille de différentes générations. Sylvianne Lagueux, mère de quatre enfants, Jocelyne Monty ainsi que Hélène Laflotte, mères de six enfants, ont reçu un certificat pour le travail qu’elles accomplissent au sein de leur famille et de la communauté.

Le curé Daniel Gilbert mentionne « le travail invisible, on le voit tous les jours chez les gens qui aident, apportent de l’amour et de l’espoir aux autres. » Le préfet Robert Roy ajoute « merci pour le temps que vous prenez à nous soigner et celui que vous donnez en dehors de la famille. » Lyne Boulanger souligne les valeurs profondes véhiculées et défendues par l’organisme alors que France Lebrun mentionne que le travail invisible est porteur d’espoir et de vie.

Carole Blais, présidente de l’AFEAS d’East Angus, souligne l’implication sociale du mouvement au cours des 50 dernières années à améliorer la condition féminine ainsi qu’à promouvoir l’égalité homme/femme. Jacqueline Ponton, présidente de l’Entourlaine, rappelle l’importance de cette journée qui est de « sensibiliser nos gouvernements à la valeur sociale et économique du travail invisible, c’est-à-dire non rémunéré, et à la nécessité d’en tenir compte lors du calcul de notre richesse nationale, le produit intérieur brut (PIB). » Mme Ponton mentionne « dans une étude américaine conduite en 2013, le travail d’une mère au foyer se chiffrait à 94 heures par semaine et le salaire qu’elle devrait recevoir serait de 126 866 $, soit environ 26 $ par heure travaillée. Si le montant total vous paraît astronomique, rappelez-vous que la mère est pluricompétente; elle a plusieurs métiers, qu’elle n’a ni congé payé, ni chômage. »

Golf Bury

Le golf Pen-Y-Bryn à Bury survit à une fermeture prévue

Volte-face pour l’avenir du golf Pen-Y-Bryn à Bury. Faute de relève pour reprendre le site en main et exaspérée d’y engouffrer de l’argent pour assurer sa survie, la municipalité avait annoncé en décembre dernier la fermeture du complexe vieux de plus de 100 ans. Rebondissement, un citoyen, Randy Chapman, s’est entendu avec les autorités municipales pour relancer le golf pour la prochaine saison.

« On a accepté le contrat lors de la dernière séance du conseil », d’exprimer le maire de Bury, Walter Dougherty. La municipalité continuera à donner un coup de main au nouveau concessionnaire, mais dans une mesure bien moindre, assure le maire. « On va contribuer, mais moins que l’an passé. Cette année, on va juste aider dans l’entretien du terrain et le bris d’équipement. Aussi, un peu de training et l’engrais pour les verts. Le conseil a accepté de payer pour l’ouvrage de maintenance. » M. Dougherty estime que le montant, dont une bonne partie, sera en temps, pourrait s’élever approximativement à 16 000 $ comparativement à 32 000 $ l’année dernière.

Le contrat est d’un an renouvelable. M. Dougherty estime qu’il s’agit d’une bonne chose pour la municipalité. « Même si on doit aider un peu, ça amène du monde et ça donne des services à la municipalité. Les prix avaient été augmentés l’année dernière, M. Chapman va les ramener au tarif de 2015. On veut que ça continue, si tout va bien pour les deux parties. Il y a des clauses. Si le concessionnaire ne fait pas une bonne job, la municipalité peut se retirer », de compléter le maire de Bury.

UNE-Airpole

Le projet Airpole n’arrive pas à décoller

Le projet de centre d’excellence en sûreté aéroportuaire Airpole, lancé en grande pompe en 2015, a du plomb dans l’aile. Faute d’intérêt de la part des deux paliers de gouvernements, les responsables doivent revoir le projet ou tout simplement l’abandonner.

Bernard Ricard, président d’Airpole et directeur adjoint au CLD du Haut-Saint-François, confirme que la demande de subvention totalisant 22 M$ aux paliers de gouvernement fédéral et provincial n’a pas atteint l’objectif. « On n’a pas réussi à intéresser le fédéral et le provincial. Les deux paliers nous disent que la demande ne correspond à aucun programme. On croyait que notre projet pouvait mettre le Québec sur la map, mais ça ne semble pas susciter d’intérêt. » M. Ricard attribue la cause peut-être au fait que l’aéroport de Toronto ouvre son site d’entraînement pour les pompiers à d’autres. Il ajoute également que les aéroports américains ciblés comme clients potentiels ne sont plus certains. « On entend dire que les aéroports ciblés aux États-Unis auraient des directives de s’entraîner aux États-Unis. » D’autre part, l’entente avec l’Association du transport aérien international (IATA) censé faciliter la recherche de clients est suspendue jusqu’au développement des infrastructures, s’il y a lieu. D’ailleurs, les formations théoriques qui devaient se dérouler en 2016 n’ont pas eu lieu, obtenant un nombre insuffisant d’inscriptions.

Rappelons que le projet qui devait prendre son envol en 2016 sur le site de l’aéroport de Sherbrooke, dans le Haut-Saint-François, comprenait trois phases soit la création d’un centre de formation en milieu réel avec trois plateaux: simulation d’incendie, simulation d’écrasement d’avion et exercice de prise d’otage. La seconde phase était la création d’une vitrine industrielle et la troisième, un centre de test d’intégration des technologies et d’équipements. À l’époque, on parlait de créer 840 emplois en région sur dix ans dont une vingtaine de personnes travailleraient directement chez Airpole. Les retombées économiques liées aux travaux de construction étaient estimées à 14,6 M$.

  1. Ricard ne lance pas la serviette pour autant. « On est en train de retravailler le projet, nos hypothèses de marché. On va refaire la tournée. L’envergure du projet pourrait être moins importante. » M. Ricard est d’avis que la phase I soit le centre d’entraînement réparti en trois plateaux, évalué à 12 M$, était le plus réalisable et offrait le plus de potentiel. Ce volet sera revu à petite échelle et vérifier l’intérêt du marché. « La formation pourrait être destinée aux petits aéroports du Québec », de lancer le président d’Airpole. Pour le reste, on prévoit attendre la suite des choses.

Interrogé à savoir si les gens n’ont pas vu un peu trop grand, M. Ricard ne croit pas. « On n’est pas les seuls à y croire, il y a les deux organismes de développement (CLD du Haut-Saint-François, Sherbrooke Innopole), le milieu, la Conférence régionale des élus (CRÉ) de l’Estrie à l’époque. Il y a eu des efforts et du temps d’investis. Je suis convaincu que dans la phase I, il y a des morceaux qu’on est capable de réaliser. »

SPORT-Hugo

Hugo Roy de Cookshire-Eaton s’impose

Le capitaine du Phoenix de Sherbrooke, Hugo Roy, de Cookshire-Eaton, a été nommé joueur le plus gentilhomme et efficace de la LHJMQ lors du récent Gala des Rondelles d’or, présenté à Québec.

« Je suis surpris, car il y avait quand même deux autres bons joueurs. C’est une grande fierté pour moi. La première chose que j’ai pensé, c’est d’avoir mon nom à côté des légendes comme Daniel Brière. Ça donne chaud au cœur, c’est une sorte d’accomplissement. » Hugo a enregistré que quatre minutes de punition en 68 matchs. « Mes deux pénalités mineures, je les ai eues dans le même match », de préciser le capitaine du Phoenix. Cet athlète avait obtenu qu’une seule punition mineure de deux minutes l’année dernière. Cette haute distinction s’ajoute à une magnifique saison pour le hockeyeur de Cookshire-Eaton. « J’ai eu une saison extraordinaire. J’ai eu 32 buts pour un total de 60 points en 68 matchs. L’an passé, j’avais eu que 20 points et j’ai été nommé capitaine à Noël. » Celui qui en sera à sa troisième et dernière saison, l’automne prochain, envisage une bonne année pour le Phoenix. « Je suis optimiste pour la prochaine saison. On n’a pas beaucoup de départs. »

Camp de la LNH

Après s’être accordé un repos de trois semaines, Hugo Roy s’est remis à l’entraînement. « Mon objectif est de participer à un camp de la LNH cet été. J’attends une invitation pour un camp de développement. Si tout va bien, je devrais recevoir une invitation », de lancer avec assurance le jeune homme.

actualite HSF

Poursuite de près de 3 M$ contre Valoris

Une autre tuile s’abat sur la tête de Valoris. Cette fois, c’est l’entreprise Sherbrooke OEM, qui a obtenu le contrat pour mettre en place le système de traitement du centre de traitement des matières résiduelles de Bury, qui le poursuit pour près de 3 millions $.

La Régie intermunicipale du centre de valorisation des matières résiduelles du Haut-Saint-François et de Sherbrooke est sommée de payer 2 993 282 $. Comme le rapporte le quotidien La Tribune, Sherbrooke OEM a obtenu le contrat pour la conception, la fabrication et l’installation des trois chaînes de tri pour les matières résiduelles (ligne résidentielle), pour les matières résiduelles, industrielles, commerciales et industrielles (ligne ICI) ainsi que pour les matières résiduelles provenant des activités de construction, de rénovation et de démolition (ligne CRD).

Mentionnons qu’une autre procédure légale intentée par Construction Gératek, pour des travaux de construction effectués pour Valoris, demeure en attente. Toutefois, il semblerait qu’une entente dans cette cause serait sur le point d’être approuvée par les deux parties.

Cookshire occupée

Une année occupée à Cookshire-Eaton

Selon le maire de Cookshire-Eaton, Noël Landry, l’année 2016 en a été une fort occupée sur le plan économique, touristique, professionnel et autres.

À sa liste de réalisations, le maire mentionne la mise sur pied de la Corporation de développement Cookshire-Eaton Innovation, qui a entraîné dans son sillage l’annonce de projets concrets. Y figure également la mise en place, avec la participation de Tourisme Cantons de l’Est, du concept Coeur Villageois. L’initiative a suscité le partenariat public-privé qui a donné naissance à la Maison de la Culture John-Henry-Pope. « Il y a eu un investissement de 30 000 $ par la ville », d’exprimer Noël Landry.

Toujours au volet touristique, l’amorce du projet du Parc du barrage à Sawyerville, évalué à 300 000 $ sur trois ans et subventionné pour plus du tiers par Hydro-Québec et le ministère de la Faune, marque un premier pas. Le projet consiste à créer des sentiers d’interprétation de la flore et de la faune tout en préservant un milieu humide.

Dans un autre ordre d’idée, l’inauguration du Centre de formation en sécurité incendie, situé à proximité de l’aéroport de Sherbrooke, se veut un actif à l’échelle estrienne. La réalisation du projet avec la collaboration du Centre 24-Juin sert d’endroit pratique pour l’accréditation des pompiers de la région.

Au chapitre des acquisitions, l’achat de l’église à Sawyerville en vue de créer un centre communautaire et d’un terrain à Cookshire pour accueillir le Centre des femmes La Passerelle sont identifiés comme des éléments significatifs pour le maire Landry. La réfection de la rue Castonguay pour un montant de 500 000 $, les travaux en régie de l’ordre de 200 000 $ et la recherche en eau dans le secteur Johnville dans la perspective d’un développement futur s’inscrivent sur la liste des réalisations au cours de la dernière année.

Projets

Des projets sont sur la table pour l’année en cours. De ce nombre, la construction d’une nouvelle station d’épuration à Johnville prévue au coût de 1 M$, subventionnée à 66 %, arrive en tête de liste. La construction d’un nouveau centre communautaire à Johnville, conditionnelle à la subvention, est également bien placée parmi les réalisations à venir. La vente de terrains résidentiels dans ce secteur et la réfection de la rue Sawyer à Cookshire, un projet de près 700 000 $ subventionné par la taxe de retour sur l’essence s’inscrivent parmi les principales choses à faire au cours des prochains mois. À cela s’ajoute une foule d’autres initiatives réparties sur l’ensemble du territoire de Cookshire-Eaton.

« Depuis 2010, nous avons eu de grosses années. On n’a jamais eu en bas de 5 M$ octroyés en permis de construction de toutes sortes. Les quatre dernières années, c’est plus de 6 M$ », d’exprimer M. Landry. Pour ce dernier, cela démontre la vitalité et le dynamisme de la municipalité.

Josée Pérusse

Plus de 8 000 $ pour Josée Pérusse

Elle a donné pendant plusieurs années de son temps dans différents organismes et causes. Maintenant, c’est à elle de recevoir. C’est avec émotion et surprise que Josée Pérusse de Cookshire-Eaton a accepté le chèque de 8 138,98 $ amassés lors de la récente soirée-bénéfice, qui se déroulait au Pub Central d’East Angus. Cet argent se veut un baume pour cette femme qui se bat contre un cancer du poumon.

Littéralement sans voix, Mme Pérusse n’en revenait tout simplement pas. « C’est un gage d’amour incroyable. Je ne vous remercierai jamais assez », lance-t-elle tout en larmes et la voix chancelante aux membres du comité organisateur. Plus d’une centaine de personnes ont participé au souper-bénéfice sans compter les autres participants. Les recettes du repas, des chèques cadeaux, vente à l’encan, de moitié-moitié, du karaoké et une remise de 20 % des profits du bar ont permis d’amasser cette somme hautement appréciée de la destinataire.

Mme Pérusse, qui a participé quelques heures à la soirée-bénéfice, était surprise du nombre de personnes présentes. « J’étais surprise. J’ai donné la main à tout le monde. C’était des genres de retrouvailles pour moi. J’ai vu des chums de filles et du monde d’un certain âge. »

Argent

Mme Pérusse, qui est seule pour assumer ses besoins, apprécie la générosité témoignée à son égard. « Les gens sont généreux. Ça coûte cher d’être malade. Ça engendre plein d’autres médicaments sans compter les coûts de stationnement et l’essence pour se rendre à l’hôpital », explique-t-elle. Outre cet aspect, elle a une bonne idée à quoi va servir cet élan d’amour. « Je vais m’acheter un bon matelas et un La-Z-Boy. Je ne suis pas capable de dormir. Je ne suis pas confortable à nulle part. Je marche partout dans la maison. » Elle est convaincue que des nouvelles acquisitions lui permettont de mieux récupérer.

Émue, cette mère de famille avait une bonne nouvelle. « Mon médecin a dit que mon cancer avait régressé de beaucoup. » Elle qui subit des traitements de chimiothérapie et de radiothérapie mentionne que le médecin lui a prescrit un traitement de radiothérapie au cerveau en guise de mesure préventive.

Femme dynamique et impliquée dans sa communauté, Mme Pérusse admet que sa vie a basculé du jour au lendemain. « Quand tu es active et que tu arrêtes de travailler du jour au lendemain, que tu n’es pas capable de passer ton balai, c’est dur. » Malgré cette épreuve difficile, cette résidante de Cookshire-Eaton puise son énergie à travers les membres de sa famille, ses proches, amis et autres personnes qu’elle côtoie à l’hôpital. « Dans le département où je fais ma chimio, on est tous pareils. On se bat pour vivre. Chacun a son histoire et ça vient donner une leçon. »

Optimiste dans l’avenir et dynamisée par la dose d’amour qu’elle vient de recevoir, Mme Pérusse lance « j’ai donné et je vais donner encore, ce n’est pas fini. »

actualite HSF

La majorité des maires solliciteront un nouveau mandat

La majorité des maires du Haut-Saint-François, soit huit sur 14 municipalités, ont confirmé leur intention de solliciter un renouvellement de mandat en marge des élections municipales, qui se dérouleront en novembre prochain. Les maires de cinq municipalités soit Cookshire-Eaton, Dudswell, Newport, La Patrie et Lingwick ont manifesté leur retrait de la vie politique au terme de leur mandat.

Les retraits

Le maire de Cookshire-Eaton, Noël Landry, a déjà annoncé son retrait de la vie politique. Il complètera 7 ½ ans au siège de maire. Âgé de 79 ans, M. Landry estime que c’est le temps de se retirer et passer à autre chose. Pour sa part, le maire de Dudswell Jean-Pierre Briand se retire après un mandat. « Mon enthousiasme n’est plus le même. J’ai accompli ce que je voulais accomplir et je suis en train de redémarrer une entreprise. » Ce dernier est particulièrement satisfait de la réorganisation de l’appareil municipal et de l’ajout d’un urbaniste et un coordonnateur en loisir, culture et communautaire. À La Patrie, Bruno Gobeil fera de même. La conciliation travail, vie personnelle et l’engagement en terme de temps que nécessite les fonctions de maire ont pesé lourd dans la balance. « Si on veut faire du bon travail, il faut y mettre du temps », d’exprimer M. Gobeil. « Je suis satisfait dans le sens où j’ai donné le maximum. Ce qu’il était possible de faire a été fait. » À Lingwick, le maire Marcel Langlois tient sa parole de faire un seul mandat. « Au départ, j’avais annoncé que je ferais un seul mandat. À la fin, j’aurais 80 ans. Le reste de ma vie, je vais le consacrer à mon épouse. » Le maire sortant est satisfait de son mandat et de toute l’équipe municipale. « Nous avons modifié la façon dont est gérée la municipalité. Nous avons précisé les rôles et le fonctionnement du maire, des conseillers et de la direction générale. On a modifié le modèle de rémunération des élus pour rendre ça plus égal. Le gros du travail a été de faciliter et encourager la vie en communauté », d’exprimer M. Langlois.

Les renouvellements

Au chapitre des renouvellements, la mairesse d’Ascot Corner, Nathalie Bresse, sollicitera à nouveau la confiance de ses électeurs. « Il y a des dossiers de commencés et je veux les porter jusqu’au bout. Je pense qu’on a fait des changements positifs et j’ai encore la flamme. » Mme Bresse effectue un deuxième mandat à la tête de la municipalité. À Bury, le maire Walter Dougherty mentionne « je ne suis pas décidé à 100 %, mais c’est plus oui que non. Je trouve que ça va bien. On a le projet de caserne d’incendie qui est commencé. » M. Dougherty effectue son deuxième mandat consécutif au poste de maire. Heureux et satisfait de son expérience, le maire de Chartierville, Denis Dion, sollicitera un renouvellement de mandat. « Il y a de beaux projets à long terme et j’aimerais faire partie de ça. » M. Dion a succédé au maire Jean Bellehumeur à mi-mandat. « La première année, c’est beaucoup d’apprentissage, mais je suis prêt », complète-t-il. Du côté d’East Angus, la nouvelle mairesse, Lyne Boulanger, a déjà annoncé ses couleurs. Celle qui était conseillère depuis 16 années et qui a remplacé, en décembre dernier, le maire sortant Robert Roy, maintenant préfet de la MRC, se dit prête pour cumuler les fonctions de maire. De son côté, le maire de Hampden, Bertrand Prévost, est clair en lançant « oui, il y a encore de l’ouvrage à faire. Je finis mon deuxième mandat. Ça prend un mandat pour connaître les ficelles. Ça va être mon troisième mandat et ça sera le dernier. Le bateau va bien, mais y reste encore des bons dossiers comme la 257. » Si M. Prévost est élu, il confirme déjà que ça sera son dernier terme. À Saint-Isidore-de-Clifton, le maire Yann Vallières sollicitera un deuxième mandat. « On a amorcé une restructuration complète à la municipalité. On a des projets en cours et je veux les terminer. J’ai adoré mon premier mandat et l’expérience de maire. C’est très difficile, très occupant, mais on a un accès direct avec la population. On travaille pour le bien commun », complète-t-il. À Weedon, le maire Richard Tanguay demandera un renouvellement de mandat. « J’y vais pour compléter les dossiers mis en place et qui vont porter fruit. » À titre d’exemple, le maire parle du quartier écologique qui commence à prendre forme et d’autres projets économiques notamment dans le secteur agricole qui pourraient s’avérer intéressants. M. Tanguay est satisfait du travail effectué. « Il y a certains dossiers que j’aurais aimé voir bouger plus rapidement », exprime-t-il, mais satisfait qu’ils soient en mouvement. Pour sa part, le maire de Westbury, Kenneth Coates, mentionne qu’il est tôt pour donner une réponse. Précisant que sa décision n’est pas finale, il manifeste l’intérêt de solliciter un renouvellement de mandat. Celui qui siège au sein du conseil municipal depuis 20 ans à titre de conseiller, puis de maire, estime que la municipalité est en bonne position et souhaite poursuivre dans cette voie. Mentionnons qu’un appel a été fait pour connaître les intentions de la mairesse de Scotstown, Chantal Ouellet. Cependant, elle était en voyage et le journal était sous presse au moment de son retour. Il en est de même pour le maire de Newport, Lionel Roy.

ACTU-Bilan

Corporation de développement Cookshire-Eaton Innovation

Bien que son lancement officiel ne soit prévu que dans quelques semaines, la Corporation de développement Cookshire-Eaton Innovation compte déjà des réalisations à son actif.

L’organisme qui entame, sans trop faire de bruit, sa troisième année d’existence a joué un rôle avec la municipalité et le Centre de développement (CLD) du Haut-Saint-François dans l’arrivée de nouvelles entreprises. L’annonce en janvier dernier de la construction d’une microbrasserie, La brasserie rurale 11 comtés, un investissement global de 3 M$, et l’arrivée des Armoires de cuisine NAC, un projet de 2 M$, contribuent à stimuler l’économie locale et régionale.

Président de la corporation et maire de Cookshire-Eaton, Noël Landry est particulièrement fier du travail accompli. L’organisme est en voie de se structurer et se doter d’un plan d’action, précise-t-il. Pour y arriver, les membres du conseil d’administration ont procédé à l’embauche, il y a un mois, d’un consultant senior pour une période de six mois renouvelable. M. Vincent Cloutier, diplômé en marketing et détenteur d’un MBA, compte plus de 25 années d’expérience dans le domaine. Son mandat sera de jeter les bases de la corporation, entreprendre les démarches qui mèneront à un plan d’action et marketing tout en faisant le suivi des dossiers en cours. M. Cloutier, qui est également chargé de cours à l’Université de Sherbrooke et de Lennoxville, consacrera l’équivalent de trois jours semaine à sa nouvelle tâche.

Le maire Landry mentionne que l’embauche d’une ressource externe était devenue nécessaire. « L’administration interne de la municipalité n’arriverait plus à supporter l’organisme. Il y a de plus en plus d’activités économiques avec le même nombre d’employés à la ville », d’exprimer le maire. Ce dernier souhaite que l’organisme devienne autonome dans un avenir rapproché. « C’est un bras économique qu’on s’est donné pour accroitre la rapidité dans l’approche, le démarchage pour aller chercher de nouveaux clients. On n’est pas la première ville qui fait ça, Magog, Windsor, Sherbrooke, Weedon et Scotstown le font. »

  1. Landry croit que la corporation de développement devrait poursuivre sur la lancée du PDZA (Plan de développement de la zone agricole), dans l’agriculture et la foresterie. Pour lui, la microbrasserie s’inscrit dans le cadre du PDZA et les Armoires NAC dans la foresterie. Satisfait de l’élan de l’organisme, son président mentionne que d’autres projets sont sur la table. « On a des terrains prêts à bâtir à Cookshire et Sawyerville. On est prêt à faire des locations avec option d’achat », de lancer avec conviction le président de la Corporation de développement Cookshire-Eaton Innovation.
Afeas East Angus

L’Afeas East Angus pourrait cesser ses activités faute de relève

Faute de relève, l’Association féminine d’éducation et d’action sociale (Afeas) East Angus pourrait cesser ses activités, et ce, après un peu plus de 50 ans d’activité.

C’est du moins ce que laisse entendre la présidente du mouvement, Carole Blais. « On n’a pas de relève. Les femmes ont le vouloir, mais pas le pouvoir. Elles sont vieillissantes. » Mme Blais rappelle que le mouvement a considérablement contribué à améliorer la condition des femmes que ce soit pour le congé parental, le congé de compassion, la femme collaboratrice, le patrimoine familial et autres. « Les jeunes ne se rendent pas compte du travail de fait. Ils se sentent plus concernés. »

Mme Blais mentionne que l’organisme a mené un sondage auprès des jeunes, effectué des publicités avec les diverses réalisations, sans succès. « On a approché les jeunes, mais ils n’ont pas d’intérêt. Ils travaillent à l’extérieur, ils ont des activités avec leurs enfants les fins de semaine. Avant, c’était plus facile pour les femmes; les activités, c’était une sortie », d’exprimer la présidente.

L’Afeas East Angus compte 16 membres dont neuf sont actives selon Mme Blais. À l’exception de deux femmes, la moyenne d’âge se situe approximativement à 75 ans. L’organisme tiendra son assemblée générale annuelle en mai prochain et l’avenir du mouvement sera à l’ordre du jour.

ACTU-Marc-André Skelling

Marc-André Skelling remet ses gants de boxe

Un peu plus de deux semaines après avoir appris la fâcheuse nouvelle que des traces de cancer étaient apparues dans deux ganglions, Marc-André Skelling, aux prises avec la maladie de Hodgkin, s’apprête à remettre ses gants de boxe pour se battre à nouveau. Le jeune homme de 26 ans d’East Angus ne cache pas que la dernière nouvelle a été dure à avaler. « J’étais pas triste. J’étais vraiment en tabar… C’est plus ça. C’est de la rage plus que de la tristesse. Se faire dire encore on recommence, le même pattern, la même affaire, c’est surtout ça qui est frustrant. »

Pourtant, tout semblait bien aller depuis un certain temps. Marc-André subit un traitement expérimental provenant des États-Unis, mais qui n’est pas encore reconnu par Santé Canada. L’effet de l’intervention ne vise pas à guérir le patient, mais bien à endormir la maladie. Ce qui semble avoir donné de bons résultats puisque depuis juillet dernier, tout semblait au beau fixe pour Marc-André.

Avant de connaître les résultats du dernier scan, dévoilés le 17 mars dernier, Marc-André avait une mauvaise intuition « j’avais dit à ma chum, ce scan-là, je le sens pas. J’avais pas de douleur, mais la manière que j’étais fatigué plus souvent. J’allais faire une sieste en après-midi comme avant. D’habitude, je n’en avais pas besoin. J’étais capable de faire ma journée. Je me suis dit oh fu.. je reviens dans le même pattern. » Il mentionne qu’en décembre dernier, son oncologue, Dr François Castilloux, lui avait mentionné avoir décelé quelque chose. « Il m’a dit qu’il y avait de quoi, mais ne savait pas si c’était une source d’inflammation, d’infection ou quelque chose qui était cancéreux. Il a dit on va le revoir dans trois mois, à l’autre scan, pour voir ce que c’est, si c’est encore là. Mais je m’en doutais, j’aimais mieux pas en parler pour avoir de belles fêtes. »

Sa mère, Muguette Skelling, qui accompagnait Marc-André au moment de la mauvaise nouvelle, était sous le choc d’apprendre que son fils n’avait pas fait part de ses craintes en décembre dernier. « On était sous le choc, mais quand tu apprends une nouvelle comme ça, ce n’est pas le temps de lui taper dessus », d’exprimer son père, André Skelling. « Mais on lui a demandé de jamais, jamais, jamais nous cacher quoique ce soit même si c’est pour nous ménager. De ne pas prendre ça seul. On a toujours été là pour les bons moments comme pour les plus durs et ça va continuer. »

Au moment de la rencontre, Marc-André attendait des nouvelles pour le début des nouveaux traitements. Celui expérimental se poursuit, précise-t-il, « le médecin m’a parlé d’une autre sorte de chimiothérapie plus la radiothérapie. J’attends de savoir quand ça va commencer. » Marc-André et ses parents admettent que la dernière nouvelle n’a pas été facile à prendre, mais il n’est pas question d’abandonner, au contraire. La situation n’est pas facile à vivre au quotidien, mais la famille de Marc-André avec ses frères et leur compagne profite au maximum des beaux moments qu’ils passent ensemble. « En fin de semaine, on est allé à la cabane. On savoure ces petits moments qu’on apprécie. » Mme Skelling ajoute que d’autres beaux moments se pointent dont la naissance de nouveau-nés. La conjointe du plus jeune frère de Marc-André devrait donner naissance au cours des prochains jours et celui-ci en sera le parrain. Son autre frère devrait vivre la même expérience en septembre. « Ces beaux moments, ça aide », d’exprimer Mme Skelling.

Tous ensemble avec Marc-André poursuivent le combat et leur implication dans le milieu. Le jeune homme sera le président d’honneur de la collecte de sang qui se déroulera le 5 avril prochain au Centre de formation professionnelle de Lennoxville et les membres de sa famille seront présents pour donner de leur sang. Fort de l’amour et des témoignages d’appui, Marc-André n’a pas l’intention d’abandonner même si parfois la route présente des embûches.

ACTU-Maire

Lyne Boulanger sur les rangs

Trois mois après être installée dans le fauteuil de maire, Lyne Boulanger annonce qu’elle sollicitera un mandat au poste de maire d’East Angus lors de l’élection du 5 novembre prochain. « Ce nouveau défi amène une nouvelle énergie qui sommeillait en moi », déclare-t-elle.

Rappelons que Mme Boulanger a succédé au maire Robert Roy, qui a quitté ses fonctions pour cumuler celles de préfet de la MRC du Haut-Saint-François.

Conseillère municipale depuis 2001, Mme Boulanger estime qu’elle en est rendue à cette étape « et je suis très fière d’avoir accepté ce nouveau défi. Dans les dernières années, nous avons accompli beaucoup de changements, notre image a changé, énormément de travail a été fait et il y a encore beaucoup d’autres projets que je veux mener à terme. »

Mme Boulanger mise sur ses 16 années d’expérience, sa connaissance des dossiers ainsi que sur sa détermination et sa ténacité, dit-elle, pour relever les défis à titre de maire.

ACTU-Haiti

Aide humanitaire en Haïti

Même si elle estime que ses visites annuelles à l’orphelinat de la Congrégation des Petites Sœurs de Sainte Thérèse en Haïti équivalent à une goutte dans l’océan. Force d’admettre que depuis neuf ans, Carmen Simard et les personnes qui l’ont accompagnée au fil de ces années ont déversé plusieurs gouttes qui sont devenues un ruisseau, puis une rivière de changements, amenant sur son passage de nombreuses améliorations pour les orphelines âgées de 5 à 18 ans.

Comme chaque année, Mme Simard accompagnée cette fois de Céline Saint-Pierre, de son conjoint Rhéal Rouleau, et d’une jeune mère de famille Anne Pharisa Jaquet, se sont présentés sur place les mains pleines d’accessoires et un projet, celui de réparer les bâtiments pour recevoir trois toilettes et des douches. « On avait huit valises avec nous et on avait envoyé par bateau un baril comprenant divers objets scolaires, des livres, des draps et autres », d’exprimer Mme Simard.

La délégation du secteur Johnville à Cookshire-Eaton et de Martinville a débarqué avec 4 000 $ US en poche pour réaliser le projet de rénovation de toilettes et de douches. Cet argent, comme l’explique Mme Simard, est investi sur place et sert à payer les matériaux et la main-d’œuvre. « Ça donne du travail aux gens du pays », explique-t-elle. Les travaux étaient supervisés par M. Rouleau. « C’était un gros projet de refaire les toilettes. Il fallait creuser à la main la fosse septique. Les ingénieurs là-bas avaient fait les devis », d’expliquer M. Rouleau. Outre l’argent pour réaliser les travaux, le groupe disposait d’une enveloppe de 850 $ US pour l’achat de nourriture. « C’est grâce à Caritas Estrie », de préciser Mme Simard.

Notre délégation a passé cinq jours sur place à Petite Rivière de l’Artibonite où est situé l’orphelinat. Outre les travaux liés au projet, le quatuor québécois avec de l’aide a épierré à la pioche une partie du terrain et enlevé les roches pour permettre aux jeunes de jouer. « On a essayé de ramasser les déchets. C’est pas dans leur culture de ramasser les déchets. Il y en a partout », d’exprimer Mme Simard.

Pour sa part, Mme Pharisa Jaquet a mis ses talents artistiques à l’œuvre en effectuant, avec l’aide de Mme Saint-Pierre et des orphelines, des dessins sur les murs et un gigantesque cœur où les filles apposaient leurs mains. « Elles étaient émerveillées et épanouies », d’exprimer l’artiste. Habituée à faire ce genre de mission, Mme Simard mentionne que le groupe est toujours attendu. « Les religieuses parlent de nous à l’évêque que nous avons rencontré. » Quant aux orphelines, « elles se regroupent autour de nous, nous touchent. On fait des bingos avec elles et autres jeux. Elles nous présentent un spectacle à notre arrivée et à notre départ », mentionne Mme Simard. « Là-bas ajoute-t-elle, les orphelines participent à toutes les tâches que ce soit la cuisine, le lavage. Les plus grandes vont au marché. »

Lors de leur passage, la délégation remet plusieurs présents aux orphelines soit vêtements, bijoux, montre, batteries de rechange, livres scolaires, brosse à dents et des serviettes hygiéniques lavables, ce qui est particulièrement apprécié des jeunes filles, précise Mme Pharisa Jaquet. Les orphelines ont également reçu des articles provenant d’une cinquantaine d’élèves de l’école de Waterville ainsi qu’une lettre personnalisée.

Au cours de leur périple, le trio s’est arrêté à l’école située à Papaye remettre divers articles aux élèves qui sont parrainés par des Québécois. Ces derniers défraient entre autres les études de leur étudiant parrainé. Le groupe prend des photos des élèves qu’ils remettront aux parrains-marraines.

Mme Simard assure que tout l’argent recueilli est remis « et est pleinement utilisé. L’argent se rend directement. » À peine de retour, cette dame au grand cœur a déjà une bonne idée du projet pour son 10e périple. « L’an prochain, on aimerait mettre de la céramique dans les toilettes et les douches, mais ça reste à définir avec les religieuses. Ce sont les religieuses qui dictent leur besoin. » Au fil des années, Mme Simard et ses acolytes ont contribué entre autres à faire une bibliothèque, la fenestration et la toiture de la salle à manger, refaire une partie du dortoir, rafraîchir la salle d’études et faire des tables de chevet. Mentionnons que la délégation défraie les coûts et l’hébergement de leur voyage. Les sommes distribuées proviennent entre autres de la Fondation Fraternité Haïti des Trois Lacs et diverses activités de financement.

De retour au Québec, le quatuor est toujours ému de leur expérience. « Je trouve ça bouleversant quand on dit que demain on repart et que les jeunes disent Rhéal amène-moi avec toi. » Pour Mme Pharisa Jaquet « c’est au retour que je fais une grosse remise en question. Je me dis, on est chanceux et on se plaint. On a plein de choses et il y a des gens malheureux. Là-bas, ils ont à manger et elles ont le sourire, elles sont heureuses et joyeuses. Elles ont la joie de vivre. » Mme Saint-Pierre en est à son 4e voyage et elle n’a pas l’intention de s’arrêter, au contraire.

ACTU-Élévateur Westbury

Westbury investit 170 000 $ dans une plateforme élévatrice et autres

Dans le souci de faciliter l’accessibilité à l’hôtel de ville, plus particulièrement à la salle du conseil, la municipalité de Westbury vient d’investir 170 000 $ pour installer entre autres une plateforme élévatrice verticale pour personnes à mobilité réduite. Les élus ont également profité de l’occasion pour rénover quelque peu le bâtiment.

Adèle Madore, directrice générale de la municipalité, mentionne que le projet est largement subventionné par divers programmes. Du montant global, 100 000 $ proviennent du programme de la taxe sur l’essence et contribution du Québec (TECQ) et 50 000 $ du Fonds pour l’accessibilité aux infrastructures pour les personnes à mobilité réduite. Une somme de 20 000 $ a été absorbée par la municipalité.

Les travaux consistent à l’installation de la plateforme élévatrice verticale, à la fenestration, au revêtement extérieur ainsi qu’à un agrandissement afin de rendre accessible la sortie d’urgence par l’intérieur.

Borne de recharge électrique

D’autre part, Mme Madore laisse entendre que le propriétaire du bâtiment abritant le McDonald’s et le dépanneur situé à cheval sur les territoires d’East Angus et de Westbury, M. Diljeet Sur, aurait mentionné l’installation d’une borne de recharge pour voiture électrique du côté restaurant, situé à Westbury. Pour l’instant, on ignore quand la borne sera fonctionnelle.

ACTU-Marie-Claude Bibeau

Marie-Claude Bibeau s’imprègne du milieu

La ministre du Développement international et de la Francophonie et députée de Compton-Stanstead, Marie-Claude Bibeau, profite des rencontres informelles comme celle tenue récemment au Resto-Bar La Patrie dans le cadre d’un 4 à 6, pour échanger avec les gens. D’ailleurs, ils étaient plusieurs du secteur, dont les maires des municipalités environnantes à avoir répondu à l’invitation.

Mme Bibeau a lancé cette formule de rencontres informelles depuis plusieurs mois déjà. « Comme je voyage beaucoup, je n’ai pas autant de temps pour être dans la région. J’ai un grand comté qui compte 35 municipalités. Il faut que je provoque des occasions pour rencontrer les gens. J’ai besoin d’être nourrie, d’avoir le feeling des gens. C’est ma façon de faire. »

Mme Bibeau mentionne que les gens sont très optimistes. À La Patrie, dit-elle, on lui a parlé de la coopérative, du réseau de quad, bien entendu de l’observatoire et autres sujets. Pour la députée, ce genre de rencontres sert à faire circuler l’information des deux côtés. « Souvent les gens ne savent pas qu’il existe des programmes que ce soit pour les aînés, les personnes handicapées et autres. » Plusieurs petits projets peuvent se réaliser de la sorte. « Quelquefois, ça peut être quelques mois plus tard, mais ça porte fruit. Je me rends compte que ça fait une différence. » La députée avait effectué quatre rencontres du genre lors de l’entrevue, dont deux dans le Haut-Saint-François, survenues à Sawyerville l’automne dernier.

UNE-Observatoire

Observatoire du Mont-Mégantic

Une contribution non remboursable d’un million $ provenant du gouvernement du Canada permet d’assurer l’avenir de l’Observatoire du Mont-Mégantic (OMM) pour les deux prochaines années. Ce délai devrait permettre aux divers intervenants de trouver une solution durable qui assurera de façon permanente la pérennité de cette importante infrastructure pour la région du Granit et du Haut-Saint-François.

Marie-Claude Bibeau, ministre du Développement international et de la Francophonie et députée de Compton-Stanstead, était heureuse d’annoncer, la semaine dernière à l’ASTROLab du parc national du Mont-Mégantic, cette aide financière octroyée à l’Université de Montréal, gestionnaire de l’observatoire. Cet important coup de pouce est consenti en vertu du Programme de développement économique du Québec (PDEQ) géré par Développement économique Canada (DEC). « L’aide financière permettra, entre autres, de réaliser des activités d’innovation de pointe en optique photonique de même que l’entretien des installations de l’observatoire.

« Les organismes et les entreprises doivent pouvoir compter sur des ressources adéquates pour développer des produits novateurs et des projets technologiques et scientifiques. Le gouvernement du Canada est résolu à soutenir les projets innovants. Véritable moteur économique, l’innovation est la clé du succès puisqu’elle génère la croissance dont profitent les organismes, les entreprises et la collectivité », d’exprimer Mme Bibeau.

« C’est une grande fierté pour moi d’annoncer ce financement à l’Observatoire du Mont-Mégantic afin qu’il poursuivre ses activités de recherche, de formation et de promotion de l’astronomie. C’est un attrait touristique important pour la région et il participe de manière significative au développement économique des MRC du Granit et du Haut-Saint-François », d’ajouter Mme Bibeau.

La députée et ministre mentionne qu’il s’agit du même type de financement dont bénéficiait l’observatoire. « C’était un peu trop rapide pour conclure tout ça pour le 31 mars. On a le même type de financement pour deux ans. Cela pour se donner le temps de vraiment mettre en place quelque chose qui va être durable. On est très encouragé, autant de la part du gouvernement que de l’observatoire, qu’on va arriver à trouver un mécanisme à long terme. Il y a des discussions avec le gouvernement du Canada et de nouveaux partenaires pour trouver une façon d’assurer le financement à long terme de l’observatoire. Il y a différentes options en évaluation. » Mme Bibeau insiste « si on n’avait pas eu de piste de solution, on n’aurait pas eu ce financement. Oui, il y a de l’espoir. Pas question de mettre un plaster sur le bobo sans avoir de vision à long terme. »

Heureux de cette bonne nouvelle, René Doyon, directeur de l’observatoire, parle de collaboration prometteuse pour l’avenir. Évidemment satisfait, le préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert Roy, a renouvelé toute sa confiance envers la ministre Bibeau. « C’est avec une grande fierté que je vois le travail soutenu du comité de survie de l’Observatoire du Mont-Mégantic de si belle façon. Ce comité, né d’une initiative de la MRC du Haut-Saint-François, en collaboration avec celle du Granit et de Sherbrooke, trois partenaires dans le projet de Réserve de ciel étoilé, travaille depuis trois ans à fournir son appui, à monter le dossier et à mobiliser le milieu pour assurer la continuité ou le maintien. » M. Roy réitère l’importance économique de l’Observatoire et du parc national du Mont-Mégantic qui attirent plus de 100 000 visiteurs par année. « Pour nous, ça nous permet de continuer à développer le secteur de Franceville et le Marécage des Scots. Ça vient assurer le développement de l’Est de la région. » Pour le maire de La Patrie, Bruno Gobeil, l’aide financière représente beaucoup. « Ça reconnaît l’importance de la recherche qui se passe chez nous et consolide les retombées économiques. »

Construit au sommet du mont Mégantic depuis 1978, l’OMM a une mission de recherche de pointe en astronomie, ainsi que de formation et de promotion de l’astronomie auprès du grand public. Il regroupe aussi des laboratoires d’astrophysique expérimentale, situés sur les campus de l’Université de Montréal et de l’Université Laval.

Josée Pérusse

Un coup de pouce pour Josée Pérusse

Impliquée bénévolement dans son milieu depuis plus d’une trentaine d’années à travers divers causes et organismes, Josée Pérusse, de Cookshire-Eaton, recevra à son tour. Membres de sa famille et amis organisent une collecte de fonds qui se déroulera le samedi 1er avril prochain au Pub central à East Angus pour l’appuyer dans sa lutte contre le cancer du poumon.

La mère de famille, seule à subvenir à ses besoins, est en arrêt de travail pour combattre la maladie. Des membres de sa famille et amis font appel à la générosité de la population pour remettre à celle qui a donné sans rien demander en retour pendant toutes ces années. L’activité-bénéfice débutera vers 14 h avec le karaoké qui se prolongera toute la journée sous l’animation de Martin Couette. La formule un don, une chanson, sera à l’honneur. Un souper spaghetti au coût de 10 $ sera servi à compter de 17 h alors que l’ex-candidat à la populaire émission La Voix, Steve Balkou, fera un spectacle au cours de la soirée. Mentionnons qu’un encan de cadeaux commandités par de généreux donateurs se déroulera au cours de l’après-midi sous la direction de Pierre Giroux. Le Pub Central fera également sa part puisqu’il remettra 20 % des recettes du bar. Tout l’argent amassé, dons, souper et autres, sera versé dans un compte à la Banque de Montréal de Cookshire-Eaton pour Mme Pérusse. Les personnes intéressées à faire des dons ou des commandites peuvent composer le 819 872-3332. Le montant amassé servira entre autres à défrayer une partie des médicaments, les transports quotidiens pour les traitements de chimiothérapie, de radiothérapie et autres.

En marge de la cueillette de fonds, Nathalie Loiselle fera une vente de bijoux Tocara les 25 et 26 mars prochains au IGA de Cookshire ainsi qu’au Pub Central. Elle versera 15 % des ventes pour Mme Pérusse.

ACTU-NAC

Inauguration des locaux des Armoires de cuisine NAC à Cookshire-Eaton

Visiblement heureux et satisfait d’être installé dans ses nouveaux locaux à Cookshire-Eaton, Stéphane Fortier, président des Armoires de cuisine NAC, lance un message rempli d’optimisme. « On est ici pour plusieurs années. On a des beaux projets d’expansion. » Tel était l’essentiel de son message lors de l’inauguration officielle à laquelle participait une brochette de personnalités, dont le député de Mégantic, Ghislain Bolduc.

Comme mentionné dans notre reportage publié dans le numéro du 25 janvier, l’entreprise œuvrant dans la conception et la production d’armoires de cuisine, de vanités de salle de bains ainsi que de mobilier sur mesure a quitté ses locaux à Sherbrooke pour s’installer, en décembre dernier, dans deux bâtiments dont les anciens de Boiserie Impérial. L’investissement de 2 millions $ a permis à l’entreprise de s’installer dans un espace deux fois plus grand et faire l’acquisition d’équipements de pointe. L’arrivée de cette dernière avec sa soixantaine d’employés, dont une vingtaine demeurent déjà sur le territoire, est accueillie de belle façon par les intervenants et élus du milieu.

« Le déménagement n’aurait jamais eu lieu sans l’intervention de plusieurs intervenants. Ici, les élus comprennent qu’ils doivent être au service des citoyens et des entrepreneurs. » M. Fortier laisse entendre que l’entreprise sera un bon citoyen corporatif. « On a l’intention de contribuer. On n’est pas ici juste pour puiser les ressources. On veut être un partenaire actif pour la région. »

Parmi les invités, le maire de Cookshire-Eaton, Noël Landry, souligne l’apport de l’entreprise pour sa communauté. « Pour nous, c’est un grand jour. » Le préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert Roy, souligne le travail d’équipe impliquant la municipalité hôte et le Centre local de développement (CLD). Le député de Mégantic, Ghislain Bolduc, souligne la forte croissance de l’entreprise au cours des années ajoutant que cela s’inscrit parmi les priorités du gouvernement du Québec.

Les produits des Armoires de cuisine NAC sont distribués principalement aux États-Unis avec 80 % des ventes ainsi qu’au Québec et en Ontario. L’entreprise dispose également d’une salle d’exposition sur la rue King Ouest, à Sherbrooke. On prévoit une croissance de 40 % pour l’année en cours.

Cabaret Bingo Scotstown

Cabaret bingo au profit de l’école Saint-Paul de Scotstown

L’équipe de Léo Désilets maître herboriste, avec l’aide de partenaires, a réussi son pari de remplir une partie de l’entrepôt, anciennement Aux mille et une saison, de 400 personnes et recueillir 10 000 $ pour le parc-école de l’école primaire Saint-Paul à Scotstown.

« Près de 400 personnes ont cru à cette folie », de lancer tout sourire Benoit Fortin, directeur de l’entreprise, entouré de son équipe, au moment de remercier les participants au cabaret bingo. « C’est du travail, mais c’est le fun de voir que le monde a répondu », de confier Sylvain Désilets.

  1. Fortin mentionne qu’au départ, l’entreprise avait été approchée pour faire un don. Ce dernier et l’équipe de direction ont convenu de faire plus, soit organiser l’événement dans son nouvel entrepôt. « C’est parti d’une idée farfelue. Je me suis inspiré du bingo à talons hauts au Casino de Montréal. J’en ai parlé aux gens autour, ils étaient enthousiastes. C’est une activité festive. » Le chansonnier Jonathan MacAulay, de Scotstown, artiste montant au Québec, ainsi que les humoristes Adam Desmarais et Guy Bernier complétaient le volet spectacle à la grande satisfaction des participants.

Évidemment heureux, M. Fortin était confiant quant au montant qui sera remis pour le parc-école. « Je crois qu’on peut dépasser les 10 000 $. » Cette somme provient des recettes de la soirée et de plusieurs commanditaires qui ont remis des montants d’argent sans oublier ceux qui ont fait des dons en service de toutes sortes. À cela s’ajoute la petite cagnotte de 500 $ provenant de la vente de billets moitié-moitié qui s’est élevée à 1 000 $.

Participants heureux

Frédéric Langlois de La Patrie et sa mère Yvonne Picard étaient heureux de leur expérience. Tous deux précisant qu’ils n’étaient pas des adeptes du bingo, mais que la cause en valait le coup. « Ma fille va avoir un enfant, c’est bon pour l’école, c’est bien organisé, l’ambiance est bonne », d’exprimer M. Langlois. Chantal Ouellet, mairesse de Scotstown, se dit « surprise, oui et non » du succès de l’activité. « Quand les gens décident d’embarquer et collaborer, ça fonctionne. Le parc-école, ça atteint tout le monde autour, parents, grands-parents. » Yves Gilbert, président de la Commission scolaire des Hauts-Cantons, ajoute « ça prouve que les gens sont prêts à faire quelque chose et cette mobilisation apporte du positif à Scotstown. »

Mentionnons que les organisateurs ont profité de l’occasion pour souligner le 125e anniversaire de la municipalité. On a projeté sur écran des photos d’époque et actuelles de la municipalité en plus de présenter diverses activités tenues à l’école Saint-Paul.

Mme Ouellet mentionne que la population répond positivement aux diverses activités comme la fête des bénévoles, la fête de la neige à laquelle on y a ajouté un cachet 125e anniversaire. La prochaine activité se déroulera en mai prochain avec le souper regroupant la fête des mères et des pères.

ACTU-Weedon

Le comité de citoyens laisse la place à d’autres

Après une lutte acharnée de quatre années, le Comité de citoyens pour la survie du CLSC et du CHSLD de Weedon met un terme à son existence, considérant que l’avenir des deux bâtiments de santé est maintenant assuré.

La présentation des derniers plans par le CIUSSS de l’Estrie – CHUS concernant la mise à niveau des deux bâtiments, projet évalué à 1,2  million $, la satisfaction des membres du comité et les échos des équipes concernées des deux institutions convainquent le comité de passer le flambeau à quelqu’un d’autre. Claude-Gilles Gagné, porte-parole du comité, estime que ce regroupement de citoyens est mal placé pour assurer le suivi des travaux. « Nous, de l’extérieur, sommes mal placés. On passe le flambeau à l’interne, ils sont mieux placés. Désormais, le suivi du dossier est passé en d’autres mains, soit celles des intervenants œuvrant dans les deux édifices. »

Saga

  1. Gagné attribue le maintien des deux bâtiments à la « ténacité de nombreux bénévoles et à la persévérance de la population qui a refusé de baisser les bras. » Il souligne également « l’écoute active et positive de même que l’ouverture que nous avons constatée, au cours des derniers mois, chez les autorités du CIUSSS de l’Estrie – CHUS. » Après s’être buté à « une administration volontairement sourde et aveugle », le comité s’est tourné vers la direction de la nouvelle structure, qui en fait, s’est révélé être, le point tournant du dossier. « On était en période de désespoir, on avait été frappé à toutes les portes. On a décidé d’écrire à la nouvelle directrice, Mme Patricia Gauthier. On s’est dit: on n’a rien à perdre à demander une rencontre. Deux jours plus tard, elle nous a répondu qu’elle allait nous revenir avec ça. Quelques jours après, M. Claude Filion, son adjoint, nous contacte et dit qu’il veut nous rencontrer à Weedon. On était heureux qu’ils se déplacent à Weedon. » M. Gagné mentionne avoir remarqué une écoute dès la première rencontre, mais c’est à la seconde « qu’on a vraiment senti une écoute. Quand ils nous ont demandé pour siéger sur le comité de consultation, on s’est dit: on nous demande notre avis, ça se peut pas. » M. Gagné ajoute que la chaîne humaine organisée lors de la visite des gens du CIUSSS de l’Estrie – CHUS a eu son effet. « Je me rappelle que M. Filion m’a dit quand il y a 250 têtes grises qui se déplacent dans une municipalité comme Weedon, on n’a pas d’autre choix que de les écouter. »
  2. Gagné souligne la participation de Sylvie Moreault, directrice du programme de soutien à l’autonomie des personnes âgées (SAPA), de Jean Ferland, directeur des services techniques, qui siégeait au sein du comité consultatif Projet Weedon-CIUSSS – Estrie dont la mise sur pied nous avait été annoncée par Carol Filion, directeur général adjoint, qui a agi comme porteur du dossier au conseil d’administration du CIUSSS – Estrie. « Nous croyons que nos nouveaux vis-à-vis dans ce dossier ont fait la différence, ce qui a mené à une issue gagnante pour tous », de conclure M. Gagné.
actualite HSF

Projet de construction de salle communautaire à Johnville

Une signature de registre concernant le projet de construction d’une salle communautaire au coût de 1,4 million $, au secteur Johnville, de Cookshire-Eaton, s’est clôturée mercredi passé avec un nombre insuffisant. Au total, 325 personnes ont apposé leur nom pour s’opposer au projet alors qu’un nombre de 415 signatures était nécessaire pour forcer la tenue d’un référendum sur la question.

Le maire de Cookshire-Eaton, Noël Landry, semblait satisfait du résultat. « Je n’étais pas inquiet parce que le projet est très bienvenu. En même temps, il ouvre la porte à la construction domiciliaire. » Du projet évalué à 1,14 M$, une portion de 65  % serait assumée par une subvention provenant du gouvernement provincial. Le montant à débourser par la municipalité serait d’environ 350 000 $. Rappelons que le bâtiment actuel ne semble pas répondre aux normes. L’accès au sous-sol de l’édifice serait limité pour cause d’insalubrité.

  1. Landry se fait avare de commentaires concernant le projet, se limitant à dire qu’il serait situé à proximité du nouveau terrain de balle dans le futur parc des loisirs. La municipalité prévoit faire un quartier résidentiel dans ce secteur.

Opposition

Mentionnons que le projet soulève une vive opposition chez certains citoyens. Plusieurs mécontents se promettaient d’assister à la séance régulière du conseil municipal de ce lundi pour se faire entendre sur la question. Malheureusement, le journal était déjà imprimé au moment de la séance.

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